3.3 Origine des maladies infectieuses aujourd hui: changements technologiques et industriels. Modifications et adaptations microbiennes.

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "3.3 Origine des maladies infectieuses aujourd hui: changements technologiques et industriels. Modifications et adaptations microbiennes."

Transcription

1 38 LES ASPECTS PASTORAUX DES SOINS DES MALADIES INFECTIEUSES JACQUES SIMPORÉ 3.3 Origine des maladies infectieuses aujourd hui: changements technologiques et industriels. Modifications et adaptations microbiennes. Introduction À partir des bactéries thermophiles qui habitent les eaux thermales à plus de 70 C jusqu aux micro-organismes psychrophiles (cryophiles) qui ont colonisé les glaciers et vivent à moins de 0 C, nous avons des microbes qui ont pu s adapter à tous les aléas climatiques et qui résident dans les hautes pressions (les barophiles), qui survivent dans des environnements très salés (les halophiles), dans les fonds marins (bactéries chimiosynthétiques), dans les lieux arides (les bactéries polyextrêmophile) et dans des milieux acides (acidophiles) et alcalins (alcalophiles). Aujourd hui, avec les changements technologiques et avec la globalisation, nous voyageons en transportant les micro-organismes dans le monde, dans nos avions, dans nos bateaux, dans nos voitures. Désormais, dans nos villes, nous les avons partout: dans nos circuits d eaux, dans nos toilettes, dans nos climatiseurs, dans nos frigidaires, dans nos assiettes... Jusqu à les avoir par surcroît en nous-mêmes: dans nos viscères les plus profonds, les bonnes bactéries nous aident à digérer nos aliments tandis que les pathogènes comme les Shigella, les Escherichia coli, les Salmonelles, le vibrion du cholera,... provoquent en nous des entéropathies. D autres vont jusqu à infecter nos poumons (bacille de Koch), nos appareils reproducteurs (VIH, Treponema pallium, Neisseria gonorrhoeae), notre système nerveux central (Toxoplasma gondii, Trypanosoma gambiense, lfa herpès virus, virus de la rage) etc. De nos jours, les maladies infectieuses sont responsables de près de 17 millions de décès par an, ce qui représente un tiers de la mortalité mondiale [1]. Elles constituent les 43 % des décès dans les pays en voie de développement. Cette morbidité risque de s aggraver, compte tenu des changements climatiques provoqués par l industrialisation des sociétés modernes qui créent et favorisent, par conséquent, une température idéale pour la prolifération et la propagation des microorganismes pathogènes sur la planète terre. En effet, le smog et l effet de serre provoqués par l industrialisation, les diverses manipulations génétiques opérées par la biotechnologie et l antibiothérapie abusive provoquent des mutations génétiques des microbes pathogènes. Ces modifications ontologiques de nos prédateurs leur offrent l opportunité pour mieux s adapter à notre environnement. En plus, l élaboration industrielle des denrées périssables et leur transport dans le monde entier peuvent constituer des sources de diffusion des maladies infectieuses. Notre communication s articulera en trois parties: (i) nous exposerons en premier lieu les effets des changements technologiques qui favorisent la prolifération des agents pathogènes dans le monde, (ii) puis nous présenterons les changements industriels comme cause de la recrudescence des maladies infectieuses et enfin, (iii) nous développerons les défis des mutations génétiques, les adaptations microbiennes et leur implication dans la résistance aux médicaments. 1. Le changement technologique comme cause de la recrudescence des maladies infectieuses aujourd hui Disons d emblée, que, présentement, la recrudescence des maladies infectieuses est due, non seulement à l extraordinaire capacité des agents infectieux de s adapter à leur environnement, mais aussi aux changements technologiques opérés par l homme pour s accommoder à son écosystème. Un certain nombre de maladies infectieuses émergentes correspondent à des maladies liées au progrès. En effet, les infections d origine alimentaire, l introduction des antibiotiques comme marqueurs dans l élaboration des organismes génétiquement modifiés (OGM) et l antibiothérapie abusive peuvent favoriser cette recrudescence des maladies infectieuses. a. Les chaînes alimentaires Les techniques modernes de l industrialisation, par les chaînes alimentaires, offrent aux microbes pathogènes l occasion de rencontrer l hôte humain, partout dans le monde grâces au phénomène de la globalisation: L élevage intensif des poulets (risque du virus grippal (H5N1), des porcs, des bœufs... et l exportation/importation de ces produits à travers le monde peuvent être des vecteurs qui véhiculent des virus, des bactéries, des champignons et des parasites pathogènes. La chaîne du froid: les transports d aliments froids à travers la planète terre conduisent à de fréquentes ruptures de la chaîne du froid favorisant le développement et la propagation des agents pathogènes. Le maintien à basse température d aliments réfrigérés permet de ralentir la croissance des microorganismes et ainsi de limiter la survenue de toxi-infections alimentaires. L efficacité de cette chaîne du froid va dépendre du niveau de

2 DOLENTIUM HOMINUM N i: la température de réfrigération mais également du maintien de cette réfrigération. Il existe deux types de flores de micro-organismes rencontrés dans les denrées alimentaires: (i) la flore non pathogène dite d altération qui est responsable de contamination de surface (par exemple, les lactobacilles); (ii) la flore pathogène susceptible d induire chez le consommateur des toxi-infections alimentaires, comme par exemple les staphylocoques, les salmonelles, les Listeria monocytogènes, les Yersinia [2] etc. La listériose est une maladie qui se développe en raison des progrès liés à l alimentation. La bactérie qui la provoque peut se multiplier même à faible température, dans le réfrigérateur. Un aliment contaminé accidentellement permettra donc le développement de Listeria qui atteindra des quantités suffisantes lui permettant d être infectieux pour l homme, en particulier les immunodéprimés ou les femmes enceintes. Certes, les réfrigérateurs ont fait reculer les salmonelloses mais ont permis à la listériose de survivre et de se manifester. Préparation industrielle des aliments: la préparation industrielle des aliments, particulièrement des viandes «processées» où nous rencontrons des risques d infection. Les aliments produits industriellement congelés et qui sont hautement périssables tels que les viandes, les produits tripiers, les charcuteries, certains produits laitiers, une fois décongelés durant le transport, ces aliments ne deviennent que de bons milieux de culture bactérienne. b. Élaboration d OGM utilisant des antibiotiques Utilisation des antibiotiques comme marqueurs dans les plantes transgéniques. Bien souvent, pour élaborer du maïs, du riz ou du coton transgénique, on utilise le gène terminator plus un autre gène de résistance à un antibiotique comme la tétracycle, l ampicilline comme marqueurs. Les plantes transgéniques peuvent conserver dans leurs génomes le transgène marqueur conférant la résistance aux antibiotiques. Ces antibiotiques, en général, sont utilisés tant chez les humains que chez les animaux contre les différents types d infections. La présence de souches bactériennes résistantes aux antibiotiques détermine une grande cause de mortalité en Afrique. Le risque majeur de la consommation de ces produits est la probabilité d absorber des gènes exogènes qui peuvent s intégrer dans le génome des entérobactéries et conférer des résistances aux médicaments lors des infections. c. Le bioterrorisme Le virus de la variole, les virus des fièvres hémorragiques, le bacille du charbon et la toxine botulinique etc. peuvent être des armes de choix pour certains hommes politiques ayant un programme d armes biologiques ainsi que de groupes terroristes. Ce risque n est pas simplement virtuel: en 1995, la secte japonaise Aum Shinrikyo, qui avait lancé du gaz sarin dans le métro de Tokyo, possédait aussi un arsenal de milieux de culture, de toxine botulinique et de cultures de bacille du charbon. En 1984, la secte américaine Rajneeshee, qui voulait influencer le résultat des élections locales, contamina les «salad bars» d une dizaine de restaurants de «The Dalles» dans l Oregon avec des échantillons d une culture de Salmonella. Au cours de cette période, 751 cas de salmonelloses ont été recensés. En 2001, entre le 18 septembre et le 9 octobre, des lettres contenant des spores du bacille du charbon (anthrax) ont été envoyées à plusieurs personnes aux États-Unis, entre autre, au sénateur Daschle. Spécifions que curieusement, à cette époque, l anthrax tua cinq personnes aux États-unis. d. La thérapie moderne: Infections nosocomiales dans les hôpitaux Les infections nosocomiales dans les hôpitaux constituent un des paradoxes du progrès médical: certains outils utilisés par la médecine moderne peuvent exposer les patients à des risques infectieux. En effet, les cathéters ou les sondes urinaires posés chez des patients hospitalisés sont autant de voies d entrée possibles pour certaines bactéries: ces deux «instruments médicaux» sont responsables de 40% des infections nosocomiales. Les risques de transmission de certains virus comme le VIH, les hépatites B et C sont liés aussi à l utilisation de matériel d injection non stérile. Antibiothérapie et résistance aux microbicides: la problématique des résistances aux microbicides est un phénomène mondial. Dans les pays tropicaux en voie de développement, où nous avons de nombreuses maladies infectieuses mais peu de médicaments, nous rencontrons aussi de hautes prévalences de résistances. Par exemple, en Tunisie, nous avons des résistances: tetracycline 54%, Erythromucine 82%, spiramycine 64%, pristinamycine 73%, triméthoprim-sulfaméthozazole 91% [3]; au Nigeria: Ciprofloxacin (49,4%), Gentamicin (38,8%) et Ceftazidime (36,7%) [4]; en Côte d Ivoire, à Abidjan en 2004, kanamycine, tobramycine, gentamycine avaient comme résistances 13,5% et cotrimoxazole et macrolids en avaient respectivement 40% et 58,7% tandis que la résistance à la pénicilline a augmenté de 8,5% en 1997 à 23,5% en [5, 6]. En ce qui concerne les infections communautaires, les niveaux de résistance à la pénicilline de Streptococcus pneumoniae tels qu ils résultent de plusieurs enquêtes de l EARSS (Réseau Européen de Surveillance de la Résistance Bactérienne aux Antibiotiques) sont: en France 53%, en Roumanie 50%, Espagne 33% et Pologne 30% [7]. Quant aux pourcentages de résistance à la méticilline chez la S. aureus, nous avons: Grèce 44%, Italie 38%, Portugal 38%, France 33%,

