UNIVERSITE LIBRE DE BRUXELLES THESE FACULTE DES SCIENCES. Par. Mr Olivier MANIGART

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "UNIVERSITE LIBRE DE BRUXELLES THESE FACULTE DES SCIENCES. Par. Mr Olivier MANIGART"

Transcription

1 UNIVERSITE LIBRE DE BRUXELLES ANNEE THESE Pour obtenir le grade académique de DOCTEUR EN SCIENCES AGRONOMIQUES ET INGENIERIE BIOLOGIQUE FACULTE DES SCIENCES Par Mr Olivier MANIGART ETUDE DE DETERMINANTS DE LA TRANSMISSION DU VIH DE LA MERE A L ENFANT AU BURKINA FASO Jury : Directeur de thèse : Mr le Professeur Philippe VAN DE PERRE, co- Directrice de thèse : Mme le Professeur Carine VAN LINT, Président : Mr le Professeur Georges HUEZ, Mme le Professeur Véronique HALLOIN, Mr le Professeur Nicolas MEDA, Mr le Professeur John WERENNE, Mr le Professeur Arsène BURNY, Mr le Professeur Philippe LEPAGE. 1

2 Couverture : route Ouagadougou Bobo-Dioulasso, juillet

3 A ma petite fille adorée, Isia, 3

4 4

5 Je me suis réveillé, tiré de la lourde torpeur d une sieste de saison sèche par des cris stridents et des acclamations saccadées qui provenaient du devant de ma cour. Je me suis levé lourdement et j ai écarté le pagne qui protège de la lumière et de la chaleur tellement vives en cette période, pour découvrir que les «Masques» étaient descendus dans la rue. Au contraire, la lumière était diffuse et sinistre et la lourdeur de l air était telle qu une angoisse profonde m étreignit instantanément. En général, les «Masques» sortent lors de périodes rituelles ce qui n était pas le cas ou, au cours de phénomènes étranges. Ce sont les initiés qui portent le masque et qui fustigent à tout-vas : c est souvent l occasion de corrections exemplaires pour ceux qui se sont mal comportés ou de vengeances personnelles. J ai levé les yeux pour observer le ciel : il était obscurci d un halo de nuages circulaire d un diamètre de ce qui semblait être plusieurs kilomètres. Le contour était cintré d un arc-en-ciel et c est cela qui donnait cette lumière claire-obscure. Jamais je n avais observé un tel phénomène ; pour peu, j en aurais suivi les Masques. Les gens d ici disent que lorsque cela se produit, une personne importante va mourir. Moi, j ai plutôt pensé à la détresse des milliers de personnes qui souffrent dans ce pays déjà si pauvre. Ma réalité ; ma détresse! Anonyme (festival Sida Ka Taa, 2001) 5

6 6

7 TABLES DES MATIERES : Résumé : Abstract : Liste des tableaux : Liste des figures : Abréviations : Définitions : Données démographiques et sanitaires du Burkina Faso : I. INTRODUCTION : Présentation du sujet : Origine et évolution génétique du virus : Origines des virus VIH-1 et VIH-2 : Causes et conséquences de la variabilité Faible fidélité de la transcriptase inverse : Fort taux de réplication Recombinaisons Pressions de sélection du système immunitaire : Conséquences : Classification du VIH-1 : Trois groupes, 9 sous-types et plusieurs formes recombinantes (CRF) : Critères de définition des sous-types et CRF : Variabilité du VIH et conséquences : Efficacité des tests de sérodiagnostic et de suivi des patients : Mise au point d un vaccin : Réponse aux antirétroviraux : Le HMA : un outil pour l étude de la variabilité du VIH? Outils dont on dispose pour étudier la variabilité : Le séquençage suivi d analyses phylogénétiques : Le sérotypage : Les techniques de PCR spécifiques : La technique d Heteroduplex Mobility Assay: La problématique des surinfections :

8 6.1. La surinfection chez l adulte : La surinfection dans le contexte de la TME : Modalité de la TME et impact de la variabilité virale : Transmission in utero : Modulation des mécanismes immunitaires maternels durant la grossesse : Timing de la transmission in utero : Histologie du placenta : Mécanismes potentiels de la transmission in utero : Transmission de souches SI versus NSI : Passage de variants mineurs? Génotype et transmission in utero : Transmission intra-partum : Timing de la transmission intra-partum : Immunologie du tractus génital féminin associée au VIH : Insertions et délétions? Transmission post-partum : Histologie de la glande mammaire : Variabilité virale et transmission par l allaitement : Virus libres ou formes provirales : Immunologie du compartiment mammaire associée au VIH et à la TME : Portes d entrée chez le nouveau-né : Impact de la charge virale sur la TME dans le contexte d un traitement court à l AZT (Zidovudine) : Dynamique de la réplication virale lors d une monothérapie : Impact de la charge virale dans le sang sur la TME : Impact de la charge virale dans les sécrétions cervico-vaginales (SCV) sur la TME : Modulations physiologiques du tractus génital associées à une susceptibilité infectieuse : Corrélation de la CV plasmatique avec la CV des sécrétions cervicovaginales : Facteurs associés à la présence du VIH dans les SCV : Impact de la charge virale dans le lait maternel sur la TME : Compartimentalisation de la CV : Déterminants d une charge virale élevée dans le lait maternel : Influence de la vitamine A sur la TME du VIH : Rôle de la Vit A sur l immunité : Rôle de la Vit A sur l infection par le VIH :

9 II. BUTS DE NOTRE TRAVAIL : III. RESULTATS : Partie I : Résultats de l étude DITRAME : Présentation de l étude Ditrame (articles 1 & 2) : Effectifs testés : Efficacité de la prophylaxie ZDV à six mois : Compliance : Mortalité évaluée à 18 mois : Mortalité parmi les enfants non infectés par le VIH : Causes de décès : Partie II : Résultats de l étude des charges virales dans trois compartiments physiologiques : le sang, les SCV et le lait maternel : Etude de l influence des charges virales libres dans le sang sur la TME (article 3) : Effectifs testés : Résultats à l inclusion (34 à 36 semaines d aménorrhée) : Résultats à J8 post-partum : Résultats par groupes de transmission et groupes de «traitement» : Analyse univariée par régression logistique ajustée sur le nombre de CD4 : Analyse multivariée : Etude de l influence des charges virales libres et provirales dans les SCV sur la TME (article 4 en préparation) : Description de l effectif analysé : Comparaison du niveau biologique d immunodéficience entre MT et MNT : Comparaison des MT et MNT en terme de détectabilité des ARN et en moyenne des CV libres : Comparaison des MT et MNT en terme de détectabilité des ADN et en moyenne des charges provirales : Comparaison des charges virales plasmatiques de l échantillonnage de l étude : Analyse univariée des déterminants de la TME dans cet échantillon: Analyse multivariée : Etude de l influence des charges virales libres dans le lait maternel sur la TME (article 5 JID sous presse) : Description des effectifs testés pour cette étude : Comparaison des CVlm des MT et des MNT (396 échantillons) : Analyse des déterminants de la transmission postnatale : régression logistique, analyses univariées et multivariées : Comparaison de la CVlm chez les TP et chez les MNT en fonction du traitement (314 échantillons) : Analyse de l évolution des CVlm des femmes ayant transmis le virus post-partum : Analyse des CVlm sur des effectifs disposant de prélèvements à différentes dates choisis de manière aléatoire :

10 2.4. Etude de l influence de la vitamine A sur la TME (article 6) : Partie III : Analyse de la variabilité du VIH-1 et de son importance dans la TME : Analyse de la diversité des souches circulant en France dans le contexte de la «French National Cohort Study» (article 7) : Effectifs testés : Résultats du sous-typage par HMA env : Analyse de la diversité des souches circulant au Burkina Faso (abstract CISMA 2001 communication orale) : Effectifs testés : Résultats du sous-typage par HMA env : Résultats du sous-typage par séquençage : Comparaison des résultats HMA env et séquençage : Etude des surinfections par une technique de HMA autologue (article 8) : Validation de la technique de HMA autologue pour identifier les co-infections : Coinfections VIH-1 potentielles au sein de notre cohorte : Caractérisation des souches des femmes coinfectées : Identification des surinfections : Prévalence des surinfections dans notre cohorte de Femmes Vulnérables Face au VIH : Description détaillée des surinfections : Etude des surinfections dans le contexte de la TME par une technique de HMA autologue (étude en cours) : Effectifs testés : Timing de l infection, charges virales des enfants : Présence potentielle de coinfection : Mortalité des enfants testés : Mortalité globale des enfants de la cohorte : Séquençage des variants des deux populations virales : Caractéristiques des mères des enfants présentant des profils de coinfection par HMA : IV. DISCUSSION et PERSPECTIVES : V. MATERIEL & METHODES : Description de l étude DITRAME : Procédures d inclusion : Prophylaxie ZDV ou placebo : Diagnostic PCR jusqu à six mois et diagnostic sérologique ensuite : Diagnostic par sérologie : Analyses statistiques de l efficacité de la ZDV sur la diminution de la TME : Etude des charges virales plasmatiques : Design de l étude :

