Mots clés : Afrique, crise écologique, éthique de l environnement

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Mots clés : Afrique, crise écologique, éthique de l environnement"

Transcription

1 Utilisations viables des ressources naturelles africaines pour le développement durable : défis éthiques Par Christophe Kwami DIKENOU Université de Lomé, B.P Lomé-TOGO, Résumé Le souci éthique de l utilisation viable des ressources naturelles va croissant dans le monde. Il est particulièrement important pour l Afrique de se doter de compétences éthiques eu égard à la dégradation et à la destruction rapide des ressources naturelles du continent. Notre communication a pour objectif d analyser la crise écologique en Afrique et de faire l état du nouvel esprit éthique de l environnement contemporain afin de situer les voies d intervention qu offre aux universités ce nouveau printemps de l éthique de l environnement et du développement Mots clés : Afrique, crise écologique, éthique de l environnement Summary The ethical concern for viable use of natural resources is continually increasing in the world. It is particularly important for Africa to be endowed with ethical skills regarding the degradation and the quick loss of the natural resources of the continent. The objective of our speech is to analyse the ecological crisis in Africa and to show the state of contemporary environmental ethics in order to show how to integrate the teaching of environmental ethics in african universities. Key words : Africa, ecological crisis, environmental ethics Introduction Depuis les origines, il existe une interaction entre l homme et l environnement. Ce qui caractérise fondamentalement, à cet égard, la société contemporaine est l accélération de la dégradation et de la destruction des ressources naturelles. Ces problèmes sont souvent groupés sous l expression de «crise écologique». Cette crise a, selon les philosophes de l environnement, une cause morale : le non-respect de la nature. De cette racine culturelle s est développée une conception technico-économicoutilitaire des ressources naturelles. Cette conception ne reconnaît que les valeurs économiques, écologiques et sociales de la nature comme guides de l agir humain vis-à-vis de celle-ci. Les philosophes et éthiciens de l environnement ont mis en évidence les limites de cette conception et la nécessité d harmoniser le respect des valeurs économiques, écologiques et sociales de la nature avec la reconnaissance et le respect de la valeur intrinsèque de cette dernière. Les pays africains ont très peu tiré profit de ces réflexions philosophiques et éthiques. Notre communication a pour but de faire l état du nouvel esprit éthique de l environnement contemporain et de situer les voies d intervention qu offre, pour les universités africaines ce nouveau printemps de l éthique de l environnement et du développement. I. La crise écologique Les ressources naturelles peuvent être subdivisées en deux groupes distincts : les ressources non renouvelables constituées de matières premières minérales et les ressources renouvelables constituées de ressources biologiques, de l eau et du sol. L éthique de

2 l environnement se limite aux ressources naturelles renouvelables. Son extension aux ressources minérales n est pas encore très développée. I.1. La biodiversité Les valeurs économiques, écologiques et sociales de la biodiversité africaine sont importantes. En effet, l utilisation des ressources de la biodiversité (zoocénose et phytocénose) constitue le pilier de l économie africaine, de la survie et de la prospérité de la population du continent. Ces ressources servent à l alimentation, à la construction de maisons, à la fabrication de vêtements. Elles constituent des matières premières pour la production de biens manufacturés. Pourtant quatre grandes menaces pèsent sur la biodiversité africaine à savoir la perte d habitats naturels, l extinction des espèces, l invasion par des espèces étrangères (non indigènes) et le manque de reconnaissance des droits à la propriété et des connaissances de la population locale. La dégradation et la perte d habitats naturels. Plus de 211 millions d hectares de forêt ont disparu depuis 1970 soit 30 pour cent de leur superficie d origine. Sur la même période, les terres cultivées ont augmenté de 36 millions d hectares, soit 21 pour cent( ). Au cours des 30 dernières années, la principale mesure prise face aux menaces de perte d habitats naturels a été d augmenter le nombre et l étendue des zones protégées. 1 Selon la Banque mondiale chaque pays devrait atteindre l objectif de protection fixé à 10 pour cent du territoire national. Disparition d espèces. La disparition rapide des espèces animales et végétales africaines est essentiellement due à la perte des habitats, à la chasse illégale, à l exploitation à des fins commerciales ou médicinales et au commerce national et international. Selon l UICN 126 espèces animales ont disparu de la faune africaine, 2018 espèces sont menacées de disparition, 123 espèces végétales ont disparu et 1771 autres sont menacées de disparition 2. Les conséquences sociales de cette disparition sont inquiétantes. Car l Organisation mondiale de la santé (OMS) estime à 80 pour cent le nombre des populations rurales et urbaines qui se soignent et soignent leur bétail avec des plantes médicinales. La disparition des espèces a un impact négatif sur la biocénose, les communautés locales et sur le développement économique de l Afrique tant à court et à long termes. La principale mesure prise face à la disparition des espèces est d inciter les pays africains à adhérer et à appliquer les conventions telles que la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d extinction (CCIEM). Il y a aussi comme mesure complémentaire la réintroduction d espèces et de culture de végétaux ex situ dans des milieux adaptés. Espèces étrangères envahissantes. L introduction non maîtrisée d espèces animales et végétales comme la perche du Nil (Lates nilotica) et la jacinthe d eau (Eichornia crassipes) est à l origine de disparition d espèces indigènes, d obstruction de cours d eau et de modification des régimes hydrologiques. Bref, l introduction non maîtrisée d espèces étrangères entraîne un appauvrissement de la biodiversité autochtone par prédation, concurrence ou étouffement. 1 PNUE, L avenir de l environnement en Afrique. Le passé, le présent et les perspectives d avenir, Nairobi, PNUE, 2002, p Nous citerons, dans le reste de l article, ce document ainsi : PNUE, L avenir de l environnement africain. 2 UICN, Liste rouge 1997 des espèces végétales menacées, Gland, UICN, Disponible sur

3 Parmi les principales mesures adoptées par les Etats africains comptent le contrôle des importations d espèces étrangères, l arrachage des espèces à la main ou leur destruction par des moyens mécaniques ou chimiques et enfin la lutte biologique. Connaissances indigènes et droits de propriété. Le manque d investissement dans la recherche et le développement des connaissances et pratiques positives indigènes en matière de biodiversité entraîne la méconnaissance des possibilités d exploitation viable et commerciale de la biodiversité au profit des Etats africains et des populations autochtones dépositaires d origine de ces connaissances. Pour pallier ce problème, des Conventions internationales ont été adoptées comme la Convention 169 de l Organisation internationale du travail relative aux peuples indigènes et tribaux (1989), la Convention sur la diversité biologique (1992) reconnaît la valeur des connaissances traditionnelles en son article 8 (j). Suite à ces conventions, des efforts sont entrepris dans la plupart des pays africains pour mieux faire participer les populations autochtones à des projets de développement de façon à intégrer leurs connaissances à ces projets particulièrement dans le cadre du programme de la Banque mondiale relatif aux connaissances indigènes en Afrique. I.2 Les forêts africaines Les forêts et les zones boisées jouent un rôle essentiel dans la survie et la prospérité des populations africaines : elles fournissent la nourriture pour les individus et le bétail, les plantes médicinales, les matériaux de construction et le combustible. Elles ralentissent l érosion des sols, régule le climat et jouent un rôle important dans les activités socioéconomiques. La couverture forestière totale en Afrique était estimée à près de 650 millions d hectares en 2000, soit l équivalent de 17 pour cent de la couverture forestière mondiale et environ 22 pour cent de la surface totale de l Afrique. La région possède 14 types différents de forêts dans des climats tempérés et tropicaux. 3 L immense valeur économique, sociale, culturelle et environnementale des forêts africaines est compromise par la déforestation et la dégradation forestière. En 1999 ( ) 10,5 pour cent des forêts d Afrique avaient disparu entre 1980 et 1995 ( ). Plus de 50 millions d hectares de forêts ont disparu entre 1990 et 2000, soit un taux de déforestation moyen de presque 0,8 pour cent par an sur cette période. En conséquence, la disponibilité des ressources forestières par tête est passée de 1,22 ha/personne en 1980 à 0,74 ha/personne en Les mesures prises pour une gestion et une protection durables des forêts et zones boisées sont avant tout d ordre institutionnel, juridique et administratif : l Organisation africaine du bois (OAB) a été créée en Elle a élaboré des principes, des critères et des indicateurs de gestion forestière durable en partenariat avec le «Forest Stewardship Council (FSC)» et l Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT). I.3. Eau douce 5 3 PNUE, L avenir de l environnement en Afrique, p PNUE, op.cit. p Dans le cadre de la Commission mondiale d éthique des connaissances scientifiques et des technologies (COMEST), l UNESCO dispose d une réflexion très intense sur l éthique de l eau douce.

4 L eau douce est indispensable à tous les êtres vivants. La disponibilité de l eau douce est inégale sur le continent : l Afrique occidentale et centrale connaissent des précipitations plus importantes que l Afrique du Nord, la Corne de l Afrique et l Afrique Australe. «La disponibilité moyenne d eau par personne en Afrique est de 5720m3/habitant/an, comparée à une moyenne mondiale de 7600m3/habitant/an.» 6 En Afrique la nappe phréatique constitue la source principale d eau douce pour un grand nombre de personnes. En Algérie, par exemple, plus de 60 pour cent et en Libye, 95 pour cent de toutes les ponctions en eau sont issus des nappes phréatiques L Algérie, l Egypte, la Libye, Maurice, le Maroc, l Afrique du Sud et la Tunisie ont recours à de l eau désalinisée afin de répondre à leurs besoins. 7 Malgré l importante valeur de cette denrée, non seulement sa disponibilité demeure une contrainte majeure, mais encore sa qualité est une préoccupation croissante. Les principaux problèmes liés à la qualité de l eau douce sont : l eutrophisation des lacs et des retenues, la pollution des nappes phréatiques, la dégradation des zones humides. La contamination des lagunes, des lacs, des rivières et des zones humides non seulement a des conséquences négatives sur l équilibre naturel de ces écosystèmes, mais encore elle est source de maladies hydriques. Parmi les mesures prises pour améliorer l accès aux ressources en eau douce et à une eau potable de qualité, on peut citer, au niveau international, la Décennie Internationale de l eau potable et de l assainissement sous l égide des Nations Unies ( ). La vision africaine de l eau (2000) souligne le besoin de changement d attitude concernant l approvisionnement et la consommation en eau. Le principe «pollueur-payeur» a été adopté dans le cadre de plusieurs politiques et législations nationales ainsi que des partenariats public-privé. En conclusion, l accès à l eau douce et l amélioration de la qualité de cette dernière constituent toujours une question sociale importante malgré les efforts des pays africains. I.4. Le sol En Afrique, le sol et ses ressources ont une valeur économique, écologique et sociale considérable. En effet, la contribution de l agriculture et de l élevage à l économie officielle, à la subsistance des populations et à l emploi est importante. En 1990, le secteur agricole utilisait 68 pour cent de la population active des pays d Afrique du Nord contre respectivement 9 et 25 pour cent pour l industrie. En 1999, l agriculture a rapporté plus de millions d USD à l économie d Afrique subsaharienne (soit 18 pour cent du PIB) et millions d USD à l Afrique du Nord (soit 13 pour cent du PIB). 8 Les principales cultures sont les céréales, le café, le cacao, le coton, les fruits, les noix et les graines, les huiles, le caoutchouc, les épices, la canne à sucre, le thé, le tabac et les légumes. En 2001, l Afrique a assuré 67 pour cent de la production mondiale de cacao, 16 pour cent de la production mondiale de café et 5 pour cent de la production mondiale de céréales ( ). L élevage et les produits dérivés représentent environ 19 pour cent de la 6 PNUE, L avenir de l environnement en Afrique, p Ibid. p PNUE, L avenir de l environnement en Afrique, p.190

