ILLICHVILLE, VERS UNE DÉCROISSANCE CONVIVIALE

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "ILLICHVILLE, VERS UNE DÉCROISSANCE CONVIVIALE"

Transcription

1 FACE A LA DÉMESURE ILLICHVILLE, VERS UNE DÉCROISSANCE CONVIVIALE Fabien COSTANZO, Juin 2011 Professeur référent: O. OCQUIDANT Semestre 6, ENSA de Saint-Étienne

2 De nombreuses utopies urbaines ont émaillé l'histoire de l'architecture, attisant à chaque fois l'imagination des architectes et urbanistes. Nombre de ces villes imaginaires sont restées de papier, et les quelques tentatives de construction ont généralement avortées ou échouées; mais l'essentiel n'est pas là. Leurs ambitions étaient bien sûr de questionner la ville, mais également de construire un horizon des possibles, d'imaginer un idéal urbain; et ainsi de donner sens à la production architecturale contemporaine. Nombreuses au XIXe et début du XXe siècle, ces utopies étaient souvent liées au constat d'une ville étouffée par l'industrie, anarchique et congestionnée (Fourrier et le phalanstère, V. Considerant ainsi que Le Corbusier) ou un constat influencé par Marx sur les inégalités criantes (Cabet et la cité idéale d'icarie, Owen et les cités coopératives)1. Quelques (trop) rares utopies urbaines ont existé dans la seconde partie du XXe siècle -Archigram et la cité modulable pour citer la plus célèbre. Cette fin de l'idéal est peut-être révélatrice de notre incapacité à imaginer un autre avenir viable que celui que nous propose le capitalisme, basé sur l'éternel jeu de l'initiative individuelle et des marchés, à jamais figé dans le présent ou dans la prospective à très court terme. Ce présent est de plus en plus complexe, de plus en plus dissolu, liquide au sens de Zygmunt Bauman2, c'est-à-dire flexible, précaire, soumis à une évolution sans fins et sans repères stable. Alors que l'histoire nous montre combien sont liées forme des villes et sociétés, comment imaginer une ville meilleure pour demain? L'architecture classique par la quête de l'idéal, était une architecture qui travaillait foncièrement avec le passé. L'architecture moderne dans sa quête infinie de la ville industrielle de demain, était une architecture tournée vers le futur. L'architecture contemporaine, dénuée de sens et de finalité, libérée de son ambition de faire synthèse, est une architecture prisonnière du présent. Fort de ce constat, il me semble urgent de se (re)donner un idéal, un sens, sans céder aux sirènes de l'universalité, qui sonnent aujourd'hui le glas des utopies passées, à l'heure de la reconnaissance de la richesse des diversités. Reprenant une utopie urbaine créée par des artistes américains, je vais tenter de construire une ville de la décroissance; et ce, sans tomber dans une recherche d'une sorte de grand récit à sens unique3 comme l'on fait les Lumières (l'histoire de l'humanité comme la quête de sa propre émancipation) ou les idéaux industriels (l'industrie salvatrice) à travers les utopies urbaines évoquées. La ville de la décroissance, dans son attachement à un sol, dans la multiplicité des réponses possibles, ne peut prétendre à une vision unifiée. Les idées avancées formeront toutefois une trame permettant de saisir quel visage aurait cette ville décroissante. Pour l'imaginer, et à l'instar des objecteurs de croissance sur la société ou des modernes sur l'architecture classique, nous étudierons dans un premier temps quels constats peuvent être fait sur le fait urbain aujourd'hui pour dans un deuxième temps, imaginer un horizon possible à la ville. Mon travail est limité à la société occidentale. 1. Françoise Choay, dans l'urbanisme, utopies et réalités, fait une classification sans doute plus pertinente des utopies: D'un côté, elle place les progressistes, universalistes, qui ambitionnent d'améliorer l'homme grâce à la science. De l'autre, elle place les culturalistes pour qui la ville doit répondre au besoin de spiritualité d'une communauté. 2. Zygmunt Bauman, Le présent liquide 3. Jean François Lyotard, La condition postmoderne 2/35

3 I. CRITIQUE DE LA VILLE CAPITALISTE ET PRODUCTIVISTE A. Mode de pensée du capitalisme et production de l'espace...4 Approche du mode de pensée capitaliste Mode de pensée capitaliste appliqué à la ville La démesure de la mobilité et ses impacts Un territoire abstrait La concurrence des espaces Le tissu urbain B. Deux exemples à deux échelles: Los Angeles et Toulaud...13 Le modèle de la métropole: Los Angeles Étude du développement d'une petite commune de l'ardèche: Toulaud II. UN HORIZON: ILLICHVILLE A. Introduction à la décroissance...17 Capitalisme (vert), développement durable... et Décroissance B. Illichville...19 Le territoire comme fruit du travail humain sur le milieu naturel Échelle et taille des villes Participation / Bottom-up Vers une mobilité lente Une nouvelle temporalité Rôle de l'architecte et production du tissu urbain Économie de la ville et résilience BIBLIOGRAPHIE / SITOGRAPHIE / FILMOGRAPHIE / ICONOGRAPHIE...33 ANNEXE: 3 années à l'ensase 3/35

4 I. CRITIQUE DE LA VILLE CAPITALISTE ET PRODUCTIVISTE A- MODE DE PENSEE DU CAPITALISME ET PRODUCTION DE L'ESPACE En tant que modèle dominant du monde économique, social et politique, le capitalisme influe sur nos mode de production mais également de pensée. De grands dogmes, de grandes idées sont devenus des évidences, qui dictent nos agissements, bien que sa remise en cause a toujours été très forte. Jean Baudrillard expliquait à ce propos que la société actuelle s'équilibrait entre la consommation et sa dénonciation 4. L'objectif de cette première partie est de comprendre l'impact du capitalisme sur le mode de pensée et de production des différents acteurs de la ville et du territoire, à la fois inconsciemment, par les idées préconçues qu'il véhicule, mais également consciemment, avec une approche particulière de la ville. Approche du mode de pensée capitaliste De nombreux grands auteurs du capitalisme, quelle que soit la date à laquelle ils placèrent son commencement, ont noté un changement dans le rapport à l'excédant, au surplus, ou plus globalement dans la recherche effrénée d'un rendement ou d'un développement. Ainsi, Max Weber dans L'éthique protestante et l'esprit du capitalisme, replace son commencement au milieu du XVIIIe siècle, lors du développement de l'ethos protestant. Affirmant que l'oisiveté est le plus grand des péchés, que pour assurer son salut, l'homme doit faire la besogne de celui qui l'a envoyé, aussi longtemps que dure le jour 5, l'éthique protestante, dans son caractère ascétique et son absence de condamnation de l'accumulation de richesse (caractéristique de l'éthique catholique), aurait permis le développement des idées capitalistes, en conséquence d'une éthique religieuse nouvelle. L'accumulation infinie de richesses a supplanté la satisfaction seule des besoins. Fernand Braudel, dans Civilisation matérielle, économie et capitalisme, XVe-XVIIe siècle propose une réflexion très large sur la mise en place et le développement des systèmes économiques. Replaçant l'évolution du capitalisme dans les villes italiennes de la Renaissance, dans leurs jeux d'échanges 6 et d'influence, les cités ont tenté de se développer concurrentiellement, en augmentant toujours plus leurs places hiérarchiques. Jean Baudrillard, explique: toute société, quelle qu elle soit et quel que soit le volume des biens produits ou de la richesse disponible, s articule à la fois sur un excédent structurel et sur une pénurie structurelle. L excédent peut être la part de Dieu, la part de sacrifice, la dépense somptuaire, la plus-value, le profit économique, ou les budgets de prestige. 4. Jean Baudrillard, La société de consommation 5. Jean XI, 4 6. Fernand Braudel, Civilisation matérielle, volume n 2 Jeux d'échanges 4/35

5 Toute société produit de la différenciation et de la discrimination sociale, et cette organisation structurelle se fonde (entre autres) sur l utilisation et la distribution des richesses. Le fait qu une société entre dans une phase de croissance, comme nos sociétés industrielles, ne change rien à ce processus, au contraire : d une certaine façon, le système capitaliste (et productiviste en général) a mis le comble de cette «dénivellation» fonctionnelle, ce déséquilibre, en le rationalisant et en le généralisant à tous les niveaux. 7 L'esprit du capitalisme, ce pourrait être, dans une formule un peu expéditive et simpliste mais qui suffira pour ce dossier, et de manière analogue à l'injonction de notre cher président: plus pour encore plus. Quelles sont donc les grandes idées, les grands mythes soutenus par le capitalisme? Il me semble en premier lieu que la rationalisation de la production est une idée importante, car elle permettrait un accroissement de la productivité, source de richesse matérielle. Cette productivité permet globalement la croissance potentiellement illimitée des sociétés, qui est vue comme un gage de progrès social et aboutissement de l'entreprise humaine (il n'y a qu'à voir le rôle majeur tenu par le PIB comme indicateur du mieux et du moins bien). L'autre grand indicateur de progrès du monde semble être l'évolution technologique. L'idée même de progrès et d'évolution unilatérale (par exemple de la barbarie vers la civilisation) me semble également importante dans nos sociétés. Le temps n'est pas cyclique comme dans de nombreuses cultures traditionnelles notamment en Asie et dans les régions agricoles soumises au rythme des saisons, mais a une direction et un sens; conformément à une pensée inspirée des Lumières. Ces idées ont transfiguré notre manière de penser et de fabriquer la ville et le territoire, et constitue le fil rouge de cette première partie. Mode de pensée capitaliste appliqué à la ville Selon nombre de penseurs du capitalisme classique, la concurrence par le marché (et qui est censée le stabiliser) génèrerait une excellente productivité, laquelle est source de richesse pour tous. La marchandisation doit être généralisée à chaque chose -certains écologistes libéraux vont même jusqu'à vouloir vendre la pollution- et le monde économique doit petit à petit grandir jusqu'à atteindre le monde global. Ces deux grandes idées, productivité (qui est d'ailleurs l'apanage du monde industriel plus que capitaliste, nous y reviendrons) et marchandisation du monde se retrouve au niveau urbanistique dans les idées fonctionnalistes. Il est intéressant pour saisir le contexte et le pourquoi du lien entre recherche de productivité et modèle fonctionnaliste urbain de remonter jusque dans les années 30, où les premiers CIAM (Congrés International d'architecture Moderne) se sont tenus. Une grande époque vient de commencer. Il existe un esprit nouveau. Il existe une foule d'œuvres d'esprit nouveau; elles se rencontrent surtout dans la production industrielle. Le Corbusier, Vers une architecture 7. Jean Baudrillard, la société de consommation 5/35