11 2.2. Comparaison statistique des CVpl entre T et NT et entre groupes de traitement : Etude des charges virales dans les SCV : Design de l étude : Techniques de prélèvement de SCV : Comparaison statistique des CVscv entre T et NT : Etude des charges virales dans le lait maternel : Design de l étude : Comparaison statistique des CVlm entre T et NT et entre groupes de traitement : Techniques utilisées pour les mesures des charges virales dans les différents compartiments : Etude des charges virales par la technique du DNA branché (Bayer-Chiron, Quantiplex 340 TM, version 3.0, E. Walpole, MA, USA) : Etude des charges virales par la technique Amplicor (Amplicor HIV Monitor, version 1.5, Roche Diagnostics Systems Inc, Branchburg, New Jersey, USA): Extraction particulière de l ARN par la technique de Boom (Nuclisens Kit Organon Teknika, Boxtel, NL) : Etude des surinfections chez l adulte et des surinfections potentielles chez les enfants : Description de la cohorte de Femmes Vulnérables Face au VIH : Amplification par PCR nichée et HMA autologue dans la région env : Manipulation des échantillons de sang pour l étude des surinfections : Clonage des ADN à partir des fragments d acrylamide contenant les hétéroduplexes divergents : Séquences et analyses phylogénétiques de deux clones divergents par individu potentiellement infecté : Etude de l impact du taux de vitamine A sur la TME : VI. REFERENCES : VII. ANNEXES :

12 12

13 VII. ANNEXES : 225 Annexe 1 : Article 1 : month efficacy, tolerance, and acceptability of a short regimen of oral zidovudine to reduce vertical transmission of HIV in breastfed children in Cote d'ivoire and Burkina Faso: a double-blind placebocontrolled multicentre trial. DITRAME Study Group. 227 Dabis F; Msellati P; Meda N; Welffens-Ekra C; You B; Manigart O; Leroy V; Simonon A; Cartoux, Combe P; Ouangre A; Ramon R; Ky-Zerbo O; Montcho C; Salamon R; Rouzioux C; Van de Perre P; Mandelbrot L. Lancet 1999 Mar 6;353(9155): Annexe 2 : Article 2 : month mortality and perinatal exposure to Zidovudine in West Africa. 237 Dabis F., Elanga N., Meda N., Leroy V., Viho I., Manigart O., Dequae-Merchadou L., Msellati P., Sombie I. for the Ditrame Study Group AIDS 2001, 15 : Annexe 3 : Article 3 : 249 Maternal plasma viral load, Zidovudine and mother-to-child transmission of HIV-1 in Africa Leroy V., Montcho C., Manigart O., Van de Perre P., Dabis F., Mselatti P., You B., Simonon A., Rouzioux C., for the Ditrame ANRS 049a trial. AIDS 2001, 15(4) ; Annexe 4 : Article 4 : 257 Maternal viral load in vaginal fluids and mother-to-child transmission of HIV-1 in Côte d Ivoire and Burkina Faso : the Ditrame ANRS 049a and 049b trials. 257 Manigart O, Leroy V, Burgard M, Dequae-Merchadou L, Meda N, Msellati P, Mandelbrot L, Dabis F, Van de Perre P, Rouzioux C for the Ditrame Study Group (ANRS 049a and 049b clinical trials). En cours de rédaction. 257 Annexe 5 : Article 5 : 273 Effect of Perinatal Zidovudine Treatment on the Evolution of Cell-free HIV-1 in Breast Milk and on Postnatal Transmission 273 Manigart O., Crépin M., Leroy V., Meda N., Valéa D., Rouet F., Dequae Merchadoux L., Dabis F., Rouzioux C., Van De Perre P. for the DITRAME Study Group. JID, 2004;190: Annexe 6 : Article 6 : 287 Maternal vitamin A status and mother-to-child transmission of HIV in West Africa. 287 Castetbon K., Manigart O., Bonard D., Thomas M.J., Dumon M.F., Malvy D., Van de Perre P., Dabis F. for the DITRAME Study Group. AIDS. 2000, 14(7) : Annexe 7 : Article 7 : 293 Diversity of HIV-1 genetic subtypes in France, in the context of mother-to-child transmission Chaix M.L., Manigart O., Letourneur F., Burgard M., Mayaux M.J., Rouzioux C. The French Pediatric Cohort Study Group. AIDS Feb 18 ; 14(3) : Annexe 8 : Article 8 : 297 Identification of two superinfection in a cohort of commercial sex workers in Burkina Faso by a technique of autologuous heteroduplex mobility assay. 297 Manigart O, Courgnaud V, Sanou O, Valea D, Meda N, Ouangré A, Delaporte E, Van de Perre P, Peeters M. AIDS Aug 20;18: Annexe 9 : Article 9 : 307 Van De Perre P, Meda N, Manigart O. AIDS 2001;15(5): Annexe 10 : 311 Tableau des essais vaccinaux dans le monde 311 Annexe 11 : Tableau des essais de PTME dans le monde

14 14

15 Remerciements : Avant tout, je tiens à remercier mon père, parti trop tôt le 10 mai 2003, pour le soutien qu il m a toujours apporté et l exemple passionné de vie qu il m a donné. J aurais tellement voulu qu il puisse voir ce travail accompli et que je puisse l en remercier de vive voix Bien sûr, au même titre, je remercie ma mère, pour les espoirs continus qu elle a mis en moi et le dévouement indéfectible dont elle a fait preuve lors de circonstances parfois difficiles. Que ce travail soit l occasion de lui dire toute ma profonde reconnaissance et ma sincère gratitude. Je les remercie tous deux des nombreuses visites qu ils m ont rendues dans les différents lieux, souvent éloignés où je me suis rendu. Elles m ont mis du baume au cœur et m ont encouragées dans la conviction que le travail que j accomplissais était «la bonne voie» et selon les valeurs qu ils m avaient enseignées. Je remercie également mes frères, Stéphane et Yannick, toujours à mes côtés où que j aille. Et mes chères cousines, Eléonore et Alice. Mon grand-père, Cara, venu me voir à 90 ans au Burkina Faso. Cet acte seul démontre le tempérament de toute une vie, de l importance de la rencontre et de la découverte d autres cultures. De même que mon oncle Pierre, baroudeur invétéré de toutes les mers du monde. Cette envie «génétique» de partir à l aventure n aurait abouti à rien sans mon oncle, le Dr Michel Caraël, qui a généré mon intérêt pour la recherche contre le Sida, en 1983, et m a convié au Rwanda en 1987, avant même que je ne commence mes études universitaires. Que le courage et l engagement de ces pionniers soit ici salué. Parmi ces pionniers se trouvait le Professeur Philippe Van de Perre, qui fait partie de ceux qui, au plus tôt, ont pu voir le danger que constituait le VIH et qui ont consacré leur vie à la recherche de solutions adaptées, essentiellement contre la transmission de la mère à l enfant et en Afrique. Il m a transmis sa passion dès notre première rencontre et, encore aujourd hui, à chacune de nos entrevues, de nouvelles pistes de réflexion s ouvrent à moi. Ses conseils pertinents, son enthousiasme exaltant m ont toujours galvanisé et poussé à aller de l avant. Merci pour tout Philippe, c est grâce à toi que j ai pu réaliser mon rêve d aller travailler dans la recherche contre le Sida dans un pays en voie de développement. Merci aussi de m avoir encadré dans tous mes travaux et d avoir accepté d être mon directeur de thèse. Se trouvait aussi le Pr Philippe Lepage, qui m a emmené dans le premier centre de recherche qu il m a été donné de voir en Afrique et a éveillé en moi l intérêt d un jeune étudiant pour la recherche scientifique et pour la vie en brousse. Merci pour tout cela et merci d accepter de faire partie de mon jury de thèse. Occasion m est donnée aussi de remercier le Professeur Arsène Burny dont les leçons magistrales, dès les premières heures passées en faculté m ont convaincues que je faisais le meilleur choix en m orientant vers la biologie moléculaire. Mille Merci d accepter d être membre de mon jury, c est pour moi un grand honneur. Je tiens à remercier avec la plus chaleureuse amitié, le Docteur Nicolas Meda, qui m a toujours conseillé sagement et m a encadré dès mes premières heures au Centre Muraz. 15

