Plan d'action de Lagos

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1 ORGANISATION DE L'UNITÉ AFRICAINE t. A Plan d'action de Lagos pour le développement économique de l'afrique II I I II II II II II II

2 Publié par les soins de l'institut international d'études sociales, case postale 6, CH-1211 Genève 22 (Suisse) Copyright Organisation de l'unité Africaine 1981

3 SOMMAIRE Préambule 5 Chapitre premier: Alimentation et agriculture 11 Chapitre II: Industrie 21 Chapitre III: Ressources naturelles 31 Chapitre IV: Ressources humaines 39 Chapitre V: Science et technologie 47 Chapitre VI: Transports et communications 77 Chapitre VII: Questions commerciales et financières 87 Chapitre VIII: Mesures destinées à la mise en place et au renforcement de la coopération économique et technique, y compris la création d'institutions nouvelles et le renforcement de celles déjà existantes 97 Chapitre IX: Environnement et développement 101 Chapitre X: Les pays africains les moins avancés 105 Chapitre XI: Energie 111 Chapitre XII: Femmes et développement 119 Chapitre XIII: Planification du développement, statistiques et population 129 Annexe I: Acte final de Lagos 135 Annexe II: Résolution sur le Plan d'action de Lagos 139 Annexe III: Résolution sur la participation de l'afrique aux négociations internationales 141

4 Préambule Les effets des promesses non réalisées de stratégies globales de développement ont été plus profondément ressentis en Afrique que dans les autres continents du monde. En effet, au lieu d'apporter une amélioration dans la situation économique du continent, les stratégies successives ont mis le continent dans un état de stagnation et l'ont rendu plus vulnérable que les autres régions aux crises sociales et économiques dont souffrent les pays industrialisés. Ainsi l'afrique s'est trouvée incapable d'atteindre le moindre taux significatif de croissance ou un niveau satisfaisant de bien-être général au cours de ces vingt dernières années. Face à cette situation et déterminés à prendre des mesures en vue d'une restructuration des fondements économiques de notre continent, nous avons décidé d'adopter une approche régionale de grande portée, basée essentiellement sur l'autosuffisance collective. Ainsi, à la suite d'une série d'examens des problèmes économiques du continent par nos ministres et par des groupes d'experts, nous avons adopté lors de notre seizième session ordinaire tenue à Monrovia, Libéria, en juillet 1979, «la Déclaration d'engagement de Monrovia des Chefs d'etat et de Gouvernement de l'oua sur les principes directeurs à respecter et les mesures à prendre pour réaliser l'autosuffisance nationale et collective dans le domaine économique et social en vue de l'instauration d'un Nouvel Ordre économique international». En adoptant la Déclaration, nous avons reconnu «la nécessité de prendre d'urgence des mesures pour offrir l'appui politique indispensable au succès des mesures visant à réaliser l'objectif d'un développement et d'une rapide croissance économique autosuffisante et autocentrée» et avons déclaré ce qui suit: j) «Nous nous engageons individuellement et collectivement, au nom de nos gouvernements et de nos peuples, à promouvoir le développement économique et social et l'intégration de nos économies en vue d'accroître l'autodépendance et favoriser un développement endogène et auto-entretenu. 5

5 »Nous nous engageons individuellement et collectivement, au nom de nos gouvernements et de nos peuples, à promouvoir l'intégration économique de la région africaine pour faciliter et renforcer les rapports sociaux et économiques.»nous nous engageons individuellement et collectivement, au nom de nos gouvernements et de nos peuples, à créer des institutions nationales, sous-régionales et régionales qui faciliteront la réalisation de l'objectif d'autosuffisance dans le cadre d'un développement endogène.» Plus particulièrement, nous nous engageons individuellement et collectivement, au nom de nos gouvernements et de nos peuples: à accorder une place importante à tout ce qui touche au développement des ressources humaines en commençant par l'élimination de l'analphabétisme; à mettre la science et la technologie au service du développement en renforçant la capacité autonome de nos pays dans ce domaine; à atteindre l'autosuffisance alimentaire, en ce qui concerne la production et les approvisionnements; à exécuter complètement le programme de la Décennie des Nations Unies pour les transports et les communications en Afrique; à réaliser un développement industriel sous-régional et régional endogène; à coopérer dans le domaine du contrôle, de la prospection, de l'exploitation et de l'utilisation des ressources naturelles en vue du développement de nos économies et pour le bien de nos peuples, et à mettre en place les institutions appropriées pour atteindre ces objectifs; à développer sur le plan local les compétences nécessaires à la direction des entreprises, la main-d'oeuvre technique et les moyens technologiques afin de permettre à nos peuples de prendre une part plus grande aux efforts entrepris pour atteindre nos objectifs de développement sur le plan individuel et collectif; à coopérer pour préserver, protéger et améliorer le milieu naturel; j) à veiller à ce que nos politiques de développement reflètent d'une manière adéquate les valeurs socio-culturelles pour consolider notre identité culturelle; et j) à tenir compte de la dimension prospective lors de l'élaboration de nos plans de développement y compris les études et les mesures destinées à parvenir à une transformation socio-économique rapide de nos Etats.» 6

