Spécialiste. Urgences. Le Belgian College of Emergency. «Dépasser l échelonnement archaïque» Changement de cap. Découvrez le «crédit bullet»

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1 N 81 7 avril - 20 avril 2016 Charleroi X bimensuel P Spécialiste L'ACTUALITÉ DES MÉDECINS SPÉCIALISTES Urgences «Dépasser l échelonnement archaïque» 2 ATTENTATS À BRUXELLES JS2454F Le Belgian College of Emergency Physicians (BeCEP) confirme une des conclusions du rapport du KCE sur l organisation et le financement des services d urgences en Belgique. «Il est impossible de déterminer la soi-disant utilisation abusive des services d urgence ni de la quantifier, et toutes les spéculations en la matière sont infondées.» «Comment réformer les services d urgence en conciliant au mieux qualité, accessibilité et coût acceptable?», interroge le Centre fédéral d expertise des soins de santé dans son dernier rapport (1). Le KCE souligne que cette question est complexe, d autant plus qu elle est enchevêtrée dans des intérêts souvent contradictoires. «Le patient veut être secouru rapidement, près de chez lui, sans que cela lui coûte trop cher et de façon efficace bien entendu. Les médecins généralistes voient avec dépit une partie de leurs activités légitimes prendre la direction des urgences. Les hôpitaux ne veulent pas perdre une de leurs portes d entrées vitales. Et les autorités tentent d endiguer la vague croissante des dépenses», résument Christian Léonard et Raf Mertens, respectivement directeur général adjoint et directeur général du KCE. Système intégré «A l avenir, il ne faudra pas se concentrer sur la diminution du nombre de patients qui ont besoin de soins urgents, mais mettre l accent sur le développement d un système intégré pour les soins non planifiables, recommande l union professionnelle des urgentistes. Ce système intégré doit permettre de mieux assister les patients et de passer outre l échelonnement archaïque, les barrières et faciliter la collaboration entre des professionnels dont les compétences différentes sont nécessaires.» Une des propositions concrètes du KCE est de rapprocher les urgentistes et les postes de garde de médecine générale pour l aigu non programmé. Une solution rejetée par le Cartel (GBO/MoDeS/ASGB). Le Dr Jan Stroobants, président du BeCEP, estime qu il est encore possible de rationnaliser davantage en réalisant des économies d échelle dans les régions qui s y prêtent et en adaptant la charge de travail des services de garde de médecine générale. «Pour atteindre ces objectifs, nous devons tous nous orienter dans la même direction, et des modifications du paysage de soins qui ne concernent pas seulement les services d urgence sont nécessaires. Le morcellement des compétences entre le fédéral et les communautés dans cette matière, suite à la 6 e réforme de l État, ne facilite pas les choses et constitue un défi particulier.» Plan de concertation discret Les institutions de soins, les médecins généralistes et les urgentistes négocient actuellement un plan de concertation pour préparer l avenir des services de garde. «Pour ne pas hypothéquer ces négociations, qui se déroulent dans une sphère très constructive, le BeCEP va se tenir à son engagement de ne rien communiquer sur leur contenu pour le moment», explique le Dr Stroobants. On attend avec impatience les résultats de cette négociation. Vincent Claes 1. Organisation et financement des services d urgence en Belgique: situation actuelle et possibilités de réforme KCE Reports 263Bs. Dr Olivier Vermylen 6-7 Le centre de référence pédiatrique a 30 ans Témoignage du «dir méd» de Maelbeek HUDERF CARRIÈRES Changement de cap FINANCES Découvrez le «crédit bullet» Lire en page 4

2 JS2447F 2 I L urgentiste est arrivé quelques minutes après l explosion sur les lieux. «Par rapport au terrible drame qui a frappé les victimes, il est difficile pour moi de déclarer que nous avons bien travaillé», explique avec retenue le Dr Vermylen. «Le dir méd estime tout de même que l ensemble de la chaîne des secours pompiers, médecins, ambulanciers, Croix-Rouge, policiers a bien fonctionné. «L existence de procédures précises, régulièrement mises à jour, nous a beaucoup aidés. En outre, grâce aux exercices de prévention, nous connaissions une partie des intervenants présents sur le terrain. C est, par exemple, plus facile de repérer et de s organiser avec le responsable des pompiers lorsqu on le connaît déjà.» «C est suite au terrible drame du Heysel, en 1985, qu on a élaboré une organisation structurée de la prise en charge des victimes sur le lieu de l accident», rappelle le chef du service des urgences du CHU Brugmann. C est à cette époque que la fonction de directeur des secours médicaux a été structurée. Le D.S.M. coordonne de façon opérationnelle le plan d intervention médical (PIM) qui poursuit l objectif d appliquer les techniques performantes de l urgence individuelle aux situations impliquant un (très) grand nombre de victimes. Une intervention très rapide «Le rôle du dir méd est de coordonner toutes les ressources la discipline 2 (les secours sanitaires et médico-sociaux) lors d une catastrophe. Il doit estimer le nombre de victimes, le risque évolutif, le besoin en hommes, en matériel», explique Olivier Vermylen. «Il doit évaluer s il faut faire intervenir la protection civile. Le dir méd est en contact permanent avec la discipline 1 (les pompiers) et la discipline 3 (les policiers). Mardi, à Maelbeek, entre 75 et 90 victimes sont passées par le poste médical avancé organisé sur place. En 2h30, toutes ce personnes ont été secourues, examinées et transférées, via le service 112, dans les différents hôpitaux. Notre intervention a été très rapide.» Téléphonie défectueuse Pour Olivier Vermylen, une des difficultés majeures rencontrées par les secours le mardi 22 mars a été les problèmes de ACTUALITÉ SOCIO-PROFESSIONNELLE Attentats de Bruxelles: témoignage du «dir méd» à Maelbeek «Le dir méd c est un chef d orchestre. Lorsque les intervenants connaissent la partition, les secours fonctionnent efficacement. Cela a été le cas à Maelbeek», confie le Dr Olivier Vermylen, directeur des secours médicaux qui sont intervenus après l attentat à la station de métro bruxelloise. communication téléphonique. «Durant plusieurs heures, de 10h à 16h, je n ai pas pu téléphoner avec mon portable, même au 100 ou au 112. Le réseau était saturé. Nous communiquions par le réseau Astrid. Celui-ci était surchargé mais j ai tout de même pu contacter les autres intervenants.» L urgentiste souligne l importance pour le «dir méd» d être sur le lieu de l accident. «Cette présence permet aux soignants et secouristes de pouvoir poser directement une question par exemple, la nécessité de se fournir en morphine et d avoir une réponde immédiate, de visu.» Et de souligner l importance de l organisation durant toute l intervention. «Il ne faut pas que le poste médical avancé devienne une fourmilière prise de panique. Il est nécessaire de coordonner les services de secours, les Smurs, les médecins généralistes et spécialistes qui se sont se présentés spontanément sur place Quand l opération est terminée, il faut pouvoir aussi expliquer aux intervenants qui se sont énormément impliqués durant quelques heures qu il faut quitter les lieux. C est parfois difficile parce qu il est compréhensible de vouloir continuer à aider.» Répartition rapide des blessés Les blessés étaient tellement nombreux que le Dr Vermylen a confié au service 100 le soin de les répartir dans les hôpitaux bruxellois et périphériques. «C est théoriquement une prérogative du dir méd, mais ce n était pas possible. Le service 100 a très bien fonctionné. Nous indiquions le type de pathologies et de blessures et, quelques minutes plus tard, le patient partait sur la civière vers un hôpital. Si nous avions dû nousmêmes désigner les centres hospitaliers, nous aurions retardé le départ des blessés. Dans ce genre de situation, le but de la direction médicale assurée en collaboration avec Serge Lisen (infirmier chef des urgences sur le site Brien et dir méd adjoint) est de tout organiser pour que l intervention se déroule le mieux possible. Le dir méd est un chef d orchestre. Tous les soignants connaissaient leur partition. Quelqu un doit les faire collaborer dans la même direction.» Suite aux attentats, le service des urgences du CHU Brugmann sites Horta et Brien a pris en charge 22 blessés. Malgré l absence d Olivier Vermylen et Serge Lisen, présents tous les 2 à Maelbeek, les équipes ont assuré. «On ne se rend pas toujours compte que lorsqu on est désigné «dir méd» fonction attribuée à tour de rôle entre les hôpitaux qui sont équipés d un Smur (NDLR), on risque de ne pas être présent dans son service lorsqu une catastrophe survient. Il faudrait en tenir compte lorsqu on élabore les procédures de secours.» Soutien psychologique Une aide psychologique a été proposée à tous les professionnels qui sont intervenus sur les lieux des attentats. Une première réunion s est déjà tenue pour le poste médical avancé. Une autre devrait avoir lieu dans une quinzaine de jours. «Il est important d en parler et d organiser un suivi différent pour ceux qui sont intervenus sur place et les soignants qui ont pris les blessés en charge à l hôpital. Ils n ont pas vécu la même chose», exprime Olivier Vermylen. Pour sa part, l urgentiste chevronné confie qu il ne s attendait pas à devoir agir en tant que «dir méd» dans des circonstances aussi dramatiques. «C est encore différent quand il s agit d un accident ou d un attentat La charge émotionnelle n est pas la même.» Vincent Claes

3 Le ras-le-bol des radiologues «On jette le discrédit sur les radiologues à tout bout de champ. On les accuse d exposer excessivement la population à des doses de rayonnement et d engloutir ainsi le budget de la santé, mais rien n est moins vrai», s insurge la Société Belge de Radiologie (SBR). Elle expose quelques faits. la SBR rappelle que les radiologues travaillent D abord, depuis plusieurs années avec les autorités pour promouvoir de manière optimale les recommandations en matière de prescription de l imagerie médicale et pour limiter l exposition inutile de la population aux rayons ionisants. «De telles campagnes visent à éviter les examens superflus et à préconiser l utilisation des techniques non ionisantes telles que la résonance magnétique (IRM) comme alternative aux CT-scans. Cependant, cela nécessite une accessibilité suffisante à toutes les techniques. C est surtout en ce qui concerne l IRM que le bât blesse, étant donné que cette technique est enfermée depuis des années dans une soi-disant programmation, une limitation qui n a jamais existé pour les CT-scans. Les appareils CT sont donc suffisamment disponibles et accessibles, mais cela n est pas valable pour les appareils IRM, avec comme conséquence de longues listes d attente qui font souvent opter pour un CT-scan disponible plus rapidement, malgré le fait que celui-ci ne soit pas le plus adapté pour certains patients ou certaines plaintes, et qu en outre, cela fasse augmenter l exposition de la population au rayonnement ionisant», expliquent les radiologues. Et de souligner que malgré les promesses d intégrer 12 appareils supplémentaires dans la programmation (7 en Flandre et 5 en Wallonie), seuls quelques-uns de ces appareils supplémentaires sont opérationnels. «Étant donné que l effet de ces appareils n est pas encore mesurable, il n est pas juste de reprocher aux radiologues qu il y ait à nouveau une augmentation du nombre de CT-scans», objecte la SBR. Le budget d imagerie médicale est en outre un budget fermé. Par le passé, il a été à plusieurs reprises démontré qu un dépassement de budget par la réalisation d examens supplémentaires en imagerie médicale était suivi de la punition des radiologues (et non des prescripteurs!) en réduisant le remboursement des examens concernés. Avancer que les radiologues visent à réaliser davantage d examens dans un budget fermé pour amasser plus d argent est naïf; seule la charge de travail peut augmenter, pas les revenus.» I 3 Les radiologues soulignent que l augmentation du budget CT global peut d ailleurs tout à fait s expliquer par des évolutions démographiques et technologiques. Le Spécialiste L'actualité des médecins spécialistes V.C. Retrouvez chaque semaine l actualité essentielle Le Spécialiste c est: 2 journaux par mois 2 newsletters ers par mois Le mythe de la cupidité La Société belge de radiologie veut aussi tordre le cou à un mythe. Tous les radiologues n essayent pas de réaliser le plus de CT-scans possible parce que cela rapporte beaucoup d argent à l hôpital et à eux-mêmes. la possibilité de publier gratuitement vos petites annonces et vos agendas scientifiques les archives des numéros précédents en ligne 1 site internet et 1 fil d infos sur Twitter JS2450F «Premièrement, les radiologues n ont pas de droit d autoprescription, contrairement aux dits connexistes (non-radiologues qui réalisent des examens radiologiques, représentant 18% du budget total d imagerie médicale). Les radiologues ne peuvent donc pas demander d examens radiologiques eux-mêmes et ne réalisent d examens que sur l indication d un collègue prescripteur. DIV1345F l expertise de journalistes spécialisés l intervention des grands opinion leaders actifs dans la défense professionnelle

4 4 I Le KCE rapproche urgentistes et MG pour l aigu non programmé ACTUALITÉ SOCIO-PROFESSIONNELLE MS10623F Le KCE propose de fusionner les postes de garde («à réorganiser comme permanence ouverte 24h/24 et 7j/7») et les services d urgence au sein de centres de soins aigus non planifiés, avec porte d entrée commune et tri des arrivants. Le Cartel (GBO/ MoDeS/ASGB) a exprimé officiellement ses réserves sur ce «modèle». L an passé, notre pays comptait 139 services d urgence (SU), soit 1,24/ habitants, densité fort généreuse à côté de nos voisins. De 2009 à 2012, les contacts dénombrés dans ces services sont passés de 3 à 3,2 millions. Mais cette densité fait que tous les SU n enregistrent pas une activité intense: la moitié ont en moyenne moins de 55 contacts/24 heures. La première suggestion du KCE est de limiter le nombre de SU, via des critères comme la répartition géographique ou le fait, pour un hôpital, de posséder plus d un SU. On dénombrait par ailleurs, l an dernier, 70 postes de médecine générale (PMG) (32 en Flandre, 34 en Wallonie et 4 à Bruxelles), relève le KCE, dont la charge de travail est parfois faible, surtout la nuit: l examen des données 2014 de 33 PMG lui apprend qu en nuit profonde, les postes assurent de 1 à 5 visites et 1 à 3 consultations par habitants. Il épingle des variations dans la localisation des PMG, leurs horaires et le staff. Quinze des PMG existants sont installés sur le site d un hôpital (8) ou à moins de 150 m (7); 38 tournent du vendredi soir au lundi matin (61h/w-e), 7 sont aussi ouverts les soirs de semaine (à Bruxelles et en Wallonie). Y sont affectés, selon les cas, un ou plusieurs MG, fixes et/ou mobiles. Et les budgets par poste accusent des écarts: les frais de fonctionnement annuels sont en moyenne de , mais avec des extrêmes de à Puisque l hôpital attire Pour le KCE, l éclosion de postes depuis plus de 10 ans n impacte pas le volume des patients qui se rendent aux urgences alors qu ils pourraient aussi bien être traités par un MG d après la littérature internationale, leur part oscille entre 20 et 40%. Le Centre inventorie les causes: PMG insuffisamment connus, plages horaires limitées et variables, confiance accrue envers l hôpital, entre autres quand il s agit de faire soigner des enfants, pas d avance de frais Dès lors, puisque l hôpital «reste le principal pôle d attraction» pour qui a soudain besoin de soins, le KCE préconise de créer, sur les sites où il restera un SU, des «centres de soins aigus non planifiés» en y logeant une permanence de médecine générale ouverte 24h/24 et 7jours/7, autonome, tenue par les cercles locaux. Le KCE évoque des modèles semblables Le GBO regrette que le KCE choisisse de partir, sans essayer de la contrer, de la tendance qu ont les citoyens de se rendre spontanément aux urgences. aux Pays-Bas et Royaume-Uni «présentant une série d avantages». Fixe important, actes diminués Le KCE imagine tant pour les SU que les permanences MG un financement mixte, avec une part fixe «importante», «suffisante pour garantir une occupation permanente minimale en personnel (urgentistes, généralistes, infirmiers et autres)» qui rétribue la disponibilité, et une part variable, liée aux actes, mais avec un «honoraire inférieur au montant actuel» (quitte à revoir à la hausse la composante fixe en zone peu peuplée). Ce budget devrait, selon le KCE, être déterminé de manière indépendante pour les urgences et la permanence et se composer côté MG de «l indemnité de garde, d une partie des honoraires et de l actuel budget de fonctionnement des postes qui auront été déplacés (à l hôpital)». Les coûts de l équipe de triage seraient supportés par le budget fixe de la permanence MG. Le KCE suggère enfin une harmonisation des tickets modérateurs (TM) entre 1 ère ligne et SU, pour réduire l écart de coût entre, par exemple, une visite de nuit et un passage aux urgences. «Le TM serait dû une seule fois, à condition que le patient se conforme à la proposition de soins du triage» et devrait être plus élevé que celui d application chez le médecin traitant en heures ouvrables. De plus, le KCE propose d unifier les modalités de paiement, qui influent aussi sur les choix du patient: la permanence MG devrait appliquer, comme les SU voisins, le tiers-payant. Grain à moudre Le KCE épingle quelques points d attention qui méritent d être approfondis: «les hôpitaux qui font des efforts pour collaborer avec les postes sont sanctionnés par les nouvelles règles de calcul [de leur budget B2]» ou «la loi interdit de refuser à un patient l accès aux urgences sur la base d un premier triage». Comme l aspect du déplacement auprès d appelants (la synthèse du rapport ne semble pas considérer la mobilité de la permanence du généraliste) ou celui des ressources humaines. Dans un récent rapport sur la performance du système de santé, le même KCE ne tirait-il pas le signal d alarme quant au renouvellement des effectifs de la médecine générale, faiblard face aux besoins futurs liés à l évolution démographique? Et il s agirait, à présent, que les cercles de médecins généralistes peuplent des permanences 24h/24? J.M. La protestation du Cartel Le Cartel (GBO/MoDeS/ASGB) a usé d une procédure rarement employée sauf erreur de notre part: l émission d une «note de minorité», supposée être rendue publique par le KCE et servant à exprimer ses réserves sur un rapport. S appuyer sur ce qui se fait hors frontières est instructif mais a ses limites, justifie Paul De Munck, président du Groupement belge des omnipraticiens. «C était, d après nous, aller vite en besogne que de désigner les centres de soins aigus non planifiés comme LE modèle le plus indiqué. Il manque une analyse fine de l offre actuelle de garde MG en Belgique, en termes d efficience et de satisfaction, dans ses diverses variantes: les PMG logés dans/ tout près/loin d un hôpital, les structures qui fonctionnent avec le 1733, ou avec le tri du CHU de Liège, ou sans tri, celles qui ont déjà des accords avec la seconde ligne pour la nuit noire» Le GBO regrette en outre que le KCE choisisse de partir, sans essayer de la contrer, de la tendance qu ont les citoyens de se rendre spontanément aux urgences (71% des patients y vont sans être référés par un médecin). «Pourquoi ne pas tenter d infléchir les choses? Ici, on donne à la population, en contradiction avec les discours sur le MG pivot, central, référent dans la durée, gestionnaire de DMG, etc., le signal non nuancé du tous à l hôpital, pour tout motif à toute heure, on triera sur place». Enfin, même si on leur interdit de faire du suivi, d ouvrir des DMG ou des trajets de soins, les futurs «cabinets permanents» dans l enceinte hospitalière risquent d avoir un effet dévastateur sur la pratique classique en heures ouvrables, d affaiblir la dimension de continuité et d exacerber le côté consumériste des patients, redoute le GBO. «Pourquoi attendraient-ils encore un rendez-vous chez leur MG en fin de journée quand ils peuvent être vus, tout de suite, à l hôpital?»