3 40 LES ASPECTS PASTORAUX DES SOINS DES MALADIES INFECTIEUSES Espagne 23%, Grande-Bretagne 44% et Irlande 42%, 34% aux États-Unis et 81% au Japon [7]. Ainsi, les maladies infectieuses constituent-elles la plus grande menace de santé à l échelle planétaire et les armes dont nous disposons pour les contrer deviennent parfois obsolètes. Il faudra voir l émergence de la résistance comme la conséquence d une guerre permanente de survie où les micro-organismes, sans cesse attaqués par l homme moderne, essaient de trouver une contre-mesure. 2. Les changements industriels comme cause de la recrudescence des maladies infectieuses aujourd hui. a. Changement climatique et effet de serre et ses conséquences Les changements climatiques qui sont des sources de la recrudescence des maladies infectieuses aujourd hui dérivent bien souvent d une combinaison de facteurs purement anthropiques (déforestation, développements agricole et industriel, construction des routes, lignes aériennes, aménagements hydrauliques...) et de facteurs climatiques directs (température, humidité, précipitation, rayonnement...) et indirects par la modification des écosystèmes et plus généralement de la biodiversité. Les facteurs climatiques sont les déclencheurs des épidémies, en amplifiant la dynamique de transmission et la diffusion des agents pathogènes. En effet, certains microorganismes vivent dans des environnements extrêmement hostiles (chaleur, froid, acidité, salinité...). Il existe de nombreuses bactéries adaptées au froid, appelées psychrophile ou cryophile, qui sont capables de croître autour de 0 C aussi vite que leurs homologues mésophiles à température plus élevée. Les Psychrobacter et les Arthrobacter sont des exemples de bactéries psychrophiles. Ils sont des microorganismes possédant une bonne résistance au froid et pouvant croître à des températures comprises entre 0 et 40 C. Ils peuvent donc survivre dans les frigidaires comme dans des milieux à température élevée. L industrialisation avec la problématique de l échauffement terrestre, l effet de serre, entraîne les fontes des glaciers et le déversement de ces micro-organismes cryophiles dans les habitats humains. Ce fait expliquerait en partie la grande recrudescence des maladies infectieuses aujourd hui. b. Culture intensive et colonisation des habitats propre aux microorganismes Non seulement l industrie moderne, avec ses grandes transformations et productions, pollue l environnement mais elle favorise aussi la déforestation, l avancement du désert, les constructions de réserves d eau pour l irrigation et la consommation des grandes villes. La déforestation ou construction de barrages d eau et l apparition des maladies infectieuses Certains virus, bactéries ou parasites qui se trouvaient dans leur habitat dans la forêt ou dans les campagnes ont infecté les agriculteurs qui y défrichaient. Le virus Guanarito au Venezuela en 1989, la pullulation des moustiques vecteurs du virus de la fièvre de la Vallée du Rift en Egypte en 1977, la Leishmaniose à Ouagadougou en 2000, l onchocercose et les ulcères de Buruli au Bénin, au Ghana et en Côte d Ivoire, le paludisme dans tous les pays tropicaux en sont des exemples parlants. Spécifions que la hausse des températures favorise la multiplication des insectes vecteurs de maladies infectieuses comme la malaria, la fièvre jaune, la fièvre dengue et l encéphalite. Lorsqu un moustique devient infecté, le parasite prend un certain temps avant de se développer. Dans le cas de la malaria, à 20 C, le parasite met 26 jours à se développer alors qu à 25 C, il ne lui en faut que 13. Outre la hausse de température, d autres bouleversements climatiques, influencés par les effets néfastes de l industrialisation, contribuent aussi à l augmentation ou à la résurgence des maladies infectieuses comme le paludisme, la fièvre jaune, le tétanos, le choléra... Parmi ces bouleversements, les inondations liées aux pluies diluviennes favorisent encore plus cette recrudescence des agents pathogènes. Dans les années , tout de suite après l inondation de certains pays tropicaux, des épidémies de paludisme et de choléra se sont répandues au sein des populations sinistrées. c. Grandes urbanisations Autour des grandes industries se sont formées de grandes villes dès les XVIII-XX siècles. De nombreux marchés, magasins, hôpitaux et des lieux de divertissement comme des terrains de football, des salle de cinémas, de théâtre... Ces grands rassemblements humains favorisent les transmissions des micro-organismes pathogènes. En plus, les grandes villes ont leurs exigences: besoin d eau courante, des canalisations d eaux usées, des constructions de barrages, des climatiseurs, des frigidaires pour conserver les aliments etc. Tous ces systèmes créés par l homme peuvent être infestés par des microbes. Par exemple, les Legionella pneumophila (maladie du Légionnaire) sont des bactéries qui poussent dans les circuits d eau et sont capables d infecter l homme après qu elles aient été vaporisées et inhalées. Par le phénomène de la mondialisation, nous avons le brassage des peuples et la diffusion automatique des micro-organismes d une ville à l autre, d un pays à l autre et d un continent à l autre. À cause des grands déplacements des foules, chaque année, des voyageurs et des touristes s exposent à

