QI 130 or not 130? That is the question! Pierre Morin

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1 QI 130 or not 130? That is the question! 2016

2 Table des Matières Introduction... page 3 1. Du QIT en général... page 1.1. QIT : quotient or not quotient?... page 1.2. Un QI, oui, mais sur quelle échelle?... page 1.3. Des Indices en particulier... page 1.4. Du seuil à page QIT : une représentation globale des capacités?... page 2.1. L'IAG comme représentation globale?... page Un profil des notes standard bien particulier... page Comment expliquer ces écarts... page Profils comparés aux autres sources... page Profils comparés à QIT égal... page Et au plus haut niveau?... page Et au plus bas niveau?... page Les ravages de l'inhibition... page Alors, quid des chutes?... page 4.1. Les causes des chutes : les inhibiteurs... page L'accueil au test... page La pression externe... page La pression interne... page Le mauvais état physique... page Le mauvais état psychologique... page Les médicaments... page La conformation/normalisation... page Les distracteurs... page Les déficits sensoriels... page 4.2. Les chutes classiques au test chez les surdoués... page Représentation graphique et perception de la réalité... page Le 130 comme seuil déterminant le surdouement?... page Comment ce seuil fut-il choisi?... page 17 Conclusion... page 18 Remerciements chaleureux à Stéphanie Aubertin pour sa relecture critique., 15/10/2016. QI 130 or not 130? That is the question! 2/18

3 Introduction P our bien des gens, y compris psychologues et enseignants, les choses sont simples : le QI à 130 est LE déterminant exclusif pour la reconnaissance du surdouement : «Tu as 130, tu es surdoué, tu as 129 tu ne l'es pas!» Alors sacralisé, le QI devient l'incontournable sésame ouvrant la porte de certains cénacles ou groupes sociaux1 et le sine qua non de la reconnaissance d'une singularité psychologique. Le cher bambin n'ayant pas obtenu le chiffre fatidique, surtout s'il manifeste quelques difficultés, est alors renvoyé vers la pathologie (dys..., TDA/H, Asperger) et les parents vers moins de prétention2. Vu ainsi, le test d'efficience intellectuelle s'apparente alors à un concours d'entrée aux Grandes Écoles et le 130 à un couperet sélectif. À l'origine, Binet et Simon conçurent le test d'efficience intellectuelle comme un outil diagnostic pour le dépistage de la déficience intellectuelle, visant à une meilleure adaptation pédagogique correspondant aux besoins et capacités réels de ces enfants. Mais, Binet s'est vite aperçu que, symétriquement, existait, de l'autre côté de la moyenne, des enfants sur-efficients qui nécessitaient tout autant que les déficients une adaptation pédagogique à leur spécificité : «Voici encore l'écolier qui ne profite pas de l'enseignement, pour une raison qui est vraiment paradoxale : il est trop intelligent. On rencontre parfois des enfants très brillamment doués, qui sont d'un niveau intellectuel très supérieur à celui des enfants de leur âge. Ils ne sont pas les derniers à s'en apercevoir. Dans la classe, ils n'ont pas besoin de grands efforts pour gagner la meilleure place. Leur vanité s'allume. Ils ne travaillent que par caprice ; ils n'apprennent leurs leçons qu'au dernier moment ; ils sont volontiers insubordonnés ; ils font des devoirs qui n'ont pas été donnés, pour se singulariser. À l'étude, ils empêchent les autres de travailler. On leur en veut, on les pu nit, mais ils se font toujours pardonner, quand vient le jour des grands concours.»3 S i les enfants surdoués (mais aussi les adultes) présentent des particularités comportementales générales (en termes de fréquence ou d'amplitude, mais non de nature), mais souvent contradictoires4, elles ne peuvent se réduire à la douzaine de signes généralement affichés dans les médias et autres publications grand-public. De plus, ils manifestent tout autant de singularités sur le test même. Il n'est donc pas illégitime de se poser trois questions fondamentales : 1/ QIT et Indices donnent-ils, ce qu'ils sont censés fournir : une représentation globale des capacités intellectuelles de la personne surdouée? 2/ Le seuil à QIT 130 est-il le bon critère pour la détermination du surdouement? 3/ Sinon, quels sont les indicateurs pertinents qui permettraient de statuer sur la présence ou non d'un surdouement intellectuel? En préalable, il ne serait pas vain de redéfinir les notions de QIT et d'indices. 1 Voire pour certains 132 (MENSA) et pour d'autres 145 : les THQI (Très Hauts QI), consécration suprême du style «C'est moi qui ait la plus grosse!», avec mépris pour les moindres QI (<145) : «On appelle Asasa d'anciens Surdoués abîmés (abrutis) dans leur enfance par le Stress d'adaptation aux non-surdoués. Les Asasas représentent l'immense majorité des Surdoués potentiels. Ils sont devenu des Asasas parce qu'ils ont coupé l'accès aux circuits corticaux (i.e. aux circuits de leur cerveau) qui leur assurait le surdon. Car l'usage de ces circuits leur procurait en retour essentiellement du distress, du stress négatif.» (sic!). Voir : 2 Voir notamment W. Lignier et M-C. Gryson : 3 Binet (Alfred) in Les Idées modernes sur les enfants, Paris, éd. Flammarion, (1909) p Lien. 4 Voir les trois tableaux comportementaux sur : et suivants.

