Guide du candidat au concours ÉVOLUTION. ADMISSION EN 1 re ANNÉE : BAC+2 VALIDÉ ADMISSION EN 2 e ANNÉE : BAC+3 VALIDÉ
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- Jean-Pascal Dumouchel
- il y a 11 ans
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1 Guide du candidat au concours ÉVOLUTION ADMISSION EN 1 re ANNÉE : BAC+2 VALIDÉ ADMISSION EN 2 e ANNÉE : BAC+3 VALIDÉ PARIS / BORDEAUX / CHAMBÉRY / GENÈVE / MONACO / LONDON / CHICAGO
2 COMMENT INTÉGRER L INSEEC BUSINESS SCHOOL : ADMISSION PARALLÈLE Traditionnellement, l admission à l INSEEC Business School se fait par voie d un concours réservé aux candidats des Classes préparatoires économiques et commerciales (Banque BCE). Le concours INSEEC EVOLUTION permet cependant aux étudiants qui ont suivi une autre filière (DUT, BTS, Licence, autres diplômes visés ou titres certifiés) de se porter candidats à l admission parallèle. Concours INSEEC EVOLUTION 1 : Les titulaires ou futurs titulaires d un BAC+2 sont habilités à se présenter au Concours d Admission en 1ère Année (niveau L3). Concours INSEEC EVOLUTION 2 : Ouvre l admission directe en 2ème Année (niveau M1) aux titulaires ou futurs titulaires d un BAC+3. LES ÉPREUVES DU CONCOURS INSEEC EVOLUTION Les épreuves (écrits et oraux) se déroulent sur une seule journée, à la date de session et sur le site choisi par le candidat. Un entraînement facultatif et gratuit est proposé dans la semaine qui précède chaque session de concours (date et horaire précisés sur la convocation). Les épreuves sont identiques pour les concours ÉVOLUTION 1 et 2. Néanmoins, les sujets des épreuves écrites sont différents et le niveau d exigence est plus élevé pour les candidats du Concours ÉVOLUTION 2 lors des épreuves orales. è ÉPREUVES ÉCRITES : coef Synthèse de documents coef. 10 durée : 2 h - QCM algébrique et logique coef. 5 durée : 1 h - QCM de langue anglaise coef. 5 durée : 1 h è ÉPREUVES ORALES : coef Entretien individuel coef.10 préparation : 0 mn durée : 15 mn - Question de culture générale ou sujet d actualité coef. 5 préparation : 20 mn durée : 15 mn - Entretien en anglais coef.5 préparation : 0 mn durée : 20 mn Communication des résultats par lettre individuelle, au plus tard 15 jours après chaque session. Le candidat choisit alors librement d intégrer l INSEEC Business School à Paris, à Bordeaux ou à Chambéry. Pour connaître les dates des prochaines sessions, le montant des frais d inscription et pour télécharger le dossier de candidature, rendez-vous sur
3 SYNTHÈSE DE DOCUMENTS Coefficient : 10 DUREE : 2 h Les relations sino-américaines sont-elles à l origine de nouveaux conflits et désordres internationaux? Vous présenterez une synthèse de l ensemble des documents proposés à votre lecture, en rapportant les informations essentielles aussi objectivement que possible selon un plan cohérent. Vous êtes également invités à faire part de votre opinion et de vos connaissances personnelles, tout au long de votre développement, en apportant une réponse argumentée à la question posée. Document 1 : Etats-Unis / Chine, vers une nouvelle guerre froide? B. Khabou, L Express, le 15/03/2010 Document 2 : La Chine se cabre face aux Etats-Unis. J. Zylberstein, Affaires Stratégiques, le 29/03/2010
4 Document 1 Etats-Unis Chine : vers une nouvelle guerre froide? Plus d un an après l éclatement de la crise financière aux Etats-Unis, la récession mondiale qu elle a provoquée n a pas empêché la Chine et d autres pays émergents de maintenir un rythme relativement élevé de croissance. En revanche, elle ne cesse de détruire les emplois et dégrader de manière alarmante l endettement public en Amérique du Nord et en Europe. L année 2009, marquée par la concertation pour la sauvegarde du système financier international et les relances étatiques de l activité économique, a vu ainsi se distinguer deux blocs : 1) celui, piloté par les Etats-Unis, des pays développés mais surendettés, s employant tant bien que mal à atténuer les impacts de la crise. 2) le bloc, mené par la Chine, des pays nouvellement industrialisés, faiblement endettés et disposant de ressources à même de stimuler leur croissance par une demande intérieure non encore suffisamment soutenue (Pékin prévoit une croissance économique de 8% pour 2010). Ce nouveau contexte, chargé d incertitude sur le retour de la croissance mondiale, ne manque pas de précipiter, en 2010, un début de dégradation des relations sino-américaines. Le temps du rapprochement entre ces deux pays et l image de Barack Obama en novembre dernier cheminant sereinement sur la grande muraille de Chine, semblent déjà loin après les tensions récentes autour du Yémen, de Taiwan ou du Tibet et surtout l opposition persistance de la Chine au projet occidental de sanctions énergétiques contre l Iran. Faut-il y voir de simples tensions conjoncturelles ou le retour du spectre d une nouvelle guerre froide entre les Etats- Unis et, cette fois, la Chine, comme annoncé déjà au début de l ère néo-conservatrice de l ancienne administration américaine? Décryptage. "Qui domine les autres est fort. Qui se domine est puissant." Lao-Tseu. "La présidence d Obama est comme conduire un train plutôt qu une automobile : un train ne peut pas choisir sa route, son conducteur peut au mieux ajuster sa vitesse, mais, au bout du compte, il doit rester sur les rails." pouvait-on lire, il y a quelques semaines, dans un article présentant les récentes tractations américaines avec le régime Yéménite comme une odyssée visant la Chine. Derrière la guerre contre Al Qaïda et la prévention du risque d émergence d un nouveau front de résistance chiite au Yémen, sur le modèle du Hezbollah, c est la militarisation des voies navigables stratégiques dans l océan indien qui intéresse les grandes puissances, précise un autre observateur. Après les deux guerres engagées, suite aux attentats du 11 septembre 2001, par les néo-conservateurs états-uniens en Afghanistan et en Irak et l autorisation des deux opérations essentiellement "civilticides" d Israël au Liban et à Gaza, l administration Obama semble passer à une nouvelle étape : serrer l étau autour du géant émergent qu est la Chine. On peut être tenté de croire à de simples tensions conjoncturelles dues à l approche du rendez-vous important pour l administration Obama que sont les élections de mi-mandat de novembre prochain, dans une période de crise économique sans précédent, ou encore au dialogue de sourds, sur fond d intérêts énergétiques et géopolitiques divergents, entre les Etats-Unis et l Iran au sujet de son projet nucléaire. Mais il faut bien admettre que la Chine qui fait sienne une politique de long terme, pragmatique et très mesurée, ne peut laisser s exercer indéfiniment la pression américaine sans veiller à faire respecter certaines "lignes rouges" ayant trait à ses intérêts géostratégiques (approvisionnement en ressources énergétiques et matières premières, sécurité du commerce maritime) ou d unité nationale (cas de Taiwan et du Tibet, troubles ethniques comme ceux de juillet dernier dans la province de Xinjiang). La réalité est que les tensions actuelles sino-américaines ne peuvent s expliquer par les seuls facteurs conjoncturels. La Chine se présente, en effet, comme une puissance capitaliste rivale, dotée d une économie de marché appelée à être de plus en plus performante. Si l on ajoute le fait que l empire du Milieu constitue désormais le premier exportateur mondial et le premier créancier des Etats-Unis, on comprend alors le dilemme dans lequel se trouve l administration américaine. A l évidence, l objectif structurel majeur des Etats-Unis est de maintenir le plus longtemps possible leur leadership mondial en confinant la Chine,
5 sans doute la seule nation capable à terme de disputer ce leadership aux américains, dans le rang d une puissance intermédiaire à l instar de l Inde ou du Japon. Le récent changement d attitude de l administration Obama vis-à-vis de la Chine tient à d autres enjeux liés à deux lignes de fracture stratégique fondamentales entre ces deux puissances. La première fracture concerne le devenir des relations sino-américaines au terme de la montée en puissance de la Chine. Autrement dit, la Chine doit-elle être considérée par Washington comme un partenaire stratégique ou un concurrent stratégique? C est probablement la réponse par cette deuxième partie de la question qui semble avoir été déjà tranchée par Washington, alors que le but géostratégique de la Chine, selon un document interne au PC chinois de mars 2001, est de "contrer le développement de l hégémonisme et de la loi du plus fort." Concrètement, l objectif de la Chine] est, dans un premier temps, non seulement de récupérer Taiwan, l île rebelle, pour des raisons autant économiques que politiques, mais aussi, dans un deuxième temps, de distendre les liens protecteurs entre les USA et leurs deux principaux alliés asiatiques : la Corée du Sud et le Japon. Dans un troisième temps, la Chine entend reprendre la maîtrise du Pacifique, commerciale et militaire. Par ailleurs, en soutenant à bout de bras le régime de Pyongyang, la Chine vise "la création d une Corée réunifiée sous la houlette chinoise, avec un système «capitaliste autoritaire» comme à Hong-Kong. L objectif américain est apparemment proche, mais totalement inverse : la création d une Corée unique, puissance économique et militaire conséquente, sous hégémonie américaine. Le but des USA est clair : intimider la Chine et la contenir par trois «révolvers» et concurrents braqués contre elle, le Japon, la Corée et Taiwan. Pékin, vis-à-vis de ces Etats essaie de jouer de l argument de la «solidarité ethnique» des Asiatiques face aux Occidentaux". L autre fracture stratégique, corollaire de la première, a trait à la domination des couloirs navigables de l océan indien reliant le Moyen-Orient, l Asie de l Est et l Afrique avec l Europe et les Amériques. L océan Indien possède quatre voies d accès cruciales facilitant le commerce maritime international, à savoir le canal de Suez en Égypte, Bab-el-Mandeb (longeant Djibouti et le Yémen), le détroit d Ormuz (longeant l Iran et Oman) et le détroit de Malacca (longeant l Indonésie et la Malaisie). Ces «points d étranglement» sont primordiaux pour le commerce mondial du pétrole puisque d énormes quantités de pétrole passent par ceux-ci. En obtenant de Sanaa la construction d une base militaire sur l île Socotra au large du Yémen, les Etats-Unis renforcent leur domination des couloirs de navigation de l Océan Indien et envoient un message fort à la Chine qui se sent de plus en plus sous pression dans cette région, d autant plus que l Inde y est un allié stratégique des Etats-Unis. Quant au Pakistan, il se trouve pris dans le tourbillon de la guerre aux Talibans et l impératif de se ranger derrière Washington, même si ses liens avec la Chine sont importants pour faire contrepoids à ce qu Islamabad perçoit comme une hégémonie indienne. Du coup, la Chine ne peut non plus maîtriser le passage vers le golf persique via l Asie centrale et le Pakistan. Dés lors, on comprend les enjeux de l opposition persistante de la Chine au projet de sanctions énergétiques contre l Iran, seul pays pétrolier du Moyen-Orient à ne pas s être encore rangé sous la houlette occidentale, malgré l assurance des Etats-Unis et de leurs alliés arabes du Golf (principalement l Arabie Saoudite) à garantir à l empire du Milieu l approvisionnement supplémentaire en pétrole en cas de sanctions. Ces fractures stratégiques expliquent en grande partie la formidable croissance du budget militaire Chinois au cours des dix dernières années (plus que 10% par an), orienté essentiellement vers les forces balistiques, maritimes et nucléaires. Elles constituent aussi le soubassement stratégique du discret soutien par Pékin de la Corée du Nord et de l Iran, les deux derniers états à faire partie de «l Axe du Mal» aux yeux de l Amérique. B. Khabou
6 Document 2 La Chine se cabre face aux Etats-Unis Les relations entre les Etats-Unis et la Chine sont de plus en plus mauvaises. Si les origines de la tension ne datent pas d hier, la résistance opposée par la Chine à des sanctions internationales contre l Iran se situe désormais au cœur de l opposition entre les deux pays. Pékin juge ces sanctions de nature à compromettre sa sécurité énergétique et pense aussi qu elles nuiraient à son image. Aussi Hillary Clinton bat-elle la campagne pour obtenir de Pékin qu il assouplisse sa position. D où la visite de la secrétaire d Etat en Arabie saoudite, les 15 et 16 février. Le but? Inciter Riyad à accroître ses livraisons de pétrole à la Chine. A Washington, le 14 février, le vice-président Binden a dit compter sur la Chine pour qu elle appuie les sanctions. Le même jour, le conseiller à la sécurité nationale, Jim Jones, évoquait l appui chinois aux pressions sur la Corée du Nord, concluant qu une puissance responsable comme la Chine ne saurait agir différemment avec l Iran. Tout ceci suivait un communiqué de la Maison Blanche aux termes duquel la Russie soutenait maintenant le principe des sanctions à l inverse de la Chine, toujours réticente. La crise financière n a pas amélioré les relations entre les deux pays. Les spécificités de leurs économies comme leur évidente complémentarité rendent les frictions inévitables. Les Etats-Unis sont le premier client de la Chine qui leur a vendu en 2009 des biens pour 220 milliards de dollars, soit 18% du commerce extérieur chinois. Dans le même temps, les ventes de Washington à la Chine se sont élevées à 77 milliards. Résultat, Pékin a accumulé 2,39 milliers de milliards de dollars dont un tiers est investi en bons du Trésor US. La banque fédérale des Etats-Unis a donc pu maintenir très bas ses taux d intérêt, et les importations en provenance de Chine se sont poursuivies comme si de rien n était. Toutefois, cette interdépendance économique et financière ne va pas sans désagréments. En septembre 2009, l administration Obama a relevé les droits sur les pneus chinois. De multiples querelles ont surgi au sein de l Organisation mondiale du commerce (OMC). Le risque existe de voir ces disputes dégénérer en une spirale de mesures protectionnistes réciproques. En matière de défense, la confiance fait défaut. Les capacités militaires de la Chine vont croissant; sa réussite économique facilite la réforme de l outil de défense et sa dotation en matériels modernes. Les voisins s en inquiètent. D un autre côté, la puissance navale américaine est source d interrogation à Pékin quant à la sécurité de ses routes maritimes d approvisionnement. De plus, les liens défensifs étroits qu entretient Washington avec le Japon, la Corée du Sud, Taïwan irritent la Chine. Des conversations entre militaires chinois et américains ont été annulées en 2008 quand George W. Bush a vendu pour 6 milliards d armes à Taïwan; reportés en 2010, ces entretiens ont été à nouveau suspendus et pour les mêmes raisons. Ces soucis d ordre stratégique interfèrent maintenant avec les questions commerciales. La Chine menace de sanctions les entreprises américaines concernées par les ventes d armes à Taïwan, une mesure sans précédent. Les restrictions apportées par Pékin à l utilisation d internet ne favorisent pas non plus la détente, tout comme, d ailleurs, les critiques américaines de la politique chinoise au Xinjiang et au Tibet, encore aggravées par la rencontre Obama-Dalaï-lama du 18 février. Là-dessus s est greffée la controverse à propos du programme nucléaire iranien. La Chine s oppose aux sanctions contre Téhéran. Elle n a participé aux conversations des 5+1 qu à un très bas niveau. La Chine, il est vrai, importe 51% du pétrole qu elle consomme et l Iran est son troisième fournisseur. Une aggravation de la situation au Moyen-Orient pourrait inciter Téhéran à s en prendre au détroit d Ormuz par où transite la moitié du brut importé par Pékin. De son côté, Téhéran achète de plus en plus d essence chinoise et les sanctions concerneraient justement l essence, talon d Achille d un Iran dépourvu de raffineries en état de marche. Ces sanctions induiraient aussi des conséquences fâcheuses pour les compagnies chinoises de prospection pétrolière en Iran. Punir ce pays est jugé à Pékin très inopportun. La Chine veut défendre sa réputation, celle de protecteur du tiers monde et de contrepoids face aux puissances occidentales. Pékin entend jouer le rôle d une puissance globale apte à mener des opérations
