Atelier pédagogique Piccline au sein d un CHU Marion BENOUACHKOU IDE hygiéniste/sehh/chu Dijon
Le CHU de DIJON BOURGOGNE 1777 lits dont 281 lits d'ehpad EOH : 1 IDE pour 400 lits ( DU en hygiène ) : 3.3 ETP 1 médecin pour 800 lits : 1.9 ETP 200 correspondants paramédicaux en hygiène CLIN
Contexte : une histoire qui commence mal Signalement interne 04/2012 par le chef de service d une unité : Problèmes thrombophlébites +/- sepsis Patients tous porteurs d un Piccline Augmentation des appels téléphoniques dans notre service car les IDE ne connaissent pas les Picclines et ignorent leur prise en charge Pas de protocole Dispositif posé sans démarche d information et de formation à priori
Méthode : Audit des pratiques Suite au signalement : Audit des pratiques sur la réfection de pansement et manipulations des connexions Audit de la pose en radiologie interventionnelle Conclusion : Les pratiques sont dans l ensemble conformes Grâce à l audit, on échange avec les IDE d hématologie, on complète par un audit en HJ : autre problématique patient est pris en charge à domicile, dans un autre établissement = non anticipée On répond à une demande d audit dans une autre unité : Stress énorme des IDE devant le dispositif de fixation!! ( risque de mobilisation )
Démarche de gestion des risques a posteriori 1) Contexte : 6 cas de thrombophlébites sur Piccline dont 2 sepsis (mai 2012) 2) Recherche de facteurs favorisants et latents du risque infectieux 350 poses en 2012 au CHU Institutionnel Pas de démarche a priori en concertation lors de la généralisation du DM Pas d aide mémoire a disposition sur l entretien des piccline pour les IDE Peu de transmission entre service et radiologie après la pose Protocole mise à disposition sur OBSYS peu connu des soignants Pas de formation initiale des IDE du CHU : Quid de la formation des IDEL? Organisationnel Réfection de pansement plusieurs fois /sem en HJ pour le même patient Alternance hospit à dom et Hospit CHU : multiplication les intervenants Conditions de travail 3-4 patients/chambre en HJ Chariot de soins très rempli en HJ entré dans la chambre: entretien? Méconnaissances des indications de poses de Piccline par les IDE Stress important des IDE Méconnaissance de la technique de dépose du pst transparent Tâches DIV non fixé à la peau, risque de mobilisation très importante Pt de ponction non visible durant 7 jrs Capital veineux altéré obligeant des manipulations supplémentaires sur picc comme les prélèvements sanguins + multiples produits passés en même temps Patients immunodéprimés Allergie au pst transparent : remplacé par pst opaque Equipe Individuel Patient 3) Plan d action a) Immédiat Audits d observation des pratiques : réfection de pansement et manipulations distales et proximales en HC et HJ Audit de la pose en radiologie interventionnelle Problèmes thromboem boliques et infectieux graves b) a distance Sollicitation du laboratoire commercialisant le Picc (IDE support) pour former l EOH et régulièrement les équipes (1 fois /an) Sollicitation du laboratoire du pansement semi-perméable transparent pour rappeler les spécificités de la pose et dépose c) Institutionnel Mise à disposition de protocoles sur le gestionnaire de document qualité Elaboration d un aide mémo (informatisé) et d un livret de transmissions pour le patient et le secteur libéral Création d ateliers pédagogiques en lien avec L IFSI/labo et IDE correspondantes en hygiène
Des recommandations arrivent «Le personnel ayant en charge la pose et l utilisation du PICC a reçu une formation spécifique. Un PICC est contre-indiqué en l absence de formation des équipes soignantes prenant en charge le patient, à l hôpital comme à domicile. Les structures de soins prenant en charge des patients porteurs de PICC identifient des personnes référentes dans l utilisation de ces dispositifs(af).»(1) «Les opérateurs disposent de protocoles de bonnes pratiques en matière de prévention du risque infectieux, protocoles écrits et actualisés concernant la pose, l entretien/utilisation et la surveillance du PICC. Ces protocoles sont communs dans un même réseau de soins (AF CCI-R93).»(1)
