Administration système UNIX version 8.0



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Administration système UNIX version 8.0 Partie 3 2005 2006 Thierry Besançon Philippe Weill Université Pierre et Marie Curie - PARIS 6 Formation Permanente 4, place Jussieu 75252 Paris Cedex 05 web : www.fp.upmc.fr

Les animateurs de ce cours peuvent être joints aux adresses suivantes : Thierry.Besancon@formation.jussieu.fr Philippe.Weill@formation.jussieu.fr Ce cours est disponible au format PDF sur le web à l URL : http://www.formation.jussieu.fr/ars/2005-2006/unix/cours/ Si vous améliorez ce cours, merci de m envoyez vos modifications! :-) Des énoncés de TP et leurs corrigés sont disponibles sur le web à l URL : http://www.formation.jussieu.fr/ars/2005-2006/unix/tp/ Copyright (c) 1997-2006 by Thierry.Besancon@formation.jussieu.fr This material may be distributed only subject to the terms and conditions set forth in the Open Publication Licence, v1.0 or later (the latest version is available at http://www.opencontent.org/openpub/). "...the number of UNIX installations has grown to 10, with more expected..." - Dennis Ritchie and Ken Thompson, June 1972

Table des matières N o de transparent Chapitre 33 Gestion des comptes utilisateurs................................... 1 1 Le fichier /etc/passwd..................................... 3 2 Format du fichier /etc/passwd, <pwd.h>........................... 4 3 Chiffrement des mots de passe : crypt()............................. 10 4 Cycle du mot de passe et commande passwd........................... 12 5 Cycle du mot de passe et commande login............................ 16 6 Shadow passwords, /etc/shadow, <shadow.h>....................... 18 7 Le fichier /etc/group, <grp.h>................................ 21 8 Création d un nouveau compte : useradd, adduser, groupadd, addgroup......... 23 9 Compte root............................................. 27 10 Comptes fictifs système....................................... 30 11 Commande id........................................... 32 12 Commande groups........................................ 33 13 Commande su........................................... 34 14 Commande su (2).......................................... 39 15 Changer le propriétaire d objets : chown.............................. 40 16 Changer le groupe propriétaire d objets : chgrp........................... 43 17 Deviner des mots de passe...................................... 44 18 (Windows : : net user)...................................... 45 19 (Windows : : cusrmgr.exe)................................... 47 20 (Windows : : lusrmgr.msc)................................... 59 21 (Windows : : secpol.msc).................................... 61 22 Interdiction des logins........................................ 63 23 (Windows : : Interdiction des logins)................................. 64 24 (Windows : : perte du mot de passe de l administrateur)........................ 65 Chapitre 34 NIS................................................. 66 1 Architecture de NIS......................................... 67 2 Données NIS : maps NIS, DBM, ypcat, ypmatch......................... 69 3 Client NIS, domainname, ypbind, ypwhich, ypset..................... 76 4 Slave server NIS, ypserv, ypxfr................................. 82 5 Master server NIS, ypxfrd, rpc.yppasswdd, yppasswd.................. 84 6 Netgroups.............................................. 87 7 Installation de NIS.......................................... 91 Chapitre 35 NIS+................................................. 92 Chapitre 36 LDAP................................................ 93 1 Problématique............................................ 93 2 Principe d annuaire.......................................... 94 3 Annuaire LDAP............................................ 96 4 Modèle de données de LDAP : DIT, suffixe.............................. 97 5 Modèle de données de LDAP : entrée, attributs, DN, URL....................... 101 6 Modèle de données de LDAP : schéma, syntaxes, OID, objectclass.................. 104 7 Protocole LDAP / Bind........................................ 107 8 Format de données LDIF....................................... 108 9 Implémentations........................................... 111 10 OpenLDAP.............................................. 112 11 ObjectClass posixaccount, shadowaccount........................ 114 12 Un peu de bibliographie....................................... 115 Chapitre 37 Sélection de naming services, /etc/nsswitch.conf..................... 116 1 Problématique............................................ 116 2 Syntaxe de /etc/nsswitch.conf............................... 117 3 Exemple de /etc/nsswitch.conf.............................. 119 4 A propos de LDAP.......................................... 120

Chapitre 38 Pluggable Authentification Module, PAM............................... 121 1 Problématique............................................ 121 2 Principe de PAM........................................... 123 3 Fichier de configuration /etc/pam.conf............................. 125 4 Directives d essai des modules.................................... 127 5 Modules, /usr/lib/security................................. 132 6 Options des modules......................................... 134 7 Exemple 1.............................................. 135 8 Exemple 2.............................................. 138 9 A propos de LDAP.......................................... 139 10 Un peu de bibliographie....................................... 140 Chapitre 39 Connexion des utilisateurs...................................... 141 1 Fichier utmp : <utmp.h>..................................... 141 2 Fichier utmpx : <utmpx.h>................................... 143 3 Fichier wtmp : <utmp.h>..................................... 144 4 Fichier wtmpx : <utmpx.h>................................... 145 5 Commande last.......................................... 146 Chapitre 40 Pseudo terminaux.......................................... 147 1 Devices associés aux pseudo terminaux............................... 147 2 Commande tty, device /dev/tty................................ 148 3 Nombre de terminaux........................................ 149 4 Phase de connexion, init, getty................................ 150 5 Liste BSD des terminaux physiques : /etc/ttys......................... 152 6 Liste System-V des terminaux physiques : /etc/inittab.................... 153 7 Terminaux sécurisés......................................... 154 Chapitre 41 Terminaux X, XDM.......................................... 159 1 introduction sur les terminaux X................................... 159 2 XDM : X Display Management.................................... 160 3 Requêtes XDMCP.......................................... 161 4 Gestion directe de serveurs X.................................... 162 5 Fichier de configuration xdm-config............................... 163 6 Fichier de configuration Xaccess.................................. 164 7 Fichier de configuration Xservers................................. 165 8 Fichier de configuration Xresources............................... 166 9 Application CHOOSER........................................ 167 10 Ressources X pour XDM....................................... 169 11 KDM : KDE Display Manager..................................... 170 12 GDM : Gnome Display Manager................................... 171 13 Session X de l utilisateur....................................... 172 14 Mode Failsafe............................................ 174 Chapitre 42 Terminaux légers........................................... 175 1 Problématique............................................ 175 2 RDP................................................. 176 3 ICA................................................. 179 4 VNC................................................. 183 5 SUNRAY............................................... 187 Chapitre 43 Protocole IP............................................. 194 1 Ethernet............................................... 195 2 Adresses IP............................................. 198 3 Adresse spéciale : adresse de loopback............................... 200 4 Netmask............................................... 201 5 Adresse de broadcast........................................ 202 6 Configuration de l adresse réseau Unix : ifconfig........................ 203 7 Configuration d adresses réseau virtuelles.............................. 206

8 (Windows : : netsh).......................................... 208 9 Annuaire basique : /etc/hosts................................. 209 10 Routage : route.......................................... 210 11 (Windows : : route).......................................... 211 12 Routage : netstat........................................ 212 13 (Windows : : netstat)......................................... 213 14 Tests de connectivité : ping..................................... 214 15 (Windows : : ping).......................................... 215 16 Tests de connectivité : traceroute................................ 216 17 (Windows : : tracert)......................................... 217 18 Utilitaire libpcap......................................... 218 19 (Windows : : netcap)......................................... 219 20 Utilitaire tcpdump......................................... 220 21 Utilitaire ethereal........................................ 221 22 (Windows : : etherreal)........................................ 223 23 Utilitaire lsof............................................ 224 24 Logiciels de dessin de réseaux.................................... 226 25 Un peu de bibliographie....................................... 228 Chapitre 44 Domain Name Server (DNS)..................................... 229 1 Principes du DNS.......................................... 229 2 Zone DNS.............................................. 230 3 Requête d interrogation du DNS................................... 231 4 Implémentation : BIND, named................................... 234 5 F.root-servers.net (vieille version)............................. 238 6 F.root-servers.net (à jour)................................. 240 7 Utilitaire rndc............................................ 241 8 Fichier /etc/resolv.conf................................... 242 9 Utilitaire nslookup........................................ 243 10 Utilitaire dig............................................ 244 11 Record de type PTR......................................... 252 12 Fichier /etc/nsswitch.conf................................. 254 13 Délégation d une partie de classe C................................. 255 14 Nom de machine, hostname.................................... 258 15 WHOIS............................................... 259 16 Espace de confiance......................................... 260 17 Un peu de documentation...................................... 261 Chapitre 45 Partage de fichiers NFS....................................... 262 1 Principe de NFS........................................... 263 2 Lancement de NFS.......................................... 264 3 Exportation NFS, /etc/exports, /etc/dfs/dfstab.................... 267 4 Exportation root NFS......................................... 269 5 Règle de non transitivité NFS..................................... 273 6 Montage NFS manuel........................................ 274 7 Montage NFS automatique...................................... 275 8 Option de montage NFS soft.................................... 276 9 Option de montage NFS hard.................................... 277 10 Vérification des exportations : showmount............................. 278 11 Vérification des exportations : rpcinfo.............................. 279 12 Messages d erreur NFS....................................... 280 13 Automounter............................................. 281 14 Schéma récapitulatif......................................... 282 Chapitre 46 Synchronisation manuelle de fichiers................................. 283 1 Synchronisation de fichiers via rdist................................ 284 2 Synchronisation de fichiers via rsync................................ 292

Chapitre 47 Gestionnaire de services réseau : inetd.............................. 296 1 Principe............................................... 297 2 /etc/services......................................... 300 3 netstat -a, netstat -an.................................. 302 4 /etc/inetd.conf....................................... 304 5 Reconfiguration de inetd, SIGHUP................................ 307 6 Filedescriptors et serveurs lancés par inetd.............................. 308 Chapitre 48 TCP Wrappers............................................ 310 1 Rappel sur inetd........................................... 311 2 Principe des TCP Wrappers, tcpd................................. 312 3 Modifications de /etc/inetd.conf............................... 319 4 Contrôle d accès, /etc/hosts.allow, /etc/hosts.deny................ 321 5 libwrap.a............................................ 325 Chapitre 49 Gestionnaire de services réseau (2) : xinetd............................ 326 1 Fichier de configuration /etc/xinetd.conf.......................... 327 2 Réglages par défaut......................................... 329 3 Configuration d un service...................................... 330 4 /etc/xinetd.conf : directive nice.............................. 331 5 /etc/xinetd.conf : directive access_times....................... 332 6 /etc/xinetd.conf : directives bind, id........................... 333 7 /etc/xinetd.conf : directive redirect.......................... 335 8 /etc/xinetd.conf : tcpd et directive NAMEINARGS.................... 336 9 /etc/xinetd.conf : directive chroot............................ 337 10 Reconfiguration, signaux....................................... 338 Chapitre 50 Quelques services et protocoles réseau............................... 339 1 Services réseau inutiles....................................... 339 2 Protocole TELNET, telnet, telnetd.............................. 343 3 Protocole RLOGIN, rlogin, rlogind.............................. 344 4 Protocole FTP, ftp, ftpd..................................... 346 5 Protocole TFTP, tftp, tftpd................................... 352 6 Protocole RARP, obtention d adresse IP............................... 355 7 Protocole RARP : rarpd...................................... 356 8 Protocole BOOTP : bootpd.................................... 357 9 Protocole DHCP, dhcpd, dhcpd.conf, dhclient....................... 359 Chapitre 51 Courrier électronique......................................... 371 1 Composantes du système du courrier électronique.......................... 371 2 Mail Transfer Agent (MTA)...................................... 374 3 Sendmail............................................... 376 4 Postfix................................................ 377 5 Normes utilisées par sendmail et postfix............................... 379 6 Adresses postmaster, abuse, SPAM.............................. 380 7 Adresses génériques, reverses.................................... 385 8 Protocoles de consultation : POP, IMAP................................ 386

Gestion des comptes utilisateurs Chapitre 33 : Gestion des comptes utilisateurs Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 1 Gestion des comptes utilisateurs Un compte utilisateur : définition de son identification pour le système définition d un environnement utilisateur Opérations possibles : création modifications destruction Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 2

Gestion des comptes utilisateurs Le fichier /etc/passwd 33.1 Le fichier /etc/passwd Le fichier /etc/passwd contient les informations sur les utilisateurs. Sur tous les Unix! Exemple : root:u/oecqo.cmnyc:0:1:operator:/root:/bin/csh nobody:*:65534:65534::/: daemon:*:1:1::/: sys:*:2:2::/:/bin/csh bin:*:3:3::/bin: besancon:vshntkfqz8mek:4332:1000::/users/adm/besancon:/bin/bash... Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 3 Gestion des comptes utilisateurs Format du fichier /etc/passwd, <pwd.h> 33.2 Format du fichier /etc/passwd, <pwd.h> Le format est composé de 7 champs séparés par le caractére : : login : mot de passe : UID : GID : gecos : homedir : shell Pour la définition exacte sur sa machine, se reporter à <pwd.h>. Par exemple sur Linux : /* The passwd structure. */ struct passwd { char *pw_name; /* Username. */ char *pw_passwd; /* Password. */ uid_t pw_uid; /* User ID. */ gid_t pw_gid; /* Group ID. */ char *pw_gecos; /* Real name. */ char *pw_dir; /* Home directory. */ char *pw_shell; /* Shell program. */ }; Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 4

Gestion des comptes utilisateurs Format du fichier /etc/passwd, <pwd.h> champ 1 : login Nom sous lequel un ordinateur connait un individu. 8 caractères en général. Pour plus, vérifier Sur Linux, on peut avoir des noms plus longs que 8. Conseils : pas de majuscules, éviter les caractères accentués. Bref : lettres minuscules, chiffres et caractère «-» champ 2 : mot de passe Mot de passe de l utilisateur stocké sous forme chiffrée non déchiffrable. Nécessité d éduquer les utilisateurs pour choisir un bon mot de passe. Les logiciels de crack de mots de passe ne déchiffrent pas les mots de passe : ils font des essais à base de dictionnaires. crack : ftp://ftp.lip6.fr/pub/unix/security/crack5.0.tar.gz john : ftp://ftp.false.com/pub/security/john/john-1.6.tar.gz Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 5 Gestion des comptes utilisateurs Format du fichier /etc/passwd, <pwd.h> champ 3 : UID Identificateur numérique compris entre 0 et 32767 (short int a priori). Sur Linux, c est un uid_t (équivalent à un unsigned int) Cette valeur doit être unique au sein des utilisateurs. champ 4 : GID Identificateur numérique compris entre 0 et 32767 (short int a priori). Sur Linux, c est un gid_t (équivalent à un unsigned int) Cette valeur doit être unique au sein des groupes. % ls -l -rw-r--r-- 1 besancon software 5928 Sep 15 22:49 fichier1.txt -rw-r--r-- 1 besancon software 940 Sep 15 22:27 fichier2.txt % ls -ln -rw-r--r-- 1 4332 1000 5544 Sep 15 22:47 fichier1.txt -rw-r--r-- 1 4332 1000 940 Sep 15 22:27 fichier2.txt Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 6

Gestion des comptes utilisateurs Format du fichier /etc/passwd, <pwd.h> champ 5 : gecos Identité en clair de l utilisateur. Les systèmes BSD y ont stocké d autres informations comme le numéro de téléphone, le numéro de bureau etc. La commande chfn (change finger) permet de modifier ce champs. champ 6 : homedir Répertoire par défaut. champ 7 : shell Shell par défaut. Si le champ est vide, on prend /bin/sh par défaut. Le shell déterminera les fichiers de configuration à installer chez l utilisateur. La commande chsh (change shell) permet de choisir parmi les shells mentionnés dans /etc/shells. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 7 Gestion des comptes utilisateurs Format du fichier /etc/passwd, <pwd.h> Quelques constatations : les UIDs ne sont pas nécessairement consécutifs ; il peut y avoir des trous dans la numérotation une ligne dans «/etc/passwd» n implique pas que le homedirectory existe ; on peut avoir un utilisateur défini sans que sont homedir existe des fichiers peuvent appartenir à un UID qui n est pas utilisé dans «/etc/passwd» on peut avoir plusieurs utilisateurs définis ayant tous les même UID ; au niveau de la commande «ps», c est le premier du fichier qui apparaitra. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 8

Gestion des comptes utilisateurs Format du fichier /etc/passwd, <pwd.h> Quelques conseils : Il faut toujours trier les lignes de /etc/passwd selon l ordre numérique des UID : # sort -t : +2n -3 /etc/passwd Il ne faut jamais laisser de comptes sans mot de passe. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 9 Gestion des comptes utilisateurs Chiffrement des mots de passe : crypt() 33.3 Chiffrement des mots de passe : crypt() Les mots de passe sont stockés sur une forme chiffrée, mathématiquement non réversible. Algorithme de chiffrement : DES, standard fédéral de l administration américaine Ce chiffrement non réversible est dit hashing (le mot de passe chiffré est dit hashed). Disponible sur Unix via la fonction C crypt() : premier paramètre : la chaine à chiffrer second paramètre : la graine (dite salt en anglais) composée de 2 caractères résultat renvoyé : une chaine dont les 2 premiers caractères reprennent le salt Ainsi crypt("qwerty", "NU") renvoie NUMVcLVD/dM12 Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 10

Gestion des comptes utilisateurs Chiffrement des mots de passe : crypt() Exemple de programme C complet : #include<stdio.h> main(int argc, char *argv[]) { printf("=> %s\n", crypt(getpass("chaine a chiffrer :"), argv[1])); } Compiler sur LINUX par : % gcc crypt.c -o crypt.exe -lcrypt Une fois compilé, le programme montre : %./textcrypt NU Chaine a chiffrer : XXXXXXXX => NUMVcLVD/dM12 <-- QWERTY pour l exemple Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 11 Gestion des comptes utilisateurs Cycle du mot de passe et commande passwd 33.4 Cycle du mot de passe et commande passwd La commande pour changer de mot de passe d un utilisateur dans /etc/passwd est passwd. Elle appelle crypt() avec un nouveau salt tiré au hasard et avec le nouveau mot de passe entré. passwd crypt() hashed password randomseed or "salt" serveur /etc/passwd (/etc/shadow) Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 12

Gestion des comptes utilisateurs Cycle du mot de passe et commande passwd Comportement lorsqu un utilisateur change un mot de passe % passwd passwd: Changing password for besancon Enter login password: XXXXXXXX New password: ZZZZZZZZ Re-enter new password: ZZZZZZZZ passwd (SYSTEM): passwd successfully changed for besancon On tache de vérifier l identité de la personne en demandant le mot de passe initial. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 13 Gestion des comptes utilisateurs Cycle du mot de passe et commande passwd Comportement lorsque l administrateur root change un mot de passe # passwd besancon New password: XXXXXXXX Re-enter new password: XXXXXXXX passwd (SYSTEM): passwd successfully changed for besancon Root n a jamais besoin de connaître le mot de passe d un utilisateur pour en changer le mot de passe. Lorsqu un utilisateur a perdu son mot de passe : root ne peut pas déchiffrer la chaine chiffrée dans /etc/passwd root peut changer le mot de passe par passwd groslourd Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 14

Gestion des comptes utilisateurs Cycle du mot de passe et commande passwd La commande passwd peut comporter plus ou moins de règles de vérification de la sûreté du mot de passe : % passwd besancon Enter login password: XXXXXXXX New password: XXXXXXXX <-- on entre exprès le même mot de passe passwd(system): Passwords must differ by at least 3 positions New password: YYYYYYYY <-- mélange de lettres minuscules et majuscules passwd(system): The first 6 characters of the password must contain at least two alphabetic characters and at least one numeric or special character. passwd(system): Too many failures - try later. Permission denied Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 15 Gestion des comptes utilisateurs Cycle du mot de passe et commande login 33.5 Cycle du mot de passe et commande login La commande login est lancée par le système pour se connecter. Elle va devoir vérifier si les mots de passe entré et stocké sont identiques, sachant que le mot de passe est stocké sous une forme hashée. Si le mot de passe hashé est saelydiafuf5o, on réalisera donc au login la comparaison C : strcmp("saelydiafuf5o", crypt("xxxxxxxx", "sa")) avec XXXXXXXX le mot de passe en clair. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 16

Gestion des comptes utilisateurs Cycle du mot de passe et commande login 1. L utilisateur entre login et mot de passe 2. On recupère la structure pwd de l utilisateur login 3. On extrait le salt 4. crypt() des données entrées 5. On extrait le passwd serveur /etc/passwd (ou /etc/shadow) 6. Comparaison hash stocké et hash calculé 7a. comparaison OK : connexion acceptée 7b. comparaison fausse : connexion refusée Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 17 Gestion des comptes utilisateurs Shadow passwords, /etc/shadow, <shadow.h> 33.6 Shadow passwords, /etc/shadow, <shadow.h> L idée part de la constatation que, si beaucoup de programmes accèdent au contenu de /etc/passwd pour les informations concernant UID, homedir, shell, peu en revanche l accèdent pour le mot de passe. On supprime donc le mot de passe chiffré du fichier /etc/passwd pour le stocker dans un fichier à accès plus restreint. L ancien mot de passe chiffré est remplacé par exemple par un caractère comme «*»ou «x» pour conserver la structure du fichier /etc/passwd initial de façon à être compatible avec d anciennes applications. Plusieurs formats de fichiers shadow sont utilisés par les constructeurs qui ne se sont pas mis d accord. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 18

Gestion des comptes utilisateurs Shadow passwords, /etc/shadow, <shadow.h> Exemple sur LINUX -rw-r--r-- -rw------- root wheel 10557 Sep 15 22:51 /etc/passwd root wheel 13318 Sep 15 22:50 /etc/shadow # cat /etc/passwd root:x:0:0:root:/root:/bin/bash bin:x:1:1:bin:/bin: daemon:x:2:2:daemon:/sbin: adm:x:3:4:adm:/var/adm:... # cat /etc/shadow root:fuqzjkzpwaytc:11237:0:99999:7:-1:-1:134540316 bin:*:11237:0:99999:7::: daemon:*:11237:0:99999:7::: adm:*:11237:0:99999:7:::... Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 19 Gestion des comptes utilisateurs Shadow passwords, /etc/shadow, <shadow.h> Exemple sur SOLARIS -rw-r--r-- 1 root sys 1032 Jul 11 23:21 /etc/passwd -rw------- 1 root sys 536 Jul 11 23:14 /etc/shadow # cat /etc/passwd root:x:0:1:super-user:/:/sbin/sh daemon:x:1:1::/: bin:x:2:2::/usr/bin:... boumaiza:x:1001:1000:lyazid Boumaiza:/net/serveur/home/ars/boumaiza:/bin/tcsh corsini:x:1002:1000:franck Corsini:/net/serveur/home/ars/corsini:/bin/tcsh... # cat /etc/shadow root:y8fpbbq414tbu:6445:::::: daemon:np:6445:::::: bin:np:6445::::::... boumaiza:aaljcbuvx/xem:11255:::::: corsini:5ag56r/m.kd9a:10912::::::... Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 20

Gestion des comptes utilisateurs Le fichier /etc/group, <grp.h> 33.7 Le fichier /etc/group, <grp.h> Le format est composé de 4 champs séparés par le caractére : : group : mot de passe : GID : membres Pour la définition exacte sur sa machine, se reporter à <grp.h>. Par exemple, sur une machine Linux : /* The group structure. */ struct group { char *gr_name; /* Group name. */ char *gr_passwd; /* Password. */ gid_t gr_gid; /* Group ID. */ char **gr_mem; /* Member list. */ }; Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 21 Gestion des comptes utilisateurs Le fichier /etc/group, <grp.h> champ 1 : group Nom du groupe apparaissant par ls -lg. champ 2 : mot de passe Mot de passe du groupe. champ 3 : GID Identificateur numérique compris entre 0 et 32767. Sur Linux, c est un gid_t (équivalent à un unsigned int) Cette valeur doit être unique au sein des groupes. champ 4 : membres Liste de noms de login séparés par des virgules. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 22

