Ischémie myocardique silencieuse (IMS) et Diabète.

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Ischémie myocardique silencieuse (IMS) et Diabète."

Transcription

1 Ischémie myocardique silencieuse (IMS) et Diabète. A propos d un cas clinique, sont rappelés: - les caractères cliniques et pronostiques de l IMS chez le diabétique, - la démarche de l identification de l IMS; la sélection des patients et le choix des examens appropriés, - les dernières recommandations établies conjointement par la Société Française de Cardiologie et l ALFEDIAM.

2 Ischémie myocardique silencieuse (IMS) et Diabète Mme R. 62 ans. 163 cm et 75 Kg. Asymptomatique. Diabétique II depuis 11 ans HTA traitée (145/85) Dyslipidémie traitée Tabagique repentie Quel est le risque cardiovasculaire de cette patiente asymptomatique? Faut-il dépister une ischémie myocardique silencieuse et dans quel but? Quel est l examen de dépistage le plus approprié?

3 Ischémie myocardique silencieuse (IMS) et Diabète Le risque d évènements coronaires à 10 ans selon Framingham est dans ce cas voisin de 25%. Le risque de décès de nature coronaire selon Euroscore est dans ce cas supérieur à 10%

4 Ischémie myocardique silencieuse (IMS) et Diabète Il s agit d une patiente à risque cardiovasculaire élevé. L identification d une IMS et, surtout, le dépistage d une éventuelle sténose coronaire relevant d un geste de revascularisation est, ici, justifiée et recommandée. La présence sur l ECG de repos d une anomalie de la repolarisation conduit à rechercher une IMS par une scintigraphie myocardique et non par la pratique d une épreuve d effort ECG.

5 Ischémie myocardique silencieuse (IMS) et Diabète La scintigraphie myocardique d effort dévoile une IMS réversible dans le territoire antérieur indiquant la pratique d une coronarographie qui confirme une sténose monotronculaire longue et serrée au deuxième segment d une coronaire interventriculaire antérieure. Cette sténose est levée par l implantation d un stent actif.

6 IMS et diabète *. La sévérité du pronostic cardiovasculaire du diabète doit conduire à prendre en charge le diabétique asymptomatique dans une logique de prévention secondaire. Plus fréquente chez le diabétique que chez le non diabétique, l IMS est un facteur de mauvais pronostic, prémonitoire de la survenue d évènements cardiaques majeurs. La prévalence de l IMS est élevée quand d autres facteurs de risque vasculaire s associent au diabète. La recherche de l IMS ne doit pas être systématique chez le diabétique. Elle doit être dirigée par l évaluation du risque cardiovasculaire global de chaque diabétique. Une IMS peut apparaître sans atteinte des gros troncs coronaires épicardiques. Cependant, le pronostic de l IMS est dépendant de la présence de sténoses coronaires angiographiques. La découverte d une IMS justifie la pratique d une exploration coronarographique dans le respect des règles de sécurité propres aux patients diabétiques. * Les références bibliographiques figurent dans le texte des recommandations

7 Les quatre questions posées par l identification d une IMS chez le diabétique 1. Quel est le bénéfice thérapeutique potentiel d un diagnostic précoce de l IMS? 2. Quel diabétique asymptomatique relève de la recherche de l IMS? 3. Quels sont les examens les plus appropriés pour pratiquer ce dépistage? 4. Quels développements après la recherche d une IMS

8 Bénéfice thérapeutique potentiel d un diagnostic précoce de l IMS? Le renforcement des mesures de prévention La mise en œuvre d un traitement anti-ischémique La revascularisation myocardique en sachant que: Une IMS n exprime obligatoirement la présence d une sténose coronaire Seul le traitement chirurgical ou interventionnel des sténoses menaçant un large territoire myocardique (Sténose du tronc commun gauche, sténoses multi tronculaires et sténose au premier segment d un coronaire dominante) a prouvé son efficacité fonctionnelle et pronostique

9 Recherche de l IMS. Sélection des patients à haut risque 1) Diabétique de type 2 âgé de plus de 60 ans ou ayant un diabète reconnu depuis plus de 10 ans et présentant au moins deux facteurs de risque traditionnels* : Dyslipidémie avec CT > 2.5 g/l et/ou C- LDL > 1.6 g/l, C- HDL < 0.35 g/l, TG > 2 g/l et/ou traitement hypolipidémiant **. PA > 140/90 mmhg ou traitement hypotenseur. Tabagisme actif ou interrompu depuis moins de trois ans Accident CV majeur avant 60 ans dans la parenté du 1 degré. * Cette sélection amène à retenir des sujets asymptomatiques dont le risque coronaire à 10 ans est > à 20%. ** prescrit dans le cadre d une dyslipidémie et non dans celui de la seule prévention primaire.

10 Recherche de l IMS. Sélection des patients à haut risque 2) Diabétique de type 1 âgé de plus de 45 ans et traité depuis plus de 15 ans et présentant au moins deux autres facteurs de risque traditionnels. 3) Diabétique de type 1 ou 2 présentant, quels que soient l age ou le niveau des facteurs de risques traditionnels: Soit une artériopathie des membres inférieurs et/ou un athérome carotidien. Soit une protéinurie. 4) Diabétique de type 1 ou 2 présentant, quel que soit l age, une micro albuminurie avec au moins deux autres facteurs de risque traditionnels. 5) Reprise d une activité sportive par un sujet sédentaire âgé de plus de 45 ans.

11 Sélection des patients diabétiques à haut risque AOMI ou Athérome carotidien ou Microalbuminurie et > 2 F de R > 45 ans et Reprise du sport Type I 45 ans et Type 2 et 60 ans ou Protéinurie Diabète > 15 ans et Diabète > 10 ans et > 2 F de R > 2 F de R Recherche d une IMS

12 IMS. Les examens du dépistage. La découverte d une anomalie de type formellement ischémique sur l ECG de repos justifie la réalisation d une exploration coronarographique de première intention. L épreuve d effort constitue l examen de dépistage de première intention. La Tomoscintigraphie myocardique de perfusion (TSMP) ou l échocardiographie de stress (ES) sont pratiqués dans les circonstances suivantes : EE faiblement positive au-delà du seuil de 75 watts. EE douteuse. EE négative largement sous maximale de durée inférieure à 440 s. Inaptitude à l effort. Artériopathie des membres inférieurs invalidantes. Anomalies non ischémiques de l ECG de repos (BBG complet, WPW, électrostimulaton, sous décalage du segment ST supérieur à 1 mm au repos)

