BACTÉRIES COLIFORMES TOTALES



Documents pareils
Pour améliorer la qualité Objectif esthétique pour l eau potable 1 mg/l

Est-elle bonne à boire?

Présentation de l entreprise. Des entreprises d ici. Une offre de services sur mesure. .com

Décrets, arrêtés, circulaires

L eau à l intérieur des bâtiments: aspects règlementaires

L eau dans le corps. Fig. 6 L eau dans le corps. Cerveau 85 % Dents 10 % Cœur 77 % Poumons 80 % Foie 73 % Reins 80 % Peau 71 % Muscles 73 %

Région du lac de Gras

Calcaire ou eau agressive en AEP : comment y remédier?

RAPPORT ANNUEL Réseaux d eau potable Règlement de l Ontario 170/03. Table 1Information du système d eau potable

!"#$%&#'()&*+",#%)-"#.),%)/&*01%')2%1'&0.%3)

Fiche documentaire FAIRE LES PRODUITS D USAGE DOMESTIQUE SANS DANGER POUR L AIR

Professeur Diane GODIN-RIBUOT


ETUDE DE LA QUALITE PHYSICO CHIMIQUE ET BACTERIOLOGIQUE DES EAUX SOUTERRAINES DE LA NAPPE PLIO-QUATERNAIRE DANS LA RÉGION DE MEKNÈS (MAROC)

Physique Chimie. Réaliser les tests de reconnaissance des ions Cl -,

VERITAS TUNISIE CATALOGUE ANALYSES LABORATOIRE

REHABILITATION DE LA FRICHE INDUSTRIELLE DE L ESTAQUE. Surveillance médico-professionnelle des entreprises intervenantes

Rapport annuel de monitoring automatisé de la qualité de l eau

Règlement sur la qualité de l eau potable

VILLE DE QUÉBEC RÈGLEMENT R.V.Q. 416 RÈGLEMENT SUR LA QUANTITÉ ET LA QUALITÉ DES EAUX USÉES

Votre installation septique l essentiel à savoir!

10 en agronomie. Domaine. Les engrais minéraux. Livret d autoformation ~ corrigés. technologique et professionnel

La qualité de l eau utilisée dans les entreprises alimentaires. Guide d application de la réglementation

Les adoucisseurs d'eau Essential Series MC de Kinetico aident à optimiser l'efficacité des appareils électroménagers

Caractéristiques des eaux utilisées en industrie agroalimentaire

Olympiades de chimie : chimie et habitat

Solutions pour le calibrage et l entretien Gamme complète d accessoires indispensables

SP. 3. Concentration molaire exercices. Savoir son cours. Concentrations : Classement. Concentration encore. Dilution :

ACCREDITATION CERTIFICATE. N rév. 5. Satisfait aux exigences de la norme NF EN ISO/CEI : 2005 Fulfils the requirements of the standard

Centre d expertise en analyse environnementale du Québec GRILLE D ÉVALUATION SYSTÈME DE MANAGEMENT

CHAPITRE 8 PRODUCTION ALIMENTAIRE ET ENVIRONNEMENT

NOTICE: INFORMATION DE L UTILISATEUR. Bisolax 5 mg comprimés enrobés. Bisacodyl

SECTION 1- Identification de la substance/du mélange et de la société / entreprise

Impact environnemental des pneumatiques déchiquetés utilisés pour la construction d ouvrages en remblai

Articles pour le blogue Accueillir le printemps tout naturellement

L eau c est la vie! À l origine était l eau... La planète bleue. Les propriétés de l eau. L homme et l eau. ... et l eau invita la vie.

Version: 1.0 Date de révision: Identification de la substance/ du mélange et de la société/ l'entreprise

Comprendre l efflorescence

Rapport de stage. «Travail préparatoire à l estimation du coût d une bonne qualité des eaux de baignade sur le littoral Aquitain»

Étape 1 : Balancer la chimie de l'eau

Fabriquer ses produits ménagers naturels. Semaine Européenne de la Réduction des Déchets 2013

formations professionnelles fin 2014 / début 2015 hygiène alimentaire en restauration collective audit, conseil et formation professionnelle

Les Bonnes Pratiques Hygiéniques dans l Industrie Alimentaire

Principe de la corrosion galvanique :

QU EST-CE QUE LA CHLORATION?

