Lait bio. Une troisieme. de conversions reussies DOSSIER

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1 23 [ ` vague Une troisieme de conversions reussies Coordination du dossier : (chambres d agriculture de Bretagne) et Chantal Pape (Terra). Rédaction :, Stéphane Boulent (chambres d agriculture de Bretagne) Chantal Pape, Claire Le Clève (Terra) La collecte de lait biologique en Bretagne a connu une croissance à deux chiffres sur les dernières campagnes laitières : + 22 % ( ), + 24 % ( ) et encore + 17 % ( ). Le nombre de producteurs bio a doublé depuis Aujourd hui, plus de 890 producteurs de lait bio bretons sont notifiés à l agence bio. Pour les éleveurs qui ont franchi le pas de la conversion à l agriculture biologique lors de cette troisième vague, la satisfaction est au rendez-vous. Les témoignages recueillis dans ce dossier confirmeront leur seul regret de ne pas s être lancé plus tôt. Les choix techniques visant à renforcer l autonomie des exploitations ont sécurisé la conversion et permis d atteindre ou de dépasser les objectifs économiques fixés. En ce moment, face aux incertitudes du marché, les collecteurs se montrent plutôt prudents sur de nouveaux engagements en bio : certains diffèrent les réponses pour de nouveaux volumes à l automne, d autres étudient seulement les projets de leurs producteurs conventionnels Cette pause doit permettre de laisser le temps de la réflexion à de nouveaux projets. Stéphane Boulent Lait bio

2 La conversion bio se deroule-t-elle toujours? comme prevu [ Echanger avec d autres éleveurs en conversion permet de lever des craintes avant d aborder de nouvelles pratiques. Le scénario retenu était finalement encore trop intensif. Je me suis prêté au jeu en diminuant le plus possible la part de concentré dans la ration Audrey Guillaume, stagiaire à la chambre d agriculture, a analysé les trajectoires de vingt exploitations laitières récemment converties en bio et mesuré les écarts avec les prévisions initiales. Premier constat : des éleveurs ravis, qui regrettent seulement de n avoir pas franchi le pas plus tôt. Fin début 2016, les éleveurs enquêtés sont à la tête de systèmes conventionnels classiques, des structures de taille familiale moyenne pour la Bretagne : 65 vaches et la suite pour une production laitière de l sur 94 ha. Dans un contexte de baisse du prix du lait conventionnel, ils s interrogent sur l opportunité d une conversion en agriculture biologique et demandent au conseiller de la chambre d agriculture de réaliser un Pass Bio. Il est intéressant de regarder dans le rétroviseur et de tirer les enseignements de ces trajectoires de conversion. de la ration maïs vers l herbe a été plus radicale avec la période de conversion vécue comme une période de "rodage" en gestion du pâturage. Encore plus que dans les prévisions, l assolement fait, après la conversion, une très large place à la production fourragère 1. Les éleveurs mettent l autonomie alimentaire au cœur de leur projet. Les surfaces en cultures de vente sont remplacées par l implantation de prairies. Par contre, les éleveurs conservent une surface en maïs plus importante que prévu, comme une garantie d avoir des rations hivernales suffisamment riches. Malgré des craintes au démarrage de passer au désherbage 100 % mécanique, les rendements en maïs ont été "à la hauteur de leurs attentes", sauf dans quelques secteurs séchants du sud Morbihan ou d Ille et Vilaine. La betterave est arrêtée en raison d une trop forte concurrence des adventices. L arrêt des apports d engrais chimique sur les parcelles d herbe a entrainé une baisse de rendement pour le tiers des exploitations. Davantage de prairies Moins de lait par vache Au départ, pour la moitié des producteurs interrogés, "l herbe représentait déjà une part non négligeable de la ration" et ils avaient déjà "une certaine expérience dans la gestion de l herbe". Pour les autres, la transition Pour les producteurs, il était déjà difficile d anticiper une forte diminution de la production laitière individuelle en passant de litres par vache à litres dans le projet. En réalité, c est encore plus, avec litres de lait de moins en moyenne (de 0 à litres suivant les élevages) pour une production en bio de litres par vache. La moitié des producteurs a augmenté le nombre de vaches laitières, en gardant toutes leurs génisses pour palier la baisse de quantité de lait livré lorsque les surfaces disponibles au pâturage et les rendements le permettaient. Les autres ont gardé le même nombre de vaches et accepté cette baisse de volume. Certains ont modifié la période de vêlage "en les