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1 - SOMMAIRE - 1. FONCTIONNEMENT DU CCE Approbation des procès-verbaux des réunions des 24 novembre et 16 décembre INFORMATIONS/CONSULTATIONS DU CCE Information et consultation sur le projet de synergies au sein du groupe Malakoff Médéric entre A3M et Quatrem et ses incidences Information et consultation sur le projet d évolution des activités des sites au sein de la Direction de la gestion et services clients Information et consultation sur le projet d accord d intéressement des exercices 2012 à 2014 Information et consultation sur le projet du Petit Manuel des civilités Information et consultation sur le projet de cession de la participation (14,55 %) détenue par le groupe Malakoff Médéric dans LVL Medical Groupe 3. QUESTIONS DIVERSES DES ELUS Feuille de route des systèmes d information présentée par Pierre Guillocheau et questions sur le 3932 (répartition des questions non résolues) et les risques liés au remboursement des prestations santé (paiement double) Réponse Monsieur Feron suite à son intervention Commentaires sur le séminaire du pacte des porteurs (slide 135) Explication des pannes Operha et Agorra Avenants aux contrats de travail des commerciaux liés à leurs objectifs Proposition d expertise sur la situation économique du Groupe lors de la présentation des comptes : choix de l organisme Secafi à débattre

2 La séance est ouverte à 9 heures 30 sous la présidence de Mme DE LAUNAY. M. VERRIER Question urgente et exceptionnelle notifiée la semaine passée. Historique : Une information a été délivrée le 21 juin au CCE, en parallèle à celle faite, aux administrateurs et autres structures concernées. Au-delà de Malakoff Médéric Assurances, il faut contacter, pour l essentiel, Malakoff Médéric Prévoyance. Cependant, MMA est détenue également à 18 % par MUT2M. Il y a donc eu tout un jeu d informations nécessaires. La Direction a prévenu le Bureau, le Secrétaire du CCE et un certain nombre de représentants des organisations syndicales dont Messieurs GENETELLI et BLOT. Compte tenu du contexte, nous avons convenu, si les élus du CCE en sont d accord, que nous n irons pas vers un délit d entrave pour information hors délais (alors que ces cinq jours de battement auraient pu, dans un autre cadre, le justifier). Nous vous suggérons donc d accepter le débat. Mme DE LAUNAY Je vous remercie beaucoup. On conserve toutefois la question pour tout à l heure. M. VERRIER Nous avons repris les procès-verbaux de CCE à l origine de l action du Groupe vers cette société. Je rappelle qu alors, que vous DRH, n aviez pas été tenu au courant non plus. Le même jour, nous vous avions demandé une information sur une structure qui ne représentait que euros. En revanche, pour cette structure, dont le chiffre est à peu près vingt fois plus élevé, vous nous avez rien dit ne sachant rien. Quand certains directeurs continuent de dire, à juste titre, que l on travaille en silo, on constate que la DRH est au fond du silo, de temps en temps. Une commission économique est programmée. Nous souhaiterions, à cette occasion, obtenir de plus amples informations sur cette opération qui a été une brève rencontre car elle représente le record absolu de la stratégie «j achète-je revends». Nous sommes prêts à recevoir cette information hors procès-verbal. J ai fait part de cette proposition à Madame Jahnin et Monsieur du Jeu. 1. FONCTIONNEMENT DU CCE Approbation des procès-verbaux des réunions du 24 novembre et du 16 décembre Mme DE LAUNAY Pouvons-nous statuer sur les procès-verbaux du 24 novembre et du 16 décembre? M. VERRIER Je n ai pas eu de remontées particulières des élus. Nous pourrions donc, comme l a suggéré la Présidente, il y a quelques mois, reprendre, déjà, les procès-verbaux de 2011 qui auront une suite concrète dans l exercice Cette semaine encore, le service administratif, le CEN, ne comptait qu une personne sur trois! Et cette personne qui a assuré le relais pendant un certain temps a le droit à quelques jours de congé! Je vous remercierais donc de nous accorder, enfin, des moyens supplémentaires dans les meilleurs délais avant le retour de notre collège de son congé maternité, prévu à la fin du trimestre ou au début du dernier trimestre. Mme DE LAUNAY Pouvons-nous acter l approbation du procès-verbal de novembre? Vous m enverrez, par la suite, la dernière version des autres procès-verbaux. M. VERRIER Oui sur le principe, et suivant nos moyens. 2

