LES LEÇONS DE VERGENNES

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "LES LEÇONS DE VERGENNES"

Transcription

1 LES LEÇONS DE VERGENNES AUTREFOIS, AUJOURD'HUI «Si la forée est un droit, si la convenance egt un titre, quelle géra désormais la sûreté des Etats? Si une possession immémoriale, si des traités solennels qui ont fixé les limites respeetives ne peuvent plus servir de frein à l'ambition, comment se garantir contre la surprise et l'invasion? Si le brigandage politique se perpétue, la paix ne sera bientôt plus qu'une carrière ouverte à l'infidélité et à la trahison.» Est-ee une illusion? Ces lignes semblent écrites hier, tellement elles trahissent les inquiétudes qui assombrissent notre horizon, et pourtant elles datent de 1774, année où le roi Louis XVI monta sur le trône. Avec quelle curiosité déférente je les ai lues, tracées de la main de Vergennes, de cette petite écriture qui court et se pare des grâees du xvin* siècle. Étrange coïncidence, voici l'europe de nouveau alarmée. Serait*ee pour brouiller nos esprits que le présent s'habille dans les défroques du passé? Non, l'histoire ne se répète pas, elle n'est pas radoteuse, obstinément elle poursuit sa marche en avant ave,e une continuité où tout s'enchaîne. Ce qu^nous prenons pour des redites, n'est que conséquences, analogies. Sinon, la connaissance des temps révolus permettrait d'entrevoir l'avenir aux multiples facettes et d'éliminer ce que le grand Frédéric appelait, quel que f$t son coup d'oeil, «Sa sacrée Majesté le hasard». Mais voulons-nous comprendre le sens des événements qui s'entrechoquent, observons-les aux lumières de l'histoire, maîtresse de vérités, témoin

2 LES LEÇOKs DE VERGBNNES. 831 impartial des passions humaines : elle nous montre que, dans des conjonctures analogues, les mêmes causes produisent lés mêmes effets. Qu'il s'agisse du partage de la Pologne au xvni 6 siècle ou de l'annexion de la Bohême au XX e, ces agressions triomphantes au pas de parade, à la clarté de la paix, soulèvent pareille réprobation chez les peuples asservis ou menacés : mobiles, actes, réactions se ressemblent. La publicité seule diffère. Aujourd'hui, elle s'adresse à la conscience moutonneuse et crédule des masses qui bêlent les vivats ; jadis elle enjôlait une élite jalouse que Frédéric payait en monnaie de singe, c'est-à-dire en flatteries. Le roi de Prusse faisait sa propagande en français. Séduit par nos auteurs, il trouvait la langue allemande trop* verbeuse. Écrivait-il ses lettres célèbres que l'europe se disputait? C'était pour se raconter, se vanter ou se disculper. Parlait-il? Sa conversation sarcastique dissimulait sous le cliquetis des mots son humeur belliqueuse. Quand «le transfuge d'apollon s'enrôlait chez Bellone», il couvrait ses rapines du manteau de la philosophie. Par d'autres méthodes et sans plus de scrupules, nous avons vu son successeur au gosier d'acier, agitateur inassouvi, préparer mystérieusement ses coups de force qui éclatent, coups de théâtre orchestrés au rythme de Wagner. L'un jouait de la flûte à Sans-Souci, entre des peintures chinoises et toute cette galanterie rococô qu'il affectionnait ; il charmait ses Pôméraniens, séduisait les visiteurs de passage, témoins attendris dé ces bucoliques ; l'autre creuse la ligne Siegfried et, derrière un portail de bronze, sous la garde de trois «liftiers» vêtais de blanc qui manoeuvrent l'ascenseur, monte se réfugier dans une cage de cristal à mètres d'altitude. Du haut des cimes, il décrète où tombera la foudre. CeluMà ironisait, faisait le bon apôtre ; celui-ci vaticine, hurle, s'enroue ; la musique de chambre, chère au dilettante de Potsdam, s'enfle, gronde sur la place publique et résonne comme la trompette de l'apocalypse. La liberté de pensée est captée par les ondes. Le roi-soldat, à l'étroit dans un royaume de quatre mil* lions d'habitants, pour agrandir son jardin, bousculait les frontières. Seule, la crainte de pro^quer une nouvelle guerre, où la fortune, cette fois, eût pu trahir ses armes, l'empêchait de happer à sa fantaisie les provinces qu'il reluquait. «L'Im-

3 832 REVUE DES DEUX MONDES. pératrice-reine et moi, nous avons longtemps soutenu des guerres ruineuses : que nous en reste-t-il?» La Silésie lui en avait coûté deux où il fallit périr. Puisque les conflits européens entraînent de si grands risques, plus de batailles! Les peuples sont fatigués, les cours de France et d'angleterre aspirent au repos. Désormais les conquêtes seront pacifiques. Elles se feront au nom de l'ordre, de la justice, et même de la liberté : pourquoi la Pologne n'aurait-elle pas celle de mourir? Afin d'étendre son espace vital, Frédéric se transforme en tentateur. Mettant dans la balance son épée, sa plume et son hypocrisie, il attise les convoitises des Puissances gourmandes. Si le pouvoir d'un seul ne suffit pas à méduser la victime, qu'on l'isole, jusqu'à ce qu'elle soit consentante, dans un cercle inflexible de volontés tortueuses! Puis, le crime accompli, les dépouilles partagées, les cupidités momentanément satisfaites, il donne le change, badine : «Je ne connais point de traités signés à Potsdam ou à Berlin, écrivait-il à Voltaire, propagandiste étincelant de la langue française et des conquêtes prussiennes ; je sais qu'il s'en est fait à Pétersbourg. J'ai fait l'office du capucin, j'ai éteint les flammes.» Nul ne s'enrichira qu'aux dépens d'autrui et dans des proportions savamment cadastrées : telle était la maxime dès aigles devenus vautours. «Si un voleur vole l'autre, le diable s'en rit.» Aussi fallait-il un ordre juridique pour faire taire les chicaniers. La distribution équitable du butin servait à masquer, par une apparence de justice, l'iniquité du forfait et le droit invoqué au nom de la force, en chamaillant, en ricanant, en pleurnichant même comme l'impératrice Marie-Thérèse, prenait un sens nouveau. Summum jus, summa injuria. Ainsi la Pologne, effilochée, désemparée, subissait son destin. Cette nation chevaleresque, qui avait fait jadis couronner un de ses fils à Moscou, à qui le duché dp Prusse prêtait hommage au xvn e siècle et qui sauva l'autriche sous les murs de Vienne, fut morcelée impitoyablement sans qu'aucune Puissance, hormis l'empire ottoman, osât élever la voix. Pendant cent cinquante ans, l'ordre européen reposera hypocritement sur une tombe mi-close d'où s'échappaient les germes de ce patriotisme ardent que nous avons vu s'épanouir.

4 LES LEÇONS DE VERGENNES. 833 S'agit-il du démembrement d'un royaume, on hésite à parler de friponnerie. 0 morale! Plus le larcin est agressif, plus le péché est véniel. Blâmait-on les cambrioleurs couronnés, c'était tout bas. Ceux-ci plaidaient les circonstances atténuantes, la nécessité qui fait loi, et les braves compères, à force de se louer, finissaient par envier leurs nouveaux sujets de s'être donné de si bons maîtres. Tout à coup Frédéric, prévenant par des sarcasmes les reproches de ses admirateurs, leva le masque. Il déclara à d'alembert, qui était venu le voir : «L'impératrice Catherine et moi sommes deux brigands, mais cette dévote d'impératrice-reine, comment va-t-elle s'arranger avec son confesseur?» Au lieu de protester contre cet attentat, pourquoi la France se taisait-elle? Affaiblie par la guerre de Sept ans, écrasée d'impôts, altérée de paix, mécontente, défiante, elle répugnait à toute intervention hors de ses frontières. Non sans maudire ses ministres frivoles, elle se réfugia dans le silence. Louis XV, excédé, en donna l'exemple, la Cour s'y conforma. C'est ainsi que l'évêque de Saint-Brieuc, dans l'oraison funèbre qu'il fit de l'impératrice Marie-Thérèse, n'effleura même pas le sujet épineux : «La France n'ayant rien dit sur le partage de la Pologne, je prendrai le parti de faire comme la France et de ne rien dire non plus.» Quelle déception pour les peuples en éveil que ce mutisme de la France blessée par l'injustice dont elle fut, en 1772, le témoin impassible! Au mois de mars 1938, nous avons senti le poids d'un silence aussi lourd, plus accablant, interrompu seulement par les délires de la radio germanique. L'Autriche, cœur de l'europe, venait d'être rayée de la carte. Nous aurons même vu la Maison de Habsbourg escamotée des pages du Gotha ; cet almanach aristocratique serait-il devenu le sombre registre des trônes vacants dont possession vaut titre? Le Deutschland ùber ailes triomphait. Autour des places ' publiques, les bras timidement se levaient, sur les visages consternés les larmes brillaient, les sourires s'achevaient en grimaces. Allaient-ils bannir l'optimisme souriant du peuple viennois, ces turbulents nazis? La bannière blanche et rouge arrachée des clochers, flottera-t-elle encore sur les villages alpestres d'où les roucoulades montagnardes, joyeux défis, semblent cascader en sanglots? «Vivre sous TOME u

5 834 BEVUE DES DEUX MONDES. un joug détesté, quelle tristesse! pensaient les Autrichiens désabusés qui avaient caressé l'espoir fictif que seul le régime politique serait en cause, mais vivre sans patrie est tragique.» La tragédie jouée, les acteurs bottés se pavanant sur le ring, le règne de la dissimulation commence. Certains deuils se ; portent en rose avec des doublures noires ; c'est l'envers qui est près du cœur. Lorsque je représentais la France à Vienne, la crainte de cette annexion était pour moi un cauchemar, j'aurais été désespéré que mon nom y fût associé. Poursuivi, précédé par cette pensée, elle m'obsédait, j'en pesais, j'en balançais toutes les possibilités. Le chancelier fédéral, Mgr Seipel, à qui je confiais ces appréhensions, me savait gré de mes inquiétudes. Les siennes, il les cachait derrière une froideur apparente et sous des formules captieuses faites pour gagner du temps, «un peuple, mais deux États... oui, deux États», répétait-il avec obstination. Sur ce pasteur catholique pesait une double responsabilité : garder le legs de son maître l'empereur Charles et sauver les âmes dont il devait compte à Dieu. Chez lui, le spirituel dominait le temporel. C'était la première fois que j'avais à traiter d'intérêts politiques avec un homme d'église et tous les mots latins bourdonnaient dans mon oreille. Cela me stimulait. Je savais mieux le latin que l'allemand. Notre carrière vagabonde, fertile en surprises, nous met soudain en présence des personnages les plus divers, la bonne école de psychologie! Qui n'est pas psychologue est piètre diplomate. Le grand Frédéric, dans son traité sur les talents du parfait ambassadeur, prétendait que, pour réussir à Londres, il fallait un débauché avenant qui soutînt dans l'ébriété un air de franchise propre à tromper les Anglais. Que les temps sont changés! M. Paul Cambon, dont les succès retentissants donnèrent tant d'éclat à notre politique et qui se détachait en silhouette austère des brouillards londoniens, ne répondait certes pas à cette esquisse à la Hogarth. Quant au représentant à Vienne, Frédéric le veut chicaneur, expert dans l'art de l'altercation. Méfions-nous de cette qualité allemande! La chicane est à l'origine de bien des querelles. Oh! que je préfère la maxime