13 Le coût du dépistage EE TSMP TSMP dipyridamole Echocardiographie transthoracique Coronarographie 76,8 Euros 520,05 Euros 459,57 Euros 94,5 Euros 687 Euros

14 Stratégies Bilan annuel Interrogatoire attentif Examen clinique CV complet Bilan biologique d une anomalie lipidique et hémoglobine glyquée Recherche d une protéinurie ou d une microalbuminurie ECG de repos Faible risque Haut risque ECG ischémique Recherche d une IMS EE possible EE impossible ou incomplète Négative Positive faible Positive fort TSMP ou ES Négative Positive ou AP * < 10% ou AP* > 10% Suivi clinique annuel Nouvelle évaluation à 3 ans Coronarographie

Stratégies d intervention face à une dyslipidéme

Stratégies d intervention face à une dyslipidéme Stratégies d intervention face à une dyslipidéme Module Optionnel MG Module Optionnel MG Pr P. HOFLIGER La prévention Cardio-vasculaire Elle se conçoit à deux niveaux : Prévention primaire : patients sans

Plus en détail

UN PATIENT QUI REVIENT DE LOIN. Abdelmalek AZZOUZ GRCI 29/11/2012 Service de Cardiologie A2 CHU Mustapha. Alger Centre. Algérie

UN PATIENT QUI REVIENT DE LOIN. Abdelmalek AZZOUZ GRCI 29/11/2012 Service de Cardiologie A2 CHU Mustapha. Alger Centre. Algérie Abdelmalek AZZOUZ GRCI 29/11/2012 Service de Cardiologie A2 CHU Mustapha. Alger Centre. Algérie Mr A.A. âgé de 55ans. Facteurs de risque: Diabétique depuis 5ans. Antécédents: aucun. Fumeur 15paquets/année.

Plus en détail

Structurer le dossier médical des diabétiques. Module FMC à distance ANCRED N 1

Structurer le dossier médical des diabétiques. Module FMC à distance ANCRED N 1 Structurer le dossier médical des diabétiques Module FMC à distance ANCRED N 1 1 Objectifs du module (1) Savoir analyser, et (2) Classer selon leur gravité dans le dossier médical, les informations collectées

Plus en détail

Module 9: 3 cas cliniques d athérosclérose

Module 9: 3 cas cliniques d athérosclérose Professeur François SCHIELE Université de FRANCHE COMTE Service de Cardiologie 25000 BESANCON Module 9: 3 cas cliniques d athérosclérose L athérosclérose, les facteurs de risque, la prévention primaire

Plus en détail

RISQUE CARDIOVASCULAIRE ET METABOLIQUE

RISQUE CARDIOVASCULAIRE ET METABOLIQUE RISQUE CARDIOVASCULAIRE ET METABOLIQUE RAPPEL DEFINITIONS Hyperlipidémie g/l mmol/l Triglycérides < 2 < 2.2 Cholestérol Total

Plus en détail

Les bonnes indications de l ECG d effort. Méthodologie et dépistage de l insuffisance coronaire. F DAVID AMMPPU METZ 14 février 2013

Les bonnes indications de l ECG d effort. Méthodologie et dépistage de l insuffisance coronaire. F DAVID AMMPPU METZ 14 février 2013 Les bonnes indications de l ECG d effort Méthodologie et dépistage de l insuffisance coronaire F DAVID AMMPPU METZ 14 février 2013 L ECG d effort (EE) dans 3 grandes indications 1 DIAGNOSTIC de l ischémie

Plus en détail

L'épreuve d'effort. Date de création du document : - Université Médicale Virtuelle Francophone -

L'épreuve d'effort. Date de création du document : - Université Médicale Virtuelle Francophone - L'épreuve d'effort Date de création du document : 2008-2009 Table des matières * Introduction... 1 1 Modalités de réalisation... 1 2 Indications...2 3 Contre-indications...3 4 Interprétation... 4 PRÉ-REQUIS

Plus en détail

LA REVUE DU PRATICIEN - MÉDECINE GÉNÉRALE - NUMÉRO SPÉCIAL - AVRIL 1998. conseils pratiques. Drs M. FARNIER, S. PICARD. Point médical, 21000 Dijon

LA REVUE DU PRATICIEN - MÉDECINE GÉNÉRALE - NUMÉRO SPÉCIAL - AVRIL 1998. conseils pratiques. Drs M. FARNIER, S. PICARD. Point médical, 21000 Dijon Prise en charge globale des hypercholestérolémies LA REVUE DU PRATICIEN - MÉDECINE GÉNÉRALE - NUMÉRO SPÉCIAL - AVRIL 1998 conseils pratiques Drs M. FARNIER, S. PICARD. Point médical, 21000 Dijon Il est

Plus en détail

PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE DU PATIENT DYSLIPIDÉMIQUE

PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE DU PATIENT DYSLIPIDÉMIQUE PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE DU PATIENT DYSLIPIDÉMIQUE RECOMMANDATIONS Ce document est une actualisation des Recommandations de Bonne Pratique "Prise en charge des dyslipidémies" publiées par l'afssaps

Plus en détail

Épreuve d effort électrocardiographique

Épreuve d effort électrocardiographique Épreuve d effort électrocardiographique J. Valty Diagnostic des coronaropathies. Pronostic après infarctus du myocarde. Indications particulières. Risques de l épreuve d effort? 1- Épreuve positive : segment

Plus en détail

Le VIH et votre cœur

Le VIH et votre cœur Le VIH et votre cœur Le VIH et votre cœur Que dois-je savoir au sujet de mon cœur? Les maladies cardiovasculaires représentent une des cause les plus courante de décès, elles incluent: les maladies coronariennes,

Plus en détail

Biochimie Cours de Baudry Erlich Le 29/10/2007 à 13h30 Ronéotypeurs : David FIDAHOUSSEN et Marianne LANGLOIS. ED n 4 CONDUITE À TENIR DEVANT

Biochimie Cours de Baudry Erlich Le 29/10/2007 à 13h30 Ronéotypeurs : David FIDAHOUSSEN et Marianne LANGLOIS. ED n 4 CONDUITE À TENIR DEVANT Biochimie Cours de Baudry Erlich Le 29/10/2007 à 13h30 Ronéotypeurs : David FIDAHOUSSEN et Marianne LANGLOIS ED n 4 CONDUITE À TENIR DEVANT UNE DYSLIPIDEMIE 1 Conduite à tenir devant une dyslipidémie PLAN

Plus en détail

Exploration d une anomalie lipidique (EAL) en 2015: Place du dosage de l Apo A et de l Apo B