Gestion des comptes utilisateurs Création d un nouveau compte : useradd, adduser, groupadd, addgroup 33.8 Création d un nouveau compte : useradd, adduser, groupadd, addgroup Action mécanique automatisable. Selon le système, elle est déjà automatisée sous la forme d une commande d administration : Unix AIX HP-UX Solaris FreeBSD FreeBSD LINUX Programme smit sam admintool adduser useradd adduser et useradd Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 23 Gestion des comptes utilisateurs Création d un nouveau compte : useradd, adduser, groupadd, addgroup Exemple d interface graphique de création de compte : Problème : comment créer 3000 comptes en une après-midi avec cette interface? Problème : comment personnaliser cette interface? Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 24

Gestion des comptes utilisateurs Création d un nouveau compte : useradd, adduser, groupadd, addgroup Actions schématiques à accomplir lors de la création d un compte : 1. choix de l UID et du GID en fonction du service d appartenance de la personne 2. choix du homedir (en fonction du service?) 3. choix du nom de login selon la politique locale 4. choix du shell de login 5. incorporation de ces informations dans la base de données des comptes (/etc/passwd ou NIS selon la politique du service) ; * comme mot de passe par défaut Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 25 Gestion des comptes utilisateurs Création d un nouveau compte : useradd, adduser, groupadd, addgroup 6. ajout de l utilisateur dans /etc/group 7. création du homedir 8. copie des fichiers de configuration de l environnement (.profile,.cshrc,.xsession etc.) 9. attribuer le homedir créé à l utilisateur par chown + chgrp 10. initialisation du mot de passe si l utilisateur est présent L étape délicate dans une automatisation de création de compte est bien sûr l incorporation d une nouvelle ligne dans la base de données. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 26

Gestion des comptes utilisateurs Compte root 33.9 Compte root «root» est le nom du login Unix de l administrateur. NE PAS ESSAYER DE LE CHANGER! : codé profondément dans tous les programmes Unix Le shell de «root» a traditionnellement pour prompt «#» (voir variable d environnement «PS1»). Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 27 Gestion des comptes utilisateurs Compte root Déconseillé de travailler en permanence sous le nom de «root». Cf fond d écran de «root» sous LINUX Mandrake : Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 28

Gestion des comptes utilisateurs Compte root UID de «root»==0. Quelques règles : 1. L utilisateur root n a pas. dans son PATH (précédence de la commande locale par rapport à la commande système). 2. L utilisateur root a 022 pour umask (accessibilité indispensable de certains fichiers par les utilisateurs normaux). 3. Eviter d avoir / comme homedir pour root (pollution de / par les fichiers de configuration en «.totorc». Sur LINUX/FREEBSD, le répertoire de root est /root Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 29 Gestion des comptes utilisateurs Comptes fictifs système 33.10 Comptes fictifs système Exemple de Linux : root:x:0:0:root:/root:/bin/bash bin:x:1:1:bin:/bin: daemon:x:2:2:daemon:/sbin: adm:x:3:4:adm:/var/adm: lp:x:4:7:lp:/var/spool/lpd: sync:x:5:0:sync:/sbin:/bin/sync shutdown:x:6:0:shutdown:/sbin:/sbin/shutdown halt:x:7:0:halt:/sbin:/sbin/halt mail:x:8:12:mail:/var/spool/mail: news:x:9:13:news:/var/spool/news: uucp:x:10:14:uucp:/var/spool/uucp: operator:x:11:0:operator:/root: games:x:12:100:games:/usr/games: gopher:x:13:30:gopher:/usr/lib/gopher-data: ftp:x:14:50:ftp User:/home/ftp: nobody:x:99:99:nobody:/: xfs:x:43:43:x Font Server:/etc/X11/fs:/bin/false... Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 30

Gestion des comptes utilisateurs Comptes fictifs système Ces utilisateurs fictifs sont essentiellement des propriétaires de fichiers. Par exemple bin est le propriétaire de la plupart des exécutables : -rwxr-xr-x 1 bin bin 40960 Aug 9 1994 stty* -rws--x--x 1 root bin 24576 Aug 9 1994 su* -rwxr-xr-x 1 bin bin 24576 Aug 9 1994 sum* A noter l emploi du bit s sur la commande su. son exécution se fait au nom du propriétaire du fichier, ici root. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 31 Gestion des comptes utilisateurs Commande id 33.11 Commande id (en anglais identity) La commande id renvoie l UID et les GID primaire et secondaires de l utilisateur. % id uid=1000(besancon) gid=4(adm) groups=4(adm),0(root),3(sys),12(daemon) Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 32

Gestion des comptes utilisateurs Commande groups 33.12 Commande groups (en anglais groups) Syntaxe : groups [user] La commande groups renvoie les GID d appartenance de l utilisateur. % groups adm root sys daemon sae3 www Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 33 Gestion des comptes utilisateurs Commande su 33.13 Commande su (en anglais swap user) Syntaxe : su [-] utilisateur2 La commande su permet de changer d identité. La commande réussira après la demande du mot de passe de l utilisateur destination. Pour hériter complètement de l identité, utiliser l option «-» de la commande su. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 34

Gestion des comptes utilisateurs Commande su Quand on se trompe sur le mot de passe % id uid=4332(besancon) gid=1000(software) groups=1000(software) % su besancon Password: XXXXXXXX Sorry Quand on donne le bon mot de passe % id uid=4332(besancon) gid=1000(software) groups=1000(software) % su asterix Password: XXXXXXXX % id uid=8520(asterix) gid=8506(gaulois) groups=8506(gaulois) Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 35 Gestion des comptes utilisateurs Commande su Exemple de transmission de données parasites de la première identité à la seconde identité % id uid=4332(besancon) gid=1000(software) groups=1000(software) % pwd /users/adm/besancon % su asterix Password: XXXXXXXX % id uid=8520(asterix) gid=8506(gaulois) groups=8506(gaulois) % pwd /users/adm/besancon % printenv... MAIL=/var/mail/besancon... Certaines variables d environnement font encore référence à l identité de départ! Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 36

Gestion des comptes utilisateurs Commande su Exemple de non transmission de données parasites de la première identité à la seconde identité % id uid=4332(besancon) gid=1000(software) groups=1000(software) % pwd /users/adm/besancon % su - asterix Password: XXXXXXXX % id uid=8520(asterix) gid=8506(gaulois) groups=8506(gaulois) % pwd /users/stat/asterix % printenv... MAIL=/var/mail/asterix... Les variables d environnement font référence maintenant au second utilisateur exclusivement. Moralité : il faut toujours faire «su - utilisateur2» Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 37 Gestion des comptes utilisateurs Commande su Pour devenir root Pour devenir root, la commande est : % su - root ce qui peut se simplifier encore en : % su - Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 38

Gestion des comptes utilisateurs Commande su (2) 33.14 Commande su (2) Problèmatiques : lancer au boot une commande au nom d un autre utilisateur (serveur web, base de données, etc.) lancer via la crontab de root une commande au nom d un autre utilisateur (serveur web, base de données, etc.) Solution : su pierre -c commande Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 39 Gestion des comptes utilisateurs Changer le propriétaire d objets : chown 33.15 Changer le propriétaire d objets : chown (en anglais change owner) Syntaxe : chown [-Rh] utilisateur objets Commande réservée à l administrateur car sinon plus aucune protection de la machine : % ls -l -rw-r--r-- 1 besancon adm 49 Nov 23 21:05 cerise % chown root cerise chown: cerise: Not owner Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 40

Gestion des comptes utilisateurs Changer le propriétaire d objets : chown Très important : % ls -l -rw-r--r-- 1 besancon adm 49 Nov 23 20:54 cerise lrwxrwxrwx 1 besancon adm 6 Nov 23 20:54 fruit -> cerise % su - Password: XXXXXXXX # chown mysql fruit # ls -l total 4 -rw-r--r-- 1 mysql adm 49 Nov 23 20:54 cerise lrwxrwxrwx 1 besancon adm 6 Nov 23 20:54 fruit -> cerise Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 41 Gestion des comptes utilisateurs Changer le propriétaire d objets : chown Options utiles : option «-R» : changement récursif dans une arborescence option «-h» : si l objet est un lien symbolique, alors l option «-h» change le propriétaire du lien et non pas le propriétaire de l objet pointé par le lien : % ls -l -rw-r--r-- 1 besancon adm 49 Nov 23 20:54 cerise lrwxrwxrwx 1 besancon adm 6 Nov 23 20:54 fruit -> cerise % su - Password: XXXXXXXX # chown -h mysql fruit # ls -l total 4 -rw-r--r-- 1 besancon adm 49 Nov 23 20:54 cerise lrwxrwxrwx 1 mysql adm 6 Nov 23 20:54 fruit -> cerise Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 42

Gestion des comptes utilisateurs Changer le groupe propriétaire d objets : chgrp 33.16 Changer le groupe propriétaire d objets : chgrp (en anglais change group) Syntaxe : chgrp [-Rh] utilisateur objets Fonctionnement identique à celui de «chown». A noter la possibilité de combiner un «chown» avec un «chgrp»: syntaxe 1 : «chgrp [-Rh] utilisateur:groupe objets» syntaxe 2 : «chgrp [-Rh] utilisateur.groupe objets» Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 43 Gestion des comptes utilisateurs Deviner des mots de passe 33.17 Deviner des mots de passe L algorithme DES sert à hasher les mots de passe. Si l on a accès au contenu de /etc/shadow (ou /etc/passwd en mode non protégé), on peut utiliser certains outils pour vérifier la complexité des mots de passe en appliquant des dictionnaires et des règles d applications : John the ripper, disponible à http://www.openwall.com/john/ Crack, disponible à http://www.users.dircon.co.uk/~crypto/ Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 44

Gestion des comptes utilisateurs (Windows : : net user) 33.18 (Windows : : net user) Commande de base pour détruire des comptes : net user jean /del Commande de base pour créer des comptes : net user jean mot-de-passe /add [options] Les options permettent de définir les caractéristiques du compte : Option Signification illustration /ACTIVE:{YES NO} compte actif ou désactivé lettre F /COMMENT:"texte" champ «description» du compte lettre B /EXPIRES:{date NEVER} expiration ou pas du compte lettre E /FULLNAME:"nom" champ «nom détaillé» du compte lettre A /PASSWORDCHG:{YES NO} l utilisateur peut-il changer son mot de passe? lettre D /PASSWORDREQ:{YES NO} un mot de passe doit-il être défini? /TIMES:{horaires ALL} /USERCOMMENT:"texte" horaire de fonctionnement du compte commentaire du compte Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 45 Gestion des comptes utilisateurs (Windows : : net user) Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 46

Gestion des comptes utilisateurs (Windows : : cusrmgr.exe) 33.19 (Windows : : cusrmgr.exe) (en anglais console user manager) Dans le Resource Kit Windows 2000, on trouve la commande cusrmgr.exe qui permet de changer les attributs d un compte. Forme générale de la commande : cusrmgr.exe -u jean option Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 47 Gestion des comptes utilisateurs (Windows : : cusrmgr.exe) net user jean sesame /add Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 48

Gestion des comptes utilisateurs (Windows : : cusrmgr.exe) "c:\program Files\Resource Kit\cusrmgr.exe" -u jean -P "sesame" Non visible... Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 49 Gestion des comptes utilisateurs (Windows : : cusrmgr.exe) "c:\program Files\Resource Kit\cusrmgr.exe" -u jean -c "Service Informatique" Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 50

Gestion des comptes utilisateurs (Windows : : cusrmgr.exe) "c:\program Files\Resource Kit\cusrmgr.exe" -u jean -f "Jean DUPONT" Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 51 Gestion des comptes utilisateurs (Windows : : cusrmgr.exe) "c:\program Files\Resource Kit\cusrmgr.exe" -u jean +s MustChangePassword Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 52

Gestion des comptes utilisateurs (Windows : : cusrmgr.exe) L option de changer le mot de passe donne au moment de la connexion initiale : Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 53 Gestion des comptes utilisateurs (Windows : : cusrmgr.exe) "c:\program Files\Resource Kit\cusrmgr.exe" -u jean +s CanNotChangePassword Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 54

Gestion des comptes utilisateurs (Windows : : cusrmgr.exe) "c:\program Files\Resource Kit\cusrmgr.exe" -u jean +s PasswordNeverExpires Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 55 Gestion des comptes utilisateurs (Windows : : cusrmgr.exe) "c:\program Files\Resource Kit\cusrmgr.exe" -u jean +s AccountDisabled Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 56

Gestion des comptes utilisateurs (Windows : : cusrmgr.exe) L option de compte expiré donne au moment de la connexion : Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 57 Gestion des comptes utilisateurs (Windows : : cusrmgr.exe) "c:\program Files\Resource Kit\cusrmgr.exe" -u jean +s AccountLockout Non visible... Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 58

Gestion des comptes utilisateurs (Windows : : lusrmgr.msc) (en anglais local user manager) 33.20 (Windows : : lusrmgr.msc) Gestion graphique des utilisateurs : commande de base lusrmgr.msc Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 59 Gestion des comptes utilisateurs (Windows : : lusrmgr.msc) On peut bien sûr voir les propriétés d un compte : Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 60

Gestion des comptes utilisateurs (Windows : : secpol.msc) 33.21 (Windows : : secpol.msc) Via l outil de politique de sécurité secpol.msc, on peut configurer la longueur minimale des mots de passe : Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 61 Gestion des comptes utilisateurs (Windows : : secpol.msc) Via l outil de politique de sécurité secpol.msc, on peut configurer la complexité des mots de passe : Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 62

Gestion des comptes utilisateurs Interdiction des logins 33.22 Interdiction des logins Sur FreeBSD : login shell /sbin/nologin fichier /var/run/nologin qui sera affiché par /sbin/nologin Sur LINUX : fichier /etc/nologin qui sera affiché par /sbin/login # cat /etc/nologin Exemple pour ARS : Interdiction de se connecter. % ssh redhat9.example.com Exemple pour ARS : Interdiction de se connecter. Connection to redhat9.example.com closed. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 63 Gestion des comptes utilisateurs (Windows : : Interdiction des logins) 33.23 (Windows : : Interdiction des logins) Commande : interdiction des logins : change logon /disable autorisation des logins : change logon /enable pour savoir : change login /query Pas de possibilité d afficher un message d explications. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 64

Gestion des comptes utilisateurs (Windows : : perte du mot de passe de l administrateur) 33.24 (Windows : : perte du mot de passe de l administrateur) En cas de perte du mot de passe de l administrateur sur un Windows 2000 ou plus récent, solution : booter sur un CDROM LINUX avec un utilitaire de modification de la SAM Image ISO disponible sur http://home.eunet.no/~pnordah/ntpasswd/cd040818.zip Télécharger, graver. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 65 NIS Chapitre 34 : NIS NIS Network Information Service Créé par SUN en 1985 Anciennement Yellow Pages certaines commandes ont un nom en "yp..." Version NIS+ vers 1992, radicalement différente (cf annexe) C est un protocole réseau d accès à des informations centralisées sur un ou plusieurs serveurs redondants. Utilisation la plus courante : partager la base des comptes Unix. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 66

NIS Architecture de NIS 34.1 Architecture de NIS Architecture construite en mode client / serveur : D A T A Maitre D A T A D A T A Esclave 1 Esclave 2 Mise a jour push / pull D A T A D A T A D A T A D A T A D A T A Client 1 Client 2 Client 3 Client 4 Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 67 NIS Architecture de NIS Caractéristiques : Communications réseau via RPC (Remote Procedure Call) Propagation des données (maps) du master server aux slave servers en mode pull ou en mode push. Propagation des maps complètes Seul le master server peut modifier les données Les slave servers diffusent les données sans pouvoir les modifier Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 68

NIS Données NIS : maps NIS, DBM, ypcat, ypmatch 34.2 Données NIS : maps NIS, DBM, ypcat, ypmatch Les données manipulées par NIS : maps Les maps contiennent des couples (clef, valeur). Il n y a que le serveur NIS maître qui peut changer le contenu d une map. Une map est au format DBM (cf man dbm) ; une map se compose de 3 fichiers : le fichier source le fichier de suffixe.pag le fichier de suffixe.dir Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 69 NIS Données NIS : maps NIS, DBM, ypcat, ypmatch La commande makedbm permet de convertir le fichier source en les 2 fichiers constituant le DBM. % cat demo clef1 banane clef2 arbre % makedbm demo demo % ls -l demo test* -rw-r--r-- 1 besancon adm 23 Aug 15 11:56 demo -rw------- 1 besancon adm 0 Aug 15 11:57 demo.dir -rw------- 1 besancon adm 1024 Aug 15 11:57 demo.pag Dans le système NIS, les maps sont stockées sur le master server dans /var/yp/nom-du-domaine-nis : % cd /var/yp/nom-de-domaine-nis % ls -l passwd* -rw------- 1 root other 4096 Nov 23 07:26 passwd.byname.dir -rw------- 1 root other 8192 Nov 23 07:26 passwd.byname.pag -rw------- 1 root other 4096 Nov 23 07:26 passwd.byuid.dir -rw------- 1 root other 8192 Nov 23 07:26 passwd.byuid.pag Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 70

NIS Données NIS : maps NIS, DBM, ypcat, ypmatch Les maps sont construites automatiquement à partir de tous les fichiers sources des maps : passwd.byname passwd.byuid /etc/hosts makedbm NIS MASTER hosts.byname hosts.byuid /etc/passwd Le fichier /var/yp/makefile automatise toutes les créations de maps et leur propagation aux slave servers (mode push). Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 71 NIS Données NIS : maps NIS, DBM, ypcat, ypmatch Extrait de /var/yp/makefile :... hosts.time: $(DIR)/hosts @($(MULTI) $(B) -l $(DIR)/hosts); @($(STDHOSTS) $(DIR)/hosts $(CHKPIPE)) \ (awk BEGIN { OFS="\t"; } $$1!~ /^#/ { print $$1, $$0 } $(CHKPIPE)) \ $(MAKEDBM) $(B) - $(YPDBDIR)/$(DOM)/hosts.byaddr; @touch hosts.time; @echo "updated hosts"; @if [! $(NOPUSH) ]; then $(YPPUSH) -d $(DOM) hosts.byname; fi @if [! $(NOPUSH) ]; then $(YPPUSH) -d $(DOM) hosts.byaddr; fi @if [! $(NOPUSH) ]; then echo "pushed hosts"; fi... La construction d une map se résume alors à (par exemple suite à une modification de /etc/hosts) : # vi /etc/hosts # cd /var/yp # make hosts updated hosts pushed hosts Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 72

NIS Données NIS : maps NIS, DBM, ypcat, ypmatch La librairie DBM permet de créer des enregistrements de taille maximale 1024 octets : % man dbm SunOS/BSD Compatibility Library Functions dbm(3b) NAME... dbm, dbminit, dbmclose, fetch, store, delete, firstkey, nextkey - data base subroutines The sum of the sizes of a key/content pair must not exceed the internal block size (currently 1024 bytes). Moreover all key/content pairs that hash together must fit on a single block. store will return an error in the event that a disk block fills with inseparable data. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 73 NIS Données NIS : maps NIS, DBM, ypcat, ypmatch Quelques noms de maps : passwd.byname, passwd.byuid, group.byname, group.bygid, publickey.byname, hosts.byaddr, hosts.byname, mail.byaddr, mail.aliases, services.byname, services.byservicename, rpc.bynumber, rpc.byname, protocols.bynumber, protocols.byname, networks.byaddr, networks.byname, netmasks.bymask, netmasks.byaddr, ethers.byname, ethers.byaddr, bootparams, auto.master, auto.home, auto.direct, auto.src dont les plus utiles sont : map passwd map group map hosts map netgroup Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 74

NIS Données NIS : maps NIS, DBM, ypcat, ypmatch La commande ypcat permet de consulter une map NIS depuis n importe quel client. Syntaxe : ypcat map-nis La commande ypmatch permet de consulter la valeur d une ou plusieurs clefs dans une certaine map NIS depuis n importe quel client. Syntaxe : ypmatch clef1 clef2... map-nis Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 75 NIS Client NIS, domainname, ypbind, ypwhich, ypset 34.3 Client NIS, domainname, ypbind, ypwhich, ypset Un client NIS doit se connecter à un serveur NIS. C est l action de binding. Le binding nécessite : de fournir un nom de domaine NIS, le domainname ; une machine se déclare comme membre du groupe servi par les serveurs NIS de préciser la méthode de localisation du serveur NIS : broadcast ou explicite Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 76

NIS Client NIS, domainname, ypbind, ypwhich, ypset Nom de domaine La commande activant le nom de domaine est domainname. Pour consulter le nom de domaine : domainname Pour configurer manuellement le nom de domaine : domainname nom-du-domaine-nis Configuration du domainname automatique au démarrage : Sur Solaris : renseigner le fichier /etc/defaultdomain Sur Linux : renseigner le variable NISDOMAIN du fichier /etc/sysconfig/network NETWORKING=yes FORWARD_IPV4=false HOSTNAME=pcars6.formation.jussieu.fr DOMAINNAME=formation.jussieu.fr GATEWAY=134.157.253.126 GATEWAYDEV=eth0 NISDOMAIN=real.world ATTENTION : sur LINUX, ne pas confondre avec la variable DOMAINNAME qui sert pour l annuaire DNS, cf tome 4 du cours UNIX ou cf le cours réseau. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 77 NIS Client NIS, domainname, ypbind, ypwhich, ypset Réalisation du binding Un client NIS fait tourner le démon ypbind qui se connecte à un serveur NIS que l on trouve selon 2 méthodes possibles : découverte par broadcast ; c est le mode par défaut. Sur Solaris, /usr/lib/netsvc/yp/ypbind -broadcast En pratique il y a une map ypservers qui contient les noms des serveurs. Cf /var/yp/binding/nom-de-domaine-nis/ypservers demande de connexion explicite Sur Solaris faire : # ypbind -ypsetme # ypset nom-du-serveur-nis-voulu La commande ypwhich affiche le nom du serveur NIS utilisé. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 78

NIS Client NIS, domainname, ypbind, ypwhich, ypset On peut controler un peu quels sont les clients qui se bindent aux servers. Pour cela, remplir sur les slave servers et sur le master server le fichier /var/yp/securenets. Il liste les machines autorisées, sous forme adresses et netmasks. Par exemple : 159.169.0.0 255.255.0.0 129.187.135.0 255.255.255.0 Signification : seules les machines des réseaux 159.169.0.0/16 et 129.187.135.0/24 sont autorisées à se binder. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 79 NIS Client NIS, domainname, ypbind, ypwhich, ypset Consultation des maps Un client NIS doit indiquer quels maps il utilisera. La plus courante est la map passwd dont on indique l utilisation par l ajout d une ligne en fin de fichier /etc/passwd : +::65534:65534::: Signification de cette ligne supplémentaire (à vérifier sur chaque système car il existe des différences) : Tout champ renseigné de cette ligne + remplace le même champ de la map inconditionnellement sauf pour UID et GID. Pour UID et GID, les valeurs mentionnées s activeront si ces champs sont absents de la map (c est-à-dire quand la map est vérolée ce qui indique un problème de fichier source vérolé). Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 80

NIS Client NIS, domainname, ypbind, ypwhich, ypset Exemple : +:*LK*:65534:65534:::/usr/local/bin/tcsh Signification : le passwd chiffré des utilisateurs de la map passwd est *LK* l UID sera 65534 si l entrée de la map ne précise pas d UID le GID sera 65534 si l entrée de la map ne précise pas de GID le shell de login est mis automatiquement à /usr/local/bin/tcsh Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 81 NIS Slave server NIS, ypserv, ypxfr 34.4 Slave server NIS, ypserv, ypxfr Un serveur NIS esclave fait tourner plusieurs démons : ypserv ypbind Le démon ypserv est là pour répondre aux requêtes des client NIS qui se sont bindés sur lui. Le démon ypbind n est là que pour faire du slave server un client NIS aussi (mais ce n est pas obligatoire). Il n est pas garanti que le slave server soit client NIS de lui même. Il peut se binder sur un autre serveur NIS du même domaine. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 82

