Circuit touristique des Forêts & abbayes Départ de Mortagne-au-Perche 80 km fléchés + boucle complémentaire

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1 Circuit touristique des Forêts & abbayes Départ de Mortagne-au-Perche 80 km fléchés + boucle complémentaire Le circuit des forêts et abbayes en 14 étapes Ce circuit touristique sert de lien entre deux reliques de cette immense étendue boisée qui donna son nom au Perche : les forêts de Réno-Valdieu, du Trappe et de la Trappe. L histoire de ces massifs forestiers se confond un temps avec celle des monastères où les moines-défricheurs trouvèrent un lieu propice à la solitude et à la prière. Aujourd hui gérée pour le compte de l Etat par l Office national des forêts, la sylve percheronne, fruit d une longue tradition forestière et d une sylviculture raisonnée, constitue un cadre de loisirs exceptionnel et une invitation à la découverte. Avertissement Ouvertes au public, les forêts domaniales du Perche sont soumises à une réglementation que le promeneur est invité à observer : s'abstenir de tout feu ; ne pas pénétrer dans les parcelles en régénération naturelle ; emporter ses résidus de pique-nique ; respecter les routes forestières (vitesse limitée, barrières fermées) ; éviter de déranger la faune et modérer ses cueillettes. Perche, pays des perches Les forêts percheronnes sont des reliques de la forêt originelle qui, s'étendant de la Seine à la Loire, subsista en grands massifs isolés raccordés entre eux par des bois. Bénéficiant d'un climat doux et de sols dans l'ensemble fertiles, elles se développent sur des plateaux d'argile à silex peu élevés, aux pentes sablonneuses. Fruit d'une longue et tumultueuse évolution, ces forêts domaniales, propriété privée de l'état, gérées par l'office National des Forêts, comptent parmi les plus prestigieuses futaies de France.

2 Une histoire tourmentée C'est cette immense forêt, la "sylva pertica',' qui donna son nom au Perche. Le terme de pertica (perche) désigne un bois droit et long s'appliquant parfaitement à ces arbres élancés et drus qui couvraient le pays au temps des Gallo-Romains. La forêt res nullius, refuge de saints ermites, apparaissait comme impénétrable et inhospitalière. La notion de propriété forestière s'étant précisée, le Clergé et la Noblesse se partagent les forêts que la Couronne ne s'est pas appropriée. Celles de Réno, du Valdieu, du Perche et de la Trappe appartiennent alors aux comtes du Perche. Ces derniers, afin de faciliter l'installation des abbayes, firent don aux XIe et XIlle s., d'une partie de leur domaine forestier. Les forêts ainsi léguées prirent le nom de l'abbaye dont elles dépendaient et restèrent propriétés monastiques jusqu'à la Révolution. Les autres furent rattachées au Royaume de France en 1226, à la mort du dernier comte du Perche. Autour des centres religieux s'organisent des paroisses de paysans-défricheurs. La forêt est soumise jusqu'au XVIe s. à une pression liée aux droits d'usage (bois de chauffage et de cuisson, droit de pâturage, droit au bois d'œuvre), accentuée par la poussée démographique et les besoins militaires. À cela s'ajoutent les exactions personnelles elles besoins croissants de l'industrie qui conduisent à la dévastation des forêts. Le régime de la futaie En 1665, la Grande Réformation de Colbert met un frein à cette véritable anarchie, moralisant l'exploitation et instaurant un règlement. Peu à peu, les droits d'usage sont restreints, les forêts commencent à se reconstituer. Celles de Réno, du Perche et de Bellême, dont on reconnaît les bonnes potentialités du sol, sont traitées en futaies. Elles fourniront notamment à la Marine royale les pièces de bois nécessaires à l'ossature des bateaux. Malgré quelques vicissitudes, le régime de la futaie est appliqué jusqu'à l'avènement de Louis XVI, en Ayant reçu en apanage le comté du Perche avec ses forêts, le comte de Provence, poussé par des besoins financiers, ordonne des coupes très importantes dans le bois capitalisé depuis un peu plus d'un siècle. On revient alors au régime des taillis et taillis-sous-futaie. À la Révolution, les forêts royales et celles des monastères de la Trappe et du Valdieu sont intégrées dans le domaine de l'état: Après une période de gestion hésitante on assiste, au milieu du XIXe s., à un tournant décisif la généralisation du traitement en futaie. Aujourd'hui, les aménagements se poursuive dans cette voie et tendent à privilégier le peuplement feuillu partout où il est possible. Patrimoine pour le futur Les forêts domaniales du Perche bénéficient des soins constants de l'office National des Forêts, dont la mission est la production d'un chêne de qualité. Cet objectif est rendu possible grâce à la conjonction de deux facteurs : des conditions naturelles favorables et une sylviculture adaptée s'appuyant sur une continuité de gestion privilégiant le long terme. La forêt domaniale du Perche et de la Trappe Elle forme un massif de ha d'un seul tenant. Très dégradée par les traitements en taillis et taillis-sous-futaie des siècles écoulés, elle n a pu être mise en valeur, par endroits, que par les résineux (pin sylvestre, sapin pectiné, mélèze) qui représentent environ 30 % de sa surface. Évitant une monoculture, cette mosaïque de peuplements feuillus et résineux offre une diversité du paysage, notamment aux abords de l'abbaye de la Trappe. La forêt domaniale de Réno-Valdieu Elle couvre ha sur un plateau d argile à silex étiré du nord au sud sur une dizaine de kilomètres. Les feuillus (chêne-hêtre) représentent 88 % du peuplement. La surface enrésinée, principalement en pin sylvestre et douglas; devrait, à terme, diminuer et avoisiner 9 à 10 % au profit du chêne rouvre. Dans sa structure, cette forêt est globalement assez âgée, constituée pour moitié de peuplements de plus de 130 ans. Tous issus de graines, ces arbres élancés, de «franc pied» sont l'avenir de Réno-Valdieu. Menée jusqu'à 200 ans, cette futaie prometteuse donnera des bois de qualité exceptionnelle à grain fin, de très haute valeur marchande. 1. Mortagne au Perche «Peinte sur le penchant d'une colline" (258 m), Mortagne a conservé le charme d'une petite cité de l'ancien Régime. Jadis place forte, pressée de murailles, la capitale administrative du Perche est dotée d'un riche patrimoine architectural comme en témoignent ses hôtels particuliers raffinés. Ruelles pavées, toits de tuiles brunes, façades aux tons ocrés, lucarnes gracieuses donnent son cachet à cette "ville inimitable". La ville de Mortagne est aussi réputée pour son boudin noir dont elle est la capitale. Soucieuse d'entretenir cette spécialité du "sang cuit", la Confrérie des Chevaliers du "goûte boudin" organise, depuis 1963, le concours international du meilleur boudin. L'ancien hippodrome avec ses tribunes en bois restaurées à l'identique (ISMH) constitue un agréable lieu de promenade. Randonnée pédestre balisée «Les remparts de Mortagne» au départ de la place de la république (3 km 1h) (Le Perche à pied) Musée Alain et musée Percheron (lien vers fiche) Table de lecture du paysage «Il était une fois Mortagne», derrière la mairie L ancien couvent Saint-François et Sainte-Claire (actuel hôpital) Fondé par Marguerite de Lorraine, comtesse du Perche, l ancien couvent des Clarisses de Saint-François (ISMH) a été construit au début du XV e s., hors de la ville, sur l'emplacement des fourches patibulaires. L'église, placée sous le patronage de Saint François d'assise, fut terminée en Sa nef à charpente lambrissée comprend une importante tribune garnie de boiseries du XVII e s. Avec ses quatre galeries à colonnettes couvertes en berceau et son préau fleuri, le cloître est un lieu de promenade propice au recueillement et à la méditation.

3 Loisé Cette ancienne paroisse est groupée autour de l'église Saint-Germain (Cl. MH) au clocher couvert d'un toit en bâtière. A l'intérieur, le maître- autel (XVII e s.), les stalles et les autels latéraux proviennent de l'ancienne abbaye du Val-Dieu. 2. Loisail L'église Saint-Martin comporte un haut clocher en pierre (Cl. MH). Le dernier étage, polygonal, est surmonté d'un double lanternon daté de Sur le revers de la façade on reconnaît le saint patron, à cheval. Seul édifice civil d'époque romane en Basse-Normandie, la maison appareillée en pierre blanche est un ancien auditoire de justice seigneuriale (ISMH). Elle aurait été construite dans la seconde moitié du XI e s. Les murs sont contrefortés, et les ouvertures en plein cintre. 3. Courgeon L église Notre-Dame (ISMH) est remarquable par son très beau clocher (Cl. MH), élevé de 1620 à 1632, qui s'apparente à celui de Loisail. De plan hexagonal, la tour comprend quatre étages dont l'avant-dernier est agrémenté d'une galerie à balustrade ajourée. Vente à la ferme «Le Gaec de l étoile», produits laitiers 4. La Chapelle-Montligeon Un "mont" serait à l'origine du nom de ce bourg construit sur le flanc d'une colline boisée. Installés sur ce tertre, les Romains auraient assuré la garde de la vallée, d'où le qualificatif "Mont des Légions" attribué au site, devenu par la suite "Montligeon". Néo-gothique la basilique Notre-Dame de Montligeon (ISMH) est due à l'abbé Paul Buguet, nommé curé en Animé d'une foi et d'une volonté peu communes, ii avait une double préoccupation : fonder une oeuvre expiatoire et donner du travail aux habitants de la région (imprimerie). Commencée en 1894, la construction de la basilique s'acheva en Avec ses proportions de cathédrale, la nef forme un beau vaisseau élancé éclairé par des vitraux colorés. Dans les transepts, les autels en décor de mosaïque sont de belles oeuvres de style "art décoratif" des années La petite église paroissiale, aux fenêtres de style gothique flamboyant et Renaissance, présente un mobilier religieux intéressant (maître-autel, tabernacle, cuve baptismale). Randonnée pédestre balisée «La ligne du tram» au départ de l église (9 km 3h) (Le Perche à pied) Randonnée pédestre balisée «Le Valdieu» au départ du gîte d étape communal (22 km 5h30) (Le Perche à pied) Randonnée VTT balisée, 4 circuits au départ du parking de la salle des sports (de 9 km à 32 km ; de 1h à 4h) (topoguide n 1) Circuit d attelage pour les meneurs, au départ du carrefour des Grandes Noues (4,7 km, 2h) (Attelage de loisir dans les forêts de l Orne) 5. Une cathédrale végétale : les arbres de la Gautrie La "série artistique" du canton de la Gautrie constitue un ensemble exceptionnel composé d'environ 400 chênes et de 260 hêtres couvrant une superficie totale de 12 ha. L'origine de ce peuplement remonte aux premières années du règne de Louis XIV (1643). Dans les parcelles 44 et 45, seuls les châblis et les arbres dépérissants font l'objet d'une exploitation. Les autres sujets sont conservés par l'office National des Forêts. Un cheminement piétonnier permet de visiter ces géants de plus de 40 m, âgés d'environ 350 ans. Leurs fûts droits et cylindriques leur valent une renommée dépassant largement nos frontières. Trois chênes sont dédiés aux universités d'oxford, d'aberdeen et à la Forestry Commission. Un quatrième a été baptisé le 21 septembre 1991 à l'occasion du X e Congrès Forestier Mondial. 6. Le Val-Dieu, grandeure déchue, d'un monastère Fondée en 1170 par Rotrou IV, conte du Perche, il ne subsiste de cette ancienne chartreuse (ISMH) que des bâtiments du XVIII e s. le pavillon d'entrée en brique avec, à droite, la chapelle des Dames transformée en grange. Les moines avaient choisi un endroit isolé et sauvage où ils pouvaient suivre leur Règle, celle de saint Bruno, toute de silence et d'austérité. Ce lieu retiré de la paroisse de Feings était dénommé la "Vallée du Diable" ; ils le baptisèrent le "Val- Dieu". Après les périodes troublées de la guerre de Cent Ans au cours de laquelle le Val-Dieu fut ravagé, les Chartreux restaurèrent méthodiquement leur monastère au XVIII e s. Un grand parc, un jardin à la française et de multiples constructions formaient un vaste ensemble qui ne manquait pas de grandeur. Cette splendeur se retrouvait dans l ornementation intérieure du monastère. Tout ce riche mobilier et ces oeuvres d'art d'un goût très raffiné, ont été dispersés sous la Révolution dans de nombreuses églises du Perche. Notre-Dame de Mortagne conserve la partie la plus importante des boiseries du choeur de l'église du Val-Dieu. Après le départ des Chartreux, en 1791, leur domaine, considérable, fut mis en vente comme Bien National, Abandonnée, l'abbaye tomba en ruines. Ses vestiges sont aujourd'hui cernés par la forêt, prête à reprendre ses droits et qui, peu à peu, efface les traces de ce haut lieu de l'histoire monastique du Perche. 7. Autheuil L'église Notre-Dame (Cl. MH) est un édifice roman ayant conservé sa pureté primitive. La nef, éclairée par de petites baies en plein cintre est coupée par un transept prolongé par une abside semi-circulaire. La restauration du choeur a permis de remettre au jour des arcatures avec colonnettes en grison et des fresques sur la voûte. La porte sculptée de la sacristie est d'époque Renaissance. Randonnée pédestre balisée «Bellegarde» au départ du parking face à l église (4 km 1h20) (Le Perche à pied)

4 8. Tourouvre La forêt toute proche aurait donné son nom à ce chef-lieu de canton, «tortum robur», chêne tordu. Important foyer au XVII e s. de l émigration percheronne au Canada, le bourg fut partiellement incendié en 1944 lors de la retraite allemande. Reconstruit, a pris un aspect tout différent avec ses toits en tuiles mécaniques rouge vif. L église Saint-Aubin (ISMH), des XV-XVII e s. est imposante. Un clocher-porche surmonté d un dôme précède la nef, lambrissée sur charpente apparente. Le bas-côté est couvert d une voûte d ogives. Dans le chœur, maître-autel (XVIl e s.) dominé par la statue du saint patron ; vitraux commémoratifs. Muséales de Tourouvre : musée de l histoire de l émigration percheronne au Canada, explique les motivations de départ des pionniers, leurs conditions d engagement et leur fixation sur les rives du Saint Laurent. Randonnée pédestre balisée «le camp de Saint-Gilles» au départ de la place Juignet (6,5km 2h10) (L Orne à pied) Randonnée VTT balisée «Le camp retranché de Saint-Gilles» au départ de la place de la mairie (5,5 km 0h45) (topoguide n 2) Randonnée VTT balisée «Les ruines du château de Gannes» au départ du parking de la salle des sports (26,5km - 3h30) (topo n 2) Muséales de Tourouvre : musée de l émigration française au Canada et musée des commerces et des marques (lien vers fiche) 9. L'Étoile du Perche De ce rond-point aménagé au XVIII e s., rayonnent plusieurs voies forestières desservant l'ensemble du massif Perche- Trappe. Un poteau indicateur central et un pavillon, ancien rendez-vous de chasse, agrémentent cette étoile routière à huit branches. L'Office National des Forêts a aménagé alentour divers équipements pour un meilleur accueil du public. Au sein de la "série touristique" (parcelle 54), le chêne de l'étoile, âgé de 250 à 300 ans, fait l'objet d'un soin particulier. Le promeneur pourra découvrir son tronc droit non branchu, son houppier bien développé et son empattement très élargi. 10. La clairière de Bresolettes, un havre de paix Close par les forêts domaniales du Perche et de la Trappe, cette clairière constitue un milieu humide préservé correspondant à la haute vallée de l'avre. Son réel intérêt écologique a justifié son classement en "site protégé". De l'église de l'ancienne paroisse de Conturbie ne subsiste qu'un mur-pignon servant d'abri à une statue de sainte Madeleine. Non loin, le domaine des Étangs, où l'on élève des cervidés, est ouvert à la visite. Précédé d'un parc, le château, construit entre 1911 et 1914 par l'architecte René Sergent, Grand prix de Rome, se mire dans les eaux de l'étang du Fourneau. Blotti autour de son église (XVI e s.), le minuscule bourg de Bresolettes ne compte qu'une douzaine d'habitants. C'est la plus petite commune de Normandie 11. La Trappe, une abbaye vivante Fondée en 1140 par Rotrou, Comte du Perche, cette abbaye cistercienne a été réformée au XVII e s. par l'abbé de Rancé. Depuis sa fondation les moines y ont toujours vécu, sauf pendant la Révolution. Un petit groupe s'est exilé et est revenu s'installer en Le monastère était alors en grande partie détruit. Aujourd'hui, une trentaine de moines vivent dans la prière et le travail, selon la Règle de saint Benoît et la tradition trappiste. Les bâtiments réguliers actuels, de style composite où l'ogive se mêle au plein cintre, ont été reconstruits entre 1885 et Une ancienne dépendance du XIII e s. (Cl. MH) est le dernier témoin de la Trappe primitive. La visite de l'abbaye se fait par une présentation vidéo (30 mn) de son histoire et de la vie des moines trappistes d'aujourd'hui. Rens. à la porterie, tél Le dimanche, l'église abbatiale est ouverte pour la messe de 10 h 30 et les vêpres de 17 h. Au magasin de La Trappe, on peut acheter livres, produits alimentaires et d'artisanat monastiques. À l'entrée du parking, le monastère offre l'eau de la source Saint-Bernard, lentement purifiée par les épaisses couches de sable fin du Perche. 12. Soligny-la-Trappe Aux confins du Perche, ce bourg fleuri est construit sur un promontoire. L'église Saint-Germain d'auxerre, d'origine romane (porche, abside) a été élevée sur l'emplacement d'une motte féodale (joli point de vue). Soligny est situé sur la ligne de partage des eaux des bassins de la Seine et de la Loire. C'est ici que la Sarthe prend sa source, au lieudit "Somsarthe". 'Un marché organisé au cadran pour le commerce des bovins et ovins a été ouvert en Randonnée pédestre balisée «Notre-Dame de la Confiance» au départ du monastère (7,5 km 2h30) (L Orne à pied) Randonnée pédestre balisée «Le chêne de Rancé» au départ de l église (9 km 2h30) (Le Perche à pied) Randonnée VTT balisée «Retour aux sources» au départ de la place du 19 mars 1962 (20 km 2h) (topoguide n 3) Arbres remarquables Le Chêne de l'etoile, parcelle 54 et le chêne de Rancé, parcelle 204 (accès randoguide Orne n 22 dans la forêt du Perche et de la Trappe)

5 13. Saint-Ouen de Sécherouvre Ce petit bourg propret est ramassé autour de son église dont la tour du clocher est décorée de mosaïques. Réalisées en 1950, elles représentent, au nord, les "Quatre Saisons" et, au sud, le "Mystère de l'annonciation". Les murs extérieurs de la nef sont ornés de céramiques brunes - les "Quinze Mystères du Rosaire" - oeuvre contemporaine des frères Lerat. 14. Sainte-Céronne lès Mortagne La grosse tour ronde du colombier signale l'ancien manoir du Plessis- Poix dont le corps de logis est coiffé d'un grand toit à quatre pentes. Situé près d'une motte féodale (ISMH), cet ancien ermitage devenu prieuré Saint-Jean de Poix, dépendait du Val-Dieu. Les religieux y bâtirent quelques cellules et une petite chapelle. L'église de Sainte-Céronne (Cl. MH) fut rebâtie au XI e s. autour de l'oratoire de la sainte qui, venue de Corneilhan, près de Béziers, fonda au V e s. le premier monastère de moniales du Perche. La vaste nef est précédée d'un puissant clocher-porche très contreforté couvert d'une toiture en bâtière percée, côté sud, d'une curieuse lucarne. Le portail roman, aux archivoltes en grès roussard, offre un décor en pointes de diamant. Randonnée pédestre balisée «Le site du Plessis Poix» au départ de la place du lavoir (9 km 3h) (Le Perche à pied) 15. Bivilliers L'église Saint-Pierre, d'origine romane, présente dans une niche une statue du saint patron, pierre polychromée du XVI e s., et sur le côté du large contrefort occidental, un cadran solaire (ISMH) gravé et peint sur une pierre orientée datée de Le moulin de la Peltrie, installé sur la Commeauche est, dans le Perche, l'un des rares à produire encore de la farine. Modernisé, il fonctionne à l'électricité. Possibilité de visite L'ancien manoir de la Peltrie (XV-XVI e s.), se reconnaît à ses fenêtres à meneaux bouchées et à son toit surbaissé. La tour, intégrée dans un corps de bâtiment, serait un vestige du pigeonnier seigneurial. Randonnée pédestre balisée, 2 circuits au départ de l église Saint-Pierre (1,5 km ; 30min / 5 km ; 1h30) (topoguide n 21) 16. Lignerolles 17. Champs L église Saint-Évroult (Cl. MH) présente des parties romanes (portail, abside). Remaniée au XVI' s. (baies ogivales), elle conserve une remarquable fresque du Jugement Dernier (XlV e s.) et un maître-autel (XVIII e s.) provenant du Val-Dieu. 18. Bubertré C est sur le territoire de cette commune, à proximité du relais télévision, que se trouve le point le plus élevé du Perche (311 m). Randonnée pédestre balisée, 2 circuits au départ de l église Saint-Michel (7km ; 2h / 4,5 km ; 1h15) (topoguide n 21)

6 Circuit touristique des Forêts et belles demeures Départ de Senonches 94 km fléchés + boucle complémentaire Le circuit des forêts et belles demeures en 16 étapes L itinéraire mène de la belle forêt domaniale de Senonches aux charmants petits bois du haut Perche. Cette région est joliment pourvue de nombreux ruisseaux aux noms champêtres, Gervaine, la Meuvette, le Buternay, la Blaise (rivière de 1 ère catégorie piscicole), etc qui rejoignent les sinueuses vallées de l Eure ou de l Avre. Entre bois et étangs de surprenantes bâtisses se distinguent. Les unes, d anciennes forteresses, ont gardé l aspect rude et sévère des châteaux du Moyen Âge ; d autres, d élégantes demeures des XVIII e et XIX e siècles, reflètent la prospérité des activités industrielles de l époque. Ce circuit est propice à la promenade en forêt et à la visite des activités agricoles de la région. Des animations de découverte de la faune, de la flore et de la culture locales sont proposées, tandis que des producteurs locaux ouvrent les portes de leur exploitation pour une visite originale. Visite audio-guidée Composer le Pour un 1er appel taper Pour écouter le commentaire du site choisi, taper le numéro indiqué. 1

7 La forêt domaniale de Senonches : activités passées et présentes La forêt domaniale de Senonches couvre hectares, c est la plus importante du département et l une des plus vastes de France. Elle comprend deux parties. La haute forêt, au nord, encadre les étangs de Tardais, de la Benette et plus loin les étangs d Haron et des Bauchiots (propriétés privées). La basse forêt, au sud, abrite des arbres remarquables : Les Trois Frères et le Chêne Fauteuil, etc La forêt domaniale est un lieu d économie sylvicole et touristique, elle joue également un rôle important de protection de l environnement par la préservation de la qualité de l eau des nappes phréatiques, la filtration de l air et la protection des milieux, des espèces animales et végétales. Les ressources de la forêt Le bois fut une ressource majeure de l agglomération senonchoise. Toute une partie de la population vivait grâce à la forêt qui donnait directement du travail aux bûcherons, charbonniers, charretiers et aux chevaux qui débardaient encore au XVIII e siècle. De nombreuses fabriques de sabots s implantèrent (il y avait encore 39 sabotiers à Senonches en 1886). La marne, transformée sur place en chaux hydraulique, a fait le renom de la ville. En 1830, on en exportait plus de hectolitres. L argile fut abondamment employée pour les poteries, tuileries et autres briqueteries dont il reste de nombreux vestiges. Le silex et le grison furent très utilisés comme matériau de construction. Ainsi Senonches mérite-t-elle la qualificatif de «la rousse» qu inspire la couleur du grison local. L industrie du fer Le Perche fut, en son temps, une des premières régions sidérurgiques de France et rassemblait l ensemble des techniques permettant de travailler le fer, les fontes et les aciers. La métallurgie senonchoise semble remonter à la fin du Moyen Age. Les hauts fourneaux de Boussard constituaient un très ancien établissement d apanage royal. A la veille de la Révolution, plus de la moitié des propriétaires de forges étaient nobles. Au début du XVIII e siècle, on exportait tonnes de fonte moulée à Boussard, tandis que tonnes servaient localement à la fabrication d outils et objets domestiques. Les fours à chaux, qui avaient remplacé les hauts fourneaux, s arrêtèrent de fonctionner en L industrie du verre Le sable du Perche, en raison de sa qualité, fut à l origine de la renommée des nombreuses verreries de la région. Il est fort probable qu au XIV e siècle, elles aient participé à la confection des vitraux de la cathédrale de Chartres. Les verreries appartenaient à des «gentilshommes verriers». Ces seigneurs locaux, dont les plus connus sont les Brossart et du Gastel, exploitaient outre les petites verreries du secteur, l une des plus importantes, celle de Haron dont il reste quelques vestiges. Le déclin des verreries senonchoises débuta au XVII e siècle. La coupe de bois était alors l objet d une forte demande entre l industrie du verre et l industrie métallurgique. Pour éviter un épuisement des stocks de bois, on préféra laisser vivre l industrie du fer plutôt que celle du verre. 1. Senonches «Station verte de vacances» Senonches était, au XII e siècle, une ville-frontière entre le domaine des rois capétiens et le duché de Normandie des rois d Angleterre. A cette époque, sur les ruines de l ancien château, Hugues II fit construire le donjon actuel (Cl. MH) et la tour de l église (ISMH) dans un matériau du pays : le grison. A l église primitive, très réduite, on a accolé un poste de guet ensuite surmonté d un clocher. Des souterrains reliaient le château à l église. Outre ces monuments remarquables, la ville a gardé quelques curiosités, dont la Butte des Sarrasins qui domine le lac Arthur Rémy, et la pyramide des Evées couronnée du «Petit Napoléon» moulé par d anciens grognards travaillant aux fourneaux de Boussard. Les fourneaux étaient l une des nombreuses industries parmi les verreries, poteries et tuileries, fours à chaux, métiers du bois, dont la région senonchoise a bénéficié grâce à la richesse de son sous-sol. Randonnée pédestre balisée, 8 ciruits balisés au départ du lac A. Rémy, de 5 km (2h) à 21 km (5h15). Eglise, église Notre-Dame ISMH (lien fiche). Visite audio-guidée «Senonches» n 26. Elevage de chevaux Percherons et promenades attelées des Ecuries des Landes (lien fiche). Marché le vendredi matin. Forêt domaniale de Senonches Elle s intègre dans un grand massif forestier et fait partie du domaine privé de l Etat depuis Le sol (argile à silex) et le climat locaux sont très favorables à la croissance du chêne et du hêtre, dont la forêt est essentiellement composée. A côté des hautes futaies, se trouvent des taillis et des résineux plantes, en général, pour réparer les dommages des bombardements en La forêt est gérée par l Office National des Forêts qui la valorise sur le plan économique par la production de bois de qualité, et sur le plan touristique par l aménagement d itinéraires de randonnée. La forêt abrite deux arbres remarquables : le «Chêne Fauteuil» (parcelle 176, près du rond des Ruelles) et le «Trois Frères» qui ont plus de 300 ans (parcelle 217, près du rond d Angoulême). 2

