THESE POUR DIPLOME D ETAT DE DOCTEUR EN MEDECINE Discipline : Médecine Générale

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "THESE POUR DIPLOME D ETAT DE DOCTEUR EN MEDECINE Discipline : Médecine Générale"

Transcription

1 Page 1 UNIVERSITE PARIS VAL-DE DE-MARNE Faculté de médecine de Créteil ANNEE : 2006 N THESE POUR DIPLOME D ETAT DE DOCTEUR EN MEDECINE Discipline : Médecine Générale Présenté et soutenu publiquement le 28/06/2006 à Bobigny Par MR BOUSEBHA Abdelhouab Né le 01 Novembre 1977 à Rosny sous bois Titre : Epidémiologie de la tuberculose aux urgences de l hôpital Avicenne (Bobigny) Président de thèse : Monsieur le Professeur BOUCHAUD Olivier Le Conservateur de la Bibliothèque universitaire : Directeur de thèse : Madame le docteur BELKAHIA Najla Monsieur le docteur WARGON Mathias Signature du Cachet de la bibliothèque universitaire : Président de thèse :

2 Page 2 Je dédie cette thèse à mes parents et à ma famille. Je remercie mes deux directeurs de thèse : Mathias et Najla, pour toute l aide et la disponibilité qu ils m ont apporté. Je remercie Philipe, chef de service des Urgences de l hôpital Avicenne pour ces conseils éclairés. Je remercie l ensemble des secrétaires des services d hospitalisations pour l aide qu elles m ont apporté et notamment celles du service de Pneumologie et de Maladies infectieuses. Je remercie tout ceux que j oublie et qui m ont aidés à la réalisation de ce travail.

3 Page 3 I. TUBERCULOSE (rappel) 1. INTRODUCTION..p 5 2. ÉPIDEMIOLOGIE DE LA TUBERCULOSE 2.1 Épidémiologie de la tuberculose dans le monde p Épidémiologie de la tuberculose en Europe et en France p En Europe..p En France..p L incidence p Caractéristiques des cas de tuberculose.p 14 a. Répartition par âge et sexe b. Répartition par nationalité et pays de naissance c. Caractéristiques cliniques et bactériologiques d. Épidémiologie de la co-infection VIH /tuberculose en France e. Mortalité 3. PHYSIOPATHOLOGIE.p SYMPTOMES ET CLINIQUE...p PARACLINIQUE.p Intradermoréaction...p L imagerie...p Tuberculose pulmonaire Tuberculose pleurale Tuberculose péricardique Tuberculose ganglionnaire médiastinale et autres 5.3 La Bactériologie p Autres...p La détection radiométrique en milieu liquide

4 Page Sondes nucléiques Méthodes d'amplification génique 6. TRAITEMENTS ET RESISTANCES 6.1 Les médicaments antituberculeux...p Stratégies thérapeutiques p Multirésistance (MDR)...p Traitement et VIH p ETUDE EPIDEMIOLOGIQUE DE LA TUBERCULOSE DANS LE SERVICE D ACCUEIL DES URGENCES DE L HOPITAL AVICENNE 1. POPULATIONS ET METHODES...p Type d enquête.p Population et période d étude.p Sources des données..p Données recueillies.p Analyse statistique...p RESULTATS DE L ETUDE...p DISCUSSION...p CONCLUSION...p REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES...p MOTS CLES...p RESUME....p ANNEXES... p 52

5 Page 5 TUBERCULOSE (Rappel) 1. INTRODUCTION Les origines de la tuberculose semblent remonter aussi loin que l histoire de l humanité s en souvienne. Dès la préhistoire et pour ne citer que l une des civilisation les plus prestigieuses, on sait qu elle n a épargné ni le petit peuple de l ancienne Egypte, ni leurs prêtres, ni même le grand pharaon Akhenaton [1]. Pendant les siècles suivant, la tuberculose sévira sans discontinuer, de la Grèce antique à la Renaissance où au milieu du 16eme siècle un médecin italien, Girolamo Fracastoro, en soulignera la contagiosité. Il faudra encore attendre le début du 19ème siècle pour que Laennec en donne une description scientifique, et qu à la suite des travaux de Pasteur, le bacille ne soit isolé par Robert Koch en La tuberculose est la maladie emblématique du 19 ème siècle où elle est responsable d une partie non négligeable des décès. D abord associée au statut social des grands romantiques comme Musset, Chopin, Paganini ou encore «la Dame aux Camélias» de Dumas fils qui meurent tous de poumons tuberculeux, elle devient bientôt liée à la médiocrité de l environnement des classes populaires. La découverte des antibiotiques en 1945, marque la fin de l age des sanatoriums. Alors que la maladie est considérée comme vaincue dans les pays industrialisés, elle resurgit au début des années 1990 sous une forme plus virulente. Cent vingt quatre ans après son identification, la tuberculose reste une maladie infectieuse préoccupante à l échelle du monde, avec 9 millions de nouveaux cas tuberculeux survenant chaque année dans le monde, et pas moins de 2 millions de décès dus à cette maladie [2.3]. Ce qui nous a en partie motivé pour la réalisation de cette étude est que l épidémiologie de cette maladie en France est en progressive mutation : en effet chaque année, l incidence de la tuberculose décroît pour les sujets de nationalité française alors qu elle augmente très fortement dans les populations de nationalité étrangère, particulièrement pour les sujets d origine subsaharienne avec des taux d incidence similaire à ceux retrouver dans les pays d origine [4]. La région d Ile de France représente toujours la zone où l incidence tuberculeuse est la plus élevée [5]. Le but principal de notre étude est de faire une photographie démographique et clinique de la tuberculose aux urgences d un CHU de Seine Saint Denis, ainsi que de décrire le parcours de soins des patients.

6 Page 6 2. ÉPIDEMIOLOGIE DE LA TUBERCULOSE 2.1 Épidémiologie de la tuberculose dans le monde Les efforts déployés ces dernières années dans le monde en ce qui concerne la détection, la prise en charge et la prévention tuberculeuse nous permettent désormais d appréhender le poids de la morbi-mortalité de cette maladie au niveau mondial (cf. figure 1). On estime à 9 millions le nombre de nouveaux cas tuberculeux survenant chaque année dans le monde, et à près de 2 millions le nombre de décès du à cette maladie [2;3]. L OMS estime que c est dans la Région de l Asie du Sud-est que les cas ont été les plus nombreux en 2004, avec 33 % de l incidence mondiale. Toutefois, le taux estimatif d incidence par habitant est presque deux fois plus élevé en Afrique subsaharienne qu en Asie du Sud-est, avec près de 400 cas pour habitants [6]. On estime que 1,7 million de personnes sont mortes de la tuberculose en Tant le nombre de décès que le taux de mortalité par habitant sont les plus élevés dans la Région africaine, où le VIH a fait rapidement progresser l épidémie de tuberculose et accroît le risque de mourir de cette maladie. [6] En 2004, l incidence estimée de la tuberculose par habitant était stable ou en diminution dans cinq des six Régions de l OMS (cf. tableau 1), mais progressait à raison de 0,6 % par an au niveau mondial, l exception étant la Région africaine, où l incidence était encore en augmentation, suivant en cela la propagation du VIH. Toutefois, le nombre de cas notifiés par la Région africaine augmente plus lentement chaque année, probablement parce que l épidémie de VIH dans les pays africains ralentit elle aussi. [6] On estime qu'entre 2000 et 2020 : Près d'un milliard de personnes contracteront la tuberculose, 200 millions de personnes tomberont malade de la tuberculose, la tuberculose emportera au moins 35 millions de vies [6]. Figure 1 : Taux d incidence de la tuberculose déclarée par pays, année 2000 (Source : WHO/CDS/TB/ ) :

7 Page 7 Tableau 1 : Tuberculose : Estimations de l'incidence, de la prévalence et de la mortalité, 2004 Incidence a Prévalence a Décès par tuberculose Toutes formes Frottis positif b Région OMS nombre (milliers) (% du total mondial) pour habitants nombre (milliers) pour habitants nombre (milliers) Pour habitants nombre (milliers) pour habitants Afrique (29) Amériques 363 (4) Asie du Sud- Est (33) Europe 445 (5) Méditerranée orientale 645 (7) Pacifique occidental Ensemble du monde (22) (100) a Incidence nouveaux cas survenant pendant une période déterminée ; prévalence nombre de cas existant dans la population à un moment déterminé. b Les cas à frottis positif sont ceux qui ont été confirmés par microscopie et sont les plus contagieux. Ce sont principalement les formes pulmonaires bacillifères qui sont responsable de la large

