D o s s i e r. d u C N I M H. Antirétroviraux dans le SIDA. Revue d évaluation sur le médicament SOMMAIRE. Évaluation thérapeutique 1996, XVII,2-3

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "D o s s i e r. d u C N I M H. Antirétroviraux dans le SIDA. Revue d évaluation sur le médicament SOMMAIRE. Évaluation thérapeutique 1996, XVII,2-3"

Transcription

1 D o s s i e r d u C N I M H Revue d évaluation sur le médicament Publication bimestrielle 1996, XVII, 2-3 SOMMAIRE Évaluation thérapeutique Antirétroviraux dans le SIDA 1996, XVII,2-3 Centre National d Information sur le Médicament Hospitalier ISSN

2 Sommaire DOSSIER DU CNIMH 1996, Tome XVII, 2-3 Tous les articles publiés dans DOSSIER sont le fruit d'un travail collectif, sur le fond et sur la forme, entre les Rédacteurs-Signataires, le Comité de Rédaction, et la Rédaction du CNIMH d'une part, le Comité de lecture et certains experts, spécialistes du sujet traité, d'autre part. Sur chaque sujet, DOSSIER ne publie donc pas les opinions de tel ou tel, mais réalise une analyse scientifique critique, la plus objective possible. Directeur de la Publication : J.M. Kaiser RÉDACTION Rédacteur en chef : M.C. Husson Secrétaire de rédaction : C. Fréville Comité de rédaction : S Crauste-Manciet (Saint-Germain en Laye), I. Debrix (Paris), C. Diviné (Créteil), J.E. Fontan (Paris), F. Gimenez (Paris), C. Guérin (Paris), B. Sarrut (Paris). Secrétaire: M. Bouchot, F. Prince COMITÉ DE LECTURE C. Advenier (Versailles), P. Assayag (Paris), A. Baumelou (Paris), P. Beaufils (Paris), P. Bernades (Clichy), D. Brossard (Saint-Germain en Laye), D. Cabrol (Paris), A. Certain (Paris), A. Combre (Nantes), J.M. Decazes (Paris), J.M. Extra (Paris) P. Faure (Paris), P. Gayral (Paris), P.M. Girard (Paris), C. Gisselbrecht (Paris), J.P. Giroud (Paris), J.L. Imbs (Strasbourg), J.C. Koffel (Strasbourg), A. Le Hir (Paris), P. Maire (Lyon), G. Massé (Paris), C. Montagnier (Bayonne), B. Quinet (Paris), Ch. M. Samama (Paris), X. Sauvageon (Paris), E. Singlas (Paris), M. Torck (Lille), J.H. Trouvin (Châtenay-Malabry), G. Vedel (Paris), J.M. Vetel (Le Mans), M. Vincens (Paris). IMPRESSION : Express Service Est 19, Bd Georges Bidault, Croissy-Beaubourg Rythme de parution: 6 numéros par an N ISSN N de commission paritaire: CENTRE NATIONAL D'INFORMATION SUR LE MÉDICAMENT HOSPITALIER (CNIMH) 7, rue du Fer à Moulin Paris Tél.: (1) Télécopie: (1) Le CNIMH est une association indépendante à but non lucratif (loi 1901) dont la vocation est de dispenser une information rigoureuse et scientifique sur le médicament. Président : J.M. Kaiser Président fondateur : A. Mangeot Directeur : M.C. Husson Promotion : C. Grevot Secrétariat-Abonnement : M. Bouchot, F. Prince Conseil d'administration : P. Arnaud (Paris), A. Baumelou (Paris), M. A. Becker (Paris), Bénech (Paris), F. Berthet (St Maurice), M.C. Bongrand (Marseille), A. Combre (Nantes), S. Crauste-Manciet (St Germain en Laye), Ch. Doreau (Paris), S. Ferry (Lyon), F. Gimenez (Paris), A. Graftieaux (Chalon sur Marne), G. Hazebroucq (Paris), M Hirsch (Paris), J.M. Kaiser (Tours), J.F. Latour (Lyon), A.V. Lebelle (Angers), R. Leverge (Paris), A.M. Liebbe (Compiègne), F. Locher (St Genis Laval), G. Maillard (Paris), N. Nocton (Senlis), C. Penot-Ragon (Marseille), JP Reynier (Marseille), A. Sarfati (Ivry), B. Sarrut (Paris), B. Van Bockstael (Lomme), G. Willoquet (Évry). Membres d'honneur : J.M. Alexandre, G. Bardelay, J Gaulin, M. Legrain. Les articles de DOSSIER sont indexés dans BIBLIOGRAPHIF. Le CNIMH a la propriété des textes publiés dans ce numéro et se réserve tous les droits de reproduction (même partielle), d adaptation, de traduction, pour tous les pays et par quelque procédé que ce soit (loi du 11 mars 1957, art. 40 et 41 du Code Pénal art. 425). Éditorial Évaluation thérapeutique JF Delfraissy I ère Partie : Physiopathologie et thérapeutique du SIDA Le SIDA Virus VIH Approches thérapeutiques : Les cibles virales Efficacité thérapeutique Essais cliniques Suivi clinique et marqueurs biologiques Résistance II ème Partie : Monographies et associations Monographies des antirétroviraux commercialisés et à l étude Associations : bi et trithérapie III ème Partie : Situations physiopathologiques particulières Données concernant l enfant Prophylaxie materno-fœetale Prophylaxie des accidents professionnelles Primo-infection IV ème Partie : Prescriptions, dispensations, économie, stratégie et perspectives Dimension économique Prescriptions et dispensation des antirétroviraux Stratégies thérapeutiques Perspectives d avenir Au sommaire de Dossier depuis 1990 Bulletin d abonnement Ventes 1996 (prix TTC) Abonnement : Institutions Hospitalières et Particuliers : 850 F, Etranger : 1052 F - Laboratoires : 1600 F, Etranger : 1802 F Numéro : Institutions Hospitalières et Particuliers : 160 F Laboratoires : 320 F (tarif dégressif envisageable)

3

4

5

6

7 PLAN Introduction 7 I ère Partie : Physiopathologie et thérapeutique du SIDA Le SIDA SIDA / LA MALADIE 11 CLASSIFICATIONS 12 ÉPIDÉMIOLOGIE 15 Virus VIH FAMILLE 22 CLASSIFICATIONS 23 STRUCTURE DU VIH 23 CYCLE DE REPRODUCTION 24 TRANSMISSIONS 25 Approches thérapeutiques : 27 Les cibles virales Efficacité thérapeutique 34 Essais cliniques Suivi clinique et 36 marqueurs biologiques Résistance 41 II ème Partie : Monographies et associations Monographies des antirétroviraux commercialisés et à l étude ATÉVIRDINE 49 DÉLAVIRDINE 52 DIDANOSINE 54 GÈNE EXPRESSION 67 MODULATOR 91 INDINAVIR 70 LAMIVUDINE 78 LOVIRIDE 84 NÉVIRAPINE 87 RITONAVIR 92 SAQUINAVIR 100 STAVUDINE 107 ZALCITABINE 118 ZIDOVUDINE 132 Associations : bi et trithérapie 154 III ème Partie : Situations physiopathologiques particulières Données concernant l enfant 180 Prophylaxie materno-fœetale 190 Prophylaxie des accidents 194 professionnelles Primo-infection 196 IV ème Partie : Prescriptions, dispensations, économie, stratégie et perspectives Dimension économique 197 Prescriptions et dispensation 204 des antirétroviraux Stratégies thérapeutiques 206 Perspectives d avenir 7

8 INTRODUCTION HISTORIQUE DU SIDA ET DE SON TRAITEMENT En juin 1981, le Center for Diseases Control (CDC) d Atlanta rapporte les premières observations relatives à des infections inhabituelles dans un groupe d homosexuels masculins et dues à une déficience de l immunité cellulaire (4, 9, 10). La pneumocystose observée était alors une pathologie exceptionnelle, rencontrée seulement chez les grands immunodéprimés. En quelques semaines, de nombreux cas sont rapportés à Los Angeles et New-York. A la même époque, également chez des homosexuels masculins, sont observés des cas de maladie de Kaposi avec une fréquence anormale. Cette maladie, d incidence rare, affectait jusque là des hommes âgés (3), des transplantés rénaux et des Africains. Les années suivantes, cette maladie est observée à l intérieur des États-Unis et à travers le monde. Les recherches sont alors orientées vers l implication d un agent transmissible. En 1983, elle est dénommée «Acquired Immunodeficiency Syndrome» (AIDS) ou Syndrome de l Immunodéficience Acquise (SIDA) (cf tableau page 10). LE VIRUS L équipe du Professeur Montagnier de l Institut Pasteur à Paris (1) puis celle du Professeur Gallo aux États-Unis (2) montrent que cette maladie est causée par un rétrovirus, aujourd hui dénommé Virus de l Immunodéficience Humaine (VIH). Ses anciens noms sont : Lymphadenopathy Associated Virus ou LAV (1), Human T cell Lymphotropic Virus type III ou HTLV III (2), ARV ou AIDS related virus (8). Si l apparition du SIDA a paru soudaine, il semble que le VIH ait été présent pendant les années 1960 et même avant (6). L étude rétrospective d anciens dossiers médicaux a révélé des décès dus au SIDA aux États-Unis et en Europe entre 1960 et 1976, soit bien avant le début de la reconnaissance de l épidémie. Des anticorps anti-vih ont été retrouvés dans des sérums prélevés au Zaïre en 1970 et ÉVOLUTION DE LA MALADIE En l absence de traitement, le délai médian entre l infection et l apparition du SIDA est de 10 ans. L entrée dans la maladie est due à une détérioration progressive du système immunitaire avec effondrement des lymphocytes CD4 et présence de signes cliniques : fièvre persistante, perte de poids, diarrhée prolongée. La prévention ciblée et le traitement précoce des infections opportunistes ont singulièrement modifié le profil de l évolution naturelle de l infection, tout autant peut-être que les traitements antirétroviraux proprement dits. LES TRAITEMENTS La zidovudine (ZDV ou AZT), analogue nucléosidique inhibiteur de la transcriptase inverse du virus, a été le premier médicament ayant démontré une efficacité chez des patients atteints du SIDA (11). Elle a été commercialisée par les laboratoires Wellcome au printemps 1987 sous le nom de RETROVIR dans plus de 60 pays. D autres médicaments de la même classe l ont été quelques années plus tard, notamment en France : - la didanosine (VIDEX ), en 1992 en France, - la zalcitabine (HIVID ) en 1994 en France, - la stavudine (ZERIT ) actuellement commercialisée aux États-Unis (depuis 1994) et la lamivudine (EPIVIR ), bénéficiant en France, d une Autorisation Temporaire d Utilisation (ATU) de cohorte depuis mi Le saquinavir (INVIRASE ), premier inhibiteur de la protéase du VIH, approuvé par la FDA en décembre 1995, a obtenu en janvier 1996 une ATU en France. Le ritonavir (NORVIR ) et l indinavir (CRIXIVAN ) l ont obtenu en avril LES POINTS PARTICULIERS Les antirétroviraux bénéficient d un développement clinique (phases I - II, II - III) et de procédures administratives de mise sur le marché (tant aux Etats-Unis qu en Europe) accélérés, en raison du contexte épidémique, de la gravité du pronostic de l infection par le VIH et de la pression des associations de malades. 8

