idées Communes CHALETS SUNSET A LA CLUSAZ Envie de montagne? Bientôt vingt ans que la Communauté de Communes est propriétaire des chalets Sunset à La Clusaz, en Haute- Savoie, d où reviennent exaltés, scolaires et retraités. Les raisons d un tel succès? Petit coup de projecteur sur une «machinerie bien huilée». C est en 1987 que le District de Paluel lance les premiers travaux de construction des chalets à La Clusaz. Au total, le montant des investissements s élève à 4 134 917,30, dont près de 75 % ont été consacrés aux bâtiments d une capacité d accueil de 90 lits, ce qui représente 1,23 % du budget total du District entre 1987 et 2002, date à laquelle a été créée la Communauté de Communes. La politique «subventionniste» adoptée par l instance communautaire d alors et poursuivie par l actuelle garantit un prix de séjour défiant toute concurrence à tous les habitants du territoire quelle que soit leur appartenance socioprofessionnelle. Pour mémoire et à titre d exemple, en 2002, la participation demandée par enfant partant en classe de neige était de 181 pour 11 jours dont 9 sur place, et à une personne senior, de 335 pour 12 jours dont 10 sur place. Le coût de revient unitaire moyen pour chaque séjour, par personne, oscillant entre 507 et 609, la participation de la Communauté de Communes couvre globalement la moitié, voire les deux tiers de celui-ci. Résultat, près de 1 000 personnes, scolaire et senior, se succèdent au gré des saisons dans les chalets de bois. Parmi eux, certains affectionnent tout particulièrement les joies de la glisse, d autres les activités de plein air. Entre ski, luge, raquettes, parapente les journées se suivent et ne se ressemblent pas. Une quinzaine de personnes dont 8 animateurs (parmi lesquels 7 saisonniers) est employée par la Communauté de Communes, sur place, pour accueillir, nourrir, encadrer, accompagner, transporter, enseigner la pratique des différents sports à tout ce petit monde. Une récente étude auprès des anciens a permis d appréhender le taux de satisfaction concernant différents aspects de leurs séjours. De quoi faire pâlir d envie plus d un tour operator! 70 % de forte satisfaction au global, 85 % de personnes extrêmement ou très satisfaites du transport, 80 % de satisfaction quant à l accueil réservé dans les chalets, 75 % de forte satisfaction pour la qualité, la quantité, la variabilité et les horaires des repas pour une note générale de 9,18/10. Autre sujet d interrogation : la légitimité de la gestion d une telle activité au sein d un établissement public. Le sentiment d «argent bien utilisé», d «action bénéfique pour notre région» revient plusieurs fois dans les propos des sondés et signalent donc là encore leur contentement. Préparez-vous à prendre de l altitude! Depuis cette année, les chalets Sunset sont ouverts à tous les habitants du territoire, sans exception. La bonne nouvelle, lancée par la Communauté de Communes, s est manifestement répandue comme une traînée de poudre (neigeuse!) puisque le séjour liberté grand public a rapidement affiché complet. > Séjour liberté grand public Du 21 au 29 février 2004 pour les familles, célibataires, seniors actifs, jeunes majeurs... (50 places) Départ de jour, retour de nuit > Séjour libre de ski alpin Du 28 février au 7 mars 2004 pour les 11/15 ans (50 places) Départ de jour, retour de nuit COMPLET COMPLET > Séjour multi-activités «Montagne» (ski alpin, ski de fond, patinoire, raquettes, piscine ) Du 17 au 24 avril 2004 pour les 11/15 ans (50 places) > Séjour «Découverte savoyarde» (environnement, artisanat et gastronomie locale, activités sportives ) Du 24 avril au 1er mai 2004 pour les 6/11 ans (50 places) Départ de jour, retour de nuit Voyages et déplacements en car Renseignements au 02 35 57 92 92 12 Dossier Aménagement du territoire : de l éolien dans l ère Trimestriel de la Communauté de Communes de la Côte d Albâtre