6 y) Nous avons la ferme conviction que ces engagements conduiront à l'édification, aux niveaux national, sous-régional et régional, d'une économie africaine dynamique et interdépendante et prépareront ainsi la voie à l'établissement ultérieur d'un marché commun africain, prélude à une Communauté Economique Africaine. vi) Ayant décidé d'accorder une attention particulière aux débats devant avoir lieu sur les problèmes économiques à chaque session annuelle de notre assemblée, nous invitons ici le Secrétaire Général, agissant de concert avec le Secrétaire Exécutif de la Commission Economique pour l'afrique des Nations Unies, à établir chaque année des programmes spécifiques et à prendre des mesures en vue d'instaurer une coopération économique aux niveaux sous-régional, régional et continental en Afrique. En vue d'examiner les mesures concrètes pour la mise en oeuvre de la Déclaration de Monrovia, nous avons décidé de tenir la présente Session Extraordinaire à Lagos, Nigéria, consacrée aux problèmes économiques de notre continent. En examinant ces problèmes, nous sommes convaincus que le sousdéveloppement de l'afrique n'est pas inévitable. En effet, c'est là un paradoxe lorsque l'on tient compte des immenses ressources humaines et naturelles du Continent. Outre son réservoir de ressources humaines, notre Continent recèle 97 Wo des réserves mondiales de chrome et 85 Vo des réserves mondiales de platine, 64'o des réserves mondiales de manganèse, 25% des réserves mondiales d'uranium et 13% des réserves mondiales de cuivre sans parler de la bauxite, du nickel, du plomb, 20% du potentiel hydro-électrique mondial, 20% du pétrole commercialisé dans le monde (si nous excluons les USA et l'urss), 70% de la production mondiale de cacao, 33% de la production mondiale de café et 50% de l'huile de palme, pour ne mentionner que ceux-là. Cependant, l'afrique en dépit de tous les efforts déployés par ses dirigeants reste le continent le moins avancé. Elle compte 20 des 31 pays les moins avancés du monde. L'Afrique est exposée aux conséquences désastreuses des calamités naturelles et aux maladies endémiques les plus cruelles, et victime de l'exploitation coloniale, vestige du colonialisme, du racisme et de l'apartheid. En effet l'afrique a été directement exploitée pendant la période coloniale et au cours des deux dernières décennies; cette exploitation s'est poursuivie par le biais des forces étrangères néocolonialistes qui cherchent à influencer les politiques et les principes directeurs des Etats africains. Les faiblesses structurelles de l'agriculture africaine dans sa globalité sont bien connues: faible production et productivité, techniques agricoles rudimentaires. Cette situation conduit évidemment à l'insuffisance de la croissance agricole et spécialement la production alimentaire, face à la rapidité de la croissance démographique. Ceci a conduit à une malnutrition et à des pénuries alimentaires graves sur le continent. 7

7 Nous déplorons que notre Continent demeure le moins développé de tous les Continents et que le produit intérieur brut total de nos pays ne représente que 2,7% du revenu mondial moyen par habitant de 166 $EU. Nous sommes préoccupés par la trop grande dépendance de l'économie de notre Continent vis-à-vis de l'exportation des matières premières et des minerais. Ce phénomène a rendu les économies africaines très vulnérables aux influences extérieures ayant des effets néfastes sur les intérêts du Continent. Ainsi, au cours des vingt ans entre 1960 et 1980, le taux moyen de croissance de tout le Continent n'a pas dépassé 4,8%, chiffre qui cache des réalités différentes allant d'un taux de croissance de 7% pour les pays exportateurs de pétrole à 2,9% pour les pays les moins développés. Cependant, si la prévision mondiale dans le domaine économique pour la prochaine Décennie doit être retenue, toute la maigre performance de l'économie africaine durant les vingt dernières années semble être l'âge d'or par rapport au taux de croissance de l'avenir. Cette situation nous a conduits, à la présente Session Extraordinaire consacrée aux problèmes économiques de l'afrique, à une réappréciation angoissante mais franche de la situation actuelle et de la perspective des conditions économiques africaines. Ce faisant, nous n'oublions pas les contraintes politiques sur le développement de notre Continent dues à la domination et à l'exploitation coloniales et racistes. Nous espérons que l'afrique qui a survécu aux brutalités de l'impérialisme, du racisme et de l'apartheid est assez résistante pour sortir du malaise économique dans lequel elle se trouve. L'indépendance du Zimbabwé, après des années de lutte armée engagée par le peuple du Zimbabwé sous la direction du Front Patriotique et avec le soutien actif de l'organisation de l'unité Africaine, constitue la phase finale de la libération totale du Continent. Cet événement a eu pour résultat des tentatives répétées et désespérées du régime de Prétoria d'arrêter le cours de l'histoire et de perpétuer le statu quo en Namibie et en Afrique du Sud ellemême. La «Constellation» des Etats d'afrique Australe que l'afrique du Sud envisage de créer fait partie de ce plan diabolique, plan qui mettrait des Etats indépendants sous la même domination militaire, économique et politique du régime d'apartheid comme des bantoustans. Nous ne cesserons pas de poursuivre avec vigueur la libération des derniers bastions de l'exploitation du racisme et de l'apartheid. La même détermination qui a, pour ainsi dire, virtuellement libéré notre Continent de la domination politique est nécessaire pour sa libération économique. Notre succès dans la réalisation de notre unité politique doit nous encourager à exploiter la force inhérente à notre unité politique. Nous décidons par conséquent dans le cadre de notre Organisation de conjuguer nos efforts dans le domaine économique. A cette fin, il convient d'avoir toujours présent à l'esprit certains principes directeurs fondamentaux: 8