5 «Le Fédéral n a toujours pas d alternative à la dotation négative» I 5 JS2445F Les réunions de Comité de concertation sur les infrastructures hospitalières n offrent pas de bouffées d oxygène au financement des hôpitaux. «Avec le mécanisme complexe d avance puis de révision des montants, le chiffre réel des charges du passé ne sera pas connu avant 2020, voire Cette donnée rend le mécanisme de transition impossible à appliquer», regrette Rudy Demotte. Le financement du secteur hospitalier se trouve au coeur du débat entre le Fédéral, les Régions et les Communautés (lire Le Spécialiste N 77). Pour rappel, les charges dont la Fédération Wallonie-Bruxelles héritera en 2016 sont estimées à 40,5 millions d euros, montant qui devrait passer à 45,5 millions en 2018 ou «Le montant de la dotation versée par le niveau fédéral devrait s élever quant à lui à 37,5 millions. Cette différence négative au 1 er janvier 2016 est de trois millions d euros. Sans compter les années à venir», souligne la députée CDH Véronique Waroux. «Le Comité de concertation sur le financement des infrastructures hospitalières n avance pas. Je m inquiète sur les répercussions que cet éventuel retard peut avoir sur le budget de la Fédération Wallonie-Bruxelles.» Conscient de ce problème épineux, Rudy Demotte, ministre-président, attire l attention sur le fait que, lors des dernières réunions des comités de concertation, il a notamment été discuté du résultat partiel de la consultation des hôpitaux sur les investissements. «L objectif de cette enquête était d affiner les chiffres liés aux charges du passé. On peut penser que c est une façon de gagner du temps pour le niveau fédéral. En effet, notre demande n avait pas tant pour but de chiffrer précisément ces charges et le montant de leur sous-évaluation, que d acter que cette dernière génère un problème de principe d abord, de budget ensuite, par l application du concept de dotation négative.» Vers un compromis politique? Une nouvelle réunion du groupe de travail a eu lieu en mars. «Le niveau fédéral semble cette fois enfin avoir admis notre démonstration selon laquelle, compte tenu notamment du mécanisme complexe d avance puis de révision des montants, le chiffre réel des charges du passé ne sera pas connu avant 2020, voire Cette donnée rend le mécanisme de transition impossible à appliquer. C est l ensemble même du mécanisme de financement des infrastructures hospitalières, prévu dans la nouvelle loi de financement, qui s avère en fait totalement inapplicable. Ce constat est, dès à présent, partagé par tous les niveaux de pouvoir.» Le niveau fédéral a maintenant demandé de proposer des scénarios qui pourraient conduire à un compromis politique. «Le but n est pas de favoriser un bord aux dépens de l autre et cette situation est réellement problématique à ce titre», note Rudy Demotte, qui avoue qu à ce stade, «le niveau fédéral ne dispose toujours pas d autre scénario que celui qu il applique depuis janvier: celui de la dotation négative.» Pas rassurant du tout pour les budgets hospitaliers. Vincent Lievin Le Belge et le dentiste: je t aime, moi non plus? JS2445BF En 2015, quasi 56% des adultes francophones et germanophones n ont eu aucun contact avec le dentiste, s alarme la mutualité chrétienne (MC). Et ce, bien que la population ait été informée de l entrée en vigueur des «trajets de soins buccaux». Ces «trajets» incitent les assurés à consulter régulièrement le dentiste telle année s ils veulent éviter une diminution de remboursement de la plupart des soins dentaires l année civile suivante. Or, en analysant les attestations de soins rentrées par ses membres, la MC constate que si le nombre de personnes ayant eu au moins une prestation en dentisterie a quelque peu augmenté par rapport à 2014 (+ 2,2%), «cela reste bien en deçà de ce qu on pouvait espérer». Pour des raisons de procédure légale, l entrée en vigueur des trajets de soins buccaux a été postposée de quelques mois. Et ce n est qu au 1 er juillet prochain que les adultes assurés ordinaires qui n ont pas bénéficié d au moins un remboursement en soins dentaires en 2015 verront leur quote-part personnelle passer de 25 à 40% pour de nombreuses prestations. D ici là, les honoraires et remboursements restent inchangés par rapport à «Il n est donc pas trop tard pour se rendre chez le dentiste afin de ne pas être pénalisé financièrement», conseille la MC. J.M. votre futur mérite un expert Discutez de chaque moment-clé de votre carrière avec un spécialiste Pour un conseil personnalisé ou des informations complémentaires: 0800/ info@amonis.be Pension Libre Complémentaire 4,05% de rendement net annuel moyen sur les 15 dernières années Jusqu à 60% d avantages fiscaux Gestion spécialisée de vos avantages sociaux INAMI La protection optimale de vos proches Revenu garanti Des garanties solides en cas d incapacité de travail Amonis Le conseiller des médecins depuis près de 50 ans Engagement Individuel de Pension Des solutions sur mesure pour les indépendants en société Best Belgian Pension Fund 2014

6 6 I VIE DES HÔPITAUX Un «village pédiatrique» L Hôpital universitaire des enfants Reine Fabiola (Huderf), le seul hôpital pédiatrique de Belgique, fête cette année son trentième anniversaire. Quelles sont ses ambitions pour les prochaines années? Interview à quatre voix. JS2460F Comment se porte le trentenaire? Bruno De Meue, directeur général: Il se porte bien et regorge de projets! De nombreuses manifestations s organiseront cette année (lire sur le ). Elles s articulent autour de 4 pôles majeurs: les innovations technologiques entre autres l EOS, qui permet d irradier beaucoup moins et de reconstituer des squelettes entiers en 3D et le robot chirurgical à vocation pédiatrique, la fête des enfants à cette occasion l hôpital inaugurera une plaine de jeux permettant aux enfants hospitalisés de jouer à l extérieur, avec leur fratrie notamment -, une fête du personnel et, en fin d année, un colloque sociétal portant sur la place de l enfant dans la société. L hôpital a été fortement rénové ces dernières années. L hôpital a fait des investissements significatifs pour améliorer les conditions de travail et d accueil dans l institution. Les abords ont été réaménagés: le parcours qui mène à l entrée de l hôpital se veut ludique et un parking privé a également été installé à côté de l hôpital. Notre grand hall d accueil sera complètement revu en Toutes les salles de l institution ont été refaites en respectant le schéma mère-enfant. Chaque chambre est équipée d un lit pouvant accueillir un des parents. En 2018, nous pourrons bénéficier d espaces supplémentaires grâce à l ouverture du bâtiment Professeur Henri Vis qui sera entièrement dédié à l Huderf. Il abritera notamment les nouvelles urgences, le nouveau bloc opératoire ainsi que le service de pédopsychiatrie. Pr Georges Casimir: «Il est enthousiasmant de voir que de nombreux paramédicaux veulent suivre des formations complémentaires afin d être encore meilleurs». L Huderf est une institution tertiaire, centrée sur les enfants. Cette grande expertise est-elle assez connue des patients et des professionnels de la santé? Bruno De Meue: Nous travaillons quotidiennement à la reconnaissance de notre expertise. Nous avons, en effet, l ambition d être l hôpital pédiatrique de référence pour la Région bruxelloise et la Belgique. Au sein de notre propre réseau IRIS, nous avons intensifié nos collaborations avec les autres hôpitaux du CHU de Bruxelles (CHU Bxl) et avec l Hôpital Erasme. L Huderf est le pôle pédiatrique principal de cette structure qui fédère les hôpitaux de la Ville de Bruxelles, l ULB et la Ville. C est notre chantier de l année. Pr Georges Casimir, directeur général médical: Dans le cadre de l association du CHU Bxl avec l Hôpital Erasme, un des grands projets est, en 2016, l association de la pédiatrie académique sous la forme de départements hospitaliers sur l ensemble des sites. Notre objectif fondamental est d avoir une médecine multidisciplinaire intégrée autour de l enfant. Dans les autres hôpitaux, la pédiatrie se retrouve dans une institution de soins principalement dédiée à l adulte. Les pédiatres doivent souvent lutter pour la place de l enfant. Ce qui nous importe à l Huderf est d avoir une médecine multidisciplinaire centrée sur l enfant qui mobilise aussi des ORL pédiatriques, des ophtalmologues pédiatriques, des anesthésistes pédiatriques Pour offrir ce type de prise en charge, il faut avoir une masse critique. En Belgique, seul l Huderf correspond au modèle de l hôpital de l enfant. Nous devons continuer à défendre cette approche alors que dans la plupart des autres pays, ce modèle est déjà bien établi. Au sein d un réseau, nous pouvons nous assurer que les structures pédiatriques des hôpitaux généraux et académiques associés voient l enfant de la même manière. Depuis quelques années, nous avons créé des protocoles de soins et des procédures qui sont communs à plusieurs institutions. Nous essayons qu il y ait une discussion commune des attitudes médicales. Nous avons aussi l occasion de parler de la formation au sein de l Académie pédiatrique avec nos confrères des autres hôpitaux et universités et de défendre une vision de la médecine de l enfant (lire Le Spécialiste N 80) disposant des mêmes moyens que la médecine pour les adultes. Pr Nicolas Deconinck, président du Conseil médical: A l Huderf, une des spécificités pédiatriques de l activité de recherche consiste à participer activement à des protocoles d essai médicamenteux à visée pédiatrique avec pour ambition d une part de mettre à la disposition des enfants des médicaments utiles mais dont le développement s est limité dans un premier temps à la population adulte et par ailleurs de développer des médicaments innovants pour traiter des maladies rares (mucoviscidose, oncologie pédiatrique, maladie neuromusculaire ). Avez-vous assez de patients pour pouvoir mener à bien ce type d étude? Pr Nicolas Deconinck: C est tout l enjeu de l hôpital tertiaire pédiatrique. Nous devons souvent prendre en charge des pathologies complexes et également des maladies orphelines, fréquentes au sein de la population pédiatrique. Pour cela, nous travaillons avec des registres de patients qui sont suivis de façon multidisciplinaire et ce en bonne collaboration avec les pédiatres ou services de pédiatrie référents. Ceci nous permet de disposer d une masse critique de patients et de négocier avec des firmes pharmaceutiques l obtention de protocoles de recherche clinique au bénéfice des patients. Il est important aussi que les pathologies plus spécifiques soient prises en charge à l Huderf parce que nous offrons des plateformes technologiques de pointe, par exemple l utilisation pédiatrique d un robot chirurgical, la dialyse pédiatrique, les technologies radiologiques innovantes, laboratoire d analyse de marche, les soins intensifs Pr Georges Casimir: Nos paramédicaux sont aussi de plus en plus spécialisés même si nous voulons conserver une démarche internistique globale. L Huderf compte, par exemple, des infirmières spécialisées dans la douleur pédiatrique, dans la douleur chirurgicale Nous disposons aussi d un extraordinaire service de diététique qui s occupe, entre autres, des insuffisants rénaux, des patients drépanocytaires Il est enthousiasmant de voir que de nombreux paramédicaux veulent suivre des formations complémentaires afin d être encore meilleurs. Recherche profils académiques Votre volonté d être un hôpital de référence implique-t-elle le recrutement de spécialistes dont vous ne disposeriez pas? Bruno De Meue: Cet objectif passe en effet par le recrutement de spécialistes de haut niveau pour atteindre nos objectifs de qualité. Ainsi, nous avons récemment procédé au recrutement d un nouveau chef de service de pédiatrie, le Pr Pierre Smeesters (lire Le Spécialiste N 79). Pr Nicolas Deconinck: Les médecins qui veulent travailler à l Huderf doivent évidemment manifester un attrait pour le diagnostic et la prise en charge des maladies de l enfant mais également apprécier la multidisciplinarité et le travail académique. Pr Nicolas Deconinck: «En Belgique, il manque parfois de dirigisme en matière de santé. En matière de pathologie pédiatrique spécialisée, la qualité des soins pourrait être améliorée par un échelonnement adapté des soins en fonction de leur rareté et leur complexité de prise en charge. Or, certains hôpitaux généraux manifestent parfois l intention de tout développer et de pratiquer des interventions rares. Il faut se poser la question de la pertinence de ces activités». Thierry Strickaert Bruno De Meue: «Nous travaillons quotidiennement à la reconnaissance de notre expertise».