6 LES LEÇONS DE VERGENNBS. 836 de Ghoiseul, le plus illustre de mes prédécesseurs à Vienne : «La véritable finesse est la vérité, quelquefois dite avec force et toujours avec grâce! * Je revenais alors d'athènes, pays des controverses alambiquées, et pourtant je trouvais plus facile de discuter avec un dictateur grec, hâbleur et jovial, au charivari des cigales qui tricotaient des révolutions, que d'avoir affaire à un prélat, docteur en théologie, thomiste subtil. Mgr Seipel ennoblissait l'esprit de gouvernement de toute la sainteté de son état. Tandis que j'admirais sa dialectique à la fois souple et serrée qui se développait telle une homélie, en trois peints, chaque proposition découlant de la précédente, et la dernière çonclusive, «erstem, zweitens uni drittem», division tiïpartite où la sainte Trinité n'avait rien à faire, je ne pouvais m'empêcher d'évoquer, dans cette salle blanche de la JBallplatz qui conservait un air de fête, le négociateur du Congrès de Vienne à qui ces boiseries dorées avaient servi de cadre aux jours de son plus grand triomphe. Le prince de Talleyrand n'aimait-il pas à rappeler que, s'il avait eu quelque succès en diplomatie, ses études théologiques n'y furent pas étrangères? Mais que nous étions loin des rabats de dentelle! Mgr Seipel apparaissait, vêtu d'une redingote morose ; seul un plastron violet trahissait la dignité ecclésiastique. Son austérité se tempérait de manières onctueuses, et, lorsqu'il souriait, «ta mains potelées devenaient bénisseuses, S'animait'-il, son sang à fleur de peau donnait au visage grave un teint rose, frais et reposé. Un jour, comme il m'indiquait les écueils parmi lesquels la politique de son pays devait se mouvoir et la manière de les contourner ; «Si je comprends bien, vous estimez, lui dis-je, que la voie que vous tracez çmvre à l'autriche, appuyée sur la Société des nations, les perspectives d'une vie indépendante?» Le prélat, fixant sur moi son regard d'azur encerclé par les lunettes d'or, me répondit avec la résignation que donne une conscience pure : «Si la France persévère dans la politique amicale dont vous m'apportez le témoignage, je ne doute pas que la situation actuelle se prolonge, sans difficulté insurmontable, dix ou vingt ans anviron. - Comment, m'écriai'je, vous comptez par décades lorsqu'il s'agit de l'existence d'un pays millénaire?

7 836 REVUE DES DEUX MONDES. Hélas! fit-il, cette instabilité ne dépend pas de nous, mais des circonstances ; n'accusons personne, pas même mes anciens compatriotes de Bohême qui ne comprennent pas que leur sort est lié au nôtre. C'est du ciel, sans doute, que nous verrons le dénouement, et là il n'y a plus de frontières, toutes les lignes sont idéales.» Ce ton détaché me glaça, je sursautai : «Monseigneur, quel serait, d'après vous, le moyen, s'il en est un, de maintenir l'autriche, pierre angulaire sur laquelle repose l'équilibre de l'europe, de lui épargner l'anschluss que vous ne pouvez considérer comme inéluctable? Les hommes, repartit Mgr Seipel, ne sont jamais désarçonnés en face d'événements dont ils connaissent les causes, s'ils étudient attentivement le jeu des combinaisons possibles. Pour écarter les menaces d'anschluss, il y a un moyen ; mais votre pays, si bien disposé qu'il soit à notre égard, répugne à l'utiliser, à le mettre en œuvre. Lequel? Une entente entre la France et l'italie, f Cette conversation m'ouvrit les yeux. Le diagnostic de l'évêque avait été prononcé avec une certitude pour ainsi dire transcendante, avec un instinct prophétique : sa mort, comme il le prévoyait, n'a-t-elle pas précédé celle de sa patrie? Dès lors, j'étais acquis à l'idée que la meilleure garantie pour l'autriche serait un accord entre Paris et Rome, remède spécifique au mal à conjurer. M. Briand, à qui je rapportai cette conversation, ne ménagea point ses encouragements. Philippe Berthelot, huit jours avant sa mort, me redit les vœux qu'il faisait pour un rapprochement francoitalien et, figé dans son fauteuil, il m'accompagna d'un sourire jusqu'à la porte de sa chambre : «Vous réussirez, j'en suis sûr, mais si vous rencontrez trop de difficultés, faites-moi signe, j'irai vous seconder cet hiver à Rome.» Ce sont les dernières paroles que je recueillis de ses lèvres. Enfin l'accord fut réalisé. Par trois déclarations concordantes, février 1934, janvier 1935, avril 1935, les gouvernements de France et d'italie s'engagèrent à veiller sur le sort de l'autriche et à se concerter en cas de péril. Et voici qu'en 1938 pour l'autriche, comme en 1772 lors du partage delà Pologne, la même angoisse étreignit le monde!on.croyait

8 LES LEÇONS DE VERGENNES. 837 entendre, dans le silence de l'oppression, la grande voix de Bossuet : «Dieu a fait naître les deux puissantes Maisons d'où la Reine devait sortir, celle de France et celle d'autriche, dont il se sert pour balancer les choses humaines ; jusqu'à quel degré, jusqu'à quel temps? Il le sait et nous l'ignorons.» En 1774, à l'avènement de Louis XVI, rien ne prouvait que les cupidités fussent pleinement satisfaites et que lès Cours co-partageantes ne méditassent pas de nouveaux agrandissements en Orient, en Allemagne, en Italie. Sommesnous plus rassurés aujourd'hui? La récente initiative du président Roosevelt ne trahit-elle pas des inquiétudes semblables? Comment résister à cette frénésie de conquêtes? se demandait-on à Versailles. Il est assurément plus facile de former une coalition contre un souverain orgueilleux, même si la fortune des armes le favorise, que contre une conjuration de trois Puissances spoliatrices assez fortes pour faire pencher la balance du pouvoir, et qui opposent à l'équilibre général de l'europe un équilibre particulier fondé sur l'égalité de leurs usurpations. D'une situation aussi menaçante, aussi confuse, naissait le plus grand désordre. Écrivailleurs politiques, philosophes séditieux, agents aigris de la diplomatie secrète se faisaient d'autant plus persifleurs qu'ils étaient encouragés par nos déboires. L'un exposait son système, l'autre proposait le remède. Les conseils affluaient, les critiques ricochaient. C'est parmi ces remous de l'opinion que, Louis XV étant mort, le nouveau Roi confia le portefeuille des Affaires étrangères au comte de Vergennes. Heureux choix! La grande roue des événements, sous l'impulsion de Frédéric, tournait si vite que les petits pays, pris de vertige, n'avaient pas le temps de dire qu'ils étaient menacés. La diplomatie secouée, bousculée, essoufflée, devenait si fébrile qu'il ne fallait pas en laisser la direction à un improvisateur, Beaumarchais eût applaudi : plus de danseur de menuet, de frôleur de favorites! C? est un calculateur qui l'obtint. Vergennes, avec son sens de la mesure, comprit que de longues campagnes, même heureuses, ne changeraient plus le nouvel ordre de choses qu'on avait laissé établir. «Dans cette défection générale des vrais principes, écrit-il, quel parti pourrait prendre la France? Celui de se déclarer

9 38 REVUB DES DEUX MONDES. le vengeur des outrages faits aux droits sacrés de la justice et de la propriété, serait le plus magnanime et le plus adapté : à sa dignité : mais sa situation intérieure ne doit pas lui conseiller et ne peut lui permettre d'entrer dans un aussi grand engagement.» Écoutons les conseils de ce ministre perspicace, méditons les leçons de son expérience à l'heure où des problèmes similaires se posent devant nos gouvernements démocratique». Le redressement du pays est sa première tâche. «La France, constituée comme elle est, doit craindre les agrandissements bien plus que les ambitionner, s Qu'elle soit forte et bien administrée, appuyée sur des alliances pacifiques, on la verra de nouveau assumer le rôle d'arbitre qui lui revient de droit, dit Vergennes, si elle n'a pas d'autre ambition que le triomphe de la justice.! Recueillie et consciente, la France n'a qu'un langage, c'est celui-là. Grâce au ciel, nous l'entendons aujourd'hui, après une trop longue attente! Que de ressemblances, en effet, entre la situation de l'europe en 1774 et le spectacle qui se déroule devant nos yeux! Mais ne poussons pas trop loin Ja comparaison. Il y avait aussi des contrastes et même des oppositions. La plus saisissante était l'animosité qui séparait alors la France de l'angleterre. Notre pays venait d'éprouver de grands revers. La perte de l'inde, du Canada, de la Louisiane, du Sénégal avait été la déplorable rançon de ses malheurs, comme la présence permanente d'un commissaire anglais pour surveiller les bastions démolis de Dùnkerque, en était le signe humiliant. «Ce souvenir doit faire frémir tout Français», écrivait le comte de Ségur qui permettait rarement une exagération -à sa plume. Aujourd'hui, l'atmosphère est purifiée, dans la plus grande des guerres nous avons confondu nos morts et nos espérances, l'amitié s'épanouit. i Comme on voit parfois après l'orage un arc">en*çiel, message pacifique, relier nos falaises pieardes à celles du Sussex, ainsi une sympathie agissante unit désormais les deux peuples individualistes, férus de liberté, qu'une jalousie séculaire aveuglait. Cette métamorphose fut l'effet de la plus heureuse des transactions, conclue en 1904 par trois hommes clairvoyants, Edouard VII, Dçlcassé, Paul Camboja,

10 LES LEÇONS DE VERGENNES. 839 un grand roi, un ministre résolu, un ambassadeur émanent qu'on laissa vieillir, honoré et populaire, sous les ombrages de Hyde Park. Ainsi finit la plus longue rivalité de l'histoire, les antagonistes réconciliés devinrent des émules dans la même œuvre, des soldats dans la même cause. Après avoir lutté pendant des siècles pour cette balance du pouvoir si convoitée, ils tiennent aujourd'hui, de leurs mains jointes, celle de la justice. La France veille sur le continent; les escadres britanniques protègent les deux Empires. \ «Je ne vois pas dans le futur, disait le cardinal de Richelieu, et par conséquent je ne saurais prévoir ce qui arrivera.» Vergennes aurait volontiers souscrit par modestie à cette pensée du plus grand de nos politiques. Il terminait par les réflexions suivantes son mémoire au Roi : «Si, après avoir parcouru le continent, nous tournons nos regards du côté de la mer, y trouvons-nous de plus grands motifs de sécurité? Nous voyons à côté de nous une nation inquiète et avide, plus jalouse de la prospérité de ses voisins que de son propre bonheur, puissamment armée, et prête à frapper au moment où il lui conviendra de menacer. Ne nous y trompons pas : quelque parade que les ministres britanniques fassent de leurs inclinations pacifiques, nous ne pouvons compter sur cette disposition qu'autant que leurs embarras domestiques se prolongeront. Ceux-oi peuvent cesser ; ils peuvent même croître au point de déterminer le gouvernement à diriger l'inquiétude des esprits contre des objets extérieurs. Il n'est pas sans exemple que le cri de la guerre contre la France ait été le signal de ralliement des partis qui divisaient l'angleterre.» Arrêtons-nous à ces observations. Elles sont d'autant plus curieuses que bientôt Vergennes s'appuiera sur le même raisonnement pour motiver notre intervention en faveur des États-Unis. Revenant à la France, à sa situation intérieure et extérieure, il conclut : «La considération et l'influence de toute puissance se mesurent et se règlent sur l'opinion sentie que l'on a de ses forces intrinsèques... On respecte toute nation qu'on voit en mesure d'une résistance vigoureuse et qui, n'abusant pas de la supériorité de ses forces, ne veut que ce qui est juste, et qui peut être utile à tout le monde, la paix et la tranquillité générale. Ici, la politique s'arrête...»