8 Page 8 diffusion de l infection au sein des communautés. Elles sont déclarées spécifiquement et représentent 40 % des notifications au niveau mondial [7]. Il est très important de noter que depuis de nombreuses années, plus de 90 % de la morbidité et de la mortalité liées à la tuberculose sont localisées dans les pays en voie de développement (cf. tableau 1). Le problème est d autant plus grave que ce sont les sujets représentant une frange importante de la population active de ses régions (15 à 44 ans) qui sont les plus touchés, ce qui aggrave les problème socio-économiques posés par cette maladie. Dans les régions où la co-infection VIH et tuberculose est importante on note des répercussions catastrophiques sur l incidence tuberculeuse de même que sur la lutte antituberculeuse [8]. En effet l infection à VIH, et en particulier son stade avancé, est l un des plus important facteur de risque d évolution vers la maladie clinique tuberculeuse [9]. Par rapport à un sujet indemne, celui qui est infecté par le VIH à dix fois plus de risque de développer la tuberculose [10]. La co-infection tuberculose - VIH renforce la comorbidité, car elle a tendance à jouer un rôle de catalyseur dans la propagation de la maladie dans ces régions. En Afrique environ un tiers de la population est porteuse du bacille tuberculeux sans nécessairement tomber malade. Fin de l année 2000, environ 17 millions de personnes en Afrique et 4,5 millions en Asie du Sud-Est étaient infectées à la fois par le bacille tuberculeux et le VIH [11]. On peut s attendre à ce qu une forte proportion de ces personnes fasse une tuberculose évolutive si elle ne reçoit pas de traitement [7], car le VIH, en affaiblissant les défenses immunitaires, accroît considérablement la probabilité de tomber malade pour les personnes porteuses du bacille. Chez les sujets infectés par le Mycobacterium tuberculosis qui ne reçoivent pas de traitement antirétroviral actif, on estime que le risque de tuberculose évolutive pour les patients ne présentant pas de facteur de risque connu est de 170,0 cas pour dans les cas de SIDA et de 113,0 cas pour dans le cas d infection à VIH sans SIDA [9]. Il est à souligner que les cas de co-infection VIH/TB (tuberculose) font augmenter le risque de transmission de Mycobacterium tuberculosis au sein de la collectivité, ce qui constitue un deuxième mécanisme, indirect, par laquelle infection à VIH accroît la morbidité liée à la tuberculose [12]. Devant ce constat accablant, l organisation mondiale de la santé (OMS) estime que des ressources et des formations supplémentaires permettraient au programme de lutte antituberculeuse de guérir de la tuberculose des millions de personnes infectées par le VIH et d orienter chaque année jusqu à patients tuberculeux infectés par le VIH vers des programmes de traitement par thérapie antirétrovirale [13]. 2.2 Épidémiologie de la tuberculose en Europe et en France En Europe En Europe, le taux d incidence tuberculeux semble se repartir de façon graduelle, avec un gradient Ouest -Est composé de trois zones (cf. figure 2) : les pays de l ouest (Allemagne, Autriche, France, Belgique, Italie ) avec 2,9 cas pour habitants (en 1999) étant moins touchés que ceux du centre (Pologne, Slovaquie, Hongrie, Serbie Monténégro, Albanie ) avec 40,4/ qui le sont moins que ceux de l Est (Russie, Biélorussie, Roumanie, Bulgarie, Ukraine ) avec 90,0/ [14]. En France, 6674 cas ont été déclarés en 1999, donnant un taux d incidence de 11,0 cas pour habitants.

9 Page 9 Figure 2 : Taux d incidence de la tuberculose par pays en Europe. Année 2002 (source : EuroTB)

10 Page 10 Il est intéressant de noter que les tendances dans ces zones ne suivent pas la même cinétique (et ceci en utilisant un mode de recueil commun). En effet si le taux d incidence en Europe de l ouest et de l Europe centrale baisse lentement, il augmente progressivement en Europe de l Est, en liaison possible mais non prouvée avec une pauvreté accrue (cf. figure 3). L influence du VIH sur l épidémiologie de la tuberculose en Europe et notamment en Europe de l Est est pour l instant négligeable mais sa rapide expansion fait craindre une augmentation accélérée du nombre de cas tuberculeux. Figure 3 : Evolution de la tuberculose en Europe* de 1995 à 2000 (taux d incidence pour habitants : source : EuroTB). *A l exclusion des pays dont les données étaient manquantes ou incomplètes pendant 1 an (Italie et Andorre pour l Ouest, Géorgie et Tadjikistan pour l Est) En Europe de l ouest, l influence des phénomènes migratoires doit être prit en compte pour comprendre l'épidémiologie de la tuberculose. L'information sur le pays de naissance du patient tuberculeux est notifiée. Le nombre de tuberculeux nés à l'étranger restant stable et celui des nationaux allant en diminuant (figure 4), la proportion de cas de tuberculose chez des personnes nées à l étrangers est de plus en plus élevée. En Suisse ou en Hollande, ces patients sont majoritaires (ils représentent 30 % en France [15]). La distribution des cas en fonction de l'âge reflète ces deux populations différentes (figure 5) : beaucoup de sujets jeunes chez les étrangers, principalement des personnes âgées que les nationaux. Ces différences sont liées au risque d'être infecté par le Mycobacterium tuberculosis : la transmission de l'infection en Europe de l'ouest est très faible et se sont donc les personnes âgées, infectées il y a longtemps, qui font la tuberculose maladie ; à l'inverse, la transmission de l'infection étant toujours forte dans la plupart des pays d'où viennent les immigrés, la tuberculose maladie se déclare chez les adultes jeunes selon la même répartition démographique des pays d origine [15].

11 Page 11 Figure 4 : Cas de tuberculose par origine géographique de naissance, Europe de l Ouest*, (source : EuroTB). *Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Finlande, France, Norvège, Pays-Bas, Suisse, Suède. Figure 5 : Taux de déclaration de la tuberculose par origine géographique et par groupe d age, Europe de l Ouest, 1999 (Source : EuroTB).

12 Page En France Les chiffres de la tuberculeuse en France s appuient sur la déclaration obligatoire de la tuberculose maladie. Parmi les acteurs de santé publique recueillant ces données on trouve : la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS), le service départemental de lutte antituberculeuse du conseil général et l institut de veille sanitaire. L ensemble des statistiques étant traité par l institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) L incidence en 2002, 6322 cas de tuberculose ont été déclarés en France (France métropolitaine : 6162 cas, départements d outre-mer : 160 cas). Le taux d incidence des cas déclarés de tuberculose en France métropolitaine était de 10,5 cas pour habitants (figure 6). Figure 6 : Taux d incidence de la tuberculose, France métropolitaine, En France métropolitaine, l île de France avait un taux d incidence quatre fois supérieure à la moyenne nationale hors île de France (27,1 sur habitants versus 6,7 sur habitants) et restait stable depuis Toutes les autres régions, sauf la Provence Alpes Côte d Azur (10,3 sur habitants) avaient des taux d incidence inférieurs à 10 sur habitants. Les données d incidence par région ainsi que l évolution annuelle moyenne en 1997 sont regroupées dans le tableau ci-dessous (tableau 2).

13 Page 13

14 Page Caractéristiques des cas de tuberculose a. Répartition par âge et sexe Au travers des données recueillies en 2002, le taux d incidence augmente avec l âge pour atteindre 19,7 cas pour personnes de 75 ans et plus en France métropolitaine. L âge médian est de 42 ans et 62 % des cas sont de sexe masculin. En Ile de France, les sujets sont plus jeunes (âge médian : 36 ans) et 67 % des cas sont de sexe masculin. L incidence atteint 43,3 cas pour personnes âgés de 25 à 39 ans versus 6,8 pour l ensemble de la France métropolitaine hors île de France [16]. b. Répartition par nationalité et pays de naissance En France métropolitaine durant l année 2002, le taux d incidence est de 5,6 cas pour Les personnes de nationalité étrangère de 25 à 39 ans sont les plus touchées avec un taux d incidence de 113,3 cas pour , en très forte progression par rapport aux années précédentes. Le taux d incidence chez les jeunes de 15 à 24 ans et de 25 à 39 ans de nationalité étrangère sont 23 fois supérieur à celui observé les enfants de nationalité française du même âge. Entre 1997 et 2002, la variation du taux annuel moyen est de moins 6 % chez les personnes de nationalité française et de plus 8 % chez celles de nationalité étrangère personnes de nationalité française et de 64,9 cas pour personnes de nationalité étrangère (tableau 3) Tableau 3 : Taux d incidence de la tuberculose selon l age* et la nationalité*. France métropolitaine,

15 Page 15 Les personnes de nationalité étrangère de 25 à 39 ans sont les plus touchées avec un taux d incidence de 113,3 cas pour , en très forte progression par rapport aux années précédentes. Le taux d incidence chez les jeunes de 15 à 24 ans et de 25 à 39 ans de nationalité étrangère sont 23 fois supérieur à celui observé les enfants de nationalité française du même âge. Entre 1997 et 2002, la variation du taux annuel moyen est de moins 6 % chez les personnes de nationalité française et de plus 8 % chez celles de nationalité étrangère [16]. En 2002, les taux d incidence les plus élevés chez les personnes de nationalité étrangère sont observés en île de France (108,2 cas pour habitants) avec un taux de 198,9 cas pour habitants à Paris, 105,5 cas pour habitants en Seine-Saint-Denis. Dans les autres départements, hors île de France, de la France métropolitaine, ce taux varie entre 23 et 82 cas pour habitants selon le département. En île de France, l incidence chez les personnes de nationalité étrangère de 25 à 39 ans est 178,6 cas pour soit plus de trois fois celle observée au niveau national hors île de France dans cette population (56,6 cas pour habitants) [16]. Le pays de naissance semble être un meilleur indicateur de la provenance d un pays d endémie tuberculeuse que la nationalité. Près de la moitié des cas pour lesquels le pays de naissance est connu sont nés en France (50,9 %), 14,7 % en Afrique du Nord, 18,2 % en Afrique subsaharienne 5,8 % en Asie, 4,6 % dans un autre pays européen et 5,9 % sur le continent américain. L incidence chez les personnes nées en France est de 4,9 pour habitants. Cette incidence atteint 33,1 pour personnes nées en Afrique du Nord et 169,2 pour personnes nées en Afrique subsaharienne. La répartition par âge indique que ce sont les adultes nées en Afrique subsaharienne qui sont les plus touchés et notamment ceux de 15 à 39 ans [16]. (figure 7). Figure 7 : Taux d incidence de la tuberculose par classe d age selon le pays de naissance, France métropolitaine, 2002.