7 humanitaires, de maintien de la paix ou de lutte contre les pirates La Chine représente une alternative possible aux Etats-Unis. Si Pékin consentait à punir l Iran, ce vibrant adversaire de l Oncle Sam, de nombreux pays en Amérique latine, en Afrique, en Asie du Sud-Est, seraient amenés à réorienter leur politique étrangère. A l inverse, en traînant les pieds sur la question des sanctions, Pékin prolonge les difficultés des Etats-Unis et se donne un espace de manœuvre pour atteindre ses propres objectifs, intérieurs et internationaux. Problème pour la Chine: elle n a guère les moyens d influencer les Etats-Unis, hormis des contestations commerciales et ses achats de bons du Trésor US; pire encore, l emploi de ces deux outils pourrait se retourner contre elle. Pékin peut à la rigueur interférer dans les négociations russo-américaines ; il peut opposer son veto à une résolution des Nations unies instituant des sanctions contre l Iran, à condition de ne pas encourir un retour de flamme de la part de Washington. Les Etats-Unis, en effet, ont la possibilité d exercer des pressions économiques sur un «empire du Milieu» très sensible à des troubles internes d ordre économique. La loi américaine qui a permis d admettre la Chine dans l OMC confère à Washington le droit d exercer des représailles commerciales au cas où les exportations chinoises constitueraient une menace pour les producteurs américains. Même le fait pour la Chine d être le principal créditeur des Etats-Unis ne constitue pas un levier très efficace. Le dernier pointage effectué en décembre 2009 montre que la Chine possède 755 milliards de dollars en bons du Trésor américain, soit 6% de la dette des Etats-Unis, trop peu pour exercer un quelconque chantage. Les destins de la Chine et des Etats-Unis sont inextricablement liés. Ces pays vont devoir s entendre sauf à se lancer dans des affrontements où ni l un, ni l autre, n aurait le dessus. La tension peut croître, elle ne dégénérera pas en un conflit ouvert. L intérêt supérieur des parties s y oppose. Depuis Sun Si, la stratégie chinoise réfute tout affrontement direct. La bombe atomique iranienne, si elle voit le jour, ne mériterait d ailleurs pas de se battre à son propos! Elle n aurait, en effet, pour Téhéran, pas d autre utilité que la satisfaction, vite oubliée par son opinion publique, de voir l ex-empire perse accéder au rang de puissance nucléaire. Washington et Pékin peuvent bien se disputer, ils n ont pas intérêt à s opposer durablement et systématiquement l un à l autre. J. Zylberstein
8 INDICATIONS DE CORRECTION Par Jean-Marcel JAMMET La note de synthèse du concours d entrée de l INSEEC Business School Si, dans la pratique, la note de synthèse est un moyen de communiquer l information - elle fait ressortir en quelques lignes les éléments principaux d un épais dossier, évitant au destinataire de les chercher lui-même -, elle est aussi l épreuve reine des concours d entrée, tant publics que privés. Elle consiste alors à vérifier l aptitude du candidat à étudier les éléments d un dossier, à en analyser le contenu, et à rédiger ; ne mesurant pas la culture générale du candidat, elle ne demande aucune révision particulière. C est particulièrement pour cette dernière raison qu elle a été retenue par l INSEEC Business School, soucieuse de permettre aux candidats de mettre en valeur leurs qualités d expression écrite, sans pour autant les surcharger d un bachotage supplémentaire, mal venu en période d examen. Autre particularité de la synthèse à la mode INSEEC Business School : le candidat est invité à aller au-delà de la simple reprise d informations fournies par le dossier qui lui est soumis, et à donner son avis, en exprimant, éventuellement, des choix argumentés. Enfin, le nombre de mots employés n est pas limité, et la citation constante des textes et auteurs n est nullement obligatoire. En résumé, l INSEEC Business School veut offrir ici au candidat toutes les opportunités de se mettre en valeur, en lui laissant la plus grande latitude possible pour ce faire. Le dossier proposé ne comporte aucune difficulté technique particulière ; composé d articles, de points de vue, il porte sur un sujet d intérêt général, social, culturel, etc. Pour plus de précautions, il est préalablement testé auprès d étudiants de même niveau et de même formation. Disposant à l origine des mêmes atouts - les éléments du dossier -, les candidats se verront départagés par leur mise en valeur et leur utilisation. L adoption d un plan rigoureux est, à cet égard, indispensable, et s est à chaque fois révélée payante. Principes et conseils généraux Au cours des années écoulées, le jury s est toujours retrouvé sur un certain nombre de principes, qui peuvent se traduire en quelques conseils et remarques simples, tirés des meilleures copies, celles qui ont permis à leurs auteurs d intégrer la famille INSEEC Business School.
9 1/ Prenez le temps de lire attentivement l énoncé du sujet, ainsi que les documents du dossier, en repérant les mots-clés, qui vous permettront de dégager les principaux éléments. Souvenez-vous qu une synthèse n est pas un résumé ou une contraction de texte, mais un choix, et que seuls les éléments déterminants doivent être retenus, alors que les éléments secondaires ou superflus seront éliminés. 2/ Établissez alors un plan détaillé, qui vous servira de brouillon, en vous efforçant d avoir deux parties, et deux sous parties. Trois parties sont également possibles, mais n allez pas au-delà, sous peine de tomber dans le catalogue. N hésitez pas à vous servir du plan suggéré : synthèse, puis opinion personnelle, en «déguisant» habilement ce plan bateau, par des intitulés bien choisis, qui attirent l attention du lecteur, et exposent de façon frappante votre problématique. Vous risquez toutefois, si vous choisissez de faire des apports personnels (connaissance, opinion), de vous trouver face à un déséquilibre important : vous aurez sans doute plus de choses à dire en synthèse que dans la partie expression personnelle. Pour pallier cet inconvénient, partez d un plan simple (avant/après, pour/contre, problème/solution), toujours en l habillant d intitulés clairs et frappants, puis mêlez, à l intérieur de chacune des deux parties, la synthèse proprement dite (A/, 1ère sous-partie), puis vos apports personnels (B/, 2nde sous-partie). Vous conserverez ainsi, ce qui est essentiel, un véritable équilibre entre vos deux grandes parties, même si elles sont un peu déséquilibrées à l intérieur. 3/ Commencez aussitôt après à rédiger l introduction, mais au brouillon. C est elle qui va donner au correcteur sa première impression, si importante, sur votre travail. Il convient donc d en soigner tout particulièrement la présentation, en évitant ratures et surcharges : donnez l envie de vous lire. Après avoir repris le sujet, vous exposerez votre problématique, et ne manquerez pas d annoncer votre plan, en reprenant les intitulés de vos parties. 4/ Dans le même esprit, faites un brouillon de votre conclusion, qui, brève, ne doit pas être une simple redite, et ne doit en aucun cas être une troisième partie déguisée. Il est bon de conclure par une ouverture sous forme interrogative. 5/ Une fois l introduction recopiée, rédigez directement votre développement : ne perdez pas de temps à faire d autres brouillons. Ne manquez pas de faire des transitions aussi souvent que nécessaire. Enfin, laissez-vous quelques minutes pour vous relire, afin d éliminer fautes d orthographe et redites.
10 CORRIGE Les relations sino-américaines sont-elles à l origine de nouveaux conflits et désordres internationaux? Ce corrigé (présenté ici sous la forme d un plan détaillé ; votre travail de synthèse doit quant à lui être intégralement rédigé sous la forme d une dissertation) intègre bien sûr l ensemble des éléments demandés aux candidats et présentés sur la première page de l épreuve : - un plan répondant à la problématique, - une synthèse des informations exposées dans les documents, - des éléments d analyse personnelle (connaissances, opinions, etc.) Introduction : - L émergence forte et rapide de la Chine a inéluctablement généré un ensemble de conflits d intérêts entre l «hyperpuissance» américaine et le pays émergent que les Etats-Unis considèrent comme étant potentiellement leur seul rival. - L actualité diplomatique ou économique (la «guerre des monnaies», la reconnaissance de l action du Dalaï-lama, l octroi du prix de Nobel de la paix au «dissident politique Liu Xiaobo» par exemple) illustre un réel état de tension. Tout comme le sommet de Copenhague relatif à la définition de nouveaux objectifs environnementaux avait démontré les convergences d intérêt entre les deux puissances. Annonce de plan : Si la crise financière et économique contemporaine a exacerbé les conflits stratégiques entre les Etats-Unis et la Chine, ces deux grandes puissances, tout à la fois concurrentes et complémentaires, n ont pas intérêt à promouvoir des stratégies de «guerre froide», mais à rechercher des équilibres coopératifs. 1 : La crise financière et économique contemporaine a exacerbé les conflits stratégiques sino-américains : Les antagonismes stratégiques sino-américains résultent de divergences de situations et donc d objectifs apparues une quinzaine d années auparavant (1.1) ; divergences exacerbées par la crise financière et économique contemporaine (1.2). 1.1 : Les antagonismes d objectifs sino-américains : - Les Etats-Unis ont défini leurs choix stratégiques vis-à-vis de la Chine il y a une quinzaine d années, au début de la phase de croissance forte et rapide de la Chine. Il s agit d une stratégie d «endiguement» et donc d encerclement de la Chine afin de maintenir
11 durablement celle-ci en situation de puissance intermédiaire, donc contrôlable par les Etats- Unis. - Cet objectif nécessite, de la part des Etats-Unis : è de contrôler les besoins et sources d approvisionnement énergétiques de la Chine (présence en Irak, contrôle des routes maritimes ) è d encercler celle-ci par un réseau d alliances (Japon, Corée du sud, Asie Centrale, Inde ) è de neutraliser sa capacité de menace nucléaire («parapluie nucléaire américain») è d affaiblir la géopolitique chinoise et son unité intérieure (Tibet, Xinxiang ) - La Chine a adopté une démarche de développement maîtrisé (surtout vis-à-vis du reste du monde), lui permettant d atteindre graduellement (donc sans réels conflits majeurs) ses principaux objectifs. - Ceux-ci sont de différentes natures mais se complètent : è les objectifs économiques visent à bénéficier d une croissance économique forte, par l investissement et les exportations dans un premier temps, afin d atteindre des objectifs extérieurs (rôle croissant dans la globalisation de l économie, au sein des institutions économiques internationales ) et intérieurs (PIB/habitant, compte tenu du vieillissement de sa population) è les objectifs territoriaux (intégration de Taiwan, contrôle de la Corée du Nord, des routes maritimes, de la Mer de Chine) è les objectifs internes (contrôle des «minorités», maintien de la prééminence du parti communiste ) è l objectif d autonomie globale (à terme) vis-à-vis de l Occident 1.2 : La crise économique contemporaine est révélatrice d une accélération des divergences des situations respectives de la Chine et des Etats-Unis : - Le déficit commercial bilatéral est l un des déterminants de la crise économique (excès de dollars, «bulles spéculatives»). - La période contemporaine se caractérise par de fréquentes menaces protectionnistes de la part des Etats-Unis ainsi que par une «guerre des monnaies». - La crise financière et économique traduit une accélération du recul de l hégémonie américaine et a contrario du rôle croissant de la Chine dans la globalisation. - Les tensions diplomatiques entre les Etats-Unis et la Chine s en trouvent forcément exacerbées (Droits de l Homme, Tibet, Prix Nobel de la paix, espionnage industriel et militaire, amorce de rivalités navales ). 2 : Les deux grandes puissances en concurrence n ont cependant pas intérêt à promouvoir une situation et stratégie de «guerre froide» : Les rivalités entre ces deux grandes puissances s accompagnent cependant de liens de complémentarité, explicites et implicites (2.1), pouvant les amener à des choix coopératifs (situation de «G2») plutôt qu à des stratégies conflictuelles (2.2).