3 2. INFORMATIONS/CONSULTATIONS DU CCE Information et consultation sur le projet de synergies au sein du groupe Malakoff Médéric entre A3M et Quatrem et ses incidences M. QUIBEUF Je propose de présenter le projet sur les synergies qui a beaucoup évolué depuis notre dernier échange car le projet a été travaillé avec les équipes Quatrem et A3M afin d aboutir à la présentation qui vous sera faite aujourd hui. Souhaitez-vous que l on parcoure l ensemble du dossier ou avez-vous des questions? M. VERRIER Nous avons posé un certain nombre de questions dont certaines étaient restées en suspense notamment celles relatives à la partie «moyens financiers et pertes financières éventuelles». Jean BLOT est intervenu à deux reprises sur ces points. Il serait intéressant de disposer du chiffrage (avec les risques) du fait de la crise actuelle. L ambition, en matière de développement, nécessite des investissements considérables. Or nous savons que Monsieur Guillaume Sarkozy n a pas obtenu l acceptation de son budget initial à 655 millions d euros. Les investissements et les moyens de gestion sur l année sont donc peut-être inférieurs à ceux prévus dans la présentation du projet. Cependant, au niveau des moyens supplémentaires dédiés, nous n avons aucune information sur ceux de cette filiale. M. QUIBEUF A ce stade, le dossier présenté ici traite du sujet des synergies. Il est issu de travaux qui ont été menés pour construire ce projet d organisation nouvelle autour d un mode de fonctionnement différent entre les services et les équipes d A3M et Quatrem. Nous travaillons encore sur les conditions aptes à porter les ambitions de développement car les synergies et l organisation présentée constituent la base d avenir. Nous examinons également les moyens et le moment où il faudra les mettre à disposition de la filiale au regard du plan de réalisation des objectifs commerciaux et de développement. M. VERRIER Nous avons vu que nos consultants étaient vigilants sur nos frais de gestion. Notre délégué général souhaite obtenir un accroissement des marges car, selon ses termes, «cela paiera vos salaires et le mien aussi». Cependant, lorsque je lis, en première page, que cette ambition nécessite des investissements considérables et que l on ne dispose pas du chiffrage alors que les budgets des uns et des autres ont plutôt été réduits, il y a très peu de mois, on peut rester perplexe! L argent est quand même le nerf de la guerre. M. QUIBEUF Compte tenu des objectifs fixés pour la structure Quatrem, nous avons besoin, sans aucun doute, de disposer de moyens supplémentaires. A quel moment ces moyens seront-ils obtenus? Nous sommes en Nous allons engager un certain nombre d actions pour amorcer cette inflexion du développement de Quatrem. Cependant, dans le cadre des budgets à venir, nous devrons confirmer la montée en puissance des moyens au regard de la montée en puissance de l activité. Je suis donc complètement d accord avec vous sur le fond. M. VERRIER Nous sommes toujours d accord, Monsieur Quibeuf Mme DE LAUNAY Il n y a pas que les aspects strictement financiers. Il faut également tenir compte des aspects liés aux ressources. M. QUIBEUF Nous rédigeons actuellement des projets sur le développement d activité. On pourrait les considérer comme de véritables projets d investissements car il s agit de telles inflexions de production que l on est obligé d aborder les sujets de front office (force commerciale) ainsi que les ressources utiles pour porter une inflexion d activité de cette nature. 3

4 M. VERRIER Notre délégué général souhaite que l on fasse preuve de célérité, d innovation et l on ne manque pas de nous le rappeler en cas de problème. Nous avons cependant échoué lors d une opération récente concernant Quatrem. Cet échec était prévu d avance car depuis 2007, rien n avait été fait.un rapport du cabinet Secafi, en date du 5 juillet 2007, mettait déjà en exergue la totalité des risques pesant sur Quatrem mais nous n en n avons pas tenu compte. A chaque fois, il y a un décalage considérable entre le discours, les délais, et les moyens. En mars 2010, Monsieur Guillaume Sarkozy souhaitait que Quatrem soit gérée par la DSI du Groupe. Or aujourd hui, il s agit toujours de la DSI de MMA. Selon les derniers chiffres du planning, le transfert serait reporté, au plus tôt, à fin Ce sont donc des opérations qui durent sept