Viroses à expression cutanée. A. Phan. Myrmécie 1, 63 Plantaire, palmaire. Verrue vulgaire 2, 4, 7, 29, 75*, 76*, 77* Mains, membres, etc.

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Viroses à expression cutanée. A. Phan. Myrmécie 1, 63 Plantaire, palmaire. Verrue vulgaire 2, 4, 7, 29, 75*, 76*, 77* Mains, membres, etc."

Transcription

1 2 Papillomes viraux A. Phan Les papillomes viraux ou verrues comprennent les lésions cutanées et muqueuses causées par des papillomavirus humains (PVH, ou HPV en anglais) de la famille des Papovaviridae. La classification des PVH est fondée sur des degrés d'homologies de séquences nucléotidiques du gène codant pour la protéine capsidique L1. Il existe 5 principaux genres de PVH (alpha, bêta, gamma, mu et nu papillomavirus), ayant chacun moins de 60 % de similitudes. Au sein d'un même genre, les types de PVH partagent entre 60 et 70 % de similitudes. L'identification d'un nouveau type de PVH se fait après séquençage de l'ensemble de son génome qui doit avoir une différence dans la séquence nucléotidique du gène L1 de plus de 10 %, puis confirmation par l'international HPV Reference Center ( qui lui attribue un numéro. Fin 2015, 205 PVH étaient répertoriés dans cette base de données. Les PVH ont un tropisme exclusif pour les épithéliums malpighiens (kératinisés ou non), mais diffèrent par leur tissu cible et sont étroitement associés à des lésions cliniques bien définies (tableau 2.1). Les lésions induites par le PVH sont variées et généralement bénignes, mais certaines peuvent progresser vers des lésions précancéreuses et cancéreuses. Ce rôle oncogène est clairement établi pour le cancer du col de l'utérus. En pratique, on distingue schématiquement les PVH cutanés et muqueux (les PVH cutanés appartiennent principalement au genre bêta, alors que les PVH muqueux sont principalement du genre alpha) et les PVH «à haut risque» et «à bas risque» oncogène (cf. tableau 2.2). Biologie des papillomavirus humains Les PVH sont des virus de 55 nm de diamètre, à ADN double brin circulaire d'environ 8 kb, non enveloppés, possédant une capside icosaédrique [1]. Le génome du PVH comprend deux parties, la région E (Early, gènes précoces non structuraux) Tableau 2.1 Lésions cutanéomuqueuses associées aux types de PVH Lésions cutanées/muqueuses Types de PVH Localisation Myrmécie 1, 63 Plantaire, palmaire Verrue en mosaïque 2, 4 Plantaire Verrue vulgaire 2, 4, 7, 29, 75*, 76*, 77* Mains, membres, etc. Verrue digitée, filiforme 2 Face, cou, cuir chevelu Verrue des bouchers 2, 7 Mains Verrue plane commune 3, 10, 26-29, 41 Mains, membres, face Verrue intermédiaire 10, 26*, 27*, 28, 29 Membres Verrue pigmentée 4, 60, 65 Plantes, membres Bowen périunguéal 2, 16, 34 Doigts, périunguéale Kyste épidermoïde 57, 60, 63 Plantes, paumes Épidermodysplasie verruciforme bénigne 3, 5, 8, 9, 10, 12, 14, 15, 17, 19-25, 36-39, 47, 49 Mains, membres, face, tronc EV cancers 5, 8, 14, 17, 20, 47 Face, membres Condylome acuminé, tumeur de Buschke-Löwenstein 6, 11, 40-44, 54, 61,72, 81, 89 Anogénitale Condylome plan, néoplasie intraépithéliale de bas grade (CIN1, PIN1, VIN1, AIN1) 6, 11, 40, 42, 43, 57, 59, 61, 62, 64, 67, 68, 69, 70, 71 Anogénitale Papulose bowénoïde 16, 55 Anogénitale Néoplasie intraépithéliale de grade élevé, carcinome in situ, maladie de Bowen, carcinome invasif 16, 18, 31, 33, 35, 39, 45, 51, 52, 56, 58, 66, 69 Anogénitale Papillome laryngé, conjonctival, buccal 6, 11, 72*, 73* Muqueuse laryngée, conjonctivale, orale Hyperplasie épithéliale focale (maladie de Heck) 13, 32 Muqueuse buccale Cancer laryngé 30, 46 Larynx EV : épidermodysplasie verruciforme. En italique : type de PVH le plus fréquemment détecté. * Détecté principalement chez des patients immunodéprimés. Dermatologie et infections sexuellement transmissibles 2017, Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés 51

2 Maladies infectieuses et la région L (Late, 2 gènes de structures tardifs). Les gènes de la région E (E1 à E7) sont impliqués dans la transcription, la réplication virale et la transformation cellulaire, alors que la région L code pour les protéines (L1 et L2) de la capside virale. Ces régions codantes sont précédées d'une région non codante, la région LCR (Long Control Region) aussi appelée URR (Upstream Regulatory Region) contenant des séquences d'adn intervenant dans la régulation de la transcription du génome viral. Doués d'une grande spécificité pour les épithéliums malpighiens, les PVH infectent les cellules de la couche basale à l'occasion d'une effraction épithéliale. Le cycle viral de réplication est intimement lié au stade de différenciation de la cellule hôte, puisque la réplication virale avec synthèse des protéines de capside ne se fait que dans les kératinocytes bien différenciés des couches granuleuses et épineuses. Les PVH induisent un effet cytopathogène spécifique dont le koïlocyte (grande cellule vacuolaire au noyau excentré, contenant les particules virales) est le meilleur signe morphologique, traduisant une infection permissive productrice de virions. Les nouvelles particules virales sont libérées lorsque la couche cornée superficielle est éliminée [2]. Si le virus ne se réplique pas, l'adn viral persiste sous forme d'épisomes dans le noyau cellulaire des couches basales après internalisation et décapsidation du virus (infection latente, portage asymptomatique). Seuls les gènes précoces sont alors exprimés, menant à l'expansion clonale des cellules infectées (acanthose et hyperplasie épithéliale). Dans certains cas de PVH «à haut risque» oncogène, le cycle est dit abortif et est caractérisé par l'intégration de l'adn viral au sein du génome cellulaire, étape importante de la transformation néoplasique. Le potentiel oncogénique des PVH muqueux à «haut risque» dépend de l'expression des gènes précoces, qui jouent un rôle dans la transformation et l'immortalisation cellulaire. La protéine E6 inactive la protéine p53, suppresseur de tumeur, et E7 inhibe la protéine du gène de susceptibilité au rétinoblastome prb qui est un rétrocontrôle négatif du cycle cellulaire. Les mécanismes de carcinogenèse des PVH cutanés sont moins bien connus et impliqueraient plusieurs cofacteurs (UV, immunosuppression, etc.). La culture in vitro des PVH est difficile puisque le cycle viral nécessite la différenciation des cellules épithéliales infectées. Le développement de nouvelles techniques (xénogreffes, culture organotypique) a permis de mettre en évidence des récepteurs cellulaires (protéoglycanes à héparan-sulfate, et notamment le syndecan-1) permettant l'attachement du virus sur la cellule cible [3]. D'autres récepteurs et facteurs cellulaires pourraient être impliqués dans la spécificité tissulaire des PVH. Épidémiologie des papillomes viraux humains Prévalence La fréquence des verrues cutanées est évaluée à 7-10 % de la population générale. Les enfants scolarisés et les adultes jeunes constituent le principal réservoir de virus des verrues vulgaires, avec un pic de fréquence entre 10 et 14 ans. L'infection génitale à PVH est la plus fréquente des infections sexuellement transmissibles (IST). En fonction des études, la prévalence des verrues génitales varie de 0,13 à 0,20 % dans la population générale, et jusqu'à 5 % en cas d'examen génital systématique [4]. La fréquence du portage de PVH est plus élevée chez les femmes entre 20 et 24 ans [5], puis diminue progressivement avec l'âge, secondairement à la clairance du virus, à l'apparition d'une réponse immune adaptative d'où une faible incidence à un âge plus avancé. Des études dans certaines populations ont montré un 2 e pic de prévalence dans la période périménopausique après 55 ans, probablement secondaire à la réactivation d'une infection antérieure latente [6]. Les données chez les hommes sont plus limitées. Incidence L'incidence est en augmentation importante dans tous les pays développés. C'est en particulier le cas des infections infracliniques (nécessitant leur révélation par l'acide acétique à 5 % et la colposcopie). La primo-infection à PVH est très fréquente surtout lors des premiers rapports sexuels. Le taux de détection par PCR de nouvelles infections à PVH chez les femmes jeunes initialement négatives est estimé à près de 3 % par mois, avec une incidence plus élevée pour les types de PVH à haut risque oncogène [7]. Selon une récente revue de la littérature, l'incidence des verrues anogénitales est estimée entre 160 et 289 cas pour habitants/an. Le nombre médian de nouveaux cas est estimé à 137 et 120 pour habitants chez les hommes et les femmes respectivement, avec un pic avant 24 ans chez les femmes et entre 25 et 29 ans chez les hommes [4]. Transmission Les PVH sont ubiquitaires et très résistants aux conditions environnementales. L'inoculation se fait par contact direct ou indirect, à travers une rupture de la barrière épithéliale (microtraumatisme ou abrasion). L'incubation est longue et variable, estimée de quelques semaines à plus d'un an. La transmission sexuelle des condylomes et des PVH à tropisme génital est bien documentée, impliquant le traitement des partenaires sexuels et la recherche d'une autre IST associée. Elle se fait le plus généralement au début de l'activité sexuelle et est le plus souvent totalement asymptomatique. Le risque de contamination après contact sexuel infectant est élevé (l'infectiosité est estimée à %). Le délai médian de développement des condylomes chez les hommes après infection par le PVH est estimé à 17 mois, délai raccourci à 6 et 2,9 mois chez les hommes et les femmes, respectivement, en cas d'infection par le PVH 6 ou 11 [8, 9]. Le facteur de risque le plus important d'infection génitale à PVH est le nombre élevé de partenaires sexuels [10]. On détecte, chez les partenaires masculins de femmes ayant une infection à PVH et/ou une néoplasie intraépithéliale cervicale, de l'adn de PVH dans 50 à 90 % des cas [11], mais la concordance des types n'est en moyenne que de 12 à 33 %, supérieure chez les plus jeunes couples (30-40 %) ou lorsque les types PVH 16 ou 18 sont détectés [12]. Les lésions à PVH représentent la source principale de virus, mais il est possible que le sperme et la muqueuse urétrale participent au réservoir de virus [13]. La transmission non sexuelle des PVH à tropisme muqueux repose sur des arguments épidémiologiques et virologiques. La détection par PCR de PVH à tropisme cutané (PVH 2) chez des fillettes de moins de 5 ans et, de façon plus rare, sur des lésions vulvaires chez la femme soulève l'hypothèse d'une transmission manuportée par contacts domestiques (auto ou hétérocontamination) [14]. La transmission des verrues cutanées est favorisée par les microtraumatismes et la macération (fréquentation des piscines et salles de sport). La transmission périnatale (ou verticale) peut se faire théoriquement soit in utero (infection ascendante ou passage transplacentaire par voie hématogène), ou au cours de l'accouchement par contact direct de la peau et des muqueuses lors du passage dans la filière génitale d'une mère porteuse de PVH génitaux. Les lésions induites peuvent apparaître chez l'enfant plusieurs mois voire années après le contage. La concordance des types de PVH détectés chez le nouveau-né et chez la mère varie de 57 à 69 %, ce qui suggère une possible contamination postnatale de sources variées [15]. En cas d'infection orale (PVH 6 ou 11), elle peut être responsable de la grave mais rare papillomatose laryngée infantile (cf. infra). 52