12 2.1 : Une réelle complémentarité sino-américaine : Cette complémentarité (de fait) existe dans presque tous les domaines : - Une complémentarité économique par les échanges extérieurs de biens et services, donc de financement (interactions dans les modes de croissance, interactions entre prêteurs et emprunteurs). - Une complémentarité «environnementale», dans la mesure où ces deux pays s accordent sur le fait que les objectifs environnementaux ne doivent pas contraindre leurs objectifs de croissance économique (positions très proches lors du sommet de Copenhague ) - Une complémentarité géopolitique vis-à-vis de l Europe, celle-ci devant être la «variable d ajustement» de leurs conflits (dans la «guerre des monnaies», pour la détermination des zones d influence en Afrique ). 2.2 : Les deux grandes puissances, aux destins liés, n ont donc pas intérêt à promouvoir une stratégie de «guerre froide», mais de gestion des intérêts partagés : - La crise (vraisemblablement durable) du modèle de croissance américain n incite pas et ne permet pas des situations conflictuelles paroxystiques. - Le développement nécessairement rapide de la Chine (course entre la croissance du PIB et le vieillissement de sa population) nécessite un environnement stable et maîtrisé. D autant que la Chine a su atteindre jusqu à présent tous ses objectifs (économiques, mais surtout diplomatiques) de façon pacifique. - Un scénario d équilibre parait donc possible : rééquilibrage, à terme, des échanges extérieurs, évolution des modes de croissance économique, appréciation graduelle du yuan, partage des zones d influence, partage des responsabilités dans les institutions internationales (au Conseil de Sécurité Permanent de l ONU). Conclusion : - Sortir de la situation de crise économique contemporaine nécessitera une redéfinition des modèles de croissance respectifs. La Chine a d ores et déjà amorcé sa transition vers une croissance dont les moteurs seront davantage internes et donc plus autonomes (la consommation des ménages et le développement des infrastructures publiques). Les Etats- Unis vont devoir bâtir une stratégie de croissance mois dépendante de l endettement extérieur (et notamment chinois). La nature de leurs liens en sera pour partie modifiée. - Ce rééquilibrage des modes de développement peut permettre de retrouver un environnement économique relativement apaisé si celui-ci est étroitement coordonné. Il peut être au contraire à l origine de nouvelles crises, de nouveaux désordres internationaux si ces deux puissances n arrivent pas à déterminer une stratégie coopérative.
13 SYNTHÈSE DE DOCUMENTS Coefficient : 10 DUREE : 2 h L essor des «BRIC» (Brésil, Russie, Inde, Chine) en fera-t-il les puissances dominantes d un «nouveau monde»? Vous présenterez une synthèse de l ensemble des documents proposés à votre lecture, en rapportant les informations essentielles aussi objectivement que possible selon un plan cohérent. Vous êtes également invités à faire part de votre opinion et de vos connaissances personnelles, tout au long de votre développement, en apportant une réponse argumentée à la question posée. Document n 1 : Le BRIC a dix ans Jim O'Neill, The Economist et Le Monde, le 21/12/2011 Document n 2 : Les pays du Bric et le nouvel équilibre mondial Pietro Veglio, Le Temps, le 21/12/2011
14 Le BRIC a dix ans Ce mois-ci, il y aura dix ans j'ai publié un article intitulé «Le monde a besoin d une meilleure BRIC économique». C est dans cet article que j'ai, pour la première fois, utilisé cet acronyme afin de décrire les conséquences probables de la croissance économique rapide que pourraient afficher à l'avenir le Brésil, la Russie, l'inde et la Chine. Il est désormais clair que la croissance de ces quatre pays a été encore plus spectaculaire que ce à quoi je m'attendais. Le terme «pays BRIC» est devenu célèbre : il est utilisé dans les affaires et la culture. Par ailleurs, les pays regroupés par cet acronyme se sont réunis sous cette même forme dans leur propre groupe politique. Le dixième anniversaire de l'article intervient dans un contexte de sérieuses inquiétudes sur le sort de l'économie mondiale, en particulier pour les économies les plus avancées du monde. Je reste optimiste et je pense que si ces quatre géants mondiaux continuent leur croissance et accroissent leur richesse, leur prospérité va non seulement continuer à renforcer leur rôle dans le monde, mais donnera aussi aux économies plus «problématiques» la chance d avoir un avenir meilleur. La croissance continue des pays du BRIC est bonne pour les habitants de ces pays et l'ensemble de l'humanité. Par ailleurs, le développement soutenu des pays du BRIC au cours de cette décennie a montré que nous constatons enfin des améliorations significatives dans les processus d adoption des politiques mondiales et dans les institutions qui soutiennent ces processus. Mon article de 2001 contenait trois conclusions principales. D'abord, j'ai soutenu que si le Brésil, la Russie, l'inde et la Chine continuaient à croître à un rythme aussi élevé que celui qu ils avaient alors commencé à afficher, en 2010, ces pays BRIC constitueraient une part beaucoup plus importante de l'économie mondiale. Dans le plus optimiste des scénarios envisagés, je supposais que la part cumulée de ces pays dans le PIB mondial passerait de 8% à 14%. En réalité, fin de 2011, leur part sera, semble-t-il, plus proche de 20%, et le PIB combiné des pays du BRIC sera passé de milliards de dollars à un peu plus de milliards. Cette augmentation représente environ un tiers de la croissance mondiale du PIB nominal au cours des 10 dernières années. Les pays du BRIC, avec des taux de croissance de l économie réelle d'environ 8% par an, ont tiré vers le haut la croissance économique durant cette période, qui a atteint 3,5% par an malgré les énormes défis que l'économie mondiale a connu dans les années , en 2008, et, bien sûr, qu'elle continue de subir actuellement. Sans les pays du BRIC, le rythme de la croissance économique mondiale serait plus proche de 1,6%, un indicateur déprimant qui constitue le taux de croissance moyen du soi-disant «monde développé». Je suggère souvent aux gens de comprendre ces chiffres comme suit : le PIB total des pays du BRIC sur la décennie, milliards de dollars, est égal en volume à 6 à 7 fois l économie de la Grande-Bretagne (telle qu elle était en 2001) ou à une nouvelle économie des États-Unis. A mesure que nous nous tournons vers le futur, les quatre pays du BRIC sont susceptibles, dans la décennie à venir, de connaître un ralentissement de leur croissance, mais leur part dans le PIB mondial va presque immanquablement continuer à augmenter. En Chine, on note les conditions préalables à une croissance de 7 à 8% par an, même en tenant compte du fait que le pays doit
15 résoudre de nombreux problèmes. Pendant ce temps, celle de l'inde pourrait fort bien s accélérer et, finalement, atteindre les taux de croissance qui ont précédemment caractérisé la Chine, surtout si l'inde est en mesure d'appliquer de façon systématique sa nouvelle passion pour la réforme, dont nous voyons la manifestation dans l'adoption récente d'une décision importante (l'inde a permis aux entreprises étrangères de posséder des blocs de contrôle dans les entreprises indiennes de détail). Dans quelques années, le PIB nominal cumulé des pays du BRIC dépassera celui des Etats- Unis et de l Europe. En se fondant sur le rythme probable de leur croissance, la deuxième partie de mon article de 2001 évoquait la nécessité de «tourner vers les pays BRIC» le processus d adoption des politiques mondiales. En réalité, les pays BRIC ont longtemps été sur le ban de la scène politique, ce qui les a conduits à organiser leur propre rencontre politique, tenue d année en année. En fait, il a fallu la crise majeure de 2008 pour que les économies développées réalisent enfin l importance du rôle joué par les BRIC dans l'économie mondiale moderne : la décision de faire passer le G20 sur le devant de la scène dans le processus de prise de décision politique mondiale était simplement une manière d'engager dans ce processus des pays du BRIC. En 2001 encore, je prônais que tous les pays du BRIC soient inclus - avec les Etats-Unis, le Japon et la zone euro, ainsi que, peut-être, le Canada et la Grande-Bretagne - dans une nouvelle organisation des pays «G» : un G9 ou, si la nouvelle organisation n incluait pas la Grande- Bretagne et le Canada, un G7 renouvelé. La troisième idée de mon article était que, désormais dotés d une monnaie commune, la France, l'italie et l'allemagne devraient cesser d être des membres individuels des unions et du G7, ce qui permettrait de renforcer l'efficacité de la gouvernance politique mondiale. Pouvait-on imaginer une meilleure façon de démontrer son attachement à l'union monétaire européenne (UEM) qu une démarche aussi audacieuse, un véritable acte de leadership? Durant les années suivantes (et jusqu à un passé récent), nous avons vu que ce leadership audacieux de l'union Monétaire Européenne n a pas vu le jour. On peut seulement espérer que l'ampleur de la crise qui sévit actuellement en Europe poussera les dirigeants européens à faire pression en faveur de telles mesures. A mesure que dans l'horizon mondial s élèveront les étoiles des pays BRIC, ces pays offriront de plus en plus de possibilités aux résidents d'autres pays ; notamment pour élever leur niveau de vie et atteindre la prospérité. Afin que la croissance économique mondiale se poursuive, en dépit des problèmes rencontrés par de nombreuses économies émergentes, nous avons besoin de l'énergie des économies du BRIC. Heureusement, elle est disponible en quantité suffisante. Jim O'Neill, président du conseil d administration de Goldman Sachs Asset Management.
16 Les pays du BRIC et le nouvel équilibre international Les quatre pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde, et Chine sont en train de s affirmer comme partenaires privilégiés pour un nombre croissant de pays. Les marchés émergents seront-ils les protagonistes de l avenir? Entretien avec Pietro Veglio, ex-directeur exécutif suisse à la Banque mondiale. Quels sont les points communs des pays BRIC? Les BRIC sont devenus une entité politique. Ils votent de manière semblable aux Nations Unies et ils organisent des sommets entre eux. Ils se présentent comme des protagonistes du monde nouveau et ils utilisent leur club pour créer des hégémonies, par exemple à propos des discussions sur le climat. Ou quand ils décident de prendre pied dans le continent africain et encouragent l Afrique du Sud à devenir BRIC. La carte de la politique internationale a donc changé: on assiste à la création d'un nouvel équilibre international. Sur le plan économique, le Produit intérieur brut des BRIC atteint désormais 17% du PIB mondial. La Chine pourrait dépasser les États-Unis d ici 2027, alors que le PIB du Brésil a déjà dépassé celui de l'italie. En 2030, ils pourraient produire 47% du PIB mondial. En outre, ils ont ouvert la voie à d autres, si bien qu on parle aujourd'hui de l Afrique du Sud, de la Colombie, de l Indonésie, du Vietnam, de l'egypte, de la Turquie et du Chili. Quelles sont leurs principales différences? Les BRIC ne sont pas des pays homogènes. La Chine a basé son modèle de développement des trente dernières années sur l'accroissement des exportations et sur des investissements dominés par les grandes entreprises nationales, au détriment de la consommation intérieure. Le pays devra donc chercher progressivement un nouvel équilibre en développant la consommation et en réorientant les investissements vers les petites et moyennes entreprises qui produisent pour les marchés locaux. Au Brésil, les investissements sont par contre équivalents à 19% du PIB. Ce taux bas, inférieur à celui de la Chine ou de beaucoup de pays industrialisés, reflète pour sa part l'insuffisance de l épargne domestique. Par contre le Brésil présente un niveau élevé de consommations, 61% du PIB. Cette situation n'est pas tenable et le Brésil devra diminuer la consommation et augmenter son épargne pour financer une infrastructure encore insuffisante. Les ressources des nouveaux gisements pétrolifères off-shore pourraient lui offrir cette opportunité. De son côté, l'inde se trouve à mi-chemin. Les investissements atteignent 38% du PIB et ils sont en une grande partie financés par les entreprises avec peu d'intervention du secteur bancaire. L'Inde sera également appelée à améliorer sa propre infrastructure. Enfin, la Russie est devenue un important exportateur de gaz naturel et de pétrole. Cependant elle semble encore en butte aux ombres du passé soviétique et à de sérieux problèmes de gouvernance. Quand on parle des pays émergents, on se réfère à la croissance économique et au gros potentiel de leurs marchés. Dans quelle mesure cette situation a-t-elle porté atteinte aux droits des travailleurs et à l environnement?
