Les Réseaux Locaux Informatiques



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Les Réseaux Locaux Informatiques Ethernet PLAN GENERAL Bibliographie Les principes des réseaux locaux informatiques (RLI) Les supports Les topologies Les techniques d accès Les RLI de 1ere génération Ethernet 1-10 Mbps Token Ring Les RLI de 2eme génération Fast Ethernet et Ethernet Commuté 1

DEFINITION ET USAGE D UN RLI Les réseaux locaux informatiques (en anglais LAN, Local Area Network) sont destinés principalement aux communications locales, généralement au sein d'une même entité (entreprise, administration, etc), sur de courtes distances (quelques kilomètres au maximum). Les réseaux locaux répondent donc à trois besoins majeurs : 1. Les besoins liés à l informatique (pour les réseaux bureautiques) 2. Les besoins liés à l automatique ( Pour les RLI industriels) 3. Les besoins entre les hommes (communication et productivité) PARTICULARITES DES RLI Les trois particularités les plus marquantes des RLI sont : 1. Gestion autonome - choix du matériel, installation, administration - plusieurs solutions sur le marché 2. Réseau à diffusion et Support physique partagé - mode de transmission qui consiste à diffuser toutes les informations vers l ensemble des stations du réseau, - ce mode est imposé par l utilisation d un médium unique partagé entre toutes les stations 3. Transmission en bande de base. - codage Manchester ou Manchester diff. 2

PARTICULARITES DES RLI (2) Les conséquences des particularités techniques des RLI sont : 1. Les problèmes des accès concurrents - trouver une technique de partage du média (si possible équitable) - pris en charge par le protocole de niveau liaison 2. Les problèmes de confidentialité et de sécurité - Exemple : interception des mots de passe des usagers - pris en charge par les systèmes d exploitation (cryptographie) CARACTERISTIQUES DES RLI Les différentes solutions de RLI se distinguent par trois choix techniques 1. Le type de topologie 2. Le type de support physique 3. La technique d accès au support 1 + 2 + 3 = un réseau local informatique particulier Exemple de RLI : Ethernet 10baseT 3

LES PRINCIPAUX RLI Architecture IEEE ARCHITECTURE IEEE (802) 802.1 NOVELL IPX/SPX MICROSOFT NETBIOS TCP/IP Application Overview Architecture and Management CSMA/CD Jeton sur Bus 802.10 Security and Privacy 802.2 Logical Link Control Jeton sur Anneau DQDB FDDI Ethernet Sans Fil 100VG AnyLan LLC MAC Liaison 802.3 802.4 802.5 802.6 802.7 802.11 802.12 802.9 Broadband TAG (ISDN) Physique 802.8 Fiber Optic TAG (FDDI) 4

ADDRESSE UNIVERSELLE MAC 802 (2) Numéro Constructeur Numéro de série Carte Organizationnaly Unique Identifier 0 1 23 47 0 0 OUI user-specific Figure Format des adresses universelles de l'ieee ETHERNET : Un peu d histoire 1974 : Inventeur XEROX : Spécification de Ethernet 1976 : INTEL et DIGITAL propose Ethernet v2 et en font un standard du marché 1980 : IEEE normalise : La technique d accès de Ethernet (CSMA/CD 802.3) La gestion des collisions - Notifications (bourrage de la ligne - JAM) - définit la variante CSMA-persistant - Algorithme de reprise après collision (Binary Exponential Backoff) Les algorithmes d émission et de réception Les grandeurs physiques IEEE 802.3 (délais, distances, ) La structure de la trame Ethernet 802.3 Les spécification des supports physiques 2000 : Ethernet et ses dérivées représentent 80% du marché des LAN 5

ETHERNET Plusieurs variantes de Ethernet existent Elles utilisent toutes : 802.3 CSMA/CD, half-duplex bande de base Codage Manchester Elles diffèrent par : le type de support (UTP, STP, Coax, Fibre optique) le type de topologie (bus, étoile, arbre) le débit (1, 5, 10 Mbps) ETHERNET 802.3 1-10 Mbps 10 base 2 (coax fin) 10 base 5 (coax épais) (Ethernet v1.0) 10 base T (cuivre) 10 base F (fibre optique) 1 base 5 (cuivre) 10 Broad 36 (CATV) 6