16 16

17 Puisse-t-il y avoir de nombreux chercheurs de cet acabit et des solutions se mettront en place dans les pays qui subissent le plus ce terrifiant fléau. Merci aussi d accepter de faire partie de mon jury. J ai un jour comparé le Centre Muraz à une grande école, tellement l occasion nous était donnée d échanger des idées, de confronter nos points de vue, de progresser et que l atmosphère y était bon enfant. C est cette image que je garde de mes cinq années passées làbas et j en profite pour remercier tous mes amis et collègues dont je ne pourrai citer tous les noms puisque plus de cent personnes y travaillent. Je pense tout particulièrement au Dr Thierry Baldet, ami de la première heure, le Dr Hubert Barennes, le Dr Yves Traore, le Dr Honoré Meda, le Dr Abdulaye Diabaté, le Dr Amadou Ouangré, le Dr Georges Dahourou, le Dr Abdulaye Ouedraogo, le Dr Seydou Yaro, le Dr Issiaka Sombier, le Dr Lucille Gauthier- Charpentier, le Dr Serge Diagbouga, Ibrahim Diallo, Thérèse Kagone, Maria-Augusta Aurora, Diane Valéa, Oumar Sanou, Djénéba Ouattara, Odette Ky-Zerbo, Guylain Préteseille, Jean Ballier, Alex Dutheil etc. Toute mon admiration et mes remerciements vont également aux Docteurs Adrien Sawadogo et Aristide Yameogo de l Hôpital Sorou Sanon qui accomplissent un travail exemplaire, souvent ingrat et extrêmement difficile. Notre travail n aurait aucun sens sans les membres des associations de lutte contre le sida, dont la liste exhaustive serait bien trop longue aussi, et qui réalisent une tâche sans pareille à l Hôpital Sorou Sanon et ailleurs à Bobo-Dioulasso, principalement, Christine Kafando, Colette Koala, Fatimata Sereme, Martine Somda, Djénéba Drabbo, Clarisse Kyélem, Edith. Les travaux que je présente sont bien évidemment le fruit d une collaboration soutenue avec d autres équipes que j aimerais remercier aussi : avant tout, ma collègue et amie le Dr Valérie Courgnaud du Laboratoire de rétrovirologie de l U36 de l IRD (Institut de Recherche et Développement) à Montpellier, le Dr Pierre Becquart, le Dr Martine Peeters et le Pr Eric Delaporte, ainsi que Christelle Butelle pour sa constante bonne humeur et son redoutable humour. Ainsi que l équipe bordelaise de l U 593 Institut de Santé Publique, Epidémiologie et Développement (ISPED), Université Victor Segalen Bordeaux 2, partenaire inséparable du projet DITRAME dont les plus ardents protagonistes ont fait un travail remarquable : le Pr François Dabis, le Dr Valériane Leroy, le Dr Katia Castetbon, Laurence Dequae-Merchadoux et Marie-Pierre Martin (il fait chaud) qui durent supporter mes innombrables questions et coups de téléphones. Sans oublier, le Dr Alice Desclaux dont les enquêtes anthropologiques nous éclairent sur bien des aspects que nous ne mesurons pas derrière les murs de nos laboratoires. Et nos alter ego de Abidjan : le Dr Philippe Mselatti, pour ses conseils avisés dans les situations les plus complexes, Bruno You, le Dr Xavier Anglaret, le Dr François Rouet, Dominique Bonnard, Gwenolla Gourvelec. Et bien sûr, l équipe du Pr Christine Rouzioux du laboratoire de virologie de l Hôpital Necker Enfants-Malades qui m a permis de faire mes armes dans les techniques qui concernent l étude de la transmission de la mère à l enfant du VIH : le Dr Marianne Burgard, qui m a sauvé des eaux plus d une fois, le Dr Marie-Laure Chaix qui m a initié aux techniques de HMA avec Franck Letourneur, mes chers amis Serge Ivanoff et Eric Abachin. Merci beaucoup Christine de m avoir accueilli pendant plus d un an et demi. 17

18 18

19 Sans oublier le Pr Edouard Janoff du Mucosal and Vaccine Research Center (MAVRC), University of Minnesota School of Medicine et toute sa famille (Nancy, Jordan & André), qui m a accueilli chez lui avec tant de chaleur et m a permis de venir dans son laboratoire apprendre les techniques de culture de cellules du lait maternel. Un clin d œil particulier aussi à Anthony Agadzi. Bien souvent, nous avons eu besoin de conseils et de réorientation par rapport à nos projets de recherche ; dans ce but, notre Directeur a eu le bon sens de solliciter des chercheurs prestigieux des institutions les plus renommées afin d élaborer un Comité Scientifique dont je tiens à remercier les membres dont les précieuses critiques nous ont permis de mener à bien nos travaux : Le Pr Michel Rey (Faculté de médecine de Clermont-Ferrand), le Pr Roger Salamon (Université Victor Segalen Bordeaux 2), le Pr Marc Coosemans (Département de parasitologie de l Institut de Médecine Tropicale d Anvers), le Pr Mireille Prince-David (Institut Pasteur de Lomé), le Pr Mireille Dosso (Institut Pasteur d Abidjan). De même que les responsables de l Agence Nationale de Recherche contre le Sida (ANRS) en France qui, en plus de l appui méthodologique et financier, nous ont toujours prodigué des conseils avisés : le Pr Michel Kazachkine, le Dr Brigitte Bazin, Mme Chantal Canon. Par ailleurs, je tiens à remercier vivement mes amis de l association «Sida Ka Taa», qui fut une expérience inoubliable dans laquelle nous nous sommes tous investis avec une conviction sans pareil : Alex Dayo, Thomas Vergès, Moktar Traore, Abdrahmane Berthe, Anselme Sanou, Lionel Romier, Peter Soldan, le Dr Robert Cazal, les membres du Centre Muraz et tous les autres bénévoles qui se sont investis dans cette formidable aventure. Mon expérience africaine dans la lutte contre le sida aurait été incomplète sans un travail plus près des patients, et sans doute, plus pragmatique. C est pourquoi, je tiens à remercier également mes collègues de Médecins Sans Frontières dont je salue le travail courageux et efficace : Pascale Chaillet, le Dr Peter Firmenich, le Dr Annick Faure, le Dr Gérald Viretto, le Dr Alain Hien, le Dr Bernard Sawadogo, le Dr Mireille Cissé, Yacouba Kabore, Raymond Ouedraogo, Aïssita Ouedraogo, Johanna, Mme Karambiri, Nabi, Nikiema et Cyrille du Centre Médical à Antenne chirurgicale de Pissy. Ce travail n aurait pu être réalisé sans l accueil cordial que m a fait l équipe du Professeur Carine Van Lint. Grâce à ses nombreux et pertinents conseils, je pourrai soutenir ma thèse en temps et en heure. Merci d avoir accepté d être ma co-directrice de thèse. Ainsi que grâce aux conseils du Dr Martine Thily et ceux du Dr Vincent Quivy. Merci mille fois à vous tous. Je tiens à adresser un remerciement tout particulier au Pr Georges Huez, de la Faculté des Sciences de l ULB, qui a accepté de présider ma soutenance, ainsi que au Dr Véronique Halloin et au Dr John Werenne de l Ecole des Ingénieurs en agronomie en Biotechnologie de l ULB pour avoir accepté de participer à mon jury de thèse : c est pour moi un grand honneur de pouvoir présenter mon travail à des chercheurs de votre renommée. J ai un souvenir nostalgique de mes premiers pas en laboratoire de biologie moléculaire, à la Faculté des Sciences Agronomiques de Gembloux (et de toutes les merveilleuses années que j y ai passé d ailleurs), où j ai appris les techniques et la rigueur qui me servent encore aujourd hui. Je remercie toute l équipe qui m a appris à manier pipettes et éprouvettes, principalement, le Pr Richard Kettmann, le Dr Luc Willems, le Dr Franck, Renée, et tous les autres. 19

20 20

21 Je remercie également mes amis : Laurent Biernaux & Louise, Riton Galet & Marie-Hélène Masuka, Eric & Fabi & Roméo Van de Casteele, Laurent & Hannan, Sammy et Lina Lois, Pascal Joukowky et sa famille, Serge Rydlewski, Peter Soldan & Patsy & Colas, Philippe Malempré, Serge et Sylvie, Pauline et Maude Ivanoff, Eric et Eliane Abachin et famille, Florimond & Nadia et les enfants Dufoor, Fred & Marianne & Zoé Dufoor, Nathalie Boutonnet & Laurent Van de Casteele, Sophie Nollevaux, Séverine, Billitis, Inès, Alexandra Dufay et Lou Manigart. La bande : Vanessa Geuens, Daisy, Dim et Natacha Winners, Jo Giammorcaro, Pascal Collard, Patrick & Sihem, Leila & Salma Tielemans, Xav Deblier, Chris Meester & Nana Kouyoumdjisky & Milena, Nordinne Daouiat, Thierry Muller, Greg Kauffman, Stephane Kurgan, Dominique Sick, Philippe Speltincks, Valérie Cops & Olivier Hasquin. Les Gembloutoix : Vincent Leclerc et Sigrid Demeester et la famille, Pierre-Yves Dubois, Cédric Vermeulen, Bruno Portier, Alain Houyoux et Francine, Khalifa Traore, Michel Custers. Les amis du Burkina Faso : Thierry Baldet, Vinze Michel, Guylain Prêteseille, Lionel Ronnier & Soph, Abdulaye Kindo, Alex Dayo, Benoît Varenne et Alexandra, Clément Palé, Bernard & Mariam Gasca, les Saint-Michel, Marion, Pierre et Saskya, Gilberte Nombré, Etienne Bambara dit le Cee, Abdelkader Mercheri, Dominique & Catherine et les enfants Roberfroid, Sammy Lebel & Claudine et les enfants, Colas Hou & Sanata Nikiema, Pierre & Appauline Crozier et les enfants, Fulgence Coulibaly, Thomas Verges & Monique Sanou, les sœurs Hema et toute la famille, et surtout, la famille Ouattara, Mamadou, Delphine, Bouba et Assane. Et Christelle 21

