Domaines Skiables. de France. La montagne en mouvement

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Domaines Skiables. de France. La montagne en mouvement"

Transcription

1 Domaines Skiables de France La montagne en mouvement Magazine d information des opérateurs de remontées mécaniques et domaines skiables Juillet 2012 Alpes ı Jura ı Massif Central ı Pyrénées ı Vosges N 0 30 m LE DOSSIER Améliorer le sentiment de sécurité et réduire l accidentologie : deux enjeux forts pour les domaines skiables Page 11 à 23 ÉCONOMIE Le forfait de ski français toujours le moins cher au monde Page 3 entretien Michel Bouvard, un élu engagé aux côtés des montagnards Pages 8 à 10 DSF n 30 1

2 ÉDitO Depuis quelques semaines, le sujet si sensible du calendrier scolaire fait la une de l actualité. Une brève récente lue dans un grand hebdomadaire a révélé qu en 2011 une réforme prévoyait d amputer purement et simplement d une semaine les vacances de printemps. Nous ne nous expliquons pas qu une telle mesure ait pu être envisagée sans que nous le sachions et qu elle ait même pu être imaginée. Au-delà de l effarement que cette information par voie de presse a suscité, je me dis qu il nous reste encore beaucoup à faire pour sensibiliser les pouvoirs publics sur le fait que notre économie touristique est extrêmement dépendante du calendrier scolaire. Preuve formelle de cette dépendance : depuis 2009, la fréquentation annuelle de nos domaines skiables a baissé de 4 % et celle de la période des vacances de Pâques de près de 50 % selon le cabinet COMETE, du seul fait que les vacances de printemps sont désormais tardives. Sans compter les contrats de saisonniers employés en avril sur les domaines skiables qui sont aujourd hui progressivement réduits. Les effets du rythme 7/2 (7 semaines d école alternées de 2 semaines de vacances) sur notre activité sont en effet, d ores et déjà, indiscutables. Quand on sait par ailleurs qu une baisse de 5 % de nos recettes a pour conséquence une perte de rentabilité de 50 %, on peut comprendre pourquoi nos investissements sont en baisse depuis quelques années. Peut-on, dans le contexte actuel de crise, modifier le calendrier scolaire sans tenir compte de l économie de nos montagnes? Pierre Lestas Président de Domaines Skiables de France Sommaire Économie pages 3-4 Social-Formation pages 5-7 Entretien : Michel Bouvard pages 8-10 Dossier : CHANTIERS D AVENIR pages Pistes et environnement pages Plan Ski Jeunes pages Partenariats pages Autour de nous : Agenda pages DOMAINES SKIABLES DE FRANCE N 30 Magazine d information de Domaines Skiables DOMAINES SKIABLES DE FRANCE Alpespace Bâtiment Annapurna 24 rue Saint-Exupéry Françin Tél. : Fax : Directeur de la publication Laurent Reynaud Coordination et rédaction AXIUBA Communication / Catherine Claude Tél. : Graphisme / Mise en page Originell / Fleur Henno Tél. : Crédits Photos AXIUBA/Domaines Skiables de France, Stef Cande, E-Com Photos, D. Gall, EPSA, Alain Giguet, Montagne Leaders, Shutterstock.com, X, droits réservés. Impression Imprimerie du Pont-de-Claix. 2 DSF n 30

3 ÉCONOMIE k saison d hiver 2011/2012 Les domaines skiables tiennent la promesse de l emploi La fréquentation de la saison devrait s établir environ 3 % au-dessus de celle de 2010/2011 et légèrement au-dessus de la moyenne des quatre derniers hivers. Une bonne nouvelle qui a garanti aux territoires supports un socle d activité et d emploi solide. Le déroulement de la saison montre à quel point les opérateurs de domaines skiables doivent en permanence s adapter pour répondre aux exigences de la clientèle tout en gérant les aléas climatiques et le calendrier. Un vrai parcours du combattant qui met les nerfs à rude épreuve! Tout a commencé à l automne 2011 avec un hiver qui tardait à arriver. La sécheresse et les températures élevées n ont pas permis partout de préparer le manteau neigeux avec une sous-couche de neige de culture. Les premières chutes de neige début décembre ont recouvert d abord le Nord des Alpes puis l ensemble des massifs pour le début des vacances de Noël. Avec la conjonction d un temps maussade et d un calendrier défavorable (Noël et jour de l an tombant un dimanche), à ce stade, la fréquentation était décevante pour les domaines skiables. Le début de l année 2012 a été marqué par des températures polaires qui ont «refroidi» les clientèles de proximité malgré d abondantes chutes de neige en particulier dans le Jura et les Alpes du Nord. Il a fallu attendre les 4 semaines de vacances françaises en février/mars pour retrouver le soleil. Dans presque tous les massifs, les domaines skiables ont bénéficié à cette période d une fréquentation supérieure à la moyenne des quatre derniers hivers. Soleil et neige ont attiré les clients et c est dans le Massif Vosgien, le Massif Central, le Massif Jurassien et les Pyrénées que les vacances d hiver ont connu les plus fortes progressions au regard de cette moyenne. La fréquentation est restée relativement soutenue jusqu au week-end de Pâques (9 avril 2012) puis aura été assez atone, malgré des domaines skiables bien enneigés et un retour des conditions hivernales (vacances de printemps très tardives : du 7 avril au 7 mai 2012). Les enseignements de la saison Les efforts de commercialisation réalisés par les entreprises de domaines skiables et l ensemble des acteurs des stations se sont révélés payants pour continuer d attirer la clientèle française (75 % de la fréquentation) et européenne (25 % de la fréquentation). Quatre ans après l arrivée de la crise sur l Europe, la glisse proposée par les domaines skiables continue d apporter aux territoires support activité économique et emplois. Elle constitue un facteur important d amélioration de la balance commerciale française avec la présence d une forte clientèle étrangère. En station, plus de emplois dépendent de l ouverture du domaine skiable (commerces, hébergements, écoles de ski, services en station, etc.). Une bonne saison, mais pas partout Certains domaines skiables déplorent une très mauvaise saison du fait des conditions d enneigement défavorables cette année (notamment dans les Alpes de Haute Provence, les Alpes Maritimes et les Pyrénées Orientales). L assurance mutualisée des aléas d exploitation Nivalliance sera au rendezvous. Une trentaine de dossiers ont été instruits et le montant des indemnisations (1,7 M ) nécessitera un nouveau rappel de prime auprès de tous les domaines skiables. DSF n 30 3

4 m ÉCONOMIE Le forfait de ski français toujours le moins cher au monde Publiée en 2011 dans le Swiss Journal of Economics and Statistics, une étude menée par Martin Falk (Austrian Institute of Economic Research WIFO) rappelle que c est en France que l on skie au meilleur prix. Menée sur 241 stations en Autriche, France et Suisse sur la saison d hiver 2010/2011, elle conclut que, à offre de domaine skiable égale, le forfait autrichien serait 7 % moins cher que le forfait suisse, et le forfait français 17 % moins cher. Selon l étude, ces différences de prix se maintiennent quel que soit l emplacement des stations par rapport aux frontières. La France confirme ainsi son statut de forfait le moins cher du monde, déjà mis en exergue par plusieurs études antérieures (Centre Européen des Consommateurs 2010, The World Lift Ticket Price Report ) Prix forfait journée pour des stations possédant environ 250 km de piste À noter : Les conclusions sont les mêmes pour les stations possédant 200 km, 150 km et 100 km de pistes). Parallèlement, Domaines Skiables de France a fait des comparaisons simples du forfait plein tarif des stations du monde entier. Ce panel qualitatif va dans le même sens quel que soit le nombre de kilomètres des stations étudiées. 0 Aspen Snowmass Vail Whistler Blackcomb Gstaad Val d Anniviers Zillertal 3000 Alpe d Huez-Grandes Rousses Serre-Chevalier Le Grand Massif Massif des Aravis Étranger France Source : sites web des stations Ces comparaisons sont l occasion de rappeler que «fabriquer du ski» coûte cher, car les coûts supportés par les entreprises de domaines skiables sont élevés. Les prix des forfaits intègrent notamment la masse salariale, les investissements, l énergie (gasoil, électricité) : toutes choses dont les prix eux-mêmes croissent. Le forfait français ne pourra rester indéfiniment bas sans mettre en péril l équilibre des entreprises. Or de 2007 à 2011, le prix du forfait en France a reculé, en euros constants (corrigé de l inflation), ce qui pose la question de l équilibre budgétaire des entreprises de domaines skiables si la fréquentation n augmente pas. 4 DSF n 30

5 social-formation k La bi-activité des saisonniers se structure Sécuriser le parcours professionnel des saisonniers est un des axes forts du travail de Domaines Skiables de France. La Convention Collective organise pour eux la priorité de réembauchage ou la reconduction des contrats de travail d une saison sur l autre. Mais pour stabiliser encore plus la pluriactivité et maintenir les emplois sur les territoires de montagne, il était indispensable de créer des passerelles avec d autres métiers. C est ce qui existe depuis 1998, par exemple avec le secteur du BTP en partenariat avec le GEIQ BTP Pays de Savoie-Ain (Groupement d Employeurs pour l insertion et la qualification). Un bel exemple qui commence à faire des émules dans d autres métiers. Créé en 1998 à la demande d entreprises du BTP pour leur permettre de recruter, qualifier et professionnaliser leurs futurs salariés, le GEIQ BTP Pays de Savoie et de l Ain a rapidement pris en compte la problématique de l emploi saisonnier. En 2002, face à la réalité des territoires de montagne à laquelle sont confrontés aussi bien ses entreprises adhérentes que ses salariés, le Conseil d administration du GEIQ a décidé de développer une offre de service spécifique «saisonnier». L enjeu était d adapter le fonctionnement classique d un GEIQ (portage de contrats de travail alternant emploi & formation pour ses entreprises adhérentes) au cadre spécifique de la saisonnalité. En effet, à l origine, les contrats de formation en alternance que proposait le GEIQ ne toléraient pas de suspension pour engager une autre activité rémunérée sur une saison d hiver par exemple. Suite à de nombreux échanges avec les services de l État et à plusieurs formules expérimentées, le GEIQ propose aujourd hui un contrat de professionnalisation qui est suspendu durant un temps, majoritairement l hiver, période pendant laquelle le salarié travaille dans le secteur du «tourisme». Ainsi, le salarié est embauché par le GEIQ pour une durée variant de 6 à 24 mois. Durant cette période, il bénéficie d un parcours de formation à la carte pour le préparer à assumer les missions d un métier du BTP au cœur de son projet professionnel. Pendant la saison d hiver, ce contrat est donc suspendu et cette suspension permet au saisonnier de travailler dans une entreprise de remontées mécaniques et de domaines skiables. Ceci va dans le sens de la sécurisation des parcours défendue par Domaines Skiables de France depuis des années. La grande valeur de l alternance repose sur les échanges entre générations. DSF n 30 5

