LA COMPTÉE J.P. CHASSAVAGNE. N Editeur : 6116 B ISBN :

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "LA COMPTÉE J.P. CHASSAVAGNE. N Editeur : 6116 B ISBN : 2-916006-11-7"

Transcription

1 J.P. CHASSAVAGNE Auteur: C est une découverte, un premier roman, mais si puissamment construit, monument barbare aux aigus de cathédrale. La surprise providentielle alors que nous réfléchissions aux principes d action de cette collection et aux priorités éditoriales des premières livraisons avec G. Le Bras, nous avons reçu par l entremise de notre consœur Astrid van Coeulen, un étrange paquet mal ficelé qui une fois ouvert s est révélé être un manuscrit aux frappes disparates. Il fallait le lire, plus de 500 pages quand même, j ai pris la fin, Gérard le début, nous nous sommes rencontrés au petit matin en nous écriant: «ça y est nous l avons!». L orthographe était certes brinquebalante et les rappels à la ligne mal-venus mais nous ne faisons pas de l édition avec des principes de maître d école, nous avions seulement le sentiment de posséder un livre nourri de sang et d orgueil: une œuvre. Une lecture rendue accessible par la force d un style qui respire le bonheur d écrire et de dire et malgré cette facilité d aller, la surprise vers la fin, les dernières pas en se retournant et de contempler l immensité du pays parcouru, de découvrir l altitude où nous sommes arrivés. LA COMPTÉE Livre: 1902, la prison de Riom, Fontenailles- Bruissant, poète anarchiste, activiste symboliste termine sa longue peine, dans la nuit ses compagnons de cellule l ont lavé à l eau froide. Au matin il sort, l hiver est à la porte, il a vieilli lui aussi, les saisons ne ressemblent même plus à son souvenir. Il n a qu une ambition se rincer au rhum, il marche, fait «le grand tour des quartiers» et par hasard se retrouve devant le portail de la prison des femmes au moment où «Elle» en sort à son tour. «Elle» c est l impériale Déa, ancienne courtisane de haut-vol, Déa qui a tué, Déa vieillie de 15 ans, rendue seule et maigre. Il ne la connaît pas, elle est attendue, pourtant c est vers lui qu elle va, lui qui lui ressemble tellement à cet instant, coupable comme elle, puni autant? Ils repartiront ensemble vers leurs passés respectifs, rejoindront d anciens cantonnements désertés, des foyers éteints ou attiédis, se retrouveront inaugureront de nouveaux sentiments, un drôle de conjungo malhonnête et naïf, pour terminer enfin, coupable l un de l autre. Un roman athlétique! Comment oublier Fontenailles- Bruissant le poête symboliste et anarchiste et l impériale Déa? Leurs amours étonnants? Car ce qui fait la grande force de ce livre, c est sans doute «la gestion» des sentiments, elle fait d un romanesque habile et inventif, presque feuilletonesque tant il est peuplé de vie (comment oublier Madame Néron, Maître Palsimous, Tante Quine et tant d autres!) un corps sans graisse, habité, étonnamment puissant. N Editeur : 6116 B ISBN : L Urbaine des Arts Librairie Editoriale, prés Paris, Seine & France.

2 La comptée 1. Les quartiers. Le bleu vainqueur. C était la nuit sur la prison de R une lune qui ne faisait pas de quartier, montrait comme au jour les cours fermées, les promenades barreaudées et cette pierre que l on amassait ici, que l on aurait montée ailleurs en caveau de famille, si sombre et dure qui faisait de villas de plaisance de tristes monuments et donnait à une prison de souspréfecture des allures de bout d empire planté au devant des barbares. - tiens ça me rappelle quand j ai comparu la première fois Dacheux racontait sa première fois tout en versant de l eau sur la tête baissée, rase et frissonante, une tête de condamné mais non celle-là rigolait. - y me fallait voir je m étais fait beau, j avais 12 ans ça y a rien fait mais j étais heureux quand même on se sent mieux, je portais beau même à l époque j étais comme tu me vois maintenant au vrai moi je suis bati pour 2

3 -Pour quoi? Demanda Enjolras déjà siffleur depuis la fenêtre. -Ben pour l uniforme. L élégance ça me va bien -Mais ma pauvre gosse les gens élégants n ont pas d épaules, c est bien connu ça, et ça leur servirait à quoi tu peux me le dire? Qu est-ce que ça pése la soie! Pas vrai Fontenailles? Fontenailles ne répondait pas. Il entrait dans la cellule un peu de fumée grise échappée d une fabrique insomniaque. Enjolras qui fumait son tabac au vent derrière les barreaux gueula qu on lui gâchait le plaisir. - dorment jamais ces civils-là! Il se croyait militaire ou quelque chose comme ça, utile à la société, embrigadé, requis et presque méritant, il ne voyait pas qu elle lui avait fait un bien mauvais compte, la société. Au début Fontenailles avait essayé de lui expliquer et puis il y avait renoncé, plus l envie, le goût de rien, la lassitude des fins de peine que l on menace de remettre au monde. C était un bâgne de province, une fin de partie, il n y avait plus de chat, les gardiens vous vendaient le tabac sans vous servir le règlement à chaque fois pour faire monter les prix. Il en demeurait bien quelques uns dans le lot d assez salopards, des natures car pour le reste ici on était en famille entre courée et courante, soupe aux choux et mauvaise pécole. Rien que du méritant. -Quand même ce que ça peut cailler! Fontenailles se releva, Dacheux lâcha les instruments, posa dans un coin de la taule, la bassine et le broc, passa à son client une de ses couvertures. 3

4 -Tenez vous allez prendre froid! -Merci Dacheux. Il y avait trois qu ils vivaient ensemble, dans ce conccubinage pénal et il ne réussissait toujours pas à tutoyer Fontenailles, ça n était simplement jamais venu. Fontenailles c était celui qui grelottait pendant que le gros le paraît, lui faisait la raie au milieu, il s en occupait comme d un petit frère une veille de bal, il l aimait bien, c était définitif chez lui les sentîments bien, ça venait tout de suite ou n arrivait jamais, au début de leur rencontre il avait bien essayé de l enculer un peu, rien que de normal mais l autre lui avait sorti un bout de lit patiemment aiguisé en lâme et une méchanceté de faux-maigre, ils avaient signé l armistice et puis Enjolras, l homme d esprit avec ses plaisanteries de pommadin désespéré n était pas si regardant lui sur le sujet des moeurs et il lui fallait bien régler de temps en temps au gros Dacheux, à l ignoble boeuf ses mots d esprit restés impunis. En quelque manière Fontenailles était protégé par la favorite de l éminence de la division. De toutes les façons Dacheux n était pas un converti trop pratiquant, il y venait par hygiéne, vidait le trop plein comme on va au bobinard quand on fait son temps, il n y mettait pas plus de passion, ni d aveu même s il gueulait dans ces moments-là en exalté, en insoumis ou seulement en artisan consciencieux : -Dacheux la bite au fond! C était sa devise, elle était digne de l antique et de Caius Pompéius, mais elle aurait aussi bien fait souffrir Enjolras. -Là je crois que ça va! 4

5 C était la Pompadour, «la Maîtresse du bœuf», Enjolras qui avait prêté le bout de miroir avec quoi le gros Dacheux faisait admirer son travail à Fontenailles qui ne parvenait pas à s arrêter de trembler comme un enfant sorti du bain, il murmura entre les dents : -C est bien c est vraiment bien. Il le pensait, après dix années de prison, on prend des goûts de pauvre, on fait dans le «sans-façon», le «toutcompris», on prend le plat du jour en tout et même dans les sentîments. Il s était assis sur son lit, il grelottait, ressemblant maintenant à un suicidé repêché séchant au coin du poste. Et puis il s y remit à cette longue patience qu il jouait depuis dix ans sur sa peau, il se baissa, regarda de bien prés sa jambe droite et le cautère qui y était posé. C était tout un travail d artisan que de l entretenir, d en changer les méches, de faire venir le pus, les humeurs sans trop tirer sur les sangs, puis de ralentir la contagion et de retrouver l amble de son existence. Les deux autres le regardaient faire avec de l admiration, sans rien dire, ni même oser respirer. Et quand enfin Fontenailles-Bruissant posa sur la plaie suintante, les deux pois qui la refermeraient provisoirement, de ces pois qu Enjolras lui rapportait de la cantîne, chacun fut soulagé. C était une habitude, une superstition autant, une manière aussi de relancer, se piquer les chairs et sonder le vif, il aurait pu aussi bien se branler à blanc, ou se manger les doigts comme écolier fautif en crainte de la composition, mais non Fontenailles-Bruissant lui jamais n avait peur, cela lui était passé sans que le courage d ailleurs lui soit venu, on avait débranché la peur. 5