6 Loin de la stagnation due aux guerres successives et aux crises économiques et sociales que traversent l'europe, il existait une certaine fascination à l'époque pour ce que promettent l'industrie et les technologies, dont la vitesse est le symbole et qu'on peut d'ailleurs largement retrouver dans le futurisme pictural italien. Beaucoup d'architectes célèbres, Le Corbusier en tête, généralement sympathisants communistes, pensaient que la ville se devait d'être segmentée à la manière d'une chaîne de production d'une usine. Pour être moderne, elle devait être efficace et rationalisée, loin de la ville ancienne congestionnée. La réussite de la taylorisation de la production (pour la productivité) et le règne de l'objet fonctionnel devait se généraliser à tout niveau. Le résultat logique de cette opération est une ville de zones liées à des fonctions. Celles-ci peuvent être autant muséale (centre historique) que de logement (type lotissement ou ville nouvelle), marchande ou industrielle, etc... C'est ainsi que sous les mots d'ordre d'éclatement et de classement des différentes fonctions de la ville, Le Corbusier dégage quatre besoins fondamentaux: se loger, travailler, circuler et se cultiver (physiquement et intellectuellement). Il est intéressant de constater combien communistes et capitalistes ont ainsi trouvé un intérêt commun via la recherche de productivité de l'espace par le fonctionnalisme. Un paysage corbuséen: Sao Paulo traversée d'une grande autoroute sur fond de nature. 6/35

7 La démesure de la mobilité et ses impacts Cette fonctionalisation n'est possible que par le développement industriel d'une technique de locomotion individuelle permettant de franchir les distances entres zones: l'automobile. C'est pourquoi par exemple Le Corbusier l'intégrait pleinement dans sa ville utopique -notamment en multipliant les types de voies selon leurs fonctions. Quelles sont alors les conséquences de cette démocratisation de l'automobile pour le territoire dans une société capitaliste? La chaussée s élargit, elle s enfonce comme un coin dans le coeur de la ville et sépare les anciens voisins. La route fait reculer les champs hors de portée du paysan mexicain qui voudrait s y rendre à pied. Au Brésil, l ambulance fait reculer le cabinet du médecin au-delà de la courte distance sur laquelle on peut porter un enfant malade. A New York, le médecin ne fait plus de visite à domicile, car la voiture a fait de l hôpital le seul lieu où il convienne d être malade. Dès que les poids lourds atteignent un village élevé des Andes, une partie du marché local disparaît. Ivan Illich, Energie et Equité La démocratisation de l'automobile offre la possibilité de nous mouvoir à peu près n'importe où, n'importe quand, et en conséquence la possibilité d'installer n'importe quoi n'importe où. C'est ainsi que la ville s'étale, augmentant les distances. Paradoxalement, la voiture, censée nous faciliter la vie en rendant les trajets plus courts d'un point de vue individuel, les augmentent en fréquence, en distance et en temps globalement, car la ville s'étend inexorablement du fait même de l'automobile. Sa vitesse permet en effet de rallier des points autrefois trop distants pour être parcourus quotidiennement. Les nouvelles zones atteintes par l'auto sont pensées pour elle. Combien de zones commerciales ne peuvent pas être atteintes à pieds, ni même à vélo? La voiture, en situation de monopole radical8 sur les autres moyens de locomotion, asseoit son emprise en empêchant les non-possesseur l'accès aux constructions contemporaines, et plus largement rend plus longue la circulation. Le monopole radical s'établit lorsque la réponse standardisée de l'industrie se substitue à la capacité innée de chacun d'agir. Le champ d'action individuel se rétrécit puisque les besoins fondamentaux ne peuvent plus être assouvis hors du commerce. La réponse apportée par Illich est l'outil convivial9, dont nous reparlerons dans la seconde partie. Ivan Illich, qui a tenu ce raisonnement s'est beaucoup intéressé au seuil de basculement, à partir duquel une technologie (ou une institution comme l'école ou l'hôpital) devient contre-productive. Ainsi, passé un certain seuil de vitesse, chaque km/h gagné par la technique coûte trop en temps de travail pour être productive. Ce seuil est manifestement franchi puisque dans les années 70 (soit une époque où le pétrole et les voitures étaient moins chers dans un budget familial), un américain moyen (soit une personne vivant dans le pays le plus en avance en terme économique et technologique), parcourait kilomètres par an en voiture en dépensant 1600 heures de travail pour financer la voiture et en temps passé à l'intérieur, soit une vitesse de circulation d'environ 6km/h, à peine mieux que la marche à pied, et ce sans 8. Ivan Illich, La convivialité 9. Op. Cit. 7/35

8 compter d'une part les temps annexes dépensés pour l'automobile (garagiste, recherche du véhicule, hôpital en cas d'accident), d'autre part les coûts écologiques, urbains et humain induits. Le même américain moyen consacre environ 4h chaque jour à sa voiture (en temps-budget et en temps réel), soit 28% du temps de veille pour aller à 6km/h. En somme, en tentant d'accélérer au volant de sa voiture, on ralentit globalement. Dans un pays dépourvu de moyens de locomotion modernes, et dont la vitesse est à peu près la même, les habitants y consacrent 3 à 8% de leurs temps (temps-budget + temps réel). La rationalité économique n'est rationnelle que pour l'économie, qui profite pleinement de cette manne commerciale, autant directement (industrie automobile, pétrolière et chimique) qu'indirectement (industrie de travaux publics, état, ). Dès qu'il coûte beaucoup plus cher pour aller un peu plus vite il se crée une inégalité face à la vitesse dans le monde entier, une classe de capitaliste de la vitesse, capable de traverser le monde pour un faible investissent au regard de leurs ressources. Le langage va d'ailleurs dans ce sens: le temps est dépensé, économisé, gaspillé ou gagné; la célèbre maxime est limpide: le temps, c'est d'l'argent! En allant toujours plus vite, l'écart des prix se creuse. Entre inégalités sociales et vitesse, il y a corrélation. On se rend compte que l'impératif de modernité oblige les personnes à être mobiles, selon les mythes de la société capitaliste précédemment évoquées (ici, toujours plus vite) et contribue aux inégalités sociales mais également spatiales en rendant possible une concurrence entre les espaces urbains et non urbains, capable de détruire le cadre de vie. Un territoire abstrait De part l'importance accordée à la (dé)raison économique, l'espace est pensé uniquement comme support fonctionnel des activités économiques; son existence ne tient qu'à un calcul d'économiste exogène au territoire, qui néglige les qualités environnementales, culturelles et identitaires des lieux; soit tout ce qui n'est pas quantifiable. Comme le souligne Magnaghi dans Le projet local, le producteur/consommateur a remplacé l'habitant, le site s'est substitué au lieu, la région économique à la région historique et à la biorégion. Les lieux n'existent pas dans l'imaginaire capitaliste, il n'y a que flux, zone, profit et concurrence des espaces, affranchis au maximum des singularités locales. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si nous sommes à l'instar de l'empire romain, une civilisation de la plaine. La plaine permet en effet la maximisation des circulations, l'expansion des villes sans contrainte de dénivelé, l'urbanisation sans accroche, au final, facilite la négation du territoire. Ces zones sont en outre facilement périssables. A la manière des villes-fantôme américaines n'ayant existé que pour l'or, ces zones disparaissent si la machine productive qui les a engendrées ne les soutient plus. C'est ainsi que dans 30 ans, s'il devient insoutenable de vivre en lotissement à cause de la flambée du pétrole, ces zones deviendraient simplement désertes. Au contraire de la ville traditionnelle qui a su résister à des chocs successifs grâce à son extraordinaire résilience, les zones contemporaines sont rigides (nous en reparlerons). 8/35

9 Le dernier obstacle vers l'affranchissement complet du territoire vers ce monde artificiel semble être tombé avec le développement d'internet. Chacun pouvant en tout lieu en tout temps communiquer et agir à distance, il y a de moins en moins de barrière physique à l'action. Un riche actionnaire japonais peut, de l'autre côté de la planète, faire gonfler ou baisser artificiellement le prix du blé. La concurrence des espaces La concurrence des territoires est de plus en plus forte. En témoignent les trop nombreuses campagnes publicitaires que les régions financent pour attirer à elles les touristes. Et quand il y a concurrence, l'économiste pense spécialisation. On en voit un exemple concret à l'échelle du territoire français avec les fameux pôles de compétitivité ou les pôles d'excellence rurale. Aidés par l'état et par les collectivités territoriales, ces zones se multiplient sans aucune pensée urbaine ou globale. Elles n'existent que parce qu'elles permettent momentanément de répondre à une demande et permettent de maintenir la France dans la sacro-sainte course à la technologie; jusqu'à ce que les nano technologies par exemple à Inovallée près de Grenoble arrêtent d'être prometteuses économiquement. En outre, ces pôles ne font que rendre encore plus inégale le territoire et centralisent les zones décisionnaires. Comment alors construire un territoire cohérent si chaque région n'essaie que de tirer à elle la couverture économique? La raison économique prévaut actuellement sur la raison humaine. A l'échelle locale, la concurrence est très visible dans la frange urbaine. En effet, elle constitue un territoire de choix car non exploité, peu chère, et rendu accessible récemment par l'automobile. Elle est le territoire de défoulement du capitalisme dans l'espace. Ces espaces sont principalement en Occident les lotissements de pavillons et les zones commerciales et industrielles. Les conséquences de ce développement sont bien connus et dès-à-présent perceptibles. L'artificialisation du sol, outre le fait qu'elle repousse toujours plus loin les écosystèmes et réduise l'espace disponible, empêche l'infiltration correcte de l'eau dans les nappes phréatiques en les polluants souvent au passage (conséquences que ce développement partage avec l'agriculture industrielle). Par le développement en tâche d'huile, ce type de ville favorise évidemment les mouvements pendulaires (en distance comme en fréquence) et les moyens de locomotion individuels par la mono-fonctionnalité des espaces. Les bâtiments, conçus pour durer une trentaine d'année, seront désuets dès la fin de l'âge d'or de l'automobile (fin du pétrole? recherche d'un autre mode de vie?). Le plus grave étant l'impossibilité pour la ville classique de se réapproprier ces espaces. En effet, l'étude de l'évolution des villes montre bien que ce qui demeure est avant tout le tracé des voies. Les bâtiments, remplacés tous les 50 ou 100 ans environs, sont très éphémères par rapport aux voies qui peuvent durer indéfiniment. Celles-ci, dessinés par le vide du bâti, n'évoluent pas tant que les constructions se dessinent en alignement sur rue (soit la position obligatoire, pour des raisons urbaines évidentes). 9/35

10 Par exemple, le tissu viaire d'un lotissement est construit de manière à protéger les habitants du monde extérieur, de manière bien plus subtile que les gated communities 10. Ainsi, on voit régulièrement, notamment dans les villages de la Drôme, qu'une seule route venant de l'extérieur mène au sein du lotissement, les autres ne permettant la circulation que vers celle-ci. En outre, de nombreuses voies sont des culs de sacs. Globalement, le tissu viaire ne permet pas le franchissement, la traversée, caractéristique des rues classiques. Bien que croyant à la plasticité de la ville ancienne, il me paraît difficile de se réapproprier ce tissu si particulier. Les lotissements, rendus possible par la démocratisation de l'automobile, sont en outre des espaces du capitalisme par excellence. Leurs constructions, facilitée par un assouplissement de la loi à leur égard est le fait de l'économie. Les élus préfèrent faire appel à des entreprises privées qui maximisent le gain sur un terrain plutôt que de le confier à des urbanistes. Il est bien connu qu'aucune sociabilité ne peut se développer dans ces zones individualistes. L'espace commun est réduit au minimum et sert prioritairement à fuir en voiture; les places n'existent pas, ni les commerces qui ne peuvent exister qu'à partir d'une certaine densité humaine. L'habitat est tellement dissolu qu'on peut traverser des quartiers entiers le dimanche sans croiser une seule personne. Un tissu viaire très particulier 10 Lotissement fermé physiquement par des murs et des barrières, et dont l'entrée est parfois gardée. 10/35