6 m social-formation De vraies convergences de qualification et de saisonnalité Alain Giguet, un des coordonnateurs du GEIQ, est convaincu que cette bataille de l emploi se gagne sur le terrain. «Notre force vient de notre réseau d entreprises partenaires mais aussi du suivi «sur mesure» que nous opérons pour chaque salarié. Au départ, il y a une volonté forte, celle d un saisonnier bien décidé à booster son avenir en restant au pays. Nous l accompagnons, nous le formons et s il a la maturité nécessaire, il porte son projet jusqu au bout. Je revois régulièrement des anciens du GEIQ et je suis heureux de voir qu ils vivent pleinement leur bi-activité, fiers de leurs connaissances et leur savoirfaire dans les deux métiers. Pour résumer, notre mission est de les porter jusqu à ce qu ils soient autonomes et compétents.» Et ça marche. Christelle Chevrier-Gros est pisteur à Crest-Voland en hiver et charpentier hors saison. Aujourd hui le GEIQ a 110 personnes sous contrat. Et les convergences de qualification et de saisonnalité entre le BTP et les domaines skiables, la proximité géographique du recrutement des deux secteurs d activités, leur permettent d envisager leur avenir professionnel à la montagne de manière stable et pérenne. Un «binôme métiers» qui est un vrai trésor par les temps qui courent! Sa collègue Vanessa Jaillet travaille aux remontées mécaniques pendant la saison d hiver avant de prendre son poste dans les travaux publics le reste du temps. Deux filles qui partagent les mêmes valeurs d exigence et d autonomie et qui vivent très positivement leur bi-activité. Moniteur de ski, maçon, employé remontées mécaniques... les métiers de la montagne et du bâtiment répondent aux mêmes exigences de professionnalisme, de sécurité et de rigueur. L alternance ne met pas de côté la formation théorique qui reste essentielle à l acquisition de la qualification. 6 DSF n 30

7 NOUVEAU Formation «Concertation en situation exceptionnelle» Les 13 Juin et 2 Juillet derniers se tenait à FranCin la première Formation «Concertation en situation exceptionnelle», mise en œuvre par Domaines skiables de France Formation. «Pour la première fois, nous mettons en place une formation concertée avec tous les acteurs de domaines skiables. C est ce qui a motivé Domaines Skiables de France et France Montagnes à s associer pour lancer cette initiative.» Laurent Reynaud, Délégué général de Domaines Skiables de France et Jean-Marc Silva, Directeur de France Montagnes, démontrent ainsi leur volonté commune d être en cohérence sur tous les sujets touchant au développement du tourisme en montagne. Cette formation, animée par Christelle Champion, formatrice en communication et management du risque, avait pour objectifs de transmettre la nécessité d anticiper la mise en place de postures et d outils méthodologiques de communication, pour affronter des situations sensibles ou exceptionnelles, pour les acteurs d un même territoire, et d apprendre à dialoguer et à sortir des attitudes défensives. Manque de neige, accident, risque d opinion, etc. : aucune station n est à l abri de ces situations de crises. «Elles peuvent être maîtrisées convenablement à condition d anticiper une prise de parole et une gestion concertée tout au long de l année.» À condition également d être prêt et de savoir comment gérer tous ensemble ce passage délicat. C est possible grâce à l intelligence collective des participants. «Ils ont souvent les réponses et les formateurs ne sont là que pour formaliser et faire émerger ce qu ils savent déjà». À l aide d exemples concrets apportés par les stagiaires, cette formation a permis de préciser des outils communs à l image de la «cartographie d opinion du territoire», véritable GPS du système socio-économique de la station et qui permet d en comprendre les subtilités, l organisation, les freins et les accélérateurs. Bref, un éclairage riche en potentiel qui permet à tous d acquérir la bonne posture dans ces moments difficiles. m Pour tout renseignement sur les dates de formation à venir, merci de joindre Trois séminaires de formation pour développer la performance ServiCi Institut du Managemement des Services et des Territoires Parce que la formation permet de susciter de l enthousiasme et de l engagement, Domaines Skiables de France Formation organise, cet automne, 3 séminaires à destination des top-managers, managers intermédiaires et saisonniers. En association avec Grenoble École de Management, ces formations ont pour objectif de développer les capacités managériales et les performances au sein des entreprises. Au programme : 1/ Séminaire POSTURE CADRE ET DÉVELOPPEMENT PERSONNEL (70 heures - 10 jours) Validé par un certificat 2/ Séminaire CAPITAL CLIENT (70 heures - 10 jours) Validé par un certificat 3/ Séminaire PARCOURS D INTÉGRATION DES SAISONNIERS (21 heures - 3 jours) Attestation de présence Les sessions auront lieu sur les sites de DSF FORMATION et GRENOBLE ÉCOLE DE MANAGEMENT entre septembre et décembre Ces parcours professionnalisant seront sanctionnés par un certificat et animés par des intervenants de terrain, porteurs de solutions opérationnelles et experts des domaines sur lesquels ils interviennent. Ils sauront transmettre leurs méthodes, outils et compétences. m Pour toute information et inscription, merci de contacter avant le 24 août : DSF n 30 7

8 m entretien Michel bouvard, un élu engagé aux côtés des montagnards Grand spécialiste des finances publiques, Michel Bouvard a été, durant quatre mandats, député de la 3 e circonscription de Savoie. Ne s étant pas représenté aux dernières élections législatives, il conserve aujourd hui ses mandats locaux, notamment celui de vice-président du conseil général de Savoie. Il a, par ailleurs, été pendant 13 ans Vice-président de la Commission des Finances de l Assemblée Nationale. Il est Président de la Commission de Surveillance de la Caisse des Dépôts depuis Tout au long de vos mandats successifs en tant que député depuis 1993, quelles sont les valeurs qui ont guidé votre action au service des territoires de montagne? À la différence de la Suisse, de l Italie où la montagne est reconnue dans la constitution, de l Autriche ou même de l Espagne, la France n est pas un pays de montagne mais un pays avec des montagnes. Il faut donc constamment rappeler à nos interlocuteurs ce qu est la particularité de ces territoires. De même, il faut expliquer à une population de plus en plus urbaine que la problématique de gestion de ces territoires où l homme a toujours été présent doit se faire avec lui et non sans lui, ni a fortiori contre lui. Ceci est vrai notamment dans l approche de la protection de l environnement, qui est un capital dont la valeur n est pas méconnue de ceux qui y vivent puisque génération après génération ils ont entretenu et façonné le paysage d une montagne ouverte à l homme. Mais le combat pour la montagne ne se limite pas au droit à la différence ou à la solidarité dans la prise en compte des handicaps. Il doit aussi intégrer l apport de la montagne à la communauté nationale : son patrimoine naturel, ses ressources énergétiques l hydraulique est de très loin notre première énergie renouvelable -, ses ressources forestières et son économie touristique qui contribue à la balance des paiements. Vos engagements sur les grands dossiers ont permis de belles réalisations au service de l économie de la Savoie : l autoroute de Maurienne, le développement des parcs d activité dont Alpespace où nous sommes installés, la desserte gazière de la Maurienne et du Val Gelon Parmi tous ces combats au nom de l aménagement du territoire, lequel est pour vous le plus emblématique? Il serait difficile d en choisir un Tous ces dossiers répondent à une même préoccupation : doter le territoire d infrastructures performantes de nature à favoriser les implantations d entreprises et le développement économique. L autoroute de Maurienne est sans doute celle qui aura été la plus caractéristique, car au-delà de cette préoccupation première, elle aura assuré plus de sécurité sur un itinéraire où l on comptait les morts chaque année en même temps qu elle aura permis le plus grand programme de protection contre les crues de l Arc et des affluents depuis le règne de Charles-Félix. En matière de transports, vous n êtes pas en reste. On pense au projet Lyon-Turin Ferroviaire, à la régionalisation des services de voyageurs SNCF mais plus proche de notre activité, vous êtes un ardent défenseur des entreprises de remontées mécaniques et de domaines skiables. Quelles sont les raisons cet engagement? L économie de la neige reste au cœur de l économie touristique de la montagne comme créatrice de richesse et d emploi. Il ne peut y avoir de tourisme durable en montagne sans domaines skiables. C est une réalité incontournable. Le développement des stations de ski a joué un rôle capital dans l évolution de nos montagnes, permis de trouver du travail sur place à la population, de préserver des villages qui seraient aujourd hui désertés sans ces domaines. De fait, les domaines skiables font partie du patrimoine des territoires de montagne, de leur identité. Or le développement des stations nécessite un équilibre entre l hébergement, qui assure 8 DSF n 30

9 le flux de clientèle indispensable pour rentabiliser les remontées mécaniques, et les remontées elle-même, qui doivent être suffisamment nombreuses, rapides et modernes pour séduire la clientèle qui occupera les hébergements. J ai donc été logiquement sensible, dès le départ, aux entreprises de remontées mécaniques. Parmi vos actions en faveur des stations, il y a l obtention récente d un rescrit fiscal pour nos entreprises. Un dossier difficile? Depuis plusieurs années, l administration fiscale tentait de soumettre à la taxe foncière sur les propriétés bâties les pistes, aménagements de pistes et peut-être à terme les retenues collinaires en les assimilant abusivement à «des terrains formant une dépendance indispensable et immédiate de constructions assujetties» ou à des «terrains non cultivés employés à un usage commercial ou industriel, tels que chantiers, lieux de dépôt de marchandises et autres emplacements de même nature». Ces interprétation, pour le moins extensives de l article 1381 du CGI, représentaient un risque élevé pour les sociétés de remontées mécaniques exploitantes. J ai donc soulevé la question lors du débat sur la dernière loi de finances rectificatives pour L honnêteté commande de dire qu une fois prise la mesure du problème la Ministre du Budget d alors, Valérie Pécresse, fut parfaitement coopérative et le rescrit confirmant le caractère non imposable des pistes et aménagements de pistes fut obtenu en quelques mois, mettant fin aux empiétements de certains centres des impôts. Vous avez également beaucoup travaillé sur le dossier de l immobilier de montagne et du foncier. Sur ces sujets, de nombreux diagnostics ont été faits, mais les solutions restent en grande partie à trouver. Quel regard portez-vous sur ces enjeux? L enjeu est fondamental. L équilibre des stations dépend de l équilibre entre hébergements et remontées mécaniques, selon le cycle que je décrivais précédemment. Cet équilibre est d ailleurs également important pour les commerces. Dès lors, l insuffisance des capacités d hébergement peut être fatale à une station. Si, globalement, le volume d hébergements construits jusqu ici est satisfaisant, le vieillissement d une partie des bâtiments et leur inadaptation aux exigences de la clientèle nouvelle constitue un problème majeur, couplé à la banalisation du parc qui transforme chaque année 2 à 3 % des lits en lits froids. L association des maires de stations de montagne estime que 30 à 40 % des lits touristiques des massifs français seraient aujourd hui concernés. La rénovation est donc un enjeu essentiel, d autant que la rareté du foncier ne permettrait pas de compenser par de nouvelles créations, et que cette solution, créant des friches touristiques dans les stations ne serait pas acceptable. Beaucoup de choses ont été tentées en ce sens, comme la création des ORIL-VRT. Force est de constater que le succès n est pas au rendez-vous. Sous l impulsion de Frédéric Lefèbvre, précédent Ministre du Tourisme, de nouvelles pistes sont à l essai pour l immobilier «classique» (SEM, Tiers Investisseurs, fiscalité ), dont il faudra évaluer les résultats. Pour le tourisme associatif, la Caisse des Dépôts et Consignations a lancé l an dernier le fonds Tourisme Social Investissement (TSI), qui vise à séparer propriété des murs et exploitation pour permettre à des pools d investisseurs de prendre en charge, contre loyer, la réhabilitation. Le projet pilote, porté par CapVacances à La Plagne, a été inauguré en février Les délégations de service public de remontées mécaniques sont l objet de nombreux débats. Comment appréciez-vous cette problématique? Cette question doit être appréciée au regard d une économie confrontée directement à la concurrence des Alpes suisses, italiennes et autrichiennes. Il faut des DSP équilibrées, prenant en compte les intérêts des opérateurs. Ce sont elles qui conditionnent la poursuite des investissements, donc la modernisation et l adaptation des domaines skiables aux attentes de la clientèle et aux contraintes climatiques. C est l attractivité des stations qui est en jeu. Or bon nombre de ces délégations vont être renouvelées dans les années à venir. Si le retour in fine aux communes délégataires est de droit et dans l ordre des choses, il doit être possible de trouver un point d équilibre. Il s agit là de l intérêt général de l ensemble des acteurs des stations. Les conditions d indemnisation doivent prendre en compte la part non encore amortie des investissements réalisés, si l on veut éviter un désengagement des opérateurs, de moins en moins nombreux dans une économie de plus DSF n 30 9