NIS Slave server NIS, ypserv, ypxfr Un slave server peut être down au moment où un master slave fait un push des maps. besoin pour le slave server de se resynchroniser avec le master server ; pull des maps de la part du slave server Cela se fait au moyen de shell scripts lancés périodiquement via la crontab : 30 * * * * /usr/lib/netsvc/yp/ypxfr_1perhour 31 1,13 * * * /usr/lib/netsvc/yp/ypxfr_2perday 32 1 * * * /usr/lib/netsvc/yp/ypxfr_1perday Ces scripts récupérent plus ou moins de maps suivant la fréquence de leur lancement. Exemple de l un de ces shell scripts, ypxfr_1perhour : #! /bin/sh # ypxfr_1perhour.sh - Do hourly NIS map check/updates PATH=/bin:/usr/bin:/usr/lib/netsvc/yp:$PATH export PATH ypxfr passwd.byname ypxfr passwd.byuid Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 83 NIS Master server NIS, ypxfrd, rpc.yppasswdd, yppasswd 34.5 Master server NIS, ypxfrd, rpc.yppasswdd, yppasswd Un serveur NIS maître fait tourner plusieurs démons : ypserv ypbind ypxfrd rpc.yppasswdd Même rôle pour ypserv que pour un slave server. Même rôle pour ypbind que pour un slave server. Le démon ypxfrd assure les transferts de maps demandés par les slave servers (mode pull). (en Unix, on rencontre souvent le mot xfr pour transfert) Le démon rpc.yppasswdd assure le changement des mots de passe. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 84

NIS Master server NIS, ypxfrd, rpc.yppasswdd, yppasswd Avec NIS, un client NIS ne peut pas modifier le contenu d une map. Pour changer un mot de passe, on va émuler le changement du mot de passe sur le master server dans son fichier source (/etc/passwd) puis la reconstruction de la map passwd et sa transmission en totalité aux slave servers. Ce processus se réalise en utilisant la commande yppasswd qui demande les mots de passe à l utilisateur puis appelle rpc.yppasswdd sur le master server qui simule la session interactive composée des commandes : # passwd # cd /var/yp # make passwd Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 85 NIS Master server NIS, ypxfrd, rpc.yppasswdd, yppasswd Sur un client NIS Linux : % yppasswd Changing NIS account information for besancon on cerise.unixiens.org. Please enter old password: ******** Changing NIS password for besancon on cerise.unixiens.org. Please enter new password: ******** Please retype new password: ******** The NIS password has been changed on cerise.unixiens.org. Sur un master server NIS Solaris : % yppasswd Enter login(nis) password: ******** New password: ******** Re-enter new password: ******** NIS passwd/attributes changed on cerise.unixiens.org Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 86

NIS Netgroups 34.6 Netgroups Le système NIS permet de définir des groupes d autorisation d accès : les netgroups. Ces groupes sont diffusés via la map netgroup. Un netgroup est un nom symbolique associé à un ensemble de triplets (je n ai jamais vu le troisième champ avoir une quelconque utilité en pratique) : nom-de-netgroup \ (machine, utilisateur, nom-de-domaine-nis) \ (machine, utilisateur, nom-de-domaine-nis) \... On définit en pratique des netgroups concernant des machines et des netgroups concernant des utilisateurs. On autorisera ainsi ou pas des groupes d utilisateurs ou de machines à accéder à certaines ressources. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 87 NIS Netgroups Exemple de netgroup de machines : nains \ (atchoum.phys.ens.fr,,physique) \ (dormeur.phys.ens.fr,,physique) \ (joyeux.phys.ens.fr,,physique) \ (grincheux.phys.ens.fr,,physique) \ (prof.phys.ens.fr,,physique) \ (timide.phys.ens.fr,,physique) \ (simplet.phys.ens.fr,,physique) Exemple de netgroup d utilisateurs : etudiants \ (,jean,) \ (,pierre,) \ (,valerie,) Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 88

NIS Netgroups Exemple d utilisation d un netgroup d utilisateurs au niveau de /etc/passwd : field:password HERE:0:1:Field Service:/usr/field:/bin/csh operator:password HERE:5:28:Operator:/opr:/opr/opser sys:password HERE:2:3:Mr Kernel:/usr/sys: bin:password HERE:3:4:Mr Binary:/bin: pot:*:16:16:menupot:/users/staffs/pot: -@etudiants: +@net_administrateurs::0:0::: +@net_utilisateurs::65534:65534:::/bin/noshell Signification : On rejette les lignes de la map passwd dont le login est indiqué dans le netgroup etudiants On accepte les lignes de la map passwd dont le login est indiqué dans le netgroup net_administrateurs On accepte les lignes de la map passwd dont le login est indiqué dans le netgroup net_utilisateurs Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 89 NIS Netgroups Exemple d utilisation d un netgroup de machines au niveau de l exportation de disques via NFS (fichier /etc/exports, cf chapitre sur NFS) : /usr/openwin -access=nains Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 90

NIS Installation de NIS 34.7 Installation de NIS Master server Lancer ypinit -m Slave servers Lancer ypinit -s master-server Ajouter dans la crontab les appels aux scripts ypxfr_* Client NIS Spécifier le domainname Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 91 NIS+ Chapitre 35 : NIS+ Cf annexe pour un document sur NIS+. Nous n évoquerons ici que les défauts de NIS ayant conduit à l apparition de son successeur, NIS+. Le système NIS+ n a pas connu de succès et il est maintenant officiellement abandonné au profit de LDAP par son principal défenseur, SUN. Principaux reproches à NIS : pas d authentification du client aux serveurs NIS ; connaitre le domainname suffit à se binder les maps sont transmises en totalité même en cas de faible modification de leurs contenus inadaption du principe du domaine NIS dans le cas de structures WAN mode broadcast Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 92

LDAP Chapitre 36 : LDAP 36.1 Problématique Cas de l université de Paris 4 : base Microsoft Excel du personnel administratif base Microsoft Access du personnel enseignant base /etc/passwd des comptes email des utilisateurs base mysql des 2 catégories de personnel prochainement logiciel à base d Oracle prochainement Microsoft Active Directory Date XYZ : envoyer un email à tous les personnels administratifs sachant que le service du personnel ne fournira qu une liste avec nom et prénom. Comment l ingénieur système fait-il? Date XYZ2 : envoyer un email à tous les personnels administratifs sauf ceux du site de Clignancourt, sachant que le service du personnel ne peut pas fournir de liste cette fois-ci. Comment l ingénieur système fait-il? Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 93 LDAP Principe d annuaire 36.2 Principe d annuaire Un annuaire informatique est un service permettant d accéder à des informations, relatives à des personnes ou à diverses ressources de façon organisée. Objectif : maintenir de façon cohérente et contrôlée les archipels de données et obtenir des données de référence. Un annuaire n est pas une base de données relationnelles. Une base de données (SGBD) se caractérise par : Le schéma des données est défini à 100% pour résoudre un certain problème. Les applications connaissent explicitement le schéma des données. Les objets sont complexes et éclatés entre plusieurs tables liées par des relations complexes. Un SGBD supporte les transactions. Un SGBD supporte un langage comme SQL qui permet des fonctions d interrogation et de mises à jour très complexes. Un SGBD centralise les données pour éviter les problèmes de synchronisation de données et de qualité des temps de réponse. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 94

LDAP Principe d annuaire Un annuaire se caractérise par : Les objets sont indépendants (pas de liens de dépendance entre eux). Les objets peuvent être distribué sur plusieurs annuaires pour assurer une meilleure disponibilité. Le schéma est standardisé pour pouvoir partager les données. Le schéma est extensible pour prendre en compte tous les besoins mais cela est fait de façon compatible avec les standards. Les applications d annuaire ignorent la structure interne des données. Un annuaire est principalement consulté en lecture et est optimisé pour cela. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 95 LDAP Annuaire LDAP 36.3 Annuaire LDAP LDAP Lightweight Directory Access Protocol Héritier de l annuaire ISO X500. Version 3 actuellement. RFC 2251 à 2256, RFC 2829 à 2830, RFC 2849. Il n y a pas de standard de représentation des contrôles d accès aux données. LDAP : nom d un protocole nom d une structure de données nom d implémentations de serveurs suivant le protocole Confusion possible... Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 96

LDAP Modèle de données de LDAP : DIT, suffixe 36.4 Modèle de données de LDAP : DIT, suffixe Les entrées sont organisées sous forme d arbre ou DIT (Directory Information Tree). L une des difficultés de LDAP : construire l organisation du DIT. De quoi est-il le reflet? DIT à caractère organisationnel? dc=company,dc=com dc=recherche dc=finance dc=marketing dc=people dc=people dc=people dc=groups dc=groups dc=groups Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 97 LDAP Modèle de données de LDAP : DIT, suffixe DIT à caractère géographique? dc=company,dc=com dc=america dc=europe dc=asia dc=people dc=people dc=people dc=groups dc=groups dc=groups Pas de solution universelle. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 98

LDAP Modèle de données de LDAP : DIT, suffixe La racine de l arbre est uniquement conceptuelle et n existe pas réellement. C est le suffixe qui sert à déterminer les adresses absolues des objets (comme / pour l arborescence des fichiers Unix). dc=company,dc=com SUFFIXE dc=recherche dc=finance dc=marketing dc=people dc=people dc=people dc=groups dc=groups dc=groups Le suffixe peut avoir plusieurs formes : forme 1 : o=company.com forme 2 : o=company,c=com forme 3 : dc=company,dc=com On préférera la 3ième forme, ayant un certain rapport avec les noms de domaine DNS. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 99 LDAP Modèle de données de LDAP : DIT, suffixe Exemple de DIT visualisé avec LdapBrowser disponible à l URL http://www.iit.edu/~gawojar/dap/ : Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 100

LDAP Modèle de données de LDAP : entrée, attributs, DN, URL 36.5 Modèle de données de LDAP : entrée, attributs, DN, URL DSE Directory Service Entry Les entrées dans le DIT (DSE) sont des agrégats d attributs monovalués ou multivalués qui permettent de stocker n importe quel format de données (prénom, numéro de téléphone, image, son, etc.) Les DSE sont stockées dans le DIT et arrangés selon leur identifiant unique, le DN (Distinguished Name). Un DN est la concaténation d un RDN (Relative DN) et du DN des parents. Un DN s apparente à une clef primaire. suffixe : dc=company,dc=com RDN : ou=recherche DN : ou=recherche,dc=company,dc=com RDN : uid=besancon DN : uid=besancon,ou=recherche,dc=company,dc=com (le RDN doit être un des attributs/valeurs du DSE) Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 101 LDAP Modèle de données de LDAP : entrée, attributs, DN, URL Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 102

LDAP Modèle de données de LDAP : entrée, attributs, DN, URL Il existe des URL LDAP (RC 2255) qui prennent la forme : ldap://serveur:389/dn Par exemple dans communicator de netscape : Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 103 LDAP Modèle de données de LDAP : schéma, syntaxes, OID, objectclass 36.6 Modèle de données de LDAP : schéma, syntaxes, OID, objectclass Le schéma du DIT regroupe les définitions relatives aux types d objets que peut contenir l annuaire ou que l on peut rechercher. Le schéma contiendra des objets instanciations de classes LDAP, les définitions de ces classes et de leurs attributs, les syntaxes de ces attributs. Tous ces éléments seront identifiés par des Object Identifiers dits OID. attributetype ( 1.3.6.1.1.1.1.0 NAME uidnumber DESC An integer uniquely identifying a user in a domain EQUALITY integermatch SYNTAX 1.3.6.1.4.1.1466.115.121.1.27 SINGLE-VALUE ) objectclass ( 1.3.6.1.1.1.2.0 NAME posixaccount SUP top AUXILIARY DESC Abstraction of an account with POSIX attributes MUST ( cn $ uid $ uidnumber $ gidnumber $ homedirectory ) MAY ( userpassword $ loginshell $ gecos $ description ) ) (1.3.6.1.1.1.1.0 et 1.3.6.1.4.1.1466.115.121.1.27 sont des OIDS) Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 104

LDAP Modèle de données de LDAP : schéma, syntaxes, OID, objectclass Une syntaxe est un modèle de représentation des valeurs de l attribut. Par exemple booléen, entier, binaire (pour une image, un son), etc. L attribut objectclass spécifie la liste des classes qu instancie un DSE. Chaque classe va construire la structure du DSE en spécifiant une liste d attributs obligatoirement présents (MUST dans l objectclass) et une liste d attributs facultatifs (MAY dans l objectclass). objectclass ( 2.16.840.1.113730.3.2.2 NAME inetorgperson DESC RFC2798: Internet Organizational Person SUP organizationalperson STRUCTURAL MAY ( audio $ businesscategory $ carlicense $ departmentnumber $ displayname $ employeenumber $ employeetype $ givenname $ homephone $ homepostaladdress $ initials $ jpegphoto $ labeleduri $ mail $ manager $ mobile $ o $ pager $ photo $ roomnumber $ secretary $ uid $ usercertificate $ x500uniqueidentifier $ preferredlanguage $ usersmimecertificate $ userpkcs12 ) ) objectclass ( 1.3.6.1.1.1.2.0 NAME posixaccount SUP top AUXILIARY DESC Abstraction of an account with POSIX attributes MUST ( cn $ uid $ uidnumber $ gidnumber $ homedirectory ) MAY ( userpassword $ loginshell $ gecos $ description ) ) l attribut uid sera de type MUST. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 105 LDAP Modèle de données de LDAP : schéma, syntaxes, OID, objectclass Les objectclass de LDAP s inscrivent dans un hiérarchie dont la racine est l objectclass top. Chaque classe hérite d une seule classe mère. Chaque classe peut donner lieu à plusieurs sous classes. (Abstract) top (Structural) person (Auxiliary) companyperson (Structural) organizationalperson (Structural) residentialperson Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 106

LDAP Protocole LDAP / Bind 36.7 Protocole LDAP / Bind Au niveau réseau : LDAP : TCP port 389 LDAP + SSL : TCP port 636 ( syntaxe LDAP au format ASN.1 ) + BER Un dialogue LDAP s établit après une phase d ouverture de session dite bind. Le bind peut être anonyme ou authentifié. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 107 LDAP Format de données LDIF 36.8 Format de données LDIF Problème : comment manipuler les objets LDAP en pratique? Réponse : en les manipulant au format LDAP Data Interexchange Format, dit LDIF LDIF n intervient pas dans le protocole LDAP (pas de mention dans les RFC par exemple). LDIF n est compris que par les utilitaires qui le convertissent en protocole LDAP. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 108

LDAP Format de données LDIF Attention aux caractères non ASCII : si la valeur d un attribut est uniquement composé de caractères ASCII, on l écrit attribut : valeur si la valeur d un attribut contient des caractères non ASCII, il faut coder cette valeur en Base64 puis la coder en UTF-8 et écrire au final attribut :: valeur2 Par exemple l attribut description de valeur Université de Paris-Sorbonne, Paris 4 ne sera pas codé en LDIF sous la forme description: Université de Paris-Sorbonne, Paris 4 mais sous la forme description:: VW5pdmVyc2l0w6kgZGUgUGFyaXMtU29yYm9ubmUsIFBhcmlzIDQ=! Notez les différences! 2 utilitaires pratiques : http://docs.univ-nancy2.fr/ldap/outilsperl/decodldif.pl http://docs.univ-nancy2.fr/ldap/outilsperl/encodldif.pl Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 109 LDAP Format de données LDIF Exemple d une DSE avec des caractères accentués non encore codés en LDIF : dn: ou=personnel,dc=paris4,dc=sorbonne,dc=fr objectclass: top objectclass: organizationalunit ou: Personnels de l Université de Paris-Sorbonne, Paris 4 businesscategory: academic research telephonenumber: +33 (0) 1 40 46 22 11 facsimiletelephonenumber: +33 (0) 1 40 46 25 88 postofficebox: Université de Paris-Sorbonne, Paris 4 postalcode: F-75230 postaladdress: 1 rue Victor Cousin l: Paris, France description: Université de Paris-Sorbonne, Paris 4 Exemple d une DSE au format LDIF : dn: ou=personnel,dc=paris4,dc=sorbonne,dc=fr objectclass: top objectclass: organizationalunit ou:: UGVyc29ubmVscyBkZSBsJ1VuaXZlcnNpdMOpIGRlIFBhcmlzLVNvcmJvbm5lLCBQYXJpcyA0 businesscategory: academic research telephonenumber: +33 (0) 1 40 46 22 11 facsimiletelephonenumber: +33 (0) 1 40 46 25 88 postofficebox:: VW5pdmVyc2l0w6kgZGUgUGFyaXMtU29yYm9ubmUsIFBhcmlzIDQ= postalcode: F-75230 postaladdress: 1 rue Victor Cousin l: Paris, France description:: VW5pdmVyc2l0w6kgZGUgUGFyaXMtU29yYm9ubmUsIFBhcmlzIDQ= Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 110

LDAP Implémentations 36.9 Implémentations Il existe plusieurs implémentations de LDAP : OpenLdap, http://www.openldap.org, version 2.1.3 (au 21 août 2002) SUN ONE (anciennement Netscape Directory Server, racheté par SUN devenu Sun Iplanet Directory puis SUN ONE) incorporé de base dans Solaris 8 et ultérieur Novell Directory Services, version 4? Les différentes implémentations respectent les normes du protocole. Par contre, elles différent au niveau de tout ce qui n est pas norme. En particulier, les droits d accès aux données sont codés de façon incompatible. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 111 LDAP OpenLDAP Cf http://www.openldap.org/ 36.10 OpenLDAP Les versions 2.x.y d OpenLDAP sont compatibles avec les normes de LDAP v3. Le logiciel se compose de : du serveur LDAP slapd du serveur de synchronisation slurpd d utilitaires (slapadd ldapsearch, ldapadd, ldapdelete, ldapmodify, ldappasswd, etc.) librairies, include LDAP un fichier de configuration slapd.conf dans lequel on définit le suffixe, le rootdn, le mot de passe du rootdn Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 112

LDAP OpenLDAP Le mécanisme de réplication de serveurs OpenLDAP est le suivant : 1) demande de modification 2) réponse : referral slapd (Esclave) 7) slurpd client 6) 3) demande de modification 4) réponse (OK/not OK) slapd (Maitre) 5) Journal des modifications Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 113 LDAP ObjectClass posixaccount, shadowaccount 36.11 ObjectClass posixaccount, shadowaccount Cf RFC2307 Cf le schéma nis.schema dans OpenLDAP. L objectclass posixaccount est l objet qui implémente l équivalent de la structure C de <pwd.h> : objectclass ( 1.3.6.1.1.1.2.0 NAME posixaccount SUP top AUXILIARY DESC Abstraction of an account with POSIX attributes MUST ( cn $ uid $ uidnumber $ gidnumber $ homedirectory ) MAY ( userpassword $ loginshell $ gecos $ description ) ) L objectclass shadowaccount est l objet qui implémente le principe des shadow passwds : objectclass ( 1.3.6.1.1.1.2.1 NAME shadowaccount SUP top AUXILIARY DESC Additional attributes for shadow passwords MUST uid MAY ( userpassword $ shadowlastchange $ shadowmin $ shadowmax $ shadowwarning $ shadowinactive $ shadowexpire $ shadowflag $ description ) ) Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 114

LDAP Un peu de bibliographie 36.12 Un peu de bibliographie http://docs.univ-nancy2.fr/ldap/ http://www.openldap.org/ http://www.linux-france.org/article/serveur/ldap/ http://www.unich.edu/~dirsvc/ldap/ http://www.redbooks.ibm.com http://www-sop.inria.fr/semir/personnel/laurent.mirtain/ldap.html http://www.cru.fr/ldap/ http://www.ldapcentral.com http://www.rage.net/ldap/ http://www.annuairesldap.com Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 115 Sélection de naming services, /etc/nsswitch.conf Chapitre 37 : Sélection de naming services, /etc/nsswitch.conf 37.1 Problématique Exemple : il y a les fichiers système (/etc/passwd, /etc/hosts, /etc/services,...) ilyaledns ilyanis il y a NIS+ ilyaldap etc. Comment choisir quels services répondront aux requêtes de recherche de nom? Une solution : préciser quels naming services seront utilisés et dans quel ordre au niveau du fichier /etc/nsswitch.conf (naming service switch). Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 116

Sélection de naming services, /etc/nsswitch.conf Syntaxe de /etc/nsswitch.conf 37.2 Syntaxe de /etc/nsswitch.conf Le fichier est au format suivant : service: source [ status=action status=action... ] source... avec : pour source l un des mots clef files, dns, ldap, nis, nisplus, xfn (liste à vérifier selon les systèmes Unix offrant plus ou moins de ces services) pour status l un des mots clef suivants : SUCCESS, entrée recherchée trouvée NOTFOUND, entrée recherchée non trouvée UNAVAIL, la source n est pas configurée sur ce système ou bien elle est défaillante TRYAGAIN, la source est occupée et ne peut pas répondre actuellement, peut-être plus tard Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 117 Sélection de naming services, /etc/nsswitch.conf Syntaxe de /etc/nsswitch.conf pour action l un des mots clefs : return, retourner la valeur trouvée ou la non valeur continue, essayer la source suivante forever (uniquement pour TRYAGAIN), persister sur cette source jusqu à avoir une réponse Par défaut, on a pour chaque source : [SUCCESS=return NOTFOUND=continue UNAVAIL=continue TRYAGAIN=forever] Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 118

Sélection de naming services, /etc/nsswitch.conf Exemple de /etc/nsswitch.conf 37.3 Exemple de /etc/nsswitch.conf (pris sur SOLARIS) passwd: files ldap group: files ldap hosts: ldap [NOTFOUND=return] files ipnodes: files networks: ldap [NOTFOUND=return] files protocols: ldap [NOTFOUND=return] files rpc: ldap [NOTFOUND=return] files ethers: ldap [NOTFOUND=return] files netmasks: ldap [NOTFOUND=return] files bootparams: ldap [NOTFOUND=return] files publickey: ldap [NOTFOUND=return] files netgroup: ldap automount: files ldap aliases: files ldap # for efficient getservbyname() avoid ldap services: files ldap sendmailvars: files # role-based access control auth_attr: files ldap exec_attr: files ldap prof_attr: files ldap user_attr: files ldap # audit audit_user: files ldap project: files ldap Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 119 Sélection de naming services, /etc/nsswitch.conf A propos de LDAP 37.4 A propos de LDAP Pour les systèmes n incorporant pas LDAP en natif dans l OS, se reporter à : http://www.padl.com/download/nss_ldap.tgz http://www.openldap.org/ Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 120

Pluggable Authentification Module, PAM Chapitre 38 : Pluggable Authentification Module, PAM 38.1 Problématique Exemple : Soit une machine dans une université, hébergeant les comptes de 10 professeurs et de 1000 élèves. La machine est équipée d un modem. Les professeurs sont autorisés à se connecter à la machine par modem, pas les élèves. La machine est cliente NIS. Quand on se connecte par modem sur une machine, le système lance la commande login lorsque la connexion s établit. Comment implémenter cela? En modifiant le programme login pour l adapter à ce cas très particulier??? Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 121 Pluggable Authentification Module, PAM Problématique La problématique en général : Comment changer une méthode d authentification dans un programme (par exemple FTP) sans avoir à tout reprogrammer? Une solution développée par SUN à l origine et reprise et encouragée dans Linux : Pluggable Authentification Module dit PAM Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 122

