STRATÉGIE ET ORGANISATION DE LA PRÉVENTION DES IAS EN EHPAD SAINTE-CROIX Daniel ARBOGAST Marie-Christine ARLIN le 06/11/ 2014
PLAN DE L INTERVENTION PRÉSENTATION DU CONTEXTE ANALYSE DE L EXISTANT STRATÉGIE MISE EN ŒUVRE PLAN D ACTION CONCLUSION
OBJECTIFS DE L ÉL ÉTABLISSEMENT Développer et améliorer la prévention du risque infectieux de l él établissement Fédérer l ensemble l du personnel autour de la prévention du risque infectieux et de l hygil hygiène Etre en adéquation avec la législation l en vigueur Intégrer la maîtrise du risque infectieux dans le projet d éd établissement
PRÉSENTATION DU CONTEXTE Un EHPAD important, mais un ratio soignants/résidents sidents inférieur au sanitaire Des moyens limités, mais des professionnels impliqués Une structure vieillissante, mais un projet architectural en cours De nombreux intervenants libéraux
PRÉSENTATION DU CONTEXTE Un risque infectieux estimé voisin d un d USLD et la crainte du risque épidémique Un lieu de soins mais avant tout un lieu de vie La mise en œuvre d un d management par la qualité
ANALYSE DE L EXISTANTL
UN MANAGEMENT PAR LA QUALITÉ. Progrès Réagir Planifier Surveiller Mesurer Réaliser SMQ L EHPAD est dans une démarche dynamique d amélioration continue de la qualité débutée par une démarche processus et poursuivie par l évaluation interne. Implication de tous les professionnels
UNE DÉMARCHE D PROCESSUS
ÉTUDE PROCESSUS HYGIÈNE Processus transversal lié aux soins et à l environnement Définition des attentes des clients (tutelles, résidents, EHPAD/SSIAD) Points sensibles identifiés s : Politique non formalisée, absence d information d des professionnels Risques identifiés: absence de structuration, insuffisance de procédures, absence d évaluation du risque infectieux
ÉVALUATION DU RISQUE. DARI (Document d Analyse d du Risque d Infectieux) d Cette évaluation nous a permis de : Juger de nos points forts et de nos dysfonctionnements quant aux risques en situation épidémiologique et au niveau de la maîtrise du risque infectieux Dégager des actions prioritaires de prévention
LE DARI : RÉSULTATSR Lutte contre les IAS non organisée - Pas d éd équivalent du CLIN - Pas d éd évaluation des mesures d hygid hygiène Absence de surveillance épidémiologique IAS Prévention des IAS initiée e : - Peu de protocoles de soins (ou à actualiser) - Environnement : analyses effectuées es (manque points), absence de carnet sanitaire - HACCP en place : restauration, blanchisserie (+ difficile à appliquer lié à l architecture)
LE DARI : RÉSULTATSR - Circuits propre/sale ± respectés, s, déchets d DASRI écarts /législation Risques professionnels : conteneur OPCT, procédure AES, peu de matériel sécuriss curisé Vaccination antigrippale du personnel insuffisante, résidents r bien vaccinés Formation en hygiène peu développd veloppée
STRATÉGIE MISE EN ŒUVRE
LA PROBLÉMATIQUE Comment accroître le niveau d hygid hygiène de façon adaptée e? Comment organiser la formation des soignants et quels soignants former? Comment apporter un soutien d experts d en hygiène?