22 22

23 Résumé : De 1994 à 1998, s est déroulé l essai clinique DITRAME ANRS 049a qui a démontré, pour la première fois, l acceptabilité, la tolérance et l efficacité d un traitement court de zidovudine (ZDV) sur la diminution de la TME. Notre travail s est inscrit dans le cadre de cet essai et a eu pour but d en analyser certains des aspects virologiques et leur rapport avec la transmission de la mère à l enfant du VIH (TME). D une part, nous avons analysé les niveaux de réplication virale dans différents compartiments physiologiques : le sang, les sécrétions cervico-vaginales (SCV) et le lait maternel (LM) et leur rapport avec la transmission, par des études cas-témoins nichées dans la cohorte DITRAME. Nous avons démontré le rapport entre la charge virale libre (CV) dans le plasma à 34 semaines d aménorrhée et à J8 postpartum et la TME dans le contexte africain où la probabilité d avoir un allaitement exclusif à un an est de 46,6%, et analysé leur rapport avec le traitement ZDV. Nous avons également démontré que la TME est essentiellement due à une charge provirale plus élevée dans les SCV dans notre contexte. De plus, grâce à la mise au point d une technique, nous avons démontré que la ZDV avait un effet global marqué sur la diminution de la CV libre dans le LM. Il s agit de la première étude mettant en relation la CV dans le lait avec la transmission postnatale. De même, nous avons observé une différence très hautement significative entre les charges virales libres des femmes ayant transmis le VIH et les non transmettrices. De plus, nos analyses univariée et multivariée démontrent que la CVlm mesurée en log 10 de la lactation précoce (J8) est un facteur indépendant très significativement associé à la TME. Chez les femmes ayant transmis le virus durant le post-partum et non traitées à la ZDV, la CVlm médiane a décru de 1608 copies/ml (c/ml) à J8 à 346 c/ml à J45. Par contre, chez les femmes ayant transmis le virus mais ayant reçu un traitement ZDV, la CVlm médiane évolue de 56 c/ml à J8 à 470,5 c/ml à J45. Cette tendance marquée à un effet rebond de la CVlm à J45 laisse penser que la TME qui a lieu chez les femmes traitées à la ZDV pourrait être une conséquence de l arrêt de ce traitement, comme observé chez les adultes après arrêt du traitement HAART. D autre part, nous avons étudié la variabilité du VIH en fonction de la TME. Dans un premier temps, nous avons analysé la diversité du VIH-1 chez des mères africaines vivant en France, et par après au Burkina Faso. Ensuite, grâce à l élaboration d une nouvelle technique, nous avons démontré que le HMA pouvait être un outil adapté à l étude des co- et sur-infection chez l adulte. Nous avons identifié de cette manière deux surinfections parmi 147 femmes analysées au sein d une cohorte de femmes à haut risque de surinfection. Nous avons ensuite utilisé ce moyen pour étudier des enfants de la cohorte DITRAME infectés in utero qui auraient pu se surinfecter durant le peripartum ou ensuite par l allaitement. Sept enfants parmi 18 analysés, présentant des profils HMA à suspicion de coinfection et qui présentaient un taux de mortalité plus élevé que la normale, ont été identifiés. Leurs séquences provirales env sont en cours d analyse actuellement. Par ailleurs, nous avons confirmé le fait que le taux de vitamine A n a pas d influence sur la TME. 23

LE SIDA: UNE AFFECTION DU SYSTEME IMMUNITAIRE

LE SIDA: UNE AFFECTION DU SYSTEME IMMUNITAIRE LE SIDA: UNE AFFECTION DU SYSTEME IMMUNITAIRE Introduction: Le SIDA, ou syndrome immunodéficience acquise, est une maladie due à un virus, le virus de l'immunodéficience humaine ou VIH (HIV: Human Immunodeficiency

Plus en détail

Résistance du VIH-1 aux antirétroviraux dans les compartiments anatomiques et cellulaires

Résistance du VIH-1 aux antirétroviraux dans les compartiments anatomiques et cellulaires Résistance du VIH-1 aux antirétroviraux dans les compartiments anatomiques et cellulaires Jade GHOSN Laboratoire de Virologie CHU Necker-Enfants Malades EA MRT 3620 Paris 5 Réservoirs anatomiques du VIH:

Plus en détail

Prévention de la transmission mère enfant (PTME) Comité de liaison NIGER Octobre 2009 Dr gilles Raguin, GIP ESTHER

Prévention de la transmission mère enfant (PTME) Comité de liaison NIGER Octobre 2009 Dr gilles Raguin, GIP ESTHER Prévention de la transmission mère enfant (PTME) Etat des lieux Comité de liaison NIGER Octobre 2009 Dr gilles Raguin, GIP ESTHER Pourcentage de femmes enceintes HIV-positive ayant reçu une PTME, 2007

Plus en détail

Virologie en Pédiatrie

Virologie en Pédiatrie Virologie en Pédiatrie Pr Coumba Touré Kane ANRS-SENEGAL Introduc3on 3,4 millions d enfants en 2010 (OMS 2011) 90% de ces enfants en Afrique sub- saharienne 260 000 enfants infectés en 2012 Baisse de 52

Plus en détail

Quels bénéfices cliniques d une indétectabilité rapide? Pascale Leclercq CHU Grenoble

Quels bénéfices cliniques d une indétectabilité rapide? Pascale Leclercq CHU Grenoble Quels bénéfices cliniques d une indétectabilité rapide? Pascale Leclercq CHU Grenoble Quels liens entre puissance et rapidité d action? Est-ce un avantage d obtenir une décroissance virale rapide? Dans

Plus en détail

TRANSMISSION DES VIRUS ET CYCLE DE MULTIPLICATION

TRANSMISSION DES VIRUS ET CYCLE DE MULTIPLICATION TRANSMISSION DES VIRUS ET CYCLE DE MULTIPLICATION II. 1 Généralités II.2 Transmission des Virus II.3 Grandes étapes de Cycle de Multiplication Attachement Pénétration Réplication Libération II. 1 Généralités

Plus en détail

Virus: Virus: Diversité génétique. Diversité génétique et variation antigénique. Virus: Conséquences épidémiologiques et thérapeutiques

Virus: Virus: Diversité génétique. Diversité génétique et variation antigénique. Virus: Conséquences épidémiologiques et thérapeutiques Virus: Diversité génétique et variation antigénique Conséquences épidémiologiques et thérapeutiques M. Segondy Virus: Diversité génétique Virus: Génome + Capside ± Enveloppe 1 Virus: Diversité génétique

Plus en détail

Bienvenue. Chers collègues, chers amis,

Bienvenue. Chers collègues, chers amis, Séminaire sur la prise en charge pédiatrique du jeune enfant infecté par le VIH dans les pays de faible prévalence en Afrique, au sein du réseau MONOD ANRS 12206 Du 8 au 9 septembre 2011 Organisé par l

Plus en détail

Généralités sur les virus Structure, Réplication, Évolution

Généralités sur les virus Structure, Réplication, Évolution Généralités sur les virus Structure, Réplication, Évolution Les virus sont des microorganismes de très petite taille, 20 à 300 nanomètres, 100 fois plus petit qu une bactérie, non visibles en microscopie

Plus en détail

Immunité anti-tumorale

Immunité anti-tumorale Immunité anti-tumorale Professeur M GUENOUNOU Laboratoire d Immunologie & Microbiologie UFR de Pharmacie 51100 REIMS 1- Cellules tumorales - Une tumeur est une prolifération clonale issue d une cellule

Plus en détail

LE VIRUS DE L HEPATITE E O. ROUQUET

LE VIRUS DE L HEPATITE E O. ROUQUET LE VIRUS DE L HEPATITE E O. ROUQUET A Historique L analyse rétrospective de foyers épidémiques d hépatite aiguë non A, non B en Inde laisse supposer l existence d un autre type d hépatite virale. Le virus

Plus en détail

Dépistage et diagnostic de l infection VIH: place des autotests. Véronique Lemée Virologie CHU Rouen

Dépistage et diagnostic de l infection VIH: place des autotests. Véronique Lemée Virologie CHU Rouen Dépistage et diagnostic de l infection VIH: place des autotests Véronique Lemée Virologie CHU Rouen Diversité génétique des VIH SIVsm SIVgor SIVcpz I Au moins 13 transmissions du singe à l Homme 2 types

Plus en détail

PLATEFORME DE RECHERCHE BIOLOGIQUE, TRANSFERT DE COMPETENCES AU CeDReS

PLATEFORME DE RECHERCHE BIOLOGIQUE, TRANSFERT DE COMPETENCES AU CeDReS PLATEFORME DE RECHERCHE BIOLOGIQUE, TRANSFERT DE COMPETENCES AU CeDReS (Centre de Diagnostic et de Recherche sur le SIDA et les Affections Opportunistes) Hervé MENAN, Christine ROUZIOUX HISTORIQUE 1992

Plus en détail

Charges virales basses sous traitement: définition impact virologique. Laurence Bocket Virologie CHRU de Lille

Charges virales basses sous traitement: définition impact virologique. Laurence Bocket Virologie CHRU de Lille XVIIe Journée Régionale de Pathologie Infectieuse 12 octobre 2010 Charges virales basses sous traitement: définition impact virologique Laurence Bocket Virologie CHRU de Lille conflits d intérêts subventions,

Plus en détail

Comment se manifeste cette maladie? Comment repérer la séropositivité au SIDA? -> Discussion préparatoire.

