UNIVERSITE PIERRE MENDES FRANCE (GRENOBLE II) FACULTE D ECONOMIE DE GRENOBLE

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1 UNIVERSITE PIERRE MENDES FRANCE (GRENOBLE II) FACULTE D ECONOMIE DE GRENOBLE MEMOIRE DE MASTER II ECONOMIE TERRITORIALE ET DEVELOPPEMENT (CONDUITE DE PROJET DE DEVELOPPEMENT TERRITORIAL) QUEL RAPPROCHEMENT ENTRE ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE ET ECONOMIE CLASSIQUE SUR LE TERRITOIRE DE L ARDECHE VERTE? POULAIN Katheleen SEPTEMBRE 2013 Enseignant encadrant : Jean LAPEZE

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3 AVERTISSEMENT L Université Pierre Mendes France de Grenoble n entend donner aucune approbation ni improbation aux opinions émises dans les mémoires des candidats au Master ; ces opinions doivent être considérées comme propres à leur auteur. Le mémoire est un essai d application des méthodes et outils acquis au cours de la formation. Il ne saurait donc être considéré comme un travail achevé auquel l'université conférerait un label de qualité qui l'engagerait. Ce travail est considéré a priori comme un document confidentiel qui ne saurait être diffusé qu avec le double accord de son signataire et de l entreprise concernée.

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5 REMERCIMENTS Mes remerciements vont en premier lieu à l ensemble de l équipe du Pays Ardèche verte qui m a accompagné dans ce stage, un grand merci à eux pour leur aide et leur accueil chaleureux. Je remercie particulièrement mes maîtres de stage, Ophélie JOUVENON et Claudine MENETRIEUX, qui m ont permis de réaliser cette expérience et qui m ont accordé toute leur confiance dans la réalisation de ma mission. Expérience particulièrement enrichissante, ce fut une chance unique de pouvoir travailler sur un sujet tel que celui de l Economie Sociale et Solidaire. Je remercie toutes les personnes qui m ont accordé un peu de leur temps précieux pour me recevoir, qui m ont permis de mener à bien mes entretiens et ma mission. Merci à tous de m avoir fait découvrir toute la richesse de ces initiatives. Remerciements également à mon directeur de mémoire, Jean LAPEZE, pour ses conseils avisés et son aide précieuse dans la réalisation de ce mémoire. Comment ne pas remercier mes proches pour leur soutien durant la rédaction de ce mémoire mais aussi au cours de toute ma scolarité. Il ne me reste plus qu à remercier tous ceux qui ont participé de près ou de loin à l écriture de ce mémoire, merci pour leurs conseils et relectures.

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7 Sommaire REMERCIMENTS INTRODUCTION GENERALE... 1 PARTIE I - ESS et économie classique : qu ont-elles à échanger?... 6 Chapitre A - Les frontières de l ESS... 7 I. A. 1) Une définition complexe... 7 I. A. 2) Ces frontières sont-elles figées? Chapitre B - Un apprentissage mutuel I. B. 1) La professionnalisation des structures de l ESS I. B. 2) Un basculement des valeurs ESS vers l économie classique PARTIE II - ESS et économie classique : coopérer au service du territoire Chapitre A - Place de l ESS au sein de l économie locale de l Ardèche verte II. A. 1) Rôle de l ESS dans le développement territorial II. A. 2) L ESS en Ardèche verte Chapitre B - Redynamiser l économie du territoire II. B. 1) Créer un tissu économique dynamique et innovant II. B. 2) Palier aux difficultés de l emploi en Ardèche verte Chapitre C - Redimensionner les échanges territoriaux II. C. 1) Attirer de nouvelles populations II. C. 2) Créer du lien ville campagne II. C. 3) Développer le tourisme PARTIE III - Quel rôle l engagement politique peut-il jouer dans le rapprochement de ces deux mondes? Chapitre A - Les liens entre ESS et monde politique III. A. 1) Des valeurs communes... 37

8 III. A. 2) Quelles relations entretiennent ces deux mondes? Chapitre B - Les outils mobilisables par les élus pour faciliter ce rapprochement III. B. 1) Rôle d acteur III. B. 2) Rôle de facilitateur CONCLUSION BIBLIOGRAPHIE GLOSSAIRE LISTE DES FIGURES ET DES TABLEAUX ANNEXES... 58

