Accès aux soins de santé

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1 Accès aux soins de santé Stefaan Demarest Institut Scientifique de Santé Publique Direction opérationnelle Santé publique et surveillance Rue J. Wytsman, 14 B Bruxelles 02 / La Science au service de la Santé Publique, de la Sécurité de la chaîne alimentaire et de l'environnement.

2 . Accès aux soins de santé page 2

3 Table des matières Table des matières Résumé Résumé Introduction Questions Indicateurs Résultats Résultats Dépenses absolues et relatives pour les soins de santé (AC_1, AC_2) Perception au sujet des (propres) dépenses pour les soins de santé (AC_3) Report des soins de santé (AC_4) Discussion Bibliographie Tableaux Accès aux soins de santé page 25

4 . Accès aux soins de santé page 26

5 Résumé Enquête de santé par interview, Belgique 2008 En moyenne, les ménages en Belgique dépensent 125 par mois pour les soins de santé (valeur absolue), ce qui correspond à 7% du revenu disponible (valeur relative). Il s agit ici du montant des dépenses sans tenir compte d éventuels remboursements. Les dépenses moyennes par mois pour les soins de santé augmentent, aussi bien en valeur absolue qu en termes relatifs, en fonction de l âge (de la personne de référence): 33 pour un ménage jeune (avec une personne de référence jeune), soit 3% du revenu disponible, et 175 pour un ménage âgé, soit 13% du revenu disponible. En termes relatifs (en fonction du revenu disponible), les dépenses pour les soins de santé pèsent plus pour les ménages appartenant au groupe avec le revenu (quintile) le plus bas (10% du revenu disponible) par rapport aux ménages avec le quintile de revenus le plus élevé. En termes relatifs, les résultats montrent une stabilité au cours du temps de la proportion des dépenses pour les soins de santé par rapport au revenu des ménages. Les dépenses relatives pour les soins de santé se situent au même niveau dans chacune des trois régions du pays. 35% des ménages en Belgique déclarent que les dépenses pour les soins de santé sont (très) difficiles à prendre en charge dans le cadre du budget disponible au niveau du ménage. Cette façon de penser est plus fréquente chez les personnes âgées. Elle est aussi étroitement liée au statut socioéconomique des ménages: un faible niveau d éducation et/ou de revenu va de pair avec l avis que les dépenses pour les soins de santé sont (très) difficile à prendre en charge dans le cadre du budget. Plus de la moitié des ménages avec un seul individu (52%) estime que les dépenses pour les soins de santé sont (très) difficiles à prendre en charge. Le pourcentage de ménages qui estiment que les dépenses pour les soins de santé sont (très) difficiles à prendre en charge dans le cadre du budget disponible, est plus élevé en Région bruxelloise (45%) par rapport aux deux autres régions. Le pourcentage de ménages qui estiment que les dépenses pour les soins de santé sont trop élevées a augmenté en 2008 par rapport aux résultats de % des ménages en Belgique ont déclaré avoir eu des problèmes financiers qui les ont empêchés d avoir accès à des soins de santé (prestataires de soins, dentiste, médicaments sous prescription, lunettes, soins de santé mentale) au cours des 12 derniers mois. Ce sont surtout les ménages jeunes qui sont confrontés (au cours des 12 derniers mois) avec le problème de devoir postposer des soins de santé. Cela concerne aussi plus souvent les ménages défavorisés avec un faible niveau d éducation et/ou de revenu. Il faut noter enfin que ce problème de report des soins de santé a augmenté en 2008 par rapport à Accès aux soins de santé page 27

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7 1. Introduction La Belgique peut s enorgueillir d une organisation très performante dans le domaine des soins de santé; celle-ci veille en principe à respecter le libre choix du médecin traitant par le patient et une liberté thérapeutique pour les médecins, ainsi qu'à fournir un accès universel aux soins de santé pour la population. Pour atteindre des objectifs, un système relativement complexe d assurance santé est organisé; il s adresse aux salariés, aux indépendants et aux fonctionnaires, mais aussi aux chômeurs, aux pensionnés, aux allocataires de revenu minimum, aux handicapés, aux étudiants, plus les personnes à charge et qui répondent aux conditions de prise en charge: conjoints, cohabitants, enfants, petits-enfants, En pratique, on peut estimer que quasiment toute la population en Belgique, à quelques exceptions près, a accès à la prise en charge des soins de santé, moyennant le fait de respecter une série de conditions. L accessibilité universelle aux soins de santé signifie qu il n y a pas d obstacle en la matière. Un des problèmes potentiels est lié aux coûts qui peuvent induire les soins de santé. Ces derniers sont pris en compte dans le cadre du concept d assurance qui forme une des bases du système de soins en Belgique: le principe est de s assurer contre les risques (en matière de santé) liés à la santé qui peuvent entraîner une perte de revenu et/ou une augmentation des dépenses liées à la maladie ou l invalidité. Le principe consiste à faire payer par le patient l ensemble des honoraires du prestataire de soins, et que l assurance lui rembourse une partie de ces frais. La différence entre les deux montants (c.-à-d. la participation personnelle du patient dans ses frais de soins) constitue le "ticket modérateur". On attend donc du patient qu il avance dans un premier temps le coût des prestations pour être remboursé par la suite. Vu que ces montants peuvent parfois être relativement élevés, une règle a été adoptée en 1987 sous le nom de "tiers payant" en ce qui concerne les frais d hospitalisation. Dans ce cas, le patient paie uniquement le ticket modérateur, tandis que le reste des honoraires est payé directement par la caisse d assurance au dispensateur. Pour certains groupes de population, comme ceux bénéficiant du droit à la franchise sociale, les allocataires spéciaux, etc., le principe du tiers payant est aussi appliqué pour de simples consultations et pour une partie des soins dentaires (1). Cette procédure est toutefois peu utilisée, car les mesures d application sont assez complexes (1). Enfin, en ce qui concerne la délivrance de produits pharmaceutiques, cette pratique est généralisée à tous les ayants-droit. A côté de la nécessité pour le patient d avancer le montant total des honoraires, le montant du ticket modérateur lui-même peut aussi constituer un problème potentiel en ce qui concerne l accessibilité des soins de santé. Suite aux nombreux problèmes financiers auxquels le secteur de l assurance maladie-invalidité a été confronté au cours des dix dernières années, le ticket modérateur a augmenté pour diverses prestations, comme les consultations, les visites à domicile et les admissions à l hôpital (2). Toutefois, un système de franchise sociale et fiscale a été introduit au même moment (1er janvier 1994); ce dernier limite le montant du ticket modérateur que les personnes doivent prendre en charge sur une année.. Accès aux soins de santé page 29