8 14. j) Les immenses ressources de l'afrique doivent être mises en valeur principalement pour satisfaire les besoins et réaliser les objectifs de ses peuples. II convient de mettre fin à la dépendance quasi totale de l'afrique ou l'ère des exportations des matières premières. Ainsi donc, la croissance et le développement de l'afrique doivent être basés sur une combinaison constituée par les importantes ressources naturelles de l'afrique, ses ressources en matière d'entreprises, d'administration et de techniques, et ses marchés (restructurés et étendus) afin de servir l'ensemble de ses populations. Par conséquent, l'afrique doit élaborer sa propre stratégie de développement et doit résolument s'atteler à sa mise en oeuvre. L'Afrique doit cultiver la vertu de l'autosuffisance. Ceci ne signifie pas que le Continent doit faire fi de toutes les contributions extérieures. Néanmoins, ces contributions en provenance de l'extérieur ne doivent servir qu'à soutenir nos propres efforts, et ne doivent pas constituer la principale partie de notre développement. En raison de la nécessité de réaliser une autosuffisance accrué, l'afrique doit mobiliser toutes ses ressources matérielles et humaines en vue de son développement. y) Nos Etats doivent chacun entreprendre toutes les activités économiques, sociales et culturelles susceptibles de mobiliser toutes les forces de nos pays et s'assurer que tous les efforts consacrés au développement et tous les bienfaits qui en résultent sont équitablement partagés; vi) Il conviendrait que tous les efforts visant à l'intégration économique de l'afrique soient poursuivis avec une détermination renouvelée afin de créer à l'échelle continentale un cadre pour la coopération économique si nécessaire à un développement reposant sur l'autosuffisance collective. 15. Sur la base de ces principes directeurs, nous, Chefs d'etat et de Gouvernement, réunis à Lagos en notre Deuxième Session Extraordinaire consacrée aux problèmes économiques de l'afrique, décidons d'adopter le plan d'action suivant ainsi que l'acte final de Lagos. Ce faisant, nous sommes conscients des énormes efforts qu'il nous sera nécessaire de déployer, aux niveaux individuel comme collectif, pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés dans les présents documents. Nous sommes convaincus que notre détermination peut nous permettre de vaincre les obstacles que nous pourrions rencontrer sur notre chemin et que notre Organisation et son Secrétariat Général parviendront à obtenir le soutien effectif de la Communauté Internationale et des Organisations Internationales intéressées. 9

9 CHAPITRE PREMIER Alimentation et agriculture Au cours des deux dernières décennies, et au moment où le continent africain est confronté à une croissance rapide de la population et de l'urbanisation, la situation alimentaire et agricole en Afrique s'est radicalement détériorée: la production et la consommation alimentaires par habitant sont tombées en deçà des besoins nutritionnels. Le déficit en production alimentaire auquel il faut ajouter les pertes alimentaires post-messiales et des famines périodiques ont conduit à une dépendance rapidement croissante vis-à-vis des importations des denrées alimentaires qui résultent en un drainage de ressources en devises étrangères et créent de sérieuses contraintes au financement du développement des économies africaines. Le fin fond du problème alimentaire en Afrique est le fait que les Etats membres n'ont pas généralement accordé la priorité nécessaire à l'agriculture, soit en allocation de ressources, soit en donnant une attention suffisante aux politiques visant à améliorer la productivité et la vie dans le monde rural. Afin d'améliorer la situation alimentaire en Afrique, la condition préalable fondamentale est la démonstration d'une forte volonté, politique afin d'orienter un volume beaucoup plus important de ressources vers l'agriculture, de mener à bien une réorientation essentielle des systèmes sociaux, de mettre en oeuvre des politiques qui inciteront les petits exploitants et les membres des coopératives agricoles à atteindre des niveaux plus élevés de productivité et de mettre en place des mécanismes efficaces pour la formulation des programmes requis et pour leur exécution. Le développement de l'agriculture ne devrait pas néanmoins être considéré en isolement mais plutôt intégré au processus de développement économique et social mettant un accent particulier, pour ce dernier aspect, sur le problème de l'amélioration des conditions de vie dans le milieu rural. Pour qu'une révolution agricole effective s'instaure en Afrique il est nécessaire de faire participer les jeunes et de mettre fin à l'exode rural actuel vers les centres urbains. Les politiques doivent constamment insister non seu- 11

10 lement sur la nécessité d'améliorer les conditions de vie dans les exploitations agricoles mais aussi d'augmenter les revenus des exploitants comme un moyen de rendre l'activité agricole plus attrayante et plus rémunératrice. Bien que la coopération multinationale doit revêtir des aspects nouveaux, la responsabilité d'une percée dans le domaine de l'alimentation et de l'agriculture incombe au premier chef à chaque Etat membre agissant dans son propre contexte national. Au cours de la période , les objectifs devraient être d'obtenir une amélioration immédiate de la situation alimentaire et d'établir une base afin de parvenir à l'autosuffisance en ce qui concerne les céréales et les produits de l'élevage et de la pêche. Des mesures prioritaires devraient être prises afin d'obtenir une réduction substantielle des pertes de produits alimentaires, de parvenir à un degré nettement plus élevé de sécurité alimentaire et d'assurer un accroissement important et soutenu de la production alimentaire, surtout en ce qui concerne les céréales tropicales. Une attention particulière devrait être accordée à la diversification de la production agricole. L'adoption de mesures urgentes est recommandée dans chacun de ces domaines. Pertes de produits alimentaires L'objectif devrait être de réaliser des progrès substantiels en vue de parvenir à réduire de moitié les pertes messiales. Les mesures recommandées sont notamment les suivantes: - Une évaluation précise de l'étendue des pertes de produits alimentaires. - La formulation de politiques nationales visant à réduire les pertes de produits alimentaires. - L'organisation de campagnes grâce aux moyens de communication de masse afin de diffuser dans le public' les méthodes permettant de réduire les pertes de produits alimentaires. - La construction d'installations appropriées de stockage de traitement et autres facilités. - L'établissement de services techniques centraux. - La promotion (au moyen de la recherche, de l'amélioration des infrastructures et d'incitations en faveur des agriculteurs et des pêcheurs) de méthodes améliorées de séchage, de conservation, de stockage, de traitement et de lutte contre les insectes nuisibles. - L'amélioration des parcours d'élevage et des exploitations. - La formation de personnel technique pour la lutte contre les pertes de produits alimentaires, de préférence grâce à des institutions sousrégionales ou régionales, des séminaires et des stages. 12