3 Maladies infectieuses Aspects cliniques communs Verrues plantaires Elles sont la plupart du temps localisées sur les zones d'appui (talon, tête des métatarsiens, orteil et avant-pied). Deux variétés anatomocliniques, coexistant exceptionnellement, siègent à la plante des pieds. Myrmécie. C'est la forme la plus fréquente de verrue plantaire (PVH 1 le plus souvent). Elle se présente sous forme d'une verrue endophytique profonde, douloureuse, généralement unique, ou réduite à quelques unités. Il s'agit d'une lésion discoïde circonscrite par un épais anneau kératosique recouvrant partiellement la région centrale dont la surface kératosique est piquetée de points noirâtres (capillaires thrombosés ou inclusions de poussières) (fig. 2.1a). L'aspect clinique d'une myrmécie suffit au diagnostic mais, en pratique, il faudra éliminer une callosité plantaire douloureuse, une cicatrice fibreuse ou un granulome à corps étranger. La durée d'évolution est très variable (quelques mois à plusieurs années), avec régression spontanée dans 30 à 50 % des cas sur 6 mois. Fig. 2.2 Verrues multiples et périunguéales sans déficit immunitaire patent. être multiples et confluentes autour de l'ongle, favorisées par le mordillement. Les autres localisations sont moins fréquentes. Les verrues vulgaires des mains sont facilement reconnues ; on éliminera une tuberculose verruqueuse d'inoculation, une maladie de Bowen digitale, des angiofibromes périunguéaux de la sclérose tubéreuse, une exostose ou une tumeur sous-unguéale, et devant une lésion isolée de la face une kératose séborrhéique ou un kératoacanthome. Verrues digitées ou filiformes Au niveau de la région céphalique (visage, cuir chevelu), les lésions à PVH 2 prennent l'aspect de verrues filiformes ou multidigitées, se disposant électivement autour des orifices (demi-muqueuses), ou criblant la région cervicale et barbue des adolescents et adultes jeunes (auto-inoculation par le rasage), souvent associées à des papules hémisphériques à surface lisse (lésions débutantes) (cf. tableau 2.1). Fig. 2.1 Verrues plantaires. a. Myrmécie (PVH 1) qui apparaît après application d'acide salicylique sous occlusion. b. Verrues dites en mosaïque (PVH 2), noter les microhémorragies après grattage tangentiel au scalpel. Verrues en mosaïque. Moins fréquentes (26 % des verrues plan- taires), ce sont des verrues superficielles (PVH 2 le plus souvent), non douloureuses, souvent multiples et confluentes en plaques kératosique (fig. 2.1b). Ces verrues plantaires ou palmaires superficielles ou en mosaïque ne seront pas confondues avec une kératolyse ponctuée ou une kératodermie circonscrite. Des régressions spontanées interviennent plus précocement chez l'enfant que chez l'adulte, souvent annoncées par l'apparition d'une pigmentation noirâtre et la disparition de la douleur dans le cas des myrmécies [16, 17]. Verrues vulgaires des mains Localisées essentiellement sur la face dorsale des mains (fig. 2.2) et des doigts, plus rarement palmaires, les verrues vulgaires communes (PVH 2 le plus souvent, cf. tableau 2.1) sont exophytiques ; leur surface hémisphérique ou aplatie est hérissée de saillies villeuses kératosiques, parfois sillonnée de crevasses. Leur nombre est variable, de quelques unités à plusieurs dizaines, parfois confluentes. Les verrues périunguéales et sous-unguéales peuvent donner lieu à des altérations unguéales ; elles sont souvent douloureuses lorsqu'elles sont situées sous le bord libre distal ou latéral, décollant de son lit la tablette unguéale. Elles peuvent Verrues planes communes Elles siègent avec prédilection au visage (front, joue, nez, zone péribuccale), sur le dos des mains et des doigts, sur les bras, genoux et faces antérieures des jambes. Ce sont de petites papules rondes ou polygonales à peine surélevées, de 1 à 5 mm, jaunes ou chamois, à surface lisse ou finement mamelonnée, à disposition souvent linéaire (phénomène de Koebner par auto-inoculation de grattage) ou en nappes confluentes (PVH 3). Plus fréquentes chez les sujets immunodéprimés (PVH 10, 26, 27), elles peuvent devenir plus hyperkératosiques et saillantes, et atteindre une grande taille : elles sont alors dénommées verrues intermédiaires (cf. tableau 2.1). Elles persistent des mois ou des années mais peuvent involuer en s'entourant de signes inflammatoires, de prurit et d'un halo dépigmenté (fig. 2.3). Une éruption de verrues planes peut simuler un lichen plan, une acrokératose verruciforme de Hopf, les papules verruciformes de la maladie de Darier. S'il s'agit d'une verrucose chronique généralisée, l'histologie et la virologie conduiront au diagnostic d'épidermodysplasie verruciforme (cf. infra). Formes et situations cliniques particulières Verrues des bouchers Certaines professions (bouchers, vétérinaires, abatteurs de volaille, poissonniers) comportent un risque épidémiologique plus grand avec une prévalence des verrues des mains très élevée (25 à 50 %). 53

4 Maladies infectieuses même gène pourrait prédisposer à l'ev ou au psoriasis [29]. Un second locus (EV2) en 2p21-p24 a été identifié à partir d'une famille française [26]. Les malades sont sélectivement infectés par certains types de papillomavirus (cf. tableau 2.1). Au moins 20 β-types de PVH ont été isolés chez ces malades dans le monde à l'heure actuelle, mais le pronostic est lié au potentiel oncogène de certains d'entre eux trouvés avec une plus grande fréquence. PVH 5 et 8 sont responsables de 90 % des carcinomes dans l'ev. Les types de PVH spécifiques de l'ev ne sont que rarement isolés dans la population générale, en dehors de PVH 3 et de PVH 10, qui sont responsables des verrues planes communes (cf. tableau 2.1). La plupart des malades ont un déficit de l'immunité cellulaire conduisant à un défaut de reconnaissance des PVH spécifiques de l'ev, et donc à l'incapacité d'éradiquer les lésions induites. Ce déficit immunitaire, génétique ou acquis, est caractérisé par une inhibition de l'activité Natural Killer et de l'activité cytotoxique des cellules T. Les UV joueraient un rôle dans le développement de ce déficit immunitaire. Fig. 2.3 Éruption de verrues planes au décours d'un traitement d'un lymphome hodgkinien. Chez les professionnels travaillant la viande, PVH 7 est presque exclusivement trouvé associé à des verrues exophytiques et florides siégeant sur les mains. Cependant, l'origine de PVH 7 n'est pas connue et l'hypothèse d'une transmission d'origine animale n'a encore jamais été prouvée [18]. PVH 7 a également été mis en évidence dans des verrues localisées aux espaces interorteils [19]. Lésions kystiques palmoplantaires Clinique. Les verrues se développent rapidement dans l'enfance vers l'âge de 5-7 ans. Deux types de lésions cutanées sont hautement caractéristiques de l'affection permettant un diagnostic précoce, avant l'apparition des cancers cutanés. C'est, d'une part, une éruption persistante de papules légèrement squameuses ou kératosiques, à type de verrues planes, isolées, parfois confluentes en plaques plus ou moins psoriasiformes et, d'autre part, des macules érythémateuses, parfois atrophiques pigmentées ou achromiques, finement squameuses, ressemblant au pityriasis versicolor (fig. 2.4). Ces lésions siègent électivement sur le dos des mains, les avant-bras, le visage (notamment le front), les jambes et le tronc. D'autres types de papillomes peuvent s'y associer. Certains kystes épidermoïdes (palmoplantaire et PVH 60) palmoplantaires se développeraient à partir d'une métaplasie épidermoïde des canaux sudoripares infectés par PVH 60 [20]. Un cas japonais associé à PVH 57 a également été décrit [21]. Verrues pigmentées Elles sont caractérisées par une augmentation des granules de mélanine dans les kératinocytes infectés par PVH 65, 60 et 4 [22]. Épidermodysplasie verruciforme Définition et virologie. L'épidermodysplasie verruciforme (EV) ou maladie de Lutz-Lewandowski [23, 24] est une génodermatose rare, le plus souvent autosomique récessive, caractérisée par une sensibilité anormale à l'infection par certains types de PVH. L'infection est disséminée et d'évolution chronique. L'EV est considérée par certains comme une maladie multifactorielle faisant intervenir des virus spécifiques, des facteurs génétiques, immunologiques et environnementaux. L'affection est familiale dans environ 25 % des cas et on trouve une consanguinité chez 10 % des patients. Le criblage du génome de familles consanguines a permis d'identifier deux loci de susceptibilité à l'ev et de montrer l'hétérogénéité génétique non allélique de la maladie. Un premier locus (EV1) a été identifié sur le chromosome 17q25. Des mutations associées à la maladie affectent deux gènes adjacents dans ce locus EVER1/TMC6 et EVER2/TMC8, qui sont exprimés par les lymphocytes T et B, les cellules NK, les cellules endothéliales, les cellules myéloïdes, et les cellules dendritiques [25-27]. Les gènes EVER codent pour des protéines transmembranaires jouant un rôle important dans l'homéostasie du zinc, dont la perte augmente l'expression des gènes viraux pro-oncogéniques E6 et E7 [28]. Fait intéressant, EV1 est situé au sein d'un locus de prédisposition au psoriasis familial ; et l'adn de PVH 5 et autres PVH de l'ev a été détecté dans des lésions de psoriasis, ce qui soulève l'hypothèse qu'un 54 Fig. 2.4 Épidermodysplasie verruciforme : lésions ressemblant au pityriasis versicolor. Évolution et pronostic. Ils sont dominés par le développement de cancers dans environ 30 à 70 % des cas après l'âge de 30 ans : maladie de Bowen, carcinomes épidermoïdes et basocellulaires, apparaissant avec une plus grande fréquence sur le front et le visage, ce qui renforce le rôle cocarcinogène des UV. L'identification dans les tumeurs primitives, ainsi que dans des métastases ganglionnaires, de multiples copies du génome de PVH 5, 8 et autres types, souligne le rôle des virus dans la transformation cancéreuse des lésions cutanées ; mais, à la différence du cancer du col utérin, considéré comme un autre modèle de carcinogenèse virale à PVH, le génome viral n'est pas intégré à l'adn cellulaire. Greffés rénaux. L'EV est certes une affection rare chez l'homme, mais il a été décrit chez des malades immunodéprimés (greffés rénaux) un syndrome cutané ressemblant aux