9 À ce titre, le cas de la zidovudine est exemplaire : : identification de l activité de la 3 -azidothymidine (AZT) sur le VIH en culture cellulaire, : début des essais thérapeutiques chez l homme, - septembre 1986 : analyse et conclusions d un essai déterminant de phase II - zidovudine versus placebo - faisant apparaître une supériorité de la zidovudine en terme de survie, : agrément du médicament aux Etats-Unis puis en Europe. Depuis cette date, des procédures d «accelerated approval» aux Etats-Unis et d A.T.U en France ont permis la mise à disposition des nouveaux médicaments, notamment dans le traitement de patients à un stade avancé de leur maladie. LES ANTIRÉTROVIRAUX DANS DOSSIER La mise sur le marché des antirétroviraux après des essais cliniques moins nombreux que pour les autres médicaments justifie leur dispensation par les Pharmacies hospitalières avec enregistrement et suivi de tout patient traité. Ce Dossier consacré aux médicaments antirétroviraux dans le SIDA traite, après un descriptif du SIDA - la maladie, son épidémiologie -, du VIH et de ses cibles, des possibilités thérapeutiques actuelles et en développement. Sont présentés tous les médicaments disponibles ou en développement avancé, avec une réflexion parallèle sur l évolution récente de la conception des essais cliniques dans cette pathologie. Les données spécifiques concernant l enfant, la transmission mère-enfant, la transmission accidentelle sont traitées séparément. Les modalités de prescription et de dispensation de ces médicaments en France sont également détaillées, avec un point sur les mécanismes budgétaires spécifiques de finacement des activités SIDA et les aspects économiques liés à la maladie. Les stratégies thérapeutiques, s appuyant sur les données les plus récentes, sont exposées. Les espoirs actuels pour une efficacité antivirale définitive repose sur la progression conjointe des connaissances physiopathologiques et virologiques concernant le VIH d une part, et la mise sur le marché de médicaments permettant de réaliser des bi- et des trithérapies efficaces abaissant le plus possible la charge virale et restaurant les défenses immunitaires d autre part. RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES 1 - Barre-Sinoussi F, Chermann JC, Rey F et al. Isolation of a T cell lymphotropic virus from a patient at risk for the acquired immunodeficiency syndrome (AIDS). Science 1983 ; 220 : Gallo RC, Salahuddin AZ, Popovic M et al. Frequent detection and isolation of pathogenic retroviruses (HTLV- III) from patients with AIDS and at risk from AIDS. Science 1984 ; 224 : Gottlieb MS, Ragaz A, Vogel JC et al. A preliminary communication on extensively disseminated Kaposi s sarcoma in young homosexual men. Am J Dermatopath 1981 ; 3 : Gottlieb MS, Schroff R, Schanker HM et al. Pneumocystis carinii pneumonia and mucosal candidiasis in previously healthy homosexual men : evidence of a new acquired cellular immunodeficiency. N Engl J Med 1981; 305 : Grmek MD. Histoire du SIDA. Ed Payot & Rivages 1989, Nouvelle édition Avril Ho DD, Neumann AU, Perelson AS et al. Rapid turnover of plasma virions and CD4 lymphocytes in HIV-1 infection. Nature 1995 ; 373 : Levy JA, Hoffman AD, Kramer SM et al. Isolation of lymphocytopatic retroviruses from San Fransisco patients with AIDS. Science 1984 ; 225 : Masur H, Michelis MA, Greene JB et al. An outbreak of community-acquired Pneumocystis carinii pneumonia: initial manifestations of cellular immune dysfunction. N Engl J Med 1981 ; 305 : Siegal FP, Lopez C, Hammer GS et al. Severe acquired immunodeficiency in male homosexuals, manifested by chronic perianal ulcerative herpes simplex lesions. N Engl J Med 1981 ; 305 : Yarchoan R, Weinhold KJ, Lyerly HK et al. Administration of 3' azido-3'- deoxythimidine, an inhibitor of HTLV/LAV replication, to patients with AIDS or AIDS related complex. Lancet 1986 ; 1 :

10 Historique du SIDA et de son traitement 1980 Première description du Syndrome d ImmunoDéficience Acquise (SIDA) chez 3 patients en Californie Description du SIDA chez 5 homosexuels masculins par les Centers for Diseases Control (CDC) d Atlanta (États-Unis) L agent causal du SIDA est isolé par l équipe du Pr Luc Montagnier de l Institut Pasteur à Paris Début des prophylaxies des maladies opportunistes Description du HTLV-III par le Pr Robert Gallo aux États-Unis * L Institut Pasteur isole le VIH-2. * Les tests de dépistage deviennent disponibles à l échelle industrielle. * Recherche obligatoire des anticorps anti-vih chez tous les donneurs de sang en France En France, le SIDA devient une maladie à déclaration obligatoire. L efficacité clinique de la zidovudine (AZT) versus placebo est établie par un essai de phase II conduit de février à septembre * Autorisation d utilisation de l AZT (RETROVIR ) en France, dans le cadre des comités antiviraux hospitaliers. * Le SIDA est déclaré «grande cause nationale» : campagnes publicitaires de prévention par voie d affichage et spots télévisés. * Vente libre des seringues en pharmacie L OMS institue le 1er décembre comme «Journée Mondiale du SIDA» Création du dispositif national de lutte contre le SIDA * Premières utilisations de la didanosine (ddi) en France. * Publication du rapport Dormont sur la prise en charge et le traitement précoce de l infection par le VIH * AMM de la ddi en France (VIDEX ). * Autorisation de prescription de la ddc (HIVID ) dans le cadre de protocoles expérimentaux * Intérêt de l AZT dans la prophylaxie de la transmission materno-foetale. * Entrée dans le SIDA retardée par la prophylaxie précoce des affections opportunistes Intérêt de la bithérapie : AZT + ddi ou AZT+ ddc avec allongement de la survie * Utilisation des antiprotéases : saquinavir (INVIRASE ) : ATU en janvier 1996 ; ritonavir (NORVIR ) et indinavir (CRIXIVAN ) : ATU en avril * Intérêt de la trithérapie * Suivi des patients par la mesure de la charge virale plasmatique. 10

11 Ière Partie LE SIDA Résumé SIDA / LA MALADIE L évolution de l infection par le VIH est celle d une maladie chronique, allant de la primo-infection jusqu au stade SIDA après plusieurs années (cf figure ) (4). La contamination par le virus VIH entraîne une réponse humorale et cellulaire. Phase aiguë ou période de primo-infection La phase aiguë ou période de primo-infection survient dans les 15 jours à 3 mois suivant la contamination. Les signes cliniques sont variés et peuvent ne pas exister. Les signes les plus fréquents sont un syndrome mononucléosique avec adénopathies disséminées, une fièvre pouvant durer jusqu à un mois, des courbatures et douleurs musculaires, une éruption cutanée, une dysphagie douloureuse ou des arthralgies. Cette période est caractérisée par une virémie élevée (semblable à celle observée à un stade avancé de la maladie), une dissémination importante du virus notamment au niveau des organes lymphoïdes. L importance de cette dissémination a certainement des conséquences sur l évolution future de la maladie (4). Mais, quelle que soit la sévérité de cette phase de primoinfection, les symptômes vont disparaître dans une période d un mois maximum. Phases d évolution du SIDA - d après Pantoleo et al (4) 11

12 Phase de latence clinique La phase de latence clinique généralement asymptomatique qui suit cette primo-infection peut durer plus de dix ans (7). Cependant, il y a au cours de cette période, une dégradation progressive du système immunitaire (3, 7) qui se manifeste plus particulièrement par une diminution du taux de CD4 et qui n est pas accompagnée d une augmentation des concentrations virales plasmatiques. En fait, cette phase de latence clinique est une phase de «faux silence», car la maladie progresse pendant toute cette période. Évolution vers le SIDA 7 -Wei X, Ghosh SK, Taylor ME et al. Viral dynamics in human immunodeficiency virus type 1 infection. Nature 1995 ; 373 : CLASSIFICATIONS (1, 2, 3) Généralités Les manifestations cliniques multiples au cours du SIDA justifient les tentatives de classification des différents stades cliniques. Les données de l examen clinique et les paramètres biologiques permettent d évaluer l état du patient, d estimer les risques évolutifs, de décider des interventions thérapeutiques, soit antirétrovirales pures, soit prophylactiques des principales infections opportunistes. La grande majorité des sujets infectés par le VIH évolu vers le SIDA ou Syndrome d Immuno Déficience Acquise, expression ultime de la destruction du système immunitaire. L évolution vers le SIDA après dix ans concernerait entre 30 et 60 % des sujets (6) ; ce taux varie en fonction de l âge. Les manifestations cliniques pendant cette période sont celles de la catégorie A de la classification CDC Quelques individus séropositifs au VIH ne progressent pas vers le stade SIDA et font l objet d études visant à découvrir le(s) facteur(s) expliquant que ces sujets sont réfractaires au virus (1, 2, 5). RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES 1- Cao Y, Qin L, Zhang L et al. Virologic and immunologic characterization of long-term survivors of human immunodeficiency virus type 1 infection. N Engl J Med 1995 ; 332 : Detels R, Liu Z, Hennessey K et al. Resistance to HIV- 1 infection. Multicenter AIDS cohort study. J Acquir Immune Defic Syndr 1994 ; 7 : Ho DD, Neumann AU, Perelson AS et al. Rapid turnover of plasma virions and CD4 lymphocytes in HIV-1 infection. Nature 1995 ; 373 : Pantaleo G, Graziosi C, Fauci AS. The immunopathogenesis of human immunodeficiency virus infection. N Engl J Med 1993 ; 328 (5) : Pantaleo G, Menzo S, Vaccarezza M et al. Studies in subjects with long-term non progressive human immunodeficiency virus infection. N Engl J Med 1995 ; 332 : Rozenbaum W. Définition et histoire naturelle. in «guide SIDA 1995». Impact Médecin : Les dossiers du praticien. 12 Historique * 1982 Dès 1982, une classification a été établie par des cliniciens et épidémiologistes, en fonction des symptômes cliniques. Trois syndromes sont différenciés : 1 - Le syndrome de lymphadénopathie persistante généralisée (LPG) ou Lymphadenopathy Syndrome (LAS), 2 - Le Syndrome apparenté au SIDA ou ARC (AIDS Related Complex) avec des manifestations cliniques non spécifiques précédant le stade SIDA, 3 - Le SIDA défini par les infections opportunistes, le sarcome de Kaposi ou le lymphome cérébral. Cette classification a été la première à séparer le stade SIDA des autres manifestations de l infection à VIH. * 1985 En 1985, le Walter Reed Hospital a proposé une classification qui divise l infection VIH en plusieurs stades cliniques et qui intègre des tests immunitaires (mais peu reproductibles) (1). * 1986 En 1986, le Center for Diseases Controle (CDC) d Atlanta a proposé une classification (révisée en 1987 et en 1993), en quatre groupes qui s excluent mutuellement (cf tableau). Toutes ces classifications ont pour objectifs de permettre d évaluer en fonction des manifestations cliniques et biologiques de cette maladie l état des patients, de prendre les décisions thérapeutiques les plus efficaces en matière de prévention contre les infections opportunistes et de choix de traitement antirétroviral, d estimer les risques à venir à partir d études prospectives réalisées chez des patients infectés.