6 -Et ça sert à quoi au juste? Demanda Enjolras l esprit fort, toute cette coutûme intîme, ce rîte unique, cérémonial obtus le déconcertait. Dacheux qui par tradition scolastique n était pas partisan de la critique rationaliste s emporta : -Eh ça sert ça sert à ce que Fous-z-y bien la paix! -A être sûr d être encore vivant! Concéda Fontenailles- Bruissant qui détestait les explications et n était pas assuré de la validité du constat. Il avait apprivoisé la maladie, il se l était attaché comme il l aurait fait d un rat de cellule. L un de ces chieurs que l on ne pouvait voir ressurgir aux mêmes heures sans soulagement, sans lui voter un geste amical. Il était plus de trois heures du matin mais personne de la cellule ne dormirait cette nuit. Tous veillaient la dernière nuit ici de Fontenailles-Bruissant et sa liberté qui viendrait au matin. Sûr qu il ferait alors plus chaud pour tout le monde! On aurait cru trois gamins embarqués dans une nuit blanche, trois amis qui voulaient voir le matin debout, la nuit ramener les couleurs, le beau temps du bleu proclamé, oui le bleu, leur bleu enfin vainqueur. - et surtout t oublieras pas d aller chez ma vieille hein? Il s inquiétait Enjolras mais Fontenailles le rassura en sortant le papier où étaient consignés toutes les adresses de sa tournée aux familles. 6

7 2.La sortie. -Alors Fontenailles tu te décides à nous la signer ta levée d écrou! -Voilà chef s agit pas de signer n importe quoi à n importe qui pas vrai? préférable de se renseigner avant -Pour ce que ça raconte d intéressant si tu sais pas écrire, tu mets une croix et c est Le chef Vergelot se souvint soudain à qui il avait à faire, un fils de famille, éduqué et tout, même si «même si à le voir comme il est là on devinerait pas!» -Enfin ça vient! Fontenailles traça une belle signature en anglaises au bord de l évanouissement. -L.Fontenailles-Bruissant. Le chef Vergelot n aimait pas les papiers, il préférait se promener dans les quartiers en pantoufles, pour pas faire de bruit et parce qu il était comme chez lui dans cette taule immonde et mal-commode. 7

8 Il aimait ça d emmerder le pauvre monde alors le temps qu il passait ici prés de Fontenailles c était autant qu il ne consacrait pas «aux collégues» -Bon ça va aller tiens j ai oublié rajoutes la date tant que tu y es Fontenailles -La dâte? -Ah ouais eh ben on est le Novembre Ah ça va de celle-là je m en souviendrai voilà Fontenailles lui repassa le papelard aux armes de la république. -C est bon allez ça va comme ça allez tire-toi Fontenailles et reste sage au moins jusqu à la Noël. On aurait dit qu il vous faisait une fleur, qu il prenait les consommations pour lui, alors qu il était au complet un beau salopard, le père Vergelot avec sa gueule de bon bougre, moustache millémétrée, front en sueur d ouvrier consciencieux, ici personne n exigeait de zéle, il en faisait pourtant. Et puis il ne les aimait pas les fils de bourgeois, ils n avaient rien à faire chez lui, c était son opinion, son avis placardé de taulier. -Salut! Ils se mirent à trois sous ses ordres pour ouvrir la grande porte tôlée. Le moment était émouvant, et puis non ce fut l espéce de chatière qui fit mouvement, le petit portillon découpé dans la tôle, il n avait droit qu à la porte de service. Quand même une bonne poussée d air l empêcha presque d avancer, il ne se souvenait plus qu il faisait aussi froid dehors. Le petit matin, l hiver et par ici il durait longtemps, il restait bien quelques émanations de la nuit, pour dire vrai 8

9 la liberté ne paraissait pas si tentante, c était un petit crépuscule terreux, une aube fumigéne qui attendait sous les lampadaires pas encore éteints. Fontenailles avait juste eu le temps de passer le seuil, un type en noir luisant avait traversé la rue et s était mis devant lui, il portait un cronstadt d employé aux écritures et sous le bras le «maroquin» en peau de porc qui allait avec. -Vous êtes monsieur Fontenailles? -Qu est-ce tu lui veux à Monsieur Fontenailles? L autre sortit une feuille de papier de sa serviette et il commença à réciter son compliment de distribution des prix: -Par autorité de justice et sur plainte de Maître Octave Palsimous, avocat à la cour, nous maître Lebrécourt, huissier de justice à Clermont-Ferrand, avons en ce jour le 17 Novembre 1902 fait notification à Fontenailles Lucien, François, Marie-Auguste dit Fontenailles-Bruissant, né à Charmeray, Seine et Oise le 21 Décembre 1869 qu il restait débiteur envers notre client sus-nommé de la somme de 1875 francs pour le principal en frais et honoraires de sa défense devant les assises de la Seine les -Ecoutez Il aurait du frapper ce trognon, mais voilà en prison Fontenailles n avait pas réussi à prendre les mauvaises habitudes d autrui, des Dacheux et autres Enjolras, il ne savait quoi dire le débiteur, il était surpris, en régle générale lorsque l on sort de prison c est pour avoir payé ses dettes. Mais l autre continuait au train : -Reconnaissez-vous la validité de cette créance? 9

10 -Si cette ordure de Palsimous -Mesurez vos paroles je vous prie. Maître Palsimous siége à la chambre. -C est pas ce qui le rendra plus fréquentable alors maintenant il m envoie un huissier juste devant la taule, c est tout lui ça, il a du penser que la farce valait le coup! Il avait raison, il suffisait de voir comme les gardiens se moquaient de lui. Il regarda vers les hallebardiers hilares, le chef Vergelot qui en rajoutait encore avec sa hârgne de concierge : - et Fontenailles on ferme pas les portes hein tu prolonges? malgré qu on soye complet on va essayer de te trouver une chambre! -Tenez prenez ce papier. C est une sommation sous huit jours, je vous salue bien. L huissier de justice avait déjà traversé la rue, il était rodé à l esquive l homme de loi et escarpe de nature. Fontenailles regarda une dernière fois la prison érigée en ombre sâle et puis plus bas dans un sourire qui fit taire jusqu au chef Vergelot et l attroupement de joyeux drilles. Il leur montra le poing, les autres hésitèrent, on se quitta fâché et c était encore une fois la faute à Palsimous. * Il marchait dans la rue pentue, pavée de noir, unique spectateur de ce promenoir verglacé, il se mit au pas de chasseur pour savoir de quoi il était encore capable, se ressentir de ses dix ans, non pour fuir, il n avait pas tellement envie de quitter ces vues, il s y était fait, c était maintenant un peu son pays. 10

11 L huissier qui redescendait vers le milieu de la ville était encore à portée de pied au cul, il croyait que l autre lui trottait au train, accéléra le mouvement en rapport avec les intentions qu il lui prêtait, mais non Fontenailles s en foutait bien, et puis il se fatiguait, oui, tout de suite, très vite, lui qui avait été un authentique sportsman se découvrait incapable de la moindre ruade d enfant, il resta seul, balançant son petit ballot d effets qui sentait la chaussette moisie et la paille fumée, relit le papier de justice, les dernières nouvelles de Palsimous, sans doute avait-il plus l air d un ouvrier fichu à la porte de son atelier que d un bourgeois de passage, il en était fier de sa pauvreté, il l avait mérité lui au moins. Il ne savait plus trop marcher seul et droit, changeait de trottoir sans nécessité pour laisser toute la place à trois vieilles resserrées dans des épaisseurs de drap noir, trois qui avaient froid et allaient quand même, se parlant sans se regarder, en suivant la pente dans le mauvais sens, celui de la fatigue, elles montaient à la prison prendre leurs places, c était jour de parloir, Fontenailles, lui, réfléchissait à son avenir: «Je vais m acheter une valise!» Voilà tout ce qu il voulait, il lui restait encore de l ambition, c était encore le meilleur moyen de s éviter l avenir, oui une valise, pour faire meilleur figure malgré tout quand il rentrerait à la maison. Pourtant personne n était venu, c était si loin. Cela ne faisait rien, la rue descendait en pente vers ses souvenirs. -Ho-la-ho-devant! 11

12 Fontenailles se retourna, une voiture fermée lui arrivait dessus, un vieux machin noir-fourgon, grosse berline de voyage, il ne l avait pas même entendue, le cocher allait trop vite avec la pente d où il venait, il prenait tous les risques. -Va donc éh Collignon! Fontenailles lui laissa le passage, leva la tête, il n eut que le temps de voir un blason mal repeint de couleurs naïves sur la portière noire lui filer devant les yeux. Au bout de la rue il y avait deux gardes devant une porte monumentale. C était l entrée de la Prison des femmes. Il était obligé de passer devant pour rejoindre la ville. Là-bas ça commençait à se presser comme pour une exécution, mais ç aurait été étonnant, on en donnait peu dans le coin, pas le public sans doute, c était un divertissement trop parisien. Le quartier des femmes, dans le temps était un couvent, après on l avait sanglé d un mur d enceinte, un corset noir-fumée de dix mètres au moins, avec quoi elle impressionnait plus encore que le quartier des hommes. Il avançait dans la rue, il y avait moins de monde que prévu, la calèche qui avait manqué de l écraser était arrêtée prés de la porte, un char à bancs qui faisait le service de la gare attendait en face de l entrée, il n était garni que de deux civils urbains, un petit vieux à barbiche qui plaisantait avec le conducteur et un jeune dressé, guetteur, derrière un trépied érigé. Enfin là-bas en bout de rue, devant les petites boutiques noiraudes qui filaient vers les foules du milieu de la ville, une automobile patientait. Le moteur tournait, elle était pleine de messieurs en chapeaux melons, drôle de tableau que cette théorie de 12