16 Page 16 c. Caractéristiques cliniques et bactériologiques [16] La tuberculose pulmonaire est la forme prédominante retrouvée dans 73 % des cas. En 2000, 112 méningites tuberculeuses (1,6 % des cas), ont été déclarées. La présence de BAAR à l examen microscopique dans les localisations pulmonaires, marqueur de contagiosité de la maladie, était positive pour 61 % des cas renseignés. Parmi l ensemble des cas, le résultat de la culture était positif dans 74 % des cas renseignés. Seulement 9 % des malades avaient déjà été traités pour la tuberculose, ce qui confirme que, globalement le traitement antituberculeux est bien organisé en France [17]. d. Épidémiologie de la co-infection VIH /tuberculose en France En 2002, le statut sérologique vis-à-vis du VIH est connu pour 40 % des cas déclarés de tuberculose (41,7 % en France métropolitaine, 45,3 % en île de France, 53,8 % dans les DOM). La proportion de sujets infectés par le VIH parmi l ensemble des cas de tuberculose est de 5,9 % (5,8 % en métropole, 8,3 % en île de France, 10 % dans les DOM) [16] (figure 8). Elle était de 4,7 % en Les sujets nés à l étranger sont plus souvent séropositifs pour le VIH que les sujets nés en France (9,9 % en versus 3,3 %, p < 0,01) [16]. Parmi les 42 % de cas de la population tuberculeuse pour lesquels l information sur le statut sérologie est disponible, la proportion de sujets infectés par le VIH est de 14,1 % en 2002 (12,6 % en 1997) [16]. Figure 8 : Proportion de cas de tuberculose déclarés infectés par le VIH, France entière,

17 Page 17 d. Mortalité En 1998, 725 décès par tuberculose comme principale cause de décès ont été renseigné en France [16], soient 12,6 décès par million d habitants. 3. PHYSIOPATHOLOGIE La compréhension de la physiopathologie et la réponse immunitaire contre le Mycobacterium tuberculosis à un niveau moléculaire repose préalablement sur l intégration du mécanisme infectant de la maladie (aérosol). La principale caractéristique bactériologique de Mycobacterium tuberculosis, comme tout membre du genre Mycobacterium est l acido-alcoolo-resistance de la coloration des bacilles et l inefficacité relative de la coloration par Gram [18]. Cette propriété diagnostique majeur est liée à la composition particulière de la paroi, très riche en lipides qui constitue plus de 60 % du poids de l enveloppe. La forte teneur en lipides explique l hydrophobie des mycobactéries, ainsi que leur résistance à de nombreux désinfectants et aux agents chimiques comme la soude ou l acide sulfurique dilué, ainsi qu à de nombreux antibiotiques. La paroi des mycobactéries est donc d une complexité particulière et s organise en quatre couches [19]. La couche la plus interne, proche de la membrane, est constituée du peptidoglycane qui correspond chez les mycobactéries à un enchaînement d unités alternées de N-acétyl-glucosamine et d acide N-glycolyl-muramique, sur lesquels son greffés des tétrapeptides qui établissent des ponts peptidiques entre les chaînes glucidiques. Cette structure réticulée confère à la paroi mycobactérienne sa rigidité [19]. Les 2 ème et 3 ème couches de l enveloppe pariétale sont constituées respectivement d arabino-galactane, estérifié à l acide muramique, et d acides mycoliques, eux-mêmes estérifiés à l arabino-galactane. Les acides mycoliques, lipides de haut poids moléculaire, sont les molécules responsables de l acido-alcoolo-résistance mise à profit pour la coloration des bacilles. Ces derniers, orientés perpendiculairement à la bicouche asymétrique de peptidoglycane et d arabino-galactane, représentent une couche lipidique fortement hydrophobe. La 4 ème couche, la plus externe, est au contraire pauvre en lipide et contient surtout de hydrates de carbone hydrophiles (figure 9). Les lipides de la couche externe (phénolglycolipides, sulfolipides) sont des molécules complexes, spécifiques, antigéniques pour la réponse en anticorps [19].

18 Page 18 Figure 9 : Architecture de l enveloppe mycobactérienne en 4 couches. Le génome de la souche de Mycobacterium tuberculosis H37RV a été entièrement séquencé [20]. Il comprend plus de 4,4 méga bases correspondant à environ 4000 gènes codant des protéines et 50 gènes codant les acides ribonucléiques soit une capacité codante de près de 91%. Il est important de souligner que Mycobacterium tuberculosis est caractérisé par la présence d un seul opéron d acide ribonucléique (ARN) ribosomal, là ou Escherichia Coli en présente 8, ce qui contribuerait à expliquer la lenteur de croissance du bacille avec un temps de génération de 18 heures versus 20min pour Escherichia Coli [21]. La stabilité génomique de cette mycobactérie est de plus remarquable comme l indique l étude de centaines d isolas cliniques provenant de diverses régions géographiques, qui montre que le niveau de variations alléliques est beaucoup plus faible que celui de nombreuses bactéries, ainsi le niveau de variation allélique est 600 fois plus faible chez M.Tuberculosis que chez Neisseria Meningitidis [22].

19 Page SYMPTOMES ET CLINIQUE Les signes fonctionnels sont dominés par la toux, souvent productive, de plus en plus fréquente au cours des semaines, et ne cédant pas aux traitements usuels. Les hémoptysies ne surviennent que dans 10 % de tuberculose pulmonaire, mais orientent rapidement. La dyspnée traduit une forme évoluée de la maladie, une atteinte miliaire ou une atteinte pleurale. Les douleurs thoraciques sont peu fréquentes en dehors des pleurésies. La persistance des signes plus de trois semaines oriente vers le diagnostic est conduit à réaliser une radiographie du thorax. Les signes non respiratoires sont très variés et dépend de la localisation de la maladie [23]. L'examen physique apprécie l'état général (poids, température, asthénie, dénutrition). L'examen pulmonaire est le plus souvent normal, il existe rarement des signes de mauvaise tolérance en rapport avec une forme évoluée, étendue. Quant aux formes extra pulmonaires, les signes sont très nombreux et dépendent de la localisation de la maladie : signes urinaires d une tuberculose rénale ; atteinte épididymaire d une tuberculose génitale masculine, stérilité d une tuberculose génitale féminine ; adénopathie clinique fluctuante et parfois même douloureuse, d une tuberculose ganglionnaire ; douleur lombaire ou articulaire d une tuberculose osseuse, dyspnée et douleur thoracique d une péricardite tuberculeuse ; troubles de la conscience et hyponatrémie d une tuberculose méningée ; ictère d une tuberculose hépatique miliaire ou par compression des voies biliaires [23]. Même chez les sujets infectés par le VIH, la tuberculose pulmonaire reste la forme la plus courante de tuberculose. La présentation dépend du degré d immunodéficience. Parmi les formes extra pulmonaires les plus courantes, on note : l épanchement pleural, la lymphadénite (tuberculose ganglionnaire), la péricardite, la tuberculose miliaire, la méningite, la tuberculose disséminée (avec la présence de mycobactéries dans le sang) [16]. Ainsi l examen clinique ne peut que conforter le diagnostic de tuberculose pulmonaire, et aider à éliminer un autre diagnostic. L examen clinique respiratoire contraste par sa pauvreté avec la richesse des signes fonctionnels et radiographiques. 5. PARACLINIQUE 5.1 Intradermoréaction L intradermo-réaction à la tuberculine, ou réaction de Mantoux, est un test quantitatif recommandé. La tuberculine disponible actuellement en France est le Tubertest, obtenu par cultures spéciales de M. tuberculosis. On injecte au tiers moyen de l avant bras 0,1 ml de tuberculine à l aide d une seringue de 1 ml graduée au centième de ml et munie d une aiguille, de 6 mm de diamètre, spéciale pour injections intradermiques. La lecture s effectue de la 48 ème à la 72 ème heure. Elle comporte la mesure en mm de l induration palpable provoquée par la tuberculine ainsi que la description de la réaction locale. La rougeur seule n'a aucune valeur [24]. La valeur diagnostic de ce test est faible : en effet évocatrice si fortement positive (induration> 15 mm) surtout si elle est phlyctenulaire [24]. Elle est parfois faiblement positive. La négativité est possible (sujets âgés, dénutris, immunodéprimés) n éliminant en rien le diagnostic. L IDR peut être négative dans les formes graves de tuberculose [24] (tableau 4).