11 Sécurité alimentaire Dans un premier temps, la plupart des pays africains devraient s'efforcer de constituer au niveau national des réserves alimentaires stratégiques représentant environ 10% du total de leur production alimentaire. Des mesures urgentes devraient être prises par chaque Etat membre afin d'adopter une politique nationale cohérente en matière de sécurité alimentaire. Les politiques nationales doivent se traduire par des mesures concrètes telles que la construction rapide d'installations de stockage, la constitution de réserve de céréales, l'amélioration de la gestion des stocks de céréales et l'amélioration des systèmes de prévision et d'alerte. Afin de parvenir à l'autonomie collective, il faudra conclure des accords sous-régionaux en matière de sécurité alimentaire analogues à celui qui a déjà été conclu dans la zone sahélienne. En outre, il est recommandé que les Etats membres envisagent la possibilité de créer un organisme africain de secours alimentaire afin d'aider les pays membres en cas de grave pénurie alimentaire. Production alimentaire Le développement alimentaire doit être promu d'une façon intégrée et devrait prendre en considération les problèmes relatifs au transport et à la distribution des produits au niveau des consommateurs. L'autosuffisance alimentaire doit prendre en considération la valeur nutritionnelle des denrées alimentaires et résoudre en même temps les problèmes de sous-nutrition et de malnutrition. Le système de production agricole devrait être basé sur les programmes de réforme agraire adéquats en accord avec les conditions politiques et sociales prévalant dans les pays respectifs. Une organisation de la production agricole améliorée doit jouer un rôle prioritaire dans l'accroissement de la production agricole et de la productivité. L'OUA, en coopération avec la CEA, la FAO, le FIDA, le PMA et les autres organisations internationales concernées, devrait entreprendre des études et présenter des recommandations au prochain Sommet Economique en vue de la création des organismes régionaux de commercialisation et de distribution des produits alimentaires. a) Cultures vivrières Tous les Etats membres doivent prendre les mesures nécessaires en vue de la mise en oeuvre du plan alimentaire régional pour l'afrique adopté par les Ministres africains de l'agriculture. Le principal objectif immédiat devrait être d'obtenir une amélioration quantitative et qualitative de la production vivrière (céréales, fruits, tubercules, oléagineux, légumes, etc.) afin de remplacer dans une proportion considérable les produits actuellement importés. Par 13

12 ailleurs la production de ces denrées devrait être encouragée dans les pays qui ont un potentiel pour ces cultures. Plus spécialement, afin de réduire les importations croissantes du blé et de l'orge, une attention particulière devrait être portée à la culture des céréales tels que le mil, le maïs et le sorgho. L'adoption de mesures urgentes est recommandée notamment dans les domaines suivants: - La promotion de pratiques agricoles améliorées, en particulier l'utilisation intensive de combinaisons de facteurs de production améliorés et de mesures de protection des plantes. - La modification des structures technico-économiques de production afin de fournir aux petits exploitants et aux membres des coopératives agricoles les incitations nécessaires à un accroissement de la production. - Une meilleure utilisation de l'eau pour la culture des céréales dans le cadre des projets d'irrigation déjà entrepris, et le lancement de nouveaux projets. - La conservation des sols et des eaux. - La lutte contre les inondations et le drainage. - L'intensification de l'utilisation de meilleurs outils manuels et de meilleurs animaux de trait, et la promotion de l'agriculture mécanisée lorsqu'elle se justifie. - L'amélioration des infrastructures physiques, y compris la construction de petits ponts, de barrages, de routes d'accès et de desserte, et l'amélioration des services d'éducation, de la santé et des autres services sociaux, la plupart de ces projets devant être au stade actuel entrepris, autant que possible, en faisant appel à une participation volontaire fondée sur le principe de l'autosuffisance. b) Elevage Dans un avenir immédiat, il est recommandé d'accorder un appui plus large aux domaines suivants: - Formation: établissement de centres de formation sous-régionaux et organisation de stages sur la production zootechnique, le fonctionnement des abattoirs et le développement de l'élevage de la volaille et des petits animaux. - Santé des animaux: établissement de services de lutte spécialisés contre la trypanosomiase, amélioration de la productivité des races trypanotolérantes et développement intégré des zones libérées de la mouche tsé-tsé; établissement d'un centre de production de vaccins et d'un système régional efficace de quarantaine; création de centres sousrégionaux de recherche sur les maladies transmises par la tique et amé- 14