L EXPERTISE DE PROXIMITÉ Nécessaire mais comment? avec : une articulation des compétences internes (référents, rents, cadres...) à déterminer, des missions de l expertise l à définir (formation, protocole, audit, projets architecturaux, gestion d épidémie..) des besoins humains à évaluer plus précis cisément (ratio EHPAD?) un mode de financement à trouver : moyens humains, moyens matériels
L EXPERTISE DE PROXIMITÉ Le partenariat permet cette expertise avec : - Une disponibilité - Des présences régulir gulières - Un accompagnement structurant dans la démarche (avis extérieur, pour «valider» les choix, gain de temps et d éd énergie) Contractualisation d un d appui régulier r pour gérer g la PIAS
ORGANISATION Mobilisation et engagement du directeur de l EHPAD et du médecin m Coordonnateur Convention EHPAD / EOH CHS Moyens : infirmière re et pharmacien (temps évalué en fonction du besoin et du coût, fiches de fonction) EHPAD : référents, r rents, implication encadrement et personnel, matériel Information des professionnels, instances, tutelles, intervenants libéraux et familles
PLAN D ACTIONSD
MÉTHODOLOGIE Présentation de l él état des lieux de l EHPADl au directeur, médecin m coordonnateur, cadres de soins, IDE Élaboration d un d plan d actions d intégr gré au PAQ établi conjointement par l EOHl du CHS et le directeur de l EHPADl en tenant compte aussi de l él étude du processus et des priorités s de la structure pour la mise en œuvre
MISSIONS DE L EOHL Renforcer la connaissance et l application l des PS Créer une équipe pluridisciplinaire de référents r rents en hygiène Former les professionnels Développer une culture de gestion du risque infectieux (protocole, surveillance, audit ) Apporter une aide technique, des outils Structurer les alertes Identifier les experts extérieurs Porter assistance en cas de crise
MISE EN ŒUVRE D OUTILS D DE PRÉVENTION Recommandations de bonnes pratiques (élaboration de protocoles de soins validés s en référence rence aux textes officiels, recommandations d experts) Surveillance des infections dont celles qui sont évitables (microbiologique, environnementale et liée e aux soins) Surveillance = Veille
MISE EN ŒUVRE D OUTILS D DE LA PRÉVENTION Le signalement : Deux niveaux de signalement : L identification, puis signalement interne Le signalement externe aux autorités sanitaires - des infections associées aux soins en particulier nécessitant n une intervention extérieure, ou ayant un impact en terme de santé publique - évènements rares, voire exceptionnels
Circuit du signalement Diagramme de l organisationl
SURVEILLANCE DES IAS GERMES service INFECTIONS ASSOCIEES AUX SOINS 2013 JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN Site Site Site Site Site Site U D C P A U D C P A U D C P A U D C P A U D C P A U D C P A BAYARD RDC EF 1u, BAYARD 1 1 2 GRAIN D'OR RDC GRAIN D'OR 1 1 1 2 1 GLORIETTE RDC GEA, EC BLSE 1u, SARM 1d, GLORIETTE 1 18 1 1 GLORIETTE 2 GLORIETTE 3 E Coli 3u, GERMES E Coli 1u, EC BLSE 1u, E Coli 1u, eysipèle, E Coli 1u, service JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE Site Site Site Site Site Site U D C P A U D C P A U D C P A U D C P A U D C P A U D C P A BAYARD RDC 2 2 1 1 BAYARD 1 BAYARD SECU 1 1 GRAIN D'OR RDC 1 1 2 2 1 SARM 1g, GRAIN D'OR 1 1 1 EF 1u, zona 3c CAPUCIN 1 2 GLORIETTE RDC 1 2 E Coli 2u, erysipèle GLORIETTE 1 1 2 1 1 1 GLORIETTE 2 GLORIETTE 3 U: urinaire, D: digectif,, C: cutané,, P: bronchopulmonaire,, A : autres: ORL, gynéco, ophtalmo importé KP klebsiella pneumoniae,, EF enteroccoque faecalis,, EC escherichia coli,, PM proteus mirabillis,, SA staph doré,, KO klebsielle oxytoca
SURVEILLANCE DES IAS 10,5% 15,8% 10,5% 36,8% 21,1% EBLSE 26,4% BMR
SURVEILLANCE DE CONSOMMATION SHA 90 112,9 87,6
MISE EN ŒUVRE D OUTILS D DE LA PRÉVENTION Formation / information du personnel (précautions standard, PIAS, nouveaux arrivants) Evaluation : réalisation d audits d (programme annuel + liés à facteurs déclenchants) d clenchants), tableau d indicateurs liés s aux processus Définition d une d politique d antibiothd antibiothérapie
RÉSULTATS Une démarche d de maîtrise du risque infectieux structurée e : une expertise EOH, un relais de proximité (référents rents hygiène) et une instance de validation COPIL Le plan d actions d lié à la lutte contre les IAS s articule avec les autres domaines du programme d amd amélioration continue de la qualité et de la sécurits curité des soins L évaluation des pratiques professionnelles est engagée e mais perfectible
BILAN IDE HYGIÉNISTE Points positifs: Vaste champ de collaborations et d actionsd Nécessité d adaptation et d organisationd Très s enrichissant Axes d amd amélioration : Charge/temps de travail (délégation?) Travail avec le médecin m coordonnateur
BILAN DIRECTION Points positifs : Une structuration de la lutte contre les IAS Un recours expert pour gérer g les alertes Un programme d actions d et un rapport d activités s annuels Satisfaction de la collaboration Axes d amd amélioration : Un besoin conséquent sans moyens matériels et humains dédid diés Une évaluation des pratiques professionnelles à développer