11 840 REVUE DES DEUX MONDES. Le nouveau ministre des Affaires étrangères en connaissait mieux que personne les limites ; malgré l'ampleur de ses desseins, il n'ignorait pas celles de ses forces. Pendant sa longue mission en Orient, contrarié par les variations de notre politique, aussi volage à sa manière que les ailes du moulin de Sans-Souci, il s'était épuisé à convaincre tour à tour le Cabinet de Versailles et le Divan de Stamboul. Tâche difficile, tâche délicate que cette joute journalière! Les diplomates ne sont-ils pas des avocats enrubannés, bons ou mauvais plaideurs, si toutefois négocier c'est plaider? Que de qualités requises, sans compter l'a propos et la chance, pour conduire une négociation! Inutile de se bourrer le crâne de raisonnements juridiques ; il ne s'agit pas en effet de briller devant un aréopage, mais de se concilier l'estime et même la sympathie de son adversaire, de pénétrer sa pensée, de lever ses objections, d'enguirlander ses hésitations. Seuls, les arguments humains portent ; seuls les hommes comptent. Au dixhuitième siècle où le badinage se mêlait à tout, fusait au Conseil, à la tête des armées, au ministère avec Choiseul, «ce fou qui avait bien de l'esprit», disait le pape Benoît XIV que le rire, désarmait, lui Vergennes ne badinait pas, son langage sinueux et solennel se prêtait aux habiles déductions ; en tout cas, il a gagné plus d'un procès à la France, sans oublier le sien avec la renommée. Plaideurs ou non, il faut voir les pauvres diplomates tantôt ergoter avec le gouvernement auprès duquel ils sont accrédités, tantôt discuter, la plume à la main, avec leur propre ministre, enclin à s'illusionner sur l'étendue des possibilités. Ah! les instructions signées fébrilement, envoyées dare dare, puis confiées aux navires indolents qui s'attardaient dans tous les ports! Arrivaient-elles enfin, elles étaient dépassées par les circonstances mouvantes, révolution de palais ou élévation passagère d'un favori! L'ambassadeur est-il trop bien vu du Grand Vizir, on s'imagine à Versailles qu'il voit tout par ses yeux ; les gazettes sournoises le dénoncent et mystérieusement lui parviennent comme des feuilles mortes, détachées par le souffle de la calomnie. Qu'il le veuille ou non, il partira. Est-il en quarantaine dans son ambassade, gardé par ses kavas albanais armés jusqu'aux dents, la Cour et la ville décrètent qu'il est sans crédit, qu'il

12 LES LEÇONS DE VERGENNES. 841 manque d'autorité. Les scrupules de Vergennes, ses objections continuelles agaçaient Choiseul; il disait en riant : «Le comte de Vergennes trouve toujours des raisons contre ce qu'on lui propose, mais jamais des difficultés pour l'exécuter; et si nous lui demandions la tête du Grand Vizir, il nous écrirait que cela est dangereux, mais il nous l'enverrait.» Hélas! ce n'est pas la tête du Grand Vizir qu'on va lui réclamer, mais la sienne! La tâche de Vergennes était d'autant plus ingrate qu'il se trouvait être à la fois l'ambassadeur du Roi et un agent de sa diplomatie secrète. Ame de ce complot dont il était l'auteur et le complice, Louis XV tirait les deux ficelles, le duc de Choiseul n'en avait qu'une qui résistait parfois à la main. La correspondance était donc double ; la valise emportait le pli officiel destiné au ministre des Affaires étrangères et le pli confidentiel que M. Tercier, directeur politique, remettait discrètement au comte de Brogtie pour être placé sous les yeux de Sa Majesté. Fier de correspondre'avec son roi, Vergennes fermait-il les yeux sur l'inconvénient de ces pratiques ténébreuses? Eut-il des scrupules lorsqu'il copiait les dépêches de Choiseul pour en faire part à Louis XV? Qui oserait l'accuser de duplicité? Ne mettait-il pas sa conscience au service du Roi? Et pourtant, quoi de plus contraire à ses sentiments intimes que ce ministère occulte, hiérarchie cachottière qui armait le subordonné contre le supérieur, encourageait la dissimulation, l'art de feindre, et risquait de favoriser des chasses-croisés où l'intérêt per- ; sonnel, plus que l'intérêt général, était en jeu. D'autre part, quoi de plus éloigné de sa doctrine que le système d'alliances permanentes dont certains agents initiés au secret cherchaient à jeter les bases? Pour ce réaliste chez qui le dogmatisme n'était qu'une apparence, les amitiés et les rivalités des peuples changent avec la fortune et le caractère de ceux qui les gouvernent. Dès qu'il aura l'autorité ministérielle, il;mettra le holà à ces abus auxquels il avait innocemment participé. Louis XVI supprimera la diplomatie sécrète dont les papiers seront livrés aux flammes ; mais tout se sait à Paris où les phénix indiscrets renaissent éternellement de leurs cendres. Le comte de Vergennes appartenait à cette haute bourgeoisie ennoblie par le fidèle service de l'état avant d'être

13 842 REVUE DES DEUX MONDES. distinguée par le pouvoir royal. Il en avait les principes et, si l'on veut, les préjugés, nous dit son petit-neveu Charles de Rémusat. Ce sage qui n'avait ni entregent, ni relations à la cour, fit une folie, si l'on peut appeler folie le roman que la Providence favorisa, pour l'humaniser. A Constantinople, il s'était amouraché d'une Française, veuve grassouillette d'un docteur pérote, M. Testa. Pendant sept ans, sourd aux commérages, sans se soucier des noirceurs de la médisance, il se reposait à Ruyuk Déré, oubliant ses tracas, dans un yali mystérieux, coffret posé au ras de l'eau soyeuse, qui abritait sa tendresse. Caché derrière les moucharabiehs, notre ambassadeur y jouissait près de celle qu'il avait choisie «dé la paix intérieure, de la douce consolation d'aimer et d'être aimé», ejvtouré de deux garçons que cette dame lui donna, Constantin et Louis, dont il raffolait. Les bruits de cette liaison bénie secrètement parvinrent-ils à Versailles? C'est possible, c'est probable. Sans que rien ne le fit prévoir, un matin, le courrier lui apporta à l'improviste une lettre courroucée de la main du duc de Choiseul : «Le Roi a nommé M. le chevalier de Saint-Priest pour vous remplacer avec le caractère d'ambassadeur. Je dois vous prévenir qu'il partira immanquablement dans le courant du mois de juillet. Vous pourrez vous servir du même vaisseau qui mènera votre successeur à Constantinople, pour revenir en France.» Quel embarras! Quelle affliction pour Vergennes! Que de combats imposés pour résister à la pente naturelle de son ^03ur! «Je ne pouvais avouer les enfants sans faire connaître leur mère», confiait-il à M. de Tott, son ami. Ses enfants grandissaient, jamais il n'avait osé solliciter la permission d'épouser cette personne dont l'amour lui était plus nécessaire que la vie et qu'un refus du Roi éloignerait sans retour. Que faire? Alors il écrivit au ministre avec le courage d'un homme qui se jette à l'eau : «Mon guignon veut que ma femme soit enceinte, et, suivant les apparences, le terme de ses couches sera à la fin de décembre ou dans les premiers jours de janvier.» Comment exposer sa compagne aux tempêtes du retour qui déjà s'amoncelaient sur sa tête et comment cacher plus longtemps cette union clandestine?

14 LES LEÇONS DE VERGENNES. 849 Ainsi les soupçons de Choiseul se confirhièrent j il s'en irrita» mais répondit que, "puisque l'indulgence du Roi levait tous les obstacles, il souhaitait de voir Vergennès Reprendre sa tranquillité d'esprit. «Sa Majesté vous permet de rendre public ce mariage que vous avez contracté. Vous avez oublié, monsieur, de me mander le nota de votre femme et son état.» «Quel sot mariage!» répétait Choiseul qui ne comprenait pas qu'on pût épouser une inconnue dont la gorge seule était opulente. Par un caprice de la morale, le ministre toutpuissant fut bientôt mis à l'épreuve, et, malgré sa riche et charmante héritière, ne tarda pas à goûter à Chanteloup l'amertume d'une disgrâce plus retentissante encore que celle qu'il avait infligée à M. de Vergennès. L'ingratitude était Un privilège! L'ambassadeur se consola dans un bonheur alàngui, loin des propos ridicules et décevants, sur la terre de Toulongeon qu'il avait achetée près d'âutun : jours tranquilles^ jours heureux! Son ambition était étt sourdine, il observait la France comme un amoureux qui revient de voyage, apprenait, à la chérir par ses racines, palpait ses ceps prometteurs de joyeuses vendanges. Dans ce paysage retrouvé où le romanée vermeil donnait rendez-vous au chambertin, il regardait ses enfants s'épanouir. Trois ans passèrent. Ëtait-il oublié? Les fureteurs feuilletaient dans les dossiers pour découvrir parmi les papiers classés la trace des occasions perdues. Ses lettres judicieuses et parfois prophétiques triom* pliaient. Elles l'arrachèrent à cette oisiveté qui commençait à peser sur son esprit actif. Pour un bon serviteur, quoi de plus douloureux que l'inaction? Le comte de Broglie, qui avait pu juger la clairvoyance de Vergennès par ôette fameuse correspondance secrète dont il possédait la clef, le recommanda instamment au Roi pour l'ambassade de Suède. A en Croire Chamfort, Sa Majesté aurait écrit en marge de là lettre du comte de Broglie : «Je n'approuve point le choix de Vergennès \ c'est vous qui m'y forcez ; soit, qu'il parte ; niais je défends qu'il emmène sa vilaine femme avec lui.» Et pourtant, de nos jours, Constantinople fut la pépinière de bien séduisantes ambassadrices. M. de Vergennès n'est pas rancunier. Devinant l'obligeance amicale des jaloux) je présume que les désirs de

15 844 REVUE DES DEUX MONDES. Louis XV lui furent communiqués aussitôt et que, s'il ignorait les termes peu gracieux de la décision royale, du moins il en savait le caractère formel, puisqu'il partit mélancolique, laissant son épouse attristée derrière lui. Malgré cette rigueur qui assombrit son exil, il avait un tel culte pour la monarchie qu'en apprenant la mort du Roi, il pensa défaillir. «Les larmes sont venues à propos, écrit-il à sa femme, elles m'ont soulagé ; mais la désolation est au fond de mon cœur. Je sens toute la grandeur de sa perte, je perds un bon maître qui m'honorait de quelque bonté et de quelque estime.» Par le courrier suivant, il ajoutait : «La cruelle sensation est toujours la même et le temps n'adoucit pas la plaie.» Peut-être craignait-il l'indiscrétion d'un cabinet noir, à moins que la noblesse de ses sentiments ne lui eût fait oublier sa rancœur? A Stockholm, 2 avait réussi au delà de toute prévision. En suivant ses avis, le roi Gustave affermit son trône par un coup d'état pacifique. Le sang n'avait pas coulé. On vit clairement en cette occasion que «le conseil d'un homme habile a souvent plus d'influence que la force des armées» ; puis, la révolution faite, Vergennes réussit à calmer les esprits «de façon à ne pas exciter un embrasement plus violent». Cependant, sa correspondance intime trahissait une telle lassitude d'être séparé de sa femme et des siens qu'on sentait qu'il avait peine à réagir. Il écrivait à M me de Vergennes, dans son château de Bourgogne où elle se morfondait : «Quelquefois mes lettres respirent la tristesse, assignez-en le motif à la rigueur d'un éloignement qui me sépare de tout ce que j'ai de plus cher.» Quelle épreuve! Comme le ministère lui refuse un congé qu'il jmplore, il insiste auprès du duc d'aiguillon pour être autorisé enfin à recevoir sa famille : «Si je dois à une épouse qui gémit de mon éloignement la consolation de lui laisser espérer mon retour, ce n'est pas, monsieur le duc, que la rigueur du climat et tout ce que j'en ai souffert ne me fasse redouter le séjour en Suède. Le seul adoucissement que je pre-ndrai la liberté de vous demander est qu'il me soit permis d'avoir ma famille auprès de moi. Elle me serait nécessaire pour résister à l'ennui dévorant de ce séjour.» Sa requête fut repoussée ; le duc d'aiguillon ne répondit rien. Quelle dureté, ce silence