5 valeur totale de la production agricole, sylvicole et halieutique de l Afrique subsaharienne. 9 Malgré les espoirs de croissance économique que peut susciter la production agricole grâce aux effets positifs sur l industrie, les transports et les autres services, l agriculture africaine voit ces 30 dernières années, ses gains annulés par la croissance démographique et l accroissement de la demande alimentaire, l extension, la dégradation voire la destruction des terres cultivées. Plus de 20 pour cent des terres végétalisées en Afrique sont considérées comme dégradées ( ). Les zones les plus touchées se situent en lisière des déserts et le problème risque en toute probabilité de s aggraver dans les 30 prochaines années, sous l effet croisé de la pression démographique et d une plus grande variabilité climatique. 10 Les sécheresses périodiques ainsi que les méthodes culturales inappropriées sont des facteurs qui compromettent la conservation de la qualité des terres cultivées et leur productivité. La désertification, de son côté, diminue l étendue des terres cultivables. Ainsi pour améliorer la qualité des terres cultivées et lutter contre la désertification, «les pays africains ont largement contribué à la création, en 1992, de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la sécheresse et la désertification (CNILD). ( ) Depuis, la plupart des pays africains se sont attaqués à l élaboration de plans d action nationaux accompagnés de campagnes de sensibilisation des populations ( ). Des plans d action ont également été élaborés à l échelle sous-régionale en Afrique du Nord sur l initiative de l Union du Maghreb arabe (UMA), en Afrique occidentale grâce au Comité permanent inter-etat de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS), en Afrique orientale avec l Autorité intergouvernementale pour le développement (AIGD) et en Afrique australe avec la Communauté de développement de l Afrique australe.» 11 La dégradation et la destruction des sols entraînent des conséquences écologiques et sociales graves. Pour cela elles constituent incontestablement une question sociale cruciale qui doit être impérativement résolue. I.5. Environnements côtiers et marins Les ressources côtières et marines ont une valeur écologique, économique et sociale capitale au niveau local comme au niveau global. En 1997, l ensemble des exportations africaines du produit de la pêche en mer a rapporté 445 millions d USD( ). La pêche constitue également une importante source d emploi, particulièrement dans les petites îles, telles que celles du Cap vert et des Seychelles, où plus du tiers des travailleurs agricoles sont employés dans le secteur de la pêche ( ). Les activités de pêche artisanale constituent également une importante source de revenus pour les collectivités côtières et le poisson est une source importante de protéines pour de nombreuses populations africaines. 12 La valeur économique des ressources des écosystèmes côtiers et marins entraîne la croissance démographique, l expansion industrielle et le développement des infrastructures dans les 9 Ibid. 10 Ibid. p Ibid., p Ibid., p.94.

6 zones côtières. Toutes ces activités exercent une pression sur les écosystèmes. Les principaux problèmes auxquels sont confrontés les pays côtiers sont : l érosion côtière, la surexploitation des ressources et la pollution. «On estime par exemple qu environ 40 pour cent des mangroves du Nigeria avaient disparu en 1980, en raison du déboisement à des fins de développement, de l érosion du littoral et de l augmentation de la salinité.» 13 L exploitation du corail et du sable, la retenue des cours d eau continentaux contribuent à l érosion du littoral. Ce dernier entraîne des déplacements de populations tout comme les inondations des zones de faible altitude. Ces inondations sont dues à l élévation du niveau de la mer liée aux changements climatiques. Afin de réduire l érosion côtière l une des mesures adoptées par les pays côtiers est la gestion intégrée des zones côtières (GIZC). L érosion du littoral est également combattue dans plusieurs pays par une gestion plus raisonnée des bassins hydrographiques, et l utilisation des méthodes culturales plus respectueuses de l environnement ainsi que des programmes de préservation des sols. Afin de garantir une exploitation durable des ressources côtières telles que le poisson, les crustacées et mollusques, des accords internationaux (entre différents pays africains, ainsi qu entre les industries de la pêche d Afrique et d autres parties du monde) sont signés. Par exemple plusieurs pays africains ont signé la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM) entrée en vigueur en Il faut remarquer que malgré l existence des accords internationaux, les pays africains subissent toujours l exploitation de leurs ressources par des flottes de pêche étrangères. Parmi les accords internationaux signés par les pays africains et qui sont relatifs à l amélioration de la qualité des écosystèmes côtiers et marins, il y a la Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (MARPOL), la Convention régionale pour la préservation de l environnement de la mer Rouge et du golfe d Aden (Djedda), le Plan d action méditerranéen de la convention de Barcelone, la Convention de Nairobi signée en 1985 et entrée en vigueur en 1996, et la Convention pour la coopération en matière de protection et de développement de l environnement marin et côtier de la région d Afrique occidentale et centrale (convention d Abidjan). On envisage le renforcement et la révision des conventions d Abidjan et de Nairobi. Si toutes ces mesures sont prises c est en raison de la valeur écologique, économique et sociale des ressources côtières. I.6. L atmosphère L atmosphère est cruciale à la survie des êtres humains et des autres êtres vivants ainsi qu à la communication par ondes. Outre sa capacité de fournir une source vitale d oxygène, l atmosphère terrestre est utile à l homme sur beaucoup d autres plans. Sans l insolation et la distribution thermique produites par l atmosphère, l homme serait soumis à un changement de température radical jour et nuit, incompatible avec la survie. Sans l atmosphère, les vibrations de son ne pourront pas être transmises ; la terre serait silencieuse. Il n y aurait pas de climat, pas de pluies de printemps pour les récoltes et le gazon, pas de neige, pas grêle, pas de brouillard. Sans son bouclier atmosphérique, notre planète ne serait pas seulement bombardée lourdement par les météorites, mais serait également exposée à des radiations mortelles potentielles du soleil. En résumé, sans une 13 Ibid., p.95.

7 atmosphère, la vie telle que nous la connaissons serait inexistante, et la surface de la terre serait aussi déserte que celle de la lune 14 Quand bien même la valeur de l atmosphère est si importante à la survie et au bien-être des êtres humains, l air atmosphérique est pollué aussi bien ailleurs qu en Afrique. L air des centres urbains africains où se concentre la croissance industrielle est pollué par des émissions provenant des industries et des habitations ainsi que par des gaz d échappement des véhicules. Par ailleurs dans les zones urbaines comme dans les zones rurales une autre source de pollution de l air est la combustion domestique de bois, de charbon, de paraffine, de résidus agricoles et de déchets. Les conséquences sociales de la pollution atmosphérique sont importantes. Le CO réduit la capacité du sang de transporter l oxygène, ce qui affaiblit la perception et la réflexion, ralentit les réflexes et cause les maux de tête, la somnolence, le vertige et la nausée. Cela peut aussi déclencher les crises cardiaques et l angine chez les sujets atteints d affections cardiaques, porter atteinte aux fœtus et aux petits enfants, et aggraver la condition des sujets atteints de bronchites chroniques, d emphysémie et d anémie. L exposition à une haute dose de CO cause la perte de conscience, le coma et même la mort. Des particules suspendues aggravent les bronchites et l asthme. Respirer ces particules pendant longtemps endommage les tissus pulmonaires, contribuant ainsi au développement de maladies respiratoires chronique, du cancer, des affections et mort voir prématurées [ ] Le dioxyde de sulfure cause la constriction des voies respiratoires chez les sujets atteints d asthme. [ ] Les oxydes d azote spécialement le NO2 peut irriter les poumons, aggraver l état des sujets atteints d asthme ou de bronchites chroniques. [ ]Plusieurs composés organiques volatiles (tels que le benzine et le formaldéhyde) et particules telles que le plomb, le cadmium, les PCB et le dioxine peuvent causer des altérations des problèmes de reproduction ou le cancer. 15 La pollution atmosphérique a aussi des conséquences négatives sur l économie Elle compromet la production agricole, l élevage et la pêcherie. Elle détériore des matériaux. Le dioxyde de soufre, les oxydes d azote, les PAN et particulièrement l ozone endommagent directement les feuilles des plantes vivrières et des arbres lorsqu ils pénètrent les pores de ces feuilles. L exposition chronique des feuilles et des aciers aux polluants de l air peut détruire la couche de cire qui aide à éviter la perte excessive d eau et le dommage causé par les maladies, les pestes, les sécheresses et les gels. Une telle exposition touche aussi la photosynthèse et la croissance des plantes, réduit l apport en nutriments, jaunit ou brunit les aciers ou les feuilles qui tombent par la suite. [ ] La pollution de l air, souvent par l ozone, menace aussi le haricot et l arachide. [ ] La pollution de l air détruit les peintures extérieures des véhicules, des maisons et détériore les matériaux de toiture. D irremplaçables statuts en marbres, des immeubles historiques et des fenêtres en vitrail [ ] ont été piqués et décolorés par les polluants de l air. 16 Pour améliorer la qualité de l air des mesures sont prises telles que des lois et directives régissant la qualité de l air et la surveillance de la qualité de l air ambiant. 14 Olivier S.,Owen Natural Resource Conservation, an Ecological Approch, New York ; Macmillan Publishing Co., Inc. 1980, p G. Tyler Miller, Jr., Living in the Environment, Belmont, Wadsworth Inc, 8 th ed., 1994, p G. Tyler Miller, Jr., op.cit., p.583.

8 Il faut noter que la plupart des pays n ont ni le personnel compétent, ni les ressources financières nécessaires pour faire appliquer convenablement les réglementations. Pour pallier ces écarts entre l adoption de mesures réglementaires et leur mise en œuvre concrète et fournir des informations sur la pollution de l air, des méthodologies et des bases de données, le réseau APINA (Air Pollution Impact Network for Africa) fut créé en La Banque mondiale, avec son initiative pour la propreté de l air dans les villes d Afrique subsaharienne, veut aider les pays concernés à supprimer progressivement l utilisation de l essence au plomb et à réviser leurs politiques de transport. Les pays africains devraient avoir accès aux technologies propres grâce au financement prévu par les mécanismes du Protocole de Kyoto. En conclusion, de l analyse de tous ces problèmes environnementaux se dégage un certain nombre de leçons : si l on s occupe toujours de ces problèmes c est parce qu ils perdurent. La complexité des problèmes nécessite des apports pluridisciplinaires et la collaboration de plusieurs secteurs d activité. On constate malheureusement que les pays africains n ont pas encore suffisamment tiré avantage de l apport de l éthique de l environnement, une composante de l éducation environnementale. On a l habitude d entendre les Africains dire, avec condescendance, qu en Afrique précoloniale on attachait une grande importance à l éducation morale et que pendant des siècles, elle a été la base même de l éducation dans les familles, les groupes d âge et les camps d initiation. Sans doute, cette éducation était utile à la société en ceci qu elle développait chez les individus des vertus et contribuait à la cohésion sociale. Dans l Afrique coloniale et moderne, l éducation morale est la plus négligée, la conséquence est qu on se plaint de la dissolution de la vie morale chez les jeunes, de la corruption et d autres vices dans les secteurs professionnels. L éducation et la formation en matière d environnement ne doivent donc pas se réduire à la transmission de connaissances et de techniques de préservation et de conservation des ressources naturelles. Elles comportent un volet non négligeable : l enseignement de l éthique de l environnement qui malheureusement demeure très peu développé dans les programmes d enseignement. Quel est l état des recherches et débats dans cette jeune discipline académique de l éthique de l environnement et quel profit l Afrique peut en tirer? II. L éthique de l environnement L éthique de l environnement encore désignée par les termes d éthique environnementale ou d écoéthique est la branche de l éthique appliquée qui a orienté l éthique sur les relations entre les êtres humains et la nature ou l univers matériel. On peut distinguer deux tendances dominantes dans l analyse éthique des questions d environnement : une première tendance s intéresse avant tout aux problèmes concrets à gérer. L approche épouse alors la forme d une casuistique par laquelle il s agit de prendre conscience d un problème éthique, d identifier les causes et les forces en question, de clarifier les enjeux et enfin de proposer des normes comme guides de l action individuelle et collective en vue de résoudre le problème. Cette approche est celle qu adoptent les institutions internationales gouvernementales voire non gouvernementales. Ainsi lors du Sommet du Millénaire des Nations Unies en septembre 2000, les dirigeants du monde entier se sont engagés au nom de leur pays respectif pour «certaines valeurs fondamentales [qui] doivent sous-tendre les relations internationales au XXIè siècle». Parmi ces valeurs figurent le respect de la nature. Conformément au respect de la nature,