7 I 7 de référence Pr Georges Casimir: Ce sont souvent les meilleurs éléments des promotions qui se consacrent à la pédiatrie même si ce n est pas, toute proportion gardée, une spécialité particulièrement rémunératrice. Nous disposons d une fondation scientifique qui, depuis 20 ans, alloue des bourses de recherche. Ces dernières années, 36 thèses ont été publiées par des médecins de l Huderf. Nous poursuivons l objectif de fournir des profils académiques, des personnes qui ont une expérience de la recherche et sont capables de la transmettre à d autres. Après avoir présenté leur thèse, ces médecins peuvent accéder à un poste académique et donner cours à l université et être les promoteurs de nouvelles thèses. A l Huderf, il faut maintenir un certain pourcentage de médecins qui présentent un profil académique. Accréditation progressive Pourquoi l hôpital s est-il lancé dans un processus d accréditation? Mounia Mejbar, présidente du CA de l Huderf: Nous souhaitons améliorer la qualité des soins et de la vie au travail. Au niveau du réseau Iris, nous sommes un fer de lance puisque nous sommes le premier hôpital à suivre une procédure d accréditation. Nous visons également la pluridisciplinarité dans les trajets de soins. Il est important de pouvoir nous remettre en question par rapport à nos modes de fonctionnement afin d améliorer nos services et d être à la hauteur des ambitions fixées par ceux qui ont créé l Huderf il y a 30 ans. Il est donc primordial que cette démarche se fasse de façon participative et qu elle implique notre personnel dans les différentes étapes. Bruno De Meue: Assurer pleinement notre rôle d hôpital tertiaire, en plus de notre rôle d hôpital public de proximité, Mounia Mejbar: «En tant qu hôpital public, nous nous devons de développer des projets pluridisciplinaires, multi-réseaux qui, comme le réseau unique de pédopsychiatrie, répondent à une urgence sociétale réelle». passe clairement par la qualité. Celleci ne s impose pas, ne se décrète pas. Il s agit d une démarche que chacun au sein de l hôpital doit s approprier et qui prend du temps: c est une évolution culturelle. Nous ne nous inscrivons donc pas dans une course au label: ce qui nous importe, c est la démarche structurée d amélioration continue. Une équipe de 4 personnes est actuellement dédiée à ce processus d accréditation. L accréditation ellemême viendra couronner un ensemble d efforts qui ne s arrêteront pas avec l obtention de cette reconnaissance. Le référencement vers l hôpital se fait-il par des généralistes locaux ou par des spécialistes? Bruno De Meue: Tous nous réfèrent des patients mais nous avons certainement encore des efforts à fournir pour approcher les médecins généralistes qui connaissent peut-être moins bien l Huderf. Mounia Mejbar: Nous allons communiquer davantage en interne, vers l extérieur et même vers l étranger. Nous comptons le faire avec sagesse, sans effet d annonce. Notre objectif est d asseoir durablement notre réputation. Nous avons investi dans un service de communication pour professionnaliser cette activité. Il est important de construire une culture d entreprise. Le personnel s investit beaucoup dans l hôpital. D ailleurs, si on n adhère pas étroitement au projet de prendre en charge des enfants et à la façon dont nous le faisons ici, on ne reste pas dans un hôpital pédiatrique. Pr Georges Casimir: Pendant de nombreuses années, nous n avons pas fait beaucoup de publicité sur nos activités et compétences. En dix ans, nous sommes passés de 350 personnes à plus de 900 personnes. A l ouverture de l hôpital, il y a trente ans, il y avait patients ambulatoires par an. Aujourd hui, l Huderf voit ambulants. La réponse de la population nous montre que c est un succès. Nous avons actuellement plus de 50 projets en développement. Nous adaptons l hôpital à des besoins de santé publique, par exemple, la revalidation. Financement spécifique de la pédiatrie L Huderf a un financement spécifique qui ne tient pas compte des lits justifiés. Avez-vous l occasion de faire entendre votre voix dans le cadre de la réforme du financement hospitalier en défendant votre spécificité? Bruno De Meue: Nous bénéficions en effet, à l instar de l Institut Bordet, d un financement spécifique en tant qu hôpital monospécialisé à vocation tertiaire. La pédiatrie a besoin d un financement particulier. Toute démarche pédiatrique en raison du temps et du nombre d intervenants qu elle requière est plus coûteuse que la même prise en charge vis-àvis d un adulte. L Huderf a également une vocation académique BE/TRIM/0013/15(1) January 2016 puisque nous formons l essentiel des pédiatres qui sortent de l ULB. Le réseau Iris et le CHU Bxl défendent nos demandes spécifiques vis-à-vis des autorités. Mounia Mejbar: Nous prenons aussi des initiatives nouvelles qui permettent d augmenter l efficacité et de réduire certains coûts. Par exemple, pour répondre à la nouvelle politique en santé mentale lancée par la ministre De Block et grâce au Pr Véronique Delvenne, chef du service de pédopsychiatrie, un réseau bilingue a été créé au lieu de deux réseaux distincts en Région bruxelloise. Il est important de ne pas créer de clivages contreproductifs. Cette collaboration permet de créer un lien entre les différentes institutions de soins ainsi que les autres dispositifs ayant en charge les enfants et les adolescents. L Huderf est donc ici un précurseur en la matière. Mais une collaboration avec les différents partenaires est primordiale pour que cela soit une réussite. A l avenir, l Huderf pourrait-il accueillir davantage de patients s il était reconnu dans le cadre de la réforme du paysage hospitalier voulue par Maggie De Block comme un centre de référence en pédiatrie? Pr Nicolas Deconinck: Nous allons agrandir l espace pour pouvoir accueillir de nombreuses activités médicales. Pour l instant, nous sommes un peu à l étroit parce que notre activité de consultation générale et spécialisée a fortement augmenté. C est un défi de l hôpital de libérer de l espace. Pr Georges Casimir: Entre hôpitaux universitaires, nous nous partageons certaines disciplines tertiaires. Ainsi, les Cliniques Saint-Luc se sont spécialisées dans la transplantation hépatique et nous dans la dialyse pédiatrique et la transplantation rénale. Il faut construire des ensembles cohérents pour atteindre une taille critique. Vincent Claes dolutegravir/abacavir/ lamivudine

8 8 I De Block: De Block: «Dès le début, les services de secours et les équipes médicales ont, conjointement avec la défense, les services d aide aux victimes et de police, fait tout leur possible pour offrir les meilleurs soins aux victimes et à leur famille.» Les terribles attentats commis à l aéroport de Zaventem et au métro Maelbeek ont démontré la grande efficacité des équipes de secours et des hôpitaux. De nombreux responsables ont remercié les prestataires pour leur engagement sans faille. ATTENTATS BRUXELLES «Nos équipes médicales ont fait un travail merveilleux» JS2455AF Le 30 mars, 87 victimes blessées dans les attentats étaient hospitalisées, dont 31 dans des centres pour grands brûlés. 47 hospitalisés étaient aux soins intensifs. Prises en charge au départ dans quelques hôpitaux bruxellois (Saint-Luc, Erasme, Saint- Pierre, Saint-Jean ) et une quinzaine d hôpitaux flamands, les victimes ont ensuite été réparties sur 48 sites hospitaliers belges et sur deux sites hospitaliers français. «Les victimes et les familles ont souvent encore un long chemin à parcourir, mais elles sont dans les meilleures mains possibles. Je n insisterai jamais assez: nos équipes médicales ont fait un travail merveilleux. Je les remercie pour leur dévouement et leur grande expertise», a commenté la ministre de la Santé publique. La Secrétaire d Etat à la lutte contre l incendie et l aide médicale urgente de la Région de Bruxelles-Capitale a également remercié les services de secours pour leur professionnalisme et leur efficacité. 110 pompiers-ambulanciers sont intervenus dans la journée de mardi sur les deux lieux d attentat. Douze ambulances, 2 SMUR et 7 véhicules d intervention incendie ont été envoyés à Zaventem en soutien des forces de la zone Vlaams Brabant West. A Maelbeek, 34 véhicules d intervention, dont 17 ambulances ont été envoyés, sous la direction des pompiers de Bruxelles. «Les secouristes ont été confrontés à des situations extrêmement difficiles mais ont mis tout en œuvre pour secourir les victimes dans les plus brefs délais. Les procédures d urgence ont été correctement suivies et les services de secours sont arrivés rapidement sur les lieux des attentats. La situation sur place était très difficile, des groupes de soutien psychologique ont été organisés afin de soulager les hommes et femmes qui ont secouru les victimes», a déclaré Cécile Jodogne. Le dispatching des blessés a été géré en collaboration avec le dir méd (responsable médical des interventions au niveau fédéral). 316 victimes hospitalisées Les services de secours ont enregistré le jour des attentats personnes qui ont souffert des attaques. Selon les informations du Cabinet De Block, le 22 mars, 316 victimes au total avaient été admises dans 25 hôpitaux universitaires et régionaux belges et dans des centres pour brûlés. Le 29 mars, le Cabinet décomptait 32 décès, dont 4 personnes décédées à l hôpital. Après l administration des premiers soins, les victimes ont été réparties dans des hôpitaux régionaux et centres de brûlés supplémentaires. Presqu un site hospitalier belge sur cinq (48 sur 217) a accueilli des victimes des attentats. Les témoignages des médecins ont fait état pour les victimes les plus grièvement blessées (urgence 1) de véritables blessures de guerre. Les 63 victimes soignées initialement aux soins intensifs présentaient souvent de graves brûlures et ont été blessées par la pénétration de fragments métalliques. Efforts continus «Dès le début, les services de secours et les équipes médicales ont, conjointement avec la défense, les services d aide aux victimes et de police, fait tout leur possible pour offrir les meilleurs soins aux victimes et à leur famille. Les prestataires de soins poursuivront encore ces efforts au cours des semaines et des mois à venir. J éprouve beaucoup de respect à leur égard et je remercie tous ceux qui ont annulé leur congé sans hésitation afin de continuer à soigner les gens ou de leur apporter un soutien psychologique», a déclaré la ministre de la Santé publique. L Ordre des médecins, le Becep, l Absym et le Cartel ont également remercié les médecins et infirmiers pour «leur engagement courageux, leur professionnalisme exemplaire et leur solidarité chaleureuse dans la prise en charge dans les conditions les plus atroces des nombreuses victimes des attentats». Vincent Claes La gratuité des soins pour les victimes? Après les attentats de Paris, Marisol Touraine, la ministre française de la Santé, avait annoncé la mise en place immédiate de la gratuité des soins et de la simplification des procédures de prise en charge par l assurance-maladie pour les victimes de terrorisme. Qu en est-il chez nous? Ces dispositions étaient, selon nos confrères du Quotidien du médecin, déjà prévues dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) adopté en première lecture par le Sénat. Elles devaient entrer en application en 2016, mais en raison des attentats du 13 novembre 2015, Marisol Touraine a décidé de leur mise en œuvre «sans délai, par anticipation». Les personnes concernées ont reçu une attestation spécifique afin de leur permettre de faire valoir leurs droits auprès des professionnels et établissements de santé. «L objectif est de supprimer toutes ces lourdeurs administratives pour que les victimes bénéficient de l exonération de toute participation financière et d un assouplissement des conditions d attribution des indemnités journalières auprès de leur caisse habituelle d assurance-maladie», indiquait, via le QdM, le ministère. Et en Belgique? Des voix s élèvent pour demander la gratuité des soins aux victimes des attentats. Mounia Mejbar (PS, présidente du CA de l Huderf) plaide à titre personnel sur son compte facebook pour que l «Etat prenne en charge les frais liés à ces attentats, les frais médicaux liés aux blessures et hospitalisations, non pris en charge par les mutuelles, les frais liés aux décès, enterrements, crémations, rapatriements des corps». Contacté par Le Spécialiste, le Cabinet De Block explique qu il compte examiner la problématique du coût des soins pour les victimes mais que son énergie s est concentrée depuis les attentats dans l organisation optimale des secours, la prise en charge des victimes et la sécurité de la population. «Ces derniers jours, cela a été notre priorité absolue, réagit le Cabinet. La ministre tient à encore remercier les prestataires de soins concernés pour leur investissement. Nous allons maintenant examiner de plus près l impact des attentats, par exemple, au niveau des coûts des soins.» Partenamut (Mutualités libres), qui a mis en place une hotline pour soutenir ses clients victimes des attentats et pour leur famille, attendait également, au moment de boucler cette édition, les consignes du Cabinet sur la facturation des soins. V.C. GHdC JS2455BF

9 I9 Les généralistes bruxellois étaient prêts Suite aux terribles attentats du 22 mars, la Garde bruxelloise (GBBW) a rapidement réagi pour prévoir des effectifs supplémentaires dans les postes de garde les jours du drame. Trouver les bons mots L e Pr Delvenne, chef du service de pédopsychiatrie de l Huderf, livre quelques conseils pour aider les parents à «gérer» les questions ou les réactions des enfants face au terrorisme, sur un blog de l Huderf: coupez la télévision; éloignez les enfants de la télévision ; répondez à leurs questions; «N ous avons pu démontrer que nous pouvions être très réactifs face à une telle situation», explique le Dr Michel De Volder, président de la Garde bruxelloise/brusselse Wachtdienst (GBBW). «En effet, dès le milieu de la matinée, nous avions des renforts à disponibilité au cas où cela serait nécessaire, tant pour la Consultation de médecine générale d urgence (CMGU situé à proximité des Cliniques Saint-Luc: NDLR) que pour Athena (situé au centre de Bruxelles: NDLR) dans leur activité de journée. Des renforts étaient également prévus en soirée au CMGU ainsi que des renforts pour la garde mobile: de 1 à 4 médecins supplémentaires étaient en stand-by.» JS2449F Plus d intervention de la garde mobile Le Dr De Volder précise que finalement la garde n a pas constaté de demande accrue au niveau des postes médicaux de garde. «Depuis quelques semaines, leur fréquentation est en très nette hausse et cela continue dans la même lignée; seule la garde mobile a été plus sollicitée dans les nuits de mardi à mercredi et de mercredi à jeudi, mais cela est resté tout à fait gérable, en mobilisant les 2 médecins en renfort en soirée.» les terroristes sont les Il est encore fort tôt pour dire si les généralistes vont être davantage sollicités par la population suite aux attentats, mais il est fort probable que des patients choqués par ces événements dramatiques et brutaux se rendent chez leur médecin de famille et que les 316 victimes directes se fassent, après leur hospitalisation, suivre régulièrement par leur généraliste. Pour permettre l identification des victimes, le Disaster Victim Identification team» de la police fédérale va vraisemblablement contacter des généralistes afin d accéder à certaines données médicales. Un sondage réalisé par nos confrères français du Quotidien du médecin après les attentats de Paris de novembre a révélé que près de 54% des répondants ressentaient les effets de ces actes terroristes dans leur patientèle. Une quinzaine de jours après les attentats commis au Bataclan et au Stade de France, le syndicat MG France, ne relevait pas d indicateurs montrant la croissance des prescriptions d interruption de travail ou de psychotropes après les attentats. Le syndicat craignait une augmentation du nombre d arrêts de travail et a demandé aux autorités que «tout soit fait au niveau réglementaire et assurantiel» pour permettre une prise en charge optimale des victimes «sans pénalisation des prescripteurs». méchants. Expliquez le terrorisme aux enfants avec des mots d enfants, en les désignant comme les méchants, ceux qui cherchent à faire peur Les parents, les professeurs sont là pour les protéger; en parler systématiquement? Pas forcément. Il n est pas obligatoire d en parler si l enfant n a pas de question et ne manifeste pas de trouble particulier. L adulte a besoin de parler pour gérer son trop plein d émotions, mais il est important de ne pas transmettre son angoisse aux enfants; surveillez leur sommeil ou les changements de comportement. Certains enfants ne posent pas de Etre (encore plus) à l écoute Le SPF Santé publique a adressé aux cercles de médecins généralistes des informations et une brochure pour aider les MG à prendre en charge les patients impliqués dans les attentats. «Il a été constaté par le passé que les gens se tournent souvent vers la première ligne de soins. Sur base de votre expertise, bon nombre de problèmes diminution de l attention et de la concentration, troubles du sommeil, hyperventilation, sueurs (nocturnes), diarrhée, problèmes intestinaux et gastriques, perte de l appétit, incontinence, syndrome de stress post-traumatique peuvent être pointés et résolus. Une écoute attentive est également essentielle». Christiaan De Coster, patron du SPF Santé publique, estime qu il est primordial que les victimes puissent raconter leur histoire «et plus particulièrement à un entourage qui les écoute et en qui ils ont confiance. Les médicaments peuvent être utiles, mais ne doivent pas être le premier choix.» question mais les expriment autrement. Soyez attentifs au sommeil perturbé et aux changements dans leur comportement. Vincent Claes

10 10 I Du changement dans l air VOTRE CARRIÈRE Au sommaire de notre page «carrières», consacrée aux mouvements et transferts dans le secteur hospitalier, deux nominations prestigieuses et un départ bien mérité à la retraite. Michel Dewever: médecin-chef du navire amiral du Chirec Le Dr Michel Dewever a été désigné médecin-chef du futur hôpital du Chirec, le site Delta, qui s ouvrira dans le courant de Un fameux défi. «Le Dr Michel Dewever est ORL, très actif chirurgicalement sur le site de Cavell, investi par ailleurs dans l organisation de la clinique comme responsable médical des consultations et de la clinique de jour chirurgicale. Il est administrateur de l Absym. Il s est particulièrement distingué dans la communauté médicale de tout le Chirec comme président du Conseil médical, fonction qu il assume maintenant pour son troisième mandat consécutif. Il bénéficie à ce titre d une grande confiance et d un profond respect de la part de nos praticiens. Parmi les autres succès dont il fut l artisan, on soulignera l initiative prise par le Conseil médical d affecter les ressources des honoraires de disponibilité pour le financement de la robotique chirurgicale, son soutien financier à la Fondation CHIRAN (CHIREC Action for Nursing), qui offre à ses infirmier(e)s d intéressantes formations professionnelles, et l organisation de missions humanitaires. C est ainsi que depuis 2011 il a dirigé quatre campagnes de chirurgie spécialisées au Bénin et en Tanzanie, avec l aide de collègues et d infirmier(e)s volontaires», annonce l hôpital. Michel Dewever devra mettre en œuvre les procédures de fonctionnement d un quartier opératoire de 24 salles avec 5 autres salles dans les unités spécialisées comme l ophtalmologie, d un plateau de consultations de m 2, de 20 unités d hospitalisation et d un service d urgence doté d une fonction SMUR, sans compter toutes les unités médico-techniques. Plusieurs médecins du Chirec s étaient portés candidats à ce posteclé. Le choix a été difficile. M e Anrys, vétéran du syndicalisme médical, lève l ancre Lors de sa récente assemblée générale, la Chambre syndicale des médecins de Namur, Hainaut et Brabant Wallon a rendu hommage à Henri Anrys (86 ans), qui quitte ses fonctions. Anne-Françoise Ziegels lui succède au poste de secrétaire général de la chambre. «Pendant 53 ans, il a été un des acteurs des lois et arrêtés d exécution qui ont élaboré le système de santé, rappelle Geneviève Anrys, sa femme. En tant que secrétaire général de l Association nationale belge contre la tuberculose, il a acquis une connaissance poussée du financement et de la gestion des hôpitaux. Il a été chargé de convertir les sanatoria moribonds en hôpitaux généraux de revalidation ou psychiatriques. En tant que responsable juridique de la Chambre syndicale, il s est impliqué dans le rétablissement d hôpitaux en difficulté aux côtés d équipes de médecins remarquables qui voulaient être maîtres de leur outil, Cavell ou Messancy.» L ancien président de la Chambre (lire Le Spécialiste N 80), le Dr Lemye, rappelle que le docteur en droit a été un proche conseiller du Dr Wynen au moment de la grande grève des médecins de 1964 et qu il a ensuite représenté l Absym dans de nombreuses instances nationales et internationales. Ancien pigiste dans plusieurs journaux (La Métropole ou Le Patriote Illustré ) durant ses études, Henry Anrys était toujours disposé à expliquer patiemment aux journalistes les mécanismes complexes du secteur hospitalier. Et prêt aussi à prendre la plume pour défendre son opinion et sa vision de la politique de santé auprès des politiciens M e Anrys est l auteur de nombreuses publications, dont le précieux Vade-mecum des conseils médicaux (en 2 tomes, republié en 2012). «Passionné, non seulement par le droit, mais aussi par l armée, la navigation, la littérature, tu aurais eu le choix des carrières les plus prestigieuses, a souligné Roland Lemye à l adresse de l ancien capitaine de Frégate. Tu as fait celui de te mettre au service de la défense des médecins, des patients et des droits de l Homme.» La rédaction du Spécialiste souhaite au dynamique octogénaire de pouvoir enfin se reposer après une aussi riche carrière au service de la médecine libérale. Le Pr Houben à la tête du service de chirurgie viscérale Après avoir exercé à Erasme et au Chirec, Jean-Jacques Houben dirige depuis le 1 er octobre le service de Chirurgie viscérale du CHU de Charleroi. Agrégé de l enseignement supérieur en sciences chirurgicales (1988), le Pr Houben est actuellement titulaire de la chaire de chirurgie digestive en Master 1 (ULB) et de la chaire de chirurgie pédiatrique à l Hôpital Erasme. Le nouveau défi du Pr Houben est de renforcer le service de chirurgie viscérale du CHU de Charleroi et d en faire un véritable centre d enseignement. Plus d infos dans Tam-Tam N 27, février JS2446F N hésitez pas à nous contacter (v.claes@lespecialiste.be) pour nous faire part de vos changements de carrière.

