SYMPOSIUM - COUNSELING : L ALLIANCE DE TRAVAIL AU CŒUR DE L ARTICULATION DES DROITS DE L HOMME ET DU CITOYEN

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "SYMPOSIUM - COUNSELING : L ALLIANCE DE TRAVAIL AU CŒUR DE L ARTICULATION DES DROITS DE L HOMME ET DU CITOYEN"

Transcription

1 SYMPOSIUM - COUNSELING : L ALLIANCE DE TRAVAIL AU CŒUR DE L ARTICULATION DES DROITS DE L HOMME ET DU CITOYEN Vincent GUILLON - David J. BOURNE - Réginald SAVARD - Conrad LECOMTE FRANCE chargé d'enseignement et de recherche en psychologie du counseling Symposium :français / Symposium :French Nom des intervenants & Institutions d appartenance / Name of contributors & Institutions belonging: Vincent GUILLON - Inetop-Cnam (Paris, France) Réginald SAVARD - Université de Sherbrooke (Sherbrooke, Québec, Canada) David J. BOURNE - OTT Partners (Londres, Royaume Uni) Conrad LECOMTE - Université de Montréal (Montréal, Québec, Canada) Axe de la communication: Les pratiques de l orientation et du conseil Champ du thème: L individu Line of thinking of the theme: Career guidance and counselling practice The main field of the theme: The Individual CIOM Career s guidance International Conference, France, September 24th to 27th. p. 1

2 SYMPOSIUM - COUNSELING : L ALLIANCE DE TRAVAIL AU CŒUR DE L ARTICULATION DES DROITS DE L HOMME ET DU CITOYEN Coordination du symposium, introduction VG0 et communication VG1 Vincent GUILLON Docteur en psychologie, Chargé d enseignement et de recherche en psychologie du counseling, Directeur de centre d information et d orientation, Inetop/Cnam, 41 rue Gay Lussac Paris France Vincent Guillon - Notice de présentation Vincent Guillon est directeur de CIO et docteur en psychologie. Il enseigne la psychologie du counseling à l Inetop-Cnam et à l université Paris Ouest Nanterre La Défense. Membre de l équipe de recherche de psychologie de l orientation au sein du Centre de recherche sur le travail et le développement (CRTD, EA 4132) et chercheur associé au Laboratoire parisien de psychologie sociale (LAPPS, EA 4386), ses recherches portent sur l alliance de travail, les processus et l efficacité du counseling de carrière/conseil en orientation ainsi que sur les liens entre dissonance cognitive et comparaison sociale. Communication VG2 David J. BOURNE Psychologue et Responsable Recherche & Développement, OTT Partners, Londres United Kingdom Communications VG3 et VG4 Conrad LECOMTE Ph.D Professeur, Département de psychologie, Université de Montréal, Montréal, Québec CIOM Career s guidance International Conference, France, September 24th to 27th. p. 2

3 Canada Communications VG3 et VG4 Réginald SAVARD, Ph.D Professeur, Département d¹orientation scolaire et professionnelle, Université de Sherbrooke, Sherbrooke, Québec Canada poste CIOM Career s guidance International Conference, France, September 24th to 27th. p. 3

4 SYMPOSIUM COUNSELING : L ALLIANCE DE TRAVAIL AU CŒUR DE L ARTICULATION DES DROITS DE L HOMME ET DU CITOYEN Vincent GUILLON (Coordination du symposium, introduction VG0 et communication VG1) Introduction au symposium L alliance de travail et les droits de l homme et du citoyen en counseling, counseling de carrière et psychothérapie dans les bases de données en psychologie David J. BOURNE (Communication VG2) Congé individuel de formation, types psychologiques et visions du monde : l enjeu du collectif et de l individuel dans l alliance de travail Réginald SAVARD et Conrad LECOMTE (Communication VG3) L alliance de travail un facteur déterminant dans la pratique du conseil en orientation Conrad LECOMTE et Réginald SAVARD (Communication VG4) Pourquoi établir et maintenir une alliance de travail est-il si complexe et si crucial? CIOM Career s guidance International Conference, France, September 24th to 27th. p. 4

5 VG0 - Vincent Guillon Introduction au symposium Pour qui s intéresse à l importance de la relation et de l alliance de travail entre consultant et aidant professionnel dans le domaine de la psychothérapie et du counseling et tout particulièrement du conseil en orientation ou encore counseling de carrière, la question proposée comme thème du congrès international de l AIOSP, L orientation, un droit de l Homme ou du Citoyen? n a qu une réponse possible : le «ou» est conjonctif, pas disjonctif. Dans ce symposium, nous nous centrerons sur le counseling conçu comme une interaction continue de face à face entre un conseiller et un client prenant pour cible privilégiée les problématiques qu il apporte et notamment celles relatives à l orientation. Après certains rappels justifiant en préalable la nécessité de considérer tout uniment counseling, counseling de carrière et psychothérapie, la première communication du symposium présente les résultats d une recherche dans les bases de données en psychologie croisant les mots clefs du champ du counseling avec les mots clefs proposés pour le thème du congrès. S interrogeant sur la relative faiblesse des résultats obtenus, elle rappelle que l efficacité de l alliance de travail se comprend désormais à la lumière d un modèle contextuel qui fait une large place à la culture et qu elle est, elle-même, traversée de part en part, et à tout instant, par toutes les notions qui font sens pour la citoyenneté. La deuxième communication s inscrit précisément dans les grandes lignes du modèle contextuel qui vient d être évoqué à propos d un objet éminemment social, la demande de congé individuel de formation, dont elle montre combien il se situe tout autant sur le versant collectif de l affiliation que sur le seul versant de l individu face au monde. Elle propose que les caractéristiques psychologiques du conseiller et du bénéficiaire, définies dans un contexte de typologie jungienne, entrent à ce point en interaction, par les «visions du monde» qu elles emportent avec elles, que le renoncement constaté dans 50% des cas suite au premier entretien leur soit partiellement dû par impossibilité de parvenir à une alliance de travail suffisamment positive. La troisième communication fait entrer de plain-pied avec l alliance de travail, ses définitions les plus reconnues et l absolue nécessité de son établissement et de son maintien dans les domaines diversifiés du conseil en orientation, de la réadaptation et de la réinsertion professionnelle dont la visée d intégration sociale est constante. Rappelant combien les trois caractéristiques de l alliance, un accord sur les buts et sur les tâches, l existence d un lien émotionnel de confiance entre conseiller et «client», sont interdépendantes, elle souligne l importance de ce dernier enjeu émotionnel, tant pour l accord sur les tâches et les buts que pour la poursuite de l intervention, l existence de difficultés et de tensions relationnelles étant très souvent responsable des abandons constatés. Soulignant combien les personnes souffrant de marginalisation, voire d exclusion et d incompréhension sociale sont particulièrement sensibles à la qualité de l alliance et à ses fluctuations et ruptures, la quatrième communication expose l importance des communications procédurales relationnelles implicites ou encore para-linguistiques dans la régulation intersubjective se jouant en permanence entre conseiller et consultant. Elle entre dans le détail de toutes les modalités qui les constituent, labiles et néanmoins toujours reliées CIOM Career s guidance International Conference, France, September 24th to 27th. p. 5

6 aux communications explicites qui occupent le counseling. Au travers d exemples d intervention concrets, elle montre la complexité sous-jacente à ces communications et la possibilité d y être sensible par la recherche permanente d une conscience réflexive de soi en interaction. CIOM Career s guidance International Conference, France, September 24th to 27th. p. 6