16 LES LEÇONS DE VERGENNES. 845 lui fit plus de mal que des reproches, et quelle humiliation pour l'ambassadeur! Une mésalliance, qui n'entachait en rien son honneur, était-elle donc impardonnable uniquement parce qu'on craignait à Versailles qu'une Levantine, si charmante fût-elle, ne pût apporter aux Suédois, qui regardaient Versailles comme le refuge du bon ton, cette élégance naturelle, cette simplicité hautaine, cet usage du monde et de la meilleure compagnie, ce badinage piquant qu'on apprenait à la Cour et au couvent, ces manières enfin qui traversaient, exportation miraculeuse, nos frontières avec nos modes? Avouons qu'un parti pris aussi injustifié, aussi mesquin, nous paraît aujourd'hui intolérable. Il nous révolte. Heureusement, la revanche du mérite et de la vertu fut éclatante. Le comte de Vergennes devint illustre sans y penser. Son élévation au ministère des Affaires étrangères le surprit à Stockholm. Comme il n'était pas esclave de la faveur, il maîtrisa sa joie, se recueillit, et, signant un engagement avec ses devoirs et ses responsabilités, accepta la dignité dont Louis^ XVI l'honorait. «Après avoir pris congé du Roi, des reines et de toute la famille de Suède, monseigneur le comte de Vergennes est parti avant-hier à six heures du soir. La Cour et la ville lui ont témoigné d'une manière qui a intéressé sa sensibilité tous les sentiments qui sont dus à sa vertu et à son mérite éminent», rapporte M. Barthélémy, secrétaire de l'ambassade, en prenant la gérance. A qui Vergennes devait-il sa fortune? Au chancelier Maupeou? Au duc de Choiseul, qui disait : «Je ne vois que Vergennes pour les Affaires étrangères»? L'ambassadeur d'autriche, dépité, constate que la Reine n'a pas été consultée et qu'elle ne connut cette nomination qu'une fois faite, il laissa entendre au prince de Kaunitz que Thierry de Ville-d'Avray, valet de chambre favori de Louis XVI et parent de Vergennes, n'y fut pas étranger. Les souverains écoutent volontiers ceux qui ouvrent les volets, se trompent sur le temps qu'il fera, racontent les anecdotes de la veille et préparent celles du lendemain. Le sieur Lebel, valet de chambre de Louis XV, qui se prêtait aux intrigues serviles, ne choisissait-il pas les maîtresses passagères? Peut-être Thierry a-t-il indiqué à son maître le meilleur de nos ministres, tout en savonnant les mains de Sa Majesté ou en lui passant son habit bleu. A force

17 846 REVUE DES DEUX MONDES. d'entendre un nom, les rois s'imaginent avoir inventé un personnage. Était-ce l'influence de Thierry, du bilieux Maupeou, du valet ou du chancelier, qu'importe? Vergennes était présenté le 18 juillet à Leurs Majestés à Marly ; sa femme, toujours en pénitence, ne partagea pas cet honneuf. Le 21, il prêtait le serment de sa charge. Il revient de Suède, riche d'expérience, ne connaît.pas seulement l'europe par des dépêches officielles ou des rapports seorets, par les livres ou les mappemondes, mais par les caractères auxquels il s'est frotté au cours de sa carrière. Il perçoit la différence qu'il y a entre un Rhénan et un Hanovrièn, nuances subtiles ; il peut distinguer un nez juif d'un nez arménien, sans les confondre toutefois avec le nez dominateur d'un Bourbon. Il sait que le clapotis du Bosphore donne à l'âme moins de virilité que lés vagues de la Baltique, que la clarté blafarde du soleil de minuit énerve moins que les clairs de lune de Versailles. Il mesure la force et la faiblesse des hommes à la douceur et aux rigueurs des climats. Pour la première fois un diplomate de métier qui avait gravi tous les échelons de la carrière depuis l'emploi de gentilhomme d'ambassade près de son oncle, M. de Chavigny, à Lisbonne, jusqu'à la dignité d'ambassadeur, était appelé dans les conseils d'un roi dont il gagnera la confiance. Voici le comte de Vergennes installé à Versailles, dans cette aile gauche du château où, treize ans d'affilée, il dirigera magistralement la politique étrangère. Choiseul avait été lé cocher dé l'europe, il en sera le maître d'éoole. Quelle assi* duité! Ponctuel, zélé, pour se distraire il travaille, pour se délasser il travaille encore. Le soleil à peine noyé dans le grand canal, une bougie vacillante éclaire son cabinet : % Je veille pour raccommoder», aimait-il à répéter. L'amour fureteur qui se glisse dans le palais peut bourdonner à ses oreilles, les belles solliciteuses rôder autour de lui, leurs voix suppliantes laissent insensible notre paperassier. «Enfin, écrit d'alembert, Louis XVI a pris pour ministre un homme vertueux*» Alerté par les rapports de ses agents^ tourmenté par les soubresauts de l'europe, le ministre lit, médite, annote» Jamais son écriture ne trahit de nervosité et les mots dociles sont les reflets d'un esprit lucide toujours égal, malgré lea

18 LES LEÇONS DE VERGENNES. 847 années et les soucis. Son front réfléchi se penche sur les dossiers, Hausse-t-il la tête, ses yeux regardent en face les événements dont il veut tirer parti, ses sourcils épais protègent de la poudre ses lourdes paupières, ses lèvres fines ne sont pas désabusées, il sourit sans sourire, la vie lui a donné plus qu'il n'attendait d'elle, sa modestie le protège contre cette vanité qu'on respire dans les Cours et dont il est difficile de se défendre lorsqu'on a représenté le roi de France chez le Grand Seigneur. Il disait en plaisantant que c'était dans le sérail qu'il avait appris à braver les intrigues de cour. Un nez pointilleux équilibre ce visage bourguignon. Il a cinquante-cinq ans, ses bajoues alourdissent le visage coloré, un double menton s'étale sur ses jabots, son ventre prend de l'importance, il bedonne un peu. Pour cette jeunesse endiablée de Versailles, toujours plongée dans l'ivresse, il est le barbon. Qu'ils étaient enfants, ces souverains échappés à l'étiquette comme éeqliers en vacances, tout surpris d'être les maîtres! A son coucher, le Roi aimait polissonner, raconte le prince de Ligne. «Un jour, Sa Majesté nous menaça de son cordon bleu qu'il voulait jeter au nez de quelqu'un ;il jeta son dévolu sur moi et m'étrangla presque en me serrant le gosier de son ruban. Je me fâchai un peu, il s'aperçut qu'il m'avait fait mal. «Ce n'est rien, Sire, dites seulement le Roi te touche, Dieu te guérisse l» Ces ébats puérils, qui trouvaient grâce devant les courtisans, étonnaient les seigneurs de passage. L? empereur Joseph scandalisé s'en attristait. Pendant son séjour à Versailles, il fit à son frère Léopold le récit d'une dé ces bombances nocturnes : «Le souper fut plus que gai, le Roi et les deux princes ses frères se mirent tellement à leur aise qu'au lever de table ils s'amusaient à courir dans la chambre, à se jeter sur les sophas.» Les Français changent de mœurs selon l'âge de leur roi, dit Montesquieu. De pareils enfantillages ne sauraient émouvoir le ministre.; si derrière les cloisons on soupe, on danse, il n'entend même pas les airs tendres des violons. Que lui importe ces arausettes! Seul le jeu de la machine politique l'absorbe. Pourtant les carrosses font grand tapage, les chevaux piaffent, hennissent, caracolent sur les pavés. Quel va-et-vient! Dans l'avant-cour les gens importants se succèdent, la garde rend le» honneur».

19 848 REVUE DES DEUX MONDES. Vergenries n'est pas curieux, excepté lorsque les tambours battent aux champs et qu'une voix de commandement crie : le Floi! Alors il pose sa plume, marche vers la croisée pour admirer son jeune maître qui part pour la chasse, son coeur s'attendrit, il l'aime d'une fidélité si inflexible! Anxieusement il interroge le nuage qui vole vers Meudon. Quel beau rôle pour un ministre, conscient de sa responsabilité, de diriger un roi de vingt ans dans la carrière épineuse du trône, de lui montrer ses prérogatives, et le glorieux usage qu'il pourra faire de sa puissance en la mettant au service de la justice et de la paix! Quel rêve, pour un honnête homme, un peu flagorneur, selon la mode du jour, mais qui n'a rien d'un courtisan, de façonner l'esprit de son royal élève en dépistant sa paresse sans effaroucher toutefois la timidité de ce myope qui regarde plus un lièvre au gîte que la joue de la reine! Tâche ingrate si nous en croyons Joseph II, juge sévère de son beau-frère : «Cet homme est un peu faible, mais point un imbécile ; il a des notions, il a du jugement, mais c'est une apathie du corps comme de l'esprit. Il fait des conversations raisonnables et n'a aucun goût de s'instruire ni curiosité, enfin le fiât lux n'est pas encore venu, la matière est encore en globe. Certes, il n'est pas absolument dépourvu de connaissances, paraît tenir à ses idées et semble porté à vouloir le bien.» Quel certificat maussade! Peut-être l'empereur était-il humilié de voir sa sœur délaissée par son mari. Voilà sept ans que les cérémonies nuptiales avaient été célébrées. Hélas! le Dauphin attendu avec tant d'impatience était un mythe. Les années passaient, le peuple murmurait. La reine était-elle stérile ou le roi impuissant? Dans le lit à baldaquin, Sa Majesté bâille et s'endort d'un sommeil conjugal ; au réveil pourtant Marie-Antoinette «sait tout ce qu'il lui plaît de savoir». Lés favorites ne se partagent plus l'autorité, une femme va les remplacer : la reine. Ses grâces sont maîtresses et Mercy d'argenteau, ambassadeur d'autriche, dans sa correspondance papoteuse dont l'impératrice est insatiable, raconte à Marie-Thérèse sa satisfaction : «La reine insinue ses idées et les fait adopter, elle avance par une marche sûre vers le plus grand crédit et elle s'en prévaudra avec succès toutes fois et quand elle voudra en user.» Marie-