9 la prudence doit prévaloir dans la gestion de toutes les espèces vivantes et de toutes les ressources naturelles, conformément aux principes du développement durable. C est à cette condition que les richesses incommensurables que la nature nous offre pourront être préservées et léguées à nos descendants. Les modes de production et de consommation actuels contraires à toute durabilité, doivent être modifiés, dans l intérêt de notre bien-être futur et celui des générations à venir. 17 L UNESCO, institution qui, dès sa création, a été revêtue de la mission éthique des Nations Unies, contribue, de son côté, au développement de standards éthiques pour guider les comportements vis-à-vis de l environnement. La Division de l éthique des sciences et de technologies est à pied d œuvre pour élaborer et promouvoir à l intention des Etats membres de l UNESCO un ensemble de principes et de normes éthiques relatifs à l environnement. Mais d ores et déjà en conformité avec le mandat reçu des Etats membres (31 C/5) avec son organe consultatif la Commission mondiale d éthique des connaissances scientifiques et des technologies (COMEST, l UNESCO) a proposé une définition consensuelle pragmatique du principe de précaution et a clarifié les possibles usages qu on peut en faire. 18 Dans le rapport de la première réunion des experts sur l éthique de l environnement, réunion organisée sous l égide de la Division de l éthique des sciences et des technologies les 23 et 24 septembre 2004, un certain nombre de principes s est dégagé et qui, une fois leur application objective mûrie, pourront être proposés aux Etats membres comme guides de l agir environnemental. Il s agit des principes éthiques de valeur intrinsèque, de valeur de la biodiversité, de durabilité, de justice intergénérationnelle, de justice environnementale, de ressources naturelles comme héritage commun. 19 La Charte de la Terre qui, selon ses auteurs, incarne les espoirs et les aspirations de la société civile mondiale émergente, se veut un cadre éthique pour l Agenda 21. Elle énonce des valeurs et principes devant guider les attitudes et comportements des être humains en vue d un avenir durable. Il s agit des principes éthiques de respect et de protection de la communauté de la vie, de l intégrité écologique, de la justice sociale et économique, de la démocratie, de la non-violence et de la paix. La charte considère tous ces principes comme interdépendants et indivisibles. Leur respect constitue l avenue normative pour résoudre les problèmes environnementaux. 20 Enfin, dans le document de l UICN, du PNUE et du WWF intitulé : Caring for the Earth : A Strategy for Sustainable Living, figurent des valeurs et principes d une éthique de la durabilité. On peut y lire ceci : «Every life form warrants respect independently of its worth to people. Human development should not threaten the integrity of nature or the survival of other species. People should treat all creatures decently, and protect them from cruelty, avoidable suffering, and unnecessary killing.» 21 En somme, la visée de l analyse éthique des questions d environnement qui s intéresse avant tout aux situations concrètes avec l intention de proposer des valeurs et principes comme guides de l action environnementale est une forme de casuistique par laquelle il s agit de 17 ONU, Objectifs du Millénaire pour le Développement, New York, ONU,2000, p.2 18 UNESCO, COMEST, Le principe de précaution, Paris, UNESCO, UNESCO, Report of the First Meeting of the Group of Experts on Environmental Ethics, Paris, UNESCO, Disponible sur le site :http://www.chartedelaterre.org 21 IUCN, UNEP, WWF, Caring for the Earth. A Strategy for Sustainable Living, Gland, Switzerland,1991, p.14.

10 prendre une décision bien documentée et réfléchie dans une situation précise. Une seconde approche est celle qui, selon Marie-Hélène Parizeau, «élargit l analyse éthique des questions environnementales à des dimensions plus réflexives». 22 Dans cette seconde approche, on peut distinguer deux courants : l un anthropocentriste et l autre non anthropocentriste. L anthropocentrisme est la tendance anthropocentrée de l éthique de l environnement. Les tenants du courant anthropocentriste se fixèrent, selon Baird J. Callicott, le programme suivant : appliquer les théories éthiques modernes, par exemple les théories déontologiques ou utilitaristes, aux problèmes éthiques inédits suscités par les technologies de ce milieu de XXIè siècle. ( )il leur fallait montrer que la théorie morale moderne, sous sa forme classique, était incapable de fournir une réponse éthique à la mesure de la crise environnementale. 23 Les défenseurs les plus remarqués de l anthropocentrisme sont John Passmore 24, Kristin Shrader-Frechte 25. La visée de l anthropocentrisme est de promouvoir la conservation des ressources naturelles en raison des intérêts que les êtres humains y ont. En clair, la conservation des ressources naturelles se justifie par les intérêts humains. Il s agit des intérêts de l individu dans l égoïsme moral, et des intérêts de la personne humaine dans le personnalisme et des intérêts de tous les êtres humains dans l humanisme. L égoïsme moral sous-tend l anthropocentrisme fort selon la terminologie de Bryan Northon alors que le personnalisme et l humanisme sous-tendent l anthropocentrisme modéré. 26 L anthropocentrisme fort, utilitaire est défendu par des économistes de l école nordaméricaine du «no problem» dont le chef de fil est Julian Simon. 27 L anthropocentrisme fort perd du terrain et se corrige au contact des principes d Adam Smith du «no harm»qui interdit de faire du mal, et du «self interest» selon lequel, chaque individu est libre d agir dans son intérêt pourvu qu il le fasse dans la justice. 28 L anthropocentrisme modéré, pour sa part, vise la promotion de l intérêt personnel bien compris «enlightened self-interest» 29. La compréhension et l application du principe de 22 Marie-Hélène Parizeau, «Ethique appliquée», in Monique Canto-Sperber, (sous dir) Dictionnaire d Ethique et de Philosophie morale, Paris, PUF, 3è édit , p John Baird Callicott, «Ethique de l environnement», in Monique Canto-Sperber, op.cit. p John Passmore, Man s Responsibility for Nature :Ecological Problems and Western Tradition, New York, Charles Scribners, Kristin Shrader-Frechte,(ed.) Environmental Ethics, Pacific Grove, Boxwood Press, Bryan G. Norton «Environmental Ethics and Weak Anthropocentrism», in Environmental Ethics, vol 6, n 2, 1984, pp Julian Simon, The Ultimate Resource, Princeton, Princeton University Press, Adam Smith, The Theory of Moral Sentiment, Indianapolis, Indianapolis Liberty Press, 1976, p Dans cette perspective, les personnes humaines ou les êtres humains, en prenant soin de l environnement, ne font que prendre mieux soin d eux-mêmes. Ont largement contribué à la clarification de ces idées les philosophes pragmatistes comme : Anthony Weston, «Beyong Intrinsic value : Pragmatism in Environmental Ethics» in Environmental Ethics,vol.7, n 4, 1985, pp Robert C. Fuller, «American Pragmatism Reconsidered : William James Ecological Ethic», in Environmental Ethics, vol.14, n 2, 1992, pp Hans Jonas, Le principe de responsabilité. Une éthique pour la civilisation technologique, Paris, Cerf, Le philosophe entend par le terme de la responsabilité en matière d environnement, le respect des limitations rationnelles des pouvoirs du progrès de la technoscience. Hans Jonas, Une éthique pour la nature, Paris, Desclée de Brouwer, 2000.

11 l intérêt personnel bien compris impliquent des limitations à notre agir environnemental. Accepter des limites à nos actions s applique concrètement dans les Etudes d Impact Environnemental (EIE) comme le remarque Kristin Shrader-Frechte selon qui l EIE n est pas une simple question technique, mais requiert de l évaluateur un état d esprit que seul l éthique de l environnement peut lui procurer 30. L intérêt personnel bien compris vis-à-vis de la nature confère un sens pragmatiste à la notion de responsabilité en matière de conservation et de préservation des ressources naturelles. Car il implique le respect de la propriété d autrui, la réparation des préjudices causées à autrui, et à la nature, l extension de la justice aux générations futures. Il y a même lieu de parler d une justice internationale incontournable dans la résolution des problèmes environnementaux transfrontaliers. A côté du courant anthropocentriste, se développe le courant non-anthropocentriste qui étend la communauté morale aux êtres non humains comme les animaux, la biodiversité, les écosystèmes voire la biosphère. Dans le courant non anthropocentriste on peut distinguer le pathocentrisme, le biocentrisme et l holisme. Le pathocentrisme. Cette doctrine étend les notions d intérêt et de valeur intrinsèque aux animaux et partant attribue un statut moral à ces derniers. A la suite de Jeremy Bentham, John Stuart Mill et R. M. Hare, Peter Singer 31 pense que le critère qui confère aux animaux supérieurs un statut moral est la sensibilité conçue comme la capacité d éprouver le plaisir et la douleur. Par conséquent, les animaux supérieurs ont le droit moral d être épargnés de souffrances et douleurs inutiles. En raison du principe utilitariste de l égale considération des intérêts, Peter Singer soutient que les intérêts des êtres sensibles (animaux et êtres humains) ne doivent souffrir d aucune discrimination. L extension de la communauté morale aux animaux supérieurs par Peter Singer est fermement critiquée par des philosophes comme Meredith Williams 32 selon qui les êtres humains ont des intérêts qu ils conceptualisent alors que les animaux ont des intérêts dont ils ne sont pas conscients. Stephen Clark 33 n est pas de cet avis. Pour lui, l exigence morale de la réciprocité est suffisante pour fonder le statut moral des animaux sur leur sensibilité. En effet, compte tenu de la similitude de la constitution neuro-phynologique des êtres humains et des animaux supérieurs, il est possible que les premiers se représentent la douleur et le plaisir de ces derniers. Défendant, pour leur part, la cause des animaux, Tom Regan 34 et Joêl Feinberg 35 prônent le respect des droits des animaux fondés sur leurs intérêts et valeurs intrinsèques. Le but des défenseurs des droits naturels et moraux des animaux est de voir ces droits un jour codifiés dans les législations internationales et nationales. Dieter Birnbacher étend la notion de responsabilité aux générations à venir. Cf. Dieter Birnbacher, La responsabilité envers les générations futures, Paris, PUF, On peut lire avec intérêt à ce sujet d Ernest Partridge (ed. by) Responsibilities to Future Generations. Buffalo. N.Y. Prometheris Books, Lori Gruen and Dale Jamieson (ed.), Reflecting on Nature, Readings in Environmental Philosophy, New York, Oxfor University Press, 1994, pp Kristin Shrader-Frechte, «Environmental Impact Assesment and the Fallacy of Unfinished Business», in Environmental Ethics, vol.4, n 1, 1982,pp Peter Singer, Animal Liberation, New York Review, 1975 (trad. fr., La libération animale, Paris, Grasset, 1998). 32 Meredith Williams, «Rights, Interestsn and Moral Equality», in Environmental Ethics, vol.2, 1980, pp Stephen R. L. Clark, The Moral Stattes of Animals, Oxford, Clarendon Press, Tom Regan, The case for Animal Rights, Berleley and Los Angeles, University of California Press, Joel Feinberg, «Can animals Have Rights?» in Tom Regan and Peter Singer (eds), Animal Rights and Human Obligations, Englewood Ckiffs, Prentice Hall, 1976.