8 2. Le Mesnil-Thomas Le masnile, ou mansionale au Moyen Age, était une ancienne demeure féodale. Deux hameaux du village possédaient un château : près de la Grande-Motte s élevait le château de la Cour Solaire et le château de la Salle appartenait au domaine royal. Malgré les transformations extérieures qua subi l église Saint-Barthélemy, on peut encore distinguer la litre seigneuriale, bande horizontale peinte en noir au décès du Seigneur titulaire de la paroisse. Des reliques et des registres remontant à 1685 ont été apportés de l église de La Burgondière, sans doute annexée au Mesnil en Louvilliers-lès-Perche Cette commune de hectares compte trois grands domaines privés : le château du Paradis, dans les bois du même nom, le château de la Forêt et le château de Sausseaux. La modeste église Notre-Dame présente un plan quadrangulaire très allongé avec un clocher-porche ancien abritant un portail à triple voussure ogivale surmonté d un arc de grison. 4. La Framboisière Le ruisseau de Gervaine, qui alimentait le canal de flottage de Senonches au XVIII e siècle, prend sa source dans la commune. L église Sainte-Madeleine, d origine romane, a été allongée la fin du XIX e siècle à partir de la porte latérale sud et présente maintenant un clocher-porche. La brique a remplacé le grison, mais les contreforts de la partie ancienne n ont pas été modifiés. En 2000, M. Lesaule a créé le vitrail de Marie-Madeleine. Les vitraux contemporains sont issus d un projet conjoint entre le lycée Maurice Violette de Dreux, la commune de La Framboisière et le Greta de Chartres, section»»vitrail «Randonnée pédestre balisée «En passant par la Benette» au départ de la place de l église (11 km 2h45). 5. La Saucelle Le mélange de matériaux donne à l église Sainte-Anne un aspect vivant et coloré. Elle est mise en valeur par son environnement champêtre. L église a conservé sa belle voûte lambrissée, ornée d une sablière moulurée, et son charme originel. 6. La Mancelière Le village a pris son nom actuel au X e ou XI e siècle alors que la culture de la vigne connaissait une extension et nécessitait la construction de «celliers» au Mansel. L église (vitrail du XVI e siècle classé) est une annexe de la cure Saint-Pierre-des-Châtelets. Le presbytère se trouve au hameau principal de Montmureau, soit à mi-chemin entre les deux églises. Face au château du XIII e siècle, on remarque une ancienne tuilerie En effet, la commune était fort réputée pour la qualité de son banc de marne formant un gisement de chaux hydraulique de 400 hectares. Le château de La Mancelière Le domaine fut conservé de 1535 à 1720 par la famille Acres, qui s illustra au service des rois de France. Le château actuel fut construit par Monsieur Jacob, conseiller du roi entre 1755 et Il est situé dans un parc très bien dessiné et entouré de futaies de chênes. La maison jouxte une ferme dont les bâtiments comportent une tour ronde de facture très ancienne, ce qui atteste la présence d un lieu seigneurial ou d une forteresse. Propriété privée. 7. Beauche En traversant la forêt des Bois Verts, on découvre le domaine du Gland qui aurait appartenu à Louis-Philippe. Le pays était autrefois couvert de nombreux bois. Ce sont les défrichements, vraisemblablement réalisés par les Templiers établis à Mezian, et l essartage, qui ont formé l actuel paysage de plaine. A l entrée du village, la maison forte de Beaumarchais a gardé sa tour d angle de briques polychromes, caractéristique de l architecture des XV e et XVI e siècles. L église Saint-Martin est l une des rares qui soit agrandie de deux collatéraux anciens. L église a subi peu de modifications, aussi le mobilier du choeur et les retables du XVII e siècle forment-ils encore un ensemble remarquable. La Gadelière La forteresse de la Gadelière fut bâtie au XI e siècle, sur le plateau dominant la vallée de l Avre. Deux autres seigneuries, les Fosses et la Potinière complétaient le système défensif de ce territoire. Le château a conservé l allure solide et défensive de son passé médiéval, avec ses contreforts de grison et ses douves (aujourd hui asséchées). 8. Montigny-sur-Avre Montigny désigne un château fort bâti sur une «montagne». Ainsi la forteresse de Montuel, qui domine la rive sud de l Avre, a certainement inspiré son nom au village de Montignysur-Avre. Selon la tradition, l antique manoir fut occupé par les Templiers, puis par les chevaliers de l ordre de Malte. Les bâtiments alentours se répartissent harmonieusement autour du manoir et de sa chapelle, qui fut l ancienne église paroissiale de La Gadelière (elle conserva son clocher jusqu en 1852). Sur les murs de la nef apparaissent encore des armoiries peintes sur des fragments de litre funéraire. Propriété privée. Dans le village, un très beau château se cache derrière de hauts murs. Le nom de ses anciens propriétaires est illustre depuis que François de Montmorency-Laval devint le premier évêque de Québec et du continent nord-américain en Les vitraux (Cl.MH) de l église Saint-Martin constituent la partie la plus intéressante de l édifice. Randonnée pédestre balisée «La vallée de l Avre» au départ de l église (14 km 3h30). 3

9 Le château de Montigny-sur-Avre L élégance et la sobriété caractérisent cette demeure de brique et de pierre coiffée d un toit à la Mansart. Au début du XVI e siècle, le fief de Montigny-sur-Avre était tenu par la famille de Montmorency-Laval. Leurs descendants, après avoir fait raser l ancien manoir, firent construire, vers 1700, un château assez modeste. Entre 1720 et 1728, le château fut plusieurs fois vendu, et la rivière parcourant le domaine fut captée pour lui donner un cours artificiel le long du château et du parc. C est entre 1728 et 1733, que le château fut porté à ses dimensions actuelles en se raccordant parfaitement aux trois pièces d origine, et que les pavillons d entrée furent construits. Les douves entourant le château furent asséchées ou comblées au XIX e siècle, époque à laquelle le parc à la française fut détruit et où furent plantés les arbres de la cour d honneur. Propriété privée. 9. Rueil-la-Gadelière En 1858, les communes de Rueil et de La Gadelière furent réunies. Elles avaient l une et l autre un long passé historique. Au XI e siècle, le passage de Rueil prit une grande importance lorsque la vallée de l Avre devint une frontière entre la Normandie et le Thymerais. A cette même époque s organisa la paroisse de La Gadelière autour de la forteresse du même nom. Huit sources, appelées sources de la Vigne, émergent naturellement sur le territoire de la commune. Leurs eaux sont captées au profit de la ville de Paris et acheminées sur 102 km par l aqueduc de l Avre jusqu au réservoir de Saint-Cloud par simple gravité, à raison de m 3 par jour. Le peintre Maurice de Vlaminck vécut à la Tourillière à partir de Une épitaphe sur sa tombe, au cimetière du village, résume la vie du célèbre Fauve mort en 1958 : «Je n ai jamais rien demandé, la vie m a tout donné. J ai fait ce que j ai pu, j ai peint ce que j ai vu». Coucher de soleil Forêt de Senonches Randonnée pédestre balisée, 2 circuits au départ de la mairie, 8 km (2h) et 14 km (3h30). Visite audio-guidée «Rueil-la-Gadelière» n Boissy-les-Perche Huit châteaux ou manoirs et un ancien monastère de trappistines «La Cour-Pétral» s élèvent sur les terres de Boissy. Dans le circuit vous pourrez voir le Bois-Josse, apercevoir le Boulay-Saint-Clair, dans son parc à l anglaise, et le Mesnil. On nommera également Bizot, Sorel, la Courangère, les Haies et Philmain. Toutes ces belles demeures sont privées. L église Saint-Pierre remonte sans doute à la fin du X e siècle mais le monument actuel est beaucoup plus récent. Le portail date de 1770 et le collatéral de On peut remarquer une riche statuaire de la 1 ère moitié du XVI e siècle ainsi que deux vitraux des XIV e et XVI e siècles et une balustrade en bois sculpté du XVII e siècle offerte par le duc Louis de Saint-Simon. Le Bois Josse Il existait en 1339 un château féodal avec douves et pont-levis. Sans doute se trouvait-il à l emplacement du domaine du Bois- Josse. Il y a trois siècles, le château formait, avec le Mesnil, une vaste propriété comprenant des fermes dans certaines communes voisines. Le château actuel fut construit au milieu du XVII e siècle. Le dernier seigneur de Boissy-les-Perche mourut au Bois-Josse en Après avoir connu de nombreux propriétaires, le château fut vendu comme bien national en l an V. Propriété privée. 11. Rohaire Le sous-sol de ce village est parcouru par de nombreuses galeries desquelles les «marnerons» extrayaient la marne traitée sur place dans des fours à chaux artisanaux. L église Saint-Martin a été plusieurs fois reconstruite. La partie ancienne date des XII e et XIII e siècles tandis que le clocher-porche est de Des statues en pierre polychrome représentent saint Félix et saint Mathurin. 12. La Chapelle-Fortin Des monuments druidiques épars laissent à penser que La Chapelle Fortin avait, dans une haute antiquité, une importance qu elle a perdue. L industrie de la commune consistait encore au XIX e siècle en un moulin à farine, une fabrique de tuiles, des filatures de lin et de chanvre. De plus, on y extrayait la marne et on y exploitait le bois et le charbon. L église Saint-Pierre présente une tour-clocher de brique édifiée entre 1890 et La belle ferme des Evis, dont les douves existent encore, présente une grange à la toiture tout à fait particulière. 13. Lamblore L église Saint-Martin était au XVII e siècle un prieuré-cure dont l église Saint-Nicolas était une annexe. Mais après la Révolution le culte n était plus célébré qu à La Ferté-Vidame. La façade de l église possède une originalité due à la présence de la statue en bois de saint Martin à cheval et de la devise révolutionnaire encore visible. Proche de l église, un petit édifice polygonal encadre la source Saint-Martin. Son eau très réputée était service à la table du marquis de Laborde. Le manoir de la Motte Le domaine de la Motte s étend sur 25 hectares. Le manoir se situe au cœur d un parc orné d arbres centenaires. L origine de la construction est établie vers Le nom de la Motte resta attaché plus de soixante ans à la famille Prat qui honora le haras sur les champs de courses parisiens. Aujourd hui, le haras est converti en élevage et l on y entraîne des trotteurs. La ferme abrite un centre équestre. Propriété privée. 4

10 14. La Ferté-Vidame Cette cité doit son passé prestigieux à des hôtes illustres, parmi lesquels le duc de Saint-Simon, le marquis de Laborde, le duc de Penthièvre et le roi Louis-Philippe. En 1659, le duc Claude de Saint-Simon fit édifier l église Saint-Nicolas (Cl.MH). Plus tard, son fils Louis écrit en sa «favorite demeure» de La Ferté-Vidame la plus grande partie de ses Mémoires. A la mort du duc, le marquis de Laborde acheta le domaine. Il remplaça la vieille demeure féodale par un château long de 160 m entouré de jardins à la française. Le château demeura intact jusqu à la fin du XVIII e siècle ; il fut alors démantelé par des marchands de biens spéculateurs. Il n en reste aujourd hui que des ruines majestueuses. Cependant La Ferté-Vidame possède d autres richesses que sont la résidence du roi Louis-Philippe, les bassins de Mousseuse et la charmante chapelle de Réveillon, dont les peintures murales du XVI e siècle sont classées. Randonnée pédestre balisée, 4 circuits au départ du rond Victoire, de8,5 km (2h50) à 21,5 km (5h30). Espace Saint-Simon (lien fiche), Parc du château MH (lien fiche). Eglise Saint-Nicolas ISMH (lien fiche), Eglise, église Notre-Dame ISMH (lien fiche). Site naturel de la forêt des Mousseuses (lien fiche). Visite audio-guidée «La Ferté-Vidame» n 241 : l e château, 242 : Saint-Simon et 25 la chapelle de Réveillon. Marché le jeudi matin, marché aux produits locaux le dimanche matin. Le petit château En 1815, le domaine de La Ferté-Vidame, qui avait été dévasté, fut restitué au petit-fils du duc de Penthièvre, Louis-Philippe duc d Orléans et futur roi de France. Après trois visites en 1845, le roi, conquis, reconnaît la nécessité de reconstruire le château. Il prescrit immédiatement la restauration et l agrandissement du petit château, construit vers 1719 par Saint-Simon et qui servait de communs. Deux nouveaux pavillons sont bâtis, puis s ajoutent des écuries, des remises, des chenils, une faisanderie et deux énormes glacières. Le petit château devient alors une demeure royale en attendant la restauration du grand château. Mais la Révolution de 1848 met fin à cet ambitieux projet. 15. Les Ressuintes Mentionnée dans les chartes du XII e siècle, cette ancienne seigneurie fut rattachée à La Ferté-Vidame au début du XVII e siècle. L église Notre-Dame possède deux trésors classés : une statue de la Vierge en pierre polychrome et un confessionnal de style baroque. Le clocher de l église s élève sur une tour bâtie en pierres grossièrement taillées et en grison. Le peu de distance de cette tour avec les ruines du vieux château porte à croire qu elle en faisait partie. La ferme des Ressuintes La ferme fortifiée, non loin de l église, est ceinte de hauts murs et entourée de douves maintenant comblées. Elle a conservé des vestiges du château dont les grandes salles sont devenues des étables ; on y voit encore des traces de cheminées. Dans la cour, s élève un imposant pigeonnier de 600 boulins. Propriété privée. 16. La Puisaye L église Saint-Jean-Baptiste a été fortement remaniée au XIX e siècle. Le clocher, antérieurement au centre de la toiture, a été reconstruit en pignon au XIX e siècle. A la même époque les onze fenêtres furent élargies. Au lieu-dit la Hézière, une verrerie est mentionnée sur un plan de 1740, mais l actuelle bâtisse date de la fin du XIX e siècle. Près de la Meuvette, au nord-est du bourg, se trouvent les ruines d un ancien château fort détruit en Randonnée pédestre balisée «Le bois de La Saucelle» au départ de l église (12 km 3h). L étang de la Benette L étang a sans doute été créé au Moyen Âge par des moines afin de procurer du poisson à la population locale les jours de jeûne. A la fin du XVII e siècle, il était le point de départ d un canal de flottage. En effet, le ruisseau de Gervaine fut aménagé pour acheminer le bois de la forêt jusqu à Rouen par l Avre, l Eure puis la Seine stères furent ainsi transportés en La Révolution, le coût et le mécontentement général des riverains provoquèrent l arrêt de cet ambitieux aménagement. Les 12 hectares de la Benette en font l un des grands étangs du Perche. La qualité de son eau est due au filtrage naturel de la forêt toute proche, elle présente ainsi une très faible teneur en sels minéraux et matières organiques. Le site de la Benette est aménagé pour permettre aux automobilistes de s arrêter et de découvrir la faune et la flore environnantes. Le château de Tardais Tardais était autrefois une seigneurie. A la ferme de la Tour, attenante au château, une grange très ancienne et de vieilles murailles portent les traces d un château fort. Celui-ci fut sans doute détruit à la même époque que le premier château de Senonches (XII e siècle) dont il était un poste avancé. La bâtisse actuelle date de la fin du XIX e siècle. Les gentilshommes verriers de Tardais, notamment les Gastels, sont célèbres pour avoir fourni en 1430 du verre à verrière pour les besoins de la cathédrale de Chartres. Propriété privée.

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12 Circuit touristique des Manoirs & traditions Départ de Nocé 87 km fléchés Le circuit des manoirs et traditions en 21 étapes Ce circuit touristique sillonne le "pays des manoirs" dont on admirera quelques-uns des plus beaux fleurons. Orgueil de la région, ces demeures seigneuriales côtoient un habitat rural de qualité. Enduits aux tons chauds, tuiles rousses, pierre blanche ou brune, donnent beaucoup de charme à cette campagne percheronne, terre de mémoire et de traditions. Avertissement Une centaine de manoirs subsiste sur plus de quatre cents que la région a dû compter. Tous sont propriétés privées. En période estivale, certains propriétaires acceptent d'ouvrir à la visite. La liste des manoirs visitables est publiée dans le Guide des Fêtes et Loisirs du Perche, édité chaque année. D'autres manoirs sont accessibles extérieurement et la plupart se découvrent depuis les chemins de promenade on pourra donc aisément les admirer. Vieux logis du Perche, les manoirs «Le Perche a ses manoirs comme les pays de la Loire ont leurs châteaux. Modestie oblige!»(*) C est peu après la guerre de Cent Ans que le Perche vit naître un habitat d un cachet particulier : le manoir. Issu de conditions économiques et sociales nouvelles, il marque la volonté de ses constructeurs de mener une existence assez rustique, à mi-chemin entre celle du grand seigneur et celle du paysan. Véritable entité intégrée au milieu rural, le manoir est un lieu de résidence mais aussi le siège d une exploitation destinée à faire valoir les terres d un domaine agricole.

13 Un phénomène de société Les manoirs du Perche ont été construits à la fin du XV e s. et surtout au XVI e s. Ils sont la marque même de la Renaissance dans cette campagne qui ne connaissait que la forteresse militaire, la maison du vassal et la chaumière du manant. Libéré de la tutelle anglaise en 1449, le pays va profiter pleinement de la paix retrouvée. Une classe sociale issue du renouveau économique va alors se reconnaître dans un mode de vie dont le manoir sera le révélateur. Enrichie au service du roi ou dans les affaires, la bourgeoisie montante, s'inspirant du raffinement des demeures qui fleurissaient sur les bords de la Loire, va édifier de nouveaux logis pour vivre commodément à la campagne. Avec ses milliers de fiefs hérités de son passé féodal, la qualité de son terroir et sa situation géographique entre I'lle de France et les Pays de la Loire, le Perche apparaît comme le lieu idéal pour investir dans une "maison des champs" susceptible de faire vivre une famille tout en lui procurant la place d'honneur dans la société villageoise. Le reflet du terroir Appartenant au monde rural, le manoir conserve les qualités du pays dont il est l'image fidèle : fier d'allure et solide d'aspect, il est parfaitement intégré à son environnement. C'est à la présence sur place et à l'abondance des matériaux que l'on doit cette parure si typique. Le terroir pourvoit à tout : sable pour le mortier et les enduits, oscillant de l'ocre au rose, pierre blanche pour le gros oeuvre, bois séculaire pour les charpentes. Malgré la diversité des manoirs percherons, quelques traits caractéristiques permettent d'en saisir l'originalité. L'implantation des bâtiments est fonction de la topographie, de l'exposition à l'abri des vents dominants, de l'agrément du paysage ou bien d'une situation commode par rapport à l'exploitation agricole et à sa desserte. La partie la plus soignée et la plus importante est le logis, bâtiment rectangulaire à hauts murs pignons aveugles déterminant un toit à forte pente. Souvenir du donjon féodal, la tour est la marque du logis seigneurial. Elle contient l'escalier "à vis" qui permet de desservir l'étage ou le comble. Ronde, carrée ou le plus souvent octogonale, placée au milieu de la façade ou à l'angle de deux corps de bâtiments, elle peut aussi être élevée à l'arrière. Parfois, le dernier étage comporte la chambre du guetteur ou la chapelle. L'accès se fait alors par un escalier construit dans une tourelle en surplomb. Le manoir peut être enclos de murailles, parfois précédées de douves en eau ou de fossés secs. Bretèches, meurtrières, créneaux et mâchicoulis, généralement plus décoratifs que défensifs, renforcent le système de protection rendu nécessaire par l'insécurité qui persista dans les campagnes jusqu'à la première moitié du XVII e s. Les plus grands manoirs avaient leur chapelle indépendante. Plus nombreux, les colombiers appelés fuies, car ils abritaient des pigeons "fuyards", constituent un élément symbolique représentant le privilège seigneurial. Écuries, étables, remises ou charreteries, constituent le "circuit" manorial auquel il faut ajouter un autre grand commun, la grange, capitale pour la conservation du foin et des grains. De nouvelles fonctions Au XVII e s. s'amorce le déclin des manoirs : ils ne correspondent plus aux structures de la société et perdent leur fonction de siège de l autorité seigneuriale. Les nouveaux propriétaires, officiers investis de hautes charges ou riches marchands retenus loin du Perche par leurs occupations, installent des fermiers dans les vieux corps de bâtiment et se contentent de percevoir le revenu des terres. La salle du manoir est alors transformée en unique pièce de séjour, les salons sont convertis en remises à matériel, les chambres en greniers à grain... Malgré tout, la plupart de ces solides constructions ont résisté aux usages agricoles et retrouvé leur fonction d'habitations privilégiées de campagne. Bien que déchus de leur rang de jadis, certains de ces vieux logis ont été admirablement restaurés. Conservant leur personnalité, ils contribuent ainsi à donner au pays percheron tout son charme et sa poésie. (*) "Les Manoirs du Perche", Philippe Siguret. Édition des Amis du Perche Nocé Le bourg est dominé par l'église Saint-Martin (ISMH), d'origine romane (abside). La nef, précédée d'une tour puissamment contrefortée, abrite un mobilier religieux intéressant (statuaire, retable, tableaux, vitraux). Proche de l'église, le manoir de Barville (XV -XVI e s. - ISMH) fut construit sur l'emplacement d'un ancien château. Cette solide bâtisse, remaniée au XVIII e s., a appartenu au dernier seigneur de Nocé, Louis-Auguste de Barville, mort exilé en Allemagne, en La commune de Nocé est riche en manoirs et logis seigneuriaux. Celui de Courboyer (Cl. MH) compte parmi les plus remarquables du Perche. Le site de Courboyer accueille la Maison du Parc et son domaine de 65 ha. Le manoir est ouvert à la visite tous les jours (sauf 25/12 et 01/01), de 10h30 à 18h (18h30, l été et 17h30, de novembre à mars). Tel : Édifié à flanc de coteau à la fin du XV e s., il s'aperçoit de loin, depuis l'aire de repos aménagée sur la D 111 (route de Boissy-Maugis). Le logis, au plan cruciforme, est flanqué à l'arrière d'une tour ronde. Sa façade orientale est percée régulièrement de fenêtres, de chaque côté d'une tour d'escalier octogonale, en saillie sur la cour. Aux quatre angles du logis, des mâchicoulis supportent de ravissantes échauguettes en encorbellement, renforçant l'élégance de cette gentilhommière. En fin de parcours, il sera possible de découvrir le manoir de Lormarin (XVI e s. - ISMH). Ouvert à la visite extérieure toute l année, du jeudi au dimanche, de 14h à 19h. Fermé en février. Randonnée pédestre balisée, 2 circuits au départ de la place de la mairie (7,5 km, 2h/ 8,5 km, 2h30) (topoguide Perche Sud) Randonnée pédestre balisée «Les trois clochers» au départ de la Maison du Parc (11 km -2h45) (Le Perche à pied) Randonnée VTT balisée «Le Manoir de Courboyer» au départ de la salle des fêtes (28 km -3h) (topoguide n 8) Vente à la ferme des Ouy «La Chevrolière», produits bio

