Résumés des communications orales

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Résumés des communications orales 1

Session 1 «Coût des infections associées aux soins au Maghreb» C1-1 Prolongation du séjour post-opératoire et surcoûts liés aux infections du site opératoire dans un service de neurochirurgie en Algérie Atif ML 1, Beddek M 1, Bezzaoucha A 1, Bouyoucef A 2 1. Service d épidémiologie et de médecine préventive, Chu de Blida, Algérie ; 2. Service de neurochirurgie, Chu de Blida, Algérie Introduction : Malgré l importance du sujet, très peu d études sur le coût des infections du site opératoire ont été publiées. Au Maghreb, le sujet du coût de l infection nosocomiale a été peu abordé. L objectif de cette étude était d estimer la prolongation du séjour post-opératoire et les surcoûts liés à la survenue d une infection du site opératoire durant le séjour hospitalier des patients opérés dans le service de neurochirurgie du Chu de Blida (Algérie) en 2008 et 2009. Méthodes : Etude cas-témoin appariée sur l age, le séjour préopératoire, le type d intervention et le score du National Nosocomial Infection Surveillance System. Les cas étaient des patients infectés durant leur séjour postopératoire. Chaque cas était apparié à un témoin issu de la cohorte des patients non atteint d infection du site opératoire, choisi par randomisation. La prolongation du séjour postopératoire était estimée en calculant la différence entre la durée de séjour post-opératoire moyenne des cas et des témoins. Le surcoût lié à l infection du site opératoire était estimé en calculant la différence entre le coût moyen d un cas et d un témoin. Le coût moyen, calculé avec l aide de la direction des finances et de la pharmacie, était la somme du coût du séjour postopératoire, du coût des antibiotiques et le coût d une éventuelle ré-intervention. Les coûts de la première intervention et du séjour préopératoire, identiques pour le cas et le témoin, n étaient pas pris en considération. A des fins de comparaison, le coût est exprimé en dollars américains. Résultats : Un total de 117 témoins a été apparié aux 117 cas infectés. La durée de séjour post-opératoire moyenne était de 28,3 jours pour les cas et de 8,8 jours pour les témoins, soit une prolongation de séjour de 19,5 jours pour les cas par rapport aux témoins. Le coût moyen d un cas était de $ 4110, celui d un témoin était de $ 1228. Le surcoût moyen lié à l infection du site opératoire était de $ 2882 : $ 2601 pour le séjour post-opératoire, $ 127 pour les antibiotiques et $ 154 pour la ré-intervention chirurgicale. Conclusion : L infection du site opératoire multiplie par 3 le coût moyen d un patient opéré dans notre service de neurochirurgie. Ce résultat est plus important que ceux rapportés dans des études similaires. Malgré certains biais liés notamment aux habitudes de travail du service et aux modalités de recrutement et de transfert des patients, cette étude a le mérite d estimer avec une méthodologie validée le coût de ce type d infection le plus fréquent dans les pays du Maghreb. Mots clefs : infection du site opératoire, séjour hospitalier, surcoûts C1-2 Le surcoût des infections nosocomiales au service de réanimation à l hôpital Ibn Rochd à Casablanca Obtel M 1, Belhaj-Soulami O 2, Motaouakkil S 3, Nejjari C 1 1. Laboratoire d Epidémiologie, Recherche Clinque et Santé communautaire, Faculté de Médecine de Fès, Fès, Maroc ; 2. Service de Gastro-entérologie, CHU IBN ROCHD, Casablanca, Maroc ; 3. Service de Réanimation médicale, CHU IBN ROCHD, Casablanca, Maroc Introduction : Les infections nosocomiales augmentent la morbidité et la mortalité dans les structures de soins. Elles représentent un enjeu pour les politiques de santé, de par leur ampleur épidémiologique et leurs conséquences humaines et financières difficiles à estimer. L objectif de ce travail est d estimer le surcoût lié à l infection nosocomiale chez les patients hospitalisés au service de réanimation. Méthodes : Il s agit d une étude rétrospective réalisée sur dossiers de patients hospitalisés dans le service de réanimation du CHU IBN ROCHD pour des motifs d hospitalisation différents et ayant tous développé une infection nosocomiale durant leur séjour hospitalier. La période concernée était entre le mois d avril et septembre de l année 2009. Le calcul du surcoût lié à la prise en charge de l infection nosocomiale de ces patients de la réanimation a été estimé à partir des frais des antibiotiques pour le traitement de ces infections et les frais médicaux et généraux dus à l allongement de la durée d hospitalisation et les frais des examens paracliniques. 2

Résultats : Au total, 10 dossiers ont été étudiés. L âge moyen était de 43 ans (l écart-type de 16 ans), un sex ratio de 1,5H/1F, le germe le plus fréquent était l Acinetobacter Baumanii (44,4% des germes isolés). La durée d hospitalisation allongée par les infections nosocomiales est en moyenne de 12 jours. Le surcoût de l infection nosocomiale est estimé à 234.265,25 MAD. Le coût des moyens de la prévention des infections nosocomiales est estimé à 28.700 MAD. La différence entre le surcoût lié à l infection nosocomiale et le coût de la prévention de ces infections est estimée à 220.505,25 MAD, correspondant à environ 22.050,50 MAD pour chaque patient. Conclusion : Ce travail montre la lourdeur du surcoût des infections nosocomiales en réanimation, ce qui confirme la nécessité d élaborer une stratégie nationale pour le développement des programmes de prévention dans nos établissements hospitaliers visant l amélioration de la qualité des soins donnés aux patients. Les résultats de cette étude soulignent aussi la difficulté de l estimation du coût de ces infections. D autres études plus larges sont fortement recommandées. Mots clés : infection nosocomiale, surcoût, réanimation C1-3 Estimation du surcoût dû aux infections du site opératoire chez les femmes césarisées au service de gynécologie-obstétrique du CHU de Constantine (Avril 2010) Lakehal A 1, Djessas S 1, Bensaâd D 1, Zoughailech D 1, Khamer 2, Hensali 2, Barkat 2, Benniou A 3, Remired F 4 1. Service d épidémiologie et de médecine préventive, CHU Constantine, Constantine, Algérie ; 2. Service de gynécoobstétrique, CHU Constantine, Constantine, Algérie ; 3. Direction des moyens matériaux, CHU Constantine, Constantine, Algérie ; 4. Pharmacie centrale du CHU Constantine, Constantine, Algérie Introduction : Vu l incidence élevée des infections du site opératoire (ISO) au niveau du service de gynéco obstétrique du CHU de Constantine, nous avons entrepris une étude sur l estimation du coût des ISO chez les femmes césarisées entre le 10 Avril et 29 Mai 2010 dans le but d d impliquer davantage les décideurs dans la lutte contre les infections associées aux soins. Méthodes : Il s agit d une étude comparative des coûts hospitaliers chez les femmes césarisées infectées et non infectées. La durée de séjour était calculée sur la période d hospitalisation initiale dans le service concerné, rajoutée à celle de la réhospitalisation en cas ISO. L estimation des coûts directs a été effectuée sur la base du coût journalier d hospitalisation dans le service (fourni par les services administratifs du CHU, il couvre l ensemble des prestations hôtelières mais également celles des actes médicaux et paramédicaux) et du coût du traitement et des consommables. Les coûts sont exprimés en Dinar Algérien (un DA=0.01 ). Résultats : La durée moyenne de séjour chez les femmes césarisées non infectées est de 7,4 jours et celle des infectées égale à 4,1 jours. Le coût moyen d une césarienne non compliquée d ISO = 20304 DA ; Le coût moyen d une césarienne compliquée d ISO = 32092 DA. Conclusion : Les limites de notre étude sont liées aux biais dus aux méthodes de calcul des coûts et à l absence de données sur les coûts indirects (transport des patientes, les soins à domicile, perte de journées de travail...). La césarienne compliquée d ISO coûterai en moyenne 1.6 fois plus que la césarienne non compliquée. Mots-clés : infection du site opératoire, césarienne, surcoût C1-4 Aspergillose invasive en hématologie : influence de l environnement et évaluation du coût de la prise en charge Cheikhrouhou F, Makni F, Hadrich I, Neji S, Sellami H, Hdiji S, Elloumi M, Ayadi A. Laboratoire de Parasitologie Mycologie et service d oncohématologie, CHU Habib Bourguiba, Sfax, Tunisie Introduction : La corrélation entre l incidence de l aspergillose invasive et la contamination environnementale lors des travaux de construction et de rénovation dans les structures de soins est importante à considérer. L objectif de ce travail a été d étudier l impact de l environnement et de la flore fongique sur les malades neutropéniques. Méthodes : Suite à des travaux de rénovation de notre CHU, nous avons réalisé une étude prospective dans le laboratoire de Parasitologie mycologie et du service d oncohématologie du CHU de Sfax avec un suivi régulier des prélèvements environnementaux et chez les patients. Résultats : Parmi 790 prélèvements environnementaux, Aspergillus flavus a été isolé dans 12% des prélèvements pratiqués au niveau des chambres des patients (tables, lits, fenêtres, portes), 19% des climatiseurs. Il a été retrouvé dans 23,4% des plantes et 6,5% des prélèvements du sol, sable et ciment utilisés lors des travaux de constructions à proximité du service d hématologie. La concentration maximale d Aspergillus flavus a été détecté en 2006 (période de rénovation au service de Pédiatrie devant le coté protégé d hématologie). La comparaison du nombre de CFU/m 2 avant et après les travaux a montré une différence significative avec P<0,001 (7CFU/m 2 par rapport à 50 CFU/m 2 ). Parmi les 163 patients neutropéniques et fébriles, 47 patients ont développé une aspergillose invasive avec 1 cas d aspergillose prouvée, 31 cas d aspergillose probable et 15 cas d aspergillose possible. L incidence d aspergillose invasive a été estimée à 19,6%. Le coût du 3

