Les maladies éruptives de l enfant (94) J.M. Garnier Février 2006

Save this PDF as:
 WORD  PNG  TXT  JPG

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Les maladies éruptives de l enfant (94) J.M. Garnier Février 2006"

Transcription

1 Les maladies éruptives de l enfant (94) J.M. Garnier Février 2006 Références : Pilly E. Maladies Infectieuses.2000, 17 ème édition. Gaudelus J. Eruptions fébriles. In «Pathologie infectieuse de l enfant». pp : Rougeole 1.1. Agent causal La rougeole est une maladie virale éruptive de l'enfance, très contagieuse, due à un Paramyxovirus à ARN. Il n existe qu un seul sérotype Epidémiologie La rougeole représente un problème de santé publique majeur dans le monde. L'OMS estime qu'en 1994, la maladie a été responsable du décès de plus de d enfants. La rougeole est une des maladies infantiles les plus meurtrières. Elle tue plus d'enfants que toute autre maladie évitable par la vaccination. Le seul réservoir de virus est l espèce humaine. Le virus est éliminé dans la gorge, les urines, le sang et les sécrétions conjonctivales. La transmission est interhumaine directe par voie aérienne et le pic de fréquence se situe entre deux et six ans Signes cliniques Son incubation est de dix jours. La rougeole est particulièrement fréquente durant l hiver et le printemps Phase d invasion Durant de 2 à 4 jours, elle est marquée par une fièvre élevée, un catarrhe oculo-pharyngotrachéo-nasal très caractéristique à l origine du faciès pleurard et de la toux à consonance métallique, rauque et ferrine. Puis apparaît l énanthème constituant le signe de Köplik, caractérisé par un semis de papules acuminées blanchâtres situées sur la muqueuse endo-jugale inflammatoire Phase d état A cette phase éruptive, cet énanthème va s effacer tandis que l exanthème maculopapuleuse s installe, touchant d abord l extrémité céphalique et s étendant de bas en haut. Les lésions confluent par endroits (face en particulier) mais respectent des zones de peau saine. L association catarrhe oculo-pharyngo-trachéo-nasal-exanthème est hautement évocatrice du diagnostic de rougeole. L éruption cutanée va s estomper en une semaine environ avec une desquamation très fine. 1

2 Evolution et complications L évolution est le plus souvent bénigne. Des complications à type de surinfections bactériennes peuvent émailler l évolution (pneumopathies, otites moyennes). La survenue de laryngites, de myocardites ou d encéphalites est également possible. La panencéphalite subaiguë sclérosante (PESS) est une complication tardive, gravissime, mais rare de la rougeole qui donne toute sa justification à la vaccination préventive. On peut observer des rougeoles atypiques chez le nourrisson protégé incomplètement par les anticorps maternels. Ccette rougeole atypique est caractérisée par une incubation plus longue et une maladie moins sévère, dont l exanthème est atténué. La recherche du signe de Köplik est alors d un grand secours au diagnostic. Sur le plan biologique, une leucopénie-lymphopénie est observée. La sérologie n a pas d intérêt en pratique médicale courante Traitement Le traitement vise toujours à prévenir la fièvre et à traiter les surinfections parfois observées. 2. Rubéole Maladie virale, habituellement bénigne lorsqu'elle est contractée après la naissance, la rubéole a des conséquences très graves lorsqu'elle est transmise à l'embryon ou au fœtus (rubéole congénitale) Agent causal Virus à ARN de la famille des Togaviridae, du genre rubivirus. Il n existe qu un seul sérotype Epidémiologie Rare chez le jeune enfant, elle semble plus fréquente à l'âge scolaire. La contamination se fait par voie orale. La contagiosité, variable, semble exister une semaine avant et persister deux semaines après l'éruption. L'immunité est durable Signes cliniques Pédiodes Incubation et d invasion La période d'incubation est comprise entre quatorze et seize jours. La période d invasion qui peut durer de un à quatre jours, est marquée par de la fièvre, des céphalées, une pharyngite, des adénopathies et une toux Période d'éta L exanthème est maculeux, plus clair que dans la rougeole, débutant à la face et s étendant progressivement à l ensemble du corps. Cet exanthème peut respecter des zones de peau saine ou revêtir un aspect scarlatiniforme en nappes. La lésion élémentaire est une maculo-papule rosée au niveau des extrémités. Les éléments restent isolés, alors que leur coalescence au niveau du tronc peut réaliser un érythème diffus. Au 2 ème jour, l'aspect est classiquement scarlatiniforme. L'exanthème dure 2 à 3 jours et peut être suivi par une fine desquamation. Un énanthème purpurique est parfois noté au niveau du palais mais il est inconstant. 2

3 Les adénopathies de la rubéole peuvent être généralisées, mais classiquement elles sont surtout cervicales, sous-occipitales et rétro-auriculaires. Ces adénopathies sont douloureuses. La splénomégalie, les manifestations articulaires sont rares. La fièvre est le plus souvent modérée, durant à 1 à 2 jours Evolution L évolution de la rubéole est en règle générale bénigne. Une neutropénie est fréquente et la sérologie de rubéole (inhibition de l hémagglutination) avec mise en évidence d IgM, témoignant d une infection récente, peut être pratiquée pour affirmer le diagnostic chez la fillette. L embryopathie gravissime concerne les femmes non immunisées, contaminées dans les douze premières semaines de grossesse. La foetopathie concerne des contaminations plus tardives. Les gammaglobulines spécifiques ne protègent pas la femme non immunisée de l infection embryo-fœtale Formes cliniques Les formes inapparentes sont les plus fréquentes. L'encéphalite de la rubéole est rare, de symptomatologie modérée et de pronostic habituellement bénin. Un purpura thrombopénique peut rarement survenir, entraînant des manifestations hémorragiques dont la durée n'excède pas un mois. Les manifestations articulaires, si elles sont présentes, concernent les grosses articulations et sont de pronostic bénin Traitement Il n'existe pas de traitement spécifique de la rubéole. La vaccination est la seule prévention possible car l'isolement des cas est peu efficace pour lutter contre la transmission de la maladie. Elle est justifiée par la gravité de la rubéole congénitale. 3. Scarlatine 3.1. Agent causal est due à une infection streptococcique du groupe A Epidémiologie Elle s observe surtout chez l enfant de plus de cinq ans. Le foyer primitif est le plus souvent pharyngé mais une plaie cutanée peut constituer la porte d entrée Signes cliniques L incubation est en règle inférieure à 5 jours. L invasion est marquée par une fièvre à 40, une dysphagie haute, des céphalées et des vomissements. Des adénopathies sous-angulomaxillaires sont fréquemment retrouvées. L éruption va réaliser un érythème en nappe, parfois purpurique, marquée dans les grands plis et sur les zones de pression comme les fesses. L atteinte palmo-plantaire est fréquente. Sur le visage, l érythème respecte souvent la zone péribuccale et mentonnière, donnant un faciès caractéristique. A la palpation, les lésions donnent une sensation de granité. 3