editorial COTE D'ALBATRE MAGAZINE N 6 Trimestriel de la Communauté de Communes de la Côte d'albâtre Hôtel de Communauté, 48 bis route de Veulettes, BPT 76450 Cany-Barville Tél. 02 35 57 85 00 Adresse électronique : e-mail@cote-albatre.com Directeur de la publication : Philippe NOE, Président Rédacteur en chef : Mickaël PHILIPPE Assistante : Delphine MARIE Conception graphique et éditoriale, mise en page : Agence Libre Cours Caen Crédit photos : Communauté de Communes, JM. GATEY, S. GUICHARD, L. BUQUET, Gettyimages, X Impression : Imprimerie TPI ISSN : 1271-0148 Tirage : 14 000 exemplaires Meilleurs vœux à chacune et chacun de vous La coutume impose de formuler ses vœux dans la limite temporelle des 31 jours du mois de janvier. Je vous formulerai les miens, aussi sincères que chaleureux, dans la temporalité imposée par la parution de votre magazine. J entamerai ce premier éditorial 2004 sur une note positive, celle de l ouverture des chalets Sunset à La Clusaz, à l ensemble des habitants de notre territoire. Jusqu alors, seuls les plus jeunes et les plus anciens de notre population bénéficiaient de cette possibilité d évasion, en altitude. Cette «bouffée d air frais des Alpes» nous amène directement à ce «nouveau souffle» que porte le schéma éolien, récemment voté en Conseil Communautaire, sur lequel le dossier central apporte toute la lumière nécessaire. Oui, il est bien question d énergie dans ce propos, et d énergies renouvelables qui plus est. Personne ne peut ignorer les enjeux du débat environnemental qui inquiète notre planète toute entière : prévenir le réchauffement de l atmosphère en évitant la prolifération des gaz à effets de serre, responsables du dérèglement des climats. Parmi les sources d énergie alternatives au pétrole, au gaz et au charbon : le vent, exploité par le mécanisme de l éolienne. L idée est séduisante mais soulève aussi un certain nombre de freins dès qu elle se concrétise... Je sais votre attachement à la diversité, à la richesse des points de vue et des paysages de notre territoire : il n a d égal que le mien. Aussi, notre établissement a- t-il mis un point d honneur à anticiper tout «mitage», comprenez toute implantation en ordre dispersé, susceptible d entamer cette qualité de vue et de vie qui nous est si chère. C est tout le sens de ce schéma, de cette charte que j ai souhaité. Enfin, dans la droite ligne de cet engagement, la Communauté de Communes entame, avec cette nouvelle année, une révision statutaire des compétences communales et intercommunales. Son but est de clarifier auprès de chaque habitant, usager direct de ses actions, la nécessaire réorganisation de ses attributions. Aucun exercice «hybride» de compétence ne perdurera, à compter du 1er janvier 2005. Nous vous communiquerons cette étape de l histoire intercommunale dès que possible. Dans l attente, je vous invite à la lecture de ce 6 e numéro de Côte d Albâtre Magazine. Bien à vous Le Président, Philippe Noë philippe.noe@cote-albatre.com 31 octobre 2003 ESPACE PUBLIC DU LITTORAL Rencontre de la délégation nationale et régionale SNCF Vendredi 31 octobre, l Espace public du Littoral recevait la visite d une délégation nationale et régionale de la SNCF. Outre la saisie des enjeux et de l impact du partenariat liant la SNCF et cette maison de services publics, cette rencontre avait également pour objectif de promouvoir le caractère original de son fonctionnement, comparé à d autres régions telles que Lyon, Lille, Rennes... 28 novembre 2003 ESPACE PUBLIC DU LITTORAL Visite d une délégation espagnole Très apprécié de ses usagers, l Espace public du Littoral semble aussi avoir conquis la délégation espagnole, venue le visiter le 28 novembre dernier. En déplacement pour assister à un séminaire à Rouen dans le cadre du projet européen FAMME*, cette assemblée, exclusivement féminine, s est montrée très attentive à la présentation de cet outil, menée par le Président Philippe Noë. * Faciliter l accès et le maintien des femmes aux métiers porteurs d emploi 17, 19, 22 et 23 décembre 2003 ENFANCE/JEUNESSE ET PETITE ENFANCE Père Noël superstar Programme encore dense pour le Père Noël, cette année! Non content d assurer la livraison des cadeaux en une seule nuit, il a tenu à assister, en personne, aux festivités organisées en son honneur dans les différentes structures Enfance jeunesse et Petite enfance de la Communauté de Communes. Repas à la cantine de Cany-Barville, goûters aux Oursons et aux Lutins, distribution de bonbons, spectacle de cirque à La Ribambelle que ne ferait-il pas pour réjouir petits et grands? Retour sur images sommaire. Retour sur images 3. Actualités 4. Dossier Aménagement du territoire : de l éolien dans l ère 5. Actualités Le PASE 10. Faites vos jeux 11. Idées communes Envie de montagne 12. Le dernier numéro de Côte d Albâtre Magazine n a pas été distribué par notre fournisseur, à l ensemble des habitants. Si vous ne l avez pas reçu, nous