17 La croissance économique peut fortement contribuer à l'amélioration du niveau de vie. Mais la croissance du PIB ne devrait pas être considérée comme une fin en soi, mais comme un moyen pour atteindre les objectifs qui nous paraissent importants. Chaque pays BRIC devra répondre à de grands défis sociaux et environnementaux. En Chine, l'inégalité sociale entre riches et pauvres et entre régions s est aggravée et le processus décisionnel dépend dans une large mesure des choix des dirigeants du parti communiste, avec une trop faible pression démocratique par la base. Comme dans d autres pays, il y a aussi des problèmes de contamination des eaux, de l'air et des sols, mais le gouvernement en a pris conscience. Ce n est pas pour rien que la Chine est en train de développer les énergies renouvelables et elle pourrait devenir un leader mondial dans ce domaine. L'Inde, elle, est confrontée à des défis encore plus difficiles en matière sociale et environnementale. Mais, en Inde, il y a la liberté d'accéder à l information, avec d innombrables médias nationaux, souvent très critiques à l égard du gouvernement. Et puis les membres les plus pauvres de la population peuvent participer à la vie politique et sociale. Quant au Brésil, l'inégalité historique dans la distribution des revenus s est améliorée depuis une dizaine d années grâce aux programmes sociaux mis sur pied par les gouvernements successifs. Un programme national profite par exemple à près de 50 millions de personnes via des aides aux mères des familles les plus pauvres, avec la condition que leurs enfants suivent l école obligatoire et se soumettent régulièrement à des contrôles médicaux. Lorsqu elle négocie des accords de libre-échange avec des pays BRIC, que peut faire l'union Européenne pour favoriser un meilleur respect des droits fondamentaux? Je ne crois pas qu elle puisse faire beaucoup. La Chine n accepte pas de dialogue sur ces types d approche et les autres pays l interprètent généralement comme une mesure protectionniste pour favoriser ses propres intérêts commerciaux. Le développement économique et social des BRIC favorisera de toute façon le développement des sociétés civiles et, en même temps, une pression par le bas en faveur du respect des droits fondamentaux. C est dans cette perspective qu'on peut manifester un optimisme modéré, mais on ne pourra certainement pas imposer des standards que même les pays industrialisés n'ont pas respectés dans le passé. Qu'est-ce qui manque aux pays BRIC pour devenir des superpuissances? Est-ce que ce n est qu une question de temps? Difficile à dire. Aussi parce que la transition d'une économie émergente vers la richesse est complexe et difficile. Beaucoup plus que la transition de pays pauvre à pays émergent. Pietro Veglio
18 SYNTHESE DE DOCUMENTS Coefficient : 10 DUREE : 2 h La jeunesse française actuelle, une «génération sacrifiée» du fait de la crise économique? Vous présenterez une synthèse de l ensemble des documents proposés à votre lecture, en rapportant les informations essentielles aussi objectivement que possible selon un plan cohérent. Vous êtes également invités à faire part de votre opinion et de vos connaissances personnelles, tout au long de votre développement, en apportant une réponse argumentée à la question posée. Document 1 : La France a préféré préserver la richesse des vieux plutôt que de venir en aide aux jeunes Sophie Landrin, La Tribune, le 22/12/2011 Document 2 : Une génération perdue à cause de la crise? Interview d'eric Deschavanne, Le Figaro, le 05/12/2011 Document 3 : Solidarité intergénérationnelle et retraite Jean-Jacques Tridan de Rey, Les Echos, le 2011/2011
19 La France a préféré préserver la richesse des vieux plutôt que de venir en aide aux jeunes Crise, chômage, accès à la propriété difficile : les jeunes d'aujourd'hui forment-ils une génération perdue? Jean-Paul Sartre dans "Les mains sales" prévenait "Ce sont les enfants sages, Madame, qui font les révolutionnaires les plus terribles. Ils ne disent rien, [ ] mais plus tard ils le font payer cher à la société. Méfiez-vous des enfants sages!" Le fardeau des politiques de retraite et de santé Notre pays a fait des choix : préserver coûte que coûte les avantages acquis d une génération dorée. Au détriment des investissements de compétitivité, de recherche et d éducation, la France consacre 14,4 % de sa richesse nationale aux retraites, soit 279 milliards d euros de pension versés en Or, les comptes publics ne peuvent pas supporter une telle générosité, donc notre pays emprunte pour financer le niveau de vie actuel des retraités en transférant sur les générations futures la charge du remboursement. Environ un quart de l endettement total des administrations publiques, soit 400 milliards d euros, a pour origine direct le financement des pensions des retraités des secteurs public et privé. Le simple paiement des intérêts de cette dette en 2011 s est élevé à 11 milliards d euros. Et que dire de la politique médicale! La France est le deuxième pays qui enregistre les dépenses de santé les plus élevées en proportion du produit intérieur brut, 11,4%, dont l État assure 80% du financement. Il est évident que la politique de santé française, financée par l État, profite aux seniors, et surtout aux seniors des catégories socioprofessionnelles les plus aisées qui vivent plus longtemps. "Les premiers coupables sont les jeunes eux-mêmes" A la lumière de ces chiffres, comment se fait-il qu une telle politique puisse perdurer? Les premiers coupables sont les jeunes eux-mêmes. 51% d abstention aux élections législatives pour les moins de 30 ans quand les ans affichait un taux trois fois moindre, aux alentours de 18%. Alors que la présidentielle de 2012 s annonce loin du taux de participation record de 2007, il y a peu d espoirs de voir courtiser la jeunesse dans les programmes des candidats. Des solutions possibles Pourtant des solutions existent pour casser la machine infernale de l endettement. Depuis 1993, et une réforme dite Balladur, la loi impose que le montant des retraites du régime général soit indexé sur l'évolution des prix à la consommation (hors tabac). Imaginons que dans un élan républicain et de solidarité, les retraités acceptent un découplage partiel de leurs pensions de l inflation. Une telle
20 mesure permettrait une économie moyenne actualisée de 16 milliards par an sur la période De quoi financer une politique active et efficace en faveur des jeunes. Autre idée, une franchise médicale égale à 2% des revenus. L État ne rembourserait les dépenses médicales qu au-delà de ce montant. Les plus modestes seraient peu impactés tandis que les ménages les plus aisés participeraient plus intensément à l effort de santé national qui les privilégie à long terme, étant donné leur plus longue espérance de vie. De tels choix sont encore des solutions acceptables pour forger un contrat générationnel soutenable. Ils sont surtout indispensables et s avèrent être un premier pas nécessaire pour intéresser de nouveau les moins de trente ans à la vie politique Sophie Landrin
21 Une génération perdue à cause de la crise? La génération qui entre dans la vie active fait face à des difficultés inédites. Mais c'est aussi l'occasion d'un formidable défi à relever. Passé le sentiment d'indignation, il faudra mobiliser les ressources qui permettront de redresser le pays. Interview d'eric Deschavanne, Philosophe, chercheur à L'EHESS. La crise a-t-elle fabriqué une génération perdue? La formule dramatise sans doute à l excès. Avoir 20 ans entre 1914 et 1918, c était assurément appartenir à une génération perdue. La crise actuelle apparaîtra peut-être au regard de l histoire comme catastrophique pour la nation, introduisant à une période de récession durable, mais il est encore un peu tôt pour le dire. Cela dit, il est certain que ce n est pas le moment idéal pour faire son entrée dans le monde du travail, d autant que la jeunesse en France est affectée par un problème de «sur-chômage» plus important qu ailleurs, qui se trouve bien entendu aggravé par la crise. Ce qu il faut espérer, c est qu il n y ait qu une ou deux générations «perdues» en ce sens, et non pas, du fait d un déclin qui serait irrémédiable, toutes les générations à venir. Une mise en perspective historique fait déjà apparaître qu une «fracture générationnelle» s est produite dans les années soixante-dix, avec la sortie des trente glorieuses et l entrée dans l ère du chômage de masse. Donc pour vous cette génération perdue ne vient pas de la crise de 2007 ou 2008, elle est née dans les années 1970? C est de là qu est née l inquiétude au sujet des «générations perdues» et des phénomènes de déclassement. Il faut toutefois relativiser : depuis les années 1970, le niveau de vie a continué d augmenter, plus faiblement, certes, et de manière plus chaotique ; l espérance de vie n a cessé de progresser, et la jeunesse a bénéficié d une démocratisation historiquement inédite de l accès à l enseignement supérieur. Il est probable, cependant, que nous ne retrouverons jamais l expansion que nous avons connue durant les trente glorieuses. Nous sommes désormais confrontés, comme tous les pays occidentaux, aux défis de la mondialisation qui nous place en situation de concurrence avec les puissances émergentes telles que la Chine, l Inde ou le Brésil. Ce contexte de compétition économique nous a fait entrer dans une période historique difficile, ou l exigence d adaptation est constante. Que va devenir la génération qui est diplômée aujourd hui? Les générations des jeunes qui vont sortir des études dans les années qui viennent vont connaître plus de difficultés que les générations précédentes - pour lesquelles ce n était déjà pas facile à entrer dans le monde du travail. Le problème est que la situation économique au moment du départ
22 dans la vie active conditionne pour une part le niveau de vie sur l ensemble du cycle de vie. Ces générations seront donc pénalisées. Cela dit, l analyse générationnelle a des limites. La fracture intra-générationnelle est beaucoup plus déterminante, et ce ne sont pas les diplômés qui souffriront le plus de la crise. Le fossé qui sépare les jeunes diplômés de ceux qui ne le sont pas ne cesse en effet de se creuser. Le diplôme, dans un contexte où la demande de travail non qualifié est en baisse, protège du chômage et de l emploi précaire : les trois quarts des diplômés du supérieur sont en CDI trois ans après la fin de leurs études, contre approximativement un tiers des sans-diplômes. En 1980, les jeunes non diplômés connaissaient un taux de chômage supérieur de 7,7 à la moyenne des diplômés ; en 2009, d après l INSEE, cet écart s élevait à 29 points. Le diplôme amortit donc le choc de la récession. N oublions pas non plus que la jeunesse est dotée d un formidable atout : elle est riche en avenir! La situation historique conditionne le destin d une génération, mais nous sommes libres de faire face et de nous adapter. Pour les générations qui viennent, il y a un formidable défi politique à relever : redresser le pays, réformer le système de protection sociale et la politique économique pour faire face au problème du désendettement et assumer la compétition avec les émergents. Ces défis, auquel il faut ajouter la question écologique, peuvent nous écraser, mais ils peuvent aussi être surmontés. Ce que j espère, c est que cette génération ne va pas s engager uniquement sous la forme des mouvements d indignation, lesquels sont souvent stériles. Si la récession nous frappe durement, je ne doute pas, compte tenu de nos traditions, que nous y aurons droit. Mais passé le sentiment d impuissance et de révolte, il faudra bien trouver les ressources intellectuelles et morales qui permettront, sur le long terme, de désendetter le pays, de mieux éduquer nos enfants, de développer les connaissances, les technologies et le tissu de PME susceptibles de nous remettre sur le chemin de la croissance. Un rapport publié par Terra Nova (groupe de réflexion sur l'évolution de la société française) il y a quelques mois préconise d inverser le modèle social actuel. Ce serait aux personnes âgées de payer pour les jeunes. Qu en pensez-vous? Le thème du conflit des générations prospère dans les analyses, mais pas dans la pratique : l an dernier, les jeunes ont ainsi manifesté pour le maintien d un compromis sur les retraites dont ils n ont pourtant aucune chance de bénéficier un jour! Cela tient au fait que le seul lien qui apparaisse aujourd hui indestructible et fiable est celui qui unit les générations au sein de la famille. Ce n est pas en se plaçant sous le signe de la lutte des générations que l on aidera la jeunesse, sans parler du fait qu il serait immoral et absurde (nous sommes tous destinés à vieillir) de ne pas financer les dépenses de santé requises par le vieillissement démographique. Il est vrai, cependant, que l investissement dans l éducation est la clef de la croissance et de l emploi. Vrai aussi que l écart de revenu entre les jeunes et le reste de la population s est creusé ces dernières années, et que le niveau de vie des retraités est aujourd hui en France supérieur à celui des actifs. Il est également vrai que le retard pris dans la réforme du système des retraites bénéficie aux anciennes générations au détriment des nouvelles. L idée que les plus aisés des retraités puissent contribuer davantage à la solidarité nationale, à cet égard, ne me choque pas, d autant que les actifs ont désormais à charge l éducation des enfants d un côté, les retraites et la dépendance de l autre, dans un contexte d allongement de la jeunesse et de la vieillesse.