4 1. Du QIT en général QIT : quotient or not quotient? En 1912, le psychologue allemand William Stern introduit la notion de Quotient Intellectuel. Le QI représentait le résultat de la division de l'âge mental de l'enfant, déterminé par les tests en terme d'années d'avance ou de retard de développement, par son âge réel x 100, soit : Fig. 1 Ainsi, un sujet de 10 ans capable de réussir ce que réussissent 50% d'une classe d'âge de 14 ans, soit une avance de développement de 4 ans, possède un QI de : 14/10 = 1,4 x 100 = 140. Mais aujourd'hui et depuis Wechsler en 1940, si le terme de QI a bien été conservé, il ne répond plus de la même opération. Pour le même sujet de 10 ans, pour chaque subtest on convertit la note brute (nombre de bonnes réponses) en note standard. Par exemple, sur le WISC IV, un sujet de 10 ans qui obtient 28 bonnes réponses (note brute) se voit attribuer une note standard de 15 par rapport à l'étalonnage, s'il a 14 ans, la même note brute ne donnera que 11 en note standard. Enfin, le total des notes standard sommé par registre (ICV, IRP...) est rapportée à une table statistique qui donnera la valeur de chaque indice et le total des notes standard le QIT. La note standard permet donc de comparer des performances quel que soit l'âge du sujet, idem des Indices et du QIT. Les calculs ne sont donc plus en termes d'année d'avance ou de retard de développement (Binet), mais en termes de rang dans la population. Ainsi un QIT de 130 correspond à 2,27% de la population, 140 à 3,83 pour 1000, 150 à 4,29 pour On ne parle plus en terme de précocité ou de retard, mais en terme de rareté statistique Un QI, oui, mais sur quelle échelle? L'existence de plusieurs échelles de mesure complique les choses. Ainsi, un 140 sur l'échelle de Wechsler donnera un 164 sur l'échelle de Catell. Les enfants testé sur le Catell ne sont pas plus intelligents, c'est une question d'amplitude d'échelle de mesure et d'écarts-type comme entre les degrés Celsius et Réaumur. Fig Des Indices en particulier Fig. 3 En sus du QIT, il a semblé nécessaire, au cours de l'évolution des théories, de ventiler les mesures en regroupant celles qui relèvent d'un même registre. Ainsi, le WISC III présentait deux QI indépendant le QI verbal (QIV) totalisant les scores des 5 subtests du registre oral (réponses verbales) et un QI Performances5 (QIP) pour ce qui concernait les 5 subtests utilisant des objets (cubes, images...). Le WISC IV verra les registres passer à 4 «Indices» assurant une meilleure différenciation : Indice de Compréhension Verbale (ICV), Indice de Raisonnement Perceptif (IRP), Indice de Mémoire de Travail (IMT) et Indice de Vitesse de Traitement (IVT). Le WISC V sera encore plus sélectif et plus complet en établissant 5 indices. Les indices se cotent sur une échelle de 40 à 150 ou 155 et le QIT de 40 à 160, avec pour tous une moyenne à 100. Certains subtests sont chronométrés (Cubes, Code, Symboles sur WISC IV). 5 Performances : mauvaise traduction de l'anglais «to perform» qui signifie exécuter. QI 130 or not 130? That is the question! 4/18

5 1.4. Du seuil à 130 Fig. 4 Le seuil du surdouement fut fixé arbitrairement à 130, par symétrie au seuil de la déficience (70), ces deux seuils sont situés à 2 écarts-type à la moyenne (soit 30) et 2,27% de la population. JeanCharles Terrassier6 le situait à 125, soit à 4,78% de la population. Décréter un seuil n'a vraiment de sens que s'il correspond à un réel changement d'état, ainsi à 0 C on observe la congélation de l'eau : changement d'état flagrant. Mais : 1/ l'enfant surdoué présente-t-il un comportement symétriquement inverse de l'enfant déficient? 2/ Peut-on dire que l'on observe, entre 129 et 130 ou entre 124 et 125, un quelconque changement qualitatif d'aptitudes ou de comportement? 3/ La courbe de Gauss est-elle progressive ou procède-t-elle par saut? Le Wechsler est-il un concours sélectif, où à 130 on est admis et à 129 on reste sur le carreau, ou est-il un outil diagnostique? 6 Terrassier J-C. In : L'enfant surdoué ou la précocité embarrassante. ESF, Paris, 1981 ; et Psychométrie et pifométrie,, in «Aider les enfants à haut potentiel en difficulté», ss dir. S. Tordjman. Éd. Presses Univ. de Rennes

6 2. QIT : une représentation globale des capacités? L e QIT est censé donner une représentation globale des capacités d'un sujet. Cela fonctionne pour la population moyenne, parce que l'ensemble des Indices se situent dans une fourchette étroite (15 pts au plus, Fig. 5, cadre rouge), la moyenne est donc représentative et QIT et Indices sont valides : Fig.5 Fig. 6 Mais, lorsqu'on a affaire aux personnes surdouées les choses se compliquent, car les écarts entre les différents indices sont beaucoup plus importants. Par exemple, sur notre étude Wa4n44 l'écart est de 26,82, et sur Wi4n120 à 30,06 ; nous sommes alors bien loin des 4,12 points du groupe contrôle et même des 15 points de référence. Un tel écart invalide donc la notion même de QIT comme représentation globale des capacités du sujet surdoué. S'agirait-il d'un biais de recrutement? Les autres études issues des travaux de recherche de : Mehdi Liratni (in Profils psychométriques de 60 enfants à haut potentiel au WISC-IV. Elsevier-Masson ; Pratiques Psychologiques ) et de Maria Pereira-Fradin et al. (in Le WISC IV permet-il l identification des enfants à haut-potentiel.université ParisDescartes.EA LATI.2010.). Ces études menées sur le WISC IV donnent des résultats très fortement similaires (Fig. 7), quel que soit le nombre de sujets ou encore le seuil d'inclusion choisi QIT 125 ou 130. Il y a donc là une spécificité des personnes surdouées : l'hétérogénéité du profil, avec forte dominance du verbal, IRP et IMT de niveau moyen-fort et IVT quasi à la norme. On remarque aussi que l'icv du profil HP du groupe clinique du manuel du WISC IV, est fortement minoré par rapport aux résultats des autres études (échantillon (20 sujets) trop faible?). L'écart ICV/IVT est ici bien supérieur à 15 pts et plus proche des 30 pts (Fig. 7).. Chez les surdoués reçus, le QIT n'est que peu représentatif des capacités globales, notamment en excluant les profils les plus hétérogènes, alors que notre étude et celle de Liratni, montre que ± 95% des surdoués ont un profil trop hétérogène pour être éligibles au QIT. Fig. 7 QI 130 or not 130? That is the question! 6/18