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Excipient(s) à effet notoire: Chaque gélule con ent également respec vement 35mg, 8,25 mg, 16,50 mg ou 33 mg de lactose monohydraté. Pour la liste complète des excipients, voir rubrique FORME PHARMACEUTIQUE. Gélule de 25mg: blanche et orange, portant en noir les men ons «P zer» sur la par e supérieure et «PGN 25» sur la par e inférieure. Gélule de 75mg : blanche et orange, portant en noir les men ons «P zer» sur la par e supérieure et «PGN 75» sur la par e inférieure. Gélule de 150mg : Blanche, portant en noir les men ons «P zer» sur la par e supérieure et «PGN 150» sur la par e inférieure. Gélule de 300mg : blanche et orange, portant en noir les men ons «P zer» sur la par e supérieure et «PGN 300» sur la par e inférieure. 4.1 Indica ons thérapeu ques. Douleurs neuropathiques. Lyrica est indiqué dans le traitement des douleurs neuropathiques périphériques et centrales chez l adulte. Épilepsie.Lyrica est indiqué chez l adulte en associa on dans le traitement des crises épilep ques par elles avec ou sans généralisa on secondaire. Trouble Anxieux Généralisé. Lyrica est indiqué dans le traitement du Trouble Anxieux Généralisé (TAG) chez l adulte. 4.2 Posologie et mode d administra on. Posologie. La posologie varie de 150 à 600 mg par jour, en deux ou en trois prises. Douleurs neuropathiques. Le traitement par prégabaline peut être instauré à la dose de 150 mg par jour administrée en deux ou en trois prises. En fonc on de la réponse et de la tolérance du pa ent, la dose peut être augmentée à 300 mg par jour après un intervalle de 3 à 7 jours, et peut si nécessaire être augmentée à la dose maximale de 600 mg par jour après un intervalle supplémentaire de 7 jours. Épilepsie. Le traitement par prégabaline peut être instauré à la dose de 150 mg par jour administrée en deux ou en trois prises. En fonc on de la réponse et de la tolérance du pa ent, la dose peut être augmentée à 300 mg par jour après 1 semaine. La dose maximale de 600 mg par jour peut être a einte après un délai supplémentaire d une semaine. Trouble Anxieux Généralisé. La posologie varie de 150 à 600 mg par jour, en deux ou en trois prises. La nécessité de poursuivre le traitement doit être réévaluée régulièrement. Le traitement par prégabaline peut être instauré à la dose de 150 mg par jour. En fonc on de la réponse et de la tolérance du pa ent, la dose peut être augmentée à 300 mg par jour après 1 semaine. Après un délai supplémentaire d une semaine, la dose peut être augmentée à 450 mg par jour. La dose maximale de 600 mg par jour peut être a einte après un délai supplémentaire d une semaine. Interrup on du traitement par la prégabaline. Conformément aux pra ques cliniques actuelles, si le traitement par la prégabaline doit être interrompu, il est recommandé de le faire progressivement sur une période minimale d 1 semaine quelle que soit l indica on (voir rubriques 4.4. et 4.8). Pa ents insuffisants rénaux. La prégabaline est éliminée de la circula on générale principalement par voie rénale sous forme inchangée. La clairance de la prégabaline étant directement propor onnelle à la clairance de la créa nine (voir rubrique 5.2), chez les pa ents présentant une insuffisance rénale une réduc on de la dose devra être établie individuellement en tenant compte de la clairance de la créa nine (CL cr ), comme indiqué dans le Tableau 1, calculée selon la formule suivante : CL cr(ml/min) = [1.23 x[140-âge(années)] x poids (kg)/créan ne sérique (μmol/l)] (x 0.85 pour les femmes). La prégabaline est éliminée efficacement du plasma par hémodialyse (50% du médicament en 4 heures). Pour les pa ents hémodialysés, la dose journalière de prégabaline doit être adaptée en tenant compte de la fonc on rénale. En plus de la dose journalière, une dose supplémentaire doit être administrée immédiatement après chaque hémodialyse de 4 heures (voir Tableau 1). Tableau 1. Adapta on de la dose de prégabaline selon la fonc on rénale Clairance de la créa nine (CLcr) (ml/min) Dose journalière totale de prégabaline * Schéma posologique Dose ini ale (mg/jour) Dose maximale (mg/jour) BID ou TID 30 < BID ou TID 15 < Une fois par jour ou BID < Une fois par jour Dose supplémentaire après hémodialyse (mg) Dose unique + TID = trois doses séparées, BID = deux doses séparées, * La dose journalière totale (mg/jour) doit être divisée par le nombre de prises indiqué pour obtenir le nombre de mg par prise. + La dose supplémentaire est une dose complémentaire administrée en une seule prise. Pa ents insuffisants hépa ques. Aucun ajustement de la dose n est nécessaire chez les pa ents insuffisants hépa ques (voir rubrique 5.2). Popula on pédiatrique. La sécurité d emploi et l efficacité de Lyrica chez les enfants de moins de 12 ans et chez les adolescents (12-17 ans) n ont pas été démontrées. Les données actuellement disponibles sont décrites aux rubriques 4.8, 5.1 et 5.2, mais aucune recommanda on posologique ne peut être établie. Sujet âgé (de plus de 65 ans). En raison d une diminu on de la fonc on rénale, une réduc on de la dose de prégabaline peut être nécessaire chez les pa ents âgés (voir u lisa on chez les insuffisants rénaux). Mode d administra on. Lyrica peut être pris au moment ou en dehors des repas. Lyrica est administré uniquement par voie orale. 4.3 Contre-indica ons. Hypersensibilité au principe ac f ou à l un des excipients men onnés à la rubrique Effets indésirables. Le programme d évalua on clinique de la prégabaline a été mené chez plus de 8900 pa ents exposés à la prégabaline, plus de 5600 d entre eux l ayant été dans le cadre d essais en double aveugle contrôlés contre placebo. Les effets indésirables le plus fréquemment rapportés ont été les étourdissements et la somnolence. Ces effets indésirables étaient généralement d intensité légère à modérée. Dans toutes les études contrôlées, les interrup ons de traitement liées aux effets indésirables ont été de 12% pour les pa ents recevant la prégabaline et de 5% pour ceux recevant le placebo. Les effets indésirables les plus fréquents ayant entraîné l arrêt du traitement par la prégabaline ont été les étourdissements et la somnolence. Le tableau 2 ci-dessous énumère, par type et par fréquence, tous les effets indésirables survenus à une incidence supérieure à celle du placebo et chez plus d un pa ent (très fréquent ( 1/10), fréquent ( 1/100 à < 1/10), peu fréquent ( 1/1 000 à < 1/100), rare ( 1/ à < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être es mée sur la base des données disponibles). Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre de gravité décroissante. Les effets indésirables cités peuvent aussi être associés à la maladie sous-jacente et/ ou aux médicaments concomitants. Dans le traitement des douleurs neuropathiques centrales dues à une lésion de la moelle épinière, l incidence des effets indésirables en général, des effets indésirables touchant le SNC et la somnolence en par culier, a été accru (voir rubrique 4.4). Les effets supplémentaires rapportés après commercialisa on gurent dans la liste ci-dessous en italique. Tableau 2. Effets indésirables de la prégabaline. Infec ons et infesta ons. Fréquent : nasopharyngite. Affec ons hématologiques et du système lympha que. Peu fréquent : neutropénie. Affec ons du système immunitaire. Peu fréquent: Hypersensibilité. Rare: Œdème de Quincke, réac on allergique. Troubles du métabolisme et de la nutri on. Fréquent: augmenta on de l appé t. Peu fréquent : Anorexie, hypoglycémie. Affec ons psychiatriques. Fréquent: humeur euphorique, confusion, irritabilité, désorienta on, insomnie, diminu on de la libido. Peu fréquent: hallucina ons, crises de panique, nervosité, agita on, dépression, humeur dépressive, exalta on, agression, humeur changeante, dépersonnalisa on, manque du mot, rêves anormaux, augmenta on de la libido, anorgasmie, apathie. Rare: désinhibi on. Affec ons du système nerveux. Très fréquent: Etourdissements, somnolence, céphalées. Fréquent: Ataxie, troubles de la coordina on, tremblements, dysarthrie, amnésie, troubles de la mémoire, troubles de l a en on, paresthésies, hypoesthesie, séda on, troubles de l équilibre, léthargie. Peu fréquent: Syncope, stupeur, myoclonie, perte de connaissance, hyperac vité psychomotrice, dyskinésie, ver ges de posi on, tremblement inten onnel, nystagmus, trouble cogni f, altéra on de la fonc on mentale, trouble du langage, hyporé exie, hyperesthésie, sensa on de brûlure, agueusie, malaise. Rare: Convulsions, parosmie, hypokinésie, dysgraphie. Affec ons oculaires. Fréquent: Vision trouble, diplopie. Peu fréquent : Perte de la vision périhérique, troubles visuels, gon ement des yeux, anomalies du champ visuel, diminu on de l acuité visuelle, douleur oculaire, fa gue visuelle, photopsie, sécheresse oculaire, larmoiement, irrita on des yeux. Rare: Perte de la vue, kéra te, oscillopsie, altéra on de la vision stéréoscopique, mydriase, strabisme, halo visuel. Affec ons de l oreille et du labyrinthe. Fréquent: Ver ges. Peu fréquent : Hyperacousie. Affec ons cardiaques. Peu fréquent: Tachycardie, bloc auriculo-ventriculaire du premier degré, bradycardie sinusale, insuffisance cardiaque conges ve. Rare: Allongement de l intervalle QT, tachycardie sinusale, arythmie sinusale. Affec ons vasculaires. Peu fréquent : Hypotension, hypertension, bouffées de chaleur, bouffées vasomotrices, sensa on de froid aux extrémités. Affec ons respiratoires, thoraciques et médias nales. Peu fréquent: Dyspnée, épistaxis, toux, conges on nasale, rhinite, ron ement, sécheresse nasale. Rare: Œdème pulmonaire, sensa on de constric on du pharynx. Affec ons gastro-intes nales. Fréquent: Vomissements, nausées, cons pa on, diarrhée, atulences, distension abdominale, bouche sèche. Peu fréquent : Re ux gastro-œsophagien, sialorrhée, hypoesthésie orale. Rare: Ascite, pancréa te, gon ement de la langue, dysphagie. Affec ons de la peau et du ssu sous-cutané. Peu fréquent: Erup on papuleuse, ur caire, hyperhidrose, prurit. Rare: Syndrome de Stevens-Johnson, sueurs froides. Affec ons musculo-squele ques et systémiques. Fréquent: Crampes musculaires, arthralgie, dorsalgie, douleur des membres, spasmes cervicaux. Peu fréquent: Gon ements ar culaires, myalgie, contrac ons musculaires, douleurs cervicales, rigidité musculaire. Rare: Rhabdomyolyse. Affec ons du rein et des voies urinaires. Peu fréquent : Incon nence urinaire, dysurie. Rare: Insuffisance rénale, oligurie, réten on urinaire. Affec ons des organes de reproduc on et du sein. Fréquent: Troubles de l érec on. Peu fréquent: Dysfonc on sexuelle, retard de l éjacula on, dysménorrhée, douleur mammaire. Rare: Aménorrhée, écoulement mammaire, hypertrophie mammaire, gynécomas e. Troubles généraux et anomalies au site d administra on. Fréquent: Œdème périphérique, œdème, troubles de la marche, chutes, sensa on d ébriété, sensa ons anormales, fa gue. Peu fréquent: Œdème généralisé, œdème de la face, oppression thoracique, douleur, èvre, soif, frissons, asthénie. Inves ga ons. Fréquent: Prise de poids. Peu fréquent: Augmenta on de la créa ne phosphokinase sanguine, augmenta on de l alanine aminotransférase, augmenta on de l aspartate aminotransférase, augmenta on de la glycémie, diminu on de la numéra on des plaque es, augmenta on de la créa ninémie, diminu on de la kaliémie, perte de poids. Rare: Diminu on de la numéra on des globules blancs. Après interrup on d un traitement à court ou long terme par la prégabaline, des symptômes de sevrage ont été observés chez certains pa ents. Les réac ons suivantes ont été rapportées : insomnie, céphalées, nausées, anxiété, diarrhée, syndrome grippal, convulsions, nervosité, dépression, douleurs, hyperhidrose, et étourdissements, suggérant une dépendance physique. Le pa ent doit en être informé en début de traitement. Concernant l interrup on d un traitement prolongé par la prégabaline, des données suggèrent que l incidence et la sévérité des symptômes de sevrage peuvent être dose-dépendantes. Popula on pédiatrique. Le pro l de sécurité d emploi de la prégabaline observé dans deux études pédiatriques (étude de pharmacociné que et de tolérance, n = 65 ; étude de suivi de la sécurité d emploi en ouvert pendant 1 an, n = 54) était similaire à celui observé dans les études menées chez l adulte (voir rubriques 4.2, 5.1 et 5.2). Déclara on des effets indésirables suspectés. La déclara on des effets indésirables suspectés après autorisa on du médicament est importante. Elle permet une surveillance con nue du rapport béné ce/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système na onal de déclara on voir Annexe V.7.TITULAIRE DE L AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ. P zer Limited, Ramsgate Road, Sandwich Kent, CT13 9NJ, Royaume- Uni. 8.NUMÉRO(S) D AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ. EU/1/04/279/ , EU/1/04/279/027, EU/1/04/279/030, EU/1/04/279/038, EU/1/04/279/045 9.DATE DE PREMIÈRE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L AUTORISATION. Date de première autorisa on : 06 juillet Date de dernier renouvellement: 06 juillet DATE DE MISE À JOUR DU TEXTE : 11/2015. Médicament sur prescrip on. Des informa ons détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l Agence européenne des médicaments h p:// février 2016 Parmi les Moins Chers. Toutes les raisons de rester fidèle à l original!