ans. Pour nous, c est inadmissible. M. QUIBEUF Les copies dites stratégiques avec cette logique de quantification des ressources et des moyens pour accompagner le développement seront livrées en juillet. Nous sommes donc en phase finale de construction pour pouvoir les présenter à la délégation générale et aux structures ad hoc. Concernant les systèmes de convergence, la majeure partie des migrations devraient avoir lieu en Cependant, certains éléments ont déjà été migrés notamment le système comptable. Quatrem est déjà entré dans le dispositif CODA. L ancien système Quatrem fonctionne en parallèle du nouveau système pour s assurer du bon déroulement de la migration. Pour le reste, nous maintenons l objectif de réalisation des premières migrations en 2014 et un échelonnement nouveau de 2014 à fin 2015 (et éventuellement tout début 2016 pour un certain nombre de vérifications). M. VERRIER C est un retard d un an supplémentaire par rapport à ce qui avait annoncé en CCE! Par ailleurs, où en est la joint-venture (JV) au niveau de Quatrem? M. QUIBEUF La JV n est pas forcément liée à ce que l on évoque aujourd hui. On imagine mal que ce projet puisse se réaliser avec la CNP. Cependant, nous devons continuer à distribuer fortement de l épargne retraite et salariale car nous considérons qu il s agit d éléments indispensables qui doivent être proposés dans les offres. Face à ce constat de non-réalisation du projet de la JV avec la CNP, nous devons nous mobiliser à nouveau sous un autre axe. La recherche d un éventuel partenaire est toujours en cours. Nous ne savons pas à quelle date cette recherche aboutira. Par conséquent, il est nécessaire de se mobiliser, dans un premier temps, de manière forte comme si cette activité allait être portée uniquement par nous-mêmes. M. VERRIER Vous confirmez donc que le projet n est plus reporté mais est terminé. M. QUIBEUF La probabilité que ce projet soit réalisé avec la CNP est de plus en plus faible. Nous souhaitons rester dans une logique de recherche de partenaire sans avoir, à ce stade, de date. Pendant cette période, nous devons donc construire cette activité et être capable de la porter. M. VERRIER Concernant le désengagement de MMA, des garanties de fonctionnement du système d information et des progiciels avaient été données (avec les dates) en CCE. Or on s aperçoit, à présent, qu on doit attendre jusqu en Un problème important se pose donc pour l informatique de Quatrem. Comment, pourrons-nous, dans le cadre de cette synergie, intégrer et fournir un système d information opérationnel? M. QUIBEUF Une intervention de Pierre Guillocheau est prévue sur le thème des systèmes d information. Vous avez cité le lien entre la sortie de MMA pour Quatrem et l atterrissage dans le système du Groupe. Sachez que du côté MMA, des discussions sont menées en parallèle pour que l on soit toujours d accord sur la date de mise à disposition des migrations. Aujourd hui, lorsqu on parle de 2015 voire tout début 2016, nous disposons de l accord de MMA. Cet accord a été obtenu 4

5 en distinguant l hébergement qu ils peuvent continuer à nous réserver et le transfert de la TMA dans les équipes Groupe dès l année prochaine. M. GENETELLI Je rejoins la position de mes collègues. Il est un peu étonnant que le document lui-même ne fasse aucune allusion au bilan de Quatrem. Depuis le retrait total de MMA du capital qui est, à présent, détenu à 100 % par notre Groupe, Quatrem va mal, ce qui soulève une interrogation : le poumon de Quatrem n était-il pas MMA et non MM? Lorsque ce poumon sort, Quatrem commence à faiblir au niveau financier car des investissements un peu hasardeux ainsi que les investissements grecs ont pesé et pèseront encore sur les résultats financiers de Quatrem. S agissant des productions nouvelles, le réseau partenaire avec MMA n est plus d actualité. Il y a, certes, des événements particuliers notamment des restructurations au niveau des courtiers mais pour la première fois, la production nouvelle ne couvre pas les désistements. La Direction indiquait que l épargne retraite supplémentaire représentait l avenir de Quatrem. Or aujourd hui, on constate que ce n est plus l avenir car on n en parle même plus dans le document. On nous dit que l objectif stratégique consiste à gagner des parts de marché. Quatrem doit s intégrer totalement dans cet axe stratégique du Groupe. Dans cette optique, des moyens sont nécessaires. Or