4 Parallèlement à l éruption cutanée, un énanthème buccal intense est observé tandis que la langue, tout d abord saburrale, perd cet aspect blanchâtre sur ses bords, dessinant un V blanchâtre central qui va progressivement s effacer, laissant une glossite érythémateuse. L exanthème s efface en quelques jours (moins d une semaine), laissant une desquamation diffuse en grands lambeaux. Des surinfections bactériennes peuvent émailler l évolution mais la survenue d un rhumatisme articulaire aigu ou d une glomérulonéphrite est devenue exceptionnelle Formes cliniques On observe actuellement des formes atténuées de scarlatine dont l érythème est plus pâle, localisé au pli, tandis que les signes généraux (fièvre) sont moins marqués Traitement La pénicillinothérapie par voie orale (pénicilline V ) à U/kg/jour est efficace mais, la maladie n étant pas immunisante, une récidive est toujours possible. Le traitement prévient la survenue d un rhumatisme articulaire aigu mais pas des glomérulonéphrites qui peuvent compliquer une scarlatine. 4. Le mégalérythème épidémique 4.1. Agent causal Il est lié au Parvovirus B 19. Il est le seul parvovirus connu infectant l homme. Le réservoir de virus est strictement humain Epidémiologie Cette maladie éruptive, également nommée 5 ème maladie atteint surtout les enfants de 4 à 12 ans, parfois en petites épidémies. La transmission est interhumaine, par les sécrétions respiratoires le plus souvent. Le parvovirus peut également être transmis par voie sanguine et par voie transplacentaire. Le risque de contamination est élevé avant la survenue du rash caractéristique, et le risque d infection fœtale chez la femme contaminée avant la 20 ème semaine de grossesse est estimé entre 3% et 9%. Le Parvovirus B19 peut être également responsable de crises érythroblastopéniques chez les malades présentant une hémoglobinopathie ou une anémie hémolytique chronique Signes cliniques Son incubation est variable, allant de 4 à 15 jours, classiquement de six jours mais pouvant dépasser 20 jours. L infection à Parvovirus B19 peut être précédée de prodromes discrets : fébricule, céphalées. L exanthème proprement dit est caractérisé successivement par un érythème des joues avec aspect souffleté, qui est inconstant, suivi au bout de 3-4 jours par l apparition d un exanthème maculo-papuleux extensif des membres pouvant aboutir à la formation d un érythème réticulé donnant un aspect en carte de géographie. En s'étendant, cet exanthème géant pâlit en son centre, prenant un aspect marginé. Celui-ci évolue durant une quinzaine de jours ou persiste plusieurs semaines et est majoré par l effort ou la chaleur. 4

5 Les signes d'accompagnement sont discrets. L exanthème lié au Parvovirus B19 peut être atypique (formes papulo-purpuriques acrosituées). La rubéole et certaines infections à Entérovirus (Echovirus 12) peuvent simuler l éruption typique du mégalérythème épidémique Traitement Il n'existe pas de traitement spécifique du mégalérythème épidémique. 5. Roséole infantile 5.1. Définition La roséole infantile encore appelée sixième maladie ou exanthème subit est une fièvre éruptive bénigne du nourrisson Agent causal Lié à un virus herpès humain (HHV 6), découvert en 1986 et qui appartient à la famille des Herpesviridae Epidémiologie La roséole concerne exclusivement les enfants de 6 mois à 18 mois. Le pic de fréquence se situe avant un an. La contagiosité est faible. L homme est le seul réservoir naturel. La transmission est interhumaine directe par la salive Signes cliniques La période d'incubation est comprise entre 5 et 15 jours. La période d invasion est marquée par une fièvre isolée à C, à début brutal, durant 3 jours. Cette fièvre, bien supportée, constitue l'unique prodrome ; elle est dite «fièvre isolée». L'état général est remarquablement bien conservé avec absence de retentissement sur l appétit, le sommeil ou le comportement du nourrisson. L éruption apparaît à la défervescence. La lésion élémentaire est classiquement une macule rosée de 3 à 5 mm de diamètre, prédominant au tronc. Cet exanthème fugace dure de quelques heures à deux jours. Il n'est pas suivi par une desquamation. L apparition de l éruption signe la guérison. L infection à HHV 6 est le plus souvent asymptomatique. Les études épidémiologiques ont également démontré l existence d aspects atypiques tant dans l allure de l exanthème que dans la durée de la fièvre Traitement Il n'existe pas de traitement spécifique de la roséole. Le traitement concerne essentiellement la prévention des convulsions hyperthermiques. 5

6 6. Varicelle - zona Le virus varicelle-zona ou "varicella-zoster-virus" (VZV) appartient à la famille des Herpes viridae. Il induit, en primo-infection une maladie infantile ubiquitaire, la varicelle, qui confère une immunité durable. Le virus persiste néanmoins à l'état latent dans des ganglions sensitifs. Sa réactivation est à l'origine d'une ganglio-radiculite sensitive aiguë, le zona Agent causal Elle est due au virus varicelle-zona, appartenant à la famille des herpesviridae Epidémiologie La varicelle est une maladie virale aiguë quasiment obligatoire de l'enfance et hautement contagieuse que l'on retrouve partout dans le monde. La transmission se fait par contage direct à partir des lésions ou par les particules virales en suspension dans la salive ; 6.3. Signes cliniques L incubation silencieuse est de 16 jours. La période d invasion, pré-éruptive est marquée par un fébricule ou totalement asymptomatique. L'éruption qui marque la phase d état, comporte Un exanthème Débutant au tronc ou à la racine des cheveux, d'extension désordonnée, il atteint la face en dernier. La lésion élémentaire est : d'abord une macule érythémateuse de 2 à 4 mm, arrondie ou ovulaire, s'effaçant à la pression puis 6 à 24 heures plus tard une vésicule de la taille d'une tête d'épingle, contenant un liquide transparent devenant trouble, jamais purulent. Cette vésicule est superficielle, molle, reposant en peau saine. Elle est souvent entourée d un halo érythémateux. au 2 ème jour, elle se dessèche, prenant un aspect pseudo-ombiliqué, puis se recouvre d'une croûtelle brune. L'éruption est prurigineuse +++ au 5 ème jour, la chute de la croûte laisse une cicatrice bistre puis blanchâtre qui disparaît en une année, en l absence de surinfection. L'éruption qui dure une dizaine de jours, évolue en 2 à 3 poussées à heures d'intervalle. Il existe donc des éléments d'âges différents Un énanthème Quelques vésicules peuvent siéger dans la cavité buccale, la conjonctive, la vulve, le larynx.: Leur rupture laisse une érosion arrondie, douloureuse. Une fièvre contemporaine de chaque poussée, des adénopathies complètent le tableau clinique Traitement Le traitement de la varicelle est symptomatique, reposant sur une désinfection des lésions cutanées avec un antiseptique non toxique (hexamidine, chlorexidine). 6

7 Chez l enfant immunodéprimé la survenue d une varicelle reste un événement grave malgré l apparition d antiviraux comme l acyclovir. Elle réalise un tableau clinique dramatique avec une éruption hémorragique, des troubles de la conscience, une pneumopathie hypoxémiante, un syndrome hémorragipare, une fièvre supérieure à 40 c. La mortalité reste non négligeable malgré les antiviraux Chez la femme enceinte non immunisée la contamination expose au risque de varicelle congénitale durant les deux premiers trimestres de la grossesse. Lorsque la varicelle se déclare dans les jours qui précèdent l accouchement et dans les 48 heures qui le suivent, le risque de varicelle néonatale grave justifie la surveillance du nouveau-né et l administration systématique d acyclovir. Une telle décision thérapeutique concerne surtout les nourrissons nés moins de 4 jours après le début de la varicelle maternelle. 7. Gingivo-stomatite de primo-invasion herpétique 7.1. Agent causal Le virus herpès simplex type 1 ( HSV1) est un virus à ADN, produisant un effet cytopathogène spécifique (les cellules qu'il infecte contiennent une inclusion intranucléaire) Epidémiologie Deux types d'herpès peuvent se rencontrer : la primo-infection herpétique due au premier contact avec le virus la récurrence herpétique, survenant chez un sujet possédant déjà des anticorps. L'immunité passive dure jusqu'à 4 mois chez le nourrisson ; la primo-infection touche l enfant en général entre un et quatre ans Signes cliniques de la primo-infection herpétique Chez l'enfant, il s'agit très souvent d'une gingivo-stomatite. Une dysphagie hautement fébrile précède l'éruption, empêchant parfois toute alimentation. A la phase d'état, l'examen de la muqueuse buccale montre des vésicules qui, en se rompant, laissent des exulcérations recouvertes d'un enduit blanc-grisâtre. La muqueuse est oedématiée, fragile, érythémateuse. Il existe des bouquets de vésicules cutanées périlabiales. La fièvre peut persister à la phase éruptive. L'évolution est favorable en une semaine environ Formes cliniques Les formes inapparentes sont les plus fréquentes. Chez la petite fille, la primo-infection peut se révéler par une vulvo-vaginite. Les complications sont essentiellement oculaires (kératite) ou neurologiques (encéphalite aiguë nécrosante gravissime). L'infection herpétique du nouveau-né, réalise une septicémie avec méningo-encéphalite, qui justifie par son pronostic très péjoratif, la pratique d'une césarienne chez une femme enceinte chez laquelle on découvre un herpès génital. La primo-infection herpétique chez un enfant atteint d'eczéma est redoutable par la gravité du tableau infectieux, l extension des lésions cutanées térébrantes et ulcérantes et par l'intensité des perturbations hydro-électrolytiques (syndrome de Kaposi-Juliusberg). 7