20 Page 20 Tableau 4 : Aide à l interprétation de l IDR uniquement pour décision thérapeutique (Synthèse et recommandations du groupe de travail du Conseil Supérieur d Hygiène Publique de France )

21 Page L imagerie Tuberculose pulmonaire : Les images les plus typiques associent des opacités nodulaires plus ou moins confluentes, des infiltrations péri-broncho-vasculaires et des cavitations dans le segment postérieur du lobe supérieur ou le segment apical du lobe inférieur [23]. Une rétraction des lobes supérieurs témoigne de l ancienneté de l infection. D autres aspects radiologiques de tuberculose pulmonaire peuvent être observés : les images miliaires sont caractérisées par des images interstitielles micronodulaires souvent peu denses, de 1 à 3 mm de diamètre disséminées de manière homogène dans l'ensemble des deux champs pulmonaires [23]. Chez les personnes âgées, le réveil de lésions tuberculeuses contenant toujours des bacilles vivants peuvent prédominer dans la région lobaire inférieure [23]. Dans les formes pulmonaires atypiques, c est la non rétrocession de signes qui avaient initialement fait évoquer une infection banale qui attirera l attention. La tomodensitométrie thoracique est réservée aux quelques formes complexes de tuberculose pulmonaire dont l image ne peut être correctement interprétée sur les clichés standard [23] Tuberculose pleurale : La radiographie du thorax et le plus souvent suffisante pour confirmer l épanchement unilatéral de la grande cavité et guider la ponction. On a recours à la tomodensitométrie thoracique que dans les formes complexes Tuberculose péricardique La radiographie du thorax montre parfois seulement une image de gros coeur. L échographie transthoracique permet d objectiver l épanchement et de mesurer son abondance [23] Tuberculose ganglionnaire médiastinale et osseuse. La radiographie du thorax montre les adénopathies parfois volumineuses, en particulier chez les jeunes, toujours asymétriques, le plus souvent unilatérale latéro-trachéales ou interbronchiques. Dans les cas difficiles, la tomodensitométrie thoracique permet de voir les adénopathies au centre nécrosé clair et de préciser leurs relations avec les bronches. Une endoscopie est justifiée pour effectuer des biopsies bronchiques si le diagnostic n est pas fait, et pour évaluer le risque de fistule bronchique [23]. Dans les atteintes osseuses («mal de pott»), un aspect de disque pincé et d anomalies ostéolytiques des corps vertébraux adjacents peuvent se voir (géodes). Ce tableau peut parfois être accompagné d une opacité para vertébrale traduisant un abcès des parties molles.

TUBERCULOSE MADO INFORMATIONS GÉNÉRALES

TUBERCULOSE MADO INFORMATIONS GÉNÉRALES TUBERCULOSE MADO INFORMATIONS GÉNÉRALES Définition La tuberculose est une maladie contagieuse causée par le Mycobacterium tuberculosis aussi appelé bacille de Koch. Au moment de l inhalation du bacille

Plus en détail

BACILLE DE KOCH (LA TUBERCULOSE)

BACILLE DE KOCH (LA TUBERCULOSE) Page 1/9 BACILLE DE KOCH (LA TUBERCULOSE) SOMMAIRE 1 GENERALITES...2 1.1 AGENT PATHOGENE, RESERVOIR, SOURCE...2 1.2 EPIDEMIOLOGIE GENERALE...2 1.3 VIABILITE, RESISTANCE PHYSICO-CHIMIQUE...2 1.4 CONTAGIOSITE...2

Plus en détail

Prévention et prise en charge des tuberculoses survenant sous anti-tnf

Prévention et prise en charge des tuberculoses survenant sous anti-tnf Bon usage Recommandations nationales Prévention et prise en charge des tuberculoses survenant sous anti-tnf Juillet 2005 143/147, bd Anatole France - F-93285 Saint-Denis Cedex tél. +33 (0) 1 55 87 30 00

Plus en détail

LA TUBERCULOSE Docteur ALAIN BERAUD

LA TUBERCULOSE Docteur ALAIN BERAUD LA TUBERCULOSE Docteur ALAIN BERAUD Service de Pneumologie Hôpital Beauregard - THIONVILLE 1 Bilan initial Objectifs Bilan de base Traitement pharmacologique Autres traitements pharmacologiques Autres

Plus en détail

QUESTIONNAIRE D ENQUÊTE CAS-INDEX DE TUBERCULOSE MAJ 20131115. Statut du cas-index

QUESTIONNAIRE D ENQUÊTE CAS-INDEX DE TUBERCULOSE MAJ 20131115. Statut du cas-index No LSPQ : No RAMQ : Nom : Prénom : Date de naissance : Âge : Sexe : M F Année - mois - jour Adresse (principale) : Code postal : Téléphone : Résidence : Travail : Autre : si enfant de moins de 18 ans,

Plus en détail

Dr David Boutoille Maladies Infectieuses et Tropicales CHU de Nantes

Dr David Boutoille Maladies Infectieuses et Tropicales CHU de Nantes Dr David Boutoille Maladies Infectieuses et Tropicales CHU de Nantes 1 Plan 1. Définition 2. Epidémiologie 3. Histoire naturelle de la maladie 4. Diagnostic 5. Prévention 6. Traitement 2 1- Définition

Plus en détail

Tuberculose. E Bouvet.

Tuberculose. E Bouvet. Tuberculose E Bouvet. Définition Maladie infectieuse transmissible due à des mycobactéries du complexe tuberculosis : Mycobacterium tuberculosis (= bacille de Koch : BK) Mycobacterium bovis Plus rares

Plus en détail

Mais qu'est ce que la tuberculose? Mycobacterium tuberculosis,

Mais qu'est ce que la tuberculose? Mycobacterium tuberculosis, La brochure rassemble les plus fréquentes questions adressées aux opérateurs du secteur de la part des parents, des enseignants et de la part de tous ceux qui ont des doutes sur la maladie tuberculeuse

Plus en détail

LA TUBERCULOSE DU SUJET AGE:

LA TUBERCULOSE DU SUJET AGE: LA TUBERCULOSE DU SUJET AGE: PRISE EN CHARGE DIAGNOSTIQUE ET THÉRAPEUTIQUE. Dr. C.Cattenoz capacité de gériatrie Rennes 2013 La tuberculose: Maladie infectieuse bactérienne contagieuse à transmission interhumaine.

Plus en détail

Centre de Lutte Anti- Tuberculeuse. Docteur MILLOT Viviane

Centre de Lutte Anti- Tuberculeuse. Docteur MILLOT Viviane Centre de Lutte Anti- Tuberculeuse Docteur MILLOT Viviane Points abordés Épidémiologie de la tuberculose en France, en Lorraine et en Moselle. Les cas de tuberculose résistante Comment baisser l incidence

Plus en détail

Recommandations de la Société de Pneumologie de Langue Française sur la prise en charge de la tuberculose en France

Recommandations de la Société de Pneumologie de Langue Française sur la prise en charge de la tuberculose en France Recommandations de la Société de Pneumologie de Langue Française sur la prise en charge de la tuberculose en France Conférence d experts texte court Société de Pneumologie de Langue Française La Société

Plus en détail

Méningites tuberculeuses: diagnostic et traitement

Méningites tuberculeuses: diagnostic et traitement Recommandations de la société britannique d infectiologie (littérature revue jusqu en septembre 2008) Méningites tuberculeuses: diagnostic et traitement DES de Neurologie Lyon, 20/10/2010 X Moisset Introduction

Plus en détail

Journées de formation médicale continue Tiaret, Algérie - 24 mai 2013

Journées de formation médicale continue Tiaret, Algérie - 24 mai 2013 Journées de formation médicale continue Tiaret, Algérie - 24 mai 2013 Perte d appétit, sueurs nocturnes, toux. Diagnostic de tuberculose pulmonaire Quel traitement proposez-vous? Infiltrat alvéolointerstitiel

Plus en détail

Pneumopathie Aiguë Communautaire

Pneumopathie Aiguë Communautaire Pneumopathie Aiguë Communautaire Table des matières Présentation du cas 3 Le patient 4 Exercice 5 Exercice : Quels sont les éléments en faveur : 6 Exercice 7 Suite du cas 8 Exercice 9 Diagnostic microbiologique

Plus en détail

LA TUBERCULOSE PULMONAIRE A. BEN KHEDER TUNISIE

LA TUBERCULOSE PULMONAIRE A. BEN KHEDER TUNISIE LA TUBERCULOSE PULMONAIRE A. BEN KHEDER TUNISIE INTRODUCTION La Tuberculose reste toujours un sujet d actualité Priorité de santé publique à l échelle mondiale Au cours de la dernière décennie, une augmentation

Plus en détail

Item n 106 : Tuberculose

Item n 106 : Tuberculose Item n 106 : Tuberculose OBJECTIFS TERMINAUX I. Diagnostiquer une tuberculose thoracique et connaître les localisations extra-thoraciques II. Argumenter l attitude thérapeutique et planifier le suivi du

Plus en détail

Risque professionnel et Tuberculose Quelles actualités?