4 DOLENTIUM HOMINUM N des maladies endémiques (maladies diarrhéiques, paludisme, dengue et autres fièvres hémorragiques virales). De plus, l avion favorise la propagation rapide de certains agents infectieux, en particulier ceux responsables de maladies respiratoires (tuberculose, grippe...): c est par le biais de voyages aériens que l épidémie de SRAS s est répandue rapidement d un point à l autre de la planète en En plus du réchauffement climatique, l effet de serre, provoqué par l industrialisation, l industrie moderne avec ses smog, son CO2 déversé dans la nature, constituent des éléments mutagènes qui influencent le métabolisme des micro-organismes. Pour survivre, les microbes doivent être capables de s adapter génétiquement à l influence de ces nouveaux facteurs intoxicants, produits par l industrialisation moderne. 3. Modification et adaptation microbiennes a. Exemple d adaptation microbienne: le mécanisme de résistance aux médicaments, Comme le génome humain, celui des micro-organismes est encore très dynamique, toujours prêt à se muter afin de conférer une résistance ou une adaptation aux nouveaux facteurs environnementaux qui adviennent. La résistance aux antibiotiques est la capacité d un microorganisme de résister aux effets des antibiotiques. Elle se développe par mutation ou échanges de plasmides entre les bactéries de même espèce [8, 9, 10]. Les bactéries porteuses de plusieurs gènes de résistance pour différents antibiotiques sont dites multirésistantes. La résistance aux antibiotiques est la conséquence de l évolution par sélection naturelle. L action de l antibiotique exerce une pression sélective dans l environnement; les bactéries présentant une mutation leur permettant de survivre continuent de se reproduire. Elles transmettent à leur descendance leur gène de résistance et donnent une génération de bactéries pleinement résistantes [11]. Il existe donc deux types de résistances bactériennes: les résistances naturelles, programmées sur le génome bactérien et celles acquises qui sont chromosomiques, secondaires à une mutation portant sur le chromosome ou extra chromosomiques par acquisition de gènes. Les résistances mutationnelles sont spontanées et préexistent à l utilisation de l antibiotique. Ces types de résistances sont stables et se transmettent verticalement dans le clone bactérien; elles sont spécifiques et n intéressent qu un antibiotique ou qu une famille d antibiotiques à la fois. Tandis que les résistances extra chromosomiques dont le support est un plasmide ou un transposon acquis par conjugaison sont fréquentes, contagieuses et se transmettent horizontalement entre bactéries [12, 13, 14]. Les bactéries se défendent contre l action des antibiotiques en se rendant imperméables à leur pénétration et en produisant des enzymes capables de les inactiver en modifiant la structure de leurs cibles. Les enzymes qu elles produisent, inactivent l antibiotique en le modifiant ou en l hydrolysant [15,16,17]. b. Deux exemples d étude concrète Du 6 mai 2001 au 18 mai 2006, échantillons de sang, de selles, d urine, de crachat, de peau, de pus, de sécrétion vaginale ont été récoltés et cultivés dans le laboratoire biomédical de Saint Camille de Ouagadougou. En plus, de juillet 2004 à février 2006, 223 femmes enceintes VIH-1 séropositives ont suivi le programme de la PTME (prévention de la Transmission Verticale Mère Enfant du VIH) en prenant des antirétroviraux au cours de leur grossesse. Après la naissance, leurs enfants ont reçu la névirapine. Résultats Dans cette étude, on a effectué: coprocultures, urocultures, cultures de tampon vaginal, 245 de pus et 43 d autres matériels biologiques comme sang, peau, lait et liquide céphalorachidien (LCR). Après avoir été cultivées et identifiées, les bactéries ont été exposées à différentes concentrations d antibiotiques, en antibiogramme, afin de déterminer l efficacité des antimicrobiens à inhiber leur croissance. Nos résultats démontrent qu au Burkina Faso, les Proteus spp ont acquis des multi-résistances: à l ampicilline (86,8%), à l Amoxicilline (95,6%) et à la Amoxicillie/Acide Clavulanique (94,3%). Nous trouvons aussi de fortes multi-résistances des Escherichia coli pour l Ampicilline (77,4%), l Amoxicillie/Acide Clavulanique (50,6%) et l Amoxicilline (78,2%). Les Klebsiella spp ne sont pas en reste. Elles ont conquis aussi de nombreuses multi-résistances envers l Ampicilline (89.9%), l Amoxicillie/Acide Clavulanique (42,8%) et l Amoxicilline (89,9%). Nous avons trouvé dans nos échantillons quatre souches de Klebsiella pneumoniae et une souche de Escherichia Coli qui possèdent des gènes blashv et blashv-11 leur conférant des résistances aux médicaments antimicrobiens [18, 19]. Dans ces échantillons, nous avons isolé pour la première fois en Afrique, une bactérie metallo-beta-lactamase, un Chryseobacterium indologenes [20] qui hydrolyse les antibiotiques betalactamase les plus utilisés tels que benzylpenicillin, ampicillin, amoxicillin cefalotin, cephaloridin et même les antibiotiques les plus puissants comme la cefotaxime, la cefuroxime et l imipenem. Seul la ceftazidime (troisième génération de beta-lactamine) et la cefalexine (seconde génération de cephalosporine) pouvaient inhiber sa croissance. Dans notre deuxième étude, nous avons observé que sous l action agressive des antirétroviraux (ARV), le génome du virus du SI- DA, chez plusieurs patients, a subi de nombreuses mutations: PR (M36I, K20I, V82IV), RT NNRTI (Y181CY) et RT (R211K) [21, 22]. Conclusion Depuis un certain temps, plusieurs hommes politiques ont pris conscience de cette problématique et d immenses progrès ont été accomplis en matière du contrôle de la dégradation de l environnement. De même, depuis plus de 20 ans d énormes rénovations ont été réalisées dans l antibiothérapie. Mais les contre-pieds et les conséquences de ce type de thérapie sont l émergence de bactéries de plus en plus résistantes et qui constituent un lourd tribut payé à notre consommation abusive et excessive d antibiotiques [23]. De nos jours, nous avons aussi la problématique de ces

5 42 LES ASPECTS PASTORAUX DES SOINS DES MALADIES INFECTIEUSES multiples souches de Plasmodium qui se sont adaptées au stress oxydatif provoqué par nos remèdes et qui sont devenus résistants désormais à la chloroquine. Et que dira-ton de ces nombreuses souches de VIH qui sont aujourd hui résistantes à nos ARV? Ces résistances à nos médicaments modernes nous font comprendre combien, en matière de lutte contre les maladies infectieuses, les victoires sont fragiles; car nous avons affaire à un monde vivant qui s adapte pour survivre, à notre environnement, à notre mode de vie, à nos pratiques médicales, à nos armes thérapeutiques et profite des moindres failles pour gagner du terrain. Sonnette d alarme Tant qu une bonne politique de solidarité entre Nord et Sud n est pas mise en œuvre pour combattre ensemble les microorganismes pathogènes qui ne connaissent plus aucune frontière nationale, régionale ou continentale à cause de la globalisation; tant que l homme n utilise pas avec parcimonie et sagesse les microbicides synthétisés par les industries pharmaceutiques modernes, tant que l homme ne prend pas conscience que transformer la nature en la polluant par une industrialisation sauvage équivaut à exciter et à stimuler les micro-organismes pathogènes à se muter, à s adapter à notre écosystème et à devenir encore plus virulents; sans une prise de conscience collective et sans la volonté politique internationale de respecter davantage la nature, nous marcherons inexorablement vers le règne prépondérant des microbes pathogènes, vers la recrudescence des maladies infectieuses, bref, vers des résistances microbiennes mondialisées. Je ne voudrais pas être un mauvais prophète, mais si cela advenait, nos antibiotiques et nos microbicides les plus forts, les plus puissants et les plus modernes ne deviendront que des substrats appétissants et de l eau fraîche pour nos prédateurs devenus à jamais invincibles. P. JACQUES SIMPORÉ, MI Directeur du Centre de Recherche Biomoléculaire CERBA Professeur de Génétique Moléculaire Université de Ouagadougou Burkina Faso Bibliographie 1. SIMPORE J., ZEBA B., KAROU D., ILBOUDO D., ESPOSITO M., D AGATA A., PIGNATELLI S., NACOULMA OG., MUSUMECI S., Bacterial epidemiology and emergence of multi-drug-resistance in Burkina Faso, Microbial drug-resistance, AFSSA, Recommandations sanitaires vis-à-vis des aliments, _alimentaire.doc 3. KLIBI N., GHARBI S., MASMOUDI A., et al., Antibiotic resistance and mechanisms implicated in clinical enterococci in a Tunisian hospital, J Chemother, 2006, Feb; 18(1): pp AKUJOBI CN., Antimicrobial susceptibility pattern of Klebsiella species from Ebonyi State University Teaching Hospital Abakaliki, Nigeria, Niger J Clin Pract Dec; 8(2): pp KACOU-N DOUBA A., GUESSENND-KOUA- DIO N., KOUASSI-M BENGUE A., et al., Evolution of Streptococcus pneumoniae antibiotic resistance in Abidjan: update on nasopharyngeal carriage, from 1997 to 2001, Med Mal Infect Feb; 34(2): pp AKOUA KOFFI C., DJE K., TOURE R., et al., Nasal carriage of meticillin-resistant Staphylococcus aureus among health care personnel in Abidjan (Cote d lvoire), Dakar Med. 2004; 49(1): pp DAVID TRYSTRAM, EMMANUELLE VARON, YVES PÉAN, et al., Réseau européen de surveillance de la résistance bactérienne aux antibiotiques (EARSS): résultats 2002, place de la France, BEH Résistance aux antibiotiques N 32-33/2004, pp , sante.fr/beh/2004/32_33/beh_32_33_2004.pdf 8. DIAZ MA., COOPER RK., CLOECKAERT A., SIEBELING RJ., Plasmid-mediated high-level gentamicin resistance among enteric bacteria isolated from pet turtles in Louisiana, Appl Environ Microbiol Jan; 72(1): pp GEBREYES WA., ALTIER C., Molecular characterization of multidrug-resistant Salmonella enterica subsp. enterica serovar Typhimurium isolates from swine, J Clin Microbiol Aug; 40(8): pp DALY M., BUCKLEY J., POWER E., et al., Molecular characterization of Irish Salmonella enterica serotype typhimurium: detection of class I integrons and assessment of genetic relationships by DNA amplification fingerprinting, Appl Environ Microbiol Feb; 66(2): pp FRIEDMAN L., ALDER JD., SILVERMAN JA., Genetic changes that correlate with reduced susceptibility to daptomycin in Staphylococcus aureus. Antimicrob Agents Chemother Jun; 50(6): pp FERRANDIZ MJ., ARDANUY C., LINARES J., et al., New mutations and horizontal transfer of rpob among rifampin-resistant Streptococcus pneumoniae from four Spanish hospitals, Antimicrob Agents Chemother. 2005, 49(6): pp ENRIGHT M., ZAWADSKI P., PICKERILL P., et al., DOWSON CG., Molecular evolution of rifampicin resistance in Streptococcus pneumoniae, Microb Drug Resist Primavera; 4(1): pp OELSCHLAEGER P., MAYO SL., PLEISS J., Impact of remote mutations on metallo-betalactamase substrate specificity: implications for the evolution of antibiotic resistance, Protein Sci Mar; 14(3): pp OELSCHLAEGER P., SCHMID RD., PLEISS J., Modeling domino effects in enzymes: molecular basis of the substrate specificity of the bacterial metallo-beta-lactamases IMP-1 and IMP-6, Biochemistry. 2003, 5;42(30): pp ABRAHAM EP. AND CHAIN E., An Enzyme from Bacteria able to Destroy Penicillin, Nature (London) 1940; 146: p OELSCHLAEGER P., MAYO SL., Hydroxyl groups in the (beta)beta sandwich of metallo-beta-lactamases favor enzyme activity: a computational protein design study, J Mol Biol Jul 15; 350(3): pp ZEBA BOUKARÉ, SIMPORÉ JACQUES, NA- COULMA ODILE G., et al., Prevalence of bla- SHV genes in clinical isolates of Klebsiella pneumoniae at Saint Camille medical Center in Ouagadougou. Isolation of blashv11-like gene, African Journal of Biotechnology, 2004, Vol. 3 (9), pp ZEBA B., SIMPORÉ J., NACOULMA O.G., Production périplasmique de -lactamases par des isolats cliniques, Antibiotiques 2005; 7: pp ZEBA BOUKARÉ, SIMPORÉ JACQUES, NA- COULMA ODILE G., et al., Identification of metallo-b bb b-lactamase from a clinical isolate at Saint Camillle medical Center of Ouagadougou/ Burkina Faso, African Journal of Biotechnology 2005,Vol. 4 (3), pp NADEMBEGA WM., GIANNELLA S., SIM- PORE J., CECCHERINI-SILBERSTEIN F., PETRA V., BERTOLI A., PIGNATELLI S., BELLOCCHI MC., NIKIEMA JB., CAPPELLI G., BERE A., COLIZZI V., CF PERNO CP., MUSUMECI S., 2006, Characterization of Drug-resistance Mutations in HIV-1 isolates from non-haart and HAART treated patients in Burkina Faso, Journal of Medical Virology, 2006, 78 (11) pp SIMPORE J., PIETRA V., PIGNATELLI S., et al., Toward the complete eradication of Mother-to-Child transmission of HIV at Centre Medical Saint Camille (CMSC) in Burkina Faso, Journal of Medical Virology, BONFIGLIO G., SIMPORE J., PIGNATELLI S., MUSUMECI S., SOLINAS ML., Epidemiology of bacterial resistance in gastro-intestinal pathogens in a tropical area. Int J Antimicrob Agents Nov; 20(5): pp