7 2.1. L'IAG comme représentation globale? Pour tenir compte des particularités des profils hétérogènes (surdoués et autres) en termes d'indices (chute fréquente des IMT et IVT), Jacques Grégoire7 a proposé d'utiliser l'iag (Indice d'aptitude Générale) en lieu et place du QIT. Composé des seuls ICV et IRP, lorsque l'écart ICV/IRP n'est pas trop important l'iag apporte une meilleure réponse comme représentation globale des capacités des sujets. En effet, ICV et IRP sont les plus représentatifs de l'intelligence et moins soumis aux erreurs de mesures que lmt et IVT (stress, émotions, intérêt, sens de l'effort...). Il est vrai que, si une bonne mémoire est indispensable au haut potentiel, une excellente mémoire n'est pas nécessairement signe de grande intelligence (ex. : psitacisme8). De même pour l'ivt en termes d'attention ou de graphomotricité, ce registre présente trop peu d'attrait pour les personnes surdouées (aspect répétitif, manque de sens utile, chronométrage) et d'ailleurs il est très peu corrélé avec le facteur «G» (intelligence générale). De plus, répéter une série de nombre à l'endroit ou à l'envers ne répondent pas des mêmes processus. Sur notre échantillon, la différence entre QIT : 137,25 et IAG : 138,19 peut sembler insignifiante, mais, en considérant l'écart significatif entre ICV (registre le plus représentatif du surdouement) et IMT, soit un écart >15, pour 69,17% du groupe l'iag apporte un gain moyen de 6,76 sur le QIT. Quant à l'écart significatif (>15) entre ICV et IVT, il concerne 97% du groupe avec un gain moyen de 6,34 sur le QIT. Pour les inconditionnels du 130, un gain de 6 peut faire passer le seuil. Sophie Brasseur : «Néanmoins, au vu, par exemple, de la variabilité des profils présentés à la WISC-IV déjà évoquée plus haut, on comprend l inadéquation d un critère tel que celui-ci [ QI à 130]. En effet, pour rappel, il est fréquent qu un JHP présente des résultats hétérogènes, ayant par exemple un résultat se situant autour de 140 au niveau de la compréhension verbale mais présentant des résultats dans la norme au niveau perceptif. Son résultat global se situant alors autour de 125, ne lui permettrait pas d être considéré comme présentant un haut potentiel, ce qui parait absurde au vu de ses résultats en compréhension verbale. Dans ce cas, certains chercheurs (Goldschmidt et Cuche, 2009) proposent plutôt de parler de jeunes présentant une zone de haute potentialité plutôt qu un profil global à haut potentiel. 9» L'IAG visait surtout une évaluation du potentiel cognitif en cas de déficit structurel sur l'imt et l'ivt. Chez les surdoués il ne s'agit pas de déficit, mais d'une mauvaise adaptation de ces registres aux spécificités des personnes surdouées. Faut-il pour autant les supprimer? Certes non, car ils renseignent fort utilement sur les difficultés éventuelles, notamment d'adaptation pédagogique, et sont tout autant la signature de leur particularité que l'icv élevé. Donc, en cas d'écart important entre indices, notamment entre ICV et IMT et IVT - ce qui très fréquent chez les surdoués - l'iag semble assez souvent plus pertinent que le QIT pour une représentation globale des capacités, sauf trop grands écarts entre ICV et IRP. 7 Grégoire (Jacques), in : Les défis de l'identification des enfants à haut potentiel. ANAE, n et Les indices du WISC-IV et leur interprétation. Le Journal des psychologues, n Psittacisme : issu du grec ancien ψιττακός, psittakós («perroquet»), c'est une disposition d'esprit qui consiste à répéter des paroles sans en comprendre le sens, ou chez certains élèves à émailler leur travail de citations nombreuses et hors de propos. Trouble de langage, proche de l'écholalie et de la stéréotypie, qui consiste à répéter des phrases sans les comprendre ni chercher à les comprendre. 9 Brasseur Sophie, in «Étude du fonctionnement des compétences émotionnelles chez les jeunes à haut potentiel intellectuel.» Louvain-la-Neuve, Juin 2013.

