l interféron-bêta Quelle signification? Faut-il les doser?

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "l interféron-bêta Quelle signification? Faut-il les doser?"

Transcription

1 1 Les anticorps neutralisant l interféron-bêta Quelle signification? Faut-il les doser? n Si à l échelle d un groupe de patients les NAB ont un effet sur l efficacité du traitement, à l échelle de l individu il s agit d un outil complémentaire aux données cliniques et IRM habituellement utilisées pour déterminer l efficacité ou non du traitement. Emmanuelle Le Page*, Catherine Massart**, Gilles Edan* 10 ans de controverses Le thème des anticorps neutralisant l interféron (NAB pour Neutralizing AntiBodies) est une véritable saga qui s est déroulée au cours de la dernière décennie. Une longue controverse a opposé les sceptiques nord-américains aux Européens du Nord convaincus de la perte d efficacité des interférons (IFN) induite par le développement de NAB. Des premières recommandations européennes ont été publiées en 2005 par l EFNS Task Force (1) composée d experts européens particulièrement impliqués dans le domaine des NAB, après revue des données publiées jusqu en septembre A l époque, ces recommandations ont été plus ou moins appliquées en pratique courante en Europe, surtout suivies au Danemark et en Scandinavie où l arrêt d un traitement par IFN était obligatoire ou fortement recommandé devant un taux élevé de NAB. Deux ans plus tard, le Comité Thérapeutique et Technologique * Service de Neurologie, Hôpital Pontchaillou, Rennes. ** Laboratoire d Hormonologie, CHU Pontchaillou, Rennes de l AAN (2) publiait un rapport remettant en question la signification des NAB, concluant à l absence de preuve suffisante pour éditer des recommandations. En juin 2009, un consortium international (NABINMS Consortium), financé dans le cadre d un projet de recherche européen, regroupant des experts européens et nord-américains s est réuni à Amsterdam pour faire une synthèse des données publiées après 2005 sur le sujet (3). Ensuite, les données présentées à l ECTRIMS en 2009 ont été intégrées aux discussions. Le consortium a conclu que si à l échelle d un groupe de patients les NAB ont un effet sur l efficacité du traitement par IFN-bêta, à l échelle de l individu, il s agit d un outil complémentaire aux données cliniques et IRM habituellement utilisées pour apprécier la réponse au traitement. Il en est ressorti des nouvelles recommandations publiées en juillet 2010 (3), intégrant des informations sur le statut clinique et radiologique des patients (Tab. 1). Le dosage des NAB La plupart des patients ( jusqu à 78 %) développent des anticorps liants (BAB pour Binding AntiBodies) dont environ la moitié développe des NAB, or seuls les NAB peuvent entraîner une diminution de la bioactivité de l IFNbêta (4). Au début des années 2000, les méthodes de détection utilisées par les différentes équipes étaient très variées et en 2005 l EFNS Task Force recommandait de tout d abord screener les patients ayant développé des BAB (par méthode Elisa ou Western Blot ou radioimmunoprécipitation) puis de tester leurs sérums par méthode CPE (le gold standard) ou par test d induction du MxA, les prélèvements devant être analysés dans des laboratoires spécialisés pour ce dosage (1). Le principe de la détection des NAB repose sur le fait que l IFNbêta a des propriétés antivirales démontrées par sa capacité à induire la synthèse de protéines antivirales. La technique consiste à incuber le sérum d un patient donné en présence du type d IFN- 96 Neurologies Mars 2012 vol. 15 numéro 146

2 bêta qu il reçoit, puis à ajouter des dilutions sériques à des lignées de cellules en culture (des cellules A549) puis à les exposer au virus de l encéphalomyocardite (EMC). La présence de NAB est démontrée soit indirectement lorsque les lignées cellulaires sont détruites car soumises à l effet cytotoxique du virus EMC (technique de CPE), soit directement lorsque la synthèse du MxA (protéine antivirale spécifique de l IFN-bêta) ou de l ARN messager du MxA n est pas induite, témoignant de la perte de la bioactivité de l IFN-bêta. Néanmoins, l application pratique de la méthode MxA est restreinte en raison de ses contraintes : le prélèvement doit être effectué entre 3 et 12 h après une injection d IFNbêta et il est coûteux. Dans les recommandations 2010 de l EFNS Task Force (3), il était souligné la nécessité de standardiser les procédures de détection et d interprétation de la positivité des NAB selon les recommandations de l EMA (European Medicine Agency) : les cut-off déterminant le seuil de positivité et le taux de NAB diffèrent selon le type d IFN-bêta reçu par le patient (Tab. 1A), le résultat doit être exprimé en TRU/ml (Tenfold Reduction Unit), enfin le test utilisé doit être préparé uniquement avec de l IFN-bêta-1a quel que soit le traitement du patient. En France, le docteur C. Massart a validé une technique de détection des NAB selon la méthode CPE utilisant des lignées cellulaires Wish et le virus de la stomatite vésiculaire (VSV). Elle a montré une corrélation hautement significative à la méthode de référence par lignée cellulaire A549/virus EMC, le résultat étant exprimé en TRU/ ml (5, 6). Tableau 1 - Recommandations 2010 de l EFNS (3). Conséquences pratiques des NAB entre 1 et 2 ans de traitement par IFN-bêta. A. Cut-offs à utiliser en pratique clinique IFN-bêta-1a IFN-bêta-1b NAB- < 20 < 20 NAB+ Taux faible ou intermédiaire NAB+ Taux élevé > 100 > 400 Taux exprimé en TRU/ml (Tenfold Reduction Unit). B. Situation clinique et radiologique du patient Va bien Pas de poussée ; peu ou pas d activité IRM ( CL T2, Gd+) Intermédiaire 1 poussée sous IFN-bêta ; peu ou pas d activité IRM Va mal Plusieurs poussées ou 1 poussée et franche activité IRM CL T2 = charge lésionnelle en T2 ; Gd+ = lésions rehaussées après injection de gadolinium. C. Recommandations vis-à-vis du traitement par IFN-bêta selon le dosage des NAB et le statut du patient Va bien Intermédiaire Va mal NAB-négatifs Détection Retest à 12 mois Retest à 12 mois Pas de retest Traitement Pas de changement Pas de changement Switcher NAB-faibles Détection Traitement Détection Traitement Si persiste MxA Si absence d activité MxA switcher Si persiste switcher Si persiste MxA Si absence d activité MxA switcher NAB-élevés Si persiste switcher Pas de retest MxA peut être utile Switcher Pas de retest Switcher Parallèlement, le screening des patients ayant des BAB par méthode ELISA de recapture a été abandonné compte tenu de son coût élevé. A partir de janvier 2010, elle a remplacé la détection par CPE (technique longue se déroulant sur 3 jours et nécessitant une infrastructure adaptée à la manipulation de virus) par la technique de Luciferase Reporter Gene Assay (7), méthode plus courte et plus simple elle-même corrélée au test d induction du MxA. Elle a également équipé son laboratoire de la technique de détection par méthode MxA. En pratique Depuis 2010, le dosage est coté BHN150 à la nomenclature de Montpellier. Les laboratoires des centres hospitaliers peuvent acheminer leurs prélèvements à Rennes (Tab. 2) en faisant appel à leurs transporteurs habituels (Cerba, Biomnis ). Le test de détection des NAB est facturé actuellement 40,50 euros. Neurologies Mars 2012 vol. 15 numéro