13 Classification des manifestations de l infection VIH : CDC 1987 Elle comporte quatre groupes s excluant mutuellement : 1. Groupe I : Primo-infection Séroconversion prouvée, symptomatique ou non. 2. Groupe II : Infection asymptomatique - II A : sujets sans anomalie biologique. - II B : sujets avec anomalies biologiques (anémie, leucopénie, lymphopénie, diminution des CD4+, thrombopénie, hypergammaglobulinémie, anergie cutanée) 3. Groupe III : Lymphadénopathie persistante généralisée (LPG) Il s agit obligatoirement d adénopathies d un diamètre d au moins 1 cm de diamètre dans au moins deux régions anatomiques extra-inguinales non contiguës persistant pendant au moins trois mois. - III A : sujets sans anomalie biologique. - III B : sujets avec anomalies biologiques (anémie, leucopénie, lymphopénie, diminution des CD4+, thrombopénie, hypergammaglobulinémie, anergie cutanée). 4.Groupe IV : Infection symptomatique Ce groupe est divisé selon les manifestations présentes en cinq sous-groupes non exclusifs : - IV A : syndromes non spécifiques Un ou plusieurs signes parmi lesquels : fièvre > 38 durant plus d un mois, amaigrissement non désiré de plus de 10% du poids corporel habituel, diarrhée continue ou non durant plus d un mois. Ce sont les manifestations d ARC. - IV B : Signes neurologiques. B1 : atteinte centrale (méningite, encéphalite, myélopathie).. B2 : neuropathie périphérique. - IV C : Infections opportunistes. C1 : pneumocystose, cryptosporidiose, toxoplasmose cérébrale, isosporose, candidose œsophagienne, bronchique ou pulmonaire, cryptococcose, histoplasmose disséminée, coccidioïdomycose disséminée, mycobactériose atypique, cytomégalovirose disséminée, herpès cutanéo-muqueux chronique, herpès virose digestive, respiratoire ou disséminée, leuco-encéphalite multifocale progressive, tuberculose extrapulmonaire.. C2 : autres infections : leucoplasie chevelue de la cavité buccale, zona atteignant plusieurs dermatomes, septicémie à salmonelles récidivante, tuberculose pulmonaire, candidose buccale, nocardiose. - IV D : Affections malignes Ce sont les cancers indicatifs du SIDA : sarcome de Kaposi, lymphome malin non hodgkinien à petites cellules non clivées, lymphome malin cérébral isolé. - IV E : Autres pathologies associées à l infection par le VIH Thrombopénie, pneumopathie lymphoïde interstitielle chronique et toutes autres manifestations ne pouvant être classées dans un des groupes précédents. Catégories cliniques / nouvelles classifications et définition du SIDA : CDC 1993 Depuis le 1er Janvier 1993, un nouveau système de classification a été proposé par les CDC, basé sur des critères cliniques et biologiques. Par rapport à la précédente classification, trois critères cliniques et un critère biologique ont été ajoutés : - tuberculose pulmonaire, - pneumopathies bactériennes récurrentes, - cancer invasif du col, - nombre de lymphocytes CD4 (< 200/mm 3 ) (cf Tableau) En France et en Europe, seuls les trois nouveaux critères cliniques ont été retenus. De ce fait, la définition du Sida diffère de part et d autre de l Atlantique bien que son expression clinique soit la même. (cf Tableau catégorie A B C) 1. Catégorie A Un ou plusieurs des critères cités ci-après chez un adulte ou un adolescent infecté par le VIH, s il n existe aucun des critères des catégories B et C : - infection VIH asymptomatique, - lymphadénopathie persistante généralisée (LPG), - primo-infection symptomatique. 13

14 Tableau I : Classification de l infection VIH pour les adultes et les adolescents : CDC 1993 Catégorie A Catégorie B Catégorie C Nombre de Asymptomatique Symptomatique SIDA lymphocytes CD4 positifs Primo-infection Sans critères LPG A ou C > 500/mm 3 ou 29 % A1 B1 C /mm 3 ou % A2 B2 C2 < 200/mm 3 ou < 14 % A3 B3 C3 Définition SIDA CDC 1993 : A3, B3, C1, C2, C3 2. Catégorie B Manifestations cliniques chez un adulte ou un adolescent infecté par le VIH, ne faisant pas partie de la catégorie C et qui répondent au moins à l une des conditions suivantes : - angiomatose bacillaire, - candidose oropharyngée, - candidose vaginale, persistante, fréquente ou qui répond mal au traitement, - dysplasie du col (modérée ou grave), carcinome in situ, - syndrome constitutionnel : fièvre (< 38, c) ou diarrhée supérieure à 1 mois, - leucoplasie chevelue de la langue, - zona récurrent ou envahissant plus d un dermatome, - purpura thrombocytopénique idiopathique, - salpingite, en particulier lors de complications par des abcès tubo-ovariens, - neuropathie périphérique. Ces manifestations sont liées au VIH ou indicatives d un déficit immunitaire. Elles ont une évolution clinique ou une prise en charge thérapeutique compliquée par l infection VIH. La liste des pathologies citées dans cette catégorie n est pas limitative (cf Tableau I). Cette classification est hiérarchique, c est à dire qu un sujet classé dans la catégorie B ne peut être classé ensuite dans la catégorie A lorsque les signes cliniques ont disparus. 3. Catégorie C Cette catégorie correspond à la définition du SIDA chez l adulte. Lorsqu un sujet a présenté une des pathologies de la liste ci-dessous, il est définitivement dans la catégorie C : - candidose bronchique, trachéale ou pulmonaire, - candidose de l œsophage, - cancer invasif du col, - coccidioïdomycose, disséminée ou extrapulmonaire, - cryptococcose extrapulmonaire, - cryptosporidiose intestinale de durée supérieure à 1 mois, - infection à CMV (autre que foie, rate ou ganglions), - rétinite à CMV (avec altération de la vision), - encéphalopathie due au VIH, - infection herpétique, ulcères chroniques de durée supérieure à 1 mois, ou bronchique, pulmonaire, ou œsophagienne, - histoplasmose disséminée ou extrapulmonaire, - isosporidiose intestinale chronique (supérieure à 1 mois), - sarcome de Kaposi, - lymphome de Burkitt, - lymphome immunoblastique, - lymphome cérébral primaire, - infection à Mycobacterium avium ou kansasii, disséminée ou extrapulmonaire, - infection à Mycobacterium tuberculosis, quel que soit le site (pulmonaire ou extrapulmonaire), - infection à mycobactérie identifiée ou non, disséminée ou extrapulmonaire, - pneumonie à Pneumocystis carinii, - pneumopathie bactérienne récurrente, - leuco-encéphalopathie multifocale progressive, - septicémie à salmonelle non typhi récurrente, - toxoplasmose cérébrale, - syndrome cachectique dû au VIH. 14

15 RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES 1 - Girard PM, Saimot AG. Classifications, définitions et histoire naturelle. in «SIDA» PM Girard, Ch Katlama, G Pialoux, AG Saimot ; Editions Doin ; Paris Grmek MD. Histoire du SIDA. Éditions Payot & Rivages 1989, Avril Maslo C, Charmot G. Classifications de l infection HIV. Prise en charge des individus séropositifs. in «Le praticien face au SIDA» S Kernbaum. Flammarion Médecine- Sciences, Au 15 décembre 1995, le nombre d adultes infectés est estimé à plus de 18,5 millions et celui des enfants à environ 1,5 millions (13). L OMS annonce les chiffres de 45 millions de personnes infectées pour l an 2000 (dont 10 millions d enfants). Parmi ces personnes infectées par le virus, 10 millions souffriront de SIDA (6). L Asie compterait à elle seule 10 millions de séropositifs. Au 31/12/1994, 192 pays ont déclaré cas de SIDA (11) ce qui représente une augmentation de 20 % par rapport aux cas déclarés au 31/12/1993. Au 15/12/1995 : un total de cas de SIDA chez les adultes et les enfants ont été signalés par 193 pays, soit une augmentation de 26 % par rapport à l année 1994 (13). ÉPIDÉMIOLOGIE Situation mondiale/répartition géographique 1.Généralités (8, 11, 12, 13) L infection par le VIH a été identifié à la fin des années 1970 ou au début des années D abord constatée parmi les homosexuels, usagers de drogue par voie veineuse, de nouveaux cas ont été décrits par la suite chez des personnes transfusées, des enfants de mère infectées et chez des hommes et des femmes à partenaires multiples. Cette infection par le VIH a été rapportée dans plus de 190 pays. En tenant compte de la sous-déclaration, des lacunes et des retards, l OMS estime à 6 millions le nombre de cas cumulé depuis la fin des années 1970 / début 1980 jusqu à la fin 1995 (dont 40% d entre eux dénombrés depuis 1993 dans les pays où l épidémie est plus récente : Asie et Amérique Latine). Plus de 90 % des personnes infectées vivent dans les pays en voie de développement. 2. Asie L épidémie est particulièrement préoccupante (surtout en Asie du sud et du sud-est) : le nombre de personnes infectées par le virus est passé de 1,5 à 2,5 millions en une année. Au 15/12/1995, cas de SIDA ont été déclarés (13). Répartition géographique des personnes infectées par le virus au 31/12/

16 2.1. Thaïlande En Thaïlande, le nombre de personnes séropositives a été multiplié par 10 en 4 ans et la contamination, surtout présente au début parmi les prostituées et les toxicomanes, s étend maintenant à toute la population cas de SIDA ont été déclarés au 22/11/ Inde L Inde connaît une forte progression : les chiffres de séropositifs varient suivant les sources de 3 à 5 millions en Le virus touche maintenant la population toute entière ; plus d un million de nouveaux cas sont apparus depuis Au 22/11/1995, cas de SIDA ont été déclarés Chine La Chine a «recensé» cas de personnes infectées et 40 cas de SIDA, des étrangers et des toxicomanes. L expansion économique que connaît cet immense pays devrait conduire à prendre très vite des mesures pour éviter la diffusion de l épidémie Japon Au Japon, le nombre de personnes infectées est faible : 3075 dont 1062 cas de SIDA déclarés au 31/10/ Afrique L Afrique est le continent le plus touché : 10 millions de personnes infectées dont plus de la moitié sont des femmes. Les prévisions pour les années 2010 et 2020 sont inquiétantes quant à la diminution de la population et à l augmentation du nombre d orphelins cas de SIDA ont été déclarés au 15/12/1995 (13). 4. Océanie 5735 cas déclarés au 31/12/1994 ; 6680 au 15/12/1995 (13). 5. Australie 6. Amériques cas déclarés au 31/12/1994, au 30/06/95, au 15/12/1995 (11) États-unis Fin Décembre 1993, il a été déclaré aux USA : cas de SIDA adultes/adolescents dont sont décédés, cas de SIDA enfants dont 3391 sont décédés, Au 31/12/1994, cas ont été déclarés, et cas au 31/10/1995. L augmentation du nombre de cas est d environ 10 % par an. L infection par le VIH est la première cause de mortalité de l adulte jeune ; elle reste croissante. Le changement de la classification CDC-OMS (dernière version : Jan 1993) avec le classement au stade SIDA des patients ayant un taux de CD4 < 200mm 3, qui ont une tuberculose pulmonaire, une pneumopathie récidivante ou un cancer du col invasif a entraîné une augmentation importante du nombre de cas de SIDA déclarés ( en 1993 soit + 54 %). Depuis 1992, le risque principal de contamination chez la femme n est plus la toxicomanie mais les contacts hétérosexuels. L incidence chez les homosexuels reste élevée et il semble exister encore (ou à nouveau) des comportements à risque notamment parmi les plus jeunes. L approche faite par Rosenberg (9) suggère que l infection par le VIH peut être considérée comme endémique parmi une cohorte de jeunes adultes Brésil cas notifiés au 02/09/ Mexique cas notifiés au 30/06/1995. Plus de personnes seraient infectées par le virus et 5883 cas de SIDA ont été déclarés au 15/12/ Généralités 7. Europe (3, 4) Comme en Amérique du Nord et en Australie, les nouvelles contaminations concernent surtout les jeunes (3/4 des nouveaux infectés ont moins de 25 ans). 16