7 VG1 - Vincent Guillon L alliance de travail et les droits de l homme et du citoyen en counseling, counseling de carrière et psychothérapie dans les bases de données en psychologie La littérature scientifique relative à la relation d aide et à l alliance de travail en conseil en orientation (counseling de carrière) s est-elle intéressée aux questions des droits de l homme et du citoyen? Un historique rappelle tout d abord les raisons qui amènent à considérer le counseling de carrière comme partie intégrante du champ du counseling et de la psychothérapie et à vouloir sortir ainsi de l isolement qui est souvent le sien (Lecomte & Guillon, 2000) : a) - le partage d un même «objet», l être humain dans sa totalité, et de la même visée, celle de l aide au changement dans des situations problématiques ; b) - le peu d intérêt empirique du counseling de carrière pour l efficacité de ses actions quand les recherches en counseling et psychothérapie sont innombrables (Guillon, 2013a) ; c) - l existence de processus, - très peu étudiés en conseil en orientation quand ils le sont de façon considérable en counseling et psychothérapie (Norcross, 2011) -, dont tout amène à penser qu ils sont en grande partie semblables avec, au cœur de ces processus, l importance de l alliance de travail (Guillon, 2013b ; Muran & Barber, 2010 ; Perdrix et al. 2010). La communication fait ensuite état du résultat des recherches réalisées dans les bases de données en psychologie en matière de processus ou de résultats lorsque l on croise les mots clefs alliance de travail, alliance thérapeutique, alliance d aide, relation d aide, relation thérapeutique avec ceux proposés pour le thème du congrès, solidarité, lien social, citoyenneté, cohésion, tolérance, civilité, mutualisation, coopération, justice, altérité, intégration, réciprocité, partage, life designing, respect, inclusion (alliances, cohésion et coopération également proposés étant exclus parce que marqueurs spécifiques de l alliance de travail). Une trentaine de résultats sont obtenus (aucun en counseling de carrière). Ils sont présentés dans leurs grandes lignes. En un premier temps, leur très faible nombre relativement au regard des résultats disponibles en matière de processus ou d effets en counseling et psychothérapie interpelle. En étant centrés sur l individu, le counseling et la psychothérapie dans leur partie la plus centrale, la relation d aide et l alliance de travail, ne s intéresseraientils donc pas à la question des droits du citoyen? ne seraient-ils en définitive qu apologie de l individualisme? C est oublier que le modèle actuel le plus explicatif de l efficacité du conseil est contextuel (Anderson, Lunnen, & Ogles, 2010). Loin du modèle médical classique et de son «universalisme» occidental (Wampold, 2001), il fait une place essentielle à l importance des contextes culturels, à l importance des attitudes, croyances, valeurs et modes préférentiels d interaction des consultants aussi bien que des conseillers (Muran, 2007), la communication suivante en est une illustration, et à l existence indispensable, enfin, d une relation de confiance émotionnellement chargée avec une personne aidante sans laquelle rien n est possible. C est oublier enfin que l alliance de travail est, en elle-même, un processus traversé de part en part et à tout instant par les notions de mutualité, coopération, collaboration, réciprocité, CIOM Career s guidance International Conference, France, September 24th to 27th. p. 7

8 partage, accord, tolérance, respect et de régulation intersubjective permanente (Lecomte et al., 2004), formant une sorte de modèle pour le «vivre ensemble», comme le développent les deux dernières communications qui soulignent en outre tous les enjeux d appartenance et de ré-affiliation souvent sous-jacents aux démarches de counseling. Références Anderson, T., Lunnen, K. M., & Ogles, B. M. (2010). Putting models and techniques in context. In Barry L. Duncan, Scott D. Miller, Bruce E. Wampold and Mark A. Hubble (Eds.), The heart and soul of change: delivering what works in psychotherapy (2nd ed., pp ). Washington DC: American Psychological Association. Guillon, V. (2013a). Counseling de carrière, counseling et psychothérapie : quelle efficacité? In I. Olry-Louis, I., V. Guillon, & E. Loarer (Dir.), Psychologie du conseil en orientation. A paraître. De Boeck. Guillon, V. (2013b). L alliance de travail en psychothérapie, counseling et counseling de carrière. In I. Olry-Louis, I., V. Guillon, & E. Loarer (Dir.), Psychologie du conseil en orientation. A paraître. De Boeck. Lecomte, C., & Guillon, V. (2000). Counseling personnel, counseling de carrière et psychothérapie. L Orientation Scolaire et Professionnelle, 29(1), Lecomte, C., Savard, R., Drouin, M.?S., & Guillon, V. (2004). Qui sont les psychothérapeutes efficaces? Implications pour la formation en psychologie. Revue Québecoise de Psychologie, 25(3), 73?102. Muran, J. C. (2007). Dialogues on difference: studies of diversity in the therapeutic relationship. Washington DC: American Psychological Association. Muran, J. C., & Barber J. (Eds.). (2010). The therapeutic alliance: an evidence-based guide to practice. New York, NY: The Guilford Press. Norcross J. C. (Ed.). (2011a). Psychotherapy relationships that work: evidence-based responsiveness (2 nd ed.). New York, NY: Oxford University Press. Perdrix, S., de Roten, Y., Kolly, S. et Rossier, J. (2010). The psychometric properties of the WAI in a career counseling setting: Comparison with a personal counseling sample. Journal of Career Assessment, 18, Wampold, B. E. (2001). The great psychotherapy debate: Models, methods, and findings. Mahwah, NJ: Lawrence Erlbaum Associates. Mots clefs : alliance de travail, conseil en orientation, counseling, droits de l homme et du citoyen, psychothérapie CIOM Career s guidance International Conference, France, September 24th to 27th. p. 8

9 VG2 David J. Bourne - Congé individuel de formation, types psychologiques et visions du monde : l enjeu du collectif et de l individuel dans l alliance de travail Près d un million de personnes ont bénéficié du Congé Individuel Formation institué depuis Au service de projets de reconversion, de mobilité, de qualification, le CIF semble donc présenter un aspect personnel essentiellement individuel. Mais, dans le même temps, les enjeux économiques collectifs, en lien avec les politiques de l emploi, n ont jamais été vraiment absents. Et c est ainsi que le CIF est l aboutissement d un parcours construit avec des conseillers en mobilité professionnelle exerçant dans le cadre de FONGECIF créés afin de répondre aux besoins des salariés et du tissu économique des territoires. De même, l apparition plus récente du Droit Individuel à la Formation requiert-il l accord de l employeur sur le choix de l action de formation et amplifie cette volonté d ancrage dans l économique. Tout comme la notion de «formation tout au long de la vie» vient signifier combien maintenir et développer son employabilité a vocation à améliorer la performance collective. Mais au-delà de l économique d autres considérations montrent combien il serait illusoire de ne voir dans le CIF qu un instrument «individualiste». Ceux qui y recourent sont en effet, bien souvent, en situation potentielle de désaffiliation de leurs communautés de travail et le CIF représente alors un effort pour retrouver de nouveaux collectifs d appartenance, relevant de l entreprise aussi bien que du secteur associatif et social. Cela, les conseillers FONGECIF l expérimentent très vite lors du premier entretien qu ils considèrent comme une occasion particulièrement importante de créer la rencontre avec le bénéficiaire et d établir avec lui une solide alliance de travail, véritable clef de voute du processus d accueil et d accompagnement. Force est pourtant de constater que moins de 50 % des personnes ainsi reçues déposent, effectivement, un dossier de demande de CIF à l issue de ce premier entretien. Que se joue-t-il donc dans cette expérience interpersonnelle supposée inaugurer le processus d accompagnement? Pour des auteurs comme Jung (1950) et Beebe (2001), les déterminants des pratiques d accompagnement renvoient essentiellement aux types psychologiques du praticien et du bénéficiaire. Un rapport de consonance/dissonance s établirait entre les types psychologiques en présence. Et ce rapport aurait un impact important dans l établissement de l alliance de travail au point de rendre possible ou non, aux yeux du bénéficiaire, la poursuite du processus d accompagnement. Dans cette communication, nous développons l hypothèse que ce rapport mobilise, d un côté, la «vision du monde du conseiller» (Guichard, 1997) et, de l autre, celle du salarié. Si, comme l indique Guichard, les déterminants des pratiques d accompagnement sont à la fois d ordre sociologique, scientifique, politique et éthique et constituent le soubassement de la vision du monde des conseillers, alors l écart peut être grand avec la vision du monde exprimée, en première intention, par le bénéficiaire sous forme d un projet individuel, de valeurs personnelles et d attentes particulières. Médiatisée par l écart entre des visions du monde différentes, plus collectives ou plus individuelles, une dissonance fondamentale entre le type psychologique du conseiller et celui du bénéficiaire pourrait ainsi être partiellement à l origine du renoncement au projet de CIF. Cette idée est congruente avec les perspectives développées dans les deux communications suivantes qui, à partir des travaux récents sur la relation (pour une revue approfondie, voir Norcross, 2011a) et sur l alliance de travail (pour des revues, voir : Guillon, 2013 ; Muran & Barber, 2010), mettent en effet CIOM Career s guidance International Conference, France, September 24th to 27th. p. 9

10 l accent sur l importance des caractéristiques du conseiller (voir par ex. Laska et al., 2013), du consultant (Bohart & Tallman, 2010) et sur la nature interactive de la relation entre conseiller et bénéficiaire (Norcross, 2011b) dans laquelle une dialectique collectif/individuel a toute sa place et doit être travaillée (Frank & Frank, 1991, p. xv). Références Beebe, J. (2001). Types psychologiques. Cahiers jungiens de psychanalyse, 102. Bohart, A. C., & Tallman, K. (2010). Clients: the neglected common factor in psychotherapy. In B. L. Duncan, S. D. Miller, B. E. Wampold and M. A. Hubble (Eds.), The heart and soul of change: delivering what works in psychotherapy (2nd ed., pp ). Washington, DC: American Psychological Association. Frank, J. D., & Frank, J. B. (1991). Persuasion and healing: a comparative study of psychotherapy (3rd ed.). Baltimore: John Hopkins University Press. Guichard, J. (1997). Quelques enjeux pour l orientation à l aube du XXIème siècle. Questions d Orientation, 4, Guillon, V. (2013). L alliance de travail en psychothérapie, counseling et counseling de carrière. In I. Olry- Louis, I., V. Guillon, & E. Loarer (Dir.), Psychologie du conseil en orientation. A paraître, De Boeck. Jung, C.G. (1950). Types psychologiques. Paris : Buchet/Chastel. Laska, K. M., Smith, T. L., Wislocki, A. P., Minami, T., & Wampold, B. E. (2013). Uniformity of evidence-based treatments in practice? Therapist effects in the delivery of cognitive processing therapy for PTSD. Journal of Counseling Psychology, 60(1), Muran, J. C., & Barber J. (Eds.). (2010). The therapeutic alliance: an evidence-based guide to practice. New York, NY: The Guilford Press. Norcross J. C. (Ed.). (2011a). Psychotherapy relationships that work: evidence-based responsiveness (2 nd ed.). New York, NY: Oxford University Press. Norcross, J. C. (Ed.). (2011b). Adapting the therapy relationship to the individual patient. Journal of Clinical Psychology: In Session, 67(2), entire issue. Mots clefs : accompagnement, alliance de travail, congé individuel de formation, Fongecif, types psychologiques CIOM Career s guidance International Conference, France, September 24th to 27th. p. 10