13 lioration des services de laboratoires et des systèmes de surveillance des maladies. - Sélection des races. - Prévention et éradication de la fièvre aphteuse. - Développement des pacages. - Amélioration des infrastructures. c) Pêche L'objectif devrait être d'accroître la production annuelle de poisson pêché dans les eaux africaines d'un million de tonnes d'ici à 1985, ce qui permettrait d'augmenter d'un kilogramme le niveau de la consommation annuelle moyenne de poisson par habitant d'ici à Les mesures recommandées sont les suivantes: - La création de flottilles industrialisées de pêche côtière (lorsque cela est justifié par les ressources disponibles) et l'augmentation de la productivité de la pêche artisanale. - L'expansion de l'aquaculture. - L'amélioration des méthodes traditionnelles de traitement. - L'amélioration des communications entre les points de débarquement et les marchés, en particulier grâce à la construction de routes peu coûteuses desservant les communautés de pêcheurs. - La réalisation d'investissements en faveur des installations à terre en particulier les installations de stockage. - L'expansion des échanges interrégionaux des produits de la pêche. - L'encouragement de la coopération sous-régionale afin d'évaluer le potentiel de ressources pour la pêche, surtout en ce qui concerne les stocks de poissons communs à plusieurs pays ainsi que les ressources des lacs et des bassins hydrographiques internationaux. - La formulation de projets communs en vue de l'exploitation rationnelle et de la gestion des stocks de poisson à l'échelon sous-régional. - L'examen et, si nécessaire, la renégociation des accords de pêche en vigueur. d) Politique des revenus et des prix 33. Il est fortement recommandé que les Etats membres entreprennent la formulation et la mise en application de politiques efficaces et cohérentes afin d'assurer que les prix des dotations agricoles et des produits agricoles fournissent des incitations suffisantes pour les agriculteurs, et en particulier les petits exploitants, augmentent leur production alimentaire, tout en préservant les intérêts des consommateurs les plus pauvres. De même, les différentes activi- 15

14 tés inscrites dans le programme d'action recommandé devraient être conçues et exécutées de manière à obtenir une incidence bénéfique de la répartition des revenus sur les populations les plus démunies des zones rurales. En particulier des efforts devraient être faits pour réduire l'écart croissant entre les revenus ruraux et ceux des centres urbains aussi bien qu'entre les riches et les pauvres dans le monde rural. Production forestière L'objectif devrait être d'intégrer plus étroitement la production forestière et l'agriculture afin d'assurer un approvisionnement adéquat en bois de chauffage et d'accroître la contribution des ressources forestières dans le processus d'industrialisation. Les mesures les plus urgentes qu'il convient d'adopter pour le développement de la production forestière en Afrique sont les suivantes: - L'élaboration d'inventaires des ressources forestières nationales. - L'intensification des programmes visant à intégrer les terrains boisés et les arbres dans les plans d'utilisation des sols et les pratiques agricoles aux niveaux des villages et des exploitations. - Un contrôle de l'érosion des terres. - Une expansion de 10% par an jusqu'en 1985 des zones faisant l'objet de programmes de régénération des forêts, en accordant une attention particulière aux terrains boisés communautaires et à l'agrosylviculture. - Une expansion des réserves forestières de l'ordre de 10% au cours des cinq prochaines années. - Une réduction progressive du niveau actuel des exportations des grumes brutes. - L'élaboration et le lancement d'un plan régional en vue du développement et de l'harmonisation des industries forestières. - Le renforcement des organes régionaux existants qui s'occupent de la production forestière. - L'expansion de la formation de spécialistes et de techniciens de la sylviculture ainsi que de gardes forestiers aux niveaux national et régional. - L'expansion et la coordination entre les pays des programmes de recherche appliquée. Recherche La science et la technologie jouent un rôle essentiel dans le développement de l'agriculture, et en particulier dans le domaine de la recherche, de la formation et de la vulgarisation agronomiques. Il conviendrait donc, dans le 16

15 domaine de la recherche agronomique, de placer un accent particulier sur l'amélioration des races des bovins, des caprins et des oiseaux de basse-cour ainsi que sur l'amélioration des semences sélectionnées, des engrais, des insecticides et autres produits chimiques appropriés aux conditions africaines. La recherche agronomique revêt une importance essentielle dans la transformation de l'agriculture en Afrique. Il conviendrait de renforcer les instituts nationaux de recherche ainsi que les programmes de coopération inter-etats de recherche. Les activités de recherche agronomique doivent être orientées vers la réalisation de l'objectif d'autosuffisance alimentaire et l'intégration de la recherche et de la vulgarisation doit être faite de manière plus effective. En conséquence, les recommandations suivantes sont proposées: - La recherche agronomique doit mettre davantage l'accent sur le développement et la diffusion de nouvelles techniques. - Des innovations biologiques, telles que la sélection des plantes et du bétail ainsi que la lutte contre les parasites agricoles, pourraient accroître considérablement la production et le rendement agricoles en Afrique. Cela fournirait les espèces de plantes, d'animaux et de techniques d'élevage plus productives et il conviendrait d'y mettre l'accent dans les programmes de recherche agronomique. - La recherche dans le passé s'est orientée vers un petit éventail de cultures alimentaires et a négligé bon nombre d'autres cultures autochtones en Afrique. Cependant, celles-ci sont cultivées par unegrande partie de la population rurale et constituent la proportion la plus importante de la diététique. II conviendrait dè redresser cette situation. - La recherche devrait également être intensifiée en ce qui concerne les tubercules et le soja et l'amélioration de la production et des niveaux nutritionnels des produits agricoles vivriers. - La recherche devrait continuer aussi pour les produits agricoles d'exportations qui non seulement apportent des devises étrangères nécessaires au développement mais également offrent des matières premières pour nos industries. - Il conviendrait d'accorder une attention particulière aux phénomènes affectant la production alimentaire dans les zones semi-arides en vue de stabiliser la production dans ces fragiles écosystèmes. - La recherche doit permettre de mettre au point des variétés adaptées et des systèmes de production qui assurent une utilisation optimale des ressources limitées en terre et en eau. Services de vulgarisation Il est indispensable de mettre les conclusions des recherches à la disposition des agriculteurs le plus rapidement possible. Il est donc recommandé: 17