11 Le tissu urbain Pour saisir l'impact d'une pensée fonctionnaliste de l'espace sur le tissu urbain et en particulier l'espace public et son usage, il est intéressant de faire un bond dans le temps. Françoise Choay, dans Espacements, s'est prêtée à cette analyse. Elle a répertorié 4 grandes formes urbaines: Espace de contact au Moyen-Age, espace de spectacle de l'époque classique, espace de circulation du XIXe et XXe siècle, et enfin espace de connexion en développement aujourd'hui. Sans rentrer dans les détails, l'espace de contact du Moyen-Age était étroit (il ne permettait d'ailleurs pas souvent le transport sur roue), et tortueux. La ville était délimitée très nettement par une enceinte qui en faisait un espace clos et limité, à même de créer un fort sentiment d'appartenance, de communauté, d'autant plus que la taille des villes était modeste. Il faut toutefois nuancer cette idée car dès l'origine, des débordements, des faubourgs (suburbium) se forment notamment pour le commerce. Ces pierres d'attente des villes sont le contraire de la ville selon Pirenne (déjà!). La vie sociale se déroulait principalement dans la rue, les maisons étant le lieu du domestique et du travail. Les îlots étaient pleinement bâtis, tout et tous se touchent selon la formule de Choay. La rue permet certes de circuler, elle est avant tout espace de vie. Ainsi, le premier pont non habité est construit par Henri IV, il n'est pas envisageable à l'époque de faire des rues seulement pour circuler. Ceci correspond à la fois à l'économie artisanale et marchande mais également pour la technologie de transport qui n'exploite pas encore la roue. L'espace de spectacle correspond à une vision classique de la ville, issue de la Renaissance Italienne. Le pouvoir centralisé de la monarchie absolue succède à la vie communale. De grands programmes d'embellissement et d'élargissement des voies (notamment pour des besoins militaires et commerciaux avec l'utilisation de la roue) permettent de glorifier le pouvoir. L'espace est pensé ( Mansart, Le Vau, Blondel pour ne citer que les plus célèbres) avant d'être construit par un ordre mathématique. La ville perd son caractère empirique pour obéir à un ordre abstrait, cadre de parade. Les façades sur rue ne sont plus différenciées comme avant mais obéissent à cet ordre mathématique. Dès lors, la vie sociale s'intériorise, notamment en cœur d'îlot, dans un espace semi-privé. Si l'espace extérieur permet bien plus la circulation, dans une optique médiane entre la ville de contact et de connexion, elle sert avant tout un rôle politique et esthétique, qui montre la maîtrise par l'homme du monde et de ses lois. Paris est pour eux (ndlr: ses deux millions d'habitants) comme un grand marché de consommation; un immense chantier de travail, une arène d'ambition. Haussman, discours en 1864 L'ancienne communauté est morte avec l'espace de circulation de l'âge industriel, la ville doit devenir un instrument de production et de consommation. A une ville de quartier succède la future métropole parisienne, dont les rues ne servent qu'à relier deux points. De nombreuses évolutions techniques et formelles en témoignent: macadam et asphalte sont répandus dans toutes les rues, les trottoirs et l'éclairage 11/35

12 urbain se développent, le mobilier urbain est créé, de nombreux signes et symboles informent le réseau de circulation. Les passants, déjà repoussés de la route, ne peuvent plus accéder à de nombreuses places transformées en giratoire. Les derniers espaces de contacts au sein des villes sont généralement privés payants et intérieurs (théâtre, cinéma, piscine). L'espace public n'est plus conçu pour l'idéal de maîtrise mais pour celui d'un avenir industriel florissant, porteur d'espoir. Haussman, dans sa vision de Paris, est précurseur de l'avenir urbain de l'occident, avec ses larges avenues rectilignes taillée dans un tissu urbain dense et labyrinthique. Ces larges avenues sont celles des militaires, le Paris resserré est celui du peuple. L'espace de connexion est indéniablement celui de l'automobile. Le temps y est fractionné pour ses usagers de la ville entre différentes entités entrecoupé de déplacement en voiture: travailler dans une zone industrielle, aller au musée en centre ville, faire ses courses à l'hypermarché, dormir dans son pavillon. L'habitant n'a plus de lieux où habiter, où il peut intégrer ces différentes activités. Il ne fait plus partit de la ville, celle-ci lui étant étrangère. Il est prit dans un immense espace de connexion, qui n'est plus limité par la distance grâce à la technologie. Un centre commercial n'existe à un endroit donné que parce qu'il dispose d'assez de connexions avec le réseau. Nous avons vu que les espaces de contact ont progressivement disparu depuis le Moyen-âge avec l'intériorisation des espaces de rencontres, peut-être signe du progrès de l'individualisme (?). L'espace de contact est-il aujourd'hui circonscrit aux différentes sphères familiales, de travail, de loisir et de consommation ou a-t-il disparu? La question, qu'on abordera dans la seconde partie, est de savoir comment aujourd'hui (ou demain dans une société de décroissance), sans pasticher le passé, pouvons-nous réinventer une forme contemporaine à ces espaces de liens, indispensables à une société de décroissance conviviale? 12/35

13 B- DEUX EXEMPLES A DEUX ECHELLES, LOS ANGELES ET TOULAUD Le modèle de la métropole occidentale: Los Angeles La métropole contemporaine est souvent perçue par les occidentaux comme l'accomplissement de l'urbanisme, la forme ultime de la ville; elle aurait évolué depuis le village archaïque vers la cité médiévale, puis vers la ville classique pour parvenir à la métropole. Cette vision développementiste et occidento-centré, aussi critiquable soit-elle, s'est généralisée dans le monde, à tel point que toutes les villes un tant soit peu tournées économiquement vers l'extérieur se doivent d'avoir un horizon de gratte-ciel comme signe de modernité, fût-il au milieu des bidonvilles. Il est donc possible d'affirmer que, en se reproduisant à l'identique sous différentes formes mais sous la même bannière capitaliste, ces métropoles participent à ce fameux affranchissement du sol. Les métropoles, construites et décidée par des intérêts exogènes au territoire, ne parlent que d'un système économique mondial, universalisé. Une forme urbaine est en effet une représentation dans l'espace d'une société, et en conséquence, est porteur de nombreux symboles. Ainsi, le village du moyen-âge, constitué d'épaisses maisons de pierre protégeant de l'extérieur (les maisons servaient souvent de mur d'enceinte), était centré sur l'église et sa place, lieu central et qui reliait les habitants (reli-gion). La transcription grecque de la démocratie dans l'espace est un cercle constitué des maisons des citoyens avec en son centre le forum, espace public et décisionnaire. Los Angeles, ville-symbole du capitalisme, par sa grille quadrillée d'immeuble est la représentation la plus fidèle d'un système économique mondial et de ses principes. La hauteur des grattes-ciel nous parle de la réussite économique d'une entreprise, leurs concentrations de la puissance égoïste et de la domination sur les quartiers périphériques. La trame neutre et réglée de voies nous parle d'une certaine rationalité appliqué au sol, à la manière d'une machine, mais également d'une pensée de la ville qui supplante la réalité pour se détacher de la nature. La grille abstraite ne se soucie pas du territoire. La force médiatique de la ville est également présente dans ses contradictions même, entres rêves hollywoodiens et misères sociales, rêves de nature et étalement urbain, puissance fantasmée de ses dirigeants et promoteurs privés, phantasmes et obsession sécuritaire. Mais à quoi ressemble réellement Los Angeles? Depuis le début du XXème siècle, les WASP ont privilégié la construction d'une ville très peu dense, sur le modèle de la maison individuelle avec jardin, privilégiant l'espace privé sur le public (lié à la peur de l'autre et à la quête de nature). Avec ses d'habitants actuels, la ville s'est étalée sur plus de 71 kilomètres du Nord au Sud, nécessitant de la part des technocrates la construction d'immenses autoroutes urbaines, traversants la ville de part en part, sur des largeurs dépassants allégrement les 50 mètres (de part et d'autre de la grande rue, les anciens voisins se sont retrouvés forts éloignés...). Du fait de la faible densité et 13/35

14 malgré les efforts des autorités publiques pour promouvoir les transports en commun face au smog de plus en plus fort, la majorité des déplacements se font en auto. Mike Davis11 montre également à quel point la peur de l'autre est présente dans le développement de la ville. La L.A.P.D a ainsi un rôle déterminant dans le développement des projets d'urbanisme. Elle peut faire capoter tout projet de construction qui va à l'encontre de sa politique néo-ségrégationniste, tout comme interdire le simple passage dans une zone précise (souvent les quartiers touristiques) à des personnes choisies, en excluant des personnes non-désirées en périphérie. La stigmatisation, le repli communautaire, le contrôle vidéo de l'espace public, la ghettoisation ou au contraire la fermeture de certains quartiers par des mercenaires n'a jamais été aussi importante qu'à Los Angeles. Cela a un nom: le contrôle social. Difficile de parler encore de ville quand on parle de Los Angeles: elle bien plus une marchandise pour promoteurs, compagnie d'assurance, sécurités privés, entreprises de BTP et banques. La ville rassemble, L.A exclut. Sous le vernis se cache la misère sociale. La cité grecque était en cercle autour du forum (isonomia) Le village du Moyen âge avait pour centre l'église Le lotissement contemporain aurait pour centre l'hypermarché? Un angle de Los Angeles, une abstraction. 11 Mile Davis, City of Quartz, Los angeles, capitale du futur 14/35