8 7.5. Traitement Les formes compliquées et les atteintes néonatales justifient l administration par voie parentérale d acyclovir (10mg/kg toutes les huit heures ou 500mg/par mètre carré de surface corporelle toutes les huit heures). 8. Les entérovirus Sous ce terme sont regroupées les infections liées aux échovirus et Coxsackievirus. Elles sont le plus souvent en cause dans les exanthèmes des enfants. La fréquence des ces exanthèmes est élevée en août, octobre et novembre; l incubation en est en générale inférieure à une semaine. L exanthème que l on peut observer au cours de ces entéroviroses est variable : morbilliforme, scarlatiniforme, parfois purpurique. Les manifestations systémiques peuvent être respiratoires, digestives (diarrhée) ou autres (conjonctivites..). Certains Entérovirus peuvent être responsables d exanthèmes particuliers. Ainsi, le coxsackie A 16 mais également les A 5, A7, A9, A10 sont responsables du syndrome pied-main-bouche : caractérisé par un exanthème qui succède à une phase prodromique peu intense. L exanthème se manifeste sous forme de lésions vésiculeuses oblongues, touchant préférentiellement les mains, les pieds et la muqueuse buccale. Les lésions vésiculeuses sont parfois diffuses et un prurit peut être noté. 9. Le syndrome «pieds-mains-bouche» 9.1. Etiologie. Epidémiologie L'agent de cette maladie est classiquement un virus Coxsackie de type A 16, mais des cas sporadiques ont été décrits en association avec d'autres virus Coxsackie. Les enfants semblent plus souvent atteints que les adultes, la contagiosité est grande, et la contamination se fait principalement par voie aérienne Signes cliniques Après une incubation de 3 à 6 jours, une phase prodromique durant 12 heures à 24 heures peut précéder la période d'état : fièvre modérée, sensation de malaise, douleurs abdominales. A la période d'état, les lésions plus typiques sont les ulcérations buccales. Quasi-constantes, elles peuvent gêner l'alimentation. Leur nombre moyen est de 5 à 10. Leurs sièges préférentiels sont la voûte du palais, la langue, la muqueuse buccale. Elles sont précédées par une papule érythémateuse de 2 à 8 mm de diamètre, puis forment des vésicules entourées d'une zone érythémateuse. Ces vésicules se rompent rapidement, laissant des ulcérations superficielles jaune grisâtre, entourées d'un halo érythémateux. Ces ulcérations, parfois confluentes, sont douloureuses et rétrocèdent spontanément en 5 à 10 jours. Le début des signes cutanés est simultané ou légèrement décalé par rapport aux signes buccaux. Le siège de prédilection est la face dorsale des doigts, des mains, des orteils, des pieds. La lésion élémentaire est une macule ou une papule de 2 à 10mm de, centrée par une vésicule grise, inconstamment douloureuse. Après quelques jours les vésicules se dessèchent puis disparaissent. 8

9 Les signes d'accompagnement sont les plus souvent discrets, mais peuvent comporter une fièvre élevée. Le pronostic est en règle bénin Examens complémentaires L'isolement du virus peut être réalisé à partir des vésicules, des ulcérations buccales, des selles. La recherche d'anticorps neutralisants est positive à la fin de la maladie Traitement Il n'existe pas de traitement spécifique. L'utilisation d'anesthésiques locaux peut limiter l'inconfort dû aux ulcérations buccales. 10. Adénoviroses Les manifestations cutanées ne sont pas fréquentes au cours des adénoviroses (2 à 8% des cas). Les exanthèmes observés sont de plusieurs types : maculo-papuleux, morbilliforme ou rubéoliforme. Il sera rattaché à leur cause par la coexistence d une infection ORL ou respiratoire (rhinite, pharyngite, pneumopathie), évocatrice de la responsabilité d une Adénovirose. 11. Mononucléose infectieuse Elle est liée à un virus d Epstein-barr, son incubation peut atteindre un mois. La phase d état est marquée par une angine sévère associée à des adénopathies cervicales et à une splénomégalie. Un rash maculo-papuleux est noté dans 10 à 15% des cas ; il est quasi constant après prescription d ampicilline. L existence d un œdème facial et palpébral est particulièrement évocatrice. Le diagnostic est confirmé par l existence d un syndrome mononucléosique sur la numération sanguine, d une cytolyse ou d une cholestase et par les réactions d agglutination : Paul-Bunnel- Davidsohn et MNI test. Ces tests peuvent être faussement négatifs chez l enfant de moins de 4 ans, et l on doit alors avoir recours à la mise en évidence d anticorps spécifiques (VCA, EA, et EBNA. 12. Primo-infection à CMV Elle peut s accompagner d un exanthème dont la survenue est, là encore, plus fréquente en cas de traitement associé par ampicilline 9

Module 7 - Edition 2006 - Item 94 page 1 Copyright CMIT ITEM N 94 : MALADIES ERUPTIVES DE L ENFANT LES OBJECTIFS TERMINAUX

Module 7 - Edition 2006 - Item 94 page 1 Copyright CMIT ITEM N 94 : MALADIES ERUPTIVES DE L ENFANT LES OBJECTIFS TERMINAUX Module 7 - Edition 2006 - Item 94 page 1 ITEM N 94 : MALADIES ERUPTIVES DE L ENFANT LES OBJECTIFS TERMINAUX I. Diagnostiquer et distinguer une rougeole, une rubéole, un herpès, un mégalérythème épidémique,

Plus en détail

Dermatoses fébriles courantes bénignes

Dermatoses fébriles courantes bénignes Dermatoses fébriles courantes bénignes Dr L. HANDIRI GENCEL Praticien attaché Service de dermatologie pédiatrique du Pr TAIEB Hôpital des enfants Bordeaux Dermatoses fébriles courantes bénignes Exanthèmes

Plus en détail

VARICELLE ET ZONA DE L ADULTE ETIOLOGIES DES EXANTHEMES FEBRILES

VARICELLE ET ZONA DE L ADULTE ETIOLOGIES DES EXANTHEMES FEBRILES VARICELLE ET ZONA DE L ADULTE ETIOLOGIES DES EXANTHEMES FEBRILES 22 Février 2006 - IFSI Croix Rouge Française Dr Sarah KHATIBI SMIT- PURPAN - CHU TOULOUSE Varicelle Epidémiologie Due à un herpes virus

Plus en détail

Ces éruptions de l enfant que l on rencontre aussi chez l adulte

Ces éruptions de l enfant que l on rencontre aussi chez l adulte 12 èmes Rendez-Vous de l Urgence Jeudi 26 novembre 2009 Ces éruptions de l enfant que l on rencontre aussi chez l adulte ou La guerre des boutons Dr Laurent CROCE Praticien Contractuel Urgences Médicales

Plus en détail

HERPÈS INFORMATIONS GÉNÉRALES

HERPÈS INFORMATIONS GÉNÉRALES HERPÈS INFORMATIONS GÉNÉRALES Définition L herpès est une infection systémique qui se manifeste surtout par des lésions muco-cutanées causées par le virus herpès simplex des types 1 et 2. Ne sera abordé

Plus en détail

généralités Infections à Herpès virus généralités généralités généralités Virus:

généralités Infections à Herpès virus généralités généralités généralités Virus: généralités Infections à Herpès virus Virus: S. Nguyen 03/2005 multiplication intracellulaire taille: nanomètre pls composants: -acide nucléique (ADN, ARN) -capside -enveloppe ou non généralités herpès

Plus en détail

Varicelle. Cause : Épidémiologie :

Varicelle. Cause : Épidémiologie : Varicelle La varicelle classique sous sa forme de maladie infantile éruptive fréquente, en milieu tempéré, touche plus tardivement l'adulte en milieu tropical où elle est tout aussi caractérisée par sa

Plus en détail

RUBIVIRUS virus de la RUBEOLE

RUBIVIRUS virus de la RUBEOLE RUBIVIRUS virus de la RUBEOLE RUBIVIRUS virus de la RUBEOLE... 1 1 GENERALITES... 2 1.1 AGENT PATHOGENE, RESERVOIR, SOURCE... 2 1.2 EPIDEMIOLOGIE GENERALE... 2 1.3 VIABILITE, RESISTANCE PHYSICO-CHIMIQUE...

