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1 novembre 19'77,

2 , t k 4 :;,,",, 4!: * - ', i, q :, *!',_ ', j_ 1 _ :, i,','$ RESUiYE,, -i;: ''_':; : ' '," ' ', i ' ', " - 1 'Y ' i : 7, i':' " _ 5 t, ' r J,:_ :: : ~," L,, _ 1,,, ',,,:, *' %,,_ a : L :: _ / -, < : %' x : " : 8 t,, \' <,? ' ' ' ;, L r 1! ' A

3 - 1 - n NTRODUCTON - Y o A la demande du Ninistère de la Sant6 Publique de la, République slamique de MAURTANE nous avons effectué une enquête sur la prévalence de la dracunculose dans Xes localités de SELBABP, DAGUL, DAFORT, BOULY et OULD-YANGA Cette étude a été réalisbe au mois de novembre RAPPEL EPDEMOLOGQUE -- i' La femelle de la!!filaire de Méd-ine'f, Dracunculus medinensis (Velsch,1674), quand elle est mûre vient se placer sous la peau,* généralement aux membres inférieurs et forme une petite ulcération cutanée Lorsque le sujet trempe cette ulceration dans l'eau, les tissus se ramollis- sent, la femelle par une violente contraction perzore Les téguments et son utérus roinpt la cuticule pour s'évaginer à lpextérieur; il éclate à son tour en libérant plusieurs milliers de larves qui poursuivront leur évolution chez certaines espèces de CopBpode, LlhÔte definitif s'infeste en buvant de eau contenant des Copépodes parasités o Les jeunes adultes de Damedinensis habitent surtout l e mésentère oh la copulation s'accomplit Le m$ile meurt ensuite et la femelle arrive sops la peau après environ un an O d évolution o Le cycle épidémiologique sera favorisé par: - lîs importance du polyparasitisme chez 1,'hÔte définitif, - les localisations basses (les plus f&quentes) en particulier jambes et pieds, souvent au contact de l'eauo Le qfcerclet: Bpidémiologique pourra être facilement rompu en évitant l'ingesti311 de Copépodes parasit6s (filtration ou é'pullition de lseau de boisson) et la contamination des eaux de boisson (pr4tection des puits par une margelle, creusage de puits profoncts les mettant ainsi hors de contami- nation par l'homme parasité)-

4 -2 - -PRESENTATON DE LA REGON (Fig et ) La région étudige csi; située entre nord et lojo et 12'30 de longitude ouest 14O50 et 15'50 de latitude TABLEAU 1- Présentation des villages prospectés L' épidémiologie de la dracunculose d tant essentiellement liée aux points d'aliment?-tion en eau de boisson nous avons relevé les principaux de ces derniers dans chaque localité prospectéeo SELBRBS: l'alimentation en eau d-e boisson est assurée principalement par des puits' cimentés avec une margelle protectrice et des puits traditionnels pour la plupart protégés, l existe quelques mares autour (mares BAYE, OTCHEOLE, DADECOMPE) et dans (mare de la poste) SELBABY azis ne servant que très peu à l'alimentation en eaua!

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7 ~ b 4 DAGUL: il alexiste pas de puits dans la villeo L'alimentation en eau est assurée par le fleuve SENEGAL et accessoirement par les mares situées aux,environs des chanips de cultureo 1 existe trois mares principales: les mares MOULYSSMO-=DGUL, BELER (toutes cieux à l'est de DAGUL) et \OFOU DAFORT: l'alimentation en eau de boisson est assurée par trois puits traditionnelso 1 existe une mare (mare de GARFA 5 Okm au nord de DAFORT) assurant secondairement 1 * alinien%ation en eau surtout pour les villageois dont les champs de culture sont 2 proximité, BOULY: -= il existe deux puits cimenths avec une margelle protectrice tous deux hors dtusage faute d'entretien? L'alimentation en eau de boisson est assurée par deux marigots situés l'un au sud (marigot MAMANGOUFA) et l'autre à 'ouest (marigot GOUMBALEN) d-e BOULY, - OULD-YAEJGB: _ 1 existe des puits adfiiinistratifs avec margelle protectrice et des puits privés traditionnels sans margelle ~nais trop profonds pour être contaminéso L'eau de boisson est également assurée par deux mares pune au nord et lsautre au sud du village) qui sont des émanations de la rivière KARAKORO o, ' ^ * 2 o 7 o,f&uji-e- de 1-a prévalence de 1-x-maladie o Nous avons procédg chez tout sujet examiné 5 un interrogatoire et à un examen clinique (particulitkement mise en gvidence d'un cordon slinueux ou d'orifices de sorties) susceptible>> d'être e témoin diune contamination t récente par C n Dracunculus pedijiens3 (VXLSCH, 7274) o La premi6re estimation de 12 prevalence est donnée par le rapportsujets malades sur sujets examinéso Eli considérank les présents comme un ensemble nous pouvons déterminer les limites inférieure et supérieure, de cette estimation en calculant l'intervalle de confiance de la prévalence au risque 5% s oit qu'il y aura sehemcnt 5 cliances sur 100 pour que le pour observé s'écarte du pourcentage réel de plus de deux écarts-types *(SCHWARTZ, 1974) o