15 Étude du développement d'une petite commune de l'ardèche: Toulaud Toulaud est une petite commune de 1675 habitants, situé en Ardèche. Un village ancien, en granit, bâti sur une petite colline, surplombe un lotissement pavillonnaire récent mesurant plusieurs fois sa taille, avec à son extrémité une zone industrielle constituée de quelques hangars récents, le tout construit sur une grande plaine -rappelons-nous: civilisation collinaire contre civilisation de la plaine. La ville nouvelle et la ville ancienne sont séparées par un petit cordon végétal classé par le PLU de la commune comme inconstructible. Étudions à présent les perspectives d'évolution données par le PLU et les documents émanant de la mairie. Désirant développer un tourisme de plus en plus présent en Ardèche, la municipalité est en train de faire subir un nettoyage en profondeur à la ville ancienne. Finis donc les petites cabanes rustiques construites sur la voie publique, marqueurs pourtant d'appropriation de l'espace public par ses habitants (et si ardemment désiré par les architectes/urbanistes). Finis également les couleurs de volets non harmonisées, les tailles d'ouverture non réglementaires, les menuiserie sans petit bois à la drômoise (2 colonnes de 3 carreaux approximativement carrés). Le village, souffrant actuellement de la concurrence de deux villages voisins, va être lissé, consensualisé pour s'offrir aux fantasmes des touristes imaginant un monde qui n'a jamais existé (une sorte de disneylandisation12 mais en France!). Évidemment, toute construction nouvelle devra se faire en pierre apparente, ce qui exclut pratiquement toute possibilité de constructions nouvelles (à part évidemment pour les quelques riches anglais qui colonisent l'ardèche en ce moment). En sommes, le PLU prévoit ni plus ni moins que la mise sous cloche du centre ancien, sa transformation forcée en musée. Qu'en est-il pour le reste de la commune? Le pavillonnaire va continuer à s'étendre par petits bouts, dans les zones qui ne gâchent pas la vue sur la ville ancienne (on comprend dès lors la bande végétale séparant le Toulaud du haut de celui du bas), c'est à dire notamment de l'autre côté de la colline (encore végétale), accompagné de quelques logements sociaux de petit collectif pour satisfaire les normes. La pensée fonctionnaliste (en zones) de la ville se poursuit donc et comble du tout dans un objectif de développement durable! On voit ainsi combien, sous l'égide du capitalisme (développement quantitatif mais pas qualitatif, pensé en zone de la ville, subordination d'un potentiel profit -tourisme- sur le cadre de vie, volonté absolue de dé-ve-lop-pe-ment), l'esprit capitaliste a triomphé d'un urbanisme à visage humain (selon l'expression consacrée). Ce travail sur Toulaud s'est terminé sur la proposition d'un nouveau PLU, dont voici les principales lignes: - interdiction du développement à l'arrière de la colline - limitation maximum du développement pavillonnaire dans la plaine. - autorisation de construire dans le village ancien des maisons avec des moyens modernes, la seule obligation étant de s'aligner sur la rue et de respecter globalement la volumétrie du village. 12. Sylvie Brunel, La planète disneylandisée. 15/35

16 - construction d'un centre -il n'en existe aucun aujourd'hui- dans la zone entre le Toulaud du haut et du bas (il existe aujourd'hui à cet endroit une école et la mairie), avec les logements sociaux demandés par la réglementation. La densité en habitant apportée permettra nous l'espérons, le développement de commerces de proximité et de premières nécessité, d'un café/restaurant, ainsi que la présence d'une sociabilité également chez les personnes de moins de 60 ans. La construction d'une maison des associations avec salle des fêtes est également envisageable. Au final, le nœud du problème est toujours que les choix ne sont pas faits par les élus pour le peuple (démocratie) mais par (ou pour?) des intérêts économique aveugles et nihilistes. Mais que peuvent faire des élus face à une concurrence féroce qui les contraint à tout moment de céder face à la force économique? Ont-ils réellement une marge de manœuvre, peuvent-ils aller contre les intérêts économiques lorsque ceux-ci sont contraire aux intérêts humains? 16/35

17 II. UN HORIZON: ILLICHVILLE A- INTRODUCTION A LA DECROISSANCE Capitalisme (vert), développement durable... «le MEDEF réaffirme son engagement en faveur de la croissance verte : pour le MEDEF, il faut faire du développement durable l atout concurrentiel de l offre France.» Communiqué du MEDEF le Nos économies occidentales reposent sur une augmentation de la consommation permettant d'alimenter la machine économique en continu. Si la demande s'essouffle, c'est tout le système qui est remis en cause. Cette idée que le progrès humain est favorisé par un développement économique est un classique de la pensée économique. Il a notamment été développé par Adam Smith, dans Richesse des nations. Il y développe l'idée que la population en s'accroissant en même temps que le capital et que la division du travail (vecteur de productivité), la production et donc la richesse par habitant doit forcément progresser. C'est évidemment un calcul qui se fait hors de l'environnement, un calcul abstrait. Il ne tient pas compte d'une part de l'épuisement des ressources naturelles, et d'autre part des aberrations produites par une société qui tend a produire (et donc à consommer) toujours plus tel que l'obsolescence programmée, la marchandisation du monde, les troubles inhérents au système économique (pas de main invisible régulant l'économie mais plutôt des crises répétées), la systématisation de l'inégalité, la perte de sens... Il est toutefois important de signaler que les grands économistes classiques (Smith, Malthus, Ricardo, Mill) ont cru à un blocage, à terme, du développement économique. Ainsi, Smith pensait qu'un marché -aidé par la main de dieu- devait voir, à terme, ses profits baissés jusqu'à 0 face à la concurrence, et que toute accumulation nette dans un système macroéconomique parfait allait s'arrêtait, et donner un état stationnaire. Mill développe lui une vraie éthique de l'état stationnaire qui a inspiré les partisans durables. L'état stationnaire de la population et de la richesse n'implique pas l'immobilité du produit humain. Il resterait autant d'espace que jamais pour toutes sortes de culture morale et de progrès moraux et sociaux; autant de place pour améliorer l'art de vivre et plus de probabilité de le voir amélioré lorsque les âmes cesseraient d'être remplies du soin d'acquérir des richesses. John Stuart Mill, Principes d'économie politique Les néo-classiques vont rapidement rejeter ces théories, opposant à une baisse du rendement généralisé par la concurrence (Smith), par les limites de la terre (Malthus, Ricardo) ou de l'industrie (Mill) la notion de substituabilité du capital naturel par le capital artificiel. Ainsi, une quantité accrue d'équipements, de connaissances et de compétences doit pouvoir palier la baisse naturelle des ressources de la terre, et permettre un accroissement infini. Plus pour toujours plus. 17/35

18 Face à ce constat, il semble que les tenants d'un capitalisme vert ou du développement durable ne cessent de répéter les mêmes erreurs: un développement (c'est à dire une croissance) ne peut être maintenu indéfiniment (développement =/= durable), d'autant plus que les faits et les chiffres témoignent certes d'une dématérialisation de l'économie mais qui ne se substitue en aucun cas à une économie matérielle en explosion13. La volonté de rendre plus écologique et plus humaine une société productiviste est obsolète, puisque c'est le productivisme lui-même qui est remis en cause par la crise que nous traversons (crise multiple: écologique, économique, culturelle, humaine). Le développement durable, sous ses beaux discours, n'incite qu'à perpétuer un système bancal. Par l'ambiguïté même qu'elle pose en soutenant tout azimut le développement et la durabilité d'une société, cette expression rallie tout les suffrages, tant des industriels qui le voit comme une manne commerciale et marketing que des citoyens qui pensent que leur avenir (et celui de leurs enfants) est ainsi assuré. La thématique du développement durable a toutefois le mérite de poser les bonnes questions, notamment en liant étroitement économie, social et écologie. Ces trois sphères sont étroitement liées et un changement dans l'un affectera nécessairement les deux autres. Elles font parties intégrante de la réflexion sur la décroissance volontaire....et décroissance La décroissance est, je crois, avant tout une réflexion sur les idées de progrès et de développement qui donne souvent une lecture à sens unique de l'histoire; et qui forme des legs très fort de la société coloniale14. L'assimilation tout azimut du progrès, du mieux, en urbanisme par exemple à la métropole occidentale, est un double leurre: la métropole n'est ni un modèle à suivre pour les villes des pays en développement, ni la panacée pour les pays industrialisés. Dans les pays industrialisés (je traite dans ce dossier uniquement la question des villes occidentales), les objecteurs de croissance proposent un mode de vie basé sur un retour au sens de la mesure. Individuellement, les principes de simplicité volontaire ou d'austérité conviviale postulent un refus de la surconsommation et un choix délibéré vers un mode de vie frugal. Cette posture individuelle est bien plus ancienne que le mouvement de la décroissance car elle peut se rapprocher des différents ascétismes historiques (mode de vie austère pour se rapprocher des réelles richesses). A l'échelle d'une société, les décroissants postulent notamment pour une re-localisation de l'économie, et un équilibre à trouver avec la nature dans des cycles biologique nouveaux (et pas dans une préservation de bout de nature comme le postule régulièrement les partisans du développement durable, nous y reviendrons). La décroissance est avant tout pour moi, une recherche de mesure, d'équilibre et d'harmonie. 13. Serge Latouche, Le pari de la Décroissance 14. Serge Latouche, L'occidentalisation du monde 18/35

19 B. ILLICHVILLE Illichville15 est une ville utopique créée par un collectif d'artistes américains dans les années 80 et qui se basent sur les écrits d'ivan Illich. Cet auteur, critique important de la société industrielle, a développé différentes grandes idées à son encontre tel que celle de monopole radical et de contre-productivité (Cf partie la démesure de la mobilité). Il voit dans la société industrielle la servitude des personnes aux outils de production et leur gigantisme: à l'outil actionné au rythme de l'homme succédait un homme agissant au rythme de l'outil et tous les modes d'agir humains s'en trouvaient transformés 16. C'est dans ce livre qu'il recherche une alternative aux outils (et institutions) dévorants de l'industrie. Ce sont les outils conviviaux, définis par trois critères: - Ils ne doivent pas limiter l'autonomie en se rendant indispensable. C'est ainsi que l'automobile par sa surexploitation, a formé un monopole radical sur les modes de déplacement car la marche par exemple ne peut rivaliser en terme de distances parcourues quotidiennement. Comme nous l'avons déjà évoqué, ceci crée une contre-productivité de l'outil, dont l'efficacité préalable supposée est annulée et inversée. - Ils ne créent ni esclave, ni maître. Ils ne doivent pas générer de hiérarchie d'usager comme ceux de la vitesse avec sa classe de capitaliste de la vitesse. Ils doivent tant que possible, reposer pour sa production sur l'utilisateur lui-même, qui recouvre ses capacités innées à se satisfaire plutôt que d'accepter une solution industrielle standardisée. -Ils élargissent le rayon d'action personnel. Ceci signifie beaucoup de choses. D'une part, l'énergie métabolique doit avoir un rapport décent avec l'énergie totale dépensée, c'est-à-dire que l'homme doit être plus que gestionnaire ou que pilote de l'énergie détenue, contrairement au pilote d'avion ou à l'automobiliste. L'objet est donc manipulé et non manipulable. D'autre part, un outil doit autant que possible ne pas restreindre ses propres potentialités, comme peuvent le faire les constructeurs automobiles qui créent volontairement des moteurs nécessitant des outils spécifique pour les ouvrir. Sans tomber dans une radicalité qui ne sied pas à la décroissance, la société doit retrouver un juste équilibre entre outils conviviaux et anti-conviviaux, ou du moins mesurer non seulement les impacts économique mais également humains, écologiques, culturels... Illichville donne la possibilité à ces outils d'exister. C'est ainsi que l'utopie imaginée par les artistes américains est d'emblée anti-automobile, elle privilégie d'autre modes de circulation, notamment les transports en commun. Le territoire serait émaillé d'une myriade de petites villes semblables, compactes et autonomes, reliées par voie ferrée de centre ville en centre ville. L'économie de la ville serait avant tout 15. Consultable sur Illich, La convivialité, p.56 19/35