3 Les points clefs de la controverse Impact clinique et radiologique des NAB sur l efficacité des IFN-bêta C est bien la difficulté à mettre en évidence les conséquences cliniques de la présence de NAB chez les patients traités par IFN-bêta qui a été à l origine de la controverse, faute d argument suffisamment convaincant initialement pour établir un lien entre la perte d efficacité du traitement et la présence de NAB. Tableau 2 - Modalités pratiques d envoi des prélèvements en France. Laboratoire d Hormonologie Hôpital Pontchaillou 2 rue Henri Le Guilloux Rennes Cedex 9 Docteur Catherine MASSART (MCU-PH) (Tél. : ; Fax : ) Modalités de prélèvements 24 à 48 heures après la dernière injection d IFN 3 à 12 heures suivant une injection d IFN pour confirmation par la méthode MxA 1 tube sec sans gel + nom du patient centrifugation (10 minutes à g) par le biologiste, le sérum décanté dans tubes plastiques est conservé à -20 C envoi possible tous les jours ouvrables Renseignements sur le patient Nom et prénom : Date de naissance : Traitement en cours : Date du prélèvement : Nom du prescripteur : L expérience du Danemark (4) a été particulièrement enrichissante et motivante dans le domaine, avec publication en 2003 (Tab. 3) d une grande étude longitudinale prospective : au Danemark, tous les patients ayant débuté un traitement par IFN-bêta ont été inclus prospectivement dans une base de données nationale colligeant données cliniques et prélèvements sanguins effectués tous les 6 mois. Un tirage au sort a permis de sélectionner 541 patients ayant débuté un IFN-bêta entre 1996 et 1999, afin d étudier la fréquence des NAB, leur cinétique et de préciser le seuil au-delà duquel une perte de la bioactivité du traitement par IFN-bêta peut être suspectée. Une positivité était retenue lorsque 20 % de la capacité de l IFN-bêta était neutralisée. Le statut NAB-positif ou NAB-négatif à 1 an de traitement était prédictif du risque d en développer ultérieurement. La survenue de la première poussée sous IFN-bêta était significativement retardée de 244 jours chez les patients NABnégatifs à 1 an par rapport aux patients NAB-positifs à 1 an. De plus, le Taux Annuel de Poussées (TAP) pendant les périodes NABpositives était significativement plus élevé (0,64-0,70) que pendant les périodes NAB-négatives (0,43-0,46 ; p < 0,03). Pour argumenter la justification des recommandations de 2005 (1), L EFNS Task Force s est aussi appuyée sur les résultats des études randomisées ou non, contrôlées, avec détection des NAB en aveugle, ayant duré au moins 3 ans (niveau de preuve de Classe I) (Tab. 3), durée minimale pour espérer mettre en évidence les conséquences de la perte de la bioactivité de l IFN-bêta. En effet, la plupart des résultats à 2 ans n ont pas montré de différence significative sur les paramètres cliniques et IRM de la maladie selon le statut NAB (en dehors de l étude pivot de l IFN-beta MS Study Group (8, 9) où déjà à 2 ans, les patients NAB-positifs avaient un TAP (1,08) similaire au groupe placebo (1,06), résultats confirmés à 3 ans). Dans l étude PRIMS (10, 11), alors qu aucune différence n apparaissait sur les paramètres cliniques à 2 ans et qu une tendance se dévoilait en faveur d une augmentation de l activité de la maladie en IRM chez les NAB-positifs, l impact des NAB à 4 ans de traitement était très significatif sur les critères IRM et significatif sur le TAP avec par ailleurs une tendance à l augmentation du nombre de patients aggravés sur le score EDSS dans le groupe NAB-positif/Rebif 44 mcg. Dans d autres études où le suivi était de 2 ans (12) ou moins (48 semaines seulement dans l étude EVIDENCE) (13), seule une tendance de l impact des NAB sur les paramètres IRM de la Tableau 3 - Impact des NAB dans les études Etude IFN-beta MS Study Group (1993 et 1996) (8, 9) PRISMS Study Group (2001) (11) Polman et al., (2003) (21) Sorensen et al., (2003) (4) Type d IFN-bêta Betaferon Rebif Betaferon Avonex Rebif Betaferon Kappos et al., (2002)(14) Avonex N = nombre de patients ; CL = charge lésionnelle ; NS = non significatif ; 98 Neurologies Mars 2012 vol. 15 numéro 146

4 maladie apparaissait. Concernant la mise en évidence de la conséquence des NAB sur l évolution du handicap, seule la grande étude de comparaison de dose d Avonex 60mcg/semaine versus 30 μg/sem portant sur 802 patients avec un suivi de 4 ans a montré un impact défavorable significatif des NAB (14). Parallèlement, le Comité Thérapeutique et Technologique de l AAN (2) s est appuyé sur les résultats négatifs d autres études dont deux larges études prospectives sur et patients menées en Europe, Australie, Amérique du Nord (15, 16) pour remettre en question la signification des NAB et souligner l insuffisance de preuves pour rédiger des recommandations. Ensuite, en juin 2009, lors de la réunion du NABINMS Consortium à Amsterdam (3), regroupant experts européens et nordaméricains, un travail de synthèse des données publiées après 2005 sur le sujet était présenté, puis les résultats présentés à l ECTRIMS en 2009 étaient intégrés à la discussion. Dans l étude BENEFIT où les patients étaient randomisés pour recevoir du Betaferon ou un placebo dès leur premier épisode inflammatoire neurologique et ce, pendant 2 ans ou jusqu à la survenue de leur 2 e poussée, le traitement étant ensuite proposé en ouvert à tous les patients jusqu à 5 ans (17), la présence de NAB était recherchée chez 277 patients. Ils étaient détectés au moins une fois chez 31,8 % d entre eux mais de façon réversible chez 60,2 % des positifs et ce d autant plus que le titre était faible (85,7 % des patients ayant un titre faible entre 20 et 100 NU/ml, 65 % des patients ayant un titre moyen entre 100 et 400 NU/ ml et 15,4 % des patients ayant un titre élevé > 400 NU/ml). Il n était pas mis en évidence d impact délétère des NAB sur le délai de conversion vers une SEP cliniquement définie et même, une tendance inverse était observée lorsqu ils étaient détectés à un titre faible par rapport aux patients jamais détectés positifs au cours du suivi (OR 0,536 ; p < 0,037). De même, le taux annuel de poussées sur les 5 ans d étude était plus faible chez les patients ayant un titre faible de NAB détecté au moins une fois (p < 0,021), sinon aucun impact délétère n était mis en évidence sur la fréquence des poussées et le score EDSS pour les NAB-positifs à un titre moyen ou élevé, l étude manquant certainement de puissance pour pouvoir mettre en évidence un impact sur les paramètres clinques en raison de la faible activité de la maladie observée sur l ensemble de la population. Par contre, à nouveau l effet délétère des NAB apparaissait de façon très significative sur les paramètres IRM de la maladie : le risque de conversion à 5 ans vers une SEP définie selon les critères de Mc Donald était plus élevé chez les patients ayant des NAB quel que soit le titre (OR 2,84 ; 1,94-4,14 ; p < 0,001), mais surtout lorsque le titre était moyen ou élevé (8,23 ; 3,94-17,19 ; p < 0,001 - et 6,78 ; 2,32-19,79 ; p < 0,001) et le nombre de nouvelles lésions actives en T2 ou rehaussées après injection de avec niveau de preuve de Classe I (selon l EFNS Task Force). Effectif (N) Patients NAB+ Durée Impact sur le taux annuel de poussées (TAP) Impact sur l IRM % 3 ans TAP à 2 ans et 3 ans (p < 0,05) = 1,06 dans le groupe placebo = 1, 08 chez les NAB+ = 0,56 chez les NAB % (22 μg) 15 % (44 μg) 4 ans NS à 2 ans p < 0,01 à 4 ans % 3 ans TAP de 45 % pendant la période NAB+ vs période NAB- (p < 0,009) % 46 % 45 % 5 ans 1 re poussée retardée de 244 jours chez les NABvs NAB+ (p < 0,009) tap (0,64-0,70) pdt la période NAB+ vs (0,43-0,46) pdt la période NAB- (p < 0,03) ans p < 0,05 p < 0,05 TAP = taux Annuel de Poussées. de la CL > à 2 et 3 ans chez les NAB+ (p < 0,01) A 4 ans (p < 0,001) 5 fois + de lésions actives T2 de 17,6 % de la CL chez les NAB+ versus de 8,5 % chez les NAB- CL > chez les NAB+ (p < 0,004) Neurologies Mars 2012 vol. 15 numéro