23 Il importe surtout d ouvrir davantage le jeu social, économique et politique. Le Conseil d analyse de la société va très bientôt remettre au Premier ministre un rapport sur la politique de la jeunesse dans lequel il préconise des mesures susceptibles de débloquer la situation des jeunes. Il soutient par exemple, sur le plan politique, la proposition de supprimer le cumul des mandats, ou encore, en vue de mettre un terme au système dual CDI/CDD qui pénalise les jeunes (puisque 80% des nouvelles embauches sont réalisées en France en CDD, et que les jeunes sont par définition des outsiders), l idée d un contrat unique de travail, dont les droits pour le salarié augmenteraient progressivement avec le temps passé dans l entreprise. Interview d'eric Deschavanne, Philosophe, chercheur à L'EHESS, propos recueillis par Eloïse Morato
24 Solidarité intergénérationnelle et retraite Le travail reste encore aujourd hui le meilleur moyen de produire les richesses nécessaires à la satisfaction de nos aspirations individuelles et collectives. Parce que sa productivité est aléatoire, la solidarité entre les travailleurs d une même génération et entre générations est socialement désirable. Peter Diamond, prix «Nobel d économie 2010», a été le premier à expliquer que pour lisser les chocs sur les revenus du travail et les retraites, il serait bon d établir un contrat social avec les générations futures de manière que ces dernières acceptent d éponger nos déficits conjoncturels publics laissés en cas de coup dur, en échange de la garantie de leur laisser un surplus si la choses se passent bien pour nous. Mais Diamond explique que les marchés sont incapables d organiser une telle solidarité entre générations, car les générations futures ne sont pas là pour s engager contractuellement en ce sens. L institution familiale permet d échapper à ce constat. Si mon travail est peu productif ou si je vis longtemps, mes enfants hériteront de moi un capital inférieur à celui dont j hériterai de mes parents. Ce système de solidarité intergénérationnel a été partiellement substitué depuis plusieurs décennies dans les pays occidentaux par un système de retraite par répartition devant en théorie accumuler ou «désaccumuler» des réserves en fonction de la conjoncture. L exemple du Fond de Réserve des Retraites instauré par Jospin est une tentative avortée de mettre cette idée en oeuvre. Sous le choc de la crise financière, la productivité du travail est en baisse, et le chômage atteint à nouveau des sommets. Ces événements justifient un déficit temporaire des caisses de retraite. Mais au-delà de ce problème conjoncturel, notre système de retraite souffre d un problème structurel Comme l indique le Conseil d Orientation des Retraites (COR) dans son dernier rapport, si rien n est fait, le déficit annuel des caisses passera de 9 milliards en 2008 à 45 milliards en 2020, et jusqu à 110 milliards en 2050, l équivalent d une méga crise financière tous les ans. Ce déficit structurel provient de la hausse de l espérance de vie et de l arrivée des baby-boomers à la retraite. Si rien n est fait, nous n aurons au-delà de 2050 plus qu un seul cotisant actif par retraité. Il ne s agit donc plus de partager un risque avec les générations futures, mais bien de leur faire payer les chèques en bois que nous offrons aux générations actuelles par nos engagements de retraite non financés. Il est difficile d imaginer que les générations futures acceptent un tel contrat si on leur demandait leur avis. Le recul de l âge de la retraite est la solution suivie par le gouvernement, comme dans la plupart des autres pays. Trois autres voies, potentiellement complémentaires, auraient été possibles. La première consisterait à augmenter le taux de contribution des actifs. Outre qu elle conduirait à un appauvrissement général, cette augmentation massive des charges aurait immanquablement un effet négatif sur l emploi. La deuxième solution consisterait à donner plus de liberté, en supprimant la notion d âge légal de départ. Finalement, pourquoi ne pas reparler des fonds de pension à la française? Dans une économie à faible dynamisme démographique, un système de retraite par capitalisation offre une meilleure
25 performance qu un système par répartition, tout en relâchant la pression subie par l Etat en faveur de toujours plus de déficit. Il peut aussi permettre une solidarité intergénérationnelle si l Etat était capable d en encadrer efficacement les activités, comme aux Pays-Bas par exemple. Certes, l introduction d une dose de capitalisation en appui au système actuel réduirait les redistributions implicites qui existent dans notre système, qui ne vont d ailleurs pas toujours dans le sens de plus de justice. Son instauration ne ferait que rendre plus criante la nécessité d une grande réforme fiscale, qui aurait l avantage de rendre ces transferts plus justes, plus efficaces et plus transparents. Jean-Jacques Tridan de Rey
26 QCM DE LANGUE - ANGLAIS Coefficient : 5 DUREE : 1 h Les candidats ont le choix entre plusieurs réponses aux questions portant sur les connaissances en vocabulaire, grammaire et sur la compréhension de textes courts. Le test comporte des questions simples accessibles à des candidats dont la pratique linguistique n était plus la priorité dans leurs études supérieures initiales et, aussi, des questions d un niveau plus élevé pour permettre à d excellents candidats de gagner des points précieux. L épreuve comprend 40 questions à choix multiple. Pour chaque question, vous devez donner une seule réponse (1, 2, 3 ou 4) L ÉPREUVE EST DIVISÉE EN 3 PARTIES : - Partie 1 : Structure and written expression - Partie 2 : Vocabulary section - Partie 3 : Reading comprehension BARÈME DE CORRECTION : Réponse juste : +3 Pas de réponse : 0 Réponse fausse : -1
27 ANGLAIS CONCOURS INSEEC EVOLUTION 1. Shall we lunch together next Tuesday? 1. having 2. to have 3. have 1. Who in that house? 1. does live 2. lives 3. does he 3. We will start as soon you arrive. 1. as 2. when 3. that 4. I don t know where last night. 1. did he go 2. he did go 3. went he 5. Tokyo is city I ve ever visited. 1. the most big 2. the bigger 3. the biggest 4. to having 4. he lives 4. than 4. he went 4. the more big 6. My sister the cooking in our house. 1. does 2. makes 3. cooks 7. Can you give me a with my bag? It s very heavy. 1. leg 2. back 3. head 8. He born in London in is 2. was 3. had been 4. takes 4. Hand 4. has been 9. Vera in Berlin since has lived 2. is living 3. does live 4. had been lived 10. Jane her mother s car when the accident happened. 1. drove 2. has been driving 3. was driving 4. had driven 11. Do you have a swimming pool at your place? Yes, 1. I ve got 2. I do 3. I have 4. I got 12. Bill likes pears he doesn t like oranges. 1. but 2. so 3. or 4. either 13. The movie was better the book. 1. than 2. that 3. as 4. of 14. Put the plants a window so that they will get enough light. 1. close 2. next of 3. near of 4. next to
28 15. A factory here next year. 1. will build 2. will have built 3. will be building 4. will be built 16. They arrived she was still at her office. 1. for 2. during 3. while 4. until 17. photosynthesis were to stop, life would disappear from Earth. 1. Although 2. However 3. If 4. For 18. I need to get my car. 1. to be fix 2. fixed 3. fixing 19. Jim always goes to work bicycle. 1. by 2. with 3. on 20. Is there cheese on the table? 1. some 2. any 3. none 21. Whose computer is that? It s. 1. to her 2. her 3. at her 22. He has worked here a long time. 1. for 2. since 3. if 23. My manager let us early today. 1. leave 2. to leave 3. leaving 24. Did you enjoy? Yes, I did. 1. you 2. to you 3. yourselves 4. to fix 4. In 4. many 4. hers 4. from 4. left 4. yourself 25. The meal was very expensive. Look at the. 1. bill 2. receipt 3. invoice 4. ticket 26. I like your hair. Where? 1. do you have cut 2. have you cut it 3. do you have it cut 4. do you gave cut it 27. The weather has been terrible! We ve had very sunshine this summer. 1. few 2. a few 3. a little 4. little 28. She won t go to the dinner,? 1. will she not 2. will she 3. did she 4. won t she 29. When did you that photo? 1. have 2. do 3. take 4. make 30. Jogging is an excellent form of exercise will keep you in good health. 1. what 2. which 3. who 4. for that
29 31. If it nice tomorrow, we will go to the beach. 1. is 2. will be 3. would be 4. be 32. I don t feel well.. 1. That s all right. 2. What s the matter? 3. He s not a doctor. 4. Hope you feel well. 33. She was hungry that she ate 2 sandwiches. 1. as 2. very 3. too 34. I don t know where he is. He hasn t arrived. 1. still 2. since 3. yet 4. so 4. already 35. Do you a suit and tie at work? 1. carry 2. wear 3. use 4. hold QUESTIONS 36 TO 40 REFER TO THE FOLLOWING READING PASSAGE As a report in The Times pointed out, America actually stands out as the advanced country in which it matters most who your parents were and also the country in which those born at the bottom of society have the least chance of climbing to the top or even to the middle. And if you ask why America is more class-bound in practice than the rest of the Western world, a large part of the reason is that its government FALLS DOWN on the job of creating equal opportunity. The failure starts early: in America, the holes in the social safety net mean that both low income mothers and their children are too likely to suffer from poor nutrition and receive inadequate health care. It continues once children reach school age, where they encounter a system in which the AFFLUENT send their kids to good, well-financed public schools or, if they choose, to private schools, while less-advantaged children get a far worse education. If politicians really wanted equal opportunity, they would support more nutritional aid for low income mothers-to-be and young children, try to improve the quality of public schools, support aid to low-income college students, and offer health care to everyone., 36. This reading passage is principally about 1. private versus public schools 2. the lack of equal opportunity 3. poor people refusing government aid 4. the adequacy of the US health care system 37. The phrase FALLS DOWN written in capital letters in line 4 is closest in meaning to 1. succeeds 2. collapses 3. fails 4. refuses 38. Which one of the following is NOT stated as a reason why poor children have less of a chance to climb to the top or even the middle rung of society? 1.poor schools 2. inadequate health care 3. poor food
30 4. racial discrimination 39. The word AFFLUENT written in capital letters in line 8 is closest in meaning to 1. wealthy 2. middle class 3. the poor 4. the less-advantaged 40. Which one of the following is NOT recommended as a way to increase equality of opportunity? 1. improve private schools 2. create a universal health care system 3. support aid to low-income college students 4. offer nutritional aid to poor children
31 GRILLE DE REPONSE Inscrivez les chiffres "témoins" 1, 2, 3, 4 dans les cases Si vous désirez apporter une rectification vous devez barrer le chiffre à supprimer et porter votre nouvelle réponse dans la case au-dessous N question Réponse Rectif. éventuelle N question Réponse Rectif. éventuelle N question Réponse Rectif. éventuelle N question Réponse
32 CONCOURS INSEEC EVOLUTION 1. I live 150 Main Street 1. on 2. in 3. at 2. Ask come and see me this afternoon. 1. Jack to 2. Jack 3. to Jack to 3. Here is your report. I it. 1. just completed 2. did just complete 4. have just completed 4. I wouldn t mind this weekend. 1. work 2. working 3. to work 5. She felt tired she had slept for 10 hours. 1. while 2. in addition 3. in spite 6. Each of the Olympic athletes for months. 1. have been training 2. were training 4. been training 4. under 4. to Jack 3. completed just 4. to working 4. even though 3. has been training 7. many times his supervisor warns him, he continues to be late for work. 1. However 2. No matter how 3. Whichever 4. Whatever 8. I work as a consultant and my brother too. 1. do 2. works 3. does 4. does work 9. When she arrived, I for 20 minutes. 1. will have waited 2. waited 3. had been waiting 4. was waiting 10. The 2 windows were open. them had been forced. 1. Both 2. Both of 3. Either of 4. None 11. I m afraid I m not hungry. I ve had lunch. 1. already 2. still 3. ever 4. Yet 12. going to the meeting. 1. Everybody are 2. Every people is 3. Every people are 4. Everyone is 13. Our manager is everyone about the new changes this afternoon. 1. telling 2. saying 3. told 4. said
33 14. She can meet with him she likes. 1. always 2. whenever 3. soon 4. whatever 15. What s the name of the person office is at the end of the hall? 1. which 2. whose 3. whom 4. that 16. I don t like our marketing classes and my friends don t. 1. or 2. neither 3. either 4. too 17. I used to nights but I stopped because of health problems. 1. work 2. working 3. worked 4. had worked 18. After the dishes, please take out the garbage. 1. that you wash 2. to wash 3. washing 19. Please speak a little more. 1. slower 2. slowier 3. slow 4. had washed 4. slowly 20. New York is I worked last year. 1. where 2. what 3. that 4. there 21. After this written test, I will have in English as part of the selection process. 1. a rendez-vous 2. an interview 3. a meeting 4. an appointment 22. This marketing plan looks to me. 1. well 2. good 3. nicely 4. badly 23. If she had a lot of money, she her own company. 1. sets up 2. will set up 3. would set up 4. is setting up 24. Larry works more than 70 hours. 1. in week 2. for a week 3. the week 4. a week 25. With a lot of hard work, the manager was able to turn the firm and now it is making a profit. 1. around 2. up 3. down 4. through 26. Have you finished your marketing report?. 1. Still not 2. Not yet 3. Already not 4. Until now not 27. Don t sit there! That s my seat.. 1. Sorry 2. Excuse 3. Forgive 4. It s not problem 28. At this very moment, my wife the children. 1. feeds 2. is feeding 3. has fed 4. does feed