12 12 I ECONOMIE Le crédit «bullet»: une formule alternative pour financer un achat immobilier A mi-chemin entre les formules de crédits hypothécaires classiques et l achat sur fonds propres, le crédit «bullet» offre une solution alternative qui peut présenter des avantages indéniables. A condition toutefois d en avoir bien compris le fonctionnement. Chaque mois, vous ne remboursez que les intérêts sur le capital emprunté. MS10001F Imaginons la situation suivante: à l approche de la cinquantaine, le crédit hypothécaire que vous avez contracté pour financer l achat de votre habitation approche de l échéance. Vous souhaitez profiter de l occasion pour acheter un second bien immobilier: une seconde résidence, un appartement pour l un de vos enfants ou même de l immobilier locatif. Cet achat peut se faire par la voie d un financement hypothécaire classique. Cependant, vous n êtes plus dans la situation d un jeune couple sans le sou qui se lance dans un premier achat immobilier. Compte tenu de votre situation que nous analyserons plus tard d autres opportunités peuvent s avérer bien plus intéressantes. Parmi celles-ci, le crédit «bullet», une formule gagnante pour peu que vous disposiez du capital nécessaire pour en assurer le remboursement à l échéance. Rembourser le capital en une fois Dans un crédit hypothécaire classique, vous remboursez chaque mois des mensualités qui se composent d une partie du capital et des intérêts. Ainsi, si vous avez opté pour un taux fixe, vous rembourserez chaque mois, pendant toute la durée du crédit, le même montant. Au début du crédit, la partie consacrée aux intérêts sera supérieure à celle consacrée au remboursement du capital. Au fur et à mesure du remboursement, ce rapport s inversera, selon les modalités prévues dans votre tableau d amortissement. C est parfaitement logique: à chaque nouvelle mensualité, le capital à rembourser diminue, ce qui fait baisser les intérêts à payer sur celui-ci. Dans le cas d un crédit «bullet» on parle aussi de «crédit à terme fixe», le mécanisme de remboursement est tout à fait différent: chaque mois, vous ne remboursez que les intérêts sur le capital emprunté. A l échéance, vous rembourserez donc le capital en une seule fois. Les premiers avantages et inconvénients sautent immédiatement aux yeux. Côté positif: vos mensualités à rembourser pendant toute la durée du crédit sont bien moins élevées que dans le cas d un crédit hypothécaire classique. Côté négatif: il faut être certain de pouvoir disposer de l entièreté du capital emprunté à l échéance. Néanmoins, les implications d un crédit «bullet» sont bien plus vastes et méritent une analyse plus détaillée, afin de déterminer si cette formule peut vous convenir. Disposer d un capital Comme vous l aurez aisément compris, le crédit «bullet» ne s adresse pas à tous les candidats emprunteurs. La première condition à remplir avant de s intéresser à ce genre de formule, c est la certitude de disposer du capital à rembourser à l échéance. Si vous n en êtes pas certain, passez votre chemin et concentrez-vous sur une formule classique qui sera beaucoup moins risquée pour vous. Deux cas de figure pourraient vous amener à envisager un crédit «bullet»: soit vous disposez déjà du capital emprunté, soit vous avez le certitude que vous disposerez de ce capital à l échéance. Commençons par la première hypothèse: vous souhaitez acquérir un appartement qui vous coûtera tous frais compris euros. Or, vous disposez déjà de euros répartis sur votre compte d épargne et votre portefeuille d investissements. Première question: pourquoi ne pas financer cet achat sur vos fonds propres? C est une possibilité mais qui présente au moins deux inconvénients. Primo, si vous comptez mettre cet appartement en location, vous serez (légèrement) taxé sur les loyers réellement perçus. Or, un achat sur fonds propres ne vous permettra pas de déduire les intérêts de l emprunt de ces revenus locatifs. D un point de vue fiscal, cette piste n est donc pas optimale. Secundo, pour financer cet achat, vous devrez liquider une partie de votre portefeuille (épargne et titre). En agissant de la sorte, vous renoncez au rendement potentiel que vous pourriez générer de ce capital en le plaçant dans des produits financiers dont le rendement historique sur le long terme est plus élevé que celui des comptes d épargne (fonds, actions, obligations, etc.) En investissant ce capital dans la brique, vous vous privez du potentiel de croissance des marchés boursiers. Compte tenu de ces deux variables (avantage fiscal et potentiel de croissance des marchés), le crédit «bullet» devrait au moins attirer votre attention au moment de réfléchir aux différentes formules possibles pour financer votre achat immobilier. Contrairement à l achat sur fonds propres, le crédit «bullet» vous permet en effet de continuer à déduire les intérêts de l emprunt et à poursuivre votre stratégie d investissement sur les marchés boursiers à long terme.

13 I 13 La promesse d un futur capital Analysons maintenant le second cas de figure. Vous êtes toujours intéressé par un appartement dont le coût total atteint euros, mais vous ne disposez pas encore de liquidités suffisantes pour couvrir cette somme. Les portes du crédit «bullet» se ferment-elles pour autant? Pas du tout. Car pour pouvoir prétendre au crédit «bullet», vous devez pouvoir apporter cette somme à l échéance, pas à la signature du crédit. Or, si vous avez fait preuve de prudence dans la gestion de vos finances, vous devriez avoir mis de l argent de côté dans le cadre de la pension du 2 e pilier: Pension Libre Complémentaire pour Indépendant (PLCI), assurance-groupe, engagement individuel de pension (EIP), etc. Peut-être même avez-vous prévu des plans d épargne-pension complémentaires via des produits d assurances de la Branche 21. La bonne nouvelle, c est que ce capital futur peut être utilisé dans le cadre d un crédit «bullet». Vous avez 50 ans, vous toucherez les euros de votre assurance-groupe lors de votre 65 e anniversaire? Vous pouvez dès lors contracter dès aujourd hui un crédit «bullet» sur 15 ans et utiliser votre assurance-groupe pour rembourser le capital emprunté à l échéance. Ce raisonnement s applique également pour des apports en capital autres que l épargne-pension: un héritage, une donation, un plan d épargne périodique en vue de reconstituer le capital emprunté à l échéance, etc. Avantages et inconvénients Comme vous l aurez compris, la formule du crédit «bullet» présente de nombreux avantages. D abord, au niveau de la gestion de votre budget, cette formule allège considérablement le montant des mensualités à rembourser puisque seuls les intérêts du crédit y sont comptés. Ensuite, elle est fiscalement plus avantageuse qu un financement sur fonds propres. Elle vous permet également de valoriser la promesse d un apport de capital futur. Enfin, si vous disposez déjà d un capital substantiel, vous pourrez continuer à en tirer un rendement tout au long de la durée du crédit. justificatifs pour prouver que vous serez bien en mesure de rembourser le capital emprunté. Enfin, la durée du crédit «bullet» est souvent plus courte que celle d un crédit hypothécaire classique. En général, vous serez limité à 15 ans maximum. Compenser le coût du crédit Si le crédit «bullet» coûte plus cher en raison de son taux d intérêt plus élevé, à quoi bon choisir cette option? La réponse est simple: même si le taux d un crédit «bullet» est plus élevé que celui d un emprunt hypothécaire traditionnel, cette formule bénéficie tout de même du contexte actuel de taux bas. On reste donc dans des taux d intérêt relativement faibles d un point de vue historique. Pour en tirer profit, tout l art consistera donc à miser sur le rendement généré par le capital dont vous disposez déjà. Reprenons notre exemple du début: vous disposez déjà d un patrimoine (épargne et placements) de euros pour financer l achat d un appartement de euros. Dans la formule du crédit «bullet», vous continuez à disposer de ce patrimoine pendant toute la durée du crédit. Si vous estimez que vous avez besoin de euros sur votre compte d épargne pour faire face à d éventuels imprévus, vous pouvez envisager de placer le solde ( euros) dans des produits financiers qui, potentiellement, peuvent vous rapporter un rendement plus élevé que le taux d intérêt payé sur l emprunt: actions, obligations, fonds, etc. Evidemment, il faudra opter pour une stratégie diversifiée, orientée sur le rendement à long terme et correctement étudiée avec un conseiller spécialisé. Mais juste pour vous donner une idée: entre le 31 mai 1994 et le 31 août 2015, l indice boursier MSCI World souvent utilisé comme référent pour les placements boursiers a généré un rendement annuel moyen de 7,06%. Autrement dit, avec un tel niveau de rendement, les revenus de votre patrimoine couvrent largement le coût en intérêts de votre crédit «bullet». Le crédit patrimonial Parmi les différentes formes de crédit «bullet», la formule du crédit patrimonial est également proposée par plusieurs établissements en Belgique. Le fonctionnement est identique à celui que nous venons de décrire. Mais dans le cas du crédit patrimonial, votre portefeuille de titres existant est mis en gage (on parle de «nantissement» en jargon financier) afin de couvrir le montant emprunté. La valeur du portefeuille est dans ce cas-ci pondérée en fonction du risque de chaque actif qui le compose. Ainsi, les actions (par définition plus risquées) sont moins valorisées que les obligations d Etat (réputées plus sûres) dans le calcul de la valeur du nantissement. Votre conseiller peut même vous recommander quelques transactions afin d alléger le poids du risque au sein de votre portefeuille. Dans cette formule, ce sont les revenus générés par le portefeuille d investissement qui couvrent les intérêts du crédit. Vous évitez ainsi de devoir revendre vos titres pour financer l achat d un bien immobilier. Notez que certaines banques limitent la durée d un crédit patrimonial à 10 ans maximum. Trouver la bonne formule Un gîte en Provence, une villa en Espagne, un appartement à la Côte, une fermette dans les Fagnes quel que soit votre projet, de nombreuses formules existent pour vous aider à trouver le meilleur financement pour l acquisition d un bien immobilier. Veillez toujours à étudier toutes les possibilités, mais aussi leurs implications pour votre portefeuille. Car, comme nous venons de le voir, les formules de crédit moins classiques peuvent paraître alléchantes à première vue, mais nécessitent toutefois une profonde compréhension de leur mode de fonctionnement. Pour un indépendant ou un dirigeant de société, la valorisation du capital pension du 2 e pilier demeure en tout cas un atout. En tant que dirigeant de société, vous pouvez ainsi par exemple opter pour une augmentation des primes dans le cadre de votre assurance-groupe (tout en respectant la règle des 80%) et utiliser le capital final pour un financement immobilier via un crédit «bullet». Cette formule s avérera beaucoup moins coûteuse sur le plan fiscal qu une augmentation de salaire! Enfin, la plupart des banques proposent également des formules «hybrides» qui vous permettent de combiner le crédit hypothécaire classique et le crédit «bullet» pour un seul et même projet. En tout état de cause, prenez toujours le temps d étudier l ensemble des possibilités, faites-vous conseiller par un professionnel, comparez les différentes offres. Albin Wantier Le crédit «bullet» n aurait que des avantages? Pas tout à fait. Première ombre au tableau: le coût. Le taux d intérêt d un crédit «bullet» est toujours plus élevé que celui d un crédit hypothécaire classique. De plus, la charge d intérêts totale est également plus élevée puisque chaque mois, les intérêts sont calculés sur l entièreté du capital emprunté. Résultat: à l échéance, ce crédit vous a coûté plus cher sauf si vous avez pris les devants (voir plus loin). Deuxième revers de la médaille: votre banque exigera de nombreuses garanties avant d accepter votre dossier. Vous devrez montrer des

14 14 I ACTUALITÉ MÉDICO-SCIENTIFIQUE PALUDISME Vous (re)prendrez bien un peu d absinthe? L artémisinine a été mise à l honneur en 2015 avec la remise du prix Nobel de physiologie et de médecine à Youyou Tu (Chine), William Campbell (Irlande) et Satoshi Omura (Japon) pour leurs travaux sur l armoise annuelle (Artemisia annua) d une part et de l avermectine d autre part. Elle a cependant été pointée du doigt pour le risque hémolytique retardé qu elle engendre. Que penser de cet état de fait? Le point avec le Pr Stéphane Jauréguiberry dans le cadre de la 35 e Réunion interdisciplinaire de chimiothérapie anti-infectieuse. Figure 1: Grimoire de Ge Hong ( ) intitulé «Prise en charge des situations d urgence». cède une hémolyse franche dès la 2 e -3 e semaine (6). Pratiquement, 27% des patients ont eu une PADH, des transfusions étant nécessaires dans 5% des cas. Aucun décès lié à cet effet secondaire n a été enregistré. Il faut différencier le mécanisme de sa conséquence Le mécanisme hémolytique est lié au principe d action de l artesunate. Il exerce en effet une action sur presque tous les parasites intra-érythrocytaires et empêche ainsi leur développement tout en inhibant l attachement des globules rouges parasités aux globules rouges non parasités et aux cellules endothéliales. Un autre effet original des dérivés de l artémisinine est le «pitting» ou épépinage splénique des érythrocytes parasités. Il consiste en l expulsion du parasite mort de l érythrocyte hôte lorsque celui-ci traverse une structure microcirculatoire splénique appelée «fente interendothéliale». Ces érythrocytes pittés retournent ensuite dans la circulation générale. Le pitting est am- des érythrocytes pittés pourrait être un marqueur prédictif intéressant de la survenue d une hémolyse différée post-artésunate.» Dans ces conditions, les autorités de santé continuent à le recommander en cas de malaria sévère, à condition de suivre la biologie de très près é J0, J3, J7, J14, J21 et J28. Et quand le paludisme est moins sévère, que faire? On dispose aujourd hui de 3 types de molécules en première ligne thérapeutique: l atovaquone-proguanil, l artemether-luméfantrine et la dihydroartémisinine-pipéraquine, mais aucune étude comparative n a encore été publiée sur ces diverses molécules. Une étude française, PHRC MalaRia, est en cours avec pour objectif le nombre de recours à une seconde ligne de traitement avant le 28 e jour de suivi, mais les résultats qui étaient prévus cette année seront probablement postposés, du moins pour l objectif principal, car le recrutement est loin de suivre ce que l on attendait et le taux d échec est généralement très faible. Pour la troisième molécule citée, qui associe un dérivé de l artémisinine et MS10448F C est en 1967 en pleine guerre du Viêt-Nam, et alors que le paludisme tue plus que la guerre, que Mao-Tsé-toung met sur pied le projet 523, un projet chargé de rassembler toutes les informations possibles sur préparations ancestrales de la médecine chinoise afin de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques. Parmi celles-ci 640 seront identifiées par Youyou Tu pour avoir une potentielle activité antipaludique. Elle s intéressera alors à 380 extraits tirés de 200 herbes pour montrer sur modèle murin que les extraits d Artemisia Annua (ou absinthe) ont une bonne activité sur le Plasmodium. Mais cette activité est partielle et non reproductible. Retournant alors aux écrits anciens, elle tombe sur un grimoire de Ge Hong ( ) intitulé «Prise en charge des situations d urgence» et qui mentionne que «( ) une pleine poignée de feuilles de Quinghao (ou doux bois de vers le nom chinois d Artemisia) plongées dans 2 sheng (+ 1,1 litre) d eau, essorées et dont on boit le jus entier guérit de la fièvre (Figure 1) (1)». En d autres termes, plutôt que d extraire à haute température (ce qui détruit probablement partiellement le produit actif), il fallait le faire à température ambiante, ce qui lui permet en 1971 d isoler un extrait neutre, non toxique, efficace à 100% sur Plasmodium berghei et P. cynomolgi. L artémisinine venait ainsi de naître (Figure 2) (2), l avenir démontrant ensuite qu avec ses dérivés, elle est la plus puissante des antipaludiques en réduisant la charge parasitaire d un facteur sur 15 jours (alors que la quinine ne la réduit que d un facteur 100) (3). Cette efficacité se traduit également sur le plan clinique par une claire supériorité sur tous ses comparateurs (4) de telle sorte qu elle a été classée par l OMS comme traitement de référence du paludisme grave (défini par une hyperparasitémie > 2-5% selon les zones d endémie, avec ictère). Des questions se posent hors zone d endémie «Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes jusque 2011», signale Stéphane Jauréguiberry (infectiologue, Université Pierre et Marie Curie), lorsqu une équipe de l hôpital La Charité à Berlin a rapporté 3 cas d hémolyse tardive à distance de l épisode infectieux après traitement par artesunate hors zone d endémie (5). «Depuis lors, de nombreux autres cas ont été recensés, relate Jauréguiberry, avec un taux de transfusion non négligeable.» Une analyse plus approfondie de ce PADH (Post Artesunate Delayed Hemolysis) sur une cohorte de 123 patients montre qu il se caractérise par une réduction modérée du taux d Hb (1,3g en moyenne, mais 15% environ de patients peuvent perdre plusieurs grammes) avant une phase de plateau qui pré- Figure 2: Structure moléculaire de l artémisinine. plifié par les dérivés de l artémisinine de telle sorte que le globule ainsi «nettoyé» est remis en circulation, au prix cependant d une certaine hémolyse. Il est également possible que le paludisme protège de la toxicité de l artésunate. Il est probable cependant que plus la charge en parasite est importante, plus le risque de largage d érythrocytes hémolysés et pittés est important. «Quoi qu il en soit, malgré l incidence élevée de l hémolyse différée, l anémie résultante n est préoccupante que dans 15% des cas et ne remet pas en cause le bénéfice de l artésunate par rapport à la quinine dans le traitement du paludisme grave. La concentration précoce une quinine de longue demi-vie, il reste certaines inconnues pour les insuffisants rénaux et hépatiques, pour les sujets âgés, et les enfants de < 6 mois ou < 5kg. Elle est cependant contre-indiquée chez les patients qui ont des antécédents d allongement de l espace QT du fait d un risque de torsade de pointe. Dr Dominique-Jean Bouilliez Références 1. Tu Y et al. Nat Med 2011;17(10): Miller L, Su X. Cell 2011;146(6): Cao X et al. Trans R Soc Trop Med Hyg 1997;91(3): Sinclair D et al. Cochrane Database Syst Rev 2012;6:CD Zoller T et al. Emerg Infect Dis 2011;17(5): Jauréguiberry S et al. Emerg Infect Dis 2015;21(5):