5 gadolinium était plus important (p < 0,001). Dans l étude BEYOND (18) comparant l efficacité de deux doses de Betaferon (250 μg vs 500 μg) à celles de la Copaxone, patients traités par IFNbêta étaient suivis pendant 2 à 3,5 ans. Parmi eux, 37 % développaient des NAB mais seuls 11,5 % à un titre élevé 400 NU/ml. A la dose habituelle de prescription de Betaferon, aucun impact délétère n était observé sur les paramètres cliniques de la maladie (poussées, score EDSS), par contre le nombre cumulé de nouvelles lésions T2 était très augmenté chez les NAB-positifs (p < 0,0001) (surtout lorsque le taux de NAB était 100 NU/ml). Il s agissait de la plus grande étude randomisée contrôlée évaluant l IFN-bêta dans les formes rémittentes de SEP. En raison du plus grand nombre de patients détectés positifs (659) et de la plus importante activité clinique de leur maladie, on s attendait à ce que l étude BEYOND ait plus de puissance que l étude BENEFIT pour montrer un effet des NAB sur la fréquence des poussées mais pourtant une fois encore, seuls les paramètres IRM étaient influencés par la détection des NAB. Ces résultats illustrent le paradoxe clinico-radiologique de la SEP qui s exprime plus souvent en IRM que cliniquement (environ 10 événements radiologiques pour 1 événement clinique) (19, 20). Ainsi, les conséquences négatives des NAB sur l efficacité de l IFNbêta ont été clairement identifiées en IRM, mais le manque de puissance des études, la moindre activité globale de la maladie chez les patients inclus rendent difficile la mise en évidence des conséquences cliniques attendues. Il en va d ailleurs de même pour ce qui est de l efficacité des traitements où les paramètres IRM sont plus probants que les paramètres cliniques dans les essais thérapeutiques. Complexité de la détection et de la cinétique des NAB Outre le manque de puissance des études, les difficultés d analyse de la littérature tiennent à d autres facteurs (1-3). Tout d abord les techniques de détection des NAB utilisées ont été très diverses selon les études et selon les équipes et par ailleurs elles ont évolué au fil du temps. Par ailleurs, l unité de mesure utilisée pour quantifier le taux de NAB détectés n a pas toujours été la même (NU/ml ou TRU/ml). Le seuil de positivité considéré comme pertinent a été différent selon les équipes (un titre > 20 NU/ml a souvent été considéré positif, la diminution d activité biologique de l IFN-bêta étant repérée entre 20 et 60 NU/ml) et il est apparu au fil des recherches la nécessité de définir différents niveaux de positivité des NAB pour les IFN-bêta-1a et pour l IFN-bêta-1b (titre faible, intermédiaire ou élevé) (Tab. 1A). La méthodologie des études a consisté soit à comparer l évolution des patients détectés NABpositifs à n importe quel moment de l étude à celle des patients jamais détectés NAB-positifs, soit à comparer (dans le cadre des études longitudinales) les critères d activité de la maladie pendant les périodes NAB-positives par rapport aux périodes NAB-négatives (le moment précis de la perte de la bioactivité du traitement étant cependant imprécis). Un autre point de discussion a été l observation d une réversi bilité des NAB d autant plus pour l IFNbêta-1b que pour l IFN- bêta-1a : dans l étude prospective de Sorensen et al., la réversibilité était de 57 % à 42 mois pour l IFN-bêta-1b contre 19 % pour l IFN-bêta-1a ; dans l étude BEYOND (IFN-bêta- 1b), 35 % des patients NAB-positifs étaient négatifs à 3,5 ans (18). De plus, la notion de réversibilité plus fréquente lorsque le titre des NAB était faible a été mise en évidence pour l IFN-bêta-1b : dans BENE- FIT les NAB étaient détectés de façon réversible chez 60,2 % des patients avec négativation à 5 ans chez 85,7 % des patients ayant un titre entre 20 et 100 NU/ml, 65 % des patients ayant un titre entre 100 et 400 NU/ml et seulement 15,4 % des patients ayant un titre > 400 NU/ml (17). Ceci a conduit à considérer la nécessité de confirmer la détection des NAB sur deux dosages successifs. Les NAB ont été mis en évidence plus fréquemment (Tab. 3) avec l IFN-bêta-1b qu avec l IFN-bêta- 1a : 23 à 42 % pour Betaferon, 13 à 24 % pour Rebif et 3,3 à 22 % pour Avonex, amenant à discuter une plus forte immunogénicité de l IFN-bêta-1b (en raison de son origine : produit à partir d Escherichia coli alors que l IFN-bêta-1a est produit à partir de cellules de mammifère). D autre part, le rôle de la voie d administration, de la dose et de la fréquence d administration est resté controversé. Quoi qu il en soit, les NAB sont peut-être plus fréquemment détectés avec l IFN-bêta-1b, mais leur plus fréquente réversibilité a amené à remettre en question leur plus grande immunogénicité sur le long terme. La prédisposition génétique à développer des NAB reste quant à elle discutée. 100 Neurologies Mars 2012 vol. 15 numéro 146

6 Il a été montré qu il existe des réactions croisées entre l IFNbêta-1a et 1b justifiant de ne pas switcher d un IFN-bêta à un autre en cas de détection de NAB. Un point surprenant a été d observer chez les patients qui vont développer des NAB une meilleure réponse initiale au traitement (les 6 à 12 premiers mois). Cela est peut-être lié à l apparition des BAB qui ont une faible affinité avec l IFN-bêta et augmentent sa demivie. Ce phénomène a été illustré plus haut dans l étude BENEFIT (17) mais a aussi été observé antérieurement dans d autres études (9, 11, 14). Ensuite, à partir de 12 mois les NAB entraînent une diminution de l activité biologique de l IFN-bêta (ils sont détectés le plus souvent entre 6 et 18 mois) et constituent alors le signal annonciateur d une perte d efficacité du traitement qui apparaîtra d abord en IRM à partir de 24 mois puis cliniquement. Les recommandations 2010 (Tab. 1) Le panel d experts du NABINMS consortium qui s est réuni en 2009 a conclu que : 1. les IFN-bêta ont des propriétés immunogènes comme en témoigne la présence de BAB et de NAB ; 2. la présence de NAB entraîne une diminution de l activité biologique de l IFN-bêta d autant plus que leur taux est élevé ; 3. la présence de NAB entraîne une diminution de l efficacité de l IFN-bêta identifiée sur un plan IRM alors que les conséquences cliniques ont été plus difficiles à mettre en évidence. Si à l échelle d un groupe de patients les NAB ont un effet sur l efficacité du traitement, à l échelle de l individu il s agit d un outil complémentaire aux données cliniques et IRM habituellement utilisées pour déterminer l efficacité ou non du traitement. C est pourquoi le statut clinico-radiologique des patients a été défini selon qu ils vont bien, sont dans une situation intermédiaire ou vont mal (Tab. 1B). La stratégie de test et retest et les conséquences vis-à-vis du traitement selon le taux de NAB et selon le statut clinico-radiologique sont synthétisées dans le tableau 3C. En pratique (Tab. 1) d Le dosage doit être techniqué dans un laboratoire ayant validé sa technique de détection et utilisant un test préparé à partir d IFN-bêta-1a (Tab. 2). d Les NAB doivent être recherchés chez tous les patients traités depuis 1 à 2 ans par IFN-bêta, même si leur évolution clinique est favorable. Lorsque les patients n ont pas développé de NAB à 2 ans de traitement, le risque qu ils en développent ultérieurement est faible. d Lorsque le premier dosage est négatif, une nouvelle évaluation doit être effectuée systématiquement 1 an plus tard (sauf si le patient va mal puisqu alors son statut clinico-radiologique justifie à lui seul d arrêter l IFN-bêta). d Lorsqu un dosage est positif, un 2 e prélèvement 3 à 6 mois plus tard devra être pratiqué pour confirmer ou non la présence de NAB (en raison de la possible réversibilité surtout pour les taux faibles ou intermédiaires). d Le test d induction du MxA est intéressant quand les NAB sont détectés à un titre faible ou intermédiaire car l absence de synthèse du MxA signe l inefficacité de l IFN-bêta et justifie d arrêter le traitement même si le patient va bien. d Une forte positivité persistante (et/ou absence d induction du MxA) doit conduire à arrêter un traitement par IFN-bêta même chez les patients qui vont bien. Un switch vers un autre IFN-bêta ne doit pas être envisagé (réaction croisée). d Pour les patients dans une situation clinico-radiologique intermédiaire, l absence de NAB peut conduire soit à poursuivre le traitement soit à switcher vers un autre traitement qui peut être un IFN-bêta, alors que la présence de NAB va justifier de switcher vers un traitement autre qu un IFNbêta. d Au-delà de 2 ans de traitement par IFN-bêta, le dosage des NAB pourra être pratiqué lorsque les patients présentent une réactivation inflammatoire de la maladie. Conclusion La possibilité de détecter la présence de NAB chez les patients traités par IFN-bêta est très utile pour guider la stratégie thérapeutique chez les patients montrant une réponse non optimale au traitement. Elle est également très importante pour détecter l absence de bioactivité du traitement chez des patients qui vont bien car alors il n est pas raisonnable de reconduire la prescription d une molécule dont on sait qu elle n est pas efficace. Les recommandations de l EFNS 2010 constituent un guide tout à fait pertinent pour la prise en charge thérapeutique des patients. Neurologies Mars 2012 vol. 15 numéro