9 INTRODUCTION GENERALE Ce mémoire a été réalisé dans le cadre de la formation de deuxième année de master Conduite de Projets de Développement Territorial (CPDT) dirigé par Monsieur Jean LAPEZE, également tuteur universitaire de ce mémoire. Il s appuie sur la réalisation d un stage de fin d étude réalisé au sein du Syndicat Mixte de l Ardèche verte sous la tutelle de Madame Ophélie JOUVENON, chargée de mission gouvernance économique, ainsi que de Madame Claudine MENETRIEUX, animatrice du Contrat Territorial Emploi Formation (CTEF) de l Ardèche verte. Présentation de la structure d accueil et de la mission de stage Créé en 2004, le Syndicat Mixte de l Ardèche verte est la structure qui porte le Contrat de Développement Durable Rhône-Alpes (CDDRA) de l Ardèche verte. Situé à la pointe nord du département de l Ardèche, il fédère six communautés de communes du Nord Ardèche (Cf. Annexe 1 : carte de l Ardèche verte). Afin d encourager le développement de son territoire le Pays Ardèche verte a fléché plusieurs thématiques d intervention parmi lesquelles : le tourisme et la culture, l économie et l emploi, l aménagement du territoire, l environnement et le développement rural... La mise en valeur et l accompagnement des dynamiques actuelles qui s opèrent autour du secteur de l Economie Sociale et Solidaire (ESS) se sont imposés comme des enjeux déterminants sur le territoire. La mission qui m a donc été confiée fut de réaliser un plan d action territorial en faveur de l ESS sur le territoire de l Ardèche verte, en adéquation avec les priorités d actions du Pays. La réalisation d un «panorama» de l ESS en Ardèche verte par la Chambre Régionale de l Economie Sociale et Solidaire de Rhône-Alpes (CRESS RA) a constitué la première étape de ce travail. Cet état des lieux, purement quantitatif, réalisé à partir des 1

10 données SIREN (Système Informatique du Répertoire des Entreprises) de l INSEE de 2010 a permis de quantifier le poids de ce secteur et de définir sa place dans l économie du territoire. La conduite d entretiens a permis de compléter ce travail et cela auprès de nombreux acteurs locaux du territoire et de l ESS : sociétés coopératives, associations, techniciens des collectivités territoriales, élus etc. L objectif étant de réaliser un recensement des actions menées en faveur de l ESS, des projets ESS en cours, des difficultés rencontrées par les structures de l ESS, de leurs attentes informations qui nous ont permis d alimenter le plan d actions. Problématique du mémoire La spécificité de l ESS tient en sa distinction avec l économie «classique». Longtemps cantonnée au «monde du militantisme» l ESS est née de modes de coopération, de valeurs et de modes de fonctionnements différents des pratiques du monde économique «classique». Mise au devant de la scène, l ESS est aujourd hui de plus en plus reconnue pour sa capacité à mobiliser des outils en faveur d un repositionnement local de l économie. Plus résistante face aux effets de la crise, créatrice d emplois locaux et non délocalisables, réponse aux besoins sociaux non satisfaits par l économie classique, créatrice de cohésion sociale et de solidarité etc. sont autant d arguments en faveur du développement des structures de l ESS sur les territoires. Aujourd hui ce secteur doit faire face à de nouveaux enjeux, dont la nécessité d engager un changement d échelle afin d affirmer et d amplifier son rôle dans le développement local. Selon de nombreux observateurs le développement autarcique de l ESS est un frein à son évolution et de ce fait, prônent un décloisonnement de l ESS ainsi qu un développement des partenariats avec les structures de l économie. Ainsi nous pouvons 2