traitement par antifongique (Amphotéricine B ou Voriconazole) d un patient varie entre 500 et 10000 DT sans compter le prix des explorations radiologiques (TDM) et biologique (antigénémie aspergillaire et PCR). Le taux de létalité des patients atteints d aspergillose invasive prouvée /probable et possible a été de 65,6% et de 42,8% respectivement. Conclusion : Des mesures d isolement et une surveillance de l environnement hospitalier surtout des patients à risque paraissent indispensable avant et au cours des travaux de rénovation. Mots clés : aspergillose invasive, travaux de rénovation, coût C1-5 Infections liées aux cathéters vasculaires : prise en charge et coûts associés en milieu de réanimation Louzi L Service de Microbiologie Médicale, Hôpital Militaire Avicenne, Marrakech, Maroc Les Infections liées aux cathéters vasculaires (ILC) représentent la troisième cause d infections nosocomiales en milieu de réanimation et sont responsables d une morbidité génératrice de surcoûts des soins par la fréquente nécessité d antibiothérapie et par la prolongation des séjours hospitaliers, en plus d un excès de mortalité. Avec ou sans signes cliniques, le diagnostic classique d ILC est assuré par la bactériologie quantitative de l extrémité distale du cathéter. Cependant, l ablation du cathéter n est pas toujours souhaitable. En effet, sa mise en place est suffisamment agressive en plus d être précieuse. L enjeu le plus important est par conséquent d affirmer ou d infirmer l ILC en gardant le cathéter en place. Dans ce sens, plusieurs techniques sont développées telles que l écouvillonnage de la zone d insertion du cathéter et les hémocultures cinétiques et quantitatives. Dans notre formation, une étude prospective menée en 2008, a permis de déterminer l incidence des ILC en réanimation polyvalente qui représentait 13,9% et où les Staphylocoques constituaient 33,5% des isolats microbiens. L âge moyen des patients était 47 15 ans (extrêmes : 19 et 85 ans) et le sexe ratio M/F=1,44. La pathologie respiratoire était le motif d admission le plus fréquent (28%). La durée moyenne du cathétérisme était de 7j 4 jours dans le cas d ILC (séjour : 19 5 jours) contre 5,9 2 jours quand le cathéter est non infecté (séjour : 15 3 jours). La mortalité était élevée en cas d ILC (33,4% vs 4% lorsque le cathéter n est pas infecté). Le surcoût associé à ces infections (antibiothérapie et hôtellerie) a été évalué en moyenne à 2500 Dhs par patient et par jour passé pour traiter l ILC, soit 10.000 Dhs. Mots-clés : infection liés aux cathéters vasculaires, incidence, coût C1-6 Coût du mésusage des antibiotiques dans un hôpital non universitaire de taille moyenne en Algérie Guerchani MK 1, Djekoune R 1, Fenaghra W 2 1. Service d Epidémiologie et de Médecine Préventive, EPH Benyoucef BENKHEDDA, Berrouaghia, Algérie ; 2. Service de Pharmacie, EPH Benyoucef BENKHEDDA, Berrouaghia, Algérie Introduction : Dans le cadre d une politique de rationalisation de l usage des antibiotiques au sein de notre établissement pour prévenir le risque d émergence de bactéries multirésistantes, nous avons voulu évaluer les pratiques de prescription d antibiotiques, identifier les points critiques de mésusage et estimer l'impact économique que pourrait induire un choix éclairé lors de l instauration d un traitement antibiotique Méthodes : L'étude a été réalisée dans un hôpital non universitaire de 194 lits. Tous les services exceptés les services d hémodialyse et des urgences ont participé à 2 enquêtes de prévalence espacées de 2 semaines entre le 16 mai et le 01 juin 2010. Pour chaque patient présent, nous avons recueilli en cas d un traitement antibiotique en cours par voie générale, les données relatives aux modalités de prescription : molécules, dose, voie d administration, et indications. Puis nous avons évalué la déviance par rapport aux lignes directrices nationales et internationales. Sur la base des données fournies par la pharmacie de l hôpital, Nous avons également comparé le coût des traitements administrés avec le traitement de référence. Résultats : Sur les 104 patients présents les 2 jours d enquête, 68 (65,4%) recevaient un ou plusieurs antibiotiques. Aucun traitement ne correspondait aux recommandations. Les motifs de non-conformité étaient un traitement curatif inadéquat dans 29 cas (42,6%), traitement prophylactique non justifié dans 22 cas (32,4%), traitement curatif non justifié dans 15 cas (22%), et un traitement prophylactique inadéquat dans 2 cas (2,9%). Le coût de ces traitements était de 36.575 DA. Une prescription conforme aurait coûté 1490 DA, soit une économie de 95%. Conclusion : La non-conformité des traitements antibiotiques et le surcoût élevé qu elle génère soulignent la nécessité d un changement d habitude de prescription par la formation et la sensibilisation à l existence de moyens pour améliorer la qualité de prescription. Mots-clés : prévalence, mésusage des antibiotiques, coût des antibiotiques 4

C1-7 Coût direct liés aux infections associées aux soins : étude cas-témoins au CHU F.hached, Sousse (Tunisie) Dahmen-Bouaouina M, Bannour W, Helali R, Bouafia Ben Salah N, Kraiem MF, Njah M. CHU Farhat Hached, Sousse, Tunisie Introduction : Les infections associées aux soins (IAS) constituent un problème majeur de santé publique, générateur de coûts humains (morbidité et mortalité) et socioéconomiques importants. Le surcoût financier engendré par ces infections est un des éléments majeurs de sensibilisation des décideurs à la mise en œuvre d une politique de prévention. Les objectifs de cette étude sont de déterminer le surcoût médical hospitalier lié aux IAS. Et d estimer par projection les dépenses annuelles globales générées par la prise en charge des ces IAS. Méthodes : Il s agissait d une étude analytique de type cas-témoins appariée comparant un groupe de patients ayant présenté une IAS (cas) versus un autre groupe de patients n ayant pas développé d IAS tout au long de leur séjour hospitalier. Pour l analyse du coût, nous avons considéré l allongement de la durée de séjour chez les cas par rapport aux témoins ainsi que le coût forfaitaire d une journée d hospitalisation selon la spécialité concernée, les examens complémentaires demandés pour le diagnostic et le suivi des infections ainsi que les antibiotiques consommés pour le traitement de l IAS chez les cas. Résultats : A chaque infection correspond un surcoût moyen direct de 1747 Dinars Tunisiens (1000 euros environ). Ces infections sont ainsi responsables d un surcoût médical direct global annuel de 4,5 millions de dinars soit 15% du budget de fonctionnement de l hôpital pour la même année. La prolongation de la durée de séjour a été estimée en moyenne à 23 jours par malade infecté, ce qui correspond ainsi à 77% du coût direct lié à l infection. Conclusion : Les études de coût sont une source utile d informations pouvant aider à la mise en place d une stratégie efficace et active de lutte contre ce fléau impliquant surtout tous les acteurs hospitaliers : médecins, gestionnaires, usagers Mots clés : infection associée aux soins, coût, prolongation d hospitalisation C1-8 Coût des infections nosocomiales : étude réalisée au CHU Sahloul, Sousse (Tunisie), 2010 Ben Rejeb M, Latiri H, Khefacha S, Nouira A, Miladi M, Dhidah L. Service d hygiène hospitalière, CHU Sahloul, Sousse, Tunisie Introduction : L'infection nosocomiale, constitue un problème important de santé publique par sa fréquence et son retentissement humain et économique. S intéresser au coût de l infection est l un des trois aspects de la gestion du problème. Notre étude vise l évaluation des surcoûts de l infection survenue au CHU Sahloul. Méthodologie : L étude initiale est descriptive transversale de prévalence effectuée durant les deux premières semaines de mars 2010. Pour chaque patient, les données sont collectées à partir des dossiers de malades et auprès des équipes soignantes. Les données d ordre administratif sont fournies par les services de la direction générale de l établissement. A partir de toutes les informations obtenues, quatre aspects ont été considérés dans l estimation des surcoûts en rapport avec l infection nosocomiale : la durée de séjour des patients, l état du patient à la sortie (guérison, séquelle, décès), le coût de l antibiothérapie occasionnée par l infection, le coût des examens para cliniques et le coût total de la prise en charge. Le calcul des coûts a été basé sur les informations relatives aux dépenses totales de l hôpital au cours de l année 2009 ce qui nous a permis d estimer le coût de revient moyen d une journée d hospitalisation. Le surcoût relatif à un patient infecté est calculé en multipliant la durée moyenne de la prolongation du séjour par le coût moyen de la journée. Résultats : 352 patients ont été concernés par l étude. L age moyen était de 48 ± 24 ans. Une légère prédominance masculine a été notée (52 %). Le facteur de risque intrinsèque le plus fréquent était le diabète (n= 70 ; 20 %). le cathéter vasculaire périphérique était le facteur de risque extrinsèque le plus prévalent. Dans notre étude, 30 infections ont été identifiées chez 27 patients, ce qui correspond à des taux de prévalence d infections nosocomiales et de patients infectés respectivement de 8,5 % et 7,7 %. Le nombre moyen de journées d hospitalisation supplémentaires chez les malades infectés était de 17,7 jours. Le coût approximatif de l infection nosocomiale était de 4591 Dinars Tunisiens. Conclusion : Le coût des infections nosocomiales représente un fardeau économique qui s ajoute aux contraintes budgétaires des hôpitaux. C est l un des éléments importants à prendre en compte pour améliorer la prise en charge des patients et la prévention des infections nosocomiales. Mots clés : infection nosocomiale, étude transversale, surcoût 5