8 La franchise sociale et fiscale a été remplacée à partir de 2001 par le maximum à facturer (MAF). La philosophie de base du MAF est que les montants à payer par une personne pour certains coûts médicaux ne peuvent pas dépasser un certain plafond. On distingue un MAF basé sur les revenus et un MAF social. Le premier s applique à tous les ménages : quand les dépenses annuelles pour les soins de santé atteignent un plafond (qui dépend du revenu net imposable du ménage: à revenu élevé, plafond élevé), le patient ne paie plus de ticket modérateur. Le MAF social ne concerne que les personnes qui ont droit à des aides financières majorées. A côté des plafonds prévus pour les MAF basés sur les revenus, des suppléments sont prévus sous forme d un plafond fixe de 450 Euros. Dès les dépenses annuelles d un patient/ménage pour les soins de santé atteignent ce plafond, il ne paie plus de ticket modérateur. Des groupes cibles spécifique ménages avec des revenus très faibles peuvent bénéficier sous conditions des avantages du statut OMNIO qui prévoit des tickets modérateurs plus bas pour les dépenses en matière de soins de santé. Le but poursuivi par ce module est d avoir un aperçu du coût des soins de santé pour un ménage (en terme absolu et relatif), d estimer le nombre de ménages qui ont des problèmes pour supporter ces dépenses et de calculer quel pourcentage des ménages ne dispose pas de fonds suffisants pour pouvoir assumer les dépenses nécessaires dans le cadre des soins de santé. Accès aux soins de santé page 30

9 2. Questions Pour le calcul des dépenses pour les soins de santé on demande aux ménages combien ils ont dépensé au cours du dernier mois avant l enquête: AC.01. Est-ce que votre ménage a fait des dépenses au cours du dernier mois pour. o o o o AC des prestataires de soins comme par exemple un médecin généraliste, un spécialiste, un dentiste? AC des médicaments prescrits et non-prescrits? AC un séjour dans une institution de soins, comme par exemple un hôpital, une maison de repos? AC des accessoires médicaux comme par exemple des bandages, du matériel d injection, des bouteilles d oxygène? Pour les ménages qui ont eu des dépenses pour les soins de santé, on leur demande ensuite quel a été le montant de celles-ci. AC.02. Quel était le montant dépensé? Il a été demandé ensuite à tous les ménages s ils ont rencontré des problèmes financiers en raison des dépenses nécessaires. Ac.03. En général, trouvez-vous que votre contribution personnelle pour les soins de santé, l argent que vous devez payer vous même, est: facilement supportable pour votre budget, difficilement supportable pour votre budget, Impossible à supporter pour votre budget? Des contributions personnelles trop importantes peuvent entraîner comme conséquence que les ménages se voient dans l obligation de postposer leurs soins de santé. Il est possible de vérifier dans le cadre de l enquête si et dans quel mesure les ménages font face à ce genre de problème: AC.04. Au cours des 12 derniers mois, votre ménage a-t-il été confronté avec une situation où l'un d'entre vous a eu besoin de soins qu il n a pas pu se payer? o o o o o AC des soins médicaux ou une opération? AC des soins dentaires? AC des médicaments prescrits? AC des lunettes ou des lentilles? AC des soins de santé mentale, par un psychologue ou un psychiatre, par exemple? Accès aux soins de santé page 31

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11 3. Indicateurs AC_1 Montant absolu des dépenses pour les soins de santé Cet indicateur permet d estimer la somme payée par les ménages (au cours du dernier mois) pour des soins de santé (honoraires, médicaments, institutionnalisation, accessoires techniques). Cela ne concerne que des ménages ou des personnes qui ne sont pas placées en institution. Les dépenses ont été indexées pour pouvoir réaliser une comparaison au cours du temps ; l indice des prix utilisés comme référence est celui de décembre AC_2 Dépenses relatives pour les soins de santé Le montant absolu des dépenses pour les soins de santé ne représente qu un côté de la médaille. Ici, ce montant est divisé par le revenu du ménage afin de mesurer le poids relatif des dépenses en matière de soins de santé dans le budget mensuel du ménage. AC_3 Perception au sujet des (propres) dépenses pour les soins de santé Cet indicateur permet d estimer le pourcentage de ménages qui estiment que leurs dépenses pour les soins de santé sont difficiles à supporter dans le cadre du budget du ménage. On ne tient pas compte ici ni du revenu, ni des dépenses réelles; l approche est purement subjective. AC_4 Report des soins de santé pour des raisons financières Cet indicateur permet d estimer le pourcentage de ménages qui ont dû postposer des soins de santé. Dès qu un représentant d un ménage déclare avoir dû renoncer à des soins soit médicaux, chirurgicaux, dentaires, ou à l achat de médicaments, de lunettes, il est considéré que ce ménage a été obligé de postposer des soins en raison de problème d accessibilité (financière). Les tableaux à la fin de ce chapitre reprennent les résultats de tous les indicateurs de ce module; ils y sont présentés notamment en fonction du revenu équivalent du ménage. Cela signifie que l on utilise dans le cadre de cette analyse non pas le simple revenu du ménage, mais bien un revenu corrigé en fonction de la taille du ménage et de sa composition. Le revenu déclaré par le ménage est donc divisé par la somme suivante: o o o 1 (pour la personne de référence) + 0,5 (pour chaque adulte supplémentaire dans le ménage) + 0,3 (pour chaque enfant dans le ménage). Il est possible grâce à cela de comparer de manière raisonnable les revenus de ménages différents en taille et en composition. Le revenu équivalent est présenté sous forme de quintiles: les valeurs ont été ordonnées de la plus basse à la plus élevée et ensuite séparées en 5 groupes qui comprennent chacun 20% des ménages. Le premier quintile correspond au 20% des ménages avec les revenus équivalents les plus bas, et le cinquième au 20% des ménages avec les revenus équivalents les plus élevés. Accès aux soins de santé page 33

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13 4. Résultats Enquête de santé par interview, Belgique Dépenses absolues et relatives pour les soins de santé (AC_1, AC_2) Belgique En Belgique, un ménage dépense en moyenne 125 par mois pour les soins de santé, soit 7% du revenu disponible du ménage. Ces montants ne tiennent pas compte des remboursements éventuels. Analyse en fonction de l âge et du sexe Les ménages dont la personne de référence est un homme dépensent par mois en moyenne plus pour les soins de santé (129 ) que les ménages dont la personne de référence est une femme (117 ). Cette différence est significative après standardisation pour l âge (de la personne de référence). En termes relatifs on observe l inverse: les ménages dont la personne de référence est une femme dépensent en moyenne 7% de leur revenu mensuel pour des soins de santé; lorsqu il s agit d un homme, la moyenne est de 6%. Cette différence n est pas significative après standardisation pour l âge (de la personne de référence). Les dépenses mensuelles moyennes augmentent avec l âge (de la personne de référence) aussi bien en valeur absolue qu en termes relatifs: les jeunes ménages (avec une personne de référence de ans) dépensent par mois en moyenne 33 pour les soins de santé (3% du revenu disponible); les vieux ménages (avec une personne de référence de 75 ans ou plus) dépensent 175, soit en moyenne 13% du revenu disponible. La différence entre ces deux groupes d âge est significative après standardisation pour le sexe. Accès aux soins de santé page 35