14 Visite audoguidée n 43 «Le Manoir de Courboyer, m aison du Parc naturel régional» Table de lecture du paysage«un patrimoine bâti exceptionnel», aire de pique-nique sur la RD Colonard-Corubert La commune est née de la fusion de quatre anciennes paroisses dont celle de Corubert, qui fut réunie à Colonard en Pour se rendre à ce pittoresque hameau de fond de vallée, abandonner le circuit fléché, gagner le centre du bourg et, face à la route de Mortagne, tourner à gauche. On remarquera l'ancienne maison seigneuriale de Brainville, aujourd'hui ferme de la Grand' Maison. Ce petit manoir de la fin du XVI e s., à rampants de pignon plats, présente à l'arrière une tour ronde contenant un escalier de pierre en vis. l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (XVI e s.), édifice restauré au XIX e s. (1877 au pignon). La porte est gothique avec linteau en anse de panier. de nombreuses petites maisons typiquement percheronnes. Randonnée pédestre balisée «Le Vieux bourg» au départ de la place Letavernier (5 km 1h20) (topoguide n 6) Randonnée VTT balisée «A l orée des bois» au départ de la mairie (11,3 km -1h30) (topoguide n 8) Le manoir des Perrignes L'ancien colombier seigneurial, transformé au XIX e s. en habitation se dresse en avant-garde. Niché dans la verdure, le logis (XVI e s.) est terminé, d'un côté, par une toiture en pavillon et une tour-donjon, et, de l'autre, par un petit pavillon et une chapelle flanquée de deux tourelles coniques du début du XX e s. 3. Courcerault L'église Saint-Pierre, remaniée au XIX e s. (clocher néo-roman) présente la particularité de posséder deux cadrans solaires gravés au XVIIe s. sur deux contreforts de la nef. Saurez-vous les découvrir et... lire l'heure au soleil? Près de l'église, le tilleul plusieurs fois centenaire a un tour de taille impressionnant : 4,60 m à 1,30 m du sol. Le bois de Sublaine (privé) fut, en 1944, le théâtre d'une tragédie qui démantela le «maquis de Courcerault». Promenade jusqu'à l'hôtel Garnier, ancienne fermette témoin de ce fait de Résistance. Circuit (5 km aller-retour, 1 h 25 mn) balisé et décrit. Départ place de l'église. Randonnée pédestre balisée «Le bois de Sublaine» au départ de la place de l église (6,3 km 1h45)(topoguide n 6) Randonnée pédestre balisée «La Corbonasière» au départ de la place de l église (16,5 km 4h30)(topoguide n 6) Le manoir de la Vove Gardien de la vallée de l'huisne, la Vove était l'une des plus importantes maisons fortes du Perche. Élevé aux XVI e -XVII e s., le manoir (Cl. MH) présente un logis à deux étages éclairé par de larges fenêtres à meneaux et desservi par une tour d'escalier octogonale s'ouvrant par une porte à gâble flamboyant délicatement sculpté. Une tourelle cylindrique en encorbellement permettait d'accéder à la chambre du guetteur. À l'arrière, la grosse tour ronde est celle du donjon. Une chapelle, de style gothique, complète l'ensemble. Saisie à la Révolution et vendue comme bien d'émigrés, la Vove devint une maison de ferme, avant qu'une remarquable et complète restauration ne lui rende toute sa dignité. Selon la tradition, les seigneurs de la Vove, parmi les plus puissants seigneurs percherons, avaient le pouvoir de guérir de la maladie du carreau, "qui est un amas d'humus au costé du ventricule qui le durcissent". Découverte extérieure des abords du manoir autorisée, toute l année, lundi et samedi, 14h-17h. Corbon Ce bourg minuscule, bâti dans un méandre de l'huisne, fut, sous Charlemagne, chef-lieu d'un comté, le Corbonnais. Jusqu'au XII e s., la monnaie émise dans le Perche était dite "moneta corbonensis". Sur cette "capitale" a toujours couru une légende, celle du fondateur mythique du cheval percheron, le cheval Bakis, monté par Hélidor, petit-fils d'enée. Leur rencontre avec un cheval en or, sans cavalier ni harnais, statue dressée jadis à la gloire du percheron, a été transmise par la tradition orale. Un dicton en est resté : "À Corbon en Corbonnais. Sous la pièce des Trois Noyers. Un cheval massif en or y est". Table de lecture du paysage «L'Huisne, rivière du Perche» sur la Rd 256, le long de l'ancienne voie ferrée Visite d élevage de chevaux percherons et balade attelée naturalistes à la ferme de l Absoudière (lien vers fiche C. Maudet) 5. Mauves sur Huisne Ce bourg, véritable village-rue, connut une certaine notoriété par la naissance, en 1825, de "Jean le Blanc", ancêtre, selon la tradition, du cheval percheron actuel, fruit du croisement entre une jument du cru et un étalon arabe. De Corbon on découvre l'admirable site de Mauves dont les maisons aux toits de tuiles brunes dominent la vallée de l'huisne. Un élégant clocher contreforté portant la!nargue du XVIIe s. signale l'église Saint-Pierre (ISMH). Près de la mairie, en bordure de l'huisne, se trouve l'ancien grenier à sel et, face à la mairie, en retrait, une maison à tour octogonale au XVI e s. a appartenu à Jehan Goevrot, médecin de François 1 er. Les ponts Catinat furent construits en 1610, à l'initiative du père du maréchal de France, Nicolas de Catinat, capitaine au service de Louis XIV et seigneur du lieu. Jadis clos de murs, le manoir de la Mare (XV e s.) se distingue par sa grosse tour ronde en poivrière édifiée à un angle du logis. Une échauguette en pierre de taille agrémente la façade arrière de cette ancienne demeure seigneuriale.

15 Randonnée pédestre balisée «Mortous» au départ de la place de la mairie (3,5 km 1h)(topoguide n 2 6) Randonnée pédestre balisée «Les manoirs» au départ de l aire de repos des Ponts Catinat (6,5 km 1h45)(topoguide n 26) 6. Courthioust Cette commune fut rattachée à celle de Colonard en L'église Notre- Darne (Cl. MH) remonte aux XI e -Xll e s. (abside, portail). Elle fut remaniée à la Renaissance (baies à meneaux flamboyants, côté sud). Pour éviter que l'église ne soit vendue comme bien national, les "manants et habitants" de Courthioust la rachetèrent. On assurait, il y a cinquante ans, quelle était toujours la propriété des quarante-sept familles que comptait la paroisse à la Révolution. 7. Saint-Jean de la Forêt La commune, paradoxalement lune des moins boisées du Perche du fait de défrichements intenses, présente la particularité de posséder sept calvaires ou croix. Tous oeuvre de l'abbé Frédéric Goblet, curé de la paroisse de 1901 à 1923, témoignent d'un culte du souvenir exacerbé lié au profond traumatisme de la guerre de Randonnée pédestre balisée «In Mémoriam» au départ de la place de l église (6 km 1h45) (topoguide n 38) 8. Dame-Marie De l'ancien enclos prioral transformé en ferme, il reste un corps de logis avec une porterie du XIV e s. (ISMH). Composée d'un porche à charroi en arc brisé et d'une poterne à piétons en plein cintre, murée. Derrière l'église Notre-Darne (XV e s.) remaniée au XIX e, se trouve le jardin du prieuré, aménagé en agréable lieu de repos. Saint-Germain de la Coudre Depuis la D 286, peu après le chemin de la ferme du Désert, vue au loin sur le manoir de la Fresnaye (ISMH), construction originale et complexe des XIV e -XVI e s. Possibilité de visite du 01/07 au 15/09, du mardi ai vendredi sauf jours fériés, 13h-19h et sur rdv. L'église Saint-Germain (ISMH) s'ouvre par une porte de la pré-renaissance. Sous le choeur, revêtu de boiseries (XVIII e s.) a été dégagée une crypte romane dédiée à saint Blaise. La statuaire (XVI e s.) et le mobilier religieux sont intéressants. À l'est du choeur, la porte fortifiée est le seul vestige d'un château médiéval. Randonnée pédestre balisée, 2 circuits au départ de la place de l église ( 6 km ; 1h45/ 17 km ; 4h45)(topoguide n 32) Vente à la ferme de bœuf bio au Gaec du trimaran, La Suardière. Visite d élevage de chevaux percherons, au moulin du Haut-Buat (lien vers fiche M. Frenard) 9. Gémages Rustique, l'église Saint-Martin surprend par la tour sans flèche de son curieux clocher-porche (XV e s.) terminé par un toit en bâtière. Jadis, on sonnait la cloche par une corde tirée du dehors et passant par une ouverture encore visible. Un cas unique dans la région. L'intérieur conserve un retable à dais daté de 1634 et des peintures murales (Cl. MH) des XIII e et XVI e s. 10. L'Hermitière Depuis la route, le château de l'hermitière (ISMH) se détache sur un fond de colline boisée. Le logis, élevé au XVIII e s., est de proportions harmonieuses. Il est précédé d'une grosse tour ronde coiffée en poivrière, le colombier. Ce dernier a conservé son échelle tournante qui permettait d'accéder aux trous des boulins, cases où pondaient les pigeons. Découverte extérieure des abords du château autorisée, du 01/05 au 08/05 et du 01/07 au 15/09, du mardi au vendredi sauf jours fériés, 13h-19h et sur rdv. Randonnée pédestre balisée «Bois et collines» au départ de la place de l église (12,5km 3h30) (topoguide n 40) Accueil et Vente à la Cidrerie traditionnelle du Perche (lien vers fiche Plessis) 11. La Pierre Procureuse Ce dolmen, qui remonte à la fin du néolithique (2500 avant J- C.), est ormé d'une table de couverture s'élevant à 1,80 m audessus du sol. Elle repose en oblique sur trois supports dont un seul est encore debout. Les pierres formaient à l'origine les parois d'une chambre funéraire, incluse dans un tumulus, aujourd'hui arasé. Cette sépulture mégalithique est auréolée d'une légende : "...le jour de Noël, à minuit, chaque année, la pierre se soulèverait et on pourrait voir dessous un trésor. Mais malheur à celui qui ne se presserait pas assez vite de le ramasser, car, au dernier coup de minuit, la pierre retombe et écrase le chercheur peu diligent ou trop avide. D'après d'autres légendes, cette pierre procurerait à ceux qui la touchent la santé et toutes sortes de biens. De là son nom de Pierre Procureuse." Dr Jousset

16 12. Le manoir de l Angenardière Remarquablement restauré, ce grand manoir (ISMIH) dresse sa silhouette d'allure médiévale au milieu d'une enceinte bien conservée (murs, fosés secs). Le logis seigneurial (XVI e s.) flanqué de deux grosses tours couronnées de mâchicoulis, est relié à l'une des tours d'angle par une galerie à l'italienne au décor Renaissance. Découverte extérieure autorisée jusqu'au porche d'entrée. 13. La Chapelle Notre-Dame de Clémencé Selon la tradition, existait près de la Rosière un chêne où était vénérée une statue de la Vierge Notre-Dame de Clémencé. L'autel de cette chapelle du XV e s. (ISMH) occuperait l'emplacement de ce chêne, témoin de guérisons miraculeuses. Un vitrail évoque celle de la dame de la Cornillière qui fit bâtir cet édifice de pèlerinage de notoriété locale. Saint-Cyr la Rosière L église Saint-Cyr et Sainte-Julitte (ISMH), des XV-XVI e s. présente un porche roman ogival (Cl. MH), seul témoin de l'église primitive. Le clocher, flèche d'ardoise octogonale, abrite l'une des plus anciennes cloches du Perche, Gauburge, datée de Le coq, copie de celui de la Sainte-Chapelle, a été dessiné par Eugène Viollet-le-Duc. Dans la chapelle latérale de droite, retable Renaissance avec une Mise au Tombeau en terre cuite polychromée (XVI e s.). Randonnée pédestre balisée «La croix de Lognonnet» au départ de la place de la mairie (9,5 km 2h45)(topoguide n 6) Randonnée VTT balisée «La croix de Lognonnet» au départ de la place de la mairie (32 km 3h30)(topoguide n 5) Sentier de découverte «Le chemin du Valangelier et de la Pierre procureuse», dépliant disponible à l Ecomsuée du Perche 14. Sainte-Gauburge Naguère paroisse, le hameau de Sainte-Gauburge est un bel exemple de l'architecture percheronne. De nombreux types d'habitation y sont présents : petites maisons rurales, manoir et demeures de dignitaires ecclésiastiques s'ordonnent à proximité d'un ancien prieuré bénédictin (Cl. MH) fondé au XI e s. Le logis du prieur (fin XV e -début XVI e s.) se signale par de beaux encadrements de fenêtres moulurés. À l'intérieur, remarquables cheminées à manteau sculpté. La façade du bâtiment des moines est agrémentée d'une tour Renaissance avec tourelle en encorbellement. Quatre salles voûtées d'ogives occupent le rez-de-chaussée. L'étage, remanié au XVIIIe s. comprend quatre cheminées Louis XV. L'église (Cl MH) remonte aux XIII e et XV e s. Le clocher, de style flamboyant, se termine par quatre pignons percés d'une rose et cantonnés de quatre pinacles. Le choeur est éclairé par de grandes fenêtres à meneau central surmonté d'une rosace. À l'intérieur, superbe piscine gothique flamboyant décorée d une dentelle de pierre finement ciselée. Ecomusée du Perche. Ouvert toute l'année, tous les jours, sauf le mardi, de 10h30 à 18 h (18h30, du 01/04 au 30/09). Visites guidées du Prieuré, toute l année. Tel Fax Randonnée pédestre balisée «La Rosière» au départ de l Ecomusée du Perche (6 km 2h) (Le Perche à pied) Randonnée pédestre balisée «la Pierre Procureuse» au départ de l Ecomusée du Perche (13,5 km 3h20) (L Orne à pied) Randonnée VTT balisée «la Pierre Procureuse» au départ de l Ecomusée du Perche (13 km 1h30) (topoguide n 5) 15. Préaux du Perche La juxtaposition de constructions qui s'échelonnent du XII e au XVII e s. fait l'originalité de l'église Saint-Germain (ISMH). Le clocher, partie la plus ancienne, forme une sorte de porche-narthex voûté. Dans le chœur, maître-autel avec beau tabernacle à deux étages et retable en bois peint (XVIII e s.); restes de peintures murales (XVI e s.) dans la chapelle sud ; statues polychromées (XVI e s.). Randonnée pédestre balisée, 2 circuits au départ du parking du Parc Nature (5 km ; 1h15 / 10 km ; 2h45) (topoguide n 8) Randonnée pédestre balisée, 2 circuits au départ de la place aux Monuments aux morts (5 km; 1h30 / 17 km ; 4h45) (topoguide n 8) Randonnée VTT balisée «La tour du Royau» au départ de la place du monument (17 km 2h) (topoguide n 5) Table de lecture du paysage «Replantons la Reinette des Carmes», chemin de randonnée l'aiguillon Vente à la ferme «les escargots du Perche» à la Huberdière (lien vers fiche P. Couvreur) 16. Saint-Agnan sur Erre Ce petit bourg pittoresque est groupé autour de son église qui a conservé son charme d'autrefois. Un cadran solaire, peut-être antérieur au XVII e s., a été gravé sur une pierre encastrée dans l'arête d'un contrefort. Sa restauration a permis de reconstituer une sentence versifiée évoquant l'inexorable fuite du temps. Randonnée pédestre balisée «La Croix Faindaise» au départ de la place de l église (5 km - 1h30) (topoguide n 5) Vente de produits laitiers à la ferme «La Vallée»

17 Le château de Lorière Élevé au milieu du XVIII e s, à l'emplacement d'un ancien manoir, le château de Lorière (ISMH) est resté en son état d'origine. Souligné par deux chaînages de pierre calcaire, l'avant-corps non saillant est surmonté d'un fronton aux armes des constructeurs, la famille de Carpentin, originaire du Boulonnais. La date de 1746 est gravée sur le cintre de la porte sud, L'édifice est entouré d'un beau parc à l'anglaise (ISMH) aménagé au XIX e s., où alternent perspectives sur les collines du Perche, pelouses, bois et bosquets plantés d'essences exotiques, telles que séquoias, cèdres de l'atlas, pins Laricio de Calabre, thuyas plicata. Le parc est ouvert à la visite du 1er mai au 30 septembre, 10h-12h ; 14h-18h et sur rdv pour les groupes. La Rouge L église Saint-Rémi conserve un remarquable mobilier religieux dont un retable polychromé de la fin du XVII e s. Pour visiter, s'adresser à la mairie. Le manoir de la Gauberdière Élevé à la charnière des XV e et XVI e s., ce manoir a conservé depuis l'ancien Régime son caractère d'origine. Le corps de logis est desservi par une tour octogonale conduisant à l'étage. La porte d 'entrée, gothique, est couronnée d'un gable abritant une vierge, et surmonté d'un choux frisé. Visite extérieure autorisée. Le manoir de Malaise On rejoint ce manoir dont on peut voir la façade ocrée, de la route, par un chemin planté de jeunes chênes. Son cadre de verdure lui donne un aspect romantique. Édifié au début du XVI e s. le logis est protégé par une tour ronde et s appuie sur une tour carrée contenant l escalier de pierre. La porte d entrée, sculptée, est encadrée de trous à mousquets. Au rez-de-chaussée, une petite fenêtre gothique éclaire ce qui fut la chapelle. Le premier étage a conservé une belle fenêtre à meneaux décorée de personnages grotesques sculptés en cul-de-lampe. Visite extérieure autorisée. Le manoir de l Épinay Construit sur une colline, ce manoir (ISMH) se signale par une fortification sur laquelle s adosse un pigeonnier. Après la porte piétonnière accolée au porche d entrée, on découvre une ancienne maison forte du XIV e ou XV e s. surélevée d un étage à pans de bois, architecture rare dans le Perche. Une tour de défense et une bretèche viennent s ajouter à ce logis qui a conservé deux belles cheminées monumentales. Visite extérieure autorisée. Le manoir du Plessis Un corps de logis élancé au toit pentu et aux fenêtres à meneaux protégées par de remarquables grilles en fer forgé, annoncent la demeure seigneuriale. Les quatre vastes salles de ce manoir (ISMH), des XV e -XVI e s. présentent des cheminées monumentales. Une pièce haute, aux ornements et signes cabalistiques peints, serait-elle la "chambre philosophale" d'un amateur d'ésotérisme ou d'alchimie. De même, que cache la tradition orale qui veut qu'une danse célèbre ait séjourné au manoir du Plessis. Visite extérieure autorisée du 05/08 au 15/09, 10h-13h ; 15h-18h. Visite intérieure uniquement sur demande. Tel Dancé Citée vers l'an 1 000, l'église Saint-Jouin (ISMH) a été au XV e s. par un bas-côté comportant un alignement de cinq pignons et un porche d'entrée Renaissance. Le clocher présente une bizarrerie inexpliquée : au-dessus de la toiture en pavillon, on a placé à chaque extrémité une croix surmontée d'un coq et d'une poule. Cela prête à sourire avec les facétieux qui disent que "pour Dancé (danser), il faut bien le couple! Randonnée pédestre balisée «Nobles logis» au départ de la place de la Liberté (14 km ; 4h) (topoguide n 37) 20. Le manoir du Grand Saint-Quentin Reconstruit au XVI e s. sur l'emplacement d'une forteresse ruinée cette demeure à hauts pignons (ISMH) présente encore une belle façade et une tour d'angle cylindrique. 21. Le manoir de Lormarin Avec ses trois tours rondes coiffées de toits en poivrière et son logis à hauts pignons de pierre, cette gentilhommière du XVI e s. (ISMH) a noble allure. Ouvert à la visite extérieure toute l année sauf en février, du jeudi au dimanche, de 14hà 19h

18 Circuit touristique des Sites & abbayes Départ de Nogent-le-Rotrou 108 km fléchés Le circuit des sites et abbayes en 16 étapes Ce circuit touristique est fléché à partir de Nogent-le-Rotrou et enrichi de deux extensions non balisées. L itinéraire emprunte de petites routes sinueuses et pittoresques au cœur des paysages les plus typiques du Perche, passant tour à tour des vertes vallées encaissées de la Cloche, de la Ronne et de la Berthe, aux célèbres collines, dont le point culminant d Eureet-Loir qu est la butte de Rougemont. Après avoir flâné au coeur de la cité des Rotrou, le promeneur découvrira des sites encore empreints de la ferveur religieuse des comtes du Perche, dont la générosité et la piété ont permis l édification de nombreux prieurés et abbayes entre le XI e et le XIII e siècles. Les chapelles et églises de la campagne nogentaise, parfois d aspect modeste, présente cependant un riche mobilier intérieur. Certaines sont ouvertes à la visite sur demande et d autres bénéficient du commentaire éclairé d érudits passionnés. Visite audio-guidée Composer le Pour un 1er appel taper Pour écouter le commentaire du site choisi, taper le numéro indiqué. Les abbayes et prieurés du Perche Quatre abbayes et un prieuré furent édifiés dans le Perche nogentais entre le XI e et le XIII e siècles : Saint-Denis à Nogent-le-Rotrou Sainte-Trinité de Tiron à Thiron-Gardais, Notre-Dame des Clairets à Masle, Saint-Pierre-ès-Liens à Ceton, Notre-Dame-du-Val-d Arcisses à Brunelles. Seuls quelques-uns de ces édifices majestueux subsistent encore en partie, et nombre de belles églises rurales s élèvent toujours dans la campagne percheronne autour de Nogent-le-Rotrou.

19 L évolution de la pratique religieuse Au Moyen Age, bon nombre de communautés religieuses vivaient selon la règle de saint Benoît de Nursie. Cluny fut à partir de 910 un chef d ordre puissant, cependant plusieurs ordres se détachèrent de l abbaye corrompue par l argent pour suivre des règles plus strictes. De ces ordres réformés, Cîteaux, fondé par saint Robert en 1098, est le plus célèbre. Mais d autres s imposèrent également : l ordre de Grandmont, l ordre des Chartreux, puis au début du XII e siècle les ordres de Fontevrault, de Savigny Enfin apparurent les ordres mendiants : dominicains et franciscains. Outre le rôle religieux des abbayes, les premières communautés monastiques jouèrent un rôle économique capital par le défrichement et la mise en valeur des terres. Malgré la décadence qui a suivi la prospérité, quelques abbayes moribondes survécurent jusqu à la Révolution. En 1789, l Assemblée nationale décréta l abolition de tous les monastères et la confiscation de leurs biens. Sur le plan artistique et culturel, ce décret eut des conséquences désastreuses : les bâtiments furent livrés aux démolisseurs, le mobilier et les bibliothèques dispersés. En revanche, sur le plan économique, les terres depuis longtemps laissées en friches par certaines abbayes furent libérées de la mainmorte monastique, et valorisées par les bourgeois. La ferveur religieuse des Rotrou Les Rotrou, comtes du Perche, et notamment Geoffroy II, pour monter «l éclat de sa race, sa puissance et ses richesses» firent bâtir l abbaye Saint-Denis. Terminée en 1077, elle fut occupée par des bénédictins de Cluny. Rotrou III, compagnon d armes du Cid, et grand bienfaiteur d abbayes percheronnes, a favorisé la construction de l abbaye de Tiron (1109) et fondé le monastère de la Grande- Trappe (1140). Son fils, Rotrou IV, selon les pieuses traditions de ses ancêtres fonda, entre autres, la Chartreuse du Val-Dieu ( ). Au début du XIII e siècle, Geoffroy IV, «pour le repos de son âme» avant un départ pour la croisade, décida de fonder une abbaye. Sa volonté fut exaucée par sa femme Mathilde qui commença la construction de l abbaye des Clairets, terminée par leur fils Thomas. Le dernier comte du Perche, Guillaume évêque de Chalonssur-Marne, fit du prieuré d Arcisses une abbaye. De la douzaine d abbayes qui s élevèrent dans le Perche en deux siècles, sept furent bâties grâce à la générosité des comtes du Perche : Saint-Denis, Chênegallon, Tiron, La Trappe, Le Val-Dieu, Les Clairets et Arcisses. 1. Nogent-le-Rotrou «Plus beaux détours de France» Sur les rives de la vallée de l Huisne, la capitale du Perche s est étendue autour du château Saint-Jean (XI e, XIII e et XV e s.) et de l abbaye Saint-Denis. Au XII e siècle, la ville prit le nom de ses premiers seigneurs, les Rotrou. Le château, après le mort du dernier Rotrou en 1226, passa de famille en famille. Nogent-le-Rotrou changea plusieurs fois de nom. Lorsque Sully acheta le château des Rotrou en 1624 la ville devint Nogent-le-Béthune. A la Révolution, elle s appela Nogent-le-Républicain et son château, tombé aux mains des patriotes, fut transformé en prison. En 1890, Nogent était déjà la ville la plus importante du Perche avec habitants ; elle en compte maintenant près de Une promenade permet de découvrir quelques unes des richesses architecturales de la ville. Près de l ancienne abbaye Saint-Denis est érigée l église Saint-Laurent (ISMH) ; elle communiquait avec le prieuré par l ancien logis du prévôt situé au-dessus du porche Saint-Denis. Dans le quartier du Pâty, on peut admirer de belles maisons du XV e siècle. Au centre-ville, on découvre l église Notre-Dame (Cl. MH), dont les statues de la Nativité proviennent de l ancienne église Notre-Dame des Marais, et, derrière de hautes portes de bois, le tombeau de Sully (Cl. MH). Enfin, sur les rives de l Huisne s élève l église Saint-Hilaire (Cl. MH), la plus ancienne de Nogent (elle remonte au X e s.). Randonnée pédestre balisée : 5 circuits au départ du Château St-Jean, de 5 km (2h) à 25 km (6h15). Château Saint-Jean MH (lien fiche). Tombeau de Sully, près de l église Notre-Dame (lien fiche). Visite audio-guidée «Nogent-le-Rotrou, le château Saint-Jean et le comté du Perche» n 35. Promenades attelées, Office de tourisme (lien fiche). Produits hélicicoles, visite de l élevage et vente d escargots, le Puits Massiot (lien fiche). Produits cidricoles, visite de la production sur rdv, le Baguet (lien fiiche). Marché aux produits alimentaires le samedi matin. Ancienne abbaye Saint-Denis Le monastère de Saint-Denis fut fondé vers 1031 par Geoffroy II (3 e des Rotrou). Celui-ci ayant révoqué l abbé de Saint-Père, l abbaye devint un prieuré de l ordre de Cluny. Après deux siècles de prospérité, le prieuré tomba en décadence : l autorité des moines fut contestée et, au XVIII e siècle, il ne restait plus que cinq frères Enfin le pape, en 1788, supprima Saint-Denis. En 1806, la ville acquit les bâtiments. Un collège, un tribunal, une prison et un haras militaire y furent installés. De nos jours, malgré les profonds aménagements, il reste quelques beaux vestiges de l abbaye dans l enceinte du collège Arsène-Meunier. La salle capitulaire, de pur style gothique, est fermée par des baies vitrées qui ouvrent sur l ancien cloître. L église de l abbaye n était égalée en grandeur que par la cathédrale de Chartres. En effet, la basilique romane mesurait 76 m sur 16 m selon un plan en croix latine. Abbaye Notre-Dame-du-Val-d Arcisses Bâtie sur la commune de Brunelles, l église d Arcisses était renommée pour sa beauté et sa richesse. Simple oratoire, puis prieuré, Notre-Dame-du-Val-d Arcisses devint abbaye en 1225, sous la domination de Tiron. Dévastée lors des guerres de Religion, elle fut cédée en 1632 par les deux derniers moines, et devint une abbaye royale de bénédictines avant que la tourmente révolutionnaire n entraîne l expulsion des religieuses. L un des grands ouvrages des moines fut de creuser le canal d Arcisses, dérivation de la Cloche. Il devait irriguer les terres de l abbaye et alimenter la fontaine d Arcisses près de l église Notre-Dame à Nogent-le-Rotrou. Il est difficile aujourd hui de connaître la disposition des lieux, car seuls quelques vestiges témoignent encore du passé sacré du site, tels les grands arcs du XII e siècle.