calant sur la pousse de l herbe", d autres ont travaillé sur des prairies multi-espèces pour allonger la période de pâturage et ainsi moins subir les aléas météo. Le niveau de chargement est conforme aux prévisions et passe de 1.4 à 1.2 UGB/ha. Les éleveurs, face au prix élevé des correcteurs azotés, ont fortement limité les achats et utilisent de préférence des mélanges céréaliers autoproduits. Davantage de rentabilité Les quantités de concentrés par litre de lait sont divisées par deux. Le coût alimentaire est ainsi plus faible que dans les prévisions. En moyenne, les producteurs livrent litres de lait par an, soit 18 % de lait de moins que leur dernière année en conventionnel, mais un peu plus que les prévisions 1. 24

3 25 1 Avant la conversion résultats 2015 Trajectoires technico-éeconomiques de 20 éelevages bretons passes en agriculture biologique PASS BIO prévisions 2018 Année complète bio résultats 2018 Effectif vaches 65.6 vl 64.7 vl 73.4 vl Lait vendu par an l l l Lait vendu par vache et par an l l l Lait par ha SFP l l l % SFP /SAU 79 % 86 % 96 % % maïs /SFP 25,7 % 9,9 % 10,5 % Concentrés g/l de lait 188 g 94 g 93 g Coût alimentaire VL /1 000 l Frais vétérinaires / vache version prudente version optimiste Prix du lait /1 000 l Vente de lait Marge Brute atelier lait Excédent Brut dexploitation EBE / Produit Brut 46% 50% 56% 57% La bonne surprise vient des résultats économiques. Ils sont en moyenne supérieurs aux prévisions même les plus optimistes. Grâce au prix du lait biologique et à la maitrise des charges opérationnelles, la marge brute de l atelier lait est supérieure de à la dernière année en conventionnel. La perte de marge sur les cultures de vente est largement compensée. L Excédent brut d exploitation progresse de 40 % et dépasse les en moyenne. De nombreux producteurs jugent que l étude Pass Bio est prudente, "un brin trop prudente" au niveau du résultat économique, mais soulignent que personne ne peut prédire l évolution des marchés. Ils ne pensaient pas que "l EBE allait autant progresser". En majorité, ils sont satisfaits d avoir dépassé les objectifs qu ils s étaient fixés au démarrage. Afin de sécuriser leur conversion, les vingt producteurs ont tous mis en avant l importance de partager les expériences. Ils ont tous participé à des groupes d échanges, des portes ouvertes, des rendez-vous techniques afin de disposer de nouvelles références, mais surtout de rencontrer d autres producteurs et ainsi partager "les trucs qui marchent et ceux qui ne marchent pas..." Audrey Guillaume Avis des Eleveurs sur le Pass Bio Le Pass Bio diagnostic est une "étude indispensable au passage en bio". Cette simulation complète permet de "se projeter dans le projet de conversion" et d avoir concrètement "sur papier" les besoins en fourrages, les rotations à prévoir, l assolement et surtout un prévisionnel économique sur 2 ans de conversion et 3 ans en bio. Cette "bonne base de travail" aide à "se mettre en confiance sans lourdeur administrative". Le conseiller bio de la chambre d agriculture maitrise bien les références technico-économiques et parfois il est difficile de se projeter avec autant de lait en moins. En étudiant au moins deux hypothèses, cela éclaire sur le scénario le plus judicieux à suivre. Le challenge ensuite est de faire mieux que les prévisions! Paroles DEleveurs "Quest-ce qui vous fait dire QUE votre conversion est reussie?" Pour 90 % des enquêtés, la première réponse est empreinte d émotion. "Je suis mieux dans ma tête et nous sommes heureux en famille". Ils l expliquent par une baisse de la charge mentale. "J avais tout le temps la tête dans le guidon", "je ressentais une pression en conventionnel, toujours faire plus et aller plus vite". Certains notent une amélioration de l ambiance familiale. "J arrive à me dégager du temps pour ma famille en me faisant remplacer". "Mes enfants me posent des questions sur ce que je fais, car ils me sentent épanouie et motivée dans mon métier. J ai quelque chose de bon à leur transmettre". Ils redécouvrent le plaisir de leur métier d agriculteur et en sont fiers. "Je suis enfin en phase avec ce que je suis et finalement j étais un peu bio dans ma tête sans me l avouer". L autonomie financière, qui s améliore dans plusieurs fermes, est également une satisfaction importante. "Je suis enfin payé du travail que je fais". "Je peux payer mes factures en temps et en heure" ou encore "j arrive à dormir des nuits complètes". Ils subissent moins "le discours des technico-commerciaux". Ils n ont aucun regret hormis peut-être "celui de ne pas avoir franchi le pas avant".