Les bactéries. de recycler la matière Participent dans la fabrication d aliments et de médicaments

Les bactéries. de recycler la matière Participent dans la fabrication d aliments et de médicaments Les bactéries Apparues il y a 3,5 milliards d années, les bactéries sont les organismes vivants les plus diversifiés et les plus répandus sur Terre. Appartenant au monde des microbes, elles mesurent en

Plus en détail

RISQUE INFECTIEUX ET PROTECTION DE L ORGANISME. Chapitre 1 : Le risque infectieux

RISQUE INFECTIEUX ET PROTECTION DE L ORGANISME. Chapitre 1 : Le risque infectieux RISQUE INFECTIEUX ET PROTECTION DE L ORGANISME Chapitre 1 : Le risque infectieux Qu est ce qu un microbe? Comment les microbes peuvent-ils nous rendre malade? Microbe : virus et microorganismes unicellulaires

Plus en détail

Chap. 5 : LA MENACE MICROBIENNE

Chap. 5 : LA MENACE MICROBIENNE Chap. 5 : LA MENACE MICROBIENNE e Au XVII siècle, l invention du microscope a permis d observer des êtres vivants de toute petite taille: les micro-organismes (ou microbes). Comment les microbes déclenchent-ils

Plus en détail

Bactéries Multi-résistantes (BMR)

Bactéries Multi-résistantes (BMR) L information biomédicale des Laboratoires Oriade - Janvier 2014 Bactéries Multi-résistantes (BMR) Isolées en ville Devant l émergence des bactéries multirésistantes (BMR) isolées en ville, les biologistes

Plus en détail

Les microbes, pour le meilleur et pour le pire

Les microbes, pour le meilleur et pour le pire Les microbes, pour le meilleur et pour le pire Questionnaire élaboré par André Bossus (Collège André-Chavanne) sur l exposition de Patrick Linder, Karl Perron et Candice Yvon. 1. L univers des microbes

Plus en détail

TOXI-INFECTIONS INFECTIONS ALIMENTAIRES COLLECTIVES HELENE DALMAS

TOXI-INFECTIONS INFECTIONS ALIMENTAIRES COLLECTIVES HELENE DALMAS TOXI-INFECTIONS INFECTIONS ALIMENTAIRES COLLECTIVES HELENE DALMAS I-DEFINITION Les TIAC sont définies par l apparition d au moins 2 cas d une symptomatologie gastro-intestinale dont on peut rapporter la

Plus en détail

MALADIES AERODIFFUSEES

MALADIES AERODIFFUSEES MALADIES AERODIFFUSEES Les maladies aérodiffusées sont responsables d environ 25 à 50% de toute la pathologie qui demande une intervention chirurgicale. Une grande partie de celles-ci se caractérisent

Plus en détail

Des moyens de protection contre les micro-organismes

Des moyens de protection contre les micro-organismes III1 Activité 4 Problème : Comment lutter contre les micro-organismes? Des moyens de protection contre les micro-organismes Mo.2 Att.1 Le vivant : organisation et fonctionnement du corps humain Découvrir

Plus en détail

BLSE facteurs de risque d acquisition dans la communauté

BLSE facteurs de risque d acquisition dans la communauté BLSE facteurs de risque d acquisition dans la communauté Philippe Berthelot, Unité d hygiène inter hospitalière, Service des Maladies Infectieuses, CHU de Saint-Etienne EBLSE Phénomène émergent Pitout

Plus en détail

Les infections nosocomiales

Les infections nosocomiales Basse-Normandie Bretagne Centre Pays de la Loire Les infections nosocomiales Formation pour les représentants d usagers Caen 30 mai 2011 CCLIN Ouest Antenne Régionale Basse Normandie Les relations entre

Plus en détail

Conférence-Débat. Mardi 28 mars 2006 de 15h15 à 17h30 LA GRIPPE AVIAIRE. des sciences. Discussion générale

Conférence-Débat. Mardi 28 mars 2006 de 15h15 à 17h30 LA GRIPPE AVIAIRE. des sciences. Discussion générale Conférence-Débat Mardi 28 mars 2006 de 15h15 à 17h30 LA GRIPPE AVIAIRE Académie des sciences 15h15 Introduction Jean-François Bach, Secrétaire perpétuel de l Académie des sciences 15h30 Actualités sur

Plus en détail

Formation pour les représentants d usagers Sablé sur Sarthe mai 2010

Formation pour les représentants d usagers Sablé sur Sarthe mai 2010 Basse-Normandie Bretagne Centre Pays de la Loire Formation pour les représentants d usagers Sablé sur Sarthe mai 2010 CCLIN Ouest Antenne Régionale Pays de la Loire Visibles au microscope optique (de

Plus en détail

Viande de volaille sûre Campylobacters et germes multi-résistants: point de la situation

Viande de volaille sûre Campylobacters et germes multi-résistants: point de la situation Département fédéral de l intérieur DFI Office vétérinaire fédéral OVF Viande de volaille sûre Campylobacters et germes multi-résistants: point de la situation Dr méd. vét. Sabina Büttner Office vétérinaire

Plus en détail

Ordonnance sur les déclarations de médecin et de laboratoire

Ordonnance sur les déclarations de médecin et de laboratoire Ordonnance sur les déclarations de médecin et de laboratoire Modification du 15 décembre 2003 Le Département fédéral de l intérieur arrête: I L ordonnance du 13 janvier 1999 sur les déclarations de médecin

Plus en détail

Résistance aux Antimicrobiens: Ensemble, nous pouvons réduire ce risque

Résistance aux Antimicrobiens: Ensemble, nous pouvons réduire ce risque Résistance aux Antimicrobiens: Ensemble, nous pouvons réduire ce risque Débats de Santé Publique 2014 Carmem Lúcia Pessoa-Silva, MD, PhD Health Security and Environment, WHO Headquarters, Geneva pessoasilvacl@who.int