pouvons vous le faire parvenir en nous contactant au 02 35 57 95 13. AUBERVILLE-LA-MANUEL - BERTHEAUVILLE - BERTREVILLE - BLOSSEVILLE-SUR-MER - BOSVILLE - BUTOT-VÉNESVILLE - CAILLEVILLE - CANOUVILLE - CANY-BARVILLE - CLASVILLE - CRASVILLE-LA-MALLET - DROSAY - GRAINVILLE-LA-TEINTURIÈRE - GUEUTTEVILLE-LES-GRÈS -HAUTOT-L AUVRAY - INGOUVILLE-SUR-MER - LE HANOUARD - LE MESNIL DURDENT - MALLEVILLE-LES-GRÈS - MANNEVILLE-ÈS-PLAINS - NÉVILLE - OCQUEVILLE - OHERVILLE - OUAINVILLE - OURVILLE-EN-CAUX - PALUEL - PLEINE-SÈVE - SAINTE-COLOMBE - SAINT-MARTIN-AUX-BUNEAUX - SAINT-RIQUIER-ÈS-PLAINS - SAINT-SYLVAIN - SAINT-VAAST-DIEPPEDALLE - SAINT-VALERY-EN-CAUX - SASSEVILLE - VEAUVILLE-LESQUELLES - VEULES-LES-ROSES - VEULETTES-SUR-MER - VITTEFLEUR 9 janvier 2004 CEREMONIE DES VŒUX 6 conseillers distingués Lors de la cérémonie des vœux de la Communauté de Communes réunissant élus et représentants des administrations, qui s est tenue au Hanouard, le 9 janvier dernier, le Président a souhaité mettre à l honneur 6 de nos conseillers communautaires. Le motif? Plus de 20 années d action intercommunale. Jean Doury, Jean-Marie Georges, Pierre Mius, Didier Ridel, Alain Tassel et Jean Tassel ont donc été distingués pour leur indéfectibilité depuis la création du District en 1982, devenu aujourd hui Communauté de Communes. À cette occasion, un présent leur a donc été remis. 3 n 6
CREATIONS D ENTREPRISES «Au service de tous, dans le secours ou dans le deuil» La zone d activités du plateau ouest, à Saint-Valery en Caux gérée par la Communauté de Communes de la Côte d Albâtre, accueille, depuis octobre dernier 2 nouvelles sociétés : Ambulances Côte d Albâtre et Pompes Funèbres Abraham. Un seul directeur, une seule adresse pour ces 2 activités dont l association peut prêter à sourire, moins que la réalité de leur quotidien cependant «Il faut être passionné, c est tout.» confesse l intéressé, Pascal Abraham. «Et se donner les moyens d exercer dans de bonnes conditions. Le métier d ambulancier est en train de changer, il semble que nous ayons à l avenir à faire plus d interventions en tant qu urgentistes. D où le besoin de se professionnaliser pour anticiper ces mutations.» Côté pompes funèbres, l atout de Pascal Abraham, installé à Saint-Valery depuis trois ans, réside dans l attractivité des prix pratiqués par rapport à ceux du marché. «Pourquoi réaliser des marges plus importantes que celles nécessaires pour assurer la pérennité de l entreprise?» confie l homme. Effectivement, le discours a de quoi séduire. Il n a, en outre, rien d un effet de manche, puisque professionnels, on l est de père en fils dans la famille Abraham, très connue localement. 18 emplois en CDI, dont 11 créations, 30 en plus d ici trois ans, 12 ambulances, bientôt 13, 3 chambres funéraires, des moyens opérationnels pour chaque activité aux dernières normes, 1 000 m 2 de structures sur 6 000 m 2 de terrains Pascal Abraham a encore d autres projets en tête. Pour l heure, il se félicite de l aide apportée par la Communauté de Communes, et «encourage toute personne à utiliser ses potentialités». Ambulances Côte d Albâtre Tél. 02 35 97 08 09 Pompes Funèbres Abraham Tél. 02 35 57 42 64 4 COTE D ALBATRE ENVIE DE MER......... TEMPS AVIS DE BEAU Actualités LABEL STATION NAUTIQUE VENT PORTANT POUR LE TERRITOIRE En décembre dernier, Veulettes sur Mer, le Lac de Caniel, Saint-Valery en Caux et Veules les Roses ont intégré le réseau France Station Nautique, via la Communauté de Communes. Cela signifie concrètement que les efforts pérennes et conjugués de ces 4 sites fédérés en un territoire ont été récompensés du label, très prisé dans l hexagone, de «Station Nautique». Pour l obtenir, la Communauté de Communes s est attachée, pendant près de deux ans, en s appuyant sur l expérience et le savoir-faire de structures existantes, à développer et à coordonner une offre à la fois cohérente et diversifiée, pouvant répondre aux attentes d une clientèle avide de prestations et de produits en matière de nautisme. Ces efforts de réflexion et d organisation récompensés, la qualité d accueil, d aménagements et de services, dont est synonyme le label, dote, de fait, le territoire d un atout touristique supplémentaire majeur. Une brochure recensant l ensemble des acteurs concernés par cette action a été lancée dès l officialisation de la nouvelle. Pour toute information sur les prestations nautiques, appelez le 02 35 57 10 