8 3. Un profil des notes standard bien particulier L e profil de la courbe des surdoués n'est pas simplement plus élevé, par rapport à l'étalonnage (gris), il présente et un profil bien spécifique (bleu) et un empan des notes beaucoup plus important : 6,36 contre 1,6, c'est beaucoup. Nous avons donc un profil très particulier et bien significatif de la très grande majorité (95% en moyenne) de cette population : un registre ICV très élevé et très homogène, un IRP plus moyen et hétérogène, un IMT également moyen et homogène, un IVT plus faible et homogène, mais surtout : des chutes relatives à Cubes et à Code. Fig Comment expliquer ces écarts? L'enfant est plongé dès sa naissance dans un bain de langage permanent et ses capacités élevées lui permettent très tôt de comprendre les liens logiques du discours. Si certains parlent très tôt, d'autres attendront une maîtrise suffisante pour s'exprimer, mais quasi-tous feront preuve d'un vocabulaire riche et d'une syntaxe bien en place. Si le raisonnement perceptif est, selon Laurence Vaivre-Douret10, également en avance, c'est au cours de la scolarisation, par réaction négative, que l'aspect moteur est souvent désinvesti, comme l'écriture au profit de l'oralité, bien qu'il n'y ait, généralement, aucune dysgraphie Profils comparés aux autre sources Bien qu'avec des seuils différents, comme le nombre de sujets, les deux études sont concordantes et montrent une sous-cotation manifeste du registre ICV de la courbe d'étalonnage HP du WISC IV comme de la WAIS IV. On note également une sur-cotation sur le WISC IV de Cubes du profil HP standard. La chute mesurée sur les deux autres études ne serait-elle pas due essentiellement au passage en tête de passation d'un subtest instrumental pour des sujets à prédominance verbale. Par rapport au WISC III, où Cubes était situé en milieu de passation, la perte est en moyenne de 2 points (notre étude Wi3n273). Fig L. Vaivre-Douret, in Le développement de l'enfant "aux aptitudes hautement performantes" (surdoués) : importance des fonctions neuro-psychomotrices. ANAE, vol 14, n 67-II QI 130 or not 130? That is the question! 8/18

9 Si l'on observe les empans des notes pour chaque subtest, outre le fait que les 3 points d'écart sont très largement dépassés : de 3 à 6 fois le standard, c'est le registre verbal qui est le plus stable avec 1 seul point d'écart entre ses trois subtests. Par contre, pour les autres registres, l'empan est 3 points, le moins stable étant le registre IVT. Fig.10 Avec de tels écarts est-il encore raisonnable de considérer Indices et QIT comme représentation globale des capacités d'un sujet surdoué? 3.3. Profils comparés à QIT égal Un même QIT peut cacher des disparités considérables d'expression11 des capacités. Alain Gauvrit12 en avait fait la magistrale démonstration. Des écarts de 50 points de QIT entre test et retest ne sont pas rares, selon la pression ressentie, notamment scolaire. Par ailleurs, à titre d'exemple de ces disparités, voici les profils de deux sujets, AN et CA, de QIT 140 : si, quant aux indices, nous sommes bien dans la fourchette de 15, pour les notes standard, sur l'icv nous sommes à un écart de 4 et sur l'imt de 6, pour un standard à 3 : ce qui invalide ces deux indices comme représentation globale de ces deux registres. La chute générale sur l'ivt avec un écart de 55 pts et 54 pts avec l'icv invalident par là même le QIT. Ceci n'a pas que des retombées individuelles. Par exemple : regrouper des enfants sur la seule base d'un QIT 130, c'est faire fi de besoins et d'attentes qui peuvent être très différents, voire antagonistes. Ainsi, une même pédagogie «adaptée surdoués» peut amener l'explosion du groupe ainsi constitué, dans l'incompréhension totale des équipes pédagogiques. Fig D'expression, car de nombreux facteurs, notamment psychosociaux (normalisation, conformation), peuvent inhiber fortement l'expression des aptitudes. Les aptitudes sont bien présentes, mais ne peuvent s'exprimer, dans les condition présentes. 12 Alain Gauvrit, in : Le complexe de l albatros. ANPEIP-Centre, Tours ; et L'inhibition intellectuelle, se défendre ou s'interdire. Actes du Ier Congrès International d Eurotalent, Barcelone. 1989

10 3.4. Et au plus haut niveau? Dans l'imagerie populaire, les surdoués seraient tous munis de toutes les compétences à un niveau supérieur. Prenons un exemple qui pourrait attester d'une telle disposition : Voici un enfant au profil apparemment parfaitement homogène qui possèderait donc toutes les aptitudes au même niveau. En fait, nous n'en savons rien, car nous nous heurtons à un effet plafond, par insuffisance de complexité des épreuves, qui ne permet plus de voir les éventuelles disparités de capacités. Or, il est vraisemblable que, comme pour les autres surdoués, l'investissement des différentes épreuves soit loin d'être d'un même niveau. La chute toute relative au Code, bien caractéristique des enfants surdoués est bien là pour en renforcer l'hypothèse. Fig Et au plus bas niveau? On pourrait nous objecter qu'un tel profil n'a rien à faire chez les surdoués. Et pourtant, il obtient la meilleure notes sur Similitudes et un niveau supérieur sur Vocabulaire (ICV : 125), qui sont les deux épreuves les plus caractéristiques du surdouement. Faut-il alors considérer, comme certains psychologues, qu'il s'agit là d'un sur-investissement de ces épreuves (intellectualisation13) ou plutôt qu'il s'agit d'un sous-investissement général avec blocage total sur Code? Nous optons fermement pour la seconde position, cet enfant n'ayant pas montré de difficultés particulières sur la production graphique. Le 1 à Code ne correspond pas à un déficit, mais à un refus manifeste de répondre. De tels cas, hélas, ne sont pas rares, soit par dépression, soit par conformation (inconscient) ou masquage (conscient) des aptitudes à visée d'acceptation groupale14/sociale. Voir p.12 l'extrait d'alain Gauvrit. Fig. 13 Faudrait-il alors exclure un tel enfant d'un accompagnement spécifique quand c'est celui qui a le plus besoin d'être reconnu dans sa spécificité et le plus en souffrance? 3.6. Les ravages de l'inhibition Bien des personnes, y compris des professionnels considèrent, bien à tort, les résultats comme définitifs et quand ils sont inférieurs à l'incontournable 130, de récuser toute possibilité de surdouement, sans se poser plus de questions. L'avis donné est alors définitif, quand bien même il 13 Intellectualisation : selon une interprétation freudienne il s'agirait d'un mécanisme de défense censé mettre à distance les émotions ressenties en favorisant la pensée abstraite. Elle constitue trop souvent l'explication usuelle de ceux qui conteste l'existence-même du surdouement ou qui cherchent à en minimiser les effets. Elle est abusive pour les enfants surdoués, la prédominance de intellect n'est pas chez eux une défense mais leur nature profonde. 14 Acceptation groupale : acceptation de l'enfant par son groupe de pairs comme membre à part entière. QI 130 or not 130? That is the question! 10/18