Plus en détail

NOTE INTERNE SUR LA SITUATION DE L EPIDEMIE DE GRIPPE H1N1

NOTE INTERNE SUR LA SITUATION DE L EPIDEMIE DE GRIPPE H1N1 NOTE INTERNE SUR LA SITUATION DE L EPIDEMIE DE GRIPPE H1N1 APPARITION DE LA MALADIE Dans l état actuel de la connaissance du dossier, le virus de la grippe H1N1 qui circule au Mexique se transmet d homme

Plus en détail

LES INFECTIONS NOSOCOMIALES ET LEUR PREVENTION PAR L HYGIENE HOSPITALIERE

LES INFECTIONS NOSOCOMIALES ET LEUR PREVENTION PAR L HYGIENE HOSPITALIERE LES INFECTIONS NOSOCOMIALES ET LEUR PREVENTION PAR L HYGIENE HOSPITALIERE DCEM 1 Professeur Michel Drancourt Michel.drancourt@univmed.fr Années 2012-2013 http://www.mediterranee-infection.com/ DEFINITION

Plus en détail

Les Infections Associées aux Soins

Les Infections Associées aux Soins Les Infections Associées aux Soins Dr Catherine Sartor EOH Conception Assistance Publique Hôpitaux de Marseille Ecole IFSI, Marseille, 12 septembre 2014 Définitions 2007 Infection Nosocomiale (IN) 1999

Plus en détail

PARTIE II : Risque infectieux et protection de l organisme. CHAPITRE 1 : L homme dans son environnement microbien.

PARTIE II : Risque infectieux et protection de l organisme. CHAPITRE 1 : L homme dans son environnement microbien. PARTIE II : Risque infectieux et protection de l organisme CHAPITRE 1 : L homme dans son environnement microbien. Grippe, gastro-entérite, angine, otite,...nous sommes régulièrement malades. Quelles sont

Plus en détail

TIAC : TOXI-INFECTIONS ALIMENTAIRES COLLECTIVES

TIAC : TOXI-INFECTIONS ALIMENTAIRES COLLECTIVES TIAC : TOXI-INFECTIONS ALIMENTAIRES COLLECTIVES 17/09/09 Mlle Daumas Infectieux I. Définition II. Épidémiologie A. 26 maladies à déclaration obligatoire B. Lieu de survenue : III. Principaux agents des

Plus en détail

INFECTIONS NOSOCOMIALES

INFECTIONS NOSOCOMIALES INFECTIONS NOSOCOMIALES I - Définitions La définition générale d une infection nososcomiale est la suivante : infection contractée au cours d un séjour dans un établissement de soins. Un délai de 48h au

Plus en détail

PARTIE II : RISQUE INFECTIEUX ET PROTECTION DE L ORGANISME. Chapitre 1 : L Homme confronté aux microbes de son environnement

PARTIE II : RISQUE INFECTIEUX ET PROTECTION DE L ORGANISME. Chapitre 1 : L Homme confronté aux microbes de son environnement PARTIE II : RISQUE INFECTIEUX ET PROTECTION DE L ORGANISME Chapitre 1 : L Homme confronté aux microbes de son environnement I- Les microbes dans notre environnement Qu est-ce qu un microbe? Où se trouvent-ils?

Plus en détail

La résistance d'agents infectieux aux médicaments antimicrobiens

La résistance d'agents infectieux aux médicaments antimicrobiens DECLARATION COMMUNE DES ACADEMIES DU G SCIENCE 2013 La résistance d'agents infectieux aux médicaments antimicrobiens Une menace globale pour l'humanité Depuis l introduction dans les années 40 du premier

Plus en détail

Hygiène de base. Formation 20.. Cours pour Etablissement

Hygiène de base. Formation 20.. Cours pour Etablissement Hygiène de base Formation 20.. Cours pour Etablissement Objectifs du cours Découvrir le vocabulaire spécifique à l hygiène Expliquer les mécanismes physiopathologiques d une infection Nommer les agents

Plus en détail

Les vaccinations. Prévention POUR ÊTRE A JOUR DANS SES VACCINS

Les vaccinations. Prévention POUR ÊTRE A JOUR DANS SES VACCINS Prévention POUR ÊTRE A JOUR DANS SES VACCINS Les vaccinations Même si, heureusement, les épidémies sont rares de nos jours en France, les vaccins sont utiles car ils permettent de prévenir un ensemble

Plus en détail

spores, inactive métaboliquement infection nosocomiale digestive fréquente

spores, inactive métaboliquement infection nosocomiale digestive fréquente Infection digestive à Clostridium difficile Clostridium difficile bacille anaérobie gram+, non invasif spores, inactive métaboliquement (résistance / récidive) pathogénicité liée à la production de deux

Plus en détail

Méningites infectieuses

Méningites infectieuses Méningites infectieuses Etiologies et conduites à tenir Stéphane Erouart MISP Cécile Lecocq IDESP Sommaire Agents causaux Précautions standard Infections invasives à méningocoque Définition Validation

Plus en détail

SURVEILLANCE DES SALARIES MANIPULANT DES DENREES ALIMENTAIRES

SURVEILLANCE DES SALARIES MANIPULANT DES DENREES ALIMENTAIRES SURVEILLANCE DES SALARIES MANIPULANT DES DENREES ALIMENTAIRES Dr Virginie NAEL Service de Santé au travail du personnel hospitalier CHU Nantes 44èmes journées FMC ANMTEPH / SOHF - Lausanne - Septembre

Plus en détail

Maladies infectieuses résurgentes et émergentes

Maladies infectieuses résurgentes et émergentes Maladies infectieuses résurgentes et émergentes Docteur Sylvie Renard-Dubois Bureau des maladies infectieuses et de la politique vaccinale Direction générale de la santé 21 janvier 2005 Causes et mécanismes

Plus en détail

Item 73 : Risques sanitaires liés à l'eau et à l'alimentation. Toxiinfections

Item 73 : Risques sanitaires liés à l'eau et à l'alimentation. Toxiinfections Item 73 : Risques sanitaires liés à l'eau et à l'alimentation. Toxiinfections alimentaires Date de création du document 2008-2009 Table des matières 1 Principaux risques liés à la consommation d'eau ou

Plus en détail

Micro-organismes et voies de transmission. A. Lasheras et D. Monnin Forcomed 2008

Micro-organismes et voies de transmission. A. Lasheras et D. Monnin Forcomed 2008 Micro-organismes et voies de transmission A. Lasheras et D. Monnin Forcomed 2008 1 Microorganismes / microbes / agents infectieux? Ce sont : Des bactéries Des virus Des parasites Des champignons: filamenteux

Plus en détail

Prévention des risques sanitaires liés aux légionelles Réunion DRIRE / DSDS CCIG mardi 9 novembre 2004

Prévention des risques sanitaires liés aux légionelles Réunion DRIRE / DSDS CCIG mardi 9 novembre 2004 Prévention des risques sanitaires liés aux légionelles Réunion DRIRE / DSDS CCIG mardi 9 novembre 2004 09/11/04 DSDS DE GUYANE 1 sommaire 1/ présentation de la légionelle et historique des épidémies de

Plus en détail

Epidémiologie des bactéries hautement résistantes et émergeantes en France

Epidémiologie des bactéries hautement résistantes et émergeantes en France Bactéries hautement résistantes et émergentes (BHRe) Epidemiology of emergent and highly resistant bacteria in France Epidémiologie des bactéries hautement résistantes et émergeantes en France Bactéries

Plus en détail

EPIDEMIOLOGIE ELEVES MANIPULATEURS RADIO/ANNEE 2012 (N 2) Épidémiologie(2) Épidémiologie (N 2)

EPIDEMIOLOGIE ELEVES MANIPULATEURS RADIO/ANNEE 2012 (N 2) Épidémiologie(2) Épidémiologie (N 2) ELEVES MANIPULATEURS RADIO/ANNEE 2012 (N 2) EPIDEMIOLOGIE Épidémiologie(2) DEFINITION Petit Robert : C est l étude des épidémies. C est l étude des rapports existant entre les maladies et divers facteurs

Plus en détail

Quels antibiotiques utiliser chez l enfant allergique?