11 nous demander quelles relations existent entre ces deux approches de l économie que sont l ESS et l économie classique? Quels seraient les avantages d un rapprochement pour ces «deux mondes» mais aussi pour le développement du territoire de l Ardèche verte? Quelles formes peuvent alors prendre ces collaborations? Nous aborderons également le rôle de l engagement politique comme un point essentiel dans la rencontre entre ces deux secteurs de l économie. Pour répondre à ces questions nous nous appuierons sur la démarche qui s opère actuellement sur le territoire de l Ardèche verte. Ce territoire comporte un intérêt tout particulier puisqu il est actuellement confronté à de nouveaux enjeux : perte de dynamisme de l économie locale, secteur industriel vieillissant, pertes d emplois importantes et accroissement du poids de l ESS. Face à ces problématiques le territoire se doit d engager de fortes mutations en s appuyant sur cette nouvelle source d initiative que représente l ESS. Nous verrons comment, sur le territoire de l Ardèche verte, ce rapprochement entre économie classique et ESS peut accompagner ces mutations. Plan du mémoire Dans un premier temps (partie I) nous nous demanderons en quoi favoriser l échange entre économie classique et ESS peut être un atout pour ces deux secteurs. Tout au long de cette première partie, il conviendra d apporter des éléments de définition et de compréhension sur ce qu est l ESS et notamment sur ce qui en fait un secteur si particulier de l économie. Cette approche théorique nous permettra de comprendre les éléments qui en font des secteurs indépendants mais qui peuvent tirer avantages d échanges d expériences et de valeurs. Dans la seconde partie (partie II) nous nous attacherons à montrer en quoi une collaboration entre économie classique et ESS peut favoriser le développement du territoire de l Ardèche verte. Si les structures de l ESS sont, par nature, impliquées dans le 3

12 développement local, nous montrerons les impacts que cette coopération peut avoir dans des domaines aussi divers que l économie, le social, l environnement... Enfin nous verrons dans une dernière partie (partie III) le rôle que peut (et devrait) jouer le monde politique dans cette démarche. Nous verrons que l engagement politique est un facteur clés dans le rapprochement entre ces deux champs de l économie mais qu il est parfois difficile à susciter. Nous expliciterons les outils mobilisables mais aussi les freins de cette démarche. Nous illustrerons tout au long de ce développement les différentes formes que peuvent prendre ces coopérations, les outils déployables pour les encourager et les acteurs impliqués. Méthodologie adoptée Ce travail s appuie dans un premier temps sur une recherche bibliographique permettant de poser un cadre théorique sur le questionnement traité. La mise en perspective avec la démarche qui s opère actuellement sur le territoire d action de l Ardèche verte, a été possible grâce à la réalisation d entretiens de terrain. Ces entretiens ont été menés sur un échantillon d une trentaine de structures de l ESS du territoire (Cf. Annexe 1 : Guide d entretien). Ceux-ci ont permis de caractériser les besoins, les défis et les attentes de ces structures et de mettre en lumière la diversité de l ESS du territoire de l Ardèche verte. La première partie de ce mémoire s appuie donc principalement sur l'analyse des résultats de ces enquêtes. La seconde partie repose sur un diagnostic territorial, effectué en collaboration avec l ensemble des chargés de mission du Pays Ardèche verte. Cette analyse a permis de mettre en relief les ressources mobilisables du territoire et les enjeux à relever. 4

13 La confrontation de ce diagnostic et des résultats des entretiens a permis de construire les préconisations développées dans la seconde partie. A noter que les propositions faites dans cette partie sont directement en lien avec les propositions de pistes d actions développées au cours du stage. Les élus et techniciens du territoire ayant été peu nombreux à accepter une rencontre, l analyse de ces entretiens ne constitue pas un résultat représentatif. Ainsi, la dernière partie de ce mémoire s'engage d avantage vers une préconisation de bonnes pratiques que vers le constat d'une réelle dynamique s opérant sur le territoire. 5

14 PARTIE I ESS et économie classique : qu ont-elles à échanger? Dans un premier temps nous allons donc nous intéresser aux spécificités de l ESS et comprendre en quoi elle se différencie de l économie classique mais aussi quelles sont les interactions possibles entre ces deux secteurs. Nous mettrons en lumière les atouts de chacun d eux pour comprendre ce qu ils sont en capacité de s apporter mutuellement. Plusieurs éléments de définition seront développés afin de nous aider dans cette démarche et de comprendre en quoi la rencontre entre ces deux mondes peut engager un échange de savoir-faire bénéfiques à chacun. Nous commencerons cette première partie par définir l ESS. Ce cadre théorique nous amènera à comprendre comment l ESS se différencie de l économie classique, quelles en sont les plus-values et les difficultés. L objectif du second chapitre étant de montrer en quoi un apprentissage commun, un échange de valeur, peut être un atout pour leur développement. 6