7 A l échelle de la France, le Dr Debouverie coordonne une étude de corrélation entre l existence de NAB et l évolution clinique (intégrant l EDSS, les poussées et l évaluation de la fatigue). Il s agit d un travail multicentrique incluant 180 patients prélevés selon les recommandations de l EFNS. n Correspondance : Dr Emmanuelle Le Page Service de Neurologie CHU Pontchaillou Rue Henri Le Guilloux RENNES Cedex Mots-clés : Sclérose en plaques, Interférons bêta, Anticorps neutralisants, NAB, Perte d efficacité, Recommandations, Dosage Bibliographie 1. Sorensen PS, Deisenhammer F, Duda P et al. for the EFNS Task Force on Anti-IFN-b Antibodies in Multiple Sclerosis Guidelines on use of anti-ifn-b antibody measurements in multiple sclerosis: report of an EFNS Task Force on IFN-b antibodies in multiple sclerosis. Eur J Neurol 2005 ; 12 : Goodin DS, Frohman EM, Hurwitz B et al. Neutralizing antibodies to interferon beta: Assessment of their clinical and radiographic impact: An evidence report: Report of the Therapeutics and Technology Assessment Subcommittee of the American Academy of Neurology. Neurology 2007 ; 68 : Polman CH, Bertolotto A, Deisenhammer F et al. Recommendations for clinical use of data on neutralizing antibodies to interferon-beta therapy in multiple sclerosis. Lancet Neurol 2010 ; 9 : Sorensen PS, Ross C, Clemmesen KM et al. Clinical importance of neutralising antibodies against interferon beta in patients with relapsing-remitting multiple sclerosis. Lancet 2003 ; 362 : Massart C, Gibassier J, Oger J et al. Neutralizing antibodies to interferon beta in multiple sclerosis: technical report and validation of a cytopathic effect assay. Clin Chim Acta 2007 ; 377 : Massart C, Gibassier J, de Seze J et al. Determination of interferon beta neutralizing antibodies in multiple sclerosis: improvement of clinical sensitivity of a cytopathic effect assay. Clin Chim Acta 2008 ; 391 : Lam R, Farrell R, Aziz T et al. Validating parameters of a luciferase reporter gene assay to measure neutralizing antibodies to IFNbeta in multiple sclerosis patients. J Immunol Methods 2008 ; 336 : The IFNB Multiple Sclerosis Study Group. Interferon beta-1b is effective in relapsing-remitting multiple sclerosis. I. Clinical results of a multicenter, randomized, double-blind, placebocontrolled trial. Neurology 1993 ; 43 : The IFNB Multiple Sclerosis Study Group and The University of British Columbia MS/MRI Analysis Group. Neutralizing antibodies during treatment of multiple sclerosis with interferon beta-1b: experience during the first three years. Neurology 1996 ; 47 : PRISMS (Prevention of Relapses and Disability by Interferon beta-1a Subcutaneously in Multiple Sclerosis) Study Group. Randomised doubleblind placebo-controlled study of interferon beta-1a in relapsing/remitting multiple sclerosis. Lancet 1998 ; 352 : PRISMS Study Group. PRISMS-4: long-term efficacy of interferon-beta- 1a in relapsing MS. Neurology 2001 ; 56 : Rudick RA, Simonian NA, Alam JA et al. Incidence and significance of neutralizing antibodies to interferon beta-1a in multiple sclerosis. Multiple Sclerosis Collaborative Research Group (MSCRG). Neurology 1998 ; 50 : Panitch H, Goodin DS, Francis G et al. Randomized, comparative study of interferon beta-1a treatment regimens in MS: The EVIDENCE Trial. Neurology 2002 ; 59 : Kappos L, Clanet M, Sandberg-Wolheim M et al. Neutralizing antibodies and efficacy of interferon beta-1a: a 4-year controlled study. Neurology 2005 ; 65 : Goodin DS, Hurwitz B, Noronha A. Neutralizing antibodies to interferon beta-1b are not associated with disease worsening in multiple sclerosis. J Int Med Res 2007 ; 35 : Rot U, Sominanda A, Fogdell-Hahn A, Hillert J. Impression of clinical worsening fails to predict interferon-beta neutralizing antibody status. J Int Med Res 2008 ; 36 : Hartung HP, Freedman MS, Polman CH et al. Interferon b-1b-neutralizing antibodies 5 years after clinically isolated syndrome. Neurology 2011 ; 77 : Goodin DS, Hartung HP, O Connor P et al. Neutralizing antibodies to interferon beta-1b multiple sclerosis: a clinico-radiographic paradox in the BEYOND trial. Mult Scler 2012 ; 18 : Barkhof F. The clinico-radiological paradox in multiple sclerosis revisited. Curr Opin Neurol 2002 ; 15 : Goodin DS. Magnetic resonance imaging as a surrogate outcome measure of disability in multiple sclerosis: have we been overly harsh in our assessment? Ann Neurol 2006 ; 59 : Polman C, Kappos L, White R et al. Neutralizing antibodies during treatment of secondary progressive MS with interferon beta-1b. Neurology 2003 ; 60 : Neurologies Mars 2012 vol. 15 numéro 146

Anticorps neutralisants des Interférons dans la Sclérose En Plaques en Bretagne

Anticorps neutralisants des Interférons dans la Sclérose En Plaques en Bretagne Anticorps neutralisants des Interférons dans la Sclérose En Plaques en Bretagne Pr Gilles EDAN, Dr Emmanuelle LEPAGE, Morgane PIHAN (Interne), Virginie OLIVE, (Attaché de recherche clinique), Neurologie,

Plus en détail

TRAITEMENTS MODIFICATEURS DE L ÉVOLUTION DE LA SP AU CANADA

TRAITEMENTS MODIFICATEURS DE L ÉVOLUTION DE LA SP AU CANADA 175, rue Bloor Est Bureau 700, tour nord Toronto (Ontario) M4W 3R8 Téléphone : 416 922-6065 Télécopieur : 416 922-7538 www.scleroseenplaques.ca Juin 2007 TRAITEMENTS MODIFICATEURS DE L ÉVOLUTION DE LA

Plus en détail

traitements ayant montré leur efficacité dans les SEP rémittentes au moins à court et moyen termes ont été testés dans les formes progressives.

traitements ayant montré leur efficacité dans les SEP rémittentes au moins à court et moyen termes ont été testés dans les formes progressives. 3 Le traitement des formes progressives Les molécules évaluées dans les formes primaires progressives et secondairement progressives n Les avancées thérapeutiques dans la sclérose en plaques rémittente-récurrente

Plus en détail

ACTUALITES THERAPEUTIQUES. Dr Sophie PITTION (CHU Nancy) Metz, le 2 Juin 2012

ACTUALITES THERAPEUTIQUES. Dr Sophie PITTION (CHU Nancy) Metz, le 2 Juin 2012 ACTUALITES THERAPEUTIQUES Dr Sophie PITTION (CHU Nancy) Metz, le 2 Juin 2012 Traitement de fond Objectifs: Réduire le nombre de poussées Arrêter ou freiner la progression du handicap Les traitements disponibles

Plus en détail

Alemtuzumab (Lemtrada * ) réduit significativement les rechutes dans la sclérose en plaques comparé à l interféron Bêta-1a dans une étude de Phase III

Alemtuzumab (Lemtrada * ) réduit significativement les rechutes dans la sclérose en plaques comparé à l interféron Bêta-1a dans une étude de Phase III COMMUNIQUE DE PRESSE Alemtuzumab (Lemtrada * ) réduit significativement les rechutes dans la sclérose en plaques comparé à l interféron Bêta-1a dans une étude de Phase III - Présentation de nouvelles données

Plus en détail

Traitement de l hépatite C: données récentes

Traitement de l hépatite C: données récentes Traitement de l hépatite C: données récentes J.-P. BRONOWICKI (Vandœuvre-lès-Nancy) Tirés à part : Jean-Pierre Bronowicki Service d Hépatogastroentérologie, CHU de Nancy, 54500 Vandœuvre-lès-Nancy. Le

Plus en détail

CONTROVERSE : IDR OU QUANTIFERON LORS D'UN CONTAGE EN EHPAD?

CONTROVERSE : IDR OU QUANTIFERON LORS D'UN CONTAGE EN EHPAD? CONTROVERSE : IDR OU QUANTIFERON LORS D'UN CONTAGE EN EHPAD? Hélène MANGEARD François MALADRY Tuberculose : infection mycobactérienne Infection mycobactérienne chronique (M. Tuberculosis ++ ou bacille

Plus en détail

Avis 29 mai 2013. XYZALL 5 mg, comprimé B/14 (CIP : 34009 358 502 4-9) B/28 (CIP : 34009 358 505 3-9) Laboratoire UCB PHARMA SA.