11 serait contraire aux éléments soigneusement retenus dans l'anamnèse. Et alors d'attribuer cette hypothèse de surdouement à une enflure de l'égo parental ou de mette les difficultés sur le compte de diverses pathologies. Il est vrai que tester une personne surdouée n'est pas simple, certaines attitudes peuvent prêter à confusion (inhibition, masquage...), l'accueil du psychologue et son attitude durant la passation peuvent impacter les résultats (dépressifs, timides...). Prenons un exemple, celui d'un enfant de 9 ans. NG avait été testé une première fois par un psychologue l en raison de difficultés d'adaptation scolaire : Année ICV IRP IMT IVT QIT Effectivement, aucun des indices n'atteint les 130, non plus que le QIT. On peut donc en conclure légitimement au vu des indices que l'enfant n'est pas surdoué. Mais, si l'on observe la moyenne des notes standard si elle ressort à 12,6 soit des capacités dans la moyenne supérieure et l'absence de déficit, 4 notes auraient dû attirer l'attention car significativement plus élevées et ne collant pas avec des capacités moyennes supérieures : Similitudes à 18, à plus de deux écarts-type, Vocabulaire et Cubes à plus d'un écart-type et Symboles à un écart-type. Devant de tels écarts il y avait lieu de se poser quelques questions : inhibition forte habituelle ou stress lié à la passation? Le décalage entre les résultats et le comportement de l'enfant au quotidien, notamment en milieu scolaire (ennui massif) aurait dû également interroger le praticien. Fig. 14 Il n'en fut rien, devant ces incohérences, les parents consultèrent, sur notre conseil, un psychologue spécialisé à plus de 500 km de chez eux, un an après cette première évaluation. Les résultats furent tout autre : Écart moyen : 4,7 pts Fig. 15 Cette seconde évaluation porte le QIT à 152 (121), l'icv 154 (126), l'irp 151 (119), l'imt 138 (106) et l'ivt 140 (106). C'est bien Similitudes qui est le pus typique du surdouement intellectuel et qui se préserve le mieux malgré les inhibitions ou les masquages. C'est bien le profil des notes standard qui signe le mieux le surdouement et non Indices ou QIT.

12 4. Alors, quid des chutes? I l faut d'abord prendre en compte, notamment chez les plus jeunes, que le développement de l'enfant ne suit pas toujours l'ordre des étapes élaboré par Piaget. Il est fréquent qu'ils en sautent une pour revenir la faire lorsqu'ils en sentent le besoin ou la nécessité. Donc, à l'instant «t», certaines capacités ne sont pas investies donc peu ou mal exprimées, donc mal mesurables (notamment sur la WPPSI). Progression moyenne théorique Fig. 16 Progression enfant surdoué Il faut ensuite relativiser les chutes en considérant les notes inférieures à la moyenne de l'enfant, puis celles qui tombent à la moyenne standard (entre 11 et 9, souvent Code), enfin celles qui sont inférieures à 9. En effet, ces chutes n'ont pas la même signification. Une chute, même importante n'est pas obligatoirement signe d'un déficit structurel, il peut s'agir de tout autre chose. En cas de chute (< 9), il est souhaitable de vérifier avec les subtests optionnels de même registre la permanence de la chute, voire post-test d'utiliser, hors stress examinal, des exercices simples (par exemple d'écriture, sur IVT chuté) en seconde vérification. Enfin, il y a toujours lieu de confronter les notes obtenues avec le comportement général de l'enfant, d'où l'importance d'une anamnèse fouillée. Puis, de tenir compte du comportement pendant le test. Cela demande au psychologue testeur, non seulement de suivre le protocole et de coter les réponses, mais tout autant de noter le comportement de l'enfant pendant la passation pour chaque épreuve : fluidité, rapidité, lenteur, hésitation, refus, évitement, impulsivité... et d'adapter son attitude à la situation : stimulation, rassurance... afin d'éviter les notes plancher par auto-limitation et de pouvoir ainsi relativiser les scores obtenus. En cas de distorsion, c'est le comportement qui doit l'emporter dans l'analyse Les causes des chutes : les inhibiteurs Avant que d'incriminer une quelconque pathologie, il y a lieu de s'interroger sur les inhibiteurs qui peuvent impacter l'expression des capacités (mais non leur existence), tant dans la vie courante et notamment scolaire que lors du test. Les plus fréquemment rencontrés sont : L'accueil au test. La pression externe. La pression interne. Le mauvais état physique. Le mauvais état psychologique. Les médicaments. La conformation/normalisation. Les distracteurs (internes ou externes). Les déficits sensoriels (audition, vision), souvent compensés par les hautes capacités L'accueil au test Une situation examinale est toujours stressante et qui plus est pour des sujets en manque d'estime de soi, comme nombre de personnes surdouées. Aussi, est-il essentiel que l'accueil soit aménitaire, rassurant et stimulant. Sinon, les résultats risquent fort de ne pas être représentatifs des capacités réelles. Par ailleurs, les surdoués, encore plus les adultes, ont un fort besoin de connaître les tenants et les aboutissants de la situation, pour prendre leurs repères et ne pas être déstabilisés ou angoissés. C'est là tout l'art du testeur. QI 130 or not 130? That is the question! 12/18