10 Coordinateur nautique : Thierry ALLAMMANO - Tél 02 35 57 85 00 En Kg/hab en 2003 Emballages en verre Journaux-magazines, papiers-cartons Emballages plastique/métal Juillet 3,68 0,91 0,26 Août 4,75 2,27 0,71 Septembre 4,13 1,82 0,60 TRI SELECTIF BEL EFFORT DE LA PART DE TOUS Force est de constater que les premiers résultats du tri sélectif sont plutôt encourageants (voir tableau). Tous les objectifs préétablis par la Communauté de Communes ont été dépassés dès le deuxième mois de mise en place du dispositif, ce qui atteste de la motivation de chacune et chacun d entre vous. La période estivale s est révélée très prometteuse : les usagers l avaient, pour une grande majorité, anticipée en stockant certains de leurs déchets. Le mot d ordre est donc simple : continuons et ayons toujours à l esprit le réflexe du tri sélectif, garant de l avenir de notre environnement, d économies substantielles réalisées grâce au recyclage de ces matières et enfin, garant de nombreux emplois dans les filières de traitement. Que des avantages! Et, pour que cet esprit prenne corps dès le plus jeune âge, Nicolas Cavelier, l ambassadeur de tri de la Communauté de Communes poursuit son programme d animations au sein des écoles du territoire, au rythme d une à deux, chaque semaine. Rappels importants Les PAV ne sont pas des dépôts d ordures ménagères, ni d encombrants. Merci de plier les cartons avant de les glisser dans le conteneur carton pour qu ils prennent moins de place. Octobre 3,66 2,09 0,54 Novembre 2,88 1,94 0,48 Moyenne/5 premiers mois 3,82 1,81 0,52 Le tri sélectif - Evolution et comparaison des performances par flux Objectifs CCCA 2,5 1,63 0,25 Moyenne Nationale 3,75 2,5 0,5 Dossier Aménagement du territoire : de l éolien dans l ère Jusqu à fin 2002, 150 MW d énergie éolienne étaient installés en France contre 8 750 en Allemagne, fin 2001 15 % aujourd hui, 21 % en 2010, c est l objectif de progression que s est fixé la France, en matière d énergies renouvelables, pour répondre à la directive européenne de décembre 2000, dont le taux minimum est fixé à 12 % pour l ensemble des pays membres. Cette dynamique gouvernementale se montre par conséquent favorable au déploiement de l énergie éolienne sur le sol français. Si la Communauté de Communes ne s oppose pas à cette alternative, elle souhaite néanmoins encadrer les modalités de leurs implantations. C est tout le sens de la charte votée le 4 décembre dernier. 5 n 6
DOSSIER Aménagement du territoire : de l éolien dans l ère quid quid quid? L énergie: une spécificité locale Le premier objectif de la charte d implantation de la Communauté de Communes est de prévenir le risque de «mitage», propre à dénaturer le paysage. 6 Kyoto, 1997. À travers le protocole du même nom qui y est signé, la communauté internationale se porte enfin au chevet de notre planète malade. Elle s engage alors à réduire les émissions de gaz à effet de serre, issus de la consommation d énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon) dont on sait l impact sur le réchauffement de l atmosphère et le dérèglement des climats. La directive européenne qui en découle fixe à 12 % minimum, le quota d énergies propres, à atteindre d ici 2010, par les quinze pour maîtriser leurs rejets. Pour la France, l objectif est d augmenter de 6 points le taux actuel de 15 % d énergies renouvelables, majoritairement issues de l industrie hydraulique. Les potentialités d aménagement dans le champ de cette dernière étant atteintes, l énergie éolienne paraît une alternative providentielle. Aussi, le gouvernement français encourage-til sa mise en œuvre afin que le marché privé s en empare. Des mesures d incitations telles que défiscalisation, autorisations préfectorales assouplies et obligation de rachat de l électricité par EDF à prix garantis devraient attirer investisseurs publics et privés pour mailler le territoire. Oui, mais où les installer? Y a-t-il des régions à vents comme il existe des maisons à courants d air? Le potentiel de production de chacune d elles en France, a donc été établi par la DIREN, sur terre et en mer, tout en veillant à équilibrer la répartition. 