Comment se manifeste cette maladie? Comment repérer la séropositivité au SIDA? -> Discussion préparatoire. I.7 Immunologie 1/4. Le SIDA Le système immunitaire est l ensemble des cellules et tissus d un individu pouvant s opposer à la pénétration et à l infection par des micro-organismes. Les moyens «de défense»

Plus en détail

Journées scientifiques du site ANRS Cameroun: 15-16 novembre 2011

Journées scientifiques du site ANRS Cameroun: 15-16 novembre 2011 Journées scientifiques du site ANRS Cameroun: 15-16 novembre 2011 Projet ANRS-12186 Évaluation de l échec virologique et résistance aux ARV chez des patients VIH positifs pris en charge dans les programmes

Plus en détail

DÉTECTION DU GÉNOME DU VIH

DÉTECTION DU GÉNOME DU VIH DÉTECTION DU GÉNOME DU VIH AU SEIN DES FRACTIONS DU SPERME Classement NABM : 16-02 - code : non codé JUILLET 2006 Service évaluation des actes professionnels 2 avenue du Stade de France 93218 Saint-Denis

Plus en détail

Le choix d une stratégie de prévention et du traitement antirétroviral prophylactique dépend avant tout de l état immunovirologique de la mère.

Le choix d une stratégie de prévention et du traitement antirétroviral prophylactique dépend avant tout de l état immunovirologique de la mère. - 1 - Vingt cinq ans après la première manifestation du syndrome d immunodéficience acquise, le SIDA est devenu la maladie la plus dévastatrice que l humanité ait jamais connue. Dans le monde, il figure

Plus en détail

Principales techniques utilisées en génie génétique Ces différentes techniques peuvent également se combiner entre elles. Séquençage de l ADN

Principales techniques utilisées en génie génétique Ces différentes techniques peuvent également se combiner entre elles. Séquençage de l ADN Principales techniques utilisées en génie génétique Ces différentes techniques peuvent également se combiner entre elles Séquençage de l ADN 1- Un brin complémentaire de l ADN à séquencer est fabriqué

Plus en détail

TYPAGE HLA CROSSMATCH ANTICORPS ANTI-HLA

TYPAGE HLA CROSSMATCH ANTICORPS ANTI-HLA 16/11/12 TYPAGE HLA CROSSMATCH ANTICORPS ANTI-HLA Chantal GAUTREAU LABORATOIRE HLA S E R V I C E D I M M U N O L O G I E E T D H I S T O C O M PAT I B I L I T É, A P - H P, HÔPITAL SAINT LOUIS, PARIS,

Plus en détail

ANRS-FUNDED RESEARCH IN THE DEVELOPING WORLD

ANRS-FUNDED RESEARCH IN THE DEVELOPING WORLD ANRS-FUNDED RESEARCH IN THE DEVELOPING WORLD Brazil Burkina Faso (Bobo Dioulasso) Cambodia (Phnom Penh) Cameroon (Yaounde) Côte d Ivoire (Abidjan) Senegal (Dakar) Vietnam (Ho Chi Minh City) South Africa,

Plus en détail

L'ADN mitochondrial a été découvert en 1962 par Margit MK Nass et Sylvan Nass par microscopie électronique.

L'ADN mitochondrial a été découvert en 1962 par Margit MK Nass et Sylvan Nass par microscopie électronique. L L'ADN mitochondrial a été découvert en 1962 par Margit MK Nass et Sylvan Nass par microscopie électronique. Figure 1 Mitochondries observées au microscope électronique à transmission Plus tard, cet ADN

Plus en détail

Prévention de la transmission mère-enfant du VIH

Prévention de la transmission mère-enfant du VIH Prévention de la transmission mère-enfant du VIH Rapport Morlat2013 REUNION COREVIH - Vendredi 17 Janvier 2014 Docteur Yasmine DEBAB Service des Maladies Infectieuses et Tropicales CHU Rouen 1 I. Désir

Plus en détail

brochure papamamanbebe.net Comment faire un bébé? Des parents concernés par le VIH vous expliquent

brochure papamamanbebe.net Comment faire un bébé? Des parents concernés par le VIH vous expliquent 1 brochure Comment faire un bébé? Des parents concernés par le VIH vous expliquent OUI c est possible de faire un bébé quand on a le VIH! Alors, comment faire? Vous devez protéger votre partenaire et votre

Plus en détail

Génie génétique. Définition : Outils nécessaires : Techniques utilisées : Application du génie génétique : - Production de protéines

Génie génétique. Définition : Outils nécessaires : Techniques utilisées : Application du génie génétique : - Production de protéines Génie génétique Définition : Ensemble de méthodes d investigation et d expérimentation sur les gènes. Outils nécessaires : ADN recombinant, enzyme de restriction, vecteur, banque ADNc, sonde nucléique...

Plus en détail

Lettre à l éditeur. Résistance du VIH aux Antirétroviraux : Quoi de neuf au Mali? Quelles. perspectives?

Lettre à l éditeur. Résistance du VIH aux Antirétroviraux : Quoi de neuf au Mali? Quelles. perspectives? Lettre à l éditeur Résistance du VIH aux Antirétroviraux : Quoi de neuf au Mali? Quelles perspectives? HIV Antiretroviral Drug Resistance: What s new in Mali? What is the future? Maiga AI 1,2, Sangare

Plus en détail

2-1- Modalités de la trithérapie antirétrovirale chez la femme enceinte

2-1- Modalités de la trithérapie antirétrovirale chez la femme enceinte PRÉVENTION DE LA TRANSMISSION MÈRE-ENFANT 2-1- Modalités de la trithérapie antirétrovirale chez la femme enceinte 2-1-1- Objectif du traitement L objectif du traitement antirétroviral est l obtention d

Plus en détail

Hépatite chronique B Moyens thérapeutiques

Hépatite chronique B Moyens thérapeutiques Hépatite chronique B Moyens thérapeutiques Dr Olfa BAHRI Laboratoire de Virologie Clinique Institut Pasteur de Tunis INTRODUCTION Plus de 300. 10 6 porteurs chroniques de VHB dans le monde Hépatite chronique

Plus en détail

Détection et prise en charge de la résistance aux antirétroviraux

Détection et prise en charge de la résistance aux antirétroviraux Détection et prise en charge de la résistance aux antirétroviraux Jean Ruelle, PhD AIDS Reference Laboratory, UCLouvain, Bruxelles Corata 2011, Namur, 10 juin 2011 Laboratoires de référence SIDA (Belgique)

Plus en détail

Analyse Chromosomique sur Puce à ADN Applications en Prénatal

Analyse Chromosomique sur Puce à ADN Applications en Prénatal Analyse Chromosomique sur Puce à ADN Applications en Prénatal Véronique Satre, Charles Coutton, Gaëlle Vieville, Françoise Devillard et Florence Amblard Maladies génétiques Anomalies chromosomiques Cytogénétique

Plus en détail

Les virus dans les aliments : un nouveau défi pour les laboratoires de microbiologie

Les virus dans les aliments : un nouveau défi pour les laboratoires de microbiologie : un nouveau défi pour les laboratoires de microbiologie Véronique ZULIANI, Institut de la Filière Porcine Jean Christophe Augustin, ENVA, ASA Qu est ce qu un virus? Microorganisme de 15 à 40 nm Environ

Plus en détail

IMMUNOLOGIE. La spécificité des immunoglobulines et des récepteurs T. Informations scientifiques

IMMUNOLOGIE. La spécificité des immunoglobulines et des récepteurs T. Informations scientifiques IMMUNOLOGIE La spécificité des immunoglobulines et des récepteurs T Informations scientifiques L infection par le VIH entraîne des réactions immunitaires de l organisme qui se traduisent par la production

Plus en détail

Diagnostic des Hépatites virales B et C. P. Trimoulet Laboratoire de Virologie, CHU de Bordeaux

Diagnostic des Hépatites virales B et C. P. Trimoulet Laboratoire de Virologie, CHU de Bordeaux Diagnostic des Hépatites virales B et C P. Trimoulet Laboratoire de Virologie, CHU de Bordeaux Diagnostic VHC Dépistage: pourquoi? Maladie fréquente (Ac anti VHC chez 0,84% de la population soit 367 055

Plus en détail

GINGIVO-STOMATITES HERPETIQUES: Quels prélèvements et quelles techniques?

GINGIVO-STOMATITES HERPETIQUES: Quels prélèvements et quelles techniques? GINGIVO-STOMATITES HERPETIQUES: Quels prélèvements et quelles techniques? Dr C. ZANDOTTI Laboratoire de Virologie du Pr D. Raoult CHU Timone, Marseille. Virus herpes simplex (HSV) Virus strictement humain,

Plus en détail

MALI MEDICAL Prise en charge de Ia toxoplasmose maternelle et...