20 LES LEÇONS DE VERGENNES. 849 Thérèse, qui se méfiait «de la dissimulation du roi, de sa rudesse», craignait qu'il ne manquât de souplesse et qu'il ne se rebiffât, mais elle espérait beaucoup dans le nouveau ministre «qui lui convenait parfaitement», parce qu'il était honnête homme, qu'il n'avait pas l'esprit entreprenant et surtout parce qu'il lui avait rendu de bons services à Constantinople en s'opposant aux intrigues du parti prussien, a Aussi, dit-elle à son ambassadeur, je vous charge de témoigner au comte de Vergennes la reconnaissance que je lui eh conserve toujours.» Avant que les faveurs consolident un ministre, les ambassadeurs accrédités se vengent des louanges qu'ils vont lui donner en l'éclaboussant d'une plume acerbe ; ils le peignent, chacun à sa façon, selon le sourire échangé ou le premier service rendu. Le comte de Mercy d'argenteau estime que le barreau perce partout dans ses actions et même dans ses écrits. Le prince de Stahremberg disait «qu'il avait l'air d'un médecin et qu'il était un intolérable pédant». Le voilà bien troussé! «Les professions ne paraissent ridicules qu'à proportion du sérieux qu'on y met», la pédanterie se partage avec équité dans toutes les professions ; ce moqueur de Figaro égratignait de la même verve robins et ambassadeurs. Sans doute si, en France, les pédants étaient honorés,i c'était pour donner des modèles aux Molière et aux Beaumarchais. Yéuton chasser de Versailles l'ironie et l'esprit qui se glissent dans les madrigaux? Comment vivront les flatteurs? Le baron de Goltz, représentant du roi de Prusse, dans une de ses dépêches, se réjouit de la timidité du ministre et même de son irrésolution, il ne s'étonne pas de l'épithète de bon phraséologiste que lui a donnée le prince de Kaunitz, mais il ajoute : «Ce qui doit faire plaisir à ceux qui ont à traiter avec lui, c'est qu'il n'a ni dans la physionomie, ni dans le ton, le ricanement ni la duplicité du duc d'aiguillon, l'arrogance ni l'emportement du duc de Choiseul.» * * * Ainsi les contemporains de Vergennes n'ont point pénétré le secret de son visage patelin ni compris la supériorité de cet homme qui s'effaçait dans son éclat. L'Europe, nous l'avons vu, était en ébullition, la France énervée, engourdie, se contentait de faire «bonne mine à mauvais jeu». Au TOME LI. '

21 850 REVUE DES DEUX MONDES. moment où notre politique chancelait si visiblement, le nouveau ministre de Louis XVI donna aux affaires une impulsion personnelle qui étonna. La politique à laquelle son nom reste attaché se développera, tant elle paraît simple et d'exécution facile, sans laisser transparaître l'immense labeur qu'elle représente et qui tapisse aujourd'hui nos archives. Les papiers que laissent les hommes d'état sont leur testament à la postérité ; ils les confondent ou les exaltent, à l'heure où l'on n'a plus de rivaux et où les dénigreurs sont en poussière. Cette politique avait pour objet essentiel la paix de l'europe; l'indépendance des États-Unis en fut la conséquence immortelle. Pages étoilées de notre histoire, quelle satisfaction on éprouve à vous évoquer! L'expérience de la guerre de Sept ans avait montré que nous ne pouvions plus faire face à une diversion continentale et lutter en même temps contre les Anglais sur mer. N'était-ce pas le grand Pitt qui proclama, aux applaudissements de la Chambre des communes, que «l'amérique avait été conquise en Allemagne»? Or, quelques années plus tard, elle s'affranchissait avec le concours de la France. Le maintien de la paix en Europe, condition nécessaire de toute intervention au delà des mers, exigeait une prudence sinueuse, l'indépendance américaine une hardiesse d'épopée. En politique, ces deux qualités maîtresses périraient l'une sans l'autre : si la prudence, mère de la sûreté, s'endort, elle s'étiole, se fait pusillanime ; si la hardiesse s'émancipe, elle trébuche dans la témérité. Qu'elles cheminent donc ensemble, se prêtant un mutuel appui! Pour rasséréner l'horizon européen, que ne fit Vergennes? De quelle adresse n? a-t-il pas usé, afin de séparer les cours copartageantes, sans aller toutefois jusqu'à les dresser les unes contre les autres, car e'eût été la guerre? Il insinue, suggère, manœuvre, brouille nos rivaux, se débrouille pour les réconcilier et tout aplanir. Sous l'action turbulente de Choiseul, notre alliance avec l'autriche, notre opposition'à la Prusse, nous avaient entraînés trop loin. La ligne idéale qui réliait Paris et Vienne, les deux capitales le plus policées, n'étaitelle pas par sa nature même une ligne de conservation politique qt sociale, non. le point de départ d'entreprises aventureuses? C'était un parterre à la française posé 4 travers

22 LES LEÇONS DE VERGENNES. 851 l'europe, unissant les quinconces de Versailles aux charmilles de Schônbrunn. Notre système fédératif, comme on disait alors, avait été tracé selon ce plan fleuri. Vergennes le respectera, mais instruit par l'expérience de Choiseul et se défiant des ambitions que nourrissait l'empereur Joseph II, il s'efforcera dé l'assouplir. Ne pas décourager l'autriche au point qu'elle fût. tentée de nous abandonner, ne pas encourager la Prusse mais la soutenir à l'occasion, les caresser toutes deux en maintenant nos liens avec Tune, en améliorant nos rapports avec l'autre, voilà le jeu habile qu'il conduit. «Plus. Votre Majesté, écrit-il à Louis XVI, attache de prix au maintien de son alliance avec la Cour de Vienne, plus son intérêt essentiel la conviera a, veiller soigneusement à ce que la puissance prussienne né soit pas entamée et diminuée.., C'est la crainte du roi de Prusse qui a donné à la France la Cour de Vienne pour alliée. Laissons disparaître cette crainte, et bientôt cette Cour reviendra à l'ancien système qu'elle n'a abandonné que par la conviction d'une plus grande utilité.» On reproche parfois à ceux qui gouvernent de ne pas savoir où ils vont, d'avoir une diplomatie flottante esclave des événements et que guette i'écueil. Que dire de ce ministre lucide qui expose ses vues avant de les réaliser, et qui les réalise avec une finesse, cousue de fils invisibles? L'Europe tranquillisée, il fut lé premier à réconnaître l'indépendance des États-Unis et, sitôt après la guerre glorieuse, conclut avec l'angleterre une paix de réconciliation. Notre intervention armée en Amérique aura des contre-coups imprévisibles: elle révolutionnera lé mondé, bousculera les régimes politiques, élèvera la condition des hommes, fera pousser la liberté et les maisons bruissantes de téléphonés dont nous sommés devenus, ô ironie^ les esclaves; elle nous apportera aussi, à travers l'océan, dans une heure de grand péril, une victoire rajeunie en souvenir des victoires passées! Que nous sommes loin de cette lettre où Vergennes cherchait à consoler le marquis de Noailles, ambassadeur a Londres, de l'équipée de son neveu La Fayette : «J'en suis véritable 1 - ment affligé pour vous et pour vos proches. Le lord Stormont (ambassadeurd'angleterre à Paris) en paraît de très mauvaise

La vie de cour au château de Versailles avant la Révolution Française (1789)

La vie de cour au château de Versailles avant la Révolution Française (1789) La vie de cour au château de Versailles avant la Révolution Française (1789) Avant la Révolution*, la France est une monarchie avec à sa tête un monarque, le Roi de France. Lorsque Louis XIII décède en

Plus en détail

El Tres de Mayo, GOYA

El Tres de Mayo, GOYA Art du visuel / «Arts, ruptures, continuités» Problématique : «Comment l expression du sentiment surgit-elle dans l art au XIX è siècle?» El Tres de Mayo, GOYA Le Tres de Mayo, Francisco Goya, huile sur

Plus en détail

COMMENT DÉCOUVRIR SA VOCATION

COMMENT DÉCOUVRIR SA VOCATION Stephen Wang COMMENT DÉCOUVRIR SA VOCATION Mariage, sacerdoce, vie consacrée, diaconat permanent, célibat «Petits Traités Spirituels» Série III «Bonheur chrétien» éditions des Béatitudes Ava n t-p r o

Plus en détail

Tétanisés par la spirale de la violence? Non!

Tétanisés par la spirale de la violence? Non! MERCREDI DES CENDRES B Frère Antoine-Emmanuel Jl 2, 12-18 ; Ps 50 2 Co 5, 20 6,2 ; Mt 6, 1-6.16-18 18 février 2015 Sanctuaire du Saint Sacrement, Montréal Tétanisés par la spirale de la violence? Non!

Plus en détail

Quelques exemples de croyants célibataires

Quelques exemples de croyants célibataires Périodique de matière biblique pour les jeunes - Août 2013 - Numéro 16 Quelques exemples de croyants célibataires La situation du chrétien En 1 Corinthiens 7, Paul aborde le sujet du chrétien célibataire.

Plus en détail

Loi organique relative à la Haute Cour

Loi organique relative à la Haute Cour Loi organique relative à la Haute Cour Dahir portant loi organique n 1-77-278 du 24 chaoual 1397 (8 octobre 1977) relative à la Haute Cour (1) Louange à Dieu Seul! (Grand Sceau de Sa Majesté Hassan II)

Plus en détail

«En avant les p tits gars» Chanté Par Fragson. 1913. Mais que chantait-on en Décembre 1913, à quelques mois du déclenchement de la grande tragédie?

«En avant les p tits gars» Chanté Par Fragson. 1913. Mais que chantait-on en Décembre 1913, à quelques mois du déclenchement de la grande tragédie? «En avant les p tits gars» Chanté Par Fragson. 1913. Mais que chantait-on en Décembre 1913, à quelques mois du déclenchement de la grande tragédie? Paroles : «En avant les p tits gars». Fragson. 1913.

Plus en détail

Je viens vous préparer à cet évènement : L illumination des consciences

Je viens vous préparer à cet évènement : L illumination des consciences Je viens vous préparer à cet évènement : L illumination des consciences Cette révélation est donnée en français à Sulema, une femme née en 1954 au Salvador. Depuis plus de 30 ans, elle vit au Canada avec

Plus en détail

RENCONTRES EFFRAYANTES

RENCONTRES EFFRAYANTES RENCONTRES EFFRAYANTES Vampire ou loup-garou? Un frisson me saisit soudain, non pas un frisson de froid, mais un étrange frisson d angoisse. Je hâtai le pas, inquiet d être seul dans ce bois, apeuré sans

Plus en détail

Que fait l Église pour le monde?