15 I 15 RECOMMANDATIONS EN MÉDECINE DU SPORT Quel sport choisir en fonction du risque et de son intensité? L American College of Cardiology et l American Heart Association ont récemment actualisé leur Scientific Statement sur la participation à une compétition sportive des athlètes qui présentent une cardiopathie. Ils ont publié à cet égard un document en 15 chapitres que l on peut retrouver sur (1). Résumé des principales modifications et classification des sports Parmi les principales modifications effectuées par rapport à la 36 e Conférence de Bethesda qui s était déroulée en 2005, on peut retenir que: - Les athlètes avec syndrome congénital du QT long peuvent se voir offrir l option de participer à une compétition sportive aussi longtemps qu ils sont asymptomatiques (mais depuis 3 mois au moins), et pour autant qu ils comprennent et acceptent qu ils courent un risque. - Les athlètes avec une cardiomyopathie ventriculaire droite prouvée, probable ou possible doivent être exclus des compétitions et se voir déconseiller formellement les exercices vigoureux. - Les restrictions quant aux participations à des compétitions pour les athlètes porteurs d un défibrillateur implantable (ICD) sont supprimées. A la condition d avoir eu avec le cardiologue traitant une discussion éclairée sur les risques (en ce compris le risque de chocs répétés possibles par l ICD et les possibles mauvais fonctionnements des électrodes) et les bénéfices de l exercice. - Le dépistage continue à être recommandé. Mais l ECG n est plus nécessaire pour ce faire. Hors ces recommandations, retenons dans le chapitre 1, une classification précise des sports usuels (Figure 1) et du risque hémorragique lié aux impacts (Tableau 1). L ACC et l AHA recommandent cependant d éviter les sports avec chocs possibles aux athlètes sous anticoagulants (AVK ou NOACs) du fait d un risque de saignement, et d interdire les sports avec risque important de chocs du fait du risque d hémorragie intracrânienne. Dr Dominique-Jean Bouilliez 1. Levine B, et al. Circulation Dec 1;132(22):e Tableau 1: Risque de chocs en fonction du niveau de développement Risque important de chocs Risque de chocs possible Risque de chocs faible ou non attendu Adolescents/enfants Football américain Hockey sur glace Lacrosse Lutte Karaté/judo Escrime Boxe Soccer Basketball Hockey sur gazon Equitation Ski alpin Squash Cyclisme Basketball/softball Cricket Golf Tir Gymnastique Volleyball Natation Athlétisme Tennis Patinage artistique Ski de fond Aviron Voile Tir à l arc Musculation Badminton (Jeunes) adultes Football américain Soccer Hockey sur glace LacrosseBasketball Lutte Karaté/judo Ski alpin Squash Escrime Boxe Hockey sur gazon Equitation Cyclisme Baseball/softball Gymnastique Patinage artistique Cricket Golf Tir Volleyball Natation Athlétisme Tennis Ski de fond Aviron Voile Tir à l arc Musculation Badminton Figure 1: Classifications des sports Composante statique 1. Faible (<10%) 2. Modérée (10-20%) 3. Elevée (>30%) Bobsleigh/Luge Sports de lancer (athlétisme) Gymnastique Arts martiaux Alpinisme Voile Ski nautique Musculation Windsurf Tir à l arc Course automobile Plongée Equitation Moto Bowling Cricket Curling Golf Tir à la carabine Yoga Body building Ski alpin Skateboard Snowboard Lutte Football américain Sauts (athlétisme) Patinage artistique Rodéo Rugby Course à pied (sprint) Natation synchronisée Course Ultra Baseball/softball Escrime Tennis de table Volleyball Boxe Canoë/Kayak Cyclisme Décathlon Aviron Patinage de vitesse Triathlon Basketball Hockey sur glace Lacrosse Courses (demi-fond) Natation Handball Tennis Badminton Ski de fond Hockey sur gazon Course d orientation Marche (olympique) Racquetball/Squash Courses (longue distance) Football Source: AHA 1. Faible (<50%) 2. Modérée (50-75%) 3. Elevée (>75%) MS10453F Composante dynamique

16 16 I ACTUALITÉ MÉDICO-SCIENTIFIQUE MALADIE DE PARKINSON Vers une prise en charge plus efficace des complications Dyskinésies et psychose sont parmi les effets secondaires les plus invalidants que connaissent les patients souffrant d une maladie de Parkinson. Plusieurs possibilités thérapeutiques semblent s offrir à eux aujourd hui. Le point avec le Pr David Maltête (Rouen) dans le cadre des 17 e Rencontres de neurologies. Pr David Maltête (Rouen). JS2374F Dyskinésies EASED pour l amantadine (1) Des dyskinésies surviennent chez près de 40% des patients après 4-6 ans de traitement par L-Dopa. L amantadine est un traitement efficace contre ce symptôme (2). Elle a été étudiée sous une nouvelle forme galénique à administration prolongée le soir au coucher sur 83 patients avec dyskinésie monophasique (de pic de dose) selon 4 bras (placebo, 260, 340 et 420mg) durant 8 semaines avec l échelle UDysRS (Unified Dyskinesia Rating Scale) pour critère d évaluation. A la dose la plus efficace (340mg), elle permet une amélioration significative du score (11 points, soit -27% par rapport au placebo alors que la forme à libération immédiate n entraîne «historiquement» qu une amélioration de 6 points), très rapide et franche dès la deuxième semaine. De plus, parallèlement à la réduction des dyskinésies, l amantadine augmente le temps de ON sans dyskinésie, réduit de manière significative les dyskinésies invalidantes et n entraîne pas de perturbation du sommeil. Enfin, sa tolérance est comparable à la forme immédiate. Il faut cependant attendre une validation sur des effectifs plus importants pour en faire un traitement de référence. La voie des IMAO-B (3) Le safinamide, un IMAO B sélectif, bloque les canaux sodiques et module la libération de glutamate, ce qui explique l effet antiparkinsonien et anti-dyskinétique qui a été démontré dans des études de phase II à la dose moyenne de mg/j que ce soit en add-on ou en monothérapie (4). L étude 016/018 concerne 669 patients avec des fluctuations motrices d une durée de plus de 1,5 heure/jour qui ont reçu soit un placebo soit le safinamide à 50mg ou 100mg/j durant 24 semaines. Au terme de l étude, la différence moyenne journalière du temps passé en phase ON sans dyskinésie gênante est significativement supérieure (1,3 heures) pour tous les groupes traités. Il en va de même pour le temps OFF, qui est réduit de façon significative (p < 0,001) par rapport au placebo; ceci étant accompagné d'une légère réduction des dyskinésies. Un agoniste inverse de la 5-HT2A dans les psychoses (5) La psychose associée à la maladie de Parkinson (hallucinations, illusions, délires) survient dans 50 à 75% des cas et est d autant plus marquée et fréquente que la maladie est avancée (6). Elle est généralement traitée par la clozapine une fois les causes psychogènes exclues, mais au prix d une surveillance drastique de la formule sanguine et sur le plan cardiovasculaire (6). La pimavansérine, un agoniste inverse sélectif de la 5-HT2A que l on sait directement impliquée dans la genèse des hallucinations visuelles de la maladie de Parkinson et de la maladie d Alzheimer, a montré des résultats prometteurs en termes d efficacité et de tolérance dans les études préliminaires (7). Les 199 patients retenus dans l étude mentionnée avaient une psychose associée à leur maladie depuis plus d un mois, mais sans délire ni lien avec une affection intercurrente. Ils ont été répartis de manière aléatoire selon deux bras: pimavansérine 40mg et placebo durant 43 jours avec pour critère de jugement principal le SAPS- CD (Scale for the Assessment of Positive Symptoms). Les résultats montrent une réduction significative des symptômes (-37%) par rapport au placebo (-14%) avec une efficacité du même ordre dans tous les sous-groupes considérés. Cette efficacité est perçue par le patient et par l aidant. De plus, le traitement améliore le sommeil sans provoquer de somnolence. Les décès observés dans l étude (3 au total) n avaient aucun lien avec le risque cardiovasculaire présomptif (malgré un allongement de l espace QT) ni avec le produit. Elle a ainsi, selon David Maltête, une efficacité du même ordre que les antipsychotiques avec une tolérance supérieure dans l étude présentée qui était cependant de très courte durée. Michel Hidalgo Références 1. Pahwa R, et al. Mov Disord. 2015;30(6): Verhagen Metman L, et al. Neurology. 1998;50(5): Borgohain R, et al. Mov Disord. 2014;29(2): Stocchi F, et al. Neurology. 2006;67(7 Suppl 2):S Cummings J, et al. Lancet. 2014;383(9916): Aarsland D, et al. Neurology. 2001;56(6): Meltzer H, et al. Neuropsychopharmacology. 2010;35(4):

17 ESPACE PHARMA MÉLANOME MÉTASTATIQUE OU DE STADE AVANCÉ Les preuves cliniques s accumulent en faveur du nivolumab (Opdivo, BMS)* Dr Dominique-Jean Bouilliez Quatrième pilier thérapeutique du cancer à côté de la chirurgie, de la radiothérapie et de la chimiothérapie, l immunothérapie a révolutionné la prise en charge de nombreux cancers de stade avancé. Parmi eux le mélanome, pour lequel le nivolumab vient d obtenir le remboursement dans notre pays. JSC138F La capacité du système immunitaire d éliminer des cellules cancéreuses est largement établie. Le système immunitaire humain utilise en effet un réseau complexe de molécules et de cellules pour activer ou inhiber la réponse immunitaire. Parmi celles-ci, les molécules des points de contrôle (checkpoint), qui voient souvent leurs taux augmenter durant la phase normale d activation des cellules T afin de prévenir un excès de réaction du système immunitaire. Leach a été le premier à mettre en évidence, sur modèle murin, le fait que le blocage d un de ces points de contrôle, le CTLA-4, exerce une activité antitumorale. «C est dans le mélanome métastatique que cette molécule a apporté les résultats les plus probants en entraînant une survie jamais atteinte auparavant: 11,4 mois de survie moyenne et 22% de survie à 3 ans», explique le Pr Bart Neyns (VUB). Ces résultats ont fait entrer le mélanome métastatique dans une nouvelle ère, au prix cependant d effets secondaires de type immunitaire qu il faut connaître pour optimiser le traitement. CTLA-4 n est cependant pas le seul point de contrôle: PD-1, qui s exprime à la surface des lymphocytes T, peut en effet, en se liant à son ligand, PD-L1, freiner également la réaction immunitaire. Il est généralement surexprimé dans plusieurs types de cancer de stade avancé, dont le mélanome. Plusieurs études de phase I ont dans ce contexte montré l intérêt de bloquer l interaction PD-1/PD- L1 dans ces indications. Le nivolumab, un anticorps IgG4 complètement humanisé du récepteur PD-1, est l un de ces agents qui a franchi avec succès le cap des essais de phase I, pour être ensuite étudié à la dose de 3mg/kg en injection tous les 15 jours dans le programme CheckMate. Checkmate pour un «échec et mat» au mélanome métastatique? «Checkmate comporte plusieurs études, en première ligne thérapeutique (Checkmate 066, qui a comparé le nivolumab à la chimiothérapie classique par dacarbazine chez 418 patients sans mutation BRAF, et CheckMate 067, qui a comparé l association nivolumab + ipilimumab à chacun de ces produits utilisé seul chez 945 patients) et en deuxième ligne après échec de l ipilimumab dans Checkmate 037, qui regroupait 405 patients», explique le Pr Jean-François Beaurain (UCL). Checkmate 066 a montré que le nivolumab offre une survie globale respective à un et à deux ans de 70,7% et 50,7% contre 46,3% et 26,7% sous chimiothérapie classique, et une survie sans progression de 39,2% à deux ans (non communiquée pour la chimiothérapie, mais elle n atteignait que 7,7% à un an!). Enfin, le taux de réponse atteignait 42,9% contre 14,4% «Probant!», souligne le Pr Beaurain, «d autant que la durée de la réponse est aussi très longue (non atteinte contre 7,2 mois sous chimiothérapie), certains patients dépassant déjà 104 semaines» Checkmate 067 va dans le même sens, en montrant que le nivolumab assure une survie sans progression significativement supérieure à celle de l ipilimumab (6,9 mois contre 2,9 mois, p < 0,001) et un taux de réponse du même ordre que celui rencontré dans l étude précédente, soit 43,7% (contre 19,0%, 2p < 0,001). Il est par ailleurs intéressant de constater que la survie à 4 ans des patients inclus dans les études de phase 1 atteint 35% contre 41% à 3 ans. «La survie semble atteindre une phase de plateau qui suggère que le mélanome métastatique est sous contrôle chez ces patients» Ces bénéfices sont obtenus avec une toxicité tout à fait acceptable, puisque 9 à 16% seulement des patients expriment un effet secondaire de grade 3. Ces effets secondaires sont essentiellement de type immunitaire, principalement de type endocrinien (thyroïdites surtout) et peuvent être traités sans grande difficulté si l on suit les recommandations de prise en charge. Il n est donc pas étonnant que la BADO (Belgian Association for Dermato-Oncology) ait inclus dans ses recommandations 2016 les anti-pd1 en première et en deuxième ligne thérapeutique du mélanome métastatique, quel que soit le statut BRAF. * Conférence de presse organisée par les laboratoires BMS ACTUALITÉ MÉDICO-SCIENTIFIQUE INFECTION ALIMENTAIRE Sur la piste de l hypervirulence de la listériose MS10588F Des chercheurs français ont identifié des souches hypervirulentes de Listeria monocytegenes à tropisme cérébral et placentaire. C haque année, entre 40 à 80 cas de listériose sont recensés en Belgique (chiffres ISP): si l incidence de cette maladie est faible, elle n en reste pas moins potentiellement grave. La bactérie responsable, Listeria monocytogenes, est transmise par les aliments. Elle ne craint pas le passage au frigo (4 C) puisqu elle peut se multiplier à des températures allant de 1 à 45 C. Elle résiste aussi à la congélation mais pas à la cuisson. Son temps d incubation varie de 3 à 70 jours. Grande diversité Une équipe de l Institut Pasteur en France a découvert de nouveaux facteurs de virulence de la Listeria monocytogenes impliqués dans les formes cérébrales et foeto-placentaires de la listériose. Mylène Maury et ses collègues ont conduit une vaste étude sur près de souches de Listeria monocytogenes, provenant soit de malades, soit de contrôles alimentaires. Leur génotypage a montré une grande hétérogénéité au sein de cette espèce et il a permis de les classer en familles génétiques ou groupes clonaux distincts. En intégrant les données épidémiologiques, cliniques et microbiologiques, ils ont déchiffré la base du tropisme neurologique et placentaire. Ainsi, la structure clonale de cette espèce bactérienne leur a permis d identifier les clones épidémiologiquement liés soit à la nourriture, soit aux infections humaines, qu elles concernent le système nerveux central ou le fœtus. Invasive Premier enseignement: «Les souches les plus fréquemment associées aux infections sont davantage isolées chez les sujets les moins immunodéprimés, tandis que les souches les plus associées aux aliments infectent majoritairement les personnes les plus immunodéprimées, détaillent les chercheurs. De plus, les souches les plus associées aux infections semblent les plus invasives, car elles affectent plus fréquemment le système nerveux central et le fœtus que les souches les plus associées aux aliments». D où l hypothèse de l existence de souches hypervirulentes, confirmée grâce à un modèle murin de listériose. L équipe a ensuite recherché les bases génétiques de cette hypervirulence. Par séquençage du génome d une centaine de souches des groupes clonaux majoritaires, elle a identifié plusieurs gènes fortement liés aux clones hypervirulents et démontré expérimentalement l implication d une première grappe de 6 gènes médiateurs du tropisme cérébral et foeto-placentaire du L. monocytogenes. La neurolistériose tue entre 30 et 40% des malades atteints. Il est donc important de comprendre les mécanismes responsables des formes neurologiques et materno-fœtales de cette infection. Pour les auteurs, cette étude en pose les premiers jalons. Martine Versonne 1. Fiche pratique sur Nature Genetics 2016;48:308-13