11 VG3 - Réginald Savard et Conrad Lecomte - L alliance de travail un facteur déterminant dans la pratique du conseil en orientation Sa vie durant, l être humain cherche, au travers de multiples expériences interactives de communications explicites et implicites, des relations fiables et significatives pour se construire, développer ses valeurs, intérêts et compétences, s intégrer socialement. On sait que plus une personne a connu des liens fiables d attachement, des expériences de validation empathique et de mentalisation, plus elle manifeste des capacités de prise de décision, d adaptation personnelle, professionnelle et sociale (Sroufe, 2005). Or, 50% des personnes environ ne connaissent pas suffisamment de telles expériences émotionnelles et vivent, souvent, doute, indécision et anxiété dans leurs processus d adaptation. Quand elles viennent consulter un conseiller ou un psychologue du conseil en orientation, créer un lien fiable de confiance se révèle alors déterminant. L établissement d une alliance de travail est en effet un enjeu fort du processus de conseil en orientation (Masdonati, Massoudi, & Rossier, 2009 ; Massoudi et al. 2008), de réadaptation ou de réinsertion professionnelle (Lecomte, Savard, & Guillon, 2011). L enjeu émotionnel est double. Tout d abord, l alliance implique un processus de collaboration, ou engagement mutuel, pour la définition de buts et la réalisation de tâches dont la réussite, signée par les participations actives du consultant et de l intervenant, n existe que si un lien émotionnel de confiance et de perception de fiabilité, se met en place. Car lien, buts et tâches sont interdépendants (Bordin, 1994). Ensuite, et tout aussi fondamental, les résultats de méta-analyses indiquent que plus de 40% des consultants abandonnent le processus de relation d aide suite, pour l essentiel, à des difficultés et des tensions relationnelles (Lambert, 2007). Cela n est pas vraiment surprenant : si les personnes se sont construites en relation alors c est en relation qu elles peuvent espérer poursuivre leur développement et leur intégration sociale. Les recherches et les pratiques n ont pourtant que très peu porté sur l alliance de travail en réadaptation ou en counseling de carrière (Guillon, 2013). D une façon générale, on constate que plus le travail de conseil se définit comme relevant d une démarche rationnelle, linéaire et objective et se centre sur les variables sociodémographiques et la sévérité des symptômes ou sur les services et techniques pouvant être offerts aux personnes, moins les facteurs subjectifs comme l expérience du consultant et l alliance de travail sont étudiés (Lecomte & Guillon, 2000 ; Lecomte & Savard, 2005). On a ainsi méconnu ce que les études d efficacité soulignent de façon récurrente : la prépondérance dans la variabilité des résultats de la variabilité due aux intervenants sur celle due aux techniques employées et traitements utilisés (Lecomte et al., 2004). Dans ce contexte, l alliance de travail apparaît comme le critère pouvant le mieux servir à distinguer un intervenant efficace d un intervenant qui l est moins (Horvath, Del Re, Flückiger, & Symonds, 2011 ; Lecomte et al. 2004). Dans le champ, par exemple, de la réinsertion sociale et de la réadaptation au travail, plus la personne souffre d exclusion, de stigmatisation et de désaffiliation, plus le besoin d un lien fiable et sécurisé est important, plus l influence de la qualité de l alliance est déterminante, sur toute la durée et en toutes les étapes du processus (Lecomte et al., 2011 ; Lecomte & Savard, 2005). CIOM Career s guidance International Conference, France, September 24th to 27th. p. 11

12 Préciser et mieux comprendre ce que font les intervenants capables d établir, de maintenir et de réguler, dans des moments et situations difficiles, une alliance de travail optimale fait l objet d une autre communication du symposium. Références Bedi, R.P. (2004). The therapeutic alliance and the interface of career counseling and personal counseling. Journal of Employment Counseling, 41(3), Horvath, A. O., Del Re, A. C., Flückiger, C., & Symonds, D. (2011). Alliance in individual psychotherapy. Psychotherapy, 48(1), Lambert, M. J. (2007). Presidential address: What have learned from a decade of research at improving psychotherapy outcome in routine care. Psychotherapy Research, 17(1), Lecomte, C., & Guillon, V. (2000). Counseling personnel, counseling de carrière et psychothérapie. L Orientation Scolaire et Professionnelle, 29(1), Lecomte, C., & Savard, R. (2005). Les effets d'une intervention de counseling sur la réadaptation de travailleurs accidentés à risque de chronicité. Rapport R-448. Montréal : IRSST. Lecomte, C., Savard, R., Drouin, M.?S, & Guillon, V. (2004). Qui sont les psychothérapeutes efficaces? Implications pour la formation en psychologie clinique. Revue Québécoise de Psychologie, 25(3), Lecomte, C., Savard, R., & Guillon, V. (2011). Alliance de travail : élément pivot de la réadaptation au travail. In M. Corbière et M.-J. Durand (dir.), Du trouble mental à l incapacité au travail (pp ). Québec : Presses de l Université du Québec. Masdonati, J., Massoudi, K., & Rossier, J. (2009). Effectiveness of career counseling and the impact of the working alliance. Journal of Career Development, 36(2), Massoudi, K., Masdonati, J., Clot-Siegrist, E., Franz, S. etrossier, J. (2008). Évaluation des effets du counseling d orientation: Influence de l alliance de travail et des caractéristiques individuelles. Pratiques Psychologiques, 14, Sroufe, L. A. (2005). Attachment and development: A prospective, longitudinal study from birth to adulthood. Attachment and Human Development, 7, Mots-clefs : alliance de travail, attachement, conseil de réadaptation professionnelle, efficacité, pratiques du conseil CIOM Career s guidance International Conference, France, September 24th to 27th. p. 12

13 CIOM Career s guidance International Conference, France, September 24th to 27th. p. 13

14 VG4 - Conrad Lecomte et Réginald Savard - Pourquoi établir et maintenir une alliance de travail est-il si complexe et si crucial? Les recherches soulignent que les personnes souffrant de difficultés d insertion professionnelle vivent souvent des expériences d incompréhension sociale, d exclusion, de désaffiliation, de marginalisation voire de stigmatisation et qu elles sont particulièrement sensibles à la qualité de l alliance, à ses fluctuations et, - l instauration d une alliance positive n étant jamais établie une fois pour toutes -, à ses ruptures (Castel, 1994; Wahl, 1999). Lorsque l alliance est rompue, l enjeu de sa restauration est encore plus central avec ces personnes qu avec celles qui n ont pas connu de telles expériences (Lecomte, Savard, & Guillon, 2011). Sans cela, le risque est grand en effet qu elles abandonnent le processus ou pâtissent d effets négatifs (Lecomte et al. 2004). La restauration repose sur des processus dynamiques non-linéaires de régulation interactive entre l intervenant et le consultant et de régulation de soi dans lesquels la disponibilité émotionnelle à soi, et à l autre, occupent à chaque moment une place centrale. La régulation mutuelle concerne le lien, les objectifs et les tâches d orientation (Stern, 2004) sous peine, dès que l accordage émotionnel fluctue, que le consultant se sente bousculé par un changement de rythme dû à l intervenant et que l alliance en soit perturbée (Eubanks-Carter, Safran, & Muran, 2010). Le premier défi est d arriver à créer un climat de confiance et de sécurité avec ces personnes qui n ont pas vécu, ou peu, d expériences de liens fiables et qui varient considérablement, selon leur histoire de vie relationnelle, dans leurs perceptions de ce qui est fiable, aidant et utile. Le deuxième est de composer avec son incontournable subjectivité, ses attentes et sa propre histoire relationnelle (Lecomte & Richard, 2003).Le troisième est d arriver à un établissement rapide de l alliance dans un processus d intervention souvent court et intermittent. La piste peut-être la plus féconde pour que le consultant se sente validé et compris, très tôt, est de rechercher une position au plus près de lui pour avoir accès à son expérience et arriver à se «sentir avec», voir «comme si» et considérer avec lui les enjeux et risques associés à la prise de décision et au changement. Dans ce parti-pris, l alliance se construit au travers de communications explicites conscientes mais aussi de communications relationnelles procédurales implicites (Schore, 2009). Ces dernières, reliées aux aspects explicites des échanges, relèvent d une communication paralinguistique, non-verbale et proxémique toute en manifestations faciales et corporelles des émotions, rythme, tonalité, modulations du discours, silences, gestes, postures, orientation spatiale. La sensibilité à ces diverses modalités permet de suivre au plus près l expérience affective du consultant. Elle requiert de l intervenant une disponibilité et une acceptation de ses limites auxquelles il peut parvenir par une recherche de conscience réflexive de soi en interaction. Maintenir un lien de confiance avec un personne qui, - suite à des expériences d invalidation, de découragement, d échec, d épuisement professionnel, de perte du lien d emploi -, a organisé son expérience en un système de survie fondé sur des convictions émotionnelles défensives rigides (comme la certitude de ne pouvoir faire confiance à l autre, le sentiment d impuissance ) n a rien de simple (Schore, 2009). Fluctuations et ruptures relationnelles sont alors inévitables sans qu il s agisse de leur trouver un responsable unique mais bien d explorer et de comprendre le processus de détérioration de l alliance avec la conviction que l intervenant participe aussi à ce processus d une façon implicite ou explicite (Muran, Safran, CIOM Career s guidance International Conference, France, September 24th to 27th. p. 14