Que fait l Église pour le monde? Leçon 7 Que fait l Église pour le monde? Dans notre dernière leçon, nous avons vu que les croyants ont des responsabilités vis-à-vis des autres croyants. Tous font partie de la famille de Dieu. Les chrétiens

Plus en détail

Remise de l Ordre National du Mérite à M. David LASFARGUE (Résidence de France 7 novembre 2014) ----------

Remise de l Ordre National du Mérite à M. David LASFARGUE (Résidence de France 7 novembre 2014) ---------- Remise de l Ordre National du Mérite à M. David LASFARGUE (Résidence de France 7 novembre 2014) ---------- Cher David Lasfargue, Mesdames, Messieurs, C est toujours un honneur et un plaisir pour un Ambassadeur

Plus en détail

Le Baptême de notre enfant

Le Baptême de notre enfant Le Baptême de notre enfant Baptême de notre enfant : Le à l église de Ce même jour, ils ont également reçu le baptême 1 Chers parents, Déroulement de la célébration (p 3-8) 1. Accueil et entrée dans l

Plus en détail

NOTRE PERE JESUS ME PARLE DE SON PERE. idees-cate

NOTRE PERE JESUS ME PARLE DE SON PERE. idees-cate NOTRE PERE JESUS ME PARLE DE SON PERE idees-cate 16 1 L'EVANGILE DE SAINT LUC: LE FILS PRODIGUE. Luc 15,11-24 TU AS TERMINE LE LIVRET. PEUX-TU DIRE MAINTENANT, QUI EST LE PERE POUR TOI? Un Père partage

Plus en détail

Navigation dans Windows

Navigation dans Windows Cours 03 Navigation dans Windows Comme je le disais en introduction, notre souris se révèle plus maligne qu'elle n'en a l'air. À tel point qu'il faut apprendre à la dompter (mais c'est très simple, ce

Plus en détail

22 Nous Reconnaissons la force du pardon

22 Nous Reconnaissons la force du pardon 22 Nous Reconnaissons la force du pardon 23 Par le rite pénitentiel, les chrétiens se tournent vers Dieu pour lui demander son pardon. Dieu nous reçoit tels que nous sommes et nous pardonne pour que nous

Plus en détail

Épreuve de Compréhension orale

Épreuve de Compréhension orale 60 questions (4 sections) 40 minutes L épreuve de compréhension orale rassemble 4 sections comprenant 60 questions (questions 51 à 110). SECTION A SECTION B 8 questions Associer des illustrations à des

Plus en détail

Il n'y a rien de plus beau qu'une clef

Il n'y a rien de plus beau qu'une clef Il n'y a rien de plus beau qu'une clef (tant qu'on ne sait pas ce qu'elle ouvre) Spectacle de contes, à partir de 12 ans. Durée 1h Synopsis Deux conteuses Une panne de voiture Un petit village vendéen

Plus en détail

Déclaration universelle des droits de l'homme

Déclaration universelle des droits de l'homme Déclaration universelle des droits de l'homme Préambule Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue

Plus en détail

DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L'HOMME ONU - 10 Décembre 1948. Texte intégral

DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L'HOMME ONU - 10 Décembre 1948. Texte intégral DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L'HOMME ONU - 10 Décembre 1948 Texte intégral Préambule : Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de

Plus en détail

«Si quelqu un veut venir après moi qu il renonce à lui-même, qu il se charge chaque jour de sa croix et qu il me suive» Luc 9 : 23.

«Si quelqu un veut venir après moi qu il renonce à lui-même, qu il se charge chaque jour de sa croix et qu il me suive» Luc 9 : 23. «Si quelqu un veut venir après moi qu il renonce à lui-même, qu il se charge chaque jour de sa croix et qu il me suive» Luc 9 : 23. Pour faire suite au récit des disciples sur le chemin d Emmaüs et pour

Plus en détail

Les 100 plus belles façons. François Gagol

Les 100 plus belles façons. François Gagol Les 100 plus belles façons d'aimer François Gagol Les 100 plus belles façons d Aimer François Gagol François Gagol, 2003. Toute reproduction ou publication, même partielle, de cet ouvrage est interdite

Plus en détail

Jouer, c'est vivre! Repères sur le jeu en Action Catholique des Enfants

Jouer, c'est vivre! Repères sur le jeu en Action Catholique des Enfants Présentation du livre Jouer, c'est vivre! Repères sur le jeu en Action Catholique des Enfants 17 X 23 cm, 100 pages, 2014, 12 Pourquoi un livre sur le jeu? Parce que jouer est un droit fondamental de l'enfant,

Plus en détail

Loin de mes yeux. Chaque personne apprivoise la mort à sa façon, ce qui apporte à cette dernière

Loin de mes yeux. Chaque personne apprivoise la mort à sa façon, ce qui apporte à cette dernière Loin de mes yeux Chaque personne apprivoise la mort à sa façon, ce qui apporte à cette dernière expérience une dimension unique. Voici un guide tout simple, une carte routière pour vous montrer les chemins

Plus en détail

Y A-T-IL COUPLE? Introduction. Pour qu il y ait couple, il faut du temps

Y A-T-IL COUPLE? Introduction. Pour qu il y ait couple, il faut du temps Introduction Y A-T-IL COUPLE? Au fil des siècles et au fil des années, la société se transforme et avec elle, la valeur accordée à la réussite sociale, à la famille mais surtout à l amour. Dans le monde

Plus en détail

Convention sur la réduction des cas d apatridie

Convention sur la réduction des cas d apatridie Convention sur la réduction des cas d apatridie 1961 Faite à New York le 30 août 1961. Entrée en vigueur le 13 décembre 1975. Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 989, p. 175. Copyright Nations Unies

Plus en détail

ISBN 979-10-91524-03-2

ISBN 979-10-91524-03-2 ISBN 979-10-91524-03-2 Quelques mots de l'auteur Gourmand le petit ours est une petite pièce de théâtre pour enfants. *** Gourmand le petit ours ne veut pas aller à l'école. Mais lorsque Poilmou veut le

Plus en détail

0:51 Au Moyen-Âge, les femmes prennent activement part aux métiers de l artisanat et du commerce. Elles ont obtenu une certaine indépendance.

0:51 Au Moyen-Âge, les femmes prennent activement part aux métiers de l artisanat et du commerce. Elles ont obtenu une certaine indépendance. 00:22 La ville au Moyen-Âge est un espace de liberté. Celui qui possède le droit du citoyen, a la possibilité d accéder à la prospérité par le travail et l intelligence. Cela vaut aussi pour les femmes,

Plus en détail

Du 6 au 14 août Neuvaine de préparation à la fête de l Assomption

Du 6 au 14 août Neuvaine de préparation à la fête de l Assomption Religieuses de l Assomption 17 rue de l Assomption 75016 Paris France Du 6 au 14 août Neuvaine de préparation à la fête de l Assomption U n c h e m i n d E s p é r a n c e a v e c M a r i e www.assumpta.fr

Plus en détail

LOI N 61-10 DU 7 MARS 1961 déterminant la nationalité sénégalaise, modifiée

LOI N 61-10 DU 7 MARS 1961 déterminant la nationalité sénégalaise, modifiée LOI N 61-10 DU 7 MARS 1961 déterminant la nationalité sénégalaise, modifiée (JO n 4984 p. 13) L assemblée nationale à délibéré et adopté, Le président de la république promulgue la loi dont la teneur suit

Plus en détail

FICHES DE REVISIONS LITTERATURE

FICHES DE REVISIONS LITTERATURE Fiche n 1 : Les 4 types de texte Fiche n 2 : La situation d énonciation 1- Le texte narratif qui sert à raconter 2- Le texte descriptif qui sert à faire voir 3- Le texte explicatif qui sert à faire comprendre

Plus en détail

LA MAISON DE POUPEE DE PETRONELLA DUNOIS

LA MAISON DE POUPEE DE PETRONELLA DUNOIS LA MAISON DE POUPEE DE PETRONELLA DUNOIS Je suis une poupée dans une maison de poupée. Un jour j ai quitté mari et enfants, pourquoi? je ne sais plus très bien. À peine le portail s était-il refermé derrière

Plus en détail

Quelqu un qui t attend

Quelqu un qui t attend Quelqu un qui t attend (Hervé Paul Kent Cokenstock / Hervé Paul Jacques Bastello) Seul au monde Au milieu De la foule Si tu veux Délaissé Incompris Aujourd hui tout te rends malheureux Si tu l dis Pourtant

Plus en détail

Le prince Olivier ne veut pas se laver

Le prince Olivier ne veut pas se laver Le prince Olivier ne veut pas se laver Il était une fois un roi, une reine et leurs deux enfants. Les habitants du pays étaient très fiers du roi Hubert, de la reine Isabelle et de la princesse Marinette,

Plus en détail

Il y a un temps pour tout «Il y a un temps pour tout et un moment pour chaque chose», dit l Ecclésiaste signifiant ainsi à l homme qui veut accéder à

Il y a un temps pour tout «Il y a un temps pour tout et un moment pour chaque chose», dit l Ecclésiaste signifiant ainsi à l homme qui veut accéder à Il y a un temps pour tout «Il y a un temps pour tout et un moment pour chaque chose», dit l Ecclésiaste signifiant ainsi à l homme qui veut accéder à la sagesse qu il lui faut, avant tout, adapter ses

Plus en détail

TOUS MALADES! (Texte de M.-A. Ard) - Le Médecin : -----------------------------------------------------------------------------

TOUS MALADES! (Texte de M.-A. Ard) - Le Médecin : ----------------------------------------------------------------------------- L ATELIER du COQUELICOT 1 «Spectacle marionnettes», juillet 2015 TOUS MALADES! (Texte de M.-A. Ard) Personnages : - Le Médecin : -----------------------------------------------------------------------------

Plus en détail

CONVENTION ENTRE LA REPUBLIQUE FRANCAISE ET LE ROYAUME DU MAROC RELATIVE AU STATUT DES PERSONNES ET DE LA FAMILLE ET A LA COOPERATION JUDICIAIRE

CONVENTION ENTRE LA REPUBLIQUE FRANCAISE ET LE ROYAUME DU MAROC RELATIVE AU STATUT DES PERSONNES ET DE LA FAMILLE ET A LA COOPERATION JUDICIAIRE CONVENTION ENTRE LA REPUBLIQUE FRANCAISE ET LE ROYAUME DU MAROC RELATIVE AU STATUT DES PERSONNES ET DE LA FAMILLE ET A LA COOPERATION JUDICIAIRE Décret n 83-435 DU 27 mai 1983 (publié au J.O du1er juin

Plus en détail

Liens entre la peinture et la poésie

Liens entre la peinture et la poésie Liens entre la peinture et la poésie Ophélie dans Hamlet Ophélie est un personnage fictif de la tragédie d Hamlet, une célèbre pièce de William Shakespeare. Elle partage une idylle romantique avec Hamlet

Plus en détail

1 planche Cour du Roi, pour poser les cartes Audience. 5 pions Château, pour indiquer votre emplacement autour de la Cour

1 planche Cour du Roi, pour poser les cartes Audience. 5 pions Château, pour indiquer votre emplacement autour de la Cour Honneurs de la Cour Un jeu créé par Damien NICOLAS De 2 à 5 joueurs - A partir de 10 ans 10min/joueurs But du jeu Vous incarnez une des plus prestigieuses familles de la Cour du Roi de France et rêvez

Plus en détail

En la fête de l Assomption de la Vierge Marie, Homélie pour une profession perpétuelle 1

En la fête de l Assomption de la Vierge Marie, Homélie pour une profession perpétuelle 1 Vies consacrées, 83 (2011-3), 163-168 En la fête de l Assomption de la Vierge Marie, Homélie pour une profession perpétuelle 1 «Un signe grandiose apparut dans le ciel» : ce signe, c est le voyant de Patmos

Plus en détail

LE CHEMIN DE CROIX DE NOTRE DAME DE ROCHEFORT

LE CHEMIN DE CROIX DE NOTRE DAME DE ROCHEFORT LE CHEMIN DE CROIX DE NOTRE DAME DE ROCHEFORT Le 7 mars 1867, un acte d acquisition est passé par les pères Mariste avec la commune de Rochefort par devant M. Dutour, notaire à Rochefort, portant sur un

Plus en détail

JE NE SUIS PAS PSYCHOTIQUE!

JE NE SUIS PAS PSYCHOTIQUE! rétablissement et psychose / Fiche 1 JE NE SUIS PAS PSYCHOTIQUE! JJérôme s énerve : «Je ne suis pas psychotique! Vous ne dites que des conneries! Je suis moi, Jérôme, et je ne vois pas le monde comme vous,

Plus en détail

Rappels. Prenons par exemple cet extrait : Récit / roman

Rappels. Prenons par exemple cet extrait : Récit / roman Les genres littéraires d un texte (1) Rappels Les genres littéraires sont une classifi cation qui permet de distinguer les textes en fonction de certaines caractéristiques d écriture. Voici les principaux

Plus en détail

D'UN THÉORÈME NOUVEAU

D'UN THÉORÈME NOUVEAU DÉMONSTRATION D'UN THÉORÈME NOUVEAU CONCERNANT LES NOMBRES PREMIERS 1. (Nouveaux Mémoires de l'académie royale des Sciences et Belles-Lettres de Berlin, année 1771.) 1. Je viens de trouver, dans un excellent

Plus en détail

Cours de bridge. Guillaume Lafon

Cours de bridge. Guillaume Lafon Cours de bridge Guillaume Lafon 1 Évaluer son jeu Pour évaluer son jeu, rien de plus simple! On compte d abord les honneurs : 4 points par as, 3 points par roi, 2 points par dame, et 1 point par valet.