C1-9 Contribution des infections associées aux soins au coût des évènements indésirables graves survenus au CHU F. Hached de Sousse (Tunisie) Bouafia N 1, Bahri F 2, Letaief M 3, Harrabi I 4, Njah M 1 1. Service d hygiène hospitalière, CHU Farhat Hached de Sousse, Tunisie ; 2. Service de médecine interne et de maladies infectieuses, CHU Farhat Hached de Sousse, Tunisie ; 3. Service d épidémiologie, CHU Fattouma Bourguiba de Monastir, Tunisie ; 4. Service d épidémiologie, CHU Farhat Hached de Sousse, Tunisie Introduction : Les infections associées aux soins (IAS) représentent une part importante de l ensemble des évènements indésirables graves (EIG) dont leur évitablilité a été estimée entre 33% et 70% selon le secteur d activité et le type d établissement. Ces infections seraient à l origine de conséquences graves aussi bien humaines (décès, mise en jeu du pronostic vital ) qu économiques (prolongation de la durée de séjour). Les objectifs de l étude étaient d estimer la part évitable de l ensemble des EIG et particulièrement de celle des IAS et de déterminer les conséquences des IAS évitables et des autres EIG non infectieux. Méthodes : Etude prospective d incidence menée à l aide d un questionnaire rempli auprès de tous les patients qui ont été hospitalisés dans 14 services du CHU F.Hached de Sousse durant la période d un mois (du 21/02/09 au 22/03/09). Six passages par services ont été effectués. Tous les cas d EIG suspectés ainsi que leur potentiel d évitabilité ont été réexaminés et validés par un médecin expert externe à l étude (professeur en médecine). Résultats : Au total 162 EIG ont été identifiés durant l hospitalisation dont 73 étaient des IAS (45,1%) ; 123 EIG ont été considérés évitables (évitabilité probable ou certaine) soit 76% de l ensemble des EIG dominés par les IAS représentant 55,3% des cas (n=68). Ces EIG évitables étaient à l origine d un décès dans 10,6% des cas (total de décès=13) et d une prolongation de la durée de séjour dans 61,8% des cas dont les IAS étaient responsables respectivement dans 69,2% et 55,3% des cas. Conclusion : Notre étude montre l impact humain et économique engendré par la survenue d un EIG évitable ce qui nous amène à réfléchir à une stratégie efficace de gestion de ces risques au sein de notre hôpital qui devrait être axée principalement sur les IAS étant donnée leur contribution prédominante dans la survenue de conséquences graves. Mots clés : infections associées aux soins, évènements indésirables graves, évitabilité 6

Session 2 «L organisation de la lutte contre les infections associées aux soins» C2-1 Organisation de la lutte contre les infections associées aux soins au Maroc Jaafar A, Recho M D ir ec t io n d es hô p it a ux et d es s o ins a mb u la t o ir es, M a r oc C2-2 Organisation de la lutte contre les Infections Associées aux Soins au Sénégal Ndoye B 1, Dia Badiane NM 2, Toure A 1 1. Ministère de la santé publique (PRONALIN), Dakar, Sénégal ; 2. Service Maladies Infectieuses, CNHU FANN, Dakar, Sénégal Introduction : Les Infections Associées aux Soins constituent un problème de santé publique de dimension mondiale car aucun pays n est épargné par ce fléau. Les pays en développement et l Afrique en particulier accusent un retard important car les mesures de lutte n y sont pas encore formalisées et systématisées. Le Sénégal est un des rares pays à avoir mis en place depuis 2004 un Programme National de Lutte contre les Infections Nosocomiales (PRONALIN). L organisation de ce programme est présentée avec ses forces et ses faiblesses afin de servir d exemple pour les autres pays dont le système de santé est comparable. Méthodes : Etude descriptive des structures du PRONALIN. Résultats : Toutes les structures mises en place à tous les niveaux de la pyramide sanitaire sont présentées avec leur composition, leurs missions et leur fonctionnement. Il y a eu des difficultés de fonctionnement surtout au niveau opérationnel (c'est-à-dire mise en œuvre des recommandations nationales) ; cependant de nombreuses activités ont pu être menées et des avancées significatives obtenues grâce à l appui de nombreux partenaires techniques et financiers. D autre part, des changements au niveau des concepts et des recommandations internationales sont intervenus et se font de plus en plus pressantes : - concept d infection associée aux soins qui élargit la définition des infections nosocomiales et donc le champ des activités de lutte ; - concepts de sécurité du patient et de gestion des risques associés aux soins qui viennent rendre l activité encore plus transversale ; - généralisation de la démarche qualité dans le domaine de la santé. Conclusion : Il est nécessaire pour le PRONALIN de s adapter à toute cette évolution inéluctable au niveau des systèmes de santé mains la lutte contre les infections associées aux soins doit conserver sa spécificité tout en servant de base d organisation pour la gestion des risques en général et l amélioration continue de la qualité des soins. Des recommandations sont faites dans ce sens. Mots-clés : PRONALIN, Sénégal, Infections Associées aux Soins C2-3 Le programme national tunisien de promotion de l'hygiène des mains en milieu de soins a maintenant dix ans : quel bilan? Kammoun H 1, Khayèche F 2, Dhidah L 3, Badri K 4, Nédhif M 4, Hamza R 1 1. Service Régional d Hygiène du Milieu de Bizerte, Bizerte, Tunisie ; 2. Service Régional d Hygiène du Milieu de Monastir, Monastir, Tunisie ; 3. Service d Hygiène Hospitalière, Chu Sahloul, Sousse, Tunisie ; 4. Direction de l Hygiène du Milieu et de la Protection de l Environnement, Ministère de la Santé Publique, Tunis, Tunisie Introduction : Le programme national tunisien de promotion de l hygiène des mains a été lancé au début des années 2000. Il représente un axe prioritaire et composant essentiel du programme national d hygiène hospitalière et de lutte et de prévention des infections associées aux soins. La petite histoire : Il y a eu création en Avril 1999 par arrêté du Ministre de la Santé Publique du Comité Technique d Hygiène dans les Structures Hospitalières avec pour mission principale l'élaboration d un programme national d hygiène dans les structures sanitaires. Cinq groupes ont été créés en son sein dont le groupe ''Hygiène 7