Avis 29 mai 2013. XYZALL 5 mg, comprimé B/14 (CIP : 34009 358 502 4-9) B/28 (CIP : 34009 358 505 3-9) Laboratoire UCB PHARMA SA. COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 29 mai 2013 XYZALL 5 mg, comprimé B/14 (CIP : 34009 358 502 4-9) B/28 (CIP : 34009 358 505 3-9) Laboratoire UCB PHARMA SA DCI Code ATC (2012) Motif de l examen Liste

Plus en détail

Communiqué de presse. Merck Serono. 18 septembre 2008

Communiqué de presse. Merck Serono. 18 septembre 2008 Communiqué de presse 18 septembre 2008 Merck Serono annonce le lancement de l'essai clinique ORACLE MS destiné à évaluer la cladribine en comprimés chez des patients à risque de développer une sclérose

Plus en détail

Recommandation finale du Comité canadien d expertise sur les médicaments Version en langage clair

Recommandation finale du Comité canadien d expertise sur les médicaments Version en langage clair Recommandation finale du Comité canadien d expertise sur les médicaments Version en langage clair FINGOLIMOD (Gilenya Novartis Pharmaceuticals Canada Inc.) Indication: sclérose en plaques Recommandation

Plus en détail

Item 169 : Évaluation thérapeutique et niveau de preuve

Item 169 : Évaluation thérapeutique et niveau de preuve Item 169 : Évaluation thérapeutique et niveau de preuve COFER, Collège Français des Enseignants en Rhumatologie Date de création du document 2010-2011 Table des matières ENC :...3 SPECIFIQUE :...3 I Différentes

Plus en détail

Les nouveaux traitements de fond de la SEP

Les nouveaux traitements de fond de la SEP Sclérose en plaques : les nouveaux traitements Guillaume MATHEY, Hôpital de Metz-Mercy Les nouveaux traitements de fond de la SEP Le but des traitements de fond Forme par poussées 2 ième ligne TYSABRI

Plus en détail

Équivalence et Non-infériorité

Équivalence et Non-infériorité Équivalence et Non-infériorité Éléments d Introduction Lionel RIOU FRANÇA INSERM U669 Mars 2009 Essais cliniques de supériorité Exemple d Introduction Données tirées de Brinkhaus B et al. Arch Intern Med.

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION. 10 octobre 2001

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION. 10 octobre 2001 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION 10 octobre 2001 VIRAFERONPEG 50 µg 80 µg 100 µg 120 µg 150 µg, poudre et solvant pour solution injectable B/1 B/4 Laboratoires SCHERING PLOUGH Peginterféron

Plus en détail

Y a-t-il une place pour un vaccin thérapeutique contre l hépatite B? H. Fontaine, Unité d Hépatologie Médicale, Hôpital Cochin

Y a-t-il une place pour un vaccin thérapeutique contre l hépatite B? H. Fontaine, Unité d Hépatologie Médicale, Hôpital Cochin Y a-t-il une place pour un vaccin thérapeutique contre l hépatite B? H. Fontaine, Unité d Hépatologie Médicale, Hôpital Cochin Objectifs thérapeutiques Inhibition de la réplication virale Négativation

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 2 avril 2014 DERMOVAL, gel flacon de 20 ml (CIP : 34009 326 130 4 5) DERMOVAL 0,05 POUR CENT, crème tube de 10 g (CIP : 34009 320 432 9 3) Laboratoire GLAXOSMITHKLINE

Plus en détail

TEST DE DÉTECTION DE LA PRODUCTION D INTERFÉRON γ POUR LE DIAGNOSTIC DES INFECTIONS TUBERCULEUSES

TEST DE DÉTECTION DE LA PRODUCTION D INTERFÉRON γ POUR LE DIAGNOSTIC DES INFECTIONS TUBERCULEUSES TEST DE DÉTECTION DE LA PRODUCTION D INTERFÉRON γ POUR LE DIAGNOSTIC DES INFECTIONS TUBERCULEUSES Classement NABM : non inscrit code : non codé DÉCEMBRE 2006 Service évaluation des actes professionnels

Plus en détail

Information transmise sous l autorité de l Agence fédérale des médicaments et des produits de santé

Information transmise sous l autorité de l Agence fédérale des médicaments et des produits de santé Les Direct Healthcare Professional Communications (DHPC) sont des courriers envoyés aux professionnels de la santé par les firmes pharmaceutiques, afin de les informer de risques potentiels apparus lors

Plus en détail

Validation clinique des marqueurs prédictifs le point de vue du méthodologiste. Michel Cucherat UMR CNRS 5558 - Lyon

Validation clinique des marqueurs prédictifs le point de vue du méthodologiste. Michel Cucherat UMR CNRS 5558 - Lyon Validation clinique des marqueurs prédictifs le point de vue du méthodologiste Michel Cucherat UMR CNRS 5558 - Lyon Marqueur prédictif - Définition Un marqueur prédictif est un marqueur qui prédit le bénéfice

Plus en détail

Evidence-based medicine en français

Evidence-based medicine en français Evidence-based medicine en français MÉDECINE FACTUELLE (Office de la langue française) Médecine fondée sur des faits démontrés Médecine fondée sur des preuves Médecine fondée sur des données probantes

Plus en détail

Essais cliniques de phase 0 : état de la littérature 2006-2009

Essais cliniques de phase 0 : état de la littérature 2006-2009 17 èmes Journées des Statisticiens des Centres de Lutte contre le Cancer 4 ème Conférence Francophone d Epidémiologie Clinique Essais cliniques de phase 0 : état de la littérature 2006-2009 Q Picat, N

Plus en détail

Actualités IRM dans la SEP Thomas Tourdias 1, 2

Actualités IRM dans la SEP Thomas Tourdias 1, 2 Actualités IRM dans la SEP Thomas Tourdias 1, 2 (1) Service de NeuroImagerie Diagnostique et Thérapeutique, CHU Bordeaux, Université de Bordeaux (2) Neurocentre Magendie, INSERM U 862, Université de Bordeaux

Plus en détail

LECTURE CRITIQUE 1 ER PAS

LECTURE CRITIQUE 1 ER PAS 1 LECTURE CRITIQUE D UN ARTICLE SCIENTIFIQUE 1 ER PAS FORUM PCI 20,05,14 MJ Thévenin / Inf. EPIAS/ SMPH BUTS ET ORGANISATION DE LA PRÉSENTATION Utiliser une grille de lecture critique d un article Comprendre

Plus en détail

Faut-il faire une corticothérapie prophylactique avant une césarienne élective pratiquée à 38 SA?

Faut-il faire une corticothérapie prophylactique avant une césarienne élective pratiquée à 38 SA? Faut-il faire une corticothérapie prophylactique avant une césarienne élective pratiquée à 38 SA? (césarienne élective = césarienne pratiquée "à froid", en dehors du travail) C Dageville réanimation néonatale,

Plus en détail

Essais précoces non comparatifs : principes et calcul du nombre de sujets nécessaire

Essais précoces non comparatifs : principes et calcul du nombre de sujets nécessaire Essais précoces non comparatifs : principes et calcul du nombre de sujets nécessaire Sylvie CHABAUD Direction de la Recherche Clinique et de l Innovation : Centre Léon Bérard - Lyon Unité de Biostatistique

Plus en détail

Revue de la littérature

Revue de la littérature Résultats à long terme des anévrysmes traités Revue de la littérature Cours de DES de neurochirurgie Inter-région Rhône-Alpes / Auvergne Vendredi 22/04/11 Méthode (1): sélection bibliographique en fonction

Plus en détail

Migraines, céphalées et statut hormonal

Migraines, céphalées et statut hormonal Migraines, céphalées et statut hormonal Vincent Cahagne, service de neurologie et équipe mobile d accompagnement et de soins palliatifs, Chu Rennes Migraine et puberté Le début de la migraine Le début

Plus en détail

MAB Solut. vos projets. MABLife Génopole Campus 1 5 rue Henri Desbruères 91030 Evry Cedex. www.mabsolut.com. intervient à chaque étape de

MAB Solut. vos projets. MABLife Génopole Campus 1 5 rue Henri Desbruères 91030 Evry Cedex. www.mabsolut.com. intervient à chaque étape de Mabsolut-DEF-HI:Mise en page 1 17/11/11 17:45 Page1 le département prestataire de services de MABLife de la conception à la validation MAB Solut intervient à chaque étape de vos projets Création d anticorps

Plus en détail

INFORMATION À DESTINATION DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ LE DON DU VIVANT

INFORMATION À DESTINATION DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ LE DON DU VIVANT INFORMATION À DESTINATION DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ LE DON DU VIVANT QUELS RÉSULTATS POUR LE RECEVEUR? QUELS RISQUES POUR LE DONNEUR? DONNER UN REIN DE SON VIVANT PEUT CONCERNER CHACUN /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

Plus en détail

LES NOUVEAUX ANTICOAGULANTS

LES NOUVEAUX ANTICOAGULANTS LES NOUVEAUX ANTICOAGULANTS Pr. Alessandra Bura-Rivière, Service de Médecine Vasculaire Hôpital Rangueil, 1 avenue Jean Poulhès, 31059 Toulouse cedex 9 INTRODUCTION Depuis plus de cinquante ans, les héparines

Plus en détail

Méthodologie documentaire spécifique au repérage d actions de terrain

Méthodologie documentaire spécifique au repérage d actions de terrain Méthodologie documentaire spécifique au repérage d actions de terrain Journée de la préventions 2014 Atelier : «Repérer des actions de prévention : l exemple du tabac» Céline DEROCHE, Sandra KERZANET -

Plus en détail

INTERFERON Traitement adjuvant du mélanome à haut risque de récidive. Dr Ingrid KUPFER-BESSAGUET Dermatologue CH de quimper