17 < * 1994* 1995* * 1994* 1995* Tableau I : Région Europe OMS : nombre de cas de SIDA déclarés par année de diagnostic (4) Parmi les cas chez les adultes/adolescents au 31/12/1995, 83,5 % sont de sexe masculin. * cas redressés pour les délais de déclaration Chez la femme, plus de 60 % des contaminations surviennent avant l âge de 20 ans. La transmission hétérosexuelle prend de plus en plus d importance surtout dans les grands centres urbains en raison de la toxicomanie et de la prostitution. La surveillance du SIDA en Europe est menée par 44 pays de la région Europe de l OMS. Une institution par pays est reconnue et chargée de fournir les données (cependant, il existe une grande variation dans les délais de déclaration en fonction des pays). C est la première fois que le nombre de cas diagnostiqués au cours d une année est inférieur à celui de l année précédente. Cette diminution reflète probablement une stabilisation de l épidémie dans plusieurs pays d Europe occidentale mais doit être interprétée avec prudence (changement de la définition du SIDA en 1993 et traitement de l infection par le VIH avant le stade SIDA). Cette stabilisation n est «ni surprenante ni rassurante». Elle indique seulement que la vigilance doit faire face à un nouveau risque : celui d une démobilisation (2) 7.2. Statistiques (Tableaux I, II et III) Au 31/12/1995, cas de SIDA dont adultes/adolescents et cas pédiatriques (56 cas sont non classés à cause de données manquantes). Trois pays - la France, l Espagne et l Italie - ont déclarés chacun plus de cas. L Espagne est le pays avec le plus fort taux d incidence depuis Quatre pays - l Espagne, l Italie, la France et la Suisse - représentent 75 % des cas diagnostiqués en 1994 alors qu ils constituent seulement 19 % de la population de la région Europe de l OMS. Cependant, les cas de SIDA déclarés une année donnée peuvent avoir été diagnostiqués les années précédentes. De ce fait, le nombre de cas par année de diagnostic redressé, pour tenir compte des délais de déclaration, semble mieux adapté pour étudier les tendances de l épidémie. Le nombre total de cas diagnostiqués jusqu au 31/12/1995 est ainsi estimé à : adultes/adolescents et cas pédiatriques (plus les cas non classés). Le nombre de cas diagnostiqués en 1995 est estimé à 25638, soit une diminution de 2 % par rapport aux cas diagnostiqués en Modes de transmission Les modes de transmission varient d un pays à l autre. Actuellement, le groupe des utilisateurs de drogues injectables (UDI) représente la plus grande part des cas diagnostiqués : 43 % des cas adultes/adolescents en 1995 (4). L évolution des modes de transmission s accompagne d une augmentation de cas diagnostiqués chez les femmes : 11 % en 1986 à 20 % en 1995 (4). Dans la plupart des pays, la grande majorité des enfants ont été infectés par voie materno-fœtale. Actuellement, les cas pédiatriques semblent se stabiliser (du fait de la mise en place du protocole pour la prévention de la transmission). Cependant, l épidémie pédiatrique est aussi dominée dans la région Europe de l OMS par l épidémie nosocomiale Roumaine détectée en 1989 et en Russie avec une amplitude moindre. Une augmentation d environ 5 % par an jusqu en 1998 est prévue. L augmentation est surtout attendue dans le groupe des hétérosexuels ; une stabilisation (et peut-être une diminution?) de l incidence est prévue dans plusieurs pays du nord de l Europe (Allemagne, Belgique, Danemark, Pays- Bas et Suisse). 17

18 Tableau I : Cas de sida adultes/adolescents** par groupe de transmission au 31 /12 /1995 (région Europe OMS) (4) Homo-bisexuel homme ,5 % Toxicomanes (UDI) ,4 % Homo-bisexuel et UDI ,5 % Hémophiles, troubles de ,8 % la coagulation Transfusés ,9 % Hétérosexuels ,6 % Infections nosocomiales* 6 0 % Autres - Inconnu ,2 % Total** % Tableau II : Cas de sida pédiatriques** par groupe de transmission au 31/12/1995 (4) Transmission mère-enfant ,2 % Hémophiles 195 3,1 % Transfusés ,1 % Infections nosocomiales* ,0 % Autres - Inconnu ,6 % Total** % * patients accidentellement infectés dans des établissements de soins, par du sang, des médicaments dérivés du sang et l emploi de matériel médicochirurgical contaminé **Cas redressés 8. Situation en France au 30/09/1995 (1) Tableaux IV et V Depuis le début de l épidémie, cas de SIDA ont été déclarés ( adultes et 625 enfants). Le taux de décès est de 61,4 %. Tous les cas ne sont pas déclarés, et il existe un délai entre le diagnostic et la déclaration de la maladie ou entre le décès et sa notification. C est donc un chiffre estimé qui donne le nombre total de cas de SIDA entre et et le nombre total de décès entre et Le nombre de personnes vivantes atteintes de SIDA est estimé entre et Pour l année 1995, le nombre de nouveaux cas de SIDA est estimé à dont : - 38 % d homo/bisexuels, - 26 % d usagers de drogue, - 18 % de contamination hétérosexuelle. Le nombre de nouveaux cas se stabilise entre 6000 et 6500 depuis L épidémie en France est dans une phase en plateau. Cependant, la prudence est recommandée quant à l interprétation des chiffres (bithérapies plus efficaces retardant la phase SIDA, cas diagnostiqués plus tôt avec les nouvelles classifications de 1987 et 1993). Cette stabilisation s observe chez les homo-bisexuels et toxicomanes, mais pas chez les hétérosexuels dont le taux de progression a été de + 11 % entre 1993 et Tableau IV : Cas de SIDA déclarés et diagnostiqués par année jusqu au 31/12/1995 (données provisoires pour1994 et 1995) (1) < SIDA déclarés SIDA diagnostiqués * 5 219* <

19 Tableau V : Répartition des cas de SIDA (cumulés) par groupe de transmission au 31/12/1995 (1) Homo-bisexuel masculin ,3 % Toxicomane ,6 % Homo-bisexuel + UDI 526 1,3 % Transfusés (dont 82 enfants) ,1 % Hémophiles, troubles de la 514 1,3 % coagulation (dont 47 enfants) Contamination Hétérosexuelle ,8 % Autre (dont 10 enfants et 12 contaminations professionnelles) ,3 % Transmission materno-foetale 486 1,2 % Total (adultes + enfants) % En France, les estimations données par le groupe de travail de l ANRS sont de personnes contaminées par le virus depuis le début de l épidémie. Trois régions sont particulièrement touchées : l'ile-de- France, la Provence-Alpes-Côted Azur (PACA) et les Départements d Outre-Mer avec une prédominance de l infection chez les homo/bisexuels en Ile-de-France, chez les toxicomanes dans la région PACA et chez les hétérosexuels dans les Antilles-Guyane (5). La situation actuelle est celle d une extension lente de l épidémie dans la population hétérosexuelle où le risque de transmission à partir d un contact sexuel avec un partenaire infecté est faible, et le maintien d un risque élevé pour les populations déjà les plus touchées (2, 6, 10). Ces chiffres permettent d obtenir des estimations de l incidence cumulée, de la prévalence, des prévisions à court et moyen terme des cas de SIDA : Homosexuels UDI Hétérosexuels Autres adultes Total Europe Dont France Hypothèse a été faite que l incidence annuelle du VIH à partir de 1994 est restée égale à celle estimée pour 1993 (3). Une augmentation d environ 5 % par an est prévue jusqu en 1998, surtout attendue dans le groupe des hétérosexuels ; une stabilisation (et peut-être une diminution?) de l incidence est prévue dans plusieurs pays du nord de l Europe (Allemagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas et Suisse). Les projections effectuées avec ces modèles ont pour inconvénient de présenter un éventail extrêmement large de valeurs possibles (10). 2. Modèle établi en réseau Le modèle en réseau tient compte des relations entre les individus d une population et la diffusion du virus, en étant aussi proche que possible de la réalité. Ce modèle permet de comprendre l extension de l épidémie au sein d une population donnée. Modélisation de l épidémie (intérêt pour une étude prospective) La modélisation permet de représenter de façon simplifiée une réalité complexe pour mieux la comprendre et agir avec plus d efficacité. Différents types de modèles mathématiques peuvent être employés en fonction des objectifs fixés. 3. Modèle de simulation Le modèle de simulation utilise les lois de diffusion de l infection dans une population. La projection dans l avenir est faite à partir de l évolution de l incidence des cas de SIDA. Ce modèle intègre les actions de prévention et les pratiques de soins ce qui lui confère une valeur prospective intéressante. 1. Modèle établi par rétrocalcul Prévalence de l infection à VIH en France (10) Le modèle par rétrocalcul tient compte du délai entre la primo-infection et la déclaration de la maladie. Le centre Européen pour la surveillance épidémiologique du SIDA donne, dans son rapport de fin Décembre 1994, des prévisions jusqu en 1998 de l incidence annuelle du SIDA pour les adultes / adolescents de la région Europe OMS (3) (cf Tableau). 19 L estimation de la prévalence des personnes infectées par le VIH en France est obtenue à partir d un modèle mathématique initialement développé par l AP-HP et perfectionné par la Mission SIDA (Direction des Hôpitaux). Ce modèle reconstitue la progression de l épidémie dans le passé et simule son avenir proche. Il suppose que les tendances actuelles demeurent inchangées jusqu en l an 2000 (ne tient pas compte des éventuels changements de comportement, de nouvelles thérapeutiques) (Figure 2).