ETHERNET 802.3a 10 base 2 (Thinnet ou Cheapernet) (2) Les éléments d un câblage Ethernet fin (thinnet) sont les suivants : des prolongateurs BNC des connecteurs BNC en T des bouchons de terminaison BNC ETHERNET 802.3 10 base T (1990) 7

DIFFERENCES ETHERNET et IEEE 802.3 Remarques : 802.3 : concerne uniquement la couche physique et la couche MAC Ethernet : couche physique + MAC + LLC + topologie + support + technique de transmission = spécification complète d un LAN LA COUCHE MAC ALLOCATION DYNAMIQUE Cette famille de protocoles d'accès se caractérise par l'allocation dynamique de la bande passante, c'est-à-dire que l'allocation de toute ou une partie de la bande passante à une station n'est effectuée qu'à la demande de celle-ci. Une meilleure utilisation de la bande passante. Technique réellement utilisé dans les RLI. Suivant la façon dont les sollicitations d'accès sont gérées, on distingue essentiellement deux approches : Aléatoire : le délai d accès n est pas borné : Déterministe : il est possible de borner le délai d accès 8

CSMA/CD (CSMA with Collision Detection) station active? écoute canal Amélioration de la méthode CSMA p-persistant : Principe : 1 CSMA CD 2 Emetteur - Ecoute du canal -Sile canal est libre Alors transmission de l information et écoute simultanée du canal pour détecter une éventuelle collision Si collision détectée Alors - Arrêt immédiat de la transmission et notification de la collision à toute les stations - Gestion de la collision Si reporter la transmission 3 Proba. P canal libre? Procédure Backoff p-persistent émission de trame ETHERNET 802.3 ALGORITHME BACKOFF (BEB) La procédure BACKOFF utilise 3 fonctions : - random() : tire un nombre réel aléatoire entre 0 et 1. - int() : rend la partie entière d un réel - délai() : calcul le délai d attente multiple d un slot_time (51.2 microsec) et est compris entre [0, 2 k [. Avec k = min (n, 10), n = nbre de ré-émission déjà faites Procédure Const Var BACKOFF (no_tentative : entier, VAR maxbackoff : entier) slot-time=51.2 (microsecondes); limite_tentative=16; delai : entier; Ahmed Mehaoua 2000 - page 18 BEGIN Si (no_tentative =1) Alors maxbackoff =2 (borne de temps d attente maximale) Si Si (tentative < limite_tentative) Alors maxbackoff = maxbackoff*2; Si maxbackoff = 2 10 (au dela de 10 essais la borne devient constante) fsi fsi délai := int(random() *maxbackoff) attendre (delai*slot_time) END 9

MAC 802.3 PRINCIPE D EMISSION (2) Transmettre Construire la trame Porteuse occupée? Débuter la transmission Attendre le délai obtenu par BEB Algorithme BEB Calcule le délai d attente (nx51,2 µs) Collision? Envoi de la séquence de brllage JAM durant 32 µs Délai inter-message de 9,6 µs Fin? Trop d essais? Trans. réussite Echec trop de collisions ETHERNET 802.3 PRINCIPE DE RECEPTION (2) Arrivée d une trame Début réception Fin Réception? Trame trop courte? @ reconnue? FCS correct? Longueur correcte? Bits en trop? Réception OK Erreur d alignement (pas nbre entier d'octets) Erreur de longueur Erreur FCS 10

ETHERNET 802.3 SPECIFICATION DES GRANDEURS PHYSIQUES (2) Détection de collision de A et Arrêt d émission de A Temps max écoulé = Aller + Retour (RTT Round Trip Time) = Distance / V Temps d émission = Te = Longueur de la trame / Débit du canal Pour que CSMA/CD fonctionne correctement = > Te RTT ETHERNET 802.3 SPECIFICATION DES GRANDEURS PHYSIQUES (3) Paramètres Valeurs Tranche canal Slot-time (10 Mbps) Silence inter messages Nombre d essais total Limite tirage BEB Taille mini. du brllage Taille maxi. des trames Taille mini. des trames Taille des adresses 512 temps bits (64 octets) 51.2 µs 9.6 ms 16 (15 retransmissions) 10 32 bits 1526 octets 64 octets (46 octets pour Data) 6 octets 11