Pluggable Authentification Module, PAM Principe de PAM 38.2 Principe de PAM L authentication fait appel par l intermédiaire de PAM à des modules externes de code d authentification appropriée selon le service. On déporte l authentification en dehors du programme. /etc/pam.conf programme1 programme2 modulea.so moduleb.so modulec.so moduleb.so modulec.so programme1 pam_init() pam_auth() moduled.so modulee.so modulef.so programme2 pam_init() pam_auth() modulea.so moduleb.so modulec.so moduled.so modulee.so modulef.so Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 123 Pluggable Authentification Module, PAM Principe de PAM 4 catégories de modules PAM : module d authentification (authentication) fonctionnalités pour authentifier un utilisateur et définir ses créances module de gestion de compte (account management) fonctionnalités pour déterminer si l utilisateur dispose d un compte valide (car possibilité d expiration de mot de passe dit password aging, de restrictions d accès horaire) module de gestion de session (session management) fonctionnalités pour définir et terminer les sessions utilisateur module de gestion de mot de passe (password management) fonctionnalités pour changer un mot de passe utilisateur et certaines caractéristiques du compte Pour une certaine application, on organise les modules nécessaires sous forme d une pile et chaque module de la pile va être essayé pour constituer l authentification demandée. Selon la configuration, un utilisateur pourra être amené à rentrer plusieurs mots de passe. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 124

Pluggable Authentification Module, PAM Fichier de configuration /etc/pam.conf 38.3 Fichier de configuration /etc/pam.conf /etc/pam.conf définit quels modules seront utilisés pour chaque application. (Sur Linux, on trouve aussi le répertoire /etc/pam.d qui contient un fichier par application portant le nom de l application. Ainsi /etc/pam.d/login pour le service login.) Une ligne de /etc/pam.conf contient 5 champs : service_name module_type control_flag module_path options Leservice_name nomme le service concerné par la ligne (other pour service joker) Lemodule_type est l un des 4 mots clef : auth, account, session, password Lecontrol_flag est l un des 4 mots clef : requisite, required, optional, sufficient Lemodule_path est le chemin du module. Les options dépendent du module. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 125 Pluggable Authentification Module, PAM Fichier de configuration /etc/pam.conf Par exemple, le service login fait appel aux modules suivants : # Authentication management login auth required /usr/lib/security/pam_unix.so.1 login auth required /usr/lib/security/pam_dial_auth.so.1 # Account management login account requisite /usr/lib/security/pam_roles.so.1 login account required /usr/lib/security/pam_projects.so.1 login account required /usr/lib/security/pam_unix.so.1 # Session management other session required /usr/lib/security/pam_unix.so.1 # Password management other password required /usr/lib/security/pam_unix.so.1 Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 126

Pluggable Authentification Module, PAM Directives d essai des modules 38.4 Directives d essai des modules Les directives possibles d essai des modules sont : directive required directive requisite directive optional directive sufficient Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 127 Pluggable Authentification Module, PAM Directives d essai des modules directive required La valeur de retour de ce module doit être PAM_SUCCESS pour sortir de la pile d authentification avec succès ; PAM_AUTH_ERR fera recommencer toute la pile : Pile de modules PAM REQUIRED SUCCESS AUTH_ERR Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 128

Pluggable Authentification Module, PAM Directives d essai des modules directive requisite Une valeur de retour PAM_AUTH_ERR fait sortir de la pile d authentification prématurément en échec : Pile de modules PAM REQUISITE SUCCESS AUTH_ERR Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 129 Pluggable Authentification Module, PAM Directives d essai des modules directive optional Si ce module échoue, on sortira de la pile avec succès si un autre module dans la pile réussit : Pile de modules PAM OPTIONAL SUCCESS AUTH_ERR Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 130

Pluggable Authentification Module, PAM Directives d essai des modules directive sufficient Une valeur de retour PAM_SUCCESS de ce module fait sortir de la pile d authentification prématurément avec succès ; les autres modules dans la pile ne sont pas pris en compte : Pile de modules PAM SUFFICIENT AUTH_ERR SUCCESS Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 131 Pluggable Authentification Module, PAM Modules, /usr/lib/security 38.5 Modules, /usr/lib/security Les modules sont conventionnellement stockés dans /usr/lib/security/ Par exemple sur Solaris : % ls /usr/lib/security amiserv pam_ldap.so.1 pam_sample.so.1 pam_ami.so pam_projects.so pam_smartcard.so pam_ami.so.1 pam_projects.so.1 pam_smartcard.so.1 pam_dial_auth.so pam_rhosts_auth.so pam_unix.so pam_dial_auth.so.1 pam_rhosts_auth.so.1 pam_unix.so.1 pam_krb5.so pam_roles.so sparcv9 pam_krb5.so.1 pam_roles.so.1 pam_ldap.so pam_sample.so Chaque module fournit l implémentation d un mécanisme spécifique. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 132

Pluggable Authentification Module, PAM Modules, /usr/lib/security /usr/lib/security/pam_unix.so.1 fournit un suport d authentification, gestion de compte, session de mot de passe. Il utilise les mots de passe Unix pour l authenfication. /usr/lib/security/pam_dial_auth.so.1 peut seulement être utilisé pour l authentification. Il utilise des données stockées dans /etc/dialups et /etc/d_passwd. Principalement utilisé par login. /usr/lib/security/pam_rhosts_auth.so.1 peut seulement être utilisé pour l authentification. Il utilise les données stockées dans les fichiers.rhosts et /etc/hosts.equiv. Principalement utilisé par rlogin et rsh. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 133 Pluggable Authentification Module, PAM Options des modules 38.6 Options des modules On peut passer certaines options aux modules des options spécifiques à chaque module ; cf la documentation de chaque module ; par exemple retry=3 ou debug option use_first_pass Cette option indique d utiliser exclusivement le mot de passe entré pour le premier module de la pile du service. option try_first_pass Cette option indique d utiliser d abord le mot de passe entré pour le premier module de la pile du service et en cas d échec de ce mot de passe d en demander un autre. (Le support des options use_first_pass et try_first_pass est fortement conseillé auprès des développeurs de modules PAM ; à vérifier donc avec chaque module) Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 134

Pluggable Authentification Module, PAM Exemple 1 Extrait de /etc/pam.conf : 38.7 Exemple 1 # Authentication management login auth required /usr/lib/security/pam_unix.so.1 login auth required /usr/lib/security/pam_dial_auth.so.1 Fichier /etc/dialups : /dev/pts/9 Fichier /etc/d_passwd /bin/bash:nuemrw70uy9m.: Session interactive : % tty /dev/pts/9 % exec login exec login login: besancon Password: XXXXXXXX <-- mot de passe Dialup Password: YYYYYYYY <-- mot de passe %% <-- connexion établie, shell lancé Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 135 Pluggable Authentification Module, PAM Exemple 1 On voit bien la ligne supplémentaire «Dialup Password:» Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 136

Pluggable Authentification Module, PAM Exemple 1 Si l on se trompe dans l un des mots de passe, toutes les demandes de mot de passe sont réessayées : % exec login login: besancon Password: ZZZZZZZZ <-- mauvais mot de passe Dialup Password: YYYYYYYY <-- mot de passe OK Login incorrect login: besancon Password: XXXXXXXX <-- mot de passe OK Dialup Password: ZZZZZZZZ <-- mauvais mot de passe Login incorrect login: besancon Password: XXXXXXXX <-- mot de passe OK Dialup Password: YYYYYYYY <-- mot de passe OK %% <-- connexion établie, shell lancé Au niveau SYSLOG, ça laisse quelques traces : Aug 20 14:51:14 cerise login: [ID 427203 auth.debug] pam_authenticate: error Authentication failed... Aug 20 14:51:34 cerise login: [ID 427203 auth.debug] pam_authenticate: error Authentication failed Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 137 Pluggable Authentification Module, PAM Exemple 2 38.8 Exemple 2 Pour autoriser l authentification par LDAP, on mettra dans /etc/pam.conf : # Authentication management login auth sufficient /usr/lib/security/pam_unix.so.1 login auth required /usr/lib/security/pam_ldap.so.1 use_first_pass Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 138

Pluggable Authentification Module, PAM A propos de LDAP 38.9 A propos de LDAP Pour les systèmes n incorporant pas LDAP en natif dans l OS, se reporter à : http://diamond.rug.ac.be/pam_ldap/index.shtml Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 139 Pluggable Authentification Module, PAM Un peu de bibliographie 38.10 Un peu de bibliographie http://www.sun.com/software/solaris/pam/ http://www.kernel.org/pub/linux/libs/pam/ http://www.netlogic.ro/linuxdoc/pam-0.64/html/pam.html http://www.mailgate.org/mailgate/linux/linux.redhat.pam/ Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 140

Connexion des utilisateurs Chapitre 39 : Connexion des utilisateurs 39.1 Fichier utmp : <utmp.h> Traditionnellement /var/adm/utmp. Ce fichier contient des informations concernant les accès des utilisateurs et concernant les reboots de la machine. struct utmp { char ut_user[8]; /* User login name */ char ut_id[4]; /* /etc/inittab id(usually line #) */ char ut_line[12]; /* device name (console, lnxx) */ short ut_pid; /* short for compat. - process id */ short ut_type; /* type of entry */ struct exit_status ut_exit; /* The exit status of a process */ /* marked as DEAD_PROCESS. */ time_t ut_time; /* time entry was made */ }; Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 141 Connexion des utilisateurs Fichier utmp : <utmp.h> Ce fichier ne grossit pas vraiment : un enregistrement est écrit à la connexion d un utilisateur et mentionne le couple (utilisateur, terminal) l enregistrement est marqué de type USER_PROCESS lorsque la connexion se termine, l enregistrement est marqué DEAD_PROCESS à la prochaine connexion du même utilisateur sur le même terminal, on réutilisera cet enregistrement. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 142

Connexion des utilisateurs Fichier utmpx : <utmpx.h> (en anglais utmp extended) C est une extension de la structure utmp : 39.2 Fichier utmpx : <utmpx.h> struct utmpx { char ut_user[32]; /* user login name */ char ut_id[4]; /* inittab id */ char ut_line[32]; /* device name (console, lnxx) */ pid_t ut_pid; /* process id */ short ut_type; /* type of entry */ struct ut_exit_status ut_exit; /* process termination/exit status */ struct timeval ut_tv; /* time entry was made */ int ut_session; /* session ID, used for windowing */ int pad[5]; /* reserved for future use */ short ut_syslen; /* significant length of ut_host */ /* including terminating null */ char ut_host[257]; /* remote host name */ }; Le principe reste le même sauf que le fichier stockant les données est /var/adm/utmpx Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 143 Connexion des utilisateurs Fichier wtmp : <utmp.h> 39.3 Fichier wtmp : <utmp.h> Traditionnellement /var/adm/wtmp. Ce fichier contient les historiques des connexions des utilisateurs et de l accounting. Ce fichier grossit au cours du temps car on y accumule les enregistrements utmp en fin de fichier. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 144

Connexion des utilisateurs Fichier wtmpx : <utmpx.h> 39.4 Fichier wtmpx : <utmpx.h> (en anglais wtmp extended) Le principe reste le même que celui pour wtmp sauf que le fichier stockant les données est /var/adm/wtmpx Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 145 Connexion des utilisateurs Commande last 39.5 Commande last Syntaxe : last [options] [utilisateur] [terminal] La commande last consulte le fichier /var/adm/wtmpx et affiche les enregistrements à l écran : besancon ftp localhost Sun Aug 25 12:13-12:15 (00:01) besancon ftp localhost Sun Aug 25 12:04-12:05 (00:01) besancon ftp localhost Sun Aug 25 12:03-12:04 (00:00) besancon console Sat Aug 24 11:24 still logged in besancon console Sat Aug 24 01:12-11:24 (10:12) reboot system boot Sat Aug 24 01:10 besancon pts/9 Tue Aug 20 14:52 - down (3+10:17) besancon pts/9 Tue Aug 20 14:51-14:52 (00:00)... wtmp begins Wed Feb 20 20:58 Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 146

Pseudo terminaux Chapitre 40 : Pseudo terminaux 40.1 Devices associés aux pseudo terminaux Pseudos terminaux (virtuels ou physiques) pour : terminal type vt100, xterm, etc. Les fichiers associés aux pseudo terminaux se trouvent dans /dev. Par exemple /dev/tty01 pour le terminal série /dev/console pour l écran principal de la machine pour les connexions réseau, on utilise deux fichiers par connexion : un fichier maître et un fichier esclave. Le master pseudo terminal a pour nom /dev/pty[p-s]nn sur BSD, /dev/ptc/nn sur System-V. Le slave pseudo terminal a pour nom /dev/tty[p-s]nn sur BSD, /dev/pts/nn sur System-V. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 147 Pseudo terminaux Commande tty, device /dev/tty 40.2 Commande tty, device /dev/tty Pour connaître le nom du terminal courant, utiliser la commande tty : % tty /dev/pts/1 Un fichier spécial, /dev/tty : % tty /dev/pts/1 % echo oui > /dev/tty oui Les entrées / sorties de /dev/tty sont associées à votre terminal. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 148

Pseudo terminaux Nombre de terminaux 40.3 Nombre de terminaux Attention : Il doit y avoir un nombre suffisant de terminaux pour accueillir les utilisateurs. Dans le cas contraire : % rlogin serveur.prism.uvsq.fr rlogind: All network ports in use. Connection closed. Comment corriger le problème? La correction du problème se fait à deux niveaux : 1. vérifier le nombre de terminaux configurés dans le noyau : pseudo-device pty 256 #Pseudo ttys - can go as high as 256 2. augmenter le nombre de fichiers terminaux dans /dev : # cd /dev #./MAKEDEV pty1 #./MAKEDEV pty2 #./MAKEDEV pty3 #./MAKEDEV pty4 etc. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 149 Pseudo terminaux Phase de connexion, init, getty 40.4 Phase de connexion, init, getty init gére l ensemble des lignes physiques sur lesquelles les utilisateurs se connectent. Au démarrage d init, après consultation de /etc/inittab ou de /etc/ttys, ilya lancement d un processus getty par ligne physique attachée à l unité centrale. % ps -edf USER PID PPID %CPU STARTED TT TIME COMMAND [...] root 362 1 0.0 Aug 03 04 0:00.04 /usr/sbin/getty /dev/tty04 c root 363 1 0.0 Aug 03 05 0:00.04 /usr/sbin/getty /dev/tty05 c [...] La commande getty configure les paramètres de la ligne (vitesse, parité, etc.) puis attend qu un utilisateur se manifeste. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 150

Pseudo terminaux Phase de connexion, init, getty Lorsqu un utilisateur tape son nom de login, le getty en question donne la main au programme login : % ps -edf USER PID PPID %CPU STARTED TT TIME COMMAND [...] root 362 1 0.0 Aug 03 04 0:00.04 /usr/sbin/getty /dev/tty04 c root 363 1 0.0 Aug 03 05 0:00.09 login besancon [...] Le programme login valide ou pas l utilisateur. Dans le cas favorable, une session shell est lancée (notez le caractère «-» en début du nom du shell) : % ps -edf USER PID PPID %CPU STARTED TT TIME COMMAND [...] root 362 1 0.0 Aug 03 04 0:00.04 /usr/sbin/getty /dev/tty04 c besancon 363 1 0.0 Aug 03 05 0:00.78 -bash (bash) [...] Lorsque le shell se termine, init détecte la terminaison d un de ses fils. Il regénére alors un nouveau processus getty. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 151 Pseudo terminaux Liste BSD des terminaux physiques : /etc/ttys 40.5 Liste BSD des terminaux physiques : /etc/ttys Les lignes à surveiller par init sont précisées via le fichier /etc/ttys : console none unknown off secure ttyv0 "/usr/libexec/getty Pc" cons25 on secure # Virtual terminals ttyv1 "/usr/libexec/getty Pc" cons25 on secure ttyv2 "/usr/libexec/getty Pc" cons25 on secure ttyv3 "/usr/libexec/getty Pc" cons25 on secure # Serial terminals ttyd0 "/usr/libexec/getty std.9600" unknown off secure ttyd1 "/usr/libexec/getty std.9600" unknown off secure # Pseudo terminals ttyp0 none network ttyp1 none network Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 152

Pseudo terminaux Liste System-V des terminaux physiques : /etc/inittab 40.6 Liste System-V des terminaux physiques : /etc/inittab Les lignes à surveiller par init sont précisées via le fichier /etc/inittab : lat01:3:respawn:/usr/sbin/getty /dev/tty01 lat02:3:respawn:/usr/sbin/getty /dev/tty02... lat0e:3:respawn:/usr/sbin/getty /dev/tty0e lat0f:3:respawn:/usr/sbin/getty /dev/tty0f console vt100 console vt100 console vt100 console vt100 Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 153 Pseudo terminaux Terminaux sécurisés 40.7 Terminaux sécurisés Root est-il autorisé à se connecter sur tout terminal? % rlogin ars01.formation.jussieu.fr -l root Password: Not on system console Connection closed. Pourquoi? Parce qu un login au nom de root est anonyme et interdit en conséquence. Comment contrôler l accès? Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 154

Pseudo terminaux Terminaux sécurisés Contrôle d accès sur BSD Au niveau de /etc/ttys ou /etc/ttytab :... The super-user root may only log in on those terminals marked as "secure" in the /etc/ttytab file. Otherwise, the super-user must log in as an ordinary user and become super-user using su(1v). For example, if the file contained: console "/etc/getty Console-9600" sun on secure tty00 "/etc/getty Console-9600" sun on...... the super-user could only log in directly on the console. See ttytab(5) for a discussion of secure and other getty(8) options used in /etc/ttytab. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 155 Pseudo terminaux Terminaux sécurisés Contrôle d accès sur DIGITAL Unix Au niveau de /etc/securettys : # # Note: Each entry in this file represents a device (secure device) # from which root login is permitted. For, pseudo ttys (ptys) a # single keyword entry "ptys" means all ptys are to be treated as being # secure. Note that the entry is "ptys" and not prefixed by /dev # as is customary for the other physical devices. The absence of # this key word implies that root login will not be permitted from # all ptys. X displays are indicated with the display name. # # <device name> /dev/console local:0 :0 ptys Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 156

Pseudo terminaux Terminaux sécurisés Contrôle d accès sur Linux Au niveau de /etc/securetty : ## /etc/securetty is used by login(1); the file contains tty ## lines (without leading /dev/) on which root is allowed to ## login. tty1 tty2 tty3 tty4 tty5 tty6 tty7 tty8 ttyp0 ttyp1 Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 157 Pseudo terminaux Terminaux sécurisés Contrôle d accès sur Solaris Au niveau de /etc/default/login :... # If CONSOLE is set, root can only login on that device. # Comment this line out to allow remote login by root. # CONSOLE=/dev/console... Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 158

Terminaux X, XDM Chapitre 41 : Terminaux X, XDM 41.1 introduction sur les terminaux X Un terminal X est un poste de travail graphique : offrant le système graphique X sans système d exploitation complexe à gérer et à maintenir simple à configurer En 2002, on constate : coût élevé d un terminal X ; parfois plus cher qu un poste PC Windows multimédia désaffection des constructeurs (reste NCD) manque de périphériques supportés ; pas de floppy, pas de son, pas de USB... Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 159 Terminaux X, XDM XDM : X Display Management 41.2 XDM : X Display Management On parlera de serveur XDM pour une machine qui fait tourner l application xdm qui implémente XDM. XDM est l analogue graphique de la demande de login/password du mode texte. Visuellement, cela se traduit par une mire d accueil. login: Password: vangogh Login: Password: XDM offre des possibilités : de fournir des mires d accueil pour des terminaux X via des requêtes selon le protocole XDMCP (X Display Management Control Protocol) de gérer des serveurs X distants Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 160

Terminaux X, XDM Requêtes XDMCP 41.3 Requêtes XDMCP 3 formes de réquêtes : Forme 1 : direct query Le serveur X contacte un serveur XDM nomément. Forme 2 : broadcast query Une requête est envoyée sur le réseau en mode broadcast et une mire d accueil est offerte par le premier serveur XDM qui peut répondre. Forme 3 : indirect query Le serveur X contacte une machine et lui demande la liste des serveurs XDM qu elle connait. Le serveur X se voit proposer de choisir un hôte XDM parmi cette liste. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 161 Terminaux X, XDM Gestion directe de serveurs X 41.4 Gestion directe de serveurs X XDM envoie de lui même des mires d accueil à une liste de serveurs X. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 162

Terminaux X, XDM Fichier de configuration xdm-config 41.5 Fichier de configuration xdm-config Traditionnellement dans l un de ces répertoires : répertoire /etc/x11/xdm répertoire /usr/x11r6/lib/x11/xdm répertoire /usr/openwin/lib/x11/xdm Ce fichier définit les noms et les répertoires des autres fichiers de configuration de xdm ainsi que quelques options de configuration : Par exemple : DisplayManager.errorLogFile: /var/log/xdm-errors DisplayManager.pidFile: /var/run/xdm-pid DisplayManager.keyFile: /usr/x11r6/lib/x11/xdm/xdm-keys DisplayManager.servers: /usr/x11r6/lib/x11/xdm/xservers DisplayManager.accessFile: /usr/x11r6/lib/x11/xdm/xaccess...! SECURITY: do not listen for XDMCP or Chooser requests! Comment out this line if you want to manage X terminals with xdm DisplayManager.requestPort: 0 Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 163 Terminaux X, XDM Fichier de configuration Xaccess 41.6 Fichier de configuration Xaccess Ce fichier contient une liste de machines autorisées à se connecter à XDM. Par exemple : ## Direct queries * ## Indirect queries * CHOOSER BROADCAST La ligne avec l étoile * indique que toute machine est autorisée à faire une requête de type query direct. La seconde ligne indique qu une sélection de hôtes XDM sera affiché à qui fera une requête de type indirect query et que la liste des hôtes XDM sera obtenue par broadcast. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 164

Terminaux X, XDM Fichier de configuration Xservers 41.7 Fichier de configuration Xservers Ce fichier contient la liste des serveurs X gérés directement par XDM. Par exemple : # Console de la machine :0 local /usr/x11r6/bin/x # Autres terminaux riri:0 foreign fifi:0 foreign loulou:0 foreign Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 165 Terminaux X, XDM Fichier de configuration Xresources 41.8 Fichier de configuration Xresources Ce fichier contient les ressources pour personnaliser l apparence de la mire d accueil. xlogin*greeting: Welcome to CLIENTHOST xlogin*nameprompt: \040\040\040\040\040\040\040Login: xlogin*fail: Login incorrect #if WIDTH > 800 xlogin*greetfont: -adobe-helvetica-bold-o-normal--24-240-75-75-p-138-iso8859-1 xlogin*font: -adobe-helvetica-medium-r-normal--18-180-75-75-p-103-iso8859-1 xlogin*promptfont: -adobe-helvetica-bold-r-normal--18-180-75-75-p-103-iso8859-1 xlogin*failfont: -adobe-helvetica-bold-r-normal--18-180-75-75-p-103-iso8859-1 #else xlogin*greetfont: -adobe-helvetica-bold-o-normal--17-120-100-100-p-92-iso8859-1 xlogin*font: -adobe-helvetica-medium-r-normal--12-120-75-75-p-69-iso8859-1 xlogin*promptfont: -adobe-helvetica-bold-r-normal--12-120-75-75-p-69-iso8859-1 xlogin*failfont: -adobe-helvetica-bold-o-normal--14-140-75-75-p-82-iso8859-1 #endif #ifdef COLOR xlogin*borderwidth: 1 xlogin*shdcolor: grey30... Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 166

Terminaux X, XDM Application CHOOSER 41.9 Application CHOOSER Le sélecteur de hôtes XDM s appelle le chooser. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 167 Terminaux X, XDM Application CHOOSER La liste des hôtes peut être obtenue par : broadcast Syntaxe au niveau du fichier Xaccess : * CHOOSER BROADCAST liste explicite Syntaxe au niveau du fichier Xaccess : %hostlist cerise poire pomme * CHOOSER %hostlist Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 168

Terminaux X, XDM Ressources X pour XDM 41.10 Ressources X pour XDM Il y a diverses ressources de personnalisation de xdm : apparence de la mire apparence du chooser mais aussi personnalisation de la configuration de XDM selon le serveur X géré : display local «:0.0»désigné par le mot clef «_0» autre display «host:0.0» désigné par le mot clef «host_0» Extrait d un fichier xdm-config :... DisplayManager._0.authorize: true! The following three resources set up display :0 as the console. DisplayManager._0.setup: /usr/x11r6/lib/x11/xdm/xsetup_0 DisplayManager._0.startup: /usr/x11r6/lib/x11/xdm/giveconsole DisplayManager._0.reset: /usr/x11r6/lib/x11/xdm/takeconsole... Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 169 Terminaux X, XDM KDM : KDE Display Manager 41.11 KDM : KDE Display Manager Fichier de configuration : /usr/local/share/config/kdm/kdmrc Utilitaire de configuration : /usr/local/bin/kdm_config Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 170