Exploration d une anomalie lipidique (EAL) en 2015: Place du dosage de l Apo A et de l Apo B Exploration d une anomalie lipidique (EAL) en 2015: Place du dosage de l Apo A et de l Apo B Nabiha KAMAL Laboratoire de Biochimie Faculté de Médecine et de Pharmacie de Casablanca CHU Ibn Rochd de Casablanca

Plus en détail

Cholestérol. Précautions de prélèvement. Valeurs usuelles. Clinique. Cholestérol total. HDL-cholestérol. LDL-cholestérol. Hypocholestérolémies

Cholestérol. Précautions de prélèvement. Valeurs usuelles. Clinique. Cholestérol total. HDL-cholestérol. LDL-cholestérol. Hypocholestérolémies Cholestérol 89 Cholestérol L hypercholestérolémie est un facteur de risque d athérosclérose comme l ont établi de grandes enquêtes épidémiologiques. Dans le sang, le cholestérol est transporté par des

Plus en détail

Farzin Beygui Institut de Cardiologie CHU Pitié-Salpêtrière Paris, France. Probability of cardiovascular events. Mortalité CV

Farzin Beygui Institut de Cardiologie CHU Pitié-Salpêtrière Paris, France. Probability of cardiovascular events. Mortalité CV Nouveautés dans le diagnostique et le traitement de la maladie coronaire du dialysé Farzin Beygui Institut de Cardiologie CHU Pitié-Salpêtrière Paris, France Probability of cardiovascular events Mortalité

Plus en détail

Le point sur l ergométrie en 2012 dans le diagnostic de la maladie coronarienne

Le point sur l ergométrie en 2012 dans le diagnostic de la maladie coronarienne Le point sur l ergométrie en 2012 dans le diagnostic de la maladie coronarienne Olivier Pantet a, Pierre Monney b, Nicole Aebischer b a Service de médecine intensive adulte (SMIA), CHUV, Lausanne b Service

Plus en détail

Evaluation des pratiques professionnelles. Diabète et travail

Evaluation des pratiques professionnelles. Diabète et travail Evaluation des pratiques professionnelles Diabète et travail 1 Cas clinique Homme de 35 ans, diabète de type 1 diagnostiqué à l age de 18 ans. En 1990, il est cariste, pontier en cabine, travaille en 3X8.

Plus en détail

On peut estimer que l étude

On peut estimer que l étude Etude AIM HIGH : faut-il augmenter un HDL bas et diminuer des triglycérides élevés? Résumé : L étude AIM HIGH (Atherothrombosis Intervention in Metabolic Syndrome with Low HDL/High Triglycerides : Impact

Plus en détail

S o m m a i r e 1. Sémiologie 2. Thérapeutique

S o m m a i r e 1. Sémiologie 2. Thérapeutique Sommaire 1. Sémiologie... 1 Auscultation cardiaque... 1 Foyers d auscultation cardiaque... 1 Bruits du cœur... 1 Souffles fonctionnels... 2 Souffles organiques... 2 Souffle cardiaque chez l enfant... 3

Plus en détail

Bilan lipidique: nouvelles recommandations, nouvelles nomenclature

Bilan lipidique: nouvelles recommandations, nouvelles nomenclature PROBIOQUAL E.P.U. de BIOLOGIE Séance du 13/03/06 Bilan lipidique: nouvelles recommandations, nouvelles nomenclature Agnès SASSOLAS, biologiste P.H. UF Lipides- Dyslipidémies - Biochimie Groupe Hospitalier

Plus en détail

Hypo-HDLémie? Que Faire devant une. Pascale Benlian. Laboratoire de Référence R. pour le Diagnostic des Maladies Rares

Hypo-HDLémie? Que Faire devant une. Pascale Benlian. Laboratoire de Référence R. pour le Diagnostic des Maladies Rares Que Faire devant une Hypo-HDLémie? Pascale Benlian Laboratoire de Référence R pour le Diagnostic des Maladies Rares Endocrinologie, INSERM U 538 Hôpital Saint Antoine, Paris pascale.benlian@sat.aphp.frsat.aphp.fr

Plus en détail

Un pa&ent chronique complexe. Séminaire de médecine générale (séance 2) 12 décembre 2013 Dr Mar&nez L.,Dr Chastang J.

Un pa&ent chronique complexe. Séminaire de médecine générale (séance 2) 12 décembre 2013 Dr Mar&nez L.,Dr Chastang J. Un pa&ent chronique complexe. Séminaire de médecine générale (séance 2) 12 décembre 2013 Dr Mar&nez L.,Dr Chastang J. Items étudiés Diabète 2 : Item 233 (maladies et grands syndromes) HTA de l adulte :

Plus en détail

La conduite automobile est considérée comme un droit acquis lors de

La conduite automobile est considérée comme un droit acquis lors de D O S S I E R Cœur et accidents de la voie publique M. LERECOUVREUX, F. REVEL Hôpital d Instruction des Armées de Percy, CLAMART. Contre-indications cardiovasculaires temporaires ou définitives à la conduite

Plus en détail

Les Jeudis de l'europe

Les Jeudis de l'europe LE DIABETE SUCRE EST DEFINI EN DEHORS DE TOUT EPISODE DIABETOGENE : 1.26 g/l SOIT 7 mmol/l PREVALENCE DU DIABETE DE TYPE 2 EN FRANCE METROPOLITAINE 3.4 % AGE = 63 ANS HOMMES = 54% 25% > 75 ans OUTRE MER

Plus en détail

ÉVALUATION DE LA PERSONNE ATTEINTE D HYPERTENSION ARTÉRIELLE

ÉVALUATION DE LA PERSONNE ATTEINTE D HYPERTENSION ARTÉRIELLE ÉVALUATION DE LA PERSONNE ATTEINTE D HYPERTENSION ARTÉRIELLE PRISE EN CHARGE SYSTÉMATISÉE DES PERSONNES ATTEINTES D HYPERTENSION ARTÉRIELLE SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE D HYPERTENSION ARTÉRIELLE 23 ÉVALUATION DE

Plus en détail

Recommandations canadiennes pour le traitement de l hypertension artérielle. Du nouveau et des rappels importants

Recommandations canadiennes pour le traitement de l hypertension artérielle. Du nouveau et des rappels importants 2011 Recommandations canadiennes pour le traitement de l hypertension artérielle Du nouveau et des rappels importants Du nouveau et des rappels importants Est-ce que vous et vos patients avez accès aux