on nous présente uniquement des moyens organisationnels et humains. Pour que l ambition ait une certaine crédibilité, l ensemble des moyens qui seront mis à disposition doivent figurer dans le document. Nous savons que pour réussir, une productivité est nécessaire. C est peutêtre l objectif recherché au travers des rapprochements en termes de moyens. La technologie est la question qui se pose aujourd hui à Quatrem. Comment retrouvez un dynamisme qui a été perdu en raison de la stratégie précédente? Pour atteindre cet objectif, des moyens financiers sont également nécessaires. Par ailleurs, le projet devrait inclure la présentation d un business plan pour déterminer si la stratégie mise en place a une certaine crédibilité. Le troisième point manquant dans ce document est le rapprochement de certains moyens. On veut inciter les salariés d A3M et Quatrem à aller au milieu du gué. Cependant, il faudra nous convaincre car l on sait qu en allant au milieu du gué, le retour ne sera pas possible. Si j examine le projet, je note que Quatrem, en tant qu entité cohérente du fait de son rôle d assureur, gestionnaire et distributeur, sera complètement destructurée. J en veux pour preuve, l existence, auparavant, de quatre directions : la direction du développement, la direction des opérations et des systèmes d information, la direction technique comptable et souscription et la direction financière. Cette dernière disparaît. La direction technique comptable et souscription n existe quasiment plus. Il n y aura plus de direction des opérations et des systèmes d information mais uniquement une direction des opérations. Enfin, la direction du développement restera à l exception du service marketing. Nous sommes donc face à une situation où deux directions disparaissent quasiment. Les deux autres sont pour partie déstructurées car les systèmes d information, l organisation et les projets échappent totalement à la direction des opérations. Dans le document, il nous est indiqué que ce projet est concomitant au mouvement de désimbrication des activités. Il s agit donc d un projet plus vaste mais qui nous est pour l instant complètement dissimulé. Il faut donc nous dire si nous allons nous orienter vers une fusion des moyens assurantiels et quelle sera la place de Quatrem et d A3M dans cette fusion? Quatrem sera-t-il réduit? Dès que la convergence sera mise en place au niveau des systèmes d informations, les choses deviendront sérieuses. Quelle sera la place de Quatrem dans ce dispositif dès demain? Sera-t-il seulement dans la même position que MMS? Pour arriver à nous convaincre, il faut donc nous donner de la visibilité. 5

6 M. QUIBEUF- Vous a formulé de nombreuses remarques. Je vous propose de rebondir sur le bilan et ce sujet de milieu du gué. S agissant du bilan de Quatrem, je ne peux que partager avec vous mon sentiment après avoir été, depuis un certain nombre de mois, à l intérieur de la structure. La question des systèmes d information a été abordée plusieurs fois sous l angle de la convergence que vous appréciez comme un risque. M. VERRIER Je m excuse de vous interrompre mais nous avons abordé cette question le 24 mars Nous sommes en 2012 et l on parle de Par ailleurs, dans la foulée, Guillaume Sarkozy est intervenu à deux reprises en se plaignant du manque de productivité des agents MMA. Le milieu du gué n est pas gai. Nous l avons bien compris. M. QUIBEUF Je ne sais pas ce que l on vous a dit sur le système d information de Quatrem. M. VERRIER On nous a indiqué que tout serait terminé en février 2010! M. QUIBEUF Il n est pas choquant de constater qu un peu de temps est nécessaire pour construire un nouveau système d assurances pour le Groupe dans lequel Quatrem puisse s insérer. M. VERRIER Le 24 mars 2009, notre délégué général ordonne à Monsieur Guillocheau de faire en sorte que ce point soit traité en février S il s agit de propos en l air, où va-t-on? Si on veut instaurer un dialogue, il faut qu un certain nombre de propos qui n ont pas été tenus soient expliqués. M. QUIBEUF J ai déjà intégré Quatrem à la fin février J ai pu constater que l on examinait les modalités de mise en œuvre de la convergence. Un certain nombre de projets ont été déposés. Une convergence avec un système commun au Groupe a été retenue ainsi que la nécessité de développer les fonctionnalités assurances qui n existent pas au sein d A3M. On s est engagé dans