Terminaux X, XDM GDM : Gnome Display Manager 41.12 GDM : Gnome Display Manager Fichier de configuration /usr/x11r6/etc/gdm/gdm.conf Utilitaire de configuration : /usr/x11r6/bin/gdmconfig Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 171 Terminaux X, XDM Session X de l utilisateur 41.13 Session X de l utilisateur xdm crée un shell sur le serveur de calcul qui configure l environnement graphique de l utilisateur via le fichier "$HOME/.xsession". la durée de vie de la session sous X est celle du script $HOME/.xsession Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 172

Terminaux X, XDM Session X de l utilisateur En général : #!/bin/sh applix1 & applix2 &... applixn & applix Le dernier client X n est pas lancé en tâche de fond. En général, le dernier client est un window manager. Cf ftp://ftp.lip6.fr/pub/doc/faqs/x-faq/speedups.gz Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 173 Terminaux X, XDM Mode Failsafe 41.14 Mode Failsafe S il y a des erreurs, les messages de celles-ci sont écrits dans le fichier $HOME/.xsession-errors. En cas d erreur grave dans $HOME/.xsession empêchant le démarrage de la session X, utiliser le mode FailSafe : 1. entrer le nom de login 2. valider par la tocuhe Retour 3. entrer le mot de passe 4. valider par la touche F1 et non pas par la touche Retour Il apparait alors un simple xterm sans window manager. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 174

Terminaux légers Chapitre 42 : Terminaux légers 42.1 Problématique Un «vrai» terminal X est maintenant trop cher. Un «vrai» terminal X est maintenant trop limitatif : pas de multimédia Solution : le client léger Appelation un peu abusive. Ni un PC. Ni un terminal X : succédané d architecture de PC x86 faible consommation électrique pas de ventilateur silencieux mémoire flash (pas de disque dur local) système d exploitation de type LINUX minimaliste ou Windows CE support des périphériques récents (USB, wake-on-lan,...) Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 175 Terminaux légers RDP 42.2 RDP RDP Remote Desktop Protocol Actuellement version 5.1 Développé par Microsoft. Caractéristiques : 64000 channels possibles, redirection des ports parallèles et du port IDE, clipboard manager, virtual channel Se reporter à : http://www.microsoft.com/windows2000/techinfo/howitworks/terminal/rdpfandp.asp http://www.microsoft.com/windowsxp/remotedesktop/faq.asp http://www.microsoft.com/windowsxp/pro/using/howto/gomobile/remotedesktop/ Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 176

Terminaux légers RDP Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 177 Terminaux légers RDP A noter le client RDP Linux RDESKTOP, http://www.rdesktop.org/ Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 178

Terminaux légers ICA 42.3 ICA ICA Independant Client Architecture Actuellement version 6 Développé par la société CITRIX. Dialogue avec le logiciel METAFRAME de Citrix Load balancing Accès modem optimisé Licences ICA nécessaires par client ou par poste Se reporter à : http://www.citrix.com/ Mon avis : cela fonctionne bien quand cela fonctionne il existe des clients ICA pour Unix mais ce n est pas le scenario que cherche à pousser CITRIX support logiciel minable pour la clientèle Unix Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 179 Terminaux légers ICA Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 180

Terminaux légers ICA Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 181 Terminaux légers ICA Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 182

Terminaux légers VNC 42.4 VNC http://www.uk.research.att.com/vnc/ VNC Virtual Network Computing VNC est un logiciel permettant de viusaliser le bureau de n importe quel ordinateur Macintosh, Windows, Unix depuis Internet (en l occurence depuis Macintosh, Windows, Unix, browser avec java). Le logiciel se compose : une partie de visualisation dite vncviewer une partie serveur Le logiciel est utilisable même avec une liaison téléphonique avec un modem à 38400 bauds (testé). ATTENTION dans le cas Windows : VNC n est pas une extension à la Terminal Server. VNC est un partage, une prise en main de l écran distant du PC. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 183 Terminaux légers VNC Prenons le cas d un vncviewer Unix qui se connectera à un vncserver Windows. La connexion s établit après demande du serveur à contacter : et la demande du mot de passe permettant de piloter le bureau distant du serveur : et après quelques lignes de texte de renseignements sur le serveur VNC : % vncviewer VNC server supports protocol version 3.3 (viewer 3.3) VNC authentication succeeded Desktop name "w2k" Connected to VNC server, using protocol version 3.3 VNC server default format: 32 bits per pixel. Least significant byte first in each pixel. True colour: max red 255 green 255 blue 255, shift red 16 green 8 blue 0 Using default colormap which is TrueColor. Pixel format: 32 bits per pixel. Most significant byte first in each pixel. True colour: max red 255 green 255 blue 255, shift red 16 green 8 blue 0 Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 184

Terminaux légers VNC on obtient bien le bureau distant directement manipulable depuis son propre bureau : Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 185 Terminaux légers VNC A noter une réalisation matérielle et commerciale avec VNC : les terminaux AXEL AX3000 Model 65 (cf http://www.axel.com produit français!) Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 186

Terminaux légers SUNRAY 42.5 SUNRAY C est un poste de travail «comme les autres» : Pas de disque dur Pas d applications locales Pas d alimentation externe Pas de configuration Pas de système d exploitation Pas de barrette mémoire Pas de ventilateur Pas de paramétrage particulier Il est 10 fois plus léger qu un PC et 12 fois moins volumineux Il peut même s intégrer dans un écran cathodique 17 pouces ou un écran plat de 15 pouces... Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 187 Terminaux légers SUNRAY Avantages : Instantané, constant et simple Gestion centralisée Jamais besoin de mise à jour Silencieux 16 millions de couleurs (24 bits) Pas de setup Donc, pas de dé-setup Pas de modifications de vos applications AUCUN tranfert de fichier au boot Mise en production la plus rapide du monde! Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 188

Terminaux légers SUNRAY Caractéristiques hardware : CPU Sparc 1280 x 1024 @ 76 Hz frame buffer 24 bits 10/100Mb Ethernet Accès a Solaris, X11, Java, ICA fonctionnalités multimédia Lecteur de carte à puce E/S audio qualité CD Entrée vidéo NTSC/PAL Support USB ( 4 ports ) mais limité en pratique... Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 189 Terminaux légers SUNRAY Architecture réseau : Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 190

Terminaux légers SUNRAY Architecture logicielle : Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 191 Terminaux légers SUNRAY Architecture logicielle (2) : Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 192

Terminaux légers SUNRAY Cohabitation avec Windows possible : Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 193 Protocole IP Chapitre 43 : Protocole IP Cf le cours réseau de Sylvie Dupuis, Christian Hascoet, Sébastien Vautherot pour plus de détails. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 194

Protocole IP Ethernet 43.1 Ethernet Le principe d Ethernet : Carrier Sence Multiple Access / Collision Detect (CSMA/CD) 2 cas de figure : 1. Emission dans le cas du câble libre Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 195 Protocole IP Ethernet 2. Collision lorsque deux stations émettent simultanément Tendances actuelles : Ethernet 100 Mbs, Ethernet Gigabit cablage cuivre, fibre optique Switches Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 196

Protocole IP Ethernet Format d une adresse Ethernet : 6 octets écrits sous la forme hexadécimale «xx:yy:zz:rr:ss:tt» avec : partie «xx:yy:zz» : elle identifie un constructeur partie «rr:ss:tt» : elle identifie un appareil chez le constructeur Exemple : % arp -a Net to Media Table: IPv4 Device IP Address Mask Flags Phys Addr ------ -------------------- --------------- ----- --------------- eri0 solaris.example.org 255.255.255.255 SP 00:03:ba:0f:15:35 Liste des constructeurs : liste des OUI (Organizationally Unique Identifiers) : http://standards.ieee.org/regauth/oui/ Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 197 Protocole IP Adresses IP 43.2 Adresses IP Quelques caractéristiques : protocole IP version 4 adresse IP sur 4 octets a.b.c.d a, b, c, d sont compris entre 0 et 255 et écrits en base 10 pour éviter des erreurs % man 3 inet... All numbers supplied as parts in a. notation may be decimal, octal, or hexadecimal, as specified in the C language (i.e., a leading 0x or 0X implies hexadecimal; otherwise, a leading 0 implies octal; otherwise, the number is interpreted as decimal).... des organismes attribuent des lots d adresses aux sociétés (pour la France http://www.afnic.asso.fr) notion de classes d adresses mais devient obsolète Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 198

Protocole IP Adresses IP Classe Format des adresses 7 bits 24 bits A 0 netid hostid 0.0.0.0 à 127.255.255.255 14 bits 16 bits B C D E 1 0 netid hostid 128.0.0.0 à 191.255.255.255 21 bits 8 bits 1 1 0 netid hostid 192.0.0.0 à 223.255.255.255 28 bits 1 1 1 0 multicast groupid 224.0.0.0 à 239.255.255.255 27 bits 1 1 1 1 0 (reserved for future use) 240.0.0.0 à 247.255.255.255 Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 199 Protocole IP Adresse spéciale : adresse de loopback 43.3 Adresse spéciale : adresse de loopback Interface virtuelle de loopback d adresse IP 127.0.0.1 Permet de faire des connexions réseau avec soi-même. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 200

Protocole IP Netmask 43.4 Netmask Le problème : comment la station A construit-elle les paquets Ethernet pour dialoguer avec la machine B, où que soit la station B? La difficulté : si B n est pas sur le même réseau que A, il faut construire un paquet avec pour adresse Ethernet de destination l adresse Ethernet du routeur et non pas avec l adresse Ethernet de B. La solution : A et B sont sur le même réseau physique si IP(A) et IP(B) partagent une même propriété. En l occurence si IP(A) & netmask(a) = IP(B) & netmask(a) Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 201 Protocole IP Adresse de broadcast 43.5 Adresse de broadcast Chaque machine IP écoute un paquet IP avec l adresse de broadcast pour adresse de destination et répond peut-être suivant le type du paquet. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 202

Protocole IP Configuration de l adresse réseau Unix : ifconfig 43.6 Configuration de l adresse réseau Unix : ifconfig (en anglais interface configuration) La commande ifconfig sert à régler les paramètres des cartes réseau : # ifconfig le0 inet 134.157.253.1 # ifconfig le0 netmask 0xffffff80 # ifconfig le0 broadcast 134.157.253.127 # ifconfig -a lo0: flags=849<up,loopback,running,multicast> mtu 8232 inet 127.0.0.1 netmask ff000000 le0: flags=863<up,broadcast,notrailers,running,multicast> mtu 1500 inet 134.157.253.1 netmask ffffff80 broadcast 134.157.253.127 ether 8:0:20:83:12:4a Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 203 Protocole IP Configuration de l adresse réseau Unix : ifconfig Sur une machine Linux, les cartes réseau ont pour noms «eth0», «eth1», «eth2», etc. Sur une machine Linux, la paramètrage réseau de la carte eth0 se trouve au niveau du fichier /etc/sysconfig/network-scripts/ifcfg-eth0 (ainsi de suite pour les autres interfaces) : DEVICE=eth0 BOOTPROTO=static BROADCAST=134.157.46.255 IPADDR=134.157.46.129 NETMASK=255.255.255.128 NETWORK=134.157.46.128 ONBOOT=yes GATEWAY=134.157.46.254 TYPE=Ethernet USERCTL=no PEERDNS=no Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 204

Protocole IP Configuration de l adresse réseau Unix : ifconfig Sur une machine SOLARIS, les cartes réseau ont des noms dépendant du type de carte. Par exemple «le0», «eri0», «qfe0»+«qfe1»+«qfe2»+«qfe3» (carte quad port 10/100), etc. Sur une machine SOLARIS, la paramètrage réseau de la carte XYZ se trouve au niveau du fichier /etc/hostname.xyz : -rw-r--r-- 1 root root 19 Dec 4 01:35 /etc/hostname.eri0 qui contient le hostname associé à la carte : hostname adresse réseau via «/etc/host» Broadcast, netmask déduits Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 205 Protocole IP Configuration d adresses réseau virtuelles 43.7 Configuration d adresses réseau virtuelles Sur une machine Linux, si la carte réseau s appelle par exemple «eth0», alors les adresses virtuelles utiliseront les interfaces réseau virtuelles de noms «eth0:0», «eth0:1», «eth0:2», etc. Sur une machine Linux, la paramètrage réseau de l adresse virtuelle eth0 :0 se trouve au niveau du fichier /etc/sysconfig/network-scripts/ifcfg-eth0 :0 (ainsi de suite pour les autres interfaces) : DEVICE=eth0:0 BOOTPROTO=static BROADCAST=134.157.46.255 IPADDR=134.157.46.130 NETMASK=255.255.255.128 NETWORK=134.157.46.128 ONBOOT=yes TYPE=Ethernet USERCTL=no PEERDNS=no Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 206

Protocole IP Configuration d adresses réseau virtuelles Sur une machine SOLARIS, si la carte réseau s appelle par exemple «eri0», alors les adresses virtuelles utiliseront les interfaces réseau virtuelles de noms «eri0:1», «eri0:2», «eri0:3», etc. Sur une machine SOLARIS, la paramètrage réseau d une interface virtuelle eri0 :1 se trouvera donc au niveau du fichier /etc/hostname.eri0 :1 : -rw-r--r-- 1 root root 19 Dec 4 01:35 /etc/hostname.eri0:1 qui contient le hostname associé à l interface virtuelle : hostname adresse réseau via «/etc/host» Broadcast, netmask déduits Manuellement «ifconfig eri0 addif 192.168.0.1/prefix up» Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 207 Protocole IP (Windows : : netsh) 43.8 (Windows : : netsh) La commande netsh permet de configurer en mode ligne de commande beaucoup d aspects réseau. A completer... Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 208

Protocole IP Annuaire basique : /etc/hosts 43.9 Annuaire basique : /etc/hosts Le fichier /etc/hosts liste des couples (adresse IP, FQDN). Par convention, le nom principal d une machine est un FQDN (Fully Qualified Domain Name) : solaris n est pas un FQDN car le nom n est pas qualifié example.com est un nom de domaine. solaris.example.com est un FQDN Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 209 Protocole IP Routage : route 43.10 Routage : route La commande route sert à configurer le routage. Sur Linux : # route add default gw 134.157.253.126 Sur Solaris : # route add default 134.157.253.126 Sur une machine linux, se reporter au fichier /etc/sysconfig/network : NETWORKING=yes FORWARD_IPV4=false HOSTNAME=pcars5.formation.jussieu.fr DOMAINNAME=formation.jussieu.fr NISDOMAIN=real.world GATEWAY=134.157.253.126 GATEWAYDEV=eth0 Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 210

Protocole IP (Windows : : route) 43.11 (Windows : : route) A completer... Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 211 Protocole IP Routage : netstat 43.12 Routage : netstat La commande netstat -r renvoie la table de routage d une machine Unix : % netstat -rn Routing Table: Destination Gateway Flags Ref Use Interface -------------------- -------------------- ----- ----- ------ --------- 255.255.255.255 134.157.253.1 UGH 0 0 134.157.253.0 134.157.253.1 U 3 227555 le0 224.0.0.0 134.157.253.1 U 3 0 le0 default 134.157.253.126 UG 0 230176 127.0.0.1 127.0.0.1 UH 0 28650 lo0 Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 212

Protocole IP (Windows : : netstat) 43.13 (Windows : : netstat) A completer... Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 213 Protocole IP Tests de connectivité : ping 43.14 Tests de connectivité : ping La commande ping teste si une machine répond au niveau réseau. % ping localhost localhost is alive On peut parfois pinger l adresse de broadcast : % /usr/sbin/ping -s 134.157.253.127 1 PING 134.157.253.127: 1 data bytes 9 bytes from sunars1.formation.jussieu.fr (134.157.253.1): icmp_seq=0. 9 bytes from sunars2.formation.jussieu.fr (134.157.253.2): icmp_seq=0. 9 bytes from sunars4.formation.jussieu.fr (134.157.253.4): icmp_seq=0. 9 bytes from sunars3.formation.jussieu.fr (134.157.253.3): icmp_seq=0. 9 bytes from r-formation.formation.jussieu.fr (134.157.253.126): icmp_seq=0. 9 bytes from sunars1.formation.jussieu.fr (134.157.253.1): icmp_seq=1. 9 bytes from sunars2.formation.jussieu.fr (134.157.253.2): icmp_seq=1. 9 bytes from sunars4.formation.jussieu.fr (134.157.253.4): icmp_seq=1. 9 bytes from sunars3.formation.jussieu.fr (134.157.253.3): icmp_seq=1. 9 bytes from r-formation.formation.jussieu.fr (134.157.253.126): icmp_seq=1. ^C ----134.157.253.127 PING Statistics---- 2 packets transmitted, 10 packets received, 5.00 times amplification Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 214

Protocole IP (Windows : : ping) 43.15 (Windows : : ping) A completer... Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 215 Protocole IP Tests de connectivité : traceroute 43.16 Tests de connectivité : traceroute La commande traceroute permet de tester si une machine est joignable. Elle renvoie les intermédiaires réseau qui route notre acheminement vers la machine distante. Syntaxe : traceroute machine % traceroute ftp.lip6.fr traceroute to nephtys.lip6.fr (195.83.118.1), 30 hops max, 40 byte packets 1 yacht (129.199.96.254) 0 ms 0 ms 0 ms 2 renater (129.199.1.10) 2 ms 1 ms 1 ms 3 195.221.127.61 (195.221.127.61) 3 ms 1 ms 1 ms 4 195.221.126.1 (195.221.126.1) 2 ms 1 ms 1 ms 5 195.221.126.78 (195.221.126.78) 2 ms 1 ms 1 ms 6 jussieu.rap.prd.fr (195.221.126.33) 2 ms 2 ms 2 ms 7 nephtys.lip6.fr (195.83.118.1) 2 ms 2 ms 2 ms Le nombre d intermédiaires n est pas proportionnel à l éloignement géographique de la machine destination. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 216

Protocole IP (Windows : : tracert) 43.17 (Windows : : tracert) A completer... Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 217 Protocole IP Utilitaire libpcap 43.18 Utilitaire libpcap (en anglais library packet capture) Cf http://www.tcpdump.org/ C est une bibliothèque de programmation C spécialisée dans la capture de paquets réseau. Elle repose sur un driver réseau présent dans le noyau, le packet filter BPF. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 218

Protocole IP (Windows : : netcap) 43.19 (Windows : : netcap) Dans le CDROM Windows XP, installer SUPPORT\TOOLS\support.cab : netcap C:\> netcap.exe /N:4 A completer... netmon? Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 219 Protocole IP Utilitaire tcpdump Cf http://www.tcpdump.org/ Version 3.7.1 (au 27 août 2002) 43.20 Utilitaire tcpdump C est le logiciel de référence en ce qui concerne l analyse des trames IP circulant sur un réseau. Il est bâti au dessus de la libpcap qui fait tout le travail en fait. C est juste de l enrobage au dessus de libpcap. En cas de problème réseau, on utilisera ce logiciel si l origine du problème n est pas évidente. Exemple : # tcpdump -s 1500 host www.example.com # tcpdump -s 1500 arp # tcpdump -s 1500 icmp # tcpdump -s 1500 dst sgbd.example.com port 5432 # tcpdump -s 1500 -w fichier # tcpdump -s 1500 -r fichier Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 220

Protocole IP Utilitaire ethereal 43.21 Utilitaire ethereal http://www.ethereal.com C est un logiciel graphique d analyse des trames IP circulant sur un réseau. On l utilise conjointement à tcpdump : 1. on demande à tcpdump d enregistrer les trames : tcpdump -s 1500 -w enregistrement 2. on demande à etherreal de relire a posteriori ce fichier d enregistrement : ethereal enregistrement Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 221 Protocole IP Utilitaire ethereal Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 222

Protocole IP (Windows : : etherreal) 43.22 (Windows : : etherreal) A completer... Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 223 Protocole IP Utilitaire lsof 43.23 Utilitaire lsof (en anglais List of open files) ftp://vic.cc.purdue.edu/pub/tools/unix/lsof/ lsof permet de connaître les filedescriptors ouverts sur une machine Unix. Cela comprend les connexions réseau. Par exemple, pour voir quels processus utilisent la partition /var/run : % lsof /var/run COMMAND PID USER FD TYPE DEVICE SIZE/OFF NODE NAME lpd 410 daemon 6u VREG 0,1 4 2193737 /var/run (swap) dhcpd 12548 root 6w VREG 0,1 469 1571881 /var/run (swap) Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 224

Protocole IP Utilitaire lsof Par exemple pour voir qui utilise une certaine connexion TCP : % lsof -i tcp:32771 COMMAND PID USER FD TYPE DEVICE SIZE/OFF NODE NAME inetd 320 root 18u IPv4 0x3000200f350 0t0 TCP *:32771 (LISTEN) Par exemple pour voir qui utilise une certaine connexion UDP : % lsof -i UDP@127.0.0.1:3853 COMMAND PID USER FD TYPE DEVICE SIZE/OFF NODE NAME ss_logd 232 root 3u IPv4 0x30001d961c0 0t0 UDP localhost:3853 (Idle) (format [protocol][@hostname hostaddr][:service port]) Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 225 Protocole IP Logiciels de dessin de réseaux 43.24 Logiciels de dessin de réseaux Plusieurs logiciels disponibles mais incompatibles : VISIO, disponible dans Microsoft Office sous Windows : http://www.microsoft.com/ DIA, disponible sur Unix ou Windows : http://www.gnome.org/projects/dia/ Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 226

Protocole IP Bibliothèque de symboles CISCO dans DIA : Logiciels de dessin de réseaux Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 227 Protocole IP Un peu de bibliographie 43.25 Un peu de bibliographie TCP/IP Illustrated volume 1, par Richard Stevens, Addison Wesley TCP/IP Illustrated volume 2, par Richard Stevens, Addison Wesley TCP/IP Illustrated volume 3, par Richard Stevens, Addison Wesley http://www.naoa.edu/~rstevens/ Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 228

Domain Name Server (DNS) Chapitre 44 : Domain Name Server (DNS) 44.1 Principes du DNS Impossibilité pratique de maintenir à jour les fichiers /etc/hosts. remplacement par un mécanisme d annuaire réparti dont chacun gère sa entrée propre : le Domain Name Server Particularités de la base de données du DNS : répartie petite avec une faible fréquence de changements des données hiérarchisée accès en consultation uniquement ; pas de requête de modification Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 229 Domain Name Server (DNS) Zone DNS 44.2 Zone DNS zone DNS : reflet de l aspect réparti et hiérarchisé du DNS partie contigüe de l arbre une zone parente délègue une zone fille à un ou plusieurs serveurs d informations (nameservers) sur la zone fille. com net fr lycos jussieu formation aero www 216-pc01 216-pc02 Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 230

Domain Name Server (DNS) Requête d interrogation du DNS Le DNS est bâti selon un modèle client serveur 44.3 Requête d interrogation du DNS Cf logiciel DNSTRACER sur http://www.mavetju.org Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 231 Domain Name Server (DNS) Requête d interrogation du DNS Le DNS utilise des root nameservers : Pour assurer un service fiable, une zone est servie par un nameserver primaire et plusieurs nameservers secondaires de secours qui se synchronisent entre eux. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 232

Domain Name Server (DNS) Requête d interrogation du DNS Principe de mémorisation des informations passées recueillies pour accélérer les réponses aux requêtes. L information a une date de péremption (TTL = Time To Live). Le serveur qui mémorise un record DNS n a pas autorité dessus. Chaque enregistrement de la base de données a : une classe ; la plus courante : IN (Internet) un type : A, PTR, NS, SOA, MX, CNAME,... et est donc de la forme : (classe, type, clé, valeur, TTL) Une requête ressemble alors à : (classe, type, clé,?,? ) (classe, *, clé,?,?) Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 233 Domain Name Server (DNS) Implémentation : BIND, named 44.4 Implémentation : BIND, named URL : http://www.isc.org/products/bind/ Versions 8.3.3 et 9.2.1 (vérifier la disponibilité de versions plus récentes) Démon named Fichier de configuration /etc/named.conf (en général). Directory /etc/namedb stockant les fichiers de zone (en général). Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 234

