Pages 38 à 41. Pourquoi on a fait l'euro. Alternatives Économiques - Hors-Série Numéro 105 - avril 2015 - situe en 1970 le projet de créer une monnaie unique au sein de la Communauté économique européenne (CEE), afin de remédier aux difficultés générées par le dérèglement du système monétaire international conçu en 1944 ; il précise que ce projet est accompagné d'autres dispositions allant très loin dans l'intégration politique des pays membres (harmonisation fiscale entre États par exemple) ; - indique que la fondation du système monétaire européen (SME) en 1979, réalisation moins ambitieuse que l'instauration d'une monnaie unique, a été suivie par la création d'un marché unique et par l'institution de l'union économique et monétaire (UEM) ; - remarque que l'uem se traduit, en autres, par la création de l'euro, mais sans intégration budgétaire ; - aborde les avantages attendus par la France de la création de l'euro, et les conditions posées par l'allemagne pour en accepter l'idée (indépendance de la Banque centrale européenne par exemple) ; - note qu'une intégration économique plus poussée entre les pays membres de la zone n'a pas été adoptée lors de la signature du traité de Maastricht, absence d'intégration perçue de nos jours comme un handicap dans la gestion de l'euro. L'article est accompagné de deux documents, dont les intitulés sont les suivants : - «Le prix des changes fixes» ; encadré qui présente le principe économique nommé le triangle de Mundell ; - «L'euro a été une erreur» ; interview d'un ancien sous-directeur Europe du FMI. utile pour rappeler qu'en se dotant d'un grand marché intérieur et d'une monnaie unique, les pays européens mènent une expérience originale d'intégration plus étroite de leurs économies. Pages 42 à 43. «Il n'y a pas de monnaie sans souveraineté». 1
L'article est constitué d'une interview de l'économiste André Orléan, interview au cours de laquelle il développe les idées suivantes : - historiquement, on constate qu'à chaque État correspond toujours une monnaie spécifique (quelques exemples illustrent le propos) ; par conséquent, l'absence de souveraineté unique dans la zone euro est problématique ; - la création de l'euro reposait sur l'idée que la monnaie unique devait favoriser la convergence des économies ; or, c'est l'inverse qui s'est produit, et les intérêts des pays de la zone divergent trop pour résoudre la crise de l'euro ; - la création de l'euro s'est faite sur le modèle allemand (indépendance de la banque centrale par rapport au politique par exemple), alors que les pays de la zone euro ont des histoires et des modes de fonctionnement différents de ceux de l'allemagne. L'article est accompagné d'un encadré dont l'intitulé est le suivant : «Les deux conceptions de la monnaie». article de lecture facile. utile pour rappeler qu'en se dotant d'une monnaie unique, les pays européens mènent une expérience originale d'intégration plus étroite de leurs économies. Page 48. Coûts et avantages de la monnaie unique. - présente les avantages de l'euro en distinguant l'argumentation fondée sur une approche microéconomique, de celle qui repose sur un raisonnement macroéconomique : suppression des coûts de transactions de change, et coordination des politiques monétaires par exemple ; - explique que chaque pays ne dispose plus, désormais, du moyen d'action représenté par la politique monétaire, instrument essentiel pour faire face à certaines situations de crise. article de lecture facile. utile pour montrer que l'union monétaire renforce les interdépendances entre les 2
politiques macroéconomiques des États membres, et pour s'interroger sur les difficultés de la coordination des politiques économiques dans l'union européenne. Alternatives Économiques - Hors-Série Poche Numéro 70 - novembre 2014 Pages 29 à 33. A quoi sert la politique budgétaire? - montre l'utilité de la politique budgétaire, qui permet d'agir sur la demande, afin de réduire un chômage durable ou de lutter contre l'inflation ; il note la contribution théorique fondamentale de l'économiste britannique J. M. Keynes à la légitimation de la politique budgétaire ; - indique quelques limites de la politique budgétaire, quand celle-ci est utilisée pour stimuler la demande (politique de relance) : tous les nouveaux revenus ne sont pas dépensés, les dépenses supplémentaires de l'état doivent être financées, et la production doit pouvoir augmenter ; - note les succès des politiques budgétaires keynésiennes mises en œuvre durant les Trente Glorieuses, puis propose quelques explications de leur inefficacité après les chocs pétroliers de 1973 et de 1979 : certaines modifications des comportements des agents économiques, et la généralisation des politiques économiques non coopératives