20 fondée sur l'auto-production agricole et artisanale, à l'opposé de la société de consommation actuelle. Une organisation assez primaire de la ville, en trois cercles concentriques est envisagée. Cette utopie reste à l'état d'ébauche et m'offre ainsi l'occasion de développer mes propres idées sur une petite base existante (dont je critiquerais certains choix), notamment iconographique; Illichville servant surtout de prétexte à la recherche de nouvelles solutions pour la ville de demain. Le territoire comme produit du travail humain sur le milieu naturel Si une montagne s'écroule à la suite du désastre hydrologique provoqué par l'abandon des cultures en terrasses, les problèmes soulevés ne concernent pas la nature, dont l'équilibre hydrologique et écosystémique se reconstituera en l'espace d'un millénaire: ce qui est en jeu, c'est le territoire, en tant que néo-écosystème construit par les civilisations qui se sont succédées au cours du millénaire précédant, et plus directement encore, son habilité établie pour la population aux pieds de la montagne. Alberto Magnaghi dans Le projet local. La nature trouvera toujours comment s'adapter aux crises. Le simple fait que nous vivions la 6ème grande crise biologique montre que la nature a su s'adapter au changement, certes en perdant une grande partie de sa biodiversité, mais en demeurant. Ce qui est en jeu avec l'écologie, c'est la survie de l'espèce humaine. Celle-ci a depuis toujours largement participé à la modification de son territoire, et ce dès les grandes déforestations par incendie du néolithique. Il est absurde de vouloir préserver certains territoires tout en saccageant les non-protégés, l'homme a toujours investi entièrement son territoire, et c'est dans l'unité de son action sur le territoire que doit se situer sa démarche écologique. Le milieu naturel doit être envisagé dans la complexité de ses ensembles et de ses mécanismes environnementaux, et non dans une vision binaire (ville ou espace travaillé-espace naturel protégé) qui est de fait partielle et limitée, et qui est soutenue par la majorité des acteurs politiques du développement durable. L'homme en investissant son territoire doit créer des néo-écosystèmes fondés sur la co-évolution de l'homme et de son milieu 17. Des relations vertueuses doivent se former entre les grandes sphères évoquées par le développement durable: sphère humaine, sphère de la production et sphère de l'environnement. La dégradation du milieu naturel ne doit aucunement être réduite à sa dimension environnementale mais doit également être pesée dans les répercussions sur l'homme et son travail. Pour illustrer notre propos, reprenons un exemple de Magnaghi, se déroulant dans la plaine du Pô et caractéristiques des nouvelles pauvretés18 humaines liées à la destruction du milieu environnemental: depuis des siècles, l'activité humaine de cette région (industries, agricultures, transports, édification des villes et villages...) est liée aux capacités de l'eau, grâce à un système riche et complexes de relations19. Les Magnaghi, Le projet local 18. Les nouvelles pauvretés sont liées à une dégradation du cadre urbain et territorial de vie (nuisance sonores, pollution de l'eau et de l'air, ghettos, zone de non droit, etc ). 19. Cette relation privilégiée avec l'eau est par ailleurs un moteur de nombreux pays et culture: oasis maghrébins; Mésopotamie -qui signifie entre les deux fleuves-, canaux creusés ou projetés -entre Givors et Saint-Étienne, Suez, Panama... 20/35

Le logement dans tous ses états. Définition : le logement et l'habitat

Le logement dans tous ses états. Définition : le logement et l'habitat Le logement dans tous ses états 17/10/ 2012 Définition : le logement et l'habitat Le logement est un produit : une maison, un appartement, un type 3, un duplex L'habitat est un service : l'espace produit

Plus en détail

Compte rendu de la journée technique du mardi 23 septembre organisée par ODIT France à la Maison du Tourisme 75014 Paris

Compte rendu de la journée technique du mardi 23 septembre organisée par ODIT France à la Maison du Tourisme 75014 Paris Compte rendu de la journée technique du mardi 23 septembre organisée par ODIT France à la Maison du Tourisme 75014 Paris Thème : Commercialiser la campagne : les questions de base posées aux territoires

Plus en détail

AVANT-PROPOS CREATIVITE, FEMMES ET DEVELOPPEMENT L'EXEMPLE QUI VIENT DES AUTRES...

AVANT-PROPOS CREATIVITE, FEMMES ET DEVELOPPEMENT L'EXEMPLE QUI VIENT DES AUTRES... AVANT-PROPOS CREATIVITE, FEMMES ET DEVELOPPEMENT L'EXEMPLE QUI VIENT DES AUTRES... Tellement à la mode depuis quelques années, le mot de créativité est peut-être déjà démodé. La publicité, la médiatisation,

Plus en détail

Nature en ville, Une nouvelle vieille idée? La dimension paysagère/écologique des plans d'urbanisme

Nature en ville, Une nouvelle vieille idée? La dimension paysagère/écologique des plans d'urbanisme Nature en ville, Une nouvelle vieille idée? ou La dimension paysagère/écologique des plans d'urbanisme Baština - proketač razvoja Laurence Feveile 28 juin 2013 architecture, urbanisme, paysage, 3 disciplines,

Plus en détail

Philippe Van Parijs. La gauche doit-elle être socialiste?

Philippe Van Parijs. La gauche doit-elle être socialiste? Philippe Van Parijs La gauche doit-elle être socialiste? in Le Socialisme a-t-il un avenir?, numéro spécial de Raison Publique (Paris), 4, mai 2006, p. 25-28. Il n'y a pas d'essence profonde de la gauche.

Plus en détail

FICHE PRATIQUE 05 TRAVAUX EN ESPACES PROTÉGÉS LES AUTORISATIONS DE TRAVAUX EN ESPACES PROTÉGÉS QUESTIONS / RÉPONSES

FICHE PRATIQUE 05 TRAVAUX EN ESPACES PROTÉGÉS LES AUTORISATIONS DE TRAVAUX EN ESPACES PROTÉGÉS QUESTIONS / RÉPONSES LES AUTORISATIONS DE TRAVAUX EN ESPACES PROTÉGÉS QUESTIONS / RÉPONSES FICHE PRATIQUE 05 TRAVAUX EN ESPACES PROTÉGÉS COMMENT PRÉPARER LES DEMANDES? QUELLES SONT LES RÈGLES A RESPECTER? MINISTÈRE DE LA CULTURE

Plus en détail

A. DISPOSITIONS DES TRAITÉS EN MATIÈRE D'AIDES D'ETAT

A. DISPOSITIONS DES TRAITÉS EN MATIÈRE D'AIDES D'ETAT DISPOSITIONS DES TRAITÉS EN MATIÈRE D'AIDES D'ETAT DISPOSITIONS DES TRAITÉS EN MATIERE D'AIDES D'ETAT Tableau de correspondance entre l'ancienne et la nouvelle numérotation des articles suite à l'entrée

Plus en détail

Conclusions du Conseil sur la dimension stratégique du patrimoine culturel pour une Europe durable

Conclusions du Conseil sur la dimension stratégique du patrimoine culturel pour une Europe durable COSEIL DE L'UIO EUROPÉEE Conclusions du Conseil sur la dimension stratégique du patrimoine culturel pour une Europe durable Conseil ÉDUCATIO, JEUESSE, CULTURE ET SPORT Bruxelles, 21 mai 2014 Le Conseil

Plus en détail

Observation des modalités et performances d'accès à Internet

Observation des modalités et performances d'accès à Internet Observation des modalités et performances d'accès à Internet Avant-propos La base de cette étude est constituée par les informations collectées par l'outil Cloud Observer d'iplabel (chargement des différents

Plus en détail

Campagne de sensibilisation aux principales causes d'accidents en milieu urbain

Campagne de sensibilisation aux principales causes d'accidents en milieu urbain Nom de l entité déposante : La Cub agence X annonceur Nom de l agence conseil : direction de la communication de La Cub/ Le Big Campagne de sensibilisation aux principales causes d'accidents en milieu

Plus en détail

Les transformations de l espace productif et décisionnel en France

Les transformations de l espace productif et décisionnel en France Les transformations de l espace productif et décisionnel en France Introduction La France est la 6 ème puissance économique mondiale (en PIB). Mais depuis 50 ans, son système productif et décisionnel connait

Plus en détail

Le Confidentiel. 0 805 405 485 Appel gratuit depuis un poste fixe. LNC.fr

Le Confidentiel. 0 805 405 485 Appel gratuit depuis un poste fixe. LNC.fr Accès en voiture : Par l autoroute A620 / E72 / E9 : Sortie 31B (Les Minimes) A 10 minutes du Capitole EN TRANSPORTS EN COMMUN : Métro : station Barrière de Paris, ligne B Bus : arrêt Amat Massot, bus

Plus en détail

Vision stratégique du développement culturel, économique, environnemental et social du territoire

Vision stratégique du développement culturel, économique, environnemental et social du territoire Vision stratégique du développement culturel, économique, environnemental et social du territoire PROJET D ÉNONCÉ DE VISION STRATÉGIQUE OCTOBRE 2014 TABLE DES MATIÈRES POURQUOI UN ÉNONCÉ DE VISION STRATÉGIQUE?...