13 La pression externe Elle est souvent d'origine familiale. En effet, le test coute cher pour les familles modestes et implique souvent une organisation qui peut être lourde (rdv, déplacement...), aussi les parents peuvent-ils mettre la pression sur l'enfant. S'il est nécessaire d'expliquer le sérieux de la démarche, il n'y a pas lieu non plus de dramatiser la chose. Une autre variante est l'enfant christique, c'est-à-dire celui qui est chargé par la famille de relever le niveau social, le sau veur, qui s'épuisera à tenter de répondre à la demande implicite. Toutes choses génératrices de stress important La pression interne Si le désir de réussite peut être une bonne stimulation, le perfectionnisme mène à l'échec en plaçant la barre hors d'atteinte Le mauvais état physique Il peut être simplement lié à la fatigue. Stressé par l'annonce de l'examen, l'enfant ou l'adulte a eu des difficultés d'endormissement, d'où manque de sommeil avec ses conséquences : déficit d'attention, de concentration, mauvaise humeur et manque d'adhésion aux épreuves. Ce peut être aussi un mauvais état général : fièvre, hypoglycémie (saut du repas). Tester un enfant avec 39 de fièvre (chose vue), sous prétexte que le rendez-vous ne pouvait être différé, outre le fait que le test sera contre-productif, constitue une maltraitance Le mauvais état psychologique En dehors du stress qui peut se juguler par un accueil aménitaire, l'état dépressif est assez fréquent, notamment chez les adultes. Nous pensions naguère, que dans ce cas il valait mieux différer le test jusqu'à retour à un état meilleur. L'expérience nous a conduit à réviser notre position. En effet, 1/ de façon très majoritaire, l'icv est préservé (sauf informations chez les adultes) et il permet ainsi de statuer sur l'existence du surdouement, ce qui est salutaire pour la personne en reconnaissant sa différence et en mettant un nom sur celle-ci ; 2/ le test permet alors de mettre en évidence les registres déficitaires et, partant, de mieux cibler l'accompagnement Les médicaments Il n'est pas inutile de s'enquérir des traitements médicamenteux en cours, certaines molécules pouvant avoir des effets secondaires susceptibles d'impacter les résultats : lenteur (pour les subtests chronométrés), attention diffuse, torpeur, anxiété majorée, etc. Souvent plus que la molécule, c'est le dosage qui est en cause. Pour éviter les passage à l'acte (p. ex. suicide), certaines prescriptions sont renforcées. Chose vue : double anxiolytique + double anti-dépresseur + régulateur de l'humeur = zombie. À l'inverse, suite à un mieux être, le sujet abandonne brutalement son traitement avec une effet rebond dévastateur La conformation/normalisation Elle est fréquente, statistiquement plus chez les filles que chez les garçons. Dans les deux situations, il s'agit de rentrer dans le moule, la normalisation est imposée de l'extérieur, notamment par le milieu scolaire, la conformation est volontaire et à visée sociale : pour me faire admettre dans le groupe, je dénie/masque ma spécificité et tente de reproduire les attitudes du groupe (centres d'intérêts, postures, habillement, langage, etc). Sauf que, le plus souvent... non seulement je perds mon identité, mais la socialisation tant attendue est vaine. À terme, cela mène à diverses somatisations, puis à la dépression. Être soi ou être ce que les autres veulent que vous soyez, voilà la question. Alain Gauvrit en avait bien vu les effets dans «L'inhibition intellectuelle, se défendre ou s'interdire» 15 : «En muselant l'expression de son intelligence, ce qui revient à un abandon du vrai Soi, l'enfant développe ce que l'on pourrait appeler une «anorexie intellectuelle», véritable équivalent dépressif, voire suicidaire, puisqu'il s'agit là d'un retournement agressif contre soimême, d'une automutilation. Ce processus endogène actif, généré par les instances psy15 Alain Gauvrit, in Actes du Ier Congrès International d Eurotalent, Barcelone

14 chiques du sujet et qui reflète un besoin d'internalisation des conflits, conduit à une «paralysie intellectuelle» prenant le même aspect fonctionnel que les paralysies hystériques. Pour certains, il s'agit d'une véritable «attaque» intérieure contre l'intellect, source des malheurs du sujet. L'enfant passe ainsi d'une inadaptation créatrice à une adaptation régressive et morbide, d'une intelligence sidérante à une efficience sidérée pouvant prendre l'aspect d'une pseudo-débilité dans laquelle l'indicible pourrait prendre les traits de l'impensable. Il renonce, baisse les bras, replie piteusement ses ailes, mais son intelligence perdure, engourdie, tel un talent latent chez un talentueux transi.» Les distracteurs Ils sont liés à l'ambiance de passation (bruits, passages, téléphone...), d'autant plus si la personne est anxieuse. Ne pas oublier que certains sujets sont hyperesthésiques 16 et que le bruit peut, par exemple, créer une gêne fortement inhibitrice. Il peut s'agir aussi de prétexte à évitement devant une épreuve perçue comme difficile. Il est donc essentiel que la passation ait lieu dans le calme, dans un lieu sensoriellement non-stressant (chaleur, bruits, odeurs), apaisant et rassurant, si l'on veut obtenir des résultats réalistes Les déficits sensoriels Ils se révèlent souvent tardivement, car les hautes capacités de la personne surdouée peuvent masquer assez longtemps ces déficits en compensant les informations manquantes. Cela touche surtout audition et vision. Beaucoup d'enfants surdoués ont été sujets d'otites à répétition qui peuvent perturber l'audition de façon ponctuelle ou permanente. Cette baisse auditive est souvent prise comme déficit attentionnel. Quant à la vision, nombre d'enfants surdoués sont myopes, astigmates ou hypermétropes, déficits qu'ils compensent longtemps, mais avec une fatigue qui peut là aussi impacter les capacités Les chutes classiques au test chez les surdoués Elles ne concernent que certaines épreuves, ou souvent certains registres entiers (IMT et IVT). Similitudes est très exceptionnellement chuté (sauf médicaments). Vocabulaire (rare) : par perfectionnisme, absence de précision car évident pour eux, ou milieu culturellement limité, mais aussi parfois réponses originales justes, mais non répertoriées et alors comptées 0. Information : souvent chez les personnes dépressives ou de milieu culturellement limitées. Compréhension (rare) : chez les sujets à la frustration élevée parfois adolescent en rébellion. Cubes : en raison de son placement en tête de passation pour des sujets à forte prédominance verbale ou s'auto-limitant par manque d'effort de changement stratégique, ou encore stress du chronomètre. Identification de concepts : impulsivité, manque d'inhibition, manque d'effort. Matrices : impulsivité, manque d'inhibition des distracteurs, manque d'effort. Puzzles visuels : stress du chronomètre. Mémoire des chiffres et Séquence lettres chiffres : effets de certains médicaments, sensibilité au stress du chronomètre, refus d'épreuves répétitive. Ces deux subtests n'impliquent que la mémoire auditive et font l'impasse sur la mémoire visuelle. Par ailleurs, une chute dans ce registre doit être relativisée, en cas de hauts scores en ICV et IRP qui impliquent une bonne utilisation de la mémoire de travail. Arithmétique (souvent meilleur que MdC ou SLC) : rappel d'expériences scolaires douloureuses, certains médicaments. Code et Symboles (ce dernier souvent meilleur de 2 pts) : refus de l'aspect répétitif, perfectionnisme (perte de temps par retour permanent au modèle), stress du chronomètre. 16 Hyperesthésie : sensibilité exacerbée aux stimuli sensoriels (audition, olfaction, toucher, luminosité...). QI 130 or not 130? That is the question! 14/18