5 Maladies infectieuses lésions de l'ev non familiale, avec transformation cancéreuse de certaines lésions cutanées virales où sont détectées des copies de génome de PVH 5 [30]. Ces phénocopies de l'ev soulèvent la question de l'étiologie virale des cancers cutanés chez des sujets non EV. La durée de l'immunodépression augmente considérablement la présence des verrues et des cancers cutanés chez les greffés rénaux [23], mais le rôle étiologique des β-pvh dans le mécanisme carcinogénétique n'est pas clairement établi. Certes, il existe des arguments virologiques sérieux, en particulier la haute prévalence (80 %) de l'adn de PVH dans les lésions précancéreuses et les carcinomes épidermoïdes des greffés rénaux, porteurs de tumeurs multiples, mais les types de PVH détectés sont multiples sans type oncogène prédominant [31]. Le rôle carcinogénétique des UV est à prendre en considération, car ils pourraient moduler l'expression de certains types de PVH, en plus de leur effet immunosuppresseur local. Déficits immunitaires primitifs prédisposant aux infections à PVH La réponse immunitaire joue un rôle essentiel dans le développement et la régression des verrues, comme en témoignent leur fréquence accrue et leur caractère profus et rebelle chez les patients atteints d'un déficit immunitaire primitif ou secondaire. L'hôte réagit à la fois contre le virus et la tumeur qu'il induit en mettant en jeu les mécanismes humoraux et cellulaires. Le rôle des anticorps induits (anticapsidiques et anticellulaires) est mal connu. Le «rejet» des verrues serait surtout lié à une réponse cellulaire dirigée contre le virus et/ou contre les cellules infectées ; le substrat histologique d'une verrue en régression évoque d'ailleurs un mécanisme immunitaire cellulaire. Le syndrome WHIM (Warts, Hypogammaglobulinemia, Infections, Myelokathexis) [32] est un déficit immunitaire primitif rare, autosomique dominant, débutant dans la petite enfance par diverses infections bactériennes récurrentes. Le tableau clinique est hétérogène. Plus de 80 % des patients développent vers l'âge de 30 ans des verrues profuses et récalcitrantes des extrémités et du tronc. Près de 25 % des patients développent des verrues anogénitales, avec un risque accru de dysplasies et de carcinomes PVH-induits. Sur le plan biologique, il existe une neutropénie avec hypogammaglobulinémie modérée, secondaire à une rétention anormale des neutrophiles matures dans la moelle osseuse (myélokathéxis), ainsi qu'une lymphopénie B. Le syndrome WHIM est lié à des mutations «gain de fonction» du gène CXCR4 (2q21) codant pour un récepteur de chimiokine exprimé à la fois par les cellules hématopoïétiques et non hématopoïétiques. Le mécanisme de susceptibilité aux infections à PVH dans ce syndrome est encore mal connu. Le syndrome hyper-ige autosomique récessif est un déficit immunitaire combiné T et B lié à des mutations du gène DOCK8 (Dedicator Of Cytokinesis 8). Il partage certaines caractéristiques cliniques avec le syndrome hyper-ige autosomique dominant (syndrome de Job), comme l'eczéma ou les infections cutanées récurrentes bactériennes, notamment à staphylocoque doré, mais confère une susceptibilité accrue aux infections cutanées virales : herpès virus, molluscum contagiosum et PVH. Les infections à PVH y sont essentiellement cutanées et touchent les extrémités comme le tronc. La lymphopénie CD4 idiopathique, définie par un taux de lymphocytes T CD4 inférieur à 300/mm 3 ou de moins de 20 % à au moins 2 reprises à 6 semaines d'intervalle, sans infection par le VIH ni autre cause bien définie de déficit immunitaire, prédispose aux infections cutanéomuqueuses à PVH (présentes chez près d'un tiers des patients [33]), pouvant se compliquer de dysplasies et de carcinomes. Les déficits en GATA2, un facteur de transcription impliqué dans la régulation de l'hématopoïèse, de l'angiogenèse et du système lymphatique, sont rattachés à des syndromes avec infections opportunistes, une myélodysplasie ou leucémie. Plus de 75 % des patients ont des infections souvent inaugurales et profuses à PVH, cutanées ou muqueuses, pouvant se compliquer de néoplasies [34]. Un lymphœdème et une surdité sont fréquents, dans le cadre d'un syndrome d'emberger. Le syndrome de Netherton (déficit en SPINK-5) confère une susceptibilité aux infections cutanées virales, en particulier à HSV et PVH. L'importante altération de la fonction barrière cutanée dans cette ichtyose joue très probablement un rôle favorisant dans la survenue des infections cutanées aux PVH de type bêta [35], mais également aux PVH associés à l'ev, pouvant être responsable de carcinomes. Le syndrome WILD (Warts, Immune deficiency, Lymphedema, anogenital Dysplasia) associe un lymphœdème multisegmentaire asymétrique avec atteinte faciale et conjonctivale, un gonflement génital, des malformations vasculaire du thorax et des verrues. Sa cause n'est pas connue. PVH et maladie de Bowen périunguéale Dans la population générale, en particulier chez l'immunocompétent, la détection d'adn de PVH dans les lésions malignes et précancéreuses de la peau n'excède pas 2 %, mais par PCR, la fréquence de détection est plus élevée et concerne un nombre varié de types de PVH, spécifiques ou non de l'ev [23]. Une forme topographique particulière de la maladie de Bowen cutanée, de localisation périunguéale et/ou palmaire, est associée à la présence de PVH 16 dont le caractère oncogénique et le tropisme génital sont bien connus. Cette localisation extragénitale est singulière et soulève la question de sa transmissibilité digitale et d'une auto-inoculation à partir de lésions génitales préexistantes (cf. tableau 2.1) [36]. Verrues anogénitales Les atteintes muqueuses sont surtout liées aux alpha-pvh, et sont le plus souvent asymptomatiques. Près de 50 types de PVH infectent préférentiellement les muqueuses anogénitales [37]. Les condylomes génitaux externes représentent l'infection sexuellement transmissible la plus fréquente. Un nombre élevé de partenaires sexuels est le principal facteur de risque d'infection à PVH, en particulier aux PVH à haut risque oncogène [38, 39]. De même, le nombre élevé de partenaires, en particulier dans les 12 derniers mois, est associé à un risque plus important de développer des condylomes [39]. Malgré leur grande prévalence, la plupart des infections à PVH seront spontanément éliminées, avec un taux de clairance à 1 an chez les femmes estimé de 40 à 70 % selon les populations étudiées, taux plus important chez les jeunes femmes pour les PVH à bas risque, ainsi que chez les hommes (75 % de clairance à 1 an). L'importance des infections génitales persistantes à PVH réside dans leur chronicité, leur transmissibilité et, surtout, dans le risque évolutif des néoplasies intraépithéliales associées et induites par des PVH oncogènes. Condylomes anogénitaux Ils sont dus à plusieurs types de PVH (cf. tableau 2.1). La grossesse favorise leur développement comme les déficits immunitaires ; ils régressent mais récidivent souvent, ou persistent plusieurs années. Les types PVH 6 et 11 sont responsables de 90 % des verrues anogénitales. 55

6 Maladies infectieuses Les condylomes acuminés (crêtes-de-coq) sont des formations charnues, pédiculées, roses ou rouge vif, confluant en masses charnues molles parfois exubérantes. Chez l'homme, elles siègent électivement sur le prépuce, le frein, le sillon balanopréputial et le méat urétral (fig. 2.5), plus rarement le fourreau, le scrotum et l'anus. Chez la femme, elles prédominent à la paroi postérieure du vestibule vaginal et aux lèvres, mais peuvent s'étendre au vagin, à l'urètre, au périnée et au col utérin. de lésions anogénitales pédiatriques suggère une transmission manuportée par contacts domestiques (auto ou hétérocontamination) [14]. Tumeur de Buschke-Löwenstein (condylome géant) Elle débute comme un condylome acuminé du sillon balanopréputial qui évolue de façon extensive, exubérante et surtout infiltrante, simulant un carcinome invasif et destructeur ; mais la tumeur est histologiquement bénigne et ne donne pas de métastase. On ne trouve pas de particules virales mais des génomes de PVH 6 et PVH 11 (cf. tableau 2.1) ont été mis en évidence dans ces tumeurs. L'hybridation in situ peut aussi montrer la présence de PVH oncogène (16, 18, 33). De telles tumeurs ont été décrites au niveau de la muqueuse génitale féminine et sur la muqueuse anorectale (fig. 2.6). Il s'agit en réalité, avec la papillomatose orale floride et le carcinome cuniculatum, d'une variété de carcinome verruqueux bien différencié. Fig. 2.5 Condylomes acuminés («crêtes-de-coq»). D'autres types sont décrits, associés ou non au précédent : lésions papuleuses sessiles multiples (condylomes papuleux) et verrues type vulgaire, pigmentées ou kératosiques, siégeant sur la peau génitale et périnéale. Les condylomes plans sont des lésions discrètes voire infracli- niques isolées ou associées aux condylomes acuminés et papuleux et siègent exclusivement sur les muqueuses génitales et/ou les semi-muqueuses. Ce sont des macules rosées ou rouges, parfois invisibles à l'œil nu, nécessitant pour les révéler l'application d'une solution à 5 % d'acide acétique, qui blanchit leur surface en quelques minutes, apparaissant alors bien délimitées sur la muqueuse saine. L'examen au colposcope (ou au péniscope chez l'homme) révèle les ponctuations vasculaires typiques dont l'absence doit faire évoquer une néoplasie intraépithéliale (cf. infra), imposant la biopsie. Le diagnostic des condylomes génitaux présente rarement des dif- ficultés ; on éliminera aisément une hyperplasie des papilles de la couronne du gland, des syphilides végétantes, une maladie de Bowen ; dans ce dernier cas, l'examen histopathologique permettra le diagnostic. Verrues anogénitales de l'enfant Elles posent le problème épineux du mode de contamination et de la possibilité de sévices sexuels. Il est estimé que les condylomes périnéaux de l'enfant sont la conséquence d'un abus sexuel dans 3 à 35 % des cas. La transmission sexuelle des condylomes anogénitaux de l'enfant est toutefois très discutée. Une transmission périnatale est possible, les lésions induites chez l'enfant pouvant apparaître après plusieurs mois voire années, sans que l'on puisse clairement définir une limite d'âge pour distinguer les différents modes de transmission, bien que la probabilité d'abus sexuel augmente avec l'âge de l'enfant [40]. Ainsi, la mise en évidence de PVH à tropisme muqueux ne suffit pas à conclure à une transmission vénérienne. De plus, la détection par PCR de PVH à tropisme cutané (PVH 2) dans une proportion non négligeable 56 Fig. 2.6 Condylome géant, tumeur de Buschke-Loewenstein. Évolution depuis 20 ans, résistance aux traitements mais absence de métastases, PVH 11. Condylomes plans du col utérin Souvent cliniquement inapparentes, elles peuvent être exophytiques ou endophytiques (biopsie cervicale) ; à la colposcopie, ce sont de simples ponctuations blanchâtres, en mosaïque, ou une tache épithéliale anormale. En Europe, PVH 16 et 18 sont responsables respectivement de 21 et 5 % des infections [41]. L'ADN de PVH est isolé dans 99,7 % des cancers invasifs du col de l'utérus [42] dont près de 70 % sont dus dans le monde à deux types de PVH, 16 et 18, dans 55 et 15 % des cas, respectivement. Il est actuellement admis qu'une infection par les PVH génitaux dits «à haut risque» est la cause nécessaire mais non suffisante du développement du cancer du col de l'utérus [43, 44]. D'autres facteurs comme la parité ( 5 grossesses à terme), l'utilisation prolongée d'une contraception orale ( 5 ans), le tabagisme, et les co- infections VIH ou autres IST (Chlamydia trachomatis, HSV-2) pourraient agir comme cocarcinogènes [45]. Parmi les types de PVH qui infectent les muqueuses génitales, 15 ont été reconnus comme responsables des cancers du col de l'utérus (tableau 2.2) [46]. Les infections à PVH génitaux sont très fréquentes mais seulement 15 % des femmes présentent une infection persistante, plus fréquente avec les PVH à haut risque qu'avec les PVH à bas risque. Les facteurs influençant la persistance de l'infection virale semblent être liés à l'hôte (statut immunitaire, haplotype du CMH), au virus (génotype à haut risque oncogène, charge virale) et à