10 m entretien en plus capitalistique et soumise aux aléas climatiques. De façon plus générale, il faut parvenir à stabiliser le cadre général de ces DSP et faire admettre leurs singularités par rapport aux DSP existant dans d autres domaines d activités. En tant qu ancien Président de la Commission Permanente du Conseil National de la Montagne et du Comité de Massif Alpes, comment jugez-vous la politique montagne de la France? Comment la montagne est-elle perçue au Parlement, au gouvernement, et y a-t-il aujourd hui encore une volonté de reconnaître la spécificité montagne? La loi Montagne de 1985 prévoyait la reconnaissance des spécificités de la montagne, jusque dans une adaptation des textes législatifs et réglementaires. Force est de reconnaître que cette reconnaissance reste un combat, comme nous pouvons le constater à chaque loi de finances, à chaque nouvelle réglementation. Beaucoup de mes collègues ont par ailleurs la sensation qu il existerait un lobby montagne fort, ce qui leur donne l impression fausse, et qu il faut à chaque fois corriger, que trop est déjà fait pour elle. Cela étant, le Gouvernement a soutenu en le combat que nous menions avec l Association Européenne des Élus de la Montagne, que je présidais, pour faire reconnaître la spécificité de la montagne dans les textes européens. Beaucoup de dispositions ont aujourd hui été adaptées à la montagne : part superficiaire de la dotation globale de fonctionnement des communes, prise en compte de la voirie, accessibilité des refuges, etc. Nous avons aussi donné au Comité de Massif un pilotage partagé avec une coprésidence entre les élus et les Préfets de Massif, en même temps que des moyens par l inscription des conventions interrégionales de massif dans les procédures contractuelles de l État pour les investissements. Ces moyens sont renforcés dans plusieurs massifs par les programmes européens, dont le renouvellement sera l un des enjeux de la période Quel regard portez-vous aujourd hui sur l économie de la montagne en général et sur le ski en particulier? La montagne française ne doit pas s endormir sur ses lauriers. Elle vit, comme je l indiquais, dans un champ concurrentiel au niveau européen et doit donc valoriser ses atouts : améliorer l accueil, mais aussi s engager résolument dans le renouvellement des clientèles. À cet égard l enjeu est double : les jeunes d une part, qui sont les clients de demain ; les clientèles urbaines de proximité d autre part, qui constituent des gisements de fréquentation pour le ski. Ceci suppose de conforter le partenariat entre l ensemble des acteurs de la montagne pour, d une part reconquérir les classes de neige et favoriser l accueil des familles, et d autre part, développer les produits de ski à la journée d autre part. Il ne faut pas non plus oublier que l économie de la montagne ne se limite pas à la station. Derrière, ce sont des métiers complets à qui bénéficie l économie de la neige : BTP, fabricants de remontées mécaniques et de matériels de gestion de domaine. Ils représentent des milliers d emplois. Enfin, comme nous l avons vu, il nous faut relever le défi du renouvellement du parc d hébergements. Vous allez poursuivre votre action en tant que Conseiller général? Quelles sont les grandes lignes de votre feuille de route? La feuille de route est simple : maintenir les capacités d investissement par une gestion performante des dépenses de fonctionnement et accompagner l action de diversification des stations. Évaluation foncière : des journées de formation très enrichissantes La fiscalité locale directe est une préoccupation des entreprises de domaines skiables et plus particulièrement l évaluation foncière. En effet, depuis plusieurs années, l administration fiscale procédait à des rehaussements d imposition en considérant que les travaux des pistes et les retenues collinaires devaient être soumis à la taxe foncière sur les propriétés bâties. Grâce à la ténacité de M. Bouvard, député de Savoie et à son intervention auprès du Ministre du Budget (voir notre entretien précédent), un rescrit a finalement été publié en février dernier. Ce sujet était au centre des journées de formation organisées par Domaines Skiables de France, le 27 mars à Chambéry et le 13 avril à Toulouse, en collaboration avec un cabinet spécialisé en fiscalité directe locale, le Cabinet Nicorosi. Aujourd hui, grâce à la position écrite de l administration centrale (rescrit), l article 1381 du code général des impôts est complété par un nouvel alinéa : «Les pistes de ski, les aménagements de ces pistes et les retenues collinaires ne sont assimilables à aucune des catégories visées par le présent article.» Les adhérents ont pu faire le point sur l ensemble des autres sujets liés à la fiscalité directe locale : la CFE (Cotisation Foncière des Entreprises), la CVAE (Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises) et la Taxe foncière. C était la troisième année que Domaines Skiables de France organisait ces journées de formation juridique et plus de 45 adhérents y participaient. Devant l intérêt des participants, d autres séances de formation seront organisées dans les Alpes du Sud et le Massif central. 10 DSF n 30

11 Dossier k CHANTIERS D AVENIR Améliorer le sentiment de sécurité et réduire l accidentologie : deux enjeux pour les domaines skiables français Améliorer la prévention des accidents sur les pistes et sur les remontées mécaniques est un défi collectif perpétuellement renouvelé. En mars dernier, le Comité Directeur a missionné un de ses membres, Jean-Yves Salle, Directeur général de Deux Alpes Loisirs et de Serre-Chevalier Valley, pour impulser une démarche transversale qui concerne toutes les commissions. Avec pour ambition de réduire l accidentologie (remontées mécaniques et pistes), d améliorer la sécurité juridique et aussi de diminuer l insécurité que peuvent ressentir certains clients, Domaines Skiables de France engage un chantier majeur pour renforcer l attractivité des domaines skiables. Le cadre est clairement posé. Quelles sont les premières pistes d action? Il y a quatre grandes pistes d actions à explorer : m Améliorer la connaissance des règles de sécurité pour agir sur le comportement des clients, m Travailler avec les professionnels de l encadrement, m Former nos personnels afin qu ils soient acteurs de la prévention des accidents, m Informer et former les entreprises sur les mécanismes de mobilisation de leur(s) responsabilité(s) en cas d accident. Nous ne souhaitons pas transformer les domaines skiables en parcs d attraction où tout serait organisé autour d une sécurisation absolue. Liberté et responsabilité sont des valeurs fortes de la montagne. C est donc bien sûr l information et la responsabilisation de nos clients qu il faut travailler. La première des actions que vous venez de citer agit sur le levier comportemental. N est-ce pas le plus difficile à cerner? C est en effet le défi le plus complexe à relever. Les domaines skiables ont mis en œuvre depuis de longues années toute une batterie de mesures et d actions pour améliorer la sécurité sur les pistes et sur les remontées mécaniques. Ces actions de sensibilisation reçoivent toujours spontanément un accueil favorable de la clientèle. Mais au-delà des effets mesurables sur l accidentologie, en mesurer l effet sur les comportements est très difficile. Or c est là que nous devons agir. Les perceptions et les retours des actions de sensibilisation sont très subjectifs. Cela ne veut pas dire que notre travail est inutile. DSF n 30 11

12 m Dossier À Serre-Chevalier par exemple, nous avons mis en place un dispositif baptisé «Pisteur Prudent» qui s adresse aux enfants. Ils sont pris en charge par une équipe de pisteurs secouristes qui les sensibilise au comportement de sécurité sur les pistes. À l issue de la formation, l enfant se voit remettre un livret et un signe distinctif à porter sur lui. Il est invité à corriger les comportements inappropriés de retour dans sa propre famille Les retours sont excellents et pointent la nécessité d impliquer les gens pour réduire le sentiment d insécurité. Cette action montre qu on peut parler des dangers sans stigmatiser le ski sur piste. Mais c est un exercice délicat. Pour autant nous ne remarquons pas d effets tangibles sur les comportements. Faut-il arrêter? Je ne le crois pas. Je compare nos actions à la sécurité routière où on met en place un arsenal répressif avant de former et d informer. Chez nous c est différent : nous devons avant tout prévenir par l information. La répression n est ni souhaitable ni possible. Comment réduire ce sentiment d insécurité? Ce sentiment est avant tout une manière d appréhender les choses pour ceux que nous aimons. Les très bons skieurs n en sont pas exempts lorsqu ils skient avec leurs enfants. Et ce sentiment qui grandit avec l augmentation de la fréquentation et l arrivée de matériels plus rapides, n est corroboré par aucune augmentation de l accidentologie réelle. Beaucoup a été fait en matière de prévention, même si tout reste toujours à renouveler, à réinventer. Agir sur le comportement est donc la seule alternative restante. Et très honnêtement, nous ne savons pas clairement ce qui marche, hormis de capitaliser sur les expériences probantes en France ou ailleurs. Mais là aussi attention aux différences culturelles : ce qui marche en Autriche ne touchera pas forcément le skieur français ou espagnol. Quelles sont les actions percutantes qui vous viennent à l esprit? Sans citer d actions précises, on peut noter que ce qui est efficace repose sur le fait que le skieur doit devenir l acteur visible de sa propre sécurité. Et pour arriver à diffuser cette idée, en complément des actions auprès de la clientèle, l implication des personnels de nos entreprises est essentielle. C est la raison pour laquelle, dans mes équipes, j ai demandé à tous les managers de se mobiliser sur le sujet. Et de faire de cette mission un axe très important du travail quotidien. Sans jamais renoncer et sans relâcher la pression, au risque de voir immédiatement la perception de la sécurité se dégrader. Les entreprises de domaines skiables sont très attentives et ce d autant plus que nous les informons en continu de toutes les conséquences en matière de responsabilité. 12 DSF n 30