15 5. Représentation graphique et perception de la réalité R etransmettre les scores obtenus et s'assurer de leur bonne perception par l'enfant n'est pas si simple. Notamment quant à l'image que l'enfant en gardera en matière de connaissance et d'estime de soi. Ce qui est évident pour l'adulte et le spécialiste ne l'est pas obligatoirement pour l'enfant qui ne possède pas les connaissances nécessaires à la bonne interprétation des représentations graphiques. Ainsi, chez les jeunes enfants, l'utilisation de la courbe de Gauss est-elle inopportune. Fig. 17 Ils ne comprennent pas que décrits comme d'intelligence très supérieure, ils se retrouvent au pied de la courbe (losange bleu), pour eux le très supérieur : c'est au sommet de celle-ci. Quant à la représentation traditionnelle ECPA, souvent la seule transmise, elle ne fait référence qu'à la norme. Fig. 18 Par ailleurs, pour les haut QI, elle peut donner l'impression d'une espèce de toute-puissance, bien loin des réalités. Enfin, surtout elle ne place pas les scores par rapport à l'enfant lui-même. Il est fondamental qu'il puisse avoir conscience de ses forces comme de ses faiblesses, si l'on veut qu'il puisse comprendre son propre fonctionnement. Aussi, préférons-nous l'utilisation, en

16 termes de représentation, des graphiques endonormés17, ainsi que le préconise J. Grégoire, afin que le sujet puisse mieux se représenter les variations de ses capacités, ici sur WAIS IV. Profil endonormé 4 Similitudes (ICV) Vocabulaire (ICV) Informations (ICV) Cubes (IRP) Puzzles (IRP) Matrices (IRP) Mémoire des chiffres (IMT) Arithmétique (IMT) Code (IVT) Symbole (IVT) Moyenne des notes standard ,5 Fig. 19 De plus, cette forme graphique met également mieux en lumière les décalages d'efficience et les phénomènes de compensation intra-registres qui permettent ainsi de mieux visualiser les blocages ou inhibitions, notamment quand il s'agit d'un seul subtest par registre. La mise en évidence des phénomènes de compensation inter-registre, par exemple ici sur ICV, IRP et IMT plutôt que d'évoquer systématiquement un déficit structurel, devrait inciter à rechercher, notamment avec l'anamnèse et le comportement lors de la passation, les causes éventuellement communes de ces écarts. Enfin, le graphique en barres est moins entaché d'impression de supériorité que la représentation en colonne. 17 Sur un tel graphique les notes sont calées de part et d'autre de la moyenne du sujet. QI 130 or not 130? That is the question! 16/18

17 6. Le 130 comme seuil déterminant le surdouement? L a chose est d'importance, surtout pour les enfants quand il faut argumenter une adaptation du cursus scolaire. Le seuil fatidique du QIT 130 est tellement ancré dans la population et spécialement au sein du corps enseignant qu'il y a lieu de se poser la question de sa validité comme déterminant du surdouement Comment ce seuil fut-il choisi? Par symétrie à la déficience intellectuelle évaluée à deux écarts-type (2 x 15 pts) à la moyenne (100), soit QIT 70. La chose semble simple, mais l'est-elle? Y-a-t-il un saut qualitatif tel, entre 129 et 130, pour que l'on puisse ranger l'enfant dans une catégorie ou dans une autre? S'agit-il d'un concours sélectif, ou d'un outil menant à la compréhension du fonctionnement intellectuel de la personne? Terrassier18 penchait, avec raison, pour un seuil à 125, d'ailleurs, le groupe clinique HP du WISC IV ne se situe-t-il pas à seulement QIT 126,20 et non à 130? Idem pour la WAIS IV : 126,5. C'est la raison pour laquelle nous avons choisi un seuil d'inclusion à 125, mais en l'appliquant aux seuls ICV et IRP, indices qui nous semblent les plus spécifiques de l'intelligence d'une part, et les plus homogènes de l'échantillon Wi4n120 : empan ICV 41,00 empan IRP 65,00 empan IMT 68,00 empan IVT 86,00 En effet, si l'intelligence implique de bonnes capacités de mémorisation, une excellente mémoire n'implique pas de facto une haute intelligence (psittacisme) ; de même pour les capacités graphomotrices. Non que ces champs soient inutiles, ils sont d'excellent révélateurs de difficultés (stress, inhibition, normalisation...), mais leur construction même (aspect répétitif, peu stimulant) les rend assez généralement peu attractifs pour nombre de personnes surdouées, d'où des empans bien plus considérables. C'est pourquoi Jacques Grégoire (o.c.) donne la préférence au calcul de l'iag (ICV+IRP) plutôt qu'au QIT (ICV+IRP+IMT+IVT) pour cette population. N'est-il pas curieux d'ailleurs que l'on s'en tienne à cet indétrônable 130, quand le groupe clinique HP du WISC IV (sélectionné sur un QIT à 130 sur le WISC III) présente un empan des indices de 17,50, chez Liratni et Perreira de 27,00 et de 32,99 sur Wi4n120, soit tous supérieurs au 15 standard qui invaliderait le QIT. 18 Jean-Charles Terrassier, in L'enfant surdoué ou la précocité embarrassante. ESF, Paris, Et in : Psychométrie et pifométrie, in «Aider les enfants à haut potentiel en difficulté», ss dir. S. Tordjman. Éd. Presses Universitaires de Rennes