Plus en détail

27 janvier 2015 Journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l Humanité

27 janvier 2015 Journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l Humanité Monsieur le Maire, Eric LEJOINDRE Mesdames et Messieurs Les enseignants et représentants de l Education Nationale Mesdames et Messieurs les Présidents et représentants d associations patriotiques Mesdames

Plus en détail

Le bridge c'est quoi? Laval Du Breuil École de bridge Picatou, Québec picatou@picatou.com

Le bridge c'est quoi? Laval Du Breuil École de bridge Picatou, Québec picatou@picatou.com Le bridge c'est quoi? Laval Du Breuil École de bridge Picatou, Québec picatou@picatou.com 1. Historique Le bridge moderne fait partie de la famille du Whist, popularisé au XIX e siècle par Edmond Hoyle

Plus en détail

La Neuvaine de l'assomption

La Neuvaine de l'assomption La Neuvaine de l'assomption 6 au 14 août 2012-15 août fête de l'assomption Après chaque journée, terminer par une dizaine de chapelet aux intentions de Marie. Confession et communions recommandés durant

Plus en détail

Charlemagne Roi des Francs et empereur d'occident (768-814).

Charlemagne Roi des Francs et empereur d'occident (768-814). Charlemagne Roi des Francs et empereur d'occident (768-814). Carolus Magnus (dit Charles «le grand») plus connu sous le nom de Charlemagne. 1. En 768, Charlemagne devient roi des Francs et remplace son

Plus en détail

Une journée du roi. Les secondes entrées : Il s agit des gens de qualité qui souhaitent voir le roi. Ils sont annoncés par l huissier.

Une journée du roi. Les secondes entrées : Il s agit des gens de qualité qui souhaitent voir le roi. Ils sont annoncés par l huissier. 1 Une journée du roi Vers 8 heures : Le premier valet de chambre réveille le roi en disant : «Sire, voilà l heure!» Les valets entrent et allument le feu, ils ouvrent les volets. Puis, le premier médecin

Plus en détail

Les affaires et le droit

Les affaires et le droit Les affaires et le droit Chapitre 2 La personne Me Micheline Montreuil 1 Contenu La personne physique La personne morale 2 Objectifs Après la lecture du chapitre, l étudiant doit pouvoir : Différencier

Plus en détail

Partager? En parler avec les enfants de 6-11 ans

Partager? En parler avec les enfants de 6-11 ans Ecole du dimanche Partager? En parler avec les enfants de 6-11 ans Jeunes Ateliers-débat Réflexions bibliques Culte Témoignages Actions pour tous L objectif de cette séance est de montrer aux enfants que

Plus en détail

Direct and Indirect Object Pronouns

Direct and Indirect Object Pronouns Direct and Indirect Object Pronouns A. Complete the following sentences with the appropriate direct object pronoun. 1. Pierre regarde Marie. Pierre regarde. 2. André prend les photos. André prend. 3. La

Plus en détail

NOTICE RELATIVE AU CHANGEMENT DE NOM

NOTICE RELATIVE AU CHANGEMENT DE NOM NOTICE RELATIVE AU CHANGEMENT DE NOM I- QUI PEUT DEMANDER À CHANGER DE NOM?...3 II - COMMENT CONSTITUER UN DOSSIER?...3 III - QUELS SONT LES MOTIFS JUSTIFIANT LE CHANGEMENT DE NOM?...7 IV - OÙ DÉPOSER

Plus en détail

GRAMMATICAUX DE MÊME CATÉGORIE AUSSI TÔT / BIENTÔT BIEN TÔT / PLUTÔT PLUS TÔT / SITÔT SI TÔT 1 Homophones grammaticaux de même catégorie

GRAMMATICAUX DE MÊME CATÉGORIE AUSSI TÔT / BIENTÔT BIEN TÔT / PLUTÔT PLUS TÔT / SITÔT SI TÔT 1 Homophones grammaticaux de même catégorie GRAMMATICAUX DE MÊME CATÉGORIE AUSSITÔT HOMOPHONES AUSSI TÔT / BIENTÔT BIEN TÔT / PLUTÔT PLUS TÔT / SITÔT SI TÔT 1 Homophones grammaticaux de même catégorie aussitôt aussi tôt aussitôt : Il signifie au

Plus en détail

Christina 1994 - Quelqu'un m'attendait quelque part...

Christina 1994 - Quelqu'un m'attendait quelque part... Christina 1994 - Quelqu'un m'attendait quelque part... - Collection Littérature humoristique - Retrouvez cette oeuvre et beaucoup d'autres sur http://www.atramenta.net 1994 - Quelqu'un m'attendait quelque

Plus en détail

Emmanuel, Dieu avec nous

Emmanuel, Dieu avec nous Emmanuel, Dieu avec nous Jésus, un homme comme nous, dans une chair de péché Texte : Matthieu 1:18-23 (Ce que croit les Ad7J, p. 103, 55) Connaissez-vous la généalogie de Jésus? Luc 3:31 - Fils de David

Plus en détail

Utilisez les mots-ressources pour identifier les parties de la tête selon les numéros.

Utilisez les mots-ressources pour identifier les parties de la tête selon les numéros. Ex e r c i c e n o 1 C e s t t o u t u n v i s a g e! Utilisez les mots-ressources pour identifier les parties de la tête selon les numéros. Mots-ressources les cheveux les cils les dents la fossette le

Plus en détail

Activités autour du roman

Activités autour du roman Activité pédagogique autour du roman Un chien différent, de Laura Cousineau ISBN 978-2-922976-13-7 ( 2009, Joey Cornu Éditeur) Téléchargeable dans la rubrique Coin des profs sur 1 Activités

Plus en détail

Tout le monde est agité, moi seule ai l'esprit calme

Tout le monde est agité, moi seule ai l'esprit calme Tout le monde est agité, moi seule ai l'esprit calme Je me souviens de la naissance de mes enfants Je me souviens des bons moments Je me souviens aussi des mauvais Je me souviens de la solitude Je me souviens

Plus en détail

huile sur bois 67 x 49 cm Origine : Renaissance

huile sur bois 67 x 49 cm Origine : Renaissance L'autoportrait Un autoportrait est une représentation d'un artiste, dessinée, peinte, photographiée ou sculptée par l'artiste lui-même. Bien que l'exercice de l'autoportrait ait été pratiqué depuis les

Plus en détail

Bulletin d'information de la Confrérie St Hubert du Grand-Val

Bulletin d'information de la Confrérie St Hubert du Grand-Val Notr'Canard Bulletin d'information de la Confrérie St Hubert du Grand-Val Chers amis de la Confrérie St Hubert du Grand-Val, L'automne, est-ce la saison des chasseurs? La réponse est: non! Le chasseur

Plus en détail

CERTIFICATS DE SÉCURITÉ Qu est-ce qu un certificat de sécurité?

CERTIFICATS DE SÉCURITÉ Qu est-ce qu un certificat de sécurité? CERTIFICATS DE SÉCURITÉ Qu est-ce qu un certificat de sécurité? Automne 2011 QU EST-CE QU UN CERTIFICAT DE SÉCURITÉ? Créée en 1978, la procédure actuelle trouve son fondement dans la loi sur l immigration

Plus en détail

Nom : Prénom : Date :

Nom : Prénom : Date : J observe le livre dans son ensemble, je le feuillette et je réponds aux 1) Je complète la carte d identité du livre. Titre du livre Nom de l auteur Nom de l illustrateur Editeur Collection Genre 2) Qui

Plus en détail

Je veux apprendre! Chansons pour les Droits de l enfant. Texte de la comédie musicale. Fabien Bouvier & les petits Serruriers Magiques

Je veux apprendre! Chansons pour les Droits de l enfant. Texte de la comédie musicale. Fabien Bouvier & les petits Serruriers Magiques Je veux apprendre! Chansons pour les Droits de l enfant Texte de la comédie musicale Fabien Bouvier & les petits Serruriers Magiques Les Serruriers Magiques 2013 2 Sommaire Intentions, adaptations, Droits

Plus en détail

«Pour moi,» dit le léopard, «je prétends être couronné, car je ressemble plus au lion que tous les autres prétendants.»

«Pour moi,» dit le léopard, «je prétends être couronné, car je ressemble plus au lion que tous les autres prétendants.» Compréhension de lecture Andrée Otte Le choix d un nouveau roi des animaux Fénelon Le lion étant mort, tous les animaux accoururent dans son antre pour consoler la lionne sa veuve, qui faisait retentir

Plus en détail

5 semaines pour apprendre à bien jouer un morceau de piano

5 semaines pour apprendre à bien jouer un morceau de piano 5 semaines pour apprendre à bien jouer un morceau de piano Ce guide peut être librement imprimé et redistribué gratuitement. Vous pouvez pouvez l'offrir ou le faire suivre à vos amis musiciens. En revanche,

Plus en détail

Sortie de Résidence Compagnie Satellite Vendredi 23 mai 2014

Sortie de Résidence Compagnie Satellite Vendredi 23 mai 2014 Sortie de Résidence Compagnie Satellite Vendredi 23 mai 2014 Béziers Villa Antonine - Y a trois filles qui font des trucs bizarres devant les Arènes. Et sur les Allées. A la Villa Antonine aussi C est

Plus en détail

L'aidant familial face à Alzheimer: la tablette un outil simple et pratique

L'aidant familial face à Alzheimer: la tablette un outil simple et pratique L'aidant familial face à Alzheimer: la tablette un outil simple et pratique Vous trouverez ici notre guide d utilisation et d accompagnement pour l'aidant familial utilisant la tablette et nos jeux de

Plus en détail

I. FAIR-PLAY, D OÙ VIENS-TU? QUI ES-TU?

I. FAIR-PLAY, D OÙ VIENS-TU? QUI ES-TU? I. FAIR-PLAY, D OÙ VIENS-TU? QUI ES-TU? Le fair-play est une notion bien souvent employée à tort et à travers. Associée surtout au vocabulaire sportif, elle s applique aujourd hui à de multiples situations,

Plus en détail

Dossier de Presse 5 juin 2008 20. L Oeuvre de Vauban à Besançon

Dossier de Presse 5 juin 2008 20. L Oeuvre de Vauban à Besançon Dossier de Presse 5 juin 2008 20 L Oeuvre de Vauban à Besançon Dossier de Presse 5 juin 2008 21 Besançon : des défenses façonnées par un méandre dominé > 21 27 La citadelle Historique La position stratégique

Plus en détail

https://pastel.diplomatie.gouv.fr/editorial/francais/familles/fiches/italie... LES PENSIONS ALIMENTAIRES A L'ETRANGER

https://pastel.diplomatie.gouv.fr/editorial/francais/familles/fiches/italie... LES PENSIONS ALIMENTAIRES A L'ETRANGER 1 sur 5 09/06/2010 12:24 LES PENSIONS ALIMENTAIRES A L'ETRANGER Convention de New York ITALIE L'Italie est partie : - à la Convention de la Haye du 25 octobre 1980, sur les aspects civils des enlèvements

Plus en détail

UN CERTAIN ÉVANGILE SOCIAL

UN CERTAIN ÉVANGILE SOCIAL UN CERTAIN ÉVANGILE SOCIAL La bonne nouvelle chantée par les anges au-dessus des collines de Bethléem dans la nuit où naquit le Sauveur du monde, n était que le commencement de la manifestation de cet

Plus en détail

Subordonnée circonstancielle de cause, de conséquence et de but

Subordonnée circonstancielle de cause, de conséquence et de but DE MATÉRIEL CONSÉQUENCE POUR ET DE BUTALLOPHONES 1 Notion de phrase Subordonnée circonstancielle de cause, de conséquence et de but 1 LA SUBORDONNÉE CIRCONSTANCIELLE DE CAUSE La subordonnée circonstancielle

Plus en détail

SOMMAIRE 2. LE «NOUVEAU MONDE INDUSTRIEL ET SOCIÉTAIRE» REPOSE SUR L ASSOCIATION CONCRÈTE DE TOUS LES INDIVIDUS

SOMMAIRE 2. LE «NOUVEAU MONDE INDUSTRIEL ET SOCIÉTAIRE» REPOSE SUR L ASSOCIATION CONCRÈTE DE TOUS LES INDIVIDUS Marxisme, socialisme utopique et Le nouveau monde industriel et sociétaire Fiche 36 CHARLES FOURIER Cet ouvrage, paru en 1845, est à l image de son auteur, en marge de la culture traditionnelle et du pouvoir.