13 célibataires nippée de noir comme une section de croquemorts partant en pique-nique à la campagne. Ceux-là il n était pas besoin d être trop parisien pour deviner que c était des flics, ils respiraient la chaussette, le tueur de devoir, le soldat de régîme, les aigles de la Sûreté Nationale. Ce qu ils attendaient tous comme en embuscade? C était un drôle de moment où il arrivait, même les chevaux étaient impatients de la suite. Fontenailles continua de marcher à son pas buté, il était le seul en mouvement, il eut bien un peu de réticence en voyant les deux gardes de l entrée bien calés dans leur pélerine de cuirassier, quand même il repartit, à son pas, le seul qui tenait le pavé. Et alors la porte s ouvrit, cette fois la grande toute entière, vibrante, retentissante comme un coup au but sur une tôle de dreadnought, ça grinçait, ça secouait l air, c était impressionnant, au milieu de quoi et comme annoncée, quittant la cour et les bruits d harnachement des coulisses, une femme avançait, une veuve, elle était toute en noir, un satin qui lui allait bien au teint, enfin de son visage on ne voyait rien que la peau blanche ombrée d un voilette. C était élégant, la blancheur et le noir las, Dacheux en aurait convenu le premier, même si d un élégance un peu démodée. Elle allait, elle s y prenait si bien qu à un moment les deux gardes furent sur le point de lui rendre les honneurs, ils se retinrent, et elle passa devant, s arrêta sur le trottoir, regarda autour. Il n y avait pas de doute, c était elle que l on attendait. Elle en sourit, malgré la résille chacun vit ce sourire qu elle leur laissait en pourboire. 13

14 Elle avait une sacoche de cuir à la main, l un de ces bagages à cadre et soufflets pour cambrioleur ou médecin de campagne, bien sûr elle n était pas faite pour porter les valises, pas plus pour sortir de prison d ailleurs, peut être pour y entrer. Là-bas la portière de la berline s ouvrit, une fille qui ressemblait à une bonne en descendit, elle semblait intimidée elle aussi, elle tira sur son manteau qui couvrait mal ses dentelles de chambrière et elle avança vers eux, je dis «eux», parce que «la veuve» dans ce qui semblait une défense, s était rapprochée de Fontenailles et là elle avait mis sac à terre : -Pardonnez-moi monsieur, nous ne nous connaissons pas et ma démarche pourra vous paraître déplacée, mais je suis un peu perdue ici et je vous serais très obligée si vous acceptiez de m accompagner pendant quelques centaines de mètres, le temps de quitter cet endroit et me montrer le chemin. Elle lui avait parlé de derrière sa voilette, elle avait une voix douce et cette peau si blanche de brune parisienne, ce regard bleu qui recouvrait le grand jour. Pourquoi lui? Pourquoi lui demander ça à lui, encore si elle avait dit: -Voulez-vous gagner dix francs mon ami Alors là il aurait compris, et aurait sûrement pris la pièce, pour voir mais s adresser comme à quelqu un à lui qui ressemblait à un pauvre bougre en route pour la foire. Tout le monde, toute cette population matinale et dangereuse, les regardait, les gardiens, les types dans les voitures, et même la petite bonne envoyée par ses maîtres et qui s était arrêtée à mi-course, hésitante, ne sachant que 14

15 faire, serrant dans la main sa commission, se mordant les lévres. -Je je crois qu on vous attend, madame Mais la veuve ne s occupait pas de la chambrière, elle ne s intéressait qu à Fontenailles : -Vous vous ne voulez pas m aider? Elle avait relevé sa voilette, pas beaucoup, juste pour lui, le matin consentit à un effort, et le soleil de frayer le paveton mal ressuyé puis d éclairer tout à fait le regard bleu. -Mais si bien sûr. Elle voulut reprendre sa sacoche, alors il se dépêcha de l empoigner, passant la main dans ses cheveux gras pour dissiper un peu de son élégance de valet de ferme, la raie au milieu et la nuque rasée, tous les bons soins de Enjolras. -Laissez madame. Il avait dans ces moments, prés des femmes, une voix qui n avait rien perdu mais bien au contraire tout gagné de l ombre et de la souffrance, un ton qu elle attendait. Ils s étaient remis en marche, lui mieux chargé, elle libre, haute et mince. Elle avait quarante ans au moins, une taille peu épaissie alors qu elle naviguait sans corset, le plus troublant c était son parfum celui du savon noir. Pour le reste il ressemblait assez bien à un couple forain, le valet d écurie en dimanche et la veuve propriétaire. Ils passèrent au large de la bonne qui n osa rien, sinon qu elle se mit à pleurer enfin et à deux ensemble sur la même ligne ils commencèrent une étrange revue d effectifs. Les personnalités des deux rives restaient immobiles, les melons noirs ne tressaillaient, rien ne bougeait sinon les 15

16 rideaux de suédine de la grosse berline, et là soudain une explosion et des bouffées fumigénes s exhalèrent du char à bancs. -Qu est-ce que c est? Murmura la veuve à Fontenailles si proche presque confident, tandis que les sifflets à roulettes affluaient vers le départ du désordre. -On dirait que c est le photographe qui était posté sur la charrette, il s est pas bien débrouillé avec sa rampe de foudre et il a mis le feu à la bâche dans quoi il s était entortillé pour prendre sa photographie. -Il prenait des photographies de quoi? -Mais de vous Madame. -De moi, alors c est aussi bien, ça lui apprendra. Comment t appelles-tu? -Fontenailles-Bruissant. Il gesticulait le jeune homme inflammable pour essayer d éteindre le début d incendie qui l étreignait, le petit vieux à barbiche, son collégue s activait au péril de ses poils, il n y avait que les flics pour faire des sommations entre les flammes : -Je vous orrrdonne descendez de là tout de suite! arrrrêtez de fairrrre l imbécile sans quoi ça va chauffer! Cela chauffait déjà. La veuve, elle s était arrêtée et elle riait, tant qu après deux minutes elle cria : -J ai soif j ai tellement soif Bruissant! -Si vous voulez il y a un bistrôt là-bas après le coin je crois. 16

17 C était un bruit qui courait les coursives de la maison centrale, il y avait un bistrôt après le coin, une manière de loge où se préparer. -Oui, allons-y. Sa voix était aussi bleue et métallique que ses yeux. * Le bistrôt était comme toutes les boutiques à quai qui lui faisaient suite, rampant, taillé dans la roche et l'ombre, défendue de tout et d'abord de la clientèle par un trottoir très haut, il fallait descendre deux marches pour mettre pied à bord. La devanture annonçait des prix honnêtes et dans la raison sociale il était question d'amitié. Ils entrèrent et il faisait chaud, le calorifére marchait à bonne allure ce qui n'était pas souvent dans ce pays où l'on était économe et pas frileux. Des amis il n'y en avait pas au comptoir, seulement un gardien, un corsico l'une des rosses de tout à l'heure, il buvait le coup en compagnie du patron, un gros moustachu qui lisait, quand il n'avait pas de politesse à rendre, un journal démesuré mais toujours moins grands que ses deux bras étendus. -Messieurs-dames bonjour! Allons là-bas voulez-vous? Fontenailles avait parlé fort en regardant bien droit le corsico qui ne répondit rien même pas un sourire, trop épaté de le voir déjà en pareille compagnie. La veuve le suivit jusqu'à une banquette qui faisait face à la vitrine, à la rue et que l homme au torchon rallia aussitôt. -Qu'est-ce que ça sera pour ces messieurs-dames? -Vous avez du champagne? Demanda la veuve. -Oui. 17

18 -Alors gardez-le et servez-nous du vin rouge! Rectifia Fontenailles. -Un pichet? -Il est bon? -Il vient de chez ma soeur. -Alors un pichet. Il regagna son comptoir, sa baie zinguée. -J'aurais peut-être préféré du champagne. Elle avait relevé tout à fait sa résille, elle était belle comme attendue et à son âge la beauté laisse des marques, se montre plus ouvragée, détaillée, elle ressemblait assez à l une de ces anglaises qui s'acclimatent à tout en perdant seulement un peu d'eau. -Non ce qu'il vous faut c'est du rouge, le champagne, le matin c'est mauvais et cela ne méne à rien. -Eh ben Fontenailles mon salaud on se refuse rien! Le Chef Vergelot de retour des gogues s'était arrêté devant leur table, il se boutonnait gourmand en souriant, sûr de son autorité devant la chiourme. -Dites donc Vergelot vous ne voyez pas qu'il y a une dame. Vous vous croyez encore chez vous, nous ne sômmes pas dans la maison d en face ici mais dans un établissement de qualité, alors soit vous servez en salle et dans ce cas vous pouvez vous agiter un peu mieux parce que nous attendons toujours nos consommations ; soit vous rejoignez la clientéle au comptoir, mais de toutes les façons vous nous fîchez bien la paix, rompez allez zou! Fontenailles n avait pas même bougé la tête pour lui parler en face, il n en revenait pas le Chef Vergelot de se faire congédier comme un domestique par un type qu il avait connu la veille encore taulard. Il y eut un silence au cours duquel il se rendit compte que Fontenailles était plus haut 18