16 - D'établir des liens plus étroits entre lt recherche et les services de vulgarisation. - Aux services de vulgarisation d'accorder davantage d'importance à la diffusion des technologies existantes. - De renforcer les services de vulgarisation et de leur fournir des ressources supplémentaires afin qu'ils puissent atteindre le gros de la population rurale au lieu de se concentrer sur un groupe relativement petit d'exploitations. - Les efforts de formation devraient porter essentiellement sur les agents de vulgarisation qui devraient, à leur tour, concentrer leurs efforts sur le jeunesse rurale et les femmes. Les institutions de vulgarisation et en particulier les centres de formation d'agriculteurs doivent être renforcés. Services agricoles Il faut encourager l'exploitation et la mise en valeur rationnelle des ressources naturelles, surtout des ressources forestières, de la flore et de la faune sauvage en vue d'améliorer les disponibilités alimentaires de. la région dans le cadre des programmes de développement rural intégré. Il faudrait créer des institutions disposant de moyens solides pour la planification et le contrôle du développement rural, le rassemblement des données, la fourniture de crédit et de dotations agricoles, l'amélioration des transports, la commercialisation, le développement des agro-industries, le stockage et le traitement. La mécanisation agricole a un rôle prioritaire dans l'accroissement de la production agricole et la modernisation des exploitations. Néanmoins ce problème doit être étudié très attentivement et devrait être lié au développement industriel de façon que ceci ne se traduise pas par une plus grande dépendance des Etats membres à l'égard du monde industrialisé. Dans le processus de mécanisation agricole, une attention particulière doit être accordée à la traction animale dans les pays qui n'ont pas encore atteint un niveau de motorisation approprié. Ressources Le total des investissements requis au cours de la période 1980/1985 pour l'exécution des programmes proposés s'élève à environ 21 milliards 400 millions de dollars des Etats-Unis, aux prix de En outre, les dépenses consacrées aux dotations agricoles augmenteront d'environ 560 millions de dollars des Etats-Unis au cours de la même période. Ce niveau de dépense formera seulement une partie des dépenses nécessaires à l'agriculture pour les années 80 comme contenu dans le document Plan Alimentaire Régional pour 18

17 l'afrique (AFPLAN), approuvé par les Ministres de l'agriculture à Arusha, Tanzanie, en 1978 et entériné par les Chefs d'etat et de Gouvernement dans la Déclaration de Monrovia en Des ressources supplémentaires seront nécessaires pour couvrir la deuxième moitié de la décennie qui n'est couverte dans ce plan d'action que pour la période 1980/85. Les Etats membres réaffirment leur soutien au FIDA et au PAM. Ils lancent un appel à la communauté internationale pour qu'elle mette des ressources accrues à la disposition de ces Organisations qui devront accorder la priorité des priorités aux demandes en provenance des Etats membres. II serait souhaitable d'avoir pour objectif un financement d'au moins 50% des investissements nécessaires au moyen des ressources intérieures. Mise en application et contrôle Dans un premier temps, les Etats membres devraient déterminer la manière dont les recommandations susmentionnées devraient être appliquées dans le contexte spécifique de leurs pays respectifs. Afin de mener à bien cette tâche, les gouvernements peuvent faire appel aux services des missions interorganisations d'examen dans le cadre de la stratégie, qui devraient être organisées à cette fin. Il conviendrait d'accorder une haute priorité au renforcement des capacités nationales en vue de l'identification, de l'élaboration, de l'exécution, du contrôle et de l'évaluation des projets de développement agricole. La FAO, avec la collaboration de la CEA et des autres organismes compétents, devrait étendre ses programmes de formation dans ce domaine. Il faudrait également organiser des séminaires et des stages régionaux et sous-régionaux. Les pays africains devraient élargir leur coopération économique et technique dans les domaines de l'alimentation et de l'agriculture grâce à l'accroissement des échanges commerciaux, grâce à des échanges de main-d'oeuvre et de technologie et à des programmes communs de développement aux niveaux sous-régional et régional. Les Etats membres devraient se fixer des objectifs annuels dans le domaine de l'alimentation et de l'agriculture et créer des mécanismes effectifs aux niveaux national et régional afin de contrôler les progrès effectués en vue de la réalisation de ces objectifs. Au niveau régional, ce contrôle devrait constituer une opération inter-organisations faisant intervenir l'oua, la CEA, la FAO, le Conseil Mondial de l'alimentation et le PNUD. Dans le contexte de la nouvelle stratégie et objectifs en matière d'alimentation et de l'agriculture, il sera nécessaire de procéder à une évaluation des projets en cours d'exécution financés par des ressources extérieures en vue d'assurer qu'ils contribuent effectivement à la réalisation de ces nouveaux objectifs. 19

18 CHAPITRE II Industrie I. Introduction Le continent africain, après vingt ans d'indépendance politique de la plupart de ses pays, aborde la Décennie dans un état de sousdéveloppement qui en fait le continent le moins développé de la terre et auquel il a été réduit par plusieurs siècles de domination coloniale. Conscients de leur handicap et résolus de poursuivre leur action destinée à les sortir du sous-développement, les Etats membres s'engagent à oeuvrer, au niveau de chacun d'eux et du continent tout entier, dans le sens d'un développement économique et social global et accéléré. Dans leurs plans de développement, les Etats membres accordent à l'industrialisation un rôle déterminant pour ses effets sur la satisfaction des besoins fondamentaux des populations, l'intégration de l'économie et la modernisation de la société. A cet effet et pour, d'une part, assurer à l'afrique une part croissante de la production industrielle mondiale et, d'autre part, parvenir rapidement à un degré d'autonomie collective suffisante, les pays africains proclament les années Décennie du développement industriel en Afrique. Afin de réaliser les objectifs de développement industriel à long, moyen et court termes, les Etats membres décident de tout mettre en oeuvre aux niveaux national, sous-régional et régional, dans les domaines des ressources humaines, des ressources naturelles, des financements et des institutions de promotion pour assurer les conditions nécessaires à la mobilisation optimale de l'ensemble des énergies au service de l'action gigantesque ainsi entreprise. Les Etats membres entendent déployer leurs efforts en relation avec le reste de la Communauté internationale dont la coopération sous toutes les formes est indispensable à leur propre action. A ce titre, les Etats membres considèrent comme leur dû la contribution massive et appropriée que les pays développés doivent apporter à l'oeuvre 21