15 & Eubanks-Carter, 2010). Des exemples concrets d intervention éclairent et illustrent ces processus complexes. Références Castel, R. (1994). La dynamique des processus de marginalisation : de la vulnérabilité à la désaffiliation. Cahiers de Recherche Sociologique, 22, Eubanks-Carter, C., Muran, J. C., & Safran, J. D. (2010). Alliance ruptures and resolution. In J. C. Muran and J. P. Barber (Eds.), The therapeutic alliance: an evidence-based guide to practice (pp ). New York, NY: The Guilford Press. Lecomte, C., & Richard, A. (2003). De la subjectivité à l intersubjectivité : pour une psychothérapie pleinement relationnelle. Revue de Psychologie de la Motivation, 35, Lecomte, C., Savard, R., Drouin, M.?S, & Guillon, V. (2004). Qui sont les psychothérapeutes efficaces? Implications pour la formation en psychologie clinique. Revue Québécoise de Psychologie, 25(3), Lecomte, C., Savard, R., & Guillon, V. (2011). Alliance de travail : élément pivot de la réadaptation au travail. In M. Corbière et M.-J. Durand (dir.), Du trouble mental à l incapacité au travail (pp ). Québec : Presses de l Université du Québec. Muran, J. C., Safran, J. D., & Eubanks-Carter, C. (2010). Developing therapists abilities to negotiate alliance ruptures. In J. C. Muran and J. P. Barber (Eds.), The therapeutic alliance: an evidence-based guide to practice (pp ). New York, NY: The Guilford Press. Schore, A. (2009). La régulation affective. Montréal: Les Éditions du Reflet. Stern, D. N. (2004). The present moment in psychotherapy and everyday life. New York: W.W. Norton. Wahl, O. F. (1999). Mental health consumers experience of stigma. Schizophrenia Bulletin, 25(3), Mots-clefs : alliance de travail, fluctuations, intersubjectivité, ruptures d alliance, restauration d alliance CIOM Career s guidance International Conference, France, September 24th to 27th. p. 15

Dr Julie Dauphin, Ph.D. Psychologue clinicienne

Dr Julie Dauphin, Ph.D. Psychologue clinicienne CHAMPS D EXPERTISE Dr Julie Dauphin, Ph.D. Psychologue clinicienne Hôpital Louis- H. Lafontaine Institut Universitaire en santé mentale Programme des troubles psychotiques - Clinique Sherbrooke 7401 Hochelaga

Plus en détail

Titre de la formation : Mobiliser des clients peu motivés ou non volontaires

Titre de la formation : Mobiliser des clients peu motivés ou non volontaires Yves Gros-Louis, psychologue Centre Psycho-Solutions, centre@psycho-solutions.qc.ca http://www.psycho-solutions.qc.ca Titre de la formation : Mobiliser des clients peu motivés ou non volontaires Problématique

Plus en détail

Le retour au travail après une absence prolongée en

Le retour au travail après une absence prolongée en Le retour au travail après une absence prolongée en raison de trouble mental transitoire: des pistes d'encadrement de la démarche. Marie-José Durand, PhD, Professeure titulaire, Directrice du CAPRIT Les

Plus en détail

Définition, finalités et organisation

Définition, finalités et organisation RECOMMANDATIONS Éducation thérapeutique du patient Définition, finalités et organisation Juin 2007 OBJECTIF Ces recommandations visent à présenter à l ensemble des professionnels de santé, aux patients

Plus en détail

Réponse et temps de réponse aux items en psychométrie. R. Trouillet M.C.F. H.D.R. Lab. Epsylon EA4556

Réponse et temps de réponse aux items en psychométrie. R. Trouillet M.C.F. H.D.R. Lab. Epsylon EA4556 Réponse et temps de réponse aux items en psychométrie R. Trouillet M.C.F. H.D.R. Lab. Epsylon EA4556 Thérapies psychodynamiques Levy & Ablond (2009). Handbook of Evidence-Based Psychodynamic Psychotherapy..

Plus en détail

REFERENTIEL PROFESSIONNEL DES ASSISTANTS DE SERVICE SOCIAL

REFERENTIEL PROFESSIONNEL DES ASSISTANTS DE SERVICE SOCIAL 1 REFERENTIEL PROFESSIONNEL DES ASSISTANTS DE SERVICE SOCIAL DEFINITION DE LA PROFESSION ET DU CONTEXTE DE L INTERVENTION L assistant de service social exerce de façon qualifiée, dans le cadre d un mandat

Plus en détail

Karine Côté, Ph.D. Professeure adjointe

Karine Côté, Ph.D. Professeure adjointe Karine Côté, Ph.D. Professeure adjointe FORMATION 1999-2002 Post-doctorat, Law and Mental Health Program, Centre for Addiction and Mental Health et Université de Toronto. 1999 Ph.D. Psychologie - Recherche

Plus en détail

L ACQUISITION DU LANGAGE CHEZ LE TOUT PETIT EN VIE COLLECTIVE INSTITUTIONNELLE

L ACQUISITION DU LANGAGE CHEZ LE TOUT PETIT EN VIE COLLECTIVE INSTITUTIONNELLE N 220 - ROUFIDOU Irini L ACQUISITION DU LANGAGE CHEZ LE TOUT PETIT EN VIE COLLECTIVE INSTITUTIONNELLE Pendant notre recherche du D.E.A., nous avons étudié l acquisition du langage chez le tout petit en

Plus en détail

Projet de loi n o 21 (2009, chapitre 28)

Projet de loi n o 21 (2009, chapitre 28) PREMIÈRE SESSION TRENTE-NEUVIÈME LÉGISLATURE Projet de loi n o 21 (2009, chapitre 28) Loi modifiant le Code des professions et d autres dispositions législatives dans le domaine de la santé mentale et

Plus en détail

La supervision en soins infirmiers

La supervision en soins infirmiers La supervision en soins infirmiers (article en deux parties : version jumelée) La pratique de la supervision en soins infirmiers étant peu courante en France et les écrits la concernant de même, bien que

Plus en détail

CARACTERISTIQUES DE L APPROCHE GESTALT EN ORGANISATION

CARACTERISTIQUES DE L APPROCHE GESTALT EN ORGANISATION CARACTERISTIQUES DE L APPROCHE GESTALT EN ORGANISATION Société des Coaches Gestaltistes Coordinateur projet: Marius Moutet INTRODUCTION Un coaching d individus ou d équipe inspiré de la posture humaniste

Plus en détail

Compétences de gestion et leadership transformationnel : les incontournables liés au nouveau contexte environnemental

Compétences de gestion et leadership transformationnel : les incontournables liés au nouveau contexte environnemental Compétences de gestion et leadership transformationnel : les incontournables liés au nouveau contexte environnemental Natalie Rinfret, Ph.D. Colloque de l Association des directeurs généraux des services

Plus en détail

Formation certifiante au métier de coach scolaire

Formation certifiante au métier de coach scolaire Formation certifiante au métier de coach scolaire 1 Préambule CoachingMaestro est un portail de formations dédié à toute personne intéressée dans l accompagnement des jeunes. Préambule Ses missions sont

Plus en détail

Projet éducatif vacances enfants et adolescents

Projet éducatif vacances enfants et adolescents Projet éducatif vacances enfants et adolescents SOMMAIRE 1- Présentation du mouvement 2- Valeurs et finalités 3- Nos objectifs 4- Nos orientations éducatives 5- L équipe d encadrement 6- Les activités