20 Margon Randonnée pédestre balisée : 4 circuits au départ de la base d activité VTT, de 4,5 km (1h30) à 14 km (2h20). Randonnée VTT balisée : 8 circuits au départ de la base d activité VTT, de 12 km (1h30) à 33 km (4h) Randonnée en canoë sur l Huisne (1h à 6h). Visite audio-guidée «Margon, les chevaux percherons» n 36. Elevage de chevaux percherons, ferme de Vanoise (lien fiche). 2. Brunelles Situé sur un piton, le centre du village constitue un bel ensemble architectural autour de son église Saint-Martin. Le lieu-dit les Vieux Murs est encore emprunt du mystère de la ville disparue de La Ferrière, dont l origine remonte à l occupation du territoire par les Romains. Elle était close de murailles, avait un château fortifié, une église Vente de produits biologiques, la Ferme (lien fiche). Chapelle de Saint-Hilaire-des-Noyers La paroisse de Saint-Hilaire fut annexée à la commune de Saint-Denis-d Authou en Le chœur de l ancienne église du XI e siècle est transformé en chapelle depuis 1840, il était autrefois prolongé par un porche. Sa charpente de chevrons formant fermes est un exemple rare en France. La messe était célébrée le jour de saint Hilaire et, pendant la seconde guerre mondiale, les partisans du maquis de Plainville assistaient à l office. Au-dessus de la chapelle, le chemin mène à l oratoire de la Délivrande. Un pèlerinage y avait lieu le jour de l Ascension pour demander un heureux accouchement. Longtemps abandonnée, la tradition est reprise depuis 1985 et une messe est dite dans le pré de la chapelle de Saint- Hilaire. Maquis de Plainville Sur le territoire de Marolles-les-Buis, face à la ferme de Plainville, se rassemblaient 150 maquisard qui s abritaient et s entraînaient dans les grottes de calcaire. Les actions principales de ces hommes étaient la réception des parachutages d armes et de matériel ainsi que la destruction des voies ferrées et des ponts pour couper les communications de l ennemi. Après avoir libéré Nogent-le-rotrou le 11 août 1944, le groupe participa à la bataille de Chartres puis à la libération de Paris. 3. Marolles-les-Buis Le bourg de Marolles est situé sur un terrain élevé et sablonneux au cœur d une région pittoresque de bois et de vallons. L église Saint-Vincent date du XII e siècle. La nef d origine romane a presque doublé au XV e siècle par l adjonction, à l ouest, d un porche surmonté du clocher, et d un chœur à l est. Il y aurait eu à une période encore récente une fresque représentant une danse macabre extrêmement rare, maintenant recouverte par la chaux. Un héros local du XIV e siècle, Giffard, seigneur de Houdangel (actuelle ferme d Houdangeau) est réputé pour avoir fait ferrer sa mule à rebours afin de dérouter les espions anglais qui auraient voulu le suivre. Randonnée pédestre balisée, 2 circuits au départ de l église, de 7,5 km (2h30) à 17,5 km (5h30). Table de lecture du paysage «De villes en villages». Visite audio-guidée «Marolles-les-Buis : la vie quotidienne au maquis de Plainville» n Frétigny Une forte déclivité mène de la butte de Piclos (273 m) à la vallée de la Cloche, en passant par l ancien domaine seigneuriale de Brimont. L église Saint-André apparaît, au centre du bourg, déchaussée de son cimetière. De la primitive église romane, seule subsiste une abside en hémicycle, à laquelle ont été accolés deux bas-côtés au XVI e siècle. Le trésor de cette église réside dans l abside où l on peut admirer des fresques du XII e siècle (Cl. MH). On y découvre trois séries de peinture : le Christ en majesté dans une mandorle, avec les symboles des 4 évangélistes, est entouré de 4 séraphins ; la vie de saint André, composée de 4 scènes ; une représentation des 4 vertus dans les embrasements des fenêtres. Une rue du village porte le nom d une de ses illustres habitants, Philidor, célèbre compositeur du XIII e siècle et fameux joueur d échecs. Randonnée VTT balisée : 2 circuits au départ de l école, 18 km (2h20) et 41 km (5h10). Visite audio-guidée «Les peintures murales de l église Saint-André» n 38. Elevage caprin, visite et vente de produits laitiers, la Richarderie (lien fiche).

21 5. Saint-Denis-d Authou Par l adjonction de la paroisse de Saint-Hilaire-des-Noyers, la commune possède maintenant trois lieux de culte : l oratoire de la Délivrande, la chapelle Saint-Hilaire et l église Saint-Denis dont les fonts baptismaux du XVI e siècle ont une certaine originalité. Randonnée VTT balisée «La vallée de la Vinette» au départ de l école (11 km 1h25). Sentier nature «La Vinette» au départ de l école (4 km 2h). Randonnées avec un âne (lien fiche). Chapelle de Saint-Hilaire-des-Noyers (ISMH). 6. Combres Dès 1147 une église est mentionnée à Combres. L actuelle église, dédiée à la Vierge, date du XVI e siècle. Le chœur offre une profusion de formes et de couleurs, tout y est enluminé. La décoration est composite, des formes de style grec ou classique se côtoient. Mais les pièces les plus originales de cette église sont le bas-relief de la Dormition de la Vierge enchâssé dans le retable, et la crosse-potence au sommet dudit retable qui cache une poulie permettant de faire descendre la colombe au moment de l Eucharistie. A proximité Happonvilliers : Jardins de mosaïques de la Feuillerais (lien fiche)». 7. Chassant Bâti sur les rives de la Thironne, le village a accueilli la foire de la Saint-Lubin, une des plus anciennes du Perche. Les cultivateurs beaucerons venaient y acheter les chevaux percherons indispensables aux labours. L église Saint-Lubin est un simple vaisseau à abside arrondie, de style roman, mais de grandes fenêtres gothiques ont été percées le long de la nef. A l intérieur, un retable-cloison ferme le chœur. 8. Thiron-Gardais Le bourg de Thiron doit son existence à l abbaye fondée par Bernard de Ponthieu au XII e siècle, occultant ainsi la paroisse de Gardais qui existait déjà depuis fort longtemps. Son nom lui vient de la Thironne, auquel a été ajouté le nom de la paroisse annexée. La petite rivière prend sa source sur la commune et traverse une partie du canton avant d aller se jeter dans le Loir. A la Révolution, le bourg était constitué d auberges et de maisons manables où logeaient les employés de l abbaye et du collège. Randonnée pédestre balisée, 2 circuits au départ de l abbaye, 12,5 km (3h10) et 15 km (3h30). Visite audio-guidée «Thiron-Gardais, l histoire de l ordre de Thiron, l abbaye et le parc médiéval» n 39. Jardins thématiques de l Abbaye (lien fiche). Produits avicoles, les Petites Guinières (lien fiche). Marché le jeudi matin. L abbaye de la Sainte-Trinité de Tiron (Cl. MH) Avec l appui des comtes du Perche, puis du roi Louis VI, l ermite Bernard fonde le monastère de Tiron en 1114 malgré l hostilité des moines clunisiens de Saint- Denis. L abbaye devient rapidement chef d ordre de l une des quatre principales institutions monastiques de l époque. Pendant plusieurs siècles, Tiron dirige une puissante congrégation comptant plus de 120 abbayes et prieurés disséminés en France, en Angleterre, En Ecosse et en Irlande. Probablement victime de sa richesse, l abbaye semble avoir connu une réelle décadence de la pratique monastique au XVII e siècle. Dans le cadre de la réforme mauriste décidée par Louis XIII, elle est autoritairement rattachée à l ordre bénédictin en Cette même année, la création d un collège militaire nécessite une transformation du domaine. En 1786, un incendie détruit une grande partie du monastère ; l abbaye est définitivement fermée en Le chœur, de style gothique flamboyant, élevé au XV e siècle, s effondre en 1817 alors que le cloître était déjà, depuis plusieurs années, une carrière de pierres. La nef actuelle mesure 64 m de longueur et 12 m de largeur. L intérieur, qui est d une grande sobriété, correspond à l aspiration de son fondateur, seules les boiseries du XVIII e siècle et les stalles donnent un peu de chaleur au monumental édifice. A l entrée de l abbaye, une maquette représente l ensemble de la construction au début du XVII e siècle. 9. La Gaudaine La commune bénéficie d un paysage joliment vallonné (La Finetterie culmine à 278 m). Elle est traversée par l Arcisses à laquelle elle donne naissance. La modeste église du XII e siècle, dédiée à la Vierge, est toujours ceinte de son cimetière. Le seul office qui s y déroule encore régulièrement est le pèlerinage de Saint-Marcou, le 1 er mai. Randonnée pédestre balisée «Panoramas» au départ de l église (13 km 3h20). 10. Argenvilliers De la colline de Rougemont, la sinueuse vallée de la Berthe conduit au château d Oursières. Dans cette belle demeure classique (XVII e siècle), jusqu à une époque très récente, le nom des familles qui se sont succédées commençait par la lettre M, symbolisé en haut de la grille d entrée.

22 L église Saint-Pierre fut donnée aux moines de Tiron en C est vers 1650 que le magnifique ensemble de trois retables baroques (Cl. MH) fut mis en place. La commune couronne sa rosière le dimanche de Pâques, sans interruption depuis Randonnée pédestre balisée, 2 circuits» au départ de la salle intercommunale, 12,5 km (3h50) et 15 km (4h). 11. Vichères La colline de Rougemont (285 m) est le point culminant du département d Eure-et-Loir ; une promenade mène à son sommet. Deux manoirs s élèvent sur les terres de Vichères : La Manorière (ISMH) et Bure. Le premier est une ancienne maison forte aux pierres mordorées, encadrée de deux tourelles aux toits en poivrières, qui domine la vallée de la Berthe. Le second est une construction particulière en pans de bois. La châtelaine de Bure, la dame de Riants, femme fière et arrogante, est le sujet d une légende locale. L église du XVI e siècle (ISMH), installée à mi-pente dans le bourg, est dédiée à la Vierge. Le bas-côté sud est formé de trois travées en équerre à la nef. Randonnée pédestre balisée, 3 circuits au départ de Rougemont, de 7,5 km (2h20) à 19 km (4h45). Sentier nature «Vallée de la Berthe et butte de Rougemont» au départ de l église (10 km 4h). Table de lecture du paysage «Un paysage agricole en mutation». Visite audio-guidée «L église Notre-Dame. La légende de la Dame de Bure et aux légendes» n Trizay-Coutretôt-Saint-Serge Les trois communes furent réunies en L église de Coutretôt ayant disparu, il ne reste plus dans la commune que l église Saint- Martin de Trizay, agrandie au XIX e siècle. Plusieurs belles demeures dominent la vallée de la Berthe : le château de Trémont, le manoir de la Gadelière, la ferme de Miermaux et la ferme du Plessis. 13. Souancé-au-Perche Au bout d une longue allée s élève le château de Montdoucet, rebâti dans le style du XVIII e siècle. L un de ses illustres occupants, le comte Hector Guillier de Souancé, est l auteur d une encyclopédie du Perche en 22 volumes, restée en l état de manuscrit. L église Saint-Georges (ISMH) date en grande partie du XVI e siècle, mais elle a été entièrement restaurée au XIX e siècle. Dans le chœur, les vitraux du XVI e siècle retracent la vie du saint patron. Ferme auberge, la Haie-Godefroy (lien fiche). 14. Saint-Jean-Pierre-Fixte Le village doit son nom à la pierre druidique petra fixa aujourd hui ensevelie, auquel on ajouta, pour christianiser le lieu, le nom de Saint-Jean. Le premier étage de la tour-clocher de l église Saint-Jean-Baptiste du XII e siècle servit de logement au curé et, fait relativement rare en France, il a également abrité la mairie jusqu en Jusqu au milieu du XIX e siècle on se rendait en pèlerinage le 24 juin à la fontaine Saint-Jean pour y plonger les enfants déficients qui survivaient ou mouraient. Dominant la vallée de la Ronne, le manoir du Grand-Prainville fut reconstruit après la guerre de Cent Ans. Cette élégante demeure présente maintenant une belle façade du XV e siècle. Chevaux percherons, visite de l élevage, promenade en attelage, le Grand-Prainville (lien fiche). 15. Les Etilleux L église Notre-Dame (XIII e siècle) comporte trois parties disparates, dont la plus surprenante est la tour quadrangulaire à trois niveaux, surmontée d un clocher d ardoises et d un clocheton. Les protestants y auraient tenu un prêche en De nombreuses fermes du XVI e siècle jalonnent la campagne : Le Boulay, le Grand-Fresnay (manoir du XVI e siècle), la Grand-Cour, Frileuse, les Hayes-de-Barville. Randonnée pédestre balisée «Le carrefour des Sept-Chemins» au départ de l aire de détente de Pensard (6 km 2h). Visite audio-guidée «L élevage dans le Perche Gouet» n 41. Table de lecture du paysage «Un paysage agricole en mutation». Chevaux percherons, visite de élevage. Produits biologiques, vente à la ferme, les Hayes-de-Barville (lien fiche). 16. Ceton Cette commune au relief très accidenté (de 92 m au niveau de l Huisne à 284 m au mont Rée) est l une des plus typiques du Perche. De nombreux et beaux manoirs jalonnent la campagne de Ceton : la Motte bâti sur l emplacement de l ancien château fort des seigneurs de Ceton ; Montgâteau, qui compte parmi les grands manoirs du Perche pour la qualité de son décor gothique ; la Tour, autrefois perdue au milieu des marais. A ce patrimoine architectural il convient d ajouter le château de la Glaye, restauré en 1808 dans le style Empire, et le moulin seigneurial de l Aunay. Eglise Saint-Pierre-ès-Liens (MH). Visite audio-guidée «Le prieuré Saint-Pierre. L abbaye royale des Clairets» n 42. Produits de la ruche, vente à la ferme, Montfrileux (lien fiche). Marché le dimanche matin.

23 Le prieuré Saint-Pierre (Cl. MH) L église Saint-Pierre-ès-Liens fut donnée vers 1090 par les seigneurs de Ceton au prieuré Saint-Denis. L église du prieuré devint paroissiale après la guerre de Cent Ans. Saint-Pierre marque son originalité par la juxtaposition de trois éléments architecturaux d époques différentes. A l ouest, le clocher massif est roman. Au centre, la nef, long vaisseau à deux niveaux, date de la fin de la période gothique (XV e et XVI e siècles). A l est, le chœur est de la première période gothique (XIII e siècle). De belles œuvres ajoutent à l intérêt de l édifice : la Mise au tombeau du XVI e siècle, qui est une œuvre naïve d une grande puissance émotionnelle, l Ecce homo du XVI e siècle, l autel du XVII e siècle, dans le bas-côté sud, provient de l abbaye des Clairets. Des fonts baptismaux ont été installés dans la salle basse de la tour du XI e siècle. Les abords de l église sont parcourus par de vieilles rues bordées de maisons anciennes aux façades décorées de sculptures. Ancienne abbaye royale des Clairets Si, au début du XIII e siècle, le Perche comptait une dizaine de communautés religieuses d hommes, il n y avait pas encore, semble-il, de couvent. C est à cette époque, dans la vallée encaissée de la Jambette, que s éleva l abbaye des Clairets. La difficulté d accès du monastère, construit au milieu des bois, ajoutait à la sévérité du site pour rendre plus complète la solitude des religieuses de Cîteaux. Un pensionnat de jeunes filles fut construit en Plus bas, à la Babillerie, les religieuses hébergeaient des enfants abandonnés. Après des périodes de prospérité et de décadence, l abbaye fut finalement vendue aux enchères publiques en octobre L église et les bâtiments furent presque entièrement démolis et le mobilier dispersé. Il ne reste de l abbaye que quelques pans de murs, mais d autres bâtiments sont toujours visibles : la maison des chapelains, le colombier et quelques dépendances, ainsi que le portail dont l écu à la clef du cintre indique l appartenance à une abbaye de religieuses. L ensemble du domaine est maintenant privé.

24 Circuit touristique des Sites & panoramas Départ de Bellême 106 km fléchés Le circuit des sites et panoramas en 23 étapes Ce circuit touristique décrit deux boucles autour d'un massif forestier réputé. Dans ce paysage au relief tourmenté - celui des confins méridionaux du Perche - buttes couronnées de bourgs, belles échappées de vue, et sites empreints d'histoire ou de légende, composent une fresque changeante où se révèle l'originalité d'une province attachante.

25 1. Bellême Solidement campée sur une colline, cette ancienne citadelle a conservé, à côté de vestiges médiévaux témoins d'une histoire agitée, d'élégantes demeures élevées aux XVII e et XVIII e s. par des fonctionnaires royaux ou par des familles nobles du Perche. Une promenade à travers les rues de la "Ville Close" permet de découvrir le Porche (XV e s. - ISMH), seule entrée fortifiée de la citadelle l'ancien abreuvoir, miroir de l'hôtel Bansard-des-Bois (XVIII e s. - Cl. MH) l'hôtel de Ville (XVIIII e s.) : belles boiseries de la salle de justice de paix et cages de bois où étaient enfermés les prisonniers le portail d'entrée de la maison du Gouverneur (XVII e s. - ISMH) l'église Saint-Sauveur (XVI e -XVII e s. - ISMH) et de nombreux hôtels particuliers dont les balcons en fer forgé témoignent de l'habileté des maîtres ferronniers locaux. Toute proche, la forêt invite à la promenade. Le sous-bois fait le bonheur de l'amateur de champignons. Depuis 1953, la cité est devenue le rendez-vous des spécialistes qui s'y retrouvent, fin septembre, aux Journées Mycologiques Internationales de Bellême. En se tournant résolument vers un tourisme vert de qualité, Bellême a su tirer parti de ses atouts. Bien intégré dans un site champêtre, le golf de 18 trous élargit encore l'éventail des loisirs de plein air offerts par la ville natale d'aristide Boucicaut, l'inventeur du grand commerce moderne. Randonnée pédestre balisée «Le tour de la ville close» au départ de la Maison du tourisme (4 km 1h30) (Le Perche à pied) Randonnée pédestre balisée «La Herse» au départ de la mairie (10 km 3h) (L Orne à pied) Randonnée VTT balisée, 3 circuits au départ de la place de l église (de 15,5 km à 40 km/ de 1h30 à 4h30) (topoguide n 4) 2. La Bruyère Peu avant la forêt, de petites maisons sagement rangées le long de deux côtés d'un grand espace triangulaire annoncent le hameau de la Bruyère. Cet ensemble avec son mail de tilleuls, était encore, au début du XX e s., un grand chantier où l'on travaillait le bois. Sur la partie en herbe oeuvraient les scieurs de long, tandis que les sabotiers façonnaient leurs sabots dans leur atelier. Dominant le site, adossée à la forêt, la maison du "garde marteaux", représentant des Eaux et Forêts. Ayant la charge de surveiller et de gérer la forêt, il gardait les "marteaux" revêtus du poinçon officiel, servant à marquer les troncs des arbres vendus. 3. Saint-Martin du Vieux Bellême Non loin du hameau de la Bruyère, se trouve une enceinte quadrangulaire à talus en terre. Remontant probablement aux âges des métaux, elle a été occupée par les Romains. On pourra découvrir ce site archéologique depuis le bourg de Saint-Martin du Vieux Bellême. Circuit balisé (3 km Aller-Retour, 50 mn). Départ place de l'église. Randonnée pédestre balisée «Le chesnay» au départ de la place Gustave Blondeau (2 km 40 min)(topoguide n 13) 2 circuit d attelage pour les meneurs, au départ du parking de l autre côté de l étang de la Herse (11,4 km 4h ; 25,9 km, journée) (Attelage de loisirs dans les forêts de l Orne) 3. Le site de la Herse La Herse est un lieu mythique du Perche. L'actuelle source ferrugineuse, connue probablement dès l'antiquité, aurait été retrouvée au XVII e s. Geoffroy, maître des Eaux et Forêts de la Généralité d'alençon, la fit aménager en La fontaine se compose de six pierres. Deux portent des épigraphes sibyllines évoquant les divinités latines de Vénus, Mars et Mercure. Le site de la Herse est auréolé d'une légende que le promeneur pourra méditer en suivant le sentier ombragé qui fait le tour de l'étang aux eaux brunes. 4. Le manoir de la Pellonnière Au bout d'une belle allée de platanes, derrière la grille d'entrée flanquée de deux tourelles du XVII e s., on découvre le manoir de la Pellonnière (ISMH), avec son logis seigneurial (XV e ) doté d'une tour hexagonale accostée d'une tourelle en encorbellement. En retour d'équerre, l'aile droite, remaniée au XVIII e s., rejoint un pavillon Henri IV, à l'angle de la cour d'honneur. Une tour polygonale lui a été adjointe sous la Restauration. Sur la droite de l'entrée, l'imposant colombier circulaire date de Sur la gauche, dans le prolongement des communs et de l'ancienne orangerie, un intéressant mur rucher à logettes s'appuie sur une curieuse tour ruinée dans le goût romantique. Possibilité de visite des extérieurs. 5. Le manoir de Chanceaux Ancienne maison forte du XVI e s. le manoir de Chanceaux (ISMH) offre un ensemble massif de murailles en pierre de taille soigneusement appareillées et percées de rares ouvertures. Le passage charretier traversant le pavillon d'entrée est couvert d'un plafond à caissons. L'arcade est surmontée des deux rainures par où descendaient les bras supportant le pont-levis. La chapelle Saint-Marc reconstruite au XVII e s., convertie en grange, se reconnaît à son abside arrondie.