Plus en détail

Module 7 - Edition 2008 - Item 77 page 1 Copyright CMIT ITEM N 77 : ANGINES ET RHINOPHARYNGITES DE L ENFANT ET DE L ADULTE OBJECTIFS TERMINAUX

Module 7 - Edition 2008 - Item 77 page 1 Copyright CMIT ITEM N 77 : ANGINES ET RHINOPHARYNGITES DE L ENFANT ET DE L ADULTE OBJECTIFS TERMINAUX Module 7 - Edition 2008 - Item 77 page 1 ITEM N 77 : ANGINES ET RHINOPHARYNGITES DE L ENFANT ET DE L ADULTE OBJECTIFS TERMINAUX I. Diagnostiquer une angine et une rhinopharyngite II. Argumenter l attitude

Plus en détail

Caroline AUDOUIN Delphine BERNARD Année 2004-2005 Item 94. Maladies éruptives de l'enfant

Caroline AUDOUIN Delphine BERNARD Année 2004-2005 Item 94. Maladies éruptives de l'enfant Caroline AUDOUIN NANTES Delphine BERNARD Année 2004-2005 Item 94 Maladies éruptives de l'enfant 1 Sommaire : Note : Le purpura n'est pas traité dans cet item, mais il faut toujours garder à l'esprit que

Plus en détail

PHARYNGO-AMYGDALITE VIRALE

PHARYNGO-AMYGDALITE VIRALE MALADIES INFECTIEUSES PHARYNGO-AMYGDALITE VIRALE PHARYNGO-AMYGDALITE VIRALE INFORMATIONS GÉNÉRALES Définition La pharyngo-amygdalite virale consiste en une angine (mal de gorge) causée par différents virus

Plus en détail

Les maladies éruptives sont fréquentes chez l enfant, et le

Les maladies éruptives sont fréquentes chez l enfant, et le I - 7 Q94 MALADIES ÉRUPTIVES DE L ENFANT RR Dr Amandine Blasquez, Dr Christine Léauté-Labrèze Unité de dermatologie pédiatrique Centre de référence des maladies rares de la peau hôpital Pellegrin-Enfants,

Plus en détail

GUIDE DES CONDUITES A TENIR LORS D UNE AFFECTION AIGUE CHEZ L ENFANT ACCUEILLI EN COLLECTIVITE

GUIDE DES CONDUITES A TENIR LORS D UNE AFFECTION AIGUE CHEZ L ENFANT ACCUEILLI EN COLLECTIVITE GUIDE DES CONDUITES A TENIR LORS D UNE AFFECTION AIGUE CHEZ L ENFANT ACCUEILLI EN COLLECTIVITE Il faut rappeler que pour toute personne malade (par exemple présentant de la fièvre, vomissements ou diarrhée)

Plus en détail

FIEVRE CHEZ L ENFANT Du symptôme a la décision. Dr FERNANE.A Hôpital André Grégoire Montreuil

FIEVRE CHEZ L ENFANT Du symptôme a la décision. Dr FERNANE.A Hôpital André Grégoire Montreuil FIEVRE CHEZ L ENFANT Du symptôme a la décision Dr FERNANE.A Hôpital André Grégoire Montreuil Définition : Fièvre =Température rectale > 38 c (déréglage du point d équilibre thermique au niveau Hypothalamus)

Plus en détail

Virus de la grippe. Introduction. Le virus. Introduction. Virus très contagieux +++: contamination inter-humaine (gouttelettes) responsable

Virus de la grippe. Introduction. Le virus. Introduction. Virus très contagieux +++: contamination inter-humaine (gouttelettes) responsable Virus de la grippe Introduction Virus très contagieux +++: contamination inter-humaine (gouttelettes) 1- introduction 2- le virus 3- clinique 4- complications 5- traitement S. Nguyen 03/2005 responsable

Plus en détail

Maladies de l enfant.

Maladies de l enfant. Maladies de l enfant. I. Rougeole : Virus Incubation : 8 à 12 jours Entre 2 et 10 ans, bébé rarement touché, non vacciné Prodromes : catarrhe occulo-naso-pharyngée (hypersécrétion des muqueuses telles

Plus en détail

Les infections sexuellement transmissibles (IST) Cours IFSI M. Duong Service des Maladies Infectieuses

Les infections sexuellement transmissibles (IST) Cours IFSI M. Duong Service des Maladies Infectieuses Les infections sexuellement transmissibles (IST) Cours IFSI M. Duong Service des Maladies Infectieuses IST Pathologies très fréquentes Etiologies multiples (bactéries, virus, parasites, levures) Complications

Plus en détail

Item 94 : Maladies éruptives de l'enfant

Item 94 : Maladies éruptives de l'enfant Item 94 : Maladies éruptives de l'enfant Collège National des Enseignants de Dermatologie Date de création du document 2010-2011 Table des matières OBJECTIFS... 3 I Aspects cliniques... 3 I.1 Rougeole,

Plus en détail

VIRUS de la VARICELLE et du ZONA (VZV)

VIRUS de la VARICELLE et du ZONA (VZV) VIRUS de la VARICELLE et du ZONA (VZV) VIRUS de la VARICELLE et du ZONA (VZV) 1 1 GENERALITES 2 1.1 AGENT PATHOGENE, RESERVOIR, SOURCE 2 1.2 EPIDEMIOLOGIE GENERALE 2 1.3 VIABILITE, RESISTANCE PHYSICO-CHIMIQUE

Plus en détail

Item 314 Exanthème CEDEF 1,2 III. ORIENTATION DIAGNOSTIQUE DEVANT. Objectif pédagogique. Diagnostic positif

Item 314 Exanthème CEDEF 1,2 III. ORIENTATION DIAGNOSTIQUE DEVANT. Objectif pédagogique. Diagnostic positif Annales de dermatologie et de vénéréologie (2008) 135S, F208 F213 Disponible en ligne sur www.sciencedirect.com III. ORIENTATION DIAGNOSTIQUE DEVANT Item 314 Exanthème CEDEF 1,2 Objectif pédagogique Devant

Plus en détail

Orientations diagnostiques devant : Exanthème, érythrodermie

Orientations diagnostiques devant : Exanthème, érythrodermie Examen National Classant Orientations diagnostiques devant : Exanthème, érythrodermie Exanthème F. CAMBAZARD (St Etienne), Y. DE PROST (Paris, Necker), G. LORETTE (Tours), C. BEYLOT (Bordeaux) Objectifs

Plus en détail

Item 314 Exanthème CEDEF 1,2 III. ORIENTATION DIAGNOSTIQUE DEVANT. Objectif pédagogique. Diagnostic positif. Disponible en ligne sur

Item 314 Exanthème CEDEF 1,2 III. ORIENTATION DIAGNOSTIQUE DEVANT. Objectif pédagogique. Diagnostic positif. Disponible en ligne sur Annales de dermatologie et de vénéréologie (2012) 139, A213 A218 Disponible en ligne sur www.sciencedirect.com III. ORIENTATION DIAGNOSTIQUE DEVANT Item 314 Exanthème CEDEF 1,2 Disponible sur Internet

Plus en détail

LES ÉPIDÉMIES NE CONCERNENT

LES ÉPIDÉMIES NE CONCERNENT LES ÉPIDÉMIES NE CONCERNENT PAS SEULEMENT LES PATIENTS Monica Attinger Unité HPCI VD SSSH -16 mars 2013 /CHUV Rappel Infection : envahissement de l organisme par des germes capables de provoquer une maladie

Plus en détail

Corpus Médical Faculté de Médecine de Grenoble

Corpus Médical Faculté de Médecine de Grenoble Orientation diagnostique devant une ulcération ou érosion des muqueuses orales et génitales (343) Professeur Jean-Claude BEANI Avril 2004 (Mise à jour juin 2005) Pré-Requis : Lésions élémentaires en dermatologie

Plus en détail

GUIDE DES CONDUITES A TENIR LORS D UNE AFFECTION AIGUE CHEZ L ENFANT ACCUEILLI EN COLLECTIVITE

GUIDE DES CONDUITES A TENIR LORS D UNE AFFECTION AIGUE CHEZ L ENFANT ACCUEILLI EN COLLECTIVITE GUIDE DES CONDUITES A TENIR LORS D UNE AFFECTION AIGUE CHEZ L ENFANT ACCUEILLI EN COLLECTIVITE Le Puy-en-Velay, le 22 Septembre 2006 Il faut rappeler que pour toute personne malade (par exemple présentant

Plus en détail

Item 152: candida, dermatophytes

Item 152: candida, dermatophytes Item 87 Item 152: candida, dermatophytes Facteur favorisant (DB, macération, obésité, défaut d hygiène) à rechercher et à traiter Candida: pathogène peau; saprophyte muqueuse Enduit blanchâtre, détachable,

Plus en détail

Ministère de l Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Technologie Université Virtuelle de Tunis ! " #$%&

Ministère de l Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Technologie Université Virtuelle de Tunis !  #$%& Ministère de l Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Technologie Université Virtuelle de Tunis! " #$%& "' Ce produit pédagogique numérisé est la propriété exclusive de l'uvt. Il

Plus en détail

Item 94 : Maladies éruptives de l'enfant.