20 Figure 1 : prévalence de l infection à VIH en France (ANRS : le SIDA en France- État des connaissances en 1994) La prévalence de l infection à VIH en France est maximale vers 1993 avec une estimation aux environs de personnes infectées (cf courbe) (10). La prévalence des cas de SIDA serait maximum vers l an 2000 avec plus de cas. Figure 2 : pic d incidence (ANRS : le SIDA en France- État des connaissances en 1994) Pic d incidence Le pic d incidence de l infection par le VIH en France est maximum en 1985 avec près de personnes correspondant cette année-là à une prévalence de personnes infectées par le virus (Figure 2). Ce modèle a fourni des données concordantes avec la réalité en ce qui concerne la première décennie. Par contre, les prévisions de l évolution pour les années à venir sont susceptibles de varier en fonction des modifications des comportements de prévention et surtout avec l efficacité des nouvelles thérapeutiques (10). RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES 1 - RNSP (Réseau National de Santé Publique). Surveillance du SIDA en France (situation au 31 décembre 1995). BEH (Bulletin épidémiologique hebdomadaire) 1996 ; 10, 5 mars. 2 - Brunet JB, De Vincenzi I. Epidemiologie et prévention in «Le SIDA. Synthèse des données récentes». Berche P, Boitard C, Levy Y. John Libbey Eurotext ; HS n 1 Avril Centre Européen pour la surveillance épidémiologique du SIDA. Surveillance du SIDA en Europe. Rapport Trimestriel n 44, 31 Décembre

LE SIDA: UNE AFFECTION DU SYSTEME IMMUNITAIRE

LE SIDA: UNE AFFECTION DU SYSTEME IMMUNITAIRE LE SIDA: UNE AFFECTION DU SYSTEME IMMUNITAIRE Introduction: Le SIDA, ou syndrome immunodéficience acquise, est une maladie due à un virus, le virus de l'immunodéficience humaine ou VIH (HIV: Human Immunodeficiency

Plus en détail

Urgences et VIH. V.SCHIFFER Consultation VIH/SIDA Octobre 1999

Urgences et VIH. V.SCHIFFER Consultation VIH/SIDA Octobre 1999 Urgences et VIH V.SCHIFFER Consultation VIH/SIDA Octobre 1999 Physiopathologie Séroconversion VIH Traitements Exposition professionnelle Exposition sexuelle (PEP) Physiopathologie EPIDERME: Cellules de

Plus en détail

Evolution de la Survie des personnes infectées es par le VIH

Evolution de la Survie des personnes infectées es par le VIH Evolution de la Survie des personnes infectées es par le VIH Réunion Act Up Mardi 13 décembre 2005 Dr Caroline Semaille Unité VIH/Sida-IST-VHC Département des Maladies Infectieuses, InVS Évolution du nombre

Plus en détail

Données épidémiologiques sur l infection à VIH/sida 1 er décembre 2009 Institut de Veille Sanitaire

Données épidémiologiques sur l infection à VIH/sida 1 er décembre 2009 Institut de Veille Sanitaire Données épidémiologiques sur l infection à VIH/sida 1 er décembre 2009 Institut de Veille Sanitaire Dossier de presse du 27 novembre 2009 En plus des données concernant les découvertes de séropositivité

Plus en détail

Situation du VIH-sida en France

Situation du VIH-sida en France Situation du VIH-sida en France Données du 3 juin 27 Unité VIH/Sida-IST-VHC Département des Maladies Infectieuses Institut de Veille Sanitaire 1 Sommaire I - Découvertes de séropositivité VIH diapositive

Plus en détail

ÉPIDEMIOLOGIE DU SIDA ET DE L INFECTION À VIH EN BELGIQUE

ÉPIDEMIOLOGIE DU SIDA ET DE L INFECTION À VIH EN BELGIQUE Service maladies infectieuses au sein de la population générale ÉPIDEMIOLOGIE DU SIDA ET DE L INFECTION À VIH EN BELGIQUE Situation au 31 décembre 2011 ÉPIDEMIOLOGIE DU SIDA ET DE L INFECTION À VIH EN

Plus en détail

Chapitre 7 : IMMUNOLOGIE

Chapitre 7 : IMMUNOLOGIE Chapitre 7 : IMMUNOLOGIE (*) Introduction Définition : SYSTEME IMMUNITAIRE (SI) : C est un ensemble d organes, de cellules et de tissus dont la fonction est la défense du corps humain, c est à dire le

Plus en détail

ÉPIDEMIOLOGIE DU SIDA ET DE L INFECTION À VIH EN BELGIQUE

ÉPIDEMIOLOGIE DU SIDA ET DE L INFECTION À VIH EN BELGIQUE Service maladies infectieuses dans la population générale ÉPIDEMIOLOGIE DU SIDA ET DE L INFECTION À VIH EN BELGIQUE Situation au 31 décembre ÉPIDEMIOLOGIE DU SIDA ET DE L INFECTION À VIH EN BELGIQUE Ce

Plus en détail

Cinétique des marqueurs viraux VIH

Cinétique des marqueurs viraux VIH Vous êtes amenés à voir en consultation un patient de 36 ans pour la découverte d une séropositivité pour le VIH1 dépistée à l occasion d un dossier pour prêt bancaire. 1. Décrivez brièvement l histoire

Plus en détail

Virus: Virus: Diversité génétique. Diversité génétique et variation antigénique. Virus: Conséquences épidémiologiques et thérapeutiques

Virus: Virus: Diversité génétique. Diversité génétique et variation antigénique. Virus: Conséquences épidémiologiques et thérapeutiques Virus: Diversité génétique et variation antigénique Conséquences épidémiologiques et thérapeutiques M. Segondy Virus: Diversité génétique Virus: Génome + Capside ± Enveloppe 1 Virus: Diversité génétique

Plus en détail

infovihtal #6 hiver 2001

infovihtal #6 hiver 2001 infovihtal #6 Primo-infection Primo-infection Le stade qui suit l infection par le VIH est connu sous le nom de primo-infection ou phase aiguë de l infection à VIH. Quand le VIH entre dans l organisme

Plus en détail

1.2.1. Par voie sexuelle. 1.2.2. Par voie sanguine dite parentérale. 1.2.3. Par transmission de la mère à l enfant

1.2.1. Par voie sexuelle. 1.2.2. Par voie sanguine dite parentérale. 1.2.3. Par transmission de la mère à l enfant L INFECTION PAR LE VIH Le S.I.D.A. ou Syndrome d ImmunoDéficience Acquise (découvert en 1981) est le dernier stade de l infection due aux Virus de l Immunodéficience Humaine (V.I.H.). Le sida est une maladie

Plus en détail

Virus de l Immunodéficience Humaine (VIH)

Virus de l Immunodéficience Humaine (VIH) Infection par le Virus de l Immunodéficience Humaine (VIH) Le virus de l immunodéficience humaine, le VIH, est responsable du syndrome de l'immunodéficience acquise, le sida. Une personne est séropositive

Plus en détail

Notions de Virologies : Etienne DECROLY AFMB/MARSEILLE

Notions de Virologies : Etienne DECROLY AFMB/MARSEILLE Notions de Virologies : Etienne DECROLY AFMB/MARSEILLE Notions de Virologies : Pourquoi travailler sur les virus? Etienne DECROLY AFMB/MARSEILLE Notions de Virologies : Pourquoi travailler sur les virus?

Plus en détail

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86 LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : ÉTABLISSEMENT DE LIENS ENTRE LES PERSONNES CHEZ QUI UN DIAGNOSTIC D INFECTION À VIH A ÉTÉ POSÉ ET LES SERVICES DE SOINS ET DE TRAITEMENT

Plus en détail

Rapport 2014 sur la lutte contre la tuberculose dans le monde

Rapport 2014 sur la lutte contre la tuberculose dans le monde Rapport 2014 sur la lutte contre la tuberculose dans le monde Résumé d orientation La tuberculose reste l une des maladies transmissibles causant le plus de décès dans le monde. En 2013, selon les estimations,

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 23 septembre 2015

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 23 septembre 2015 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 23 septembre 2015 REYATAZ 150 mg, gélule Boîte de 60 (CIP : 34009 364 043 8 0) REYATAZ 200 mg, gélule Boîte de 60 (CIP : 34009 364 045 0 2) REYATAZ 300 mg, gélule Boîte

Plus en détail

SIDA & TRAVAIL. La lutte contre le Sida a été déclarée grande cause nationale en 2005, en France, car l épidémie perdure.

SIDA & TRAVAIL. La lutte contre le Sida a été déclarée grande cause nationale en 2005, en France, car l épidémie perdure. SIDA & TRAVAIL La lutte contre le Sida a été déclarée grande cause nationale en 2005, en France, car l épidémie perdure. SOMMAIRE Quelques chiffres... p. 2 La situation en France en 2005... p. 2 Mode de

Plus en détail

Institut Supérieur d Ostéopathie de Lille

Institut Supérieur d Ostéopathie de Lille N de Table : ISO2 PATHOLOGIES INFECTIEUSES & NOTIONS D INFECTIOLOGIE 1 ère Session M. MABON 18/06/2013 (Durée : 2h) Partie 1 : QCM (10 questions) sur 20 points Chaque question peut avoir une à 5 réponses

Plus en détail

D A N S L E S PAY S F R A N C O P H O N E S

D A N S L E S PAY S F R A N C O P H O N E S REGARD SUR L EPIDEMIE DU VIH D A N S L E S PAY S F R A N C O P H O N E S Photo: ONUSIDA Levier de la riposte au sida, l ONUSIDA s emploie à bâtir l action politique et à promouvoir les droits de tous les

Plus en détail

«Complications infectieuses chez les patients traités par anti-tnf α»

«Complications infectieuses chez les patients traités par anti-tnf α» «Complications infectieuses chez les patients traités par anti-tnf α» Réseau RATIO 9 juin 2006 Nouveaux immuno modulateurs Anticorps anti TNF α : infliximab, etanercept, adalimumab. Anticorps anti CD20

Plus en détail

Actualités et autres données concernant le VIH. Formation geres 18 19 20 nov 2009 JM Descamps

Actualités et autres données concernant le VIH. Formation geres 18 19 20 nov 2009 JM Descamps Actualités et autres données concernant le VIH Formation geres 18 19 20 nov 2009 JM Descamps La diversité du VIH-1 VIH-1 O Sur la base de sa variabilité nucléotidique, le VIH-1 est subdivisé en 3 groupes

Plus en détail

Hépatite chronique B Moyens thérapeutiques

Hépatite chronique B Moyens thérapeutiques Hépatite chronique B Moyens thérapeutiques Dr Olfa BAHRI Laboratoire de Virologie Clinique Institut Pasteur de Tunis INTRODUCTION Plus de 300. 10 6 porteurs chroniques de VHB dans le monde Hépatite chronique

Plus en détail

Infection à VIH et SIDA épidémio, histoire naturelle et ttt

Infection à VIH et SIDA épidémio, histoire naturelle et ttt Infection à VIH et SIDA épidémio, histoire naturelle et ttt Cours du 04.03.10 M1 Immuno Delphine Lutringer Généralités sur le virus Mode de transmission Histoire naturelle et clinique Traitement et prévention

Plus en détail

Infection à VIH et Sida à La Réunion

Infection à VIH et Sida à La Réunion Tableau de bord Tableau de bord Infection à VIH et Sida à La Réunion CIRE océan Indien Novembre 2011 Contexte Contexte national Le nombre de personnes ayant découvert leur séropositivité en 2009 est estimé

Plus en détail

TRANSMISSION DES VIRUS ET CYCLE DE MULTIPLICATION

TRANSMISSION DES VIRUS ET CYCLE DE MULTIPLICATION TRANSMISSION DES VIRUS ET CYCLE DE MULTIPLICATION II. 1 Généralités II.2 Transmission des Virus II.3 Grandes étapes de Cycle de Multiplication Attachement Pénétration Réplication Libération II. 1 Généralités

Plus en détail

UE : MIC 212 Enseignant : Pr Koulla Sinata/Dr Francois-Xavier MBOPI KEOU Cible : Etudiants de niveau L3 des filières médicales.