Plus en détail

Chapitre 1 : Introduction aux bases de données

Chapitre 1 : Introduction aux bases de données Chapitre 1 : Introduction aux bases de données Les Bases de Données occupent aujourd'hui une place de plus en plus importante dans les systèmes informatiques. Les Systèmes de Gestion de Bases de Données

Plus en détail

DISPOSITIONS APPLICABLES A LA ZONE N

DISPOSITIONS APPLICABLES A LA ZONE N DISPOSITIONS APPLICABLES A LA ZONE N CARACTERE DE LA ZONE Zone faisant l objet d une protection en raison soit de la qualité des sites, des milieux naturels, des paysages et de leur intérêt notamment du

Plus en détail

PRÉSENTATION DES RÉSULTATS DE L'ENQUÊTE SUR LES SERVICES NUMÉRIQUES

PRÉSENTATION DES RÉSULTATS DE L'ENQUÊTE SUR LES SERVICES NUMÉRIQUES PRÉSENTATION DES RÉSULTATS DE L'ENQUÊTE SUR LES SERVICES NUMÉRIQUES UNR - RÉGION DES PAYS DE LA LOIRE ÉQUIPEMENT ET USAGES CHEZ LES ÉTUDIANTS MARS 2009 Présentation de l'enquête Les universités d'angers,

Plus en détail

POLITIQUE FAMILIALE DU CANTON DE WESTBURY

POLITIQUE FAMILIALE DU CANTON DE WESTBURY POLITIQUE FAMILIALE DU CANTON DE WESTBURY «Penser et agir famille» LES OBJECTIFS 1. Accueillir les familles avec respect et ouverture d esprit dans toutes leurs formes et leurs différences. 2. Stimuler

Plus en détail

Démontage d'un ordinateur

Démontage d'un ordinateur Espaces multimédias Communauté de Communes Moyenne Vilaine et Semnon : Démontage d'un ordinateur 1- A quoi sert-il de démonter son ordinateur? A) Par simple curiosité B) Pour nettoyer C) Pour remplacer

Plus en détail

client. ECOUTE, SIMPLICITE, SERVICE... Pour ELCIA, l'accompagnement est la clé de la satisfaction ELCIA, le savoir-faire et l'écoute

client. ECOUTE, SIMPLICITE, SERVICE... Pour ELCIA, l'accompagnement est la clé de la satisfaction ELCIA, le savoir-faire et l'écoute Communiqué de presse Octobre 2007 ECOUTE, SIMPLICITE, SERVICE... Pour, l'accompagnement est la clé de la satisfaction client. «Gagner du temps, être plus réactif» «Hyper convivialité et souplesse d utilisation»

Plus en détail

NOTRE PERE JESUS ME PARLE DE SON PERE. idees-cate

NOTRE PERE JESUS ME PARLE DE SON PERE. idees-cate NOTRE PERE JESUS ME PARLE DE SON PERE idees-cate 16 1 L'EVANGILE DE SAINT LUC: LE FILS PRODIGUE. Luc 15,11-24 TU AS TERMINE LE LIVRET. PEUX-TU DIRE MAINTENANT, QUI EST LE PERE POUR TOI? Un Père partage

Plus en détail

Lutte contre l étalement urbain

Lutte contre l étalement urbain Lutte contre l étalement urbain L étalement urbain et la consommation d espace résultent de plusieurs causes cumulatives. Ces phénomènes s expliquent notamment par l insuffisance et l inadaptation de l

Plus en détail

ET VOUS COMMENT. 900 000 déplacements VOUS DÉPLACEZ-VOUS? FAITES LE TEST TOUS LES JOURS DANS LA COMMUNAUTÉ URBAINE

ET VOUS COMMENT. 900 000 déplacements VOUS DÉPLACEZ-VOUS? FAITES LE TEST TOUS LES JOURS DANS LA COMMUNAUTÉ URBAINE 900 000 déplacements TOUS LES JOURS DANS LA COMMUNAUTÉ URBAINE ET VOUS COMMENT VOUS DÉPLACEZ-VOUS? FAITES LE TEST CITOYEN DE SA VILLE ET DE SA PLANÈTE évaluez vos comportements Question 1 : pour vous rendre

Plus en détail

janvier 2010 Construire en zone agricole Ce qu il faut savoir PRÉFECTURE DU RHÔNE

janvier 2010 Construire en zone agricole Ce qu il faut savoir PRÉFECTURE DU RHÔNE janvier 2010 Construire en zone agricole Ce qu il faut savoir PRÉFECTURE DU RHÔNE Préambule Pourquoi ce guide? Avant propos Dans le département du Rhône, l étalement urbain grandissant et les grands projets

Plus en détail

7. La fiscalité locale indirecte

7. La fiscalité locale indirecte 7. La fiscalité locale indirecte Généralités Les collectivités locales perçoivent des produits fiscaux de deux natures : directs et indirects. La fiscalité directe se compose, pour sa majeure partie, des

Plus en détail

document de travail Phase 2 : groupe de travail Eau et biodiversité

document de travail Phase 2 : groupe de travail Eau et biodiversité document de travail Extrait du tableau de bord de la Région de Bruxelles-Capitale, amendé par la Coordination associative : «Nouvelles Rivières Urbaines» et biodiversité 1.2.1. intégration des principes

Plus en détail

Travailler avec le site INA Rhône-Alpes ou l intérêt d une approche locale

Travailler avec le site INA Rhône-Alpes ou l intérêt d une approche locale ACADEMIE DE GRENOBLE Géographie Programme de Troisième, partie II, thème 1 LES ESPACES PRODUCTIFS Travailler avec le site INA Rhône-Alpes ou l intérêt d une approche locale alexandre.bouineau@ac-grenoble.fr

Plus en détail

PROTECTION DES SIGNES DISTINCTIFS D'UNE ENTREPRISE

PROTECTION DES SIGNES DISTINCTIFS D'UNE ENTREPRISE PROTECTION DES SIGNES DISTINCTIFS D'UNE ENTREPRISE 17/11/2011 L'entreprise peut être désignée par un ensemble de signes distinctifs. Une entreprise individuelle est identifiable par son nom commercial,

Plus en détail

Epargne : définitions, formes et finalités.

Epargne : définitions, formes et finalités. Epargne : définitions, formes et finalités. 1) Définitions de l épargne. Le dictionnaire Larousse définit l épargne comme une «fraction du revenu individuel ou national qui n est pas affectée à la consommation»,

Plus en détail

Développement du télétravail, Quel rôle pour les acteurs publics? Sylvie Mathon, CETE Nord Picardie

Développement du télétravail, Quel rôle pour les acteurs publics? Sylvie Mathon, CETE Nord Picardie 3ième journée d'étude nationale Nouveaux Services à la Mobilité Tours, 04 octobre 2012. Développement du télétravail, Quel rôle pour les acteurs publics? Sylvie Mathon, CETE Nord Picardie Un travail prospectif

Plus en détail

DIALOGUE AVEC LES CONSTRUCTEURS DE VEHICULES

DIALOGUE AVEC LES CONSTRUCTEURS DE VEHICULES CONFÉRENCE EUROPÉENNE DES MINISTRES DES TRANSPORTS EUROPEAN CONFERENCE OF MINISTERS OF TRANSPORT 2 rue André Pascal, F-75775 PARIS CEDEX 16 TEL. 33 (0)1 45 24 97 10 / FAX: 33 (0)1 45 24 97 42 e-mail: ecmt.contact@oecd.org

Plus en détail

Cas pratique CADASTRE DES OBSTACLES SUR LE RESEAU DE MOBILITÉ DOUCE La population fait la chasse aux obstacles

Cas pratique CADASTRE DES OBSTACLES SUR LE RESEAU DE MOBILITÉ DOUCE La population fait la chasse aux obstacles Cas pratique CADASTRE DES OBSTACLES SUR LE RESEAU DE MOBILITÉ DOUCE La population fait la chasse aux obstacles 10.10.2005 Soutenu par: Mobilservice PRATIQUE c/o beco Economie bernoise Protection contre

Plus en détail

72% des Français prêts à payer plus cher un produit fabriqué en France. Mais pas à n importe quel prix!

72% des Français prêts à payer plus cher un produit fabriqué en France. Mais pas à n importe quel prix! Communiqué de presse 21 novembre 2011 Une étude CEDRE/Ifop 1 propose le regard croisé des consommateurs et des chefs d entreprises français sur le «Made in France» 72% des Français prêts à payer plus cher

Plus en détail

Guide des autorisations d urbanisme

Guide des autorisations d urbanisme Guide des autorisations d urbanisme de Service Urbanisme Villenoy 2014 TABLE DES MATIERES QUEL DOSSIER DEPOSER POUR MON PROJET?... 2 QUELQUES NOTIONS POUR BIEN DEMARRER.... 2 MON PROJET EST-IL SOUMIS A

Plus en détail

Expertise vénale Expertise d'un bâtiment existant avant et après travaux

Expertise vénale Expertise d'un bâtiment existant avant et après travaux Gudrun Xpert - sa Avenue des Arts 50 BE - 1000 Bruxelles tel. 02/515 12 40 98947-07 /VEN Client Mevr Kathleen Van Limburg Vredestraat 25 BE - 1080 Brussel Avenue des arts 50 Belgique - 1000 Bruxelles 11/123.45.67

Plus en détail

Trait et ligne. La ligne avance, Elle indique une direction, Elle déroule une histoire, Le haut ou le bas, la gauche et la droite Une évolution.

Trait et ligne. La ligne avance, Elle indique une direction, Elle déroule une histoire, Le haut ou le bas, la gauche et la droite Une évolution. Trait et ligne I La ligne me fascine. Le trait qui relie ou qui sépare Qui déchire le néant et marque une trace Qui me fait entrer dans l univers des signes. La ligne avance, Elle indique une direction,

Plus en détail

Compte-rendu des ateliers

Compte-rendu des ateliers FORUM DE DÉVELOPPEMENT SOCIAL LOCAL 2010 2 E rencontre citoyenneté Compte-rendu des ateliers La 2e rencontre du Forum a abordé le thème de la citoyenneté. Cette rencontre s'est déroulé en suivant en partie

Plus en détail

QU EST-CE QUE L EAU BIEN COMMUN?

QU EST-CE QUE L EAU BIEN COMMUN? QU EST-CE QUE L EAU BIEN COMMUN? Si je vous posais la question suivante: Etes-vous partisans de l Eau Bien Commun? J obtiendrais une réponse positive unanime. Mais si je vous posais ensuite la question

Plus en détail

3 Les premiers résultats des plans d'actions

3 Les premiers résultats des plans d'actions 3 Les premiers résultats des plans d'actions Les résultats que nous avons obtenus en ce qui concerne les plans d'action, résultent de l'analyse de 48 entreprises seulement. Revenons sur notre échantillon.

Plus en détail

105 Avenue du 12 février 1934 92240 MALAKOFF - http://maisondesarts.malakoff.fr LA CABANE

105 Avenue du 12 février 1934 92240 MALAKOFF - http://maisondesarts.malakoff.fr LA CABANE 105 Avenue du 12 février 1934 92240 MALAKOFF - http://maisondesarts.malakoff.fr LA CABANE Ouverture Mardi 14 septembre 2010 105 Avenue du 12 février 1934 92240 MALAKOFF - http://maisondesarts.malakoff.fr

Plus en détail

Appel à financement participatif

Appel à financement participatif Appel à financement participatif pour installer des fours solaires de quartier à Saint-Martin-d'Hères (Isère) Communiqué de presse mars 2014 Appel au financement participatif pour finaliser le projet de

Plus en détail

Energie et morphologie : vers la perdurabilité de la forme urbaine? Généralités et transports. Luc Adolphe

Energie et morphologie : vers la perdurabilité de la forme urbaine? Généralités et transports. Luc Adolphe Energie et morphologie : vers la perdurabilité de la forme urbaine? Généralités et transports Luc Adolphe RÉDUCTION DES BESOINS ÉNERGÉTIQUES DANS LES TRANSPORTS. Contexte : Densité, Mobilité Réduire

Plus en détail

La sécurité des données

La sécurité des données La sécurité des données "Quand, par défaut, notre vie est privée, on doit faire attention à ce que l on rend public. Mais quand, par défaut, ce que l on fait est public, on devient très conscient des enjeux

Plus en détail

Internet Très Haut Débit : le Département a la fibre

Internet Très Haut Débit : le Département a la fibre Vendredi 29 novembre 2013 Internet Très Haut Débit : le Département a la fibre Plus de 133 millions d'euros seront consacrés dans les cinq années à venir au déploiement du Très Haut Débit sur le territoire

Plus en détail

Projet de création d un site internet en appui à la vente de produits locaux de qualité.