15 Chapitre A Les frontières de l ESS Proposer une définition unique de l ESS est particulièrement complexe. En effet tous les observateurs, comme les acteurs de l ESS, ne s accordent pas sur une seule et unique définition. Nous tenterons donc ici de balayer les différentes réflexions menées autour de ce concept. I. A. 1) Une définition complexe Définition Définir l ESS est complexe et nécessite de s intéresser au ressenti d appartenance des acteurs économique. Usuellement l ESS se défini comme à la croisée des différentes sphères de l économie (domestique, lucrative et publique) et par son détachement de l économie classique en cela qu elle regroupe l ensemble des structures dont la production vise l utilité sociale et/ou environnementale et non le simple profit. L activité d une structure de l ESS se fait donc dans un principe de solidarité en vue de répondre à un besoin social non satisfait. L ESS place l humain et la solidarité au centre de son projet et non uniquement la création de richesses. Si le terme d ESS est communément utilisé aujourd hui il est, à l origine, constitué de deux expressions distinctes : l économie sociale et l économie solidaire. C est pourquoi il existe deux manières de définir l ESS : par les statuts qui la compose (Cf. partie I. A. 2.) ou par les différents principes de valeurs appliqués par ces structures de l ESS (développés ci-dessous). Historique S il est impossible de dater précisément l émergence de ces structures dites de l ESS, nous pouvons dire, à titre d exemple, qu il existait déjà il y a 300 ans une forme de mise en commun du lait pour la fabrication de meules de fromage dans le Jura. Ce mode 7

16 d entreprendre qui est aujourd hui (re)découvert semble émerger des différentes crises et changements économiques et sociétaux. Dans son ouvrage «l économie sociale et solidaire, s associer pour entreprendre autrement» (2001), Danièle DEMOUSTIER met en évidence cinq phases de mutations de l ESS qui correspondent chacune à une mutation du capitalisme français : De la Révolution française à 1848, proclamation de la IIe République : face à la concurrence engendrée par le capitalisme industriel et la répression des coalitions et groupements populaires, de fortes revendications naissent pour revendiquer «le droit au travail par le droit à l association» ; Lors de la seconde moitié du XIXe siècle : naissance des premiers syndicats, coopératives et mutuelles pour faire face à l insécurité sociale, fruit de l industrialisation ; Dans la première moitié de XXe siècle : la loi de 1901 encourage la constitution d association non professionnelles pour palier aux difficultés de la «vie chère» et de l accès au repos ; Après la libération : les pouvoirs publics accentuent leur soutien aux entreprises associatives qui ont alors un rôle important dans la croissance socio-économique ; Depuis les années soixante-dix : la transformation des politiques publiques et «la financiarisation et la multinationalisation du capitalisme» impactent fortement les associations. Nous pouvons donc avancer une première hypothèse qui défini l ESS comme une alternative aux différentes crises de l économie classique. Comme nous le montre Danièle DEMOUSTIER chaque crise est ponctuée par un développement de nouvelles formes de structures plus sociales et solidaires. Quelles sont alors les particularités qui font de l ESS un secteur économique dit «de réparation» de l économie capitaliste? 8

17 Les valeurs de l ESS Les structures de l ESS, bien que très hétérogènes, se rassemblent autour de valeurs et de principes communs qui excluraient toute structure ne répondant pas entièrement à ces modes de fonctionnement. Ainsi les structures de l ESS doivent garantir les principes suivants : une gouvernance démocratique qui impose l élection du dirigeant, la mise en place d instances collectives de décision et l application du principe «une personne = une voix» quelque soit son apport dans la structure ; la double qualité des personnes : une même personne peut être bénéficiaire du bien ou du service proposé et promotrice du projet de la structure; la primauté de l objet social sur le capital qui implique de mettre au cœur du projet de la structure «la personne» et l utilité sociale et non la recherche de profit et de capitaux ; la non lucrativité ou la lucrativité limitée (en particulier pour les coopératives) et l impartageabilité des réserves : les excédents financiers ne peuvent être appropriés par une personne unique et doivent être réaffectés au développement de la structure ; la mixité des ressources, soit une gestion des budgets des structures partagées entre apports publics, privés et de leur propre production ; l indépendance politique ou la gestion autonome et indépendante vis-à-vis des pouvoirs publics même si la coopération l ESS et le secteur public n est pas à exclure ; la liberté d adhésion et la possibilité de se retirer à tout moment de la structure. C est donc ses modes d entreprendre, ses valeurs et ses principes d application qui font de l ESS un secteur à part entière de l économie et non les secteurs d activité qu elle occupe. En effet, si l ESS est très présent dans des secteurs tels que l action sociale, l insertion par 9