4 `A chacun sa conversion Laccessibilité au pâturage facilite la conversion en AB. Nombreux sont les éleveurs laitiers aujourd hui, pour des raisons diverses, à s interroger sur leur système de production. Le passage en bio fait partie des orientations possibles, mais le choix du type de conversion n est pas sans conséquence sur l élevage. La conversion est une période de transition vers l agriculture biologique. C est souvent une période délicate et stressante pour les éle- veurs qui doivent respecter un nouveau cahier des charges. Il existe deux types de conversion soit simultanée, soit non simultanée 1, chacune étant associée à une durée différente. Dans le cas d une conversion simultanée, les terres et les animaux sont engagés en AB en même temps. Au bout de 24 mois, les produits (lait, viande) sont commercialisés en AB. Lors d une conversion non simultanée, les terres sont d abord engagées en AB pendant 24 mois. La conversion des animaux débutera quant à elle (au minimum) un an après celle des terres, et durera 6 mois pour ce qui concerne les bovins. La commercialisation du lait pourra être valorisée en bio à partir de ce moment, soit au minimum 18 mois après le début de la conversion des terres. Un impact sur la gestion des stocks Même si la conversion non simultanée parait financièrement intéressante, il faut mesurer son impact sur la gestion des stocks. Pour pouvoir engager les vaches en AB, il faut disposer d un maximum d alimentation C2 produit sur l exploitation, puisque seuls 20 % de la ration (calculé sur les 6 mois de conversion) peuvent provenir de l utilisation d herbe ou de protéagineux C1 produits sur la ferme. L ensilage de maïs et les céréales (grain ou ensilés) C1 ainsi que les stocks conventionnels sont interdits. Ils doivent être terminés avant d engager les animaux en AB. La date d entrée en conversion des bovins dépend donc du caractère herbager du système et des stocks de l exploitation. Concrètement, les bovins doivent avoir accès au maximum au pâturage, afin de limiter l apport de stocks fourragers C1 et permettre de constituer dans le même temps des stocks fourragers C2. La production envisagée la 1ère année sur les surfaces supplémentaires en prairies implantées récemment peut être insuffisante. Et certains éleveurs ne maîtrisent pas encore forcément la conduite de l herbe. Ce mode de conversion demande donc d être en flux tendu durant la période de transition sur la gestion des fourrages. L intérêt économique est à évaluer entre la vente d une production de lait en conventionnel sur la première année de conversion, la commercialisation du lait en bio 6 mois après la conversion des animaux, et la complexité de la gestion des stocks. Ces notions sont également à prendre en compte dans un contexte d aléas climatiques pouvant pénaliser la sécurité alimentaire par l achat de fourrages bio. Sans oublier que le produit viande n est commercialisé en bio que lorsque l animal a passé 12 mois de conversion et au moins ¾ de sa vie en AB. Les éleveurs qui Stéphane Boulent 26

5 27 font le choix d une conversion non simultanée doivent anticiper conjointement l évolution de l assolement pour prévoir des stocks fourragers C2 et assurer une transition alimentaire progressive vers une ration à base d herbe. Une conversion sur 2 ans La conversion simultanée s avère plus simple sur la gestion des stocks. Les aliments conventionnels et C1 produits sur l exploitation doivent être consommés pendant les 2 ans de conversion du troupeau. Il n y a pas de pourcentage à respecter. Par contre, l achat de concentré ou de fourrage pendant les 2 ans de transition doit se faire en AB alors que le lait est vendu au prix conventionnel. Le coût alimentaire peut être alors plus élevé si le système n est pas autonome, gage de réussite en agriculture biologique. Même si la conversion simultanée semble moins risquée, une trésorerie saine pourra faire face économiquement aux évolutions du nouveau système 1 DeUX TYPES DE CONVERSION CONVERSION SIMULTANEE CONVERSION NON SIMULTANEE La conversion demande dengager une ré e ion sur la cohérence de son système d e ploitation (implantation des prairies, baisse de production, ). Au-delà des aspects financiers, la conversion en agriculture biologique demande avant tout d engager une réflexion sur la cohérence de son système de production, en s appropriant les principes et les techniques