12 Somme toute, les partisans de la libération animale ont le mérite d élargir la portée de l éthique de l environnement. S il est universellement admis que dans la hiérarchie des vivants, l homme occupe le sommet et que les animaux n ont pas de droits absolus, il est aussi vrai que la reconnaissance des valeurs intrinsèques et intérêts des animaux indique des limitations à l agir humain. Le biocentrisme. L éthique de l environnement centrée sur la vie ou biocentrée est défendue par des auteurs tels que Albert Schweitzer 36, Paul Taylor 37, Kenneth Goodpaster 38, Holmes Rolston, III 39, Laurence E. Johnson 40, Alastair S. Gunn 41. Parmi les biocentristes, Paul Taylor défend une tendance individualiste selon laquelle tout organisme vivant a une valeur intrinsèque pour autant qu il est un «centre de vie téléologique».on se retrouve par-là face à un égalitarisme écosphérique vivement critiquée par des penseurs comme Gene Spitler, William C. French et Louis G. Lombardi. Ces critiques ont conduit Taylor a revisité sa théorie et à reconnaître que les êtres humains ont le droit moral du tuer d autres organismes vivants qui leur sont nuisibles ou utiles sans toutefois éteindre l espèce. Soucieux de la survie des espèces, voir des écosystèmes, d autres penseurs biocentristes comme Laurence E. Johnson et Alastair S. Gunn défendent un biocentrisme nonindividualiste mais holiste en ce sens que pour Lawrence Johnson, par exemple, les espèces et les écosystèmes sont assimilables à des organismes vivants qui maintiennent leur viabilité autour de leur «centre d homéostasie» 42 qui constitue leur valeur intrinsèque et intérêt principal. La possession d intérêts n est pas un critère suffisant d attribution de valeur et de statut moral à une espèce ou à un écosystème selon Holmes Rolston III 43 qui souligne que c est la possession d une fin en soi (telos) de chaque centre de vie à même de se reproduire qui lui confère une valeur intrinsèque et partant un statut moral. Il admet comme Goodpaster un biocentrisme modéré en reconnaissant la hiérarchie des formes de vie : «les formes de vie inférieures peuvent être sacrifiées pour celles qui lui confèrent une valeur intrinsèque et partant un statut supérieur» 44. L holisme. Comme le dit Aldo Leopold, fondateur de l holisme écocentré, «l éthique de la terre élargit simplement les frontières de la communauté [morale] de manière à y inclure le sol, l eau, les plantes et les animaux ou collectivement, la terre» 45. Cet ensemble est désigné par le terme de communauté biotique. Aldo Leopold énonce le principe fondateur de cette «éthique de la terre» comme suit : «Une chose est juste lorsqu elle tend à préserver 36 Albert Scweitzer, Ma vie et ma pensée, Paris, Albin Michel, Paul Taylor, Respect for Nature : A Theory of Environmental Ethics, Princeton, N.J., Princeton University Press, Kenneth Goodpaster and K.M. Sayre, (ed.), Ethics and Problems of the Twenty-First Century, Notre Dame, University of Notre Dame Press, Holmes Rolston III, Environmental Ethics. Duties to and Values in the Natural World, Philadelphia, Temple University Press, Lawrence E. Johnson, A Morally Deep World : An Essay on Moral Significance and Environmental Ethics, New York, Cambridge University Press, Alastair S. Gunn, «Why should we care about Rare Sepcies», in Environmental Ethics, vol.2, n 8, 1980, pp Lawrence E. Johnson, «Toward the Moral Considerability of Species and Ecosystems», in Environemental Ethics, vol. 14, n 8, 1992, pp Holmes Rolston III, «Duties to ecosystem», in J.Baird Callicott (ed.), Companion to a Sand Country Almanach, Madison, The University of Wiscousin Press, 1987, pp Holmes RolstonIII, «Values in Nature», Environmental Ethics, vol. 3, n 2, 1981, p Aldo Leopold, A Sand of County Almanac : An Essay on Conservation from Round River, Oxford, Oxford University Press, 1981, p.204.

13 l intégrité, la stabilité et la beauté de la communauté biotique. Elle est injuste lorsqu elle tend à l inverse.» 46 Pour Aldo Leopold, les êtres humains ne sont que des citoyens d une communauté biotique interdépendante. Ils doivent, par conséquent, respecter leurs «concitoyens» de la zoocénose, de la phytocénose et du biotope (hydrosphère et lithosphère), et la communauté en tant que telle. L éthique de la terre est écocentrée et holiste. A partir des idées d Aldo Leopold, John Baird. Callicott développe un holisme écocentriste «fort». Pour lui, ce qui est important dans la communauté biotique, c est l unité organiciste du tout dans lequel un seuil minimal de diversité des espèces est requis pour l équilibre et la viabilité de la communauté biotique tout entière. Callicott énonce le principe fondateur de l holisme écocentriste comme suit : «Une chose est juste lorsqu elle tend à perturber la communauté biotique sur une échelle de temps et d espace normal. Elle est injuste quand il en va autrement» 47 Dans l holisme écocentriste ce qui fonde le statut moral de la communauté biotique est la notion d équilibre naturel. L holisme écocentriste n insiste pas sur la place de l homme dans la hiérarchie de la communauté biotique. C est ce que l holisme humaniste de Don E. Marietta Jr. tente de corriger. Celui-ci écrit à ce propos : Les obligations envers le système de la nature ne remplacent pas les devoirs envers d autres personnes et d autres êtres vivants ; les devoirs envers l écosystème s ajoutent aux autres devoirs. Accomplir de manière responsable ces différents types de devoir demande de nouvelles approches à l éthique. 48 Si ces débats à propos de l éthique de l environnement sont très animés dans les pays anglophones comme l Australie, l Angleterre et les Etats Unis d Amérique, en France Michel Serres 49, par analogie avec le contrat social de la philosophie politique du XVIIè siècle, propose le concept de contrat naturel et entend par-là qu on doit contracter avec la nature par l intermédiaire de ses représentants que sont les scientifiques. Ceux-ci comprennent le langage de la nature. Il s agit pour les scientifiques d inscrire la nature dans la politique tant d un point de vue descriptif que normatif. Autant la nature donne à l homme, autant ce dernier doit lui donner selon le principe de réciprocité. Somme toute, l éthique environnementale du respect de la valeur intrinsèque qui est un bien en soi, s inscrit dans le sillage des théories éthiques des valeurs et des normes qui commencèrent avec l Ethique à Niccomaque d Aristote.Dans ce livre le Stagirite écrit : «On peut distinguer deux sortes de biens : ceux qui sont des biens en soi et ceux qui ne sont des biens que relativement aux premiers.» 50 Dans la perspective aristotélicienne, une chose est intrinsèquement bonne c est-à-dire bonne en elle-même est nécessairement désirée en vertu de sa nature propre. C est pourquoi l agent moral peut s imputer ce désir approprié au bien comme un ordre moral pour parler comme Paul Ricoeur. Ce n est, certes pas le lieu de nous étaler sur les théories des valeurs 51, mais signalons qu elles se développèrent après Aristote dans les œuvres de Saint Augustin, Emile Durkheim, Franz Brentano, George E. Moore, Max Scheller, René Le Senne et Louis Lavelle. 46 Ibid p Baird J. Callicott, «Do Deconstructive Ecology and mental Sociobiology Undermine Leopold Land Ethics?», in Environmental Ethics, vol.18, n 4, 1996, p Don E. Marietta, Jr., For People and the Planet. Holism and Humanism in Environmental Ethics, Philadelphia, Temple University Press, 1995, p Michel Serres, Le contrat naturel, Paris, Bourin, Aristote, Ethique à Nicomaque, 1094 a18-22, Paris, GF Flammarion et LGF-Livre de Poche, On peut trouver une analyse plus poussée de la notion de valeur intrinsèque dans notre thèse de doctorat. Cf. Christophe Kwami Dikenou, Contribution à la promotion de l éthique environnementale en Afrique, Thèse de Doctorat d état, Université de Lomé, Lomé,2002, non publiée.

14 Nous voudrions faire comprendre que si les ressources renouvelables ont des valeurs économiques, écologiques et sociales, celles-ci sont, en définitive, fondées sur la valeur intrinsèque matérialisée par les propriétés et lois naturelles de ces ressources. L homme a donc la capacité de reconnaître la valeur intrinsèque des choses et de s imputer son respect comme une obligation morale. Enfin, l éthique environnementale contemporaine ne cesse de susciter la prise de conscience, particulièrement en Occident, de la nécessité de changer les relations de l homme à l environnement en changeant la logique de l immédiat, du profit et de l égoïsme qui n a ni mémoire des dégâts irréversibles causés à l environnement dans le passé, ni considération pour un avenir durable. L éthique de l environnement offre là bas une base solide pour faire progresser les actions protectrices de l environnement au niveau des individus et des Etats. Par exemple les valeurs et principes moraux codifiés dans les législations environnementales internationales tels que le respect de la nature, ont été réfléchies par des philosophes éthicistes occidentaux de l environnement. Comment l Afrique peut-elle s approprier ces valeurs et principes voire proposer à la communauté internationale les siens propres s il n y a pas d enseignement et de recherche en éthique de l environnement sur le continent? Comment les individus pourront-ils avoir une conscience environnementale s il n y a pas d enseignement de l éthique environnementale sur le continent? III. L enseignement de l éthique dans les universités africaines. Les personnes qui auront la plus grande influence sur l environnement qu elle soit positive ou négative- futurs responsables politiques et décideurs, ingénieurs, architectes, administrateurs dans les secteurs public et privé, médecins, juristes et enseignants, sans oublier les spécialistes de l environnement- étudient tous à présent- à de rares exceptions près- dans les universités ou dans d autres centres de formation de l enseignement supérieur. Leur transmettre les connaissances et le savoir-faire relatifs à l environnement susceptibles de le protéger et de l aménager est littéralement une question de vie ou de mort pour notre seule et unique planète, la Terre. 52 Si la nécessité d une éducation et d une formation des étudiants en matière d environnement est universellement reconnue, il faut admettre qu un enseignement véritablement orienté vers la solution des problèmes de dégradation et de destruction rapide des ressources naturelles africaines soulève la question fondamentale d une prise de conscience des valeurs. A ce propos on peut lire avec intérêt ceci : Les relations qui se nouent entre les êtres humains et leur environnement à travers l histoire dépendent essentiellement des modèles de production et de consommation ainsi que des styles de vie que choisit une société pour satisfaire les besoins de ses membres. Cependant, à la base des styles de vie ou de questions connexes telles que l organisation de la vie sociale ou la participation individuelle et collective à la prise de décisions se trouvent des systèmes de valeur, dont l interprétation et l application peuvent provoquer diverses incidences sur l environnement. A cet égard, l enseignement des valeurs a un rôle essentiel dans l éducation environnementale(ee) : en effet, pour affronter les problèmes de l environnement, il faut non seulement posséder les connaissances et les aptitudes appropriées, mais aussi adopter une attitude et un comportement nouveaux susceptibles d entraîner la préservation et l amélioration de la qualité de l environnement. Ces transformations ne peuvent véritablement s opérer que si la majorité des membres d une société donnée 52 UNESCO, «L éducation environnementale pour les étudiants de l université», in Connexion, vol. XVI, n 3, 1991, p.1.

15 adopte librement les valeurs appropriées qui constitueront le fondement d une éthique servant de guide aux hommes dans leurs relations avec l environnement. 53 (Souligné par nous). Notre relation aux ressources naturelles suppose l élaboration réfléchie et l application responsable d un système cohérent de valeurs éthiques, économiques, esthétiques, religieuses, etc. Primo, les personnes les mieux indiquées pour entreprendre l enseignement de l éthique sont les philosophes et les autres experts en sciences sociales et humaines spécialisés en éthique. Ils sont également les mieux placés pour entreprendre des recherches sur les cultures africaines dans le domaine de l éthique. En effet, il est aujourd hui reconnu que «l éducation environnementale et sa composante éthique non seulement trouvent leur origine dans les cultures et les religions du monde, mais la solidité de leur développement exige qu elles s y enracinent fermement en respectant comme il se doit les exigences des civilisations qui changent, évoluent et s opposent» 54. Secundo, le souci de l enseignement de l éthique de l environnement à l université doit viser en priorité les étudiants en «sciences, technologie et autres futurs experts et professionnels qui abordent directement des problèmes environnementaux (forestiers, biologistes, hydrologistes, écologistes, agriculteurs( )ingénieurs, architectes, urbanistes)». 55 En effet, la dégradation et la destruction de l environnement sont directement ou indirectement liés à l usage des sciences et des technologies. Les scientifiques font face à des problèmes éthiques de la durabilité et de responsabilité morale envers les générations futures. Pour être à la hauteur de leur responsabilité morale, la plupart des gens conviennent, aujourd hui, de la nécessité d une éducation à l éthique destinée aux scientifiques. On peut lire à ce propos, dans la section 41 de la Déclaration sur la science et l usage de connaissances scientifiques ceci : Tous les scientifiques devraient s engager à respecter des standards éthiques élevés, et un code d éthique, fondé sur des normes appropriées contenues dans les instruments internationaux sur les droits de l homme, devrait être établi pour les professions scientifiques. La responsabilité sociale des scientifiques requiert qu ils maintiennent des standards élevés d intégrité scientifique et de contrôle de la qualité, qu ils partagent leur connaissance, communiquent avec le public et éduquent la jeune génération. Les autorités politiques devraient respecter cette activité des scientifiques. Les cursus en sciences devraient inclure l éthique des sciences ainsi qu une formation en histoire, philosophie et impact des sciences 56. Dans Un agenda pour la science : un cadre d action, on peut lire au point 71 ceci : L éthique et la responsabilité de la science devraient être parties intégrantes de l éducation et de la formation de tous les scientifiques. Il est important d instiller à tous les étudiants une attitude positive envers la réflexion, la vigilance et la prise de conscience des dilemmes éthiques qu ils peuvent rencontrer dans leur vie 53 UNESCO, «L enseignement des valeurs de l environnement.», in Connexion, Onzième année, n 3, 1986,p UNESCO, «Une éthique environnementale universelle : but ultime de l éducation environnementale», Connexion, vol. XVI, n 2, 1991, p.2 55 UNESCO, «L éducation environnementale pour les étudiants de l université», in Connexion, volxvi, n 3, 1991, p UNESCO, Déclaration sur la science et l usage des connaissances scientifiques, Paris, UNESCO, 1991