18 l activité ou encore l éducation, elle tend de plus en plus à s étendre à de nouveaux secteurs d activité. I. A. 2) Ces frontières sont-elles figées? Les statuts de l ESS Une autre délimitation des structures de l ESS est souvent proposée et s attache aux statuts juridiques de celles-ci : les structures qui font partie de l ESS sont les associations, les mutuelles, les fondations et les coopératives. Il faut noter que les coopératives peuvent elles-mêmes être de plusieurs types (Cf. tableau 1). Ces différents statuts permettent de transcrire et de garantir la bonne mise en pratique des principes et des valeurs précédemment mentionnées, en excluant les structures dont le portage est autre. Tableau 1 : Les différents types de coopérative Coopératives d utilisateurs ou d usagers : lorsque les associés sont les utilisateurs des biens et services produits Coopératives d entreprises : lorsque les associés sont des entrepreneurs Sociétés Coopératives et Participatives : lorsque les associés sont les salariés Coopératives de crédit : lorsque les associés sont les clients déposants ou emprunteurs La Société Coopérative d Intérêt Collectif : lorsque les associés sont multiples (usagers, salariés, personnes physiques, associations, entreprises, collectivités locales ) Coopératives de consommateurs Coopératives d habitation HLM Copropriétés coopératives Coopératives scolaires Coopératives agricoles Coopératives artisanales Coopératives de transporteurs Coopératives maritimes Coopératives de commerçants détaillants SCOP Banques populaires Caisse d épargne Crédit agricole Crédit coopératif Crédit mutuel Des coopératives territoriales nécessaires pour répondre à de nouveaux besoins sociétaux Source : CRESS RA Concernant ces modalités de délimitation de l ESS les désaccords sont vifs. Les entretiens menés au cours du stage ont mis en lumière le caractère essentiel de ce point. En 10

19 effet, de nombreuses structures de l ESS déclarent se sentir comparables à des entreprises sous forme «classique» (SA, SARL ) socialement ou écologiquement responsables. Dans ce cas, ils ne s opposent pas au fait que de petites entreprises (TPE, PME ou PMI) se proclament appartenir de l ESS si la production est locale, si la structure est active dans le développement de son territoire ou encore si elle met en pratique les principes et valeurs de l ESS. Néanmoins pour beaucoup d acteurs militants en faveur de l ESS, il convient aussi d être prudent quand aux structures qui se proclament de l ESS. En effet, nous pouvons nous demander si des structures, qui appartiennent officiellement à l ESS via leur statut, mais qui atteignent des tailles importantes, sont encore en mesure de mettre en place les principes de l ESS, notamment celui de la démocratie. Mais aussi si ces structures, qui rayonnent parfois nationalement ou internationalement, sont encore en capacité de s intégrer localement. Les importantes SCOP (Sociétés Coopératives et Participatives) sont le plus souvent «montrées du doigt». Les SCOP sont des sociétés commerciales, elles vivent et se développent dans le secteur concurrentiel classique. Leur principale originalité : les salariés sont les actionnaires majoritaires de leur entreprise et le dirigeant de celle-ci est élu par les salariés-associés. Pour de nombreux acteurs les SCOP ne répondent pas à des besoins sociaux et développent des activités concurrentielles à l image de l économie classique. Néanmoins selon Danièle DEMOUSTIER «l entreprise peut ne pas être lucrative même si elle est marchande» dans la mesure où les excédents réalisés sont entièrement réinjectés dans la société. 11