de la bio. Quelques soient les stratégies fourragères choisies, la conversion doit être réfléchie, afin de sécuriser ce changement d orientation sur l exploitation. Stéphane Boulent Année 1 Année 2 Année 3 Terre C1 C2 AB roupeau C1 C2 AB Alimentation 0 % de conventionnel ou C1 acheté, 100 % stocks auto produits con ma de ac eté 100 % aliment AB 0 % de conventionnel ou C1 acheté; ma stoc s auto produits issus de prairies protéa ineu stoc s auto produits ma de ac eté aliment Commercialisation Lait et viande conventionnel Lait et viande AB Année 1 Année 2 Année 3 Terre C1 C2 AB roupeau 6 mois AB AB Alimentation roupeau conduit en conventionnel de con entionnel ou ac eté ma stoc s auto produits issus de prairies protéa ineu stoc s auto produits ma de ac eté aliment Commercialisation Lait et viande conventionnel Lait AB Lait et viande AB* Plus de 950 Passbio [soutenus en dix ans Le dispositif Pass bio, lancé par la Région Bretagne en lien avec Initiative Bio Bretagne, existe depuis En dix ans d existence, environ 950 demandes ont été soutenues, pour une enveloppe financière d un million d euros ( pour un diagnostic et pour un suivi, 170 bénéficiaires ont été soutenus sur les deux volets). Ce dispositif est venu répondre à un besoin fort d accompagnement technico-économique vers la conversion en agriculture biologique. Tant sur le volet diagnostic que sur le volet suivi, il contribue à sécuriser les producteurs lors de décisions très importantes pour la réussite de leur projet. Les demandes émanent en grande majorité des producteurs de lait. Ainsi, un atelier bovin (éventuellement associé à une autre production) est présent dans 7 fermes bénéficiaires sur 10. Après des démarrages timides et en moyenne une quarantaine de dossiers par an, les demandes ont fortement augmenté à partir de fin 2015, en lien avec le développement de la production laitière biologique bretonne. L année 2016 reste l année record avec 188 demandes. Dans deux tiers des cas, le Passbio diagnostic se transforme en une conversion. Pour les autres, tous les ingrédients de la conversion ne sont pas réunis, comme, par exemple, des engagements bancaires trop importants, une autonomie insuffisante ou encore une surface accessible insuffisante. Le projet de conversion doit alors être différé. Quand les conditions sont enfin réunies, des éleveurs se lancent à nouveau, parfois plus de 5 ans plus tard. / *Les vaches de réforme doivent respecter une durée de conversion dun an et la régle des 3/4 de vie en bio pour une valorisation de la viande en AB.

6 28 A ` la ferme de Keryvon une conversion A ` la bio plus simple que prevu Ils craignaient de manquer de fourrage et de ne pas dégager suffisamment de revenu pour faire face à leurs annuités. À la ferme de Keryvon, à Saint Derrien (29), Daniel Philippe et Harmony Philipps ont anticipé le passage à la bio, en misant sur l herbe. Participant à un groupe, ils se sont entourés de compétences capables de répondre à leurs interrogations et inquiétudes. Et tout s est bien passé! Installé en 2015 sur la ferme familiale, Daniel Philippe a été rejoint par sa compagne, Harmony Philipps, courant 2019, quelques mois après avoir entamé la conversion à l agriculture biologique. Il faut produire à partir de ce que nos terres sont capables de donner "J ai toujours voulu m installer". Après un CS lait et une dizaine d années comme salarié à Finistère remplacement, Daniel Philippe profite du départ en retraite de son père pour franchir le pas, en Il reprend la ferme d un voisin et la SAU passe de 50 à 100 ha, avec un droit à produire de l, et déjà l idée de la bio. "Je ne voulais plus traiter ni acheter du soja à l autre bout du monde". Prudent, il procède par étapes et commence par arrêter les 10 ha de pommes de terre puis les céréales. "Ici, malgré les 35 ha accessibles, le silo à maïs n était jamais fermé". Il mise sur l herbe, investit dans du matériel de fenaison (faucheuse, faneuse, andaineur...), améliore les chemins, valorise les zones humides, où le jonc disparaît peu à peu Viser l autonomie fourragère En 2018, sa mère fait, à son tour, valoir ses droits à la retraite. Et se pose la question de son remplacement. "J ai songé à embaucher un salarié à plein temps. Mais gérer seul toute la charge mentale de l exploitation me paraissait lourd". La solution viendra d Harmony Philipps, sa compagne. "Elle était infirmière et me donnait