19 du développement du Continent Africain dont le succès constitue la condition même de la poursuite du développement des pays avancés et de la préservation de la paix dans le monde. 56. L'industrialisation du Continent Africain en général et de chaque Etat membre en particulier constitue une option fondamentale dans l'action globale destinée à sortir l'afrique du sous-développement et de sa dépendance économique. Le développement économique et social intégré du Continent Africain exige la création d'une industrie dans chaque Etat membre conçue dans l'intérêt du pays et destinée à se renforcer dans le cadre d'une complémentarité d'action au niveau de la sous-région et de la région. Cette industrialisation contribue notamment à: la satisfaction des besoins fondamentaux des populations; la valorisation des ressources naturelles locales; la création d'emplois; la formation d'une base de développement des autres secteurs économiques; la création d'un cadre d'assimilation et de promotion du progrès technologique; la modernisation de la société. 57. En assurant l'harmonisation des actions de développement et l'utilisation optimale des ressources limitées des différents Etats membres, la coopération industrielle crée les conditions favorables à la réalisation de l'autonomie collective à l'échelle de la région et de la sous-région tout en offrant un cadre au renforcement des efforts de chaque pays. 58. Conscients de cette situation et de la nécessité d'oeuvrer dans le sens de la concrétisation des objectifs de développement, les Chefs d'etat et de Gouvernement réitèrent leur soutien à la résolution adoptée par la troisième Conférence Générale de l'onudi recommandant à l'assemblée Générale des Nations Unies de proclamer les années 80 Décennie du développement industriel de l'afrique. Ils ont pleine conscience qu'une telle proclamation implique des obligations pour tous ceux qui y auront souscrit, s'engageant ainsi à apporter une contribution appropriée aux efforts nécessaires au succès de cette action. Pour leur part, ils sont déterminés à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer le plein succès de cette Décennie. 59. Les Etats membres enregistrent avec une grande déception les résultats négatifs de la troisième Conférence Générale de l'onudi. En premier lieu, ils donnent à cet échec, dont les causes sont par ailleurs connues, sa véritable signification, à savoir l'impossibilité dans laquelle se sont trouvés les pays développés dans leur tentative persistante d'amener les pays en développement à renoncer à leur revendication légitime d'un Nouvel Ordre Economique International juste et équitable. L'attention doit également être attirée sur l'attitude négative des pays développés à l'égard des efforts que les Etats mem- 22

20 bres sont en train de faire pour accélérer l'industrialisation de la région. Cet échec a mis en lumière, entre autres, la nécessité de l'autonomie nationale et collective. 60. Par ailleurs, ils tirent de nombreuses leçons, notamment: la nécessité de promouvoir aux côtés des autres pays en développement la reconnaissance de leur droit au développement; la nécessité d'une coopération fructueuse entre les Etats membres d'une part, et d'autre part entre les Etats membres et les autres régions en développement; l'urgence du renforcement ou de la mise en oeuvre par chaque pays d'une politique nationale de développement fondée avant tout sur le recours à ses propres ressources; l'urgence de la mise en oeuvre d'un plan collectif d'industrialisation de l'afrique basé sur l'autosuffisance. II. Objectifs de développement industriel à long, moyen et court termes 61. En application de la Déclaration de Monrovia dans sa partie relative au développement industriel en Afrique et tenant compte des objectifs fixés par la deuxième Conférence Générale de l'onudi à Lima et de la résolution pertinente de la troisième Conférence Générale de l'onudi à New Delhi relative à la Décennie du développement industriel de l'afrique et conformément à la Déclaration et au Plan d'action de New Deihi présentés par le Groupe des 77, les Chefs d'etat et de Gouvernement arrêtent les objectifs de leur développement industriel à long terme (an 2000), à moyen terme (1990) et à court terme (1985). Ce faisant, ils soulignent la priorité accordée à la création d'une base industrielle solide et à ses aspects pertinents contenus dans la Déclaration des Chefs d'etat et de Gouvernement adoptée à Monrovia. 1. Objectifs à long terme (an 2000) 62. Dans la mise en oeuvre de la stratégie de développement à long terme correspondant à l'horizon de l'an 2000, l'afrique se fixe l'objectif d'assurer au moins 2 t0 de la production industrielle mondiale et ce conformément aux objectifs de Lima. 63. La réalisation de cet objectif implique la mise en place d'une structure industrielle au niveau national dans le cadre d'une économie intégrée. 64. L'accent doit être mis sur la nécessité de créer des liens entre l'industrie et les autres secteurs aussi bien qu'entre les différents sous-secteurs industriels afin de promouvoir l'interdépendance entre eux et parvenir à une industrialisation et à un développement économique global harmonieux. 65. Dans la formulation de la stratégie de leur développement industriel, les pays africains doivent avoir présents à l'esprit la nécessité de choisir une technologie appropriée qui sera socialement adaptée, compatible avec la dota- 23