CARDIOLOGIE LA MÉDICATION POUR L'INSUFFISANCE CARDIAQUE

Contexte réglementaire en hygiène alimentaire

Révision de la numérotation des règlements

NOTICE: INFORMATION DE L UTILISATEUR. Dulcolax bisacodyl 5 mg comprimés enrobés (bisacodyl)

GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE

RAPPORT D ÉTUDE juin 2006 N DRC ERSA n 100

Les objectifs du règlement sur l utilisation des engrais et des pesticides sont de :

CARNET SANITAIRE DE VOTRE INSTALLATION D'EAU

KASOLV 16 Silicate de potassium

Indicateurs de ph Tests qualitatifs Tests semi-quantitatifs. Tests rapides pour plus de 40 substances MACHEREY-NAGEL

Comment bien s hydrater pendant l été?

TITRONIC et TitroLine. Les nouveaux titrateurs et burettes

Avant propos. Nicole KLEIN Directrice Générale Agence Régionale de Santé d Aquitaine. ARS Aquitaine - mai

Tâche : Comparer l étiquette de produits alimentaires afin de connaître leur valeur nutritive.

le bon usage de l'eau

THEME 2 : CORPS HUMAIN ET SANTE : L EXERCICE PHYSIQUE

Burette TITRONIC Titrateurs TitroLine

Les gencives et la santé générale. Qu est-ce qu une maladie des gencives? d autres types de problèmes de santé ou en causer de nouveaux.

Atelier animé par : Cottereau Laurent 5 Troben Ploëzal / «Quelque part sur la terre»

Nous utilisons l eau et la rendons à la nature.

Industrie Agro-Alimentaire

Tableau récapitulatif : composition nutritionnelle de la spiruline

LISTE DES SPECIALITÉS A BASE DE FLUOR, UTILISÉES DANS LA PREVENTION DE LA CARIE DENTAIRE

Proposition de la Commission sur les allégations nutritionnelles et de santé en vue de mieux informer les consommateurs et d'harmoniser le marché

A B C Eau Eau savonneuse Eau + détergent

Demande chimique en oxygène

PH Moins 1. IDENTIFICATION DE LA SUBSTANCE/DU MÉLANGE ET DE LA SOCIÉTÉ/ENTREPRISE. Postbus ZG Herpen Pays-Bas +31 (0)

5. Matériaux en contact avec l eau

Le monitoring de la qualité

Consommez moins de sodium pour réduire votre pression artérielle. Information sur le sodium alimentaire.

PHYSIQUE-CHIMIE DANS LA CUISINE Chapitre 3 : Chimie et lavage

Produits pour hygiène en cuisine nettoyage de bâtiments détergents pour textiles

Activité 38 : Découvrir comment certains déchets issus de fonctionnement des organes sont éliminés de l organisme

Traitements topiques. Utiliser conformément aux instructions figurant sur l emballage. Aident à éliminer les squames. Soulagent les démangeaisons.

L information nutritionnelle sur les étiquettes des aliments

Contact cutané. Contact avec les yeux. Inhalation. Ingestion.

La fluoration de l eau potable : révision des plus récentes données scientifiques

ÉVALUATION DE LA PERSONNE ATTEINTE D HYPERTENSION ARTÉRIELLE

Le Plomb dans l eau AGENCE NATIONALE POUR L AMÉLIORATION DE L HABITAT

PIL Décembre Autres composants: acide tartrique, macrogol 4000, macrogol 1000, macrogol 400, butylhydroxyanisol.

Moyens de production. Engrais

Liquides oraux : et suspensions. Préparations liquides pour usage oral. Solutions

FICHE DE DONNEE SECURITE

16- Grand lac Shaw Portrait 2006

L analyse minérale des cheveux clarifie la situation

inspection, nettoyage et désinfection

Peroxyacide pour l'hygiène dans les industries agroalimentaires

Allégations relatives à la teneur nutritive

SECURITE SANITAIRE ET RESTAURATION COLLECTIVE A CARACTERE SOCIAL

Acides et bases. Acides et bases Page 1 sur 6

CONCOURS DE L INTERNAT EN PHARMACIE

Laboratoire Eau de Paris. Analyses et Recherche

Transfusions sanguines, greffes et transplantations

Transcription:

BACTÉRIES COLIFORMES TOTALES Normes (maximum) Coliformes totaux = 10 UFC/100 ml Colonies atypiques = 200 UFC/100 ml Maladie gastro-entérite Les colonies atypiques peuvent masquer la présence de coliformes Eau de surface qui pénètre dans un puits non étanche Identifier la cause de la contamination et l éliminer. Causes possibles : manque d étanchéité du puits, absence de monticule autour du puits, installation septique défectueuse, épandage de fumier, Désinfection du puits et du réseau de distribution, y compris le réservoir à eau chaude BACTÉRIES E.COLI ET ENTÉROCOQUES Normes (maximum) E.Coli = 0 UFC/100 ml Entérocoques = 0 UFC/100 ml Absence complète car présence indique une pollution d origine fécale et donc pouvant contenir des microorganismes pathogènes dangereux comme le sérogroupe pathogène E. coli O157:H7 responsable de l épidémie de Walkerton, en Ontario Maladie gastro-entérite Hépatites, méningites Contamination d origine fécale (fosse septique, égout, animaux, fumier) Eau de surface qui pénètre dans un puits non étanche Faire bouillir l eau durant au moins 1 minute avant de consommer (glaçons, préparation et lavage des aliments, brossage de dents, lavage du bébé, ) Identifier la cause de la contamination et l éliminer. Causes possibles : manque d étanchéité du puits, absence de monticule autour du puits, installation septique défectueuse, épandage de fumier, Désinfection du puits et du réseau de distribution, y compris le réservoir à eau chaude page 1 de 10