cette logique depuis l automne M. VERRIER Vous imaginez un commercial qui dirait «je n ai pas réalisé mes objectifs de l année mais accordez-moi un délai supplémentaire jusqu à 2016»! M. QUIBEUF Ma préoccupation aujourd hui est que nous soyons au rendez-vous en 2016 et que l on se mobilise tous sur le sujet. Jusqu à maintenant, la situation n était pas dramatique car l on bénéficiait du système MMA. Nous aurions, éventuellement, des difficultés si MMA n acceptait pas de prolonger si nécessaire. Nous disposons d éléments très positifs dans ce système d information car il est conçu pour une activité d assurances depuis l origine. Cependant, d après les retours des utilisateurs, ce système est également très ancien et peu ergonomique. Lorsque je reçois des collaborateurs qui entrent chez Quatrem et qui viennent de différents horizons (institutions ou compagnies d assurances), je constate les mêmes réactions. Nous avons besoin de moderniser ce système qui est excellent sur le plan technique mais qui n est pas suffisamment moderne. Nous devons donc mener un véritable travail d évolution en commun. Pour A3M, il existe un besoin important de développer des fonctionnalités d assurance qui n existent pas. Pour Quatrem, le système doit être modernisé pour que les utilisateurs aient un meilleur confort d utilisation. M. VERRIER Vous nous dites que MMA assure, jusqu en 2016, le fonctionnement du système d information à Quatrem. MMA prend-elle également en charge l évolution de ce système ou bloque-t-elle toute évolution? M. QUIBEUF Vous posez deux sujets fondamentaux. A partir du moment où on se donne une perspective à 2015, on ne peut pas partir de l idée que rien n évoluera d ici là. En effet, cette échéance est longue. En outre, ce système est ancien et présentait déjà quelques faiblesses d un point de vue technologique. Ce point est à l origine de la reprise, par des équipes Groupe, de la 6

7 TMA (tierce maintenance applicative). On peut nous héberger pendant un certain temps mais il faut que nos équipes reprennent en main les évolutions du système. C est ce qui est prévu pour M. GENETELLI Quel est l enjeu financier car nous aurons une TMA internalisée dans le Groupe et la convergence devra être développée? Un chiffrage a-t-il réalisé? C est une question que nous avons déjà posé. M. QUIBEUF Je n ai pas connaissance du coût de la TMA car il s agit d une prévision pour En revanche, vous abordez une autre question qui correspond à une réalité que nous allons vivre. Nous avons, aujourd hui, des facturations de coût de système pour Quatrem qui rémunèrent la prestation des MMA. Le Groupe a décidé de ne pas faire supporter tous les coûts d investissements à Quatrem mais de s inscrire dans une logique de rémunération sous forme de loyers et de prestations que les systèmes Groupe fourniraient à cette entité au fur et à mesure. M. GENETELLI Vous ne disposez pas du chiffrage mais vous devez néanmoins avoir une idée. M. QUIBEUF J ai connaissance des coûts que nous facture aujourd hui MMA. Pour la TMA, nous sommes en train d évaluer le coût. S agissant du coût d investissement dans les projets de convergence, nous avons appliqué une règle concernant Quatrem, à savoir le plafonnement de ces coûts à 8 millions d euros. M. VERRIER Quel sera l impact sur la marge et les frais de gestion? M. QUIBEUF Les coûts «projets» de Quatrem représentaient 12 millions d euros l an dernier. Quand on s en tient à ce volume de dépenses, on neutralise l impact budgétaire. Le budget de 2013 n a pas encore été élaboré avec le Groupe. Je constate également une décroissance des coûts MMA sur certaines dépenses informatiques. Nous devrons donc nous projeter sur ces bases car nous sommes actuellement en phase de transition. Les coûts d exploitation informatique s établissent à environ 10 millions d euros chez Quatrem. M. GENETELLI Je ne vois pas comment nous pouvons engager une réflexion en l absence du budget et du business plan associé à la nouvelle organisation proposée. Pouvez-vous nous éclairer sur la façon dont vous allez gouverner Quatrem une fois que vous aurez atteint la cible de cette nouvelle organisation? Comment allez-vous procéder face à des directions qui seront probablement engagés sur d autres chantiers majeurs (Usine Retraite, Solvency II) qui mobiliseront de nombreuses ressources. M. QUIBEUF - Vous avez établi le lien avec la désimbrication. Il est clair qu aujourd