INTERFERON Traitement adjuvant du mélanome à haut risque de récidive. Dr Ingrid KUPFER-BESSAGUET Dermatologue CH de quimper INTERFERON Traitement adjuvant du mélanome à haut risque de récidive Dr Ingrid KUPFER-BESSAGUET Dermatologue CH de quimper Pourquoi proposer un TTT adjuvant? Probabilité de survie à 10 ans en fonction

Plus en détail

Charges virales basses sous traitement: définition impact virologique. Laurence Bocket Virologie CHRU de Lille

Charges virales basses sous traitement: définition impact virologique. Laurence Bocket Virologie CHRU de Lille XVIIe Journée Régionale de Pathologie Infectieuse 12 octobre 2010 Charges virales basses sous traitement: définition impact virologique Laurence Bocket Virologie CHRU de Lille conflits d intérêts subventions,

Plus en détail

Format de l avis d efficience

Format de l avis d efficience AVIS D EFFICIENCE Format de l avis d efficience Juillet 2013 Commission évaluation économique et de santé publique Ce document est téléchargeable sur www.has-sante.fr Haute Autorité de santé Service documentation

Plus en détail

Migraine et Abus de Médicaments

Migraine et Abus de Médicaments Migraine et Abus de Médicaments Approches diagnostiques et thérapeutiques des Céphalées Chroniques Quotidiennes Pr D. DEPLANQUE Département de Pharmacologie médicale EA 1046, Institut de Médecine Prédictive

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 23 mai 2007

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 23 mai 2007 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 23 mai 2007 SUTENT 12,5 mg, gélule Flacon de 30 (CIP: 376 265-0) SUTENT 25 mg, gélule Flacon de 30 (CIP: 376 266-7) SUTENT 50 mg, gélule Flacon de 30 (CIP: 376 267-3)

Plus en détail

Communiqué de presse. Direction Communication Externe/Interne Sylvie Nectoux TEL : 01 44 34 65 73 Email : sylvie.nectoux@boehringeringelheim.

Communiqué de presse. Direction Communication Externe/Interne Sylvie Nectoux TEL : 01 44 34 65 73 Email : sylvie.nectoux@boehringeringelheim. Les données des études pivots de phase III STARTVerso démontrent l'efficacité du faldaprevir * dans des populations de patients difficiles à guérir telles que celles co-infectées par le VIH et celles avec

Plus en détail

Hépatite chronique B Moyens thérapeutiques

Hépatite chronique B Moyens thérapeutiques Hépatite chronique B Moyens thérapeutiques Dr Olfa BAHRI Laboratoire de Virologie Clinique Institut Pasteur de Tunis INTRODUCTION Plus de 300. 10 6 porteurs chroniques de VHB dans le monde Hépatite chronique

Plus en détail

EVALUATION DES TECHNOLOGIES DE SANTÉ ANALYSE MÉDICO-ÉCONOMIQUE. Efficacité et efficience des hypolipémiants Une analyse centrée sur les statines

EVALUATION DES TECHNOLOGIES DE SANTÉ ANALYSE MÉDICO-ÉCONOMIQUE. Efficacité et efficience des hypolipémiants Une analyse centrée sur les statines EVALUATION DES TECHNOLOGIES DE SANTÉ ANALYSE MÉDICO-ÉCONOMIQUE Efficacité et efficience des hypolipémiants Une analyse centrée sur les statines Juillet 2010 Mise à jour Septembre 2010 1 Le rapport complet

Plus en détail

LES CO-INFECTIONS VIH-VHC. EPIDEMIOLOGIE, INTERFERENCES. Patrice CACOUB La Pitié Salpêtrière, Paris

LES CO-INFECTIONS VIH-VHC. EPIDEMIOLOGIE, INTERFERENCES. Patrice CACOUB La Pitié Salpêtrière, Paris LES CO-INFECTIONS VIH-VHC. EPIDEMIOLOGIE, INTERFERENCES Patrice CACOUB La Pitié Salpêtrière, Paris 8 Avant l introduction des traitements antirétroviraux hautement actifs (HAART), la majorité des patients

Plus en détail

Association lymphome malin-traitement par Interféron-α- sarcoïdose

Association lymphome malin-traitement par Interféron-α- sarcoïdose Association lymphome malin-traitement par Interféron-α- sarcoïdose Auteurs Cendrine Godet (*) Jean-Pierre Frat (**) Cédric Landron (*) Lydia Roy (***) Paul Ardilouze (****) Jean-Pierre Tasu (****) (*)

Plus en détail

23. Interprétation clinique des mesures de l effet traitement

23. Interprétation clinique des mesures de l effet traitement 23. Interprétation clinique des mesures de l effet traitement 23.1. Critères de jugement binaires Plusieurs mesures (indices) sont utilisables pour quantifier l effet traitement lors de l utilisation d

Plus en détail

F.Benabadji Alger 22.11.13

F.Benabadji Alger 22.11.13 F.Benabadji Alger 22.11.13 ALLERGIE DANS LE MONDE 4ÉME RANG MONDIAL (OMS) PROBLÈME DE SANTÉ PUBLIQUE LES CAUSES Notre environnement (industriel, technologique, scientifique et climatique) * Allergènes

Plus en détail

LE TRAITEMENT DES POUSSEES

LE TRAITEMENT DES POUSSEES 5 novembre 2011 LE TRAITEMENT DES POUSSEES Les corticoïdes à fortes doses permettent d accélérer la récupération de la poussée. Ils sont prescrits en perfusion à la dose de 1g par jour pendant 3 jours.

Plus en détail

Virus de l hépatite B

Virus de l hépatite B Virus de l hépatite B Virus de l hépatite B Hépatite aiguë B Virus de l hépatite B Hépatite aiguë B Persistance de l antigène HBs 10% - 90% Virus de l hépatite B Hépatite aiguë B faible ou absente Persistance

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 18 janvier 2006

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 18 janvier 2006 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 18 janvier 2006 ADVATE 1500 UI, poudre et solvant pour solution injectable 1 flacon(s) en verre de 1 500 UI - 1 flacon(s) en verre de 5 ml avec matériel(s) de perfusion(s)

Plus en détail

Simulation en aviation

Simulation en aviation Hôpitaux Universitaires de Genève Intérêt de la simulation en pharmacotechnie Pr Pascal BONNABRY Pharmacien-chef JFSPH 23 avril 2015 Etre les premiers pour vous Simulation en aviation 2 1 Simulation en

Plus en détail

QU EST-CE QUE LA PROPHYLAXIE?

QU EST-CE QUE LA PROPHYLAXIE? QU EST-CE QUE LA PROPHYLAXIE? TABLES DES MATIÈRES Publié par la Fédération mondiale de l hémophilie (FMH) Fédération mondiale de l hémophilie, 2014 La FMH encourage la traduction et la redistribution de

Plus en détail

Objectifs pédagogiques Lecture critique d article

Objectifs pédagogiques Lecture critique d article Objectifs pédagogiques Lecture critique d article groupe V Evaluer les applications cliniques Evaluer les applications cliniques 21 ) Discuter la ou les décisions médicales auxquelles peuvent conduire

Plus en détail

NAVELBINE voie orale

NAVELBINE voie orale DENOMINATION DU MEDICAMENT & FORME PHARMACEUTIQUE NAVELBINE voie orale CARACTERISTIQUES Dénomination commune : vinorelbine Composition qualitative et quantitative : Statut : A.M.M. A.T.U. Classe ATC :

Plus en détail

TRAITEMENT DE L HÉPATITE B

TRAITEMENT DE L HÉPATITE B TRAITEMENT DE L HÉPATITE B P Mathurin Service d Hépatogastroentérologie Pr Paris Hôpital Claude Hurriez CHRU Lille CRITERES VIROLOGIQUES ET HISTOIRE NATURELLE 1 OBJECTIF THERAPEUTIQUE: Séroconversion HBe

Plus en détail

La recherche clinique au cœur du progrès thérapeutique

La recherche clinique au cœur du progrès thérapeutique 2 èmes Assises de l Innovation Thérapeutique Paris, 05-11-2014 La recherche clinique au cœur du progrès thérapeutique Pr. Jean-François DHAINAUT Président du Groupement Inter-régional de la Recherche Clinique

Plus en détail

Laurence LEGOUT, Michel VALETTE, Henri MIGAUD, Luc DUBREUIL, Yazdan YAZDANPANAH et Eric SENNEVILLE

Laurence LEGOUT, Michel VALETTE, Henri MIGAUD, Luc DUBREUIL, Yazdan YAZDANPANAH et Eric SENNEVILLE Laurence LEGOUT, Michel VALETTE, Henri MIGAUD, Luc DUBREUIL, Yazdan YAZDANPANAH et Eric SENNEVILLE Service Régional Universitaires des Maladies Infectieuses et du Voyageur, Hôpital Gustave Dron 59208 TOURCOING

Plus en détail

Medication management ability assessment: results from a performance based measure in older outpatients with schizophrenia.