19 que lui, qu'il avait bien envie de lui faire mal, que sans doute l'affronter avec seulement le Corsico pour tenir les flancs c était un peu court, il remballa et tout en essayant d'être menaçant battit en retraite. -Comme tu voudras mon gars... comme tu voudras... Il retourna au comptoir, y engueula le Corse pendant que son adversaire se rasseyait prés de la Veuve, elle lui avait caressé la main pour le calmer, c'était juste un joli geste de femme, il prit la main et la serra, elle ne protesta pas, au vrai ils commençaient à se comprendre. Ils restèrent ainsi, côté à côte, déjà liés, mômes et punis, à regarder la rue qui n'en finissait pas, le matin qui remettait quelques ouvriers sur le trottoir, des ménagères en cheveux malgré le froid, le bruit des rideaux de fer que l'on relevait, celui des carrioles, tout de la vie qui revenait comme au signal. Vergelot buvait en parlant du Maroc et du Kaïser, il racontait comment il le corrigerait s'il lui venait un jour le courage de se rendre à convocation et de passer cette porte, Vergelot disait des imbécilités intéressant la paix dans le monde, se saôulait, lui aussi commençait à aller son train. Et puis il entra quelqu'un dans le bistrot. Une fille, plutôt une jeune fille, quelqu'un de bien quoi, qui n'avait trop rien à faire dans tout ce quotidien des premières heures, ces habitudes de travailleur. Elle devait avoir vingt-cinq ans et n'était pas belle, pas même jolie, seulement voilà elle avait de l'allure, une éducation qui lui serrait les reins, et des manières aiguisées, un sourire surtout avec quoi elle repoussa loin Vergelot que le vin rendait obscène. -...,vous prie 'd'petite dame... prend' place... plaisir pour moi... 19

20 Elle ne l'écoutait pas, fixait le bout de la salle et ce drôle de couple qu'elle semblait désapprouver. La Veuve, avait repris sa main, elle aussi était troublée, c'était le regard de la fille, sa présence même qui lui faisait cet effet. Elles se connaissaient, ça allait de soi. La fille était maintenant devant eux, elle dit avec trop peu de voix, une large émotion: -Bonjour maman, comment allez-vous? * Fontenailles s'était calé sur le seuil du café, s'exposant au soleil poitrinaire, bénin. Tous comptes faits il n'était pas partisan des retrouvailles à tout prix, quand c'est quitte, c'est quitte basta. Il se cherchait des principes même s'il savait qu'il y viendrait lui aussi : aux sentîments, à la tendresse imprescriptible. Alors il détaillait la rue et la matinée qui s'y jouait. Il y avait un charbonnier en bout de rue là-bas, il était en train de dégueuler à coups d'épaules des sacs de boulets dans une cave d'immeuble. Quelques mômes en blouse grise d'écolier remontaient les trottoirs avec des précautions et des pensées d'explorateur. Maintenant enrôlé dans l'ordinaire l'un des flics de la sûreté de tout à l heure commençait sa faction dans la boutique d'en face. «Bah après tout, tout ça me regarde pas!» Fontenailles s'était retourné, "elle" causait toujours avec sa fille, des fois elle lui prenait même le visage dans ses mains comme pour ne rien rater de leur ressemblance qui n'était pas visible à l'oeil nu. 20

Je m appelle Hans. Le 7 novembre 1919. J ai rencontré Frédéric à la gare.

Je m appelle Hans. Le 7 novembre 1919. J ai rencontré Frédéric à la gare. Je m appelle Hans. Le 7 novembre 1919. J ai rencontré Frédéric à la gare. Je venais d arriver à Hanovre par le train de onze heures. À Düsseldorf j avais passé plus de trois semaines chez un homme de quarante

Plus en détail

contes licencieux des provinces de france

contes licencieux des provinces de france Jean Quatorze-Coups Tout près d ici, vivait il y a déjà longtemps une veuve dont le fils était chasse-marée, autrement dit, domestique dans un moulin. Jean c était le nom du jeune homme avait vingt-quatre

Plus en détail

Les chaises. - Les enfants, elle nous a dit, dans la nuit, une canalisation d'eau a gele et a creve, ce qui

Les chaises. - Les enfants, elle nous a dit, dans la nuit, une canalisation d'eau a gele et a creve, ce qui Les chaises.' Ca a ete terrible, a l'ecole, aujourd'hui! Nous sommes arrives ce matin, comme d'habitude, et quand Ie Bouillon (c'est notre surveillant) a sonne la cloche, nous sommes alles nous mettre

Plus en détail

LA MAISON DE POUPEE DE PETRONELLA DUNOIS

LA MAISON DE POUPEE DE PETRONELLA DUNOIS LA MAISON DE POUPEE DE PETRONELLA DUNOIS Je suis une poupée dans une maison de poupée. Un jour j ai quitté mari et enfants, pourquoi? je ne sais plus très bien. À peine le portail s était-il refermé derrière

Plus en détail

Sauvée De mon mari, ma chère, sauvée! Délivrée! libre! libre! libre! Comment libre? En quoi? En quoi! Le divorce! Oui, le divorce!

Sauvée De mon mari, ma chère, sauvée! Délivrée! libre! libre! libre! Comment libre? En quoi? En quoi! Le divorce! Oui, le divorce! SAUVÉE I Elle entra comme une balle qui crève une vitre, la petite marquise de Rennedon, et elle se mit à rire avant de parler, à rire aux larmes comme elle avait fait un mois plus tôt, en annonçant à

Plus en détail

Le loup et les sept chevreaux. Il était une fois une chèvre qui avait sept chevreaux, qu'elle aimait très fort. Un jour,

Le loup et les sept chevreaux. Il était une fois une chèvre qui avait sept chevreaux, qu'elle aimait très fort. Un jour, Le loup et les sept chevreaux Il était une fois une chèvre qui avait sept chevreaux, qu'elle aimait très fort. Un jour, comme elle voulait aller chercher de quoi manger dans la forêt, elle les appela tous

Plus en détail

L Intégrale de l Humour ***

L Intégrale de l Humour *** Un enfant va dans une épicerie pour acheter des bonbons. Comme l épicier n en vend généralement pas beaucoup, il les range tout en haut d une étagère très haute. Le garçon demande : 1 euro de bonbons s

Plus en détail

Alice s'est fait cambrioler

Alice s'est fait cambrioler Alice s'est fait cambrioler Un beau jour, à Saint-Amand, Alice se réveille dans un hôtel cinq étoiles (elle était en congés). Ce jour-là, elle était très heureuse car elle était venue spécialement ici

Plus en détail

Le Cauchemar révélateur

Le Cauchemar révélateur Le Cauchemar révélateur Hier c était le départ de ma mère. On l emmena à l aéroport. Elle devait partir pour son travail. Quand l avion dans lequel elle était décolla, il passa au-dessus de nos têtes.

Plus en détail

ISBN 979-10-91524-03-2

ISBN 979-10-91524-03-2 ISBN 979-10-91524-03-2 Quelques mots de l'auteur Gourmand le petit ours est une petite pièce de théâtre pour enfants. *** Gourmand le petit ours ne veut pas aller à l'école. Mais lorsque Poilmou veut le

Plus en détail

Paroisses réformées de la Prévôté - Tramelan. Album de baptême

Paroisses réformées de la Prévôté - Tramelan. Album de baptême Paroisses réformées de la Prévôté - Tramelan Album de baptême L'album de mon baptême Cet album est celui de:... Né(e) le:... à:... 1 Quoi de neuf? Il est tout petit, mais... il a déjà sa personnalité,

Plus en détail

Mademoiselle J affabule et les chasseurs de rêves Ou l aventure intergalactique d un train de banlieue à l heure de pointe

Mademoiselle J affabule et les chasseurs de rêves Ou l aventure intergalactique d un train de banlieue à l heure de pointe Mademoiselle J affabule et les chasseurs de rêves Ou l aventure intergalactique d un train de banlieue à l heure de pointe de Luc Tartar * extraits * Les sardines (on n est pas des bêtes) - Qu est-ce qu

Plus en détail

AVERTISSEMENT. Ce texte a été téléchargé depuis le site. http://www.leproscenium.com. Ce texte est protégé par les droits d auteur.