MALI MEDICAL Prise en charge de Ia toxoplasmose maternelle et... MALI MEDICAL Article original Prise en charge de Ia toxoplasmose maternelle et... DEPISTAGE ET PRISE EN CHARGE DE LA TOXOPLASMOSE MATERNELLE ET CONGENITALE A BOBO-DOULASSO, BURKINA FASO Screening and management

Plus en détail

Espace Charles Louis HAVAS 1, rue des Huissiers - 92220 NEUILLY Métro ligne 1, station Pont de Neuilly

Espace Charles Louis HAVAS 1, rue des Huissiers - 92220 NEUILLY Métro ligne 1, station Pont de Neuilly 1 Vendredi 25 janvier 2008 : Espace Charles Louis HAVAS 1, rue des Huissiers - 92220 NEUILLY Métro ligne 1, station Pont de Neuilly 2 Immunité et exposition aux rayonnements ionisants Professeur Michel

Plus en détail

Infection VIH et Grossesse Rédigée par : Laurichesse Hélène, C Jacomet

Infection VIH et Grossesse Rédigée par : Laurichesse Hélène, C Jacomet Procédure qualité : «VIH et grossesse» Page 1 sur 6 CHU de Clermont-Ferrand Service de Gynécologie-obstétrique Pôle Gynécologie-Obstétrique biologie de la reproduction Procédure médicale Infection VIH

Plus en détail

Les méthodes de diagnostic en virologie

Les méthodes de diagnostic en virologie Les méthodes de diagnostic en virologie Pourquoi faire du diagnostic en virologie? Dons de sang, d organes et de tissus (dépistage obligatoire) Suivi biologique des infections (VIH, VHB, VHC) Mesures prophylactiques

Plus en détail

TABLE DES MATIÈRES. Avant-propos 11. Remerciements 13. Chapitre 1 - Les molécules organiques 15

TABLE DES MATIÈRES. Avant-propos 11. Remerciements 13. Chapitre 1 - Les molécules organiques 15 TABLE DES MATIÈRES Avant-propos 11 Remerciements 13 Chapitre 1 - Les molécules organiques 15 I. Les glucides 15 1. Les oses ou monosaccarides 15 2. Les diholosides ou disaccharides 15 3. Les polyholosides

Plus en détail

Nouvelles stratégies de dépistage du VIH. Dr Laurent Malato Laboratoire de Virologie CHU Bordeaux Pellegrin 12 Décembre 2011

Nouvelles stratégies de dépistage du VIH. Dr Laurent Malato Laboratoire de Virologie CHU Bordeaux Pellegrin 12 Décembre 2011 Nouvelles stratégies de dépistage du VIH Dr Laurent Malato Laboratoire de Virologie CHU Bordeaux Pellegrin 12 Décembre 2011 Point épidémiologique sur le VIH Dépistage du VIH en France 5 millions de sérologies

Plus en détail

Les outils du génie génétique.

Les outils du génie génétique. Les outils du génie génétique. I\ Les enzymes. On va se servir des enzymes pour couper, coller et synthétiser des acides nucléiques. A\ Les polymérases. Toutes les polymérases agissent de 5 vers 3. En

Plus en détail

Chapitre 10 L isolement et la manipulation de gènes. Injection d ADN étranger dans une cellule animale

Chapitre 10 L isolement et la manipulation de gènes. Injection d ADN étranger dans une cellule animale Chapitre 10 L isolement et la manipulation de gènes Injection d ADN étranger dans une cellule animale Comment amplifier un gène d intérêt? Amplification in vivo à l aide du clonage d ADN L ensemble formé

Plus en détail

infovihtal #6 hiver 2001

infovihtal #6 hiver 2001 infovihtal #6 Primo-infection Primo-infection Le stade qui suit l infection par le VIH est connu sous le nom de primo-infection ou phase aiguë de l infection à VIH. Quand le VIH entre dans l organisme

Plus en détail

Techniques Immunologiques appliquées au diagnostic

Techniques Immunologiques appliquées au diagnostic Département de Biologie Laboratoire de Biochimie - Immunologie Université Mohammed V-Agdal Faculté des Sciences Filière SVI Semestre 4 (S4) 2004-2005 Module de Biologie Humaine M 16.1 Élément d Immunologie

Plus en détail

Virologie et hépa.tes. Journées Scientifiques du Site ANRS-SENEGAL

Virologie et hépa.tes. Journées Scientifiques du Site ANRS-SENEGAL Virologie et hépa.tes Site ANRS-SENEGAL Plan Généralités VHB VHC Conclusion 350 million infected with HBV worldwide 170 million infected with HCV worldwide HBV prevalence HCV prevalence HBV and HCV are

Plus en détail

Restitution de l 'atelier 1 Protocoles thérapeutiques et aspects médicaux de la PTME

Restitution de l 'atelier 1 Protocoles thérapeutiques et aspects médicaux de la PTME Restitution de l 'atelier 1 Protocoles thérapeutiques et aspects médicaux de la PTME Modérateur : Dr Didier Koumavi Ekouevi INSERM U-897, Université Bordeaux Segalen, PACCI, Abidjan et Université de Lomé

Plus en détail

LE MEILLEUR DE LA CROI 2013 - VIROLOGIE. Marie Leoz 12 avril 2013

LE MEILLEUR DE LA CROI 2013 - VIROLOGIE. Marie Leoz 12 avril 2013 LE MEILLEUR DE LA CROI 2013 - VIROLOGIE Marie Leoz 12 avril 2013 Réservoirs, Persistance et Eradication Qu est-ce que le réservoir? Caractérisation des cellules réservoirs Stratégies de traitement précoce

Plus en détail

Infections aiguës respiratoires

Infections aiguës respiratoires Infections aiguës respiratoires Apport de la biologie moléculaire Marie-Claude Bernard D I symposium infections aiguës respiratoires 29/03/05 - p.1 Le diagnostic Culture EIA ICT (immunochromato) Immuno

Plus en détail

INTÉRÊT DES PRÉLÈVEMENTS SUR BUVARD

INTÉRÊT DES PRÉLÈVEMENTS SUR BUVARD INTÉRÊT DES PRÉLÈVEMENTS SUR BUVARD 5 e réunion viro-clinique inter-corevih «VIH, cultures et thérapeutiques» Marie Leoz, 23 mars 2013 PRÉLÈVEMENT SUR BUVARD : C EST QUOI? POURQUOI? Mode alternatif de

Plus en détail

Maladies àprévention vaccinale chez les personnes vivant avec le VIH VACCINATION CONTRE LA FIÈVRE JAUNE

Maladies àprévention vaccinale chez les personnes vivant avec le VIH VACCINATION CONTRE LA FIÈVRE JAUNE Maladies àprévention vaccinale chez les personnes vivant avec le VIH VACCINATION CONTRE LA FIÈVRE JAUNE Nathalie Colin de Verdière CVI SMIT Hôpital Saint-Louis Une maladie toujours d actualité Données

Plus en détail

CHAPITRE 3 LA SYNTHESE DES PROTEINES

CHAPITRE 3 LA SYNTHESE DES PROTEINES CHAITRE 3 LA SYNTHESE DES ROTEINES On sait qu un gène détient dans sa séquence nucléotidique, l information permettant la synthèse d un polypeptide. Ce dernier caractérisé par sa séquence d acides aminés

Plus en détail

Prévalence des génotypes du HPV à HR oncogènes dans les échantillons cervicaux analysés au Centre Pasteur du Cameroun

Prévalence des génotypes du HPV à HR oncogènes dans les échantillons cervicaux analysés au Centre Pasteur du Cameroun Prévalence des génotypes du HPV à HR oncogènes dans les échantillons cervicaux analysés au Centre Pasteur du Cameroun Richard Njouom Chef du Service de Virologie Centre Pasteur Cameroun Worshop on HPV/Cervical

Plus en détail

Les OGM. 5 décembre 2008. Nicole Mounier

Les OGM. 5 décembre 2008. Nicole Mounier Les OGM 5 décembre 2008 Nicole Mounier Université Claude Bernard Lyon 1 CGMC, bâtiment Gregor Mendel 43, boulevard du 11 Novembre 1918 69622 Villeurbanne Cedex OGM Organismes Génétiquement Modifiés Transfert

Plus en détail

Université Bordeaux Segalen - PACES 2012-2013 ED UE9s Avril 2013

Université Bordeaux Segalen - PACES 2012-2013 ED UE9s Avril 2013 Sélectionner les propositions exactes Université Bordeaux Segalen - PACES 2012-2013 ED UE9s Avril 2013 QCM 1 La plupart des techniques de biologie moléculaire repose sur le principe de complémentarité

Plus en détail

TD Révision BIO57. Connaissance et Technique du gène

TD Révision BIO57. Connaissance et Technique du gène TD Révision BIO57 Connaissance et Technique du gène Novembre 2007 Cécile BAUDOT cecile.baudot@medecine.univ-mrs.fr INSERM 910 «Génétique Médicale et Génomique Fonctionnelle» Maladies Neuromusculaires Le

Plus en détail

Annales du Contrôle National de Qualité des Analyses de Biologie Médicale

Annales du Contrôle National de Qualité des Analyses de Biologie Médicale Annales du Contrôle National de Qualité des Analyses de Biologie Médicale Charge virale de l Hépatite C : ARN-VHC ARN-VHC 05VHC1 mars 2005 Edition : novembre 2006 Annales ARN-VHC 05VHC1 1 / 14 ARN-VHC

Plus en détail

Annales du Contrôle National de Qualité des Analyses de Biologie Médicale

Annales du Contrôle National de Qualité des Analyses de Biologie Médicale Annales du Contrôle National de Qualité des Analyses de Biologie Médicale ARN du virus de l hépatite C : ARN-VHC ARN-VHC 03VHC1 Novembre 2003 Edité : mars 2006 Annales ARN-VHC 03VHC1 1 / 8 ARN-VHC 03VHC1

Plus en détail

GUIDE NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L INFECTION A VIH/sida

GUIDE NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L INFECTION A VIH/sida REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière Direction Générale de la Prévention et de la Promotion de la Santé GUIDE NATIONAL SUR

Plus en détail

Transfusions sanguines, greffes et transplantations

Transfusions sanguines, greffes et transplantations Transfusions sanguines, greffes et transplantations Chiffres clés en 2008 La greffe d organes est pratiquée depuis plus de 50 ans. 4 620 malades ont été greffés. 1 563 personnes ont été prélevées. 222

Plus en détail

Les microarrays: technologie pour interroger le génome

Les microarrays: technologie pour interroger le génome Les microarrays: technologie pour interroger le génome Patrick DESCOMBES patrick.descombes@frontiers-in-genetics.org Plate forme génomique NCCR Frontiers in Genetics Université de Genève http://genomics.frontiers-in-genetics.org

Plus en détail

Déterminants moléculaires et spécificité du Priming immunitaire chez le mollusque d eau douce Biomphalaria glabrata.