13 SÉCuritÉ k La mission qui vous est confiée est donc complexe. Êtes-vous confiant? Le programme lancé par Domaines Skiables de France est ambitieux et nous sommes très transparents sur le fait que nous n avons pas l habitude de travailler sur le comportement. Nous sommes toutefois confiants pour une raison : nous avons une obligation de résultat car la sécurité est à terme un critère très important pour le choix de nos destinations de vacances. Je pense sincèrement qu il faut que nous sortions en partie de nos réflexes «techniques» pour répondre de manière plus «sociologique» à la question du sentiment d insécurité et du comportement. Peut-être faut-il, dans nos communications, remettre au goût du jour des valeurs de respect et de solidarité qui sont d ailleurs des valeurs partagées par les montagnards. à commencer en interne dans nos entreprises. Je crois aux vertus du management éthique car tout commence par là. Donner du sens aux choses, même à une pratique de loisirs, permet d avancer sur le terrain de la sécurité, j en suis convaincu. Les médias peuvent-ils jouer un rôle dans la sensibilisation des skieurs à être plus responsables sur les pistes? Concernant la sécurité, les médias relayent déjà les nombreuses actions mises en place par les stations. Concernant l accidentologie sur les pistes, il y a un gros effort de communication à faire de notre part pour faire comprendre notre travail et le défi à relever. Nous avons remarqué que les journalistes étaient plus réactifs sur les accidents de remontées mécaniques que sur les accidents sur les pistes. C est un phénomène sociétal classique. Si nous sommes plus clairs dans nos messages, les médias pourraient être des relais efficaces pour transmettre des messages utiles aux skieurs. Réduire l accidentologie et le sentiment d insécurité, Un nouveau défi pour Domaines Skiables de France Le mot du Président De toutes les exigences des opérateurs de domaines skiables la sécurité est assurément celle qui est la plus importante. Les opérateurs de remontées mécaniques et de domaines skiables doivent faire face à des enjeux de sécurité dans le cadre de leurs missions d exploitation des remontées mécaniques et des pistes de ski alpin. Au cours de ces dix dernières années, le nombre d accidents ou le nombre de contentieux est toujours le même. Or, dans le même temps, la réglementation et les nouveaux dispositifs de sécurité n ont cessé d évoluer. C est donc qu il faut maintenant agir sur les comportements en trouvant les bons leviers pour les influencer positivement. Le risque et l esprit de responsabilité Notre sécurité dépend avant tout de l appréciation que nous avons du risque. L esprit de responsabilité autrement dit la conscience que nous avons de répondre, quoiqu il arrive, de nos actes peut influencer efficacement les comportements. Ce qui signifie sans doute que la sécurisation à outrance dans lequel nous nous enfermons peu à peu n est pas forcément la meilleure option. Au contraire : trop de sécurité peut nuire à la vigilance et engendrer des comportements à risque. Il faut plutôt travailler sur les comportements et sur les notions clés du risque et de responsabilité. Et dans le même temps améliorer le «porter à connaissance» envers les usagers et envers nos exploitants sur la notion de responsabilité et la réglementation. C est tout l enjeu du chantier engagé par Domaines Skiables de France décidé en avril dernier et piloté par Jean-yves Salle (Deux Alpes/Serre Chevalier). Pierre Lestas DSF n 30 13

14 m Dossier remontées mécaniques Sous l égide du Ministère des Transports, le service Terchnique des Remontées Mécaniques et des Transports Guidés (STRMTG) surveille l accidentologie des transports par câble en France. un moyen de transport sûr et fiable pour des clients responsables «Si la descente est un sport d évolution libre, la montée en revanche relève du transport public. Son accidentologie est comparable, voire meilleure, que celle des autres transports collectifs.» 3,5 nombres d accidents graves pour 100 millions de passages 3,0 On recense entre 600 et 700 millions de passages sur les remontées mécaniques françaises chaque année (plus grand parc de remontées mécaniques du monde). 2,5 2,0 1, sur 8 saisons Source STRMTG Répartition des causes d accidents Tiers : 5 % Le tiers est à l'origine de l'accident en interférant avec le système ou l'usager Système : 3 % Le système est à l'origine de l'accident Usager : 92 % L'usager est à l'origine de l'accident 15 Source STRMTG 14 DSF n Grâce à des contrôles très rigoureux, les défaillances matérielles ne sont à l origine que de 3% des accidents

15 sécurité k Répartition des accidents graves par types d appareil pour l ensemble du trafic 15 Source STRMTG TK débrayable sur 8 saisons : 25 TSF sur 8 saisons : 72 TSD sur 8 saisons : 31 moyenne de 2004 à 2011 des passages recensés sur les remontées mécaniques Télésiège fixe : 173 millions Source STRMTG Téléski à perche débrayable : 179 millions Télésiège débrayable : 161 millions Autres remontées mécaniques : 160 millions Total : 679 millions DSF n 30 15

16 m Dossier pistes nombre de passages RM pour une intervention de secours stabilité de l accidentologie depuis 10 ans État des lieux en chiffres Nombre de passages RM pour une intervention de secours En , le nombre d interventions de secours est en baisse sensible en raison de bonnes conditions d enneigement enregistrées sur une grande partie des domaines skiables en France. Source DSF/SNOSM. 16 DSF n 30

17 sécurité k Sous l égide du Ministère de l Intérieur et du Ministère des Sports, le Système d Observation de la Sécurité en Montagne (SNOSM) surveille l accidentologie de la glisse sur pistes et hors pistes. «À la descente, le pratiquant doit maîtriser sa vitesse et sa trajectoire. L accidentologie sur les domaines skiables n est pas différente des autres sports d évolution libre.» «Les collisions sur pistes représentent une petite part de l accidentologie totale. La plupart du temps, le pratiquant chute seul.» Bilan 2010/2011 (hors avalanches et recherches) SUR PISTES Blessés Décédés traumatiques Indemnes Interventions % COLLISIONS HORS COLLISIONS HORS PISTE Source SNOSM DSF n 30 17

18 m Dossier les stations jouent la carte de la sécurité Depuis maintenant de nombreuses années, Les stations se penchent sur la prévention des accidents et le sentiment d insécurité sur les pistes. C est l occasion de revenir sur quelques-unes de ces nombreuses initiatives en station. stratégiques (croisements, pieds de mur, zones de vitesse ) et aux heures de pointe (retours station en fin de journée par exemple). Étant composée de plusieurs pisteurs, ces patrouilles sont plus visibles qu un pisteur isolé. Elles se voient également de loin grâce à des bannières «prévention», disposées en chicane sur les pistes. Leur rôle est de faire ralentir et d être visibles par les pratiquants des sports de glisse, dans ces endroits qui peuvent être générateurs de stress, afin que ceux-ci se sentent rassurés par la présence et la surveillance de pisteurs. Les pisteurs ne sont pas des gendarmes. Mais ils sont légitimes auprès de nos clients pour conseiller, alerter les skieurs dangereux sur les risques qu ils prennent et qu ils font prendre aux autres. Tout doit se passer dans l échange et le dialogue. L idée est aussi de créer un moment de contact.» Les Arcs misent sur une présence humaine légitime et crédible Station internationale recevant des visiteurs de toutes les cultures et de tous les niveaux, la station de Tarentaise joue la carte de la sécurité en misant sur la légitimité des pisteurs-secouristes pour faire passer les messages auprès des clients. Pour Cédric Perretier, Directeur du Service Pistes et Sécurité d ADS aux Arcs, «même si le nombre d accidents sur les pistes reste stable malgré une forte augmentation de la fréquentation cette année, il est impératif de rassurer les clients sur notre capacité à encadrer les comportements qui peuvent représenter un danger ou provoquer un ressenti de danger sur les pistes. C est aussi notre réponse aux résultats des enquêtes clientèle qui font régulièrement écho au sentiment d insécurité ressenti sur les pistes.» Car malgré la création il y a plusieurs années de zones de «ski tranquille» sur chaque secteur, spécialement aménagées et délimitées pour mettre le débutant en confiance, les 500 hectares du domaine en voient passer de toutes les couleurs! «Pour répondre à cette inquiétude, Les Arcs ont mis en place des «patrouilles de prévention» composées de plusieurs pisteurs secouristes qui, spécifiquement dans un rôle de prévention, d information et de conseils, vont se positionner à des endroits Il suffit d ailleurs d aller tester sa vitesse sur le «Speed test», un espace dédié à cet exercice à proximité du départ du télésiège des Plagnettes, pour comprendre que le choc ou la collision peuvent avoir des conséquences importantes à grande vitesse. Les cellules chrono permettent d afficher la vitesse à l arrivée. Et d écouter les professionnels expliquer qu à 80 kilomètres/ heure, un choc contre un obstacle ou une personne, c est l équivalent d un accident de la route, ça remet les idées en place! Cédric Perretier en est convaincu, le sentiment d insécurité vient de là. De la propre perception du skieur de sa pratique et de ses capacités. «Les skieurs sont plutôt moins sportifs aujourd hui et le matériel 18 DSF n 30

19 sécurité k permet d aller vite sans avoir de bases techniques très grandes et sans véritable contrôle de ses trajectoires. Nous sommes passées en 2 décennies d une culture sportive et montagnarde du ski à une culture plus urbaine, technologique et sans limites. Les clients arrivent de toute l Europe en quelques heures. Les appareils de remontées mécaniques les montent à mètres et c est parti pour les joies de la glisse sans contrainte.» Dans cette consommation ultrarapide, le respect, l attention aux autres et la prise en compte de l aptitude physique et technique n ont pas toujours droit de cité. Les domaines skiables ont mis en œuvre des actions très importantes sur le profilage, la circulation, les croisements des pistes. Filets, matelas et panneaux ont fleuri en France plus qu ailleurs. De nombreuses campagnes de signalisation, y compris au niveau national, ont été menées tous azimuts (cf. page 30). «Un domaine skiable est avant tout un espace naturel, qui, bien qu aménagé et sécurisé au niveau des pistes de ski, n est pas aseptisé comme peut l être un parc d attraction. L usager des pistes a un rôle primordial, au niveau de sa sécurité et de celle des autres : c est bien à lui d adapter son comportement aux conditions et de respecter la signalétique et les messages de prévention mis en place par les services de pistes. C est une question de bon sens.» Aux Arcs comme dans de nombreuses autres stations, le travail de prévention passe donc par l information. Il faut sans cesse trouver de nouvelles idées et de nouveaux moyens pour alerter tout en maintenant la confiance et l envie. Sans trop en faire car à trop sécuriser, on obtient l effet inverse et les skieurs sont moins vigilants. «Depuis deux ans, nous essayons d épurer nos messages, d en faire moins mais mieux ciblés.» Aux Arcs, les pisteurs-secouristes sont investis de cette mission avec toute la légitimité que leur confère leur connaissance du milieu et de la pratique. «Sur les pistes, tout passe par eux car les skieurs les reconnaissent comme des experts crédibles.» Tous les matins, ils interviennent sur Radio Arcs, parlent des exercices de préparation, des conditions de neige et de météo, de la nécessité de lever le pied avec l arrivée de la fatigue de milieu de semaine «Depuis deux ans, nous distribuons un flyer dessiné par un de nos pisteurs. Cette année, nous allons plus loin avec une collection de cartes postales reprenant les grands messages sécurité. Et nous invitons les clients à aller au-devant des pisteurs puisque ce sont eux qui les distribueront au moment des échanges.» Face au progrès technique, aux innovations technologiques, on voit bien que la perception de la sécurité reste un sentiment humain. La réponse choisie par Les Arcs qui passe par le dialogue et la présence physique de professionnels qui rassurent et qui transmettent des valeurs anciennes est sans doute une des meilleures pistes qui soit! Saint-François Longchamp SOLIDAIRES EN CAS DE RISQUE D AVALANCHE À Saint-François Longchamp, à l initiative du service des pistes, les pisteurs-secouristes enfilent une chasuble de couleur fluo sur laquelle sont portés des messages de sécurité pour marquer le risque d avalanche à partir de l indice 4 sur 5. Cette initiative spontanée de la part de l ensemble des personnels a un fort impact sur le client : il réfléchit à deux fois avant de sortir des pistes ces jours-là. Les saisies RETOUR D EXPERIENCE ET AMÉLIORATION Très couramment, dans les systèmes d assurance qualité des entreprises de domaines skiables généralement certifiées ISO 9001, on trouve des actions de retour d expérience de type «analyse des points noirs». Ainsi, aux Saisies, les accidents font l objet d une saisie particulière sur une main courante par la régulatrice (suivi des accidents par date, lieu, piste). Ces données sont analysées pour ensuite mettre en œuvre des actions de balisage ou d aménagement par le service des pistes. DSF n 30 19