AVERTISSEMENT. Ce texte a été téléchargé depuis le site. http://www.leproscenium.com. Ce texte est protégé par les droits d auteur. AVERTISSEMENT Ce texte a été téléchargé depuis le site http://www.leproscenium.com Ce texte est protégé par les droits d auteur. En conséquence avant son exploitation vous devez obtenir l autorisation

Plus en détail

Je les ai entendus frapper. C était l aube. Les deux gendarmes se tenaient derrière la porte. J ai ouvert et je leur ai proposé d entrer.

Je les ai entendus frapper. C était l aube. Les deux gendarmes se tenaient derrière la porte. J ai ouvert et je leur ai proposé d entrer. Je les ai entendus frapper. C était l aube. Les deux gendarmes se tenaient derrière la porte. J ai ouvert et je leur ai proposé d entrer. Mais je me suis repris : En fait, je préférais les recevoir dans

Plus en détail

1. La famille d accueil de Nadja est composée de combien de personnes? 2. Un membre de la famille de Mme Millet n est pas Français. Qui est-ce?

1. La famille d accueil de Nadja est composée de combien de personnes? 2. Un membre de la famille de Mme Millet n est pas Français. Qui est-ce? 1 LA FAMILLE 1.1 Lecture premier texte Nadja va passer quatre mois de la prochaine année scolaire en France. Aujourd hui, elle a reçu cette lettre de sa famille d accueil. Chère Nadja, Je m appelle Martine

Plus en détail

PAR VOTRE MEDECIN! «FUN», LES CIGARETTES RECOMMANDÉES NOUVELLE PERCÉE MÉDICALE!

PAR VOTRE MEDECIN! «FUN», LES CIGARETTES RECOMMANDÉES NOUVELLE PERCÉE MÉDICALE! «FUN», LES CIGARETTES RECOMMANDÉES PAR VOTRE MEDECIN! OUAH, DOC! JE ME SENS DÉJÀ MIEUX! C EST parce QUE FUN utilise le MEILleur DES TAbacs!! NOUVELLE PERCÉE MÉDICALE! VÉRIDIQUE! On a découvert que les

Plus en détail

Acte 1. Entrée de Victor et Rebecca. Victor porte un gros sac qu il jette au milieu de la pièce

Acte 1. Entrée de Victor et Rebecca. Victor porte un gros sac qu il jette au milieu de la pièce Acte 1 Acte 1 Scène 1 : Rebecca, Victor Entrée de Victor et Rebecca. Victor porte un gros sac qu il jette au milieu de la pièce Victor (se laissant tomber dans un fauteuil): Ouf! Il se relève et fait un

Plus en détail

Du même auteur. Le Combat contre mes dépendances, éditions Publibook, 2013

Du même auteur. Le Combat contre mes dépendances, éditions Publibook, 2013 Jalousie Du même auteur Le Combat contre mes dépendances, éditions Publibook, 2013 Dominique R. Michaud Jalousie Publibook Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com

Plus en détail

C ÉTAIT IL Y A TRÈS LONGTEMPS QUAND LE COCHON D INDE N AVAIT PAS ENCORE SES POILS.

C ÉTAIT IL Y A TRÈS LONGTEMPS QUAND LE COCHON D INDE N AVAIT PAS ENCORE SES POILS. C ÉTAIT IL Y A TRÈS LONGTEMPS QUAND LE COCHON D INDE N AVAIT PAS ENCORE SES POILS. MAIS UN JOUR IL PARTIT PLUS AU NORD POUR DÉCOUVRIR LE MONDE. IL MARCHAIT, MARCHAIT, MARCHAIT SANS S ARRÊTER.IL COMMENÇA

Plus en détail

Conseil Diocésain de Solidarité et de la Diaconie. 27 juin 2015. «Partager l essentiel» Le partage est un élément vital.

Conseil Diocésain de Solidarité et de la Diaconie. 27 juin 2015. «Partager l essentiel» Le partage est un élément vital. 27 juin 2015 Le partage est un élément vital. Notre démarche Notre chemin Dans un premier temps, nous sommes partis de mots qui expriment ce qui est essentiel pour nous, indispensable pour bien vivre.

Plus en détail

On faitle rnarche. avec Papa

On faitle rnarche. avec Papa On faitle rnarche avec Papa Apres diner, Papa a fait les comptes du mois avec Maman. - Je me dernande ou passe l'argent que je te donne, a dit Papa. - Ah! j'aime bien quand tu me dis ca, a dit Maman, qui

Plus en détail

Quelqu un qui t attend

Quelqu un qui t attend Quelqu un qui t attend (Hervé Paul Kent Cokenstock / Hervé Paul Jacques Bastello) Seul au monde Au milieu De la foule Si tu veux Délaissé Incompris Aujourd hui tout te rends malheureux Si tu l dis Pourtant

Plus en détail

RENCONTRES EFFRAYANTES

RENCONTRES EFFRAYANTES RENCONTRES EFFRAYANTES Vampire ou loup-garou? Un frisson me saisit soudain, non pas un frisson de froid, mais un étrange frisson d angoisse. Je hâtai le pas, inquiet d être seul dans ce bois, apeuré sans

Plus en détail

Christina 1994 - Quelqu'un m'attendait quelque part...

Christina 1994 - Quelqu'un m'attendait quelque part... Christina 1994 - Quelqu'un m'attendait quelque part... - Collection Littérature humoristique - Retrouvez cette oeuvre et beaucoup d'autres sur http://www.atramenta.net 1994 - Quelqu'un m'attendait quelque

Plus en détail

Unité 4 : En forme? Comment est ton visage?

Unité 4 : En forme? Comment est ton visage? Unité 4 : En forme? Leçon 1 Comment est ton visage? 53 Écoute, relie et colorie. 1. un œil vert 2. un nez rouge 3. des cheveux noirs 4. des yeux bleus 5. des oreilles roses 6. une bouche violette Lis et

Plus en détail

Macmine et ses bons compagnons. CCéélleessttiinn

Macmine et ses bons compagnons. CCéélleessttiinn Macmine et ses bons compagnons CCéélleessttiinn Il était une fois une petite ambulance très intelligente. Elle vivait dans une petite maison en paille. Elle s amusait drôlement avec les autres voitures,

Plus en détail

AVERTISSEMENT. Ce texte a été téléchargé depuis le site http://www.leproscenium.com

AVERTISSEMENT. Ce texte a été téléchargé depuis le site http://www.leproscenium.com AVERTISSEMENT Ce texte a été téléchargé depuis le site http://www.leproscenium.com Ce texte est protégé par les droits d auteur. En conséquence avant son exploitation vous devez obtenir l autorisation

Plus en détail

En voiture (*) de Sylvain BRISON

En voiture (*) de Sylvain BRISON En voiture (*) de Sylvain BRISON Pour demander l'autorisation à l'auteur : sylvain@kava.fr Durée approximative : 8 minutes Personnages - A, homme ou femme - B, homme ou femme Synopsis Un voyage pour Issoudun

Plus en détail

Lola. Texte de Sylvie Lavoie et d Éric Lemoine İllustrations de Sonia Hivert Mise en page réalisée par Cloé Perrotin. www.majuscrit.

Lola. Texte de Sylvie Lavoie et d Éric Lemoine İllustrations de Sonia Hivert Mise en page réalisée par Cloé Perrotin. www.majuscrit. Lola Texte de Sylvie Lavoie et d Éric Lemoine İllustrations de Sonia Hivert Mise en page réalisée par Cloé Perrotin www.majuscrit.fr www.majuscrit.fr Marcus Papa Texte de Sylvie Lavoie et d Éric Lemoine

Plus en détail

C. H.: : Installe-toi. A cette époque de l'année, on se souhaite les vœux!

C. H.: : Installe-toi. A cette époque de l'année, on se souhaite les vœux! Christian Husson: Salut Matthieu. Matthieu Tenenbaum: Comment vas-tu? C. H.: : Installe-toi. A cette époque de l'année, on se souhaite les vœux! M. T.: Mes meilleurs vœux! C. H.: Alors, moi, je vais te

Plus en détail

French Continuers (Section I Listening and Responding) Transcript

French Continuers (Section I Listening and Responding) Transcript 2013 H I G H E R S C H O O L C E R T I F I C A T E E X A M I N A T I O N French Continuers (Section I Listening and Responding) Transcript Familiarisation Text FEMALE: MALE: FEMALE: MALE: FEMALE: Salut,

Plus en détail

Le carnaval des oiseaux

Le carnaval des oiseaux Le carnaval des oiseaux Marie-Jane Pinettes et Jacques Laban Juillet 2001 1 Le carnaval des oiseaux A Camille, Margot et Théo 2 LE CARNAVAL DES OISEAUX Il y a longtemps, mais très, très longtemps, tous

Plus en détail

Episode 9 Longueur 7 17

Episode 9 Longueur 7 17 Episode 9 Longueur 7 17 Allo, oui? Infirmière : Je suis bien chez mademoiselle Chloé Argens? Oui, c est moi. Infirmière : Ici l hôpital Saint-Louis. Je vous passe monsieur Antoine Vincent. C est lui, monsieur

Plus en détail

Navigation dans Windows

Navigation dans Windows Cours 03 Navigation dans Windows Comme je le disais en introduction, notre souris se révèle plus maligne qu'elle n'en a l'air. À tel point qu'il faut apprendre à la dompter (mais c'est très simple, ce

Plus en détail

French 2 Quiz lecons 17, 18, 19 Mme. Perrichon

French 2 Quiz lecons 17, 18, 19 Mme. Perrichon French 2 Quiz lecons 17, 18, 19 Mme. Perrichon 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. Est-ce que tu beaucoup? A. court B. cours C. courez -Est-ce qu'il aime courir? -Oui, il fait du tous les jours. A.