Notre outil : notre transversalité Prise de contact avec l IDE support du Piccline qui vient nous former Collaboration renforcée avec la pharmacie Prise contact avec le laboratoire commercialisant le pansement transparent : visites services On mobilise une EIDE en stage pour créer un livret d information et de suivi Pour le patient Pour les IDEL Pour les autres établissements ( parcours du patient se densifie) Mobilisation des correspondants en hygiène lors d une réunion
La gestion documentaire
La gestion documentaire
La gestion documentaire
La simulation pour acquérir de nouvelles compétences Essai infructueux pour créer un film «maison» trop technique S approprie t on un dispositif médical quand on ne le manipule pas? Pourquoi pas un atelier pour se familiariser avec le dispositif? Pertinent Rapide à mettre en place Peu coûteux en moyens Ressources à disposition
Simulation en santé La simulation en santé correspond «à l utilisation d un matériel (comme un mannequin ou un simulateur procédural), de la réalité virtuelle ou d un patient standardisé, pour reproduire des situations ou des environnements de soins, pour enseigner des procédures diagnostiques et thérapeutiques et permettre de répéter des processus, des situations cliniques ou des prises de décision par un professionnel de santé ou une équipe de professionnels.1»(2) Dans une étude observationnelle, l utilisation d un programme d entrainement sur simulateur réduit de façon statistiquement significative le risque de complications infectieuses postopératoires lors de la mise en place d un CVC dans une unité de réanimation (0,50 versus 3,2 infections pour 1 000 jours-cathéter)(3)
Simulation en santé Andreatta compare deux méthodes d entrainement à la pose des PICC et conclut à la supériorité de la simulation sur les méthodes classiques d apprentissage par compagnonnage au lit du patient [33].(4) Institut de simulation au CHU : Useem Médecin hygiéniste collabore sur la pose des VVC Apport théorique Et pratique : Friction chirurgicale Antisepsie cutanée
Ateliers pédagogiques: nos débuts dans la simulation les modalités Tous les sites du CHU ( 4) Les correspondants en hygiène ++++ ( référents de ce dispositif) Tous les IDE, étudiants Sur un temps court (1 h max), Enchaînement des sessions toutes les h ( 3 à 4 sessions ) ne répond pas aux modalités DPC Le contenu Un temps théorique : Bonnes recommandations : IDE hygiénistes et un temps de pratique : Applications du protocole : IDE hématologie ( correspondantes en hygiène)
Lutte contre les IAS : la simulation fortement recommandée
Conclusion Nouvelles pratiques Evènements indésirables Analyse des causes a posteriori Plan d action -> ateliers pédagogiques Résultats : Absence de signalement interne, rares DEI sur les Picclines Gestion a priori : formation des formateurs IFSI et 3ème année Formation des membres de l EOH à la simulation Rapprochement avec l institut Useem (centre médical de simulation) Prochain atelier de simulation selon méthode HAS /DPC : scenarii «prise en charge du patient en précautions complémentaires»
Références (1)Recommandations par consensus formalisé Bonnes pratiques et gestion des risques associés au PICC ( cathéter central à insertion périphérique)-dec 2013-SF2H (2)Évaluation et amélioration des pratiques-guide de bonnes pratiques en matière de simulation en santé Décembre 2012-HAS (3)Barsuk JH, Cohen ER, Feinglass J, McGaghie WC, Wayne DB.Use of simulation-based education to reduce catheter-related bloodstream infections. Arch Intern Med 2009; 169(15):1420-1423. (4)Andreatta P, Chen Y, Marsh M, Cho K. Simulation-based training improves applied clinical placement of ultrasoundguided PICCs. Support Care Cancer 2011; 19(4): 539-543. Gestion des risques et protocoles de coopération (Article 51 Loi HPST) Document d aide pour les professionnels de santé-fév 2012-HAS Enquête sur l information après pose de PICC ( cathéter central à insertion périphérique) en établissement de santé et en milieu libéral dans l inter région SUD-EST INSTRUCTION N DGOS/PF2/DGS/RI1/DGCS/2015/ 202 du 15 juin 2015 relative au programme national d actions de prévention des infections associées aux soins (Propias) 2015