34 29. She prepared superb meal that we were all amazed. 1. such 2. so 3. such a 4. so a 30. Hotel rooms must be by noon. 1. evacuated 2. abandoned 3. lost 4. vacated 31. After many years of research, they have found the solution. 1. at end 2. by the end 3. on the end 4. at last 32. my opinion, President Obama will lose the coming elections. 1. At 2. By 3. In 4. From 33. I don t like salad. Can I have? 1. something else 2. something other 3. anything other 4. other thing 34. They have known since their school days. 1. them 2. themselves 3. each other 4. the one, the other 35. Hurry or you won t the train! 1. reach 2. catch 3. have 4. take QUESTIONS 36 TO 40 REFER TO THE FOLLOWING READING PASSAGE It has been said that to turn a corner in Toledo is to enter another country. The city is a rich BLEND of the cultures that occupied it after a series of invasions. Strategically nearly impregnable, Toledo is located in the center of Spain and is encircled by the Tagus River. Roman rule lasted 300 years and saw the development of the Spanish language. Having defeated the Romans, the Visigoths established their capital at Toledo and brought Christianity to the city s citizens. It was the conquest of Toledo in the 8th Century by the Moors that created the most dramatic and lasting effects upon the city. Moorish arts and architecture embellished the once predominant fortress. Mosques, mansions and towers were built to last, so they remain to impress the visitor to Toledo with their opulence to this day. 36. It can be inferred that if you turn four corners in Toledo, you will 1. find different cultures 2. discover relics of 400 years 3. find yourself on the banks of the Tagus river 4. see Moorish architecture 37. The word BLEND written in capital letters in line 1 is closest in meaning to 1. heritage 2. mixture 3. past 4. conflict 38. Christianity was brought to Toledo by 1. the Romans 2. the Spanish kings 3. the Moors 4. the Visigoths
35 39. Which one of the following buildings was a place of worship? 1. mansions 2. mosques 3. towers 4. fortresses 40. What invader of Toledo left the most lasting impression upon the city s style of building? 1. the Romans 2. the Spanish kings 3. the Moors 4. the Visigoths
36 GRILLE DE REPONSE Inscrivez les chiffres "témoins" 1, 2, 3, 4 dans les cases Si vous désirez apporter une rectification vous devez barrer le chiffre à supprimer et porter votre nouvelle réponse dans la case au-dessous N question Réponse Rectif. éventuelle N question Réponse Rectif. éventuelle N question Réponse Rectif. éventuelle N question Réponse Rectif. éventuelle
37 ANGLAIS CONCOURS INSEEC EVOLUTION 1. She s looking forward. 1. swim 2. to swimming 3. to swim 4. swimming 2. I go work on weekends. 1. to 2. at 3. in 4. on 3. It s the best book. 1. I ever read 2. I ve already read 3. I ve ever read 4. I ve never read 4. There isn t paper left in the photocopier. 1. any 2. no 3. some 4. much 5. It s my parents wedding anniversary Friday. 1. at 2. to 3. in 4. On 6. Where? 1. lives Elaine 2. Elaine lives 3. does Elaine live 4. Elaine does live 7. A vegetarian is someone doesn t eat meat. 1. which 2. what 3. who 4. whose 8. They to the cinema twice since the beginning of the month. 1. went 2. have been 3. had been 4. are going 9. I have to go to the shop some food. 1. for to get 2. for getting 3. to get 10. He is a friend of. 1. me 2. I 3. mine s 4. to getting 4. mine 11. She s different her sister. 1. from 2. to 3. that 4. at 12. be rich one day? 1. Would you like 2. Would you like to 3. Do you like 4. Do you like to 13. What time is it? I have no. 1. idea 2. opinion 3. answer 4. time 14. Could you me your car tomorrow? 1. borrow 2. owe 3. lend 4. take
38 15. I ll call you when I to the airport. 1. will get 2. will have got 3. got 16. She s very fond Persian cats. 1. about 2. of 3. for 17. Would you like help? 1. a 2. me 3. I 18. She hasn t worked since she the accident. 1. had 2. has had 3. has 19. I don t know where yesterday. 1. did she go 2. she did go 3. she went 4. get 4. to 4. some 4. had had 4. went she 20. Do the children go to school every day?. 1. Yes, they go 2. Yes, they do 3. Yes, they did 4. No, they don t go 21. How about overtime this weekend? 1. work 2. working 3. to work 22. I m afraid I here for your retirement party. 1. have not to be 2. am not being 3. can t be 23. You are really ill! call a doctor? 1. Shall I 2. Do I 3. Must I 24. Your manager wants to her office. 1. that you come 2. you to come 3. you come 25. This toy of plastic. 1. is making 2. is make 3. is made 26. It s all right, we hurry. We have plenty of time. 1. mustn t 2. shouldn t 3. can t 27. Paris looks in her new dress. 1. nice 2. nicely 3. like nice 28. Smoking is a bad of yours. 1. practice 2. custom 3. usage 29. I can t come; I m looking my children tonight. 1. of 2. about 3. after 4. worked 4. will be not 4. Will I 4. come you 4. made is 4. needn t 4. such nice 4. habit 4. at 30. Has the study arrived? 1. already 2. still 3.now 4. yet
39 31. a lot of pollution everywhere today. 1. It is 2. There is 3. There are 4. It has 32. The United States is than China. 1. larger 2. more large 3. as large 4. largest 33. The people the building immediately. 1. were told to leave 2. told leaving 3. told to leave 4. was told to leave 34. The sound was bad that they left the concert. 1. such 2. quite 3. very 4. so 35. He came to town bus. 1. by 2. with 3. at 4. into QUESTIONS 36 TO 40 REFER THE FOLLOWING READING PASSAGE Burger King operates 7,500 restaurants in the U.S. and Canada and is trying home deliveries at some stores in Viriginia and Maryland as a possible way to BOOST sales. The Miami-based chain will expand its test to 16 locations from 4 by the end of January. The firm declines to say whether the service will be offered nationwide. Available from 11 a.m. to 10 p.m., deliveries cost $2 and there is a minimum order of $8 to $10 depending on the market. The stores try to deliver within 30 minutes of the time a phone or online order is received. Delivery customers must live within a 10-minute drive of the store. All softdrink orders are in bottles. And breakfast items are not delivered. McDonald s has two restaurants in Manhattan that offer delivery but only to businesses and has no plans to expand this service. Home delivery of burgers may CATCH ON but it is not certain. It runs counter to a longheld consumer perception that fast-food burgers and fries travel poorly and don t warm up well in the microwave. 36. This reading passage is mainly about 1. competition among the hamburger chains to dominate home deliveries 2. MacDonald s deliveries to businesses 3. Burger King testing a new service for customers 4. the decline of the fast-food chains 37. The word BOOST written in capital letters in line 2 is closest in meaning to 1. stabilize 2. increase 3. publicize 4. revise 38. Which one of the following is NOT stated as a condition when customers ask for home delivery? 1. 2 delivery cost 2. live within a 10-minute drive of a store 3. deliveries are limited to evenings 4. $8 to $10 minimum cost
40 39. The expression CATCH ON written in capital letters in line 10 is closest in meaning to 1. become popular 2. get a lot of publicity 3. get on 4. draw media attention 40. Burger King s corporate headquarters are in 1. Manhattan 2. Miami 3. Maryland 4. Virginia
41 GRILLE DE REPONSE Inscrivez les chiffres "témoins" 1, 2, 3, 4 dans les cases Si vous désirez apporter une rectification vous devez barrer le chiffre à supprimer et porter votre nouvelle réponse dans la case au-dessous N question Réponse Rectif éventuelle N question Réponse Rectif. éventuelle N question Réponse Rectif. éventuelle N question Réponse Rectif. éventuelle
42 CONCOURS INSEEC EVOLUTION 1. I can t help you that. 1. fix 2. for to fix 3. at fixing 4. fixed 2. I ve lost my wallet. I can t find it. 1. anywhere 2. nowhere 3. somewhere 4. everywhere 3. She always disagrees me when I make a suggestion. 1. to 2. with 3. at 4. against 4. I had to walk down 7 floors because the elevator was order. 1. under 2. off 3. out of 5. The music is too loud. Please,. 1. it turn down 2. turn it up 3. turn it down 6. Let s think something nice for your brother s birthday. 1. of 2. to 3. for 7. Do penguins fly? No, they. 1. aren t 2. haven t 3. won t 8. She likes expensive gadgets. 1. buy 2. Buying 3. to buying 4. against 4. turn down it 4. after 4. don t 4. is buying 9. If I him, I would have invited him for a coffee. 1. saw 2. have seen 3. had seen 4. would have seen 10. Carla is a lot of time with Jim these days! 1. taking 2. spending 3. having 4. doing 11. Catherine left you were still at work. 1. during 2. than 3. for 4. while 12. I want to benefit my studies and get a good job. 1. from 2. to 3. in 4. at 13. He makes all the dirty work. 1. me do 2. me doing 3. me to do 4. that I do 14. Has she left the office? I don t think. 1. it 2. this 3. so 4. that
43 15. There was a lot of noise in the street so she didn t understand what the taxi driver was. 1. telling 2. speaking 3. talking 4. saying 16. My shoes are dirty. I d better take them before I come in. 1. off 2. away 3. on 17. She doesn t have a bike or a car. 1. both 2. either 3. neither 18. He doesn t know to do to get a summer job. 1. which 2. what 3. that 19. The man in the reception area is the new employee. 1. sits 2. whose sitting 3. is sitting 20. working very hard, he is still in the same job. 1. That 2. In spite of 3. Whereas 21. France exports less than imports. 1. she 2. he 3. it 22. The New York Times is a newspaper. 1. day 2. daily 3. everyday 23. That s the company I got my first job after school. 1. which 2. what 3. when 24. He is meeting his brother Tuesday afternoon. 1. in 2. at 3. to 25. Wow! You didn t a single mistake. 1. make 2. perform 3. do 26. I can t help you now because I must a conference. 1. assist to 2. attend 3. take place at 27. Jim is not to carry that box to the garage. 1. strong enough 2. enough strong 3. too strong up 4. or 4. How 4. sitting 4. Except 4. they 4. usual 4. where 4. on 4. create 4. be on 4. so strong 28. for Larry, everyone got their report in on time. 1. Apart 2. Not 3. Except 4. Only 29. How is that ski jacket? 1. cost 2. much cost 3. much expensive 4. much 30. You are really tired. You get some sleep. 1. need 2. ought to 3. should have 4. could have
44 31. I don t know how to do this. Can you give me? 1. an advice 2. advices 3. advise 4. some advice 32. Please go to the store. We are milk. 1. out of 2. through 3. missing of 4. no 33. Our busy season is from June September. 1. and 2. by 3. to 4. in 34. She lives there her own. 1. for 2. by 3. at 4. on 35. He thinks that he will get a promotion despite being refused so many times. 1. still 2. ever 3. already 4. yet QUESTIONS 36 TO 40 REFER TO THE FOLLOWING PASSAGE Scientists think they have discovered the remains of our earliest meat-eating ancestors. Where and what did these scientists discover? The site of the discovery was in Ethiopia, a country in eastern Africa. An Ethiopian student found pieces of a skull while he was working on a project with 40 scientists. Scientists from 13 countries met there to study fossils of possibly the first meat-eating African ancestor of humans. According to anthropologist, Jack Ventura, this creature could eat both meat and bone marrow. Tool marks have been found on a bone near the skull. This is the earliest evidence scholars have found that man used tools to eat. Previously, creatures did not use tools to cut their meat so their diet was more limited. The addition of meat and fat to the creature s diet had many positive effects. Meat and fat helped the thinking powers of the brain and BROADENED the diet. The improved diet helped creatures survive better and longer and begin development toward modern humans. 36. The addition of meat to the creatures diets. 1. Shortened their life span 2. Limited their diet 3. Reduced their intelligence 4. Helped them live longer 37. Who discovered the bones? 1. scientists 2. scholars 3. Jack Ventura 4. a student 38. Which one of the following is not an example of a tool? 1. a fur 2. a hammer 3. a knife 4. a saw 39. The word BROADENED written in capital letters in line 10 is closest in meaning to 1. enlarged 2. reduced 3. embellished 4. limited 40. This discovery was important in human evolution because it was.. 1. Discovered by scientists 2. Found in Africa 3. The first known use of tools to eat meat 4. An effort by scientists from many countries
45 GRILLE DE REPONSE Inscrivez les chiffres "témoins" 1, 2, 3, 4 dans les cases Si vous désirez apporter une rectification vous devez barrer le chiffre à supprimer et porter votre nouvelle réponse dans la case au-dessous N question Réponse Rectif. éventuelle N question Réponse Rectif. éventuelle N question Réponse Rectif. éventuelle N question Réponse Rectif. éventuelle
46 TEST ALGEBRIQUE ET DE LOGIQUE Coefficient : 5 DUREE : 1 h Ce «double test» combine deux types d exercice, pour un total de 40 questions : Le test de logique verbale permet d évaluer la capacité du candidat à prendre connaissance, en un temps limité, d un texte dense - de nature scientifique ou philosophique - et d en comprendre globalement le sens et la portée. Les questions posées interrogent donc le candidat sur sa compréhension contextualisée d un paragraphe, d une phrase, voire d une expression ou d un mot du texte. Pour chaque question, la bonne réponse est à choisir parmi quatre réponses proposées (QCM). Le test algébrique a pour but d évaluer chez le candidat ses facultés de raisonnement, c est-à-dire de compréhension et de résolution de problèmes aux énoncés tantôt simples, tantôt plus complexes. Il ne fait aucunement appel à des connaissances avancées en mathématiques. Les questions, de difficulté variable, peuvent exiger du candidat qu il fournisse sa propre réponse, ou lui proposer de faire un choix parmi plusieurs réponses proposées (une seule réponse possible). BARÈME DE CORRECTION : Réponse juste : +2 Pas de réponse : 0 Réponse fausse : 0