Plus en détail

S ickness Impact Profile (SIP)

S ickness Impact Profile (SIP) Nom : Prénom : Date de naissance : Service : Hôpital/Centre MPR : Examinateur : Date du jour : Étiquettes du patient S ickness Impact Profile (SIP) Il présente le même problème de droit d auteur (pour

Plus en détail

Bel-Ami. Niveau 2. Lectures ELI Seniors A2. Guy de Maupassant

Bel-Ami. Niveau 2. Lectures ELI Seniors A2. Guy de Maupassant Niveau 2 Lectures ELI Seniors A2 Guy de Maupassant Bel-Ami P 8-9 1 1 Parce que l histoire racontée se passe dans la réalité du moment. 2 La III e République. 3 Jules Ferry. 4 Jules Ferry est chargé de

Plus en détail

Manuscrit et Vocabulaire

Manuscrit et Vocabulaire Manuscrit et Vocabulaire Histoires fantastiques : En voiture! «Bienvenue dans votre voiture. Je vais accompagner pendant votre voyage. Laissez-moi vous guider!» On entend une voix mélodieuse quand Papa

Plus en détail

DOCTEUR SÉMOI. de Patrick Mermaz

DOCTEUR SÉMOI. de Patrick Mermaz 1 Ce texte est offert gracieusement à la lecture. Avant toute exploitation publique, professionnelle ou amateur, vous devez obtenir l'autorisation de la SACD : www.sacd.fr de Patrick Mermaz Présentation

Plus en détail

Activités autour du roman

Activités autour du roman Activité pédagogique autour du roman Un chien différent, de Laura Cousineau ISBN 978-2-922976-13-7 ( 2009, Joey Cornu Éditeur) Téléchargeable dans la rubrique Coin des profs sur 1 Activités

Plus en détail

Français Authentique Pack 2

Français Authentique Pack 2 Acheter un billet de train Contexte : Audrey a passé une semaine à Paris dans sa famille. Avant de rentrer chez elle en Allemagne, elle décide d aller rendre visite à une amie à Metz. Elle se rend à la

Plus en détail

Vers toi Tim Project 2007

Vers toi Tim Project 2007 Vers toi Tu me sondes et me connaît, Tu sais tout de moi, non rien ne t est caché Chaque jour tu éclaires ma vie Tu gardes mes pas, tu me conduis Je veux te louer C est vers toi que je me tourne, Tu m

Plus en détail

7. Est-ce que vous êtes (tu es) paresseux (paresseuse) ou travailleur (travailleuse)?

7. Est-ce que vous êtes (tu es) paresseux (paresseuse) ou travailleur (travailleuse)? Leçon 1 1. Comment ça va? 2. Vous êtes (Tu es) d'où?' 3. Vous aimez (Tu aimes) l'automne? 4. Vous aimez (Tu aimes) les chats? 5. Comment vous appelez-vous (t'appelles-tu)? 6. Quelle est la date aujourd'hui?

Plus en détail

MEILLEURS AMIS... PEUT-ÊTRE? Producent Gabriella Thinsz Sändningsdatum: 23/11 2004

MEILLEURS AMIS... PEUT-ÊTRE? Producent Gabriella Thinsz Sändningsdatum: 23/11 2004 MEILLEURS AMIS... PEUT-ÊTRE? Producent Gabriella Thinsz Sändningsdatum: 23/11 2004 Salut! Est-ce que tu as un bon copain? Un meilleur ami? Est-ce que tu peux parler avec lui ou avec elle de tout? Est-ce

Plus en détail

Les jours de la semaine

Les jours de la semaine Les jours de la semaine Les jours de la semaine S enfilent un à un Comme les billes d un grand collier Dans un ordre, ils se suivent Chaque jour se ressemble Chaque jour est différent Mais on ne peut les

Plus en détail

Le loup et les 7 chevreaux

Le loup et les 7 chevreaux Episode 1 Il était une fois une chèvre qui avait sept jolis petits chevreaux. Un matin, elle voulut aller chercher de la nourriture pour elle et ses petits dans la pairie. Elle les rassembla tous les sept

Plus en détail

Inspiré de la nouvelle de Richard Matheson, «Escamotage».

Inspiré de la nouvelle de Richard Matheson, «Escamotage». Inspiré de la nouvelle de Richard Matheson, «Escamotage». EPISODE 1- Le Piège. Internet : sûrement le plus fabuleux réseau qui relie les hommes. Des continents entiers peuvent être reliés entre eux. Mais

Plus en détail

Octave MIRBEAU LA BAGUE

Octave MIRBEAU LA BAGUE Octave MIRBEAU LA BAGUE LA BAGUE Un matin, le vieux baron vint chez moi. Et, sans préambule, il me demanda : Est-ce vrai, docteur, qu il y a du fer dans le sang? C est vrai Ah! je ne voulais pas le croire

Plus en détail

V3 - LE PASSE COMPOSE

V3 - LE PASSE COMPOSE CM1 V.3 LE PASSE COMPOSE DE L INDICATIF Il s agit de mettre en évidence la conjugaison des verbes en «er», en «ir-iss» des verbes être, avoir, faire, prendre, aller, pouvoir. On mettra en évidence le fait

Plus en détail

TOUS MALADES! (Texte de M.-A. Ard) - Le Médecin : -----------------------------------------------------------------------------

TOUS MALADES! (Texte de M.-A. Ard) - Le Médecin : ----------------------------------------------------------------------------- L ATELIER du COQUELICOT 1 «Spectacle marionnettes», juillet 2015 TOUS MALADES! (Texte de M.-A. Ard) Personnages : - Le Médecin : -----------------------------------------------------------------------------

Plus en détail

Institut Supérieur des Langues Université de Damas

Institut Supérieur des Langues Université de Damas Institut Supérieur des Langues Université de Damas Texte 1: Chère Josette, Il a de grands yeux bleus et une mèche blonde qui lui tombe sur le front. Il s appelle Alain, Alain et Aline, c est joli, n est-ce

Plus en détail

Épreuve de Compréhension orale

Épreuve de Compréhension orale 60 questions (4 sections) 40 minutes L épreuve de compréhension orale rassemble 4 sections comprenant 60 questions (questions 51 à 110). SECTION A SECTION B 8 questions Associer des illustrations à des

Plus en détail

ACTIVITE ANNUELLE GESTION RISQUE 2010

ACTIVITE ANNUELLE GESTION RISQUE 2010 ACTIVITE ANNUELLE GESTION RISQUE 2010 Cette documentation est réservée à l usage du personnel et des médecins du Centre de santé et de services sociaux de Port-Cartier. Les autres lecteurs doivent évaluer

Plus en détail

DEVOIR / POUVOIR / VOULOIR

DEVOIR / POUVOIR / VOULOIR Activité 1. Complète les phrases avec le bon verbe au présent. DEVOIR / POUVOIR / VOULOIR 1. Elle absolument terminer son boulot avant de partir. 2. Elle sait bien qu elle rentrer à dix heures! 3. Il acheter

Plus en détail

Les monstres de là-bas

Les monstres de là-bas Les monstres de là-bas Hubert Ben Kemoun Hubert Ben Kemoun vit à Nantes sur les bords de la Loire. Il est l auteur de très nombreux ouvrages en littérature jeunesse, pour les petits comme pour les beaucoup

Plus en détail

SOYETTE, LE PETIT VER A SOIE

SOYETTE, LE PETIT VER A SOIE SOYETTE, LE PETIT VER A SOIE Le tout petit œuf. La toute petite chenille Le tout petit œuf vu à la loupe Il était une fois un tout petit œuf, pondu là. Un tout petit œuf, petit comme un grain de poussière.

Plus en détail

JE CHLOÉ COLÈRE. PAS_GRAVE_INT4.indd 7 27/11/13 12:22

JE CHLOÉ COLÈRE. PAS_GRAVE_INT4.indd 7 27/11/13 12:22 JE CHLOÉ COLÈRE PAS_GRAVE_INT4.indd 7 27/11/13 12:22 Non, je ne l ouvrirai pas, cette porte! Je m en fiche de rater le bus. Je m en fiche du collège, des cours, de ma moyenne, des contrôles, de mon avenir!

Plus en détail

PRÉSCOLAIRE. ANDRÉE POULIN (devant la classe) : Je me présente, mais je pense que vous connaissez déjà mon nom, hein? Je m'appelle Andrée.