7 Maladies infectieuses l'environnement (autres infections sexuellement transmissibles, multiparité, contraception orale, tabagisme) [45]. Les dysplasies légères (CIN 1) sont les manifestations cliniques les plus fréquentes et apparaissent 2 à 6 ans après le début de l'infection, et régressent le plus souvent sans traitement. Les dysplasies sévères (CIN 3) ont un risque important d'évolution vers un cancer du col de l'utérus, 2e rang des cancers chez la femme dans le monde. Ces lésions précancéreuses induites par des virus oncogènes constituent un exemple de carcinogenèse virale chez l'homme. Tableau 2.2 Potentiel oncogène des PVH anogénitaux [47] Potentiel carcinogène PVH Lésions Risque faible 6, 11, 40, 42, 43, 44, 54, 61, 72, 81, 89 Condylomes, CIN 1 Risque intermédiaire 26, 53, 66, 67, 70, 73, 82 CIN 2, 3 Risque élevé 16, 18, 31, 33, 35, 39, 45, 51, 52, 56, 58, 59, 68 CIN 2, 3, cancer invasif Fig. 2.8 Papulose bowénoïde chez la femme. La meilleure compréhension des mécanismes de transmission des PVH et de carcinogenèse a permis d'aboutir à la conception d'une vaccination prophylactique (cf. infra). Papulose bowénoïde Ce terme a été introduit en 1978 [48] pour désigner des lésions papuleuses génitales ressemblant aux condylomes plans, mais avec une histologie de maladie de Bowen. Elle est décrite chez l'adulte jeune (âge moyen 30 ans) sur le pénis et la vulve. Ces lésions sont associées aux PVH à haut risque, en particulier PVH 16 et 18. Clinique. La papulose bowénoïde se présente sous forme de lésions polymorphes papuleuses multifocales, isolées ou confluentes, à surface lisse ou mamelonnée, parfois squameuses ou leucokératosiques, de couleur rose, violacée ou brunâtre, d'évolution spontanément régressive, mais récidivante (fig. 2.7 et 2.8). Les lésions affectent chez la femme la vulve, mais aussi les régions périnéales, périanales et les plis génitocruraux et, chez l'homme, le fourreau ou le gland. Un prurit est parfois présent chez la femme. D'authentiques condylomes acuminés peuvent être associés à ces lésions. Des localisations extra-génitales ont été décrites. Histologie. C'est celle d'un carcinome épidermoïde intraépithélial peu différencié : acanthose proliférative basaloïde, atypies cytonucléaires étagées, mitoses et dyskératose cellulaire. Nosologie et pronostic Chez la femme, la papulose bowénoïde s'intègre dans la nomencla- ture des lésions vulvaires précancéreuses proposée en 1983, incluant aussi la maladie de Bowen : les néoplasies intraépithéliales vulvaires ou VIN de grades 1, 2 et 3 selon la sévérité de la dysplasie. Des signes d'infection virale sont détectés dans 70 % des cas, et tous les types de PVH identifiés dans les dysplasies et le cancer du col le sont aussi dans les dysplasies et le cancer de la vulve. Ces néoplasies intraépithéliales vulvaires se traduisent cliniquement, à côté de l'aspect de la papulose bowénoïde, par des macules rosées ou rouges sur les petites lèvres ou sur le versant cutané, blanchissant à l'acide acétique, et dont la surface est micropapillaire, avec parfois une ponctuation vasculaire à la colposcopie. Ce sont aussi des lésions leucokératosiques parfois infiltrées, qui de toute façon imposent la biopsie (cf. chapitre 16). Les VIN peuvent régresser spontanément : c'est le cas de la papulose bowénoïde, mais, le plus souvent, elles sont stables, persistantes, tandis qu'une petite proportion évolue vers un carcinome micro-invasif (6 à 10 % des cas). Les facteurs de risque de progression les plus importants sont le caractère sévère et multifocal de la dysplasie et surtout l'âge des patientes (plus de 50 ans, femmes ménopausées). Chez l'homme, les néoplasies intraépithéliales du pénis (PIN) pourraient être les précurseurs du cancer du pénis, mais cette tumeur est rare en Europe comme aux États-Unis, assez fréquente au Brésil où PVH 16 a été mis en évidence dans 50 % des cas. Toutes ces données étiologiques et épidémiologiques impliquent de la part du clinicien un dépistage systématique de ces lésions à risque chez les partenaires. La présence de lésions virales est ainsi décelée chez 50 à 65 % des partenaires des femmes présentant des lésions cervicales [49]. Bien entendu, un examen gynécologique avec une colposcopie est systématiquement indiqué lorsqu'une lésion viro-induite anogénitale est détectée chez une femme ou son partenaire sexuel. Atteintes muqueuses hautes Papillomatose laryngée juvénile Fig. 2.7 Papulose bowénoïde chez l'homme. Les lésions siègent électivement sur le larynx, mais peuvent intéresser tout l'arbre respiratoire. Le pronostic vital est engagé en cas d'obstruction respiratoire. Elle touche environ 7 des enfants nés de mères ayant un antécédent de condylomes vaginaux, principal facteur de risque de papillomatose laryngée de l'enfant [50]. 57

8 Maladies infectieuses PVH 6 et 11 ont été identifiés à la fois dans les lésions génitales et dans les papillomes laryngés de l'enfant. Le traitement est chirurgical mais les récidives sont fréquentes. Hyperplasie épithéliale focale (maladie de Heck) Initialement décrite en 1965 [51] chez les Indiens d'amérique centrale et d'amérique du Sud (Brésil, Venezuela), ainsi que chez les Esquimaux d'alaska (prévalence 7 à 36 %), elle est aujourd'hui observée dans de nombreux pays, mais reste rare [52]. Elle est caractérisée cliniquement par de multiples papules de la muqueuse buccale (lèvre inférieure, muqueuse jugale, langue, et moins fréquemment lèvre supérieure, gencives, palais) de couleur rosée ou opaline, de 1 à 10 mm de diamètre, parfois coalescentes, asymptomatiques (fig. 2.9). L'évolution est chronique et le plus souvent bénigne, avec régression spontanée possible des lésions. La pathogénie est mal connue mais l'affection touche certains groupes ethniques et les cas familiaux suggèrent une prédisposition génétique. Une association avec HLA-DR4 a été mise en évidence [53]. La maladie est associée à deux principaux types de PVH : 13 et 32 [52, 54] ; des cas isolés ont été rapportés associés à PVH 1 [55], 11 [56] et 24 [57]. L'histologie montre un épithélium acanthosique avec papillomatose et parakératose ; dans les couches moyennes et supérieures du corps muqueux, on observe des foyers de cellules ballonnisées avec pycnose nucléaire, un effet cytopathogène induit par l'infection virale. De plus en plus de cas sont rapportés chez des patients VIH [58]. Diagnostic Il est avant tout clinique (éventuellement aidé d'un examen à l'acide acétique à 5 % pour les lésions infracliniques), cytologique ou histologique. L'examen histologique et ultrastructural permet dans une certaine mesure un diagnostic étiologique car certains types de PVH induisent un effet cytopathogène spécifique [16, 17]. La myrmécie est caractérisée par la présence dans le cytoplasme et le noyau des kératinocytes, d'inclusions éosinophiles, correspondant à la protéine spécifique induite par PVH 1 ; au microscope électronique, ces cellules dites permissives sont très riches en virions intranucléaires. La verrue à PVH 2 induit des lésions exophytiques moins riches en virions dont l'effet cytopathogène se traduit par des foyers de cellules vacuolisées contenant des grains ronds ou irréguliers de kératohyaline souvent hétérogène. Les verrues planes induites par PVH 3 sont caractérisées par une acanthose avec papillomatose modérée et une ballonnisation des kératinocytes dont la kératohyaline et les tonofilaments sont refoulés en périphérie par un œdème centrifuge. Dans l'ev, les lésions bénignes non transformées induites par PVH 5 ou PVH 8 sont hautement caractéristiques ; on observe, depuis les couches suprabasales jusqu'à la couche cornée, des foyers de grandes cellules dysplasiques, au noyau vacuolaire riche en virions, et au cytoplasme clair d'aspect vitreux dépourvu de tonofilaments et contenant des granules ronds de kératohyaline. Les condylomes acuminés sont caractérisés par une papillomatose et une acanthose considérables ; la présence de foyers de kératinocytes vacuolisés au noyau hyperchromatique traduit un effet cytopathogène dû à PVH 6 ou PVH 11 difficile à différencier d'un aspect vacuolaire normal des muqueuses. La microscopie électronique visualise des virions intranucléaires peu abondants dans 50 % des cas. Fig. 2.9 Hyperplasie épithéliale focale (maladie de Heck). PVH et infection par le VIH L'infection par le VIH modifie l'épidémiologie et l'évolution des infections anogénitales chez la femme comme chez l'homme [59]. Depuis 1993, le cancer invasif du col est entré dans la définition du sida. De très nombreuses études épidémiologiques et moléculaires ont montré que la prévalence des infections à PVH cervicales et des CIN était augmentée chez les femmes infectées par le VIH, de façon corrélée à la diminution du nombre de lymphocytes CD4. Le risque relatif d'avoir une néoplasie cervicale est multiplié par 4,9 chez les femmes infectées par le VIH. De plus, la maladie cervicale et le cancer invasif sont plus évolutifs, répondant mal au traitement classique et récidivant plus volontiers. Il en est de même pour les néoplasies intraépithéliales anales (AIN) et le cancer du canal anal dans la population masculine homo- et bisexuelle infectée par le VIH, avec une prévalence accrue des infections anales à PVH et des AIN dont la progression est aussi plus rapide, en rapport avec l'immunodépression associée au VIH. Des interactions moléculaires entre VIH et PVH sont suggérées par des observations faites in vitro, de transactivation du gène PVH par des protéines du VIH. Les infections multiples, par plusieurs types de PVH, sont également plus fréquentes. Le diagnostic virologique repose sur la détection du génome viral par des méthodes de biologie moléculaire (tableau 2.3). À ce jour, il n'existe pas de système de culture simple, et les méthodes de sérodiagnostic ne sont pas utilisées en raison d'une réponse immunologique inconstante. Les techniques diagnostiques de biologie moléculaire sont nombreuses et parfois complémentaires. Les premières méthodes de diagnostic par hybridation simple in situ ou par Southern-blot ne sont pas utilisées en routine par manque de sensibilité, spécificité, ou par mise en œuvre complexe (Southern-blot). Les méthodes actuelles reposent sur l'hybridation moléculaire en phase liquide entre l'adn cellulaire et une sonde ARN spécifique (technique de capture d'hybrides), et la PCR (Polymerase Chain Reaction). Plusieurs kits d'hybridation moléculaire sont aujourd'hui commercialisés et permettent la détection plus courante des virus à haut risque oncogène. Le test Hybrid Capture II (Digene) permet la détection de 18 sous-types de PVH : 5 types à bas risque (6, 11, 42, 43, 44) et 13 types à haut risque oncogène (16, 18, 31, 33, 35, 39, 45, 51, 52, 56, 58, 59, 68). Plus récemment, la PCR en temps réel, plus rapide, permet une détection et une quantification précise (nombre de copies d'adn) du génome PVH. Prévention Mesures prophylactiques simples Quelques mesures simples prophylactiques peuvent être envisageables pour les verrues cutanées dans les situations à risque, comme le port de sandales autour des piscines et les douches publiques. En ce qui concerne les PVH génitaux, bien qu'il s'agisse 58