16 professionnelle. Les jeunes scientifiques devraient en conséquence être encouragés à respecter et suivre les principes éthiques de base et les responsabilités de la science» 57. Il est aujourd hui universellement reconnu que les étudiants doivent acquérir la structure de l'argumentation normative et toutes les notions et distinctions indispensables afin qu'ils parviennent à prendre des décisions éthiques sensées en matière de conservation et de préservation de la nature. Comment l Afrique peut-elle réussir une telle entreprise? Nous pensons qu elle peut la réussir si tous les Etats africains s investissent avec enthousiasme dans le Programme d éducation à l éthique de l UNESCO, et apportent leurs concours aux activités de cette organisation en matière d éthique de l environnement et de bioéthique en ce moment où un nombre grandissant d autres pays du monde le font et en tirent profit. Dans bien des pays africains il y a une pénurie d enseignants qualifiés pour des programmes d éthique, c est un défi pour la solidarité et la coopération internationale d apporter le soutien nécessaire à l Afrique. Il serait hautement apprécié et bénéfique pour notre continent que l UNESCO, l AUA (Association des Universités Africaines) et l IRNA (Institut des Ressources Naturelles en Afrique) encouragent les universités africaines à intégrer l enseignement de l éthique. Conclusion Le souci éthique de l utilisation viable des ressources naturelles africaines pour le développement est une question vitale pour le continent lorsqu on sait que l Afrique est expropriée de ces ressources naturelles d une part et de l autre que celles-ci connaissent une dégradation et une destruction rapide. Il est particulièrement important pour notre continent de développer les compétences éthiques de ses futurs décideurs et cadres que sont les étudiants des universités africaines. En Afrique où les économies nationales sont fortement tributaires des ressources naturelles, nous n avons pas le choix, renforcer le souci éthique de l utilisation de ces ressources et avoir de l avenir ou ne pas le renforcer et ne pas avoir d avenir du tout. BIBLIOGRAPHIE ARISTOTE, Ethique à Nicomaque, 1094 a18-22, Paris, GF Flammarion et LGF-Livre de Poche, CALLICOTT, Baird J., «Do Deconstructive Ecology and mental Sociobiology Undermine Leopold Land Ethics?», in Environmental Ethics, vol.18, n 4, 1996, p.372. CALLICOTT, John Baird, «Ethique de l environnement», in Monique Canto-Sperber, op.cit. p.539. CLARK, Stephen R. L., The Moral Status of Animals, Oxford, Clarendon Press, DIETER, Birnbacher, La responsabilité envers les générations futures, Paris, PUF, DIKENOU Kwami Christophe, Contribution à la promotion de l éthique environnementale en Afrique, Thèse de Doctorat d Etat, Université de Lomé, Lomé,2002, non publiée. FEINBERG, Joël «Can animals Have Rights?», in Tom Regan and Peter Singer (eds), Animal Rights and Human Obligations, Englewood Ckiffs, Prentice Hall, FULLER, Robert C., «American Pragmatism Reconsidered : William James Ecological Ethic», in Environmental Ethics, vol.14, n 2, 1992, pp UNESCO, Un agenda pour la science : un cadre d action, Paris, UNESCO, 1999.

17 GOODPASTER, Kenneth and K.M. SAYRE, (ed.), Ethics and Problems of the Twenty-First Century, Notre Dame, University of Notre Dame Press, GRUEN, Lori and, Dale JAMIESON (ed.), Reflecting on Nature, Readings in Environmental Philosophy, New York, Oxford University Press, GUNN, Alastair, S., «Why should we care about Rare Sepcies», in Environmental Ethics, vol.2, n 8, 1980, pp IUCN, UNEP, WWF, Caring for the Earth. A Strategy for Sustainable Living, Gland, Switzerland,1991. JOHNSON, Lawrence E., «Toward the Moral Considerability of Species and Ecosystems», in Environemental Ethics, vol. 14, n 8, 1992, pp JOHNSON, Lawrence E., A Morally Deep World : An Essay on Moral Significance and Environmental Ethics, New York, Cambridge University Press, JONAS, Hans, Le principe de responsabilité. Une éthique pour la civilisation technologique, Paris, Cerf, LEOPOLD, Aldo, A Sand of County Almanac : An Essay on Conservation from Round River, Oxford, Oxford University Press, MARIETTA Don, E.,Jr., For People and the Planet. Holism and Humanism in Environmental Ethics, Philadelphia, Temple University Press, MILLER, G. Tyler, Jr., Linving in the Environment,, Belmont, Wadsworth Inc.,8 th ed NORTON, Bryan G., «Environmental Ethics and Weak Anthropocentrism», in Environmental Ethics, vol 6, n 2, 1984, pp ONU, Objectifs du Millénaire pour le Développement, New York, ONU,2000. OWEN, Olivier S., Natural Resource Conservation, an Ecological Approch, New York, Macmillan Publishing Co., Inc PARIZEAU, Marie-Hélène, «Ethique appliquée», in Monique Canto-Sperber, (sous dir.) Dictionnaire d Ethique et de Philosophie morale, Paris, PUF, 3è édit PARTRIDGE, Ernest (ed. by) Responsibilities to Future Generations. Buffalo. N.Y. Prometheris Books, PASSMORE, John, Man s Responsibility for Nature :Ecological Problems and Western Tradition, New York, Charles Scribners, PNUE, L avenir de l environnement en Afrique. Le passé, le présent et les perspectives d avenir, Nairobi, PNUE, REGAN, Tom, The case for Animal Rights, Berleley and Los Angeles, University of California Press, ROLSTON III, Holmes, «Duties to ecosystem», in J.Baird Callicott (ed.), Companion to a Sand County Almanach, Madison, The University of Wiscousin Press, ROLSTON III, Holmes, «Values in Nature», in Environmental Ethics, vol. 3, n 2, 1981, p ROLSTON III, Holmes, Environmental Ethics. Duties to and Values in the Natural World, Philadelphia, Temple University Press, SERRES, Michel, Le contrat naturel, Paris, Bourin, SHRADER-FRECHTE, Kristin, «Environmental Impact Assesment and the Fallacy of Unfinished Business», in Environmental Ethics, vol.4, n 1, 1982,pp SHRADER-FRECHTE, Kristin,(ed.) Environmental Ethics, Pacific Grove, Boxwood Press, SIMON, Julian, The Ultimate Resource, Princeton, Princeton University Press, SINGER, Peter, Animal Liberation, New York Review, 1975 (trad. fr., La libération animale, Paris, Grasset, 1998). SMITH, Adam, The Theory of Moral Sentiment, Indianapolis, Indianapolis Liberty Press, 1976.

18 SCHWEITZER, Albert, Ma vie et ma pensée, Paris, Albin Michel, TAYLOR, Paul, Respect for Nature : A Theory of Environmental Ethics, Princeton, N.J., Princeton University Press, UICN, Liste rouge 1997 des espèces végétales menacées, Gland, UICN, Disponible sur UNESCO, COMEST, Le principe de précaution, Paris, UNESCO, UNESCO, Report of the First Meeting of the Group of Experts on Environmental Ethics, Paris, UNESCO, UNESCO, Un agenda pour la science : un cadre d action, Paris, UNESCO, UNESCO, «L éducation environnementale pour les étudiants de l université», in Connexion, vol.xvi, n 3, 1991, p.1. UNESCO, «Une éthique environnementale universelle : but ultime de l éducation environnementale»,in Connexion, vol. XVI, n 2, UNESCO, Déclaration sur la science et l usage des connaissances scientifiques, Paris, UNESCO, UNESCO, «L enseignement des valeurs de l environnement.», in Connexion, Onzième année, n 3, WESTON, Anthony, «Beyong Intrinsic value : Pragmatism in Environmental Ethics» in Environmental Ethics,vol.7, n 4, 1985, pp WILLIAMS, Meredith, «Rights, Interestsn and Moral Equality», in Environmental Ethics, vol.2, 1980, pp

au concept de «développement durable» Pour une éducation ouverte sur le monde

au concept de «développement durable» Pour une éducation ouverte sur le monde Fiche prolongement 6 Du lien entre environnement et développement au concept de «développement durable» Pour une éducation ouverte sur le monde 20% de la population mondiale consomme 87 % des ressources

Plus en détail

Enjeux et Perspectives de la composante «Environnement Santé» du Plan d Action de l Initiative Environnement du NEPAD

Enjeux et Perspectives de la composante «Environnement Santé» du Plan d Action de l Initiative Environnement du NEPAD PRÉSENTATION POWER POINT Enjeux et Perspectives de la composante «Environnement Santé» du Plan d Action de l Initiative Environnement du NEPAD Cheikh FOFANA, Assistant au Secrétaire Exécutif, Secrétariat

Plus en détail

SITUATION ENVIRONNEMENTALE ET CLIMATIQUE DU BENIN

SITUATION ENVIRONNEMENTALE ET CLIMATIQUE DU BENIN ATELIER REGIONAL AFRIQUE SUR LE FONDS POUR L ADAPTATION AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES: POUR UNE MEILLEURE INTEGRATION DES COMMUNAUTES VULNERABLES BÉNIN ATLANTIQUE BEACH HÔTEL, COTONOU, 29 ET 30 AVRIL 2012

Plus en détail

Bien vivre, dans les limites de notre planète

Bien vivre, dans les limites de notre planète isstock Bien vivre, dans les limites de notre planète 7e PAE le programme d action général de l Union pour l environnement à l horizon 2020 Depuis le milieu des années 70, la politique environnementale

Plus en détail

RÉUNION DES MINISTRES DE L'ALIMENTATION, DE L'AGRICULTURE ET DE LA PÊCHE DES PAYS MEMBRES DU CIHEAM 9ÈME DECLARATION FINALE

RÉUNION DES MINISTRES DE L'ALIMENTATION, DE L'AGRICULTURE ET DE LA PÊCHE DES PAYS MEMBRES DU CIHEAM 9ÈME DECLARATION FINALE 9ÈME RÉUNION DES MINISTRES DE L'ALIMENTATION, DE L'AGRICULTURE ET DE LA PÊCHE DES PAYS MEMBRES DU CIHEAM La Valette 27 septembre 2012 DECLARATION FINALE page 1 A l invitation de S.E. George Pullicino,

Plus en détail

PRODUITS MORTELS LES PESTICIDES DANS LE COTON

PRODUITS MORTELS LES PESTICIDES DANS LE COTON Pe s t i c i d e A c t i o n N e t w o r k U K PRODUITS MORTELS LES PESTICIDES DANS LE COTON Résumé exécutif et Recommendations 5 St Peter s St London N1 8JD Royaume Uni t: +44 (0)20 7359 0440 f: +44 (0)20

Plus en détail

Bâtir un monde vert, propre et résilient pour tous

Bâtir un monde vert, propre et résilient pour tous Bâtir un monde vert, propre et résilient pour tous Stratégie environnementale du Groupe de la Banque mondiale 2012 2022 THE WORLD BANK ii Bâtir un monde vert, propre et résilient pour tous Résumé analytique

Plus en détail

PRESENTATION DU PROGRAMME D ACTION NATIONAL DE LUTTE CONTRE LA DEGRADATION DES TERRES ET DES FORETS EN RDC

PRESENTATION DU PROGRAMME D ACTION NATIONAL DE LUTTE CONTRE LA DEGRADATION DES TERRES ET DES FORETS EN RDC PRESENTATION DU PROGRAMME D ACTION NATIONAL DE LUTTE CONTRE LA DEGRADATION DES TERRES ET DES FORETS EN RDC 1. INTRODUCTION 2. ETAT DES LIEUX PLAN 3. PROBLEMATIQUE DE LA DEGRADATION DES TERRES ET DE LA

Plus en détail

Déclaration sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales 1, 2

Déclaration sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales 1, 2 Nations Unies Assemblée générale Distr. générale 20 juin 2013 Français Original: anglais A/HRC/WG.15/1/2 Conseil des droits de l homme Première session 15-19 juillet 2013 Groupe de travail intergouvernemental

Plus en détail

REDD-plus. Champ d application et des options pour le rôle des forêts dans les stratégies d atténuation des changements climatiques.