Risque professionnel et Tuberculose Quelles actualités? Risque professionnel et Tuberculose Quelles actualités? Dominique Abiteboul Service de Santé au travail Bichat-Claude Bernard GERES La tuberculose 4Mycobactéries du complexe tuberculosis M tuberculosis,

Plus en détail

MINISTERE DE LA SANTE ET DES SOLIDARITES DIRECTION GENERALE DE LA SANTE

MINISTERE DE LA SANTE ET DES SOLIDARITES DIRECTION GENERALE DE LA SANTE MINISTERE DE LA SANTE ET DES SOLIDARITES DIRECTION GENERALE DE LA SANTE AVIS DU COMITE TECHNIQUE DES VACCINATIONS / DU CONSEIL SUPERIEUR D HYGIENE PUBLIQUE DE FRANCE relatif à la vaccination par le vaccin

Plus en détail

EPIDEMIOLOGIE TUBERCULOSE. Données France 2006 et Ile de la Réunion ( Dr D Ortenzio INVS )

EPIDEMIOLOGIE TUBERCULOSE. Données France 2006 et Ile de la Réunion ( Dr D Ortenzio INVS ) EPIDEMIOLOGIE TUBERCULOSE Données France 2006 et Ile de la Réunion ( Dr D Ortenzio INVS ) Cas de tuberculose maladie déclarés en France en 2006 BEH mars 2008 Incidence = 8,5 / 100 000 soit 5336 cas En

Plus en détail

LA TUBERCULOSE DANS LE MONDE, 2007

LA TUBERCULOSE DANS LE MONDE, 2007 LA SITUATION DE LA TUBERCULOSE DANS LE MONDE ET EN AFRIQUE Par le Professeur Pierre Chaulet Alger 29 Novembre 2009 LA TUBERCULOSE DANS LE MONDE, 2007 En millions Taux Population mondiale 6.668 100% Personnes

Plus en détail

LA TUBERCULOSE EN 40 QUESTIONS

LA TUBERCULOSE EN 40 QUESTIONS 1 LA TUBERCULOSE EN 40 QUESTIONS Sommaire 1 La maladie et son histoire naturelle 2 Histoire naturelle de l infection Épidémiologie en France et dans le monde Modes de transmission Dépistage Traitement

Plus en détail

Rapport 2014 sur la lutte contre la tuberculose dans le monde

Rapport 2014 sur la lutte contre la tuberculose dans le monde Rapport 2014 sur la lutte contre la tuberculose dans le monde Résumé d orientation La tuberculose reste l une des maladies transmissibles causant le plus de décès dans le monde. En 2013, selon les estimations,

Plus en détail

Institut Supérieur d Ostéopathie de Lille

Institut Supérieur d Ostéopathie de Lille N de Table : ISO2 PATHOLOGIES INFECTIEUSES & NOTIONS D INFECTIOLOGIE 1 ère Session M. MABON 18/06/2013 (Durée : 2h) Partie 1 : QCM (10 questions) sur 20 points Chaque question peut avoir une à 5 réponses

Plus en détail

MINI MODULE D'AUTO-ENSEIGNEMENT DE PEDIATRIE 4 ème ANNEE DE MEDECINE PARTICULARITES DE LA TUBERCULOSE CHEZ L ENFANT

MINI MODULE D'AUTO-ENSEIGNEMENT DE PEDIATRIE 4 ème ANNEE DE MEDECINE PARTICULARITES DE LA TUBERCULOSE CHEZ L ENFANT FACULTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE DE RABAT Professeur Laïla EL HARIM - ROUDIES DEPARTEMENT DE PEDIATRIE SERVICE DE PEDIATRIE I MINI MODULE D'AUTO-ENSEIGNEMENT DE PEDIATRIE 4 ème ANNEE DE MEDECINE PARTICULARITES

Plus en détail

TEST DE DÉTECTION DE LA PRODUCTION D INTERFÉRON γ POUR LE DIAGNOSTIC DES INFECTIONS TUBERCULEUSES

TEST DE DÉTECTION DE LA PRODUCTION D INTERFÉRON γ POUR LE DIAGNOSTIC DES INFECTIONS TUBERCULEUSES TEST DE DÉTECTION DE LA PRODUCTION D INTERFÉRON γ POUR LE DIAGNOSTIC DES INFECTIONS TUBERCULEUSES Classement NABM : non inscrit code : non codé DÉCEMBRE 2006 Service évaluation des actes professionnels

Plus en détail

Qu est-ce que c est la tuberculose?

Qu est-ce que c est la tuberculose? Qu est-ce que c est la tuberculose? La tuberculose, souvent connu comme TB, est une maladie propagée par le microbe tuberculose. A peu près 8 millions de personnes par an sont infectées par la TB et 2

Plus en détail

ÉPIDEMIOLOGIE DU SIDA ET DE L INFECTION À VIH EN BELGIQUE

ÉPIDEMIOLOGIE DU SIDA ET DE L INFECTION À VIH EN BELGIQUE Service maladies infectieuses dans la population générale ÉPIDEMIOLOGIE DU SIDA ET DE L INFECTION À VIH EN BELGIQUE Situation au 31 décembre ÉPIDEMIOLOGIE DU SIDA ET DE L INFECTION À VIH EN BELGIQUE Ce

Plus en détail

Dossier N 2. Cours Module Optionnel MG Vaccinations. Pr Philippe HOFLIGER Mlle Somaly KAING : IMG

Dossier N 2. Cours Module Optionnel MG Vaccinations. Pr Philippe HOFLIGER Mlle Somaly KAING : IMG Dossier N 2 Cours Module Optionnel MG Vaccinations Pr Philippe HOFLIGER Mlle Somaly KAING : IMG Dossier N 2 Pedro, 4 ans, est amené par sa mère car l école lui a demandé de mettre à jour ses vaccinations.

Plus en détail

Rôle de l infirmier dans le dépistage et le traitement de la tuberculose dans les pays à forte. Infectieuses du CHNU de Fann à Dakar

Rôle de l infirmier dans le dépistage et le traitement de la tuberculose dans les pays à forte. Infectieuses du CHNU de Fann à Dakar Rôle de l infirmier dans le dépistage et le traitement de la tuberculose dans les pays à forte prévalence : expérience du service des Maladies Infectieuses du CHNU de Fann à Dakar Diop NA, Ndoye D, Niang

Plus en détail

une maladie contagieuse qui se soigne!

une maladie contagieuse qui se soigne! une maladie contagieuse qui se soigne! CENTRES DE LUTTE ANTITUBERCULEUSe (CLAT) LUTTE contre La TUBERCULOSE Le Conseil général des Bouches-du-Rhône met à votre disposition des Centres de Lutte Antituberculeuse

Plus en détail

ÉPIDEMIOLOGIE DU SIDA ET DE L INFECTION À VIH EN BELGIQUE

ÉPIDEMIOLOGIE DU SIDA ET DE L INFECTION À VIH EN BELGIQUE Service maladies infectieuses au sein de la population générale ÉPIDEMIOLOGIE DU SIDA ET DE L INFECTION À VIH EN BELGIQUE Situation au 31 décembre 2011 ÉPIDEMIOLOGIE DU SIDA ET DE L INFECTION À VIH EN

Plus en détail

Tests de détection de l interféron γ et dépistage des infections tuberculeuses chez les personnels de santé

Tests de détection de l interféron γ et dépistage des infections tuberculeuses chez les personnels de santé Tests de détection de l interféron γ et dépistage des infections tuberculeuses chez les personnels de santé Réunion GERES du 6 juillet 2007 : D Abiteboul,, E Bouvet, A Buonaccorsi,, G Carcelain,, M Domart-Rançon,

Plus en détail

Déclaration de conflits d intérêt

Déclaration de conflits d intérêt Déclaration de conflits d intérêt Introduction Cas Clinique 1 Mr X 62 ans ethylotabagique HTA Hypercholestérolémie Découverte d une tuberculose pulmonaire en 2009 Traitement de 6 mois avec observance difficile

Plus en détail

Situation, prise en charge

Situation, prise en charge Grippe pandémique A(H1N1) Situation, prise en charge DAUMAS Aurélie HIA LAVERAN COURS IFSI Des grippes pandémiques Groupe A Secondaires à une cassure (rôle animal) Absence d immunité collective Létalité