des mains'', qui a été chargé d'élaborer et de mettre en œuvre un programme national de promotion de l'hygiène des mains en milieu de soins. Objectifs : - Améliorer l observance de l hygiène des mains en milieu de soins ; - Améliorer la qualité du lavage des mains en milieu de soins, en terme de respect des procédures et en terme d équipements. Déroulement : Le coup d'envoi a été donné par la circulaire ministérielle n 30-2002 parue le 08 Avril 2002. Une première phase du programme caractérisée par l amateurisme, le bénévolat et le volontariat s'est échelonnée de 2002 à 2008. Cette première phase a comporté notamment des actions de formation et de sensibilisation et l'équipement des établissements hospitaliers en moyens nécessaires pour le lavage des mains. L'année 2009 a été marquée par un regain d'intérêt pour l'hygiène des mains, suite l avènement de la grippe A (H 1/N 1), avec notamment la diffusion d'une nouvelle circulaire prônant le renforcement de l'hygiène des mains en milieu de soins (circulaire 41/2009 du 11 juin 2009), avec en annexe deux fiches techniques, la première portant sur les préalables de l'hygiène des mains et la deuxième sur le traitement des mains par friction hydroalcoolique. Cette année a connu par ailleurs l'adhésion de la Tunisie au réseau de l'oms ''CleanHandsNet'' regroupant les pays ayant une campagne/un programme de promotion de l'hygiène des mains en milieu de soins, ainsi que la redynamisation de la commission nationale Hygiène des mains qui a procédé à l'élaboration d'un plan d'action 2009-2013. L année 2010 a été marquée notamment par : - Le démarrage d une action de formation en cascade devant s échelonner sur deux ans ; - La mise en circulation de nouveaux supports éducatifs et de formation relatifs à l hygiène des mains : brochures, dépliants, fiches techniques, diaporamas, quiz, - La célébration de la première journée nationale de promotion de l hygiène des mains en milieu de soins (le 05 mai 2010). Conclusion : Beaucoup d efforts ont été déployés jusque là en Tunisie en matière de promotion de l hygiène des mains en milieu de soins. Mais le meilleur reste à faire! La persévérance est en effet nécessaire pour obtenir un succès durable. Mots clés : hygiène des mains, programme national, évaluation C2-4 La ligue africaine des associations pour la sécurité des patients : missions, activités et perspectives Tchanile Salifou F Ligue Africaine des Associations de Patients pour la Sécurité des Patients, Togo L extrême importance de la sécurité des patients est un enjeu majeur de santé publique. Elle ne peut être mise en place que si les individus, les membres de la famille, les prestataires de soins de santé et d une manière générale, tous les gestionnaires, jusqu aux décideurs de la haute administration et des gouvernements travaillent de pairs. Dans cette perspective, il est indispensable que les patients, et notamment des victimes des erreurs médicales ou des évènements indésirables au cours des soins, ainsi que leurs familles, soient inclus dans l effort pour améliorer la sécurité des systèmes de santé. Ceci pourrait se faire dans le cadre d un partenariat positif avec les professionnels de la santé et les décideurs désireux de s engager aux côtés des patients pour introduire le changement. Afin de mieux contribuer à la promotion des prestations de soins sûrs et de bonne qualité, et sous l égide du RIPAQS, une série de rencontres internationales a abouti à la création d un réseau dénommé LIASEP (Ligue Africaine des Associations de Patients) qui regroupe en son sein 11 pays de l Afrique de l ouest. Son objectif est de promouvoir le droit à la santé pour les patients et l adoption d une culture de sécurité des soins pour les soignants comme pour les patients dans leur prise en charge médicale dans les établissements de santé en Afrique. Plusieurs activités ont déjà émaillé sa première année d existence à savoir : - l organisation d un atelier d information et de sensibilisation des ministres de la santé de la CEDEAO à Yamoussoukro en Juillet 2009 sur la sécurité des patients ; - la proposition et l adoption d une journée africaine des patients par les ministres de la santé tous les 10 Septembre de chaque année etc. ; Et plusieurs autres projets à réaliser tels : - qu éduquer les patients ainsi que le personnel soignant sur la prévention des infections nosocomiales ; - améliorer la sécurité des médicaments etc. La LIASEP se veut être une synergie de forces des associations de chaque pays membres pour un meilleur plaidoyer et une plus grande efficacité dans la recherche de la qualité des soins et de la sécurité des patients en Afrique. Mots-clés : association, Afrique, sécurité des patients 8

C2-5 Mise en place de structures régionales de lutte contre les infections associées aux soins au Maroc Aalloula O, Ouhadous M, Benbachir M Chu Ibn Rochd, Casablanca, Maroc C2-6 La lutte contre les Infections Associées aux Soins au CHU de Fès Kanjaa N CHU Hassan II - Fès C2-7 Le CLIN et l équipe opérationnelle d hygiène : expérience du CHU de Casablanca Ouhadous M, Aalloula O, Rafik A, Benbachir M, Motaouakkil S et les membres du CLIN Chu Ibn Rochd, Casablanca, Maroc Introduction : Le CLIN du CHU Ibn Rochd a été crée en 1994 suite aux recommandations d un séminaire sur le contrôle des infections nosocomiales (IN). Il est composé d une vingtaine de membres volontaires, toutes les spécialités y sont représentées. Méthodes : Le CLIN élabore un plan d action annuel, valide les procédures d hygiène et de prévention des IN, donne des avis techniques et fournit un rapport d activité annuel. Le CLIN se réunit en séances plénières 4 fois par an, les groupes de travail se répartissent les taches. Le président du CLIN et l équipe opérationnelle se réunissent une fois par semaine pour le suivi de l activité quotidienne. L Equipe Opérationnelle d Hygiène (EOH) contribue à l élaboration du plan d action et assure sa mise en œuvre. Pour appliquer son plan d action, le CLIN s appuie sur ses partenaires à savoir : le laboratoire de bactériologie, les correspondants en hygiène hospitalière, les services de soins, ainsi que la direction du CHU. Une réunion annuelle a lieu avec les responsables de la direction pour présenter le bilan d activité Résultats : Parmi les réalisations du CLIN, on cite : - Présence quotidienne sur le terrain ; - Promotion de l hygiène des mains ; - Elaboration des procédures de bonnes pratiques d hygiène ; - Mise en place d un système de surveillance des IN ; - Organisation des journées Ibn Rochd d hygiène hospitalière (7éme édition en 2010) ; - Réalisation d audits en hygiène hospitalière ; - Mise en place d un système de contrôle bactériologique de l environnement (surfaces, eau, alimentation) ; - Contribution à l élaboration de la stratégie nationale de prévention des IN et à la rédaction du manuel d hygiène hospitalière ; - Contribution à l organisation de diplôme universitaire en Hygiène Hospitalière et prévention des IN (3e édition 2010). Les partenariat et coopération : - Direction des Hôpitaux et des Soins Ambulatoires et Hôpitaux de Casablanca - CHU limoges et CHU Bichat Claude Bernard, Paris- France - Hôpital Saint Jude, USA - Faculté de Médecine et de Pharmacie de Casablanca - Université de Liège, Belgique et l université catholique de Louvain, Belgique Les forces de notre travail : - Engagement de l administration dans le domaine de prévention des IN ; - Présence d une EOH ; - Formation diplômante en hygiène hospitalière et prévention des IN ; - Présence d un service d hygiène et d épidémiologie. Les faiblesses : - Inadéquation entre l effectif de l EOH et la capacité litière du CHUR - Absence d un budget propre au CLIN Conclusion : La réussite de l activité de lutte contre l infection nosocomiale est étroitement liée à l engagement de l administration et à l existence d une équipe opérationnelle d hygiène bien formée et suffisamment étoffée. Mots-clés : CLIN, équipe opérationnelle d hygiène, expérience C2-8 Correspondant infirmier et promotion d hygiène au CHU Ibn Rochd de Casablanca Al Anbari R, Ouhadous M, Aalloula O, Quessar A, Benchakroun S Service d hématologie, Hôpital 20 Août, CHU Ibn Rochd, Casablanca, Maroc 9

Introduction : Le CLIN du CHU Ibn Rochd a mis en place un réseau des correspondants en hygiène hospitalière depuis 2003. Leur identification est basée essentiellement sur le volontariat et la motivation. Leur mission principale est de coordonner les activités de lutte contre l infection nosocomiale au niveau de leur service en coopération avec l équipe opérationnelle d hygiène (EOH). L objectif de ce travail vise à présenter l expérience d une correspondante infirmière en hygiène hospitalière au niveau de service d hémato-oncologie pédiatrique de l hôpital 20 Août. Activités réalisées : - Participation à la surveillance des infections nosocomiales ; - Elaboration des procédures et protocoles de soins ; - Sensibilisation et formation du personnel ; - L éducation des patients ; - Réalisation des audits internes ; - Participation active aux rencontres des correspondants. Conclusion : Pour réussir ses missions le correspondant en hygiène hospitalière doit : - Posséder des qualités relationnelles et pédagogiques - Développer ses capacités de communication, - Actualiser ses connaissances en hygiène hospitalière - Etre reconnu dans son service, - Etre valorisé. Mots clés : correspondant en hygiène hospitalière, hémato-oncologie, CLIN 10