Projet de création d un site internet en appui à la vente de produits locaux de qualité. Projet de création d un site internet en appui à la vente de produits locaux de qualité. Septembre 2011 Contact : Muriel LESAINT, chef de projet. muriel.lesaint@educagri.fr Tel : 03 84 87 21 06 Contenu

Plus en détail

Musées et paysages culturels

Musées et paysages culturels La Charte de Sienne Musées et paysages culturels Proposée par l ICOM Italie le 7 juillet 2014 à la Conférence internationale de Sienne 1. Le paysage italien Le paysage italien est le pays que nous habitons,

Plus en détail

Brou-sur-Chantereine Elaboration du PLU Compte-rendu de la réunion publique de présentation du diagnostic 20 janvier 2011 1

Brou-sur-Chantereine Elaboration du PLU Compte-rendu de la réunion publique de présentation du diagnostic 20 janvier 2011 1 1. Avant-propos de Monsieur Bréhaux (adjoint au maire en charge de l urbanisme) : L importance du P.L.U. en tant qu outil législatif permettant une maîtrise de l urbanisme de la commune est rappelée aux

Plus en détail

LES CONSTRUCTIONS EN ZONE AGRICOLE

LES CONSTRUCTIONS EN ZONE AGRICOLE Direction départementale des territoires PRÉFET DES HAUTES-ALPES Service d'appui territorial Application du droit des sols LES CONSTRUCTIONS EN ZONE AGRICOLE D'une manière générale, les zones naturelles

Plus en détail

Assises de l Enseignement Catholique Intervention de Paul MALARTRE Paris Cité des Sciences de La Villette 8 juin 2007

Assises de l Enseignement Catholique Intervention de Paul MALARTRE Paris Cité des Sciences de La Villette 8 juin 2007 Assises de l Enseignement Catholique Intervention de Paul MALARTRE Paris Cité des Sciences de La Villette 8 juin 2007 Quand je pense à ces nouveaux Chefs d établissement qui me disaient récemment avoir

Plus en détail

Dossier table tactile - 11/04/2010

Dossier table tactile - 11/04/2010 Dossier table tactile - 11/04/2010 Intro Je vais brièvement exposer dans ce document: Ce que j'ai fait, comment je l'ai fait, combien ça m'a couté, et combien de temps j'ai mis à fabriquer, dans le cadre

Plus en détail

Test électoral 2014 de la RTBF

Test électoral 2014 de la RTBF ÉLECTIONS 2014 Test électoral 2014 de la RTBF L AVIS DES PRINCIPAUX PARTIS FRANCOPHONES EN MATIÈRE DE MOBILITÉ NIVEAU FÉDÉRAL Les voitures de société doivent être taxées plus fortement Il s agit avant

Plus en détail

MASTER 2 URBANISME ET AMENAGEMENT SPÉCIALITÉ PAYSAGE ET AMENAGEMENT Année universitaire 2012-2013

MASTER 2 URBANISME ET AMENAGEMENT SPÉCIALITÉ PAYSAGE ET AMENAGEMENT Année universitaire 2012-2013 MASTER 2 URBANISME ET AMENAGEMENT SPÉCIALITÉ PAYSAGE ET AMENAGEMENT Année universitaire 2012-2013 Le Master 2 Paysage et Aménagement est une spécialité du Master Urbanisme et Aménagement. Celui-ci est

Plus en détail

pour un pacte écologique local : questions aux futurs élus locaux

pour un pacte écologique local : questions aux futurs élus locaux pour un pacte écologique local : questions aux futurs élus locaux Préserver la biodiversité dans la commune La commune dispose-t-elle d'un inventaire du patrimoine écologique local? Quelle part de budget

Plus en détail

Accessibilité des personnes handicapées dans les ERP

Accessibilité des personnes handicapées dans les ERP Accessibilité des personnes handicapées dans les ERP 09-2011 http://www.ville-libourne.fr La loi du 11 février 2005 dite "Loi Handicap" vise à susciter un nouvel élan dans la prise en compte de l'insertion

Plus en détail

Code de la publicité écologique

Code de la publicité écologique Code de la publicité écologique Code de la publicité écologique: Préambule Une société saine construit un avenir durable. De plus en plus, le souci de l'homme pour son environnement en constitue un élément

Plus en détail

L'accessibilité en questions

L'accessibilité en questions L'accessibilité en questions ( ) c est notre société toute entière que nous aidons à respirer, à mieux vivre, à être plus humaine. Jacques Chirac Interview télévisée du 14 juillet 2002 Sommaire L éditorial

Plus en détail

Magonty, un quartier tourné vers l écologie de demain

Magonty, un quartier tourné vers l écologie de demain Pessac, le 7 août 2009 Réf. : CQM-2009-30a-CV Magonty, un quartier tourné vers l écologie de demain Projet de cheminements verts Rapporteur Serge Degueil Responsable Commission Cadre de vie Yves Schmidt

Plus en détail

Ywood Les Docks Libres à Marseille

Ywood Les Docks Libres à Marseille Ywood Les Docks Libres à Marseille S. Bouquet 1 Ywood Les Docks Libres à Marseille Stéphane Bouquet NEXITY / YWOOD FR-Paris, Marseille 2 Ywood Les Docks Libres à Marseille S. Bouquet 5 ème Forum International

Plus en détail

nouvel horizon Quartier Beauregard Une vue sur le soleil, une vue sur la ville

nouvel horizon Quartier Beauregard Une vue sur le soleil, une vue sur la ville nouvel horizon Quartier Beauregard Une vue sur le soleil, une vue sur la ville ST MALO CAEN ST BRIEUC ICI VANNES LORIENT RENNES LE MANS NANTES Des accès proches et rapides Bus lignes 4 et 30 Métro A à

Plus en détail

LIVRET DE RESTITUTION

LIVRET DE RESTITUTION LIVRET DE RESTITUTION ESPACE TRUILLOT...... IMAGINONS UNE PROMENADE PLANTÉE Atelier de sensibilisation à la ville et à l architecture 2012 CAUE de Paris 2 L architecture et le paysage urbain composent

Plus en détail

Annie Claude Sortant-Delanoë. L angoisse, nécessité logique entre jouissance et désir

Annie Claude Sortant-Delanoë. L angoisse, nécessité logique entre jouissance et désir Annie Claude Sortant-Delanoë L angoisse, nécessité logique entre jouissance et désir À sa naissance, l enfant est un organisme dont le cri exprime un besoin. Ce cri n a aucune intention de signification.

Plus en détail

AVIS. Objet : Demande de permis de lotir à Franc- Waret (FERNELMONT) Réf. : CWEDD/05/AV.276. Liège, le 14 mars 2005

AVIS. Objet : Demande de permis de lotir à Franc- Waret (FERNELMONT) Réf. : CWEDD/05/AV.276. Liège, le 14 mars 2005 AVIS Réf. : CWEDD/05/AV.276 Liège, le 14 mars 2005 Objet : Demande de permis de lotir à Franc- Waret (FERNELMONT) Avis du CWEDD portant sur une demande de permis de lotir à Franc-Waret (FERNELMONT) L avis

Plus en détail

références ilex [paysageurbanisme]

références ilex [paysageurbanisme] références ilex [paysageurbanisme] Prospective territoriale, urbanisme et renouvellement urbain >> MONTBELIARD [25] Restructuration des espaces publics du quartier de la Petite hollande Ce projet

Plus en détail

Demande d examen au cas par cas préalable à la réalisation d une étude d impact

Demande d examen au cas par cas préalable à la réalisation d une étude d impact Demande d examen au cas par cas préalable à la réalisation d une étude d impact Article R. 122-3 du code de l environnement N 14734*02 Ministère chargé de l'environnement Ce formulaire n est pas applicable

Plus en détail

TOUR DE FRANCE NOUVEAU DIALOGUE FORUM-DEBAT POITIERS

TOUR DE FRANCE NOUVEAU DIALOGUE FORUM-DEBAT POITIERS TOUR DE FRANCE NOUVEAU DIALOGUE FORUM-DEBAT POITIERS Synthèse des débats rédigée par : 26 janvier 2012 Dans le cadre de son Tour de France du Dialogue, la CFE-CGC a organisé à Poitiers, le 26 janvier 2012,

Plus en détail

Théories de la Business Intelligence

Théories de la Business Intelligence 25 Chapitre 2 Théories de la Business Intelligence 1. Architectures des systèmes décisionnels Théories de la Business Intelligence Depuis les premières requêtes sur les sources de données OLTP consolidées

Plus en détail

CADRER SA RESPONSABILITE PAR LE CONTRAT

CADRER SA RESPONSABILITE PAR LE CONTRAT HMONP ENSA-V NOVEMBRE 2013 CADRER SA RESPONSABILITE PAR LE CONTRAT 1. DEFINITIONS PREALABLES - RESPONSABILITE(S) - Ecarter la responsabilité pénale (règles en matière d'urbanisme, faux, etc.) Ecarter la

Plus en détail

La réforme du permis de construire et des autorisations d urbanisme

La réforme du permis de construire et des autorisations d urbanisme La réforme du permis de construire et des autorisations d urbanisme 1 PREAMBULE Quelques dates pour situer la réforme du permis de construire 2 Le permis de construire en quelques dates 1852 : décret relatif

Plus en détail

Une épargne toujours importante, objectif prioritaire pour les collectivités locales

Une épargne toujours importante, objectif prioritaire pour les collectivités locales Une épargne toujours importante, objectif prioritaire pour les collectivités locales Depuis maintenant plusieurs années, les collectivités locales s'efforcent d'augmenter leur épargne afin d'autofinancer

Plus en détail

AGORA 2014 Appel à idées Habiter les toits à Bordeaux Et pour compléter

AGORA 2014 Appel à idées Habiter les toits à Bordeaux Et pour compléter AGORA 2014 Appel à idées Habiter les toits à Bordeaux Et pour compléter 1 SOMMAIRE Vues générales des toits 3 Type de charpentes, de la plus simple à la plus sophistiquée quelques coupes transversales

Plus en détail

Soirée d'info au Centre Culturel Elzenhof 20/05/2014. «Créer un potager collectif en Région bruxelloise : Comment se lancer?»

Soirée d'info au Centre Culturel Elzenhof 20/05/2014. «Créer un potager collectif en Région bruxelloise : Comment se lancer?» Soirée d'info au Centre Culturel Elzenhof 20/05/2014 «Créer un potager collectif en Région bruxelloise : Comment se lancer?» Un jardin potager collectif, ça peut être quoi? un lieu de production alimentaire,

Plus en détail

OECD Insights International Trade: Free, Fair and Open? Les essentiels de l OCDE Le commerce international : Libre, équitable et ouvert?