Quels antibiotiques utiliser chez l enfant allergique? Quels antibiotiques utiliser chez l enfant allergique? (aux ßlactamines) Gaëlle LE MANAC H Service de pneumo-allergologie Hôpital des Enfants Généralités Pneumopathies Infections ORL Infections cutanées

Plus en détail

GENERALITES I QUELQUES DEFINITIONS II LA MALADIE III LE DISPOSITIF DE GESTION DE LA SANTE ANIMALE EN VENDEE

GENERALITES I QUELQUES DEFINITIONS II LA MALADIE III LE DISPOSITIF DE GESTION DE LA SANTE ANIMALE EN VENDEE GENERALITES I QUELQUES DEFINITIONS II LA MALADIE III LE DISPOSITIF DE GESTION DE LA SANTE ANIMALE EN VENDEE I QUELQUES DEFINITIONS (Sources : Groupement Technique Vétérinaire 85) Abcès Agent Pathogène

Plus en détail

Génie de la biocatalyse et génie des procédés. «Production d enzymes industrielles»

Génie de la biocatalyse et génie des procédés. «Production d enzymes industrielles» Ministère de l Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique Université Virtuelle de Tunis Génie de la biocatalyse et génie des procédés «Production d enzymes industrielles» Concepteur du cours:

Plus en détail

Les virus dans les aliments : un nouveau défi pour les laboratoires de microbiologie

Les virus dans les aliments : un nouveau défi pour les laboratoires de microbiologie : un nouveau défi pour les laboratoires de microbiologie Véronique ZULIANI, Institut de la Filière Porcine Jean Christophe Augustin, ENVA, ASA Qu est ce qu un virus? Microorganisme de 15 à 40 nm Environ

Plus en détail

1 La Grippe en questions

1 La Grippe en questions 1 La Grippe en questions Qu est ce que la grippe? Que sont les virus grippaux? La grippe est une infection virale respiratoire aiguë contagieuse. Les virus grippaux se répartissent entre différents types

Plus en détail

POURQUOI L HYGIENE 05/10/2011. Bactéries Virus Champignons (levures et moisissures) Parasites A.T.N.C (prion) HYGIENE - PROPRETE ET PREVENTION

POURQUOI L HYGIENE 05/10/2011. Bactéries Virus Champignons (levures et moisissures) Parasites A.T.N.C (prion) HYGIENE - PROPRETE ET PREVENTION GENERALITES EN HYGIENE NOTIONS DE MICROBIOLOGIE PRECAUTIONS STANDARD ANTISEPTIQUES ET DESINFECTANTS HYGIENE - PROPRETE ET PREVENTION POURQUOI L HYGIENE HYGIENE = PROPRETE HYGIENE = PREVENTION DES INFECTIONS

Plus en détail

Surveillance des toxi-infections alimentaires collectives

Surveillance des toxi-infections alimentaires collectives Surveillance des toxi-infections alimentaires collectives Données de la déclaration obligatoire, 2013 En 2013, 1 346 foyers de toxi-infections alimentaires collectives (TIAC) ont été déclarés en France,

Plus en détail

Hygiène des Denrées et des Préparations Culinaires

Hygiène des Denrées et des Préparations Culinaires Hygiène des Denrées et des Préparations Culinaires Objectifs : Citer les traitements thermiques et de conservation, leurs caractéristiques et leurs effets sur la flore microbienne Justifier les modes de

Plus en détail

ENQUETE NATIONALE DE PREVALENCE

ENQUETE NATIONALE DE PREVALENCE ENQUETE NATIONALE DE PREVALENCE MODULE REGIONAL PORTAGE DIGESTIF EBLSE ET EPC PROTOCOLE www.rhc-arlin.com 1 CONTEXTE La prévalence de la colonisation digestive à EBLSE pour les patients des établissements

Plus en détail

Bactéries Hautement Résistantes aux Antibiotiques BHR. Karine ASTRUC ARLIN Bourgogne

Bactéries Hautement Résistantes aux Antibiotiques BHR. Karine ASTRUC ARLIN Bourgogne Bactéries Hautement Résistantes aux Antibiotiques BHR Karine ASTRUC ARLIN Bourgogne A. BMR / BHR Introduction Depuis l utilisation des ATB=> émergence des résistance BMR : Résistance à plusieurs familles

Plus en détail

Discipline : Microbiologie Durée de l épreuve : 37mn Notée : 11

Discipline : Microbiologie Durée de l épreuve : 37mn Notée : 11 Discipline : Microbiologie Durée de l épreuve : 37mn Notée : 11 3 ème Année de Médecine Session de juillet 2014 Question 1 (1 point) : Toute suspicion de brucellose doit être signalée au laboratoire réalisant

Plus en détail

Menaces pour la santé publique mondiale

Menaces pour la santé publique mondiale page 1/8 Consensus Scientifique sur Source : OMS (2007) les Menaces pour la santé publique mondiale Résumé & Détails: GreenFacts Contexte - La sécurité de la santé publique mondiale dépend des actions

Plus en détail

Ce sont les mêmes : Virus A (H1N1) est stable.

Ce sont les mêmes : Virus A (H1N1) est stable. SAISON 2011/2012 Quels virus en 2011/2012 Ce sont les mêmes : Virus A (H1N1) Virus A (H3N2) Virus B Virus A (H1N1) est stable. Les 3 types de virus de la grippe Virus grippal Type A Type B Type C Espèces

Plus en détail

Emergence de souches virulentes et/ou résistantes aux antibiotiques

Emergence de souches virulentes et/ou résistantes aux antibiotiques Emergence de souches virulentes et/ou résistantes aux antibiotiques Met en évidence l adaptabilité des bactéries et leur capacité à évoluer très rapidement. Plusieurs routes d évolution des génomes bactériens

Plus en détail

Résultats d une analyse de sang effectué sur un enfant atteint d une déficience innée

Résultats d une analyse de sang effectué sur un enfant atteint d une déficience innée Chap. 7- Doc. 2 Déterminez le rôle et l origine des lymphocytes Pour cela : - Comparez la quantité de lymphocytes chez un enfant bulle et chez un individu normal. - Mettez en relation le nombre de lymphocytes

Plus en détail

Journée mondiale de la santé 2015 7 avril. La sécurité sanitaire des aliments

Journée mondiale de la santé 2015 7 avril. La sécurité sanitaire des aliments Journée mondiale de la santé 2015 7 avril La sécurité sanitaire des aliments 1 1 Déclaration mondiale FAO/OMS sur la nutrition (1992) «l accès à des aliments nutritionnellement appropriés et sans danger

Plus en détail

Voyager, Dans les cliniques santé-voyage comme. santé en mains! Comment retarder les menstruations? Le cas de Josianne

Voyager, Dans les cliniques santé-voyage comme. santé en mains! Comment retarder les menstruations? Le cas de Josianne Voyager, santé en mains! La rubrique Les soins au féminin est coordonnée par le Dr Pierre Fugère, professeur titulaire, Université de Montréal, et obstétricien-gynécologue, Centre hospitalier de l Université

Plus en détail

INFECTIONS NOSOCOMIALES ET HYGIENE HOSPITALIERE

INFECTIONS NOSOCOMIALES ET HYGIENE HOSPITALIERE Diplô me inter- universitaire INFECTIONS NOSOCOMIALES ET HYGIENE HOSPITALIERE Coordination : G. BRUCKER - Paris VI B. REGNIER - Paris VII J.C. DARBORD - Paris V Objectifs et public concerné Former les

Plus en détail

Risques infectieux et protection de l organisme.

Risques infectieux et protection de l organisme. Risques infectieux et protection de l organisme. L œil humain ne peut pas voir les objets dont la taille est inférieure à 0.1 mm Tous ces êtres vivants dont taille est inférieure à 0.1 mm sont appelés

Plus en détail

Virus: Virus: Diversité génétique. Diversité génétique et variation antigénique. Virus: Conséquences épidémiologiques et thérapeutiques

Virus: Virus: Diversité génétique. Diversité génétique et variation antigénique. Virus: Conséquences épidémiologiques et thérapeutiques Virus: Diversité génétique et variation antigénique Conséquences épidémiologiques et thérapeutiques M. Segondy Virus: Diversité génétique Virus: Génome + Capside ± Enveloppe 1 Virus: Diversité génétique

Plus en détail

Epidémiologie des Ira et GEA en Ehpad

Epidémiologie des Ira et GEA en Ehpad Epidémiologie des Ira et GEA en Ehpad 28/03/2013 Plan de la présentation Définitions des IRA et GEA Etiologies Grippe et norovirus La surveillance de la grippe et de la GEA en France La surveillance des

Plus en détail

Institut Supérieur d Ostéopathie de Lille

Institut Supérieur d Ostéopathie de Lille N de Table : ISO2 PATHOLOGIES INFECTIEUSES & NOTIONS D INFECTIOLOGIE 1 ère Session M. MABON 18/06/2013 (Durée : 2h) Partie 1 : QCM (10 questions) sur 20 points Chaque question peut avoir une à 5 réponses

Plus en détail

1 Qu est-ce qu une biotechnologie? Page 236

1 Qu est-ce qu une biotechnologie? Page 236 Verdict Chapitre 8 1 Qu est-ce qu une biotechnologie? Page 236 1. Quelle est la différence entre une biotechnologie et une technologie? Une biotechnologie est une technique appliquée à des êtres vivants