UE : MIC 212 Enseignant : Pr Koulla Sinata/Dr Francois-Xavier MBOPI KEOU Cible : Etudiants de niveau L3 des filières médicales. TITRE : TOGAVIRIDAE : LE VIRUS DE LA RUBEOLE Enseignant : Pr Koulla Sinata/Dr Francois-Xavier MBOPI KEOU A la fin du cours, l étudiant doit être capable de : Définir les caracteristiques virologiques,

Plus en détail

Nouvelles Recommandations en 2009 et rappels sur les indications de la prophylaxie post-exposition. Dr H.Melliez CH de Tourcoing 19 mars 2009

Nouvelles Recommandations en 2009 et rappels sur les indications de la prophylaxie post-exposition. Dr H.Melliez CH de Tourcoing 19 mars 2009 Nouvelles Recommandations en 2009 et rappels sur les indications de la prophylaxie post-exposition Dr H.Melliez CH de Tourcoing 19 mars 2009 «Nouvelles recommandations» Sources : DGS : CIRCULAIRE INTERMINISTERIELLE

Plus en détail

FORMULAIRE - Demande d'admission Maisons communautaires d'hébergement sida du Québec

FORMULAIRE - Demande d'admission Maisons communautaires d'hébergement sida du Québec FORMULAIRE - Demande d'admission Maisons communautaires d'hébergement sida du Québec INFORMATIONS DE PRÉ ADMISSION Maison d hébergement : Demande effectuée le : [ jj mm aaaa ] Nom : Prénom : Adresse :

Plus en détail

Hépatite C une maladie silencieuse..

Hépatite C une maladie silencieuse.. Hépatite C une maladie silencieuse.. F. Bally Centre de Maladies Infectieuses et Epidémiologie Institut Central des Hôpitaux Valaisans Histoire Années 70 Hépatite non-a-non-b = hépatite post-transfusionelle

Plus en détail

Médecine personnalisée, de quoi parle-t on? Dominique Stoppa-Lyonnet

Médecine personnalisée, de quoi parle-t on? Dominique Stoppa-Lyonnet Médecine personnalisée, de quoi parle-t on? Dominique Stoppa-Lyonnet Octobre 2014 Médecine «génomique» personnalisée La médecine «génomique» personnalisée repose sur l identification de sous-groupes de

Plus en détail

Comment se manifeste cette maladie? Comment repérer la séropositivité au SIDA? -> Discussion préparatoire.

Comment se manifeste cette maladie? Comment repérer la séropositivité au SIDA? -> Discussion préparatoire. I.7 Immunologie 1/4. Le SIDA Le système immunitaire est l ensemble des cellules et tissus d un individu pouvant s opposer à la pénétration et à l infection par des micro-organismes. Les moyens «de défense»

Plus en détail

INFECTION A VIH ET SIDA

INFECTION A VIH ET SIDA INFECTION A VIH ET SIDA INFORMATIONS Pré-requis : Durée de l'item : Auteur(s) : P. MASSIP (mail : ) Objectifs : Le SIDA ou syndrome d immunodéficience acquise, révélé en 1981 représente le terme de l infection

Plus en détail

Virus de la grippe. Introduction. Le virus. Introduction. Virus très contagieux +++: contamination inter-humaine (gouttelettes) responsable

Virus de la grippe. Introduction. Le virus. Introduction. Virus très contagieux +++: contamination inter-humaine (gouttelettes) responsable Virus de la grippe Introduction Virus très contagieux +++: contamination inter-humaine (gouttelettes) 1- introduction 2- le virus 3- clinique 4- complications 5- traitement S. Nguyen 03/2005 responsable

Plus en détail

Caisse Nationale de l'assurance Maladie des Travailleurs Salariés Sécurité Sociale

Caisse Nationale de l'assurance Maladie des Travailleurs Salariés Sécurité Sociale Caisse Nationale de l'assurance Maladie des Travailleurs Salariés Sécurité Sociale Circulaire CNAMTS MMES et MM Date : 24/07/90 - les MEDECINS CONSEILS REGIONAUX - le MEDECIN CHEF de la REUNION Origine

Plus en détail

L Infection à VIH (1)

L Infection à VIH (1) L Infection à VIH (1) Epidémiologie-Virologie-Histoire Naturelle. Docteur Patrick Miailhes Service d Infectiologie du Pr. Peyramond, Hôpital Croix-Rousse, Lyon VIH/Sida 2011 1 Epidemiologie mondiale :

Plus en détail

LE MALI L HÔPITAL GABRIEL TOURE L HÔPITAL DU POINT G INTRODUCTION 2 INTRODUCTION 1 DISPENSATION DES ARV DANS LES HÔPITAUX DU POINT G ET GABRIEL TOURE

LE MALI L HÔPITAL GABRIEL TOURE L HÔPITAL DU POINT G INTRODUCTION 2 INTRODUCTION 1 DISPENSATION DES ARV DANS LES HÔPITAUX DU POINT G ET GABRIEL TOURE DISPENSATION DES ARV DANS LES HÔPITAUX DU POINT G ET GABRIEL TOURE KALLE A.D A (1), BENGALY L (2)., KONE D ( 1), COULIBALY S.M (2). DIAKITE A.S. (2) DIAMOUTENE A (2) (1) Service de Pharmacie Hôpital Gabriel

Plus en détail

Sélection et Évaluation Quantitative des Médicaments pour la Prise en Charge du VIH/SIDA. Sophie Logez, OMS/PSM Addis Abeba, Ethiopie, Février 2005

Sélection et Évaluation Quantitative des Médicaments pour la Prise en Charge du VIH/SIDA. Sophie Logez, OMS/PSM Addis Abeba, Ethiopie, Février 2005 Sélection et Évaluation Quantitative des Médicaments pour la Prise en Charge du VIH/SIDA Sophie Logez, OMS/PSM Addis Abeba, Ethiopie, Février 2005 Sélection et Évaluation Quantitative Références Sélection

Plus en détail

Que faire pour mieux préciser la nature et la répartition des anomalies

Que faire pour mieux préciser la nature et la répartition des anomalies Homme 60 ans. Pas d ATCD. Origine française; vit au Gabon. Découverte récente d une infection VIH avec immunodépression sévère (CD4+ à 50/mm3) Pancytopénie et fièvre Scanner initial. Quels sont les éléments

Plus en détail

Table Ronde «Prévention et Dépistage»

Table Ronde «Prévention et Dépistage» Table Ronde «Prévention et Dépistage» «L infection à VIH/SIDA en 2013» Conférence organisée par la Ville de Marseille Dr Pervenche Martinet Dr Chantal Vernay Vaïsse 29/11/2013 1 Le dépistage aujourd'hui

Plus en détail

1. 2. 3. NOUVELLES RECOMMANDATIONS DE L OMS : Traitement antirétroviral de l adulte et de l adolescent MESSAGES IMPORTANTS. Département du VIH/SIDA

1. 2. 3. NOUVELLES RECOMMANDATIONS DE L OMS : Traitement antirétroviral de l adulte et de l adolescent MESSAGES IMPORTANTS. Département du VIH/SIDA MESSAGES IMPORTANTS NOUVELLES RECOMMANDATIONS DE L OMS : Traitement antirétroviral de l adulte et de l adolescent L (OMS) révise ses lignes directrices relatives au traitement antirétroviral (TAR) destiné

Plus en détail

Dissémination du SRAS Novembre 2002 Février 2003

Dissémination du SRAS Novembre 2002 Février 2003 SRAS: Aspects virologiques et prévention Dr Olfa BAHRI Laboratoire de Virologie Clinique Institut Pasteur de Tunis Introduction ti SRAS = Syndrome Respiratoire Aigu Sévère = Pneumonie atypique sévère 1

Plus en détail

Leucémie. Causes, Facteurs de risques

Leucémie. Causes, Facteurs de risques Leucémie La leucémie ou cancer du sang ou leucose aiguë des organes hématopoïétiques(sang, rate, ganglions, moelle osseuse) est un type de cancer qui entraîne la fabrication par l organisme d un trop grand

Plus en détail

Le vaccin polysaccharidique à 23 valences (PPV23)

Le vaccin polysaccharidique à 23 valences (PPV23) Introduction Le pneumocoque est un agent majeur de pneumonie, septicémie, méningite, sinusite, otite moyenne et exacerbations aiguës d affections pulmonaires chroniques obstructives. Sur la base du typage

Plus en détail

Série : STL Spécialité biotechnologies SESSION 2014 BACCALAURÉAT TECHNOLOGIQUE

Série : STL Spécialité biotechnologies SESSION 2014 BACCALAURÉAT TECHNOLOGIQUE BACCALAURÉAT TECHNLGIQUE Série : STL Spécialité biotechnologies SESSIN 2014 CBSV : sous épreuve coefficient 4 Biotechnologies : sous épreuve coefficient 4 Durée totale de l épreuve: 4 heures Les sujets

Plus en détail

Chapitre II L immunité adaptative

Chapitre II L immunité adaptative Chapitre II L immunité adaptative 1 -I -La réponse adaptative humorale 1) Exemple du virus de la grippe 2 2) Les caractéristiques de cette réponse 3 Conclusion L immunité adaptative n est pas immédiate

Plus en détail

Septembre 2006 Rapport sur un nouveau médicament breveté - Reyataz

Septembre 2006 Rapport sur un nouveau médicament breveté - Reyataz Septembre 2006 Rapport sur un nouveau médicament breveté - Reyataz Au titre de son initiative de transparence, le CEPMB publie les résultats des examens des prix des nouveaux médicaments brevetés effectués

Plus en détail

1. Recommandations de l AFSSAPS

1. Recommandations de l AFSSAPS E08-1 E08 Hypolipémiants Depuis une dizaine d années de nombreux résultats se sont accumulés pour prouver l intérêt de l abaissement du LDL-cholestérol en prévention primaire et secondaire des évènements

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 23 septembre 2015

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 23 septembre 2015 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 23 septembre 2015 FUZEON 90 mg/ml, poudre et solvant pour solution injectable Boîte contenant 60 flacons de poudre + 60 flacons de solvant + 60 seringues de 3 ml + 60

Plus en détail

Profil d expression des micro ARNs hépatiques associés à la réponse virologique prolongée chez des patients atteints d hépatite chronique C

Profil d expression des micro ARNs hépatiques associés à la réponse virologique prolongée chez des patients atteints d hépatite chronique C Profil d expression des micro ARNs hépatiques associés à la réponse virologique prolongée chez des patients atteints d hépatite chronique C E. Estrabaud 1, I. Bièche 2, M. Lapalus 1, S. de Muynck 1, M.