26 6. Saint-Jouin de Blavou De forme pyramidale, la croix cémétériale a été déplacée en 1859, lors de la translation du cimetière, jadis autour de l'église. Au-dessus de la corniche du piédestal, deux cadrans solaires latéraux jumeaux donnent l'heure à tour de rôle. Gravés dans une moulure concave, ils appartiennent à un type de cadran peu fréquent en France. Vente de bœuf à la ferme du Bas Bonel, au Bois rond 7. Le Chêne de la Lambonnière Le chêne pédonculé, traité en têtard, est le plus vieux du Perche, après celui de La Loupe. Son tour de taille est impressionnant : 7,20 m, et son âge estimé à 550 ans. Le tronc, entièrement creux, pourrait contenir une dizaine de personnes. Afin d'assurer sa protection et sa mise en valeur une souscription a permis son acquisition. Plus de 300 admirateurs sont ainsi devenus copropriétaires de ce véritable monument naturel. 8. Vauvineux Vauvineux faisait partie de la ligne de défense qui, dès le Xl e s., protégeait la partie occidentale du Perche. Commandant un vaste horizon la position était éminemment stratégique, Place forte des Carrel, seigneurs de Pervenchères, un donjon d'époque romane y fut construit. II sera rasé, ainsi que la forteresse, durant la guerre de Cent Ans. À son emplacement s'élèvera un manoir à la fin du XV e s. (ISMH). 9. Le site de la butte de Montgaudry Isolé, le bourg de Montgaudry couronne un monticule dont la commune tire son nom du latin "mons" signifiant colline, suivi du patronyme germanique Waldirich. Dès 1067, Hervé de Monte-Qualdrici occupait cette position stratégique, défendant le Perche à l'ouest. Comprise dans les lignes de fortifications dressées par Robert II de Bellême, trente ans plus tard, la motte féodale était gardée par les Carrel, seigneurs de Pervenchères, Les Anglais la rasèrent lors de la guerre de Cent Ans. Vauvineux présentait un volume massif à trois niveaux, rehaussé de hauts pignons. Amputé en 1900 du dernier étage, le logis est flanqué d'une tour d'escalier polygonale restée dans son état d'origine. La restauration méticuleuse entreprise permettra de sauvegarder l'un des plus vieux témoins de l'architecture du Perche. En dehors des périodes autorisées, le manoir, propriété privée, n'est pas ouvert à la visite. Une petite route à pente raide permet d'accéder au bourg. Contourner l'église Saint-Rémi pour découvrir un joli point de vue (site protégé). 10. La Perrière et le site de l'éperon Le latin "perreria" est à l'origine du nom de la commune. Le bourg est construit sur un promontoire calcaire recouvert de sable où affleurent des pierres de roussard, grès ferrugineux utilisé localement en abondance. Son extrémité ouest se rétrécit en une avancée en pointe où se dresse l'église Notre- Dame. Le dernier étage du clocher est aménagé en belvédère, Le sentier qui contourne le cimetière, souligné par un liseré de pins sylvestres permet de découvrir un remarquable panorama. Le site de l'éperon, classé dès 1932, domine le "plain" du Saosnois. Protégé au titre des "sites inscrits", le bourg et ses abords offrent plusieurs demeures de caractère des XVI e -XVII e et XVIII e s., dont le logis de l'évêque (ISMH). En flânant dans les ruelles étroites aux noms évocateurs, le promeneur appréciera le channe d'un des plus pittoresques villages perchés du Perche. À la sortie du bourg tour (XV e s. - ISMH) du château de Montimer avec toiture en dôme coiffée d'un lanternon. 11. Le Chêne de l École Couvrant ha, la forêt domaniale de Bellême est plantée, à près de 90 %, en essences feuillues (chêne rouvre, hêtre). Grâce au climat et à la nature limoneuse du sol, elle produit un bois de qualité exceptionnelle, à grain fin. Âgé d'environ 320 ans, le Chêne de l'école, du haut de ses 40 m, force d admiration. Dédié en 1927 à l'école Nationale des Eaux et Forêts, il symbolise l'objectif de l'onf dans sa gestion sylvicole raisonnée où la qualité de la production est associée à celle des paysages. La Perrière Randonnée pédestre balisée, 2 circuits au départ de l église Notre-Dame (3 km ; 45 min/ 12,5 km ; 3h30) Randonnée pédestre balisée «La fontaine de Montperthuis» au départ de la place de la poste (4,5 km 1h30) (Le Perche à pied) Randonnée pédestre balisée «Le chêne de l école» au départ de la place de la poste (14 km 3h) (L Orne à pied) Circuit d attelage pour les meneurs «Le chêne de l Ecole» au départ du parking en face de la Friche Dreux (5,5 km, 2h) Arbre remarquable «Le Chêne de l'ecole», parcelle 169, (topo n 27) Vente de pain bio à la ferme de la Grande Suardière

27 12. Chemilly L église Saint-Germain a été reconstruite en 1846 après avoir été incendiée par la foudre. Toute proche, la propriété dite du "Prieuré". Amputé en 1841 de son pignon ouest par l'incendie de l'ancienne église à laquelle il était accolé, le corps de logis date du milieu du XVI e s. Une importante campagne de transformation le dota au XVII e s. de sa porte d'entrée actuelle et d'un bel escalier de chêne, rampe sur rampe à balustres carrés. Les dépendances comprennent notamment une imposante grange dimière et un four à chanvre, ajouté vers Les terres de la commune, riches et profondes étaient propices à la culture du chanvre. Jusqu'à Igé, le circuit est jalonné de petites constructions cylindriques, au toit conique. Ce sont d'anciens fours à chanvre, derniers témoins d'une activité agricole qui prospéra jusque vers Plante textile épuisante pour le sol, le chanvre exigeait aussi des façons culturales nombreuses. Après l'arrachage à la main, par poignées, la plante était mise à rouir dans l'eau 5 à 7 jours, afin de faciliter la séparation de l'écorce et des fibres. Venait ensuite le séchage, effectué d abord sur du chaume. Les bottes de chanvre étaient ensuite mises à sécher dans des fours, la plupart construits dans la seconde moitié du XIX e s., lorsque la culture prit une certaine importance. À l'intérieur du four, un plancher à claire-voie est surmonté d'une chambre où les bottes sont posées debout. Dessous, dans la chambre de chauffe, était installée une "corbeille", brasero brûlant du coke, combustible ne dégageant pas de flamme. Le séchage, entre 50 et 6 0, durait ainsi une dizaine d'heures. Le chanvre s ec était ensuite broyé (teillage) avec une braie à main ou une broyeuse mécanique, pour séparer les parties ligneuses (chènevotte) de la filasse qui servira au cordier ou au tisserand. Les fours à chanvre ont perdu leur vocation première, servant aujourd'hui de bûcher ou de simple remise. Éléments oubliés d'un petit patrimoine rural original, ils continuent cependant à imprégner le paysage de leur silhouette caractéristique Le château de Chèreperrine Bâti en pierre et brique au début du XVIII e s., ce château (ISMH), de plan rectangulaire, fut ravagé par un incendie en II ne sera reconstruit que partiellement, ce qui explique les terrasses latérales sur lesquelles ne se trouvent plus les étages correspondant à ceux du corps principal. Ses grands combles, jadis à la Mansard, ont été remplacés par une balustrade et par un toit à faible pente, donnant à la restauration un caractère Louis XVI assez inattendu. Cernée en partie de douves sèches, la cour d'honneur est encadrée par deux corps de dépendances. À droite, les écuries et les remises ; à gauche, les logements de service et la chapelle. La façade arrière donne sur une succession de terrasses se prolongeant jusqu'à une vaste pièce d'eau. La chapelle Saint-Georges abrite des peintures en trompe l'oeil (XIX e s.) Face à la grille d'entrée, flanquée de deux sauts-de-loup, longue perspective tracée à travers un paysage de bocage. Visite extérieure (cour et terrasses) autorisée les dimanches et jours fériés, de 14 h à 19 h. 14. Saint-Fulgent des Ormes Un if séculaire souligne l'entrée de l'église au clocher d'ardoise effilé. Sur le mur pignon du transept, entre un contrefort d'angle et une fenêtre gothique, un cadran solaire, d'une facture sobre et colorée, a été recréé. Vente d huile de colza et de tournesol à la ferme le Buisson, Gaec Tison Juglet 15. Le manoir de Bray Le comble brisé à la Mansard et l'appareillage des ouvertures où alternent brique et pierre, donnent beaucoup d'allure à ce logis reconstruit à la fin du XVII e s. et restauré avec goût. Attestée en 1487, une petite chapelle de pèlerinage dédiée à Notre-Dame de Pitié, ajoute au charme de ce site, empreint de sérénité. En dehors des périodes autorisées, le manoir, propriété privée, n'est pas ouvert à la visite. 16. La borne de Généralité d'igé La limite entre les départements de l'orne et la Sarthe est matérialisée par une construction pyramidale érigée au XVIII e s. par l'intendant de la Généralité d'alençon. La D 938, ancienne route royale, élargie en 1734, fut empruntée par la malle poste du Mans à Paris jusque vers la fin du XVIII e s. On remarquera, sur le côté de la chaussée, des bornes royales en grès gravées dans un ovale d'une fleur de lys sommée de deux chiffres indiquant la distance en lieues par rapport à Paris. 17. Pouvrai D'origine romane, l'église Notre-Dame de la Nativité a été remaniée au XVII e s. Au pignon, un chapitrel au toit en bâtière protège l'entrée. La nef en berceau est lambrissée sur charpente apparente. À droite du retable du maître-autel, statue de saint Julien, évêque du Mans, en bois polychromé (XVI e s.). Dans la chapelle nord, dalle de marbre des deux frères de Tascher, morts au cours de la retraite de Russie et cloche en bronze datée Pour visiter s'adresser en mairie, ouverte mardi de 9 h 30 à 12 h et de 13 h 30 à 16 h et vendredi de 17 h 30 à 19 h. Tel Au fond d'un parc tracé dans un vallon boisé, le château est remarquable par son équilibre et sa sobriété : vaste demeure en brique et pierre, élevée vers 1880 dans le style Louis XIII. C'était la demeure de la famille de Tascher apparentée à celle de l'impératrice Joséphine. 18. Le hameau de Marcilly L'ancienne commune de Marcilly a été rattachée en 1817 à celle d'igé. Menaçant de ruine, l'église Notre-Dame (ISMH) était vouée à la démolition. Une restauration a permis de préserver l'édifice dans son aspect d'origine. La façade ouest, épaulée de contreforts angulaires est percée d'un portail roman aux arcs en dents de scie. Un clocher octogonal, naguère couvert en planchettes de bois, chevauche la toiture. Attachant par sa simplicité, l'intérieur est resté à peu près identique à ce qu'il était au XVII e s. Pour visiter s'adresser au presbytère d'igé. Tel

28 19. Igé Le bourg fut au XVII e s., après Mortagne au Perche et Tourouvre, un autre foyer de départ des Percherons pour le Canada. L'église Saint-Martin présente un clocher roman dont la souche massive abrite un vieux porche. Outre l'arc asymétrique, on remarquera la coquille Saint-Jacques, attestant que le pèlerin de Compostelle pouvait trouver là un accueil. Face au presbytère, la maison dite de "Henri IV", avec ses fenêtres à meneaux, a été construite au XVI e s. Elle aurait accueilli le roi lors d'un de ses déplacements. 20. Le château du Vauhernu Cette demeure d'époque Louis XVI est entourée d'un parc tracé à la fin du XVIII e s. par l'architecte paysagiste Jean- Claude Poittier. Ce parc à l'anglaise s'étend sur environ 10 hectares et comprend un élégant réseau d'allées traversant des bosquets plantés d'arbres remarquables. La famille de Fontenay, associée depuis le XV e s. à l histoire du Perche, a résidé au Vauhernu de 1753 à Le parc est ouvert à la visite, du 1er mai au 30 septembre, les samedi, dimanche et jours fériés. 21. Le domaine des Feugerets L imposante silhouette de ce château de la fin du XVI e s. se détache sur un fond boisé où croît la fougère qui lui a donné son nom. Flanqué d'un pavillon saillant et d'une tour ronde, le corps de logis est précédé de deux massifs pavillons d'angie carrés. De profonds fossés secs l'isolent d'une large terrasse formant avant-cour. De cette terrasse, soulignée de balustres, part un escalier en fer à cheval donnant accès aux dépendances situées en contrebas. La cour des communs est encadrée de bâtiments à usage d'écurie et de remise, terminés par des pavillons symétriques "à la française", rappelant ceux du château. Sur ce domaine, deux cèdres du Liban ajoutent à la majesté d'un ensemble protégé au titre des sites inscrits. Les extérieurs du château peuvent se visiter, côté terrasse exclusivement. Accès unique par l'allée centrale, voie communale. 22. Le site de la Croix Feue-Reine A mi-chemin entre Paris et la Bretagne, Bellême, sur son éperon, occupait une position stratégique. Le pouvoir royal confia la place forte à Pierre de Dreux. Ce dernier, allié au roi d'angleterre, contesta l'autorité de la Régente, Blanche de Castille, qui mit le siège devant Bellême au cours de l'hiver de Sérigny Le jardin en terrasse de l ancien presbytère est bordé d'un haut mur contreforté qui domine une mare-abreuvoir aux allures de petite douve, que prolonge à son extrémité un lavoir. Un curieux puits-collone en moellons, sommé d'une boule, ajoute au pittoresque de ce site.

29 Circuit touristique des Vallées & fermes fortifiées Départ de La Loupe 85 km fléchés + boucle complémentaire Le circuit des vallées et fermes fortifiées en 17 étapes Traits d union entre le Perche et la Beauce, l Eure et les fermes fortifiées invitent à la détente au fil de l eau et du temps passé. Prenant sa source dans les profonds étangs du Perche, l Eure est entrée dans l histoire lorsque Vauban et Louvois unirent leurs efforts pour détourner son cours et amener ses eaux claires jusqu à Versailles. Le grandiose projet n arrivera pas à son terme et laissa la rivière couler à son rythme paisible. Eléments d une architecture qui n est pas propre au Perche mais qui y trouve quelques uns de ses fleurons, les fermes fortifiées se sont transformées au fil du temps et de la volonté des hommes. Ainsi nombre de maisons fortes portent la trace de grandes familles, dont la plus illustre est celle d Etienne d Aligre «seigneur de la Rivière, la Forêt, le Favril, Bois-Landry, Frétigny et autres lieux» Visite audio-guidée Composer le Pour un 1er appel taper Pour écouter le commentaire du site choisi, taper le numéro indiqué.

30 La vallée de l Eure Louis XIV rêvait de voir dans les jardins de Versailles des jeux d eau aux effets sans cesse renouvelés. Louvois, pour le satisfaire, proposa en 1684 de construire un canal, alimenté par l Eure. Vauban établit les croquis du canal, dont les travaux devaient durer cinq ans. Le débit des eaux était estimé à plus de mètres cubes par jour. Une écluse devait retenir le cours de l Eure au moulin de Boizard et des vannes permettraient de réguler son débit. Un canal de terre devait amener l Eure à ciel ouvert jusqu à Maintenon, mais pour franchir la vallée marécageuse, un aqueduc de pierre porterait ce canal. Au plus profond de la vallée cet aqueduc, d une longueur de 4,6 km, serait composé de trois rangs d arcades. Seul le premier rang a été construit de 47 arcades de 13 m d ouverture et de 25 m d élévation sous la voûte. Le deuxième rang devait aligner 195 arcades de même dimension et le troisième 390. C est ce dernier étage qui était destiné au soutien du canal. Quelques kilomètres à l ouest, ce même canal est souterrain. Si le grand aqueduc de Maintenon avait été achevé, il aurait été le plus beau et le plus étonnant monument de ce genre. La guerre de 1688 en a stoppé les travaux, et le projet ne fut définitivement abandonné qu en Les maisons fortes Au Moyen Age, la région de La Loupe et Courville était pour sa majeure partie, en-dehors des terres contrôlées par les comtes du Perche. Ils ne purent jamais s y implanter complètement malgré quelques incursions réussies. Le pouvoir temporel des évêques de Chartres s étendait sur toute la région. A Partir du XII e siècle, le siège de cette seigneurie ecclésiastique fut fixé à Pontgouin. Beaucoup de seigneuries constituées avant le XVI e et XVII e siècles ont disparu et les domaines ont été soit détruits, soit fortement remaniés. Ont ainsi été détruits les donjons de Montlandon, de Montireau, de St-Victor-de-Buthon. Cependant, quelques domaines ont survécu, et des châteaux ont été bâtis : La Rivière et les Vaux à Pontgouin, alors que d autres ont été aménagés en fermes de type maison forte. Cette architecture est particulièrement remarquable au nord du canton de La Loupe et dans le Thymerais. Les plus beaux exemples sont Bois-Landry à Champrond-en-Gâtine, le Plessis à Pontgouin, la Grand Maison au Favril, le Romphaye à Digny et le Château à Jaudrais. Certaines de ces propriétés portent la marque de nobles familles dont la plus puissante fut certainement les Aligre, anoblie par Louis XIII dès le début du XVI e siècle. Ils achetèrent les plus beaux domaines de la région. Etienne IV était ainsi dénommé seigneur de la Rivière, la Forêt, Le Favril, Bois-Landry, Frétigny, et autres lieux. Si on y ajoute le Château des Vaux, la famille d Aligre posséda et transforma à son goût une bonne partie des propriétés du secteur jusqu à la dispersion du domaine en Les fermes fortifiées de Meaucé et Fontaine Simon semblent plus récentes. 1. La Loupe Différentes thèses s opposent sur l origine du nom La Loupe, apparu dès le X e siècle. La plus paisible est celle de lupa (louve), car le bourg se trouvait en lisière de la grande forêt du Perche et les loups hantaient la région. D autres noms de lieux sont évocateurs : Crisloup, la Louvetterie, le Gasloup Un manoir féodal, détruit par les Anglais au XV e siècle, fut rebâti par René d Angennes. Du château de 1665, construit sur des plans de Vauban et entouré de murs, il reste un grand corps de logis (avec fossés et balustrades) récemment restauré. Il appartient à la commune qui y organise des réunions associatives. La commune a adopté les armoiries de la famille d Angennes, complétées du gros chêne et de la citation à l ordre du corps d armée. L église Saint-Thibault a été reconstruite à la suite de l incendie du 23 novembre 1929, son clocher bénéficie d une restauration plus récente. La ville fut déclarée commune la plus sinistrée du département après avoir été cruellement bombardée par des escadrilles alliées le 17 juin Les amateurs de fleurs pourront admirer les massifs de la ville dont certaines espèces sont extrêmement rares. Visite audio-guidée «La Loupe» n 28. Marché aux produits alimentaires le mardi matin. Le Gros Chêne Situé sur la commune de Meaucé, le gros chêne serait un reste du bois environnant le château primitif de La Loupe et aurait remplacé un chêne druidique millénaire. Il est le sujet de nombreuses légendes. Il aurait été planté, en 1360, par un chevalier de Montireau, qui partait en croisade, et Jeanne, fille du seigneur de Meaucé, en gage de fidélité. Henri IV, qui venait assez fréquemment dans la région, se serait assis sous le chêne un jour de chasse. On dit également que dans une cavité de l arbre se trouvait une statuette de la Vierge vénérée dans le pays. Des révolutionnaires enlevèrent la statue et à sa place poussa un champignon ayant la forme de la Vierge Quelque temps plus tard, l ordre fut donné d abattre le chêne, et lorsque les outils des bûcherons s émoussèrent et se cassèrent sans entamer l arbre on cria au miracle. Les pèlerinages au pied du chêne se firent plus rares à partir de 1920 puis cessèrent tout à fait. Le gros chêne a une circonférence de m au pied et de 8.60 m à un mètre du sol. 2. Meaucé Saint-Jean-des-Murgers et six autres hameaux furent rattachés à la commune de Meaucé à la fin du XIX e siècle. L église Saint-Léonard a recueilli la presque totalité des biens de Saint-Jean-des-Murgers ; on compte ainsi quatre retables et une statuaire considérable qui en font un petit musée de l art religieux percheron. Des deux demeures seigneuriales que comptait la seigneurie de Meaucé, seule la Grand Maison a subsisté.

31 La Grand Maison La maison forte de la Grand Maison était la résidence des seigneurs de Meaucé. A la fin du XVIII e siècle, le puissant manoir a appartenu au général Antoine de Marbot. Quatre tours aux angles des bâtiments dominaient une vaste cour carrée fermée, un plan de 1846 atteste également la présence d une chapelle. Les murs étaient entourés de larges douves en eau, creusées au XII e siècle, que l on franchissait par un pont-levis. La ferme de Manouyeau Le Marquis de Reverseaux de Rouvray, ambassadeur auprès de la reine d Espagne a vendu Manouyeau en 1896 au propriétaire de la Grand Maison. Depuis lors, ces deux propriétés sont restées dans la même famille. Le domaine de Manouyeau, sur la commune de Fontaine Simon, a subi de grandes transformations. Il existait en effet Il ne reste de l époque médiévale qu une tourelle de protection quadrangulaire du XII e siècle accolée au mur d enceinte, ainsi que les douves en eau. Le pont-levis fut remplacé par un pont de pierre vers Si le manoir originel comptait peu de bâtiments, la ferme s est beaucoup développée à l époque de la commercialisation du cheval percheron, entre 1850 et Elle s est alors enrichie d écuries, de bergeries et de granges de stockage. Propriété privée un château qui fut détruit vers A cette époque fut construite l actuelle maison de maître, qui est semblable à celle de la Grand Maison. Ceci répond à un souci d égalité du propriétaire en faveur de ses descendants. Une grange porte encore la date 1748, et le pigeonnier placé au centre de la ferme est daté de Propriété privée. 3. Manou L église Saint-Pierre et Saint-Paul, mentionnée au XII e siècle, fut radicalement transformée au XIX e siècle. Elle abrite une plaque commémorative du départ de Louis Houde pour le Canada au XVII e siècle. Sur la route de Neuilly-sur-Eure subsiste la petite chapelle de la Renardière. Cette ancienne commanderie comprenait, à la fin du XII e siècle, une maison seigneuriale, des terres et un hôpital. Au-dessus du bourg, une zone marécageuse est inscrite à l inventaire des tourbières de France. La tourbière des Froux présente en effet un intérêt floristique et faunistique reconnu des spécialistes. Visite audio-guidée «Manou et la tourbière» n 2 7. Le Château de la Reine Blanche Dès le IX e siècle, Manou était un bourg fortifié, on trouve encore des fortifications au château de la Reine Blanche, en direction de la vallée Biquet. Ce château de garde faisait partie du domaine royal. Son rôle militaire est attesté par les archères et, si les fossés existent toujours, le pont-levis a disparu. Aux angles, quatre tours rondes avec rangs de pierre de grison sont coiffées de poivrières et couvertes de tuiles. La tour qui garde l entrée est arasée au niveau des remparts. L actuel château, que l on aperçoit dans le parc, fut construit au XIX e siècle. Blanche de Castille, héritière des Rotrou, est venue à Manou vers 1229, lors du siège de Bellême, défendre le comté que Mauclerc, duc de Bretagne, voulait s approprier. Propriété privée. 4. Fontaine Simon Le toponyme Fons-Simonis du XI e siècle est sans doute rattaché à un culte de l eau. Un pèlerinage a toujours lieu le 26 juillet à la chapelle Sainte-Anne. L église Notre-Dame, d origine romane, présente un riche mobilier, dont trois retables baroques et un remarquable contre table en bois polychrome. La paroisse a annexé celle de La Ferrière-au-Val-Germond dès 1803, et les communes furent réunies en Randonnée pédestre balisée, 2 circuits au départ du parc aquatique, de 12,5 km (3h20) et 18 km (4h30). 5. Belhomert-Guéhouville Le bourg semble avoir été fondé vers 630 par l ermite saint Laumer. En 1090, Hugues 1 er de Châteauneuf érigea, un monastère de religieuses régi par la règle de saint Benoît. Grâce aux dons de ses fondateurs et des descendants des comtes du Perche, le prieuré de Belhomert a pu prospérer. Lorsque l ordre de Fontevrault fut dissout en 1790, l abbaye ferma. Deux ans plus tard, le couvent fut mis en vente comme bien national et acheté par un bourgeois de Paris qui devint le premier maire de Belhomert. L église du monastère, baptisée Saint-Jean-l Evangéliste, fut construite en Il semblerait qu elle soit devenue l église paroissiale. 6. Saint-Maurice-Saint-Germain Saint-Maurice-de-Gasloup et Saint-Germain de l Epinay (ou de Profondval) ne forment plus qu une commune depuis Leur nom est commun depuis L Eure coule dans un paisible site boisé que domine l église Saint-Maurice, relativement récente. Depuis 1897, le clocher-porche remplace l ancien clocher recouvert de bardeaux de chêne qui surmontait la nef. Jardins du château des Vaux (lien fiche). Visite audio-guidée «Saint-Maurice-Saint-Germain, le château des Vaux» n 29. Produits de l oie, la Cour Forière (lien fiche).

32 Le Château des Vaux Le domaine des Vaux s étend sur deux communes : Saint-Maurice- Saint-Germain et principalement Pontgouin. Le château primitif du XVII e siècle, n a pris son aspect actuel qu entre 1850 et 1880 grâce au marquis Etienne de Pommereu d Aligre, qui fit détourner le cours de l Eure, niveler les terrains pour créer des terrasses et planter un parc. On dit qu il y avait aux Vaux deux châteaux : celui des gens et celui des chevaux, tant la splendeur des communs et des écuries était grande. Le domaine resta dans la famille d Aligre jusqu en en 1946, il fut acheté (pour la valeur de deux timbres porte) par le père Brottier en faveur de l œuvre des orphelins-apprentis d Auteuil. Depuis lors des jeunes viennent y apprendre un métier. Le château compte maintenant plus de trois cents pièces. Domaine privé. Parc ouvert à la visite. Les écluses de Boizard (cl. MH) En 1684, l embellissement du château de Versailles et de son parc était l une des préoccupations de Louis XIV. Mais l eau manquait pour les fontaines et jeux d eau que le roi voulait voir fonctionner en permanence. Après quelques études pour amener l eau à Versailles, un projet fut retenu. Il consistait à aménager, au moulin de Boizard, sur la commune de Pontgouin, une retenue d eau par la réalisation d une digue en pierres de 210 m de longueur en crête et de 15 de haut. Les travaux commencèrent dès avril ouvriers, maçons, terrassiers et soldats, travaillèrent à la gigantesque entreprise. La percée de deux arches, accompagnées en aval de pertuis éclusés avec barrage mobile, a valu à la digue la désignation d écluses. 7. Pontgouin Ce village riche d histoire a perdu de son importance lorsque Courville devint chef-lieu de canton en Le château épiscopal fut, selon les circonstances, lieu de plaisance ou refuge des évêques de Chartres, barons de Pontgouin. L église Saint-Lubin était la chapelle du château. En raison des fréquents envahissements de la région lors des guerres de Religion, les habitants pouvaient y assister aux offices. Lorsque vers 1587, elle est devenue trop petite, on a ajouté à la nef le bas-côté de quatre travées. De hauts murs abritent le domaine de la Rivière (privé), dont le château de brique et de grison date du XVII e siècle. L harmonie de ses proportions en fait l une des plus belles bâtisses que le Grand Siècle ait laissé dans la région. Le Plessis La silhouette imposante de la ferme du Plessis, dominée par son donjon quadrangulaire et flanquée de tourelles, semble veiller sur l ancienne cité épiscopale de Pontgouin. On trouve trace de son existence dès 1219 sous le nom de Plessiacum. Il existait autour des bâtiments des fossés qu on franchissait par deux ponts-levis aujourd hui disparus. Les tourelles ornent plutôt qu elles ne protègent les angles. Un grand pigeonnier, construit par les Aligre au XIX e siècle, se dresse à l intérieur de la cour. On dit qu un souterrain communiquait avec le château des évêques à Pontgouin et avec celui des seigneurs de Courville. Plusieurs familles se sont succédées à cette seigneurie. La famille d Aligre l incorpora à son domaine en 1731, elle y resta jusqu en Propriété privée. 8. Le Favril Après les conquêtes de César, ce territoire paraît avoir été consacré à la culture des faverolles ou petites fèves, qui ont donné leur nom à la commune. L église Saint-Pierre n était au XIII e siècle qu une chapelle qui fut agrandie en 1586 puis en Elle abrite le tombeau d Etienne et Elisabeth d Aligre. Datant du XV e siècle, la Grand Maison semble avoir été l ancien lieu seigneurial du Favril. Les seigneurs du Favril, rendaient publiquement la justice sur la place du village. Au milieu du XV e siècle, le seigneur de la Pesse transporta le siège de justice en son château. Par la suite, le chancelier d Aligre fit tenir les audiences au village de la Hallière jusqu en Propriété privée. 9. Friaize Un des seigneurs de Friaize, Garin, accompagna Saint-Louis à la croisade de L église Saint-Maurice a la particularité de posséder un chœur plus large et plus élevé que la nef. Il est terminé par une abside pentagonale percée de grandes baies à meneaux qui éclairent le chœur. Elle possède une statuaire abondante, ce qui peut être expliqué par la richesse de la paroisse au temps où des mines de fer y étaient encore exploitées. 10. Le Thieulin L église Saint-Eustache se compose d un vaisseau unique à l est. La partie ouest, qui porte le clocher, est nettement plus haute et plus large que la partie romane. Quelques éléments du mobilier proviennent du château de Lignerolles dont un possesseur fut curé de la paroisse jusqu en Une abbaye existait au lieu dit les Abbayes du Loir, devenue prieuré, elle fut réunie à l abbaye de Thiron au XIII e siècle. Randonnée pédestre balisée, 2 circuits au départ de l église, de7,5 km (2h30) et 10,5 km (3h20).