Domain Name Server (DNS) Implémentation : BIND, named Pour connaitre la version de named : % dig nameserver version.bind chaos Exemple 1 : % dig sorbon version.bind chaos txt ; <<>> DiG 8.2 <<>> sorbon version.bind chaos txt ;; res options: init recurs defnam dnsrch ;; got answer: ;; ->>HEADER<<- opcode: QUERY, status: NOERROR, id: 4 ;; flags: qr aa rd; QUERY: 1, ANSWER: 1, AUTHORITY: 0, ADDITIONAL: 0 ;; QUERY SECTION: ;; version.bind, type = TXT, class = CHAOS ;; ANSWER SECTION: version.bind. 0S CHAOS TXT "bind 9" ;; Total query time: 3 msec ;; FROM: apollinaire.paris4.sorbonne.fr to SERVER: default -- 134.157.0.129 ;; WHEN: Mon Sep 30 00:20:19 2002 ;; MSG SIZE sent: 30 rcvd: 49 Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 235 Domain Name Server (DNS) Implémentation : BIND, named Exemple 2 : % dig dmi.ens.fr version.bind chaos txt ; <<>> DiG 9.2.1 <<>> dmi.ens.fr version.bind chaos txt ;; global options: printcmd ;; Got answer: ;; ->>HEADER<<- opcode: QUERY, status: NOERROR, id: 63986 ;; flags: qr rd ra; QUERY: 1, ANSWER: 1, AUTHORITY: 5, ADDITIONAL: 4 ;; QUESTION SECTION: ;dmi.ens.fr. IN A ;; ANSWER SECTION: dmi.ens.fr. 172800 IN A 129.199.96.11 ;; AUTHORITY SECTION: ens.fr. 172800 IN NS oseille.ens.fr. ens.fr. 172800 IN NS dmi.ens.fr. ens.fr. 172800 IN NS ext.lri.fr. ens.fr. 172800 IN NS ns2.nic.fr. ens.fr. 172800 IN NS clipper.ens.fr. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 236

Domain Name Server (DNS) Implémentation : BIND, named ;; ADDITIONAL SECTION: ext.lri.fr. 290218 IN A 129.175.15.4 ns2.nic.fr. 285943 IN A 192.93.0.4 clipper.ens.fr. 172800 IN A 129.199.129.1 oseille.ens.fr. 172800 IN A 129.199.98.16 ;; Query time: 831 msec ;; SERVER: 127.0.0.1#53(127.0.0.1) ;; WHEN: Mon Sep 30 00:19:28 2002 ;; MSG SIZE rcvd: 210 ;; Got answer: ;; ->>HEADER<<- opcode: QUERY, status: NOERROR, id: 48476 ;; flags: qr aa rd; QUERY: 1, ANSWER: 1, AUTHORITY: 0, ADDITIONAL: 0 ;; QUESTION SECTION: ;version.bind. CH TXT ;; ANSWER SECTION: version.bind. 0 CH TXT "9.2.1" ;; Query time: 42 msec ;; SERVER: 127.0.0.1#53(127.0.0.1) ;; WHEN: Mon Sep 30 00:19:28 2002 ;; MSG SIZE rcvd: 48 Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 237 Domain Name Server (DNS) F.root-servers.net (vieille version) 44.5 F.root-servers.net (vieille version) OBSOLÈTE mais laissé pour se faire une idée (cf http://www.isc.org/servicespublic/f-root-server.html) The Internet Software Consortium is proud to operate one of 13 root DNS servers as a public service to the Internet. The ISC has operated F.root-servers.net for the IANA (http://www.iana.org/) since 1993. F (http://f.root-servers.org) answers more than 272 million DNS queries per day, making it one of the busiest DNS servers in the world. In fact, it is often the busiest root nameserver on the Internet. F is a virtual server made up of multiple (currently two) HP AlphaServers, donated to us by HP s Western Research Laboratory (http://www.research.digital.com/wrl/). Each server is a HP ES40 AlphaServer with 4 500mhz CPUs and 8Gig of RAM, and runs ISC BIND 8.3.2 as its DNS server. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 238

Domain Name Server (DNS) F.root-servers.net (vieille version) The servers are hosted at PAIX.net, Inc. (http://www.paix.net/) in Palo Alto, California and are connected to the Internet via fdx Fast Ethernet connections which are provided by UUNET (http://www.uu.net/), Teleglobe (http://www.teleglobe.com/), and MFN (http://www.mfn.com/). For more information on the root DNS system, see : BCP 40 (RFC2870) - Operational guidelines for Root Name Servers (http://www.isi.edu/in-notes/rfc2870.txt). Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 239 Domain Name Server (DNS) F.root-servers.net (à jour) (cf http://www.isc.org/ops/f-root) 44.6 F.root-servers.net (à jour) 2 nœuds globaux, plus de trente nœuds locaux répartis dans divers pays. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 240

Domain Name Server (DNS) Utilitaire rndc 44.7 Utilitaire rndc Syntaxe : rndc [options] cmd Il contrôle le fonctionnement de named à distance via TCP (rndc.conf contient des clefs d accès). Quelques options : commande status : status de NAMED commande dumpdb : dumpe la base et le cache dans /var/tmp/named_dump.db commande reload : recharge les zones primaires et secondaires commande stats : dumpe les statistiques dans /var/tmp/named.stats commande trace/notrace : gestion du niveau de trace dans /var/tmp/named.run commande start : démarre NAMED commande stop : arrête NAMED en sauvant les mises à jour en cours commande halt : arrête NAMED froidement commande restart : arrête et redémarre NAMED Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 241 Domain Name Server (DNS) Fichier /etc/resolv.conf 44.8 Fichier /etc/resolv.conf Consultation des nameservers indiqués via le fichier /etc/resolv.conf Exemple de fichier /etc/resolv.conf : domain formation.jussieu.fr search formation.jussieu.fr jussieu.fr nameserver 134.157.253.1 nameserver 134.157.0.129 Attention : Au plus 3 lignes nameserver. Tous les Unix ne comprennent pas la directive search. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 242

Domain Name Server (DNS) Utilitaire nslookup 44.9 Utilitaire nslookup Syntaxe : nslookup [options] à-résoudre % /usr/sbin/nslookup www.playboy.com Server: sunars1.formation.jussieu.fr Address: 134.157.253.1 Non-authoritative answer: Name: www.playboy.com Address: 206.251.29.10 La machine est dans le cache du DNS parce qu elle a déjà été résolue dans un passé récent. Cet utilitaire tombe en désuétude. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 243 Domain Name Server (DNS) Utilitaire dig 44.10 Utilitaire dig C est le remplaçant de nslookup. Il est très low level. Syntaxe : dig [options] à-résoudre Quelques flags utilisés : flag QR : Query flag AA : Authoritative Answer flag TC : TCP flag RD : Recursion Desired flag RA : Recursion Available flag AD : Authentic Data (DNSSEC) flag CD : Checking Disabled (DNSSEC) 1 1 1 1 1 1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 0 1 2 3 4 5 +--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+ ID +--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+ QR Opcode AA TC RD RA Z AD CD RCODE +--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+ QDCOUNT +--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+ ANCOUNT +--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+ NSCOUNT +--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+ ARCOUNT +--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+--+ Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 244

Domain Name Server (DNS) Utilitaire dig Exemple 1 : récursivité jusqu à la racine % dig +trace www.formation.jussieu.fr ; <<>> DiG 9.2.1 <<>> +trace www.formation.jussieu.fr ;; global options: printcmd. 3600000 IN NS K.ROOT-SERVERS.NET.. 3600000 IN NS L.ROOT-SERVERS.NET.. 3600000 IN NS M.ROOT-SERVERS.NET.. 3600000 IN NS A.ROOT-SERVERS.NET.. 3600000 IN NS B.ROOT-SERVERS.NET.. 3600000 IN NS C.ROOT-SERVERS.NET.. 3600000 IN NS D.ROOT-SERVERS.NET.. 3600000 IN NS E.ROOT-SERVERS.NET.. 3600000 IN NS F.ROOT-SERVERS.NET.. 3600000 IN NS G.ROOT-SERVERS.NET.. 3600000 IN NS H.ROOT-SERVERS.NET.. 3600000 IN NS I.ROOT-SERVERS.NET.. 3600000 IN NS J.ROOT-SERVERS.NET. ;; Received 244 bytes from 127.0.0.1#53(127.0.0.1) in 5 ms fr. 172800 IN NS DNS.CS.WISC.EDU. fr. 172800 IN NS NS1.NIC.fr. fr. 172800 IN NS NS3.NIC.fr. fr. 172800 IN NS DNS.INRIA.fr. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 245 Domain Name Server (DNS) Utilitaire dig fr. 172800 IN NS NS2.NIC.fr. fr. 172800 IN NS DNS.PRINCETON.EDU. fr. 172800 IN NS NS-EXT.VIX.COM. fr. 172800 IN NS NS3.DOMAIN-REGISTRY.NL. ;; Received 373 bytes from 193.0.14.129#53(K.ROOT-SERVERS.NET) in 273 ms jussieu.fr. 345600 IN NS shiva.jussieu.fr. jussieu.fr. 345600 IN NS cendrillon.lptl.jussieu.fr. jussieu.fr. 345600 IN NS soleil.uvsq.fr. ;; Received 166 bytes from 128.105.2.10#53(DNS.CS.WISC.EDU) in 337 ms www.formation.jussieu.fr. 172800 IN CNAME serveur.formation.jussieu.fr. serveur.formation.jussieu.fr. 172800 IN A 134.157.46.129 formation.jussieu.fr. 172800 IN NS cendrillon.lptl.jussieu.fr. formation.jussieu.fr. 172800 IN NS shiva.jussieu.fr. formation.jussieu.fr. 172800 IN NS soleil.uvsq.fr. ;; Received 204 bytes from 134.157.0.129#53(shiva.jussieu.fr) in 217 ms On voit bien le mécanisme de consultations des différents nameservers. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 246

Domain Name Server (DNS) Utilitaire dig Exemple 2 : consultation à la nslookup % dig www.formation.jussieu.fr ; <<>> DiG 9.2.1 <<>> www.formation.jussieu.fr ;; global options: printcmd ;; Got answer: ;; ->>HEADER<<- opcode: QUERY, status: NOERROR, id: 62679 ;; flags: qr rd ra; QUERY: 1, ANSWER: 2, AUTHORITY: 3, ADDITIONAL: 3 ;; QUESTION SECTION: ;www.formation.jussieu.fr. IN A ;; ANSWER SECTION: www.formation.jussieu.fr. 172790 IN CNAME serveur.formation.jussieu.fr. serveur.formation.jussieu.fr. 172789 IN A 134.157.46.129 ;; AUTHORITY SECTION: formation.jussieu.fr. 172789 IN NS cendrillon.lptl.jussieu.fr. formation.jussieu.fr. 172789 IN NS shiva.jussieu.fr. formation.jussieu.fr. 172789 IN NS soleil.uvsq.fr. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 247 Domain Name Server (DNS) Utilitaire dig ;; ADDITIONAL SECTION: shiva.jussieu.fr. 74075 IN A 134.157.0.129 soleil.uvsq.fr. 222426 IN A 193.51.24.1 cendrillon.lptl.jussieu.fr. 172790 IN A 134.157.8.24 ;; Query time: 5 msec ;; SERVER: 127.0.0.1#53(127.0.0.1) ;; WHEN: Thu Aug 29 00:22:06 2002 ;; MSG SIZE rcvd: 204 Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 248

Domain Name Server (DNS) Utilitaire dig Exemple 3 : réponse en cas d erreur % dig cerise ; <<>> DiG 9.2.1 <<>> cerise ;; global options: printcmd ;; Got answer: ;; ->>HEADER<<- opcode: QUERY, status: NXDOMAIN, id: 45146 ;; flags: qr rd ra; QUERY: 1, ANSWER: 0, AUTHORITY: 1, ADDITIONAL: 0 ;; QUESTION SECTION: ;cerise. IN A ;; AUTHORITY SECTION:. 10800 IN SOA A.ROOT-SERVERS.NET. NSTLD.VERISIGN-GRS.COM. 2002082801 1800 900 604800 86400 ;; Query time: 206 msec ;; SERVER: 127.0.0.1#53(127.0.0.1) ;; WHEN: Thu Aug 29 00:22:13 2002 ;; MSG SIZE rcvd: 98 Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 249 Domain Name Server (DNS) Utilitaire dig Exemple 4 : précision du type du record Première fois : % dig www.crlv.org SOA ; <<>> DiG 8.2 <<>> www.crlv.org SOA ;; res options: init recurs defnam dnsrch ;; got answer: ;; ->>HEADER<<- opcode: QUERY, status: NOERROR, id: 4 ;; flags: qr aa rd ra; QUERY: 1, ANSWER: 0, AUTHORITY: 1, ADDITIONAL: 0 ;; QUERY SECTION: ;; www.crlv.org, type = SOA, class = IN ;; AUTHORITY SECTION: crlv.org. 2H IN SOA ns.easynet.fr. hostmaster.easynet.fr. ( 2001020101 ; serial 1H ; refresh 30M ; retry 4W ; expiry 2H ) ; minimum ;; Total query time: 14 msec ;; FROM: apollinaire.paris4.sorbonne.fr to SERVER: default -- 195.220.107.3 ;; WHEN: Thu Aug 29 15:06:22 2002 ;; MSG SIZE sent: 30 rcvd: 90 Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 250

Domain Name Server (DNS) Utilitaire dig Deuxième fois : % dig www.crlv.org SOA ; <<>> DiG 8.2 <<>> www.crlv.org SOA ;; res options: init recurs defnam dnsrch ;; got answer: ;; ->>HEADER<<- opcode: QUERY, status: NOERROR, id: 4 ;; flags: qr rd ra; QUERY: 1, ANSWER: 0, AUTHORITY: 1, ADDITIONAL: 0 ;; QUERY SECTION: ;; www.crlv.org, type = SOA, class = IN ;; AUTHORITY SECTION: crlv.org. 1h55m43s IN SOA ns.easynet.fr. hostmaster.easynet.fr. ( 2001020101 ; serial 1H ; refresh 30M ; retry 4W ; expiry 2H ) ; minimum ;; Total query time: 13 msec ;; FROM: apollinaire.paris4.sorbonne.fr to SERVER: default -- 195.220.107.3 ;; WHEN: Thu Aug 29 15:10:39 2002 ;; MSG SIZE sent: 30 rcvd: 98 Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 251 Domain Name Server (DNS) Record de type PTR 44.11 Record de type PTR On peut aussi interroger un nameserver pour résoudre des adresses : % /usr/sbin/nslookup 193.252.79.61 Server: sunars1.formation.jussieu.fr Address: 134.157.253.1 Name: www.liberation.fr Address: 193.252.79.61 A rapprocher de : % /usr/sbin/nslookup -query=ptr 61.79.252.193.in-addr.arpa Server: sunars1.formation.jussieu.fr Address: 134.157.253.1 Non-authoritative answer: 61.79.252.193.in-addr.arpa name = www.liberation.fr Authoritative answers can be found from: 79.252.193.in-addr.arpa nameserver = ns1.fth.net 79.252.193.in-addr.arpa nameserver = ns2.fth.net ns1.fth.net internet address = 193.252.251.253 ns2.fth.net internet address = 193.252.69.217 Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 252

Domain Name Server (DNS) Record de type PTR. fr arpa jussieu in addr formation 134 sunars1 157 134.157.253.1 253 Assurer la coherence 1 sunars1.formation.jussieu.fr Une faute courante : oublier de mettre à jour l entrée relative à l adresse IP de la machine. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 253 Domain Name Server (DNS) Fichier /etc/nsswitch.conf 44.12 Fichier /etc/nsswitch.conf Certains systèmes Unix permettent de spécifier quelles méthodes de résolution utiliser (DNS, /etc/hosts, NIS) ainsi que l ordre d enchaînement des méthodes. Sur Linux et Solaris, cf /etc/nsswitch.conf :... hosts:... files nisplus nis dns ou... hosts:... xfn nisplus dns [NOTFOUND=return] files Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 254

Domain Name Server (DNS) Délégation d une partie de classe C 44.13 Délégation d une partie de classe C RFC 2317 http://www.lip6.fr/pub/rfc/rfc/rfc2317.txt.gz Avis : Mécanisme astucieux mais un peu compliqué à mettre en œuvre en pratique. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 255 Domain Name Server (DNS) Délégation d une partie de classe C WebDNS Logiciel WebDNS : http://www-crc.u-strasbg.fr/webdns/ Principe : générer les données via une vraie base de données avec toutes les possibilités fines associées (par exemple une personne peut avoir le droit SQL de modifier un et un seul record DNS dans la base SQL) Logiciel non réservé aux sous classes C. En utilisation sur le campus de Jussieu par exemple. Avis : Approche très tendance pour résoudre un problème de fond dans le principe du DNS lors de vrais déployements. Avis 2 : Nouvel exemple de couplage à une base de données. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 256

Domain Name Server (DNS) Délégation d une partie de classe C Serveur Web (client PostgreSQL) HTTP/HTTPS Internet PostgreSQL DNS PostgreSQL named.boot Base de données Serveur de données (PostgreSQL) Serveur DNS (client PostgreSQL) fichiers de zones Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 257 Domain Name Server (DNS) Nom de machine, hostname 44.14 Nom de machine, hostname Caractères autorisés : cf RFC 952 et RFC 1123 En résumé : lettres majuscules lettres minuscules chiffres caractère «-» http://www.lip6.fr/pub/rfc/rfc/rfc952.txt.gz http://www.lip6.fr/pub/rfc/rfc/rfc1123.txt.gz Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 258

Domain Name Server (DNS) WHOIS 44.15 WHOIS WHOIS base de données des informations relatives à l attribution des plages d adresses IP et des noms de domaines. Exemple d un protocole Internet loupé car les implémentations ne sont pas compatibles entre elles. RFC 954, port TCP 43 Protocole exploitable par la commande whois. Syntaxe : whois [ -h server-whois ] adresse-ou-domaine Quelques serveurs WHOIS (cf annexe pour une liste plus longue) : rs.internic.net whois.nic.fr ou via un interface WWW : http://www.afnic.asso.fr/cgi-bin/whois whois.ripe.net Exemple : cf annexe Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 259 Domain Name Server (DNS) Espace de confiance 44.16 Espace de confiance Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 260

Domain Name Server (DNS) Un peu de documentation 44.17 Un peu de documentation cours réseau ARS Cfhttp://www.isc.org/ et ftp://ftp.isc.org/isc/bind/ Cfhttp://www.cri.fr/ZoneCheck/ Cfhttp://www.univ-rennes1.fr/DNSRENATER/ Cfftp://ftp.univ-rennes1.fr/pub/reseau/dns/exemple/ RFC 2317 «Classless IN-ADDR.ARPA delegation» http://www.uninett.no/navn/domreg.html ftp://ftp.jussieu.fr/jussieu/doc/local/dnsmail.ps.z http://www.cri.ensmp.fr/people/keryell/cours DNS and BIND, 4th Edition, By Paul Albitz & Cricket Liu, 4th Edition April 2001, O Reilly & Associates, Inc. 622 pages, $44.95 Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 261 Partage de fichiers NFS Chapitre 45 : Partage de fichiers NFS NFS Network File System c est l accès de façon transparente pour l utilisateur à des fichiers résidants sur des machines distantes. Actuellement, NFS version 2 la plus répandue. NFS version 3 existe et est disponible mais il existe des incompatibilités d implémentations entre constructeurs. NFS version 4 est en étude. Cf http://www.nfsv4.org ou http://www.citi.umich.edu/projects/nfsv4/ Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 262

Partage de fichiers NFS Principe de NFS 45.1 Principe de NFS (CLIENT) System Calls (SERVER) System Calls VNODE / VFS VNODE / VFS Client Routines NFS File system Server Routines NFS File system RPC / XDR RPC / XDR RPC / XDR RPC / XDR Ethernet Network Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 263 Partage de fichiers NFS Lancement de NFS 45.2 Lancement de NFS On a deux aspects dans NFS : client NFS et serveur NFS. Client NFS Un client ne fait tourner que des démons biod (nfsiod si l Unix est de la famille System V), rpc.lockd et rpc.statd. Serveur NFS Un serveur NFS fait tourner les démons portmap (ou rpcbind si l Unix est de la famille System V), mountd (ou rpc.mountd), nfsd, rpc.statd et rpc.lockd. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 264

Partage de fichiers NFS Lancement de NFS DIGITAL UNIX On règle l aspect NFS par la commande nfssetup qui modifie alors le fichier /etc/rc.config :... NFS_CONFIGURED="1" export NFS_CONFIGURED NFSSERVING="1" export NFSSERVING NONROOTMOUNTS="1" export NONROOTMOUNTS NUM_TCPD="8" export NUM_TCPD NUM_UDPD="8" export NUM_UDPD NUM_NFSIOD="7" export NUM_NFSIOD NFSLOCKING="1" export NFSLOCKING... Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 265 Partage de fichiers NFS Lancement de NFS Linux Au niveau de /etc/sysconfig/network, on indique via la variable NETWORKING si l on veut les services réseau (dont NFS). Le script de démarrage /etc/rc.d/rc3.d/s15nfsfs suivant la valeur de NETWORKING lance ou pas un client NFS. Le script de démarrage /etc/rc.d/rc3.d/s60nfs suivant la valeur de NETWORKING et suivant l existence de /etc/exports lance ou pas un serveur NFS. Solaris La lecture de /etc/init.d/nfs.client renseigne sur la façon de démarrer un client NFS. La lecture de /etc/init.d/nfs.server apprend que la machine démarre un serveur NFS s il existe le fichier d exportation /etc/dfs/dfstab. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 266

Partage de fichiers NFS Exportation NFS, /etc/exports, /etc/dfs/dfstab 45.3 Exportation NFS, /etc/exports, /etc/dfs/dfstab Le partage de disques repose sur l exportation par une machine d arborescences. L exportation peut être en read-only ou en read-write. L exportation se fait au niveau du fichier /etc/exports en général. Suivant l Unix, la syntaxe n est pas la même : DIGITAL UNIX : fichier /etc/exports : /var/spool/mail -access=client-nfs.example.com Linux : fichier /etc/exports : /home client-nfs.example.com(rw) /zip client-nfs.example.com(rw) Solaris : fichier /etc/dfs/dfstab : # pathname resource fstype specific_options description /export/home - nfs rw=.example.com Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 267 Partage de fichiers NFS Exportation NFS, /etc/exports, /etc/dfs/dfstab Comment faire prendre connaissance de modifications dans le fichier /etc/exports (ou équivalent)? Méthode 1 : on ne fait rien ; le fichier /etc/exports est consulté lors de toute demande de montage de disque. Par exemple DIGITAL UNIX. Méthode 2 : on envoie un signal au programme mountd gérant les montages : # kill -HUP cat /var/run/mountd.pid Par exemple Linux, FreeBSD. Méthode 3 : une commande spécialisée existe : share, shareall (unshare, unshareall) sur Solaris # unshareall # showmount -e no exported file systems for serveur-nfs.example.com # shareall # showmount -e export list for serveur-nfs.example.com: /infosystems client-nfs.example.com Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 268