Item 288 : Troubles des phanères : Onyxis

Item 288 : Troubles des phanères : Onyxis Item 288 : Troubles des phanères : Onyxis Collège National des Enseignants de Dermatologie Date de création du document 2010-2011 Table des matières OBJECTIFS... 2 I Atteinte matricielle avec modification

Plus en détail

DERMATOSES ECZEMATIFORMES LICHENOIDES ET ERYTHEMATO-SQUAMEUSES

DERMATOSES ECZEMATIFORMES LICHENOIDES ET ERYTHEMATO-SQUAMEUSES DERMATOSES ECZEMATIFORMES LICHENOIDES ET ERYTHEMATO-SQUAMEUSES I ECZEMA ET LESIONS ECZEMATIFORMES II LICHEN PLAN III LICHEN SCLERO-ATROPHIQUE IV MALADIE LUPIQUE V PSORIASIS VI AUTRES Parapsoriasis Kératodermies

Plus en détail

TUMEURS DU BAS APPAREIL URINAIRE

TUMEURS DU BAS APPAREIL URINAIRE 1 Plan de cours I - TUMEURS PRIMITIVES DE LA VESSIE c1 - Tumeurs papillaires non infiltrantes c2 - Tumeurs papillaires infiltrantes c3 - Carcinome in-situ en muqueuse plane D - Pronostic : II - TUMEURS

Plus en détail

Référentiel CPAM Liste des codes les plus fréquents pour la spécialité :

Référentiel CPAM Liste des codes les plus fréquents pour la spécialité : Référentiel CPAM Liste des codes les plus fréquents pour la spécialité : DERMATOLOGIE ET VENEROLOGIE ADC - Acte de chirurgie BAFA005 1 (I, O) BAFA006 1 0 Exérèse non transfixiante de lésions multiples

Plus en détail

Les grands syndromes. Endoscopie trachéo-bronchique. Professeur D. ANTHOINE CHU de NANCY

Les grands syndromes. Endoscopie trachéo-bronchique. Professeur D. ANTHOINE CHU de NANCY Les grands syndromes Endoscopie trachéo-bronchique Professeur D. ANTHOINE CHU de NANCY 1 Endoscopie souple avec pince et brosse (fibroscopie) 2 Endoscopie Arbre bronchique normal Bifurcation trachéobronchique

Plus en détail

Unité d enseignement 4 : Perception/système nerveux/revêtement cutané

Unité d enseignement 4 : Perception/système nerveux/revêtement cutané Énoncés Unité d enseignement 4 : Perception/système nerveux/revêtement cutané N 109 Dermatoses faciales : acné, rosacée, dermatite séborrhéique Diagnostiquer l acné, la rosacée, la dermatite séborrhéique.

Plus en détail

Recommandations régionales Prise en charge des carcinomes cutanés

Recommandations régionales Prise en charge des carcinomes cutanés Recommandations régionales Prise en charge des carcinomes cutanés - décembre 2009 - CARCINOMES BASOCELLULAIRES La chirurgie : traitement de référence et de 1 ère intention Classification clinique et histologique

Plus en détail

papillome humain) VPH(virus Le virus du papillome humain: la plus répandue des infections transmissibles sexuellement

papillome humain) VPH(virus Le virus du papillome humain: la plus répandue des infections transmissibles sexuellement du VPH(virus papillome humain) Le virus du papillome humain: la plus répandue des infections transmissibles sexuellement Table des matières Un message du D r André B. Lalonde, vice-président administratif

Plus en détail

Le reflux gastro-oesophagien (280) Professeur Jacques FOURNET Avril 2003

Le reflux gastro-oesophagien (280) Professeur Jacques FOURNET Avril 2003 Pré-Requis : Corpus Médical Faculté de Médecine de Grenoble Le reflux gastro-oesophagien (280) Professeur Jacques FOURNET Avril 2003 Sécrétion acide et peptique de l estomac Motricité œsophagienne et gastrique

Plus en détail

Données épidémiologiques sur le cancer du col de l utérus

Données épidémiologiques sur le cancer du col de l utérus Maladies chroniques et traumatismes Données épidémiologiques sur le cancer du col de l utérus État des connaissances Actualisation 2008 Dr Nicolas Duport Sommaire Glossaire 2 Définitions Termes utilisés

Plus en détail

Le psoriasis est une maladie qui touche environ 2 à 3 % de la population et qui se

Le psoriasis est une maladie qui touche environ 2 à 3 % de la population et qui se Le psoriasis est une maladie fréquente Le psoriasis est une maladie qui touche environ 2 à 3 % de la population et qui se traduit le plus souvent par des plaques rouges sur la peau, légèrement surélevées

Plus en détail

Hépatite chronique B Moyens thérapeutiques

Hépatite chronique B Moyens thérapeutiques Hépatite chronique B Moyens thérapeutiques Dr Olfa BAHRI Laboratoire de Virologie Clinique Institut Pasteur de Tunis INTRODUCTION Plus de 300. 10 6 porteurs chroniques de VHB dans le monde Hépatite chronique

Plus en détail

Tumeurs cutanées épithéliales et mélaniques

Tumeurs cutanées épithéliales et mélaniques Examen National Classant Module transdisciplinaire 10 : Cancérologie, onco-hématologie Tumeurs cutanées épithéliales et mélaniques Mélanomes NOUVEAU P. SAIAG (Ambroise Paré, Boulogne Billancourt), J.-J.

Plus en détail

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86 LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : ÉTABLISSEMENT DE LIENS ENTRE LES PERSONNES CHEZ QUI UN DIAGNOSTIC D INFECTION À VIH A ÉTÉ POSÉ ET LES SERVICES DE SOINS ET DE TRAITEMENT

Plus en détail

Hépatite B. Le virus Structure et caractéristiques 07/02/2013

Hépatite B. Le virus Structure et caractéristiques 07/02/2013 Hépatite B Le virus Structure et caractéristiques o o o Famille des Hepadnaviridae Genre orthohepadnavirus Enveloppé, capside icosaédrique, 42 nm 1 Le virus Structure et caractéristiques En microscopie

Plus en détail

LES ONYCHOPATHIES. Mohamed Denguezli Service de Dermatologie C.H.U SOUSSE

LES ONYCHOPATHIES. Mohamed Denguezli Service de Dermatologie C.H.U SOUSSE LES ONYCHOPATHIES Mohamed Denguezli Service de Dermatologie C.H.U SOUSSE Ä Examen clinique des ongles : DIAGNOSTIC POSITIF Ä analyse par le dermatologue des lésions élémentaires unguéales ; Ä iconographie

Plus en détail

Conseil Supérieur de la Santé. Vaccination contre les infections causées par le papillomavirus humain. CSS N 8367 - révision du N 8204

Conseil Supérieur de la Santé. Vaccination contre les infections causées par le papillomavirus humain. CSS N 8367 - révision du N 8204 Conseil Supérieur de la Santé Vaccination contre les infections causées par le papillomavirus humain DECEMBRE 2007 CSS N 8367 - révision du N 8204 Conseil Supérieur de la Santé Vaccination contre les

Plus en détail

Item 127 : Transplantation d'organes

Item 127 : Transplantation d'organes Item 127 : Transplantation d'organes Date de création du document 2008-2009 Table des matières * Introduction... 1 1 Allogreffe de moelle ou de cellules souches...1 2 Transplantation d'organes... 2 3 Diagnostic...3

Plus en détail

Peut-on reconnaître une tumeur de bas-grade en imagerie conventionnelle? S. Foscolo, L. Taillandier, E. Schmitt, A.S. Rivierre, S. Bracard, CHU NANCY

Peut-on reconnaître une tumeur de bas-grade en imagerie conventionnelle? S. Foscolo, L. Taillandier, E. Schmitt, A.S. Rivierre, S. Bracard, CHU NANCY Peut-on reconnaître une tumeur de bas-grade en imagerie conventionnelle? S. Foscolo, L. Taillandier, E. Schmitt, A.S. Rivierre, S. Bracard, CHU NANCY A quoi sert l imagerie conventionnelle dans le diagnostic

Plus en détail

Moyens d étude de la peau

Moyens d étude de la peau Moyens d étude de la peau Dr. Yannick Le Corre yalecorre@chu-angers.fr Service de Dermatologie Vénéréologie Pr. L. Martin 2011-2012 CHU Angers UE Revêtement cutané Dermoscopie ou Dermatoscopie Examen de

Plus en détail

Données épidémiologiques, histoire de la maladie et symptomatologie, facteurs de risque

Données épidémiologiques, histoire de la maladie et symptomatologie, facteurs de risque Dépistage et prévention du cancer du col de l utérus Actualisation du référentiel de pratiques de l examen périodique de santé (EPS) Juin 2013 État des connaissances sur le cancer du col de l'utérus Données

Plus en détail

La lutte contre la tuberculose est régie par l arrêté royal du 17 octobre 2002.