Session 3 «La place des antibiotiques dans la lutte contre les infections associées aux soins : prescriptions, résistances et protocoles» C3-1 Antibioprophylaxie au cours de la chirurgie de la cataracte par injection intracamerulaire du cefuroxime Hajji I, Benhaddou R, Baha Ali T, Moutaouakil A Service d ophtalmologie, hôpital Ibn Tofail, CHU Med VI, Marrakech, Maroc Introduction : L endophtalmie est une complication grave de la chirurgie de la cataracte. Le but de notre travail est de rapporter notre expérience et sensibiliser les ophtalmologistes sur l intérêt de l antibioprophylaxie par le Céfuroxime au cours de la chirurgie de cataracte. Méthodes : Etude rétrospective, depuis juillet 2005 au juin 2010, réalisée au service d ophtalmologie du CHU Mohamed VI de Marrakech. Résultats : 1594 patients ont été opérés pour cataracte dont 28,5 % par phaco-emulsification. Le groupe 1 n ont pas reçu d antibioprophylaxie, on a diagnostiqué 8 cas d endophtalmie (0,98 %). Le groupe 2, ont reçu une injection intra-camérulaire de 1 mg de Céfuroxime après avoir éliminé une allergie au produit, aucun cas d endophtalmie n a été noté. Conclusion : Le risque d endophtalmie au cours de la chirurgie de cataracte est moins de 0,5%. D après l étude ESCRS, ce risque peut être diminué d un facteur de 5 grâce à l injection intra-camérulaire du Céfuroxime. Nous insistons sur l importance de l asepsie et de l antisepsie. Nous recommandons de généraliser cette antibioprophylaxie à toute chirurgie pénétrante du segment antérieur Mots clés : cataracte, antibioprophylaxie, Céfuroxime C3-2 Place des bactéries multirésistantes dans les infections nosocomiales et communautaires au CHU Mustapha Bacha (2004-2009) Ramdani-Bouguessa N, Djennane F, Ziane H, Neggazi M, Beloui A, Zemmouli N, Tazir M Service de microbiologie, CHU Mustapha Bacha, Alger, Algérie Introduction : Les bactéries multirésistantes (BMR) sont un problème en hygiène hospitalière de part la difficulté de prise en charge, la réduction des antibiotiques actifs ainsi que le coût qu elles engendrent. De plus, depuis quelques années, ces BMR ont émergé dans la communauté. L objectif de l étude est d évaluer l importance des BMR dans les infections nosocomiales et communautaires ainsi que leur évolution entre 2004 et 2009. Méthodes : L étude a concerné les bactéries Gram + et Gram -, notamment Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM), Enterococcus résistants aux glycopeptides, les entérobactéries résistantes aux céphalosporines et les Pseudomonas et Acinetobacter résistants à la ceftazidime et/à l imipenem. Les antibiogrammes ont été réalisés par la méthode de diffusion selon les recommandations du CLSI. Les souches isolées chez un même patient ont été prises une seule fois. Les résultats : Globalement, une augmentation des BMR a été enregistré entre 2004 et 2010. Les SARM en milieu hospitalier étaient de 30% et ont atteint 42%, ils sont de 35% en milieu communautaire. Les entérocoques résistants aux glycopeptides n ont pas été retrouvés chez nous fort heureusement. En revanche les entérobactéries résistantes aux céphalosporines de 3 ème génération ont une fréquence élevée de 32% à 60%, K.pneumoniae est l espèce la plus résistante. Concernant P.aeurginosa la résistance à la ceftazidime et à l imipenem est de 8% et 13% respectivement alors que celle d A.baumanii est passée 68% et 13% respectivement. La répartition des BMR en fonction des services montre que les SARM sont plus fréquents dans le service de dermatologie, l orthopédie et la chirurgie infantile, alors que les entérobactéries BLSE sont plus répandues en réanimation, pédiatrie, néonatologie et les services de chirurgie. Ces BMR sont principalement isolées de suppuration mais aussi de bactériémies, d infections urinaires, ostéoarticulaires et de pneumonies. Les Pseudomonas et Acinetobacter mutirésistants sont les plus isolés des services de réanimation et de chirurgie, notamment à partir des prélèvements respiratoires, de suppurations, d urines et d hémocultures. Conclusion : La situation des BMR dans notre CHU est en augmentation, elle reflète le niveau d hygiène bas mais aussi l utilisation abusive des antibiotiques. Des mesures préventives sont implantées avec la formation du personnel hospitalier et l utilisation des solutions hydroalcooliques. Des efforts restent à fournir notamment sur la réduction de l utilisation des antibiotiques, l élaboration et l application des procédures d hygiène générale. Mots clés : bactéries multirésistantes, surveillance, Algérie 11

C3-3 Epidémiologie des entérobactéries BLSE isolées dans les urines au CHU Hassan II de Fès Lahlou H, Filali Baba A, Alami M, Mahmoud M Laboratoire central d analyses médicales, laboratoire de microbiologie, Chu Hassan II, Fès, Maroc Introduction : Les entérobactéries produisant une béta-lactamase à spectre étendu (BLSE) représentent un gros problème dans les structures de soins. Malgré les mesures de prévention de leur dissémination on observe plutôt une recrudescence de leur nombre. Le but de ce travail est d étudier le profil épidémiologique, ainsi que l état de résistance aux antibiotiques des entérobactéries productrices de Béta lactamase à spectre étendu, au cours des infections urinaires. Méthodes : Il s agit d une étude rétrospective menée entre octobre 2008 et juin 2010 au service de microbiologie du CHU Hassan II de Fès, portant sur les entérobactéries sécrétrices de Béta lactamase à spectre étendu isolées des infections urinaires. Les cultures ont été effectuées sur gélose CLED. Les BLSE ont été recherchées par le test de synergie entre l acide clavulanique et les céphalosporines de 3 ème génération sur milieu gélosé Muller Hinton selon les recommandations du CA-SFM. Résultats : 200 entérobactéries productrices de Béta lactamase à spectre étendu ont été isolées, elles étaient majoritairement représentées par Escherichia-coli (62%) et Klebsiella Pneumoniae (32%). Ces germes provenaient des différents services de l hôpital, avec prédominance du service d urologie (21%). Le profil de résistance a révélé un taux élevé de souches multi-résistantes. En effet, seulement 21% des Escherichia-coli et 15,6% des Klebsiella Pneumoniae étaient sensibles à la ciprofloxacine. Il en est de même pour le sulfaméthoxazole-triméthoprime (88,7% des Escherichia-coli et 95,4 des Klebsiella Pneumoniae y étaient résistants). Concernant les aminosides, l amikacine garde, contrairement à la gentamicine, un taux de sensibilité satisfaisant (89,5% et 95,3% respectivement pour Escherichia-coli et Klebsiella Pneumoniae ). Conclusion : Les entérobactéries produisant une béta-lactamase à spectre étendu constituent un problème de santé publique, et sont en évolution constante. Leur profil de résistance est de plus en plus préoccupant, ce qui implique une utilisation plus rationnelle des antibiotiques, en particulier les fluoroquinolones, comme traitement de première intention des infections urinaires. Mots clés : Entérobactérie, béta-lactamase à spectre étendu, infection urinaire C3-4 Qualité du prélèvement d hemoculture : résultats d un audit au CHU Ibn Rochd, Casablanca, Maroc Sijam W, Belabbes H, Zerouali K, Elmdaghri N Laboratoire de Microbiologie CHU Ibn Rochd Casablanca Introduction :Nous avons constaté au laboratoire de microbiologie du CHU Ibn Rochd de Casablanca que le taux d isolement de Staphylococcus coagulase négative au niveau des flacons d hémoculture positifs était très important entre 2007 et 2009 allant de 47% à 52%. Ceci pose des problèmes d interprétation pour le médecin biologiste et pour le clinicien qui se trouvent entre deux situations, s agit-il vraiment d une bactériémie à Staphylococcus coagulase négative ou bien c est une contamination lors du prélèvement par non respect des règles d hygiène? Méthodes : Pour mieux étayer cette problématique, nous avons réalisé un audit au cours du mois de Juin 2010 par check-list au niveau de 14 services cliniques du CHU Ibn Rochd repartis comme suit : 4 services de réanimation, 5 services de médecine, 3 services de chirurgie et 2 services de pédiatrie. Résultats : Un seul service dispose d une procédure bien établie que peut consulter tout opérateur avant la pratique du geste. Trois services seulement utilisent le système vacutainer. Au niveau de deux services, un grand nombre d opérateurs ne pratiquent pas le lavage antiseptique des mains avant le geste. La désinfection de l opercule du flacon n est pas appliquée dans neuf services. L absence de nettoyage préalable à la désinfection de la zone de ponction a été constatée dans 12 services. Conclusion : Vu les anomalies qui ont été constatées concernant particulièrement le volet hygiène lors du prélèvement, nous proposons la réalisation d un poster comportant une procédure répondant aux règles d hygiène. Mots clés : hémoculture, hygiène, qualité de prélèvement 12