14 Figure 1 Moyenne des dépenses relatives pour les soins de santé par ménage, par sexe et par âge, Enquête de Santé, Belgique 2008 Analyse en fonction des caractéristiques socio-économiques La moyenne des dépenses (en valeur absolue) est plus élevée dans les ménages qui comprennent des personnes avec un niveau d éducation élevé par rapport aux faibles niveaux d éducation (aucun des partenaires dans le ménage n a de diplôme ou seulement de l enseignement primaire). Cette différence est significative après standardisation pour le sexe et l âge. En termes relatifs en fonction du revenu disponible l impact des dépenses pour les soins de santé sur le budget des ménages semble assez similaire pour tous les niveaux d éducation. Après standardisation pour le sexe et l âge (de la personne de référence) on n observe en effet aucune différence significative les niveaux les plus faibles et plus élevés d éducation. Pour ce qui concerne les dépenses pour les soins de santé en valeur absolue, on n observe pas de lien systématique avec le revenu. Les dépenses brutes sont plus faibles dans les quintiles les plus bas et plus élevées dans le quintile de revenus le plus haut. Cette différence n est toutefois pas significative après standardisation pour le sexe et l âge. En termes relatifs (en fonction du revenu disponible) un ménage du quintile le plus bas consacre 10% du revenu disponible aux soins de santé tandis que les ménages du quintile le plus élevé y consacrent à peine 4%. Après standardisation pour le sexe et l âge, seule la différence entre ces deux quintiles est significative (mais pas entre les quintiles intermédiaires). Ce sont les couples sans enfants qui ont le plus de dépenses (en valeur absolue) pour les soins de santé : en moyenne 170 par mois. Toutefois, après standardisation pour le sexe et l âge, les résultats sont différents des taux bruts: ce sont cette fois les couples avec enfants qui ont le plus de dépenses (en moyenne 155 par mois). Cette différence entre taux bruts et taux standardisés est sans doute due au fait que dans la catégorie couples sans enfants on retrouve essentiellement des personnes âgées qui ont plus de dépenses pour les soins de santé. Accès aux soins de santé page 36

15 Les résultats en termes relatifs confirment ce qui a déjà été dit pour les valeurs absolues: après standardisation pour le sexe et l âge, ce sont les ménages monoparentaux qui ont le plus de dépenses par rapport au revenu disponible. La différence avec les autres types de ménages n est toutefois pas significative après standardisation pour le sexe et l âge. Sur base des taux bruts, les ménages qui résident en milieu semi-urbain et rural ont le plus de dépenses pour les soins de santé : 132 en valeur absolue et 7% en termes relatifs. La différence avec les autres types d urbanisation n est toutefois pas significative après standardisation pour le sexe et l âge. Evolution au cours du temps En comparaison avec l année 1997 au cours de laquelle la première enquête de santé a été organisée, les dépenses moyennes (indexées) des ménages sont restées quasi équivalentes au cours du temps et ce tant en valeur absolue qu en termes relatifs. Les taux standardisé pour l âge et le sexe ne montrent pas non plus de différences significatives au cours du temps. Figure 2 Moyenne des dépenses relatives pour les soins de santé par ménage, par région et par année d enquête, Enquête de Santé, Belgique Régions Les ménages qui résident en Région wallonne dépensent moins chaque mois pour les soins de santé (114 ) que ceux de la Région flamande (130 ) ou de la Région bruxelloise (129 ). Ces différences ne sont toutefois pas significatives après standardisation pour le sexe et l âge. En termes relatifs en fonction du revenu mensuel disponible le niveau des dépenses pour les soins de santé est le même dans toutes les régions (6 à 7%). Accès aux soins de santé page 37

16 Région flamande Les dépenses moyennes des ménages en Région flamande pour les soins de santé s élèvent à 130, soit 6% du revenu mensuel disponible. Comme observé pour la Belgique dans son ensemble, les dépenses relatives sont plus élevées dans les ménages où la personne de référence a 75 ans ou plus : 179, soit 13% du revenu disponible. Un ménage qui se trouve dans le quintile des revenus les plus bas consacre 10% de son revenu aux soins de santé, contre 4% pour les ménages du quintile le plus élevé. Cette différence est significative après standardisation pour le sexe et l âge. Comme pour la Belgique dans son ensemble, les dépenses moyennes (indexées) des ménages sont restées quasi équivalentes au cours du temps, et ce, tant en valeur absolue qu en termes relatifs. Figure 3 Moyenne des dépenses relatives pour les soins de santé par ménage, par sexe et par âge, Enquête de Santé, Belgique Région flamande Région bruxelloise Les dépenses moyennes des ménages en Région bruxelloise pour les soins de santé s élèvent à 129, soit 7% du revenu mensuel disponible. Comme observé pour la Belgique dans son ensemble, les dépenses augmentent avec l âge. Un ménage qui se trouve dans le quintile des revenus les plus bas consacre 8% de son revenu aux soins de santé, contre 4% pour les ménages du quintile le plus élevé. Cette différence (mais aussi entre le 2ème et le 5ème quintile) est significative après standardisation pour le sexe et l âge. Accès aux soins de santé page 38

17 Les dépenses relatives pour les soins de santé à Bruxelles ne sont pas différente de celles observées dans les grandes villes de Flandre ou de Wallonie. Comme pour la Belgique dans son ensemble, les dépenses moyennes (indexées) des ménages sont restées quasi équivalentes au cours du temps, et ce tant en valeur absolue qu en termes relatifs. Figure 4 Moyenne des dépenses relatives pour les soins de santé par ménage, par sexe et par âge, Enquête de Santé, Belgique Région bruxelloise Région wallonne Les dépenses moyennes des ménages en Région wallonne pour les soins de santé s élèvent à 114, soit 7% du revenu mensuel disponible. Comme observé pour la Belgique dans son ensemble, les dépenses relatives augmentent avec l âge ; elles sont les plus élevées dans les ménages où la personne de référence a 75 ans ou plus: 162, soit 11% du revenu disponible. Comme pour la Belgique dans son ensemble, les dépenses moyennes (indexées) des ménages sont restées quasi équivalentes au cours du temps, et ce tant en valeur absolue qu en termes relatifs. Accès aux soins de santé page 39