La lutte contre la tuberculose est régie par l arrêté royal du 17 octobre 2002. Le diagnostic de la tuberculose bovine La lutte contre la tuberculose est régie par l arrêté royal du 17 octobre 2002. 1. Tuberculination Dans la première phase d une infection de tuberculose bovine (Mycobacterium

Plus en détail

Prolapsus génital et incontinence urinaire chez la femme Professeur Pierre BERNARD Septembre 2002

Prolapsus génital et incontinence urinaire chez la femme Professeur Pierre BERNARD Septembre 2002 Prolapsus génital et incontinence urinaire chez la femme Professeur Pierre BERNARD Septembre 2002 Pré-Requis : Connaissance de bases : Anatomie du pelvis Classification des troubles de la statique génitale

Plus en détail

Apport de l IRM dans la

Apport de l IRM dans la Apport de l IRM dans la caractérisation tissulaire préopératoire des tumeurs rectales Y MORMECHE, S SEHILI, J MORMECHE, CH CHAMMEKHI, S KHELIFI, A BACCAR, MH DAGHFOUS, A CHERIF TUNIS - TUNISIE PLAN Introduction

Plus en détail

.( /.*!0) %1 2"+ %#(3004) 05' 203 .(.*0"+ ) '!2"+ %#(30+ 0!"%) 4!%2) 3 .( @.*" '!%2"+ %#(30! &' 4!!% .+.*0%!!'!(!%2"+ 16 3047!

.( /.*!0) %1 2+ %#(3004) 05' 203 .(.*0+ ) '!2+ %#(30+ 0!%) 4!%2) 3 .( @.* '!%2+ %#(30! &' 4!!% .+.*0%!!'!(!%2+ 16 3047! !"#! $ %#&' (!"#$!% & % ' (!%' ) )''! *)+* *! %#"+, ' ( ', -) " *.( /.*!0) %1 2"+ %#(3004) 05' 203.(.*0"+ ) '!2"+ %#(30+ 0!"%) 4!%2) 3.( -.* %)!(2"+ %#(30! &' 4!!%.+.*0%!!'!(!%2"+ 16 3047!%(%' 0.(89.*

Plus en détail

Les renseignements suivants sont destinés uniquement aux personnes qui ont reçu un diagnostic de cancer

Les renseignements suivants sont destinés uniquement aux personnes qui ont reçu un diagnostic de cancer Information importante pour les personnes atteintes d un cancer du poumon non à petites cellules de stade avancé Les renseignements suivants sont destinés uniquement aux personnes qui ont reçu un diagnostic

Plus en détail

phase de destruction et d'élimination de débris

phase de destruction et d'élimination de débris LE POST PARTUM I ) Définition : c'est une période de 6 semaines allant de l'accouchement jusqu'au retour de couches (= règles). Pendant ce temps il est nécessaire d'effectuer une surveillance médicale

Plus en détail

Leucémies de l enfant et de l adolescent

Leucémies de l enfant et de l adolescent Janvier 2014 Fiche tumeur Prise en charge des adolescents et jeunes adultes Leucémies de l enfant et de l adolescent GENERALITES COMMENT DIAGNOSTIQUE-T-ON UNE LEUCEMIE AIGUË? COMMENT TRAITE-T-ON UNE LEUCEMIE

Plus en détail

La Dysplasie Ventriculaire Droite Arythmogène

La Dysplasie Ventriculaire Droite Arythmogène 1 La Dysplasie Ventriculaire Droite Arythmogène Document rédigé par l équipe pluridisciplinaire du centre de référence pour les maladies cardiaques héréditaires (Paris), en collaboration avec des patients

Plus en détail

Lésions vulvaires précancéreuses. B. J. Paniel (Créteil France)

Lésions vulvaires précancéreuses. B. J. Paniel (Créteil France) Lésions vulvaires précancéreuses B. J. Paniel (Créteil France) Nîmes 19.03.2010 NEOPLASIE INTRA-EPITHELIALE - Définition purement anatomo-pathologique - Anomalies intra-épithéliales : architecturales :

Plus en détail

Dr E. CHEVRET UE2.1 2013-2014. Aperçu général sur l architecture et les fonctions cellulaires

Dr E. CHEVRET UE2.1 2013-2014. Aperçu général sur l architecture et les fonctions cellulaires Aperçu général sur l architecture et les fonctions cellulaires I. Introduction II. Les microscopes 1. Le microscope optique 2. Le microscope à fluorescence 3. Le microscope confocal 4. Le microscope électronique

Plus en détail

Prise en charge des dysplasies et carcinomes in situ de la surface oculaire au CHT de Nouvelle-Calédonie

Prise en charge des dysplasies et carcinomes in situ de la surface oculaire au CHT de Nouvelle-Calédonie Prise en charge des dysplasies et carcinomes in situ de la surface oculaire au CHT de Nouvelle-Calédonie Congrès de la SFO Mai 2011 M. Le Loir (Brest), E. Mancel (Nouméa), L.W. Hirst (Brisbane) Dysplasie

Plus en détail

Quoi de neuf dans la prise en charge du psoriasis?

Quoi de neuf dans la prise en charge du psoriasis? Quoi de neuf dans la prise en charge du psoriasis? Nathalie QUILES TSIMARATOS Service de Dermatologie Hôpital Saint Joseph Marseille Ce que nous savons Le psoriasis Affection dermatologique très fréquente,

Plus en détail

compaction ventriculaire gauche sur la fonction ventriculaire chez l adulte

compaction ventriculaire gauche sur la fonction ventriculaire chez l adulte Influence des paramètres de non compaction ventriculaire gauche sur la fonction ventriculaire chez l adulte C. Defrance, K. Warin-Fresse, G. Fau, P. Guérin, B. Delasalle, P.D. Crochet La non compaction

Plus en détail

II - DIABETE DE TYPE 1 : ÉPIDÉMIOLOGIE - PHYSIOPATHOLOGIE - DIAGNOSTIC- DÉPISTAGE

II - DIABETE DE TYPE 1 : ÉPIDÉMIOLOGIE - PHYSIOPATHOLOGIE - DIAGNOSTIC- DÉPISTAGE II - DIABETE DE TYPE 1 : ÉPIDÉMIOLOGIE - PHYSIOPATHOLOGIE - DIAGNOSTIC- DÉPISTAGE I. ÉPIDÉMIOLOGIE En France, le diabète de type 1 touche 0,38 % de la population totale et environ 10 % des diabétiques.

Plus en détail

LA PROPOSITION DE LA VACCINATION ANTI-PAPILLOMAVIRUS: INFORMATIONS TRANSMISES ET VECU DE LA PROPOSITION

LA PROPOSITION DE LA VACCINATION ANTI-PAPILLOMAVIRUS: INFORMATIONS TRANSMISES ET VECU DE LA PROPOSITION LA PROPOSITION DE LA VACCINATION ANTI-PAPILLOMAVIRUS: INFORMATIONS TRANSMISES ET VECU DE LA PROPOSITION ETUDE QUALITATIVE REALISEE AUPRES DE MEDECINS GENERALISTES DU JURA ET DE COUPLES ADOLESCENTES/ REPRESENTANTS

Plus en détail

Pour l'instant, les connaissances actuelles ne permettent pas d'empêcher un cancer du sein de survenir.

Pour l'instant, les connaissances actuelles ne permettent pas d'empêcher un cancer du sein de survenir. Dépistage Pour l'instant, les connaissances actuelles ne permettent pas d'empêcher un cancer du sein de survenir. Par contre, nous pouvons tenter de le dépister plus tôt afin d'avoir plus de chances de

Plus en détail

Module transdisciplinaire 8 : Immunopathologie. Réactions inflammatoires

Module transdisciplinaire 8 : Immunopathologie. Réactions inflammatoires Enseignement National Classant Module transdisciplinaire 8 : Immunopathologie. Réactions inflammatoires Psoriasis J.-J. GUILHOU (Montpellier), L. DUBERTRET (Paris, St Louis), B. CRICKX (Paris, Bichat),

Plus en détail

AMAMI Anaïs 3 C LORDEL Maryne. Les dons de cellules & de tissus.

AMAMI Anaïs 3 C LORDEL Maryne. Les dons de cellules & de tissus. AMAMI Anaïs 3 C LORDEL Maryne Les dons de cellules & de tissus. Introduction : Une greffe (don) de cellules consiste à administrer à un patient dont un organe vital ne fonctionne plus correctement, une

Plus en détail

TECHNIQUES D AVENIR LASER DOPPLER IMAGING LASER DOPPLER IMAGING LASER DOPPLER IMAGING

TECHNIQUES D AVENIR LASER DOPPLER IMAGING LASER DOPPLER IMAGING LASER DOPPLER IMAGING TECHNIQUES D AVENIR Jonathan LONDNER, Aurélie HAUTIER Centre Régional de Traitement des Grands Brûlés Service de chirurgie Plastique, Hôpital de la Conception, Marseille. DIAGNOSTIC DÉTERSION BOURGEONNEMENT

Plus en détail

Infection à CMV et allogreffe de cellules souches hématopoïétiques : Expérience du Centre National de Greffe de Moelle Osseuse, Tunis.

Infection à CMV et allogreffe de cellules souches hématopoïétiques : Expérience du Centre National de Greffe de Moelle Osseuse, Tunis. Infection à CMV et allogreffe de cellules souches hématopoïétiques : Expérience du Centre National de Greffe de Moelle Osseuse, Tunis. Tarek Ben Othman Congrès de la STPI, 24 avril 2009 Plan Introduction

Plus en détail

CANCERS DE LA PEAU. Les cancers de la peau se divisent en deux catégories principales : les mélanomes malins et les non mélanomes.

CANCERS DE LA PEAU. Les cancers de la peau se divisent en deux catégories principales : les mélanomes malins et les non mélanomes. CANCERS DE LA PEAU Définition Les cancers de la peau se divisent en deux catégories principales : les mélanomes malins et les non mélanomes. Les mélanomes Ces tumeurs se développent dans les mélanocytes,

Plus en détail

Orientation diagnostique devant une éosinophilie 1

Orientation diagnostique devant une éosinophilie 1 Orientation diagnostique devant une éosinophilie 1 Introduction L hyperéosinophilie est définie par la présence de polynucléaires éosinophiles circulants à plus de 0,5 G/l (500/µl) (quel que soit leur

Plus en détail

LASER DOPPLER. Cependant elle n est pas encore utilisée en routine mais reste du domaine de la recherche et de l évaluation.