Session 4 «Stérilisation et désinfection des dispositifs médicaux» C4-1 Stérilisation hospitalière : expérience de l Hôpital Militaire d Instruction Mohammed V de Rabat Derraji S Service de stérilisation centrale de l Hôpital Militaire d Instruction Mohammed V, Rabat, maroc L Hôpital Militaire d Instruction Mohammed V de Rabat (HMIM V), est l hôpital militaire central des forces armées royales marocaines à spécificités médicochirurgicales, construit sur une superficie de 25 hectares, disposant de 750 lits et de 20 salles opératoires, desservis par une stérilisation centrale organisée en 04 zones (zone administrative, zone de lavage, zone de conditionnement, zone de stockage et de dispensation des dispositifs médicaux réutilisables) sous la responsabilité effective d un pharmacien. La mission du service de stérilisation centrale de L HMIM V est multiple : - la stérilisation des dispositifs médicaux réutilisables thermosensibles et thermorésistants ; - la centralisation de la gestion des dispositifs médicaux réutilisables (reconstitution des boites chirurgicales, coordination avec le service biomédical, centrale de stockage et d approvisionnement) ; - la gestion des dispositifs médicaux implantables (implants, matériels d ostéosynthèse et prothétique ), stockage, dispensation et traçabilité ; - la formation et la recherche. Dix neuf personnes de statut et de qualification différents assurent le fonctionnement de ce service 24h/24 ; 7j/7 : - 2 pharmaciens (pharmacien responsable, pharmacien adjoint) ; - 4 infirmiers du bloc opératoire diplômés d état (3 infirmiers pour le transfert des compétences par le contrôle et la reconstitution des boites chirurgicales, 1 infirmier surveillant du service) ; - 2 aides soignantes (conditionnement des dispositifs médicaux et pansements) ; - 9 militaires homme de troupe ayant le statut d auxillaire de stérilisation après formation et validation du permis de conduire d autoclave assurant le nettoyage et le lavage des dispositifs médicaux réutilisables ; - 2 secrétaires médicaux (facturation et traçabilité) Malgré les difficultés relatives au niveau socioculturel, le niveau de scolarité et le manque de motivation matériel, ce service assure sa mission en conformité avec les recommandations et les normes en vigueur par la mise en œuvre des moyens fonctionnels et organisationnels adaptés à l environnement d une société en voie de développement en se basant sur le principe «Il n y a pas de problème, que des solutions». C4-2 Contrôle microbiologique des endoscopes gynécologiques, digestifs et bronchiques Oumokhtar B 1 ; A. Filali 1,2, A. Banani 3, M.A. Melhouf 4, M. Hida 5, C. Benjelloun 6 1. Laboratoire de Microbiologie, Faculté de Médecine et de Pharmacie, Fès, Maroc ; 2. Faculté des sciences et techniques, Fès, Maroc ; 3. Service de Gynécologie-obstétrique 1, CHU Hassan II, Fès, Maroc ; 4. Service de Gynécologie-obstétrique 2, CHU Hassan II, Fès, Maroc ; 5. Service de Pédiatrie, CHU Hassan II, Fès, Maroc ;. 6. Service de Pneumologie, CHU Hassan II, Fès, Maroc Introduction : Le nettoyage et la désinfection des endoscopes souples incompatibles avec la stérilisation ont pour objectif d atteindre le niveau de sécurité microbiologique requis permettant la réutilisation de ce matériel chez un autre patient. Méthodes : Notre travail s intègre dans la démarche qualité appliquée à l endoscopie. Nous avons effectué des analyses microbiologiques (dénombrement de la flore totale et recherche de bactéries à risque nosocomiale majeur) sur des endoscopes (digestifs, bronchiques, et des hystéroscopes), des eaux de rinçage terminal, et de la solution de désinfection des endoscopes. Résultats : Les résultats révèlent une contamination résiduelle importante sur les endoscopes prélevés. Cette contamination était due essentiellement à un dysfonctionnement dans la procédure d entretien de ces endoscopes. Pour ramener le taux de contamination résiduelle à un niveau cible, nous avons apporté plusieurs mesures correctives : remplacement du désinfectant, modification du protocole de traitement des endoscopes, proposition d une procédure renforcée, formation du personnel chargé de la désinfection et réalisation d un audit de pratiques. L application de ces différentes mesures correctives ont permis de diminuer le niveau de contamination et les résultats ont été très convaincants vis-à-vis du personnel chargé de la désinfection. En effet, la maitrise des bonnes pratiques endoscopiques repose essentiellement sur des mesures de nettoyage désinfection rigoureuses effectuées après chaque acte endoscopique ou après stockage. 13

Conclusion : Le contrôle microbiologique est une composante essentielle dans une politique d assurance qualité appliquée à l endoscopie. Il contribue à la validation de l efficacité de la procédure de traitement des endoscopes et à la maitrise des risques infectieux liés à leur utilisation. C4-3 Traitement des dispositifs médicaux en endoscopie, entre réglementation et nouveaux défis Timsiline N Nosoclean, Alger, Algérie Dans le contexte actuel d amélioration de la performance du système de santé, démarche à la fois incontournable et facteur de progrès, de structuration et de pérennité de l hôpital, l exigence de qualité, de maîtrise des risques et des coûts, des prestations réalisées pour les patients s impose aux professionnels de santé. La sécurité est un des maîtres mots du nouvel agencement architectural d un service d endoscopie. Il faut mettre en place une technologie capable de protéger les patients contre les infections liées aux soins. Le risque infectieux lié à l utilisation d endoscopes ne doit pas être négligé, même s il reste faible. Une organisation sans faille, dans le respect des bonnes pratiques d hygiène en endoscopie, ainsi qu une architecture hospitalière conforme aux exigences et aux normes internationales les plus récentes, représentent le socle de la sécurité. En pratique, le nettoyage désinfection des endoscopes est difficile en raison de la complexité et de la diversité de la structure interne mais aussi du manque de formation des utilisateurs. Les produits biocides utilisés en endoscopie doivent se conformer aux nouvelles exigences européennes (Biocide, règlement REACH, CLP) en termes d efficacité microbienne, toxicité, biodégradabilité et étiquetage. Des problèmes liés à la conception des endoscopes existent. Une étape supplémentaire est franchie dans la mise en œuvre de démarches de prévention vis-à-vis des ATNC (circulaire 138) et plus particulièrement du nvmcj. Pour être efficace, la démarche de gestion des risques infectieux nécessite, sur le plan managérial, la mise en place d une politique et une culture de sécurité, qui permettra l identification des vulnérabilités afin de les maîtriser. L évaluation du seul désinfectant est insuffisante pour assurer la qualité des résultats finaux d un processus de désinfection. Le facteur limitant la qualité de la désinfection demeure après 40 ans d endoscopie souple la conception elle-même de l endoscope. 14

Session 5 «Communications libres» C5-1 Enquête de prévalence des infections nosocomiales au centre hospitalier universitaire Ibn Sina de Rabat, Maroc (Janvier 2010) Razine R 1,2, Azzouzi A 3, Barkat A 4, Mrabet M 2, Hassouni F 2, Oualine M 2, Fikri Benbrahim N 2, Abouqal R 1,5 1. Laboratoire de biostatistique, recherche clinique et épidémiologie, Faculté de médecine et de pharmacie, Rabat, Maroc ; 2. Département de santé publique, Faculté de médecine et de pharmacie, Rabat, Maroc ; 3. Service de réanimation chirurgicale, hôpital Avicenne, Rabat, Maroc ; 4 : Service de néonatologie, hôpital d enfant, Rabat, Maroc ; 5 : Service des urgences médicales hospitalières, hôpital Avicenne, Rabat, Maroc Introduction : Il s agit de la première étude de prévalence des infections nosocomiales (IN) qui a touché tout les établissements du centre hospitalier universitaire (CHU) Ibn Sina de Rabat. Les objectifs étaient de mesurer la prévalence des IN dans cette structure et de déterminer les agents infectieux les plus incriminés ainsi que les facteurs de risque associés. Méthodes : C était une enquête de prévalence «un jour donné», menée en janvier 2010 dans huit hôpitaux du CHU Ibn Sina de Rabat et qui a intéressé tout les patients hospitalisé pendant au moins 48 heure. Vingt sept enquêteurs préalablement formés ont renseigné un questionnaire standardise au lit du patient à partir des dossiers médicaux, des dossiers de soins infirmiers et des résultats de laboratoire. Résultats : L enquête a porté sur 1195 patients, soit une occupation de 51 %. Un patient sur quatre a séjourné plus de 20 jours et un patient sur trois était sous traitement antibiotique. La prévalence des IN était de 10,3 %. La réanimation était la plus touchés (34,5 %) et l infections urinaires était le site infectieux le plus fréquent (35%). Nous avons pu documenter 61 % des IN et le staphylocoque était le germe le plus isolé : 18,7 % des cas suivis par l Escherichia coli et le Kliebsiella : 14,7 % chacun. Le staphylocoque était methicillino-résistant dans 50% et l Escherichia coli était résistant aux fluoroquinolones dans environ 27% des cas et à l association amoxicilline-acide clavulanique dans plus de 36% des cas. L analyse multivariée en régression logistique nous a indiqué que la survenue d IN était associée de façon statistiquement significative avec : l âge avancé (OR= 2,44 p=0,026), la durée de séjour longue (OR=8,16 p<0,001), la présence de comorbidité (OR=2,02 p=0,007), le cathétérisme vasculaire (OR=1,75 p=0,046), le sondage urinaire (OR=9,82 p<0,001) et la prescription d antibiotiques (OR=5,72 p<0,001). Conclusion : En définitive, la prévalence des IN était élevée dans le CHU Ibn Sina de Rabat. Nous pensons que les actions de surveillance et de prévention future devront être axées sur les patients à long durée de séjour et ceux avec procédures invasives. Sur le plan institutionnel, il serait urgent d instaurer des programmes de prévention des IN et voir même une stratégie nationale dans ce sens. Mots-clés : infections nosocomiales, prévalence, Maroc C5-2 Impact du contrôle et de la prévention des infections associées aux soins en unité des soins intensifs : bilan de 3 années (2007-2010) Amhis W,Tirchi H, Laifa N Unité d Hygiène hospitalière, Hôpital Bologhine, Algérie Introduction : Les services de réanimation et les unités de soins intensifs sont des services classés par l OMS en zone protégées, et de niveau III de protection selon le guide de bionettoyage du Réanis. En effet, les patients hospitalisés dans ces services, sont souvent porteurs de facteurs de risque tels qu immunodépression, néoplasie, diabète, hypertension et nécessitent pour leur réanimation des techniques de soins invasives, points de départ des infections nosocomiales. Il est donc fondamental pour toute structure hospitalière d adopter une stratégie pour réduire le taux d infection nosocomiale, ce qui permettra de réduire le coût des soins dans ces services. L objectif de notre étude était d évaluer l impact du contrôle et de la prévention des IAS au niveau de l unité de soins intensifs. Méthodes : Après la création de l unité opérationnelle d hygiène hospitalière (UHH) au sein de notre établissement, en Mai 2007, un plan d action a été tracé pour lutter contre les infections nosocomiales dans les services d hospitalisation et en particulier dans l unité de soins intensifs : (1) une surveillance continue (étude d Incidence) des infections nosocomiales ; (2) un cours a été organisé sur les stratégies globales en hygiène hospitalière et adressé au personnel paramédical en 2008,2009, et 2010 ; (3) un audit sur la gestion et les procédures au niveau de l unité des soins intensifs à été effectué en juin 2009. 15