ARSENIC Normes (maximum) 0,010 mg/l selon Santé Canada et 0,025 mg/l selon MDDEP Cancérigène (vessie, rein, foie, poumons, peau) S accumule dans les ongles et les cheveux et le corps s en débarrasse dans l urine et la transpiration L exposition à forte dose dans l eau potable durant quelques jours ou quelques semaines peut entraîner des douleurs abdominales et musculaires, vomissements, diarrhées, crampes, faiblesses, etc Élément naturel très répandu dans la croute terrestre, donc dans les nappes d eaux souterraines Certaines régions sont plus à risques, comme : Estrie, Abitibi, Beauce Une étude du MDDEP en 2003 établissait que 2% des eaux souterraines municipales au Québec dépassaient la norme en arsenic, allant même jusqu à 0,06 mg/l Eaux usées industrielles Bois traité à l arséniate (teinte verte) Installer un système de traitement d eau Une attention doit être apportée à la forme de l arsenic présente. Dépendant du ph et d autres conditions, l arsenic peut être sous forme trivalente et donc plus difficile à traiter. Dans ces cas, une oxydation de l arsenic peut être nécessaire comme prétraitement. D autres ions peuvent aussi être présents et nuire au traitement. page 2 de 10

BARYUM Norme (maximum) 1.0 mg/l Maladies cardio-vasculaires Présent naturellement dans le roc dans certaines régions, comme: Chaudière Appalaches, Centre du Québec, Montérégie Installer un système de traitement d eau Consommer de l eau en bouteille CHLORURES Concentrations maximales suggérées pour des raisons esthétiques et non de santé 250 mg/l Goût salé Favorise la corrosion Peut favoriser l hypertension artérielle Naturellement présent dans l eau souterraine ex. Sorel Sel de déglaçage Installer un système de traitement d eau Consommer de l eau en bouteille page 3 de 10

DURETÉ Concentrations maximales suggérées pour des raisons esthétiques et non de santé Si plus que 500 mg/l, l eau est inacceptable pour la plupart des usages domestiques Si plus que 200 mg/l, l eau est considéré médiocre Concentration idéale entre 80 et 100 mg/l pour un bon équilibre entre la corrosion et l entartrage Si moins de 80 mg/l, l eau peut être corrosive Entartrage (croute de calcaire dans le réservoir d eau chaude et la bouilloire) Consommation excessive de savon Eau souterraine qui contient naturellement du calcium et magnésium Installer un adoucisseur de l eau par échange d ion sodium ou potassium Si le consommateur soufre d hypertension ou d insuffisance cardiaque, il est recommandé de ne pas consommer l eau adoucie si elle contient trop de sodium FLUORURES Norme (maximum) 1,5 mg/l Réduit la carie dentaire entre 0,8 et 1,0 mg/l Un excès peut amener la fluorose dentaire surtout chez les enfants. Un motif marbré peut alors se développer sur l émail des dents Le fluorure est ajouté dans l eau potable de certaines municipalités pour réduire la carie dentaire Naturellement présent dans l eau souterraine de certaines régions comme à Maria Installer un système de traitement d eau Consommer de l eau en bouteille page 4 de 10

FER Concentration maximale suggérée pour des raisons esthétiques et non de santé 0.3 mg/l Élément essentiel à la nutrition Taches brunes sur la porcelaine et sur le linge lors de la lessive Goût métallique désagréable Croissance de ferrobactéries sur les parois des conduites et causant des odeurs surtout dans l eau chaude Naturellement présent dans l eau souterraine sous forme soluble (ferreux) Très abondant dans la nature Installer un système de traitement d eau MANGANÈSE Norme (maximum) 0,05 mg/l Élément essentiel à la nutrition Taches noires sur la porcelaine et sur le linge lors de la lessive Goût métallique désagréable Croissance de bactéries sur les parois des conduites et causant des odeurs surtout dans l eau chaude Naturellement présent dans l eau souterraine sous forme soluble Abondant dans la nature Installer un système de traitement d eau page 5 de 10