200 mégawatts en Haute-Normandie En Haute-Normandie, cette étude a permis de détecter 200 mégawatts (MW) au sol et 50 offshore. Dans ce contexte, libre à chacun, collectivité publique, acteur local ou professionnel privé de présenter, selon ses moyens et ses ambitions, un projet de construction d une à plusieurs éoliennes aux élus locaux. En clair, le cadre réglementaire en vigueur actuellement reste flou. Or, si les nuisances générées par l implantation de ce type d aérogénérateur sont globalement réduites, leur impact visuel n est pas nul. En outre, localement, les espaces les plus riches en potentiel énergétique, mis en exergue par la DIREN, se situent à proximité directe du littoral. Sollicitée par certaines municipalités, la Communauté de Communes qui, rappelons-le, est garante de l aménagement du territoire, a donc décidé de mener, aidée par le nouveau Service d Information Géographique (SIG) dont elle dispose, une réflexion sur l ensemble des 38 communes afin de disposer des données et outils nécessaires pour conseiller et préconiser objectivement, toute proposition de projet dans les limites géographiques de son intervention. À cette fin, des rencontres, des entretiens avec les partenaires éoliens du territoire, ainsi que des visites sur sites, réunissant les élus de l intercommunalité ont été organisées (l année dernière, à Plouarzel et au parc de Mardyck, deux sites investis par l éolien). Enfin, une charte définissant les règles d implantation a été adoptée, le 4 décembre dernier, par la majorité du Conseil Communautaire. Le tout premier objectif de cette dernière est de prévenir le risque de «mitage» territorial, propre à dénaturer la richesse environnementale, patrimoniale et paysagère de ses sites. Ainsi, la préservation du milieu naturel mais également l intégration paysagère du projet, les impacts sonores, le contexte énergétique ainsi que les aspects économiques comptent comme autant de critères inscrits dans cette charte que devra respecter tout développeur d éoliennes désireux de s implanter sur le territoire intercommunal. Intégrée au schéma de cohérence territoriale, (SCOT), - un document d urbanisme de portée élargie, opposable aux tiers en cas de procédure,- cette charte posséderait dès lors une valeur juridique. Pour autant, le marché de l éolien est aujourd hui composé de professionnels sensés et rigoureux et l Europe en est le leader mondial. Aucun risque de se réveiller demain aux pieds d un géant à tête de pales! Notre Charte d implantation des éoliennes > Le nombre de parcs prévoit d ores et déjà d être limité, en raison du caractère rural du territoire et des critères qui suivent. > La préservation des sites naturels est assurée par l exclusion des zones naturelles protégées des zones potentielles d accueil des éoliennes. > La préservation du patrimoine est garantie par l instauration d un périmètre de protection du patrimoine inscrit et classé de 500 m et par une surveillance de l impact visuel depuis les éléments phares du patrimoine architectural ou de celui des communautés de communes voisines. > La préservation du paysage est maintenue par la restriction de toute implantation à moins de 500 mètres du littoral, afin d en limiter les impacts visuels. La frange littorale ne faisant l objet d aucune protection ou inscription, elle a été retenue comme zone à sensibilité environnementale faible par les services de l État. > Les nuisances sonores sont limitées par la distance séparant les éoliennes de toute habitation, fixée à 600 m. > La communication sur les projets. Un dossier d informations sur les éoliennes sera disponible au siège de la CCCA, et accessible à chacun. Enfin, les enquêtes publiques ordonnées pour chaque projet offrent aux habitants la possibilité de s exprimer. Depuis deux siècles, le territoire, aujourd hui géré par la Communauté de Communes de la Côte d Albâtre, produit de l énergie. À l époque, c est L éolien en chiffres 95 % des Français et 98 % des riverains l eau de la Durdent qui des sites éoliens en France sont favorables à l énergie éolienne. alimentait en électricité, par un système de roues, puis de turbines, l industrie textile locale. Ensui- Un réacteur nucléaire français = 1 000 MW, une centrale est généralement composée de 3 à 4 réacteurs. Les éoliennes centrale nucléaire de te, la construction de la les plus courantes sur le marché ont des Paluel a apporté une dimension nationale, voire puissances comprises entre 1 et 2 MW. internationale, à cette 1 kilowatt (kw) = 1 000 watts (W), 1 Mégawatt (MW) = 1 000 000 W = 1 000 kw. thèse de voir un jour spécificité. Dans l hypo- L unité de mesure la plus courante est le fleurir des éoliennes sur nombre d heures (h) pendant lesquelles ce site, un nouvel axe de développement touristique à vocation péda- l éolienne tournerait à son maximum pour produire la même électricité. gogique pourrait être Exemple : une éolienne d 1 MW à 2 400 h imaginé : belvédères, musée, circuits de décou- (une année = 8 760 h) produit 2,4 millions de kwh, soit l électricité consommée annuellement par une commune de 1 000 personnes. verte, visites Pas de pétrole, mais des idées! 7 2002 n n 19 6