20 m Dossier PYRÉNÉES De Glisse pas perso, «la comm qui déchire» à la relation directe client/pisteur Nous vous avions parlé de cette communication décalée et originale destinée à faire émerger des comportements citoyens sur les domaines skiables (à la fois pistes et remontées mécaniques) dans le n 21 de Domaines Skiables de France. Cette initiative, destinée aux ados, avait été mise en place dans les Alpes du Sud avec succès. Mais c était dans les Pyrénées qu était né le concept en Aujourd hui, les «saute pas sur ta grandmère, ça pourrait être la tienne!» ou «Porte ton casque, il y a d autres façons de se fendre la gueule!» ont laissé progressivement la place à d autres formes de communication tant dans les Pyrénées que dans les Alpes du Sud. Christine Massoure, Directrice générale de N Py en convient «il n y a pas une solution miracle pour réduire l incivilité et faire prendre conscience aux trouble-fête qu ils doivent adapter leur comportement.» C est dans la multiplication des idées, dans l adaptation aux changements culturels et dans l implication des professionnels sur le terrain que se jouent les changements. Aujourd hui, les stations NP y ont intégré dans les programmes d animations sur les pistes, des temps dédiés au client. Les rencontres avec les pisteurs autour d un café permettent de passer des messages simples sur le port du casque et des lunettes, l adaptation des tenues pour les enfants ou le contrôle de la vitesse. «Cette sensibilisation permanente doit impérativement être initiée par les responsables. Le rôle de l encadrement et sa présence sur le terrain sont essentiels à la réussite de ces actions.» Elles viennent s ajouter à d autres dispositifs incitatifs comme par exemple le lien entre la gratuité du transport pour les enfants de moins de 5 ans et le port du casque. Ou les tests de vitesse sur le terrain permettant de mesurer les risques en cas de chute ou de collision. Ce n est donc pas un hasard aujourd hui si les principaux partenaires de NP y en matière de sensibilisation à la sécurité sont des compagnies d assurance et des mutuelles de santé! Remontées mécaniques et sécurité : un travail de sensibilisation permanent Avec la même détermination que la sensibilisation à la prudence sur les pistes, les domaines skiables diffusent en permanence aux usagers toutes les règles de bonne conduite sur les remontées mécaniques. Sur de nombreux domaines skiables, les campagnes de sécurité ont un volet «remontées mécaniques». À l exemple de l Alpe d Huez qui intègre ces conseils sur les plans des pistes ou du partenariat avec les moniteurs de ski qui doit être poursuivi (cf. Domaines Skiables de France n 26 Février 2011). 20 DSF n 30

LE PRIX DU FORFAIT PLUSIEURS ETUDES LE CONFIRMENT : C EST EN FRANCE QU ON SKIE AU MEILLEUR PRIX

LE PRIX DU FORFAIT PLUSIEURS ETUDES LE CONFIRMENT : C EST EN FRANCE QU ON SKIE AU MEILLEUR PRIX Communiqué de presse LE PRIX DU FORFAIT PLUSIEURS ETUDES LE CONFIRMENT : C EST EN FRANCE QU ON SKIE AU MEILLEUR PRIX C est ce que constatait en 2009 le cabinet anglo-saxon SNOW24, à l issue d une étude

Plus en détail

Charte des ressources humaines

Charte des ressources humaines Charte des ressources humaines ANTICIPER Pour être acteurs stratégiques du changement ACCUEILLIR Savoir identifier, attirer, choisir et fidéliser les collaborateurs RECONNAÎTRE Apprécier les compétences

Plus en détail

Capital Humain et Performance RH

Capital Humain et Performance RH Capital Humain et Performance RH Le bien-être performant, potentiel d avenir pour l entreprise Qualité de Vie et Santé au Travail Qualité de Vie et Santé au Travail, une opportunité pour se préparer aux

Plus en détail

Formations Management

Formations Management Formations Management MANAGEMENT ET COMMUNICATION Ecole du Management : Cycle Animateur d équipe Ecole du Management : Cycle Maîtrise Ecole du Management : Cycle Coordinateur Technique Animateur (trice)

Plus en détail

Développer vos compétences, pour innover sur vos territoires. Extrait du catalogue 2005

Développer vos compétences, pour innover sur vos territoires. Extrait du catalogue 2005 Développer vos compétences, pour innover sur vos territoires. Extrait du catalogue 2005 Association Rhône Alpes des professionnels des Développeurs Economiques Locaux 14 rue Passet 69007 Lyon Tél. : 04

Plus en détail

Participez à la démarche en rédigeant ce cahier d acteurs. Comment nous retourner votre cahier d acteur?

Participez à la démarche en rédigeant ce cahier d acteurs. Comment nous retourner votre cahier d acteur? Participez à la démarche en rédigeant ce cahier d acteurs. C est simple, il suffit de remplacer les textes grisés à compléter par votre texte. Votre cahier d acteurs sera mis en forme avant publication

Plus en détail

Former, c est essentiel!

Former, c est essentiel! Former, c est essentiel! Accroître les compétences Gagner en compétitivité Entreprises lorraines relevant du FAFSEA ou d OPCA 3+, bénéficiez de l EDEC Filière Bois Ameublement! PREFET DE LA REGION LORRAINE

Plus en détail

Le 7 octobre 2013 LR/RT/SD PJ : 1

Le 7 octobre 2013 LR/RT/SD PJ : 1 CIRCULAIRE n 3212 PREVENIR LES CHUTES DEPUIS LES TELESIEGES Le 7 octobre 2013 LR/RT/SD PJ : 1 Ce qu il faut retenir : La présente circulaire a pour objectif de vous aider à préparer la prochaine saison

Plus en détail

ACTIONS GLOBALES. Organiser, accueillir et promouvoir des salons et manifestations plus durables

ACTIONS GLOBALES. Organiser, accueillir et promouvoir des salons et manifestations plus durables FICHE ACTIONS Expo Nantes Atlantique ACTIONS GLOBALES Organiser, accueillir et promouvoir des salons et manifestations plus durables ACTIONS SOCIALES ET SOCIETALES Sensibilisation des employés, des prestataires

Plus en détail

Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010

Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010 Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010 Commissariat aux relations internationales et à l immigration Table des matières Page Déclaration d

Plus en détail

CONTENUS de la FORMATION des Stagiaires CPE

CONTENUS de la FORMATION des Stagiaires CPE CONTENUS de la FORMATION des Stagiaires CPE INTRODUCTION Les CPE d aujourd hui s interrogent légitimement sur le rôle, sur leur positionnement dans l établissement et sur les relations dans lesquelles

Plus en détail

Les enjeux des domaines skiables européens. Congrès de l OITAF Rio Octobre 2011

Les enjeux des domaines skiables européens. Congrès de l OITAF Rio Octobre 2011 Les enjeux des domaines skiables européens Congrès de l OITAF Rio Octobre 2011 Par Laurent Reynaud Délégué Général de Domaines Skiables de France Représentant de la FIANET Fédération Internationale des

Plus en détail

Journée Valaisanne du Tourisme

Journée Valaisanne du Tourisme Journée Valaisanne du Tourisme Défis, Tendances et Innovations en matière d hébergement touristique Martigny - 5 Octobre 2015 Pierre Olivier TOUMIEUX - CEO Groupe LAGRANGE SOMMAIRE 2 1. Le Groupe LAGRANGE

Plus en détail

LA DEMARCHE COMPETENCE

LA DEMARCHE COMPETENCE LA DEMARCHE COMPETENCE Chapitre 6 : Les actions de la Démarche Compétence Chapitre 6 : Les actions de la Démarche Compétence... 1 6.1. Évaluation des compétences... 2 6.1.1 Mesure des écarts entre compétences

Plus en détail

Technicien conseil. motivation. formation. Devenez. Technicien conseil. en prestations familiales. La Caf de Paris. qualification

Technicien conseil. motivation. formation. Devenez. Technicien conseil. en prestations familiales. La Caf de Paris. qualification formation qualification motivation emploi Devenez Technicien conseil en prestations familiales La Caisse d'allocations familiales de Paris vous propose une formation une qualification un emploi La Caf

Plus en détail

Refondation de l Ecole De la République. Contribution des CCI de France

Refondation de l Ecole De la République. Contribution des CCI de France Refondation de l Ecole De la République Contribution des CCI de France Octobre 2012 Etablissements publics dirigés par des chefs d entreprises élus par leurs pairs, les CCI de France assurent globalement

Plus en détail

Programme d Investissements d Avenir

Programme d Investissements d Avenir www.caissedesdepots.fr Programme d Investissements d Avenir Créateur de solutions durables Programme d Investissements d Avenir L État investit 35 milliards d euros Pilotage 0 gestionnaires 5 priorités

Plus en détail

ALLOCUTION DE LUC CHATEL 23 EME CONGRES DE L ASSOCIATION NATIONALE DES ELUS DE LA MONTAGNE VENDREDI 26 OCTOBRE 2007

ALLOCUTION DE LUC CHATEL 23 EME CONGRES DE L ASSOCIATION NATIONALE DES ELUS DE LA MONTAGNE VENDREDI 26 OCTOBRE 2007 ALLOCUTION DE LUC CHATEL 23 EME CONGRES DE L ASSOCIATION NATIONALE DES ELUS DE LA MONTAGNE VENDREDI 26 OCTOBRE 2007 Monsieur le Président Mesdames et messieurs les parlementaires Mesdames et messieurs

Plus en détail

L innovation dans l entreprise numérique

L innovation dans l entreprise numérique L innovation dans l entreprise numérique Toutes les entreprises ne sont pas à l aise avec les nouvelles configurations en matière d innovation, notamment avec le concept d innovation ouverte. L idée de

Plus en détail

GESTIONNAIRE DE STOCKS. Organigramme

GESTIONNAIRE DE STOCKS. Organigramme Organigramme Les valeurs qui font notre Entreprise Construire au quotidien une relation de confiance avec notre clientèle et la placer au cœur de nos préoccupations, c est répondre tous ensemble à un objectif

Plus en détail

Agissant comme un trait d union entre les différentes dimensions et parties prenantes de l entreprise, Nous aidons nos clients

Agissant comme un trait d union entre les différentes dimensions et parties prenantes de l entreprise, Nous aidons nos clients Un trait d union Cabinet de conseil en management et ressources humaines, PRANA aide les organisations à faire de la relation de travail et des relations au travail une source d énergie et de création

Plus en détail

Catalogue des Formations

Catalogue des Formations 67, Rue Aziz Bellal, Etage 3, N 2, Maarif. 32, Avenue Abdelali Benchekroune, Etage 5, N 20. Nos atouts formation Thèmes de formation En partenariat avec un réseau national et International, nous dispensons

Plus en détail

Qu entend-on par leadership?