18 Figure 5 Moyenne des dépenses relatives pour les soins de santé par ménage, par sexe et par âge, Enquête de Santé, Belgique Région wallonne 4.2. Perception au sujet des (propres) dépenses pour les soins de santé (AC_3) Belgique 35% des ménages en Belgique déclarent que les dépenses / leurs contributions pour les soins de santé sont (très) difficiles à supporter dans le cadre du budget disponible au niveau du ménage. Il s agit bien sûr ici d une impression subjective des ménages sur ce sujet, où il est fait abstraction de ce que ces ménages ont effectivement dû dépenser pour les soins de santé. Analyse en fonction de l âge et du sexe Les ménages dont la personne de référence est une femme déclarent plus souvent (45%) que leurs contributions pour les soins de santé sont (très) difficiles à supporter que quand il s agit d un homme (30%). Cette différence est significative après standardisation pour l âge. Le pourcentage de jeunes ménages (dont la personne de référence est jeune) qui déclarent que leurs contributions pour les soins de santé sont (très) difficiles à supporter est de 30%. Ce taux n évolue pas ensuite sensiblement avec l âge bien que l on observe de pourcentage élevés dans les ménages dont la personne de référence a ans ou 75 ans et plus (respectivement 44% et 38%). Accès aux soins de santé page 40

19 Figure 6 Pourcentage des ménages qui trouvent que leur contribution dans les dépenses pour les soins de santé est trop élevée, par sexe et par âge, Enquête de Santé, Belgique 2008 Analyse en fonction des caractéristiques socio-économiques 54% des ménages du niveau d éducation le plus bas trouvent que leurs contributions dans les dépenses pour les soins de santé sont trop élevées; ce taux diminue systématiquement pour atteindre 20% dans le niveau d éducation le plus élevé. Cette différence est significative après standardisation pour l âge et le sexe. Le lien avec le niveau de revenu est encore plus marqué. 67% des ménages qui sont dans le quintile des revenus le plus bas trouvent que leurs contributions dans les dépenses pour les soins de santé sont trop élevées; ce taux diminue de manière systématique pour atteindre 9% chez les ménages qui sont dans le quintile le plus élevé. Cette différence est significative après standardisation pour l âge et le sexe. 52% des familles monoparentales trouvent que leurs contributions dans les dépenses pour les soins de santé sont trop élevées; on observe par contre le taux le plus bas parmi les couples avec enfants (20%). Cette différence est significative après standardisation pour l âge et le sexe. Les ménages qui résident en milieu urbain trouvent plus souvent (41%) que leurs contributions dans les dépenses pour les soins de santé sont trop élevées par rapport aux ménages qui vivent dans des zones semi-urbaines ou rurales (29%). Cette différence est significative après standardisation pour l âge et le sexe. Evolution au cours du temps Le pourcentage de ménages qui trouvent que leurs contributions dans les dépenses pour les soins de santé sont trop élevées a baissé au début des années 2000 (33% en 1997, 30% en 2001 et 2004) pour remonter ensuite au-dessus du niveau initial (35% en 2008). Après standardisation pour l âge et le sexe ce taux a augmenté significativement entre 2004 et Accès aux soins de santé page 41

20 Figure 7 Pourcentage des ménages qui trouvent que leurs contributions dans les dépenses pour les soins de santé sont trop élevées, par région et par année d enquête, Enquête de Santé, Belgique Régions 45% des ménages de la Région Bruxelloise qui trouvent que leurs contributions dans les dépenses pour les soins de santé sont trop élevées, contre 30% seulement en Région flamande et 39% en Région wallonne. La différence entre la Région bruxelloise et la Région flamande est significative après standardisation pour l âge et le sexe. Région flamande 30% des ménages trouvent que leurs contributions dans les dépenses pour les soins de santé sont trop élevées par rapport au budget du ménage. Comme observé pour la Belgique dans son ensemble, les ménages dont la personne de référence est une femme déclarent plus souvent que leurs contributions pour les soins de santé sont (très) difficiles à supporter que quand il s agit d un homme. On observe également la même relation par rapport au niveau d éducation ou au revenu du ménage. Le pourcentage de ménages qui trouvent que leurs contributions pour les soins de santé sont trop élevées a augmenté en Toutefois, après standardisation pour l âge et le sexe, la différence entre 2008 et les années précédentes n est pas significative. Accès aux soins de santé page 42

21 Figure 8 Pourcentage des ménages qui trouvent que leur contribution dans les dépenses pour les soins de santé est trop élevée, par sexe et par âge, Enquête de Santé, Belgique Région flamande. Région bruxelloise 45% des ménages trouvent que leurs contributions dans les dépenses pour les soins de santé sont trop élevées par rapport au budget du ménage. Le gradient social relevé ici est encore plus marqué que celui observé pour la Belgique dans son ensemble. 69% des ménages du niveau d éducation le plus faible trouvent que leurs contributions dans les dépenses pour les soins de santé sont trop élevées et 75% des ménages appartenant au quintile des revenu les plus bas. Les différences avec les autres niveaux respectifs sont significatives après standardisation pour l âge et le sexe. 61% des familles monoparentales trouvent que leurs contributions dans les dépenses pour les soins de santé sont trop élevées. Après standardisation pour l âge et le sexe ce groupe n est pas significativement différent des autres types de ménage. Le pourcentage élevé observé à Bruxelles est un problème typique des grandes villes plutôt qu une spécificité bruxelloise; on retrouve en effet les mêmes taux dans les grandes villes de Flandre et de Wallonie. Le pourcentage de ménages qui trouvent que leurs contributions pour les soins de santé sont trop élevées, n a pas varié de manière substantielle au cours du temps à Bruxelles, contrairement à ce que l on observe dans les autres régions. Accès aux soins de santé page 43

22 Figure 9 Pourcentage des ménages qui trouvent que leur contribution dans les dépenses pour les soins de santé est trop élevée, par sexe et par âge, Enquête de Santé, Belgique Région bruxelloise. Région wallonne 39% des ménages trouvent que leurs contributions dans les dépenses pour les soins de santé sont trop élevées par rapport au budget du ménage. Comme observé pour la Belgique dans son ensemble, les ménages dont la personne de référence est une femme déclarent plus souvent (49%) que leurs contributions pour les soins de santé sont (très) difficiles à supporter que quand il s agit d un homme (33%). Par contre, la différence entre les ménages jeunes et vieux (ces derniers se plaignant plus souvent de leurs dépenses) n est pas significative. Ici aussi on observe un gradient en fonction de niveau d éducation ou au revenu du ménage, ainsi qu un pourcentage plus important de familles monoparentales qui trouvent que leurs contributions dans les dépenses pour les soins de santé sont trop élevées. Les ménages qui résident en milieu urbain trouvent aussi plus souvent que leurs contributions dans les dépenses pour les soins de santé sont trop élevées par rapport aux ménages qui vivent dans des zones rurales. Comme pour la Belgique dans son ensemble, le pourcentage de ménages qui trouvent que leurs contributions pour les soins de santé sont trop élevées, a baissé entre 1997 et 2004 pour augmenter ensuite en Accès aux soins de santé page 44