Plus en détail

E01 - Facteurs de risque d athérosclérose: évaluation e t prévention

E01 - Facteurs de risque d athérosclérose: évaluation e t prévention E01-1 E01 - Facteurs de risque d athérosclérose: évaluation e t prévention Un facteur de risque est défini comme une condition associée à une augmentation de l incidence de la maladie avec un lien supposé

Plus en détail

La prise en charge de votre artérite des membres inférieurs

La prise en charge de votre artérite des membres inférieurs G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge de votre artérite des membres inférieurs Vivre avec une artérite des membres inférieurs Novembre 2007 Pourquoi ce guide? Votre

Plus en détail

Marche à suivre pour importer votre base de données Guide santé CV MC ) (Réservé à l usage de Clinemetrica)

Marche à suivre pour importer votre base de données Guide santé CV MC ) (Réservé à l usage de Clinemetrica) December 1, 2010 Klick Inc. Marche à suivre pour importer votre base de données Guide santé CV MC ) (Réservé à l usage de Clinemetrica) Les utilisateurs de l application Guide santé CV MC qui souhaitent

Plus en détail

B06 - CAT devant une ischémie aiguë des membres inférieurs

B06 - CAT devant une ischémie aiguë des membres inférieurs B06-1 B06 - CAT devant une ischémie aiguë des membres inférieurs L ischémie aiguë est une interruption brutale du flux artériel au niveau d un membre entraînant une ischémie tissulaire. Elle constitue

Plus en détail

Stratégie de développement de l activité physique chez les patients schizophrènes et bipolaires

Stratégie de développement de l activité physique chez les patients schizophrènes et bipolaires Stratégie de développement de l activité physique chez les patients schizophrènes et bipolaires Quelles actions pour améliorer la santé physique de nos patients? P-M LLORCA Mortalité chez les patients

Plus en détail

PLACE DES DOSAGES DES APOLIPOPROTEINES A1 ET B

PLACE DES DOSAGES DES APOLIPOPROTEINES A1 ET B PLACE DES DOSAGES DES APOLIPOPROTEINES A1 ET B DANS LE BILAN LIPIDIQUE TEXTE COURT SEPTEMBRE 2008 Service évaluation des actes professionnels 2 avenue du Stade de France 93218 Saint-Denis La Plaine CEDEX

Plus en détail

Dr Pierre-François Lesault Hôpital Privé de l Estuaire Le Havre

Dr Pierre-François Lesault Hôpital Privé de l Estuaire Le Havre Dr Pierre-François Lesault Hôpital Privé de l Estuaire Le Havre «Il faut toujours prendre le maximum de risques avec le maximum de précautions» R. Kipling??? Geste d angioplastie en 2014 plus de limites

Plus en détail

ACTUALITES EN PREVENTION SECONDAIRE. Dr Julien Arzur Praticien Hospitalier DIU de Pathologie Neurovasculaire Unité Neurovasculaire CH Lisieux

ACTUALITES EN PREVENTION SECONDAIRE. Dr Julien Arzur Praticien Hospitalier DIU de Pathologie Neurovasculaire Unité Neurovasculaire CH Lisieux ACTUALITES EN PREVENTION SECONDAIRE Dr Julien Arzur Praticien Hospitalier DIU de Pathologie Neurovasculaire Unité Neurovasculaire CH Lisieux TA cible < 140/90 mmhg (grade A) Prévenir la variabilité tensionnelle

Plus en détail

Dr Laurence FAYARD- JACQUIN Cœurs du Forez 2008. Mise à jour 24-06-08

Dr Laurence FAYARD- JACQUIN Cœurs du Forez 2008. Mise à jour 24-06-08 Diabète de type 2 et Sport Dr Laurence FAYARD- JACQUIN Cœurs du Forez 2008 Mise à jour 24-06-08 L activité physique est recommandée depuis longtemps aux patients diabétiques Dès la fin du 19 ème siècle,

Plus en détail

GUIDE AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Artériopathie oblitérante des membres inférieurs

GUIDE AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Artériopathie oblitérante des membres inférieurs GUIDE AFFECTION DE LONGUE DURÉE Artériopathie oblitérante des membres inférieurs Mars 2007 Ce guide médecin est téléchargeable sur www.has-sante.fr Haute Autorité de Santé Service communication 2 avenue

Plus en détail

Dépistage des facteurs de risque modifiables chez les adultes atteints d hypertension (Ensemble d indicateurs : Dispensateurs de soins de santé

Dépistage des facteurs de risque modifiables chez les adultes atteints d hypertension (Ensemble d indicateurs : Dispensateurs de soins de santé (Ensemble d indicateurs : Dispensateurs de soins de santé primaires) Définition Pourcentage des patients âgés de 18 ans et plus qui sont atteints d hypertension et qui ont subi tous les tests suivants

Plus en détail

chronique La maladie rénale Un risque pour bon nombre de vos patients Document destiné aux professionnels de santé

chronique La maladie rénale Un risque pour bon nombre de vos patients Document destiné aux professionnels de santé Document destiné aux professionnels de santé Agence relevant du ministère de la santé La maladie rénale chronique Un risque pour bon nombre de vos patients Clés pour la dépister et ralentir sa progression

Plus en détail

Un suivi médical régulier se

Un suivi médical régulier se Le suivi médical périodique Pierre Filteau, M.D. Un suivi médical régulier se révèle essentiel pour tout diabétique. Il est assuré minimalement quatre fois par année par le médecin traitant ou l infirmière.

Plus en détail

I - CLASSIFICATION DU DIABETE SUCRE

I - CLASSIFICATION DU DIABETE SUCRE I - CLASSIFICATION DU DIABETE SUCRE 1- Définition : Le diabète sucré se définit par une élévation anormale et chronique de la glycémie. Cette anomalie est commune à tous les types de diabète sucré, mais

Plus en détail

FEDEDRATION FRANCAISE D ESCRIME (FFE) REGLEMENT INTERIEUR ANNEXE II. Règlement médical

FEDEDRATION FRANCAISE D ESCRIME (FFE) REGLEMENT INTERIEUR ANNEXE II. Règlement médical FEDEDRATION FRANCAISE D ESCRIME (FFE) REGLEMENT INTERIEUR ANNEXE II Règlement médical ARTICLE 1 er Conformément à l article 3622-1 du nouveau code de la santé publique, la délivrance d une licence sportive

Plus en détail

Décisions. Avis ORDRE DU JOUR. Délibérations. 1. Procès-verbal de la séance du collège délibératif du 11 mars 2015