DOSSIER Aménagement du territoire : de l éolien dans l ère DOSSIER Petit, moyen, grand... Il existe 3 familles d éoliennes aujourd hui : > les éoliennes de petite puissance qui alimentent des maisons isolées du réseau d électricité, > les éoliennes de puissance moyenne (entre 10 et 250 kw) raccordées au réseau d électricité, > les éoliennes de grande puissance (entre 600 kw et 1,3 MW) raccordées au réseau d électricité. Certaines sont regroupées en fermes ou en parcs éoliens (10 à 12), le but recherché étant d optimiser les frais de construction. Jusqu à fin 2002, 150 MW d énergie éolienne étaient installés en France contre 8 750 MW en Allemagne, fin 2001! Pour rattraper son retard, la France a établi un programme dont l objectif est compris entre 7 000 et 14 000 MW d éoliens d ici 2010. À ce stade, elle rejoindrait le peloton de tête européen formé par l Allemagne, le Danemark et l Espagne. La production électrique d une éolienne Toute l énergie fournie par la vitesse du vent sur les pales ne peut être captée. Le maximum récupérable est de l ordre de 60 %. Des pertes interviennent encore lors de la transformation de l énergie mécanique en énergie électrique. Le rendement est de l ordre de 30 à 50 %. UN NOUVEL OUTIL D AIDE À LA DÉCISION Le SIG : Système d Information Géographique Qu est-ce qu un SIG? AHMED KACI : «C est un outil informatique qui permet de représenter, à l aide de cartes, tout phénomène spatial ou géographique (une rue, un bâtiment, un arbre, une voiture...) et dont la finalité est l exécution d analyses répondant à des requêtes particulières émanant des décideurs (collectivités locales, gestionnaires techniques ou administratifs ). Les documents produits leur donnent les moyens concrets d apprécier facilement et clairement la problématique demandée ou les réponses mises à jour. En cela, il constitue un outil d aide à la gestion et à la décision.» Pouvez-vous nous fournir un ou deux exemples? A.K. : «En matière d urbanisme, cet outil est très utile : pour observer la nature de parcelles inscrites en réserves foncières, pour estimer le trafic d une portion de voirie, le nombre de maisons dans une zone de 100 mètres de part et d autre de cette voirie... Dans le cas de la charte intercommunale relative aux éoliennes, le SIG pourra permettre de vérifier si la préservation du patrimoine et des paysages est bien garantie, grâce à une simulation d implantation en 3D. Sans que l éolienne soit construite, on peut figurer l impact visuel de tel endroit ou de tel autre, et ce, de manière fiable.» De quoi est composé un SIG? A.K. : «Nous disposons d un fonds IGN constitué d images satellites d une précision décamétrique (10 mètres), de cartes routières classiques, de différentes bases de données : les courbes de niveaux du relief, les éléments du paysage composés d eau permanents ou temporaires (rivières, lacs ), le Cadastre, les éléments de types socio-économiques fournis par l INSEE (emplois, activités...), la base «Corine and Cover» illustrant l occupation des sols, en villes, en zones humides,... Pour la Communauté de Communes, comme pour Ici, un exemple de zooms d après images satellites sur la commune de Veules les Roses. (Source IGN : bdortho, bdtopo) bon nombre de collectivités, ces bases de données couvrent bien sûr la zone du territoire. Elles sont, en outre, enrichies par d autres éléments émanant des services utilisateurs en interne. Toute donnée chiffrée (alphanumérique) peut être transcrite graphiquement et couplée à ces cartes. Au final, cette information géographique numérique est très facile à exploiter et à partager. Ainsi, tous les intervenants disposent des mêmes éléments pour travailler, échanger, décider.» A. Carte du territoire communautaire délimitant les 38 communes. B. Zoom cartographique sur une commune : Veules les Roses. C. Zoom faisant apparaître la voirie (routes) et le bâti (constructions). 