23 Figure 10 Pourcentage des ménages qui trouvent que leur contribution dans les dépenses pour les soins de santé est trop élevée, par sexe et par âge, Enquête de Santé, Belgique 2008 Région wallonne Report des soins de santé (AC_4) Belgique 14% des ménages en Belgique déclarent avoir dû postposer des soins de santé / renoncer à des soins soit médicaux, chirurgicaux, dentaires, ou à l achat de médicaments, de lunettes, en raison de problème d accessibilité financière. Analyse en fonction de l âge et du sexe Les ménages dont la personne de référence est une femme déclarent plus souvent (21%) avoir dû postposer des soins de santé que s'il s agit d un homme (10%). Cette différence est significative après standardisation pour l âge (de la personne de référence). Le pourcentage de ménages qui déclarent avoir dû postposer des soins de santé diminue avec l âge (de la personne de référence): 17% parmi les ménages jeunes et 8% parmi les ménages "âgés" (dont la personne de référence a au moins 75 ans). Cette différence est significative après standardisation pour le sexe (de la personne de référence). Accès aux soins de santé page 45

24 Figure 11 Pourcentage de ménages qui déclarent avoir dû postposer des soins de santé pour des raisons financières, par sexe et par âge, Enquête de Santé, Belgique 2008 Analyse en fonction des caractéristiques socio-économiques Les ménages avec le niveau d éducation le plus bas déclarent plus souvent (18%) avoir dû postposer des soins de santé pour des raisons financières - contre 9% des ménages qui appartiennent au niveau d éducation le plus élevé. Cette différence est significative après standardisation pour le sexe et l âge. Ce gradient social est encore plus marqué si l'on tient compte du revenu: 27% des ménages se trouvant dans le quintile des revenus les plus faibles déclarent avoir dû postposer des soins de santé contre 4% des ménages avec les revenus les plus élevés. Cette différence est significative après standardisation pour le sexe et l âge. 30% des familles monoparentales déclarent avoir dû postposer des soins de santé. Après standardisation pour le sexe et l âge, ce taux est significativement plus élevé par rapport aux autres types de ménages (avec ou sans enfants). 19% des ménages qui résident en ville déclarent avoir dû postposer des soins de santé contre 9% en milieu semi-urbain ou rural. Cette différence est significative après standardisation pour le sexe et l âge. Evolution au cours du temps Le pourcentage de ménages qui déclarent avoir dû postposer des soins de santé a augmenté entre 2004 (9%) et 2008 (14%). Cette différence est significative après standardisation pour le sexe et l âge. L analyse statistique détaillée de cette tendance montre une baisse entre 1997 et 2001, suivie d une augmentation en 2004 et en Accès aux soins de santé page 46

25 Figure 12 Pourcentage de ménages qui déclarent avoir dû postposer des soins de santé pour des raisons financières, par région et par année d enquête, Enquête de Santé, Belgique Régions Le pourcentage de ménages qui déclarent avoir dû postposer des soins de santé est plus élevé en Région bruxelloise (26%) qu en Région wallonne (14%) et flamande (11%). La différence entre Bruxelles et les deux autres régions est significative après standardisation pour le sexe et l âge. Région flamande 11% des ménages en Région flamande déclarent avoir dû postposer des soins de santé / renoncer à des soins soit médicaux, chirurgicaux, dentaires, ou à l achat de médicaments, de lunettes, en raison de problème d accessibilité financière. Les ménages dont la personne de référence est une femme déclarent plus souvent (18%) avoir dû postposer des soins de santé que s'il s agit d un homme (8%). Cette différence est significative après standardisation pour l âge (de la personne de référence). Il existe un gradient social comme pour la Belgique dans son ensemble : les moins éduqués et/ou ceux avec un faible revenu déclarent plus souvent avoir dû postposer des soins de santé. Ici aussi le pourcentage de ménages qui a du renoncer à des soins est plus élevé parmi les familles monoparentales (24%). Le pourcentage de ménages qui a du renoncer à des soins a doublé entre 2004 (5%) et 2008 (11%). Cette différence est significative après standardisation pour le sexe et l âge. L analyse statistique détaillée de cette tendance montre comme pour la Belgique dans son ensemble, une baisse entre 1997 et 2001, suivie d une augmentation en 2004 et en Accès aux soins de santé page 47

26 Figure 13 Pourcentage de ménages qui déclarent avoir dû postposer des soins de santé pour des raisons financières, par sexe et par âge, Enquête de Santé, Belgique 2008 Région flamande. Région bruxelloise 28% des ménages en Région bruxelloise déclarent avoir dû postposer des soins de santé / renoncer à des soins soit médicaux, chirurgicaux, dentaires, ou à l achat de médicaments, de lunettes, en raison de problème d accessibilité financière. Il existe un gradient social marqué: les moins éduqués et/ou ceux avec un faible revenu déclarent plus souvent avoir dû postposer des soins de santé. Ici aussi le pourcentage de ménages qui a dû renoncer à des soins est plus élevé parmi les familles monoparentales (48%). Le pourcentage de ménages qui a du renoncer à des soins a presque doublé entre 2004 (17%) et 2008 (26%). Cette différence est significative après standardisation pour le sexe et l âge. L analyse statistique détaillée de cette tendance montre comme pour la Belgique dans son ensemble, une baisse entre 1997 et 2001, suivie d une augmentation en 2004 et en Figure 14 Pourcentage de ménages qui déclarent avoir dû postposer des soins de santé pour des raisons financières, par sexe et par âge, Enquête de Santé, Belgique 2008 Région bruxelloise Accès aux soins de santé page 48