Qu entend-on par leadership? Qu entend-on par leadership? Position d un leader Capacité à diriger L action de diriger Le leadership est une capacité reconnue à un membre d un groupe par les autres membres du groupe de pouvoir influencer

Plus en détail

PROJET PROGRESS FRANCE Ministère des droits des femmes, de la ville, de la jeunesse et des sports

PROJET PROGRESS FRANCE Ministère des droits des femmes, de la ville, de la jeunesse et des sports Renforcer la formation des professionnels de santé à la prévention des violences au sein du couple et l'information du grand public sur les violences au sein du couple et les mutilations sexuelles féminines

Plus en détail

Votre Capital Humain Votre première richesse. Conseil Coaching Formation Assessment

Votre Capital Humain Votre première richesse. Conseil Coaching Formation Assessment Votre Capital Humain Votre première richesse Conseil Coaching Formation Assessment Créé en 2009, le Cabinet Ellitis propose son accompagnement aux organisations publiques et privées, dans les domaines

Plus en détail

Rapport de Responsabilité Sociétale d Entreprise 2013-2014

Rapport de Responsabilité Sociétale d Entreprise 2013-2014 Rapport de Responsabilité Sociétale d Entreprise 2013-2014 Le sens de notre action Les questions relatives à l amélioration du cadre de vie et au bien-être des hommes sont des préoccupations sociétales

Plus en détail

Domaine skiable. La gestion du domaine skiable est exemplaire, elle prend en compte les impératifs du développement durable.

Domaine skiable. La gestion du domaine skiable est exemplaire, elle prend en compte les impératifs du développement durable. Domaine skiable La gestion du domaine skiable est exemplaire, elle prend en compte les impératifs du développement durable. Le domaine skiable français en quelques chiffres : Avec près de 1180 km², le

Plus en détail

Présentation des PARTENARIATS possibles entre. L Education Nationale et le Monde Professionnel

Présentation des PARTENARIATS possibles entre. L Education Nationale et le Monde Professionnel 1 G MADELIN 25 Mai 05 Présentation des PARTENARIATS possibles entre L Education Nationale et le Monde Professionnel Les grands débats autour de l école et de la formation professionnelle. La récente loi

Plus en détail

Le compte administratif 2012 de la Région Alsace. Avis

Le compte administratif 2012 de la Région Alsace. Avis Le compte administratif 2012 de la Région Alsace Avis 24 juin 2013 Avis Le compte administratif 2012 de la Région Alsace Avis du 24 juin 2013 Vu la Loi n 82-213 du 2 mars 1982 relative aux droits et libertés

Plus en détail

FICHE N 5 : LA RECHERCHE DES PARTENAIRES

FICHE N 5 : LA RECHERCHE DES PARTENAIRES FICHE N 5 : LA RECHERCHE DES PARTENAIRES La réalisation d un PCS doit être l occasion de travailler avec différents partenaires et de créer un réseau. L objectif est de faire en sorte de bien définir qui

Plus en détail

1 - Identification des contraintes régissant l alerte

1 - Identification des contraintes régissant l alerte FICHE N 13 : ÉLABORER UNE CARTOGRAPHIE DE L ALERTE Si le document final du PCS ne contient que le règlement d emploi des moyens d alerte en fonction des cas envisagés (cf. fiche suivante), l obtention

Plus en détail

La dimension humaine du changement

La dimension humaine du changement La dimension humaine du changement Un triptyque indissociable : Responsabilité Engagement Performance Créateur de performance La dimension humaine du changement et les défis de l entreprise Gérer une forte

Plus en détail

de presse PLANÈTE COURTIER, Syndicat Français du Courtage d Assurance Juin 2015

de presse PLANÈTE COURTIER, Syndicat Français du Courtage d Assurance Juin 2015 Dossier de presse PLANÈTE COURTIER, Juin 2015 Contact presse Agence C3M - Tél. : 01 47 34 01 15 Michelle AMIARD - 06 60 97 24 00 - michelle@agence-c3m.com Laurence DELVAL - laurence@agence-c3m.com Sommaire

Plus en détail

«seul le prononcé fait foi»

«seul le prononcé fait foi» «seul le prononcé fait foi» Discours à l occasion de la réunion du Pacte de Responsabilité et de Solidarité Lundi 26 mai 2014 Lesparre-Médoc Mesdames et Messieurs les Parlementaires Mesdames et Messieurs

Plus en détail

d actions Le plan édition 2014 Agenda Économies d énergie et déplacements Management et mobilisation des salariés Liens avec le territoire

d actions Le plan édition 2014 Agenda Économies d énergie et déplacements Management et mobilisation des salariés Liens avec le territoire Agenda SIEDS SÉOLIS GÉRÉDIS 3D ÉNERGIES et déplacements Management et mobilisation des salariés édition 2014 Liens avec le territoire Le plan d actions Fédérateur d énergies Agenda SIEDS SÉOLIS GÉRÉDIS

Plus en détail

Agile Learning Comment faire face aux changements organisationnels? Une étude internationale réalisée par Lumesse

Agile Learning Comment faire face aux changements organisationnels? Une étude internationale réalisée par Lumesse Comment faire face aux changements organisationnels? Une étude internationale réalisée par Lumesse Introduction Le monde du travail est plus que familier avec la notion de changement. Synonyme d innovation

Plus en détail

OFFRE DE FORMATION CONTINUE 2015-2016. GROUPE D APPUI DÉPARTEMENTAL AUX PROJETS ÉDUCATIFS TERRITORIAUX (PEdT) Logo LE

OFFRE DE FORMATION CONTINUE 2015-2016. GROUPE D APPUI DÉPARTEMENTAL AUX PROJETS ÉDUCATIFS TERRITORIAUX (PEdT) Logo LE OFFRE DE FORMATION CONTINUE 205-206 GROUPE D APPUI DÉPARTEMENTAL AUX PROJETS ÉDUCATIFS TERRITORIAUX (PEdT) Logo LE SOMMAIRE THÉMATIQUE COORDINATION Le Groupe d Appui Départemental (GAD) du Gard, instance

Plus en détail

Contact presse : service communication Tel. : 01 60 91 22 19 / Fax : 01 60 91 23 00 communication@sdis91.fr

Contact presse : service communication Tel. : 01 60 91 22 19 / Fax : 01 60 91 23 00 communication@sdis91.fr OPERATION «POMPIERS JUNIORS» DOSSIER DE PRESSE Contact presse : service communication Tel. : 01 60 91 22 19 / Fax : 01 60 91 23 00 communication@sdis91.fr Service Départemental d Incendie et de Secours

Plus en détail

Formation de dirigeant de PME

Formation de dirigeant de PME Formation Dirigeant de PME Public : Cette formation est centrée sur le chef d entreprise ou futur chef d entreprise qui a besoin de s approprier ou de perfectionner les outils du management global d entreprise

Plus en détail

Le réseau des lacs alpins

Le réseau des lacs alpins François TRUSSON Chargé de mission «montagne», Conseil régional Rhône-Alpes Le réseau des lacs alpins L es montagnes occupent une place importante dans la maîtrise et à la réduction des pollutions, mais

Plus en détail

Programme de formations

Programme de formations Programme de formations Member of Group LES DEFIS DE LA QUALITE Pourquoi mettre en place un Système de Management de la Qualité? Faire évoluer les comportements, les méthodes de travail et les moyens pour

Plus en détail

Schéma régional de développement du tourisme et des loisirs. [ pour un tourisme innovant et durable ]

Schéma régional de développement du tourisme et des loisirs. [ pour un tourisme innovant et durable ] Schéma régional de développement du tourisme et des loisirs [ pour un tourisme innovant et durable ] Sommaire Un véritable enjeu Construire un tourisme innovant et durable Engager une démarche participative

Plus en détail

A17 - Améliorer l intégration des personnes handicapées au cœur de la vie sociale

A17 - Améliorer l intégration des personnes handicapées au cœur de la vie sociale - nombre de ressources (ETP) mutualisées Exemples d indicateurs de résultat - couverture des besoins en services par type de handicap - couverture des besoins et répartition des places d hébergement -

Plus en détail

Formation hygiène / sécurité des aliments

Formation hygiène / sécurité des aliments hygiène / sécurité des aliments Comment optimiser ses pratiques Sommaire : Les enjeux Les exigences Public Pratiques Conduite du projet de formation Supports pédagogiques Évaluations Nouvelle stratégie

Plus en détail

Formation - VAE TITRES PROFESSIONNELS VAE. Trois nouveaux titres professionnels accessibles par la VAE sont créés

Formation - VAE TITRES PROFESSIONNELS VAE. Trois nouveaux titres professionnels accessibles par la VAE sont créés Formation - VAE TITRES PROFESSIONNELS VAE Trois nouveaux titres professionnels accessibles par la VAE sont créés Arrêtés du 21 et 22 octobre 2003, JO du 08/11/03 Pour rappel les titres professionnels constituent

Plus en détail

STRATÉGIE ET ORGANISATION / NÉGOCIATIONS / FORMATIONS / RECRUTEMENT ET DÉLÉGATION. La performance achats. Vous & nous pour transformer vos achats

STRATÉGIE ET ORGANISATION / NÉGOCIATIONS / FORMATIONS / RECRUTEMENT ET DÉLÉGATION. La performance achats. Vous & nous pour transformer vos achats STRATÉGIE ET ORGANISATION / NÉGOCIATIONS / FORMATIONS / RECRUTEMENT ET DÉLÉGATION La performance achats Vous & nous pour transformer vos achats Crop and co Créateur de performance achats Depuis 2004, chez

Plus en détail

Charte de développement durable. Version. groupe

Charte de développement durable. Version. groupe Charte de développement durable 2014 Version groupe Dès sa création en 2008, le Groupe CAPECOM a mis en place une charte qui permettait de définir les valeurs fondatrices du Groupe. Cette charte était