Plus en détail

FICHE DE SUIVI DES VISITES CLINIQUES: ADULTES VIH+

FICHE DE SUIVI DES VISITES CLINIQUES: ADULTES VIH+ FICHE DE SUIVI DES VISITES CLINIQUES: ADULTES VIH+ SECTION INFIRMIÈRE SIGNES VITAUX Temp TA. en Celsius Farenheit GROSSESSE Inconnu Date des dernières règles Pouls Poids FR en cm de HG ÉTAT DE FONCTIONNEMENT

Plus en détail

GINGIVO-STOMATITES HERPETIQUES: Quels prélèvements et quelles techniques?

GINGIVO-STOMATITES HERPETIQUES: Quels prélèvements et quelles techniques? GINGIVO-STOMATITES HERPETIQUES: Quels prélèvements et quelles techniques? Dr C. ZANDOTTI Laboratoire de Virologie du Pr D. Raoult CHU Timone, Marseille. Virus herpes simplex (HSV) Virus strictement humain,

Plus en détail

La vaccination contre le VHB à l heure du consensus. Ariane Chryssostalis Service d hépatogastroentérologie Hopital Cochin

La vaccination contre le VHB à l heure du consensus. Ariane Chryssostalis Service d hépatogastroentérologie Hopital Cochin La vaccination contre le VHB à l heure du consensus Ariane Chryssostalis Service d hépatogastroentérologie Hopital Cochin Pourquoi vacciner? Epidémiologie du VHB 370.000.000 de porteurs chroniques du VHB

Plus en détail

Etes-vous sûr de savoir diagnostiquer une primo-infection à V.I.H.?

Etes-vous sûr de savoir diagnostiquer une primo-infection à V.I.H.? Etes-vous sûr de savoir diagnostiquer une primo-infection à V.I.H.? Retard au diagnostic de primo-infection par le VIH après consultation auprès de différentes structures de soins. Weintrob, J. Giner,

Plus en détail

LE VIRUS DE L HEPATITE E O. ROUQUET

LE VIRUS DE L HEPATITE E O. ROUQUET LE VIRUS DE L HEPATITE E O. ROUQUET A Historique L analyse rétrospective de foyers épidémiques d hépatite aiguë non A, non B en Inde laisse supposer l existence d un autre type d hépatite virale. Le virus

Plus en détail

Grippe et Vaccination. Quelques idées reçues (IR) Mythes et réalités. IR 1. Maladie peu fréquente

Grippe et Vaccination. Quelques idées reçues (IR) Mythes et réalités. IR 1. Maladie peu fréquente La vaccination antigrippale des professionnels de santé Quelques chiffres Grippe et Vaccination Mythes et réalités E Seringe Arlin Idf Journée Ehpad 3/04/2014 Quelques idées reçues (IR) IR1. Maladie peu

Plus en détail

TP DIAGNOSTIC VIROLOGIQUE

TP DIAGNOSTIC VIROLOGIQUE TP DIAGNOSTIC VIROLOGIQUE 1 - DIAGNOSTIC DIRECT : le virus ou un de ses constituants Virus: Microscopie électronique Antigène viral : - immunofluorescence - immunochromatographie - ELISa en plaque ADN

Plus en détail

Avril 2007. a thérapie. antirétrovirale. pour les adultes infectés par le VIH. Guide pour les professionnels de la santé du Québec.

Avril 2007. a thérapie. antirétrovirale. pour les adultes infectés par le VIH. Guide pour les professionnels de la santé du Québec. Avril 2007 a thérapie antirétrovirale pour les adultes infectés par le VIH Guide pour les professionnels de la santé du Québec Version résumée Avril 2007 a thérapie antirétrovirale pour les adultes infectés

Plus en détail

Recommandations du Comité de lutte contre la grippe du 6 août 2009 susceptibles d actualisation en fonction de l évolution des données.

Recommandations du Comité de lutte contre la grippe du 6 août 2009 susceptibles d actualisation en fonction de l évolution des données. FICHE PRATIQUE D UTILISATION DES ANTIVIRAUX EN EXTRAHOSPITALIER ET EN PERIODE PANDEMIQUE A. TRAITEMENT ANTIVIRAL CURATIF 1 1. Adultes et enfants de plus d un an La prescription d un traitement antiviral

Plus en détail

Principes de base du traitement par ARV dans les PED

Principes de base du traitement par ARV dans les PED Principes de base du traitement par ARV dans les PED M.Strobel, IFMT MS-IFMT-Sémin.VIH.Févr.2005 1 3 grands règles 1. Pas de traitement sans confirmation sérologique 2. Le traitement est double : 1. anti-infections

Plus en détail

Dépister oui! Qui? Pourquoi? V Baclet SUMIV/CIDDIST CH Tourcoing 22 octobre 2013 Journée régionale, prévention VIH, hépatites IST (COREVIH)

Dépister oui! Qui? Pourquoi? V Baclet SUMIV/CIDDIST CH Tourcoing 22 octobre 2013 Journée régionale, prévention VIH, hépatites IST (COREVIH) Dépister oui! Qui? Pourquoi? V Baclet SUMIV/CIDDIST CH Tourcoing 22 octobre 2013 Journée régionale, prévention VIH, hépatites IST (COREVIH) * Qu est ce qu une IST? Infection Sexuellement Transmissible

Plus en détail

Chapitre 2: Les mécanismes de

Chapitre 2: Les mécanismes de Chapitre 2: Les mécanismes de l immunité I-Les anticorps: agents du maintien de l intégrité du milieu extracellulaire 1- La réaction antigène- anticorps et l élimination du complexe immun Les anticorps:

Plus en détail

Épidémiologie du cancer du sein en Algérie.

Épidémiologie du cancer du sein en Algérie. Épidémiologie du cancer du sein en Algérie. Mahnane A. Hamdi Cherif M. Registre du Cancer de Sétif. Laboratoire Santé Environnement des Hauts Plateaux Sétifiens. INTRODUCTION Le cancer du sein est le cancer

Plus en détail

Chapitre 5 : lutter contre l infection

Chapitre 5 : lutter contre l infection Chapitre 5 : lutter contre l infection Mais, que dois-je savoir? Pour rattraper un cours manquant, retrouve-le sur le site du collège dans la rubrique «enseignements» : Contrat-élève 3 ème Chapitre 5 :

Plus en détail

Une maladie qui touche le système immunitaire : le SIDA (syndrome d immunodéficience acquise)

Une maladie qui touche le système immunitaire : le SIDA (syndrome d immunodéficience acquise) Immunologie = partie de la médecine et de la biologie qui étudie l immunité. Immunité = capacité à résister, à limiter le développement, à se débarrasser d une maladie après avoir été infecté par un agent

Plus en détail

SYNDROME D HYPER-IgM

SYNDROME D HYPER-IgM SYNDROME D HYPER-IgM Le présent livret a été rédigé à l attention des patients et de leurs familles. Il ne doit pas remplacer les conseils d un spécialiste en immunologie. 1 Egalement Disponible : AGAMMAGLOBULINÉMIE

Plus en détail

Haute Autorité de santé COMMISSION DE LA TRANSPARENCE

Haute Autorité de santé COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Haute Autorité de santé COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 22 décembre 2004 VOGALENE 5 mg, suppositoire sécable (Boîte de 10) Laboratoires SCHWARZ PHARMA métopimazine Liste II Date de l AMM initiale chez

Plus en détail

Le SIDA. Et toi, Qu est-ce que tu connais. De cette maladie?

Le SIDA. Et toi, Qu est-ce que tu connais. De cette maladie? Le SIDA Et toi, Qu est-ce que tu connais De cette maladie? Sommaire 1 partie : Testez vos connaissances Pages jaunes 1. Çà veut dire quoi cette maladie 2. Comment peux-tu l attraper? 3. Prendre un risque,

Plus en détail

Généralités et définitions LES ACCIDENTS EXPOSANT AU SANG. Généralités et définitions. Généralités et définitions

Généralités et définitions LES ACCIDENTS EXPOSANT AU SANG. Généralités et définitions. Généralités et définitions LES ACCIDENTS EXPOSANT AU SANG Généralités Epidémiologie Facteurs de risque des Contaminations Professionnelles Généralités et définitions Objectif : éviter la transmission au personnel soignant d infections

Plus en détail

Vaccination Anti-Encéphalite Japonaise

Vaccination Anti-Encéphalite Japonaise Vaccination Anti-Encéphalite Japonaise IFMT sémin encéphalites 2004. Groupe de travail étudiant 1 Vaccin (Vac.) 3 types: 1. Vac. Inactivé préparé en culture cellulaire Souche: P3 (culture sur cellules

Plus en détail

INFECTION HIV, MANIFESTATIONS CLINIQUES ET ASPECTS THERAPEUTIQUES Présenté par: DR K.CHARAOUI 1. Introduction: Problème majeur de santé publique 33

INFECTION HIV, MANIFESTATIONS CLINIQUES ET ASPECTS THERAPEUTIQUES Présenté par: DR K.CHARAOUI 1. Introduction: Problème majeur de santé publique 33 1 INFECTION HIV, MANIFESTATIONS CLINIQUES ET ASPECTS THERAPEUTIQUES Présenté par: DR K.CHARAOUI 1. Introduction: Problème majeur de santé publique 33 millions de personnes infectées dans le monde /25 millions

Plus en détail

Ce que nous devons savoir sur le virus VIH (HIV) et le SIDA (AIDS) Lidia Belkis Archbold Ministère de la Santé Division Interaméricaine

Ce que nous devons savoir sur le virus VIH (HIV) et le SIDA (AIDS) Lidia Belkis Archbold Ministère de la Santé Division Interaméricaine Ce que nous devons savoir sur le virus VIH (HIV) et le SIDA (AIDS) Lidia Belkis Archbold Ministère de la Santé Division Interaméricaine Le virus VIH Il fut découvert, en 1983, par l équipe de Luc Montagnier,

Plus en détail

La Grippe en questions

La Grippe en questions 1 La Grippe en questions Qu est ce que la grippe? Que sont les virus grippaux? La grippe est une infection virale respiratoire aiguë contagieuse. Les virus grippaux se répartissent entre différents types

Plus en détail

l infection par le VIH Elisabeth BOUVET Hôpital Bichat Paris JNI Juin 2009

l infection par le VIH Elisabeth BOUVET Hôpital Bichat Paris JNI Juin 2009 Tests Interferon ( IGRA) dans l infection par le VIH Peut on les utiliser? Elisabeth BOUVET Hôpital Bichat Paris JNI Juin 2009 Population générale TB maladie 1/3 population mondiale infectée par BK Répartition

Plus en détail

Traiter l herpès? Pierre MARES - Renaud de TAYRAC Vincent LETOUZEY - Jean-Marc BOHBOT

Traiter l herpès? Pierre MARES - Renaud de TAYRAC Vincent LETOUZEY - Jean-Marc BOHBOT Traiter l herpès? Pierre MARES - Renaud de TAYRAC Vincent LETOUZEY - Jean-Marc BOHBOT Consultations initiales pour herpès génital 1. ARMSTRONG GL,et al. Incidence of herpes simplex virus type 2 infection

Plus en détail

Cancer et VIH. Pr. Christine Katlama Hôpital Pitié-Salpêtrière - INSERM U720 Université Pierre et Marie Curie, Paris 6

Cancer et VIH. Pr. Christine Katlama Hôpital Pitié-Salpêtrière - INSERM U720 Université Pierre et Marie Curie, Paris 6 Cancer et VIH Pr. Christine Katlama Hôpital Pitié-Salpêtrière - INSERM U720 Université Pierre et Marie Curie, Paris 6 JNI Lyon - Juin 2009 Cancer et VIH : des interfaces physiopathogéniques communes Deficit

Plus en détail

31/03/2014 THOMASSIN Guillaume L2 AIH Carole CASSAGNE Relecteur 6 10 pages LA PNEUMOCYSTOSE. Plan

31/03/2014 THOMASSIN Guillaume L2 AIH Carole CASSAGNE Relecteur 6 10 pages LA PNEUMOCYSTOSE. Plan 31/03/2014 THOMASSIN Guillaume L2 AIH Carole CASSAGNE Relecteur 6 10 pages LA PNEUMOCYSTOSE Plan A. L'agent infectieux I. Développement de la maladie II. Mode de transmission III. Cycle du parasite IV.