PRÉSCOLAIRE. ANDRÉE POULIN (devant la classe) : Je me présente, mais je pense que vous connaissez déjà mon nom, hein? Je m'appelle Andrée. PRÉSCOLAIRE Enfants qui chantent Une tête remplie d idées Qui me permet de rêver Qui me permet d inventer Imagine. ANDRÉE POULIN (devant la classe) : Je me présente, mais je pense que vous connaissez déjà

Plus en détail

Bien convaincre son ami + Bien s exprimer = Bon voyage assuré.

Bien convaincre son ami + Bien s exprimer = Bon voyage assuré. Bien convaincre son ami + Bien s exprimer = Bon voyage assuré. Il faudrait que tu fasses ce voyage. Tout d'abord, tu ne travailleras pas et tu verras tes copains à longueur de journée. Puis, tu n'auras

Plus en détail

AMÉLIE NOTHOMB. Tuer le père ROMAN ALBIN MICHEL

AMÉLIE NOTHOMB. Tuer le père ROMAN ALBIN MICHEL AMÉLIE NOTHOMB Tuer le père ROMAN ALBIN MICHEL Éditions Albin Michel, 2011. ISBN : 978-2-253-17415-8 1 re publication LGF. «L obstination est contraire à la nature, contraire à la vie. Les seules personnes

Plus en détail

À propos d exercice. fiche pédagogique 1/5. Le français dans le monde n 395. FDLM N 395 Fiche d autoformation FdlM

À propos d exercice. fiche pédagogique 1/5. Le français dans le monde n 395. FDLM N 395 Fiche d autoformation FdlM fiche pédagogique FDLM N 395 Fiche d autoformation FdlM Par Paola Bertocchini et Edvige Costanzo Public : Futurs enseignants en formation initiale et enseignants en formation continue Objectifs Prendre

Plus en détail

Truf le chien. Truf est un chien. Truf n est pas un jouet, c est un animal. Et moi, comment vais-je faire pour lui parler?

Truf le chien. Truf est un chien. Truf n est pas un jouet, c est un animal. Et moi, comment vais-je faire pour lui parler? Truf viens Truf le chien Truf est un chien Truf peut être de bonne ou de mauvaise humeur. Truf peut avoir mal, il peut être malade. Truf n a pas de mains : il va prendre les choses avec ses dents ou les

Plus en détail

«J aime la musique de la pluie qui goutte sur mon parapluie rouge.

«J aime la musique de la pluie qui goutte sur mon parapluie rouge. J aime, je n aime pas Extrait de "J'aime", Minne/Natali Fortier (Albin Michel) «J aime la musique de la pluie qui goutte sur mon parapluie rouge. Quand je traverse la route au passage piéton, j aime marcher

Plus en détail

Comment le Chat et la Souris sont venus au monde Conte populaire du Vietnam Partie 1

Comment le Chat et la Souris sont venus au monde Conte populaire du Vietnam Partie 1 Comment le Chat et la Souris sont venus au monde Conte populaire du Vietnam Partie 1 Ngoc-hoang, l empereur de Jade, le dieu suprême des cieux, vivait dans son royaume céleste où il possédait un palais

Plus en détail

Je veux apprendre! Chansons pour les Droits de l enfant. Texte de la comédie musicale. Fabien Bouvier & les petits Serruriers Magiques

Je veux apprendre! Chansons pour les Droits de l enfant. Texte de la comédie musicale. Fabien Bouvier & les petits Serruriers Magiques Je veux apprendre! Chansons pour les Droits de l enfant Texte de la comédie musicale Fabien Bouvier & les petits Serruriers Magiques Les Serruriers Magiques 2013 2 Sommaire Intentions, adaptations, Droits

Plus en détail

SOMMAIRE. PS 1 : Nos activités en petite section 1... 3. PS 2 : La classe de petite section 2 à la ferme... 5. MS 1 : L odorat en M.S. 1...

SOMMAIRE. PS 1 : Nos activités en petite section 1... 3. PS 2 : La classe de petite section 2 à la ferme... 5. MS 1 : L odorat en M.S. 1... SOMMAIRE PS 1 : Nos activités en petite section 1... 3 PS 2 : La classe de petite section 2 à la ferme... 5 MS 1 : L odorat en M.S. 1... 7 MS 2 : La semaine des 5 sens en Moyenne Section... 8 MS 3 : La

Plus en détail

Les repères de temps familiers

Les repères de temps familiers séquence 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Les repères de temps familiers Je me repère dans le temps séance 1 A. Observe bien chacune de ces séries de deux photographies. À chaque fois, indique dans quel ordre elles

Plus en détail

L ECOLE DE L ARNAQUE

L ECOLE DE L ARNAQUE L ECOLE DE L ARNAQUE Vous avez tous eu des projets de rénovation ou des projets d améliorations de votre habitation! Voici toutes les techniques de vente, les secrets des commerciaux, les pièges à éviter

Plus en détail

Maison Intercommunale de la Petite Enfance Inauguration le 2 février 2011

Maison Intercommunale de la Petite Enfance Inauguration le 2 février 2011 Maison Intercommunale de la Petite Enfance Inauguration le 2 février 2011 J ai pas envie d y aller, à la crèche! Déjà, on a changé de ville et de maison, et je n ai plus ma Nounou, et je suis tout perdu.

Plus en détail

Le conditionnel présent

Le conditionnel présent Le conditionnel présent EMPLOIS On emploie généralement le conditionnel présent pour exprimer: une supposition, une hypothèse, une possibilité, une probabilité ( certitude); Ça m'étonnerait! J'ai entendu

Plus en détail

Nom : Prénom : Date :

Nom : Prénom : Date : J observe le livre dans son ensemble, je le feuillette et je réponds aux 1) Je complète la carte d identité du livre. Titre du livre Nom de l auteur Nom de l illustrateur Editeur Collection Genre 2) Qui

Plus en détail

Par. Sophianne Pierre-Louis. Cassandra Sauvé. Sabrina Turmel

Par. Sophianne Pierre-Louis. Cassandra Sauvé. Sabrina Turmel Par Sophianne Pierre-Louis Cassandra Sauvé Sabrina Turmel - 1 - Au Pôle Nord, en ce jour du 24 décembre, le Père Noël était bien occupé à fabriquer de beaux jouets. Les rennes gambadaient ou se reposaient.

Plus en détail

Nouvelle écrit par Colette lefebvre- Bernalleau 1

Nouvelle écrit par Colette lefebvre- Bernalleau 1 Nouvelle écrit par Colette lefebvre- Bernalleau 1 LE BRAQUEUR DU Crédit Lyonnais C est un matin comme tous les jours pierrent après un petit déjeuner vite pris part pour le journal où il travaille et comme

Plus en détail

Une belle rencontre. Chapitre 1. Je m'appelle Elise Delamarre, j'ai douze ans et je vais rentrer en 4ème car j'ai sauté une classe.

Une belle rencontre. Chapitre 1. Je m'appelle Elise Delamarre, j'ai douze ans et je vais rentrer en 4ème car j'ai sauté une classe. Une belle rencontre La vie d'elise Chapitre 1 Je m'appelle Elise Delamarre, j'ai douze ans et je vais rentrer en 4ème car j'ai sauté une classe. J'habite à Lyon dans un appartement à deux kilomètres du

Plus en détail

Celui qui aime apprendre est proche du savoir. Charte de vie de la section fondamentale. Centre Scolaire de Ma Campagne. Confucius

Celui qui aime apprendre est proche du savoir. Charte de vie de la section fondamentale. Centre Scolaire de Ma Campagne. Confucius 2015 2016 Charte de vie de la section fondamentale Celui qui aime apprendre est proche du savoir. Confucius Centre Scolaire de Ma Campagne Rue Africaine, 3 1050 Bruxelles Pour vivre en groupe correctement

Plus en détail

L enfant sensible. Un enfant trop sensible vit des sentiments d impuissance et. d échec. La pire attitude que son parent peut adopter avec lui est

L enfant sensible. Un enfant trop sensible vit des sentiments d impuissance et. d échec. La pire attitude que son parent peut adopter avec lui est L enfant sensible Qu est-ce que la sensibilité? Un enfant trop sensible vit des sentiments d impuissance et d échec. La pire attitude que son parent peut adopter avec lui est de le surprotéger car il se

Plus en détail

HIGHER SCHOOL CERTIFICATE EXAMINATION. French Continuers. (Section I Listening and Responding) Transcript

HIGHER SCHOOL CERTIFICATE EXAMINATION. French Continuers. (Section I Listening and Responding) Transcript 2014 HIGHER SCHOOL CERTIFICATE EXAMINATION French Continuers (Section I Listening and Responding) Transcript Familiarisation Text M: Bonjour Yasmine. Ça va? F: Ah bonjour! Oui, ça va bien. Écoute, ce weekend

Plus en détail

Les Allemands sont entrés en Moravie. Ils y sont arrivés à cheval, à moto, en voiture, en camion mais aussi en calèche, suivis d unités d infanterie