LASER DOPPLER. Cependant elle n est pas encore utilisée en routine mais reste du domaine de la recherche et de l évaluation. LASER DOPPLER INTRODUCTION La technique qui utilise l effet Doppler à partir d un faisceau laser est l une des seules qui permette d enregistrer en continu le reflet de la perfusion superficielle de tissus

Plus en détail

Tuberculose bovine. Situation actuelle

Tuberculose bovine. Situation actuelle Tuberculose bovine Situation actuelle 21 mai 2013 Dr G. Peduto Vétérinaire cantonal Service de la consommation et des affaires vétérinaires 1 Tuberculose bovine La Suisse est indemne depuis 1959 Dernier

Plus en détail

Tumeurs cutanées bénignes

Tumeurs cutanées bénignes Chapitre 13: Tumeurs cutanées bénignes page: 368 Tumeurs cutanées bénignes Tumeurs épidermiques page: 369 13.1 Tumeurs épidermiques Verrucosités; Kératoses Verrues séborrhéiques (kératoses séborrhéiques)

Plus en détail

Lignes directrices sur le dépistage du cancer du col utérin au Québec

Lignes directrices sur le dépistage du cancer du col utérin au Québec Lignes directrices sur le dépistage du cancer du col utérin au Québec INSTITUT NATIONAL DE SANTÉ PUBLIQUE DU QUÉBEC Lignes directrices sur le dépistage du cancer du col utérin au Québec Direction des

Plus en détail

Conseils aux patients* Lutter activement. *pour les patients ayant subi une opération de remplacement de la hanche ou du genou

Conseils aux patients* Lutter activement. *pour les patients ayant subi une opération de remplacement de la hanche ou du genou Conseils aux patients* Lutter activement contre la thrombose *pour les patients ayant subi une opération de remplacement de la hanche ou du genou 2 Mentions légales Directeur de la publication : Bayer

Plus en détail

Le psoriasis (123) Professeur Jean-Claude BEANI Octobre 2003

Le psoriasis (123) Professeur Jean-Claude BEANI Octobre 2003 Le psoriasis (123) Professeur Jean-Claude BEANI Octobre 2003 Pré-requis : QCM (bonne réponse) Le psoriasis est : A - une dermatose érythémato-squameuse B - Fréquente C - Pouvant être traité par les bêta-bloquants

Plus en détail

Un test Pap pourrait vous sauver la vie

Un test Pap pourrait vous sauver la vie Un test Pap pourrait vous sauver la vie Un test Pap pourrait vous sauver la vie Vous avez 21 ans ou plus et êtes sexuellement active? Passez un test Pap! Si vous saviez qu un test Pap, qui prend 5 minutes,

Plus en détail

LA MITOSE CUEEP - USTL DÉPARTEMENT SCIENCES BAHIJA DELATTRE

LA MITOSE CUEEP - USTL DÉPARTEMENT SCIENCES BAHIJA DELATTRE Biologie LA MITOSE CUEEP - USTL DÉPARTEMENT SCIENCES BAHIJA DELATTRE Février 2006 I. L'INTRODUCTION Chaque cellule d'un organisme supérieur provient de la multiplication d'une cellule préexistante (cellule

Plus en détail

gale - Brochure d information -

gale - Brochure d information - gale La - Brochure d information - Qu est-ce que la gale? La gale est une infection de la peau causée par un parasite. Celui-ci creuse un petit tunnel (sillon) dans la partie superficielle de la peau et

Plus en détail

Le Livre des Infections Sexuellement Transmissibles

Le Livre des Infections Sexuellement Transmissibles Le Livre des Infections Sexuellement Transmissibles sommaire Qu est-ce qu une IST? p. 5 La blennorragie gonococcique p. 7 La chlamydiose p. 8 L hépatite B p. 9 L herpès génital p. 10 Les mycoplasmes et

Plus en détail

Les traitements du cancer invasif du col de l utérus

Les traitements du cancer invasif du col de l utérus JUIN 2011 Les traitements du cancer invasif du col de l utérus Nom du chapitre COLLECTION GUIDES PATIENTS LE COL DE L UTÉRUS LE CHOIX DES TRAITEMENTS LA CHIRURGIE LA RADIOTHÉRAPIE LA CHIMIOTHÉRAPIE LES

Plus en détail

Prise en charge des déchirures périnéales obstétricales sévères. Courjon M, Ramanah R, Eckman A, Toubin C, Riethmuller D.

Prise en charge des déchirures périnéales obstétricales sévères. Courjon M, Ramanah R, Eckman A, Toubin C, Riethmuller D. Prise en charge des déchirures périnéales obstétricales sévères Courjon M, Ramanah R, Eckman A, Toubin C, Riethmuller D. Introduction Incidence : 0,5 à 3 % Importance de la reconnaissance et d un traitement

Plus en détail

Comité d organisation

Comité d organisation Workshop Comité d organisation Khadija Akarid Abdelkrim Benbouzid Abdellah Badou Nadia Bouhaddioui Zakaria Chraïbi Hassan Fellah Jamal Hafid Fouad Seghrouchni Faculté polydisciplinaire de Safi Laboratoire

Plus en détail

DÉFICITS IMMUNITAIRE COMMUN VARIABLE

DÉFICITS IMMUNITAIRE COMMUN VARIABLE DÉFICITS IMMUNITAIRE COMMUN VARIABLE Le présent livret a été rédigé à l attention des patients et de leurs familles. Il ne doit pas remplacer les conseils d un spécialiste en immunologie. 1 Egalement Disponible

Plus en détail

Figure 1a Wasmannia auropunctata (Ouvrière), morphologie. 1 millimètre

Figure 1a Wasmannia auropunctata (Ouvrière), morphologie. 1 millimètre Figure 1a Wasmannia auropunctata (Ouvrière), morphologie. 1 millimètre Figure 1b Wasmannia auropunctata Taille relative et diversité morphologique (Reine et ouvrière) Figure 2 Wasmannia auropunctata (mâle

Plus en détail

313-40013-B MIS À JOUR EN MARS 2013

313-40013-B MIS À JOUR EN MARS 2013 313-40013-B MIS À JOUR EN MARS 2013 SOMMAIRE 1 - La vaccination, comment ça marche? 3, 4 et 5 2 - Les vaccins détériorent-ils LA protection naturelle contre les maladies? 6 3 - Avec autant de vaccins,

Plus en détail

NOTICE : INFORMATION DE L UTILISATEUR. Delphi 0,1 % crème Acétonide de triamcinolone

NOTICE : INFORMATION DE L UTILISATEUR. Delphi 0,1 % crème Acétonide de triamcinolone NOTICE : INFORMATION DE L UTILISATEUR Delphi 0,1 % crème Acétonide de triamcinolone Veuillez lire attentivement cette notice avant d utiliser ce médicament car elle contient des informations importantes

Plus en détail

Indications de la césarienne programmée à terme

Indications de la césarienne programmée à terme Indications de la césarienne programmée à terme Janvier 2012 Quelles sont les indications de la césarienne programmée? Utérus cicatriciel Transmissions mère-enfant d infections maternelles Grossesse gémellaire

Plus en détail

HEPATITES VIRALES 22/09/09. Infectieux. Mme Daumas

HEPATITES VIRALES 22/09/09. Infectieux. Mme Daumas HEPATITES VIRALES 22/09/09 Mme Daumas Infectieux Introduction I. Hépatite aigu II. Hépatite chronique III. Les différents types d hépatites A. Hépatite A 1. Prévention de la transmission 2. Vaccination

Plus en détail

IMMUNOLOGIE. La spécificité des immunoglobulines et des récepteurs T. Informations scientifiques

IMMUNOLOGIE. La spécificité des immunoglobulines et des récepteurs T. Informations scientifiques IMMUNOLOGIE La spécificité des immunoglobulines et des récepteurs T Informations scientifiques L infection par le VIH entraîne des réactions immunitaires de l organisme qui se traduisent par la production

Plus en détail

Maladie de Hodgkin ou lymphome de Hodgkin

Maladie de Hodgkin ou lymphome de Hodgkin Maladie de Hodgkin ou lymphome de Hodgkin Ce que vous devez savoir Le cancer : une lutte à finir 1 888 939-3333 www.cancer.ca MALADIE DE HODGKIN Ce que vous devez savoir Même si vous entendez parler du

Plus en détail

INTERVENTIONS CHIRURGICALES EN GYNÉCOLOGIE

INTERVENTIONS CHIRURGICALES EN GYNÉCOLOGIE INTERVENTIONS CHIRURGICALES EN GYNÉCOLOGIE Informations générales pour la convalescence Pour vous, pour la vie Ce feuillet est destiné à mieux vous renseigner sur les points à observer après une opération

Plus en détail

Des soins après avortement : Amis des Jeunes. Cartes à conseils 1-6

Des soins après avortement : Amis des Jeunes. Cartes à conseils 1-6 Des soins après avortement : Amis des Jeunes Cartes à conseils 1-6 SAA: Avant l intervention Accueillir cordialement la cliente et la mettre à l aise Garantir la confidentialité et l intimité Prendre les

Plus en détail

Mon RECHERCHE EN DERMATOLOGIE

Mon RECHERCHE EN DERMATOLOGIE s i s a i r o s P Mon t e n r a c ivi de su RECHERCHE EN DERMATOLOGIE "Le psoriasis est une maladie chronique de la peau. Pour une prise en charge optimale, cette pathologie nécessite des consultations

Plus en détail

Les cancers de l appareil génital féminin

Les cancers de l appareil génital féminin Recherche Information - prévention - dépistage Actions pour les malades et leurs proches Les cancers de l appareil génital féminin (col et corps de l utérus, ovaires) G R A N D P U B L I C Janvier 2009

Plus en détail

Psoriasis & Sport. Pour un meilleur accès des personnes psoriasiques aux activités sportives. Qui le psoriasis touche-t-il?

Psoriasis & Sport. Pour un meilleur accès des personnes psoriasiques aux activités sportives. Qui le psoriasis touche-t-il? Psoriasis, let s sport together! Psoriasis & Sport Pour un meilleur accès des personnes psoriasiques aux activités sportives Qui le psoriasis touche-t-il? On estime que 2 à 3 % de la population belge est

Plus en détail

I - CLASSIFICATION DU DIABETE SUCRE

I - CLASSIFICATION DU DIABETE SUCRE I - CLASSIFICATION DU DIABETE SUCRE 1- Définition : Le diabète sucré se définit par une élévation anormale et chronique de la glycémie. Cette anomalie est commune à tous les types de diabète sucré, mais

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION. 10 octobre 2001

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION. 10 octobre 2001 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION 10 octobre 2001 VIRAFERONPEG 50 µg 80 µg 100 µg 120 µg 150 µg, poudre et solvant pour solution injectable B/1 B/4 Laboratoires SCHERING PLOUGH Peginterféron

Plus en détail

Croissance et vieillissement cellulaires Docteur COSSON Pierre Nb réponses = 81 sur 87. Résultats des questions prédéfinies

Croissance et vieillissement cellulaires Docteur COSSON Pierre Nb réponses = 81 sur 87. Résultats des questions prédéfinies Docteur COSSON Pierre Nb réponses = 8 sur 87 A00 8/87 Indicateurs globaux Index global m.= m.=,9 s.=0,. Evaluation générale de cette unité m.=. Sciences médicales de base m.=,. Compétences cliniques m.=,7.