Item 94 : Maladies éruptives de l'enfant. Item 94 : Maladies éruptives de l'enfant. Date de création du document 2008-2009 Table des matières 1 Pour mieux comprendre... 1 2 Diagnostiquer et distinguer une maladie éruptive de l'enfant... 2 ENC

Plus en détail

Maladies éruptives de l enfant

Maladies éruptives de l enfant Examen National Classant Module transdisciplinaire 7 : Santé, environnement, maladies transmissibles Maladies éruptives de l enfant NOUVEAU C. BODEMER (Necker-Enfants Malades, Paris), B. CRICKX (Bichat,

Plus en détail

MALADIES ÉRUPTIVES DE L'ENFANT

MALADIES ÉRUPTIVES DE L'ENFANT MALADIES ÉRUPTIVES DE L'ENFANT Jean-Bernard Girodias pédiatre 1. Cinquième maladie 2. Maladie de Gianotti-Crosti 3. Maladie de Kawasaki 4. Maladie "mains-pieds-bouche" 5. Purpura méningococcémique 6. Roséole

Plus en détail

Module 7 - Edition 2008 - Item 84 page 1 Copyright CMIT ITEM N 84 : INFECTIONS A HERPES VIRUS DE L ENFANT ET DE L ADULTE IMMUNOCOMPETENTS

Module 7 - Edition 2008 - Item 84 page 1 Copyright CMIT ITEM N 84 : INFECTIONS A HERPES VIRUS DE L ENFANT ET DE L ADULTE IMMUNOCOMPETENTS Module 7 - Edition 2008 - Item 84 page 1 ITEM N 84 : INFECTIONS A HERPES VIRUS DE L ENFANT ET DE L ADULTE IMMUNOCOMPETENTS OBJECTIFS TERMINAUX I. Diagnostiquer et traiter une poussée d herpès cutané et

Plus en détail

Item 314 : Exanthème

Item 314 : Exanthème Item 314 : Exanthème Collège National des Enseignants de Dermatologie Date de création du document 2010-2011 Table des matières OBJECTIFS... 3 I Diagnostic positif... 3 II Diagnostic différentiel... 4

Plus en détail

C@mpus National de pédiatrie et chirurgie pédiatrique Auteur : Pr. A. Bourrillon (Hôpital Robert DEBRE Paris) MAJ : 03/01/2006

C@mpus National de pédiatrie et chirurgie pédiatrique Auteur : Pr. A. Bourrillon (Hôpital Robert DEBRE Paris) MAJ : 03/01/2006 Objectifs : Infections à herpès virus de l enfant immunocompétent [et de l adulte : partie non traitée] Item 84 Objectifs pédagogiques nationaux de l ECN : - Diagnostiquer et traiter une poussée d herpès

Plus en détail

ITEM 94 : MALADIES ERUPTIVES DE L ENFANT. CLINIQUE

ITEM 94 : MALADIES ERUPTIVES DE L ENFANT. CLINIQUE ITEM 94 : MALADIES ERUPTIVES DE L ENFANT. CLINIQUE Terrain Anamnèse Examen dermato Signes de gravité Signes associés - Enfant d âge scolaire - ATCD de maladie éruptive Vaccination à jour Carnet de santé

Plus en détail

Interactions hôte agent infectieux. Herpesvirus. Ganglion du nerf trijumeau Ganglions sacrés Ganglions rachidiens et des paires crâniennes

Interactions hôte agent infectieux. Herpesvirus. Ganglion du nerf trijumeau Ganglions sacrés Ganglions rachidiens et des paires crâniennes La famille des Herpesviridae comporte une centaine d espèces virales dont 8 sont responsables d infections strictement humaines : HSV-1 et -2, VZV, CMV, HHV6, EBV, HHV7 et HHV8. Ce sont des virus enveloppés

Plus en détail

Quel est votre diagnostic?

Quel est votre diagnostic? Quel est votre diagnostic? Simon Nigen, MD, FRP, Université de Montréal as n 1 e patient se plaint d un prurit occasionnel empiré lorsqu il se gratte. e patient souffre de dermographisme. ette condition

Plus en détail

Infections virales materno-foetales. Infections congénitales

Infections virales materno-foetales. Infections congénitales Infections virales materno-foetales Infections congénitales Le virus de la rubéole Famille : Togaviridae Genre : Rubivirus Espèce : Rubella virus Génome ARNsb(+) Capside icosaédrique 60-70 nm Virus enveloppé

Plus en détail

Infections virales de la peau

Infections virales de la peau Infections virales de la peau Infections virales de la peau Herpesvirus: HSV1 (et 2) Virus de la varicelle et du zona: VZV Rougeole Rubéole ErythrovirusB19 (Parvovirus B19) Papillomavirus Poxvirus: virus

Plus en détail

GINGIVO-STOMATITES HERPETIQUES: Quels prélèvements et quelles techniques?

GINGIVO-STOMATITES HERPETIQUES: Quels prélèvements et quelles techniques? GINGIVO-STOMATITES HERPETIQUES: Quels prélèvements et quelles techniques? Dr C. ZANDOTTI Laboratoire de Virologie du Pr D. Raoult CHU Timone, Marseille. Virus herpes simplex (HSV) Virus strictement humain,

Plus en détail

HERPES SIMPLEX VIRUS (HSV)

HERPES SIMPLEX VIRUS (HSV) Page 1/11 HERPES SIMPLEX VIRUS (HSV) SOMMAIRE Ce document concerne l'évaluation des risques biologique en milieu de soins. Il est complémentaire du guide EFICATT de l'inrs et a été élaboré puis validé

Plus en détail

Eruptions de l enfant l sous traitement(s): qu en penser, jusqu où aller?

Eruptions de l enfant l sous traitement(s): qu en penser, jusqu où aller? Eruptions de l enfant l sous traitement(s): qu en penser, jusqu où aller? Dominique Hamel Groupe hospitalier Necker Enfants-Malades dominique.hamel-teillac@nck.aphp.fr Urticaire? Rash maculopapuleux ou

Plus en détail

L enfant avant tout. Rubéole : dépistage avant la grossesse

L enfant avant tout. Rubéole : dépistage avant la grossesse 30 L enfant avant tout Rubéole : dépistage avant la grossesse Dix pour cent des femmes en âge de procréer n ont pas les anticorps pour les protéger contre l infection rubéolique. Selon l équipe de la division

Plus en détail

GRIPPE SAISONNIERE. Place de la vaccination du personnel dans la prévention des épidémies institutionnelles

GRIPPE SAISONNIERE. Place de la vaccination du personnel dans la prévention des épidémies institutionnelles GRIPPE SAISONNIERE Place de la vaccination du personnel dans la prévention des épidémies institutionnelles DR M.A. HUBSCHER Journée régionale EMS 22/11/2012 Le virus grippal Réputé fragile : sensible aux

Plus en détail

Ce sont les mêmes : Virus A (H1N1) est stable.