33 11. Champrond-en-Gâtine L appellation Champrond fait l objet de deux prononciations différentes selon que l on se réfère à l origine du nom, campus rotondus, ou bien à son orthographe actuelle. Pour respecter l étymologie du nom, il convient donc de dire «Champrond-en-Gâtine». L église Saint-Sauveur date du XII e siècle. Elle est précédée d un clocher porche assez élégant. Un de ses curés, Jean-Baptiste Thiers, a écrit de remarquables ouvrages, dont un traité de superstition. Comme il était également un polémiste redoutable, le chapitre de l époque fit les frais de la plume. Randonnée pédestre balisée, 3 circuits au départ du hameau de Beaurepaire, de 6 km (1h30) à 18,5 km (4h30). Bois-Landry Cette châtellenie est mentionnée dès 1467 dans la paroisse de Frétigny. A la fin du XVI e siècle, Bois-Landry aurait appartenu à un protestant, Charles de Plais, et l église réformée de Champrond s y serait réunie de 1600 à La ferme est le type des anciennes maisons fortes, ceinte de fossés, que les seigneurs se faisaient encore bâtir au début du XVII e siècle. Les bâtiments entourent une grande tour carrée. Quatre tours en brique et grison sont disposées aux angles. L ensemble était entouré de fossés avec pont-levis. L habitation seigneuriale occupait le côté opposé à l entrée, mais plutôt que de la réparer, Etienne-François d Aligre la fit raser avant la Révolution. Propriété privée. 12. Montlandon Le village était autrefois dominé par une forteresse médiévale. Une partie du bailliage appartenait aux seigneurs du Thymerais tandis que les Rotrou, possédaient l autre partie. C est maintenant un relais de télévision qui se signale au-dessus du village. L église Saint-Jacques, qui était en ruines en 1766, aurait été reconstruite quelque temps plus tard. Des travaux, dont l enlèvement des terres du cimetière au XIX e siècle, ont modifié son aspect extérieur. 13. Montireau Le donjon des chevaliers de Montireau, vassaux des seigneurs de Montmirail, se situait sur une motte derrière la ferme dénommée le Château. Un manoir fut rebâti au XVI e siècle, par les derniers descendants. L église Saint-Barthélémy fut construite au XVI e siècle grâce à la générosité de la famille de Montireau (leurs armoiries se retrouvent en maints endroits). Elle compte parmi les plus remarquables églises du Perche. L ensemble des vitraux, offerts par les seigneurs du lieu et sur lesquels ils sont représentés, est particulièrement exceptionnel. Les peintures murales de la chapelle du Rosaire datent vraisemblablement du XVII e siècle, époque où ce genre de décor devint rare avant de disparaître complètement. La contretable sculptée est intéressante car moins de dix exemplaires de ce type sont dénombrés dans le département. L étang de Perruchet Séparé de l étang de Théllière par le D 349, l étang de Perruchet s étend sur les communes de Saint-Victor-de-Buthon et de Saint-Eliph. C est l un des plus intéressants du département. L avifaune y est d une grande richesse, quelque soit la période de l année. C est le seul site d Eure-et-Loir colonisé par la grèbe à cou noir au moment des nidifications et pour la reproduction du canard milouin. Lors des migrations, l étang est une étape réputée. Le canard souchet, le fuligule milouin et d autres espèces plus rares, comme la nette rousse ou l oie cendrée, pour la famille des canards, ainsi que le chevalier guignette, le courlis cendré ou la grande aigrette pour la famille des échassiers, peuvent y rester plusieurs jours. Les rapaces, comme le majestueux balbuzard pêcheur, sont également des hôtes régulièrement observés. Propriété privée. 14. Saint-Victor-de-Buthon L ancien village de Perruchet montre encore son vieux manoir Renaissance en lisière de l étang du même nom. Mais des deux forteresses que comptait la commune, aucune n a subsisté. Située à flanc de coteau, l église Saint-Victor et Saint-Gilles est fortement déclive : le chœur et l abside dominent la route. Cette église est la seule du département à avoir gardé sa «clouaison» entre le chœur et la nef. Comme les jubés des cathédrales, elle marquait la séparation entre les clercs et les laïcs. Cet usage a disparu après le Concile de Trente. Le retable et le tabernacle (1687) sont exceptionnels et la statuaire est classée MH. Randonnée pédestre balisée «Le chemin des demoiselles» au départ de l aire de détente (8,5 km 2h50). Randonnée VTT balisée «Par monts et par vaux» au départ de l aire de détente (38 km 4h45). Fruits et produits cidricoles, les Vergers de Saint-Victor (lien fiche).

34 15. Vaupillon Sur l emplacement des ruines du vieux manoir des chevaliers de Vaupillon, Jacques d Illiers et Catherine de Balzac d Entraigues firent élever un château au début du XVII e siècle. Henri IV y serait venu plusieurs fois cacher ses amours avec Henriette, demi-sœur de Catherine. En 1750, un marchand de La Loupe acheta le château et le fit abattre deux ans plus tard. L église Notre-Dame était une chapelle dépendant du château. On y ajouta des chapelles au début du XVII e siècle, dont celle de Saint- Hubert, élevée à la suite d un vœu des habitants pour se débarrasser des loups qui avaient mordu un grand nombre de personnes. 16. Digny Ce bourg doit sa régularité actuelle à un incendie qui le consuma presque entièrement le 16 juin L église Saint-Germain est un très gracieux édifice auquel une tour donne toute sa personnalité. Autrefois ce prieuré, pourvu de dîmes riches et nombreuses, était habité par des religieux de la congrégation des Génovéfains. Près du village, Bourg-Aubert est une ancienne forteresse qui tire son nom d Albert-Ribault, premier du nom, seigneur de Châteauneuf ( ). Le château de la Hallière apparaît au bout d une belle allée. Les communs du château et la fuye sont inscrits depuis Propriété privée. Parc du château de la Hallière (lien fiche). Le Romphaye Sur la commune de Digny, le Romphaye, solitaire, est solidement campé au milieu des cultures. Cette austère bâtisse de briques sombres s élève au centre de bâtiments d exploitation ceints de murs longés de fossés en eau. C est le berceau d une famille illustre et très ancienne : Les Tacher de La Pagerie. Marie Josèphe Rose, plus connue sous le nom de Joséphine de Beauharnais devint l impératrice des Français lorsqu en 1796 elle épousa Bonaparte. Ses ascendants sont venus se fixer dans la région au XV e siècle et se sont partagés le domaine. Le Romphaye est resté presque inchangé. Le pont-levis et quelques bâtiments ont disparu mais le magnifique colombier est toujours visible. Propriété privée. 17. Jaudrais Tout retrace à Jaudrais le souvenir d une maison puissante : de nombreux vestiges, les ruines d une très grosse tour La forteresse remonterait aux siècles de l occupation de la Normandie par les Anglais. La principale tour aurait été en rapport avec celle de Châteauneuf et avec la Tour Grise de Verneuil. L église Saint-Jean était jugée, dès 1852, «très grand pour la population». Aussi, après les dommages laissés par les combats de 1940, la commune dit-elle clore la partie occidentale au niveau du chœur.

35 Circuit touristique des Vallées & moulins Départ de Rémalard 62 km fléchés Routes des Vallées et Moulins en 15 étapes Ce circuit touristique épouse le tracé de trois vallées pittoresques. L'Huisne, "nymphe du Perche", et ses affluents, la Commeauche et la Corbionne, seront le fil d anciens moulins dont les pales des roues, en tournant, faisaient naguère scintiller l'eau des biefs. Avertissement Tous les moulins situés sur ce circuit sont propriétés privées et ne se visitent pas. On ne peut que les découvrir de la route. S'il est prévenu de votre venue, le propriétaire du moulin de la Peltrie, à Bivilliers - l'un des deux moulins encore en activité dans le Perche ornais, avec celui des Minoteries Ornaises, à la Madeleine-Bouvet (Cf «Circuits des Forêts et Abbayes») se fera un plaisir de vous en expliquer le fonctionnement. Tel Au fil des eaux meunières Le Perche est un véritable château d'eau naturel : une infinité de rivières y prennent leur source. Les vallées souvent échancrées, contribuent à modeler le paysage, soulignant la ligne de séparation des bassins versants de la Loire et de la Seine. Dévalant les pentes, le chevelu ramifié des cours d'eau rejoint l'artère maîtresse du Perche, l'huisne. Fantaisiste et nonchalante, elle décrit un grand arc de cercle en sinuant dans une vallée aux prés limoneux où elle a déterminé l'existence de nombreux moulins aux diverses fonctions.

36 À la différence de la Beauce voisine, il semble qu'il y eut peu de moulins à vent dans le Perche (1). Par contre, l'abondance des eaux courantes favorisa la construction de nombreux moulins à eau, à une époque où ils étaient la seule force motrice. Les moulins ont été privilèges seigneuriaux dès le X e s. Tout le blé produit sur la seigneurie devait être écrasé au moulin "banal", sous peine d'amende. Le seigneur percevait alors une redevance d'usage, le droit de "moute". Après la Révolution, les moulins devinrent la propriété de particuliers exerçant parfois le métier de meunier en complément d'une activité agricole. Certains petits moulins ne fonctionnaient qu'une partie de l'année, tels ceux de "Moque Souris" ou de "Trompe Souris", appelés ainsi par dérision. Installés sur des cours d'eau indigents, ils ne faisaient pas tourner leur roue en été et en automne. Manque d'eau, absence de farine : les souris étaient bien roulées... Mais ces petites "usines" n'étaient pas toutes productrices de farine. Les grandes roues verticales en bois actionnaient un mécanisme dont la meule était l'outil principal. Quelques moulins servaient à fendre le bois, à actionner le marteau d'une forge ou à affûter les couteaux. D'autres étaient utilisés à divers usages : moulin à tan pour broyer l'écorce des baliveaux de chêne employée dans le tannage des peaux ; moulin à foulon pour le foulage des draps et des étoffes de laine (étamines) ; moulin à papier enfin, produisant une sorte de papier gris blanc vergé. Les moulins rendaient de multiples services grâce à une énergie gratuite et domestiquée. La période favorable du début du XIX e s. vit naître de nouveaux établissements (2) ou reconstruire d'anciens moulins, mais l'industrialisation porta un rude coup à la meunerie traditionnelle, concurrencée par les grandes minoteries parisiennes. Le glas sonna dans les premières décennies de ce siècle pour nombre de moulins percherons. Entre les deux guerres, quelques-uns durent se moderniser pour subsister : la turbine remplaça la roue à aubes. De 1940 à 1945, les meuniers jouèrent un rôle nourricier essentiel auprès de la population locale, en dépit des sévères contrôles. Aujourd'hui, les moulins du Perche ne font plus entendre le tic-tac du distributeur à grains qui alimentait la meule. Abandonnés ou transformés en maisons d'habitation, ils ponctuent encore en chapelet les vallées de leurs bâtiments à étages, ultime survivance d'un patrimoine industriel, aussi utile que pittoresque, mais à jamais détrôné. (1) L'Annuaire de l'orne de 1810 n en dénombre que six à Appenai-sous-Bellême (Connebergère), Bellou-le- Trichard, Lignerolles, Longny, Mortagne (Moulin du Calvaire), St-Langis (Prulay), auxquels il faut ajouter ceux d'igé et des Mesnus (Cf. Chorographie de Delestang, 1803) ainsi que celui de La Lande-sur-Eure. (2) En 1810, on en comptait 181 pour la seule partie percheronne de l'arrondissement de Mortagne. De la roue à la meule "Les grandes roues en bois se composaient sur tout leur pourtour de pales ou d'auges dans lesquelles l'eau déversée par le vannage venait tomber, entraînant ainsi la large roue dans un mouvement continu, accompagné du ruissellement de l'onde et du grincement de ce grand tourniquet. L'arbre de la roue entraînait à son tour, par un système d'engrenage, la meule tournante posée à plat à un très faible intervalle de la meule donnante. Le grain tombant entre ces deux meules de pierre se trouvait écrasé et sortait en farine et en son sur toute la circonférence de ces meules. Ensuite, il fallait tamiser pour séparer farine du son". Rémy Fauquet 1. Rémalard Assise au bord de l'huisne, cette bourgade de habitants, jadis relais de poste sur la route royale de Paris à Nantes, est restée très vivante. Il ne reste rien de sa forteresse bâtie sur une motte féodale, prise en 1077 par Guillaume le Conquérant. Seules, de vieilles demeures à tourelle et quelques rues étroites rappellent l'ancienneté de ce bourg qui doit son nom à un mauvais (malastr) gué (ré). Deux hommes de lettres français vécurent à Rémalard : le philosophe Helvétius ( ) qui résida au château de Voré (propriété privée) et l'écrivain Octave Mirbeau ( ) qui passa les années-clé de sa jeunesse "au coeur de ce pays percheron dont il gardera l'ineffaçable empreinte". Précédée d'un mail de marronniers, l'église Saint-Germain d'auxerre (ISMH), d'origine romane (portail et abside) conserve une très belle statue de la Vierge à l'enfant, pierre polychromée du XVI e s. Randonnée pédestre balisée «Les manoirs» au départ de l église (22,5 km 5h40) (L Orne à pied) Randonnée VTT balisée «La grosse Pierre» au départ de la place du Général de Gaulle ( de 16 km à 39,5 km ; de 1h30 à 4h) (topoguide n 6) Vente à la ferme «La voie», cidre, jus de pommes, confitures 2. Bellou sur Huisne L'église Saint-Paterne, fortement restaurée au début du XIX e s. dans un goût néo-roman, présente sur l'un des contreforts du chevet un cadran solaire du matin ceint d'une frise à croisillons. Située dans le val de l'huisne, la ferme de Méhéry, ancien fief seigneurial, offre quelques vestiges de l'architecture manoriale dont un pigeonnier au toit tronqué. Randonnée pédestre balisée «La Mansonnière» au départ de l église (5 km 1h20) (topoguide n 30) Randonnée pédestre balisée «Le Bois de Saint-Georges» au départ de l église (11 km 3h15) (topoguide n 30) Saint-Maurice sur Huisne Le manoir des Perrignes. L'ancien colombier seigneurial, transformé au XIX e s. en habitation se dresse en avant-garde. Niché dans la verdure, le logis (XVI e s.) est terminé, d'un côté, par une toiture en pavillon et une tour- donjon, et, de l'autre, par un petit pavillon et une chapelle flanquée de deux tourelles coniques du début du XX e s. Randonnée VTT balisée «Le butte de la chataigneraie» au départ de la mairie (11,3 km 1h30) (topoguide n 8)

37 Le moulin d Yversay Sur l Huisne, cet ancien moulin à blé qui dépendait jadis du seigneur des Perrignes, a été transformé un temps en papeterie puis en fromagerie. L'établissement, qui comptait une dizaine d'employés, ferma en 1961, victime de la concurrence des laiteries parisiennes. 3. Boissy-Maugis Le manoir de la Moussetière (ISMH). Au fond de sa tour presque carrée, le logis (XVI e s.) offre de belles proportions. Un long mur d'enceinte renforcé de deux tours d'angle à meurtrières et une double porte crénelée en plein cintre font de ce manoir fortifié une sentinelle, dominant les vallées de la Commeauche et de l'huisne. Randonnée pédestre balisée «Franvilliers» au départ de la place de l église (7,5 km 2h15) (topoguide n 7) Randonnée pédestre balisée «La Grosse Pierre» au départ de la place de l église (16,5 km 4h45) (topoguide n 7) Le moulin de Mêleray En écart sur la Commeauche, le moulin à farine fonctionna jusqu'en Son vannage a été conservé. La turbine Pelton qui a remplacé en 1900 la roue hydraulique fournit une partie de l'électricité nécessaire. Aujourd'hui, le moulin sert de cadre à des expositions consacrées aux métiers d'art. 4. Maison-Maugis Le château de Maison-Maugis (ISMH). Précédé d'une splendide allée de marronniers, ce château en pierre blanche résulte de plusieurs campagnes de travaux. Il se compose d'un vaste corps de logis rectangulaire à hauts pignons, flanqué, d'un côté, par une tour, et de l'autre, par une tourelle en encorbellement. La cour est encadrée de deux pavillons couverts à la Mansart. Une grille en fer forgé (XVIII e s.) ferme l'entrée d'honneur. Cette propriété n'est pas ouverte à la visite. D'origine romane, l'église Saint-Nicolas (XI e -XVI e s.) était la chapelle d'un prieuré médiéval fondé au XII e s. par Geoffroy IV, comte du Perche. Le porche est surmonté d'une niche abritant le saint patron de la paroisse. Randonnée pédestre balisée «La coutellerie» au départ de l aire de pique-nique (3,5 km 1h) (topoguide n 7) Randonnée pédestre balisée «Le bois de la Tuilerie» au départ de l aire de pique-nique (7 km 2h) (topoguide n 7) Le moulin de Maison-Maugis Au pied du château, en écart sur la Commeauche, existait déjà en 1219 à cet endroit un moulin, propriété de l'abbaye de la Trappe puis dépendant du seigneur de Maison-Maugis. Bâtiment en brique à deux étages carrés surmontés d'un étage de comble, l'ancien moulin à farine fut reconstruit au XIX e s. Il cessa toute activité en La maison du meunier en rez-dechaussée surélevé, est agrémentée de deux fenêtres moulurées. Cette propriété ne se visite pas. 5. Monceaux-au-Perche Entre les vallées de la Commeauche et de la Jambée, ce bourg fleuri s'inscrit dans un site pittoresque. L'église Saint-Jean-Baptiste a conservé un portail roman. S'achevant en pointe effilée, son clocher octogonal abrite une cloche datée de 1568, sans doute la plus ancienne du Perche. Restauré en 1995, il présente une autre particularité, celle d'être recouvert, comme à l'origine, d'un bardage en essentes de châtaigner. Randonnée pédestre balisée «Le bois des Sicots» au départ de la mairie (10,5 km 3h) (L Orne à Pied) Randonnée pédestre balisée, 2 circuits au départ de la mairie (4 km ; 1h15 / 7,5 km 2h15) (topoguide n 10) Les jardins du manoir de Pontgirard Table de lecture du paysage «De l'antique sylva pertica au bocage», route des Yvieux Le manoir du Pontgirard (ISMH) Situé au bord de la Jambée dans le site protégé de la forêt de Réno-Valdieu, ce manoir a été construit au milieu du XVI e s. par une famille de maîtres de forges. Il a été transformé à la fin du règne de Louis XIV. Desservi par un escalier en fer à cheval, le corps de logis est raccordé à l'arrière par une tour carré coiffée d'un haut toit en pavillon. Des jardins s'étageant en terrasses ponctuées d'arbustes taillés en topiaires ont été recréés dans le respect de l'environnement d'un manoir du Perche, tout en lui donnant un contenu contemporain. Visite du 1er mai au 30 septembre, les samedis, dimanche et jours fériés, de 14 h 30 à 18 h 30 ; à partir de mai, en semaine, sur rendez-vous pour groupes (5 pers. et plus). (tel Une vaste grange dîmière datée de 1614 accueille en saison estivale conférences, concerts et expositions d'une galerie d'art contemporain. Le manoir du Gué Robuste construction du XVI e s., il se signale par sa tour octogonale flanquant le logis, et par ses lucarnes passantes à meneaux. 6. Saint-Victor de Réno Adosse à la forêt domaniale de Réno-Valdieu, ce petit bourg participe depuis 20 ans au concours des "Villes et Villages fleuris". Primée de nombreuses fois, la commune a obtenu la consécration en 1986 avec un 3 e Prix National et l'attribution de "3 Fleurs" en Une promenade à pied dans le bois des Sicots (4,5 km Aller- Retour, 1 h 15 mn, départ près de l'église) permet de découvrir de superbes points de vue sur la vallée de la Commeauche. En toile de fond, le bourg ramassé autour de son église au clocher effilé et ses anciennes écoles aux allures de château Louis XIII. Randonnée pédestre balisée, 2 circuits au départ de la place de l église (4 km ; 1h15 / 6 km 2h) (topoguide n 10) Randonnée pédestre balisée «Le Haut Chêne» au départ de la D 291 (4,3 km 50 min) (topoguide n 10)

38 Le moulin de Saint-Victor Construction du XVI e s., il appartenait aux Gruel, seigneurs de la Frette, dont le blason daté 1642 est encore lisible sur une pierre. La maison du meunier est reconnaissable à son haut faîtage, ses rampants de pierre et sa corniche moulurée. Complètement remanié, cet ancien moulin à blé n'a conservé que l'arbre de sa roue, naguère alimentée par la chute d'eau. Vendu l'an XI de la République à son locataire, il cessa de fonctionner en 1894, mais resta dans la même famille jusqu'en Le Mage L'église Saint-Germain, précédée d'un espace boisé, et le presbytère forment un ensemble pittoresque (site protégé). Le presbytère, belle demeure dans le goût de la fin du règne de Louis XV, aurait été construit par le philosophe Helvétius pour l'abbé Lefrançois, député du Perche aux États Généraux de Peu visible de la route, le château de Feillet, édifice du début du XVIII e s. (propriété privée), appartint également à Helvétius. 8. Moutiers au Perche Ce bourg, l'un des plus pittoresques du Perche, semble vouloir donner l'assaut au mont Harou (236m). Depuis la vallée de la Corbionne, les maisons aux toits ocre rouges s'échelonnent le long de la montée de l'église (Xl e - XV e s.) qui les domine. Dédiée à Notre-Dame, l'église (Cl. MH) est d'origine romane. Flanquée au sud d'une tour carrée et d'une chapelle inachevée, elle fut agrandie à la Renaissance d'une nef latérale couverte de cinq pignons. L'intérieur mérite une visite attentive (statuaire, retables, orgue, fresques). Près de la mairie-école, bel ensemble architectural dont une tour médiévale semi-circulaire en grès roussard, vestige de l'ancienne abbaye de Saint-Laumer. Randonnée pédestre balisée «Le Pont de la bonne chère» au départ de la place Ernest Boulay (11 km 2h45) (Le Perche à pied) Randonnée pédestre balisée «Le Gué de Culoiseau» au départ de la place de l église (6,5 km 2h10) (L Orne à pied) Table de lecture du paysage «Pierres, sable et argile», à coté de l'église Vente à la ferme du Gaec la Corbionne, La Bourdinière, pain bio, légumes 9. Pont Chartrain et la Route du Libérot Situé à la confluence de la Corbionne et du ruisseau de la Coignardière, le Pont Chartrain fut construit au XVII e s. Il se trouve sur l'ancienne route royale de Paris à Nantes, dite localement "Route du Libérot" qui a sa physionomie de route d'ancien Régime (tracé sinueux, virages en sommet de côte, profil au nombreux cassis et dos d'âne, pentes et rampes fortes). Ressemblant aux Ponts Catinat de Mauves sur Huisne, c'est l'un des plus anciens ouvrages d'art du département de l'orne Le moulin de la Bonnechère (Minoteries ornaises) Dans ce moulin se sont succédé six générations de Pelletier, depuis la signature de leur premier bail, en 1785 jusqu'à la vente du fond, en Alimentée par le ruisseau de la Coignardière, barré pour créer une chute de 7m, la grande roue d'origine fut remplacée en 1932 par une turbine qui entraîne encore aujourd'hui un mécanisme pour le nettoyage du grain. Le moulin a été agrandi en 1967 de plusieurs bâtiments, dont une tour de fabrication à laquelle ont été ajoutés des silos à blé et à farine. Électrifiée en 1940, la minoterie actuelle est l'une des cinq qui subsistent dans l'orne. Contingentée à qtx, elle peut écraser par cylindres 12 qtx de blé à l'heure et produit quotidiennement environ 150 qtx de farine. Vente de farine au détail. Ne se visite pas 10. Bretoncelles L'église Saint-Germain s'impose par l'alignement de ses cinq chapelles à pignons et par sa tour massive (XV e -XVII e s.) surmontée d'un toit d'ardoise avec lanternon. 6 Randonnées pédestres balisées au départ de la place de l église et du monument aux morts (de 4 à 14 km ; de 1h15 à 3h) (topoguide n 4) Randonnée VTT balisée, 3 circuits au départ de la place de l église (de 11 km à 41 km ; de 1h30 à 4h30) (topoguide n 7) Vente à la ferme de la Duffetière, boeuf Vente à la ferme de la Féverole, légumes, jus de pommes et huile de colza et tournesol bio Vente à la ferme de la vallée caprine, camembert Le moulin d Arrondeau Probablement construit à la charnière du XVII e et du XVIII e s., cet ancien moulin à blé est alimenté par un bief de la Corbionne. Appartenant depuis plusieurs générations à une même famille de meuniers-paysans, "Rondeau" ou "Hérondeau" produisait de la farine au même titre que les six autres moulins que comptait la commune au début du XIX e s. Vers 1890, sa roue à aubes fut remplacée par une turbine qui alimenta en courant le bourg de Brretoncelles, avant l'arrivé de l'électricité. Non loin, a été reconstituée une passerelle en bois avec garde-corps chevillé "à tire", réplique fidèle de celle qui enjambait le gué de la Corbionne au début du siècle.