21 tion en ressources, réduisant progressivement l'excessive dépendance actuelle de l'afrique à l'égard des pays développés en matière de technologie. 2. Objectifs à moyen terme (1990) 66. Durant la décennie 1980/1990, les Etats membres se proposent d'atteindre 1,4% de la production industrielle mondiale et en même temps de mettre tout en oeuvre pour réaliser l'autosuffisance dans les secteurs suivants: alimentation, matériaux de construction, habillement, énergie. A cet effet, ils ont arrêté les objectifs suivants: Création d'une base solide pour un processus d'industrialisation autoentretenu aux niveaux national et sous-régional. Développement des ressources humaines en vue de leur mobilisation optimale dans le processus de développement industriel. Production en quantité suffisante d'intrants pour l'agriculture tels que les engrais, les pesticides, les outils et les machines agricoles. Production d'une quantité suffisante de matériaux de construction en vue de la construction des logements urbains et ruraux décents pour la population rapidement croissante du Continent et en général pour satisfaire les besoins de l'économie en matériaux de construction. Développement des industries de biens intermédiaires et d'équipement, notamment ceux destinés aux autres industries et à la création des infrastructures. Transformation et valorisation locales d'une partie de plus en plus grande des matières premières du Continent. Satisfaction des besoins de l'industrie en énergie par le développement de différentes formes d'énergie disponible sur le Continent. Satisfaction des besoins en produits textiles. 3. Objectifs à court terme (an 1985) 67. Dans la poursuite des objectifs de leur développement industriel à moyen et à long termes, les Etats membres se proposent de réaliser les objectifs à court terme suivants: Assurer au moins 1 % de la production industrielle mondiale. Jeter les fondations du développement par étapes des industries de base qui sont essentielles pour l'autonomie puisqu'elles produisent des intrants pour d'autres secteurs. Il est donc important d'entreprendre des études pour la création de celles de ces industries qui peuvent être mises en place à court terme sur une base nationale ou sous-régionale et celles qui doivent l'être à long terme et moyennant la coopération sousrégionale et régionale. Ls modalités de création des industries de base suivantes doivent être étudiées et établies: 24

22 j) industries alimentaires et agro-industries industries du bâtiment industries métallurgiques industries mécaniques y) industries électriques et électroniques industries chimiques industries forestières industries énergétiques. III. Conditions de réalisation des objectifs de développement industriel La réalisation de l'ensemble des objectifs à long, moyen et court termes fixés par les Etats membres à leur développement industriel exige l'adoption et la mise en place de conditions multiples aux niveaux national, sousrégional, régional et international. 1. Au niveau national Le développement industriel de chaque Etat membre est conditionné par les mesures suivantes: Conception d'une politique nationale d'industrialisation précisant les priorités, les objectifs, les moyens humains, financiers et institutionnels nécessaires. Etablissement de structures de formation d'un personnel technique répondant aux besoins à tous les niveaux de qualification. Octroi d'un rang élevé de priorité à la formation de cadres industriels africains supérieurs et moyens afin de réduire la dépendance de l'afrique à l'égard de l'expertise étrangère en matière de gestion. Lancement d'un programme de prospection destiné à inventorier les ressources du pays et à définir les conditions de leur exploitation. Mise en place d'institutions chargées de promouvoir l'industrialisation sur le plan des études, de la recherche, de la normalisation et des autres activités. Mise en oeuvre d'institutions financières favorisant un processus de développement industriel accéléré par des conditions et des procédures de financement appropriées et tenant compte de spécificités d'un secteur industriel naissant. Déploiement de tous les efforts possibles pour que les bénéfices provenant des activités industrielles en Afrique soient réinvestis dans la région. Création de structure de coordination et de promotion de la coopération industrielle du pays avec les autres pays de la sous-région et de la région. 25

23 j) Création de réseaux de petites et moyennes entreprises ainsi que la promotion active et l'encouragement du secteur non industrialisé. Prendre des mesures et introduire des stimulants pour encourager et soutenir le développement de petites et moyennes industries en tenant compte des besoins de l'utilisation de ressources locales, de l'emploi et de la diffusion technologique. Contrôle des activités des sociétés transnationales. 1) Placement d'un accent particulier sur la nécessité pour les pays africains d'utiliser les matières premières locales comme intrants pour l'industrie afin de réduire l'actuelle dépendance excessive çle l'afrique à l'égard des importations d'intrants industriels. Choix judicieux de lignes de produits, en accordant la préférence à celles qui contribueront à la satisfaction des besoins fondamentaux de leur population et aux besoins de leur développement. Formuler et mettre en oeuvre des mesures politiques pour arrêter le flot de l'exode rural vers les zones urbaines par la décentralisation de petites et moyennes industries basées sur les ressources locales vers les zones rurales et le développement des infrastructures. Former, encourager et soutenir les entrepreneurs africains pour qu'ils participent effectivement dans la production industrielle en vue de contrôler progressivement la propriété de capital dans le secteur. Utilisation de la recherche et détermination du rôle des différentes entreprises tant privées, semi-publiques que publiques comme instruments de la mise en oeuvre du plan d'action. 2. Aux niveaux sous-régional et régional 70. Les Etats membres sont convaincus du rôle fondamental de la coopération industrielle intra-africaine dans toutes ses formes multiples comme instrument d'autonomie et d'accélération du développement industriel pour réaliser l'objectif de Lima pour l'afrique, compte tenu notamment de l'attitude décourageante des pays développés et des progrès actuels lents de cette coopération intra-africaine. Les Etats membres ont donc décidé de concrétiser leur volonté de coopération aux niveaux sous-régional et régional par l'adoption des mesures suivantes: élaboration des plans sous-régionaux et régionaux pour la création de grandes unités industrielles dont le coût de réalisation et le volume de production dépassent les capacités de financement et d'absorption nationales; création d'institutions multinationales à caractère régional et sousrégional pour réaliser l'inventaire et l'exploitation de ressources natu- 26

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