REDD-plus. Champ d application et des options pour le rôle des forêts dans les stratégies d atténuation des changements climatiques. REDD-plus Champ d application et des options pour le rôle des forêts dans les stratégies d atténuation des changements climatiques novembre 2009 Programme de Conservation des Forêts Le mécanisme REDD-plus

Plus en détail

Charte du tourisme durable

Charte du tourisme durable Annexes Charte du tourisme durable Annexe 1 Les participants de la Conférence mondiale du Tourisme durable, réunis à Lanzarote, îles Canaries, Espagne, les 27 et 28 avril 1995, Conscients que le tourisme

Plus en détail

L Initiative pour la Réduction de la Pauvreté et la Gestion de l Environnement (PREMI)

L Initiative pour la Réduction de la Pauvreté et la Gestion de l Environnement (PREMI) L Initiative pour la Réduction de la Pauvreté et la Gestion de l Environnement (PREMI) Un partenariat en appui aux politiques environnementales en Afrique de l Ouest PROGRAMME AFRIQUE CENTRALE ET OCCIDENTALE

Plus en détail

commissaire à l environnement et au développement durable à la Chambre des communes

commissaire à l environnement et au développement durable à la Chambre des communes 2009 Rapport du commissaire à l environnement et au développement durable à la Chambre des communes PRINTEMPS Message du commissaire Chapitre 1 La protection de l habitat du poisson Chapitre 2 La Loi de

Plus en détail

L EAU POTABLE : COMMENT LA PRÉSERVER Bien que l eau soit une ressource renouvelable, il ne faut pas pour autant la gaspiller. Les Québécois sont les

L EAU POTABLE : COMMENT LA PRÉSERVER Bien que l eau soit une ressource renouvelable, il ne faut pas pour autant la gaspiller. Les Québécois sont les L EAU POTABLE : COMMENT LA PRÉSERVER Bien que l eau soit une ressource renouvelable, il ne faut pas pour autant la gaspiller. Les Québécois sont les deuxièmes plus grands consommateurs d eau potable, juste

Plus en détail

L expérience des Collectivités Locales marocaines en matière d application et de respect du Droit de l Environnement

L expérience des Collectivités Locales marocaines en matière d application et de respect du Droit de l Environnement Royaume du Maroc Ministère de l Intl Intérieur Direction Générale G des Collectivités s Locales L expérience des Collectivités Locales marocaines en matière d application et de respect du Droit de l Environnement

Plus en détail

Jeu de l ingénierie écologique. mémo du joueur

Jeu de l ingénierie écologique. mémo du joueur Jeu de l ingénierie écologique mémo du joueur Contexte Qu est-ce que l ingénierie écologique? L ingénierie écologique peut être définie par une action par et/ou pour le vivant. Plus précisément, le vivant

Plus en détail

Notre Avenir, Notre Choix

Notre Avenir, Notre Choix Environnement 2010: Notre Avenir, Notre Choix 6 ème programme communautaire d action pour l Environnement 2001-2010 Commission Européenne Note Ni la Commission européenne, ni aucune personne agissant en

Plus en détail

NPT/CONF.2010/PC.III/WP.39

NPT/CONF.2010/PC.III/WP.39 Comité préparatoire de la Conférence des Parties chargée d examiner le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires en 2010 NPT/CONF.2010/PC.III/WP.39 15 mai 2009 Français Original : anglais Troisième

Plus en détail

Charte. pour. de la coopération décentralisée. le développement durable

Charte. pour. de la coopération décentralisée. le développement durable Charte de la coopération décentralisée pour le développement durable Mise en œuvre des principes de l Agenda 21 dans les coopérations transfrontalières, européennes et internationales des collectivités

Plus en détail

UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT

UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT The New Climate Economy Report EXECUTIVE SUMMARY La Commission Mondiale sur l Économie et le Climat a été établie pour déterminer s il est possible de parvenir

Plus en détail

Pourquoi la durabilité et l équité?

Pourquoi la durabilité et l équité? Comment peut-on : Pourquoi la durabilité et l équité? Poursuivre le progrès de manières équitables qui ne nuisent pas à l environnement? Répondre aux aspirations de développement des pauvres dans le monde

Plus en détail

LA FINANCIÈRE AGRICOLE DU QUÉBEC PLAN D ACTION DE DÉVELOPPEMENT DURABLE 2013-2015

LA FINANCIÈRE AGRICOLE DU QUÉBEC PLAN D ACTION DE DÉVELOPPEMENT DURABLE 2013-2015 LA FINANCIÈRE AGRICOLE DU QUÉBEC PLAN D ACTION DE DÉVELOPPEMENT DURABLE 2013-2015 Table des matières Message du président-directeur général 3 Orientation gouvernementale 1 : Informer, sensibiliser, éduquer,

Plus en détail

Rejoignez le plus vaste réseau mondial de protection de l environnement

Rejoignez le plus vaste réseau mondial de protection de l environnement Rejoignez le plus vaste réseau mondial de protection de l environnement Les avantages de l adhésion à l UICN UNION INTERNATIONALE POUR LA CONSERVATION DE LA NATURE Michael DeYoung/CORBIS Pourquoi rejoindre

Plus en détail

Conférence mondiale sur les déterminants sociaux de la santé. Déclaration politique de Rio sur les déterminants sociaux de la santé

Conférence mondiale sur les déterminants sociaux de la santé. Déclaration politique de Rio sur les déterminants sociaux de la santé Déclaration politique de Rio sur les déterminants sociaux de la santé Rio de Janeiro (Brésil), 21 octobre 2011 1. À l invitation de l Organisation mondiale de la Santé, nous, Chefs de Gouvernement, Ministres

Plus en détail

Programme de l UICN en Afrique du Nord 2013-2016

Programme de l UICN en Afrique du Nord 2013-2016 Programme de l UICN en Afrique du Nord 2013-2016 VERSION FINALE Centre de Coopération pour la Méditerranée de l UICN Septembre 2012 2 Sommaire Liste d acronymes... 3 Avant-propos... 4 Introduction... 5

Plus en détail

Introduction... 9. L après-pétrole. Une technologie du futur? Un enjeu environnemental. Conclusion...119. Annexes

Introduction... 9. L après-pétrole. Une technologie du futur? Un enjeu environnemental. Conclusion...119. Annexes Introduction... 9 L après-pétrole «Les biocarburants sont la seule réponse crédible au pic pétrolier.»...15 «Produire ses propres biocarburants, c est accroître sa sécurité d approvisionnement en énergie.»...23

Plus en détail

Définir le collectif : retour d expérience du G20 sur la sécurité alimentaire

Définir le collectif : retour d expérience du G20 sur la sécurité alimentaire Pierre Jacquet Pierre Jacquet est chef économiste de l Agence Française de Développement (AFD). Il est membre du Conseil économique pour le développement durable (CEDD). Définir le collectif : retour d

Plus en détail

Le Groupe d experts intergouvernemental sur l évolution du climat (GIEC) Pourquoi le GIEC a été créé. Introduction

Le Groupe d experts intergouvernemental sur l évolution du climat (GIEC) Pourquoi le GIEC a été créé. Introduction OMM GROUPE D EXPERTS INTERGOUVERNEMENTAL SUR L ÉVOLUTION DU CLIMAT PNUE Introduction Le Groupe d experts intergouvernemental sur l évolution du climat (GIEC) Pourquoi le GIEC a été créé Les activités humaines

Plus en détail

On s active pour un Québec sans pétrole

On s active pour un Québec sans pétrole On s active pour un Québec sans pétrole Le pétrole est une énergie non-renouvelable, polluante et de plus en plus chère. Pourtant notre mode de vie en est totalement dépendant. C est une réalité qui n

Plus en détail

Michel Fortin 1 er Vice-président FTPF 26 janvier 2011

Michel Fortin 1 er Vice-président FTPF 26 janvier 2011 Présentation par Michel Fortin 1 er Vice-président FTPF 26 janvier 2011 STANDARD DE GESTION FORESTIÈRE FSC FOREST STANDARD SHIP COUNCIL Historique du FSC Créé en 1993 suite au Sommet de la terre de Rio

Plus en détail

La couverture des risques agricoles

La couverture des risques agricoles PACIFICA - ASSURANCES DOMMAGES La couverture des risques agricoles Patrick Degiovanni Directeur Général Adjoint Page 1 Marrakech, Jeudi 28 octobre 2010 Sommaire Le contexte Les risques du métier en Agriculture

Plus en détail

Les énergies fossiles et renouvelables

Les énergies fossiles et renouvelables Les énergies fossiles et renouvelables Plan : Introduction : définition 1) En quoi consiste les deux sortes d'énergies? Sous quelle forme les trouve t-on? 2) Quels sont les avantages et les inconvénients?

Plus en détail

Contribution de l Association ESPACE RURAL Oasis Tarmguiste Maroc

Contribution de l Association ESPACE RURAL Oasis Tarmguiste Maroc Atelier de Tunis 14-15 septembre 2010 Contribution de l Association ESPACE RURAL Oasis Tarmguiste Maroc L Adaptation de l agriculture oasienne face aux impacts du changement climatique, à travers la restauration

Plus en détail

MINISTERE DE L ENVIRONNEMENT ET ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE ------------- ------------------ Unité-Progrès-Justice CABINET

MINISTERE DE L ENVIRONNEMENT ET ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE ------------- ------------------ Unité-Progrès-Justice CABINET MINISTERE DE L ENVIRONNEMENT ET BURKINA FASO ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE ------------- ------------------ Unité-Progrès-Justice CABINET DISCOURS DE MONSIEUR LE MINISTRE DE L ENVIRONNEMENT ET DU DEVELOPPEMENT

Plus en détail

MINISTERE DE L ENVIRONNEMENT ET DES FORETS ------------- STRATEGIE NATIONALE DU MECANISME DE DEVELOPPEMENT PROPRE A MADAGASCAR

MINISTERE DE L ENVIRONNEMENT ET DES FORETS ------------- STRATEGIE NATIONALE DU MECANISME DE DEVELOPPEMENT PROPRE A MADAGASCAR MINISTERE DE L ENVIRONNEMENT ET DES FORETS ------------- STRATEGIE NATIONALE DU MECANISME DE DEVELOPPEMENT PROPRE A MADAGASCAR 1 Acronymes AND MDP CBD CCNUCC CLD GES MDP PK SN MDP : Autorité Nationale

Plus en détail

Organisation internationale du Travail. Entreprises durables: créer des emplois meilleurs et plus nombreux

Organisation internationale du Travail. Entreprises durables: créer des emplois meilleurs et plus nombreux Organisation internationale du Travail Entreprises durables: créer des emplois meilleurs et plus nombreux Développement durable et emplois décents M. Crozet/OIT Malgré plusieurs décennies de gains économiques

Plus en détail

Assemblée générale. Nations Unies A/AC.105/772

Assemblée générale. Nations Unies A/AC.105/772 Nations Unies A/AC.105/772 Assemblée générale Distr.: Générale 7 décembre 2001 Français Original: Anglais Comité des utilisations pacifiques de l espace extra-atmosphérique Rapport du deuxième Atelier

Plus en détail

Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones

Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones Nations Unies Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones Résolution adoptée par l Assemblée générale [sans

Plus en détail

Eau et environnement. Programme de coopération technique

Eau et environnement. Programme de coopération technique Programme de coopération technique Eau et environnement Le programme de coopération technique de l AIEA aide les États Membres à concrétiser leurs priorités de développement tout en surveillant et en protégeant

Plus en détail

Construction d un centre de formation professionnelle

Construction d un centre de formation professionnelle Projet d appui au développement de la communauté locale Construction d un centre de formation professionnelle Ile Sainte Marie, Madagascar (2015 2017) Contexte Situé dans l'océan Indien, Madagascar est

Plus en détail

Perspectives de l environnement de l OCDE à l horizon 2050 : Les conséquences de l inaction. Synthèses

Perspectives de l environnement de l OCDE à l horizon 2050 : Les conséquences de l inaction. Synthèses Perspectives de l environnement de l OCDE à l horizon 2050 : Les conséquences de l inaction Synthèses Durant les dernières décennies, les activités humaines ont engendré une croissance économique sans

Plus en détail

Plan d action de développement durable 2009-2015. Le développement durable, une question de culture

Plan d action de développement durable 2009-2015. Le développement durable, une question de culture Plan d action de développement durable 2009-2015 Le développement durable, une question de culture Révisé en mars 2013 Note importante Le gouvernement du Québec a autorisé le 29 février 2013 par décret

Plus en détail

La crise écologique. Perspectives anticapitalistes pour la préservation de la vie sur Terre

La crise écologique. Perspectives anticapitalistes pour la préservation de la vie sur Terre La crise écologique Perspectives anticapitalistes pour la préservation de la vie sur Terre Qu est-ce que la crise écologique? Le réchauffement climatique? La destruction des forêts? La fin du pétrole?