39 11. Condé sur Huisne Le hameau de Rivray conserve une vaste et haute motte féodale (ISMH) sur laquelle était édifié un château à donjon carré, détruit en 1428 par les Anglais. Seule subsiste la chapelle castrale (ISMH) dédiée à saint Jean-Baptiste bâtie au pied de ce tertre. À demi enterrée, la chapelle basse (XII e s.) a l'aspect d'une crypte couverte de quatre voûtes d'arêtes disposées autour d'un pilier central cruciforme. Possibilité de visite sur demande auprès du propriétaire. Randonnée pédestre balisée, 3 circuits au départ de la place de l église (de 6,5 km à 13,5 km, de 1h50 à 3h50) (topoguide n 15) Vente à la ferme de Bonnisseau, porc, charcuterie, agneau, volaille, génisse Vente à la ferme des mares, oeufs, poulets, canards, légumes 12. Condeau Dominant la vallée de l'huisne, l'église Saint-Denis, d'origine romane (abside), a été remaniée au XVI e s. (fenêtres à meneaux flamboyants). À la sortie du bourg, route de Villeray, se trouve un ancien relais de poste, aujourd hui brocante, à l'inscription évocatrice. Randonnée pédestre balisée «Le bourg de Condeau» au départ du parking du moulin de Villeray (5 km 1h25) (topoguide n 15) Randonnée pédestre balisée «Radray» au départ du parking Lorrain Cruze (5,5 km 1h35) (topoguide n 15) 13. Villeray Le village de Villeray est accroché à flanc de coteau au pied du château (XVI e -XIX e s.) dont l entrée est signalée par deux tours rondes en poivrière. Au XI e s., Villeray fut une forteresse des Talvas, seigneurs de Bellême, qui occupaient là un poste avancé commandant la vallée de l'huisne. Le site protégé de Villeray offre un bel exemple d'architecture rurale percheronne. De petites maisons basses, aux enduits colorés, s'étagent le long de la rue étroite descendant vers le moulin. Le Moulin de Villeray Naguère dépendant du château, ce moulin à farine fonctionna jusque vers Converti en fromagerie, filature, fabrique de meubles, fonderie, il fut enfin transformé en 1973 en hôtel-restaurant. À l'intérieur de cet établissement raffiné, on remarquera la poutraison d'origine et une gigantesque roue d'engrenage en fonte, de 8m de diamètre, datée de Jusqu'en 1968, ce moulin était frappé d'une servitude : la roue à aubes servait à faire tourner les rouages permettant de monter l'eau au château pour l'alimentation du bétail. 14. Saint-Germain des Grois L'église Saint-Germain est pittoresque avec son alignement de chapelles. Agrandie aux XV-XVI e s. elle conserve une partie plus ancienne, l'abside, romane par ses ouvertures. En contrebas du cimetière, se trouve le caveau de la famille d'henri Dugué de la Fauconnerie, élu Député en Porteparole des Bonapartistes à la Chambre, il se plaisait à appeler ses électeurs ses "gris pommelés", par allusion à la couleur de la robe du cheval percheron. 15. Dorceau Entourée d'un parc, la "Grand'Maison", est un ancien manoir ayant conservé un logis desservi par une tour ronde. Cette gentilhommière fut agrandie vers 1890 d'un pavillon moderne. L'église Saint-Laurent (ISMH) est un bel édifice avec une nef voûtée (XIII e s.) de cinq travées. Au XV e s., deux bas-côtés latéraux ont été ajoutés. Sur le mur sud, se remarquent deux cadrans solaires dont un recréé. Un troisième, médiéval, est gravé sur un contrefort du portail ouest. À l'intérieur, sur les piliers et les murs, furent mises au jour des peintures à fresque (XV e -XVI e s.) très colorées, représentations en pied de saints et saintes. La Ferme Neuve. Construite en 1851 sur l'emplacement d'une ancienne exploitation, ce grand domaine à cour fermée était réputé pour son élevage de chevaux percherons et de taureaux normands. Les dix séquoias en alignement qui protègent la ferme furent plantés en 1908 par M. Joseph Aveline, éleveur émérite, qui œuvra beaucoup à l'étranger pour la renommée du cheval percheron. Randonnée pédestre balisée, 2 circuits au départ de l église Saint-Etienne (4,5 km ; 1h15/ 13 km ; 3h45) (topoguide n 29) Randonnée pédestre balisée, 2 circuits au départ du pont du moulin de Dorceau (4,5 km ; 1h15 / 7 km ; 2h) (topoguide n 29) Le moulin de Dorceau Situé sur l'huisne, en avant de la propriété de la Grand'Maison, ce moulin est attesté en Il produisait 6 quintaux de farine par jour. L'atelier de fabrication, à un étage carré, est attenant au logement patronal, en rez-de-chaussée, surmonté d'un étage de comble. Le moulin fut désaffecté peu après 1945.

40 Circuit touristique des Châteaux et étangs Départ de Longny-au-Perche 82 km fléchés Le circuit des Châteaux et étangs en 16 étapes Ce circuit touristique est jalonné d'étangs, sites privilégiés pour l'observation des oiseaux d'eau. Le Haut Perche forestier offre également à la découverte nombre de châteaux d'époques diverses qui ajoutent charme et mystère à cet espace naturel préservé. Les étangs présentés dans ce circuit sont privés. Pouvant être observés de la route, il est interdit d y pénétrer sans autorisation des propriétaires. La paix nécessaire au monde animal exige des observateurs le plus grand respect. Miroir des eaux dormantes Etendues d'eau stagnantes peu profondes alimentées par le ruissellement et les sources, les étangs forment un écosystème particulièrement riche. Végétaux et animaux y vivent dans une étroite dépendance. Jadis aménagés par l'homme, les étangs du Haut-Perche constituent un patrimoine naturel préservé. Milieu de reproduction et havre de repos pour de nombreuses espèces d'oiseaux migrateurs, ils sont les postes d'observation privilégiés du naturaliste et de l amateur de chasse, photographique. Conseil Depuis la route, les étangs permettent de belles observations ornithologiques. Pour se familiariser avec la reconnaissance des oiseaux et à défaut d'expérience, un manuel d'identification et un équipement d'optique (jumelles ou longue-vue terrestre) sont indispensables. II faut y ajouter un peu de persévérance, d'ailleurs souvent récompensée..., et beaucoup de discrétion.

41 Des étangs artificiels Établis sur la ligne de partage des eaux des bassins de la Seine et de la Loire, là où les reliefs sont si peu marqués que les eaux se font hésitantes, une multitude d'étangs privés émaillent le plateau d'argile à silex, largement recouvert par la forêt. Créés au Moyen-Age, ces étangs artificiels, en épousant la topographie des lieux, n'ont fait qu'accentuer la tendance naturelle de ce secteur marécageux dont le sol étanche retient l'eau. Réserves de pêche, ils étaient aussi retenus d'eau pour les moulins, en particulier ceux battant le fer. Bien souvent, il suffisait de barrer par une simple levée de terre le lit majeur d'un cours d'eau pour que se constituât un étang. Ce dernier se remplissait selon le principe des vases communicants, la bonde en bois permettant d'assurer le maintien en eau ou la vidange, notamment pour l'entretien (faucardage des herbes hautes), naguère effectué à l'aide d'une faux, le "faucard". Une vie aquatique intense Milieu naturel à part entière dont l'élément majeur est le degré d'acidité (PH), les étangs ont leur propre personnalité. S'y développent une flore et une faune abondantes et variées. Ils peuvent ainsi être colonisés, à des degrés divers et selon la profondeur de l'eau, par la végétation riveraine, généralement répartie en auréoles concentriques depuis le centre jusqu'aux rives. Au centre de l'étang et sur le fond se trouvent des algues vertes, bleues et brunes. Quand la profondeur diminue, c'est le domaine des plantes immergées, parmi lesquelles myriophylles et cératophylles, reconnaissables à leurs feuilles découpées en fines lanières ; puis on rencontre la ceinture des plantes flottantes, nénuphars, nymphéas, renoncules appelées "grenouillettes", potamots et lentilles d'eau, etc. ; enfin, les plantes émergeantes, grandes graminées dont la base seule est dans l'eau ou la vase, effectuent la liaison entre l'étang et la prairie humide ou le bois carex élevé, aux feuilles coupantes qui forment de grosses mottes, les "touradons", et surtout, le roseau (phragmite) constituant une roselière, zone d'accès difficile, favorable à la nidification. En hiver et au moment des migrations, les étangs servent de refuge et d'étape à de nombreux anatidés (canards, oies), limicoles (bécassines, pluviers, vanneaux, chevaliers). Les prairies voisines donnent à ces étangs un intérêt supplémentaire en diversifiant les zones d'alimentation. De plus, au printemps et en été, ils offrent à l'avifaune aquatique des aires de nidification et de mue. Milieu biologiquement très riche mais à l'équilibre fragile, les étangs dépendent beaucoup de la qualité des eaux qu'ils reçoivent. Des eaux de drainage ou de ruissellement riches en nitrates ou des apports inconsidérés de chaux peuvent modifier complètement leur vie intime. On assiste alors à une eutrophisation, déséquilibre végétal conduisant à un comblement accéléré. Habitants ailés de l'étang Les oiseaux d'eau qui peuplent l'étang sont nombreux. Parmi les plus fréquents et les plus faciles à observer tout au long de l'année, convient de citer : la poule d'eau, reconnaissable au V inversé blanc situé sous sa queue, à son bec rouge à pointe jaune et à sa nage saccadée ; le grèbe huppé, plongeur qui anime l'étang dès la fin de l'hiver par ses parades nuptiales sonores ; le grèbe castagneux, repérable à son chant, sorte de hennissement ; la foulque macroule, au plumage noir, au bec et au front blancs ; le héron cendré, silhouette gracile et immobile quand il chasse à l'affût ; la mouette rieuse, qui vit en colonies bruyantes et donne l'alarme au moindre danger, surtout lorsqu'elle niche ; le canard colvert, à la tête vert métallisé, soulignée par un collier blanc ; le canard milouin, dont la tête roussâtre tranche sur un ensemble gris cendré clair. Les commentaires naturalistes relatifs aux étangs situés sur ce circuit ont été rédigés par M. Gaston Moreau. 1. Longny-au-Perche Le bourg, construit en pierre et en brique, est situé en fond de vallée où courent la Jambée et ses affluents. Dans le vieux quartier, bordé par la Robioche, maisons typiques avec latrines en échauguettes et lavoir (site pittoresque). À Longny, vécut à la fin du XIX e s., la famille Jumeau, créateurs des célèbres poupées. La demeure familiale abrite aujourd'hui la perception. L'hôtel de Ville et les halles aux treize arcades cintrées ont été édifiés sur l'emplacement d'un ancien hôtel-dieu fondé en 1300 et rétabli en 1774 par Monsieur de Boisemont, baron de Longny. L'église Saint-Martin est remarquable par la tour carrée du clocher (Cl. MH) où galbes et fleurons gothiques se marient avec dais et pilastres Renaissance. La chapelle Notre-Dame de Pitié (Cl. MH), pur joyau de la Renaissance présente un portail très ouvragé (1895). Le château de Longny, dont il reste des communs, est bâti sur l'emplacement d'une forteresse médiévale du XVII e s. La Poste actuelle en faisait partie. En 1905, le marquis de Ludre éleva un nouvel édifice imitant le style classique, avec avant-corps central et escalier à double révolution. L'ensemble se mire dans une pièce d'eau, vestige des anciens fossés qui s'avançaient jusqu'au milieu de la place de l'hôtel de Ville. Site naturel du coteau de la Bandonnière (livret découverte disponible à la Maison du Parc) Randonnée pédestre balisée, 3 au départ de l hôtel de ville (de 3,5 km à 10,5 Km/ de 1h à 3h) (topoguide Orne n 16) 2. L étang des Personnes Seul grand rescapé des multiples étangs qui s'étendaient sur 150 ha du domaine de Feillet, lorsque le philosophe Helvétius en prit possession vers 1750, cet étang couvre encore aujourd'hui une cinquantaine d'hectares. C'est le second étang du Perche par la superficie, après celui du Bouillon. En apportant ses eaux à l'eure, il marque la limite sud du bassin de la Seine. Profondément nettoyé en 1983, non chassé, il perd un peu de sa vocation d'étang de reproduction d'oiseaux variés, mais acquiert, par sa vaste surface sécurisante en eau libre, un nouvel attrait pour des contingents importants d'oiseaux migrateurs et hivernants dont le nombre dépasse à certaines époques : canards divers, oies, grands cormorans, foulques, hérons, grèbes, etc. Une roselière préservée retient encore l'une des deux populations de rousserolles effarvattes du Perche ornais. Depuis 1993, l'étang abrite une petite colonie de hérons cendrés nicheurs (15 couples environ). Ils sont observables toute l'année en vol ou figés dans les roseaux et les phragmites.

42 Sa flore renouvelée comporte de multiples espèces assez rares, telles la véronique scutellaire, la baldélie rampante aux fleurs rosées, le comaret palustre aux fleurs de velours pourpre, plusieurs rubaniers et potamots. Le fluteau aux pétales blancs et la pilulaire à globules y sont devenus rares. 3. La Ferté-Vidame Ancien fief du duc de Saint-Simon, célèbre mémorialiste de la cour de Louis XIV, La Ferté-Vidame offre un patrimoine architectural remarquable. L'église Saint-Nicolas (Cl. MH), édifiée en 1659 dans un style baroque, alterne brique et pierre. A l'intérieur, sous le bras droit du transept, se trouve la sépulture du duc et de la duchesse de Saint-Simon. Randonnée pédestre balisée «Le fief du Duc de Saint-Simon» au départ du rond Montpensier sur la D24 (9 km 3h) (L Eure-et- Loir à pied) Randonnée pédestre balisée «La chapelle de Réveillon» au départ du rond Victoire (8,5 km, 2h50) (Le Perche à pied) Randonnée pédestre balisée, «Sentier Saint-Hubert» au départ du Rond Victoire (10,5 km, 3h20) (lien vers fiche) Espace Saint-Simon (lien vers fiche) Parc du château de la Ferté-Vidame (lien vers fiche) La forêt humide des Mousseuses (livret découverte disponible à la Maison du Parc et au syndicat d initiatives de la Ferté-Vidame) Le château du marquis de Laborde Du château où vécut Saint-Simon il ne reste rien. La propriété fut vendue en 1764 au marquis de Laborde qui créa un jardin à la française et construisit un château dont subsistent encore aujourd'hui des ruines grandioses (Cl. MH). Le parc est ouvert au public toute l année, Le "Petit Château", anciens communs construits par Saint-Simon vers 1719, fut aménagé en résidence royale par Louis-Philippe. Le domaine, clos de murs sur 14 km, fut divisé en La société Citroën en a acquis la majeure partie pour y implanter un centre d'essais automobiles. Les bassins de Mousseuse L'histoire de ces deux bassins (C1.MH), creusés vers 1770, se confond avec celle du château du marquis de Laborde. Les belles allées de tilleuls, soulignent l'entrée de cette résidence prestigieuse. La protection et le calme dont ils jouissent en font un lieu propice à une vie aquatique intense On y remarquera quelques oiseaux d'eau (grèbes huppés, foulques, d'eau, parfois hérons et canards) et une végétation diversifiée. Sur les bords poussent des plantes remarquables, dont certaines rarissimes. Elles servent de support et de caches aux larves d'insectes et sont le refuge de nombreux batraciens (tritons, grenouilles). Enfin, les tilleuls entourant les bassins et les hêtres bicentenaires qui longent forêt offrent le logement à une multitude d'oiseaux, de la mésange au pic noir. (P. Mouret, "Action Nature") 4. La chapelle de Réveillon Dans un écrin de verdure, bordée par le ruisseau du Buternay, entourée d'un cimetière ombragé, ce petit sanctuaire rural du XIII' s. (Cl. MH) est particulièrement attachant par sa simplicité. À l'intérieur, outre sa voûte en berceau brisé avec une belle poutre de gloire, le visiteur admirera un ensemble saisissant de peintures murales du XVI e s. retraçant la vie du Christ. Visites commentées de juin à fin septembre 5. La Lande-sur-Eure C'est sur cette commune que l'eure prend naissance. Elle est formée de plusieurs ruisseaux venant des étangs du Chevreuil, du Bouillon, de Fétu, de la Fonte, des Demoiselles, des Gars, des Personnes, des Moines et de Rumien, qui unissent leurs eaux à celles de l'étang du Vieux Village. Peu avant le bourg, à la sortie de la forêt, face à la propriété dite "Le manoir", se trouve le pigeonnier d'une ancienne demeure seigneuriale. En bordure de la D 243, la tour circulaire surmontée d'un toit conique est un ancien moulin à vent construit au XIX' s. II perdit ses ailes vers L étang de Rumien Etang de plateau peu profond, Rumien voit sa surface en eau libre s'amenuiser chaque année par la conquête des "touradons" de carex et les saules. Éminemment favorable par sa richesse végétale nidifications de colverts, sarcelles, râles d'eau, phragmites des joncs, etc., cet étang draine presque toute tentative d'établissement d'oiseaux nouveaux le Perche omais : canard morillon en 1966, mouette rieuse en 1973, canard souchet, etc. II présente une attirance unique dans le département de l'orne pour le canard milouin. Avant la plantation d'une ceinture de résineux, il accueillait sur ses bordure une végétation intéressante diverses orchidées dont le platanthère à deux feuilles, l'orchis bouffon, le très rare butome ou jonc fleuri, la gentiane pneumonanthe... mais il reste encore riche en renoncules aquatiques et rumex à feuilles géantes. 7. L étang du Moulin Bien que très voisin de Rumien, l'étang du Moulin déverse ses eaux, par la Jambée et l'huisne, dans le bassin de la Loire. Il est de beaucoup le plus profond des étangs de la région. Sa bordure nord, de type tourbeux, est couverte par la plus longue roselière de l'orne, que le butor étoilé, anéanti par

43 l'hiver , semble avoir quittée définitivement, mais où des oiseaux* tels que la rousserolle effarvatte, te phragmite des joncs, le bruant des roseaux, se reproduisent régulièrement. Cette roselière se révèle un dortoir paisible pour de grandes troupes d'hirondelles en migrations et des bandes d'étourneaux. Sur les bordures marécageuses, parmi les "touradons" de de rates d'eau et de colverts. Des végétaux remarquables y survivent : rares touffes d'osmonde royale, bouquets d'ossifrage, de pédiculaire sylvestre et quelques pieds reliques de droséra à feuilles rondes. 8. Marchainville Protégé par de grands étangs, le bourg est situé en marge du Perche, du pays chartrain et de la Normandie d'où son nom de Marchesvilla vers 1080, la "marche" signifiant la frontière. De l'ancienne forteresse détruite par les Anglais en 1424 il reste plusieurs tours effondrées (propriété privée). Au carrefour D 11 - D 243, le porche, à droite de la maison du gardien, est un vestige du rempart, maçonnerie grossière en silex et grison. L'église Notre-Dame, en partie romane, est celle de l'ancien prieuré fondé par un certain Foucher, chanoine de Chartres, et donnée vers 1075 aux moines de la riche abbaye normande de Saint-Évroult. 9. Le château de Persay Plusieurs fois remanié et agrandi, ce château du XIX e s. s'aperçoit de la route où s'ouvre une grille en fer forgé. Le corps de logis couvert d'ardoise est surmonté d'un clocheton central. Dans le parc, on distingue la tour du colombier et un beau cèdre du Liban. 10. Le château de Brotz Composée du château, de ses dépendances et des fermes du domaine, la paroisse de Brotz, qui comptait en 1750 une centaine de communiants, fut rattachée à la 11. Le château de Gannes En bordure du bois de Charencey, ce château féodal (ISMH) élevé sur une motte fut anéanti en 1428 par les Anglais. Défendue par les marécages qui l'isolaient, la forteresse, imprenable selon la légende, dut sa destruction à la félonie de la fille du châtelain : éperdue d'amour pour un capitaine anglais, trahissant les siens, la "Dame blanche" ouvrit la poterne à l'ennemi.., L étang de Gannes L'étang est né de l'immersion de la partie haute du ruisseau de Gannes. Si ce milieu humide ne retient que quelques colverts et poules d'eau, ses bordures tourbeuses acides conservent des plantes devenues rares. Sur un tapis rosé de bruyères tetralix, les touffes dorées de l'ossifrage brise-os dressent à commune de L'Hôme-Chamondot en Grande construction du XV e s., remaniée au XIX e s,, le château de Brotz présente un haut pavillon carré, relié à un grand corps de logis. Une tour ronde surplombe et guette la vallée de la Jambée. En avant du château, se dresse le colombier, grosse tour octogonale en brique à décor de losanges. L'ancienne église paroissiale dédiée à Notre-Dame est constituée d'une nef contrefortée. Le pignon est percé d'une porte gothique surmontée d'un oculus aveugle. Les murs sont contrefortés en grison. Les dernières ruines gardent fière allure. Les murs, dévorés par le lierre, plus de 2 m d'épaisseur. Ils sont renforcés aux angles par des pavés de grès et forment un quadrilatère irrégulier. Les ruines du château de Gannes sont une propriété privée. II est absolument interdit de franchir la clôture en raison des chutes de pierres. l'automne leurs épis orangés et le printemps pare les secteurs plus humides des hampes blanc-rosé du trèfle d'eau. La quiétude des lieux et la présence des ruines invitent à rêver dans le concert mélodieux des passereaux. Une promenade à pied en sous-bois (1,2 km Aller-Retour, 20 mn) permet de faire le tour de l étang. Départ : parking sur la D 291, à 250 m du chemin d accès au château. 12. La Ventrouze Dès le Moyen-Age, La Ventrouze fut, à la frontière de la Normandie, un château-fort important pour la défense du Perche. De profonds fossés en eau et d'épaisses murailles en moellons de silex, dont il reste des vestiges, assuraient la protection des abords et abritaient les constructions. Un solide ouvrage avec pont-levis devait défendre l'entrée, encore soulignée par deux tours rondes. Dans cette place forte, sans doute ruinée lors de la guerre de Cent Ans, on construisit, vers , des plus anciens logis seigneuriaux du Perche. Encadré au nord et au sud de deux bâtiments, le corps principal du logis, à hauts pignons, présente à l'étage un bel appareillage en briques rouges et brunes, formant un décor de croisillons. Vendue en 1792 comme bien national, La Ventrouze est longtemps restée à usage agricole. Aujourd'hui, ce manoir (ISMH) fait l'objet d'une remarquable et patiente restauration. Toute proche, l'église Sainte-Madeleine (XV'-XVI' s. - ISMH) s'inscrit dans un joli cadre au charme rustique. 13. Le hameau de Sainte-Anne Au hameau de Sainte-Anne, sur l'ancienne route royale Paris- Brest, a été édifié un mémorial de la fidélité canadienne. II entend rappeler le pèlerinage, très populaire au XVII e s., à une chapelle Sainte-Anne disparue, où venaient se recueillir les émigrants percherons en "partance" pour la Nouvelle-France. Et aussi marquer le lien spirituel avec la basilique Sainte-Anne de Beaupré, sur la rive du Saint-Laurent.