hui, on présente la copie des synergies. La copie des imbrications qui concerne moins directement Quatrem mais plus A3M n est pas disponible à ce jour car elle n est pas prête. En revanche, quand vous présentez l avenir, vous employer la terminologie «irréversible». Je n en suis pas sûr car on peut toujours poser les choses différemment. M. GENETELLI Vous avez donc un plan B. M. QUIBEUF La suite n est pas écrite mais s inscrit clairement dans une stratégie en lien avec la désimbrication et la construction d une plus grande mutualisation des activités d assurances. Il s agit d une ligne directrice qui est présente. En revanche, je ne pense pas que l on sache dire de quoi demain sera fait. Lorsque nous échangeons au sein du Comex, nous savons que le sujet n est pas prêt. C est une situation que nous traitons mais elle ne présage en rien la vision définitive qui reste à dessiner. 7

8 Mme DE LAUNAY La désimbrication ne doit pas être assimilée à une séparation. Dans nos réflexions, cette notion signifie l identification des activités qui relèvent spécifiquement de la retraite et de l assurance. Il reste ensuite un certain nombre d activités dénommées «mixtes» car elles sont dédiées aux deux activités. Des travaux de réflexion ont été lancés mais ils sont dans leur phase préliminaire. Nous ne pouvons donc vous communiquer plus d informations. Cependant, notre objectif n est pas la séparation du Groupe en deux. La direction générale souhaite être prête au cas où les autorités de tutelle et les autorités gouvernementales nous imposeront un jour de nous engager dans cette désimbrication. Nous ne souhaitons jamais être pris de court. Il nous semble donc important d effectuer ce travail d identification. Pour l instant, nous n allons pas plus loin. M. VERRIER Vous avez bien imaginé un scénario car vous anticipez. Mme DE LAUNAY Nous n en sommes pas encore au stade des scénarios mais au stade de l identification des activités. M. VERRIER Dans ce cas de figure, quel est l objet de la consultation? Mme DE LAUNAY Aujourd hui, la consultation ne concerne pas la désimbrication. On a juste pris la peine de dire qu elle s inscrivait dans une réflexion plus globale sur la désimbrication. Le sujet traité ce jour concerne les synergies d un certain nombre d activités et la présentation, pour consultation, d un mode de fonctionnement différent entre la structure centrale Groupe A3M et sa filiale Quatrem. Il est important qu Alain Quibeuf puisse continuer à répondre aux questions posées par Monsieur Genetelli. M. VERRIER Le projet précédent de partenariat avec Quatrem visait la recherche d une surface financière qui soit audacieuse et respectable. Ce discours qui nous avait été servi lors de ce projet ne réapparaît pas au sein de cette synergie. On s aperçoit qu il s agit plutôt d un démantèlement de la filiale Quatrem au sein d A3M. Allons-nous rechercher une efficacité avec un autre partenaire pour disposer d une surface financière respectable? Si c est le cas, nous comprenons mieux l expression «investissements considérables» employée à la page 5. Ceci étant, il faudrait chiffrer ces investissements. En effet, si nous souhaitons avoir une surface financière qui puisse être respectée par nos clients et donner confiance, quel serait le montant d un tel investissement notamment dans un contexte financier et économique assez complexe? M. QUIBEUF Je suis surpris, à plusieurs moments de notre échange, de l assimilation que vous faites entre Quatrem et le cas de la JV. Le projet de JV touchait particulièrement Quatrem car cette société a toujours une activité retraite (distribution et portage de risques) significative. Cependant, Quatrem a une activité importante en assurance santé. L avenir de Quatrem et de la JV sont donc distincts car en dépit de ce projet de JV avec la CNP, on prévoyait un avenir pour Quatrem sur le thème de la prévoyance santé. Quatrem s inscrit toujours dans cette complémentarité d activité. Nous avons donc un projet d organisation différente des rôles et de mutualisation des moyens à l intérieur de ce Groupe. M. VERRIER On peut toutefois relever un certain apport de la JV à Quatrem. On a à traiter le problème social et humain des 350 salariés de Quatrem. Par conséquent, des interactions au niveau de la JV font que Quatrem se retrouve dans une situation beaucoup plus délicate qu avant sur le plan financier. A ce titre, qui supportera les dettes grecques? A3M? M. QUIBEUF Les pertes grecques sont comptabilisées dans les résultats de Quatrem de La part relative au provisionnement qu a dû constituer Quatrem est strictement conforme aux règles du Groupe. 8