Plus en détail

Item 95 Maladies sexuellement transmissibles : infections urogénitales à gonocoque et Chlamydia trachomatis (en dehors de la maladie de Nicolas-Favre)

Item 95 Maladies sexuellement transmissibles : infections urogénitales à gonocoque et Chlamydia trachomatis (en dehors de la maladie de Nicolas-Favre) Annales de dermatologie et de vénéréologie (2012) 139, A57 A61 Disponible en ligne sur www.sciencedirect.com I. MODULES TRANSDISCIPLINAIRES Module 7 : Santé et environnement, maladies transmissibles Item

Plus en détail

SOIXANTE-SEPTIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ A67/18 Point 13.5 de l ordre du jour provisoire 21 mars 2014. Psoriasis. Rapport du Secrétariat

SOIXANTE-SEPTIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ A67/18 Point 13.5 de l ordre du jour provisoire 21 mars 2014. Psoriasis. Rapport du Secrétariat SOIXANTE-SEPTIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ A67/18 Point 13.5 de l ordre du jour provisoire 21 mars 2014 Psoriasis Rapport du Secrétariat 1. Le Conseil exécutif, à sa cent trente-troisième session,

Plus en détail

Il est bien établi que le réseau d eau hospitalier peut

Il est bien établi que le réseau d eau hospitalier peut Les micro-organismes de l eau impliqués dans les infections nosocomiales Depuis 2001 chez Pall, en charge de l information scientifique et réglementaire dans les domaines d applications couverts par la

Plus en détail

1 ère manche Questions fermées

1 ère manche Questions fermées Quiz VIH 2011 1 ère manche Questions fermées Crips Ile-de-France / Mise à jour : août 2015 Thème : Dépistage Un test VIH négatif indique toujours que la personne qui a fait le test n est pas contaminée

Plus en détail

Lymphome non hodgkinien

Lymphome non hodgkinien Lymphome non hodgkinien Ce que vous devez savoir Le cancer : une lutte à finir 1 888 939-3333 www.cancer.ca LYMPHOME NON HODGKINIEN Ce que vous devez savoir Même si vous entendez parler du cancer presque

Plus en détail

ACTUALITES THERAPEUTIQUES. Dr Sophie PITTION (CHU Nancy) Metz, le 2 Juin 2012

ACTUALITES THERAPEUTIQUES. Dr Sophie PITTION (CHU Nancy) Metz, le 2 Juin 2012 ACTUALITES THERAPEUTIQUES Dr Sophie PITTION (CHU Nancy) Metz, le 2 Juin 2012 Traitement de fond Objectifs: Réduire le nombre de poussées Arrêter ou freiner la progression du handicap Les traitements disponibles

Plus en détail

SERVICE PUBLIC FEDERAL, SANTE PUBLIQUE, SECURITE DE LA CHAINE ALIMENTAIRE ET ENVIRONNEMENT COMMISSION DE BIOLOGIE CLINIQUE RAPPORT GLOBAL

SERVICE PUBLIC FEDERAL, SANTE PUBLIQUE, SECURITE DE LA CHAINE ALIMENTAIRE ET ENVIRONNEMENT COMMISSION DE BIOLOGIE CLINIQUE RAPPORT GLOBAL SERVICE PUBLIC FEDERAL, SANTE PUBLIQUE, SECURITE DE LA CHAINE ALIMENTAIRE ET ENVIRONNEMENT COMMISSION DE BIOLOGIE CLINIQUE SERVICE DES LABORATOIRES DE BIOLOGIE CLINIQUE COMITE DES EXPERTS RAPPORT GLOBAL

Plus en détail

Communiqué. Abbott présente à Santé Canada une demande d homologation d HUMIRA pour le traitement du psoriasis POUR PUBLICATION IMMÉDIATE

Communiqué. Abbott présente à Santé Canada une demande d homologation d HUMIRA pour le traitement du psoriasis POUR PUBLICATION IMMÉDIATE POUR PUBLICATION IMMÉDIATE Communiqué Abbott présente à Santé Canada une demande d homologation d HUMIRA pour le traitement du psoriasis Media: Sylvie Légaré (514) 832-7268 Abbott Gabrielle Collu 514)

Plus en détail

CHAPITRE 3 LA SYNTHESE DES PROTEINES

CHAPITRE 3 LA SYNTHESE DES PROTEINES CHAITRE 3 LA SYNTHESE DES ROTEINES On sait qu un gène détient dans sa séquence nucléotidique, l information permettant la synthèse d un polypeptide. Ce dernier caractérisé par sa séquence d acides aminés

Plus en détail

Migraine et céphalées de tension: diagnostic différentiel et enjeux thérapeutiques

Migraine et céphalées de tension: diagnostic différentiel et enjeux thérapeutiques Migraine et céphalées de tension: diagnostic différentiel et enjeux thérapeutiques Dr Solène de Gaalon Service de neurologie- CHU Nantes Société française des migraines et céphalées Céphalées de tension

Plus en détail

Apport de la TDM dans les cellulites cervico-faciales

Apport de la TDM dans les cellulites cervico-faciales Apport de la TDM dans les cellulites cervico-faciales A propos de 35cas L.Derouich, N.El Benna, N.Moussali, A.Gharbi, A.Abdelouafi Service de Radiologie Hôpital 20 Aout CHU Ibn Roch Casablanca Maroc plan

Plus en détail

GUIDE PRATIQUE N 1 HERPES ASSOCIATION HERPES. Agissons contre l herpès

GUIDE PRATIQUE N 1 HERPES ASSOCIATION HERPES. Agissons contre l herpès GUIDE PRATIQUE N 1 HERPES ASSOCIATION HERPES Agissons contre l herpès L Herpès : une maladie très répandue En France, on estime qu environ 10 millions de personnes sont porteuses du virus de l herpès à

Plus en détail

La Greffe de Cellules Souches Hématopoïétiques

La Greffe de Cellules Souches Hématopoïétiques La Greffe de Cellules Souches Hématopoïétiques Professeur Ibrahim Yakoub-Agha CHRU de LILLE (Illustration de J. Cloup, extraite du CD-Rom «greffe de Moelle» réalisé par la société K Noë) La moelle osseuse

Plus en détail

Cancers de l hypopharynx

Cancers de l hypopharynx Cancers de l hypopharynx A- GENERALITES 1) Epidémiologie Cancer fréquent et de pronostic grave du fait de son évolution insidieuse et de son caractère lymphophile. C est quasiment toujours un carcinome

Plus en détail

TD de Biochimie 4 : Coloration.

TD de Biochimie 4 : Coloration. TD de Biochimie 4 : Coloration. Synthèse de l expérience 2 Les questions posées durant l expérience 2 Exposé sur les méthodes de coloration des molécules : Générique Spécifique Autres Questions Pourquoi

Plus en détail

Principales causes de décès selon le groupe d âge. 0 24 25 44 45 64 65 84 85 et plus

Principales causes de décès selon le groupe d âge. 0 24 25 44 45 64 65 84 85 et plus Module 2 Exercice 1: Cellules souches hématopoïétiques 1. Causes de décès en Suisse (2010) La figure suivante montre les causes de décès les plus fréquentes en Suisse en 2010, telles qu elles ont été relevées

Plus en détail

A Belarbi, ZC Amir, MG Mokhtech, F Asselah Service d Anatomie et de Cytologie Pathologique CHU Mustapha Alger

A Belarbi, ZC Amir, MG Mokhtech, F Asselah Service d Anatomie et de Cytologie Pathologique CHU Mustapha Alger Apport de la cytoponction ganglionnaire dans le diagnostic des lymphomes A Belarbi, ZC Amir, MG Mokhtech, F Asselah Service d Anatomie et de Cytologie Pathologique CHU Mustapha Alger Introduction Large

Plus en détail

DÉFINITION OBJECTIFS. Information délivrée le : Cachet du Médecin : Au bénéfice de : Nom : Prénom :

DÉFINITION OBJECTIFS. Information délivrée le : Cachet du Médecin : Au bénéfice de : Nom : Prénom : Version 2 mise à jour nov 2011 Information délivrée le : Cachet du Médecin : Au bénéfice de : Nom : Prénom : Cette fiche d information a été conçue sous l égide de la Société Française de Chirurgie Plastique

Plus en détail

Dermatologie buccale

Dermatologie buccale Dermatologie buccale Sophie-Myriam DRIDI - Anne-Laure EJEIL Sophie KOSINSKI, Attachée, hôpital Albert Chenevier/Créteil, Paris. Anne-Laure EJEIL, MCU/PH, hôpital Bretonneau, Paris. François LEPELLETIER,

Plus en détail

Assurance Maladie Obligatoire Commission de la Transparence des médicaments. Avis 2 23 Octobre 2012

Assurance Maladie Obligatoire Commission de la Transparence des médicaments. Avis 2 23 Octobre 2012 Assurance Maladie Obligatoire Commission de la Transparence des médicaments Avis 2 23 Octobre 2012 Titre I : Nom du médicament, DCI, forme pharmaceutique, dosage, présentation HUMIRA (DCI : Adalimumab

Plus en détail

Sont considérées comme prestations qui requièrent la qualification de médecin spécialiste en dermato-vénéréologie (E) :

Sont considérées comme prestations qui requièrent la qualification de médecin spécialiste en dermato-vénéréologie (E) : Sont considérées comme prestations qui requièrent la qualification de médecin spécialiste en dermato-vénéréologie (E) : a) b) a) b) DERMATO-VENEREOLOGIE Art. 21 pag. 1 SECTION 9. Dermato-vénéréologie.

Plus en détail

Les différents types de cancers et leurs stades. Dr Richard V Oncologie MédicaleM RHMS Baudour et Erasme La Hulpe 1/12/07

Les différents types de cancers et leurs stades. Dr Richard V Oncologie MédicaleM RHMS Baudour et Erasme La Hulpe 1/12/07 Les différents types de cancers et leurs stades Dr Richard V Oncologie MédicaleM RHMS Baudour et Erasme La Hulpe 1/12/07 CARCINOGENESE multiple steps, accumulation d altd altérations continuum lésionnel

Plus en détail

Avis. Avis sur l'optimisation du dépistage du cancer du col utérin au Québec. Direction des risques biologiques, environnementaux et occupationnels

Avis. Avis sur l'optimisation du dépistage du cancer du col utérin au Québec. Direction des risques biologiques, environnementaux et occupationnels Avis Avis sur l'optimisation du dépistage du cancer du col utérin au Québec Direction des risques biologiques, environnementaux et occupationnels Janvier 2009 AUTEURES Patricia Goggin, M.D., M. Sc. Direction

Plus en détail

DASES Réseau tuberculose 10 janvier 2006

DASES Réseau tuberculose 10 janvier 2006 DASES Réseau tuberculose 10 janvier 2006 Place des Nouveaux Tests de Dosage de L INTERFERON GAMMA dans le diagnostic de la Tuberculose Fadi ANTOUN, Cellule Tuberculose DASES Le Quotidien du Médecin 2005

Plus en détail

Après l intervention des varices. Informations et conseils sur les suites du traitement. Réponses aux questions fréquemment posées

Après l intervention des varices. Informations et conseils sur les suites du traitement. Réponses aux questions fréquemment posées Brochure à l attention du patient Après l intervention des varices Informations et conseils sur les suites du traitement Réponses aux questions fréquemment posées Les suites de l intervention En résumé

Plus en détail

Patho Med Cours 5. Maladie Pulmonaires Obstructives BPCO Asthme

Patho Med Cours 5. Maladie Pulmonaires Obstructives BPCO Asthme Patho Med Cours 5 Maladie Pulmonaires Obstructives BPCO Asthme BPCO: B: Broncho ( Bronche) P: Pneumopathie C: Chronique O: Obstructive Asthme Maladies avec des spasmes bronchiques Maladies avec des spasmes

Plus en détail

Maladies et Grands Syndromes : Angiomes (223) Professeur Guy Magalon Juin 2005

Maladies et Grands Syndromes : Angiomes (223) Professeur Guy Magalon Juin 2005 Maladies et Grands Syndromes : Angiomes (223) Professeur Guy Magalon Juin 2005 1. Définition Les angiomes sont des tumeurs très fréquentes. La définition de TOURAINE rend parfaitement compte de la complexité

Plus en détail