Décisions. Avis ORDRE DU JOUR. Délibérations. 1. Procès-verbal de la séance du collège délibératif du 11 mars 2015 PROCES-VERBAL SÉANCE DU COLLÈGE DÉLIBÉRATIF MERCREDI 18 MARS 2015 Etaient présents : - M. le Professeur Jean-Luc Harousseau, Président - M. le Professeur Jacques Belghiti - M. Alain Cordier - M. le Professeur

Plus en détail

La prise en charge de votre maladie, le diabète de type 2

La prise en charge de votre maladie, le diabète de type 2 GUIDE - AFFECTION DE LONGUE DURÉE La prise en charge de votre maladie, le diabète de type 2 Vivre avec un diabète de type 2 Avril 2007 Pourquoi ce guide? Votre médecin traitant vous remet ce guide, La

Plus en détail

La mesure de la réserve coronaire

La mesure de la réserve coronaire Revues Générales Qu est-ce que la FFR? Comment l utiliser? réalités Cardiologiques # 291_Janvier/Février 2013 Résumé : La mesure de la réserve coronaire (FFR : Fractional Flow Reserve) s est imposée depuis

Plus en détail

Les différentes maladies du coeur

Les différentes maladies du coeur Auteur : Dr Pascal AMEDRO Les différentes maladies du coeur 1. Le cœur normal L oxygène capté dans l air va dans les poumons, où le sang «bleu» est alors oxygéné et devient «rouge». Il est conduit par

Plus en détail

Hyperuricémie : un facteur de risque souvent négligé

Hyperuricémie : un facteur de risque souvent négligé Hyperuricémie : un facteur de risque souvent négligé MEH CHERIFI,M ARAB ; A RAMDANI, F ALIBDESSAMED, Z GUECHI 21ème Congrès National de Médecine Interne. Tlemcen 15, 16 et 17 mai Introduction I PM : 168

Plus en détail

LASER DOPPLER. Cependant elle n est pas encore utilisée en routine mais reste du domaine de la recherche et de l évaluation.

LASER DOPPLER. Cependant elle n est pas encore utilisée en routine mais reste du domaine de la recherche et de l évaluation. LASER DOPPLER INTRODUCTION La technique qui utilise l effet Doppler à partir d un faisceau laser est l une des seules qui permette d enregistrer en continu le reflet de la perfusion superficielle de tissus

Plus en détail

E.I.A CARDIO : BIOLOGIE

E.I.A CARDIO : BIOLOGIE E.I.A CARDIO : BIOLOGIE A SAVOIR ABSOLUMENT( ou pas ) - La formule de Friedewald et ses conditions d application - Les différentes classes de dyslipidémie - Les différents facteurs de risques cardiovasculaires

Plus en détail

Contraception. Les recommandations HAS

Contraception. Les recommandations HAS Contraception Les recommandations HAS Recommandations HAS Recommandations pour la pratique clinique : stratégies de choix des méthodes contraceptives chez la femme. ANAES, 7 décembre 2004 Laisser les personnes

Plus en détail

Pertes de connaissance brèves de l adulte : prise en charge diagnostique et thérapeutique des syncopes

Pertes de connaissance brèves de l adulte : prise en charge diagnostique et thérapeutique des syncopes engendrer, des conséquences physiques engendrées par la chute et de l entourage familial (classe 1). Il est recommandé d évaluer l intérêt de mettre en place une téléalarme, surtout après une chute. 5.3

Plus en détail

Autant les cardiologues nord-américains ont toujours été passionnés par

Autant les cardiologues nord-américains ont toujours été passionnés par REVUES GENERALES Risque cardiovasculaire J. FERRIERES Service de Cardiologie B, CHU Rangueil, TOULOUSE. Prévalence des différentes dyslipidémies en France Peu de données sont disponibles sur la prévalence

Plus en détail

CAHIER DES CHARGES DES UNITES NEURO-VASCULAIRES

CAHIER DES CHARGES DES UNITES NEURO-VASCULAIRES CAHIER DES CHARGES DES UNITES NEURO-VASCULAIRES 1 TEXTES DE REFERENCE 1.1 Cadre juridique Loi n o 2004-806 du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique, notamment la mesure 72 de son annexe

Plus en détail

Tronc Artériel Commun

Tronc Artériel Commun Tronc Artériel Commun Cardiopathie congénitale conotroncale. 1.4% des cardiopathie congénitales. (1/10000) CIV Diagnostic anténatal Souvent associé à un 22q11. Anomalies associées Définition EMBRYOLOGIE

Plus en détail

Annuaire des consultations spécialisées de médecine d altitude : http://www.ffme.fr/uploads/medical/documents/liste-cs-medecine-montagne.

Annuaire des consultations spécialisées de médecine d altitude : http://www.ffme.fr/uploads/medical/documents/liste-cs-medecine-montagne. Pathologies chroniques et séjour en altitude : Recommandations pour le médecin généraliste D après la thèse du Dr Gilles de Taffin Les recommandations d usage à rappeler : Éviter l arrivée directe à des

Plus en détail

compaction ventriculaire gauche sur la fonction ventriculaire chez l adulte

compaction ventriculaire gauche sur la fonction ventriculaire chez l adulte Influence des paramètres de non compaction ventriculaire gauche sur la fonction ventriculaire chez l adulte C. Defrance, K. Warin-Fresse, G. Fau, P. Guérin, B. Delasalle, P.D. Crochet La non compaction

Plus en détail

LES FACTEURS DE RISQUE

LES FACTEURS DE RISQUE LES FACTEURS DE RISQUE C EST QUOI UN FACTEUR DE RISQUE? C est une caractéristique lié à une personne, à son environnement à sa culture, à son mode de vie qui entraine pour elle une probabilité plus importante

Plus en détail

PREMIERE CAUSE DE MORTALITE: 180.000/an

PREMIERE CAUSE DE MORTALITE: 180.000/an DEFINITION APPAREIL CARDIO-VASCULAIRE Buts : apporter aux organes ce dont ils ont besoin(o2 ) eliminer les déchets(co2.) APPAREIL : Pompe=cœur Tuyaux=artéres/veines PREMIERE CAUSE DE MORTALITE: 180.000/an

Plus en détail

LIRE UN E.C.G. Formation sur le langage et la lecture d un ECG destinée aux techniciens ambulanciers de la région Chaudière-Appalaches

LIRE UN E.C.G. Formation sur le langage et la lecture d un ECG destinée aux techniciens ambulanciers de la région Chaudière-Appalaches LIRE UN E.C.G. Formation sur le langage et la lecture d un ECG destinée aux techniciens ambulanciers de la région Chaudière-Appalaches Denise Hébert, chargée de projet UCCSPU Février 2006 Le langage et

Plus en détail

Traitement de l insuffisance rénale chronique terminale: Place de la greffe de donneur vivant

Traitement de l insuffisance rénale chronique terminale: Place de la greffe de donneur vivant Traitement de l insuffisance rénale chronique terminale: Place de la greffe de donneur vivant Pr Maryvonne Hourmant Service de Néphrologie-Immunologie clinique. CHU de Nantes Le constat Coût du traitement

Plus en détail

Les lipides. Thérapeutique?

