Fiche de presse Une force de proposition indépendante à l initiative de la Ville de Montpellier Direction de la Communication de la Ville de Montpellier - ANATOME - Novembre 2010 Signature d une convention de partenariat «Capital santé des seniors et liens intergénérationnels»
SANTE : La Ville de Montpellier s engage en faveur de la préservation du capital santé des séniors et du développement du lien intergénérationnel Soucieuse de développer les liens intergénérationnels et de favoriser la qualité de vie de la population senior, la Ville de Montpellier a souhaité créer des synergies entre les acteurs capables d agir sur ces enjeux : le Centre Communal d Action Sociale de Montpellier, l Université Montpellier 1, au travers de la Faculté de pharmacie, et Sanofi-Aventis. Ensemble, ces différents acteurs ont décidé de développer une action visant à favoriser le capital santé des seniors, par une meilleure connaissance de leurs déterminants de santé. Le projet Cette action a pour objectif de mettre en relation des seniors avec des étudiants en pharmacie dans le cadre d une enquête observationnelle visant à fournir des données scientifiques permettant de faire évoluer la compréhension de la problématique de la santé des seniors. Le projet s appuie sur un programme d enseignement en Santé Publique et éducation à la santé, pour des étudiants de 3è et 4é de pharmacie année. Après une formation théorique, les étudiants participeront à une enquête comportementale chez les personnes âgées. Cette enquête permettra de caractériser les déterminants de l observance et de l état de santé (hygiène de vie, alimentation, déficits sensoriels), d évaluer la représentation du traitement médicamenteux et la perception du rôle du pharmacien. Les étudiants assureront la collecte des données et n interviendront en aucun cas sur l observance et la prise en charge des patients. Ce sera pour eux une expérience et un contact direct avec la vie réelle des personnes âgées et les conditions de prise des traitements. Outre le recueil des données sur les seniors, le lien social ainsi créé apportera un plus aux participants à l étude. Les représentants des professionnels de santé seront informés avant toute mise en œuvre sur le terrain afin que ce projet se mette en place, en particulier, dans le respect du rôle du médecin dans la prescription et de celui du pharmacien dans l observance. Le recueil et le traitement des données Les personnes enquêtées auront reçu au préalable par le CCAS de la Ville de Montpellier et la faculté de Pharmacie une information orale et écrite et donné leur consentement éclairé avant toute intervention au domicile. Pour la première visite auprès du senior, les étudiants seront accompagnés par un intervenant du CCAS. Les données collectées par les étudiants dans le respect de l anonymat, suivant les préconisations de la CNIL, seront ensuite traitées par les différents partenaires. Les engagements et rôles des différents partenaires Les engagements et rôle des différents partenaires dans la mise en œuvre de ce projet sont les suivants : a La Ville de Montpellier : Au travers du Conseil des Sages, la Ville de Montpellier a initié ce projet visant à améliorer la qualité de vie des Montpelliérains et à développer de fait les liens intergénérationnels importants en matière de cohésion sociale. Plusieurs services de la collectivité seront mobilisés dans la mise en œuvre et le suivi de ce projet, en particulier le pôle Santé publique et la Mission Cohésion sociale. La Ville de Montpellier assurera par ailleurs le pilotage et la coordination des actions de communication, en lien avec les partenaires concernés. 1
a L Université Montpellier 1, au travers de la Faculté de pharmacie : Le pharmacien est un professionnel de santé incontournable dans le suivi des traitements prescrits par le médecin traitant. Les personnes âgées sont de plus en plus souvent des patients polymédicamentés avec près d un patient sur deux qui ne suit son traitement que partiellement. La Faculté de pharmacie, composante de l Université Montpellier 1, se doit de former au mieux ses étudiants à leurs futures missions. A ce titre, le projet proposé par la Ville est une opportunité pour impliquer les pharmaciens dès leurs études afin de leur faire prendre conscience de la réalité du phénomène et de leur rôle futur. Dans le cadre d une unité d enseignement optionnelle pour des étudiants de 3ème et 4éme année «Santé Publique et éducation à la santé», la Faculté de pharmacie proposera à ces étudiants de réaliser un travail de santé publique de terrain au contact de patients dans le champ spécifique des pathologies chroniques des personnes âgées. Ceci leur permettra d appréhender au plus tôt le rôle du pharmacien dans l éducation à la santé. a Le Centre Communal d'action Sociale de Montpellier : Dans le cadre de ses missions facultatives, le CCAS gère 7 Etablissements hébergeant des Personnes Agées Dépendantes, un Service d'aide à Domicile, un service de Soins Infirmiers à domicile, 17 Clubs accueillant chaque jour des personnes de plus de 60 ans désireuses de pratiquer des activités physiques, manuelles, artistiques, culturelles, des sorties, des voyages... Ces activités contribuant au maintien du