18 Conclusion D éterminer si un sujet (enfant ou adulte) est ou n'est pas surdoué ne peut se réduire à l'évocation d'un QIT 130, voire même d'un IAG, en raison de l'hétérogénéité très majoritaire (sauf effet plafond) des profils des personnes surdouées reçues. Sur notre population seuls 5% ont un profil homogène (WI4n120), Liratni (o.c.) en arrive au même constat. Au nom d'un élitisme forcené doit-on ne considérer que les 5% présentant un écart interregistres <15 pts? Les Wechsler sont-ils des outils de sélection ou des outils de compréhension du fonctionnement intellectuel de la personne et partant d'aide spécifique, si besoin? N'est-il curieux que l'on s'en tienne à cet indétrônable 130, quand la catégorie HP du WISC IV cote une moyenne des QIT à 126,20 et une moyenne des Indices à 125,96 et un QIT à 126,5 et une moyenne des Indices à 120,63 sur la WAIS IV? A ussi, plutôt que de s'arcbouter sur un 130 concursif, par une lecture mécanique des résultats, est-il plus judicieux, en termes de compréhension, comme en termes d'aide, d'affiner l'analyse du profil des notes standard et de les mettre en relations internes (compensation intra-registre par exemple) et externes (comportement au test et comportement général)19. En effet, avant que d'être un nombre ou un ensemble de nombres censés le représenter, le surdouement est d'abord un comportement spécifique (complexité et rapidité), mais avec toutes les variations individuelles, parfois contradictoires. Ce qui invalide les tableaux comportementaux, publiés dans la littérature grandpublic, les réduisant à une quinzaine de signes. La réalité est bien plus riche et plus complexe. Il importe de tenir compte de l'histoire de vie de la personne, tant le milieu ( familial, scolaire...) peut impacter l'expression des capacités, l'étude d'alain Gauvrit (o.c.) en un puissant témoignage. Chez les personnes surdouées, un déficit partiel est bien plus souvent un déficit d'expression (inhibition, conformation) qu'un déficit structurel. Ne pas en tenir compte et le vérifier (subtest optionnels, mais aussi par de simples exercices concrets), c'est tirer abusivement vers la pathologie ce qui n'est qu'une difficulté passagère, qu'un peu de stimulation au test aurait pu éviter. La similarité de dessin de la courbe du profil avec les courbes HP des Wechsler ou avec celles des études indépendantes (Liratni, Pereira, Morin...) est bien plus révélatrice tant dans ses pics que dans ses chutes de la réalité d'un surdouement. Nous ne sommes pas les seuls à demander de revoir la copie : «Certains auteurs comme Grégoire (2012), proposent également au niveau clinique, d envisager l identification du haut potentiel sur un continuum, ne plaçant pas de seuil significatif, mais examinant plutôt le profil de l enfant.»20 Un autre aspect peut s'avérer problématique : le poids excessif de la vitesse d'expression (Cubes, Codes...), notamment, pour les adultes21, peu représentative de la vitesse de conception. Diderot, dans son Paradoxe sur le comédien, écrivait : «l inspiration nous vient en descendant l escalier de la tribune», mais ce qu'il mettait sur le seul compte d'un excès de sensibilité (ce qui n'est pas exclu non plus) est bien plus souvent pour le surdoué le temps nécessaire pour faire le tour de la question, de passer de la pensée analogique ultra-rapide à la pensée analytique plus lente, mais plus juste et complète. L e but n'est pas, comme ne manqueront pas de l'objecter certains, de trouver des surdoués à tout prix, mais de permettre à ceux qui ont le plus besoin de la reconnaissance de leur spécifi cité de dépasser le mal-être présent et de partir à la (re-)conquête de leur véritable identité, de l'assumer et ainsi de transformer leurs aptitudes en capacités mesurables, puis en compétences, enfin en talents utiles à tous et à eux-mêmes. La mesure de l'intelligence n'implique-t-elle pas l'intelligence de la mesure? Then : 130 or not 130, that is not the question! = = 19 C'est d'ailleurs ainsi que le concevait Alfred Binet avec ses causes intrinsèques et extrinsèques de la déficience. 20 Brasseur Sophie, in «Étude du fonctionnement des compétences émotionnelles chez les jeunes à haut potentiel intellectuel.» Louvain-la-Neuve, Juin Sur la WAIS IV, ce sont 5 subtests chronométrés, contre 3 sur le WISC IV. QI 130 or not 130? That is the question! 18/18

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