8 Ahmed Kaci, géomaticien du SIG de la Communauté de Communes de la Côte d Albâtre Le tout nouveau système d informations géographiques (SIG) dont s est doté l établissement, a été mis à contribution pour formaliser le schéma éolien, inspiré de la charte, qui, rappelons-le, a pour vocations : 1. d aider les communes membres qui pourraient, elles, être confrontées à un projet d implantation et ainsi, 2. de préserver l harmonie entre les habitants et leur environnement à l échelle territoriale. Ce fut d ailleurs sa toute première production. Ahmed Kaci, 25 ans, est devenu l homme de ce SIG, c est lui qui en a créé l interface et les applications. Son métier? Géomaticien : mi-géographe, mi-informaticien. Encore méconnue, cette fonction est apparue pour la première fois aux Etats-Unis et au Canada, et fait progressivement son entrée au sein de nombreuses collectivités. Ahmed nous en explique les raisons et les usages. A. D. Superposition d une image satellite et du tracé de la voirie. E. Superposition d une image satellite, du tracé de la voirie et du bâti. B. D. C. E. 9 Février 2002 2004 n n 19 6
Actualités 2003 restera l année de la structuration du PASE, pôle action socio-éducatif (voir encadré), par la Communauté de Communes, devenue compétente sur l ensemble de ces services. Cette mutualisation des moyens administratifs et financiers, et de l offre doit s opérer consciencieusement. Loin de vouloir faire table rase du passé, l objectif poursuivi par l instance communautaire est de définir une ligne de conduite, en concertation avec chacun des acteurs concernés, pour optimiser les prestations proposées à l usager et en améliorer leur lisibilité. Sylvie Houzard, Rapporteur de la Commission de l Action Sociale et de l Emploi, nous aide à faire le point. En 2003, 18 869 journées/enfants ont été organisées par le PASE, touchant au total 750 enfants, environ. 10 PÔLE ACTION SOCIO-ÉDUCATIF Plus qu hier, moins que demain Pourquoi avoir créé le PASE? SYLVIE HOUZARD : «Certaines structures fonctionnaient auparavant sur un mode associatif, quelques-unes en toute autonomie, et chacun travaillait de son côté. Aujourd hui, au sein du PASE, la volonté est d œuvrer de manière concertée. Une fois l organisation des structures, des équipes, du fonctionnement administratif et financier achevée, notre ambition est de définir un projet éducatif local à l échelle du territoire, pour 2005.» Qu en est-il de l étude diagnostique engagée, en avril dernier, par l instance communautaire auprès des jeunes et de leurs familles? S.H. «Bien que les résultats ne soient pas finis d être analysés, des orientations peuvent déjà être dégagées. La demande de développement de l activité périscolaire à laquelle nous avons commencé à répondre en 2003 a bien été confirmée par l étude. L élargissement de ce dispositif à tout le territoire est en cours (voir liste des écoles concernées en haut de cette page). Il nous faut aussi réfléchir aux besoins de la population pré-ado (11-15 ans) et ado (16-20 ans) pendant la semaine, hors période de vacances. Enfin, nous savons qu il nous faut améliorer la communication auprès de la population sur les contenus de pratique du Pôle. Mais pour la plupart des points mis en exergue par ce diagnostic, leur concrétisation ne sera effective qu à partir de 2005.» Qu est-ce que l activité périscolaire? S.H. «Ce sont des activités d aide à la scolarité des enfants de 3 à 11 ans. Rien à voir avec l aide aux devoirs, gérée elle, par la commune et par l école. Notre proposition est axée sur une approche ludique de la lecture, des mathématiques... entre l enfant et l adulte. Il est prévu 1 animateur pour 10 enfants de moins de 6 ans, et 1 pour 14 enfants de plus de 7. Un coordinateur sera chargé de l organisation opérationnelle de ce dispositif, qui n a rien d obligatoire, soulignons-le. La phase expérimentale de ce projet s est déroulée à Saint-Valery et à Vittefleur, en maternelle. Et comme je l ai dit précédemment, son élargissement s opère actuellement.» Les écoles concernées par l activité périscolaire DEPUIS SEPTEMBRE 2002 Saint Valery en Caux : Saint-Saëns, Costes et Bellonte, Les goélands et Le grand pavois Horaires : 8h-9h /16h30-18h30 Vittefleur : École primaire Horaires : 8h-9h /16h30-18h30 A PARTIR DE JANVIER 2004 Canouville : Écoles de Canouville, Butot-Venesville et Ouainville Horaires : 8h-9h /16h30-18h30 Hautot L Auvray : École d Hautot L Auvray Horaires : 7h45-9h /16h30-17h45 