9 M. VERRIER Nous avions réalisé une valorisation des portefeuilles qui n a pas été validée par l ACP. Si la valorisation n est plus la même, il y a une perte. Comment se traduit-elle dans les comptes? Je note dans votre argument (dont nous prenons acte), qu il existe un point positif, à savoir la santé. Nous pourrions évoquer le pourcentage qu elle représente dans le développement futur. Vous dites qu il est très important. Ce n est pas vraiment le cas selon nous. En outre, il ne porte que sur des contrats collectifs car Quatrem ne propose pas de contrats individuels. Par ailleurs, depuis deux ans, le collectif semble honni compte tenu d une volonté de développement de l individuel. Enfin, nous ne savons toujours pas gérer le courtage aux grandes entreprises dans G3C. Alors que s opérera, demain, le rapprochement de grandes sociétés courtées de Quatrem, on constate que depuis 2008, nous n avons pas su le faire pour nos sociétés courtées. Cela suscite donc des inquiétudes. M. QUIBEUF On peut répondre à chacun des éléments que vous indiquez. Si vous souhaitez montrer que depuis un certain nombre d années, les équipes de Quatrem ont été soumises à de nombreux changements et challenges très lourds, je ne peux que souscrire à vos propos. En revanche, je suis plus réservé sur la façon dont nous pouvons porter l avenir maintenant. Certes, tout cela est une leçon de la réalité. Il ne faut pas le nier car cela a eu des incidences dans notre comportement pour accompagner cette conduite du changement. S agissant de la gouvernance, vous avez évoqué le management de Quatrem. Il est probable que le système mis en place ne sera pas plus simple que l existant. A l inverse, est-il inimaginable d organiser un nouveau mode de fonctionnement qui réponde aux exigences externes et internes? Je suppose que oui car cela nous conduira à organiser les relations entre Quatrem et les directions du Groupe de manière différente. Par ailleurs, le soutien de certaines directions nous sera utile. En outre, certains collaborateurs de Quatrem pourront apporter leur compétence et expérience dans le monde de l assurance. M. VERRIER Il y a quand même eu un engagement de Guillaume Sarkozy dans notre instance. Il nous a indiqué qu il était excédé de voir la souscription A3M sur les grands contrats courtés et les services souscription et actuariat de Quatrem proposer, aux mêmes sociétés, des tarifications différentes et des commerciaux rivaux. Il a donc décidé de faire en sorte que les grands comptes courtés soient à terme chez Quatrem. Cela signifiait que tous les contrats courtés ex-malakoff renforçaient largement le chiffre d affaires de Quatrem. Aujourd hui, nous avons la démarche inverse. En moins de quatre ans, nous avons changé notre fusil d épaule au moins trois fois. Nous ne pouvons être rassurés par toutes ces tergiversations et par l absence de prolongation de la stratégie décidée. M. QUIBEUF S agissant du développement et des parts de marché, nous avons déjà indiqué, à plusieurs reprises, que ces copies ne sont pas présentes dans le document. Vous dites que vous ne voyez pas ce qui passera lors de la rupture de la relation avec les MMA. Dans les copies en voie de finalisation, on propose pour Quatrem un rebondissement face à cette perspective d une éventuelle rupture complète de conditions commerciales avec MMA, ce qui n est pas certain. Il est probable que l on sera encore dans une situation intermédiaire entre la perte d une exclusivité de production et une production résiduelle. Si cette production résiduelle devait être nulle, que devons-nous faire? Nous travaillons donc sur une activité avec le courtage de proximité qui n était pas développée chez Quatrem car cette entité s était spécialisée dans la distribution avec des courtiers qui ne proposent que des contrats collectifs ou des grands cabinets qui ont une branche collective très développée. Nous avons pris la décision de créer trois lignes métiers dont deux principales et de distinguer fortement deux approches différentes notamment le courtage spécialisé collectif. Cette approche nous fait travailler avec une centaine d acteurs. 9

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