Plus en détail

BL01 : Environnement agro-industriel et cancer

BL01 : Environnement agro-industriel et cancer Note : ce document n est qu une prise de note rédigée pendant le cours de BL01. Il ne peut donc se substituer au cours d autant plus qu il est souvent incomplet (la 2 ème heure était souvent celle de la

Plus en détail

1 ère JOURNEE GRENOBLOISE DES EHPAD LE RISQUE NOSOCOMIAL EN EHPAD. Dr CHARDON-TOURNE Gériatrie Chissé C.H.U. de Grenoble

1 ère JOURNEE GRENOBLOISE DES EHPAD LE RISQUE NOSOCOMIAL EN EHPAD. Dr CHARDON-TOURNE Gériatrie Chissé C.H.U. de Grenoble 1 ère JOURNEE GRENOBLOISE DES EHPAD LE RISQUE NOSOCOMIAL EN EHPAD Dr CHARDON-TOURNE Gériatrie Chissé C.H.U. de Grenoble INFECTION NOSOCOMIALE : DEFINITION Consécutive à des soins Le plus souvent à l hôpital

Plus en détail

Outils moléculaires de surveillance de laboratoire

Outils moléculaires de surveillance de laboratoire Outils moléculaires de surveillance de laboratoire Hugues Charest Laboratoire de santé publique du Québec Faculté de médecine, Université de Montréal Conflits d intérêts Je déclare n avoir aucun conflit

Plus en détail

INFLUENZA. informations AVIAIRE OU GRIPPE AVIAIRE. Consommation : en savoir plus. Association loi 1901

INFLUENZA. informations AVIAIRE OU GRIPPE AVIAIRE. Consommation : en savoir plus. Association loi 1901 informations INFLUENZA AVIAIRE OU GRIPPE AVIAIRE Consommation : en savoir plus Association loi 1901 INFLUENZA AVIAIRE OU GRIPPE AVIAIRE Consommation : en savoir plus Le Centre d Information des Viandes

Plus en détail

Hygiène Stérilisation. Centre de Formation des Professions de Santé Programme 2013 111

Hygiène Stérilisation. Centre de Formation des Professions de Santé Programme 2013 111 Hygiène Stérilisation 2013 111 Formation des correspondants en hygiène hospitalière CCLIN Sud-Ouest (formation réservée aux correspondants hygiène de Midi-Pyrénées) Répondre aux exigences de la circulaire

Plus en détail

FONCTIONNEMENT ET HYGIENE EN RESTAURATION COLLECTIVE A CARACTERE SOCIAL. I F A S Promotion 2015/2016

FONCTIONNEMENT ET HYGIENE EN RESTAURATION COLLECTIVE A CARACTERE SOCIAL. I F A S Promotion 2015/2016 FONCTIONNEMENT ET HYGIENE EN RESTAURATION COLLECTIVE A CARACTERE SOCIAL I F A S Promotion 2015/2016 Définition de la fonction restauration d'un établissement de santé Nutritionnel (en liaison avec les

Plus en détail

Chaque année, plus de 25 000 personnes en meurent dans l UE!

Chaque année, plus de 25 000 personnes en meurent dans l UE! L utilisation inadaptée des antibiotiques entraîne la formation de bactéries antibiorésistantes. Chaque année, plus de 25 000 personnes en meurent dans l UE! Les antibiotiques ne sont pas des bonbons!

Plus en détail

De quelle maladie souffre chaque patient?

De quelle maladie souffre chaque patient? De quelle maladie souffre chaque patient? FT1 : identifier des pathologies à partir d antibiogrammes VERSION ELEVES ( Tâche réalisée à partir d informations trouvées sur le site www.e-bug.eu) Contexte

Plus en détail

Marrakech (Hôtel des Idrisses), le 03 novembre 2014 à 09h00.

Marrakech (Hôtel des Idrisses), le 03 novembre 2014 à 09h00. Discours du Professeur EL Houssaine Louardi, Ministre de la Santé à l occasion de l'inauguration de la Conférence Internationale de l Association Internationale des Instituts Nationaux de Santé Publique

Plus en détail

Intrants médicamenteux en agriculture et en santé : les écosystèmes microbiens sont-ils un problème ou une solution?

Intrants médicamenteux en agriculture et en santé : les écosystèmes microbiens sont-ils un problème ou une solution? Les Rencontres de l Inra au Salon de l agriculture Intrants médicamenteux en agriculture et en santé : les écosystèmes microbiens sont-ils un problème ou une solution? Lundi 23 février 2015 Programme 14h30

Plus en détail

Prévenir... par la vaccination

Prévenir... par la vaccination Prévenir... par la vaccination 6 La vaccination...... Soit c est OBLIGATOIRE (2)... Les vaccinations obligatoires pour l ensemble de la population et dont les lois sont inscrites dans le Code de la Santé

Plus en détail

curité sanitaire des aliments Tunisie, 4 6 avril 2011 «Expériences du secteur privé dans le contrôle de Salmonella dans la chaîne alimentaire»

curité sanitaire des aliments Tunisie, 4 6 avril 2011 «Expériences du secteur privé dans le contrôle de Salmonella dans la chaîne alimentaire» Atelier à l attention des Points focaux nationaux de l OIEl pour la sécurits curité sanitaire des aliments Tunisie 4 6 avril 2011 «Expériences du secteur privé dans le contrôle de Salmonella dans la chaîne

Plus en détail

La Grippe en questions

La Grippe en questions 1 La Grippe en questions Qu est ce que la grippe? Que sont les virus grippaux? La grippe est une infection virale respiratoire aiguë contagieuse. Les virus grippaux se répartissent entre différents types

Plus en détail

Cible 5.A. Afrique subsaharienne. Asie du Sud. Océanie. Caraïbes. Asie du Sud-Est

Cible 5.A. Afrique subsaharienne. Asie du Sud. Océanie. Caraïbes. Asie du Sud-Est 28 Objectifs du millénaire pour le développement : rapport de 2013 Objectif 5 Améliorer la santé maternelle Faits en bref XX En Asie de l Est, en Afrique du Nord et en, la mortalité maternelle a diminué

Plus en détail

Santé & Environnement - Environmental Health -

Santé & Environnement - Environmental Health - Santé & Environnement - Environmental Health - Effets de l environnement sur la santé Pollution et santé IFMT-MS-Santé.Publ.2006 1 Qu est ce que l environnement? Tous éléments qui nous entourent (environnent)

Plus en détail

Surveillance des toxi-infections alimentaires collectives

Surveillance des toxi-infections alimentaires collectives Surveillance des toxi-infections alimentaires collectives Données de la déclaration obligatoire, 2012 En 2012, 1 288 foyers de toxi-infections alimentaires collectives (Tiac) ont été déclarés en France,

Plus en détail

I/ Grippes saisonnières. 1/ Cadre général

I/ Grippes saisonnières. 1/ Cadre général I/ Grippes saisonnières 1/ Cadre général La grippe saisonnière est une infection virale contagieuse due à des virus de type Myxovirus influenzae. De nombreux virus grippaux circulent dans le monde, notamment

Plus en détail

Focus sur la Tuberculose

Focus sur la Tuberculose Focus sur la Tuberculose 1. Définition C est une maladie infectieuse causée par des bacilles acido-alcoolo résistants (BAAR) appelés M. tuberculosis ou bacille de koch. Ces microorganismes sont également

Plus en détail

Notions de microbiologie générale

Notions de microbiologie générale Notions de microbiologie générale Journée des correspondants en hygiène débutants du 20-11-2015 Dr J GAGNAIRE-Unité d hygiène inter-hospitalière- Service des Maladies infectieuses Différents agents infectieux

Plus en détail

et mupirocine/chlorhexidine

et mupirocine/chlorhexidine Etude de l évolution des résistances bactériennes sous décontamination digestive sélectiveet et mupirocine/chlorhexidine chlorhexidinesur une période de quatre ans en réanimation médicale Mémoire de DESC

Plus en détail

Le mycoplasme: un problème dans mon troupeau? David Francoz, DMV, MSc, ACVIM Faculté de médecine vétérinaire Saint-Hyacinthe CSTL - 9 décembre 2008

Le mycoplasme: un problème dans mon troupeau? David Francoz, DMV, MSc, ACVIM Faculté de médecine vétérinaire Saint-Hyacinthe CSTL - 9 décembre 2008 Le mycoplasme: un problème dans mon troupeau? David Francoz, DMV, MSc, ACVIM Faculté de médecine vétérinaire Saint-Hyacinthe CSTL - 9 décembre 2008 Le mycoplasme, qu est ce que c est? Une des plus petites

Plus en détail

AVIS DE LA COMMISSION. 23 juillet 2003

AVIS DE LA COMMISSION. 23 juillet 2003 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE REPUBLIQUE FRANÇAISE AVIS DE LA COMMISSION 23 juillet 2003 INVANZ 1g, poudre pour solution à diluer pour perfusion Flacon, B/1 et B/10 Laboratoires Merck SHARP & Dohme-Chibret