Plus en détail

Cecile Meignant. Infographie - Illustration - photographie. 42 ans. cecile.meignant@wanadoo.fr 06 88 75 07 99

Cecile Meignant. Infographie - Illustration - photographie. 42 ans. cecile.meignant@wanadoo.fr 06 88 75 07 99 Formation a l ESAG (atelier Met de Penninghen), Paris en 5 ans Salariée en milieu associatif : responsable de communication et monteuse de projets culturels En Free lance depuis 7 ans Cecile Meignant 42

Plus en détail

La réadaptation professionnelle des travailleurs lombalgiques : Présentation d'un modèle canadien

La réadaptation professionnelle des travailleurs lombalgiques : Présentation d'un modèle canadien Hôpital Cochin Samedi 1 er avril 2006 Forum Saint Jacques La réadaptation professionnelle des travailleurs lombalgiques : Présentation d'un modèle canadien Dr Jean-Baptiste Fassier 1,2 Centre d Etude et

Plus en détail

QUI SONT LES PSYCHOTHÉRAPEUTES EFFICACES? IMPLICATIONS POUR LA FORMATION EN PSYCHOLOGIE. Réginald Savard

QUI SONT LES PSYCHOTHÉRAPEUTES EFFICACES? IMPLICATIONS POUR LA FORMATION EN PSYCHOLOGIE. Réginald Savard QUI SONT LES PSYCHOTHÉRAPEUTES EFFICACES? IMPLICATIONS POUR LA FORMATION EN PSYCHOLOGIE WHO ARE THE EFFICIENT PSYCHOTHERAPISTS? IMPLICATIONS FOR TRAINING IN PSYCHOLOGY Conrad Lecomte 1, 2 Université de

Plus en détail

Comment la proposer et la réaliser?

Comment la proposer et la réaliser? RECOMMANDATIONS Éducation thérapeutique du patient Comment la proposer et la réaliser? Juin 2007 OBJECTIF Ces recommandations visent à aider les professionnels de santé dans la mise en œuvre d un programme

Plus en détail

L expérience du patient partenaire au suivi intensif dans la communauté à Sherbrooke. Daniel Boleira Guimarães; Luce Côté

L expérience du patient partenaire au suivi intensif dans la communauté à Sherbrooke. Daniel Boleira Guimarães; Luce Côté L expérience du patient partenaire au suivi intensif dans la communauté à Sherbrooke Daniel Boleira Guimarães; Luce Côté 27e Entretiens Jacques Cartier Sherbroke, le 6 octobre 2014 Le suivi intensif dans

Plus en détail

LES RÉFÉRENTIELS RELATIFS AUX ÉDUCATEURS SPÉCIALISÉS

LES RÉFÉRENTIELS RELATIFS AUX ÉDUCATEURS SPÉCIALISÉS LES RÉFÉRENTIELS RELATIFS AUX ÉDUCATEURS SPÉCIALISÉS 1. RÉFÉRENTIEL PROFESSIONNEL D ÉDUCATEUR SPÉCIALISÉ 2. RÉFÉRENTIEL ACTIVITÉS 3. RÉFÉRENTIEL DE 4. RÉFÉRENTIEL DE CERTIFICATION 5. RÉFÉRENTIEL DE FORMATION

Plus en détail

Le rétablissement de la pleine citoyenneté par la recherche-action participative

Le rétablissement de la pleine citoyenneté par la recherche-action participative Le rétablissement de la pleine citoyenneté par la recherche-action participative BULLETINS DU PIRAP Volume 1, numéro 11 : Février 2013 Programme d'aide et d'accompagnement social : Le PIRAP comme PAAS-

Plus en détail

Guide à l intention des familles AU COEUR. du trouble de personnalité limite

Guide à l intention des familles AU COEUR. du trouble de personnalité limite Guide à l intention des familles AU COEUR du trouble de personnalité limite À propos du trouble de personnalité limite Ce document a été élaboré en 2001 par madame France Boucher, infirmière bachelière,

Plus en détail

2) Qu est-ce que la cohésion sociale et l inclusion?

2) Qu est-ce que la cohésion sociale et l inclusion? Chantier sur la cohésion sociale et l inclusion dans le cadre des Ateliers des savoirs partagés JUIN 2013 1) Mise en contexte Dans le cadre des Ateliers des savoirs partagés à Saint-Camille, 4 chantiers

Plus en détail

Notes de lecture : Dan SPERBER & Deirdre WILSON, La pertinence

Notes de lecture : Dan SPERBER & Deirdre WILSON, La pertinence Notes de lecture : Dan SPERBER & Deirdre WILSON, La pertinence Gwenole Fortin To cite this version: Gwenole Fortin. Notes de lecture : Dan SPERBER & Deirdre WILSON, La pertinence. 2006.

Plus en détail

POSTURE PROFESSIONNELLE ENSEIGNANTE EN QUESTION?

POSTURE PROFESSIONNELLE ENSEIGNANTE EN QUESTION? N 372 LAMEUL Geneviève 1 POSTURE PROFESSIONNELLE ENSEIGNANTE EN QUESTION? Le développement croissant de l usage des technologies perturbe l école dans son organisation interne, dans son rapport à la société,

Plus en détail

Le Profiling SwissNova

Le Profiling SwissNova Le Profiling SwissNova pour un coaching plus efficace Mme Jalila Ben Soltane, Business Coach Mme Rim Kassous, Professionnel Certified Coach PCC HR Expo Tunis, Palais des congrès, 2013 LE CONCEPT NOVA La

Plus en détail

«PRATICIEN DU CHANGEMENT & PROFESSIONNEL DE LA RELATION»

«PRATICIEN DU CHANGEMENT & PROFESSIONNEL DE LA RELATION» «PRATICIEN DU CHANGEMENT & PROFESSIONNEL DE LA RELATION» PROMO 7 La formation au coaching QUI SOMMES-NOUS? Nous sommes des coachs professionnels, hommes et femmes, témoins et acteurs de l évolution des

Plus en détail

La recherche interventionnelle en santé des populations : moteur d innovation

La recherche interventionnelle en santé des populations : moteur d innovation La recherche interventionnelle en santé des populations : moteur d innovation L O U I S E P O T V I N, P h D C H A I R E D E R E C H E R C H E D U C A N A D A A P P R O C H E S C O M M U N A U T A I R

Plus en détail

L E C O U T E P r i n c i p e s, t e c h n i q u e s e t a t t i t u d e s

L E C O U T E P r i n c i p e s, t e c h n i q u e s e t a t t i t u d e s L E C O U T E P r i n c i p e s, t e c h n i q u e s e t a t t i t u d e s L E C O U T E P r i n c i p e s, t e c h n i q u e s e t a t t i t u d e s Stéphane Safin Psychologue - Ergonome Lucid Group -

Plus en détail

Laurier Fortin, Ph. D., professeur, Université de Sherbrooke Titulaire de la Chaire de recherche de la Commission Scolaire de la Région de Sherbrooke.

Laurier Fortin, Ph. D., professeur, Université de Sherbrooke Titulaire de la Chaire de recherche de la Commission Scolaire de la Région de Sherbrooke. Engagement scolaire et persévérance rance au secondaire : Modèle théorique, types, évaluation et intervention Laurier Fortin, Ph. D., professeur, Université de Sherbrooke Titulaire de la Chaire de recherche

Plus en détail

5 e Baromètre ALMA CG sur l Absentéisme*

5 e Baromètre ALMA CG sur l Absentéisme* Communiqué de presse Gennevilliers, le 05 Septembre 2013 5 e Baromètre ALMA CG sur l Absentéisme* L Absentéisme en France augmente de 18% en 2012, ce qui représente une moyenne de 16,6 jours d absence

Plus en détail

L approche populationnelle : une nouvelle façon de voir et d agir en santé

L approche populationnelle : une nouvelle façon de voir et d agir en santé Trousse d information L approche populationnelle : une nouvelle façon de voir et d agir en santé Novembre 2004 L approche populationnelle : une nouvelle façon de voir et d agir en santé L approche populationnelle

Plus en détail

Position de l ASTEE sur l innovation en matière de services d eau et de déchets

Position de l ASTEE sur l innovation en matière de services d eau et de déchets Position de l ASTEE sur l innovation en matière de services d eau et de déchets Les services publics locaux de l environnement : des services discrets mais moteurs de développement Depuis leur mise en

Plus en détail

L analyse documentaire : Comment faire des recherches, évaluer, synthétiser et présenter les preuves

L analyse documentaire : Comment faire des recherches, évaluer, synthétiser et présenter les preuves L analyse documentaire : Comment faire des recherches, évaluer, synthétiser et présenter les preuves Cet atelier portera sur 1. la recherche dans la documentation de sources pertinentes; 2. l évaluation

Plus en détail

INTRODUCTION. Master Management des Ressources Humaines de l IAE de Toulouse Page 1