18 18 I 3 adresses qui permettent aux chefs d explorer de nouveaux horizons culinaires 1. Hopla Geiss, 105, chaussée d Alsemberg à 1060 Bruxelles. Tél.: 02/ Ouvert de 19h à 22h, du jeudi au dimanche. Est-ce que c est parce qu il a officié dans les cuisines de Jamie Oliver à Londres que Nicolas Scheidt a le goût de l expansion? Peut-être. Ce qui est sûr, c est que son cas est unique, lui qui a lancé une quasi OPA sur une portion de la chaussée d Alsemberg. Dans un périmètre d une dizaine de mètres, Scheidt fait valoir pas moins de trois restaurants: le Café des Spores, La Buvette et Hopla Geiss. Si le premier est une reprise d un projet déjà existant, le deuxième et le troisième sont des créations propres. Cantine mi-urbaine, mi-rustique, Hopla Geiss se veut un hommage aux racines alsaciennes du chef, soit une région qui, selon lui, «retient le meilleur de la France et de l Allemagne». Au progarmme, des flammekueches, ces tartes flambées qui servaient à l origine à tester la température des fours à pain, mais également de la saucisse au couteau accompagnée d une choucroute de grande qualité, ou encore des spatzeles, des pâtes typiques. Bien vu, une sélection inspirée et internationale de bières (Mikkeller, Artzner, Drei Kronen, Fuller s ) achève de faire de ce lieu une adresse abordable où l on retourne. «Elsass do wo d ard er harz het» - «Alsace, où la terre a un cœur». Idée cadeau: Popsss.com GASTRONOMIE Popsss.com propose le plus large assortiment de vins de vignerons belges, que ces derniers œuvrent en Belgique ou ailleurs dans le monde. Pour faire découvrir ces flacons, le site s associe régulièrement avec des chefs réputés et propose des colis «3 vins, 3 recettes» pour des accords mets-vins idéaux. Après Raphaël Adam du restaurant L Essentiel (Temploux), Stéphanie Thunus d Au Gré du Vent (Seneffe), Gwenn Jehin du Grand Maur (Spa) et Dimitri Marit (Maison Marit), c est au tour de Nicolas Decloedt (Eat Love à Gand) de tenter l exercice avec un menu 100% légumes. Le coup de cœur? Une entrée à base de concombre fumé, de crème de fromage de brebis et de feuilles de capucines, servie avec un Beaujolais Villages Blanc 2014, Cuvée Prestige, du Château de Durette. Tendance: le retour du lapin Depuis des millénaires, de la garrigue au clapier, le lapin fait partie de l environnement familier de l être humain. Sous nos latitudes, il a petit-à-petit cessé d être considéré comme nuisible, en raison des dégâts occasionnés dans les champs, pour intégrer l alimentation jusque dans les années 50. Aujourd hui, après avoir été boudé par l air du temps, il revient sous l impulsion de quelques restaurateurs inspirés. Côté conseils pratiques, les chefs recommandent de travailler le lapin entier. Une méthode qui permet de mesurer la fraîcheur de l animal, car il faut que le foie soit bien brillant. Il faut savoir que dans la mesure où il est abattu généralement jeune, environ 11 semaines, le lapin fournit une viande très tendre qui ne contient que très peu de collagène Du coup, elle est très digeste. Pour découper son lapin soi-même, il faut le poser sur une planche, inciser sa peau et les muscles jusqu aux côtes afin de le vider. On réserve généralement le foie. Ensuite, il faut le désarticuler, découper les cuisses et les pattes. Le râble, c est-à-dire la partie qui s étend de la naissance de la queue aux côtes, est à tailler en plusieurs morceaux. Pour ce qui est de la cuisson, le choix est vaste: on peut mijoter sous couvercle ou à la cocote minute, rôtir au four ou à la poêle, cuire à la vapeur, sauter au wok et même griller au barbecue. MS10182F 2. Le Comptoir de l Eau Vive, 14, place des Jardins de Baseilles à 5101 Erpent. Tél.: C est sur le principe d une seconde adresse façon bistro décontracté qu Anne et Pierre Résimont ont imaginé ce Comptoir de l Eau Vive. Ceci après plus de 20 années de gastros et loyaux services dans le cadre de leur enseigne-mère, L Eau Vive. Parmi les suggestions, on retient le saumon fumé de Vincent Dawagne, artisan wallon au travail consciencieux, servi avec une mayonnaise au raifort ou encore la soupe de cèpes de Bordeaux. Idem pour les fromages affinés par Jacky Cange - une valeur sûre - et le très classique onglet de bœuf béarnaise et frites. 3. L.E.S.S.,479, Torhoutse Steenweg à 8200 Sint-Michiels. Tél.: 050/ Ouvert du lundi au vendredi, de 12h à 14h et de 19h à 22h. Ouvert par les deux protagonistes d Hertog Jan - Gert De Mangeleer et Joachim Boudens - L.E.S.S. est un hommage appuyé à l Espagne. On s y régale de préparations simples mais divines - Chorizo Ibérico «Maldonado» Puro Bellota, tortilla au pimenton de la vera, cecina de Buey - accompagnées de vins espagnols imparables issus des quatre coins du terroir espagnol. Grand. Chiffre: 6 6 comme 6 mois. Telle est la durée pendant laquelle Peter Goossens - chef du restaurant triplement étoilé Hof van Cleve - préparera des menus que la compagnie aérienne Brussels Airlines proposera à ses passagers de la Business Class. Ceci dès décembre et uniquement sur les vols internationaux vers l Afrique et les Etats-Unis. Producteur: Aux Vraies Saveurs Retiré sur une petite butte du côté de Huccorgne, Stéphane Dethier redore le blason d une épice au passé glorieux: la moutarde. Loin d être évidente, sa démarche nécessite savoir-faire et persévérance. Sous le label «Aux Vraies Saveurs», cet artisan aux gestes précis décline une gamme de condiments qui précipitent le fade dans les oubliettes du goût. Afin de promouvoir ses créations et d encourager les rencontres, Stéphane Dethier a ouvert une petite boutique sur son lieu de production. Outre sa moutarde classique, on y trouve une quinzaine de déclinaisons effectuées à partir de la même recette et réparties en différentes catégories. A cela, il faut ajouter une série de tapenades (ail rose, basilic, tomates séchées, sésame grillé ), une poivronade, un caviar d aubergines, des vinaigrettes (fines herbes, sirop, miel & moutarde, balsamique & orange), et une inattendue crème caramel au beurre salé en forme de pas unique fait en direction du registre sucré. Sans oublier un délicieux pickles légèrement vinaigré à base de choux-fleurs, cornichons et oignons biens croquants. Le secret? Un savant mélange d épices et des légumes à foison. A découvrir sur place. Aux Vraies Saveurs, Stéphane Dethier, 95, route de Lavoir, à 4520 Huccorgne. Tél.: 0497/ Magasin ouvert chaque mardi de 14h à 19h ainsi que le premier samedi du mois de 10h à 13h. Michel Verlinden

19 TECHNOLOGIE Technologie collaborative: quels défis pour le corps médical? I 19 MS10381F Services cloud et de mobilité, applications visuelles dans les salles de réunion, nouvelles mentalités suscitent l apparition de nouveaux cas d utilisation de la technologie pour améliorer la collaboration. Quelles sont les opportunités pour les médecins et les centres médicaux? La Génération Y ces digital natives des années 80 et 90 est la plus active et impliquée dans ce mouvement grâce aux réseaux sociaux. Elle utilise la technologie plus souvent que les autres générations pour rester en contact avec la famille, les amis et les collègues. Cette génération est naturellement habituée à collaborer et à utiliser la vidéo pour la communication et l éducation. D une étude récente de Polycom (entreprise californienne spécialisée dans les solutions de téléprésence et de communication vocale), il ressort que 78% des sondés de la génération Y ont répondu que l accès à leur technologie préférée les rendait plus productifs au travail. Elle attend le même vécu au travail que dans la vie privée. Elle devrait avoir plus d influence sur la configuration des bureaux et des espaces de travail en Les institutions perdront également des talents de premier plan si elles n offrent pas une ambiance stimulante au travail au moyen d outils collaboratifs complets. L espace de travail du futur va permettre de réunir la génération Y et le personnel existant. Mobilité L espace de travail du futur n est pas un lieu précis. Les gens ne vont plus au bureau, mais travaillent où et quand ils le veulent. L espace de travail du futur consiste à travailler depuis n importe où, à tout moment et sur n importe quel appareil. Le tout avec la même productivité qu au bureau. En ce siècle de mobilité, la collaboration ne s arrête pas aux applications spécifiques offertes par un appareil précis. Il s agit avant tout d intégrer étroitement les différents appareils et lieux. En 2016, l accent sera mis sur la manière dont les appareils collaborent entre eux pour offrir une expérience collaborative intégrée. La possibilité d établir aisément une liaison permanente entre des appareils mobiles, des systèmes personnels et des systèmes pour la collaboration de groupes avec les mêmes expériences voix, contenu et vidéo, garantira la productivité du personnel. Un plus grand nombre de personnes utiliseront leurs appareils mobiles pour se connecter, contrôler et interagir avec des solutions collaboratives professionnelles, depuis n importe où. L espace de travail du futur va permettre de réunir la Génération Y et le personnel existant. Interopérabilité: un défi La collaboration via le navigateur a toujours été un objectif important, et la Web Real-Time Communication ou WebRTC (littéralement «communication en temps réel par le web») devient une option technique potentielle. Cette approche va d abord simplifier les interactions vidéos avec les partenaires, mais aussi s étendre ultérieurement à la collaboration professionnelle. La WebRTC permet d établir une liaison vidéo de navigateur à navigateur sans devoir installer de plug-ins ni de technologies supplémentaires. Malgré un intérêt marqué, du temps va encore s écouler avant que la WebRTC ne soit utilisé à grande échelle, à cause d un déficit de standardisation, d un support inconsistant du navigateur et d une interopérabilité minimale entre les applications WebRTC et les solutions collaboratives professionnelles actuelles. La WebRTC va permettre à un plus grand nombre d utilisateurs finaux de découvrir la communication vidéo, mais pas au même niveau de qualité audio, vidéo et de partage de contenu que les systèmes de collaboration visuelle professionnels. Pour toucher le grand public, la WebRTC doit absolument assurer son inter opérabilité avec un nombre plus élevé d environnements professionnels. Dans l intervalle, les utilisateurs emploieront surtout la WebRTC comme complément à d autres technologies collaboratives. Le cloud permet aux groupements de médecins et aux centres médicaux de communiquer entre eux et avec les institutions hospitalières. Nouvelles méthodes de travail Vous travaillez aujourd hui depuis n importe où, ce qui a pour effet de changer radicalement les infrastructures professionnelles et l informatique. La collaboration visuelle n est en effet plus limitée à la salle de réunion ou au bureau, mais s étend à travers toute une maison médicale, une polyclinique, ainsi qu à des espaces virtuels en dehors du bureau verra l apparition de différents types de lieux de travail, avec une extension du nombre de lieux de réunion et une demande accrue pour des solutions collaboratives placées au centre d une pièce. Le cloud est très prometteur en matière de services de collaboration. Il change la manière dont les institutions acquièrent et utilisent des services, et favorise l apparition de nouveaux modèles d utilisation. Auparavant, nombre de petites entreprises considéraient les solutions collaboratives comme un luxe inaccessible, pour lequel elles ne disposaient pas du budget ni des équipes informatiques nécessaires. Le cloud facilite l accès aux services de collaboration, ce qui permet aux petites entreprises d être sur un pied d égalité avec leurs concurrents plus grands grâce aux économies d échelle. Des services tels que l analyse, le diagnostic, les traductions et le traitement automatique du langage naturel joueront un rôle important dans l amélioration du vécu de l utilisateur et donneront des informations importantes sur son utilisation ainsi que des outils pour travailler plus efficacement. La collaboration depuis des endroits différents et via des appareils différents s est fortement améliorée, principalement grâce aux solutions actuelles de haut niveau pour l audio, la vidéo et le partage de contenu. Toutefois, à l avenir, les solutions avec lesquelles les utilisateurs partagent du contenu de façon automatique, simple et intuitive amélioreront concrètement la productivité et offriront une expérience plus prenante. Le partage en temps réel des présentations, des documents et des résultats est fondamental pour la collaboration. Alors qu autrefois, c était un défi de le faire de façon fiable et cohérente, grâce aux nouvelles technologies, les utilisateurs ont désormais l assurance que leur contenu est présenté à leurs collègues avec clarté et exactitude. Stef Gyssels

20 20 I RENAULT ESPACE V A la croisée des chemins Avec l Espace 5, Renault joue la carte de la rupture. Fini le monospace familial, le nouveau modèle fait désormais partie de la race des crossovers avec ce que cela comporte d avantages et d inconvénients. LIFESTYLE La trouvaille de Renault, c est l interface MultiSense qui permet de paramétrer les préférences de conduite de chaque utilisateur. AS0947 Renault revient donc au haut de gamme, un secteur abandonné du constructeur depuis quelques années et qui, depuis la R25, ne lui avait plus vraiment réussi. Ni avec la Safrane, ni avec l Avantime, ni avec la Vel Satis, des modèles beaucoup trop sages ou décalés pour leur époque. Cela dit, l idée de ne plus choquer n a toutefois pas privé Renault de jouer une nouvelle fois la carte de la rupture. Mais de manière intestine cette fois car si ce haut de gamme s appelle Espace, il n a en revanche plus rien à voir avec le monospace que l on connaît depuis Curieusement, Renault refuse que l on utilise le qualificatif de «véhicule premium», sans doute par crainte d être comparé aux Allemands, un «frontal» qui s est du reste toujours avéré stérile. Mais qu importe la façon de nommer les choses. L Espace est bel et bien «premium» même s il entend faire différent. Ce qui du reste était aussi l approche privilégiée pour les modèles précédents. Look de SUV Différence fondamentale toutefois avec le «coupéspace» (Avantime) ou la limousine (Vel Satis) précédents, l Espace veut surfer sur la vague des crossovers. Une bonne idée quand on sait que le secteur ne cesse de croître ces dernières années. Mètre en main, l Espace 5 mesure 4,86m, le mettant à égalité avec l ancien Grand Espace, mais il est surtout plus bas de 8cm et dispose d une garde au sol relevée de 4cm. Ce qui lui confère une toute autre allure, surtout avec des lignes fuyantes et donc plus dynamiques. Evidemment, il ne faut pas se leurrer: il n y a plus le même espace à bord que dans l Espace 4, notamment du fait du pavillon tombant. Confort royal aux places avant, le nouvel Espace l est aussi à l arrière mais pour autant qu il ne s agisse pas d adultes aux proportions trop généreuses, auquel cas ceux-ci se retrouveront avec les genoux dans le menton, du fait de l utilisation de sièges séparés, comme avant. On ne se refait pas, comme pour le troisième rang (deux sièges escamotables) qui existe toujours en option, mais ne peut désormais plus accueillir que de jeunes enfants. Les temps changent Technologique Le nouvel Espace est désormais construit à partir de la récente architecture modulaire CMF du groupe Renault/Nissan. Une base technique qui lui ouvre naturellement l accès aux dernières technologies en date. Comme l interface de bord R-Link2 qui est proposé, ici, de série (avec la navigation) et dont le grand écran est implanté verticalement à la façon d une tablette. L idée est bonne et d autant plus que l écran est de type capacitif de façon à pouvoir, comme sur une tablette, faire défiler les pages de manière verticale ou latérale. C est malin et intuitif, même s il faut encore beaucoup de manipulations pour atteindre certaines fonctionnalités. Dommage! Plus en tous cas qu avec le système similaire proposé par Volvo sur le dernier XC90. Cela dit, l ensemble est évidemment connecté et ce gratuitement pendant un an aux réseaux sociaux, comme aux moteurs de recherche. L autre trouvaille de Renault, c est l interface MultiSense (avec les boîtes automatiques uniquement, ce qui signifie que le dci 130 en est privé) qui permet de paramétrer les préférences de conduite de chaque utilisateur comme l effort à la direction, l ambiance lumineuse, le graphisme des compteurs, la réponse à l accélérateur et, le cas échéant, l amortissement piloté (optionnel) et la réactivité des 4 roues directrices (optionnelles également). Chouette «gadget»! Petits moteurs Le Renault Espace ne fait appel qu à des petits moteurs tous suralimentés, ce qui est une curiosité pour un engin de cette taille. Les mécaniques sont actuellement au nombre de trois. Il y a le 1.6 dci 130ch (à partir de ), le même dci mais biturbo qui développe alors 160ch (àpd ) et pour les amateurs d essence, il y a encore un autre 1.6 fort, lui, de quelques 200ch (TCE àpd ). Le dci 130ch est uniquement accouplé à une boîte manuelle et se prive des 4 roues directrices (qui fonctionnent pourtant à merveille) et de l amortissement piloté. C est le modèle de base, mais qui représentera chez nous plus de 70% des ventes. Comme quoi, avec l Espace, Renault tient à garder les pieds sur terre. Et les rejets de CO 2 dans des proportions raisonnables. C est malin Economique, nous le trouvons en revanche légèrement sous-motorisé et malheureusement privé des bonnes idées. Mieux vaut s orienter vers le dci de 160ch, qui offre assurément plus d allant, même s il reste encore trop timide à notre goût. Ecologie quand tu nous tiens... Le TCE 200ch, qui carbure au sans plomb, profite d une belle allonge afin de mouvoir au mieux l engin, bien secondé, il est vrai par la boîte robotisée à double embrayage. Un bémol tout de même: l amortissement adaptatif trop peu rigoureux laisse une sensation de flottement désagréable en mode confort, où le véhicule se «dandine» trop. Une pression sur un bouton, un changement de mode et le tout est réglé. Au final, l Espace se profile comme un crossover totalement décalé! C est vrai pour le look, l aménagement intérieur ainsi que les moteurs. Une approche constituant l essence même de Renault et qui pourrait bien séduire cette fois, notamment parce que ce nouvel Espace propose un inédit rapport prix/ équipement que les allemandes ne pourront jamais revendiquer Arnaud Dellicour

21 NOUVEAU I 21 LA nouvelle référence en recrutement santé Project Management Officer (Industrie Pharmaceutique / Bruxelles) Délégué médical et/ou pharmaceutique expérimenté (Industrie Pharmaceutique / Wallonie) Un spécialiste en Gériatrie (Hôpital / Bruxelles) Infirmier(e) chef de service pour le département infirmier (Hôpital / Brabant Wallon) Retrouvez toutes nos offres d emploi et déposez votre CV sur