44 14. Malétable L'église Notre-Dame de la Salette (ISMH) ne manque pas de surprendre le visiteur. Construite à partir de 1867 par l'abbé Migorel, elle se fait remarquer par sa curieuse tour, élevée de 1866 à 1872, décorée d'un jeu de briques polychromes, et cantonnée de quatre tourelles abritant les trois archanges. A son sommet, le groupe de la Salette - la Vierge, Maximin et Mélanie - dans une verrière. La tour est illuminée chaque soir de l'année. Visite commentée de l'église un dimanche par mois, de juin à septembre et, pour les groupes, sur rendez-vous. Rens Randonnée pédestre balisée «La Fonte» au départ de l église Notre-Dame de La Salette (10,5 km 3h) (topo n 25) Randonnée pédestre balisée «Le Gué Désert» au départ de l église Notre-Dame de La Salette (3,5 km 1h) (topo n 25) Les étangs de la Courraierie et du Moulin de la Vigne Aménagés et exploités pour la pêche par les moines de la Chartreuse du Val-Dieu, ces deux étangs forestiers, entre lesquels s'insère un troisième, de création récente, sont fréquentés par les promeneurs et les pêcheurs à la ligne qui apprécient leur cadre reposant. Un ruisseau qui se faufile entre des touffes de cresson doré réunit ces étangs dont les eaux fraîches conviennent à la truite d'élevage ajoutée au gardon et à la carpe sédentaires. Les bordures fangeuses recèlent une flore intéressante avec cinq espèces de fougères, dont l'osmonde royale. Sur les fonds peu profonds, on peut apercevoir les tiges rampantes et très feuillées de l'élodée et, en surface, les feuilles plates des potamots, ainsi que les taches blanches des renoncules en fleurs. Les multiples allées et venues des pêcheurs empêchent toute véritable fréquentation des canards mais au printemps, les cris rauques de la poule d'eau s'unissent aux babillements clairs des fauvettes, pinsons et mésanges, tandis qu'au sol, les voix graves des grenouilles terrestres, des crapauds et des salamandres scandent leurs ébats amoureux... L'étang de la Vigne permettait à un moulin à blé de fonctionner à longueur d'année, Sa roue à aube fut remplacée par une turbine vers Dans la queue de cet étang fut aménagé, au début de ce siècle un parc à écrevisses. Les digues empierrées qui le constituaient subsistent encore par endroits. 16. Brochard Dans ce hameau de fond de vallée, dominé par la forêt domaniale de Réno-Valdieu, existait au début du XX e s. un établissement thermal qui cessa son activité au lendemain de la Grande guerre. Le seul vestige qui subsiste est la source Dame Jeanne, ainsi nommée en mémoire de la fille de Pierre II d'alençon, bienfaitrice de l'abbaye du Val-Dieu toute proche, et qu'abrite une gloriette au toit de chaume.

45 Circuit touristique des Châteaux du Perche Gouet Départ de Brou 97 km fléchés Le circuit des châteaux du Perche Gouet en 16 étapes Malgré des paysages très divers le Perche Gouet présente une unité particulièrement forte dans on architecture et sa culture. Son territoire est identifié comme étant celui des cinq baronnies : Brou, La Bazoche-Gouet, Authon-du-Perche, Alluyes et Montmirail. L itinéraire proposé vous conduira par quelques unes des plus belles routes de Brou, Authon et La Bazoche à la découverte des nobles demeures d un pays où charmants manoirs et majestueux châteaux côtoient un habitat rural traditionnel de maisons à pans de bois. Pour ceux qui sauront choisir le jour de leur périple, la promenade sera l occasion de savourer des produits du terroir percheron sur l un des marchés hebdomadaires ou d apprécier l ambiance des fêtes et foires du Perche Gouet. Visite audio-guidée Composer le Pour un 1er appel taper Pour écouter le commentaire du site choisi, taper le numéro indiqué. Le Perche Gouet L histoire peut seule expliquer la formation de ce pas en marge des grands fiefs qui le bordaient à l époque féodale. Au nord, le comté de Chartres ; à l ouest, le comté du Perche et le comté du Maine ; au sud, le comté de Vendôme et à l est, le comté du Dunois. Les châteaux actuels du Perche Gouet s élèvent pour la plupart sur les lieux d anciennes places fortes. Le Perche Gouet trouve son unité et sa particularité dans la religion, avec les ermites évangélisateurs du Perche, dans la politique, avec les turbulents barons gouet, et enfin, dans la justice, avec une coutume relevant de l évêque de Chartres mais n excluant pas des usages du Grand Perche.

46 Les saints évangélisateurs du Perche Gouet Dès l époque mérovingienne le pays fut le refuge de pieux ermites qui venaient chercher la solitude dans la grande forêt du Perche. Ces évangélisateurs délivrèrent le pays des bêtes sauvages et furent à l origine de la fondation de nombreuses paroisses. Avitus laissa son nom à Saint-Avit (près de Châteaudun). Saint Lubin fonda la paroisse de Saint-Lubindes-Cinq-Fonts, dirigea le monastère de Brou avant d être appelé comme évêque de Chartres. Ulfacius s installa à Saint- Ulphace et Boamirus accomplit des miracles à Saint-Bomer. D autres encore se fixèrent plus au sud, dans l actuel département de la Sarthe. Les barons Gouet Il est possible d établir la filiation des seigneurs du Perche Gouet à partir du XI e siècle. Guillaume 1 er dit Gouet, donna son nom à la contrée. Il possédait les seigneuries de Montmirail (Sarthe), La Bazoche et Authon. Son mariage avec Mathilde d Alluyes, vers 1050, lui apporta Alluyes et Brou. Les cinq baronnies reçurent par la suite des noms peu flatteurs comme Authon la Gueuse, La Bazoche-Gouet la Pouilleuse ou plus avenants comme Alluyes la Riche, Brou la Noble et Montmirail la Superbe. Plusieurs familles se succédèrent à la tête du comté, puis Charles IV d Anjou divisa une première fois le domaine en vendant à son fils Louis les trois baronnies du sud, à la fin du XV e siècle. La coutume du Perche Gouet Le Perche Gouet ne dépendant ni du comté de Chartres, ni du comté du Perche, les fonctions judiciaires revenaient au roi de France. Les appels devaient donc être portés à Paris ou Poissy, mais face aux difficultés de déplacement des justiciables, le roi choisit le bailliage de Janville. La coutume suivie était celle de Chartres, assortie de dispositions propres au pays. Ainsi, la majorité féodale (tant pour les garçons que les filles) était fixée à 14 ans au lieu de 21 ans à Chartres. Cependant, certaines procédures se réclamaient des usages du Grand Perche. Les particularités de ce petit pays contribuèrent encore à en fixer l unité. 1. Brou «Station verte de vacances» Entre Perche et Beauce, Brou la Noble est l une des cinq baronnies du Perche Gouet. Son marché aux bestiaux en a fait un centre de commerce renommé, qui est encore aujourd hui une référence en matière de fixation des prix de la volaille. Dès le VI e siècle, l ermite saint Avit fonda, au bord de l Ozanne, l un des premiers monastères du Perche dédié à saint Romain. Saint Lubin dirige ce monastère avant de devenir évêque de Chartres. Du riche passé de Brou, il reste principalement l église Saint-Lubin (d origine romane, dont l ensemble mobilier du XVIII e s. constitue un décor de qualité), la chapelle Saint-Marc et la halle de 1846 (qui a remplacé celle du XVI e s.). Une promenade par les voies piétonnes et sur les rives de l Ozanne permet de découvrir de très belles maisons à pans de bois et de pittoresques lavoirs. Randonnée pédestre balisée, 2 circuits au départ de la place des Halles : 5 km (2h) et 14 km (3h30). Randonnée VTT balisée, 3 circuits au départ de la place des Halles. Visite audio-guidée «Brou» n 53. Marché le mercredi matin et le dimanche matin en été. Les maisons à pans de bois Le Perche Gouet est le pays du colombage. Souvent simple, avec des potelets verticaux renforcés d écharpes, il offre parfois de beaux ensembles esthétiques alliés à un souci de robustesse. A Brou, deux maisons sont particulièrement remarquables. La maison de Bois (Cl. MH), fut édifiée de 1498 à 1506 sur l ordre du roi Louis XII, Les foires et marchés de Brou Par sa position géographique privilégiée, Brou fut très tôt le rendez-vous d échanges des marchands percherons et beaucerons. Dès le Moyen Age, la foire annuelle de la Saint-Lubin était l une des plus actives de la région. qui y séjourna. Elle se distingue par de beaux spécimens de la flore du XV e siècle. Plus loin dans la zone piétonnière, la façade du n 1 de la rue des Changes (ISMH) possède des personnages intéressants ainsi que les armes de Florimond Robertet. Au XVI e siècle, la ville prospéra grâce à Florimont Robertet, trésorier de France sous les règnes de Charles VIII, Louis XII et François 1 er. Il fit tracer plusieurs grandes rues et bâtir la première halle en bois qui accueillait le marché aux produits de la terre : grains, cidre, pommes de terre la halle actuelle a abrité l important marché aux veaux jusqu en Le marché de Brou est toujours reconnu pour son marché aux volailles.

47 2. Yèvres L église Notre-Dame (Cl. MH) était déjà mentionnée en Elle présente d harmonieux volumes et un clocher à la flèche élancée. Transformée à l époque gothique, on ne distingue maintenant plus rien de ses origines romanes. Sa riche décoration intérieure, notamment les sculptures, sont l œuvre d un artiste breton, Charles Roscoët. On remarque en particulier la chaire monumentale, qui est d une qualité d exécution exceptionnelle, le chasublier, qui abrite une importante collection d habits d église et la chapelle des fonts baptismaux, dont la porte est typiquement d inspiration bretonne. Par ailleurs, le maître-autel est un bel exemple de l art religieux du Grand Siècle. Randonnée pédestre balisée «Sur les rives de l Ozanne» au départ de la mairie (16,5 km 4 h). Eglise, église Notre-Dame ISMH (lien fiche). Elevage de chevaux Percherons (lien fiche). 3. Unverre Sur le territoire de la plus grande commune de l est du Perche (6233 hectares) s élèvent trois manoirs privés : les GrandMaisons, près de l église, la Camusière et la Forçonnerie. Le village est séparé en deux centres. D une part les Moulins, où se trouvent la majorité des commerces, et d autre part les abords de l église Saint-Martin. Cette charmante église de campagne a reçu au XVI e siècle un hôte illustre. Le musicien Clément Janequin fut nommé curé d Unverre en 1556 par Charles de Ronsard, prieur de l abbaye Saint-Denis de Nogent, et frère du poète. La commune pérennise la traditionnelle fête de la louée le 3 e dimanche de juin. C est alors l occasion de rappeler le temps où les ouvriers agricoles venaient «offrir» leurs services aux propriétaires pour la saison. Musée de l Ecole (lien fiche). Ferme pédagogique du Grand Boulay (lien fiche). 4. Les Autels-Villevillon Les Autels-St-Eloi et Villevillon ne forment plus qu une commune depuis Jusqu au XVIII e siècle, Les Autels était un bourg très animé. La route aux Bœufs (actuelle A11) était un chemin de roulage et une dizaine d hôtelleries offrait le vivre et le couvert aux postillons. Sur les bords de la Sonnette s élève l ancien château, haute et froide construction en brique de style Louis XIII, convertie en ferme. L église Notre-Dame de Villevillon est protégée (ISMH) depuis Randonnée pédestre balisée «L église Notre-Dame de Villevillon» au départ de l église des Autels (9,5 km 3h10). Visite audio-guidée «Les Autels-Villevillon» n La Bazoche-Gouet Cette baronnie était surnommée la Pouilleuse au XVI e siècle. Son histoire se confond avec celle des seigneurs du lieu, les Gouet, dont elle adopta le nom et le blason. La commune a gardé un patrimoine religieux et civil de qualité. La belle église Saint-Jean-Baptiste (Cl. MH) est un ancien prieuré et la champêtre chapelle Notre-Dame-des-Bois est le départ de la procession du pèlerinage de Saint-Gourgon. L ancien hôtel du Lion d Or et surtout celui de la Poste, avec sa façade Louis XIII, témoignent de l ancienne prospérité de La Bazoche. De part et d autre du village s élèvent le château des Lignières et le château de Beauregard. Seule la gravure du XVII e siècle atteste la présence d un château fort entre l église et l Yerre. C est certainement sur l emplacement du moulin banal du XIII e siècle qu est édifié l actuel moulin à eau du XVII e siècle. Les derniers meuniers ont cessé leur activité en 1988, mais l appareillage complexe du moulin est toujours en état de fonctionnement : le système hydraulique, le déversoir, la roue à 40 augets de 3 m de diamètre, la meule en grès, le tarare Randonnée pédestre balisée, 2 circuits au départ de l église : 4 km (1h20) et11 km (2h50). Randonnée VTT balisée au départ de l église. Eglise Saint-Jean-Baptiste MH (lien fiche) et chapelle Notre-Dame-des-Bois. Agneaux, vente à la ferme de Beauregard (lien fiche). Marché le samedi matin.

48 Les foires de la Bazoche-Gouet La Bazoche, au croisement des routes Châteaudun/Le Mans et Chartres/Saint-Calais, était une ville d étape dont les auberges recevaient de nombreux hôtes. Un marché important était installé sur la place du village où étaient construites les halles. La halle au blé et la halle aux bouchers furent démolies en 1854 et la plus grande, la halle aux merciers, abritait le commerce des étamines. La halle aux marchands fut abattue en Trois foires annuelles sont encore organisées à La Bazoche. La foire de Pâques est consacrée aux bestiaux et aux expositions artisanales. La foire de la Saint-Gourgon, le 9 septembre, est dédiée au saint dont les paroissiens allèrent chercher des reliques à Rome en 1671, c est également une foire aux melons très fréquentée. En fin d année (le week-end le plus proche du 9 novembre), la foire de la Saint-Martin est l occasion de présenter les poulains percherons. 6. Chapelle-Guillaume La commune est l une des plus pittoresques du Perche, elle a su conserver son bocage caractéristique dont les hauteurs sont dominées par la forêt de Montmirail. L église Notre-Dame a subi quelques transformations au XIX e siècle. Le clocher a été reconstruit en 1827, après avoir été détruit par un ouragan, et le vaste porche de l entrée occidentale fut démoli en Soizé Soizé bénéficie de sites naturels qui mettent en valeur un patrimoine monumental plein de charme dont le château des Châtaigniers et le manoir de la Guillerie sont les plus beaux exemples (propriétés privées). Le Saulce, jadis le Saulce-Gouet, était une importante châtellenie qui étendait ses droits sur de nombreuses paroisses. Dans le bourg, l église Saint-Thomas, au clocher écourté par la foudre, est riche de statues de saints guérisseurs : Saint-Gilles (invoqué pour les maladies des nerfs), Saint-Evroult et Sainte-Apolline (qui guérissent les maux de dents). Des pèlerinages s y déroulent encore. Produits laitiers, vente à la Ferme de la Guillotière (lien fiche). Les Châtaigniers Au cœur d un vaste et beau domaine, le château domine l étang aux moines dans une région très justement appelée les Terres Douces. Il est orienté de telle façon que ses angles se situent aux quatre points cardinaux. Guillaume Gouet, beau frère de Rotrou, donna les Châtaigniers à l abbaye de Tiron en Le prieuré, dédié à Notre-Dame et saint Gilles, resta en activité jusqu à la Révolution, époque à laquelle il fut vendu. Il reste peu de bâtiments des nombreuses dépendances du prieuré. La chapelle, considérée comme la plus ancienne du Perche, conserve un chœur élégant. A proximité, un petit oratoire se dresse toujours en plein champ, à la ferme Saint-Jean. De tout le Perche, on venait jadis au pèlerinage de saint-gilles, le 1 er septembre, pour vénérer les reliques au prieuré. La statue du saint est depuis 1830 à l église paroissiale où elle est toujours honorée. 8. Saint-Bomer La paroisse est placée sous l invocation de saint Bomer, sans doute en référence au pieux ermite Boamirus. L église a été restaurée au XVII e siècle. Elle possède deux longs transepts du XV e siècle qui lui donnent une forme de croix latine avec le clocher au centre. Saint-Bomer est un pays de légendes. Au château de la Grève, depuis le Moyen Âge, on dit qu un curé a conjuré les grenouilles de cesser de chanter pendant cent ans. A la Guillemetière, de mauvaises fées faisaient disparaître le bétail dans des souterrains alentours 9. Coudray-au-Perche Le bourg est niché dans une vallée où se rassemblent les ruisselets formant la Ronne. Deux manoirs et un château sont implantés sur la commune. Le manoir des Basses Loges est une ancienne gentilhommière. Le manoir de Courcelles est entré dans la légende lorsque la dame de Radrais en Margon fut conduite au bûcher pour trahison envers le seigneur de Courcelles. Cet autodafé est rappelé lors de la fête de la Bourbonnaise à Margon, le dernier dimanche de juin, par la mise au bûcher d un mannequin. En limite de Souancé-au-Perche, dans les bois de Montgraham, se cache un château du XV e siècle reconstruit en Il fut un lieu de méditation de Chateaubriand. Chaque 2 e dimanche d octobre, les villageois revêtent les habits du début du siècle et invitent les visiteurs à apprécier les produits et savoir-faire locaux à l occasion de la traditionnelle fête des laboureurs et des ouvriers. Randonnée VTT balisée «Les manoirs» au départ de l église (20 km 2h30).

49 10. Béthonvilliers Le village se découvre dans un cadre de verdure, dominant une terre sillonnée de ruisseaux. La modeste église Saint-Martin date du XV e siècle. Deux manoirs s élèvent sur la commune. La Cour est une agréable maison où le seigneur exerçait jadis son droit de justice. La Bourguignière a gardé une tour avec un toit en poivrière et à l opposé une bretèche. En contrebas, le moulin qui en dépendait a conservé sa roue hydraulique. Saint-Lubin-des-Cinq-Fonts Dès le VI e siècle, des ermites évangélisèrent le Perche Gouet. Saint Lubin fut l un des premiers, il fonda une chapelle en ce lieu où coulaient cinq fontaines. La paroisse prospéra puis périclita et fut réunie à Authon en Quelques années plus tard, la comtesse de Chamoy fit abattre la nef et restaurer le chœur de l église, dont l abside circulaire est maintenant une chapelle. A la même époque, le comte de Chamoy fit rebâtir sur l emplacement d un ancien manoir, le château de la Goguerie. 11. Authon-du-Perche Culminant à 240 m, le bourg s est peu à peu étendu sur la colline d Auguste. Cette ancienne place fortifiée a dû être le site d un temple païen avant que ne soit bâtie l église Saint-André, l une des plus anciennes de la région. Elle fut entièrement restaurée au XIX e siècle, et ne conserve de son origine romane que de petites fenêtres étroites. Authon est l une des cinq baronnies du Perche Gouet. Au XVI e siècle, elle reçut le qualificatif peu flatteur de la Gueuse, qui reflète sans doute la pauvreté de la communauté authonnaise de l époque. Par la suite, elle connut la prospérité avec la fabrication des étamines. Randonnée pédestre balisée, 3 circuits au départ de la place du Marché : 5,4 km (1h20), 6,5 km (2h10) et 11 km (2h45). Randonnée VTT balisée, 2 circuits au départ de la place des Marronniers : 23 km (2h50) et 37 km (4h35). Visite audio-guidée «Authon-du-Perche» n 57. Marché le mardi matin. Une place forte du protestantisme Longtemps, Authon fut une importante place protestante. L église calviniste y fut organisée vers Elle se développa et reçut l adhésion de bon nombre de châtelains. Le prêche était installé rue Basse (actuelle rue des Huguenots), avant d être célébré chez des particuliers. Il fut supprimé avec la révocation de l édit de Nantes à la fin du XVII e siècle. Le pasteur d Authon Jacques Couronné eut l honneur de procéder aux cérémonies d inhumation de Sully à Nogent-le- Rotrou en Le commerce des étamines Aux XVII e et XVIII e siècles, le Perche Gouet prospéra grâce à l industrie textile. Authon s était fait une spécialité du tissage des étamines, commercialisées dans le monde. Cette étoffe de laine fine non croisée servait notamment à la confection de vêtements des communautés religieuses. Plusieurs milliers de pièces étaient fabriquées annuellement (chaque pièce mesurait environ 15 m). Elles étaient notamment vendues à la halle de Paris. Cette activité disparut au moment de la révolution industrielle. 12. Charbonnières Le village doit son nom aux bûcherons qui cuisaient le charbon dans le bois de Grandmont. Au XVI e siècle, la région célébra le prêche calviniste et l on raconte que Henri IV rendait visite à Gabrielle d Estrées au château de l Herbaudière. La bâtisse fut démolie vers 1840 par le comte de Chamoy. C est également à cette époque que le comte fit déplacer l église du village et son cimetière, qui gênaient la perspective du château. Cependant cet homme, réputé très généreux, prit à sa charge les travaux de la nouvelle église paroissiale. Randonnée VTT balisée «Le bois de Grandmont» au départ de la place de la Mairie (12 km 1h30) Le Château de Charbonnières Au XII e siècle était établi, dans les marais de l Ozanne, un château, clos de murs et entouré de fossés remplis d eau avec pont-levis. C est sur la base de deux anciennes tours qu Auguste Rousseau, comte de Chamoy, fit reconstruire l actuel château entre 1834 et Etonnante construction romantique, du plus pur style troubadour, le château étale avec luxe, frises, pinacles, tourelles et pignons. Il compose avec le vaste parc alentour un ensemble du plus bel effet. Possesseur d une grande fortune, le comte de Chamoy consacrait beaucoup au perfectionnement des techniques agricoles et à l entretien de son haras, l un des plus beaux de France. L écurie, tenue avec une luxueuse propreté, ressemblait à son salon peuplé de chevaux. On y trouvait trois races distinctes : la race pure, la race de demi-sang et la race de trait. Propriété privée. 13. Beaumont-les-Autels La commune est née en 1835 de la réunion de Beaumont-le-Chartif et Les Autels-Tuboeuf. Les terrains humides ont permis la formation de nombreux étangs et forêts, de belles demeures privées ont été bâties. Le château, en position stratégique, domine le village. Attenante au château, l église Notre-Dame est un bâtiment modeste très remanié. Au nord, l église Notre-Dame est un bâtiment modeste très remanié. Au nord, elle est flanquée de la chapelle du château qui est la plus ancienne (XVI e siècle) ; au sud, la chapelle Sainte-Anne date du XVII e siècle.

50 A la sortie du bourg, le Grand Manoir (fin XVI e siècle) a conservé sa tour à mâchicoulis. Le château de l Ozanne, de style troubadour, semble ne remonter qu au second Empire. Le manoir des Cailleaux a gardé sa tour octogonale du XVI e siècle mais il a subi des transformations aux XVII e et XVIII e siècle. Sa chapelle a certainement abrité le prêche protestant de la région. Randonnée pédestre balisée, 2 circuits au départ de la salle intercommunale : 12,5 km (3h50) et 15 km (4h). Le château de Beaumont-les-Autels Dès le XI e siècle, les seigneurs de Beaumont sont cités dans un certain nombre de chartes relatives aux grandes abbayes du Perche. Leur château fort, détruit pendant la guerre de Cent Ans, se dressait sur une motte dans le bourg (ruelle au Coq).L actuel château, flanqué de cinq tours, fut construit vers Il a été restauré au XIX e siècle dans le style des châteaux de la Loire. Les communs ont également été reconstruits. Le parc, planté de magnifiques essences, a été aménagé par un paysagiste anglais au XIX e siècle. Du château, le panorama s ouvre en cinq fenêtres, dont l une permet de distinguer Montmirail. Ce domaine privé n est pas ouvert à la visite. 14. Miermaigne Avant d arriver dans le bourg, une allée d arbres mène au Pavillon, construction du XVIII e siècle de style cottage. Cet emplacement aurait été précédemment occupé par un château détruit lors des invasions normandes. L église Saint-Pierre, des XV e et XVI e siècles, possède une voûte lambrissée à la manière percheronne. Le chœur-salon (Cl. MH), datant sans doute du XVII e siècle, est d un exceptionnel raffinement. Randonnée pédestre balisée «Autour du verger conservatoire» au départ de la place de l église (3,6 km 1h10). 15. La Croix-du-Perche L actuelle église Saint-Martin (Cl. MH) a certainement été la chapelle d un prieuré de moines de la Bonne-Nouvelle d Orléans. D apparence modeste, en mœllons de grés brut, sa décoration intérieure est particulièrement riche. La voûte à charpente apparente, daté de 1537, est entièrement peinte. Tout au long de la nef s alignent des saints avec leurs attributs, des martyrs avec l instrument de leur supplice, des caissons héraldiques, des personnages en costumes du XVI e siècles, des griffons, des chimères A la sortie du village se dresse le manoir de Carcahu, du XVI e siècle. Plus loin, le manoir du Cormier se dissimule derrière une belle porte fortifiée laissant apparaître des traces de pont-levis. Visite audio-guidée «La Croix-du-Perche» n Frazé L église Notre-Dame est l une des plus belles de la région. Sa nef romane est lambrissée, elle a été agrandie au XVI e siècle d un collatéral avec au sud quatre chapelles. La porte occidentale, de la fin du XV e siècle, est surmontée d une délicate rosace flamboyante. Le portail sud, ouvrant dans la seconde chapelle, est une belle réalisation Renaissance (Cl. MH). Plusieurs manoirs jalonnent la campagne de Frazé. Le manoir du Châtellier (privé), sur l emplacement d une ancienne motte féodale, est classé. Randonnée VTT balisée, 2 circuits au départ de la place du Château : 12 et 12,5 km (3h10). Visite audio-guidée «Frazé» n 54 Le château de Frazé Un premier château, à usage défensif, fut totalement détruit pendant la guerre de Cent Ans. Il fut remplacé, à la fin du XV e siècle, par un château entouré d eau qui ne subsiste qu en partie. On y entrait par une porte encore existante, qui était protégée par un pont-levis (aujourd hui disparu) et surmontée d un bâtiment d habitation flanqué de deux tours. La façade de cet ensemble est agrémentée de sculptures et de décorations de style flamboyant. La tour St François (côté bourg) est également de cette époque. Elle se compose harmonieusement d une alternance de briques et de pierres blanches. Au XVI e siècle, on a ajouté, en dehors des douves, deux petites bâtiments aux façades Renaissance ainsi que les communs actuels construits en brique et pierre. Les bâtiments donnant sur la place du village, également du XVI e siècle, ont été modifiés en partie au XIX e siècle, par élévation d un étage et construction d une nouvelle façade sur le parc. Le site est joliment agrémenté de jardins à la française. Propriété privée.

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