8 ' -4-2,,2 Etude de la localisation et de (RAFFER, 1971 ) NOUS avons dt5comptq le nombre de vers pa- individu et étudié leur répartition en onction de la localisationo ' La fréquence éxevqe ilu polyparasitisme, qui 'entretient d'autant plfis l'endémie, nous a&ne & Z'8tude $e la concentration des'vers chez les malades et dans la population totale, la fréquence curfluiée des vers i étant en daison directe a&?c la fi-gquence' curflulqe' des' individus Pour chaque village nous noterons le ncveau :Y% de concen-tbatibn cles:pjrasites (fréquence cumulée d-es vers) chez les malades et dans la Fopulntion totale- " ' ' ',, ', ',, : j 2*3* X%J??-du vecteuro : Dalis chaque localité prospectge 'nous avons filtré 'sur un a tissu 2 nailles serr6es C litres dpeau prélevés aux principaux points d'approvisionnement en eau de boisson, Nous avons pii ainsi recueillir et dénombrer les copépodes Ces copgpodes fix6s en alcool & '70', sont'en cours de déterminationo - ', : < o RESULTATS - c- NOUS ctonnoas pour cl~aque localit4 prospectée (XELBABY: annexe ; DAGUL: annexe ; DAFORT: annexe ;,BOULP: annexe V; 1 OULD-YAMGA i annexe V) : _ - A: la rgpartition des sujets examinés et des sujets porteurs dg'vers par _ e& sexes et tr?ilches d9&e1 lcs limites ic la pr6valence observée au risqu'e 5%9 -B: la concentration des vers d~ns la population examinge et chez les sujets por$eurs de verso, La dracuïiculose Gtant une end-!qmie focalisée au,$òur- do6 pokts d1 eau &tes de vecteurs, nous traiterons clmq~~e villkge comme 'ul?e entité &pidémiologique Les' résu'1tats ' des numérations des cop6podes 'pour O litres' d1 eau sont donn6s, dans 'annexe' V,! ' XELBABY: " : i, i r ' / c ' i La prévalence' des'porteurs de vers est comprise' entre?,9 et " s : 16,04% L'étude de la concentration des vers montre un parasiiisme peu intense: les sujets préseiitant 3 vers et plus concentrent moins de 50% des parasites et reprksentent,un pom'centage peu élev& dans la population atteinte (mpins de 25%) et dans la population totale (moins ge 3%)- *

9 - 5-1 La quantitg de copgpodes gour 10 litres d!eau-des différents points d?alimentation en e5u est varinble: 8 à lliiiare HAYE; plus de 000 à lâ niare OTCREOLE; plus de la nmre DADZCOMPE et à la mare située près de la poste (5 noter'que cette mare n'est pas utilisée pour l'alimentation en ea&i;;sjg clans un puits (ce puits étant protégé par une margellelo Les habitants de SELBABY utilisent plus volontiers l'eau des puits (publics e> privés) quc celle des mares- En conclusion à XELBABY la dracunculose sévit SUT le mode hypoend6miquc DAGUL? - ' La prévalence des porteurs de vers est peu importante, comprise entre ' 1 e$ 6, L'étude de la concentration des vers montre un parasitism2 tirès faible: de, pas plus/deux vers par sujet examiné Le nombre d-e copépodes (pour O litres d'eau) c"ces diffgrents points d'eau est faible: 80 daas 'le fleuve SENEGAL (principale source d'alimentation en eau de boisson); 2 A la mare 14OUL-?-TSXMO- DAGUL; 21 2 la mare BELER et 5 2 la inare WOFOU, A DAGUL ln d-racunculose représezte une endémiz 'mincure DAFORT! 1 i l! t i l \ l 1 k - ~ La dracunculose est plus importante dans ce village mais reste hypoendémique: la prévalence est comprise entre G,88 et 18,9274 L' inteasit6 du parasitisme est, qlus élevie,que d-ans les deux précadente; 1-0m~it&3: les sujets pr6sentaat 4- vers et plus conc~!ntrent nioins sde 30$ des parasites et représentent moins de 13% de la population'malade et moins, de - - 2% de la population examinée Le nombre de cozépodes (pour 10 litres d'eau) est de 71 2 la mare GARFA, '12 au puits situé B 2 km à L'ouest de DAFOHT e't nul pour les puits situés au* nord-est et au sud-est du vil13gco BOULY o pu La prévalence de n dracunculose est comprise entre '12,2 et 24,9%, L'intensité du parasitisme est faible:' les sujets présentant 3 vers i i' et plus concentrent moins de 30% des parasites et représentent un pourcentage peu élevé des sujets atteints (10%) et de l'cnsamble des sujets examinés 1