27 Région wallonne 14% des ménages en Région wallonne déclarent avoir dû postposer des soins de santé / renoncer à des soins soit médicaux, chirurgicaux, dentaires, ou à l achat de médicaments, de lunettes, en raison de problème d accessibilité financière. Les ménages dont la personne de référence est une femme déclarent plus souvent (20%) avoir dû postposer des soins de santé que s'il s agit d un homme (10%). Cette différence est significative après standardisation pour l âge (de la personne de référence). Il existe un gradient social comme dans les autres régions: les moins éduqués et/ou ceux avec un faible revenu déclarent plus souvent avoir dû postposer des soins de santé. Etonnement, le pourcentage de ménages qui a dû renoncer à des soins n est pas significativement plus élevé en 2008 par rapport aux autres années. L analyse statistique détaillée de cette tendance montre une augmentation systématique tout au long de la période. Figure 15 Pourcentage de ménages qui déclarent avoir dû postposer des soins de santé pour des raisons financières, par sexe et par âge, Enquête de Santé, Belgique 2008 Région wallonne. Accès aux soins de santé page 49

28 5. Discussion Ce chapitre vise à évaluer l accessibilité financière des soins de santé dans notre pays, sur base d un nombre limité d indicateurs. Le 3ème rapport de l enquête sur la consommation de soins abordait déjà ce sujet des barrières concernant l accès en général au spécialiste ou à l hôpital. L accent ici est mis sur l accessibilité financière des soins de santé. D autres barrières en matière d accessibilité (disponibilité des prestataires, liste d attente, ) ne sont pas envisagées ici. Le premier set d indicateurs se base sur les dépenses pour les soins de santé que les ménages ont dû prendre en charge aussi bien en valeur absolue qu en termes relatifs (en fonction du revenu disponible). Une estimation plus complète de ces dépenses nécessiterait d obtenir également les données sur les remboursements perçus pour les soins de santé. Il est toutefois assez difficile de collecter cette information dans le cadre de l Enquête de Santé. Les résultats montrent qu en 2008 un ménage dépense en Belgique 125 en moyenne par mois pour des soins de santé, soit 7% du revenu mensuel disponible. En comparaison avec les dépenses moyennes (indexées) des années précédentes, les dépenses sont restées stables en valeur absolue et en termes relatifs. Ceci peut être interprété de manière positive; il n y a pas en effet d indications comme quoi la facture des ménages pour les soins de santé s est alourdie au cours des dix dernières années. En termes négatifs, ces résultats montrent que la charge financière des soins de santé pour les ménages est importante, surtout pour les personnes âgées. Il est impératif donc de mettre en place des mesures pour alléger cette facture et ceci sera peut être encore plus important à l avenir. L enquête de santé a aussi permis de vérifier dans quelle mesure les ménages perçoivent leur contribution pour les soins de santé en fonction du revenu disponible. Environ 1/3 des ménages déclarent que ces contributions sont difficiles à prendre en charge dans le cadre du budget du ménage. Cet indicateur est connu pour sa subjectivité: il s agit en effet de la perception des ménages. Malgré cela on remarque une évolution parallèle de cet indicateur par rapport aux autres qui peuvent être qualifiés de plus objectifs comme les moyennes des dépenses (relatives). Ici aussi donc, en ce qui concerne la perception des ménages par rapport à leur contribution pour les soins de santé, on met en évidence un gradient social marqué: les ménages avec un niveau faible d éducation ou de revenu déclarent plus souvent avoir difficile à supporter la contribution aux soins de santé et que celle-ci pèse trop lourd dans le budget du ménage. Un fait étonnant concerne les familles monoparentales dont la moitié déclare avoir des difficultés financières en rapport avec les soins de santé. Il est clair en outre que ces problèmes se concentrent aussi en milieu urbain et donc aussi à Bruxelles. Il n est pas exclu que le fait qu un ménage estime sa propre contribution pour les soins comme trop importante, puisse pousser celui-ci à renoncer à ou postposer des soins. Ainsi on aurait recours aux soins que dans le cas où il n y a plus moyen de faire autrement, avec tous les risques que ce comportement peut avoir. Cela peut mener à postposer des soins perçus comme moins urgents ou moins nécessaires comme les soins dentaires. Accès aux soins de santé page 50

29 Il faut déplorer en outre sur base des résultats de l enquête 2008 une évolution défavorable: le pourcentage de ménages qui estiment que leurs contributions aux soins de santé sont trop élevées avait baissé entre 1997 et 2004, mais il est de nouveau en hausse en L indicateur principal en ce qui concerne l'accessibilité financière des soins de santé repose sur l évaluation du pourcentage de ménages qui ont dû reporter des soins pour des raisons financières. En 2008, 14% des ménages ont été confrontés à cette situation. On voit ici aussi un lien avec la situation socio-économique des ménages: ce sont surtout ceux qui ont un revenu limité ou les familles monoparentales qui sont confrontées à ce genre de problème. La situation en Région bruxelloise est assez inquiétante : un quart des ménages ont dû reporter des soins pour des raisons financières. Ceci n est pas toutefois une problématique spécifiquement bruxelloise mais c est plutôt assez typique de ce que l on rencontre dans les grandes villes. Tous les indicateurs mesurés en ce qui concerne l accessibilité des soins de santé pointent dans la même direction, à savoir le fait qu au cours des dernières années de plus en plus de ménages ont rencontré des difficultés pour prendre en charge leurs dépenses en matière de soins de santé. Il y a eu également une augmentation sensible entre 2004 et 2008 du nombre de ménages pour lesquels ces dépenses pèsent lourd dans le budget du ménage et qui ont donc dû postposer des soins. Même si ces indicateurs sont assez généraux, ils mettent en évidence une tendance bien réelle : le caractère universel des soins de santé en Belgique est menacé. Il est donc impératif de prendre des mesures au plus haut niveau pour maintenir le caractère universel des soins de santé même dans cette période de récession économique. Accès aux soins de santé page 51

30 6. Bibliographie (1) Peers J, Gillet P, Hermesse J, Polus C. Gezondheidszorg in België. Uitdagingen en opportuniteiten (2) Gezamelijke tekst van de Verenigingen Partners van het Algemeen Verslag over de Armeode, opgesteld met de hulp van het Steunpunt tot bestrijding van armoede, bestaansonzekerheid en sociale uitsluiting (3) Nonneman W, van Doorslaer E. The role of the sickness funds in the Belgian health care market. Soc Sci Med 1994; 39: Accès aux soins de santé page 52