NITRATES ET NITRITES Norme (maximum) 10 mg N /L Peut produire une maladie, la «méthémoglobinémie» ou «maladie bleue», qui affecte la capacité du sang à transporter l oxygène, surtout chez les bébés de moins de 6 mois Bien que la population générale puisse aussi être affectée, les femmes enceintes sont particulièrement vulnérables Surtout relié aux activités agricoles (utilisation de fertilisants, fumier,..). Ils sont entraînés par l infiltration de la pluie ou fonte de neige, donc plus importants au printemps et l automne. Certaines régions sont plus à risques : Région de la rive sud du St-Laurent à l exception de la Gaspésie, région de Québec, Mauricie et Lanaudière Étude du MDDEP sur 2070 puits privés en zone agricole indique que 2,6% des puits dépassent la norme de nitrates Surveiller la concentration de nitrates plus régulièrement en zone agricole ou si la teneur est supérieure à 5 mg/l Chercher la source de contamination et l éliminer si possible Installer un système de traitement d eau Consommer de l eau en bouteille page 6 de 10

PLOMB Norme (maximum) 0,01 mg/l Toxique cumulatif avec des effets sur système nerveux central. Altère développement intellectuel, comportement et croissance des enfants À risque : femme enceinte et enfant de moins de 6 ans Rarement présent dans l eau de surface et souterraine Entrée de service en plomb dans bâtiments datant d avant 1980 mais surtout avant 1970. Il y aurait encore 100 000 entrées de service en plomb au Québec en dehors de la ville de Montréal Soudures au plomb avant 1989 Dissolution du plomb si l eau est corrosive (surtout si ph<6.5) Laisser couler l eau avant de consommer Installer un système de traitement d eau Consommer de l eau en bouteille Remplacer l entrée de service Traiter l eau pour augmenter le ph ou ajouter des orthophosphates Vérifier si présence d entrée d eau en plomb et de soudure au plomb page 7 de 10

SODIUM Concentration maximale suggérée pour des raisons esthétiques et non de santé 200 mg/l Élément essentiel à la nutrition Nuisible pour les personnes souffrant d hypertension ou d insuffisance cardiaque Goût désagréable Présence naturelle dans l eau souterraine et l eau de surface Sel de déglaçage qui pénètre dans les nappes d eau souterraine Abondant dans la nature Sel utilisé dans les systèmes d adoucissement de l eau. Hausse de 46 mg/l de sodium pour chaque 100 mg/l de dureté enlevé Installer un système de traitement d eau Consommer de l eau en bouteille SULFATES Concentration maximale suggérée pour des raisons esthétiques et non de santé 500 mg/l Purgation et irritation gastro-intestinale Goût déplaisant de terre Naturellement présent dans l eau souterraine Abondant dans la nature Installer un système de traitement d eau Consommer de l eau en bouteille page 8 de 10

Dépassements des normes selon le bilan du MDDEP pour les réseaux d eau potable de 2001 à 2005 E. coli 30% des réseaux au moins 1 fois Coliformes totaux 62% des réseaux au moins 1 fois Arsenic 1% des échantillons Baryum 2% des échantillons Fluorures 2% des échantillons Nitrites/nitrates 10% des échantillons Plomb 5% des échantillons NOTE IMPORTANTE Lors de la mise en fonction d un nouveau puits, l analyse complète de l eau par un laboratoire accrédité pour les paramètres spécifiés au «Règlement sur le captage des eaux souterraines» est le seul moyen de vous assurer que vous consommez une eau potable de qualité et sécuritaire. La même logique s applique lorsqu une maison change de propriétaire. Le nouvel acquéreur doit connaître la qualité de l eau du puits avant de faire l achat de la propriété. En tant que propriétaire d un puits individuel, il est recommandé d en faire analyser l eau régulièrement, soit au printemps et à l automne ou si vous remarquez un changement de couleur, limpidité, odeur, goût ou encore que des travaux soient effectués près de votre puits. Les analyses bactériologiques et les nitrites/nitrates sont les plus susceptibles de changer dans le temps. page 9 de 10

Référence: Le plomb dans l eau potable, MDDEP Fiche technique sur les nitrates-nitrites et E.coli dans l eau potable, MDDEP Recommandations pour la qualité de l eau potable au Canada : document technique. Santé Canada L arsenic dans l eau potable. Santé Canada Arsenic. Conseil canadien des ministres de l environnement La qualité de l eau de mon puits. MDDEP Le puits. MDDEP Bilan de la qualité de l eau potable au Québec. Janvier 1995 à juin 2002 Bilan de mise en œuvre du Règlement sur la qualité de l eau potable. Juin 2001 à juin 2005 page 10 de 10