Ce sont les mêmes : Virus A (H1N1) est stable. SAISON 2011/2012 Quels virus en 2011/2012 Ce sont les mêmes : Virus A (H1N1) Virus A (H3N2) Virus B Virus A (H1N1) est stable. Les 3 types de virus de la grippe Virus grippal Type A Type B Type C Espèces

Plus en détail

Item 94 : MALADIES ERUPTIVES DE L ENFANT POINTS IMPORTANTS

Item 94 : MALADIES ERUPTIVES DE L ENFANT POINTS IMPORTANTS Item 94 : MALADIES ERUPTIVES DE L ENFANT Objectifs pédagogiques : - Diagnostiquer et distinguer une rougeole, une rubéole, un mégalérythème épidémique, un exanthème subit, une mononucléose infectieuse,

Plus en détail

Le dépistage des risques en cours de la grossesse

Le dépistage des risques en cours de la grossesse Le dépistage des risques en cours de la grossesse DR : BOUCHOUCHA-H Le plan du cours Introduction Les risques à dépistés et les moyens de dépistage L échographie : Conclusion -iso-immunisation : GR-RH

Plus en détail

ANALYSE SEMIOLOGIQUE (1)

ANALYSE SEMIOLOGIQUE (1) Fièvres éruptives Éruption fébrile ANALYSE SEMIOLOGIQUE (1) éléments éruptifs association topographie caractère prurigineux ou non caractères évolutifs Éruption fébrile ANALYSE SEMIOLOGIQUE (2) Contexte

Plus en détail

Maladies virales. Chapitre 5: alphabétique. image. causes. lésions élémentaires. page: 83

Maladies virales. Chapitre 5: alphabétique. image. causes. lésions élémentaires. page: 83 Chapitre 5: Maladies virales page: 83 Maladies virales Groupe des herpès virus page: 84 5.1 Groupe des herpès virus Macule érythémateuse; Vésicules Herpès de type I Herpès du visage Vésicules multiples

Plus en détail

Orientations diagnostiques devant un érythème (314) Professeur Jean-Claude BEANI Avril 2004 (Mise à jour juin 2005)

Orientations diagnostiques devant un érythème (314) Professeur Jean-Claude BEANI Avril 2004 (Mise à jour juin 2005) Orientations diagnostiques devant un érythème (314) Professeur Jean-Claude BEANI Avril 2004 (Mise à jour juin 2005) Pré-Requis : Lésions élémentaires en dermatologie. Résumé : L'érythème est une rougeur

Plus en détail

VIRUS de la VARICELLE et du ZONA (VZV)

VIRUS de la VARICELLE et du ZONA (VZV) VIRUS de la VARICELLE et du ZONA (VZV) Ce document concerne l'évaluation des risques biologique en milieu de soins. Il est complémentaire du guide EFICATT de l'inrs et a été élaboré puis validé par des

Plus en détail

La varicelle et le zona sont dus au même virus. La varicelle est le plus souvent bénigne et touche les enfants. Le zona peut se compliquer de

La varicelle et le zona sont dus au même virus. La varicelle est le plus souvent bénigne et touche les enfants. Le zona peut se compliquer de La varicelle et le zona sont dus au même virus. La varicelle est le plus souvent bénigne et touche les enfants. Le zona peut se compliquer de douleurs rebelles et sa fréquence augmente avec l âge après

Plus en détail

MALADIES ÉRUPTIVES, PURPURAS ET DERMITES DE L'ENFANT

MALADIES ÉRUPTIVES, PURPURAS ET DERMITES DE L'ENFANT MALADIES ÉRUPTIVES, PURPURAS ET DERMITES DE L'ENFANT Jean-Bernard Girodias pédiatre Jean-Bernard Girodias / CHU Sainte-Justine, Montréal / 2010 1 CINQUIÈME MALADIE (érythème infectieux) DERMITE À RHUS

Plus en détail

1.1.2 : Indiquer la voie de pénétration du microorganisme

1.1.2 : Indiquer la voie de pénétration du microorganisme Situation n 2 : EN QUOI L EPIDEMIE DE CHIKUNGUNYA APPORTE T- ELLE DES CHANGEMENTS DANS NOTRE VIE QUOTIDIENNE? Séance n 1 : Le chikungunya Objectif : Prévenir le risque infectieux Tout d un coup, Adeline

Plus en détail

page: 70 alphabétique Chapitre 4: Urticaires image causes lésions élémentaires recherche contenu imprimer dernière page vue précédente suivante

page: 70 alphabétique Chapitre 4: Urticaires image causes lésions élémentaires recherche contenu imprimer dernière page vue précédente suivante Chapitre 4: Urticaires page: 70 Urticaires Urticaires de contact page: 71 4.1 Urticaires de contact Urticaire de contact au latex Papules urticariennes survenant dans les minutes qui suivent le port de

Plus en détail

Les manifestations la grippe

Les manifestations la grippe Les manifestations la grippe Les manifestations de la grippe sont assez caractéristiques: Un début souvent brutal Le début de la grippe est le plus souvent brutal, apparaissent ainsi: Courbatures, Douleurs

Plus en détail

DIPHTÉRIE - TÉTANOS - POLIOMYÉLITE* Vacci mains

DIPHTÉRIE - TÉTANOS - POLIOMYÉLITE* Vacci mains DIPHTÉRIE - TÉTANOS - POLIOMYÉLITE* Vacci mains Se faire vacciner, se laver les mains : 2 gestes essentiels pour lutter contre les maladies infectieuses. C est décidé, je vais sauver le monde!...commence

Plus en détail

Item 20 : Prévention des risques fœtaux : infection, médicaments, toxiques, irradiation

Item 20 : Prévention des risques fœtaux : infection, médicaments, toxiques, irradiation Item 20 : Prévention des risques fœtaux : infection, médicaments, toxiques, irradiation Date de création du document 2008-2009 Table des matières * Introduction... 1 1 Toxoplasmose (Chap. 124, Chap. 108,

Plus en détail

INTRODUCTION I. FIÈVRE. I.1 La fièvre chez l enfant. I.2 Fièvres aiguës chez l enfant

INTRODUCTION I. FIÈVRE. I.1 La fièvre chez l enfant. I.2 Fièvres aiguës chez l enfant INTRODUCTION Ce cours a pour but de vous donner les bases de diagnostic et de prise en charge des maladies infectieuses pédiatriques les plus importantes. Au terme de vos 6 années de médecine, il sera

Plus en détail

16/ Infections chez l enfant

16/ Infections chez l enfant SEMESTRE 3 UE 2.5.S3 Processus inflammatoires et infectieux 16/ Infections chez l enfant I. Epidémiologie des maladies infectieuses en pédiatrie Mortalité infantile aux USA, 1870-1900 Enfant < 5 ans =

Plus en détail

FIEVRES ERUPTIVES CHEZ L ENFANT

FIEVRES ERUPTIVES CHEZ L ENFANT FIEVRES ERUPTIVES CHEZ L ENFANT La journée d'automne de la médecine générale Rabat, le 02 décembre 2012 Dr Dalal MANSOUR INTRODUCTION OBJECTIFS SEMIOLOGIE PRINCIPALES MALADIES ERUPTIVES DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL

Plus en détail

Ministère de l Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Technologie Université Virtuelle de Tunis

Ministère de l Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Technologie Université Virtuelle de Tunis Ministère de l Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Technologie Université Virtuelle de Tunis Ce produit pédagogique numérisé est la propriété exclusive de l'uvt. Il est strictement

Plus en détail

Module 7 - Edition 2008 - Item 20 page 1 Copyright CMIT ITEM N 20 : PREVENTION DES RISQUES FŒTAUX : INFECTION, (MEDICAMENTS, TOXIQUES, IRRADIATION)

Module 7 - Edition 2008 - Item 20 page 1 Copyright CMIT ITEM N 20 : PREVENTION DES RISQUES FŒTAUX : INFECTION, (MEDICAMENTS, TOXIQUES, IRRADIATION) Module 7 - Edition 2008 - Item 20 page 1 ITEM N 20 : DES RISQUES FŒTAUX : INFECTION, (MEDICAMENTS, TOXIQUES, IRRADIATION) OBJECTIFS TERMINAUX I. Expliquer les éléments de prévention vis-à-vis des infections