DIFFERENCES FORMAT TRAME ETHERNET ET TRAME 802.3 ETHERNET 802.3 CONCLUSIONS Ethernet 10baseT fonctionne très bien et représente 90 % du marché mais ils subsistent cependant des problèmes : 1. Vitesse variable et réduite (< 10 Mbps) 2. Sécurité et confidentialité des échanges 3. Priorité et Qualité de service 4. Mobilité des terminaux Des solutions ont été élaborées : 1. IEEE Ethernet Commuté, IEEE 802.3.x Full duplex (10 Mbps) IEEE 802.3u Fast Ethernet (100 base T), IEEE 802.3z Gigabit Ethernet (1000 base T) 2. IEEE 802.1q VLAN sur 12 bits 3. IEEE 802.1p Priorité sur 3 bits 4. IEEE 802.11 Ethernet sans fil, 12

ETHERNET COMMUTE PRINCIPES Commutateur Réduire les collisions pour accroitre les débits Utilisation d une topologie en étoile (migration facile) Remplacer le nœud central passif (HUB) par un commutateur. chaque station possède 10 Mbps entre elle et le Commutateur Mettre à peu de frais des réseaux virtuels (utilisation de table dans les commutateurs) FAST ETHERNET 100 Mbps 100 Base TX, 10 Base T4 et 100 Base FX Valeur Description Signification réelle 100 Vitesse de transmission 100Mb/s Base Type de signal Bande de base codage 4B/5B T4 Type de câble Câble de type téléphonique à paire torsadée, utilisant quatre paires de fils. TX Type de câble Câble de type transmission, à paire torsadée, utilisant deux paires de fils FX Type de câble Liaison en fibre optique utilisant deux fibres. Classe câblage UTP 1et 2 Faible vitesse RS232 9600 Bauds 3 10Mb/s sur 100m Ethernet 10 BASE T 4 16Mb/s sur 100m Token ring 16 Mb/s 5 Jusqu à 100 Mhz Ethernet 100 BASE T Caractéristiques 100BaseTX 100BaseFX 100BaseT4 Câble Catégorie 5 UTP, ou 62.5/125 micron multi-mode fibre Type 1 et 2 STP optique Catégories 3 ou 4 UTP Nombre de paires 2 paires 2 fibres 4 paires Connecteur ISO 8877 (RJ-45) connecteur Duplex SCmedia-interface connecteur (MIC) (FDDI) ISO 8877 (RJ-45) Longueur Max d'un segment 100 mètres 400 mètres 100 mètres Diamètre Maximum d'un réseau 200 mètres 400 mètres 200 mètres 13

GIGABIT ETHERNET 1000 Mbps (802.3z) Novembre 1995 : début de l'élaboration de cette nouvelle technologie. Juin 1998 : ratification du standard 802.3z pour 1000BASE-SX, 1000BASE-LX, et 1000BASE-CX Décembre 1998 : pour le standard 802.ab avec support cuivre 1000BASE-TX. Le type d'applications initialement visé pour le Gigabit Ethernet est l'utilisation au sein des campus et des bâtiments nécessitants de plus grandes bandes passantes entre les routeurs, switches, hubs, répétiteurs et les serveurs. Voici les cinq scenarii de mise à jour les plus probables : Amélioration des liens switch-to-switch : Permet d'obtenir des connexions à 1000 Mbps entre les switches à 100/1000 Mbps. Amélioration des liens switch-to-serveur : Permet un accès plus rapide aux applications et fichiers du serveur. Amélioration d'un backbone Fast Ethernet switched : Remplacement de switches Fast Ethernet ou FDDI par un switch ou un répétiteur Gigabit. GIGABIT ETHERNET 1000 Mbps (802.3z) Couche MAC et LLC Couche LLC : pas de modification Couche MAC : on conserve 802.3 CSMA/CD mais en HALF ou FULL DUPLEX (802.3x) Option 1 : on augmente la taille de la trame Ethernet (ajoute des s bits de bourrage) Option 2 : on réduit la taille du réseau 14