22 22 I PETITES ANNONCES Offre d emploi Cabinet MG de groupe Bruxelles Nord Ouest cherche un(e) généraliste temps plein ou partiel Centre médical WSTLAMBERT cherche à compléter son équipe par un médecin du sport, un orthop, un chirur. vasc,un pneumo, un neuro,infos:brigitte.dewit@skynet.be Polyclinique Laeken rue Marie Christine cherche médecins pour les services: généraliste, Cardiologue, dermatologue, gastro, ortho, pédiatre, Pneumologue, Neurologue et gynécologue. Contact: Association de 2 jeunes MG recherche collaborateur MS. Pratique en Brabant-Wallon Centre. Bonne patientèle de caractère familial, ambiance de travail agréable et moderne, secrétariat. Possibilité 1/2 journée. Contact: cabinet.toutvent@outlook.com Situation idéale. Envoyer CV et lettre motivation: med.montgo@skynet.be. Centre médical des 4 sapins» à Wavre cherche des collègues pour agrandir l équipe actuelle, 410 cabinets, parking, à 15 minutes de Bruxelles info: tel ou mail tbeyens@hotmail.com. Le Centre de Santé du Namurois de St-Servais cherche: - Ophtalmologue - Psychiatre - Orthodontiste Statut indépendant, possibilité immédiate, Candidature + CV par mail: fabienne.demaret@solidaris.be Responsable médicale SleepMobile.be cherche technicien(ne) d expérience pour réaliser des études de sommeil à domicile en région BXL-Capitale. Contact: info@sleepmobile.be DEUX NEUROLOGUES (H-F) La CNDG Gosselies recherche deux neurologues pour compléter l équipe dynamique déjà en place. Possibilité de développement dans un domaine d expertise (EMG, épilepsie, sommeil, démences, mouvements anormaux ). Excellentes conditions de travail. Intéressé(e)? Envoyez votre CV détaillé avec photo et lettre de motivation à Dr P. Michel Directeur médical Dr. M. Wertz Chef de service neurologie Chaussée de Nivelles, 212 à 6041 Gosselies via à philippe.michel@cndg.be ou à marie.wertz@cndg.be 071/ / Votre candidature sera traitée en toute confidentialité. Cherche ophtalmologue pour collaboration en cabinet privé, situé à Mons. Site Web: Cabinet d ophtalmologie docteur Daniel Boisdequin Adresse mail: boisdequin.daniel@ gmail.com Généraliste cherche associé(e) pour création nv cabinet cause de départ à la pension. Kraainem/Wezembeek. Patientèle assurée. Pratique variée et passionnante. Tel: 0479/ Pour cause départ étranger cabinet de MG à céder (bâtiment, matériel et patientèle). Région de Mons - zone résidentielle en milieu semi-rural Je suis médecin Belge, installée depuis 13 ans dans un cabinet de groupe en Provence composé de 3 MG, 1 ostéopathe, 1 diététicienne, 1 logopède, 1 psychologue, 1 sage femme. Le cabinet est situé dans un village à 20 km d Avignon, à 30 min du Mont Ventoux, 1H de la Méditerranée. Informatisé, secrétariat sur place, très peu de visites, pas de garde de nuits. Suite au départ à l étranger, je suis à a recherche d un médecin pour reprise de cabinet (gratuit). Gros chiffre d affaire. Travail à 80%. Contact: hheuninckx@hotmail.com ou au Groupement méd spécialisé Ixelles Solbosch (excellent endroit) cherche collaborateur. Conditions très intéressantes. Tél: La Croix-Rouge luxembourgeoise recrute Un médecin (M/F) pour son Centre de Transfusion Sanguine à Luxembourg-Ville à temps plein en CDI (réf: AN ) Missions: Diriger les services de prélèvements de sang Sélectionner les donneurs Organiser les collectes de sang Assurer l encadrement des collaborateurs Participer au service des permanences JS2440F Au Cinquantenaire, Ass. médecins, dentistes et paramed cherche neuro, rhumato, endocrino. Secrétariat assuré. Rens: 0478/ SleepMobile.be cherche de technicien(ne) d expérience pour réaliser des études de sommeil à domicile en région Bruxelles-Capitale. Contact: info@sleepmobile.be Cabinet médical privé cherche secrétaire médicale 4/5. Libre avril Clinique de Henri-Chapelle cherche psychiatre; tel. Doct.A.Masson: Cause fin de carrière, médecin généraliste région de Wavre (Grez-Doiceau), bonne patientèle de caractère familial, cherche jeune médecin motivé pour reprise. T Médecin généraliste en fin de carrière cherche successeur pour reprendre sa patientèle fin Cabinet ins- Profil: Diplôme de médecin spécialiste en hématologie ou transfusion homologué et autorisation d exercer au Luxembourg Une expérience professionnelle dans le domaine de la transfusion sanguine est un atout Maîtrise des langues française, luxembourgeoise et/ou allemande indispensable, la connaissance de l anglais ou du portugais constituerait un plus Les candidatures sont à adresser par mail à recrutement@croix-rouge.lu ou par courrier à: Croix-Rouge luxembourgeoise Service Ressources Humaines B.P. 404 L-2014 Luxembourg

23 I 23 tallé en zone résidentielle et semi-rurale au sud de Charleroi. Association avec deux généralistes féminins en un regroupement reconnu par l INAMI. Possibilité de pratique accompagnée durant les premiers mois. Organisation pratique à discuter, mais recherche avant tout d une solution où chaque partie médecin, associées, successeur et patientèle y trouve sécurité et qualité de vie. Contact: Dr Bernard ALEXANDRE 0475/ Cause fin de carrière médecin généraliste région Namur- Andenne, bonne patientèle de caractère familial et semi-rural, cherche jeune médecin pour collaboration ou reprise. Toutes modalités d accord envisageables. T daniel.boreux@gmail.com non mydriatique, rétinomax Possibilité de secrétariat. Contact: Dr A. Escarmelle 0495/ Cherchons d urgence un gastro-entérologue pour le centre CMS d Ixelles pour une consultation hebdomadaire ou bimensuelle. Patientèle assurée avec secrétariat. Tel. Dr Dandoy et vendredi et le samedi matin plus dispensaire et intra veineuses Si vous êtes intéressé, merci de contacter Docteur Carine Devred au: Polyclinique à 1060 Bruxelles (St Gilles) cherche une radiologue-sénologue. Cabinet équipé radio écho mammo. Conditions très intéressantes. Tel: Centre multidisciplinaire intégré, unique en Belgique, l Institut Jules Bordet est un hôpital autonome entièrement consacré aux maladies cancéreuses. L Institut Jules Bordet, hôpital public à vocation académique, cherche un (h/f): Adjoint à la Direction Médicale Envoyez votre lettre de candidature accompagnée d un CV au Dr D. de Valeriola, Directeur Général Médical: dominique.devaleriola@bordet.be Centre Médical situé à Molenbeek St. Jan cherche médecins pour les services de cardiologie, physiothérapie ou médicine physique, pédiatrie, gastro-entérologie et Neurologie. Tél: Assoc. de 2 généralistes (entourés de spécialistes, kinés, podo, psycho, infi ) travaillant à Anderlues (Thuin-Binche) recherche un généraliste et collaborateurs (spécialisés). Dr. Borlée 0498/ OPHTALMOLOGIE Cabinet d ophtalmologie à Andenne ( entre Namur et Liège) cherche ophtalmologue pour collaboration. Bien équipé: CV, OCT, photo L APP «CHR Sambre et Meuse», Association de Pouvoirs Publics gérant le CHR de Namur et le CHR du Val de Sambre RECRUTE pour le Centre Hospitalier Régional du Val de Sambre (h/f) UN SMU/TPPSU POUR LE POSTE DE CHEF DE SERVICE DES URGENCES, 8/10. ACTIVITÉ SUS ET SMUR UN RHUMATOLOGUE : ACTIVITÉ DE CONSULTANT, 2/10 UN ORL : ACTIVITÉ DE CONSULTATION ET BLOC OPÉRATOIRE, 5/10 UN GYNÉCOLOGUE : MATERNITÉ, ACTIVITÉ CHIRURGICALE ET CONSULTATIONS, 6/10 UN RADIOLOGUE : RX, CT SCANNER, ÉCHOGRAPHIE ET RÉSONANCE MAGNÉTIQUE, INTERVENTIONNEL, 8/10 UN NEUROLOGUE, 7/10 Dépôt des candidatures : à adresser à la Direction médicale du CHR du Val de Sambre, Rue Chère-Voie, 75 à 5060 Sambreville ou par paul.janssens@chrsm.be Renseignements et conditions : auprès du Dr Paul JANSSENS, Directeur médical au 071/ Date de clôture : pour tous les postes, le lundi 2 mai 2016 au plus tard. Le Centre CMS d Ixelles, cherche de toute urgence un(e) dermatologue pour reprendre une consultation hebdomadaire. Patientèle assurée avec secrétariat. Tel. Dr Dandoy Marc 0485/ Association de médecins généralistes travaillant en milieu (semi-)rural (et centre médical à Trois-Ponts) recherche collaborateur(s) et assistant(e)(s) MG. Activités variées et nombreuses possibilités. T Psychiatre Le SSM-Ulysse, agréé COCOF engage un(e) psychiatre pour un CDI, à raison de 19H/semaine, salarié, disponible immédiatement. Expérience de travail en équipe et en clinique multiculturelle seront appréciés. Un CV et une lettre de motivation sont à soumettre par courrier au Docteur Renaud Brankaer, medecin directeur, ou Monsieur Alain Vanoeteren, coordinateur au SSM-Ulysse, rue de l Ermitage, Bruxelles. RECHERCHE D ASSISTANT(E) 1ère ou plus en MG Dr Chantal DUTRON, MG à 7330 Saint-Ghislain, ch. un(e)assistant-e pr Solo, 40% vis, 60%cons. Assoc.poss. Bur. Ordi. à disposition. Gardes de 120h ass. Fich.fidelis UCL. Patientèle de tt âge. tél: 0478/ Polyclinique à 1060 Bruxelles (Saint- Gilles) cherche 1 pédiatre-allergologue pour poursuivre une consultation existante importante. Excellentes conditions. Tel: La Polyclinique Verhaegen à 1060 Bruxelles (Saint-Gilles) cherche 1 ophtalmologue pour poursuivre une consultation existante importante. Cabinet équipé. Excellentes conditions. Tel: Le centre Médical Konkel situé à Woluwé-St-Pierre recherche: un médecin ou une infirmière pour faire les prises de sang en semaine: mercredi, jeudi Polyclinique à 1060 Bruxelles (St Gilles) cherche dermatologue. Très importante patientèle. Tel: Dame, expérimentée et références, motorisée, se propose de garder vos bébés, enfants ou personnes âgées; Horaires variables possibles (retours d école, etc.); Namur et environs. Tél: 0474/ Le centre LUI et NOUS, centre de jour pour enfants sourds avec troubles psychopathologiques associés est à la recherche d un (e) psychiatre ou pédopsychiatre ¼ temps, prêt(e) à s investir dans un travail avec des enfants sourds ou malentendants, aux côtés d une équipe multidisciplinaire (réunion le lundi am). Statut salarié ou indépendant -Barème médecin conseil Contact: Docteur Capet, le lundi matin ou le jeudi après-midi, au 02/ ou d envoyer un mail à l adresse anne.capet@gmail.com Vous aussi souhaitez publier une annonce dans nos prochaines éditions? Envoyez-nous votre petite annonce à l adresse petitesannonces@gambelnet.be

24 24 I Roland Lemye lève le pied ACTUALITÉ SOCIO-PROFESSIONNELLE MS10618F Les combats de défense professionnelle menés par le Dr Lemye ont toujours été guidés par le souci de faire respecter le médecin, ditil, qui compte parmi les «travailleurs les plus lourds», combinant longues études, hautes responsabilités, grande disponibilité à des heures impossibles, sans jouir de la reconnaissance qu il serait en droit d attendre de la société, trop gagnée par un esprit consumériste et exigeant. Les principes hippocratiques lui paraissent bien malmenés, du secret professionnel hypothéqué par l informatisation au libre choix miné par l inscription en maison médicale, en passant par la liberté thérapeutique sacrifiée à l EBM qui sert de cache-sexe au rationnement. On sent que le leader syndical sort chagriné d une ultime bataille qu il n a pas livrée, ou pas à fond. Il aurait espéré mobiliser activement ses pairs contre une nouvelle atteinte à leur autonomie: l obligation de TP. Face au patient démuni, elle prive le MG du choix Après plus d un quart de siècle à la tête de la Chambre syndicale du Hainaut, Namur et Brabant wallon, le MG courcellois Roland Lemye passe le témoin à son confrère interniste Pierre Duprez (Medi-Sphere n 510), tandis que la juriste Anne-Françoise Ziegels succède au fidèle M e Anrys comme secrétaire général. L engagement absymiste du Dr Lemye aura duré 36 ans, dont cinq ans de présidence. De quoi avoir un avis autorisé, acerbe, sur l évolution des conditions d exercice de la médecine, faite de libertés grignotées. entre TP, paiement différé ou abandon d honoraire. «Le médecin devient un fonctionnaire au service de l Etat.» Espaces de liberté rognés Le corps médical vit toujours, explique Roland Lemye, sous le système conventionnel issu des accords de la Saint-Jean, acquis de dure lutte lors de la grève de Il autorise la cohabitation d une médecine libérale et de tarifs sociaux, avec libre adhésion du médecin. «Mais on aurait tort de croire que le système est demeuré le même», nuance-t-il en égrenant un chapelet d éléments perturbateurs de l équilibre initial. A commencer par les mutuelles, qu il dit toujours promptes à manœuvrer pour imposer leur point de vue et à cataloguer les prescripteurs comme créateurs de dépenses. Les espaces de liberté des médecins ont été «rognés petit à petit», pas seulement par l action des OA mais aussi du législateur: correction immédiate des dérapages budgétaires indépendamment des accords en cours, durcissement des conditions pour garder des plages d honoraires libres, baisse de la norme de croissance induisant du rationnement, interdiction des suppléments dans les chambres à deux lits «La médecine au service du patient a fait place à la médecine pour la santé publique, pour les statistiques.» Affaiblissement délibéré Les coups de boutoir contre la liberté des médecins ont été assortis, affirme Roland Lemye, de tentatives d affaiblissement de leur syndicat historique. Et d évoquer l organisation des élections médicales, pour saper la force d opposition de l Absym. En dépit de deux «pièges» (l accréditation mal comprise des troupes bien que conçue comme un moyen de leur éviter une recertification quinquennale et les «doubles pistes» pour le monitoring de la prescription de médicament concrétisées par le gouvernement à rebours de ses promesses), les premières élections face au Cartel «n ont pas signifié pour l Absym cette débâcle à laquelle le pouvoir politique s attendait», retrace Roland Lemye. Selon lui, il fallait donc que les opposants de l Absym trouvent autre chose pour en miner la force. «L Inami est sorti de sa neutralité, ou plutôt du bois, pour reconnaître un 3 e larron», affirme le Dr Lemye, visant le syndicat généraliste flamand AADM issu de Domus Medica. A ses yeux, AADM ne défend en rien les spécialistes et on peine à déceler sa présence à Bruxelles. En attendant «le banc médical de la médico-mut est représenté par 7 à 8 Flamands sur 12. L Absym, avec 57% des voix, obtient 50% des sièges et moins de 50% des subsides. Il ne faut pas s étonner, dès lors, que les accords médico-mutuellistes soient écrits unilatéralement.» Partant pour un front francophone Se sentant en profond décalage avec la façon dont la concertation se déroule désormais, spolié de la maîtrise des règles du jeu, Roland Lemye n est pas allé, fin 2015, au bout des négociations de l accord à l Inami. Mais cela ne l empêche pas d être turlupiné par le mécontentement et la souffrance qu il décèle dans le corps médical, avec de «nombreux médecins prêts à quitter prématurément la profession». Selon lui, celle-ci a besoin d «un leader, un jeune, qui veut se battre et pas seulement arracher une virgule à un accord qui ne fera que resserrer ses chaînes». «Et si je peux encore contribuer à un rassemblement du corps médical, je le ferai!», affirme-il en précisant plutôt songer ici à des actions francophones, eu égard à la flamandisation du pays, et ne pas vouloir mobiliser uniquement les gens sur des enjeux MG mais plutôt en décloisonnant les problématiques. «Si on a besoin de moi pour un front des francophones, je suis là.» Johanne Mathy Le Spécialiste est une publication réservée aux médecins spécialistes et médecins spécialistes en formation. Bimensuel 21 numéros/an Tirage: exemplaires Rédacteur en chef: Vincent Claes v.claes@lespecialiste.be Collaborateurs réguliers: Erik Briers, Dominique-Jean Bouilliez, France Dammel, Stef Gyssels, Jean-Yves Hindlet, Michèle Langendries, Vincent Liévin, Johanne Mathy, Chantal Maton, Philippe Mauclet, Martine Versonne, Jean-Luc Schouveller, Albin Wantier Assistant de rédaction: Kris Heyvaert Régie publicitaire: Philip Bergé ph.berge@lespecialiste.be Production: Sandrine Virlée, Witold de Campo Coordinateur général: Vincent Claes Editeur responsable: Dr Vincent Leclercq Abonnement annuel: 125e Tous droits réservés, y compris la traduction, même partiellement.paraît également en néerlandais. L éditeur ne pourra être tenu pour responsable du contenu des articles signés, qui engagent la responsabilité de leurs auteurs. En raison de l évolution rapide de la science médicale, l éditeur recommande une vérification extérieure des attitudes diagnostiques ou thérapeutiques recommandées. Copyright Gambel net Gambel sprl Avenue des Fougères Kraainem Tel 02/ Fax 02/ info@gambelnet.be

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