20 Enfin certaines structures, et notamment les associations, ne se sentent pas appartenir au monde de l ESS, soit parce qu elles ne se considèrent en aucun cas intégrées dans l économie (et donc ont une certaine méconnaissance de ce qu est l ESS), soit parce qu elles ne se sentent pas proches des autres familles de structures inclues dans cette notion (à l image d une certaine opposition entre associations et sociétés coopératives). Tous ces éléments montrent bien la difficulté de proposer des frontières précises au secteur de l ESS et notamment de bien différencier ESS et monde économique classique. C est pourquoi cette problématique a été prise en compte dans le projet de loi présenté par Benoît HAMON, ministre délégué à l Economie sociale et solidaire et à la Consommation, en juillet Le projet de loi : une définition inclusive Malgré leur conformité avec «la charte de l économie sociale et solidaire», publiées en 1980 par le Comité National de Liaison des Activités Mutualistes, Coopératives et Associatives (CNLAMCA), les différentes définitions que nous avons développées cidessus ne font pas l unanimité. Nombreuses sont les structures qui ne se considèrent pas de l ESS ou qui n approuvent pas de voir certaines autres s en revendiquer. Le projet de loi sur l ESS s est attaché à apporter des éléments de réponse à ces attentes : il propose une définition claire de ce qu est l ESS et donc des structures qui seront ou non inclues dans ce secteur. Si la définition proposée conforte l appartenance au champ de l ESS des entreprises dont les statuts sont traditionnellement inclus (coopératives, mutuelles, associations et fondations) elle propose d y inclure de nouvelles formes d entreprises. Ainsi certaines entreprises commerciales pourront alors faire partie de l ESS à condition de respecter l ensemble des principes que sont : une gouvernance démocratique, la recherche d un but d utilité sociale, une orientation des excédents vers la poursuite pérenne de l activité de 12

21 l entreprise ou encore la limitation des possibilités de spéculer sur le capital et les parts sociales 1. Cette mesure peut être interprétée comme le point de départ d une ouverture de l ESS au monde de l économie classique. L ouverture du monde de l ESS aux entreprises commerciales dites «classiques» engage un premier pas dans un rapprochement possible entre économie classique et ESS. Nous voyons bien que les frontières entre ESS et monde économique classique ne sont pas toujours évidentes. Nous pouvons en conclure que certains types de structures vont avoir plus d intérêt ou de facilité à se rapprocher du secteur classique et vice-versa, puisqu elles partagent plus ou moins certaines caractéristiques. Nous avons vu les particularités du secteur de l ESS et pouvons ainsi nous demander quelles sont les compétences que ces deux mondes économiques peuvent échanger? 1 «Projet de loi économie sociale et solidaire, entreprendre autrement pour créer des emplois dans nos territoire»

22 Chapitre B Un apprentissage mutuel Grace à leurs particularités, les structures de l ESS disposent d acquis différents de l économie classique. Une coopération entre économie classique et ESS peut-elle engager un échange de connaissances et de «culture»? Quels seraient les avantages pour chacun de ces deux secteurs à coopérer? I. B. 1) La professionnalisation des structures de l ESS De nouvelles contraintes pour l ESS L argument est souvent avancé : les entreprises de l ESS sont plus résistantes aux effets de la crise que les entreprises de l économie classique car elles ont continué à créer des emplois. En Ardèche, la croissance des emplois de l ESS entre 2005 et 2009 est supérieure à celle du secteur privé lucratif (+10,5 % contre +5,9%). En revanche les établissements de l ESS n ont progressé que de 7,2%, contre 15,9% pour le secteur de l économie classique, principalement en raison d un phénomène de fusion d établissements existants. Pour cette même période, le nombre total d ETP dans l ESS a augmenté de 12,5% contre 4,1% pour le secteur lucratif privé. En Ardèche verte, les effectifs de l ESS dans l économie locale sont passés de 14,3% en 2005 à 15,4% en Néanmoins ces structures doivent faire face à de nouvelles difficultés que nous allons voir ci-dessous. 2 Panorama de l ESS en Ardèche de 2005 à 2009, réalisé par le CRESS RA en