Plus en détail

La biodiversité : enjeu scientifique et enjeu éthique

La biodiversité : enjeu scientifique et enjeu éthique La biodiversité : enjeu scientifique et enjeu éthique Jane Lecomte Pr Université Paris-Sud jane.lecomte@u-psud.fr Unité Ecologie, Systématique, Evolution Bât. 360 et 362, Faculté des Sciences d Orsay UMR

Plus en détail

Ville de Dakar PROCESSUS DE PLANIFICATION STRATEGIQUE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE ATELIER DE PARTAGE

Ville de Dakar PROCESSUS DE PLANIFICATION STRATEGIQUE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE ATELIER DE PARTAGE Ville de Dakar PROCESSUS DE PLANIFICATION STRATEGIQUE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE ATELIER DE PARTAGE 05 janvier 2012 BUTS DE L ATELIER C est aider à mieux faire comprendre la décision du Conseil Municipal

Plus en détail

A. La contribution de la géographie à l enseignement pour le développement durable

A. La contribution de la géographie à l enseignement pour le développement durable U G I I G U Déclaration de Lucerne sur l enseignement géographique pour le développement durable Hartwig Haubrich (Fribourg), Sybille Reinfried (Lucerne), Yvonne Scheicher (Weingarten) La commission pour

Plus en détail

Deuxième Forum d apprentissage du programme ACCA, 25-29 octobre 2010, Dakar, Sénégal

Deuxième Forum d apprentissage du programme ACCA, 25-29 octobre 2010, Dakar, Sénégal Note d orientation Deuxième Forum d apprentissage du programme ACCA, 25-29 octobre 2010, Dakar, Sénégal Évaluer comment l adaptation aux changements climatiques contribue à la réduction de la pauvreté

Plus en détail

APPEL A LA RECONNAISSANCE DU PATRIMOINE CULTUREL IMMATÉRIEL EN BRETAGNE

APPEL A LA RECONNAISSANCE DU PATRIMOINE CULTUREL IMMATÉRIEL EN BRETAGNE 1 APPEL A LA RECONNAISSANCE DU PATRIMOINE CULTUREL IMMATÉRIEL EN BRETAGNE Nous, signataires, acteurs culturels en Bretagne, individuels et associations, demandons aux élus et institutionnels de soutenir

Plus en détail

Atelier Environnement Préparatoire au Projet d Aménagement et de Développement Durable. S e p t e m b r e 2 0 0 8

Atelier Environnement Préparatoire au Projet d Aménagement et de Développement Durable. S e p t e m b r e 2 0 0 8 Atelier Environnement Préparatoire au Projet d Aménagement et de Développement Durable S e p t e m b r e 2 0 0 8 Le PADD : un Projet Politique Le PADD : un Projet Politique L e S C O T, u n o u t i l a

Plus en détail

Chapitre 1 : Qu est ce que l air qui nous entoure?

Chapitre 1 : Qu est ce que l air qui nous entoure? Chapitre 1 : Qu est ce que l air qui nous entoure? Plan : 1. Qu est ce que l atmosphère terrestre? 2. De quoi est constitué l air qui nous entoure? 3. Qu est ce que le dioxygène? a. Le dioxygène dans la

Plus en détail

CHARTE MAGHRÉBINE POUR LA PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT ET LE DÉVELOPPEMENT DURABLE. Introduction

CHARTE MAGHRÉBINE POUR LA PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT ET LE DÉVELOPPEMENT DURABLE. Introduction CHARTE MAGHRÉBINE POUR LA PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT ET LE DÉVELOPPEMENT DURABLE Vème Session du Conseil de la Présidence de l'uma Nouakchott, 11 novembre 1992 Traduction non officielle Introduction

Plus en détail

Avons-nous besoin d une éthique environnementale?

Avons-nous besoin d une éthique environnementale? Catherine Larrère Avons-nous besoin d une éthique environnementale? La nature doit-elle être préservée pour sa valeur intrinsèque ou en raison des bienfaits qu elle procure aux hommes, sans lesquels ils

Plus en détail

DECLARATION UNIVERSELLE DE L UNESCO

DECLARATION UNIVERSELLE DE L UNESCO DECLARATION UNIVERSELLE DE L UNESCO SUR LA DECLARATION UNIVERSELLE DE L UNESCO SUR LA DIVERSITE CULTURELLE CULTURELLE Adoptée par la 31 e session de la Conférence Générale de l UNESCO PARIS, 2 NOVEMBRE

Plus en détail

LE MONITORING DE LA BIODIVERSITE EN SUISSE. Hervé LETHIER, EMC2I

LE MONITORING DE LA BIODIVERSITE EN SUISSE. Hervé LETHIER, EMC2I LE MONITORING DE LA BIODIVERSITE EN SUISSE Hervé LETHIER, EMC2I INTRODUCTION OBJECTIFS L INSTRUMENT LES INDICATEURS UN PREMIER BILAN INTRODUCTION OBJECTIF De simples inventaires spécialisés et ciblés Combler

Plus en détail

Présentation par Hayat MESBAH Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification Maroc

Présentation par Hayat MESBAH Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification Maroc Présentation par Hayat MESBAH Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification Maroc LA CONVENTION DE BERNE AU MAROC Le Maroc est Partie contractante à la Convention de Berne

Plus en détail

ARIMNet. pour des projets de recherches internationaux concernant l agriculture méditerranéenne PREMIERE ANNONCE

ARIMNet. pour des projets de recherches internationaux concernant l agriculture méditerranéenne PREMIERE ANNONCE Première annonce Coordination of the Agricultural Research In the Mediterranean Area ARIMNet Appel d offre ARIMNet pour des projets de recherches internationaux concernant l agriculture méditerranéenne

Plus en détail

La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones

La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones Note d information La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones a été adoptée par l Assemblée Générales

Plus en détail

DEMANDE DE PRÊT FOURNISSEURS (FABRICANTS/DISTRIBUTEURS & INSTALLATEURS) PRÊT JUSQU'A 10 000 000 DH (PROCEDURE NON- LEME)

DEMANDE DE PRÊT FOURNISSEURS (FABRICANTS/DISTRIBUTEURS & INSTALLATEURS) PRÊT JUSQU'A 10 000 000 DH (PROCEDURE NON- LEME) DEMANDE DE PRÊT FOURNISSEURS (FABRICANTS/DISTRIBUTEURS & INSTALLATEURS) PRÊT JUSQU'A 10 000 000 DH (PROCEDURE NON- LEME) Pour faire une demande de crédit (prêt) pour financer votre projet d investissement,

Plus en détail

De nouveaux défis pour les agricultures méditerranéennes

De nouveaux défis pour les agricultures méditerranéennes De nouveaux défis pour les agricultures méditerranéennes El Dahr H. in Abis S. (coord.), Blanc P. (coord.), Lerin F. (coord.), Mezouaghi M. (coord.). Perspectives des politiques agricoles en Afrique du

Plus en détail

Consultation en ligne à l'égard du projet de Stratégie gouvernementale de développement durable. Le Forum jeunesse de l île de Montréal

Consultation en ligne à l'égard du projet de Stratégie gouvernementale de développement durable. Le Forum jeunesse de l île de Montréal Consultation en ligne à l'égard du projet de Stratégie gouvernementale de développement durable Présenté par Le Forum jeunesse de l île de Montréal Déposé dans le cadre de la Commission des transports

Plus en détail

2.5. Pacte mondial des Nations Unies

2.5. Pacte mondial des Nations Unies 2.5. Pacte mondial des Nations Unies Priorité stratégique : soutenir les principes du Pacte Nous sommes l un des signataires du Pacte, la plus importante initiative au monde dans le domaine de la responsabilité

Plus en détail

EXAMEN MUTUEL DE L EFFICACITÉ DU DÉVELOPPEMENT DANS LE CONTEXTE DU NEPAD - INTRODUCTION

EXAMEN MUTUEL DE L EFFICACITÉ DU DÉVELOPPEMENT DANS LE CONTEXTE DU NEPAD - INTRODUCTION Distr.: GÉNÉRALE E/ECA/CM.38/6 6 avril 2005 NATIONS UNIES CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL FRANÇAIS Original: ANGLAIS COMMISSION ÉCONOMIQUE POUR L AFRIQUE Vingt-quatrième réunion du Comité d experts de la

Plus en détail

Perspectives mondiales de la diversité biologique 3. Résumé analytique

Perspectives mondiales de la diversité biologique 3. Résumé analytique Perspectives mondiales de la diversité biologique 3 Résumé analytique Kay Muldoon Ibrahim Message du Secrétaire exécutif La nouvelle n est pas bonne. Nous continuons à perdre la diversité biologique à

Plus en détail

Qu est-ce que l adaptation au changement climatique?

Qu est-ce que l adaptation au changement climatique? Note de position de CARE sur le changement climatique Qu est-ce que l adaptation au changement climatique? Le changement climatique représente une menace sans précédent pour les populations des pays en

Plus en détail

DR NEMB PIERRE SAMUEL VICE DOYEN CHARGE DE LA PROGRAMMATION ET DU SUIVI DES ACTIVITES ACADEMIQUES UNIVERSITE DE DSCHANG/FSEG INTRODUCTION

DR NEMB PIERRE SAMUEL VICE DOYEN CHARGE DE LA PROGRAMMATION ET DU SUIVI DES ACTIVITES ACADEMIQUES UNIVERSITE DE DSCHANG/FSEG INTRODUCTION DR NEMB PIERRE SAMUEL VICE DOYEN CHARGE DE LA PROGRAMMATION ET DU SUIVI DES ACTIVITES ACADEMIQUES UNIVERSITE DE DSCHANG/FSEG EVALUATION D IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX DANS LES VILLES. INTRODUCTION La ville

Plus en détail

Traité de Copenhague nécessaire

Traité de Copenhague nécessaire Traité de Copenhague nécessaire version 1.0 Une proposition des ONG pour un protocole de Copenhague Résumé A4-TraiteResume.indd 1 6/07/09 17:58:38 Une proposition des ONG pour un protocole de Copenhague

Plus en détail

FAST RETAILING WAY (Philosophie d entreprise du groupe FR)

FAST RETAILING WAY (Philosophie d entreprise du groupe FR) FAST RETAILING WAY (Philosophie d entreprise du groupe FR) Profession de foi Changer la façon de s habiller, sortir des sentiers battus, et proposer une autre vision du monde. Notre mission Le groupe FAST

Plus en détail

Chapitre 7 Quels instruments économiques pour la politique climatique?