OECD Insights International Trade: Free, Fair and Open? Les essentiels de l OCDE Le commerce international : Libre, équitable et ouvert? OECD Insights International Trade: Free, Fair and Open? Summary in French Les essentiels de l OCDE Le commerce international : Libre, équitable et ouvert? Résumé en français Le commerce international influe

Plus en détail

Série TD 3. Exercice 4.1. Exercice 4.2 Cet algorithme est destiné à prédire l'avenir, et il doit être infaillible! Exercice 4.3. Exercice 4.

Série TD 3. Exercice 4.1. Exercice 4.2 Cet algorithme est destiné à prédire l'avenir, et il doit être infaillible! Exercice 4.3. Exercice 4. Série TD 3 Exercice 4.1 Formulez un algorithme équivalent à l algorithme suivant : Si Tutu > Toto + 4 OU Tata = OK Alors Tutu Tutu + 1 Tutu Tutu 1 ; Exercice 4.2 Cet algorithme est destiné à prédire l'avenir,

Plus en détail

Les réformes se poursuivent en faveur d une économie française plus compétitive et d un appui renforcé aux entreprises à l export

Les réformes se poursuivent en faveur d une économie française plus compétitive et d un appui renforcé aux entreprises à l export Les réformes se poursuivent en faveur d une économie française plus compétitive et d un appui renforcé aux entreprises à l export Depuis 2012, un ensemble d actions est engagé au service du renforcement

Plus en détail

Et si on utilisait le vélo?

Et si on utilisait le vélo? Et si on utilisait le vélo? Marc Eloy Ivan Derré Juillet 2014 Paris peut elle devenir comme Copenhague une capitale symbole du déplacement en vélo? Le développement du Vélib, la mise en place de voies

Plus en détail

TIC. Panorama. L'industrie de l'information et de la communication la première industrie japonaise

TIC. Panorama. L'industrie de l'information et de la communication la première industrie japonaise TIC (Technologies de l'information et de la communication) Panorama L'industrie de l'information et de la communication la première industrie japonaise La taille du marché (en PIB réel) des technologies

Plus en détail

2.1.4. L'équilibre général des échanges

2.1.4. L'équilibre général des échanges 2.1.4. L'équilibre général des échanges La prise en compte des offres et des demandes de l'ensemble des pays participants au commerce mondial permet la détermination des prix mondiaux. L'existence d'un

Plus en détail

LIBRE CIRCULATION DES MARCHANDISES

LIBRE CIRCULATION DES MARCHANDISES LIBRE CIRCULATION DES MARCHANDISES La libre circulation des marchandises, la première des quatre libertés fondamentales du marché intérieur, est garantie par la suppression des droits de douane et des

Plus en détail

LA REBELLION. a) il faut que l'agent ait agi dans l'exercice de ses fonctions.

LA REBELLION. a) il faut que l'agent ait agi dans l'exercice de ses fonctions. LA REBELLION La rébellion est le fait de s'opposer violemment aux fonctionnaires et officiers publics qui agissent pour l'exécution et l'application des lois. I - ELEMENTS CONSTITUTIFS A - L ELEMENT LEGAL

Plus en détail

CECOP. Centre d études et de connaissances sur l opinion publique LES FRANCAIS ET LEUR RETRAITE. Une enquête CECOP/CSA pour Le Cercle des épargnants

CECOP. Centre d études et de connaissances sur l opinion publique LES FRANCAIS ET LEUR RETRAITE. Une enquête CECOP/CSA pour Le Cercle des épargnants Centre d études et de connaissances sur l opinion publique LES FRANCAIS ET LEUR RETRAITE Une enquête /CSA pour Le Cercle des épargnants Note d analyse Février 2009 S.A. au capital de 38.112,25 euros Siège

Plus en détail

Conséquences des changements de mode de vie sur la production et la distribution des biens de consommation : résultats d une étude du CRÉDOC

Conséquences des changements de mode de vie sur la production et la distribution des biens de consommation : résultats d une étude du CRÉDOC Conséquences des changements de mode de vie sur la production et la distribution des biens de consommation : résultats d une étude du CRÉDOC L industrie française des biens de consommation prend-elle bien

Plus en détail

La gestion opérationnelle de l information commerciale

La gestion opérationnelle de l information commerciale La gestion opérationnelle de l information commerciale La maîtrise du Process Commercial Du ciblage à la commande avec les solutions PREMIDATA PREMIUM 23 avenue de Genève 74 000 ANNECY Tél : 04.50.46.54.56

Plus en détail

Lettre d actualité de l urbanisme

Lettre d actualité de l urbanisme n 3 Février 2010 Lettre d actualité de l urbanisme de la Direction Départementale des Territoires et de la Mer du Calvados 1- ACTUALITÉ DES DÉCISIONS DU CONSEIL D'ÉTAT Décision du conseil d'etat (CE) n

Plus en détail

Ministère des Affaires étrangères et européennes. Direction de la politique culturelle et du français. Regards VII

Ministère des Affaires étrangères et européennes. Direction de la politique culturelle et du français. Regards VII Ministère des Affaires étrangères et européennes Direction de la politique culturelle et du français Regards VII 8. Les voitures électriques Réalisation Thomas Sorin, CAVILAM Rédaction Frédérique Gella,

Plus en détail

«Source» - Elena PAROUCHEVA, installation monumentale, Amnéville-les-Thermes, Concours Européen Supélec Sciences et Technologies dans l'art Européen

«Source» - Elena PAROUCHEVA, installation monumentale, Amnéville-les-Thermes, Concours Européen Supélec Sciences et Technologies dans l'art Européen Concours Européen Supélec Sciences et Technologies dans l'art Européen «Source» - Elena PAROUCHEVA, installation monumentale, Amnéville-les-Thermes, présentée par Frédéric LESUR, Supélec 92 Illustrations

Plus en détail

Politique de l'acei en matière de règlement des différends relatifs aux noms de domaine Version 1.3 (le 22 août 2011) ARTICLE 1 INTRODUCTION

Politique de l'acei en matière de règlement des différends relatifs aux noms de domaine Version 1.3 (le 22 août 2011) ARTICLE 1 INTRODUCTION Politique de l'acei en matière de règlement des différends relatifs aux noms de domaine Version 1.3 (le 22 août 2011) ARTICLE 1 INTRODUCTION 1.1 Objet. La présente politique de l'acei en matière de règlement

Plus en détail

MUNICIPALITE PREAVIS N 4/2005 AU CONSEIL COMMUNAL

MUNICIPALITE PREAVIS N 4/2005 AU CONSEIL COMMUNAL MUNICIPALITE PREAVIS N 4/2005 AU CONSEIL COMMUNAL Vente de la parcelle communale n 350, sise à l'avenue du Général-Guisan 16, à l Etablissement cantonal d assurance contre l incendie (ECA) Séance de la

Plus en détail

Atelier de participation à la lecture de notre cadre de vie et de ses mutations. à destination des membres des CCATM et des CLDR

Atelier de participation à la lecture de notre cadre de vie et de ses mutations. à destination des membres des CCATM et des CLDR Atelier de participation à la lecture de notre cadre de vie et de ses mutations à destination des membres des CCATM et des CLDR Le cadre de vie, C est quoi au juste? Environnement incorporant la dimension

Plus en détail

Observatoire des Projets Informatiques et Télécoms Le Palmarès des Projets Nouvelles technologies

Observatoire des Projets Informatiques et Télécoms Le Palmarès des Projets Nouvelles technologies Observatoire des Projets Informatiques et Télécoms Le Palmarès des Projets Nouvelles technologies Paris, le 31 août 2009 Contact Presse : Muriel Foucher, 01 42 04 74 00, muriel.foucher@murielfoucherconseil.fr

Plus en détail

COMPTES-RENDUS DES ATELIERS THÉMATIQUES AGENDA 21 COMMUNAUTÉ DE COMMUNES PAYS AUBENAS VALS JUIN 2010 - PHASE DE DIAGNOSTIC

COMPTES-RENDUS DES ATELIERS THÉMATIQUES AGENDA 21 COMMUNAUTÉ DE COMMUNES PAYS AUBENAS VALS JUIN 2010 - PHASE DE DIAGNOSTIC COMPTES-RENDUS DES ATELIERS THÉMATIQUES JUIN 2010 - PHASE DE DIAGNOSTIC AGENDA 21 COMMUNAUTÉ DE COMMUNES PAYS AUBENAS VALS ATELIER N 1 «STRATÉGIE TERRITORIALE ET AMÉNAGEMENT» Animateur des ateliers thématiques

Plus en détail

PARC DES EXPOSITIONS de la Porte de Versailles

PARC DES EXPOSITIONS de la Porte de Versailles PARC DES EXPOSITIONS de la Porte de Versailles I- LE PARC DES EXPOSITIONS AUJOURD HUI Bien positionné sur les classements internationaux, Paris est une destination phare du tourisme d affaires au niveau

Plus en détail

CHARTE DE COVOITURAGE DEMANDEUR

CHARTE DE COVOITURAGE DEMANDEUR CHARTE DE COVOITURAGE DEMANDEUR 1 PREAMBULE "Les seniors ne doivent pas être des spectateurs muets de l'évolution du monde, mais au contraire faire bénéficier leur entourage et leur environnement de toute

Plus en détail

ESCALIERS. passer des dénivellations supérieures à 7%

ESCALIERS. passer des dénivellations supérieures à 7% ESCALIERS passer des dénivellations supérieures à 7% 2 définitions essentielles : Contremarche et giron Le rapport H/G donne la pente d une volée de marches ex : 16 cm / 32 cm = 50% Emmarchement, emprise,

Plus en détail

Certu. Les zones 30 en France Bilan des pratiques en 2000

Certu. Les zones 30 en France Bilan des pratiques en 2000 Certu Les zones 30 en France Bilan des pratiques en 2000 Pourquoi des zones 30? Introduites dans le code la route par le décret du 29 novembre 1990, les zones 30 délimitent des secteurs de la ville où

Plus en détail

SCP d Architecture et d Aménagement du Territoire DESCOEUR F & C 49 rue des Salins, 63000 Clermont Fd. 7 juin 2010

SCP d Architecture et d Aménagement du Territoire DESCOEUR F & C 49 rue des Salins, 63000 Clermont Fd. 7 juin 2010 SCP d Architecture et d Aménagement du Territoire DESCOEUR F & C 49 rue des Salins, 63000 Clermont Fd Commune de Coulandon CONTRATT COMMUNAL D AMENAGEMENT DE BOURG FICHE ACTION 1 Aménagement de la route

Plus en détail

par Ségolène Royal Présidente de la Région Poitou-Charentes

par Ségolène Royal Présidente de la Région Poitou-Charentes Inauguration de la SCOP SARL Chizé confection par Ségolène Royal Présidente de la Région Poitou-Charentes Contact presse : Attachée de presse de la Région Poitou-Charentes Valérie Courrech 05 49 55 77

Plus en détail

6. La fiscalité locale indirecte

6. La fiscalité locale indirecte 6. La fiscalité locale indirecte Généralités Les collectivités locales perçoivent des produits fiscaux de deux natures : directs et indirects. La fiscalité directe se compose, pour sa majeure partie, des

Plus en détail