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 20 juillet 2005

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 20 juillet 2005 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 20 juillet 2005 1 flacon(s) en verre de 0,5 ml : 557 767-8 3 flacon(s) en verre de 0,5 ml : 557 768-4 12 flacon(s) en verre de 0,5 ml : 557 769-0 6 flacon(s) en verre

Plus en détail

Nature de la demande

Nature de la demande COMMISSION NATIONALE D EVALUATION DES DISPOSITIFS MEDICAUX ET DES TECHNOLOGIES DE SANTE AVIS DE LA COMMISSION 25 septembre 2012 Nom : Modèles et références: Demandeur : Fabricant : Données disponibles

Plus en détail

IMMUNOLOGIE - EXERCICES TYPE II-2 OBLIGATOIRE

IMMUNOLOGIE - EXERCICES TYPE II-2 OBLIGATOIRE IMMUNOLOGIE - EXERCICES TYPE II-2 OBLIGATOIRE SUJET 1 La phase symptomatique du sida est caractérisée par un taux très faible de lymphocytes T cytotoxiques et de lymphocytes T4. Les patients qui rentrent

Plus en détail

Maladies infectieuses résurgentes et émergentes

Maladies infectieuses résurgentes et émergentes Maladies infectieuses résurgentes et émergentes Docteur Sylvie Renard-Dubois Bureau des maladies infectieuses et de la politique vaccinale Direction générale de la santé 21 janvier 2005 Causes et mécanismes

Plus en détail

Conférence-Débat. Mardi 28 mars 2006 de 15h15 à 17h30 LA GRIPPE AVIAIRE. des sciences. Discussion générale

Conférence-Débat. Mardi 28 mars 2006 de 15h15 à 17h30 LA GRIPPE AVIAIRE. des sciences. Discussion générale Conférence-Débat Mardi 28 mars 2006 de 15h15 à 17h30 LA GRIPPE AVIAIRE Académie des sciences 15h15 Introduction Jean-François Bach, Secrétaire perpétuel de l Académie des sciences 15h30 Actualités sur

Plus en détail

Immunité anti-tumorale

Immunité anti-tumorale Immunité anti-tumorale Professeur M GUENOUNOU Laboratoire d Immunologie & Microbiologie UFR de Pharmacie 51100 REIMS 1- Cellules tumorales - Une tumeur est une prolifération clonale issue d une cellule

Plus en détail

Vaccinations - Rédaction Dr BOUTON

Vaccinations - Rédaction Dr BOUTON 20-14 Vaccinations - Rédaction Dr BOUTON Chaque personnel navigant est responsable de la mise à jour des ses vaccins. 1 - VACCINATION OBLIGATOIRE La vaccination contre la fièvre jaune (vaccination anti-amarile)

Plus en détail

Impact du tabac sur les lésions précancéreuses et cancéreuses du col de l utérus

Impact du tabac sur les lésions précancéreuses et cancéreuses du col de l utérus Impact du tabac sur les lésions précancéreuses et cancéreuses du col de l utérus Docteur Fabienne MESSAOUDI Gynécologue-Obstétricienne Hôpital de Versailles Généralités Les lésions précancéreuses et cancéreuses

Plus en détail

Détection et prise en charge de la résistance aux antirétroviraux

Détection et prise en charge de la résistance aux antirétroviraux Détection et prise en charge de la résistance aux antirétroviraux Jean Ruelle, PhD AIDS Reference Laboratory, UCLouvain, Bruxelles Corata 2011, Namur, 10 juin 2011 Laboratoires de référence SIDA (Belgique)

Plus en détail

Algorithme pour le traitement à l oseltamivir et au zanamivir de la grippe peu sévère ou sans complications chez les adultes

Algorithme pour le traitement à l oseltamivir et au zanamivir de la grippe peu sévère ou sans complications chez les adultes Annexe A Algorithme pour le traitement à l oseltamivir et au zanamivir de la grippe peu sévère ou sans complications chez les adultes Adultes atteints de grippe légère ou sans complications Aucun facteur

Plus en détail

La grippe, l asthme et la vaccination

La grippe, l asthme et la vaccination La grippe, l asthme et la vaccination vaccin anti-grippe pris en charge à 100 % pour tous les asthmatiques Qu est-ce que la grippe? La grippe est une maladie infectieuse très contagieuse, d apparition

Plus en détail

CONTRÔLE DE QUALITE DES MEDICAMENTS Médicaments Antirétroviraux

CONTRÔLE DE QUALITE DES MEDICAMENTS Médicaments Antirétroviraux CONTRÔLE DE QUALITE DES MEDICAMENTS Médicaments Antirétroviraux Direction des laboratoires et des Contrôles Pr. Pierre-Antoine BONNET Directeur scientifique Site Montpellier-Vendargues Contrôle des ARV

Plus en détail

Appel à Manifestation d Intérêt A l intention des (ONG) intéressées à la mise en œuvre des activités du Projet Fond Global-PNUD HAITI (VIH SIDA)

Appel à Manifestation d Intérêt A l intention des (ONG) intéressées à la mise en œuvre des activités du Projet Fond Global-PNUD HAITI (VIH SIDA) Appel à Manifestation d Intérêt A l intention des (ONG) intéressées à la mise en œuvre des activités du Projet Fond Global-PNUD HAITI (VIH SIDA) Le PNUD en tant que Récipiendaire Principal (RP) du Fond

Plus en détail

Arthralgies persistantes après une infection à chikungunya: évolution après plus d un an chez 88 patients adultes

Arthralgies persistantes après une infection à chikungunya: évolution après plus d un an chez 88 patients adultes Arthralgies persistantes après une infection à chikungunya: évolution après plus d un an chez 88 patients adultes G Borgherini 1, A Gouix 1, F Paganin 1, A Jossaume 1, L Cotte 2, C Arvin-Berod 1, A Michault

Plus en détail

Expérimenté depuis 2003, le. Dépistage organisé du cancer colorectal. Un moyen décisif pour lutter contre la 2 e cause de décès par cancer en France

Expérimenté depuis 2003, le. Dépistage organisé du cancer colorectal. Un moyen décisif pour lutter contre la 2 e cause de décès par cancer en France DÉPISTAGE Dépistage organisé du cancer colorectal Un moyen décisif pour lutter contre la 2 e cause de décès par cancer en France UN CANCER CURABLE À UN STADE PRÉCOCE LE DÉPISTAGE ORGANISÉ : UNE STRATÉGIE

Plus en détail

1 La Grippe en questions

1 La Grippe en questions 1 La Grippe en questions Qu est ce que la grippe? Que sont les virus grippaux? La grippe est une infection virale respiratoire aiguë contagieuse. Les virus grippaux se répartissent entre différents types

Plus en détail

DASES Réseau tuberculose 10 janvier 2006

DASES Réseau tuberculose 10 janvier 2006 DASES Réseau tuberculose 10 janvier 2006 Place des Nouveaux Tests de Dosage de L INTERFERON GAMMA dans le diagnostic de la Tuberculose Fadi ANTOUN, Cellule Tuberculose DASES Le Quotidien du Médecin 2005

Plus en détail

Chapitre 2 Les défenses de l organisme : le fonctionnement du système immunitaire

Chapitre 2 Les défenses de l organisme : le fonctionnement du système immunitaire Chapitre 2 Les défenses de l organisme : le fonctionnement du système immunitaire Problème n 1 : Comment le corps réagit-il lors d une infection? Rappel : une infection se caractérise par la multiplication

Plus en détail

Prescription des IPP en Gériatrie. Journée interrégionale du DESC de Gériatrie 28 mars 2008 Dr SEITE Florent

Prescription des IPP en Gériatrie. Journée interrégionale du DESC de Gériatrie 28 mars 2008 Dr SEITE Florent Prescription des IPP en Gériatrie Journée interrégionale du DESC de Gériatrie 28 mars 2008 Dr SEITE Florent Inhibiteurs de la pompe à protons Mécanisme d action : Inhibition de H+/K+ ATPase diminution

Plus en détail

Les vaccins contre le H1N1 et la grippe saisonnière

Les vaccins contre le H1N1 et la grippe saisonnière Les vaccins contre le H1N1 et la grippe saisonnière Ce que vous devez savoir sur les vaccins antigrippaux offerts cette année L influenza, qu on appelle communément la grippe, est une infection respiratoire

Plus en détail

Le genre masculin utilisé dans ce document désigne aussi bien les femmes que les hommes.

Le genre masculin utilisé dans ce document désigne aussi bien les femmes que les hommes. Ce document est destiné aux personnes vivant avec le VIH. Il a été révisé en janvier 2004 par les membres du Comité consultatif pour la prise en charge clinique des personnes vivant avec le VIH-SIDA en

Plus en détail

Pathogénèse ou Pathogénie : Étude des causes et du développement des maladies. Désigne aussi le processus suivant lequel une maladie évolue.

Pathogénèse ou Pathogénie : Étude des causes et du développement des maladies. Désigne aussi le processus suivant lequel une maladie évolue. Palliatif : Qui supprime ou atténue les symptômes d une maladie sans agir sur ses causes. Les soins palliatifs sont l ensemble des soins et du soutien destiné à accompagner un malade dont l état général

Plus en détail

CAMPAGNE DE VACCINATION CONTRE LA GRIPPE SAISONNIERE 2015-2016 Dossier de presse

CAMPAGNE DE VACCINATION CONTRE LA GRIPPE SAISONNIERE 2015-2016 Dossier de presse الجمهوريةالجزائريةالديمقراطيةالشعبية REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE وزارةالصحة, السكانوإصالحالمستشفيات MINISTERE DE LA SANTE, DE LA POPULATION ET DE LA REFORME HOSPITALIERE DIRECTION GENERALE

Plus en détail