Chapitre 7 Quels instruments économiques pour la politique climatique? CONCEPTION ET MISE EN PGE : PUL MILN 23 décembre 2014 à 12:16 Chapitre 7 Quels instruments économiques pour la politique climatique? Introduction L extraordinaire croissance économique depuis le XIX siècle

Plus en détail

S engager à agir pour le développement durable dans une période de changement

S engager à agir pour le développement durable dans une période de changement Nations Unies Conseil économique et social Distr. générale 13 avril 2015 Français Original: anglais E/ECE/1471/Rev.1 Commission économique pour l Europe Soixante-sixième session Genève, 14-16 avril 2015

Plus en détail

MINISTERE DE L ENVIRONNEMENT, DE L HABITAT ET DE L URBANISME (MEHU)

MINISTERE DE L ENVIRONNEMENT, DE L HABITAT ET DE L URBANISME (MEHU) MINISTERE DE L ENVIRONNEMENT, DE L HABITAT ET DE L URBANISME (MEHU) STRATEGIE NATIONALE DE RENFORCEMENT DES RESSOURCES HUMAINES, DE L APPRENTISSAGE ET DE DEVELOPPEMENT DES COMPETENCES POUR FAVORISER UN

Plus en détail

DÉCLARATION SUR LES PROBLEMES ET ENJEUX FONCIERS EN AFRIQUE

DÉCLARATION SUR LES PROBLEMES ET ENJEUX FONCIERS EN AFRIQUE DÉCLARATION SUR LES PROBLEMES ET ENJEUX FONCIERS EN AFRIQUE NOUS, Chefs d État et de Gouvernement de l Union africaine, réunis à notre treizième session ordinaire à Syrte (Grande Jamahiriya arabe libyenne),

Plus en détail

RENFORCER LE CAPITAL NATUREL:

RENFORCER LE CAPITAL NATUREL: RENFORCER LE CAPITAL NATUREL: Comment REDD+ peut soutenir une Economie Verte Ce texte est une traduction provisoire de la synthèse à l intention des décideurs politiques. La version finale de cette synthèse

Plus en détail

Directive opérationnelle

Directive opérationnelle Page 1 Populations autochtones Introduction 1. Cette directive décrit les politiques et les procédures d instruction de la Banque 1 pour les projets qui touchent les populations autochtones. Elle présente

Plus en détail

Conseil économique et social

Conseil économique et social Nations Unies Conseil économique et social E/ECE/1478/Rev.1 Distr. générale 13 avril 2015 Français Original: anglais, français, russe Commission économique pour l Europe Soixante-sixième session Genève,

Plus en détail

manifeste, chartes, conventions.

manifeste, chartes, conventions. manifeste, chartes, conventions. MANIFESTE POUR L ACCÈS À UNE HAUTE QUALITÉ ALIMENTAIRE AU QUOTIDIEN Slow Food veut promouvoir une nouvelle manière d aborder l alimentation, indissociable de l identité

Plus en détail

COMMERCE et ENVIRONNEMENT. Ouvrir la voie au développement durable

COMMERCE et ENVIRONNEMENT. Ouvrir la voie au développement durable COMMERCE et ENVIRONNEMENT Ouvrir la voie au développement durable Le saviez vous? La création de l OMC en 1995 a marqué une étape cruciale dans l histoire du commerce multilatéral, offrant de nouvelles

Plus en détail

Les compensations écologiques sur la ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique

Les compensations écologiques sur la ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique Les compensations écologiques sur la ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique Conception, rédaction, réalisation : Parménion/RFF - Crédit photos : Biotope, CREN Poitou-Charentes, Ecosphère, RFF Impression

Plus en détail

Cadre stratégique pour l agriculture du Canada Programmes d intendance environnementale

Cadre stratégique pour l agriculture du Canada Programmes d intendance environnementale Agriculture and Agri-Food Canada Agriculture et Agroalimentaire Canada Cadre stratégique pour l agriculture du Canada Programmes d intendance environnementale Les initiatives environnementales Eau Nutriments,

Plus en détail

ACTIONS ET POLITIQUES SUR L'INVESTISSEMENT DANS L'AGRICULTURE

ACTIONS ET POLITIQUES SUR L'INVESTISSEMENT DANS L'AGRICULTURE ACTIONS ET POLITIQUES SUR L'INVESTISSEMENT DANS L'AGRICULTURE 1. Les investissements doivent contribuer à et être compatibles avec la réalisation progressive du droit à une alimentation suffisante et nutritive

Plus en détail

URBAIN LE MILLÉNAIRE. Chacun a droit. ... à un logement décent N E W Y O R K, 6 8 J U I N 2 0 0 1

URBAIN LE MILLÉNAIRE. Chacun a droit. ... à un logement décent N E W Y O R K, 6 8 J U I N 2 0 0 1 LA SESSION EXTRAORDINAIRE DE L ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES CONSACRÉE À L EXAMEN ET À L ÉVALUATION D ENSEMBLE DE L APPLICATION DU PROGRAMME POUR L HABITAT LE MILLÉNAIRE Chacun a droit URBAIN...

Plus en détail

3. L ÉLECTRIFICATION DES TRANSPORTS ET

3. L ÉLECTRIFICATION DES TRANSPORTS ET 3. L ÉLECTRIFICATION DES TRANSPORTS ET L ENVIRONNEMENT 3.1 Contexte et tendances L atteinte de l indépendance énergétique est une priorité gouvernementale. Cet objectif sera appuyé par plusieurs politiques,

Plus en détail

Commission CI. Session d ouverture. Remarques d ouverture par le Président de la Commission CI

Commission CI. Session d ouverture. Remarques d ouverture par le Président de la Commission CI 35 ème session de la Conférence Générale Commission CI Session d ouverture Remarques d ouverture par le Président de la Commission CI Mesdames, Messieurs, Buenas tardes, Bonjour, Good afternoon, Здравствуйте

Plus en détail

SOMMAIRE PARTIE 1 : POURQUOI «DONNER DU CREDIT AUX FEMMES RURALES»?... 3 PARTIE 2 : EPARGNE/CREDIT DU SYSTEME FINANCIER INFORMEL...

SOMMAIRE PARTIE 1 : POURQUOI «DONNER DU CREDIT AUX FEMMES RURALES»?... 3 PARTIE 2 : EPARGNE/CREDIT DU SYSTEME FINANCIER INFORMEL... Fédération Internationale des Producteurs Agricoles 1 «DONNER DU CREDIT AUX FEMMES RURALES» Ce document fut élaboré dans l objectif d apporter une information la plus complète possible sur le thème du

Plus en détail

CENTRALES HYDRAULIQUES

CENTRALES HYDRAULIQUES CENTRALES HYDRAULIQUES FONCTIONNEMENT Les différentes centrales hydrauliques Les centrales hydrauliques utilisent la force de l eau en mouvement, autrement dit l énergie hydraulique des courants ou des

Plus en détail

MANCHESTER «De la ville industrielle à la ville la plus verte d'angleterre»

MANCHESTER «De la ville industrielle à la ville la plus verte d'angleterre» MANCHESTER «De la ville industrielle à la ville la plus verte d'angleterre» 458 100 habitants (2007) - Située au Nord-Ouest de l'angleterre. La stratégie de planification urbaine conduite à Manchester

Plus en détail

Évolution du climat et désertification

Évolution du climat et désertification Évolution du climat et désertification FACTEURS HUMAINS ET NATURELS DE L ÉVOLUTION DU CLIMAT Les activités humaines essentiellement l exploitation de combustibles fossiles et la modification de la couverture

Plus en détail

FONDS D INVESTISSEMENT CLIMATIQUES

FONDS D INVESTISSEMENT CLIMATIQUES FONDS D INVESTISSEMENT CLIMATIQUES CRITÈRES DE SÉLECTION DES PROGRAMMES PILOTES NATIONAUX ET RÉGIONAUX AU TITRE DU PROGRAMME D INVESTISSEMENT FORESTIER I. CADRE GÉNÉRAL 1. On s accorde de plus en plus

Plus en détail

Adaptation Aux changements climatiques. Agriculture et sécurité alimentaire: Cas du Burkina Faso

Adaptation Aux changements climatiques. Agriculture et sécurité alimentaire: Cas du Burkina Faso Adaptation Aux changements climatiques Agriculture et sécurité alimentaire: Cas du Burkina Faso Sommaire Le Le contexte Notion Notion d adaptation Stratégies Stratégies et techniques d adaptation Les Les

Plus en détail

Plate-forme énergie. Filière de la biomasse forestière

Plate-forme énergie. Filière de la biomasse forestière Plate-forme énergie Filière de la biomasse forestière Mars 2013 Table des matières 1. Principes généraux... 0 2. Ce qu on entend par économie d énergie... 1 3. Réflexion sur les sources d énergie à privilégier...

Plus en détail

Résumé du rapport final du Projet ECDD

Résumé du rapport final du Projet ECDD Résumé du rapport final du Projet ECDD Janvier 2010 avril 2013 A propos du projet ECDD Le projet ECDD a été mis en œuvre par la Bristol Conservation & Science Foundation (une unité opérationnelle de Bristol,

Plus en détail

Les Français et la nature

Les Français et la nature Les Français et la nature Contact Frédéric Micheau Directeur des études d opinion Directeur de département Tel : 01 78 94 90 00 fmicheau@opinion-way.com http://www.opinion-way.com Mars 2015 1 Méthodologie

Plus en détail

Pourquoi la responsabilité sociétale est-elle importante?

Pourquoi la responsabilité sociétale est-elle importante? Découvrir ISO 26000 La présente brochure permet de comprendre les grandes lignes de la Norme internationale d application volontaire, ISO 26000:2010, Lignes directrices relatives à la responsabilité. Elle

Plus en détail

Principles Impératif Juillet 2009. Les principes de gestion et de «leadership» chez Nestlé

Principles Impératif Juillet 2009. Les principes de gestion et de «leadership» chez Nestlé Principles Impératif Juillet 2009 Les principes de gestion et de «leadership» chez Nestlé Principles Impératif Juillet 2009 Fonction émettrice Département des Ressources humaines Auteur/département émetteur

Plus en détail

Indicateurs de développement durable et SNDD

Indicateurs de développement durable et SNDD Indicateurs de développement durable et SNDD Christian Brodhag DIDD Séminaire mercredi 13 juin 2007 Les grandes dates du développement durable 1972 Conférence des Nations Unies sur l environnement, Stockholm

Plus en détail

GROUPE DE RÉDACTION SUR LES DROITS DE L HOMME ET LES ENTREPRISES (CDDH-CORP)

GROUPE DE RÉDACTION SUR LES DROITS DE L HOMME ET LES ENTREPRISES (CDDH-CORP) Strasbourg, 22 août 2014 CDDH-CORP(2014)10 COMITÉ DIRECTEUR POUR LES DROITS DE L'HOMME (CDDH) GROUPE DE RÉDACTION SUR LES DROITS DE L HOMME ET LES ENTREPRISES (CDDH-CORP) Projet de recommandation du Comité

Plus en détail

Changements climatiques. Cap vers Copenhague

Changements climatiques. Cap vers Copenhague Changements climatiques Cap vers Copenhague SOMMAIRE Limiter le réchauffement en dessous de + 2 C 5 Quels sont les impacts attendus a la surface de la planète d ici a 2100? 6 Focus sur la Convention climat

Plus en détail

Cadre institutionnel pour le développement durable

Cadre institutionnel pour le développement durable DOCUMENT DE POSITION DE L CADRE INSTITUTIONNEL POUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE Cadre institutionnel pour le développement durable Conférence des Nations Unies sur le développement durable Rio+20, Rio de

Plus en détail

Rio de Janeiro, Brésil 20-22 juin 2012. www.uncsd2012.org

Rio de Janeiro, Brésil 20-22 juin 2012. www.uncsd2012.org Rio de Janeiro, Brésil 20-22 juin 2012 www.uncsd2012.org «Rio+20 sera l une des plus importantes réunions internationales sur le développement durable de notre époque. À Rio, notre vision doit être claire

Plus en détail