Déterminants moléculaires et spécificité du Priming immunitaire chez le mollusque d eau douce Biomphalaria glabrata. Délivré par UNIVERSITE DE PERPIGNAN VIA DOMITIA Préparée au sein de l école doctorale ED305 Energie et Environnement Et de l unité de recherche UMR5244 Ecologie et Evolution des Interactions Spécialité

Plus en détail

Le rejet aigu cellulaire

Le rejet aigu cellulaire Le rejet aigu cellulaire CUEN: 3/12/2013 Philippe Grimbert Plan Les antigènes de transplantation Le mécanisme du rejet L incidence et les outils du diagnostique Le traitement 1 Rejet aigu cellulaire Représente

Plus en détail

Prévention de la transmission du VIH en Afrique Subsaharienne, expérience eu Burundi.

Prévention de la transmission du VIH en Afrique Subsaharienne, expérience eu Burundi. Prévention de la transmission du VIH en Afrique Subsaharienne, expérience eu Burundi. W E B I N A R D U 2 4 AV R I L 2 0 1 4 U N I C E F, E S T H E R, S F L S, C H U D E R E N N E S D R C É D R I C A R

Plus en détail

Diagnostic prénatal non invasif : Du GénotypageRhésus Fœtal au Diagnostic de la Trisomie 21

Diagnostic prénatal non invasif : Du GénotypageRhésus Fœtal au Diagnostic de la Trisomie 21 Diagnostic prénatal non invasif : Du GénotypageRhésus Fœtal au Diagnostic de la Trisomie 21 Dr. A. Levy-Mozziconacci UniteFonctionnelle de Biologie Materno-Fœtale et Centre de Médecine Fœtale, APHM, AMU,

Plus en détail

C N (1,2), MA (1), X (1), G (1), M (1), T (1), C (2), P (3), M (4), V (1,5), JP (1,5), PN. (1), E

C N (1,2), MA (1), X (1), G (1), M (1), T (1), C (2), P (3), M (4), V (1,5), JP (1,5), PN. (1), E Caractérisation phénotypique et rôle des lymphocytes T régulateurs intra- hépatiques au cours de l hépatite chronique virale C N Sturm (1,2), MA Thélu (1), X Camous (1), G Dimitrov (1), M Ramzan (1), T

Plus en détail

Les charges virales basses: constat et gestion

Les charges virales basses: constat et gestion Les charges virales basses: constat et gestion Symposium inter-régional viro-clinique Hardelot 25-26 Mai 2011 Laurence Bocket --- Laboratoire de Virologie --- CHRU Lille conflits d intérêts subventions,

Plus en détail

TRANSMISSION MERE/ENFANT (TME) DU VIH/SIDA PRESENTATION: PROFESSEUR ROBERT J.I. LEKE

TRANSMISSION MERE/ENFANT (TME) DU VIH/SIDA PRESENTATION: PROFESSEUR ROBERT J.I. LEKE TRANSMISSION MERE/ENFANT (TME) DU VIH/SIDA PRESENTATION: PROFESSEUR ROBERT J.I. LEKE TRANSMISSION MERE-ENFANT (TME) La TME est une des causes majeures de l infection par le virus (VIH1) particulièrement

Plus en détail

Table des matières. Remerciements, x Avant-Propos, xi Abréviations, xii Guide de l utilisateur, xvi

Table des matières. Remerciements, x Avant-Propos, xi Abréviations, xii Guide de l utilisateur, xvi Table des matières v Remerciements, x Avant-Propos, xi Abréviations, xii Guide de l utilisateur, xvi 1 L immunité innée, 1 Les obstacles externes à l infection, 1 Les cellules phagocytaires tuent les micro-organismes,

Plus en détail

14. Essais thérapeutiques pour diminuer la transmission mère-enfant du VIH.

14. Essais thérapeutiques pour diminuer la transmission mère-enfant du VIH. 14. Essais thérapeutiques pour diminuer la transmission mère-enfant du VIH. Questionnement au quotidien et légitimité scientifique Philippe Msellati L épidémie de VIH/sida a contraint le système médical,

Plus en détail

LES GROSSESSES DANS LES ESSAIS BIOMÉDICAUX «2 LADY/MOBIDIP»

LES GROSSESSES DANS LES ESSAIS BIOMÉDICAUX «2 LADY/MOBIDIP» LES GROSSESSES DANS LES ESSAIS BIOMÉDICAUX «2 LADY/MOBIDIP» Alexandra Serris Interne en médecine interne INTRODUCTION : LES ESSAIS BIOMÉDICAUX EN AFRIQUE SUB-SAHARIENNE De plus en plus nombreux La majorité

Plus en détail

Université Pierre et Marie Curie Master BMC Immunotechnologie. Module Immunothérapie Cellulaire et Génique Bertrand Bellier / François Lemoine

Université Pierre et Marie Curie Master BMC Immunotechnologie. Module Immunothérapie Cellulaire et Génique Bertrand Bellier / François Lemoine Université Pierre et Marie Curie Master BMC Immunotechnologie Module Immunothérapie Cellulaire et Génique Bertrand Bellier / François Lemoine Examen Janvier 2008 Introduction (à lire attentivement) L actualité

Plus en détail

Structure générale d'une particule virale de type herpès

Structure générale d'une particule virale de type herpès Virus de type herpès et coquillages 1 - Caractéristiques des virus de type herpès infectant les coquillages Des infections à virus de type herpès sont associées à des mortalités massives chez différentes

Plus en détail

VIH et Procréation. C Jacomet 2011

VIH et Procréation. C Jacomet 2011 VIH et Procréation C Jacomet 2011 Options pour les couples avec infection VIH ayant un désir d enfant Quelles options? Procréation médicalement assistée Procréation naturelle Adoption Risques à considérer

Plus en détail

Licence d Informatique Année 2001-2002 Option: Introduction à la biologie moléculaire. LA P.C.R. Polymerase Chain Reaction

Licence d Informatique Année 2001-2002 Option: Introduction à la biologie moléculaire. LA P.C.R. Polymerase Chain Reaction Licence d Informatique Année 2001-2002 Option: Introduction à la biologie moléculaire LA P.C.R. Polymerase Chain Reaction "chercher une aiguille dans une meule de foin"? Chercher à repérer un gène particulier

Plus en détail

CENTRE HOSPITALIER LOUIS CONSTANT FLEMING. Projet :

CENTRE HOSPITALIER LOUIS CONSTANT FLEMING. Projet : CENTRE HOSPITALIER LOUIS CONSTANT FLEMING Projet : Mise en place d une unité de virologie à dominante VIH au Centre Hospitalier de Saint Martin dans le but de mettre en œuvre des actions bilatérales de

Plus en détail

ÉPIDEMIOLOGIE DU SIDA ET DE L INFECTION À VIH EN BELGIQUE

ÉPIDEMIOLOGIE DU SIDA ET DE L INFECTION À VIH EN BELGIQUE Service maladies infectieuses dans la population générale ÉPIDEMIOLOGIE DU SIDA ET DE L INFECTION À VIH EN BELGIQUE Situation au 31 décembre ÉPIDEMIOLOGIE DU SIDA ET DE L INFECTION À VIH EN BELGIQUE Ce

Plus en détail

Transmission nosocomiale des entérovirus :

Transmission nosocomiale des entérovirus : Transmission nosocomiale des entérovirus : Intérêt du diagnostic moléculaire rapide associé au génotypage prospectif Enseignement à propos d une observation Audrey MIRAND EA3843 Laboratoire de Virologie

Plus en détail

Le SIDA. Et toi, Qu est-ce que tu connais. De cette maladie?