Plus en détail

Services. Expériences d entreprises de moins de 20 salariés. Propositions d axes de travail. Agir pour améliorer les conditions de travail

Services. Expériences d entreprises de moins de 20 salariés. Propositions d axes de travail. Agir pour améliorer les conditions de travail Services à la personne Agir pour améliorer les conditions de travail Expériences d entreprises de moins de 20 salariés Propositions d axes de travail Des problématiques des Des petites entités souvent

Plus en détail

Le Conseil général élabore un agenda 21

Le Conseil général élabore un agenda 21 J e u d i 1 7 n o v e m b r e 2 0 1 1 dossier de presse Le Conseil général élabore un agenda 21 pour le département de la Loire Par Bernard BONNE, Président du Conseil général et Jean GILBERT, Conseiller

Plus en détail

Radiance Humanis Vie

Radiance Humanis Vie ÉPARGNE Radiance Humanis Vie Et votre avenir prend des forces Taux du fonds en euros de Radiance Humanis Vie : 3,50 %* * Taux de rémunération 2013 du fonds en euros Apicil Euro Garanti. Taux net de frais

Plus en détail

Déplacement de Najat VALLAUD-BELKACEM en Seine-Saint-Denis

Déplacement de Najat VALLAUD-BELKACEM en Seine-Saint-Denis Mardi 8 septembre 2015 Déplacement de Najat VALLAUD-BELKACEM en Seine-Saint-Denis Mise en œuvre du plan d action pour les écoles de Seine-Saint-Denis Dossier de presse 1 SOMMAIRE - Déplacement de Najat

Plus en détail

Charte du tourisme durable

Charte du tourisme durable Annexes Charte du tourisme durable Annexe 1 Les participants de la Conférence mondiale du Tourisme durable, réunis à Lanzarote, îles Canaries, Espagne, les 27 et 28 avril 1995, Conscients que le tourisme

Plus en détail

SEMINAIRE «Réussir la modernisation de la fonction publique»

SEMINAIRE «Réussir la modernisation de la fonction publique» SEMINAIRE «Réussir la modernisation de la fonction publique» CLÔTURE DES TRAVAUX PAR MADAME CYNTHIA LIGEARD PRESIDENTE DU GOUVERNEMENT DE LA NOUVELLE-CALEDONIE 6 novembre 2014 1 Mesdames, Messieurs les

Plus en détail

APPEL A PROJETS USINE DU FUTUR CENTRE VAL DE LOIRE 2015

APPEL A PROJETS USINE DU FUTUR CENTRE VAL DE LOIRE 2015 APPEL A PROJETS USINE DU FUTUR CENTRE VAL DE LOIRE 2015 Contexte et enjeux : Depuis plusieurs années la politique économique de la Région Centre - Val de Loire s est fixée comme objectif de soutenir la

Plus en détail

Réforme de la politique de la ville. Rencontre territoriale (Auvergne, Bourgogne, Rhône-Alpes) Lyon - 8 juillet 2014

Réforme de la politique de la ville. Rencontre territoriale (Auvergne, Bourgogne, Rhône-Alpes) Lyon - 8 juillet 2014 Réforme de la politique de la ville Rencontre territoriale (Auvergne, Bourgogne, Rhône-Alpes) Lyon - 8 juillet 2014 Restitution de l atelier n 3 : Intitulé : Les communes et agglomérations concernées par

Plus en détail

Motion de résultats Christine Panchaud, Coordinatrice de programme, Bureau International de l Education, UNESCO

Motion de résultats Christine Panchaud, Coordinatrice de programme, Bureau International de l Education, UNESCO 3 ème séminaire international BIE - UNESCO Dialogue politique et stratégies de mise en œuvre du changement du curriculum de l éducation de base pour lutter contre la pauvreté. Ouagadougou 13-17 mars 2006

Plus en détail

L ACCES A L INFORMATION AU LOGEMENT DES JEUNES

L ACCES A L INFORMATION AU LOGEMENT DES JEUNES DEMOCRATIE PARTICIPATIVE ET CITOYENNETE L ACCES A L INFORMATION AU LOGEMENT DES JEUNES PROJET D AVIS N 11. 03 Présenté par la Commission «Qualité de la Ville» du CONSEIL LILLOIS de la JEUNESSE à l Assemblée

Plus en détail

Les ateliers d Aravis Vous avez dit GPEC...Territoriale?

Les ateliers d Aravis Vous avez dit GPEC...Territoriale? Les ateliers d Aravis Vous avez dit GPEC...Territoriale? Atelier n 2 du 01 Juillet 2011 Les entreprises au cœur de la GPEC T Expérimentation MODEL 74 (bassin d Annecy) Extraits du bilan en cours Chantal

Plus en détail

Défendre et représenter les intérêts des entreprises de Services à la Personne

Défendre et représenter les intérêts des entreprises de Services à la Personne Défendre et représenter les intérêts des entreprises de Services à la Personne Rejoignez la 1 ère fédération de proximité d entreprises de Services à la Personne Dans les pas de Richard Binier qui a su

Plus en détail

Dossier de presse. Opération vacances à la neige : accueillir les vacanciers en toute sécurité, une préoccupation majeure pour les services de l état

Dossier de presse. Opération vacances à la neige : accueillir les vacanciers en toute sécurité, une préoccupation majeure pour les services de l état Dossier de presse Opération vacances à la neige : accueillir les vacanciers en toute sécurité, une préoccupation majeure pour les services de l état le mercredi 11 janvier 2015 à la Clusaz Contact : Service

Plus en détail

Observatoire des entreprises. Regards croisés de dirigeants et de salariés Sur le thème : le pacte social de l entreprise à l épreuve de la crise

Observatoire des entreprises. Regards croisés de dirigeants et de salariés Sur le thème : le pacte social de l entreprise à l épreuve de la crise Observatoire des entreprises Regards croisés de dirigeants et de salariés Sur le thème : le pacte social de l entreprise à l épreuve de la crise 2009 1 i Observatoire des entreprises Santé de l entreprise

Plus en détail

Développer son expertise en tant que Responsable Formation

Développer son expertise en tant que Responsable Formation 1 Développer son expertise en tant que Responsable Formation Environnement et fondamentaux de la formation professionnelle L environnement de la formation professionnelle revêt un caractère de plus en

Plus en détail

Communiqué de presse ALTER PERFORMANCE, un modèle de start up qui a le vent en poupe

Communiqué de presse ALTER PERFORMANCE, un modèle de start up qui a le vent en poupe Dossier de presse Communiqué de presse ALTER PERFORMANCE, un modèle de start up qui a le vent en poupe ALTER PERFORMANCE est une nouvelle société de conseil qui a fait le choix d'accompagner les TPE-PME

Plus en détail

CATALOGUE DE FORMATION POUR LES CABINETS D AVOCATS

CATALOGUE DE FORMATION POUR LES CABINETS D AVOCATS 2009 CATALOGUE DE FORMATION POUR LES CABINETS D AVOCATS SE DISTINGUER PAR LES COMPETENCES Signe Distinctif accompagne les cabinets d avocats pour développer de nouvelles compétences professionnelles indispensables

Plus en détail

1. Processus management et stratégie. Retour

1. Processus management et stratégie. Retour Retour Les principales fonctions du Siège social sont définies suivant un ensemble de processus dont la responsabilité est assurée par le Directeur Général de l Association. La mise en œuvre des activités

Plus en détail

INVENTEUR DE SOLUTIONS GLOBALES INTELLIGENTES*

INVENTEUR DE SOLUTIONS GLOBALES INTELLIGENTES* INVENTEUR DE SOLUTIONS GLOBALES INTELLIGENTES* *Inventor of smart global solutions SPECIALISTE DANS L ANALYSE, LE DEVELOPPEMENT ET LA MISE EN SERVICE D APPLICATIONS AUTOMATISEES POUR LES INFRASTRUCTURES

Plus en détail

http://www.economie.gouv.fr

http://www.economie.gouv.fr PIERRE MOSCOVICI MINISTRE DE L ECONOMIE ET DES FINANCES http://www.economie.gouv.fr Discours de Pierre MOSCOVICI, Ministre de l Economie et des Finances Conférence de presse pour le lancement de la Banque

Plus en détail

MINISTÈRE DE L ÉCOLOGIE, DU DÉVELOPPEMENT DURABLE ET DE L'ÉNERGIE. PLAN D ACTIONS POUR LA SECURITE DU SYSTEME FERROVIAIRE 9 septembre 2014

MINISTÈRE DE L ÉCOLOGIE, DU DÉVELOPPEMENT DURABLE ET DE L'ÉNERGIE. PLAN D ACTIONS POUR LA SECURITE DU SYSTEME FERROVIAIRE 9 septembre 2014 MINISTÈRE DE L ÉCOLOGIE, DU DÉVELOPPEMENT DURABLE ET DE L'ÉNERGIE PLAN D ACTIONS POUR LA SECURITE DU SYSTEME FERROVIAIRE 9 septembre 2014 La sécurité ferroviaire demande de réinterroger périodiquement

Plus en détail

Les journées de rencontre CNPTP CCN 66. Paris, le 22 janvier 2015

Les journées de rencontre CNPTP CCN 66. Paris, le 22 janvier 2015 Les journées de rencontre CNPTP CCN 66 Paris, le 22 janvier 2015 La CNPTP en bref La Commission Nationale Paritaire Technique de Prévoyance (CNPTP) pilote le régime mutualisé de prévoyance des personnels

Plus en détail

Décrets, arrêtés, circulaires

Décrets, arrêtés, circulaires Décrets, arrêtés, circulaires TEXTES GÉNÉRAUX MINISTÈRE DES AFFAIRES SOCIALES ET DE LA SANTÉ Décret n o 2013-727 du 12 août 2013 portant création, organisation et attributions d un secrétariat général

Plus en détail

formation 2012 Un Organisme de Formation à votre service Spécialisé «Logement des Jeunes»

formation 2012 Un Organisme de Formation à votre service Spécialisé «Logement des Jeunes» Un Organisme de Formation à votre service Spécialisé «Logement des Jeunes» FORMA-CLLAJ formation 2012 / /Directeurs // Responsables // Élus // Cadres administratifs // Agents de collectivités territoriales

Plus en détail

Cancer et Travail : Comment lever les tabous?

Cancer et Travail : Comment lever les tabous? Communiqué de presse 3 décembre 2013 1 er Baromètre Cancer@Work 2013 Cancer et Travail : Comment lever les tabous? A quelques semaines de l annonce du Plan cancer 2014-2018 par le Président de la République,

Plus en détail

L air pur où il fait bon vivre!