Plus en détail

LES ÉPIDÉMIES NE CONCERNENT

LES ÉPIDÉMIES NE CONCERNENT LES ÉPIDÉMIES NE CONCERNENT PAS SEULEMENT LES PATIENTS Monica Attinger Unité HPCI VD SSSH -16 mars 2013 /CHUV Rappel Infection : envahissement de l organisme par des germes capables de provoquer une maladie

Plus en détail

Le «Paquet hygiène» en élevage et tout au long de la chaîne alimentaire

Le «Paquet hygiène» en élevage et tout au long de la chaîne alimentaire L antibiorésistance chez l homme et l animal 12 novembre 2014 3 ème session : les mesures de gestion pour lutter contre l antibiorésistance Le «Paquet hygiène» en élevage et tout au long de la chaîne alimentaire

Plus en détail

Il est bien établi que le réseau d eau hospitalier peut

Il est bien établi que le réseau d eau hospitalier peut Les micro-organismes de l eau impliqués dans les infections nosocomiales Depuis 2001 chez Pall, en charge de l information scientifique et réglementaire dans les domaines d applications couverts par la

Plus en détail

1985 2005 : Un bilan des infections acquises dans les laboratoires médicauxm

1985 2005 : Un bilan des infections acquises dans les laboratoires médicauxm 1985 25 : Un bilan des infections acquises dans les laboratoires médicauxm Kathy FaberBouillaut Directeur de thèse : Dr A. Leprince, INRS Dpt EAM Forum St Jacques 7 octobre 26 Sommaire Introduction de

Plus en détail

Streptocoque B :apports des tests en fin de grossesse, nouvelles propositions.

Streptocoque B :apports des tests en fin de grossesse, nouvelles propositions. Streptocoque B :apports des tests en fin de grossesse, nouvelles propositions. Exemple d une étude prospective sur la place d un test de détection rapide du SGB. HONORAT Raphaële 1, ASSOULINE Corinne 1,

Plus en détail

CAMPAGNE DE VACCINATION CONTRE LA GRIPPE SAISONNIERE 2015-2016 Dossier de presse

CAMPAGNE DE VACCINATION CONTRE LA GRIPPE SAISONNIERE 2015-2016 Dossier de presse الجمهوريةالجزائريةالديمقراطيةالشعبية REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE وزارةالصحة, السكانوإصالحالمستشفيات MINISTERE DE LA SANTE, DE LA POPULATION ET DE LA REFORME HOSPITALIERE DIRECTION GENERALE

Plus en détail

1 C.CLIN Sud-Est mai 2003

1 C.CLIN Sud-Est mai 2003 1 C.CLIN Sud-Est mai 2003 Conduite à tenir en cas de suspicion de toxi-infection alimentaire collective (TIAC) en établissement de santé - Arrêté du 29 septembre 1997 fixant les conditions d hygiène applicables

Plus en détail

Microbiologie 2 CAP APR MME LAGRANGE PLP DU BUGEY - BELLEY janvier 2012. les toxi-infection alimentaires collectives

Microbiologie 2 CAP APR MME LAGRANGE PLP DU BUGEY - BELLEY janvier 2012. les toxi-infection alimentaires collectives les toxi-infection alimentaires collectives Objectif : Etre capable de caractériser les TIAC afin d être un acteur efficace de leur prévention 1. Analyse d une situation : Drame à Avignon L affaire a commencé

Plus en détail

--------------- Unité Progrès Justice. Situation des mesures prises dans le cadre de la lutte contre la maladie à virus Ebola au Burkina Faso

--------------- Unité Progrès Justice. Situation des mesures prises dans le cadre de la lutte contre la maladie à virus Ebola au Burkina Faso MINISTERE DE LA SANTE BURKINA FASO --------------- Unité Progrès Justice Situation des mesures prises dans le cadre de la lutte contre la maladie à virus Ebola au Burkina Faso La situation épidémiologique

Plus en détail

L utilisation des micro-organismes pour la production de carburants et de produits (bio)-chimiques

L utilisation des micro-organismes pour la production de carburants et de produits (bio)-chimiques L utilisation des micro-organismes pour la production de carburants et de produits (bio)-chimiques I R. A L I S O N B R O G N A U X U N I T É D E B I O - I N D U S T R I E S G E M B L O U X A G R O B I

Plus en détail

La «Toux de Chenil» Etiologie* Fiche technique n 4

La «Toux de Chenil» Etiologie* Fiche technique n 4 Fiche technique n 4 La «Toux de Chenil» La «Toux de Chenil» est un syndrome* fréquent, souvent rencontré en collectivité ou lors de rassemblements de chiens d origines différentes (chenils, animalerie,

Plus en détail

Synthèse sur la résistance aux antipaludiques

Synthèse sur la résistance aux antipaludiques Synthèse sur la résistance aux antipaludiques Dr P. Ringwald Global Malaria Programme 1 Résistance aux médicaments antipaludiques Aptitude d une souche de parasite du paludisme à survivre ou à se reproduire

Plus en détail

GRIPPE SAISONNIERE. Place de la vaccination du personnel dans la prévention des épidémies institutionnelles

GRIPPE SAISONNIERE. Place de la vaccination du personnel dans la prévention des épidémies institutionnelles GRIPPE SAISONNIERE Place de la vaccination du personnel dans la prévention des épidémies institutionnelles DR M.A. HUBSCHER Journée régionale EMS 22/11/2012 Le virus grippal Réputé fragile : sensible aux

Plus en détail

Comment éviter les carbapénèmes? Rémy Gauzit Unité de réanimation St Charles Hôtel Dieu - Paris V

Comment éviter les carbapénèmes? Rémy Gauzit Unité de réanimation St Charles Hôtel Dieu - Paris V Comment éviter les carbapénèmes? Rémy Gauzit Unité de réanimation St Charles Hôtel Dieu - Paris V Déclaration des liens d intérêts 2010 2013 Vice-président de la Spilf Intervenant au titre d orateur Janssen-Cylag,

Plus en détail

Vacciner protège. Un guide des vaccinations pour propriétaires de chats

Vacciner protège. Un guide des vaccinations pour propriétaires de chats Vacciner protège Un guide des vaccinations pour propriétaires de chats 2 VACCINER PROTÈGE Les vaccins sont-ils vraiment nécessaires? La réponse est clairement OUI! On voit encore et toujours des chats

Plus en détail

Biotechnologies. 114-1 - - 1 -Les Biotechnologies

Biotechnologies. 114-1 - - 1 -Les Biotechnologies 114-1 - - 1 -Les Utilisation des processus biologiques pour produire des biens et des services. Les biotechologies tirent leur efficacité des techniques clés engendrées par les progrès conjoints de la

Plus en détail

La grippe aviaire Un risque de pandémie?

La grippe aviaire Un risque de pandémie? La grippe aviaire Un risque de pandémie? Liliane Boitel Octobre 2005 1 Définitions Épidémie grippale : forte augmentation dans l espace et dans le temps des cas de grippe Pandémie grippale : forte augmentation

Plus en détail

RESUME DES CARACTERISTIQUES DU PRODUIT

RESUME DES CARACTERISTIQUES DU PRODUIT RESUME DES CARACTERISTIQUES DU PRODUIT 1. DENOMINATION DU MEDICAMENT VETERINAIRE Amoxiclav-VMD 500 mg Comprimés pour chiens. 2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE Chaque comprimé (1800 mg) contient

Plus en détail

Septicémie/Bactériémie/Fongémie de l'adulte.

Septicémie/Bactériémie/Fongémie de l'adulte. Septicémie/Bactériémie/Fongémie de l'adulte. Item 154. Septicémie/Bactériémie/Fongémie de l'adulte Objectifs nationaux (ECN) Connaître les portes d'entrée et les localisations secondaires les plus fréquentes

Plus en détail

Dr Laurence Lachaud, laurence.lachaud@univ montp1.fr MIE, année 2012 2013

Dr Laurence Lachaud, laurence.lachaud@univ montp1.fr MIE, année 2012 2013 MIE 20. Diagnostic et suivi des infections per placentaires (pathologie congénitale) et du per partum (infection néonatale): le bon usage des examens biologiques. I. OBJECTIFS Items ENC concernés : Item

Plus en détail

formations professionnelles fin 2014 / début 2015 hygiène alimentaire en restauration collective audit, conseil et formation professionnelle

formations professionnelles fin 2014 / début 2015 hygiène alimentaire en restauration collective audit, conseil et formation professionnelle audit, conseil et formation professionnelle Stage 1 Bonnes pratiques d hygiène en restauration collective 19 et 26 novembre Stage 2 Règles d hygiène lors du service 3 décembre Stage 3 Le nettoyage et la

Plus en détail