47 PARTIE I : TEST DE LOGIQUE VERBALE Après avoir pris connaissance du texte ci-dessous reproduit, répondez aux quatre questions, en entourant la réponse de votre choix sur la feuille d énoncé. Nb : La seule proposition considérée comme exacte est celle qui se rapproche le plus de ce qui est dit dans le texte. Les trois autres propositions sont donc considérées comme fausses. Comment comprendre la guerre? (Freud, Lettre à Einstein, Vienne, septembre 1932) Question de 1 à 4 «Ainsi, quand les hommes sont appelés à faire la guerre, c'est mille motivations qui les portent à souscrire de plein gré, nobles ou vulgaires, aussi bien celles que l'on déclare ouvertement que celles dont on ne dit mot. [ ] J'aimerais cependant m'attarder encore un instant sur notre pulsion de destruction, dont la faveur n'est nullement à la hauteur de l'importance. Au prix de quelque effort de spéculation, nous sommes en effet parvenus à concevoir que cette pulsion est à l'œuvre en tout être vivant, et tend donc à provoquer sa décomposition et à ramener la vie à l'état de la matière inerte. Elle méritait en toute rigueur le nom de pulsion de mort, tandis que les pulsions érotiques représentent les aspirations à la vie. La pulsion de mort devient pulsion de destruction en se tournant, au moyen d'organes spécifiques, vers l'extérieur, contre les objets. L'être vivant préserve pour ainsi dire sa propre vie en détruisant celle d'autrui. Mais une partie de la pulsion de mort reste active à l'intérieur de l'être vivant, et nous avons tenté de déduire toute une série de phénomènes normaux et pathologiques de cette intériorisation de la pulsion de destruction. Nous avons même commis l'hérésie d'expliquer la naissance de notre conscience morale par un tel retournement de l'agression vers l'intérieur. Il n'est sûrement pas anodin, vous le remarquez, que ce processus s'accomplisse à trop grande échelle; c'est carrément malsain, alors que le retournement de ces forces pulsionnelles vers la destruction du monde extérieur soulage l'être vivant et a nécessairement un effet bénéfique.[...] De ce qui précède, retenons simplement pour nos buts immédiats qu'il est vain de vouloir supprimer les penchants agressifs des hommes. On dit qu'il est, en des contrées heureuses de la terre où la nature fournit à profusion tout ce dont l'homme a besoin, des peuplades dont la vie s'écoule dans la douceur, et chez lesquelles la contrainte et l'agression sont inconnues. J'ai peine à y croire, j'aimerais fort en savoir plus sur ces bienheureux. Les bolcheviks eux aussi espèrent pouvoir faire disparaître l'agression humaine en garantissant la satisfaction des biens matériels et en établissant par ailleurs l'égalité entre les membres de la communauté. Je tiens cela pour une illusion. Pour le moment, ils ont pris toutes les précautions pour s'armer et la haine contre tous ceux qui sont à l'extérieur n'est pas leur moindre expédient pour maintenir la cohésion de leurs partisans. Du reste, il ne s'agit pas, comme vous le remarquez vous-même, d'éliminer totalement le penchant humain à l'agression; on peut tenter de le détourner suffisamment pour qu'il n'ait pas à trouver son expression dans la guerre. En partant de nos lois mythologiques de l instinct, nous arrivons aisément à une formule qui fraye indirectement une voie à la lutte contre la guerre. Si la propension à la guerre est un produit de la pulsion destructrice, il y a donc lieu de faire appel à l adversaire de ce penchant, à l eros. Tout ce qui engendre, parmi les hommes, des liens de sentiment doit réagir contre la guerre. Ces liens peuvent être de deux sortes. En premier lieu, des rapports tels qu il s en manifeste à l égard d un objet d amour, même sans intentions sexuelles. La psychanalyse n a pas à rougir de parler d amour, en l occurrence, car la religion use d un même langage : aime ton prochain comme toi-même. Obligation facile à proférer, mais difficile à
48 remplir. La seconde catégorie de liens sentimentaux est celle qui procède de l identification. C est sur eux que repose, en grande partie, l édifice de la société humaine.» Question 1. Les guerres a. permettent d expulser nos pulsions de mort b. obéissent à la pulsion érotique c. doivent être abolies d. représentent le moment le plus important de la vie des sociétés Question 2. Éros représente ici a. le dieu grec de la guerre b. le dieu romain de l amour c. l amour du prochain d. la pulsion de vie Question 3. Les bolcheviks sont a. des guerriers asiatiques b. réalistes c. des révolutionnaires d. des philanthropes Question 4. La pulsion de destruction a. est présente dans l amour b. est enracinée dans l individu c. peut disparaître d. représente le désir de suicide La société du spectacle (Guy Debord, 1967) Question de 5 à 8 Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s'annonce comme une immense accumulation de spectacles. Tout ce qui était directement vécu s'est éloigné dans une représentation. [ ] Le spectacle n'est pas un ensemble d'images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images. Le spectacle ne peut être compris comme l'abus d'un mode de la vision, le produit des techniques de diffusion massive des images. Il est bien plutôt une Weltanschauung (représentation du monde, conception du monde) devenue effective, matériellement traduite. C'est une vision du monde qui s'est objectivée. [ ] 8. Le spectacle qui inverse le réel est effectivement produit. En même temps, la réalité vécue est matériellement envahie par la contemplation du spectacle, et reprend en elle-même l'ordre spectaculaire en lui donnant une adhésion positive. La réalité objective est présente des deux côtés. Chaque notion ainsi fixée n'a pour fond que son passage dans l'opposé : la réalité surgit dans le spectacle, et le spectacle est réel. Cette aliénation réciproque est l'essence et le soutien de la société existante. Dans le monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux. [ ] Considéré selon ses propres termes, le spectacle est l'affirmation de l'apparence et l'affirmation de toute vie humaine, c'est-à-dire sociale, comme simple apparence. La critique qui atteint la vérité du spectacle le découvre comme la négation visible de la vie ; comme une négation de la vie qui est devenue visible. Mais le spectacle n'est rien d'autre que le sens de la pratique totale d'une formation économique sociale, son emploi du temps. C'est le moment historique qui nous contient. [ ].
49 Le caractère fondamentalement tautologique du spectacle découle du simple fait que ses moyens sont en même temps son but. Il est le soleil qui ne se couche jamais sur l'empire de la passivité moderne. Il recouvre toute la surface du monde et baigne indéfiniment dans sa propre gloire. [ ] En tant qu'indispensable parure des objets produits maintenant, en tant qu'exposé général de la rationalité du système, et en tant que secteur économique avancé qui façonne directement une multitude croissante d'images-objets, le spectacle est la principale production de la société actuelle. Le spectacle soumet les hommes vivants dans la mesure où l'économie les a totalement soumis. Il n'est rien que l'économie se développant pour elle-même. Il est le reflet fidèle de la production des choses, et l'objectivation infidèle des producteurs. La première phase de la domination de l'économie sur la vie sociale avait entraîné dans la définition de toute réalisation humaine une évidente dégradation de l'être en avoir. La phase présente de l'occupation totale de la vie sociale par les résultats accumulés de l'économie conduit à un glissement généralisé de l'avoir au paraître, dont tout «avoir» effectif doit tirer son prestige immédiat et sa fonction dernière. En même temps toute réalité individuelle est devenue sociale, directement dépendante de la puissance sociale, façonnée par elle. En ceci seulement qu'elle n'est pas, il lui est permis d'apparaître. Là où le monde réel se change en simples images, les simples images deviennent des êtres réels, et les motivations efficientes d'un comportement hypnotique. Le spectacle, comme tendance à faire voir par différentes médiations spécialisées le monde qui n'est plus directement saisissable, trouve normalement dans la vue le sens humain privilégié qui fut à d'autres époques le toucher ; le sens le plus abstrait, et le plus mystifiable, correspond à l'abstraction généralisée de la société actuelle. Mais le spectacle n'est pas identifiable au simple regard, même combiné à l'écoute. Il est ce qui échappe à l'activité des hommes, à la reconsidération et à la correction de leurs œuvres. Il est le contraire du dialogue. [ ] A mesure que la nécessité se trouve socialement rêvée, le rêve devient nécessaire. Le spectacle est le mauvais rêve de la société moderne enchaînée, qui n'exprime finalement que son désir de dormir. Le spectacle est le gardien de ce sommeil. Question 5. Par spectacle, il faut entendre a. une accumulation d images b. un jeu c. un rapport social d. un projet philosophique Question 6. La société du spectacle est a. une société utopique b. une société parfaite c. une société où doit paraître ce que j ai d. une société où doit paraître ce que je suis Question 7. L économie a. produit la société du spectacle b. aliène les hommes c. est un moment de l histoire d. est produite par le spectacle Question 8. Une tautologie est a. une proposition erronée b. une proposition dont le sujet et le prédicat sont un seul et même concept c. un échange d. un accomplissement
50 Vaclav Havel, Le Monde, 31 octobre 2009 (Ancien président de la République tchèque, écrivain et dramaturge) Oui, parmi les dissidents, il y avait des professeurs, des peintres, des écrivains, des chauffagistes, mais d'hommes politiques point. D'ailleurs, où serions-nous allés chercher une génération spontanée d'hommes politiques de rechange, sous un régime totalitaire? [ ] Dès le début - et cela pour de bonnes raisons -, notre pays tout comme d'autres pays de l'ancien bloc soviétique a déployé tous ses efforts pour voir s'ouvrir devant lui les portes des institutions occidentales, notamment de l'organisation du traité de l'atlantique nord et de l'union européenne. Et c'est ce qui s'est enfin produit. La procédure d'adhésion a pris beaucoup de temps et il a fallu surmonter bon nombre d'écueils. A présent, nous sommes, je crois, bien ancrés dans cet espace qui est le nôtre, et auquel nous avions été arrachés par la force. Pourtant, je ne suis pas sûr que les "anciennes" démocraties occidentales ne regrettent pas de temps à autre d'avoir donné l'aval à cet élargissement. [ ] Faire preuve de patience, en ce sens, a incontestablement un sens. L'impatience peut conduire à l'orgueil et l'orgueil, mener à l'impatience. Par l'orgueil, j'entends la prétentieuse conviction que l'on est le seul à tout savoir, le seul à avoir compris l'histoire, en conséquence de quoi on se trouve habilité à la prédire. Et lorsque le cours des choses ou du monde dépasse l'idée que l'on s'en fait, il ne nous reste qu'à intervenir. Par la force, s'il le faut. C'est le cas du communisme. L'assurance de ses théoriciens et de ses architectes a fini par aboutir au goulag. Dès le départ, leur conviction était qu'ils avaient percé le mystère des lois de l'histoire et qu'ils sauraient donc construire un monde plus juste. A quoi bon dès lors se perdre en explications? A ceux qui savent s'y prendre d'édifier un monde meilleur tout de suite, dans l'intérêt de l'humanité et sans se préoccuper de ce que cette dernière peut penser. Etablir un dialogue n'est qu'une perte de temps et, après tout, on ne fait pas d'omelette sans casser les oeufs. La chute du rideau de fer et la fin de la division bipolaire du monde qui, jusqu'alors, semblait être l'une des causes principales de tous les maux, ont indubitablement constitué un événement historique d'importance majeure. Une forme de violence faite au monde a pris fin, le danger d'une troisième guerre mondiale s'est volatilisé. Dans un premier temps, d'aucuns pouvaient songer que l'histoire elle-même avait pris fin et qu'en lieu et place on assisterait à l'avènement d'une belle ère arrachée à l'histoire. Cela aussi était la manifestation d'un manque de modestie face aux mystères de l'histoire ou, tout simplement, un manque d'imagination. En effet, aucune fin de l'histoire à l'horizon. Plusieurs grands dangers se sont certes éloignés, mais une multitude de menaces, en apparence de moindre importance, ont fait surface une fois le carcan bipolaire brisé. Mais quel danger peut-on tenir pour négligeable à l'ère de la mondialisation? [ ] Aujourd'hui, alors que n'importe quel dictateur peut se procurer une bombe atomique, n'est-il pas possible qu'un conflit régional finisse par ravager le monde entier? Les terroristes n'ont-ils pas désormais maintes fois plus de possibilités à leur portée qu'ils n'en ont eues par le passé? Cette première civilisation athée dans l'histoire, qui ne se réclame pas de l'éternité, ne voit-elle pas advenir de nombreuses menaces graves surgies tout simplement d'un manque de perspicacité? Ne naît-il pas des générations nouvelles de personnes obsédées, fanatiques et vouées à la haine auxquelles notre époque offre des possibilités de nuire infiniment plus étendues qu'auparavant? Ne commettons-nous pas quotidiennement des centaines d'actes préjudiciables à la vie de notre planète, aux conséquences non seulement funestes, mais aussi irrémédiables? Il me semble que la chose la plus importante aujourd'hui [ ] serait d'adopter une attitude humble à l'égard du monde, de respecter ce qui nous dépasse, de tenir compte du fait qu'il existe des mystères que nous ne comprendrons jamais et de savoir qu'il faut assumer notre responsabilité sans la fonder sur la conviction que nous savons tout, en particulier comment tout va finir. Nous ne savons rien. Mais l'espoir, nul ne peut nous l'ôter. Du reste, une vie qui ne réserverait aucune surprise serait bien ennuyeuse. Question 9. La chute du rideau de fer date de A C B D Question 10. La chute du rideau de fer signifierait A. la fin de l histoire C. le début d une société d un type nouveau B. une société sans classe D. la fin des conflits régionaux
51 PARTIE II : TEST ALGEBRIQUE Répondez à chacune des questions suivantes, soit en entourant la réponse de votre choix, soit en proposant votre réponse lorsqu aucun choix n est proposé. Question 11 On suppose que les 3 affirmations suivantes sont vraies : Tous les candidats qui réussissent leurs oraux ont une cravate bleue Le candidat X n a pas de cravate Le candidat Y a réussit ses oraux Laquelle des affirmations suivantes est vraie? a. Le candidat Y n a pas de cravate bleue b. Le candidat Y n a pas de cravate à fleurs c. Tous les candidats qui ont une cravate bleue réussissent leurs oraux d. Le candidat X a réussit ses oraux e. Les candidats X et Y ont tous deux une cravate bleue Question 12 Complétez la série : a) 101 b) 110 c) 9 d) 13 Question 13 Un petit garçon affirme : j ai autant de frères que de sœurs. Sa sœur répond : j ai deux fois plus de frères que de sœurs. Combien y a-t-il de filles et de garçons dans cette fratrie? Votre réponse :.. Question 14 Compléter la suite de codes suivante : D5H / G8F / J11D / Votre réponse :.. Question 15 La somme des deux chiffres d un nombre est 15. Si on lui retranche 27, on obtient le nombre renversé. Quel est ce nombre? a. 68 b. 96 c. 98 d. 99
52 Question 16 Sur un télésiège, au moment où le siège n 95 croise le n 105, le n 240 croise le n 230. (Les sièges sont régulièrement espacés et numérotés dans l ordre à partir du n 1) Combien de sièges y a-t-il sur ce télésiège? Votre réponse :.. Question 17 On pèse trois sacs. Le premier et le deuxième pèsent 52 kg ; le deuxième et le troisième pèsent 59 kg et le premier et le troisième pèsent 57 kg. Quel est le poids du premier sac? a. 25 kg b. 28 kg c. 30 kg d. 32 kg Question euros sont à partager entre 5 personnes de façon à ce que chaque personne reçoive 10 euros de plus que la personne précédente. Combien reçoit la première personne? Votre réponse : Question 19 Trouvez le chiffre manquant : VIII 5 - XXXI 7 - IIV 4 - XXVI 7 - XVI? Votre réponse :.. Question 20 Trois traders (A, B et C) viennent de recevoir leur bonus et jonglent avec leurs millions d'euros. Au total ils ont perçu 33 millions d'euros de bonus. Si A donne 4 millions à B, B donne 3 millions à C et C donne 2 millions à A, les 3 traders se retrouvent avec la même somme. Quel est le bonus de A? Votre réponse :.. Question 21 Le même trader A a placé au 1er février la somme de 1 million d'euros en actions. Pas de chance la bourse s'effondre et ses actions perdent 10% par mois! Quelle somme lui reste-t-il au 1er mai? Votre réponse :..