L air pur où il fait bon vivre! L air pur où il fait bon vivre! Un partenariat empreint de confiance Conjointement avec deux sociétés partenaires installées en Allemagne et en Autriche, l entreprise fondée en 1978 fabrique des produits

Plus en détail

LES DISPOSITIFS DE MOBILITE INTERNE ET DE REDEPLOIEMENT DANS LA FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE. Les dispositifs statutaires de mobilité interne

LES DISPOSITIFS DE MOBILITE INTERNE ET DE REDEPLOIEMENT DANS LA FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE. Les dispositifs statutaires de mobilité interne LES DISPOSITIFS DE MOBILITE INTERNE ET DE REDEPLOIEMENT DANS LA FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE La loi n 2009-972 du 3 août 2009 relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique

Plus en détail

Signature de convention AREVA - OPPBTP

Signature de convention AREVA - OPPBTP DOSSIER DE PRESSE - 26 avril 2010 Signature de convention AREVA - OPPBTP CONTACT PRESSE José NOYA tel : 04 75 50 72 08 port : 06 71 08 11 54 jose.noya@areva.com 26 avril 2010 AREVA et l OPPBTP s associent

Plus en détail

L importance du volet comptable de la loi organique

L importance du volet comptable de la loi organique Discours d Alain Lambert, ministre délégué au Budget et à la Réforme budgétaire Journée d études des trésoriers-payeurs-généraux, relative à la nouvelle fonction comptable - 3 octobre 2003 - Mesdames et

Plus en détail

Exemple de définition d indicateurs dans la démarche ISO 9001

Exemple de définition d indicateurs dans la démarche ISO 9001 0 Exemple de définition d indicateurs dans la démarche ISO 9001 Carine LUX Manager du Pôle Développement des Marchés CDT des Landes 1 0 Le Comité Départemental du Tourisme des Landes Une équipe de 23 personnes

Plus en détail

PARCOURS MANAGEMENT RESSOURCES MANAGERS

PARCOURS MANAGEMENT RESSOURCES MANAGERS La transversalité des compétences managériales Un parcours sur 3 niveaux pour tous les managers du Groupe selon leur expérience dans la fonction. Cette segmentation a pour objectif de doter les managers

Plus en détail

Dexia, le partenaire du développement

Dexia, le partenaire du développement Dexia, le partenaire du développement ensemble, à essentiel Dexia joue un rôle majeur dans le financement des équipements collectifs et des infrastructures, Dexia des secteurs de la santé et logement social,

Plus en détail

Préface. de Xavier QUÉRAT-HÉMENT

Préface. de Xavier QUÉRAT-HÉMENT Préface de Xavier QUÉRAT-HÉMENT La réussite de toute entreprise, comme le savent les opérationnels au contact de clients de plus en plus exigeants et soumis à une règlementation qui s étoffe régulièrement,

Plus en détail

ETUDE «BOUTIQUE MÉTIERS D ART» PROPOSITIONS DE CAHIER DES CHARGES DE LA CHARTE

ETUDE «BOUTIQUE MÉTIERS D ART» PROPOSITIONS DE CAHIER DES CHARGES DE LA CHARTE ETUDE «BOUTIQUE MÉTIERS D ART» PROPOSITIONS DE CAHIER DES CHARGES DE LA CHARTE Charte du réseau «boutique métiers d art» PREAMBULE La FNAA, soutenue par des institutionnels publics, a lancé un réseau de

Plus en détail

NKUL BETI. econobeti

NKUL BETI. econobeti NKUL BETI econobeti Le réseau social d entraides pour la gestion des efforts et du génie ekang Paru le 08 Août 2010 Plateforme de communication Se préparer pour le Cameroun de Demain Sans une organisation

Plus en détail

Formations professionnelles maritimes et portuaires 2014

Formations professionnelles maritimes et portuaires 2014 Formations professionnelles maritimes et portuaires 2014 Depuis 1978, l Institut du port de Marseille Fos est spécialisé dans les formations professionnelles dans les domaines du maritime et du portuaire.

Plus en détail

SATISFACTION INTERROGATION ENQUÊTE SUJET CROISée DéVELOPPEMENT employeurs SENIOR / salariés VIE D ENTREPRISE SALAIRe SERVICE

SATISFACTION INTERROGATION ENQUÊTE SUJET CROISée DéVELOPPEMENT employeurs SENIOR / salariés VIE D ENTREPRISE SALAIRe SERVICE OBSERVATOIRE ENQUÊTE ANALYSE ENTREPRISE CADRE EMPLOYéS PME ACTIVITé FORMATION EMPLOI CHEF D ENTREPRISE QUESTION SATISFACTION INTERROGATION SUJET DéVELOPPEMENT SENIOR VIE D ENTREPRISE évolution ACTIon FEMMES

Plus en détail

Sommaire. Création et Historique p. 2 L équipe dirigeante p. 3. Cabinet de conseil au positionnement original p. 4 L offre SELENIS p.

Sommaire. Création et Historique p. 2 L équipe dirigeante p. 3. Cabinet de conseil au positionnement original p. 4 L offre SELENIS p. Présentation Sommaire Création et Historique p. 2 L équipe dirigeante p. 3 Expertise et Savoir-Faire Cabinet de conseil au positionnement original p. 4 L offre SELENIS p. 5-6 Quelques références p. 7 Les

Plus en détail

CATALOGUE FORMATION 2014

CATALOGUE FORMATION 2014 CATALOGUE FORMATION 2014 AT-Talents 56, rue du Ruisseau 75018 Paris 01 42 52 35 35 www.at-talents.com AT-Talents est enregistré en tant qu Organisme de Développement Professionnel Continu auprès de l OGDPC

Plus en détail

AGENDA 21: MIEUX ENSEMBLE. BRAY-SUR-SEINE 27 janvier 2015

AGENDA 21: MIEUX ENSEMBLE. BRAY-SUR-SEINE 27 janvier 2015 AGENDA 21: MIEUX ENSEMBLE BRAY-SUR-SEINE 27 janvier 2015 La conscience qu il faut agir autrement? Une conscience inscrite dans le projet de la nouvelle équipe municipale Un acte fondateur avec la délibération

Plus en détail

GUIDE PRATIQUE DU FORM ACTEUR

GUIDE PRATIQUE DU FORM ACTEUR GUIDE PRATIQUE DU FORM ACTEUR Parce que transmettre votre savoir et votre expérience fait partie de votre mission quotidienne édito L IFCAM, Université du Groupe Crédit Agricole, s appuie depuis son origine

Plus en détail

ECOLE SUPERIEURE DE L EDUCATION NATIONALE

ECOLE SUPERIEURE DE L EDUCATION NATIONALE ECOLE SUPERIEURE DE L EDUCATION NATIONALE Formation des Chefs d Etablissement d Affectation Management adaptatif et délégations Support participants SOMMAIRE La formation dans son contexte p.3 Les facteurs

Plus en détail

LA CERTIFICATION PROFESSIONNELLE DU METIER DE SAUVETEUR EN MONTAGNE CISA IKAR 2006 KRANJKA GORA

LA CERTIFICATION PROFESSIONNELLE DU METIER DE SAUVETEUR EN MONTAGNE CISA IKAR 2006 KRANJKA GORA LA CERTIFICATION PROFESSIONNELLE DU METIER DE SAUVETEUR EN MONTAGNE CISA IKAR 2006 KRANJKA GORA INTRODUCTION CETTE DEMARCHE DE CERTIFICATION PROFESSIONNELLE A EU POUR BUT LA RECONNAISSANCE PAR L ETAT DE

Plus en détail

les pauses du renouvellement urbain NOTE DE CADRAGE Programme de travail 2013

les pauses du renouvellement urbain NOTE DE CADRAGE Programme de travail 2013 les pauses du renouvellement urbain NOTE DE CADRAGE Programme de travail 2013 CONTEXTE Les «pauses du renouvellement urbain», temps d'échange multipartenarial, se sont tenues tout au long de l année 2012.

Plus en détail

Action de soutien à la mobilité

Action de soutien à la mobilité UNION EUROPÉENNE Fonds social européen Investit pour votre avenir PROGRAMME DEPARTEMENTAL D INSERTION 2012-2016 APPEL A PROJETS 2015 Action de soutien à la mobilité Date de lancement de l appel à projets

Plus en détail

RAPPORT DE TRANSPARENCE Exercice clos le

RAPPORT DE TRANSPARENCE Exercice clos le RAPPORT DE TRANSPARENCE Exercice clos le Exco. Reproduction interdite sans autorisation écrite préalable. Sommaire Préambule 11 Présentation du réseau EXCO et de KRESTON INTERNATIONAL LTD 22 Présentation

Plus en détail

Le «data mining», une démarche pour améliorer le ciblage des contrôles

Le «data mining», une démarche pour améliorer le ciblage des contrôles MINISTERE DE L ECONOMIE ET DES FINANCES Le «data mining», une démarche pour améliorer le ciblage des contrôles La lutte contre la fraude aux finances publiques a été renforcée ces dernières années et a

Plus en détail

PROGRAMME ET PLANNING PREVISIONNEL 2003

PROGRAMME ET PLANNING PREVISIONNEL 2003 PROGRAMME ET PLANNING PREVISIONNEL 2003 Les propositions et les programmes des différentes manifestations vous seront adressés par mail ou par courrier au plus tard un mois avant le début de la formation.

Plus en détail

créateur de sûreté Experte en aménagement, la SERL propose une ingénierie opérationnelle et de conseil en matière de sûreté et de sécurité.

créateur de sûreté Experte en aménagement, la SERL propose une ingénierie opérationnelle et de conseil en matière de sûreté et de sécurité. créateur de sûreté Experte en aménagement, la SERL propose une ingénierie opérationnelle et de conseil en matière de sûreté et de sécurité. 1 vous êtes collectivité : Collectivité territoriale Administration

Plus en détail

CATALOGUE DES PRESTATIONS HANDICAP

CATALOGUE DES PRESTATIONS HANDICAP CATALOGUE DES PRESTATIONS HANDICAP 2014 / 2015 ACCOMPAGNEMENT DE LA GESTION DU HANDICAP EN ENTREPRISE Syn@pse Consultants 30 Avenue de la Paix 67000 STRASBOURG 03 88 35 10 14 Satisfaire l Obligation d

Plus en détail

REFERENTIEL D EVALUATION DES ACQUIS DE L EXPERIENCE POUR LE DIPLOME CAFERUIS

REFERENTIEL D EVALUATION DES ACQUIS DE L EXPERIENCE POUR LE DIPLOME CAFERUIS REFERENTIEL D EVALUATION DES ACQUIS DE L EXPERIENCE POUR LE DIPLOME CAFERUIS Référentiel d activités Le référentiel d activités décline les activités rattachées aux six fonctions exercées par l encadrement

Plus en détail

directs, les Sem jouent un rôle majeur dans l immobilier, l aménagement et la gestion des services publics locaux.

directs, les Sem jouent un rôle majeur dans l immobilier, l aménagement et la gestion des services publics locaux. ? Sem, vrai ou faux Avec 1 115 sociétés recensées et 54 200 emplois directs, les Sem jouent un rôle majeur dans l immobilier, l aménagement et la gestion des services publics locaux. Mais que connaissez-vous

Plus en détail

L ENTRETIEN 4PROFESSIONNEL

L ENTRETIEN 4PROFESSIONNEL L ENTRETIEN 4PROFESSIONNEL Décembre 2008 Sommaire 4 4 5 1. Qu est ce que l entretien professionnel? 1.1 L entretien professionnel : un dispositif conventionnel 1.2 Un outil au service de l évolution professionnelle

Plus en détail