Les lipides. Thérapeutique? Thérapeutique? Exercice physique +++ Metformine: pas de risque d hypoglycémie, attention si insuffisance rénale, Sulfonylurées: risque d hypoglycémie, débuter à faible dose Les lipides réserves 97 % =

Plus en détail

AVK et insuffisance rénale : une association sans risque?

AVK et insuffisance rénale : une association sans risque? COLLOQUE DE PRATIQUE CLINIQUE AVK et insuffisance rénale : une association sans risque? T.-T. PHAM SMIG HUG 18.01.2012 ANTICOAGULANTS DISPONIBLES (ET LES FUTURS...) AVK (Sintrom, Marcoumar, Warfarin )

Plus en détail

Diabète de type 1 de l enfant et de l adolescent

Diabète de type 1 de l enfant et de l adolescent GUIDE - AFFECTION DE LONGUE DURÉE Diabète de type 1 de l enfant et de l adolescent Juillet 2007 Juillet 2007 1 Ce document est téléchargeable sur www.has-sante.fr Haute Autorité de santé Service communication

Plus en détail

Pour la prévention des maladies cardiovasculaires dans le diabète, le taux d'hba1c cible recommandé est <7,0% (<53 mmol / mol).

Pour la prévention des maladies cardiovasculaires dans le diabète, le taux d'hba1c cible recommandé est <7,0% (<53 mmol / mol). Discussion par le Dr Boustani : les nouvelles recommandations européennes sur la prévention nous invitent à une révolution intellectuelle dans l identification des patients à risques. La majorité des cardiologues,

Plus en détail

Faut-il encore modifier nos pratiques en 2013?

Faut-il encore modifier nos pratiques en 2013? Anti-agrégants, anticoagulants et Endoscopie digestive Faut-il encore modifier nos pratiques en 2013? Christian Boustière, Marseille ANGIOPAS Essai de phase II randomisé multicentrique évaluant l efficacité

Plus en détail

MONITORING PÉRI-OPÉRATOIRE DE L'ISCHÉMIE CARDIAQUE. Dary Croft 9 mai 2013

MONITORING PÉRI-OPÉRATOIRE DE L'ISCHÉMIE CARDIAQUE. Dary Croft 9 mai 2013 MONITORING PÉRI-OPÉRATOIRE DE L'ISCHÉMIE CARDIAQUE Dary Croft 9 mai 2013 Plan Épidémiologie en chir. non-cardiaque Aspects techniques de l ECG Rappel critères ECG de l'ischémie Principe de monitoring per-op

Plus en détail

Athérosclérose (3) Les hyperlipoprotéinémies

Athérosclérose (3) Les hyperlipoprotéinémies Athérosclérose (3) Les hyperlipoprotéinémies Points à comprendre Les anomalies du métabolisme lipidique sont à l origine de perturbations biologiques avec des conséquences importantes en termes de santé

Plus en détail

Dyslipidémies et accidents ischémiques cérébraux. Epidémiologie

Dyslipidémies et accidents ischémiques cérébraux. Epidémiologie Dyslipidémies et accidents ischémiques cérébraux Epidémiologie Cholestérol et accidents ischémiques cérébraux: plan I Lipides et atteintes des grosses artères cérébrales: 4 Epidémiologie lipides et risque

Plus en détail

INTERET PRATIQUE DU MDRD AU CHU DE RENNES

INTERET PRATIQUE DU MDRD AU CHU DE RENNES INTERET PRATIQUE DU MDRD AU CHU DE RENNES QU EST-CE QUE LE MDRD? Il s agit d une formule permettant d estimer le débit de filtration glomérulaire et donc la fonction rénale La formule est la suivante :

Plus en détail

COMMISSION MEDICALE LBBB : Dr COLLIN Jacky médecin régional

COMMISSION MEDICALE LBBB : Dr COLLIN Jacky médecin régional COMMISSION MEDICALE LBBB : Dr COLLIN Jacky médecin régional 1. Avant 35 ans. TERRITORIAUX Visite médicale réalisée par médecin agrée ou médecin traitant. ECG de repos obligatoire de moins de 4 ans (à répéter

Plus en détail

TITRE : «Information et consentement du patient en réadaptation cardiovasculaire»

TITRE : «Information et consentement du patient en réadaptation cardiovasculaire» TITRE : «Information et consentement du patient en réadaptation cardiovasculaire» MC Iliou, R Brion, C Monpère, B Pavy, B Vergès-Patois, G Bosser, F Claudot Au nom du bureau du GERS Un programme de réadaptation

Plus en détail

LE DIABETE GESTATIONNEL

LE DIABETE GESTATIONNEL Document de synthèse sur le diabète gestationnel DOCUMENT DE SYNTHESE LE DIABETE GESTATIONNEL Preface Document de synthèse sur le diabète gestationnel Cher lecteur, chère lectrice Ce document est un guide

Plus en détail

L'ISCHÉMIE CARDIAQUE. Dary Croft. Hôpital du St-Sacrement 18 Février 2010

L'ISCHÉMIE CARDIAQUE. Dary Croft. Hôpital du St-Sacrement 18 Février 2010 MONITORING PÉRI-OPÉRATOIRE DE L'ISCHÉMIE CARDIAQUE Dary Croft CHA-Hôpital Hôpital Enfant-Jésus Hôpital du St-Sacrement 18 Février 2010 Plan Épidémiologie en chir. non-cardiaque Aspects techniques de l

Plus en détail

L'échographie cardiaque

L'échographie cardiaque L'échographie cardiaque Date de création du document : 2008-2009 PRÉ-REQUIS Sur quel principe physique est basée l'échographie cardiaque? L'utilisation des ultrasons est le principe physique sur lequel

Plus en détail

Reprise du travail après un événement cardiaque

Reprise du travail après un événement cardiaque Reprise du travail après un événement cardiaque Regard du médecin du travail Fabrice Locher Rôle et Missions du médecin du travail «Rôle exclusivement préventif consistant à éviter toute altération de