10 - 6 - m A BOULY les puits sont hors d'usage et l'alimentation en eau se fait & partiy des marigots de MAMANGOUFA (au sud du village) et de GOUMRALEN (5 l'ouest du village) dont la concentration en cop6podes est supérieure à 300 pour 10 litres d'eauo i \ OULD-YANGii - 0 e La dracunculose sévit & l'état hgpoendémique dans cette localitci: pr6valence (au risque 5%) comprise entre 2,f et 8,7%; intensité du parasitisme mod&rge, les sujets presentant 5 vers et plue concentrent 25% des parasites et représentant C,5$ des sujets atteints de la population examinée et moins de 'O% La concentration des copépodes pour 10 litres dqeau est variable: zéro & la et mare au nord d'culd-yanga, 200 L : la mare au suddu village/dans un puits traditioiinel et 16 dans un puits protégg 5 l'intérieur du village, majeur de santé publique, Dans ' ce viilage la cisacunculose ne prgsente pas un problème p a 1 Lo c al -_ i G a t i o_ns- Mous donnons (Tableau ) la répartition des diff6rentes localisations rencontr6es ahez!-es sujets examinds dans L'ensemble des villages prospectés, FLocali-!pied~Chevil-%Jambe;Genou ' 'Fesse P,Tronc 1 ;Main,Bras;Sein: D! sat ions! o le o nale,et! Total - D, o! s TABLEAU,- Localisations (nombre) d-es vers chez les sujets examinés Les 1ocalisatioiis aberrantes (tronc inaiil, bras, sein) sont rares (17 sur Les localisations dans la partie infkrieure du corps représentent près de 90$ et 21 elles seules les localisations aux jambes reprgsentent plus de 50% (54, &i) des localisations obbervées \

11 - 7-4 C0NC;USON La dracunculose étant une endémie Pocalisbe par ses gîtes vectoriels, nous avons considqr& chaque localité prospect6e comme un foyer épidémiologique en soi, Que ce soit lors de la contamination de l'homme OU lors de lvinfestation des copépodes le contact a obligatoirement lieu au point d'eau hébergeant le vecteuro Nous avons étudié au cours de notre enquête cinq localit6s dont les niveaux d'endémie sont inférieurs 5 25%- (au risque 5%10 Lvintensité de la maladie est peu importante: les sujets présentan-t 4 vers et plus concentrent moins d-e 30%,des parasites et représen- tent un pourceii,tage relativement Caible de la population Un contrôle strict de vendéiriie pourrait être réalisé par une prophylaxie simple comportant des iiiesures d'hygiène (filtration ou ébu- lition de 1 eau de boisson) et d 'assainissement des points d t eau (aménagement de^ puits) o Ces iiiesures simples peuvent se heurter A une certaine résistance des habitants qui prbfèrent lpeau du marigot 2 celle des puits, cette derni6re leur paraissant sans saveur', Le traitement mgdical de la parasitose chez 191;on1nze est hécevant el; la lutte con'tre le vecteur, efficace avec certains pes ticides, peut poses certains problèi~~es: en particulier destruc- tion de la faune non cible- Bien que dans les collectivités examinées,la dracunculose soit t hypoend-émique, elle pose des problèmes au niveau de lpindividu et de la collectivit6 d'autant que son acuite maximale coïncide avec le moment de lvannée 021 les activités agricoles sont les plus importanteso De ce fait son retensissemnt économigue n'est pas n&gligeableo ' - REFERENCES BBLOGRAPKQUES~ - _-_ - RAFFER (Ge), 1971,- La dracunculose - Contribdtion à lpétude d-e l'&pid&miologie, du traitement et de la prophylaxie de cette endémie Mémoire - - de 1' école nationale Ge l-c-sant6 Publique Y RENNES (FRANCE), - - Sec'cion Medecine, h - SCHWARTZ (Del9 1974,- Méthodes statistiques 5 1'usage des médecins et des biologistese - _-_ ( N4 d e c ine S c i en c es_>- e t s-ie it eur ( no 9 95 ) FLAM~l:?2ïGH n O d i imps e s s i on e -Y

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