Résultats : Les différentes mesures prises ont permis : (1) une diminution du taux d Infection nosocomiale en 3 ans passant de 37.20% en 2008, à 25.33% en 2009 ; (2) on a observé une augmentation des Entérobactéries qui sont passées de 30 à 37%, elles sont témoins d infections croisées et d une mauvaise hygiène des mains ; (3) une diminution nette de Pseudomonas aeruginosa, témoin d un meilleur usage des antibiotiques, en effet l antibiothérapie est discutée pour tous les cas par les réanimateurs, microbiologistes et infectiologues ; (4) l audit a révélé des insuffisances quand aux ressources humaines et moyens matériels. Tous ces points ont été pris en charge par l administration. Conclusion : Si la surveillance continue et la prévention ont permis la réduction du taux globale d infection nosocomiale, beaucoup de travail reste à faire quand à la formation et la sensibilisation du personnel soignant sur l hygiène des mains et de l environnement afin de lutter efficacement contre les infections à transmission croisée. Ce travail a montré également que plus que tout, l organisation d un service de réanimation ou une unité de soins intensifs est fondamentale. Par ailleurs la surveillance des Infections Nosocomiales, des BMR, les audits, le retour de l information par l UHH et la communication sont des éléments essentielles pour une stratégie efficace de lutte contre les infections nosocomiales Mots clés : Infection nosocomiale, contrôle, prévention C5-3 Incidence des infections du site opératoire et l usage des antibiotiques dans les services de chirurgie au CHU Bab-el-oued durant l année 2008 Djoudi FZ, Ferrah Z, Hamchaoui F Service d épidémiologie et de médecine préventive, Chu de Bab-el-oued, Alger, Algérie Introduction : La surveillance continue des infections du site opératoire (ISO) est l une des priorités de la lutte contre les infections nosocomiales, vu leur fréquence, leur gravité et le coût de leur traitement. L usage abusif des antibiotiques (ATB) augmente «la pression de sélection» des bactéries de plus en plus résistantes à des ATB de plus en plus puissants (BMR). Problème de santé majeur à l échelle mondiale mettant en péril la capacité de traiter certaines maladies du fait de l innovation pharmaceutique de plus en plus rare ; incidence économiques et sociales non négligeables. Les objectifs de notre étude était : (1) d estimer l'incidence des ISO pour le CHU de bab-el-oued et pour chaque service ; (2) d évaluer l usage et les modalités de prescription des ATB dans les services de chirurgie ; (3) de participer à l'élaboration d'une stratégie de lutte basée sur l'amélioration des attitudes, des pratiques et de la qualité de soins. Méthodes : Une surveillance des ISO incluant les six services de chirurgie du CHU Bab-el-oued a été réalisée en 2008. Il s'agit d'une étude longitudinale à visée descriptive et analytique. Les définitions utilisées sont celles du CDC d'atlanta qui sont basées sur des critères essentiellement cliniques. La saisie et l analyse des données ont été réalisées sur le logiciel EPI INFO 6. Résultats : Sur les 2707 malades opérés, on a observé 264 infections de site opératoire, soit une incidence de 9,8 % qui correspond à une ISO pour 10 patients. Le taux d ISO chez les femmes était de 11.4 % alors qu elle était de 6,6 % chez les hommes (p<0,0001). Selon les services, les fréquences des ISO variaient de 4,7 % à 11,2 %. L antibioprophylaxie se confond avec l antibiothérapie. La posologie et le rythme d administration étaient nonconformes dans 73% des cas. Conclusion : Les infections nosocomiales constituent aujourd'hui l'une des préoccupations prioritaires dans nos hôpitaux par leurs fréquences et leurs gravités. La prévention des ISO reposent sur un meilleur respect des précautions d hygiène au cours des procédures de soins et une utilisation rationnelle et efficace des antibiotiques. C5-4 Transmission nosocomiale des virus hépatotropes B et C en milieu de soins dentaires El Moumou L 1, Riyad M 2, Lahsoune M 1, Gaougaou N 1, Fellah H 1 1Laboratoire d'immunologie, Faculté de Médecine et de Pharmacie Casablanca. 2 Laboratoire de parasitologie, Faculté de Médecine et de Pharmacie Casablanca. Introduction : Les hépatites virales constituent un problème de santé public dans le monde. En pratique dentaire aussi bien les personnels que les patients sont exposés à un risque de transmission nosocomiale des virus hépatotropes présents dans le sang et dans la salive du fait de la fréquence élevée de soins sanglants et de l utilisation d instruments tranchants. Le but de cette étude était d évaluer le risque de transmission nosocomiale du VHB et du VHC en milieu de soins dentaires par la réalisation d une enquête d incidence. Méthodes : Il s agit d une étude prospective réalisée sur une période d une année auprès de 4 centres de soins dentaires, il s agit de : L hôpital militaire d instruction Mohamed V de Rabat, l hôpital militaire d instruction Avicenne de Marrakech, l hôpital militaire d instruction Moulay Ismail de Meknès et le centre de soin et de traitement dentaire de la faculté de médecine dentaire de Casablanca. Des fiches de renseignement sur les facteurs de risque individuels ont été remplis pour tous les participants (Antécédents d hépatopathies, soins dentaires, antécédents chirurgicaux, transfusions, injections ). Des tests sérologiques pour la recherche des marqueurs des hépatites virales B et C (Ag HBs, Ac anti HBc et Ac anti VHC) ont été effectués avec un contrôle après 3 et 6 mois. Une recherche du génome virale a été réalisée chez les patients positifs en anti VHC, ainsi qu une mesure de la charge virale chez les patients virémiques. 16