Le SIDA. Et toi, Qu est-ce que tu connais. De cette maladie? Le SIDA Et toi, Qu est-ce que tu connais De cette maladie? Sommaire 1 partie : Testez vos connaissances Pages jaunes 1. Çà veut dire quoi cette maladie 2. Comment peux-tu l attraper? 3. Prendre un risque,

Plus en détail

Technologie de l ADN recombinant. Complément de cours sur: «Les Méthodes d Etude de la Cellule»

Technologie de l ADN recombinant. Complément de cours sur: «Les Méthodes d Etude de la Cellule» Technologie de l ADN recombinant Complément de cours sur: «Les Méthodes d Etude de la Cellule» 1 Les techniques de l ADN Recombinant But: isoler des fragments d ADN de génomes complexes et les recombiner

Plus en détail

Origines et évolution de la diversité génétique des VIH. JC Plantier

Origines et évolution de la diversité génétique des VIH. JC Plantier Pôle de Biologie Laboratoire de Virologie Hôpital C. Nicolle CHU Rouen Groupe de Recherche Antimicrobiens et Microorganismes (GRAM) / EA2656 Faculté de Médecine-Pharmacie Université de Rouen Origines et

Plus en détail

Virus et machinerie cellulaire

Virus et machinerie cellulaire Virus et machinerie cellulaire 1 Dr Céline Bressollette-Bodin Multiplication des virus dans la cellule - principales étapes - mécanismes de transcription / réplication Les interactions virus / cellules

Plus en détail

Virologie vétérinaire

Virologie vétérinaire Virologie vétérinaire Chapitre 14 Perspectives en virologie Perspectives en virologie Diagnostic virologique de nouvelle génération Recherche des nouveaux virus : virus discovery Les virus comme agents

Plus en détail

Institut Supérieur d Ostéopathie de Lille

Institut Supérieur d Ostéopathie de Lille N de Table : ISO2 PATHOLOGIES INFECTIEUSES & NOTIONS D INFECTIOLOGIE 1 ère Session M. MABON 18/06/2013 (Durée : 2h) Partie 1 : QCM (10 questions) sur 20 points Chaque question peut avoir une à 5 réponses

Plus en détail

Recherche des transcrits de fusion AML1/ETO et CBFB-MYH11 dans les LAM de l`adulte.

Recherche des transcrits de fusion AML1/ETO et CBFB-MYH11 dans les LAM de l`adulte. Recherche des transcrits de fusion AML1/ETO et CBFB-MYH11 dans les LAM de l`adulte. F.Harieche, W.Assouak, A.Trabzi, M.Saidi, F.Zerhouni, R.M.Hamladji. LAM Entité distincte Leucémies aigues. Transformation

Plus en détail

Hépatite C. Fraction LDL VLP. Flaviviridae Hepacivirus ssrna (+), 1 segment enveloppe + VLP. VLP délipidées. Virions libres avec enveloppe

Hépatite C. Fraction LDL VLP. Flaviviridae Hepacivirus ssrna (+), 1 segment enveloppe + VLP. VLP délipidées. Virions libres avec enveloppe Fraction LDL VLP Hépatite C Flaviviridae Hepacivirus ssrna (+), 1 segment enveloppe + VLP VLP délipidées Virions libres avec enveloppe André P. et al.,j Virol 76 (2002) 6919 Petit M-A et al., Virology

Plus en détail

ECUE 2 (L 1 -S 2 ) : Microbiologie générale Microbiologie générale

ECUE 2 (L 1 -S 2 ) : Microbiologie générale Microbiologie générale Unité d enseignement UE 8 : Biologie Moléculaire - Microbiologie ECUE 2 (L 1 -S 2 ) : Microbiologie générale Microbiologie générale 1h30 de cours et 1h15 de Travaux pratiques Un examen écrit ; un examen

Plus en détail

Allocution de Professeur Jacques Fellay Lauréat du Prix Latsis national 2012

Allocution de Professeur Jacques Fellay Lauréat du Prix Latsis national 2012 Allocution de Professeur Jacques Fellay Lauréat du Prix Latsis national 2012 à l occasion de la remise du Prix Latsis national 2012 le 10 janvier 2013 à l Hôtel du gouvernement, Berne C est un honneur

Plus en détail

POPULATION D ADN COMPLEXE - ADN génomique ou - copie d ARNm = CDNA

POPULATION D ADN COMPLEXE - ADN génomique ou - copie d ARNm = CDNA POPULATION D ADN COMPLEXE - ADN génomique ou - copie d ARNm = CDNA Amplification spécifique Détection spécifique Clonage dans des vecteurs Amplification in vitro PCR Hybridation moléculaire - hôte cellulaire

Plus en détail

Etude d un cas de leptospirose en Nouvelle Calédonie

Etude d un cas de leptospirose en Nouvelle Calédonie Etude d un cas de leptospirose en Nouvelle Calédonie Document Elève Compétences Capacités : Sélectionner et trier des informations à partir de divers supports (textes, schémas, données scientifiques).

Plus en détail

Cours sur l anémie hémolytique du nouveau-né

Cours sur l anémie hémolytique du nouveau-né Cours sur l anémie hémolytique du nouveau-né né Dr Marie-José STELLING Musée des grenouilles à Estavayer-le-Lac Anémie hémolytique du nouveau-né né Trois conditions doivent être réunies: présence d un

Plus en détail

Chapitre 2 - VARIABILITÉ GÉNÉTIQUE ET MUTATION DE L ADN

Chapitre 2 - VARIABILITÉ GÉNÉTIQUE ET MUTATION DE L ADN Chapitre 2 - VARIABILITÉ GÉNÉTIQUE ET MUTATION DE L ADN Les organismes ne peuvent survivre que si leur ADN est soigneusement répliqué et protégé des altérations chimiques et physiques qui pourraient changer

Plus en détail

2 ème Réunion de la Dyskinésie Ciliaire Primitive (DCP) Paris 11 octobre 2009. Essai de thérapie génique dans la DCP Patrice Bouvagnet

2 ème Réunion de la Dyskinésie Ciliaire Primitive (DCP) Paris 11 octobre 2009. Essai de thérapie génique dans la DCP Patrice Bouvagnet 2 ème Réunion de la Dyskinésie Ciliaire Primitive (DCP) Paris 11 octobre 2009 Essai de thérapie génique dans la DCP Patrice Bouvagnet La DCP est une maladie génétique Nous avons 25 000 gènes en 2 copies

Plus en détail

Etude APROVIR: Résumé du protocole

Etude APROVIR: Résumé du protocole AntiPROtéases COhorte Résumé Objectif principal Etudier l'évolution clinique et biologique des patients infectés par le VIH débutant un traitement avec antiprotéase dans le contexte de la pratique actuelle

Plus en détail

3. Biotechnologie de l ADN

3. Biotechnologie de l ADN 3. Biotechnologie de l ADN 3.1. Technologie de l ADN recombinant 3.1.1. Isolation d ADN et d ARN 3.1.2. Fragmentation de l ADN (les Endonucléases) 3.1.3. Analyse d ADN sur d agarose et d acrylamide 3.1.4.

Plus en détail

Chapitre 2. La synthèse protéique : la relation entre le génotype et le phénotype.

Chapitre 2. La synthèse protéique : la relation entre le génotype et le phénotype. Chapitre 2. La synthèse protéique : la relation entre le génotype et le phénotype. Les maladies génétiques comme la drépanocytose ou l'albinisme sont liées à des modifications du génotype des individus

Plus en détail

Clonage de Vénus et transformation de E.Coli.

Clonage de Vénus et transformation de E.Coli. Clonage de Vénus et transformation de E.Coli. Samueal Joseph, Romain Laverrière, Elias Laudato, Noé Mage Assisstants : Gisele Dewhurst, Charlotte Gehin, Miwa Umebayashi Résumé [1] L expérience consiste

Plus en détail

Chapitre 2: Les mécanismes de

Chapitre 2: Les mécanismes de Chapitre 2: Les mécanismes de l immunité I-Les anticorps: agents du maintien de l intégrité du milieu extracellulaire 1- La réaction antigène- anticorps et l élimination du complexe immun Les anticorps:

Plus en détail

Place de l interféron dans le traitement de l hépatite B chez le patient co-infecté VIH

Place de l interféron dans le traitement de l hépatite B chez le patient co-infecté VIH Place de l interféron dans le traitement de l hépatite B chez le patient co-infecté VIH Lionel PIROTH CHU Dijon, Université de Bourgogne Tours juin 2012 Un problème? VIH-VHB Piroth L et al, J Hepatol,

Plus en détail

Consultation préconceptionnelle. Sérologie : toxoplasmose, rubéole Vaccin rubéole sous contraception Acide folique : 0,4mg

Consultation préconceptionnelle. Sérologie : toxoplasmose, rubéole Vaccin rubéole sous contraception Acide folique : 0,4mg LA GROSSESSE Consultation préconceptionnelle Sérologie : toxoplasmose, rubéole Vaccin rubéole sous contraception Acide folique : 0,4mg généralité La déclaration doit être effectuée avant la fin de la 14e

Plus en détail

Lettres: A, T, G, C. Mots: à 3 lettres (codons) Phrase: gène (information pour synthétiser une protéine). Ponctuation

Lettres: A, T, G, C. Mots: à 3 lettres (codons) Phrase: gène (information pour synthétiser une protéine). Ponctuation 2- Les molécules d ADN constituent le génome 2-1 La séquence d ADN représente l information génétique Lettres: A, T, G, C Mots: à 3 lettres (codons) Phrase: gène (information pour synthétiser une protéine).

Plus en détail