en Europe par exemple ; - remarque l'abandon des politiques budgétaires de relance, en Europe, à partir des années 1980, ainsi que la tendance, en période de récession, à l'augmentation de la dette des États ; - considère comme nécessaire l'utilisation de la politique budgétaire en Europe, notamment pour soutenir une croissance faible, et mentionne divers obstacles à son usage (priorité accordée à la réduction des dettes publiques et politiques économiques non coopératives des pays par exemple). - utile pour montrer comment les pouvoirs publics peuvent utiliser la politique budgétaire dans le but d'agir sur les déséquilibres ; - utile pour s'interroger sur les difficultés de la coordination des politiques économiques dans l'union européenne. 3
Pages 34 à 39. A quoi sert la politique monétaire? - explique que la politique monétaire est utilisée en premier lieu pour lutter contre l'inflation, en limitant la quantité de monnaie en circulation dans l'économie ; il précise le rôle essentiel de la banque centrale dans cette action ; - relativise la relation de causalité entre l'évolution de la quantité de monnaie et l'inflation (le niveau des prix dépend de facteurs divers, tels que les coûts de production par exemple) ; - montre les difficultés à construire des indicateurs de mesure de l'inflation ; il relève que le problème se complique, car les hausses de prix concernent surtout les actifs (l'immobilier par exemple), actifs non pris en compte dans l'indice des prix ; - présente la controverse qui opposa les économistes keynésiens à Milton Friedman (et ses partisans), au sujet des relations entre la quantité de monnaie en circulation dans une économie et la croissance économique ; - indique que les statuts de la Banque centrale européenne (BCE), tout comme sa politique, privilégient la lutte contre l'inflation ; il note que la Banque centrale des États-Unis (FED) cherche à favoriser la croissance, sans négliger la stabilité des prix (l'histoire économique des XXe et XXIe siècles illustre le propos) ; - explique que le taux de change de la monnaie a une influence sur l'inflation et la croissance (illustration à l'aide de l'euro) ; - précise que les banques centrales ont les moyens d'agir sur le taux de change de leur monnaie, mais que ces moyens sont en réalité limités ; - repère dans l'action de la BCE à l'égard du taux de change de l'euro, une tendance à privilégier la lutte contre l'inflation, plutôt que le soutien de la croissance dans la zone euro. L'article est accompagné de deux documents ; on retiendra celui dont l'intitulé est le suivant : «La monnaie a-t-elle un effet sur la croissance?» (encadré). utile pour montrer comment les pouvoirs publics peuvent utiliser la politique monétaire dans le but d'agir sur les déséquilibres. 4
L'euro : fondements et fragilités. Écoflash Numéro 277 - avril 2013 - présente les différentes étapes qui ont conduit à la création de la monnaie unique : de l'institution de la Communauté économique du charbon et de l'acier (CECA) en 1951, au traité de Maastricht signé en 1992 ; - aborde les raisons pour lesquelles l'euro a été créé ; deux d'entre elles sont développées : la suppression des taux de change variables, et la prise en compte des conclusions issues du principe du «triangle des incompatibilités» (explications très claires) ; - présente le coût et les avantages de la création d'une union monétaire ; - expose les conditions de succès d'une union monétaire ; - rappelle les caractéristiques de la politique économique menée au sein de la zone euro, depuis sa création : coexistence d'une politique monétaire unique menée par la Banque centrale européenne (BCE), et de politiques budgétaires nationales ; une argumentation bien illustrée ; - termine par les conséquences, pour la zone euro, de la crise financière de 2007, et des mesures prises pour y faire face. Deux tableaux accompagnent le texte ; ils s'intitulent : - «Dates d'entrée dans le mécanisme de change européen et la zone euro». - «La théorie des zones monétaires optimales» ; sont mentionnés six critères d'optimalité, ainsi que les mécanismes et les références théoriques correspondant à chacun d'eux. - article accessible pour l'essentiel ; - les paragraphes placés sous le titre «Les conditions de réussite d'une union monétaire» sont plus difficiles, en particulier les deux derniers. - utile pour montrer qu'en se dotant d'une monnaie unique, les pays européens mènent une expérience originale d'intégration plus étroite de leurs économies ; - utile pour montrer que l'union monétaire renforce les interdépendances entre les politiques macroéconomiques des États membres ; - utile pour s'interroger sur les difficultés de la coordination des politiques économiques dans l'union européenne. 5