Partage de fichiers NFS Exportation root NFS 45.4 Exportation root NFS Le problème principal est celui de l équivalence root par NFS : quels droits possède le root d une machine cliente NFS sur les fichiers exportés par un serveur NFS? Un fichier de droits rw------- sur le serveur NFS (où le root peut le lire) peut-il être lu par root sur un client NFS? La réponse est fonction du contexte mais cela se paramètre au niveau de /etc/exports. Une requête émanant de root sera sauf précision contraire convertie au nom de l utilisateur nobody : % grep nobody /etc/passwd nobody:*:65534:65534:unprivileged user:/nonexistent:/sbin/nologin Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 269 Partage de fichiers NFS Exportation root NFS Exemple de la conversion de l UID lors de la requête (la partition montée est exportée sans droits root NFS) : # mount -t nfs serveur-nfs.example.com:/adm/backup/arch /mnt # id uid=0(root) gid=0(wheel) groups=0(wheel),1(daemon),2(kmem) # cd /mnt # df. Filesystem 1024-blocks Used Available Capacity Mounted on serveur-nfs.example.com:/adm/backup/arch 1572045 1377401 37440 97% /mnt # touch test # ls -l total 0 -rw------- 1 root daemon 75 Feb 3 15:01 motd -rw-r--r-- 1 nobody nogroup 0 Feb 3 14:59 test # cat motd cat: motd: Permission denied Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 270

Partage de fichiers NFS Exportation root NFS Exportation avec root NFS Mêmes fichiers que précédemment : exemple sur DIGITAL UNIX : /var/spool/mail -root=client-nfs.example.com,access=client-nfs.example.com exemple sur Linux : /var/spool/mail client-nfs.example.com(rw,no_root_squash) exemple sur Solaris : /export/home - nfs rw=.example.com,root=client-nfs.example.com Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 271 Partage de fichiers NFS Exportation root NFS Exportation sans root NFS Mêmes fichiers que précédemment : exemple sur DIGITAL UNIX : /var/spool/mail -access=client-nfs.example.com exemple sur Solaris :... /opt - nfs rw=client-nfs.example.com /usr/local - nfs rw=.example.com /var/mail - nfs rw=.example.com Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 272

Partage de fichiers NFS Règle de non transitivité NFS 45.5 Règle de non transitivité NFS Il n y a pas de transitivité NFS : Si A exporte "/partition" àb; Si B monte "/partition en "/partition2" et exporte "/partition2" àc; alors C n a pas accès au contenu du "/partition" initial! Sinon il n y aurait aucune sécurité, aucun contrôle possible d exportation. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 273 Partage de fichiers NFS Montage NFS manuel 45.6 Montage NFS manuel Syntaxe usuelle : mount -t nfs serveur:/arborescence /point/montage # mount -t nfs serveur-nfs.example.com:/export/home /mnt # df /mnt Filesystem 1k-blocks Used Available Use% Mounted on serveur-nfs.example.com:/export/home 1015695 566015 388739 59% /mnt # umount /mnt Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 274

Partage de fichiers NFS Montage NFS automatique 45.7 Montage NFS automatique Les montages automatiques se règlent au niveau de /etc/fstab (ou équivalent) :... serveur-nfs.example.com:/export/home /users nfs hard,intr 0 0... La syntaxe est celle montrée ci dessus sur tous les systèmes Unix utilisant un fichier /etc/fstab. Une fois le fichier /etc/fstab configuré, on peut faire les choses suivantes : 1. Monter une partition distante bien précise : # mount /users 2. Monter toutes les partitions distantes : # mount -t nfs -v -a Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 275 Partage de fichiers NFS Option de montage NFS soft 45.8 Option de montage NFS soft Si pour une raison ou pour une autre, les opérations RPC implantant la requête NFS viennent à échouer, cette requête NFS échoue elle aussi. On peut apparenter cette situation à celle d un disque local tombant en panne. Une manifestation de ce problème est qu il peut apparaître des blocs remplis de caractères NULL dans des fichiers nouvellement écrits à travers NFS sur une partition qui aura montré des problèmes. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 276

Partage de fichiers NFS Option de montage NFS hard 45.9 Option de montage NFS hard Si pour une raison ou pour une autre, les opérations RPC implantant la requête NFS viennent à échouer, cette requête NFS est soumise à nouveau et cela jusqu à ce qu elle aboutisse. On peut apparenter cette situation à celle d un disque local très lent. Pour éviter que dans le cas hard, la requête NFS ne soit transmise ad vitam eternam, on peut faire le montage en mode hard,intr ce qui autorise son interruption au clavier ou via des envois de signaux. En pratique, on utilisera toujours les montages hard,intr pour les montages des partitions auxquelles on accède en lecture/écriture. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 277 Partage de fichiers NFS Vérification des exportations : showmount 45.10 Vérification des exportations : showmount En cas de problème dans le montage NFS d une partition on peut vérifier d abord si l exportation indispensable est déjà assurée. La commande à utiliser est showmount -e : % /usr/sbin/showmount -e serveur-nfs.example.com Export list for serveur-nfs.example.com: /export/home.example.com /opt client-nfs.example.com /usr/local.example.com /var/mail.example.com Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 278

Partage de fichiers NFS Vérification des exportations : rpcinfo 45.11 Vérification des exportations : rpcinfo On peut aussi vérifier à distance si le serveur NFS fait tourner le démon mountd via la commande rpcinfo. % /usr/sbin/rpcinfo -p serveur-nfs.example.com grep mount 100005 1 udp 32843 mountd 100005 2 udp 32843 mountd 100005 3 udp 32843 mountd 100005 1 tcp 32798 mountd 100005 2 tcp 32798 mountd 100005 3 tcp 32798 mountd Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 279 Partage de fichiers NFS Messages d erreur NFS 45.12 Messages d erreur NFS Un message d erreur classique prend la forme : NFS write error: on host serveur-nfs.example.com remote file system full Parfois c est hermétique comme message : NFS write error 60 on host nfs-client.example.com fh 716 1 a0000 cdbe 66b10eac a0000 1d00 5fdbece5 Pour le décoder, se reporter à <sys/errno.h>. Ici on déduit : #define ETIMEDOUT 60 /* Connection timed out */ Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 280

Partage de fichiers NFS Automounter 45.13 Automounter Les montages rencontrés jusqu à présent sont permanents. Un automounter rend les montages temporaires : un montage ne dure guère que le temps nécessaire ; quand il est nécessaire, on monte la partition distante que l on démonte quand on n en a plus besoin. Il existe 3 automounters : "automount" fourni par les constructeurs (et d origine SUN) "amd" ; version logiciel libre dont le développement stagne ftp://ftp.cs.columbia.edu/pub/amd "am-utils", bâti sur la base de amd http://www.cs.columbia.edu/~ezk/am-utils/ Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 281 Partage de fichiers NFS Schéma récapitulatif 45.14 Schéma récapitulatif Client NFS Serveur NFS # mount t nfs serveur:/partition /mnt # df Filesystem 1024 blocks Used Available Capacity Mounted on serveur:/partition 299118 114431 154776 43% /mnt # cat /etc/exports /partition access=client # exportfs av /mnt /partition RESEAU read() / write() INTERNET % showmount e serveur /partition client Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 282

Synchronisation manuelle de fichiers Chapitre 46 : Synchronisation manuelle de fichiers Contexte : 2 ou plusieurs machines qui ne peuvent pas partager de fichiers par NFS. Exemples : un ordinateur portable et une machine de bureau 2 ordinateurs reliés par une liaison intermittente comme une liaison téllephonique PPP etc. La synchronisation manuelle est pénible à faire. Plusieurs logiciels automatisent la synchronisation. Reste à les lancer au bon moment (cf crontab) et à paramétrer ce que l on doit synchroniser. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 283 Synchronisation manuelle de fichiers Synchronisation de fichiers via rdist 46.1 Synchronisation de fichiers via rdist RDIST est un programme de distribution de fichiers sur des machines distantes, sur la base des dates de modification des fichiers source ou des fichiers distants. De plus en plus livrée en standard avec les différents Unix mais lui préférer quand même la version disponible à l URL http://www.magnicomp.com/rdist/ (anciennement : ftp://ftp.usc.edu/pub/rdist/) Actuellement version 6.1.5 La commande rdist utilise un fichier de configuration appelé par défaut distfile ou Distfile De nombreuses options sont disponibles. Cf la documentation. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 284

Synchronisation manuelle de fichiers Synchronisation de fichiers via rdist Exemple 1 Mise à jour du fichier /tmp/fichier.txt d une machine distante nommée remote.example.com à partir du fichier local /tmp/fichier.txt : /tmp/fichier.txt -> remote.example.com install ; Si le fichier ci-dessus s appelle mon-distfile-a-moi, on lancer la commande de la façon suivante : rdist -f mon-distfile-a-moi ce qui donnera % rdist -f mon-distfile-a-moi remote.example.com: updating host remote.example.com remote.example.com: /tmp/fichier.txt: installing remote.example.com: localhost: /tmp/fichier.txt: unknown group "adm" remote.example.com: updating of remote.example.com finished La mise à jour ci dessus est inconditionnelle. Elle ne fait pas de comparaison de date. Pour activer la vérification des dates de modification, il faut utiliser l option -y. % rdist -f mon-distfile-a-moi -y remote.example.com: updating host remote.example.com remote.example.com: updating of remote.example.com finished Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 285 Synchronisation manuelle de fichiers Synchronisation de fichiers via rdist Exemple 2 Mise à jour des fichiers /var/tmp/fichier.txt et /var/tmp/fichier2.txt des machines distantes nommées remote.example.com, remote2.example.com et remote3.example.com à partir des fichiers locaux originaux /tmp/fichier.txt et /tmp/fichier2.txt. Appelons mon-distfile-a-moi-2 le fichier : FILES = ( /tmp/fichier.txt /tmp/fichier2.txt ) HOSTS = ( remote.example.com remote2.example.com remote3.example.com ) ${FILES} -> ${HOSTS} install /var/tmp ; notify besancon ; On constate : on utilise des macros RDIST on met à jour des fichiers distants de paths différents des originaux Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 286

Synchronisation manuelle de fichiers Synchronisation de fichiers via rdist on envoie un mail une fois la mise à jour faite Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 287 Synchronisation manuelle de fichiers Synchronisation de fichiers via rdist Possibilité de ne mettre à jour qu une machine du lot via l option «-m»: % rdist -f mon-distfile-a-moi-2 -m remote.example.com remote.example.com: updating host remote.example.com remote.example.com: /tmp/fichier.txt: installing remote.example.com: localhost: /var/tmp/fichier.txt: unknown group "adm" remote.example.com: /tmp/fichier2.txt: installing remote.example.com: localhost: /var/tmp/fichier2.txt: unknown group "adm" remote.example.com: notify @remote.example.com ( besancon ) remote.example.com: updating of remote.example.com finished Une seconde mise à jour donne : % rdist -f mon-distfile-a-moi-2 -y remote.example.com: updating host remote.example.com remote.example.com: /tmp/fichier.txt: updating remote.example.com: localhost: /var/tmp/fichier.txt: unknown group "adm" remote.example.com: notify @remote.example.com ( besancon ) remote.example.com: updating of remote.example.com finished Notez le mot updating au lieu de installing. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 288

Synchronisation manuelle de fichiers Synchronisation de fichiers via rdist exemple 3 Appelons mon-distfile-a-moi-3 le fichier : /tmp/fichier.txt -> remote.example.com install ; special "uname -a" ; Son exécution donne : % rdist -f mon-distfile-a-moi-3 remote.example.com: updating host remote.example.com remote.example.com: /tmp/fichier.txt: installing remote.example.com: localhost: /tmp/fichier.txt: unknown group "adm" remote.example.com: special "uname -a" remote.example.com: FreeBSD remote.example.com 4.6.1-RC2 remote.example.com: updating of remote.example.com finished On constate qu une fois la mise à jour des fichiers réalisée, la commande spécifiée par special est exécutée sur la machine distante. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 289 Synchronisation manuelle de fichiers Synchronisation de fichiers via rdist exemple 4 L option -n essaye à blanc le scenario de mise à jour mais ne réalise pas la mise à jour en pratique. Avec le distfile de l exemple 1, on voit ainsi : % rdist -f mon-distfile-a-moi -n updating host remote.example.com install -onochkgroup,nochkowner,younger /tmp/fichier.txt /tmp/fichier.txt Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 290

Synchronisation manuelle de fichiers Synchronisation de fichiers via rdist Exemple 5 On peut utiliser SSH comme protocole de transport avec la machine distante au lieu de RSH. Avec le distfile de l exemple 1, on voit ainsi : % rdist -f mon-distfile-a-moi -P /usr/local/bin/ssh remote.example.com: updating host remote.example.com Enter passphrase for key /users/sri/besancon/.ssh/id_dsa : XXXXXXXXXX remote.example.com: /tmp/fichier.txt: installing remote.example.com: localhost: /tmp/fichier.txt: unknown group "adm" remote.example.com: updating of remote.example.com finished Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 291 Synchronisation manuelle de fichiers Synchronisation de fichiers via rsync 46.2 Synchronisation de fichiers via rsync (en anglais Remote Synchronisation) RSYNC est un protocole plus efficace que RDIST. Par exemple, on ne transfère que les différences entre fichiers et non pas la totalité du fichier. Pas encore installé en standard. Se reporter à http://rsync.samba.org/rsync/ Actuellement version 2.5.5 (vérifier la disponibilité de versions plus récentes) On utilise la commande de ces diverses façons : rsync [OPTION]... SRC [SRC]... [USER@]HOST:DEST rsync [OPTION]... [USER@]HOST:SRC DEST rsync [OPTION]... SRC [SRC]... DEST rsync [OPTION]... [USER@]HOST::SRC [DEST] rsync [OPTION]... SRC [SRC]... [USER@]HOST::DEST rsync [OPTION]... rsync://[user@]host[:port]/src [DEST] Il y a un mode de fonctionnement où un démon rsyncd est installé et répond à des requêtes authentifiées ou non. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 292

Synchronisation manuelle de fichiers Synchronisation de fichiers via rsync Exemple Soit l arborescence /tmp/exemple à synchroniser : % ls -lr /tmp/exemple /tmp/exemple/: total 64 -rwxr-xr-x 1 besancon adm 211 Aug 26 17:53 fichier1* -rwxr-xr-x 1 besancon adm 211 Aug 26 17:53 fichier2* -rwxr-xr-x 1 besancon adm 211 Aug 26 17:53 fichier3* drwxr-xr-x 2 besancon adm 182 Aug 26 17:54 repertoire1/ /tmp/exemple/repertoire1: total 16 -rwxr-xr-x 1 besancon adm 211 Aug 26 17:53 fichier4* Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 293 Synchronisation manuelle de fichiers Synchronisation de fichiers via rsync La synchronisation avec une autre machine appelée remote.example.com par la commande suivante : % rsync \ --stats \ --rsh=/usr/local/bin/ssh \ --rsync-path=/usr/local/bin/rsync \ --archive \ --compress \ --verbose \ --cvs-exclude \ \ /tmp/exemple \ besancon@remote.example.com:/tmp donne : building file list... done exemple/ exemple/fichier1 exemple/fichier2 exemple/fichier3 exemple/repertoire1/ exemple/repertoire1/fichier4 Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 294

Synchronisation manuelle de fichiers Synchronisation de fichiers via rsync Number of files: 6 Number of files transferred: 4 Total file size: 844 bytes Total transferred file size: 844 bytes Literal data: 844 bytes Matched data: 0 bytes File list size: 161 Total bytes written: 825 Total bytes read: 84 wrote 825 bytes read 84 bytes 606.00 bytes/sec total size is 844 speedup is 0.93 Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 295 Gestionnaire de services réseau : inetd Chapitre 47 : Gestionnaire de services réseau : inetd Une machine Unix offre de nombreux services accessibles par le réseau. Souvent les services réseau contactés durent peu de temps. inutile de les faire tourner en permanence (consommation de ressources) on va les activer uniquement suite à une requête C est inetd qui écoute les requêtes pour certains services réseau et lancent ces services. Plus particulièrement, inetd assure : l attente de connexions réseau sur certains ports le lancement des services contactés le comportement adapté au lancement de ces services Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 296

Gestionnaire de services réseau : inetd Principe 47.1 Principe Etape 1 host1.example.com host2.example.com client inetd réseau Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 297 Gestionnaire de services réseau : inetd Principe Etape 2 host1.example.com host2.example.com fork() client inetd exec() serveur réseau Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 298

Gestionnaire de services réseau : inetd Principe Etape 3 host1.example.com host2.example.com client inetd serveur réseau Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 299 Gestionnaire de services réseau : inetd /etc/services 47.2 /etc/services Pas spécifiquement lié à inetd. Il mentionne les triplets (numéro de port, protocole, nom du service). Il sert à convertir un port numérique en un nom symbolique plus parlant. En aucune façon il n indique les ports utilisés sur la machine. On peut obtenir un triplet officiellement pour un programme à soi auprès de l IANA http://www.iana.org/assignments/port-numbers En pratique il ya3catégories de triplets : Les Well Known Ports sont ceux de 0 à 1023 Les Registered Ports sont ceux de 1024 à 49151 Les Dynamic and/or Private Ports sont ceux de 49152 à 65535 Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 300

Gestionnaire de services réseau : inetd /etc/services Par exemple :... chargen 19/tcp ttytst source #Character Generator chargen 19/udp ttytst source #Character Generator ftp-data 20/tcp #File Transfer [Default Data] ftp-data 20/udp #File Transfer [Default Data] ftp 21/tcp #File Transfer [Control] ftp 21/udp #File Transfer [Control] ssh 22/tcp #Secure Shell Login ssh 22/udp #Secure Shell Login telnet 23/tcp telnet 23/udp # 24/tcp any private mail system # 24/udp any private mail system smtp 25/tcp mail #Simple Mail Transfer smtp 25/udp mail #Simple Mail Transfer... Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 301 Gestionnaire de services réseau : inetd netstat -a, netstat -an 47.3 netstat -a, netstat -an Pas spécifiquement lié à inetd. La commande netstat -a affiche la liste des ports ouverts sur la machine. Les noms affichés proviennent de /etc/services : % netstat -a Active Internet connections (including servers) Proto Recv-Q Send-Q Local Address Foreign Address (state) tcp4 0 0 *.ssh *.* LISTEN tcp46 0 0 *.ssh *.* LISTEN udp4 0 0 *.syslog *.* udp6 0 0 *.syslog *.* udp4 0 0 *.bootpc *.* Active UNIX domain sockets... Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 302

Gestionnaire de services réseau : inetd netstat -a, netstat -an La commande netstat -an affiche les ports sous forme numérique : % netstat -an Active Internet connections (including servers) Proto Recv-Q Send-Q Local Address Foreign Address (state) tcp4 0 0 *.22 *.* LISTEN tcp46 0 0 *.22 *.* LISTEN udp4 0 0 *.514 *.* udp6 0 0 *.514 *.* udp4 0 0 *.68 *.* Active UNIX domain sockets... Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 303 Gestionnaire de services réseau : inetd /etc/inetd.conf 47.4 /etc/inetd.conf Spécifique à inetd. Son format est le suivant : # Syntax for socket-based Internet services: # service_name socket_type proto flags user server_pathname args Par exemple :... ftp stream tcp nowait root /usr/sbin/in.ftpd in.ftpd telnet stream tcp nowait root /usr/sbin/in.telnetd in.telnetd... Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 304

Gestionnaire de services réseau : inetd /etc/inetd.conf La signification des champs est la suivante : champ 1 : service_name C est le nom symbolique d un service (cf /etc/services). champ 2 : socket_type C est le type du socket réseau. C est essentiellement stream, dgram. champ 3 : proto C est le protocole réseau utilisé : tcp, udp champ 4 : flags Cela indique si l on peut répondre à une requête du même type alors que la première n est pas terminée. On peut avoir : wait, nowait champ 5 : user Nom de l utilisateur sous lequel le programme tournera. champ 6 : server_pathname C est le chemin absolu du programme à exécuter. champ 7 : args Ce sont les paramètres à donner lors du execv(). Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 305 Gestionnaire de services réseau : inetd /etc/inetd.conf Par exemple : ftp stream tcp nowait root /usr/sbin/in.ftpd in.ftpd -l donnera execv("/usr/sbin/in.ftpd", "in.ftpd", "-l", 0); Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 306

Gestionnaire de services réseau : inetd Reconfiguration de inetd, SIGHUP 47.5 Reconfiguration de inetd, SIGHUP Inetd est lancé par les scripts de démarrage. Si l on modifie le fichier /etc/inetd.conf, la modification est prise en compte en envoyant le signal SIGHUP au processus inetd : # ps -ax grep inetd 173? IW 2 0:00 inetd 19544 p2 S 2 0:00 grep inetd # kill -HUP 173 Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 307 Gestionnaire de services réseau : inetd Filedescriptors et serveurs lancés par inetd 47.6 Filedescriptors et serveurs lancés par inetd Un démon lancé par inetd est quelque chose de simple au niveau des filedescriptors : il récupère les données envoyées par le client en lisant sur stdin il envoie des données au client en écrivant sur stdout Exemple de client écrit en sh : #!/bin/sh read line echo $line > /tmp/data read line echo $line >> /tmp/data wc -l /tmp/data id exit 0 Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 308

Gestionnaire de services réseau : inetd Filedescriptors et serveurs lancés par inetd Au niveau de /etc/services, on met : demo 33333/tcp Au niveau de /etc/inetd.conf, on met : demo stream tcp nowait root /tmp/serveur.sh serveur.sh Une session interactive donne : % telnet localhost demo Trying 127.0.0.1... Connected to localhost. Escape character is ^]. ligne 1 ligne 2 2 /tmp/data uid=0(root) gid=0(wheel) groups=0(wheel), 2(kmem), 3(sys), 4(tty) Connection closed by foreign host. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 309 TCP Wrappers Chapitre 48 : TCP Wrappers Inetd fonctionne très bien en pratique. Il a un seul gros défaut : il ne gère aucun aspect de sécurité. On aimerait au moins : pouvoir filtrer l accès à certains services avoir des traces d activation de certains services Un remède : l emploi du logiciel TCP Wrappers. http://ftp.porcupine.org/pub/security/tcp_wrappers_7.6.tar.gz http://ftp.porcupine.org/pub/security/tcp_wrappers_7.6-ipv6.1.tar.gz Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 310

TCP Wrappers Rappel sur inetd 48.1 Rappel sur inetd host1.example.com host2.example.com host1.example.com host2.example.com fork() client inetd client inetd exec() serveur réseau réseau host1.example.com host2.example.com client inetd serveur réseau Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 311 TCP Wrappers Principe des TCP Wrappers, tcpd 48.2 Principe des TCP Wrappers, tcpd L idée de TCP Wrappers : on va s intercaler dans la chaîne. host1.example.com host2.example.com client inetd réseau Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 312

TCP Wrappers Principe des TCP Wrappers, tcpd host1.example.com host2.example.com client inetd fork() tcpd réseau Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 313 TCP Wrappers Principe des TCP Wrappers, tcpd host1.example.com host2.example.com client inetd tcpd réseau Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 314

TCP Wrappers Principe des TCP Wrappers, tcpd host1.example.com host2.example.com client fork() inetd tcpd serveur réseau Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 315 TCP Wrappers Principe des TCP Wrappers, tcpd host1.example.com host2.example.com client inetd tcpd serveur réseau Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 316

TCP Wrappers Principe des TCP Wrappers, tcpd host1.example.com host2.example.com client inetd serveur réseau Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 317 TCP Wrappers Principe des TCP Wrappers, tcpd La librairie des TCP Wrappers est maintenant intégrée à beaucoup de produits (même sous WINDOWS...). Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 318

TCP Wrappers Modifications de /etc/inetd.conf 48.3 Modifications de /etc/inetd.conf S intercaler dans la chaîne de inetd, nécessite de modifier le fichier /etc/inetd.conf Par exemple on passe de : ftp stream tcp nowait root /usr/etc/in.ftpd in.ftpd -l telnet stream tcp nowait root /usr/etc/in.telnetd in.telnetd shell stream tcp nowait root /usr/etc/in.rshd in.rshd login stream tcp nowait root /usr/etc/in.rlogind in.rlogind à ftp stream tcp nowait root /chemin/vers/tcpd in.ftpd -l telnet stream tcp nowait root /chemin/vers/tcpd in.telnetd shell stream tcp nowait root /chemin/vers/tcpd in.rshd login stream tcp nowait root /chemin/vers/tcpd in.rlogind Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 319 TCP Wrappers Modifications de /etc/inetd.conf Rappel sur l interprétation d une ligne de inetd.conf : Par exemple : ftp stream tcp nowait root /chemin/vers/tcpd in.ftpd -l donnera execv("/chemin/vers/tcpd", "in.ftpd", "-l", 0); Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 320