Plus en détail

Conférence FLASH DERMATO

Conférence FLASH DERMATO Conférence FLASH DERMATO Item 109: Acné Séborrhée + kératinisation infundibulaire + propionibacterium acnes => inflammation chronique follicule pilosébacée Diagnostic clinique: Séborrhée Lésions rétentionnelles:

Plus en détail

Diagnostic virologique des infections de la peau

Diagnostic virologique des infections de la peau Le Collège des Maladies infectieuses Microbiologie & Parasitologie Mycologie 16 février 2012 Diagnostic virologique des infections de la peau Dr Naila Hannachi Ben Sayah Laboratoire de Microbiologie CHU

Plus en détail

Vacciner ou ne pas vacciner contre la varicelle? Isabelle LOECKX Janvier 2006

Vacciner ou ne pas vacciner contre la varicelle? Isabelle LOECKX Janvier 2006 Vacciner ou ne pas vacciner contre la varicelle? Isabelle LOECKX Janvier 2006 La varicelle: généralités Virus Herpes simplex (ou varicellae). Maladie infantile très contagieuse, souvent considérée comme

Plus en détail

Prévention des maladies

Prévention des maladies Prévention des maladies 410, rue Buller Woodstock (Ontario) N4S 4N2 Tél. : 519 539-9800 Téléc. : 519 539-6206 99, rue Edward St.Thomas (Ontario) N5P 1Y8 Tél. : 519 631-9900 Téléc. : 519 633-0468 50, rue

Plus en détail

Définitions. Définition approximative de fièvre: déréglage du point d équilibre thermique vers le haut (hypothalamus antérieur)

Définitions. Définition approximative de fièvre: déréglage du point d équilibre thermique vers le haut (hypothalamus antérieur) La fièvre Définitions Définition approximative de fièvre: déréglage du point d équilibre thermique vers le haut (hypothalamus antérieur) Température rectale> 38 Définitions Fièvre aiguë: Depuis moins de

Plus en détail

Maladies infectieuses - Coqueluche

Maladies infectieuses - Coqueluche Maladies infectieuses - Coqueluche Document d info La coqueluche 1 Introduction La coqueluche est une maladie aiguë et contagieuse des voies respiratoires provoquée par la bactérie Bordetella pertussis.

Plus en détail

Dépister oui! Qui? Pourquoi? V Baclet SUMIV/CIDDIST CH Tourcoing 22 octobre 2013 Journée régionale, prévention VIH, hépatites IST (COREVIH)

Dépister oui! Qui? Pourquoi? V Baclet SUMIV/CIDDIST CH Tourcoing 22 octobre 2013 Journée régionale, prévention VIH, hépatites IST (COREVIH) Dépister oui! Qui? Pourquoi? V Baclet SUMIV/CIDDIST CH Tourcoing 22 octobre 2013 Journée régionale, prévention VIH, hépatites IST (COREVIH) * Qu est ce qu une IST? Infection Sexuellement Transmissible

Plus en détail

DERMATOQUIZZ JUMGA 2010. Dr Anne-Sophie Marchesseau-Merlin

DERMATOQUIZZ JUMGA 2010. Dr Anne-Sophie Marchesseau-Merlin DERMATOQUIZZ JUMGA 2010 Dr Anne-Sophie Marchesseau-Merlin Cas 1 A-Syndrome de Gianotti- Crosti B-Psoriasis C-Purpura rhumatoide Cas 1 A-Syndrome de Gianotti- Crosti B-Psoriasis C-Purpura rhumatoide Acrodermatite

Plus en détail

Varicelle et grossesse

Varicelle et grossesse CNR Infections Rubéoleuses Materno-fœtales Varicelle et grossesse Atelier Siemens, Mai 2013 L. Grangeot-Keros, Centre National des Infections rubéoleuses materno-fœtales Hôpital Paul Brousse, Villejuif

Plus en détail

CYTOMEGALOVIRUS (CMV)

CYTOMEGALOVIRUS (CMV) CYTOMEGALOVIRUS (CMV) Ce document concerne l'évaluation des risques biologique en milieu de soins. Il est complémentaire du guide EFICATT de l'inrs et a été élaboré puis validé par des médecins du travail

Plus en détail

Éruptions fébriles de l enfant (dans un contexte d urgence)

Éruptions fébriles de l enfant (dans un contexte d urgence) 25-140-E-20 Éruptions fébriles de l enfant (dans un contexte d urgence) G. Picherot, S. Barbarot, A. Mouzard Il est fréquent dans un contexte d urgence d être confronté au diagnostic d une éruption fébrile

Plus en détail

Coqueluche. Journée des correspondants para médicaux 11 avril 2013 Dr Corinne DENIS

Coqueluche. Journée des correspondants para médicaux 11 avril 2013 Dr Corinne DENIS Coqueluche Journée des correspondants para médicaux 11 avril 2013 Dr Corinne DENIS Définition et mode de transmission La coqueluche est une infection bactérienne peu ou pas fébrile de l'arbre respiratoire

Plus en détail

Institut Supérieur d Ostéopathie de Lille

Institut Supérieur d Ostéopathie de Lille N de Table : ISO2 PATHOLOGIES INFECTIEUSES & NOTIONS D INFECTIOLOGIE 1 ère Session M. MABON 18/06/2013 (Durée : 2h) Partie 1 : QCM (10 questions) sur 20 points Chaque question peut avoir une à 5 réponses

Plus en détail

Prévention des infections associées aux soins : La Varicelle. RRH 2012 Dr DELHOMME

Prévention des infections associées aux soins : La Varicelle. RRH 2012 Dr DELHOMME Prévention des infections associées aux soins : La Varicelle RRH 2012 Dr DELHOMME Agent responsable : Virus Varicelle Zona (ou Varicelle Zoster Virus) Virus à ADN de la Famille Herpesviridae Réservoir

Plus en détail

DERMATO-PEDIATRIE PARTIE 2 JEUDI 21 JANVIER 2015 BOULOGNE-SUR-MER

DERMATO-PEDIATRIE PARTIE 2 JEUDI 21 JANVIER 2015 BOULOGNE-SUR-MER DERMATO-PEDIATRIE PARTIE 2 JEUDI 21 JANVIER 2015 BOULOGNE-SUR-MER Dermatite atopique Gale Teigne Pediculose Molluscum contagiosum CAS CLINIQUE PRISE EN CHARGE Diagnostic retenu : ECZEMA HERPETICUM Début

Plus en détail

Unité d enseignement 4 : Perception/système nerveux/revêtement cutané

Unité d enseignement 4 : Perception/système nerveux/revêtement cutané Énoncés Unité d enseignement 4 : Perception/système nerveux/revêtement cutané N 109 Dermatoses faciales : acné, rosacée, dermatite séborrhéique Diagnostiquer l acné, la rosacée, la dermatite séborrhéique.

Plus en détail

VIRUS de la GRIPPE SOMMAIRE

VIRUS de la GRIPPE SOMMAIRE VIRUS de la GRIPPE SOMMAIRE 1 GENERALITES...2 1.1 AGENT PATHOGENE, RESERVOIR, SOURCE... 2 1.2 EPIDEMIOLOGIE GENERALE... 2 1.3 VIABILITE, RESISTANCE PHYSICO-CHIMIQUE... 2 1.4 MODE DE TRANSMISSION INTERHUMAINE

Plus en détail

MINI MODULE D'AUTO-ENSEIGNEMENT DE PEDIATRIE 4 ème ANNEE DE MEDECINE FIEVRES ERUPTIVES

MINI MODULE D'AUTO-ENSEIGNEMENT DE PEDIATRIE 4 ème ANNEE DE MEDECINE FIEVRES ERUPTIVES FACULTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE DE RABAT Professeur Laïla EL HARIM - ROUDIES DEPARTEMENT DE PEDIATRIE SERVICE DE PEDIATRIE I MINI MODULE D'AUTO-ENSEIGNEMENT DE PEDIATRIE 4 ème ANNEE DE MEDECINE FIEVRES

Plus en détail

RUBEOLE. Carte d identité du virus. Année 2004 A Bassignot HISTORIQUE

RUBEOLE. Carte d identité du virus. Année 2004 A Bassignot HISTORIQUE RUBEOLE Année 2004 A Bassignot 1 HISTORIQUE XVIII e siècle : description de la rubéole 1941 : un ophtalmologiste australien Norman Gregg établit le lien entre cataracte congénitale et rubéole acquise :