INTRODUCTION. Master Management des Ressources Humaines de l IAE de Toulouse Page 1 LES FICHES OUTILS RESSOURCES HUMAINES L évaluation 360 Feed-back INTRODUCTION Aujourd hui les ressources humaines sont considérées par les entreprises comme un capital. La notion de «capital humain» illustre

Plus en détail

Application dans la formation des professionnels de l expertise comptable au Québec. Janie Bérubé, Annie Brisson et Patricia Michaud

Application dans la formation des professionnels de l expertise comptable au Québec. Janie Bérubé, Annie Brisson et Patricia Michaud Une démarche d'accompagnement pour une autoévaluation réflexive Application dans la formation des professionnels de l expertise comptable au Québec Janie Bérubé, Annie Brisson et Patricia Michaud Université

Plus en détail

C. Cohen, Inf. M.Sc. Professeure HEdS La Source & Intervenante à l IUFRS

C. Cohen, Inf. M.Sc. Professeure HEdS La Source & Intervenante à l IUFRS 3ème Séminaire européen du SIDIIEF «Les maladies chroniques : Formation, recherche et leadership clinique en soins infirmiers» 26 mars 2015 Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), Lausanne, Suisse

Plus en détail

TNS Behaviour Change. Accompagner les changements de comportement TNS 2014 TNS

TNS Behaviour Change. Accompagner les changements de comportement TNS 2014 TNS Accompagner les changements de comportement TNS 2014 Comprendre et accompagner les changements de comportement Inciter et accompagner les changements de comportements des individus est un enjeu fondamental

Plus en détail

Y A-T-IL COUPLE? Introduction. Pour qu il y ait couple, il faut du temps

Y A-T-IL COUPLE? Introduction. Pour qu il y ait couple, il faut du temps Introduction Y A-T-IL COUPLE? Au fil des siècles et au fil des années, la société se transforme et avec elle, la valeur accordée à la réussite sociale, à la famille mais surtout à l amour. Dans le monde

Plus en détail

KnowledgeManagement : Repartir de l individu.

KnowledgeManagement : Repartir de l individu. KnowledgeManagement : Repartir de l individu. Olivier Le Deuff Ater. Université de Lyon 3 www.guidedesegares.info Le knowledge management (KM ) est un domaine souvent considéré comme récent et dont certains

Plus en détail

«Tout le monde devrait faire une psychothérapie.»

«Tout le monde devrait faire une psychothérapie.» «Tout le monde devrait faire une psychothérapie.» Moins je me connais, mieux je me porte. Clément Rosset, Loin de moi, 1999 Faut-il tout «psychiatriser»? Tout événement de vie difficile tel qu une rupture

Plus en détail

Séance de clôture. Allocution du grand Témoin Laurent Matte Président de l ordre des conseillers d orientation du Québec

Séance de clôture. Allocution du grand Témoin Laurent Matte Président de l ordre des conseillers d orientation du Québec Congrès international de l orientation Association des conseillers Association Internationale Montpellier 2013 d orientation-psychologues-france de l orientation scolaire et professionnelle et Languedoc-Roussillon

Plus en détail

Intéresser les étudiants au travail social de groupe : récit d une pratique belge

Intéresser les étudiants au travail social de groupe : récit d une pratique belge Intéresser les étudiants au travail social de groupe : récit d une pratique belge par Mme Dominique Louise Warin Enseignante en travail social Haute École Libre Mosane (HELMO-ESAS) Liège, Belgique Courriel

Plus en détail

Pour les principaux résultats de cette étude, découvrez notre résumé. Tous les tableaux et les chiffres se trouvent dans le rapport complet.

Pour les principaux résultats de cette étude, découvrez notre résumé. Tous les tableaux et les chiffres se trouvent dans le rapport complet. Signaux de vente... En 2010, les commerciaux continuent de batailler sur tous les fronts. En suivant cette idée, Krauthammer, avec l'aide du Groupe ESC Clermont, a réalisé trois rapports d étude de «l'état

Plus en détail

Critères de Choix d une Echelle de Qualité De Vie. Etudes cliniques dans l autisme. Introduction

Critères de Choix d une Echelle de Qualité De Vie. Etudes cliniques dans l autisme. Introduction Critères de Choix d une Echelle de Qualité De Vie Etudes cliniques dans l autisme Marie-Christine Picot Congrès Epsylon 5 avril 2013 Introduction Mesurer la Qualité de Vie liée à la Santé : Evaluer les

Plus en détail

Bien-être et Performance Collective Des risques psychosociaux au modèle de management et au bien vivre ensemble

Bien-être et Performance Collective Des risques psychosociaux au modèle de management et au bien vivre ensemble Des risques psychosociaux au modèle de management et au bien vivre ensemble Comment concilier «bienêtre» et «performance collective»? Comment aider les opérationnels à assumer leur responsabilité managériale,

Plus en détail

Inventaire Symptomatique de la Dépression et du Trouble Affectif Saisonnier Auto-évaluation (IDTAS-AE)

Inventaire Symptomatique de la Dépression et du Trouble Affectif Saisonnier Auto-évaluation (IDTAS-AE) Inventaire Symptomatique de la Dépression et du Trouble Affectif Saisonnier Auto-évaluation (IDTAS-AE) Ce questionnaire vous aidera à juger si vous devez consulter un clinicien pour votre dépression, si

Plus en détail

Approche centrée e sur le patient

Approche centrée e sur le patient Approche centrée e sur le patient Objectifs Prendre conscience des différences de type d approche Connaître le concept de l approche centrée sur le patient Savoir utiliser un outil d approche centrée sur

Plus en détail

Un écrivain dans la classe : pour quoi faire?

Un écrivain dans la classe : pour quoi faire? Un écrivain dans la classe : pour quoi faire? Entretien avec Philippe Meirieu réalisé pour l ARALD - Quel est votre sentiment sur la présence des écrivains dans les classes? Il me semble que ce n est pas

Plus en détail

Prévention, observation et repérage des difficultés en lecture

Prévention, observation et repérage des difficultés en lecture Prévention, observation et repérage des difficultés en lecture Si l esprit qui dit non sait pourquoi il dit non, il a déjà les moyens de définir son prochain oui.» Pierre Gréco Implications pédagogiques

Plus en détail

10 REPÈRES «PLUS DE MAÎTRES QUE DE CLASSES» JUIN 2013 POUR LA MISE EN ŒUVRE DU DISPOSITIF

10 REPÈRES «PLUS DE MAÎTRES QUE DE CLASSES» JUIN 2013 POUR LA MISE EN ŒUVRE DU DISPOSITIF 10 REPÈRES POUR LA MISE EN ŒUVRE DU DISPOSITIF «PLUS DE MAÎTRES QUE DE CLASSES» JUIN 2013 MEN-DGESCO 2013 Sommaire 1. LES OBJECTIFS DU DISPOSITIF 2. LES ACQUISITIONS PRIORITAIREMENT VISÉES 3. LES LIEUX

Plus en détail

Pacte européen pour la santé mentale et le bien-être

Pacte européen pour la santé mentale et le bien-être Pacte européen pour la santé mentale et le bien-être CONFERENCE DE HAUT-NIVEAU DE L UE ENSEMBLE POUR LA SANTÉ MENTALE ET LE BIEN-ÊTRE Bruxelles, 12-13 juin 2008 Slovensko predsedstvo EU 2008 Slovenian

Plus en détail

CHARTE des RELATIONS. entre. les PARTENAIRES. La BANQUE ALIMENTAIRE. BEARN et SOULE

CHARTE des RELATIONS. entre. les PARTENAIRES. La BANQUE ALIMENTAIRE. BEARN et SOULE CHARTE des RELATIONS entre les PARTENAIRES de La BANQUE ALIMENTAIRE en BEARN et SOULE 2 PRÉAMBULE La présente CHARTE vise à définir les relations entre les partenaires sur la base de principes partagés

Plus en détail

L ergonomie au service du développement de l enfant. Par Nicole Delvolvé Ergonome nicole.delvolve@orange.fr reussite-pour-tous.overblog.

L ergonomie au service du développement de l enfant. Par Nicole Delvolvé Ergonome nicole.delvolve@orange.fr reussite-pour-tous.overblog. L ergonomie au service du développement de l enfant Par Nicole Delvolvé Ergonome nicole.delvolve@orange.fr reussite-pour-tous.overblog.fr 1. La cadre théorique de la réflexion proposée 2. Quelles connaissances

Plus en détail

Le prof, cet incompris ; l élève, désinvesti? Enseignant, animateur, accompagnateur : quelle(s) posture(s) pour quels effets?