LOGICAL LINK CONTROL (LLC) 802.2 Le but du protocole LLC est de fournir une garantie de livraison des messages appelés LSDU (Link Services Data Unit), la détection et la reprise sur erreur. L'envoi d'un datagramme (ou paquet ne garantit pas à son émetteur que le ou les destinataires ont reçu ce message. Sous-couche commune des sous-couches MAC (Dérivée de HDLC) Propose 3 niveaux de service (qualité): LLC1 - service sans connexion et sans acquittement LLC2 - service avec connexion et ack LLC3 - service sans connexion et avec acquittement au choix LA COUCHE LOGICAL LINK CONTROL (LLC) 802.2 Offre l interface d accès à la couche Liaison Primitives sans connexion L_DATA.request L_DATA.indication Primitives avec connexion L_CONNECT (request, indication, response, confirm) L_DATA_CONNECT (request, indocation, response, confirm) L_DISCONNECT (request, indication) L_RESET (request, indication, response et confirm) L_CONNECT_FLOW_CONTROL (request, indication) 15

ADRESSAGE LLC 802.2 Multiplexage LLC offre également la possibilité de multiplexer plusieurs connexions réseaux sur une seule liaison virtuelle : au moyen des DSAP (Destination SAP) et SSAP (Source SAP) codés sur 1 octet. Champ contrôle identique que pour HDLC (distingue les types de trames : U, S, I) MAC-H M-SDU=LLC-PDU FCS octet: DSAP SSAP CTRL L-SDU 1 1 1-2 (1=U, 2=I,S) Distinction des trames I, S, U TYPES TRAMES LLC 802.2 0 1 2 5 8 9 16 I 0 N(S) P/F N(R) S 1 0 SS xxxx P/F N(R) U 1 1 mm P/F mmm - SS=00: RR (Receive Ready=Prêt à recevoir), - SS=10: RNR (Receive Not Ready=Non prêt à recevoir), MM-MMM : - SS=01: REJ (Reject=Rejet). SABME: Demande d ouverture de Connexion mode asynchrone équilibré étendu, UA: [Réponse] Acquittement numéroté DM : [Réponse] La liaison est déconnectée (Ack négatif suite à un SABME). DISC : Fermeture d une connexion : Disjonction FRMR : Rejet du LPDU en raison d une erreur (la cause et le diagnostic sont mentionnés), XID : Echange d'identité entre deux entités LLC, TEST: Utilisé pour tester une liaison, UI : Information numérotée (trames porteuses de données) 16

LOGICAL LINK CONTROL (LLC 2) service avec connexion et avec acquittement A l opposé de LLC 1, qui offre un service très simple de datagramme, le service du type 2, appelé LLC 2, permet de créer et de gérer des échanges sur connexion. Il offre une liaison fiabilisée avec contrôle de flux et reprise sur erreurs, au prix de sa complexité. Les fonctionnalités du LLC 2 sont très semblable à celles du HDLC (High Level Data Link). 1. Tous les LPDU numérotés (U), à l'exception de l'ui, XID et TEST, sont utilisés pour la gestion de liaison 2. Les LPDU d'information (I) numérotés sont utilisés pour créer un flux de données. 3. - Les LPDU de supervision (S) sont utilisés pour contrôler le flux d'une part (RR, RNR); et effectuer des retransmissions en cas d'erreur (REJ) d'autre part. DIFFERENCES ENTRE LLC2 et HDLC 1. La taille maximale de la fenêtre d'anticipation est de 7 dans HDLC et 127 dans LLC. 2. La commande SREJ n'existe pas dans LLC (utile pour un canal bruité avec RTT long) 3. HDLC offre plusieurs modes de connexion, alors que dans un réseau local, seul le mode ABME (mode asynchrone équilibré étendu) a un sens. 4. Les LPDU XID et TEST ont été introduits dans LLC pour le besoin du trafic sans connexion. En effet, XID sert à échanger le type de LLC ainsi que la taille de la fenêtre d'anticipation; TEST sert à tester si une liaison logique est active ou pas. On répond à un XID ou TEST par un LPDU de la même nature. 17

LOGICAL LINK CONTROL (LLC 3) service sans connexion et avec acquittement Le service du type 3, appelé LLC 3 a pour but d offrir des liaisons en mode datagramme sans connexion qui sont simple à gérer mais néanmoins rapide et fiables, comme l'exigent de nombreuses applications tempsréel. Chaque LPDU est acquitté individuellement. Si l'acquittement n'est pas arrivé au bout du temps imparti, la couche LLC ne prend pas l'initiative de retransmettre le LPDU, mais se contente de confirmer ce résultat négatif à la couche supérieure. Les LPDU utilisés sont ceux du type 1 (UI, XID, TEST) plus UA et FRMJ. 18