Medication management ability assessment: results from a performance based measure in older outpatients with schizophrenia. Medication Management Ability Assessment (MMAA) Patterson TL, Lacro J, McKibbin CL, Moscona S, Hughs T, Jeste DV. (2002) Medication management ability assessment: results from a performance based measure

Plus en détail

7. Recherche des essais

7. Recherche des essais 7. Recherche des essais Le chapitre précédent a insisté sur la nécessité de réaliser une recherche des essais aussi exhaustive que possible. Seule la conjonction de tous les moyens disponibles peut laisser

Plus en détail

CE QU IL FAUT SAVOIR PARTICIPATION À UN ESSAI CLINIQUE SUR UN MÉDICAMENT

CE QU IL FAUT SAVOIR PARTICIPATION À UN ESSAI CLINIQUE SUR UN MÉDICAMENT CE QU IL FAUT SAVOIR PARTICIPATION À UN ESSAI CLINIQUE SUR UN MÉDICAMENT Sommaire Comment se fait la recherche sur un nouveau médicament? (page 1) A quoi sert la recherche sur un nouveau médicament? (page

Plus en détail

Service d Urologie - Hôpital de la Conception - APHM. 2. Service de Gynécologie Obstétrique - Hôpital de la Conception - APHM. 3

Service d Urologie - Hôpital de la Conception - APHM. 2. Service de Gynécologie Obstétrique - Hôpital de la Conception - APHM. 3 Efficacité de la stimulation transcutanée chronique du nerf tibial postérieur dans l hyperactivité vésicale de la femme atteinte de Maladie de Parkinson ou d Atrophie Multisystématisée A. Ohannessian 1,2,4,

Plus en détail

{ Introduction. Proposition GIHP 05/12/2014

{ Introduction. Proposition GIHP 05/12/2014 Etude descriptive des accidents hémorragiques sous Nouveaux Anticoagulants Oraux au Service d Accueil des Urgences du CHU de Besançon entre janvier 2012 et janvier 2014 { Dr Claire KANY SAMU Besançon KEPKA

Plus en détail

Intérêt diagnostic du dosage de la CRP et de la leucocyte-estérase dans le liquide articulaire d une prothèse de genou infectée

Intérêt diagnostic du dosage de la CRP et de la leucocyte-estérase dans le liquide articulaire d une prothèse de genou infectée Intérêt diagnostic du dosage de la CRP et de la leucocyte-estérase dans le liquide articulaire d une prothèse de genou infectée C. Rondé-Oustau, JY. Jenny,J.Sibilia, J. Gaudias, C. Boéri, M. Antoni Hôpitaux

Plus en détail

ANNEXE I RESUME DES CARACTERISTIQUES DU PRODUIT

ANNEXE I RESUME DES CARACTERISTIQUES DU PRODUIT ANNEXE I RESUME DES CARACTERISTIQUES DU PRODUIT 1 1. DENOMINATION DU MÉDICAMENT Betaferon 250 microgrammes/ml, poudre et solvant pour solution injectable. 2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE Interféron

Plus en détail

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86 LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : ÉTABLISSEMENT DE LIENS ENTRE LES PERSONNES CHEZ QUI UN DIAGNOSTIC D INFECTION À VIH A ÉTÉ POSÉ ET LES SERVICES DE SOINS ET DE TRAITEMENT

Plus en détail

Annales du Contrôle National de Qualité des Analyses de Biologie Médicale

Annales du Contrôle National de Qualité des Analyses de Biologie Médicale Annales du Contrôle National de Qualité des Analyses de Biologie Médicale ARN du virus de l hépatite C : ARN-VHC ARN-VHC 03VHC1 Novembre 2003 Edité : mars 2006 Annales ARN-VHC 03VHC1 1 / 8 ARN-VHC 03VHC1

Plus en détail

PRISE EN CHARGE DE L HEPATITE CHRONIQUE C EN 2009

PRISE EN CHARGE DE L HEPATITE CHRONIQUE C EN 2009 PRISE EN CHARGE DE L HEPATITE CHRONIQUE C EN 2009 CHU BAB EL OUED DR OSMANE DR MAHIOU PR NAKMOUCHE Evolution du traitement de hépatite c Découverte du génome de l HVC 1989 1989 1989 Evolution du traitement

Plus en détail

OUVERTURE ET MISE EN PLACE

OUVERTURE ET MISE EN PLACE OUVERTURE ET MISE EN PLACE Estelle Marcault 20/01/2012 URC PARIS NORD 1 Ouverture et mise en place Trois types de visites/ réunions peuvent avoir lieu : Visite de sélection Réunion investigateur Visite

Plus en détail

Le système d information (bases de données) l évaluation de la qualité des soins.

Le système d information (bases de données) l évaluation de la qualité des soins. www.inami.be www.coopami.org Le système d information (bases de données) l évaluation de la qualité des soins. Nouakchott 3 février 2011 Michel Vigneul Cellule Expertise&COOPAMI Se doter d un système d

Plus en détail

Voyages et sclérose en plaques

Voyages et sclérose en plaques Voyages et sclérose en plaques Merck Serono Maladies Neurodégénératives 2 Nous remercions le Docteur Dominique Audry, présidente du réseau Bourguignon de la SEP pour sa collaboration à la rédaction de

Plus en détail

Arthralgies persistantes après une infection à chikungunya: évolution après plus d un an chez 88 patients adultes

Arthralgies persistantes après une infection à chikungunya: évolution après plus d un an chez 88 patients adultes Arthralgies persistantes après une infection à chikungunya: évolution après plus d un an chez 88 patients adultes G Borgherini 1, A Gouix 1, F Paganin 1, A Jossaume 1, L Cotte 2, C Arvin-Berod 1, A Michault

Plus en détail

*smith&nephew IV3000 Pansement pour cathéters réactif à l'humidité. Le pansement idéal pour cathéters

*smith&nephew IV3000 Pansement pour cathéters réactif à l'humidité. Le pansement idéal pour cathéters Le pansement idéal pour cathéters IV3000 diminue sensiblement le risque d infection en maintenant sec le site de ponction. IV3000 est jusqu à 8 fois plus efficace en terme d évaporation d humidité que

Plus en détail

TRAUMATISME CRANIEN DE L ENFANT : conduite à tenir?

TRAUMATISME CRANIEN DE L ENFANT : conduite à tenir? TRAUMATISME CRANIEN DE L ENFANT : conduite à tenir? H Le Hors-Albouze Urgences pédiatriques Timone enfants Marseille Traumatismes crâniens (TC) de l enfant Grande fréquence même si incidence réelle mal

Plus en détail

Lecture critique d article ou comment briller en société sans en avoir trop l air

Lecture critique d article ou comment briller en société sans en avoir trop l air Lecture critique d article ou comment briller en société sans en avoir trop l air Réunion Inter-Corevih Basse Normandie - Bretagne Mont Saint-Michel Février 2014 Jean-Marc Chapplain Plan Actualité Dissection

Plus en détail

VACCINS ANTIPNEUMOCOCCIQUES

VACCINS ANTIPNEUMOCOCCIQUES VACCINS ANTIPNEUMOCOCCIQUES Infections respiratoires SPIF - 15 Novembre 2014 Patrick Petitpretz Déclaration de liens d'intérêts J ai actuellement, ou j ai eu au cours des trois dernières années, une affiliation

Plus en détail

L axe 5 du Cancéropole Nord Ouest

L axe 5 du Cancéropole Nord Ouest L axe 5 du Cancéropole Nord Ouest Cancers, Individu id & Société L état des lieux d un pari Le Rapport Cordier 1 Biomarqueurs prédictifs 2 L axe 5 du Cancéropole Nord Ouest Cancers, Individu & Société

Plus en détail

Prise de position sur les biosimilaires. Résumé

Prise de position sur les biosimilaires. Résumé Prise de position sur les biosimilaires Résumé Les médicaments biotechnologiques, appelés également biomédicaments, occupent une place importante dans le traitement de maladies comme le cancer, la polyarthrite

Plus en détail

I - CLASSIFICATION DU DIABETE SUCRE

I - CLASSIFICATION DU DIABETE SUCRE I - CLASSIFICATION DU DIABETE SUCRE 1- Définition : Le diabète sucré se définit par une élévation anormale et chronique de la glycémie. Cette anomalie est commune à tous les types de diabète sucré, mais

Plus en détail

Les traitements de fond de la SEP

Les traitements de fond de la SEP DES de Neurologie Inter région Rhône Alpes Auvergne Lyon, le 28 février 2014 Les traitements de fond de la SEP Prof. Sandra VUKUSIC Service de Neurologie A et Fondation Eugène Devic EDMUS sur la Sclérose