Plus en détail

Unité 1. Au jour le jour

Unité 1. Au jour le jour Unité 1 Au jour le jour PARTIE 1 A Le français pratique Activité 1 Les parties du corps Identifiez les parties du corps puis faites correspondre les expressions 1 4 a Je mange b Je cours 2 5 c Je joue

Plus en détail

Le conditionnel présent

Le conditionnel présent Le conditionnel présent EMPLOIS On emploie généralement le conditionnel présent pour exprimer: une supposition, une hypothèse, une possibilité, une probabilité ( certitude); Ça m'étonnerait! J'ai entendu

Plus en détail

CLASSE : : : ; : : : : LA LIBERTE GUIDANT LE PEUPLE EUGENE DELACROIX

CLASSE : : : ; : : : : LA LIBERTE GUIDANT LE PEUPLE EUGENE DELACROIX HISTOIRE DES ARTS CLASSE : 4 ème Période historique : XIXème siècle Moment choisi : le retour à la monarchie ; les Trois Glorieuses Thématique : Arts, Etats et pouvoir (œuvre engagée) Sujet : Comment un

Plus en détail

La pédagogie selon Henri Marion

La pédagogie selon Henri Marion La pédagogie selon Henri Marion Extraits de Leçons de psychologie appliquée à l éducation (Armand Colin, 1882) Objet de la pédagogie. -La pédagogie est la science de l'éducation. Le mot pédagogue, d'origine

Plus en détail

BENEDICTION DU TRES SAINT SACREMENT

BENEDICTION DU TRES SAINT SACREMENT BENEDICTION DU TRES SAINT SACREMENT Editions ALBANUS Bruxelles, La Haye, Londres, Ojaï, Paris, Toronto 1999 BENEDICTION DU TRES SAINT SACREMENT Editions ALBANUS Bruxelles, La Haye, Londres, Ojaï, Paris,

Plus en détail

HARCÈLEMENT CRIMINEL. Poursuivre quelqu un, ce n est pas l aimer!

HARCÈLEMENT CRIMINEL. Poursuivre quelqu un, ce n est pas l aimer! HARCÈLEMENT CRIMINEL Poursuivre quelqu un, ce n est pas l aimer! Qu est-ce que c est? Le harcèlement criminel est un crime. Généralement, il s agit d une conduite répétée durant une période de temps qui

Plus en détail

CHANT AVEC TOI NOUS IRONS AU DÉSERT (G 229)

CHANT AVEC TOI NOUS IRONS AU DÉSERT (G 229) CHANT AVEC TOI NOUS IRONS AU DÉSERT (G 229) 1 Seigneur, avec toi nous irons au désert, Poussés comme toi par l Esprit (bis). Et nous mangerons la parole de Dieu Et nous choisirons notre Dieu Et nous fêterons

Plus en détail

La reine des gourmandes et Natsu

La reine des gourmandes et Natsu La reine des gourmandes et Natsu Au loin, brillaient une multitude de petites lumières jaunes et violettes, la mégapole multicolore se découpait dans le paysage. Une atmosphère magique s en dégageait,

Plus en détail

COMMENT AIDER UN ÉLÈVE QUI BÉGAIE?

COMMENT AIDER UN ÉLÈVE QUI BÉGAIE? 10 504, boulevard Saint-Laurent, local 1 Montréal, (Qc), H3L 2P4; 514.332.9593 www.cliniquebeausoleil.com COMMENT AIDER UN ÉLÈVE QUI BÉGAIE? QU'EST-CE QUE LE BÉGAIEMENT? à Trouble caractérisé par une fréquence

Plus en détail

programme connect Mars 2015 ICF-Léman

programme connect Mars 2015 ICF-Léman programme connect Mars 2015 ICF-Léman Déroulement des soirées 19:00-19:30 Accueil 19:30-20:00 Repas 20:00-20:05 Fin de repas / nettoyages 20:05-20:15 Annonces / infos 20:15-20:45 Programme vidéo ou étude

Plus en détail

Devoirs, leçons et TDA/H1 Gaëtan Langlois, psychologue scolaire

Devoirs, leçons et TDA/H1 Gaëtan Langlois, psychologue scolaire Devoirs, leçons et TDA/H1 Gaëtan Langlois, psychologue scolaire Pourquoi traiter des devoirs et leçons avec les TDA/H? Parce que c est un des problèmes le plus souvent rencontrés avec les enfants hyperactifs

Plus en détail

ALLOCUTION DE LA 2 ème PROMOTION MBA-IP / SENEGAL «SOUMAÏLA CISSE, PRESIDENT DE LA COMMISSION DE L UNION ECONOMIQUE MONETAIRE OUEST AFRICAINE» A L

ALLOCUTION DE LA 2 ème PROMOTION MBA-IP / SENEGAL «SOUMAÏLA CISSE, PRESIDENT DE LA COMMISSION DE L UNION ECONOMIQUE MONETAIRE OUEST AFRICAINE» A L ALLOCUTION DE LA 2 ème PROMOTION MBA-IP / SENEGAL «SOUMAÏLA CISSE, PRESIDENT DE LA COMMISSION DE L UNION ECONOMIQUE MONETAIRE OUEST AFRICAINE» A L OCCASION DE LA CEREMONIE DE REMISE DE DIPLÔMES Dakar,

Plus en détail

La prise illégale d intérêts

La prise illégale d intérêts La prise illégale d intérêts Valeurs sociales protégées : Il s agit simplement de préserver, d une part, la probité dans la gestion des affaires publiques en respectant le vieil adage " nul ne peut servir

Plus en détail

Ça me panique, pas question de le nier. Mais c est ma seule carence, le dernier point encore sensible entre elle et moi, ce fait que, dès qu elle

Ça me panique, pas question de le nier. Mais c est ma seule carence, le dernier point encore sensible entre elle et moi, ce fait que, dès qu elle Ça me panique, pas question de le nier. Mais c est ma seule carence, le dernier point encore sensible entre elle et moi, ce fait que, dès qu elle commence sa crise d éternuements, il faut que je m arrache.

Plus en détail

L Illusion comique. De Corneille. L œuvre à l examen oral. Par Alain Migé. Petits Classiques Larousse -1- L Illusion comique de Corneille

L Illusion comique. De Corneille. L œuvre à l examen oral. Par Alain Migé. Petits Classiques Larousse -1- L Illusion comique de Corneille L Illusion comique De Corneille L œuvre à l examen oral Par Alain Migé Petits Classiques Larousse -1- L Illusion comique de Corneille PREMIÈRE QUESTION : L ÊTRE ET LE PARAÎTRE Le titre même de L illusion

Plus en détail

Paroisses réformées de la Prévôté - Tramelan. Album de baptême

Paroisses réformées de la Prévôté - Tramelan. Album de baptême Paroisses réformées de la Prévôté - Tramelan Album de baptême L'album de mon baptême Cet album est celui de:... Né(e) le:... à:... 1 Quoi de neuf? Il est tout petit, mais... il a déjà sa personnalité,

Plus en détail

La liberté guidant le peuple sur les barricades

La liberté guidant le peuple sur les barricades La liberté guidant le peuple sur les barricades Eugène DELACROIX 1830 Une étrange lumière Le soleil brille à travers la fumée de la poudre. Les écrits nous disent que nous sommes en début de matinée et

Plus en détail

Alice s'est fait cambrioler

Alice s'est fait cambrioler Alice s'est fait cambrioler Un beau jour, à Saint-Amand, Alice se réveille dans un hôtel cinq étoiles (elle était en congés). Ce jour-là, elle était très heureuse car elle était venue spécialement ici

Plus en détail

RESSOURCEMENT SUR MESURE

RESSOURCEMENT SUR MESURE RESSOURCEMENT SUR MESURE Le Centre Assomption de Lourdes propose d avril à octobre la formule innovante du RESSOURCEMENT SUR MESURE La nouvelle équipe d animation, composée de sœurs et de laïcs, répond

Plus en détail

Vive le jour de Pâques

Vive le jour de Pâques Voici le joyeux temps du Carême, 40 jours où les chrétiens élargissent leurs cœurs, se tournent vers leurs frères et sont invités à vivre à la manière de Jésus-Christ. Chaque semaine ce livret t aidera

Plus en détail

De la tablette d'argile à la tablette tactile

De la tablette d'argile à la tablette tactile FÉDÉRATION WALLONIE-BRUXELLES De la tablette d'argile à la tablette tactile Histoire des outils de communication ^}jfuséoljus Colorie ce messager 2 Colorie l'alphabet des animaux 3 Relie les numéros En

Plus en détail

Bourgeois et ouvriers au 19ème siècle. 4ème Slovaquie

Bourgeois et ouvriers au 19ème siècle. 4ème Slovaquie Bourgeois et ouvriers au 19ème siècle 4ème Slovaquie LA SOCIété au 19ème siècle Par Pauline, Grégoire D., Romain La bourgeoisie La grande bourgeoisie est dominante dans la société avec des revenus élevés.

Plus en détail

«Longtemps, j ai pris ma plume pour une épée : à présent, je connais notre impuissance.»

«Longtemps, j ai pris ma plume pour une épée : à présent, je connais notre impuissance.» Métonymie : image désuète de l instrument servant à écrire. Représentation traditionnelle et glorieuse du travail de l écrivain. Allusion à une époque révolue. Idée de durée, de permanence. edoublée dans

Plus en détail

Mademoiselle J affabule et les chasseurs de rêves Ou l aventure intergalactique d un train de banlieue à l heure de pointe

Mademoiselle J affabule et les chasseurs de rêves Ou l aventure intergalactique d un train de banlieue à l heure de pointe Mademoiselle J affabule et les chasseurs de rêves Ou l aventure intergalactique d un train de banlieue à l heure de pointe de Luc Tartar * extraits * Les sardines (on n est pas des bêtes) - Qu est-ce qu

Plus en détail

PRÉFACE. représenter le roi ou la nation? Préface

PRÉFACE. représenter le roi ou la nation? Préface PRÉFACE Avaient-ils le don d ubiquité? Aux origines de ce livre, il y a une constatation qui a suscité la curiosité du chercheur : parmi les représentants de l Angleterre à l étranger, certains appartiennent

Plus en détail