Ocqueville : Écoles maternelles et primaires Horaires : 8h-8h40 Saint-Martin aux Buneaux : École Pierre Georges Horaires : 7h30-9h /16h45-18h15 > Tarification : 25 / an / enfant > Tél 02 35 57 92 92 > E-mail : sebastien.lebrument@cote-albatre.com Le Pôle Action Socio Éducatif (PASE) est animé par 64 agents permanents et 80 vacataires. Il regroupe 5 services chargés de : > La Vie scolaire, un service chargé du ramassage (14 circuits), du transport scolaire (excursions, activités sportives ), des relations avec l Éducation nationale > La Petite enfance : 3 haltes-garderies et mini-crèches de Cany-Barville, de Saint-Valery et de Vittefleur. >L Enfance jeunesse : 2 centres de loisirs permanents (Cany-Barville et Saint-Valery en Caux), 2 centres supplémentaires l été pour les 3-12 ans (Butot-Venesville et Ourville en Caux), 3 Points Accueil Jeunes (Néville, Cany- Barville et Saint-Valery en Caux, l été et pendant les vacances scolaires), les centres de vacances, les mini-camps et l activité périscolaire. >Les Espaces Publics : les structures de la Vallée, du Littoral et le PIJ (point informations jeunesse). > La Clusaz : un complexe de 3 chalets d une capacité d accueil de 90 places pour l hébergement des classes, séjours libres et séjours des anciens. Faites vos jeux AVEC EUX, ON S AVENTURE SUR UN TERRAIN GLISSANT! IDÉAL POUR MONTER LES OEUFS EN NEIGE! HAUTEMENT PLACÉES POUR VOUS RECEVOIR! AVEC ELLES NOUS SOMMES SUR LA BONNE PENTE! POUSSE SUR DES PLANTES VILLE DU JAPON DE FOND, C EST UNE AFFAIRE DE RAQUETTES! PERMET DE REMONTER LA PENTE QUAND ON EST DES- CENDU BAS ELLE EST À ABORDER AVEC PRUDEN- CE QUAND ON SKIE CELLE DES VACANCES À LA NEIGE EST SOUVENT BIEN GLISSANTE CAFÉS MOINS BONS DIVISER EN PARCELLES ATTIRE NOS TOURISTES DANS NOS STATIONS D HIVER ECRIT DE NANTES OSER MAIS PAS DANS LE BON SENS! LIBÉRÉ D UNE ARDOISE ENTENDU À MARSEILLE CARGAISON CUIVRE HOMME POLITIQUE ANGLAIS (1759-1806) SPORT D HI- VER QUI NOUS RAPPELLE NOTRE ENFAN- CE HORIZONTALEMENT 1 - C'est une nouvelle que l'on souhaite bonne - Se fait avec la Saint Sylvestre - 2 - Le refus des Américains - On irait bien faire le réveillon sur cette île! - 3 - Balancés lors du réveillon - 4 - Il a un pied à terre - Un cœur en joie - Travaux pratiques - 5 - C est un sacré patron pour faire la fête! - 6 - Arrivent donc en fin d'année - Vanter - 7 - Toujours de la fête - Etre différent - 8 - Démentie - Note - A fait tourner la tête à plus d'un italien - 9 - Façon d'aller - Il refroidit au frigo - On l'arrose plutôt la nuit - 10 - Méritent donc chacun un point - On ne les compte plus lorsque la nouvelle année arrive - Kilogrammes - 11 - Nuise en se retournant - Ville de Picardie - 12 - L occasion de passer à table mais agréablement, il faut l'avouer! - Très attendu pendant la Saint Sylvestre BARRIÈRE PROTECTRICE AU SLALOM GÉANT FAIT UN ARTICLE ABÎMÂT SUIVI D UN PAS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 SONT MAGNI- FIQUES TOUT AUTOUR DES STATIONS D HI- VER AFFAIRES DE CYCLES RINCÉS À MOITIÉ SURFACE EN GUISE CRÊPE MEXICAINE PRÉPOSITION ETRE DIFFÉ- RENT MESURE POUR LE POIDS UNE DES CYCLADES ARGILE CHEVILLE RETOURNÉE ENGIN VOLANT SOUVENT EN MONTAGNE ELLE A UN PENCHANT! A B C D E F G H I J K L M E I L L V O E U X U R S SE FAIT SUR LES PISTES POUR QUE ÇA GLISSE MIEUX! C EST POUR DE L ARGENT ON LUI MET DIX SUR DIX ILS MÉRITENT LES BÂTONS IMPRESSION- NANT À SKI AVEC LE TREMPLIN LES MOTS CROISES ET FLECHES DE PHILIPPE IMBERT LE TEMPS PAR- FAIT POUR POUVOIR SKIER LETTRES EN QUESTION ETATISE TROMPÉ DES NON-JUIFS POUR UN JUIF POSSESSIF TOURNE COURT GÉANTS POUR FAIRE DU PORTE À PORTE! SOLUTIONS DES JEUX COTE D ALBATRE MAGAZINE OCTOBRE 2003 Les solutions paraîtront dans le prochain numéro de Côte d Albâtre Magazine VERTICALEMENT A - On profite de ce qu'il arrive pour prendre souvent de bonnes résolutions - C'est donc le premier, qui annonce la nouvelle année! - B - On y fait aussi la fête - Sotte - C - Prend une option - Suit le docteur - Quatre à Rome - D - Un noble travesti - Liquide nourricier - Participe à boire - E - Général français - Terminé - G - Petit prétentieux - Courbée - H - Avoir différemment - Démonstratif - C'est capitale en Norvège - I - Se sauve rapidement - A sonné, depuis un certain minuit - Sujet d'actualité - J - Lettres d'einstein - N'est pas correspondant de guère - Hors combat - K - Fait un tour - Ne bougea pas - L - Jetés en l'air à la St Sylvestre 11 n 6