31 Tableaux Belgique Dépenses moyennes par mois pour des soins de santé, Belgique Dépenses relatives moyennes par mois pour des soins de santé, Belgique Proportion de ménages qui déclarent avoir difficile à supporter les dépenses pour des soins de santé dans le cadre de leur budget, Belgique, Pourcentage de ménages qui déclarent avoir dû postposer des soins de santé, Belgique Région flamande Dépenses moyennes par mois pour des soins de santé, Région flamande Dépenses relatives moyennes par mois pour des soins de santé, Région flamande Proportion de ménages qui déclarent avoir difficile à supporter les dépenses pour des soins de santé dans le cadre de leur budget, Belgique, Région flamande Pourcentage de ménages qui déclarent avoir dû postposer des soins de santé, Région flamande Région bruxelloise Dépenses moyennes par mois pour des soins de santé, Région bruxelloise Dépenses relatives moyennes par mois pour des soins de santé, Région bruxelloise Proportion de ménages qui déclarent avoir difficile à supporter les dépenses pour des soins de santé dans le cadre de leur budget, Belgique, Région bruxelloise Pourcentage de ménages qui déclarent avoir dû postposer des soins de santé, Région bruxelloise Région wallonne Dépenses moyennes par mois pour des soins de santé, Région wallonne Dépenses relatives moyennes par mois pour des soins de santé, Région wallonne Proportion de ménages qui déclarent avoir difficile à supporter les dépenses pour des soins de santé dans le cadre de leur budget, Région wallonne Pourcentage de ménages qui déclarent avoir dû postposer des soins de santé, Région wallonne Accès aux soins de santé page 53

32 Dépenses moyennes par mois pour des soins de santé, Belgique AC_1 Moyenne brut + IC 95% Moyenne stand* + IC 95% N SEXE Homme 129 (115,8-142,7) 117 (104,5-130,3) 2553 Femme 117 (99,4-133,9) 103 (86,3-119,6) ,6 (21,8-45,4) 32,7 (20,9-44,5) ,1 (70,8-101,4) 83,3 (67,1-99,4) (91,4-127,9) 107 (88,4-125,7) 734 GROUPE D'AGE (93,6-136,0) 113 (90,0-135,2) (110,2-174,5) 138 (105,7-170,7) (133,0-211,3) 169 (130,3-208,0) (131,8-217,7) 175 (131,9-217,3) 886 Primaire/sans diplôme 111 (94,8-126,3) 63,2 (40,9-85,5) 612 NIVEAU D'INSTRUCTION Secondaire inférieur 128 (93,2-161,8) 100 (70,7-130,0) 694 Secondaire supérieur 114 (97,0-131,5) 105 (88,4-122,3) 1260 Enseignement supérieur 139 (121,0-157,5) 137 (116,8-156,9) quintile 121 (86,3-155,0) 108 (76,2-139,2) 710 REVENU EQUIVALENT 2 quintile 111 (95,1-127,3) 85,7 (68,6-102,8) quintile 131 (109,6-153,2) 117 (95,0-138,6) quintile 106 (88,1-123,3) 103 (83,9-121,2) quintile 163 (131,2-194,0) 157 (124,2-188,8) 745 Isolé 89,4 (73,4-105,4) 71,6 (57,0-86,1) 1733 TYPE DE MENAGE Ménage monoparental 94,2 (73,3-115,1) 99,0 (73,1-124,9) 339 Couple sans enfant(s) 170 (140,3-200,5) 147 (116,3-177,2) 886 Couple avec enfant(s) 138 (117,8-158,0) 155 (130,6-179,3) 898 Autre ménage ou pas connu 128 (101,1-155,0) 130 (102,7-157,0) 286 DEGRE D'URBANISATION Zone urbaine 125 (112,1-137,8) 113 (100,4-125,2) 2455 Zone semi-urbaine 132 (102,9-161,4) 115 (86,0-142,9) 637 Zone rurale 120 (99,7-139,5) 101 (81,8-119,8) 1050 Région flamande 130 (114,2-145,6) 112 (97,0-127,7) 1463 REGION Région bruxelloise 129 (110,9-147,1) 125 (107,3-142,9) 1220 Région wallonne 114 (97,5-131,0) 98,9 (83,2-114,6) (107,9-131,0) 104 (92,5-115,6) 4488 ANNEE (117,3-132,8) 105 (97,3-113,5) (116,4-138,3) 110 (99,2-120,2) (114,3-135,7) 111 (100,3-120,8) 4142 Source: Enquête de Santé, Belgique, 2008 *Correction pour âge et/ou sexe sur base d'un modèle de régression logistique (Population belge de 2001 comme référence) Accès aux soins de santé page 54

33 Dépenses relatives moyennes par mois pour des soins de santé, Belgique AC_2 Moyenne brut + IC 95% Moyenne stand* + IC 95% N SEXE Homme 6.1 ( ) 5.8 ( ) 2221 Femme 7.4 ( ) 6.8 ( ) ( ) 3.0 ( ) ( ) 5.1 ( ) ( ) 4.4 ( ) 647 GROUPE D'AGE ( ) 5.0 ( ) ( ) 7.7 ( ) ( ) 11.1 ( ) ( ) 12.7 ( ) 773 Primaire/sans diplôme 8.8 ( ) 5.8 ( ) 541 NIVEAU D'INSTRUCTION Secondaire inférieur 8.9 ( ) 7.5 ( ) 629 Secondaire supérieur 6.0 ( ) 6.1 ( ) 1089 Enseignement supérieur 5.4 ( ) 6.1 ( ) quintile 9.9 ( ) 9.3 ( ) 710 REVENU EQUIVALENT 2 quintile 8.4 ( ) 6.8 ( ) quintile 7.0 ( ) 6.3 ( ) quintile 4.0 ( ) 4.3 ( ) quintile 4.4 ( ) 4.6 ( ) 745 Isolé 7.3 ( ) 5.9 ( ) 1541 TYPE DE MENAGE Ménage monoparental 6.7 ( ) 7.4 ( ) 301 Couple sans enfant(s) 8.9 ( ) 7.1 ( ) 770 Couple avec enfant(s) 4.6 ( ) 6.3 ( ) 767 Autre ménage ou pas connu 5.2 ( ) 5.7 ( ) 247 DEGRE D'URBANISATION Zone urbaine 6.3 ( ) 6.1 ( ) 2173 Zone semi-urbaine 6.9 ( ) 6.7 ( ) 556 Zone rurale 6.9 ( ) 6.6 ( ) 897 Région flamande 6.4 ( ) 6.1 ( ) 1275 REGION Région bruxelloise 6.9 ( ) 7.1 ( ) 1079 Région wallonne 6.7 ( ) 6.3 ( ) ( ) 6.9 ( ) 4348 ANNEE ( ) 6.6 ( ) ( ) 6.6 ( ) ( ) 6.3 ( ) 3626 Source: Enquête de Santé, Belgique, 2008 *Correction pour âge et/ou sexe sur base d'un modèle de régression logistique (Population belge de 2001 comme référence) Accès aux soins de santé page 55