Le prof, cet incompris ; l élève, désinvesti? Enseignant, animateur, accompagnateur : quelle(s) posture(s) pour quels effets? Le prof, cet incompris ; l élève, désinvesti? Enseignant, animateur, accompagnateur : quelle(s) posture(s) pour quels effets? Résumé Christine Jacqmot et Elie Milgrom FA2L scrl «Mon cours intéresse-t-il

Plus en détail

De la détresse émotionnelle à l actualisation du potentiel des membres de l entourage. La vision familiale. Série 1, numéro 1

De la détresse émotionnelle à l actualisation du potentiel des membres de l entourage. La vision familiale. Série 1, numéro 1 De la détresse émotionnelle à l actualisation du potentiel des membres de l entourage La vision familiale Série 1, numéro 1 En l espace de 25 ans, le profil de la famille québécoise s est transformé de

Plus en détail

4720.5560.46 (septembre 2009) 30 %

4720.5560.46 (septembre 2009) 30 % 4720.5560.46 (septembre 2009) 30 % Prévenir le jeu excessif chez les adolescents C est toujours gagnant! Pourquoi ce dépliant? [ ] Le rôle des parents est déterminant dans la prévention du jeu excessif

Plus en détail

Diplôme d Etat d infirmier Référentiel de compétences

Diplôme d Etat d infirmier Référentiel de compétences Annexe II Diplôme d Etat d infirmier Référentiel de compétences Les référentiels d activités et de compétences du métier d infirmier diplômé d Etat ne se substituent pas au cadre réglementaire. En effet,

Plus en détail

SANTE ECOLE ENSEIGNANTS

SANTE ECOLE ENSEIGNANTS SANTE ECOLE ENSEIGNANTS Formation des directeurs 13 mai 2014 Nadine Colin, déléguée MGEN SANTE ECOLE ENSEIGNANTS 1. La MGEN, acteur de santé? 2. Eléments de réflexion et de débats 3. Dispositifs et outils

Plus en détail

Évaluation et recommandations

Évaluation et recommandations ÉVALUATION ET RECOMMANDATIONS 13 Évaluation et recommandations Les personnes souffrant de troubles mentaux s intègrent mal sur le marché du travail. En Belgique, par rapport aux personnes qui ont une bonne

Plus en détail

Cohésion d Equipe - Team Building

Cohésion d Equipe - Team Building Public concerné : Cadres et cadres supérieurs. Cohésion d Equipe - Team Building Objectifs : Comprendre les mécanismes de fonctionnement d une équipe. Comprendre les rôles de chacun et le rôle de l encadreur.

Plus en détail

DECLARATION UNIVERSELLE DE L UNESCO

DECLARATION UNIVERSELLE DE L UNESCO DECLARATION UNIVERSELLE DE L UNESCO SUR LA DECLARATION UNIVERSELLE DE L UNESCO SUR LA DIVERSITE CULTURELLE CULTURELLE Adoptée par la 31 e session de la Conférence Générale de l UNESCO PARIS, 2 NOVEMBRE

Plus en détail

Analyse. Comment stimuler la confiance en soi des aînés par rapport à l apprentissage des nouvelles technologies?

Analyse. Comment stimuler la confiance en soi des aînés par rapport à l apprentissage des nouvelles technologies? Analyse Comment stimuler la confiance en soi des aînés par rapport à l apprentissage des nouvelles technologies? À découvrir dans cette analyse Sans motivation, il n y a pas d apprentissage. Et l un des

Plus en détail

squelettique Importance pressentie des troubles de santé psychologique Sollicitation par les centres d urgence d

squelettique Importance pressentie des troubles de santé psychologique Sollicitation par les centres d urgence d Étude chez les prépos posés s des centres d appels d d urgence : la première phase d une d démarche de prévention des troubles de santé psychologique et musculo-squelettique squelettique Présenté par Louise

Plus en détail

L évaluation de la qualité d un dispositif d apprentissage en ligne. Quelles traces mobiliser? Comment les interpréter?

L évaluation de la qualité d un dispositif d apprentissage en ligne. Quelles traces mobiliser? Comment les interpréter? L évaluation de la qualité d un dispositif d apprentissage en ligne. Quelles traces mobiliser? Comment les interpréter? François GEORGES (LabSET ULg) Séminaire Be-ODL 18 novembre 2013 1 Plan La qualité

Plus en détail

Programmation 2 0 1 3-2 0 1 4

Programmation 2 0 1 3-2 0 1 4 Programmation Mieux comprendre pour mieux intervenir C est avec un grand plaisir que le Centre de réadaptation Lucie-Bruneau vous convie à la 17e saison des Rendez-vous de la réadaptation. En vous présentant

Plus en détail

Démarche d évaluation médicale et histoire professionnelle

Démarche d évaluation médicale et histoire professionnelle révention Comment évaluer les troubles musculosquelettiques (TMS) reliés au travail? L histoire professionnelle est le meilleur outil pour dépister les TMS et les prévenir Ce questionnaire de dépistage

Plus en détail

FORMATION : POSTURE COACH, LES METIERS D ACCOMPAGNEMENT

FORMATION : POSTURE COACH, LES METIERS D ACCOMPAGNEMENT FORMATION : POSTURE COACH, LES METIERS D ACCOMPAGNEMENT Que vous soyez parent, enseignant, formateur, pédagogue, coach, manager Que votre activité professionnelle ou simplement la quête de vous-même vous

Plus en détail

la pauvreté 33 ses lutte contre territorial. création.cette n ne doit pas d insertion. 1. UNE Accompagner la Participation travaux sont évidemment

la pauvreté 33 ses lutte contre territorial. création.cette n ne doit pas d insertion. 1. UNE Accompagner la Participation travaux sont évidemment Accompagner la participation des allocataires Par Marion Drouault, responsable de projets à l (Version courte) Participation et RSA : «Accompagner la l participation des allocataires» S appuyant en particulier

Plus en détail

Intervention et pratique éducative reflet et/ou révélateur des tensions entre instructions, socialisation et qualification

Intervention et pratique éducative reflet et/ou révélateur des tensions entre instructions, socialisation et qualification Reconnaissance de la professionnalité de stagiaires en enseignement au secondaire et rôles des superviseurs Intervention et pratique éducative reflet et/ou révélateur des tensions entre instructions, socialisation

Plus en détail

Stakeholder Feedback Form January 2013 Recirculation

Stakeholder Feedback Form January 2013 Recirculation 071 Stakeholder Feedback Fm January 2013 Recirculation A. How to Submit Your Comments 1. 2. 3. EMAIL: submissions@collegeofpsychotherapists.on.ca OR FAX: (416) 874-4079 OR MAIL: Consultations Transitional

Plus en détail

L AFMD et l ISTR brisent le tabou de la religion en entreprises

L AFMD et l ISTR brisent le tabou de la religion en entreprises Communiqué de presse L AFMD et l ISTR brisent le tabou de la religion en entreprises Objectif : Aider les managers à gérer la diversité religieuse au quotidien Alors que la question de l expression religieuse

Plus en détail

Les «devoirs à la maison», une question au cœur des pratiques pédagogiques

Les «devoirs à la maison», une question au cœur des pratiques pédagogiques Les «devoirs à la maison», une question au cœur des pratiques pédagogiques Parmi les trois domaines d activités proposés aux élèves volontaires dans le cadre de l accompagnement éducatif, «l aide aux devoirs

Plus en détail

Partenariat patient-pair aidant-équipe soignante, un trio gagnant favorisant l espoir du rétablissement.

Partenariat patient-pair aidant-équipe soignante, un trio gagnant favorisant l espoir du rétablissement. Partenariat patient-pair aidant-équipe soignante, un trio gagnant favorisant l espoir du rétablissement. Automne 2014 MOT DE BIENVENUE ET PRÉSENTATION DES FORMATRICES Réjeanne Bouchard Guylaine Cloutier

Plus en détail

Insuffisance cardiaque

Insuffisance cardiaque Insuffisance cardiaque Connaître son évolution pour mieux la vivre Guide d accompagnement destiné au patient et ses proches Table des matières L évolution habituelle de l insuffisance cardiaque 5 Quelles

Plus en détail

Préparer la formation

Préparer la formation Préparer Profédus propose des exemples variés de contenus d enseignement en éducation à la santé. Les fiches ne sont pas conçues en «prêt à penser» ; elles restent largement enracinées dans le contexte

Plus en détail

DEVENIR INTERVENANT CERTIFIE WELLSCAN

DEVENIR INTERVENANT CERTIFIE WELLSCAN DEVENIR INTERVENANT CERTIFIE WELLSCAN Vous êtes un professionnel consultant, coach, formateur et vous accompagnez les individus ou les entreprises dans leurs enjeux de performance sociale, managériale

Plus en détail

SCIENCES DE L ÉDUCATION

SCIENCES DE L ÉDUCATION UniDistance 1 Centre d Etudes Suisse Romande Formation universitaire SCIENCES DE L ÉDUCATION En collaboration avec L Université de Bourgogne à Dijon Centre de Formation Ouverte et A Distance CFOAD UniDistance

Plus en détail

La déontologie, le courriel et la profession de counseling

La déontologie, le courriel et la profession de counseling Aide-mémoire sur la déontologie, les questions d ordre juridique, et les normes pour les conseillers Il me fait plaisir d accueillir Dan et Lawrence comme les premiers invités de la chronique Aide-mémoire.