Plus en détail

Une fièvre richement accompagnée chez une femme de 57 ans

Une fièvre richement accompagnée chez une femme de 57 ans Une fièvre richement accompagnée chez une femme de 57 ans Enoncé Une femme de 57 ans se présente aux urgences pour céphalées, fièvre, frissons, toux, diarrhée et douleurs diffuses évoluant depuis 5 jours,

Plus en détail

La Grippe en questions

La Grippe en questions 1 La Grippe en questions Qu est ce que la grippe? Que sont les virus grippaux? La grippe est une infection virale respiratoire aiguë contagieuse. Les virus grippaux se répartissent entre différents types

Plus en détail

testez-vous! «24 dossiers D4 par pôle» pour réussir vos ECN et votre classement!

testez-vous! «24 dossiers D4 par pôle» pour réussir vos ECN et votre classement! : t i u t a r g t i a Extr testez-vous! «24 dossiers D4 par pôle» pour réussir vos ECN et votre classement! Collection 24 heures / Pôle : Appareil locomoteur 8 Dossier N 1 2 Mme T, âgée de 65 ans se présente

Plus en détail

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86 LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : ÉTABLISSEMENT DE LIENS ENTRE LES PERSONNES CHEZ QUI UN DIAGNOSTIC D INFECTION À VIH A ÉTÉ POSÉ ET LES SERVICES DE SOINS ET DE TRAITEMENT

Plus en détail

Tuberculose de l enfant. IFMT-MS-oct.2008 1

Tuberculose de l enfant. IFMT-MS-oct.2008 1 Tuberculose de l enfant IFMT-MS-oct.2008 1 Données générales Épidémiologie IFMT-MS-oct.2008 2 TB de l enfant : beaucoup d incertitudes En 2008, la TB chez l enfant est et reste mal connue (OMS) : on a

Plus en détail

Dossier Progressif. 201. Hémoptysie 203- Opacités et masses intra thoraciques chez l'enfant et l'adulte

Dossier Progressif. 201. Hémoptysie 203- Opacités et masses intra thoraciques chez l'enfant et l'adulte Dossier Progressif Ce dossier progressif a été construit, revu et corrigé par au moins 4 enseignants du Collège des Enseignants de Pneumologie (CEP). Il s appuie sur l enseignement du Référentiel National

Plus en détail

TUBERCULOSE PULMONAIRE MAURITIUS RESPIRATORY SOCIETY AND UNIVERSITY OF MAURITIUS MEDICAL UPDATE 26 MARCH 2014 DR SOOHUN N

TUBERCULOSE PULMONAIRE MAURITIUS RESPIRATORY SOCIETY AND UNIVERSITY OF MAURITIUS MEDICAL UPDATE 26 MARCH 2014 DR SOOHUN N TUBERCULOSE PULMONAIRE MAURITIUS RESPIRATORY SOCIETY AND UNIVERSITY OF MAURITIUS MEDICAL UPDATE 26 MARCH 2014 DR SOOHUN N Recrudescence de la TB Co-infection TB et VIH TB multi résistante TB ultra

Plus en détail

QU EST-CE QUE LA TUBERCULOSE?

QU EST-CE QUE LA TUBERCULOSE? QU EST-CE QUE LA TUBERCULOSE? Information pour les patients TABLE DES MATIÈRES INTRODUCTION 1 LA TUBERCULOSE GÉNÉRALITÉS 1.1 Qu est-ce que la tuberculose? 1.2 La tuberculose est-elle toujours contagieuse?

Plus en détail

Traitement antibiotique probabiliste des urétrites et cervicites non compliquées

Traitement antibiotique probabiliste des urétrites et cervicites non compliquées Bon usage Mise au point Traitement antibiotique probabiliste des urétrites et cervicites non compliquées Actualisation Octobre 2008 MESSAGES CLÉS L évolution de la résistance du gonocoque aux quinolones

Plus en détail

Méningites infectieuses

Méningites infectieuses Méningites infectieuses Etiologies et conduites à tenir Stéphane Erouart MISP Cécile Lecocq IDESP Sommaire Agents causaux Précautions standard Infections invasives à méningocoque Définition Validation

Plus en détail

La lutte contre la tuberculose est régie par l arrêté royal du 17 octobre 2002.

La lutte contre la tuberculose est régie par l arrêté royal du 17 octobre 2002. Le diagnostic de la tuberculose bovine La lutte contre la tuberculose est régie par l arrêté royal du 17 octobre 2002. 1. Tuberculination Dans la première phase d une infection de tuberculose bovine (Mycobacterium

Plus en détail

Que faire pour mieux préciser la nature et la répartition des anomalies

Que faire pour mieux préciser la nature et la répartition des anomalies Homme 60 ans. Pas d ATCD. Origine française; vit au Gabon. Découverte récente d une infection VIH avec immunodépression sévère (CD4+ à 50/mm3) Pancytopénie et fièvre Scanner initial. Quels sont les éléments

Plus en détail

L infection tuberculeuse latente

L infection tuberculeuse latente Colloque Meditest 8 juin 2011 L infection tuberculeuse latente Jean-Pierre Zellweger Stades du développement de la tuberculose Les mycobactéries émises dans l air par un malade atteint de TB pulmonaire

Plus en détail

Recommandations récentes pour l utilisation des tests Interféron

Recommandations récentes pour l utilisation des tests Interféron Recommandations récentes pour l utilisation des tests Interféron 11 février 2014 Clinique du mousseau Dr Fadi Antoun Pneumologue Bureau des Vaccinations Cellule Tuberculose(ville de Paris) Hôpital privé

Plus en détail

Données épidémiologiques sur l infection à VIH/sida 1 er décembre 2009 Institut de Veille Sanitaire

Données épidémiologiques sur l infection à VIH/sida 1 er décembre 2009 Institut de Veille Sanitaire Données épidémiologiques sur l infection à VIH/sida 1 er décembre 2009 Institut de Veille Sanitaire Dossier de presse du 27 novembre 2009 En plus des données concernant les découvertes de séropositivité

Plus en détail

Tuberculose à Mayotte et à la Réunion

Tuberculose à Mayotte et à la Réunion CELLULE DE L INSTITUT DE VEILLE SANITAIRE EN REGION OCÉAN INDIEN Cire océan Indien Bulletin de veille sanitaire N 18/2012 Numéro spécial Tuberculose à Mayotte et à la Réunion Page 2-9 La tuberculose :

Plus en détail

Dijon, le 8 Octobre 2009. Grippe A / H1N1 v. Pr Ch. RABAUD

Dijon, le 8 Octobre 2009. Grippe A / H1N1 v. Pr Ch. RABAUD Dijon, le 8 Octobre 2009 Grippe A / H1N1 v Pr Ch. RABAUD On avait prévu Une grippe H5, grave, nous venant des oiseaux et d ASIE Grippe aviaire (1997) : 407 cas ; 256 décès pas de transmission interhumaine

Plus en détail

Antibiothérapie des Infections urinaires de l enfant

Antibiothérapie des Infections urinaires de l enfant Antibiothérapie des Infections urinaires de l enfant Christine Pietrement 28 mai 2009 Particularités des infections urinaires de l enfant Grande fréquence : < 3mois + fièvre : IU 13% filles, IU 19% garçon

Plus en détail

Diagnostic et traitement de la tuberculose latente chez l enfant

Diagnostic et traitement de la tuberculose latente chez l enfant Diagnostic et traitement de la tuberculose latente chez l enfant Jürg Barben 1, Jürg Hammer 2 1 Pneumologie, Ostschweizer Kinderspital, St. Gallen 2 Pneumologie und Intensivmedizin, Universitätskinderklinik

Plus en détail

Cas clinique cancer du poumon

Cas clinique cancer du poumon 10 e Forum National de l Omnipraticien El Hamma, Alger 21 & 22 Mai 2014 Cas clinique cancer du poumon Dr F.Ait Daoud Pr.H.Mahfouf SOMUR.EPH ROUIBA Homme 59 ans, sans antécédents pathologiques particuliers,

Plus en détail

Nouveautés dans le diagnostic biologique de la tuberculose

Nouveautés dans le diagnostic biologique de la tuberculose Nouveautés dans le diagnostic biologique de la tuberculose Philippe Lanotte Service de Bactériologie-Virologie Pôle de Microbiologie-Infectiologie Hôpital Bretonneau CHRU de Tours Journées de Formation

Plus en détail

GUIDE DE DIAGNOSTIC ET DE PRISE EN CHARGE DE LA TUBERCULOSE CHEZ L ENFANT

GUIDE DE DIAGNOSTIC ET DE PRISE EN CHARGE DE LA TUBERCULOSE CHEZ L ENFANT GUIDE DE DIAGNOSTIC ET DE PRISE EN CHARGE DE LA TUBERCULOSE CHEZ L ENFANT 3 Guide de diagnostic et de prise en charge de la tuberculose chez l enfant 2013 Cette publication a été rendue possible grâce

Plus en détail

Le vaccin polysaccharidique à 23 valences (PPV23)

Le vaccin polysaccharidique à 23 valences (PPV23) Introduction Le pneumocoque est un agent majeur de pneumonie, septicémie, méningite, sinusite, otite moyenne et exacerbations aiguës d affections pulmonaires chroniques obstructives. Sur la base du typage

Plus en détail

Maladies infectieuses résurgentes et émergentes

Maladies infectieuses résurgentes et émergentes Maladies infectieuses résurgentes et émergentes Docteur Sylvie Renard-Dubois Bureau des maladies infectieuses et de la politique vaccinale Direction générale de la santé 21 janvier 2005 Causes et mécanismes

Plus en détail

Pr. AKHADDAR Service de Neurochirurgie Hôpital Militaire d Instruction Mohammed V UFR de Neurochirurgie

Pr. AKHADDAR Service de Neurochirurgie Hôpital Militaire d Instruction Mohammed V UFR de Neurochirurgie Les Spondylodiscites Cours de Pathologie Neurochirurgicale 4 année de médecine 2010-2011 Pr. AKHADDAR Service de Neurochirurgie Hôpital Militaire d Instruction Mohammed V UFR de Neurochirurgie [Plan] Les

Plus en détail

GINGIVO-STOMATITES HERPETIQUES: Quels prélèvements et quelles techniques?