lien Social et à la prévention de la dépendance concernent près de 15 000 seniors montpelliérains. Eu égard à l'allongement de la durée de vie, l'accroissement progressif de la perte d'autonomie et l'apparition de multiples pathologies liées à l'âge, ces personnes sont pour la plupart de grosses consommatrices de médicaments. Le CCAS de Montpellier, vivement intéressé à s'engager dans le projet, propose de constituer, via les Clubs Age d Or, un panel de personnes âgées susceptibles de participer volontairement à cette démarche scientifique et correspondant au public visé par l étude. a Sanofi-Aventis : En tant qu'entreprise mondiale et diversifiée de santé centrée sur les besoins des patients, Sanofi-Aventis mobilise au quotidien, au niveau national et régional, l'ensemble de ses compétences pour apporter des solutions pertinentes aux nouveaux enjeux de société que sont le vieillissement de la population et le mésusage des médicaments. Concrètement, Sanofi-Aventis apportons sa contribution au niveau régional à l'amélioration de la prise en charge de la personne âgée malade, le plus souvent polypathologique, et à l'optimisation du bon usage des médicaments, en s impliquant grâce à ses collaborateurs en région auprès des acteurs de la filière gérontologique. A ce titre, Sanofi-Aventis, par l'intermédiaire de son unité thérapeutique consacrée à la recherche sur les maladies liées au vieillissement et de son département informatique apportera sa contribution à ce sujet en prenant en charge le financement du matériel et d'un stagiaire dont la mission sera de suivre le projet. Objectif : fournir au territoire des données exploitables afin de faire évoluer la compréhension de la problématique de l'observance des traitements par les seniors dans une démarche d'amélioration de la santé publique Les modalités de suivi du projet Un collège du Conseil des Sages de Montpellier sera constitué pour assurer le suivi du projet et proposer des ajustements si nécessaire. Il associera les différents partenaires de l action. Il se réunira tous les trois mois. Chaque réunion fera l objet d un compte-rendu qui sera diffusé à l ensemble des partenaires. Chaque partenaire s engage par ailleurs à désigner un référent pour suivre le bon déroulement de l action. 2
Selon les dernières estimations de l INSEE, la France comptait au 1er janvier 2007 plus de 10 millions de personnes âgées de plus de 65 ans, soit 16,5% de la population. Parmi celles-ci, la proportion des personnes âgées de 75 ans ou plus a fortement augmenté en 10 ans, passant de 3,9 millions en 1997 à 5,2 millions en 2007. En Languedoc-Roussillon, près de 20% de la population est âgée de 65 ans ou plus, 10% a plus de 75 ans. A l horizon 2030, si les tendances se confirment, les plus de 65 ans représenteront 25% de la population régionale. Ce vieillissement est lié à l arrivée des générations nombreuses du baby-boom à des âges avancées et à l augmentation de l espérance de vie. L une des caractéristiques de la santé des personnes âgées est la grande fréquence des maladies chroniques qui génèrent des situations de polypathologies accompagnant ou à l origine de nombreuses incapacités (locomotrices, visuelles, auditives, cognitives ). Avec les années, les altérations physiques ou psychiques qui résultent de ces pathologies vont s ajouter à celles directement liées à la sénescence. Les effets indésirables des médicaments sont en moyenne deux fois plus fréquents après 65 ans. S y ajoutent, en raison de l âge et de la polypathologie, des facteurs aggravants : capacités physiologiques et métaboliques perturbées et plus grande vulnérabilité. Les personnes âgées cumulent ainsi plusieurs facteurs de risque de mauvaise observance. Le contexte réglementaire prévoit la réduction du risque iatrogène médicamenteux chez la personne âgée. Ainsi, la loi n 2004-806 du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique fixe comme objectifs à 5 ans la réduction de la fréquence des prescriptions inadaptées chez les personnes âgées ainsi que la réduction de la fréquence des évènements iatrogènes d'origine médicamenteuse entraînant une hospitalisation. Quant à la loi n 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires (HPST), elle inscrit l éducation thérapeutique dans le parcours de soins du patient. Elle a pour objectif de le rendre plus autonome en facilitant son adhésion aux traitements prescrits et en améliorant sa qualité de vie. En plus du médecin, le pharmacien est placé au cœur de cette démarche. La notion d'observance (ou adhérence au traitement) se définit par le fait qu'un patient donné respecte la prescription établie par le médecin. Les facteurs de non adhésion au traitement sont multiples. Certains sont liés au patient (erreurs de prise, automédication, perte des capacités physiques et cognitives ), d autres à la maladie et au traitement (maladie chronique, arrêt des traitements en dehors des crises, durée, routine ). Une mauvaise observance constitue un problème majeur de santé publique ainsi qu un problème de coûts supplémentaires pour les pouvoirs publics. A l inverse, une bonne observance permet de garantir une meilleure qualité de vie aux patients. 3
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