Plus en détail

SUIVI DU PATIENT DIABÉTIQUE DE TYPE 2 À L EXCLUSION DU SUIVI DES COMPLICATIONS

SUIVI DU PATIENT DIABÉTIQUE DE TYPE 2 À L EXCLUSION DU SUIVI DES COMPLICATIONS SUIVI DU PATIENT DIABÉTIQUE DE TYPE 2 À L EXCLUSION DU SUIVI DES COMPLICATIONS AVANT-PROPOS La médecine est marquée par l accroissement constant des données publiées et le développement rapide de nouvelles

Plus en détail

Items 129, 129 bis : Dyslipidémies

Items 129, 129 bis : Dyslipidémies Items 129, 129 bis : Dyslipidémies Collège des Enseignants de Nutrition Date de création du document 2010-2011 Table des matières ENC :...3 SPECIFIQUE :...3 I Généralités... 3 II Bilan lipidique... 4 III

Plus en détail

L obésité et le diabète de type 2 en France : un défi pour la prochaine décennie. DANIEL RIGAUD CHU de Dijon

L obésité et le diabète de type 2 en France : un défi pour la prochaine décennie. DANIEL RIGAUD CHU de Dijon L obésité et le diabète de type 2 en France : un défi pour la prochaine décennie DANIEL RIGAUD CHU de Dijon 46 Obésité : définition L obésité est définie comme un excès de masse grasse associée à un surcroît

Plus en détail

maladies des artères Changer leur évolution Infarctus du myocarde Accident vasculaire cérébral Artérite des membres inférieurs

maladies des artères Changer leur évolution Infarctus du myocarde Accident vasculaire cérébral Artérite des membres inférieurs maladies des artères Infarctus du myocarde Accident vasculaire cérébral Artérite des membres inférieurs maladies des artères : comment, pourquoi? La principale maladie de nos artères, appelée athérosclérose,

Plus en détail

EVALUATION DES TECHNOLOGIES DE SANTÉ ANALYSE MÉDICO-ÉCONOMIQUE. Efficacité et efficience des hypolipémiants Une analyse centrée sur les statines

EVALUATION DES TECHNOLOGIES DE SANTÉ ANALYSE MÉDICO-ÉCONOMIQUE. Efficacité et efficience des hypolipémiants Une analyse centrée sur les statines EVALUATION DES TECHNOLOGIES DE SANTÉ ANALYSE MÉDICO-ÉCONOMIQUE Efficacité et efficience des hypolipémiants Une analyse centrée sur les statines Juillet 2010 Mise à jour Septembre 2010 1 Le rapport complet

Plus en détail

3.4 Comment se situe la population française ou les jeunes? 3.4.1 Exemple de résultats en France

3.4 Comment se situe la population française ou les jeunes? 3.4.1 Exemple de résultats en France 3.4 Comment se situe la population française ou les jeunes? 3.4.1 Exemple de résultats en France Etude conduite chez des étudiants dans 3 villes (Montpellier, Bordeaux, Grenoble) Age : 19 à 26 ans Année

Plus en détail

Syndrome d Ischémie Musculaire d Effort (S.I.M.E.) ou Syndrome de loge

Syndrome d Ischémie Musculaire d Effort (S.I.M.E.) ou Syndrome de loge Syndrome d Ischémie Musculaire d Effort (S.I.M.E.) ou Syndrome de loge 1. Données épidémiologiques du syndrome de loge chronique d effort de jambe - a. La prédominance masculine est très nette, allant

Plus en détail

Évaluation du risque cardiovasculaire dans le contexte de l hypertension artérielle et de son traitement

Évaluation du risque cardiovasculaire dans le contexte de l hypertension artérielle et de son traitement Évaluation du risque cardiovasculaire dans le contexte de l hypertension artérielle et de son traitement DIU HTA François Gueyffier Service de pharmacologie clinique UMR CNRS 5558 CIC 201, LYON francois.gueyffier@chu-lyon.fr

Plus en détail

La particule lipidique. Les Dyslipidémies. Lipoprotéine. Apolipoprotéines. La lipoprotéine = Lipides + protéines (apolipoprotéine)

La particule lipidique. Les Dyslipidémies. Lipoprotéine. Apolipoprotéines. La lipoprotéine = Lipides + protéines (apolipoprotéine) Les Dyslipidémies La particule lipidique N 129. Facteurs de risque cardio-vasculaire et prévention. Expliquer les facteurs de risques cardio-vasculaire et leur impact pathologique Expliquer les modalités

Plus en détail

SOMMAIRE RECOMMANDATIONS DE LA SFC I. ÉVALUATION DU RISQUE D ÉVÉNEMENTS APRÈS IDM 698 II. THÉRAPEUTIQUES MÉDICAMENTEUSES 705

SOMMAIRE RECOMMANDATIONS DE LA SFC I. ÉVALUATION DU RISQUE D ÉVÉNEMENTS APRÈS IDM 698 II. THÉRAPEUTIQUES MÉDICAMENTEUSES 705 SOMMAIRE RECOMMANDATIONS DE LA SFC I. ÉVALUATION DU RISQUE D ÉVÉNEMENTS APRÈS IDM 698 A. Évaluation non invasive... 700 1. Recherche d une ischémie myocardique... 700 a. Épreuve d effort b. Scintigraphie

Plus en détail

J. Goupil (1), A. Fohlen (1), V. Le Pennec (1), O. Lepage (2), M. Hamon (2), M. Hamon-Kérautret (1)

J. Goupil (1), A. Fohlen (1), V. Le Pennec (1), O. Lepage (2), M. Hamon (2), M. Hamon-Kérautret (1) J. Goupil (1), A. Fohlen (1), V. Le Pennec (1), O. Lepage (2), M. Hamon (2), M. Hamon-Kérautret (1) (1) Pôle d Imagerie, service de Radiologie, CHU Caen (2) Pôle Cardio-thoracique, service de Chirurgie

Plus en détail

Diététique de la dyslipidémie

Diététique de la dyslipidémie Diététique de la dyslipidémie 1) Définition Anomalie du métabolisme des lipides à l origine de perturbations biologiques. On peut observer : - Une hypercholestérolémie : augmentation isolée du cholestérol

Plus en détail

INSUFFISANCE CARDIAQUE «AU FIL DES ANNEES»

INSUFFISANCE CARDIAQUE «AU FIL DES ANNEES» INSUFFISANCE CARDIAQUE «AU FIL DES ANNEES» v On ne guérit pas ( en général ) d une insuffisance cardiaque, mais on peut la stabiliser longtemps, très longtemps à condition v Le patient insuffisant cardiaque