un coup de main sur la ferme". Elle décide à son tour de s installer et commence une formation à Saint Ségal. "En stage sur une ferme laitière bio, j ai énormément appris, indique la jeune femme. L agriculteur a joué le jeu et mis tous ses chiffres sur la table". Voilà qui conforte encore le souhait d autonomie fourragère du couple. "Il faut produire à partir de ce que nos terres sont capables de donner, en limitant les charges". Ils entament la conversion à la bio fin 2018 et optent pour une transition en non-simultané. Diminuer la part de maïs Dans l assolement, le maïs occupe une dizaine d hectares, contre 30 il n y a pas si longtemps. "Nous réfléchissons à le réduire encore, explique Daniel. C est du stress au moment de l implantation". Cette année, un passage de houe et un binage ont permis une culture propre. "A 14,5 t MS/ha, l année a été favorable. Et notre maïs n avait rien à envier au conventionnel". Pour le remplacer, les éleveurs misent sur une herbe stockée de qualité. "Nos 30 ha destinés à la fauche sont récoltés au bon stade, tous les mois". Et après lecture d un article sur les essais menés à Trévarez, ils implantent un mélange à base de fétuque, fléole, ray-grass, trèfles blanc et violet, pour une plus grande longévité de la prairie, et une meilleure productivité. Les excédents d herbe, eux, sont enrubannés. Un fourrage qui sera distribué aux génisses ou qui servira à faire la jonction, quand l herbe pâturée se fait plus rare. Un coût de production moindre Première victoire : le silo à maïs est fermé pendant deux mois la première année de conversion. Un objectif que se fixe désormais le couple. "Mais l été dernier a été très sec. Et nous n avons pu le fermer qu un mois". Avec une ration hivernale basée aux deux tiers sur l herbe, ils décident aussi de se passer de correcteur. Non sans inquiétude. "On produit moins que ce qu on pensait. Mais Morgane, notre conseillère BCEL Ouest, nous a rassurés : la production, 18 kg, est conforme à la ration. Et le coût de production a nettement diminué". S entourer "La conversion s est bien passée". Croisement trois voies, appel à l ostéopathe en préventif, soins aux animaux grâce à la phytothérapie : de nombreux changements ont été opérés. Si le jeune couple craignait de n avoir pas suffisamment de nourriture pour son troupeau, la question financière le taraudait aussi. "Avec une installation, la reprise d une ferme, la rénovation d un bâtiment et une nouvelle salle de traite, nos annuités sont importantes. Il fallait pouvoir dégager du revenu". Là encore, pari gagné! Si les litrages ont diminué, les charges aussi, qu il s agisse du coût alimentaire, des frais véto..., et le prix du lait a nettement augmenté. "Et on est beaucoup moins stressés, apprécie Harmony. Dès qu on a des inquiétudes, Isabelle Pailler, conseillère à la chambre d agriculture, vient et nous rassure". Les éleveurs peuvent aussi compter sur le groupe des "jeunes" producteurs bio qu elle anime. "Les thématiques collent à nos préoccupations". Favoriser la biodiversité A peine installés, les éleveurs ont déjà créé deux talus, pour couper des pentes, et planté 1,5 km de haies, grâce au programme Breizh bocage. "A terme, elles favoriseront la biodiversité et assureront un gain de productivité sur les parcelles adjacentes", détaille Harmony. Elles abriteront aussi les animaux du vent et de la pluie et leur fourniront de l ombre. "Les étés sont de plus en plus chauds, ce qui nous a d ailleurs conduit à planter quelques essences du Sud, en plus des espèces locales". Livreur à Biolait, le jeune couple a aussi décidé de ne plus choisir que des taureaux A2A2 pour inséminer ses vaches. "Le variant A2 de la bêta caséine améliorerait la digestibilité du lait, indique Daniel. Biolait réfléchit à la question. Nous avons décidé de nous lancer". Chantal Pape