GINGIVO-STOMATITES HERPETIQUES: Quels prélèvements et quelles techniques? GINGIVO-STOMATITES HERPETIQUES: Quels prélèvements et quelles techniques? Dr C. ZANDOTTI Laboratoire de Virologie du Pr D. Raoult CHU Timone, Marseille. Virus herpes simplex (HSV) Virus strictement humain,

Plus en détail

Tuberculose bovine. Situation actuelle

Tuberculose bovine. Situation actuelle Tuberculose bovine Situation actuelle 21 mai 2013 Dr G. Peduto Vétérinaire cantonal Service de la consommation et des affaires vétérinaires 1 Tuberculose bovine La Suisse est indemne depuis 1959 Dernier

Plus en détail

CAMPAGNE DE VACCINATION CONTRE LA GRIPPE SAISONNIERE 2015-2016 Dossier de presse

CAMPAGNE DE VACCINATION CONTRE LA GRIPPE SAISONNIERE 2015-2016 Dossier de presse الجمهوريةالجزائريةالديمقراطيةالشعبية REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE وزارةالصحة, السكانوإصالحالمستشفيات MINISTERE DE LA SANTE, DE LA POPULATION ET DE LA REFORME HOSPITALIERE DIRECTION GENERALE

Plus en détail

Les virus dans les aliments : un nouveau défi pour les laboratoires de microbiologie

Les virus dans les aliments : un nouveau défi pour les laboratoires de microbiologie : un nouveau défi pour les laboratoires de microbiologie Véronique ZULIANI, Institut de la Filière Porcine Jean Christophe Augustin, ENVA, ASA Qu est ce qu un virus? Microorganisme de 15 à 40 nm Environ

Plus en détail

SANTÉ DE L ENFANT 9 9.1 CARACTÉRISTIQUES DE L ACCOUCHEMENT. Soumana HAROUNA et Ibrahim CHAIBOU

SANTÉ DE L ENFANT 9 9.1 CARACTÉRISTIQUES DE L ACCOUCHEMENT. Soumana HAROUNA et Ibrahim CHAIBOU SANTÉ DE L ENFANT 9 Soumana HAROUNA et Ibrahim CHAIBOU Au cours de la troisième enquête démographique et de santé et à indicateurs multiples, on a enregistré, pour tous les enfants nés au cours des cinq

Plus en détail

Complications rares des anti TNF alpha

Complications rares des anti TNF alpha Complications rares des anti TNF alpha Dr S. MARTINON 1 A. BASCH 1, M. BERTHIER 1, J. CHARRIN 1, D. LIENS 1 P. BACHET²,, S. ASSAAD²,, C. PARISET² 1 : Service de rhumatologie. Hôpital St Joseph St Luc LYON

Plus en détail

La tuberculose en Suisse: rare et parfois compliquée

La tuberculose en Suisse: rare et parfois compliquée ARTICLE DE REVUE 925 Les signes cliniques typiques, la région d origine et l âge fournissent des indications pour poser le diagnostic La tuberculose en Suisse: rare et parfois compliquée Ekkehardt Altpeter

Plus en détail

CONTROVERSE : IDR OU QUANTIFERON LORS D'UN CONTAGE EN EHPAD?

CONTROVERSE : IDR OU QUANTIFERON LORS D'UN CONTAGE EN EHPAD? CONTROVERSE : IDR OU QUANTIFERON LORS D'UN CONTAGE EN EHPAD? Hélène MANGEARD François MALADRY Tuberculose : infection mycobactérienne Infection mycobactérienne chronique (M. Tuberculosis ++ ou bacille

Plus en détail

TOXOPLASMOSE HUMAINE INTERPRETATION DES RESULTATS DU DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE

TOXOPLASMOSE HUMAINE INTERPRETATION DES RESULTATS DU DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE TOXOPLASMOSE HUMAINE INTERPRETATION DES RESULTATS DU DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE Dr Fatma Saghrouni Laboratoire de Parasitologie CHU F. Hached Sousse INTRODUCTION Toxoplasmose: Contamination post-natale = toxoplasmose

Plus en détail

Présentation de cas clinique. Agapitou Eleni 16.03.2012

Présentation de cas clinique. Agapitou Eleni 16.03.2012 Présentation de cas clinique Agapitou Eleni 16.03.2012 Anamnèse Patiente de 87 ans, résidente en EMS. Anamnèse actuelle: Depuis 3 semaines: - BEG. -Douleurs abdominales diffuses. -Pas d état fébrile, elle

Plus en détail

Evolution dans le diagnostic de la tuberculose chez les espèces sauvages. Dr Alexis Lécu Paris Zoo

Evolution dans le diagnostic de la tuberculose chez les espèces sauvages. Dr Alexis Lécu Paris Zoo Evolution dans le diagnostic de la tuberculose chez les espèces sauvages Dr Alexis Lécu Paris Zoo 1 Introduction OMS 2005 : 1 personne sur 3 contaminée dans le monde 2 millions de morts par an 14-16 millions

Plus en détail

Le VIH et votre foie

Le VIH et votre foie Le VIH et votre foie Le VIH et votre foie Que dois-je savoir au sujet de mon foie? Votre foie joue un rôle incroyablement important. Il filtre votre sang en éliminant les substances nocives (toxiques)

Plus en détail

Item 158 (Item 89) Infections génitales de l homme. Écoulement urétral EVALUATIONS

Item 158 (Item 89) Infections génitales de l homme. Écoulement urétral EVALUATIONS Item 158 (Item 89) Infections génitales de l homme. Écoulement urétral EVALUATIONS 2014 1 QUESTION 1/5 : Concernant l orchi-épididymite : A - C est une affection souvent sexuellement transmissible chez

Plus en détail

Il est bien établi que le réseau d eau hospitalier peut

Il est bien établi que le réseau d eau hospitalier peut Les micro-organismes de l eau impliqués dans les infections nosocomiales Depuis 2001 chez Pall, en charge de l information scientifique et réglementaire dans les domaines d applications couverts par la

Plus en détail

EPU Association Médicale du Val de Loire Le 29 janvier 2009

EPU Association Médicale du Val de Loire Le 29 janvier 2009 EPU Association Médicale du Val de Loire Le 29 janvier 2009 Alain Gravier, Gilles Ollagnon, Anne Iordanoff Coqueluche Bordetella pertussis (OMS : 300.000 décès dans monde), strictement humaine, transmission

Plus en détail

2.0 Interprétation des cotes d évaluation des risques relatifs aux produits

2.0 Interprétation des cotes d évaluation des risques relatifs aux produits 2.0 Interprétation des cotes d évaluation des risques relatifs aux produits L interprétation des cotes attribuées dans le cadre des évaluations des risques relatifs aux produits décrite plus loin repose

Plus en détail

Les manifestations la grippe

Les manifestations la grippe Les manifestations la grippe Les manifestations de la grippe sont assez caractéristiques: Un début souvent brutal Le début de la grippe est le plus souvent brutal, apparaissent ainsi: Courbatures, Douleurs

Plus en détail

Que faire devant un résultat positif, négatif ou indéterminé? Elisabeth Bouvet Atelier IGRA VIH JNI Tours 13 Juin 2012

Que faire devant un résultat positif, négatif ou indéterminé? Elisabeth Bouvet Atelier IGRA VIH JNI Tours 13 Juin 2012 Que faire devant un résultat positif, négatif ou indéterminé? Elisabeth Bouvet Atelier IGRA VIH JNI Tours 13 Juin 2012 Conclusions provisoires rapport du HCSP juillet 2011 Valeur prédictive positive des

Plus en détail

Compte rendu d hospitalisation hépatite C. À partir de la IIème année MG, IIIème années MD et Pharmacie