53 Question 22 Ecrivez en chiffres : Neuf cent quatre vingt dix sept milliards trois millions sept cent quatre vingt quinze mille deux cent soixante dix-huit Votre réponse :.. Question 23 Quel est le plus grand des nombres ci-dessous? A 20x13 B 201 x 3 C D Question 24 La date du tricentenaire de la naissance de Diderot est le 5 octobre Le bicentenaire de sa mort a été célébré le 31 juillet A quel âge Diderot est-il mort? A 68 ans B 70 ans C 72 ans D 74 ans Question 25 Dans un petit village, il n y a que 5 familles. J ai calculé la moyenne du nombre d enfants par famille. Le résultat que j ai trouvé figure parmi les nombres ci-dessous. Lequel est-ce? A 1,5 B 2,1 C 2,4 D 2,5 Question 26 Six super héros ont capturé 20 méchants à eux tous. Le premier super héros a capturé un méchant, le deuxième en a capturé 2, le troisième en a capturé 3. Le quatrième en a capturé strictement plus qu aucun de ses cinq compagnons. Combien de méchants au minimum le quatrième super héros a-t-il capturé? A 3 B 4 C 5 D 6 Question garçons et 28 filles, main dans la main, forment un grand cercle. Exactement 18 garçons donnent leur main droite à une fille. Combien de garçons donnent leur main gauche à une fille? A 18 B 20 C 22 D 24
54 Question 28 Une première voiture part d un point P et suit une route en ligne droite à la vitesse de 50 km/h. Puis, chaque heure, une voiture part de P sur la même route en roulant 1km/h plus vite que la voiture précédente. La dernière voiture part 50 heures après la première avec une vitesse de 100 km/h. 100 heures après le départ de la première voiture, quelle est la vitesse de la voiture qui est devant toutes les autres? A 66 km/h B 75 km/h C 84 km/h D 100 km/h Question 29 Complétez la série qui suit : ? 625 Votre réponse : Question 30 Quel est le résultat de l opération ci-dessous : a.!!!"# b.!!!"# c.!"#!! d.!"#!! Question 31 Trouvez le chiffre manquant : Votre réponse : Pot (3) Lait (4) Vache (5) Prairie (? ) Question 32 Pour vos réceptions, vous commandez chez le même traiteur. Le prix fixe est de 320 hors taxes. A votre grande surprise, il applique une TVA de 5,5 % au lieu de 19,6%. Quel est le montant que vous avez économisé? a. 54,00 b. 45,12 c. 51,24 d. 32,20 Question 33 Complétez la série suivante : Votre réponse: D I N?
55 Question 34 Dans le système hexadécimal, A correspond au chiffre10, B à11, C à 12, D à 13, E à 14 et F à 15. Ainsi, en écriture hexadécimale, 157 s écrit9d. Inversement, BAFFE est l écriture hexadécimale de et CD, celle de 205. Quel est le nombre dont l écriture hexadécimale est BEC? Votre réponse : Question 35 Complétez la suite logique suivante : ? Votre réponse : Question 36 Pour creuser une excavation de 8m de long, 8m de large et de profondeur 8m, 8 jours de fouille sont nécessaires. En combien de temps une excavation de 4m de long, 4m de large et 4m de profondeur sera-telle terminée? a. Un jour b. Deux jours c. Trois jours d. Quatre jours Question 37 Vous menez une campagne publicitaire pour laquelle vous disposez d un budget fixe A pour chaque trimestre : au 1 er trimestre, le prix d une affiche était de 60, au 2e trimestre, il était de 72 et au 3e trimestre, de 90. Quel est le prix moyen de l affiche? a. 74 b. 72 c. 80 d. 76 Question 38 Pour profiter du soleil, Agnès invite trois de ses amis à la terrasse d un café. Marine, Marc et Stéphane commandent respectivement un thé glacé, une bière sans alcool et une boisson énergisante. Agnès quant à elle, un temps indécise, choisit aussi un thé glacé. Pour cette commande, Agnès a payé 14,20. Assoiffés, les deux jeunes hommes décident des mêmes deux boissons pour un montant de 8,60. Les filles ne les suivent pas. Combien un thé glacé coûte-t-il? Votre réponse : Question 39 Pour contrarier les Grecs, les Romains mettent en place une nouvelle règle : quatre est la moitié de neuf, six est la moitié de onze et sept est la moitié de douze. Quelle est la moitié de treize? Votre réponse : Question 40 Quel est le nombre manquant? Votre réponse : ? 486
56 GRILLE DE REPONSE Logique Aptitude verbale Durée : 1 heure 40 questions Inscrivez les chiffres «témoins» 1, 2, 3, 4 dans les cases Si vous désirez apporter une rectification vous devez barrer le chiffre à supprimer et porter votre nouvelle réponse dans la case au-dessous. Exemple : N question Réponse a d c b c c a b c c Rectification éventuelle N question Réponse b b 4 Garço ns et 3 Filles m14 b b 270 a Rectification éventuelle N question Réponse c b c d a b 125 a Rectification éventuelle N question Réponse 7 b s a b 2, Rectification éventuelle
57 ENTRETIEN INDIVIDUEL Coefficient : 10 DUREE : 15 min Épreuve reine des oraux, l entretien individuel permet au jury d évaluer vos capacités de réflexion et d analyse, votre ouverture et votre curiosité intellectuelle, votre potentiel et votre motivation pour intégrer une école de management (et l INSEEC Business School en particulier). Le déroulement de l épreuve L'entretien individuel dure une quinzaine de minutes, au cours desquelles il vous faudra convaincre votre jury. Cet entretien est précédé de la question de culture générale ou sujet d'actualité. La «discussion» avec le jury Pendant cette phase d échange, dont la durée de 15 minutes, le jury va s attacher à cerner votre personnalité, vos attentes, votre potentiel, vos projets Il va notamment exploiter le questionnaire que vous aurez préalablement rempli. Soignez le fond autant que la forme, et répondez à chacune des questions posées, même si certaines ne vous paraissent pas pertinentes (car elles le sont assurément pour le jury). Parlez de vous avec franchise et ne répondez pas ce que vous pensez que le jury a envie d entendre : ne vous inventez pas une passion pour la littérature médiévale en pensant impressionner vos examinateurs Vous seriez immanquablement démasqué(e) et l effet serait dévastateur! Quelques conseils utiles Le principe de base, à n oublier sous aucun prétexte, est que vous êtes devant un jury, généralement composé d un intervenant de l INSEEC Business School, et d une personnalité extérieure ou d un ancien de l école, et que ce jury est chargé d évaluer votre prestation : autant mettre toutes les chances de votre côté. Une tenue correcte, un effort de présentation, seront appréciés favorablement : veste et cravate pour les garçons, ensemble tailleur pour les jeunes filles, considérez qu il s agit de votre premier entretien d embauche.
58 «Bonjour, au revoir», sont des règles de courtoisie essentielles, que l on se doit de respecter, sans ajouts ou fioritures inutiles. Il n est pas d usage non plus de serrer la main des membres du jury Le jury est ici souverain. Bannissez le mépris ou l agressivité, devant une question ou une remarque qui vous déplait ou vous surprend. Surtout, ne répondez pas à une question par une autre question. Écoutez les questions des membres du jury, ne leur coupez pas la parole, même s ils vous interrompent. Répondez avec humour et bonne grâce, en avouant franchement votre ignorance à une question précise, sans toutefois donner l impression de ne pas vouloir chercher, et d accepter trop facilement la défaite. Vous aurez également rempli un questionnaire, permettant aux jurés d avoir de vous une première approche. Vous y parlez de votre personnalité, de votre capital d expériences et de vos perspectives d avenir. Apprenez à vous mettre en valeur, donner au jury l envie de vous interroger sur votre domaine d excellence. A la fin de l épreuve, résistez à la tentation de demander votre note, ou une appréciation : le jury délibérant à l issue de l entretien, vous recevrez vos résultats sous quinzaine. En conclusion, N envisagez pas cet entretien comme un mauvais moment à passer! D une part, ce n est généralement pas le cas (le jury ayant à cœur de vous mettre en confiance pour tirer le meilleur de vous-même), d autre part, cela vous mettrait dans la pire des dispositions psychologiques : vous risqueriez de paraître au mieux introverti(e), au pire sur la défensive. Gardez à l esprit que cet entretien est avant tout un moment d échange et de découverte et que le jury n est pas là pour vous juger, mais pour s assurer que votre profil correspond à celui des élèves qu il souhaite recruter.
59 ÉVALUATION DE L ENTRETIEN INDIVIDUEL Pour mieux se faire connaître, le/la candidat(e) : - Avant l entretien, remplit pour le jury un questionnaire le concernant. - Pendant l entretien : o Maîtrise son comportement : écoute, pondération, engagement, etc., face aux questions du jury. o Parle de ses expériences, voyages, activités sportives, relations avec les autres, participation à des manifestations collectives, stages, tâches diverses, loisirs significatifs o Expose ses projets d avenir, définit ce qu il espère de l INSEEC Business School o Exprime ses idées, opinions, valeurs, choix, en les motivant. 1. COMPORTEMENT Domine son anxiété, accepte l échange, réagit positivement 2. CONTACT Se montre sociable, semble prêt à s inscrire dans une dynamique de groupe 3. ENGAGEMENT Prouve sa vitalité, son énergie, son besoin d agir, de s investir dans plusieurs projets 4. OUVERTURE Se montre ouvert au monde, à l actualité, fait preuve d une certaine curiosité. 5. COMPREHENSION Problématise, prend du recul, redonne aux événements leur dimension objective 6. FIABILITE Est rigoureux dans son attitude et ses propos, reste persévérant 7. LEADERSHIP Se décide sans hésiter, sait défendre ses idées avec conviction
60 QUESTION DE CULTURE GENERALE OU SUJET D ACTUALITE Coefficient : 5 DUREE : 35 min L objectif de cette épreuve est de mesurer les facultés d analyse et de réflexion de chaque candidat et ses facultés d adaptation, d éloquence et de persuasion. Le candidat «tire au sort» deux sujets, un sujet de culture générale et un sujet d actualité. Il retient l un des deux, et dispose de 20 minutes de préparation pour un exposé de 5 à 10 minutes qu il présente devant un jury de deux ou trois personnes. L exposé permet au candidat d être le premier à prendre la parole. Le jury est libre de poser des questions lors de l exposé du candidat. A l issue de l épreuve chaque juré doit remplir une grille d évaluation. La grille d évaluation repose sur les critères suivants : - Sait expliquer le sujet - Conduit une démonstration claire jusqu à la conclusion - Evoque aisément des faits concrets, des personnalités marquantes, des événements récents - Manifeste de l intérêt pour l analyse intellectuelle, les idées novatrices, les questions complexes - Trouve une forme d expression dynamique
61 SYNTHESE DE L EVALUATION QUESTION DE CULTURE GENERALE ou SUJET D ACTUALITE Date.. CANDIDAT Nom Prénom. JURY N 1. Mme ou M 2. Mme ou M 1. Sait expliquer le sujet (quel parti en tirer) Conduit une démonstration claire jusqu'à la conclusion Evoque aisément des faits concrets, des personnalités marquantes, des événements récents Manifeste de l intérêt pour l analyse intellectuelle, les idées novatrices, les questions complexes Trouve une forme d expression dynamique TOTAL DES POINTS ATTRIBUES : / 20
62 ENTRETIEN DE LANGUE ANGLAISE Coefficient : 5 DUREE : 20 min L examinateur mène avec vous une véritable discussion. Il évalue en priorité votre capacité à réagir et à utiliser de manière optimale le capital de connaissances dont vous disposez. Le jury souhaite vérifier si votre niveau est suffisant pour permettre une participation active et efficace à un cours de langue au niveau école supérieure de commerce. Le jury se reposera sur les critères suivants : - compréhension - capacité de réponse - grammaire - lexique - aisance
Dans une liberté plus grande : développement, sécurité et respect des droits de l homme pour tous
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