34 Proportion de ménages qui déclarent avoir difficile à supporter les dépenses pour des soins de santé dans le cadre de leur budget, Belgique, AC_3 Taux brut (%) + IC 95% Taux stand* + IC 95% N SEXE Homme 29,7 (27,5-31,8) 28,7 (26,4-31,0) 3210 Femme 44,7 (40,5-48,9) 44,0 (39,9-48,2) ,9 (23,2-38,7) 31,0 (23,7-39,4) ,0 (27,4-36,7) 34,1 (29,4-39,2) ,3 (26,5-36,0) 33,2 (28,3-38,6) 873 GROUPE D'AGE ,9 (29,7-40,0) 37,1 (31,8-42,7) ,3 (29,1-37,6) 37,8 (33,2-42,6) ,9 (37,8-50,1) 47,4 (41,2-53,7) ,8 (33,9-41,7) 37,5 (33,6-41,6) 1295 Primaire/sans diplôme 53,9 (48,8-59,0) 55,8 (49,8-61,7) 863 NIVEAU D'INSTRUCTION Secondaire inférieur 51,4 (45,7-57,1) 52,8 (46,7-58,8) 905 Secondaire supérieur 35,2 (31,7-38,8) 35,9 (32,2-39,7) 1564 Enseignement supérieur 19,2 (16,5-21,9) 19,6 (16,8-22,7) quintile 67,0 (61,8-72,1) 66,1 (60,8-71,0) quintile 52,3 (47,2-57,4) 51,3 (45,6-57,0) 1034 REVENU EQUIVALENT 3 quintile 32,6 (28,0-37,2) 32,5 (27,8-37,6) quintile 18,9 (14,7-23,0) 18,8 (14,9-23,5) quintile 9,5 (6,7-12,4) 9,7 (7,1-13,0) 894 Isolé 40,4 (37,4-43,3) 38,2 (35,1-41,3) 2157 Ménage monoparental 52,5 (43,2-61,8) 49,3 (39,8-58,9) 447 TYPE DE MENAGE Couple sans enfant(s) 30,2 (26,2-34,3) 30,7 (26,0-35,8) 1120 Couple avec enfant(s) 26,8 (22,9-30,6) 30,0 (25,2-35,2) 1153 Autre ménage ou pas connu 37,5 (29,1-45,9) 37,9 (29,8-46,8) 397 Zone urbaine 40,8 (38,0-43,6) 41,3 (38,4-44,3) 3062 DEGRE D'URBANISATION Zone semi-urbaine 29,0 (24,1-33,8) 30,1 (25,1-35,5) 834 Zone rurale 29,2 (25,7-32,7) 30,5 (26,8-34,4) 1378 Région flamande 30,2 (27,1-33,4) 31,1 (27,7-34,7) 1786 REGION Région bruxelloise 45,2 (42,0-48,3) 45,6 (42,2-49,0) 1612 Région wallonne 39,0 (35,9-42,2) 39,6 (36,2-43,1) ,1 (31,1-35,2) 37,5 (35,2-39,8) 4473 ANNEE ,7 (28,0-31,4) 31,5 (29,6-33,4) ,8 (28,2-31,4) 31,7 (29,9-33,5) ,8 (32,7-36,8) 36,1 (33,9-38,3) 5274 Source: Enquête de Santé, Belgique, 2008 *Correction pour âge et/ou sexe sur base d'un modèle de régression logistique (Population belge de 2001 comme référence) Accès aux soins de santé page 56

35 Pourcentage de ménages qui déclarent avoir dû postposer des soins de santé, Belgique AC_4 Taux brut (%) + IC 95% Taux stand* + IC 95% N SEXE Homme 9,9 (8,6-11,3) 9,7 (8,4-11,3) 3161 Femme 20,9 (17,3-24,6) 21,5 (18,2-25,1) ,9 (11,3-22,5) 16,5 (11,5-23,1) ,8 (12,3-19,2) 16,9 (13,6-20,9) ,6 (11,8-19,5) 16,7 (12,9-21,3) 862 GROUPE D'AGE ,5 (12,3-20,7) 17,7 (13,6-22,7) ,9 (9,1-14,7) 14,4 (11,4-18,2) ,2 (6,7-13,7) 11,3 (8,0-15,7) ,8 (5,6-10,0) 7,2 (5,3-9,6) 1276 Primaire/sans diplôme 18,1 (13,8-22,5) 23,9 (18,3-30,7) 844 NIVEAU D'INSTRUCTION Secondaire inférieur 17,6 (13,9-21,2) 20,2 (15,9-25,4) 890 Secondaire supérieur 13,4 (10,7-16,1) 13,6 (11,1-16,6) 1543 Enseignement supérieur 9,4 (6,9-11,8) 9,3 (7,1-12,1) quintile 27,1 (22,6-31,7) 26,6 (21,9-31,9) quintile 19,6 (14,7-24,6) 21,7 (17,1-27,3) 1021 REVENU EQUIVALENT 3 quintile 12,8 (9,3-16,4) 13,8 (10,3-18,1) quintile 8,9 (5,2-12,7) 8,7 (5,7-13,0) quintile 4,3 (2,6-6,0) 4,3 (2,9-6,5) 886 Isolé 15,9 (13,7-18,2) 17,1 (14,7-19,7) 2124 Ménage monoparental 29,6 (20,7-38,5) 23,2 (16,3-31,8) 446 TYPE DE MENAGE Couple sans enfant(s) 6,0 (4,5-7,5) 8,2 (6,1-10,9) 1106 Couple avec enfant(s) 11,3 (8,3-14,4) 11,5 (8,4-15,7) 1133 Autre ménage ou pas connu 17,4 (11,4-23,3) 17,1 (11,7-24,3) 393 Zone urbaine 18,6 (16,2-21,1) 19,0 (16,8-21,5) 3020 DEGRE D'URBANISATION Zone semi-urbaine 8,9 (5,5-12,2) 9,6 (6,6-13,9) 825 Zone rurale 9,2 (7,0-11,4) 10,4 (8,1-13,2) 1357 Région flamande 11,0 (8,6-13,3) 11,9 (9,6-14,6) 1763 REGION Région bruxelloise 26,0 (22,8-29,2) 25,4 (22,4-28,7) 1590 Région wallonne 13,9 (11,6-16,2) 14,4 (12,1-17,0) ,5 (7,4-9,5) 10,7 (9,4-12,1) 4607 ANNEE ,1 (9,1-11,1) 12,5 (11,3-13,9) ,5 (8,6-10,5) 11,6 (10,4-12,9) ,7 (12,1-15,3) 14,9 (13,3-16,6) 5202 Source: Enquête de Santé, Belgique, 2008 *Correction pour âge et/ou sexe sur base d'un modèle de régression logistique (Population belge de 2001 comme référence) Accès aux soins de santé page 57

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