Plus en détail

IMR PEC-5.51 IM V2 19/05/2015. Date d'admission prévue avec le SRR : Date d'admission réelle : INFORMATIONS ADMINISTRATIVES ET SOCIALES

IMR PEC-5.51 IM V2 19/05/2015. Date d'admission prévue avec le SRR : Date d'admission réelle : INFORMATIONS ADMINISTRATIVES ET SOCIALES DOSSIER D ADMISSION 1/6 Date d'admission souhaitée : Date de la demande : Date d'admission prévue avec le SRR : Date d'admission réelle : INFORMATIONS ADMINISTRATIVES ET SOCIALES Renseignements administratifs

Plus en détail

Dr N. MATOUGUI Journées de Formation Médicale Continue de Kouba 2010

Dr N. MATOUGUI Journées de Formation Médicale Continue de Kouba 2010 Dr N. MATOUGUI Journées de Formation Médicale Continue de Kouba 2010 Introduction Hypercholestérolémie (HC) est: - Fréquente - Pure ou mixte - Essentielle ou secondaire Facteur de risque cardiovasculaire

Plus en détail

Exploration du métabolisme lipidique

Exploration du métabolisme lipidique Exploration du métabolisme lipidique Les principaux lipides le cholestérol (utilisé par les cellules pour la synthèse de leurs membranes) les triglycérides (substrat énergétique) les phospholipides (constituants

Plus en détail

LE SUIVI DU PATIENT SOUFFRANT D HYPERCHOLESTÉROLÉMIE EN PHARMACIE COMMUNAUTAIRE NICOLAS NOËL, PHARMACIEN

LE SUIVI DU PATIENT SOUFFRANT D HYPERCHOLESTÉROLÉMIE EN PHARMACIE COMMUNAUTAIRE NICOLAS NOËL, PHARMACIEN LE SUIVI DU PATIENT SOUFFRANT D HYPERCHOLESTÉROLÉMIE EN PHARMACIE COMMUNAUTAIRE NICOLAS NOËL, PHARMACIEN Objectifs Évaluer le risque d événements cardiovasculaires. Cibler les patients à diriger vers leur

Plus en détail

Le VIH et votre apparence physique

Le VIH et votre apparence physique Le VIH et votre apparence physique Le VIH et votre apparence physique Les personnes séropositives subissent-elles souvent des changements de l apparence physique? Il est difficile de dire avec exactitude

Plus en détail

TRAITEMENTS MEDICAMENTEUX DU DIABETE DE TYPE 2 (Hors Insuline) MAREDIA Dr Marc DURAND

TRAITEMENTS MEDICAMENTEUX DU DIABETE DE TYPE 2 (Hors Insuline) MAREDIA Dr Marc DURAND TRAITEMENTS MEDICAMENTEUX DU DIABETE DE TYPE 2 (Hors Insuline) MAREDIA Dr Marc DURAND PHYSIOPATHOLOGIE DE L HYPERGLYCEMIE DU DT2 Tube digestif Pancréas endocrine α β Tissu adipeux cellules β insuline cellules

Plus en détail

La prise en charge de votre cardiopathie valvulaire

La prise en charge de votre cardiopathie valvulaire G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge de votre cardiopathie valvulaire Vivre avec une cardiopathie valvulaire Décembre 2008 En cas de cardiopathie valvulaire opérée

Plus en détail

PATHOLOGIE CARDIO VASCULAIRE DES VOYAGEURS D. HOROVITZ

PATHOLOGIE CARDIO VASCULAIRE DES VOYAGEURS D. HOROVITZ PATHOLOGIE CARDIO VASCULAIRE DES VOYAGEURS D. HOROVITZ Les étapes du transport Y a - t - il un cardiaque dans l avion? CONTRAINTES CX VX L HYPOXIE LES ACCELERATIONS EFFETS DE L ALTITUDE LOI MARIOTTE PV

Plus en détail

Titre III. - Dispositifs médicaux implantables, implants issus de dérivés d'origine humaine ou en comportant et greffons tissulaires d'origine humaine

Titre III. - Dispositifs médicaux implantables, implants issus de dérivés d'origine humaine ou en comportant et greffons tissulaires d'origine humaine Titre III. - Dispositifs médicaux implantables, implants issus de dérivés d'origine humaine ou en comportant et greffons tissulaires d'origine humaine Conditions générales Les spécifications techniques

Plus en détail

Grossesse et HTA. J Potin. Service de Gynécologie-Obstétrique B Centre Olympe de Gouges CHU de Tours

Grossesse et HTA. J Potin. Service de Gynécologie-Obstétrique B Centre Olympe de Gouges CHU de Tours Grossesse et HTA J Potin Service de Gynécologie-Obstétrique B Centre Olympe de Gouges CHU de Tours HTA et grossesse Pathologie fréquente : 2 à 5 % des grossesses (2 à 3 % des multipares, 4 à 8 % des primipares)

Plus en détail

PRINTEMPS MEDICAL DE BOURGOGNE ASSOCIATIONS ANTIAGREGANTS ET ANTICOAGULANTS : INDICATIONS ET CONTRE INDICATIONS

PRINTEMPS MEDICAL DE BOURGOGNE ASSOCIATIONS ANTIAGREGANTS ET ANTICOAGULANTS : INDICATIONS ET CONTRE INDICATIONS PRINTEMPS MEDICAL DE BOURGOGNE ASSOCIATIONS ANTIAGREGANTS ET ANTICOAGULANTS : INDICATIONS ET CONTRE INDICATIONS Dr Mourot cardiologue Hôpital d Auxerre le 31 mars 2012 PLAN DE LA PRESENTATION ASSOCIATION

Plus en détail

Malnutrition ou dénutrition de la personne âgée en médecine de ville

Malnutrition ou dénutrition de la personne âgée en médecine de ville Malnutrition ou dénutrition de la personne âgée en médecine de ville Dr C GIRES CHRU LILLE DU gérontologie CAS CLINIQUE N 1 Madame P 79 ans Antecédents: néoplasme sein droit opéré Arthrose invalidante

Plus en détail

APRÈS L'ACCIDENT CORONAIRE

APRÈS L'ACCIDENT CORONAIRE APRÈS L'ACCIDENT CORONAIRE CE QUE JE DOIS FAIRE POUR PRÉVENIR LA RÉCIDIVE! Informations et conseils pour une bonne réadaptation La fédération française de cardiologie finance : prévention, recherche, réadaptation

Plus en détail