Plus en détail

Le dropéridol n est pas un traitement à considérer pour le traitement de la migraine à l urgence

Le dropéridol n est pas un traitement à considérer pour le traitement de la migraine à l urgence Le dropéridol n est pas un traitement à considérer pour le traitement de la migraine à l urgence On pose fréquemment le diagnostic de migraine sévère à l urgence. Bien que ce soit un diagnostic commun,

Plus en détail

vaccin pneumococcique polyosidique conjugué (13-valent, adsorbé)

vaccin pneumococcique polyosidique conjugué (13-valent, adsorbé) EMA/90006/2015 EMEA/H/C/001104 Résumé EPAR à l intention du public vaccin pneumococcique polyosidique conjugué (13-valent, adsorbé) Le présent document est un résumé du rapport européen public d évaluation

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. 10 décembre 2008

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. 10 décembre 2008 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 10 décembre 2008 VIRAFERONPEG 50 µg/ 0.5 ml, poudre et solvant pour solution injectable B/1 : code CIP 355 189.3 B/4 : code CIP 355 191.8 VIRAFERONPEG, stylo pré-rempli

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 1 er octobre 2008

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 1 er octobre 2008 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 1 er octobre 2008 Examen dans le cadre de la réévaluation du service médical rendu de la classe des IMAO B, en application de l article R 163-21 du code de la sécurité

Plus en détail

ÉTAT DES LIEUX. Niveau de preuve et gradation des recommandations de bonne pratique

ÉTAT DES LIEUX. Niveau de preuve et gradation des recommandations de bonne pratique ÉTAT DES LIEUX Niveau de preuve et gradation des recommandations de bonne pratique Avril 2013 Les recommandations et leur synthèse sont téléchargeables sur www.has-sante.fr Haute Autorité de Santé Service

Plus en détail

Traitement des hépatites virales B et C

Traitement des hépatites virales B et C Traitement des hépatites virales B et C GFMER Yaoundé 26 Novembre 2007 Dr José M Bengoa foie cirrhotique foie normal Vitesse de développement de la fibrose fibrose VHD VHB VHC années Indications au traitement

Plus en détail

Transplantation pulmonaire et mucoviscidose. Optimiser la prise en charge médicale

Transplantation pulmonaire et mucoviscidose. Optimiser la prise en charge médicale Transplantation pulmonaire et mucoviscidose Optimiser la prise en charge médicale Dr Isabelle Danner-Boucher CRCM adulte de Nantes Unité de Transplantation Thoracique 11èmes Journées Scientifiques de la

Plus en détail

Comprendre. son Psoriasis du Cuir Chevelu

Comprendre. son Psoriasis du Cuir Chevelu Comprendre son Psoriasis du Cuir Chevelu Vous avez un psoriasis du cuir chevelu ou une personne de votre entourage en est atteinte. Cette brochure vous est destinée. Grâce aux informations transmises,

Plus en détail

Qu avez-vous appris pendant cet exposé?

Qu avez-vous appris pendant cet exposé? Qu avez-vous appris pendant cet exposé? Karl VINCENT, DC IFEC 2010 Diplôme Universitaire de Méthodes en Recherche Clinique Institut de Santé Publique d Epidémiologie et de développement ISPED Bordeaux

Plus en détail

La réadaptation professionnelle des travailleurs lombalgiques : Présentation d'un modèle canadien

La réadaptation professionnelle des travailleurs lombalgiques : Présentation d'un modèle canadien Hôpital Cochin Samedi 1 er avril 2006 Forum Saint Jacques La réadaptation professionnelle des travailleurs lombalgiques : Présentation d'un modèle canadien Dr Jean-Baptiste Fassier 1,2 Centre d Etude et

Plus en détail

L analyse documentaire : Comment faire des recherches, évaluer, synthétiser et présenter les preuves

L analyse documentaire : Comment faire des recherches, évaluer, synthétiser et présenter les preuves L analyse documentaire : Comment faire des recherches, évaluer, synthétiser et présenter les preuves Cet atelier portera sur 1. la recherche dans la documentation de sources pertinentes; 2. l évaluation

Plus en détail

Document d orientation sur les allégations issues d essais de non-infériorité

Document d orientation sur les allégations issues d essais de non-infériorité Document d orientation sur les allégations issues d essais de non-infériorité Février 2013 1 Liste de contrôle des essais de non-infériorité N o Liste de contrôle (les clients peuvent se servir de cette

Plus en détail

Apport d un nouveau test Interféron Gamma

Apport d un nouveau test Interféron Gamma Apport d un nouveau test Interféron Gamma Dr D. Bonnet Service de maladies infectieuses Bichat Claude bernard Tuberculose 1/3 population mondiale infectée par BK Primo infection asymptomatique 90% des

Plus en détail

La lutte contre la tuberculose est régie par l arrêté royal du 17 octobre 2002.

La lutte contre la tuberculose est régie par l arrêté royal du 17 octobre 2002. Le diagnostic de la tuberculose bovine La lutte contre la tuberculose est régie par l arrêté royal du 17 octobre 2002. 1. Tuberculination Dans la première phase d une infection de tuberculose bovine (Mycobacterium

Plus en détail

Une forte dynamique des prescriptions de ces nouveaux anti-coagulants oraux

Une forte dynamique des prescriptions de ces nouveaux anti-coagulants oraux 27 novembre 2013 Nouveaux anti-coagulants oraux : une étude de l Assurance Maladie souligne la dynamique forte de ces nouveaux médicaments et la nécessité d une vigilance accrue dans leur utilisation Les

Plus en détail

Polyarthrite rhumatoïde et biologie

Polyarthrite rhumatoïde et biologie Polyarthrite rhumatoïde et biologie Le point de vue de l'immunologiste Sylvain Laboratoire d'immunologie, sdubucquoi@univ univ-lille2. -lille2.fr FR et PR Définition Auto-anticorps anti-fragment Fc des

Plus en détail

Sommeil et sport Dr. Arnaud PRIGENT (Pneumologue à St LAURENT) sport et sommeil 01/06/2010

Sommeil et sport Dr. Arnaud PRIGENT (Pneumologue à St LAURENT) sport et sommeil 01/06/2010 Sommeil et sport Structure du sommeil Au cours du sommeil, on repère 2 principaux types de sommeil : Le sommeil lent. Le sommeil paradoxal. Processus de régulation 3 processus: - circadienne (processus

Plus en détail

Quel apport de l imagerie dans les traitements anti-angiogéniques?

Quel apport de l imagerie dans les traitements anti-angiogéniques? Quel apport de l imagerie dans les traitements anti-angiogéniques? L Fournier, D Balvay, CA Cuénod Service de radiologie, Hôpital Européen Georges Pompidou Laboratoire de Recherche en Imagerie, Equipe

Plus en détail

Controverse UDM télésurveillée Pour. P. Simon Association Nationale de Télémédecine

Controverse UDM télésurveillée Pour. P. Simon Association Nationale de Télémédecine Controverse UDM télésurveillée Pour P. Simon Association Nationale de Télémédecine Controverse Peut-on être en 2013 opposé au développement de la télémédecine? Pourquoi les patients en insuffisance rénale

Plus en détail

Ces formations se font uniquement «Sur mesure» - Nous contacter. II - Techniques de vente «Avancées» - 6 ou 7 modules selon le concept vente

Ces formations se font uniquement «Sur mesure» - Nous contacter. II - Techniques de vente «Avancées» - 6 ou 7 modules selon le concept vente FORMATIONS COMMERCIALES MANAGEMENT Ces formations se font uniquement «Sur mesure» - Nous contacter I - Techniques de vente «Basic» - 6 modules II - Techniques de vente «Avancées» - 6 ou 7 modules selon

Plus en détail

ANNEXE I RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANNEXE I RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT ANNEXE I RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT 1 1. DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT Extavia 250 microgrammes/ml, poudre et solvant pour solution injectable. 2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE Un flacon

Plus en détail

Quelles sont les options?

Quelles sont les options? Quelles sont les options? Un DVD et un livret d information de Choisir un traitement contre la SP Quelles sont les options? Si votre médecin vous a recommandé de commencer un traitement modificateur de

Plus en détail

Quantification de l AgHBs Pouquoi? Quand?

Quantification de l AgHBs Pouquoi? Quand? Quantification de l AgHBs Pouquoi? Quand? Michelle Martinot-Peignoux Service d Hépatologie Hôpital Beaujon Université Paris-Diderot INSERM U-773/CRB3 Clichy-France Plan Introduction Applications Cliniques

Plus en détail

2. Rechercher les études

2. Rechercher les études Tutoriel «Introduction à l Evidence-based nursing» 1 2. Rechercher les études Objectifs du module Vous devez savoir élaborer une stratégie de recherche bibliographique efficace, en suivant les étapes suivantes

Plus en détail