Plus en détail

Demande de règlement d invalidité de longue durée

Demande de règlement d invalidité de longue durée Régime d assurance pour les cadres de gestion de la Fonction publique Demande de règlement d invalidité de longue durée Industrielle Alliance, Assurance et services financiers inc. Police collective n

Plus en détail

Se libérer de la drogue

Se libérer de la drogue Chacun doit savoir qu il peut se libérer de la drogue à tout moment. Se libérer de la drogue Je ne maîtrise plus la situation Longtemps encore après la première prise de drogue, le toxicomane croit pouvoir

Plus en détail

Faculté des sciences de l administration Automne 2005

Faculté des sciences de l administration Automne 2005 Faculté des sciences de l administration Automne 2005 Département de finance et assurance Programmes de 1er cycle Université Laval ASR-15742 GESTION DES RISQUES ET ASSURANCE Professeur: M. Gilles Bernier,

Plus en détail

La Certification "Coach. & Team " par Philippe LE GOFF Coach, formateur et superviseur de coachs à Nantes

La Certification Coach. & Team  par Philippe LE GOFF Coach, formateur et superviseur de coachs à Nantes La Certification "Coach & Team " par Philippe LE GOFF Coach, formateur et superviseur de coachs à Nantes (Extrait de «La pédagogie CT» ouvrage en cours d élaboration par le Collège des Enseignants CT)

Plus en détail

Contributions françaises à la problématique internationale de la protection sociale des travailleurs informels et de leurs familles.

Contributions françaises à la problématique internationale de la protection sociale des travailleurs informels et de leurs familles. Contributions françaises à la problématique internationale de la protection sociale des travailleurs informels et de leurs familles. Un groupe de travail se réunit sous la Présidence de Pierre BURBAN au

Plus en détail

Praticien PNL Certifié

Praticien PNL Certifié Praticien PNL Certifié 2014 Standards NLPNL Formation certifiée Animée par Pascale-Sophie ROUSSARIE Maître Praticien & Formatrice Certifiée NLPNL AIX et NICE Tel : 01 64 23 42 20 www.comcpnl.vpweb.fr Durée

Plus en détail

Introduction. Le recrutement est un processus incontournable dans la vie de toute entreprise.

Introduction. Le recrutement est un processus incontournable dans la vie de toute entreprise. Introduction Le recrutement est un processus incontournable dans la vie de toute entreprise. Recruter présente un enjeu stratégique et sociétal pour l entreprise en termes de 2 : 1. Productivité : le choix

Plus en détail

Résumé du projet (french) http://www.univie.ac.at/phc. Karl Krajic Jürgen Pelikan Petra Plunger Ursula Reichenpfader

Résumé du projet (french) http://www.univie.ac.at/phc. Karl Krajic Jürgen Pelikan Petra Plunger Ursula Reichenpfader Résumé du projet (french) http://www.univie.ac.at/phc Karl Krajic Jürgen Pelikan Petra Plunger Ursula Reichenpfader Institut Ludwig Boltzmann de sociologie de la santé et de la médecine Avril 2001 Introduction

Plus en détail

72% des Français prêts à payer plus cher un produit fabriqué en France. Mais pas à n importe quel prix!

72% des Français prêts à payer plus cher un produit fabriqué en France. Mais pas à n importe quel prix! Communiqué de presse 21 novembre 2011 Une étude CEDRE/Ifop 1 propose le regard croisé des consommateurs et des chefs d entreprises français sur le «Made in France» 72% des Français prêts à payer plus cher

Plus en détail

L INTÉGRATION DE PAIRS AIDANTS DANS DES ÉQUIPES DE SUIVI ET DE SOUTIEN DANS LA COMMUNAUTÉ: POINTS DE VUE DE DIVERS ACTEURS

L INTÉGRATION DE PAIRS AIDANTS DANS DES ÉQUIPES DE SUIVI ET DE SOUTIEN DANS LA COMMUNAUTÉ: POINTS DE VUE DE DIVERS ACTEURS L INTÉGRATION DE PAIRS AIDANTS DANS DES ÉQUIPES DE SUIVI ET DE SOUTIEN DANS LA COMMUNAUTÉ: POINTS DE VUE DE DIVERS ACTEURS Synthèse des résultats de l étude Hélène Provencher, PhD, Université Laval, Québec

Plus en détail

Mobiliser les entreprises : un nouveau défi pour les acteurs de l insertion

Mobiliser les entreprises : un nouveau défi pour les acteurs de l insertion Mobiliser les entreprises : un nouveau défi pour les acteurs de l insertion Léopold GILLES Directeur du Département «Evaluation des politiques sociales» - CREDOC SOMMAIRE RAPPEL : entreprises solidaires

Plus en détail

Pour une pratique durable!

Pour une pratique durable! LE DÉVELOPPEMENT INTÉGRÉ DES COMMUNAUTÉS : JUSQU OÙ PEUT-ON RÉALISTEMENT ALLER? Atelier de réflexion dans le cadre du colloque du RQIIAC Pour une pratique durable! Alain Meunier et Sonia Racine, conseillers

Plus en détail

Josée St-Pierre, Ph. D. Directrice Laboratoire de recherche sur la performance des entreprises

Josée St-Pierre, Ph. D. Directrice Laboratoire de recherche sur la performance des entreprises LES PME manufacturières sont-elles prêtes pour l ERP? Éditorial InfoPME est publié par le Laboratoire de recherche sur la performance des entreprises (LaRePE) Institut de recherche sur les PME Université

Plus en détail

Une stratégie d enseignement de la pensée critique

Une stratégie d enseignement de la pensée critique Une stratégie d enseignement de la pensée critique Jacques Boisvert Professeur de psychologie Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu La pensée critique fait partie des capacités à développer dans la formation

Plus en détail

Avis 29 mai 2013. XYZALL 5 mg, comprimé B/14 (CIP : 34009 358 502 4-9) B/28 (CIP : 34009 358 505 3-9) Laboratoire UCB PHARMA SA.

Avis 29 mai 2013. XYZALL 5 mg, comprimé B/14 (CIP : 34009 358 502 4-9) B/28 (CIP : 34009 358 505 3-9) Laboratoire UCB PHARMA SA. COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 29 mai 2013 XYZALL 5 mg, comprimé B/14 (CIP : 34009 358 502 4-9) B/28 (CIP : 34009 358 505 3-9) Laboratoire UCB PHARMA SA DCI Code ATC (2012) Motif de l examen Liste

Plus en détail

Le case management de transition (CMT) Une illustration de pratique avancée en soins infirmiers

Le case management de transition (CMT) Une illustration de pratique avancée en soins infirmiers XIIe Congrès Européen Lausanne, le 22 novembre 2013 Le case management de transition (CMT) Une illustration de pratique avancée en soins infirmiers Cécile Morgan & Patricia Jaunin, Infirmières spécialisées

Plus en détail

RECO. Définition des bonnes pratiques de prévention dans les centres d appels téléphoniques R.470

RECO. Définition des bonnes pratiques de prévention dans les centres d appels téléphoniques R.470 RECO DU COMITE TECHNIQUE NATIONAL DES ACTIVITES DE SERVICES 1 Définition des bonnes pratiques de prévention dans les centres d appels téléphoniques Yves Cousson - INRS Pour vous aider à : réduire le bruit

Plus en détail

RÉSUMÉ DES NORMES ET MODALITÉS D ÉVALUATION AU SECONDAIRE

RÉSUMÉ DES NORMES ET MODALITÉS D ÉVALUATION AU SECONDAIRE , chemin de la côte Saint-Antoine Westmount, Québec, HY H7 Téléphone () 96-70 RÉSUMÉ DES NORMES ET MODALITÉS D ÉVALUATION AU SECONDAIRE À TRANSMETTRE AU PARENTS Année scolaire 0-0 Document adapté par Tammy

Plus en détail

Analyse des logiciels d application spécialisée pour le courtage en épargne collective

Analyse des logiciels d application spécialisée pour le courtage en épargne collective Analyse des logiciels d application spécialisée pour le courtage en épargne collective Dép. de mathématiques et de génie industriel École Polytechnique de Montréal C.P. 6079, succ. Centre-ville Montréal

Plus en détail

Qu est-ce qu une problématique?

Qu est-ce qu une problématique? Fiche méthodologique préparée par Cécile Vigour octobre 2006 1 Qu est-ce qu une problématique? Trois étapes : 1. Définition de la problématique 2. Qu est-ce qu une bonne problématique? 3. Comment problématiser?

Plus en détail

Un Master en sciences infirmières pour favoriser l intégration des novices et la formation continue des équipes

Un Master en sciences infirmières pour favoriser l intégration des novices et la formation continue des équipes Séminaire européen du SIDIIEF Evolution de la formation infirmière : quels défis pour les milieux cliniques? 21 novembre 2013 Un Master en sciences infirmières pour favoriser l intégration des novices

Plus en détail