Compte rendu d hospitalisation hépatite C. À partir de la IIème année MG, IIIème années MD et Pharmacie Compte rendu d hospitalisation hépatite C À partir de la IIème année MG, IIIème années MD et Pharmacie ASSISTANCE PUBLIQUE HOPITAUX DE PARIS HOPITAL DU BON SECOURS Service d HEPATHOLOGIE du Professeur

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 21 octobre 2009

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 21 octobre 2009 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 21 octobre 2009 MENINGITEC suspension injectable en seringue préremplie Vaccin méningococcique du groupe C oligosidique conjugué (adsorbé) B/1 seringue munie d un bouchon

Plus en détail

AIDE HUMANITAIRE & MEDICAMENTS ESSENTIELS

AIDE HUMANITAIRE & MEDICAMENTS ESSENTIELS AIDE HUMANITAIRE & MEDICAMENTS ESSENTIELS Notre vision humanitaire Favoriser l accès des organisations de santé à but non lucratif dans les pays en voie de développement à des médicaments de qualité au

Plus en détail

LE VIRUS DE L HEPATITE E O. ROUQUET

LE VIRUS DE L HEPATITE E O. ROUQUET LE VIRUS DE L HEPATITE E O. ROUQUET A Historique L analyse rétrospective de foyers épidémiques d hépatite aiguë non A, non B en Inde laisse supposer l existence d un autre type d hépatite virale. Le virus

Plus en détail

Les IOA «médicales» Spondylodiscite, tuberculose, brucellose

Les IOA «médicales» Spondylodiscite, tuberculose, brucellose Les IOA «médicales» Spondylodiscite, tuberculose, brucellose Pr. Tristan Ferry tristan.ferry@univ-lyon1.fr Service de Maladies Infectieuses et Tropicales Hôpital de la Croix-Rousse, Hospices Civils de

Plus en détail

Normes canadiennes pour la lutte antituberculeuse

Normes canadiennes pour la lutte antituberculeuse Normes canadiennes pour la lutte antituberculeuse 7 ième édition Chapitre 10 : La tuberculose et le virus de l immunodéficience humaine Normes canadiennes pour la lutte antituberculeuse, 7 ième édition

Plus en détail

Tests de détection de la production d Interferon gamma pour le diagnostic des infections tuberculeuses

Tests de détection de la production d Interferon gamma pour le diagnostic des infections tuberculeuses Tests de détection de la production d Interferon gamma pour le diagnostic des infections tuberculeuses Recommandations de l HAS Lille le 23 Octobre 2007 Tuberculose infection et tuberculose-maladie Contact

Plus en détail

Cible 5.A. Afrique subsaharienne. Asie du Sud. Océanie. Caraïbes. Asie du Sud-Est

Cible 5.A. Afrique subsaharienne. Asie du Sud. Océanie. Caraïbes. Asie du Sud-Est 28 Objectifs du millénaire pour le développement : rapport de 2013 Objectif 5 Améliorer la santé maternelle Faits en bref XX En Asie de l Est, en Afrique du Nord et en, la mortalité maternelle a diminué

Plus en détail

Francine NANDA Monitrice d étude clinique Centre Pasteur du Cameroun. Journées scientifiques du site ANRS Cameroun les 3 et 4 juin 2013

Francine NANDA Monitrice d étude clinique Centre Pasteur du Cameroun. Journées scientifiques du site ANRS Cameroun les 3 et 4 juin 2013 Journées scientifiques du site ANRS Cameroun les 3 et 4 juin 2013 Améliorer le diagnostic de la tuberculose chez les enfants infectés par le VIH en Afrique (Burkina Faso, Cameroun) et en Asie (Cambodge,

Plus en détail

Une croissance des dépenses de soins de ville très maîtrisée en 2010

Une croissance des dépenses de soins de ville très maîtrisée en 2010 Point d information 10 mars 2011 Une croissance des dépenses de soins de ville très maîtrisée en 2010 Depuis 2004, la progression des dépenses d assurance maladie et notamment des soins de ville s est

Plus en détail

DÉTECTION DU GÉNOME DU VIH

DÉTECTION DU GÉNOME DU VIH DÉTECTION DU GÉNOME DU VIH AU SEIN DES FRACTIONS DU SPERME Classement NABM : 16-02 - code : non codé JUILLET 2006 Service évaluation des actes professionnels 2 avenue du Stade de France 93218 Saint-Denis

Plus en détail

Dossier n 4 : questions

Dossier n 4 : questions Dossier n 4 : questions Dossier n 4 Énoncé Un homme de 65 ans, plombier à la retraite, est adressé aux urgences d un hôpital général, pour hémoptysie. Ses antécédents sont marques par un tabagisme estimé

Plus en détail

Tests de production d interféron Gamma. Nouméa le 9 mars 2012 1

Tests de production d interféron Gamma. Nouméa le 9 mars 2012 1 Tests de production d interféron Gamma Nouméa le 9 mars 2012 1 Présentation Test QTF Gold IT (Cellestis) Performance du test Recommandations de HAS, 2006 Meta analyse DIEL de décembre 2009 Indications

Plus en détail

MINISTERE DE LA SANTE ET DES SOLIDARITES DIRECTION GENERALE DE LA SANTE- DDASS DE SEINE MARITIME

MINISTERE DE LA SANTE ET DES SOLIDARITES DIRECTION GENERALE DE LA SANTE- DDASS DE SEINE MARITIME Département des situations d urgence sanitaire Personne chargée du dossier : Evelyne FALIP/Nicole BOHIC Tél : 01 40 56 59 65/02 32 18 31 66 evelyne.falip@sante.gouv.fr MINISTERE DE LA SANTE ET DES SOLIDARITES

Plus en détail

Les vaccins contre le H1N1 et la grippe saisonnière

Les vaccins contre le H1N1 et la grippe saisonnière Les vaccins contre le H1N1 et la grippe saisonnière Ce que vous devez savoir sur les vaccins antigrippaux offerts cette année L influenza, qu on appelle communément la grippe, est une infection respiratoire

Plus en détail

www.aidsmap.com Le VIH & la tuberculose Français Première édition 2009

www.aidsmap.com Le VIH & la tuberculose Français Première édition 2009 www.aidsmap.com Le VIH & la tuberculose Français Première édition 2009 Remerciements Ecrit par Michael Carter Première édition française 2009 Adaptée de la troisième édition anglaise 2008 Remerciements

Plus en détail

Les médicaments de la grippe Ahmed Ghoubontini Service de Maladies Infectieuses CHU La Rabta Tunis

Les médicaments de la grippe Ahmed Ghoubontini Service de Maladies Infectieuses CHU La Rabta Tunis Les médicaments de la grippe Ahmed Ghoubontini Service de Maladies Infectieuses CHU La Rabta Tunis Introduction Les virus de la grippe sont des virus «instables». Les virus actuellement en circulation

Plus en détail

Grippe saisonnière Grippe A (H1N1) Mesures préventives. Cours pour infirmières EMS Septembre 2009

Grippe saisonnière Grippe A (H1N1) Mesures préventives. Cours pour infirmières EMS Septembre 2009 Grippe saisonnière Grippe A (H1N1) Mesures préventives Cours pour infirmières EMS Septembre 2009 Unité HPCI, septembre 2009 1 Objectifs du cours Grippe saisonnière Grippe A(H1N1) Mesures de prévention

Plus en détail

le profil épidémiologique des infections urinaires au CHR de Tétouan en 2014

le profil épidémiologique des infections urinaires au CHR de Tétouan en 2014 le profil épidémiologique des infections urinaires au CHR de Tétouan en 2014 Dr Saad AJBAR médecin interne du CHR de Tétouan Association des médecins de la santé publique de Tétouan 7éme journée scientifique

Plus en détail

Grippe A(H1N1) 2009 : Situation épidémiologique en France Evolutions de surveillance

Grippe A(H1N1) 2009 : Situation épidémiologique en France Evolutions de surveillance Grippe A(H1N1) 2009 : ituation épidémiologique en France Evolutions de surveillance Dr. Loïc Josseran Institut de veille sanitaire, aint-maurice Journée d information des professionnels de l urgence, 30

Plus en détail

PRISE EN CHARGE DES INFECTIONS INTRA-ABDOMINALES

PRISE EN CHARGE DES INFECTIONS INTRA-ABDOMINALES PRISE EN CHARGE DES INFECTIONS INTRA-ABDOMINALES Diapositives réalisées par le comité des référentiels de la SPILF à partir des Recommandations Formalisées d Experts (RFE) organisées par la SFAR 17 décembre

Plus en détail

TEST DE DÉPISTAGE DE L IMMUNITÉ CONTRE LE

TEST DE DÉPISTAGE DE L IMMUNITÉ CONTRE LE TEST DE DÉPISTAGE DE L IMMUNITÉ CONTRE LE 14 TÉTANOS ET LA ROUGEOLE 14.1 INTRODUCTION Soumaïla MARIKO Comme on l a déjà précisé au chapitre 1, des tests de dépistage de l immunité contre le tétanos et

Plus en détail