7 Ludovic Renaud A ` Elven ^ "comme si je retrouvais le gout" 29 À 35 ans alors qu il devenait père, 15 ans après son installation sur la ferme laitière que la famille Renaud conduit à Elven (56), Ludovic a entamé sa conversion à la bio. Une évolution technique sans à-coup et un regain de motivation : "c est comme si j avais retrouvé le goût". Sans crainte, Ludovic Renaud a entamé la conversion de sa ferme au bio à 35 ans. MAE et pass bio lui ont été bien utiles pour franchir ce cap et "retrouver le goût". J ai été surpris qu elles sachent autant pâturer l herbe et donnent autant de lait "J avais 21 ans quand je me suis installé. À 37 ans, je me plais toujours autant. Cette conversion, c est comme si c était une deuxième installation", raconte sans détour Ludovic Renaud qui, depuis sa conversion en 2019, dit même "avoir retrouvé le goût". Ce goût à traire si précieux et remotivant. Installé seul en 2004, son frère le rejoindra pour former un temps un Gaec avec une référence de l pour 60 laitières. Être de nouveau seul, confronté à une trop forte charge de travail, a motivé son passage en bio. Aujourd hui, l sont produits sur 79 ha par un troupeau réduit à 50 Prim holstein donnant kg de moyenne d étable, avec une suite réduite, elle aussi. Moins de production par vache ne l a pas dérangé. Un Pass pour son passage Le passage au bio? "La marche n était pas trop haute pour y arriver. Je m étais engagé dans une MAE 28 en 2017 pour réduire la part de maïs et augmenter celle d herbe. Quand je me suis retrouvé seul, je me suis posé la question : embaucher ou diminuer le nombre de bêtes, passer en bio avoir moins de boulot?". Avant de se lancer, il opte pour le Passbio avec le contrôle laitier pour en évaluer l impact. "C est indispensable", juge-t-il. "J avais la vision précise et exacte de ce qu allait être mon EBE. C est un très bon guide pour évaluer les choses. Car outre le fait d être seul, j avais à financer en plus le rachat des parts sociales de mon frère. Si l étude économique avait conclu qu il me fallait 80 vaches pour y arriver, ça n allait pas", détaille-t-il. Un futur bio averti Conforté par le Passbio (coût pris en charge), il n a pas redouté sa conversion. "Le marché est bon", analyse l éleveur qui livre chez Sodiaal et dit ne pas avoir vécu la crainte du manque de stock en cas de sécheresse. "Ici, nous avons un bon parcellaire autour de la ferme et peu séchant". Une carte maîtresse pour conduire au mieux "l herbe que je gère comme une culture". Il appuie également sur l importance d être bien accompagné. "J ai été bien prévenu. La première année d une conversion en 18 mois, tu produis la même chose et tu es payé avec la prime en plus. C est un peu le jackpot! Il faut être super prudent, ne pas investir. J ai mis de côté pour la deuxième année, où tu produis bien moins et en condition bio ". Conséquences? Chute de production et chute des taux... "Il faut gérer ça et ça se fait". Le plus difficile? "Gérer le stock de maïs car il ne faut plus en avoir en année 2. Je le redoutais et ça s est bien passé", résume Ludovic Renaud. "Plus elles pâturent, plus elles savent pâturer" Ce qui lui a permis de réussir? "Le pâturage! J ai pu produire du lait peu cher. Si on veut faire du bio, il faut faire pâturer", estime-t-il ravi de voir ses vaches y prendre plus que goût. "Je ne savais pas qu elles savaient aussi bien pâturer. Plus elles pâturent et plus elles savent pâturer. On a gaspillé pendant des années de l aliment à l auge", évoque-t-il, tout comme de constater la bien meilleure santé du troupeau. Pour que le pâturage fonctionne bien, "ce doit être accessible, j ai refait des chemins, complété sur 700 m, goudronné", et "la surface doit être en suffisance. Je travaille au paddock et au fil avant", note-t-il. Ici, l herbe est suivie comme une culture, "avec du fumier à l automne", et des choix variétaux, "pour la fauche ray-grass, trèfle et luzerne et trèfle blanc et raygrass pour les pâtures". Organisation simplifiée Côté bâtiment, rien n a changé, les vaches sont plus à leur aise "et c est plus rapide à la traite. Je ne fais qu une traite le dimanche", décrit Ludovic d un travail qu il souhaite alléger encore. Avec un déprimage qui a débuté le 20 février l an passé, ses bêtes ont pâturé jusqu au 3 décembre. "A partir du printemps je ne distribue plus rien, j apprécie! ". Jusqu à leur départ, les petits veaux mâles sont élevés sous la mère. "Je songe aux vaches nourrices pour mes petites femelles. Je réfléchis aussi à la monotraite, pourquoi pas", envisage pour l avenir cet éleveur serein, qui apprécie un rythme allégé et la fin de ses premiers investissements Un choix vers le bio qu il encourage à faire, "c est atteignable par tout le monde à condition d avoir de bonnes bases, un parcellaire et une trésorerie adaptés". Et de conclure "je n ai jamais été aussi bien que depuis que je fais du bio". Claire Le Cleve

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