Plus en détail

Vaccination contre la grippe saisonnière : les idées reçues

Vaccination contre la grippe saisonnière : les idées reçues Introduction Vaccination contre la grippe saisonnière : les idées 1. La vaccination donne la grippe!? 2. La grippe, c est juste un gros rhume! 3. La vaccination contre la grippe est contreindiquée chez

Plus en détail

CONSULAT GENERAL DE FRANCE A TANANARIVE INFORMATIONS SANITAIRES GRIPPE A, CHIKUNGUNYA ET DENGUE

CONSULAT GENERAL DE FRANCE A TANANARIVE INFORMATIONS SANITAIRES GRIPPE A, CHIKUNGUNYA ET DENGUE CONSULAT GENERAL DE FRANCE A TANANARIVE INFORMATIONS SANITAIRES GRIPPE A, CHIKUNGUNYA ET DENGUE 1 INFORMATIONS SUR PANDEMIE GRIPPALE Une pandémie grippale frappe le monde depuis quelques semaines. Il s

Plus en détail

Module 7 - Edition 2008 - Item 82 page 1 Copyright CMIT ITEM N 82 : GRIPPE OBJECTIFS TERMINAUX

Module 7 - Edition 2008 - Item 82 page 1 Copyright CMIT ITEM N 82 : GRIPPE OBJECTIFS TERMINAUX Module 7 - Edition 2008 - Item 82 page 1 ITEM N 82 : GRIPPE OBJECTIFS TERMINAUX I. Diagnostiquer une grippe II. Argumenter l attitude thérapeutique et planifier le suivi du patient INTRODUCTION - Maladie

Plus en détail

HERPES : GROSSESSE ET NOUVEAU-NE

HERPES : GROSSESSE ET NOUVEAU-NE Page 1 sur 7 Mots-clés : Herpès ; nouveau-né ; grossesse Nom Fonction Date Signature Rédaction E BOEZ PH CH Roubaix Avril 08 Validation GEN NPDC PENDANT LA GROSSESSE A) DIAGNOSTIC Le diagnostic repose

Plus en détail

Question n 1 : Vous travailliez en soins de longue durée et ce matin il vous est proposé de vous vacciner contre la grippe, que faites-vous?

Question n 1 : Vous travailliez en soins de longue durée et ce matin il vous est proposé de vous vacciner contre la grippe, que faites-vous? Question n 1 : Vous travailliez en soins de longue durée et ce matin il vous est proposé de vous vacciner contre la grippe, que faites-vous? Vous refusez à cause des effets secondaires Explications : En

Plus en détail

40 cas cliniques dermato : maladies de peau courantes

40 cas cliniques dermato : maladies de peau courantes Évaluez vous 40 cas cliniques dermato : maladies de peau courantes IFMT IFMT-MS-2006-dermatologie 1 1 Impetigo (pyoderma) Enfant Localisation IFMT-MS-2006-dermatologie 2 2 eczema atopique Enfant Localisation

Plus en détail

VIRUS de la GRIPPE SOMMAIRE

VIRUS de la GRIPPE SOMMAIRE VIRUS de la GRIPPE Ce document concerne l'évaluation des risques biologique en milieu de soins. Il est complémentaire du guide EFICATT de l'inrs et a été élaboré puis validé par des médecins du travail

Plus en détail

Virus et grossesse. Annie Standaert et Anne Goffard Université Lille 2 Droit et Santé Faculté des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques de Lille

Virus et grossesse. Annie Standaert et Anne Goffard Université Lille 2 Droit et Santé Faculté des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques de Lille Virus et grossesse 5A Annie Standaert et Anne Goffard Université Lille 2 Droit et Santé Faculté des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques de Lille 2014 2.0 Table des matières I - Exercice : Dossier clinique

Plus en détail

Infections à Virus Herpès (herpès, varicelle, zona) Dr Patrick Miailhes

Infections à Virus Herpès (herpès, varicelle, zona) Dr Patrick Miailhes Infections à Virus Herpès (herpès, varicelle, zona) Dr Patrick Miailhes Service de Maladies Infectieuses et tropicales, Hôpital de la Croix-Rousse, Lyon Généralités Caractères res communs à tous les virus

Plus en détail

Borréliose de Lyme : démarches diagnostiques, thérapeutiques et préventives. Paris, 13 décembre 2006

Borréliose de Lyme : démarches diagnostiques, thérapeutiques et préventives. Paris, 13 décembre 2006 Borréliose de Lyme : démarches diagnostiques, thérapeutiques et préventives Paris, 13 décembre 2006 Quatre questions Question 1 - Sur quels éléments cliniques et épidémiologiques faut-il évoquer le diagnostic

Plus en détail

LES VACCINS CONTRE LA ROUGEOLE, LES OREILLONS ET LA RUBEOLE (ROR)

LES VACCINS CONTRE LA ROUGEOLE, LES OREILLONS ET LA RUBEOLE (ROR) Le Point sur : LES VACCINS CONTRE LA ROUGEOLE, LES OREILLONS ET LA RUBEOLE (ROR) 83 Le Point sur LES VACCINS CONTRE LA ROUGEOLE, LES OREILLONS ET LA RUBEOLE (ROR) Albert Darque*, Nathalie Martin*, Sophie

Plus en détail

GUIDE PRATIQUE N 4 HERPES DU VISAGE. Bouche Nez Yeux ASSOCIATION HERPES. Agissons contre l herpès

GUIDE PRATIQUE N 4 HERPES DU VISAGE. Bouche Nez Yeux ASSOCIATION HERPES. Agissons contre l herpès GUIDE PRATIQUE N 4 HERPES DU VISAGE Bouche Nez Yeux ASSOCIATION HERPES Agissons contre l herpès L Herpès est une ma On estime qu en France, 10 millions de personnes sont porteuses du virus de l herpès

Plus en détail

Pneumopathie Aiguë Communautaire

Pneumopathie Aiguë Communautaire Pneumopathie Aiguë Communautaire Table des matières Présentation du cas 3 Le patient 4 Exercice 5 Exercice : Quels sont les éléments en faveur : 6 Exercice 7 Suite du cas 8 Exercice 9 Diagnostic microbiologique

Plus en détail

TRAITEMENT DE L ASTHME. dr U de Pontbriand, Nantes le 3/12/2011

TRAITEMENT DE L ASTHME. dr U de Pontbriand, Nantes le 3/12/2011 TRAITEMENT DE L ASTHME DEFINITION du GINA (global initiative for asthma) «Maladie inflammatoire chronique des voies aériennes dans laquelle de nombreuses cellules jouent un rôle, notamment les mastocytes,

Plus en détail

Politique. relative aux enfants malades et à l exclusion. Juin 2012. Nous aborderons les points suivants :

Politique. relative aux enfants malades et à l exclusion. Juin 2012. Nous aborderons les points suivants : Politique relative aux enfants malades et à l exclusion au Juin 2012 Nous aborderons les points suivants : 1. Procédure spécifique en cas de fièvre 2. Procédure spécifique en cas de diarrhée et/ou vomissements

Plus en détail

HEPATITES VIRALES 22/09/09. Infectieux. Mme Daumas

HEPATITES VIRALES 22/09/09. Infectieux. Mme Daumas HEPATITES VIRALES 22/09/09 Mme Daumas Infectieux Introduction I. Hépatite aigu II. Hépatite chronique III. Les différents types d hépatites A. Hépatite A 1. Prévention de la transmission 2. Vaccination

Plus en détail

Angines (77a) Docteur Olivier CUISNIER Octobre 2002

Angines (77a) Docteur Olivier CUISNIER Octobre 2002 Angines (77a) Docteur Olivier CUISNIER Octobre 2002 Pré-requis : Anatomie du pharynx et de la cavité buccale Bactériologie des voies aérodigestives supérieures Principes d'antibiothérapie Résumé : L angine

Plus en détail

Bronchiolites du Nouveau-Né

Bronchiolites du Nouveau-Né Bronchiolites du Nouveau-Né 4A Anne Goffard Université Lille 2 Droit et Santé Faculté des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques de Lille 2015 3.0 Table des matières Objectifs 3 I - Bronchiolite : définition

Plus en détail