Résultats : La prévalence de l Ag HBs et des Ac anti VHC chez les patients était de 1,44% pour chacun de ces marqueurs. Des Ac anti HBc isolés ont été retrouvés chez 43,75% des sujets. Le facteur de risque le plus répandu dans cette échantillon est les soins dentaires sanglants, noté chez 82% des individus, et 36,3% d entre eux ont déjà subit au moins un soin dentaire chez un praticien illégal. Aucun nouveau cas de positivité de l Ag HBs ou de séroconversion des Ac anti VHC n a été révélé, néanmoins des cas de séroconversion des Ac anti HBc ont été noté avec une incidence de 3,6% sur 6 mois. Conclusion : Il apparait à travers ces résultats que les soins dentaires constituent un facteur de risque de transmission des virus des hépatites B et C, d où la nécessité du respect des précautions d hygiène universelles par le personnel en milieu dentaire. Mots clés : virus des hépatites B et C; transmission nosocomiale ; milieu dentaire C5-5 Fréquence des accidents d exposition au sang chez les étudiants en médecine à Marrakech Adarmouch L, Sebbani M, Mouwafaq S, Amine M Laboratoire d épidémiologie, Faculté de Médecine et de Pharmacie et CHU Mohammed VI, Marrakech, Maroc Introduction : Les étudiants en médecine constituent une population à risque d accidents d exposition au sang (AES) dès le début de leurs stages hospitaliers. Ce travail avait pour objectif de calculer la fréquence des AES survenus chez les étudiants du deuxième cycle des études médicales ainsi que la conduite adoptée dans ces situations. Méthodes : Enquête transversale exhaustive à visée descriptive réalisée entre décembre 2009 et février 2010. Un questionnaire auto-administré a été rempli par 229 étudiants de deuxième cycle des études médicales à la faculté de médecine de Marrakech. Les données collectées ont concerné les antécédents d AES, leurs types et circonstances de survenue, ainsi que la conduite à tenir immédiate. L analyse des données a été effectuée à l aide du logiciel Epi Info 6. Résultats : Les étudiants enquêtés avaient présenté un antécédent d AES dans 47.6% des cas avec un intervalle de confiance à 95% de [41,0 ; 54,1] ; Cette proportion était de 37,8% chez les étudiants de 3ème année, de 50% chez ceux de 4ème année et de 69,8% chez ceux de 5ème année (p<0.001). Les mécanismes les plus fréquents étaient la projection de sang sur la peau et la piqûre par une aiguille. Les circonstances de survenue étaient principalement représentées par la réalisation d une injection (50.5%) ou de suture (38.5%) suivies par la prise de voie veineuse ou la réalisation de prélèvement. Ces accidents ont été rarement déclarés (10 cas), et ce essentiellement en raison de la méconnaissance des procédures. Conclusion : Ces résultats attirent l attention vers un groupe à risque souvent ignoré et soulignent l intérêt d une formation ciblée et adaptée. C5-6 Corrélation entre la canalisation de l hôpital et les Infections nosocomiales liées à la qualité de l eau sanitaire. Poitier A Associations CAPRIS, GIRPI, Harfleur, France Devant les risques encourus par la prolifération des bactéries Légionella et Pseudomonas dans les réseaux d eaux sanitaires des établissements de soins, les hygiénistes et les CLIN se mobilisent pour réduire voir supprimer les risques d Infections Nosocomiales. La méconnaissance des paramètres de ce sujet, des causes et des moyens de prévention peuvent en effet générer nombre d'erreurs aux conséquences fâcheuses. La mise en examen de l Assistance Public des Hôpitaux de Paris suite à l épidémie légionellose de Pompidou liée à l utiliser de canalisations en acier galvanisé souligne les responsabilités du maître d ouvrage. A travers le monde, il existe de nombreuses réglementations qui limitent la présence de bactéries pathogènes dans les réseaux intérieurs d eau chaude et Froide et des guides de bonnes pratiques. Par exemple le guide 2006 de l Organisation Mondiale de la santé «Health aspects of Plumbing» met en évidence le lien qui doit exister entre les hygiénistes et les services techniques de l hôpital. Le risque zéro n existe pas, mais il est possible d agir pour limiter les facteurs aggravants. Pour mémoire, ceux-ci ont été présentés dans le guide technique de l eau dans les établissements de santé élaboré sous l égide du Ministère de la Santé Français : (1) eaux stagnantes ou vitesses insuffisantes ; (2) bras morts ; (3) températures d eaux froides ou d eaux chaudes non maîtrisées ; (4) dépôts et concentrations de tartre ; (5) boues et sédiments dus à la corrosion ; (6) concentration, même basse, de certains métaux tels que fer, zinc ; (7) mauvais entretien Si certains de ces paramètres sont directement liés à la conception du réseau, il est également important de lutter contre le tartre et la corrosion qui non seulement favorisent le développement des légionelles, mais en plus, rendent quasiment inefficaces les traitements bactéricides. Effectivement, les traitements préventifs ou curatifs pour tenter de limiter le biofilm (dans lequel se développent les bactéries) sont souvent nécessaires : chocs thermiques, traitements chimiques comme peroxyde d Hydrogène, Dioxyde de chlore en continue, chocs chloré. Pour la pérennité des installations, il importe donc de choisir des canalisations compatibles avec ces traitements. Des études scientifiques menées à partir de méthode harmonisée (Biomass 17

Production Potentiel Enhancement of Microbial Growth) permettent d évaluer les propriétés de promotion de la croissance microbienne des matériaux. Elle repose sur le dosage ATP (Adénosine Tri-Phosphate) microbien. Les résultats des laboratoires Kiwa et du Centre de Recherche et de Contrôle des Eaux de Paris, basés sur cette méthode démontrent que les matériaux ne sont pas égaux pour le développent du Biofilm. Par exemple, le matériau de synthèse CPVC - HTA donne de bons résultats à différentes températures. Le bon choix des canalisations, compatibles avec les traitements doit être associé avec une bonne conception des réseaux et un bon entretien afin de limiter considérablement tous les facteurs aggravants de proliférations des bactéries pour une prévention des risques infectieux liés à l environnement. C5-7 Contrôle de la qualité de l air aux blocs opératoires : étude réalisée au CHU Sahloul, Sousse, 2009 Latiri H, Khéfacha S, Jaidane N, Ben Rejeb M, Nouira A, Chelbi MS, Guesmi M, Weslati R, Kermani A, Dhidah L Service d hygiène hospitalière, Chu Sahloul, Sousse, Tunisie Introduction : Les Infections du Site Opératoire (ISO) sont fréquentes et multifactorielles impliquant le patient, l acte chirurgical et l environnement. Le rôle de l air est surtout étudié en cas d épidémies d aspergillose invasive chez des immunodéprimés et d ISO en chirurgie orthopédique prothétique. La qualité de l air au bloc opératoire est un élément majeur dont les principes doivent être scrupuleusement respectés dans toute lutte contre les ISO en empêchant l introduction et la stagnation de particules transportant des germes. Méthodes : il s agit de décrire la qualité de l air dans les blocs opératoires par des analyses microbiologiques et physiques. Tous les blocs opératoires ont été concernés sauf le bloc opératoire des urgences. Un plan d échantillonnage selon, les recommandations de l ASPEC, a été suivi. Résultats : 1. Analyses microbiologiques : - blocs classés zone 4 : niveau d action dépassé, - blocs classés zone 3 : - niveau d action (ASPEC) respecté, - niveaux cible et d alerte dépassés. -flore mycologique : plusieurs espèces avec prédominance d Aspergillus. 2. Contrôle physique : - conformité de la température dans les salles d opération, - degré d humidité et gradient de pression hors norme. Conclusion : Les analyses effectuées pour décrire la qualité microbiologique et physique de l air aux blocs opératoires témoignent d un dysfonctionnement certain du système de traitement de l air à l hôpital. Ce constat aurait pu être plus objectivé par une étude de la fréquence des ISO, pendant la même période. Toutefois, la corrélation entre l aérobiocontamination et l ISO est difficile à établir du fait du caractère multifactorielle de ces infections. C5-8 «QUIZZOBLOK», Support interactif d autoformation Jeblaoui K 1, Mourlan C 2 et l ensemble du groupe de travail FELIN Sud Réunion 3 1. Groupe Hospitalier Sud Réunion, Réunion, France ; 2. ARLIN Réunion-Mayotte, Réunion, France ; 3. Hygiénistes et référents du Groupe Hospitalier Sud Réunion, de la Clinique Durieux et de l ARLIN Réunio- Mayotte, Réunion, France Introduction : Les observations fréquentes de dérives de comportement des personnels de bloc opératoire, malgré les efforts continus des équipes d hygiène, ont amené le groupe de travail des établissements du sud de l île de la Réunion à créer un outil innovant pour l amélioration de ces pratiques. Notre objectif est de sensibiliser les professionnels à l observance de règles qu ils connaissent le plus souvent mais dont ils ont oublié l utilité et l importance. Méthodes : Nous avons souhaité une présentation ludique, agréable sur support CD que chaque professionnel peut consulter à ses heures. S inspirant des tests type «code de la route» nous avons construit un quizz autour de différents thèmes : le respect des douanes et l aérocontamination en salle, tenue au bloc opératoire, les AES, le stockage du matériel propre, la prise en charge du matériel et des instruments souillés, la gestion des déchets, le bionettoyage, facteurs de risque d ISO et score NNIS, l antisepsie cutanée, médicaments en anesthésie, la préparation de la table d instruments et le drapage. L illustration de chaque thème abordé est variable, toujours visuelle, souvent sonore et parfois humoristique. Après chaque question, une fois le choix validé, la bonne réponse argumentée est présentée. Résultats : Le nombre total de questions est de 18. Certaines s adressent à l ensemble des professionnels du bloc opératoire, d autres sont spécifiques à une activité. Nous avons ainsi défini 3 profils : chirurgiens et IBODE, anesthésistes et IADE, aide soignant, avec pour chacun 11 à 16 questions. Les réponses sont cotées et le joueur se voit attribuer un score en fin de «partie». Ce projet est le fruit d un travail préparatoire de plus d un an d une dizaine d hygiénistes dont 2 IBODE, avec l appui de 2 enseignants des écoles d IBODE et d IADE. Il est en partie 18