Les Allemands sont entrés en Moravie. Ils y sont arrivés à cheval, à moto, en voiture, en camion mais aussi en calèche, suivis d unités d infanterie 1 Les Allemands sont entrés en Moravie. Ils y sont arrivés à cheval, à moto, en voiture, en camion mais aussi en calèche, suivis d unités d infanterie et de colonnes de ravitaillement, puis de quelques

Plus en détail

Les paroles des chansons du Carnaval de Québec

Les paroles des chansons du Carnaval de Québec Les paroles des chansons du Carnaval de Québec Le temps du Carnaval C est dans l temps du Carnaval Que tous les gens du monde viennent faire un tour de valse Dans la vieille Capitale Et la fête commence

Plus en détail

Tout le monde est agité, moi seule ai l'esprit calme

Tout le monde est agité, moi seule ai l'esprit calme Tout le monde est agité, moi seule ai l'esprit calme Je me souviens de la naissance de mes enfants Je me souviens des bons moments Je me souviens aussi des mauvais Je me souviens de la solitude Je me souviens

Plus en détail

LA BALADE DE LA PETITE BALLE JAUNE

LA BALADE DE LA PETITE BALLE JAUNE LA BALADE DE LA PETITE BALLE JAUNE C est l histoire d une balle jaune en mousse. Coralie Guye et Hubert Chèvre. Avec la participation des élèves. Octobre 2011 Un beau matin d automne......notre classe

Plus en détail

Marie Lébely. Le large dans les poubelles

Marie Lébely. Le large dans les poubelles Marie Lébely Le large dans les poubelles Prologue «La vitesse de conduction des fibres postganglionnaires est-elle du même ordre que celle des fibres nerveuses motrices du système nerveux somatique?» C

Plus en détail

NOTRE PERE JESUS ME PARLE DE SON PERE. idees-cate

NOTRE PERE JESUS ME PARLE DE SON PERE. idees-cate NOTRE PERE JESUS ME PARLE DE SON PERE idees-cate 16 1 L'EVANGILE DE SAINT LUC: LE FILS PRODIGUE. Luc 15,11-24 TU AS TERMINE LE LIVRET. PEUX-TU DIRE MAINTENANT, QUI EST LE PERE POUR TOI? Un Père partage

Plus en détail

Compréhension de lecture

Compréhension de lecture o Coche pour indiquer si les phrases sont es ou o Paul et Virginie sont assis sur des fauteuils très confortables. o Virginie a une robe à pois. o Paul boit un café fumant dans une tasse rouge. o Virginie

Plus en détail

FICHE PÉDAGOGIQUE -Fiche d enseignant-

FICHE PÉDAGOGIQUE -Fiche d enseignant- FICHE PÉDAGOGIQUE -Fiche d enseignant- o Thème : o Objectifs pédagogiques : o Nievau : o Public : o Durée : o Matériel nécessaire : o Source : o Disposition de la classe : travail avec le livre Et si c

Plus en détail

Le petit bonhomme en pain d épices

Le petit bonhomme en pain d épices Le petit bonhomme en pain d épices Robert Gaston Herbert Le petit bonhomme en pain d épices Conte anglais Adaptation réalisée par Marie-Laure Besson pour «Le Cartable Fantastique» Robert Gaston Herbert

Plus en détail

Que chaque instant de cette journée contribue à faire régner la joie dans ton coeur

Que chaque instant de cette journée contribue à faire régner la joie dans ton coeur Que chaque instant de cette journée contribue à faire régner la joie dans ton coeur Des souhaits pour une vie des plus prospères et tous les voeux nécessaires pour des saisons extraordinaires! Meilleurs

Plus en détail

Ça me panique, pas question de le nier. Mais c est ma seule carence, le dernier point encore sensible entre elle et moi, ce fait que, dès qu elle

Ça me panique, pas question de le nier. Mais c est ma seule carence, le dernier point encore sensible entre elle et moi, ce fait que, dès qu elle Ça me panique, pas question de le nier. Mais c est ma seule carence, le dernier point encore sensible entre elle et moi, ce fait que, dès qu elle commence sa crise d éternuements, il faut que je m arrache.

Plus en détail

CAP TERTIAIRE/INDUSTRIEL

CAP TERTIAIRE/INDUSTRIEL Session : 2005 Code : Page : 1/4 CAP TERTIAIRE/INDUSTRIEL Epreuve de Français SESSION 2005 SUJET Ce sujet comporte 4 pages : de la page 1/4 à la page 4/4. Assurez-vous que cet exemplaire est complet. Si

Plus en détail

Examen de français Université de Technologie chimique et de Métallurgie TEST DE GRAMMAIRE ET DE LEXIQUE

Examen de français Université de Technologie chimique et de Métallurgie TEST DE GRAMMAIRE ET DE LEXIQUE Examen de français Université de Technologie chimique et de Métallurgie TEST DE GRAMMAIRE ET DE LEXIQUE PARTIE 1 Complétez les pointillés par une des réponses ci-dessus de manière que les phrases obtenues

Plus en détail

LEARNING BY EAR. Sécurité routière EPISODE 4 : «Permis de conduire»

LEARNING BY EAR. Sécurité routière EPISODE 4 : «Permis de conduire» LEARNING BY EAR Sécurité routière EPISODE 4 : «Permis de conduire» Auteur : Victoria Averill Editeurs : Johannes Beck, Katrin Ogunsade Correction : Martin Vogl Traduction : Aude Gensbittel Personnages

Plus en détail

Le prince Olivier ne veut pas se laver

Le prince Olivier ne veut pas se laver Le prince Olivier ne veut pas se laver Il était une fois un roi, une reine et leurs deux enfants. Les habitants du pays étaient très fiers du roi Hubert, de la reine Isabelle et de la princesse Marinette,

Plus en détail

Ne te retourne pas! Et Eddie l avait tirée par la main. Ce n était pas beau à entendre. Les balles crépitaient autour d eux dans le lointain.

Ne te retourne pas! Et Eddie l avait tirée par la main. Ce n était pas beau à entendre. Les balles crépitaient autour d eux dans le lointain. 1 Ne te retourne pas! Et Eddie l avait tirée par la main. Ce n était pas beau à entendre. Les balles crépitaient autour d eux dans le lointain. Une odeur de chocolat brûlant. Eddie semblait ne plus la

Plus en détail

Unité 1. Au jour le jour

Unité 1. Au jour le jour Unité 1 Au jour le jour PARTIE 1 A Le français pratique Activité 1 Les parties du corps Identifiez les parties du corps puis faites correspondre les expressions Unité 1 Partie 1 e d a 1 f 4 a Je mange

Plus en détail

Unité 1. Au jour le jour

Unité 1. Au jour le jour Unité 1 Au jour le jour PARTIE 1 A Le français pratique Activité 1 Les parties du corps Identifiez les parties du corps puis faites correspondre les expressions 1 4 a Je mange b Je cours 2 5 c Je joue

Plus en détail

OLIVER L ENFANT QUI ENTENDAIT MAL

OLIVER L ENFANT QUI ENTENDAIT MAL OLIVER L ENFANT QUI ENTENDAIT MAL «Oliver l enfant qui entendait mal» est dédié à mon frère, Patrick, qui est malentendant, à la famille, aux amis, et aux professionnels, qui s impliquèrent pour l aider.

Plus en détail

Auxiliaire avoir au présent + participe passé

Auxiliaire avoir au présent + participe passé LE PASSÉ COMPOSÉ 1 1. FORMATION DU PASSÉ COMPOSÉ Formation : Auxiliaire avoir au présent + participe passé PARLER MANGER REGARDER J ai parlé Tu as parlé Il/elle/on a parlé Nous avons parlé Vous avez parlé

Plus en détail

CONSIGNE : Lis attentivement les textes suivants. Réponds aux questions en relisant chaque fois les textes.

CONSIGNE : Lis attentivement les textes suivants. Réponds aux questions en relisant chaque fois les textes. CONSIGNE : Lis attentivement les textes suivants. Réponds aux questions en relisant chaque fois les textes. Texte 1 La colombe et la fourmi Une fourmi se penche dans l'eau et tombe. Le ruisseau est pour

Plus en détail

Vive le jour de Pâques

Vive le jour de Pâques Voici le joyeux temps du Carême, 40 jours où les chrétiens élargissent leurs cœurs, se tournent vers leurs frères et sont invités à vivre à la manière de Jésus-Christ. Chaque semaine ce livret t aidera

Plus en détail

❶ Écris le nom des auteurs de cette histoire. ❷ Écris le nom de l illustratrice. ❸ Comment se prénomme le personnage principal de cette histoire?

❶ Écris le nom des auteurs de cette histoire. ❷ Écris le nom de l illustratrice. ❸ Comment se prénomme le personnage principal de cette histoire? Léo adore sa maitresse. Surtout quand elle lui frotte la tête en disant : Bravo Léo, tu as encore bien travaillé. Il adore. Pour demain, elle a demandé à chacun de ses élèves de rapporter un objet ancien.

Plus en détail