23 Figure 1 : Evolution des effectifs salariés en Ardèche Source : Panorama de l ESS en Ardèche de 2005 à 2009 (2010) Face au contexte actuel de baisses des ressources publiques, les entreprises de l ESS doivent faire face une baisse des subventions. Ainsi, de nombreuses associations ont vu la part de leurs financements publics diminuer fortement. Les rigueurs budgétaires imposées aux collectivités territoriales fragilisent donc un grand nombre de structures de l ESS qui sont de plus en plus confrontées à des difficultés financières. En parallèle, l ESS doit faire face à la montée de la concurrence sur les marchés et particulièrement sur les marchés publics. Les structures de l ESS sont particulièrement mises à mal par cette concurrence accrue. En effet, les commanditaires sont de plus en plus attentifs à la professionnalisation et la rentabilité des entreprises sous-traitantes. La perte d un marché public tend à fragiliser fortement certaines structures de l ESS. Dans cette recherche de rentabilité la petite taille des ces entreprises constitue un handicap réel (en Ardèche verte une entreprise de l ESS emploie en moyenne neuf salariés par établissements). Ces arguments sont autant de points qui incitent les structures de l ESS à engager de nouveaux partenariats avec les structures de l économie classique dans l objectif d acquérir de nouvelles compétences en matière de professionnalisation et de concurrence. 15

24 S appuyer sur l économie classique pour se professionnaliser Pour faire face à la montée de la concurrence ou à la baisse des subventions les structures de l ESS doivent se forger une plus grande «culture du profit». Elles doivent en premiers lieux investir de nouveaux marchés dynamiques, innovants et concurrentiels. Cependant ces structures sont majoritairement constituées de bénévoles ou de salariés parfois peu qualifiés. Les structures de l ESS peinent alors à se doter d une gestion efficace, ce qui est particulièrement visible lorsqu elles doivent faire face à une hausse importante de leur activité. Pour pallier à cela ces structures doivent engager des formations (des bénévoles ou des salariés), un accompagnement par des consultants ou des DLA (Dispositifs Locaux d Accompagnement) afin de se familiariser aves les outils de l économie classique. L échange d expérience, le partage de connaissances, l intégration des structures de l ESS dans des filières dynamiques et compétitives semblent donc indispensables pour que l ESS amorce ces mutations. Face à ce constat les questions idéologiques qui se posent sont nombreuses notamment quand à la professionnalisation du secteur associatif. En effet, cela implique de rompre avec la vision d un monde associatif comme totalement détaché de la sphère économique lucrative. C est pourquoi selon Matthieu Hély «il convient de s affranchir d un poncif qui a la peau dure et selon lequel, en se rationalisant, les associations «perdraient leur âme» 3. La crainte de voir l ESS s investir au sein d activités lucratives et moins solidaires est particulièrement présente. 3 HELY Matthieu (2008), «L économie sociale et solidaire n existe pas», La vie des idées, 11 février

25 I. B. 2) Un basculement des valeurs ESS vers l économie classique Participation et mobilisation Comme nous avons pu le voir un des principes fondateurs de l ESS est l application d une gouvernance démocratique. Les membres de ces entreprises doivent donc appliquer le principe «une personne = une voix» dans leurs processus de décision. Tous les salariés et bénévoles peuvent donc, de manière égalitaire, s exprimer et participer activement aux décisions de pilotage et d évolution de la structure. Pour de nombreux observateurs c est la raison majeure qui fait des structures de l ESS des entreprises plus résistantes économiquement. En effet, il semble que le principe démocratique soit source de mobilisation pour les salariés des entreprises l ESS : plus impliqués dans les décisions, plus acteurs de leur activité, les salariés se mobilisent d avantage pour la bonne santé de leur entreprise. Loin des systèmes hiérarchiques et des logiques de division du travail du monde économique capitalistique, la concertation prônée au sein de ces structures semble également être une source d innovation et d «entreprenariat collectif». La mutualisation des compétences est plus propice à l échange et à la confiance et semble créatrice d une «intelligence collective». De plus, la concertation dans une entreprise de l ESS implique également les bénéficiaires, c est ce que nous avons vu dans le principe de «double qualité des personnes» cité ci-dessus. Le fait que les bénéficiaires soient aussi des acteurs de l activité permet une meilleure adéquation de l offre et de la demande et donc de répondre aux nouveaux besoins qui émergent chaque jours sur le territoire : argument développé par Danièle DEMOUSTIER dans son ouvrage «l économie sociale et solidaire, s associer pour entreprendre autrement». 17

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