TCP Wrappers Contrôle d accès, /etc/hosts.allow, /etc/hosts.deny 48.4 Contrôle d accès, /etc/hosts.allow, /etc/hosts.deny Le principe du contrôle d accès : 1. On vérifie d abord si la requête est autorisée par le contenu de /etc/hosts.allow. Si oui, OK. Si non, on passe à l étape 2. 2. On vérifie si la requête est interdite par le contenu de /etc/hosts.deny. Si oui, la requête est rejetée. Si non, on passe à l étape 3. 3. On accepte la requête. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 321 TCP Wrappers Contrôle d accès, /etc/hosts.allow, /etc/hosts.deny Au niveau des fichiers hosts.allow et hosts.deny, on peut appliquer des règles de filtrage par démon servi. Voici un exemple de politique de connexion : au niveau du fichier /etc/hosts.allow : in.telnetd:.fr, 193.95.32. in.rlogind:.fr, 193.95.32. in.rshd:.fr au niveau du fichier /etc/hosts.deny : in.telnetd: ALL in.rlogind: ALL in.rshd: ALL En français intelligible, ces fichiers indiquent que les connexions telnet, rlogin, rsh ne sont autorisées que depuis des machines du domaine français ".fr" et depuis un domaine de Tunisie (réseau d adresse 193.95.32.). Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 322

TCP Wrappers Contrôle d accès, /etc/hosts.allow, /etc/hosts.deny ATTENTION : quand on interdit une machine, il faut l interdire via son nom FQDN et via son adresse IP (pour le cas où un nameserver serait injoignable on peut ainsi bloquer quand même la machine). Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 323 TCP Wrappers Contrôle d accès, /etc/hosts.allow, /etc/hosts.deny ATTENTION : Ce n est par parce que l on active tcpd que l on a résolu tous les problèmes de sécurité et que l on est tranquille : Il ne faut pas oublier que plein d autres services ne passent pas par l intermédiaire de inetd.conf Il faut surveiller les traces de fonctionnement renvoyées par tcpd. Il faut renseigner les fichiers hosts.allow et /etc/hosts.deny. Il faut des démons sans trou de sécurité. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 324

TCP Wrappers libwrap.a 48.5 libwrap.a Les TCP WRAPPERS offrent aussi leur librairie de programmation : libwrap.a et tcpd.h Généralement installée en /usr/local/lib/libwrap.a et /usr/local/include/tcpd.h La librairie apporte la fonction C host_access() On linkera avec cette librairie quand c est nécessaire. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 325 Gestionnaire de services réseau (2) : xinetd Chapitre 49 : Gestionnaire de services réseau (2) : xinetd (en anglais extended inetd) Cf http://www.xinetd.org/ Numérotation des versions un peu compliquée... C est une réécriture complète de inetd en incorporant plusieurs aspects manquants dans inetd : contrôle d accès à la tcpd accès horaires aux démons traces syslog des connexions (échouées, abouties) limitation du nombre d instances de chaque démon binding sur certaines adresses réseau Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 326

Gestionnaire de services réseau (2) : xinetd Fichier de configuration /etc/xinetd.conf 49.1 Fichier de configuration /etc/xinetd.conf xinetd utilise le fichier /etc/xinetd.conf, incompatible avec /etc/inetd.conf. Format du fichier : defaults { attribut operateur valeur(s)... } service toto { attribut operateur valeur(s)... } Les opérateurs sont =, += et -=. Cf la documentation pour la liste complète des attributs. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 327 Gestionnaire de services réseau (2) : xinetd Fichier de configuration /etc/xinetd.conf A noter avec certaines versions de xinetd la possibilité d avoir un répertoire /etc/xinetd.d dans lequel on trouve un fichier par service, portant le nom du service et contenant le réglage du service. Par exemple /etc/xinetd.d/ftpd Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 328

Gestionnaire de services réseau (2) : xinetd Réglages par défaut 49.2 Réglages par défaut Par exemple : defaults { instances = 15 log_type = FILE /var/log/servicelog log_on_success = HOST PID USERID DURATION EXIT log_on_failure = HOST USERID RECORD only_from = disabled = shell login exec comsat telnet ftp tftp finger disabled = time daytime chargen servers services xadmin } Ici la ligne «only_from =» interdit par défaut toutes les machines à se connecter aux services. On autorisera ce qui est nécessaire au niveau du bloc de configuration de chaque service. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 329 Gestionnaire de services réseau (2) : xinetd Configuration d un service 49.3 Configuration d un service Exemple pour le service ftp (cf /etc/services) : service ftp { socket-type = stream wait = no user = root server = /usr/sbin/in.ftpd server_args = -l instances = 4 access_times = 7:00-12:30 13:30-21:00 nice = 10 only_from = 192.168.1.0/24 } Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 330

Gestionnaire de services réseau (2) : xinetd /etc/xinetd.conf : directive nice 49.4 /etc/xinetd.conf : directive nice Par exemple : service ftp { socket-type = stream wait = no user = root server = /usr/sbin/in.ftpd server_args = -l instances = 4 access_times = 7:00-12:30 13:30-21:00 nice = 10 only_from = 192.168.1.0/24 } Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 331 Gestionnaire de services réseau (2) : xinetd /etc/xinetd.conf : directive access_times 49.5 /etc/xinetd.conf : directive access_times Par exemple : service ftp { socket-type = stream wait = no user = root server = /usr/sbin/in.ftpd server_args = -l instances = 4 access_times = 7:00-12:30 13:30-21:00 nice = 10 only_from = 192.168.1.0/24 } Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 332

Gestionnaire de services réseau (2) : xinetd /etc/xinetd.conf : directives bind, id 49.6 /etc/xinetd.conf : directives bind, id Soit une machine avec 2 interfaces réseau d adresses 192.168.1.1 et 192.168.2.1 : service ftp { id = ftp-public bind = 192.168.1.1 socket-type = stream wait = no user = root server = /usr/sbin/in.ftpd server_args = -l instances = 4 access_times = 7:00-21:00 nice = 10 only_from = 192.168.1.0/24 } service ftp { id = ftp-private bind = 192.168.2.1 socket-type = stream wait = no user = root server = /usr/sbin/in.ftpd server_args = -l instances = 4 access_times = 7:00-21:00 nice = 10 only_from = 192.168.1.0/24 } Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 333 Gestionnaire de services réseau (2) : xinetd /etc/xinetd.conf : directives bind, id La directive id servira au niveau de SYSLOG à différencier les traces de l un ou l autre de FTPD. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 334

Gestionnaire de services réseau (2) : xinetd /etc/xinetd.conf : directive redirect 49.7 /etc/xinetd.conf : directive redirect Par exemple : service telnet { flags = REUSE socket-type = stream wait = no user = root server = /usr/sbin/in.telnetd only_from = 192.168.1.0/24 redirect = 192.168.1.23 } Et un telnet vers 192.168.1.1 renverra vers le démon telnetd de 192.168.1.23. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 335 Gestionnaire de services réseau (2) : xinetd /etc/xinetd.conf : tcpd et directive NAMEINARGS 49.8 /etc/xinetd.conf : tcpd et directive NAMEINARGS Par exemple : service ftp { flags = NAMEINARGS REUSE socket-type = stream wait = no user = root server = /usr/sbin/tcpd server_args = /usr/sbin/in.ftpd -l instances = 4 access_times = 7:00-12:30 13:30-21:00 nice = 10 only_from = 192.168.1.0/24 } TCP WRAPPERS et XINETD ne sont pas antinomiques. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 336

Gestionnaire de services réseau (2) : xinetd /etc/xinetd.conf : directive chroot 49.9 /etc/xinetd.conf : directive chroot Par exemple : service ftp { socket-type = stream wait = no user = root server = /usr/sbin/chroot server_args = /quelquepart/blockhaus/ftp /usr/sbin/in.ftpd -l instances = 4 access_times = 7:00-12:30 13:30-21:00 nice = 10 only_from = 192.168.1.0/24 } On est ainsi compartimenté à l arborescence de /quelquepart/blockhaus/ftp dont on ne peut pas sortir. Intérêt pour la sécurité de la machine. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 337 Gestionnaire de services réseau (2) : xinetd Reconfiguration, signaux 49.10 Reconfiguration, signaux Sont supportés les signaux : signal SIGUSR1 : sur sa réception, xinetd se reconfigure signal SIGUSR2 : sur sa réception, xinetd se reconfigure en tuant les démons inutiles signal SIGTERM : sur sa réception, xinetd se saborde signal SIGHUP : sur sa réception, xinetd écrit le fichier /var/run/xinetd.dump Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 338

Quelques services et protocoles réseau Chapitre 50 : Quelques services et protocoles réseau 50.1 Services réseau inutiles Deux règles : 1. Tout ce qui n est pas autorisé est interdit. 2. Retirer tous les services réseau non nécessaires. Il est indispensable de connaître la finalité de la machine pour savoir quels services réseau sont nécessaires. Tout autre service doit être desactivé. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 339 Quelques services et protocoles réseau Services réseau inutiles Le danger actuel : Linux et Windows NT (cf séance OSSIR de décembre 1998, http://www.ossir.org/ftp/supports/98/cnrs/index.htm http://www.ossir.org/ftp/supports/98/cnrs/sld0009.htm) Pourquoi? activation par défaut de pleins de services réseau non nécessaires % ps -ax grep "inutile" 277? S 0:00 /usr/sbin/snmpd -f 380? S 0:00 httpd 403? S 0:00 (smbd) 412? S 0:57 nmbd -D 11549? S 0:17 smbd -D 16778? S 0:03 smbd -D 244? S 0:00 /usr/sbin/atd 18642? S 0:00 (httpd) 18643? S 0:00 (httpd) utilisateur incompétent qui ne connaît pas les services et qui pense qu il aura peut être besoin un jour de ces services. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 340

Quelques services et protocoles réseau Services réseau inutiles Autre danger : le déni de service (Denial of Service, DoS) ; attaque très en vogue actuellement. L idée : on ne pénétre pas une machine mais on fait en sorte qu elle ne puisse plus satisfaire une de ses fonctions de service. Pour des informations complémentaires, on pourra se reporter (en autre car les références sur le sujet sont nombreuses) à http://www.ns2.co.uk/archive/fist/papers/nss-risk-pt1.txt donné en annexe de ce chapitre. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 341 Quelques services et protocoles réseau Services réseau inutiles Par exemple, en pratique, desactiver tous les services de type internal dans /etc/inetd.conf : # # "Small servers" -- used to be standard on, but we re more conservative # about things due to Internet security concerns. Only turn on what you # need. # #daytime stream tcp nowait root internal #daytime dgram udp wait root internal #time stream tcp nowait root internal #time dgram udp wait root internal #echo stream tcp nowait root internal #echo dgram udp wait root internal #discard stream tcp nowait root internal #discard dgram udp wait root internal #chargen stream tcp nowait root internal #chargen dgram udp wait root internal Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 342

Quelques services et protocoles réseau Protocole TELNET, telnet, telnetd 50.2 Protocole TELNET, telnet, telnetd Une connexion via telnet nécessite que le service telnet soit activé au niveau de inetd.conf : telnet stream tcp nowait root /usr/sbin/in.telnetd in.telnetd Par telnet, il y a toujours demande d un nom de login et d un mot de passe. Quelques problèmes : Attention aux connexions root via le réseau. Il faut interdire les connexions root via le réseau parce qu elles sont anonymes. Vérifier /etc/ttys (ou équivalent /etc/securettys...) et minimaliser le nombre de terminaux sécurisés. Il n y a pas de traces des connexions locales. Au mieux, tcpd informera d où vient la connexion mais pas de l identité prise sur la machine locale. Remède : utiliser le package logiciel logdaemon URL ftp://ftp.porcupine.org/pub/security/logdaemon-5.8.tar.gz Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 343 Quelques services et protocoles réseau Protocole RLOGIN, rlogin, rlogind 50.3 Protocole RLOGIN, rlogin, rlogind Une connexion via rlogin nécessite que le service login soit activé au niveau de inetd.conf : login stream tcp nowait root /usr/sbin/in.rlogind in.rlogind Par rlogin, le mécanisme de demande de mot de passe est le suivant : Si la machine d où l on vient est mentionnée dans /etc/hosts.equiv et si l on a la même identité au départ qu à l arrivée, alors pas de demande de mot de passe. Pour root, cette étape ne s applique pas. Si son identité et la machine d où l on vient, sont mentionnées dans le fichier.rhosts de l utilisateur d arrivée alors pas de demande de mot de passe. Sinon demande d un mot de passe. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 344

Quelques services et protocoles réseau Protocole RLOGIN, rlogin, rlogind Les problèmes : Attention au contenu de /etc/hosts.equiv. SunOS 4.x.y fournissait un fichier contenant "+ +". Attention aux connexions root via le réseau. Il faut interdire les connexions root via le réseau parce qu elles sont anonymes. Vérifier /etc/ttys (ou équivalent /etc/securettys...) et minimaliser le nombre de terminaux sécurisés. Vérifier "~root/.rhosts". C est une cible privilégiée des pirates qui essayent d y écrire "+ +". Il n y a pas de traces des connexions locales. Au mieux, tcpd informe d où vient la connexion mais pas de l identité prise sur la machine locale. Remède : utiliser le package logiciel logdaemon URL ftp://ftp.porcupine.org/pub/security/logdaemon-5.8.tar.gz Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 345 Quelques services et protocoles réseau Protocole FTP, ftp, ftpd 50.4 Protocole FTP, ftp, ftpd FTP : File Transfer Protocol Une connexion via ftp nécessite que le service ftp soit activé au niveau de inetd.conf : ftp stream tcp nowait root /usr/sbin/in.ftpd in.ftpd -l Au niveau de /etc/services, on voit 2 ports assignés au protocole FTP : ftp-data ftp 20/tcp 21/tcp Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 346

Quelques services et protocoles réseau Protocole FTP, ftp, ftpd Le protocole FTP est «complexe» car c est un dialogue bidirectionnel : Un client FTP se connecte sur le port 21 (ftp de /etc/services) du serveur FTP. client serveur Le port 21 sert à envoyer des commandes au connexion serveur FTP. Si les commandes nécessitent que des données soient reçues (commandes dir, get par exemple) ou transmises (put par exemple) au serveur, le client envoie une PORT 33085 DIR port 21 port 21 commande PORT au serveur indiquant un port sur lequel le serveur va créer une port 21 connexion depuis le port 20 (ftp-data de /etc/services). La connexion FTP-DATA est close dès que port 33085 data port 20 toutes les données sont transférées. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 347 Quelques services et protocoles réseau Exemple : % ftp -v -d localhost Connected to localhost. 220 cerise FTP server (SunOS 5.8) ready. Name (localhost:besancon): besancon ---> USER besancon 331 Password required for besancon. Password: ---> PASS XXXXXXXXX 230 User besancon logged in. ftp> lcd /tmp Local directory now /tmp ftp> cd /etc ---> CWD /etc 250 CWD command successful. ftp> get motd ---> PORT 127,0,0,1,129,61 200 PORT command successful. ---> RETR motd 150 ASCII data connection for motd (127.0.0.1,33085) (54 bytes). 226 ASCII Transfer complete. local: motd remote: motd 55 bytes received in 0.00086 seconds (62.53 Kbytes/s) ftp> quit ---> QUIT 221 Goodbye. Protocole FTP, ftp, ftpd Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 348

Quelques services et protocoles réseau Protocole FTP, ftp, ftpd Soit une machine A 192.168.0.1 qui sera un client FTP. Soit une machine B 192.168.1.1 qui sera un serveur FTP. host A serveur FTP routeur access list 100 host B client FTP Tout le trafic vers host B est filtré par l access-list 100 du cisco. L ACL cisco pour autoriser le FTP du client vers le serveur est : access-list 100 permit tcp host 192.168.0.1 eq ftp-data \ host 192.168.1.1 gt 1023 established Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 349 Quelques services et protocoles réseau Protocole FTP, ftp, ftpd Au niveau contrôle d accès, les implémentations de base proposent : le fichier /etc/ftpusers contient les noms des utilisateurs non autorisés à utiliser ftp. root doit être exclus comme d habitude. le fichier /etc/shells contient les shells des utilisateurs autorisés à utiliser ftp. Moralité : pour interdire un utilisateur à utiliser FTP : indiquer le login de la personne au niveau de /etc/ftpusers faire en sorte que le shell de la personne ne soit pas dans /etc/shells Pour configurer un FTP anonyme, se reporter aux deux FAQ : ftp://ftp.lip6.fr/pub/doc/faqs/ftp-list/faq.gz ftp://ftp.lip6.fr/pub/doc/faqs/computer-security/anonymous-ftp-faq.gz Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 350

Quelques services et protocoles réseau Protocole FTP, ftp, ftpd Outre les versions fournies par les constructeurs, il y a plusieurs démons du domaine public plus performants : http://www.wu-ftpd.org/ ftp://ftp.wu-ftpd.org/ ftp://ftp.academ.com/pub/wu-ftpd/wu-ftpd-2.4.2.tar.z http://www.proftpd.org/ ftp://ftp.proftpd.org/distrib/source/proftpd-1.2.8.tar.gz Il y a de nombreuses fonctionnalités : traces de fonctionnement nombreuses possibilité de contrôler les accès compression à la volée des fichiers récupérés par les gens Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 351 Quelques services et protocoles réseau Protocole TFTP, tftp, tftpd 50.5 Protocole TFTP, tftp, tftpd TFTP : Trivial File Transfer Protocol Une connexion via tftp nécessite que le service tftp soit activé au niveau de inetd.conf : tftp dgram udp wait root /usr/etc/in.tftpd in.tftpd -s /tftpboot TFTP, c est en gros FTP sans pouvoir lister les directories distants et ne nécessitant pas de mot de passe pour récupérer ou déposer des fichiers! En fait, celui qui utilise TFTP sait ce qu il veut récupérer et n a pas besoin de lister le directory. Par exemple, récupération d un fichier de configuration pour : terminal X imprimante HP réseau Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 352

Quelques services et protocoles réseau Protocole TFTP, tftp, tftpd On récupére les fichiers dans la sous arborescence /tftpboot. Le danger : un démon tftpd mal configuré permet de récupérer tout fichier hors de /tftpboot. Le fichier /etc/passwd par exemple. vérifier les options de lancement. Traditionnellement utiliser l option -s au niveau de /etc/inetd.conf : tftp dgram udp wait root /usr/etc/in.tftpd in.tftpd -s /tftpboot Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 353 Quelques services et protocoles réseau Protocole TFTP, tftp, tftpd A noter : il est parfois utile de faire le lien symbolique suivant : # cd /tftpboot # ln -s. tftpboot car des requêtes portent parfois sur des noms du type /tftpboot/fichier. % cd /tftpboot % ls -l drwxr-xr-x 2 root wheel 1536 Jan 4 15:02 cisco/ drwxr-sr-x 7 root wheel 512 Nov 10 1997 hds/ drwxr-sr-x 2 root wheel 512 Sep 5 1996 hp/ drwxr-sr-x 4 root wheel 512 Dec 5 1995 ncd/ drwxr-sr-x 2 root wheel 512 Mar 19 1997 plaintree/ drwxr-xr-x 2 root wheel 512 Aug 1 1997 sun/ lrwxrwxrwx 1 root wheel 1 May 8 1998 tftpboot@ ->. drwxr-sr-x 3 root wheel 512 Feb 9 1994 usr/ Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 354

Quelques services et protocoles réseau Protocole RARP, obtention d adresse IP 50.6 Protocole RARP, obtention d adresse IP Il existe des machines spécialisées sans système avec une interface réseau : station Unix sans disque (dite diskless) terminal X, clients légers imprimante réseau caméra WWW Le problème consiste à leur donner une adresse IP. La solution : le protocole RARP, Reverse Address Resolution Protocol : la station diffuse son adresse physique sur le câble réseau un serveur reçoit la requête et explore une base de données le serveur renvoie l adresse IP à la station la station peut alors utiliser le protocole IP En pratique, il y a 3 solutions pour implémenter ce protocole : RARP, BOOTP, DHCP. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 355 Quelques services et protocoles réseau Protocole RARP : rarpd 50.7 Protocole RARP : rarpd Démon rarpd Il utilise le fichier /etc/ethers : 08:00:20:03:2f:15 08:00:20:04:03:b4 08:00:20:02:fc:d2 valerian.lpt.ens.fr bill.lpt.ens.fr chang.lpt.ens.fr Obsolète Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 356

Quelques services et protocoles réseau Protocole BOOTP : bootpd 50.8 Protocole BOOTP : bootpd Le protocole BOOTP est plus complet que RARPD. Il permet en plus de spécifier des paramètres de boot. Démon bootpd Le démon bootpd se lance : soit en mode autonome : % ps -ax grep bootp 314?? Is 0:00.01 /usr/libexec/bootpd soit via inetd : bootps dgram udp wait root /usr/libexec/bootpd bootpd Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 357 Quelques services et protocoles réseau Protocole BOOTP : bootpd Il faut renseigner le fichier /etc/bootptab (fichier par défaut mais c est configurable à volonté) : fermion.lpt.ens.fr:\ :tc=.default:\ :ht=ethernet:\ :ha=0x008096023370:\ :ip=129.199.122.72:\ :hd=/hds/netos/image:\ :bf=x.hds: Obsolète Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 358

Quelques services et protocoles réseau Protocole DHCP, dhcpd, dhcpd.conf, dhclient 50.9 Protocole DHCP, dhcpd, dhcpd.conf, dhclient DHCP : Dynamic Host Configuration Protocol RFC 2131 et RFC 2132 http://www.lip6.fr/pub/rfc/rfc/rfc2131.txt http://www.lip6.fr/pub/rfc/rfc/rfc2132.txt Port TCP 67 (port d écoute du serveur) Port TCP 68 (port de réponse du serveur) Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 359 Quelques services et protocoles réseau Protocole DHCP, dhcpd, dhcpd.conf, dhclient On distingue : le serveur DHCP : à l écoute sur ses interfaces réseau, il distribue par son autorité des adresses IP résidant dans des plages DHCP SERVER le DHCP relay agent : il sait router les paquets IP du protocole DHCP entre un client et un serveur DHCP agent le client DHCP : il utilise le protocole DHCP pour découvrir son adresse IP et d autres paramètres réseau ou autres paramètres (dits DHCP options ; par exemple le serveur NTP) DHCP CLIENT Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 360

Quelques services et protocoles réseau Protocole DHCP, dhcpd, dhcpd.conf, dhclient Protocole DHCP Principe : 1. Une machine démarre dans l état INIT 2. Elle cherche un serveur DHCP en envoyant un paquet DHCPDISCOVER. 3. Un ou plusieurs serveurs DHCP répondent par un paquet DHCPOFFER contenant une adresse IP et des options DHCP. 4. Le client sélectionne un serveur DHCP parmi ceux qui ont répondu. Par exemple, le premier. 5. Le client broadcaste un paquet DHCPREQUEST spécifiant l adresse IP retenue. 6. Le serveur retenu répond au client en lui envoyant un paquet DHCPACK. 7. Après, le client posséde l adresse IP pour un laps de temps appelé lease. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 361 Quelques services et protocoles réseau Protocole DHCP, dhcpd, dhcpd.conf, dhclient Lorsqu une machine qui a obtenu une adresse IP via DHCP reboote, elle ne recommence pas exactement les étapes ci-dessus. Elle commence dans l état INIT-REBOOT. Elle envoie un paquet DHCPREQUEST reprenant l adresse précédemment acquise. En cas de disponibilité de l adresse, le serveur répond par DHCPACK. En cas de non disponibilité (par exemple, le portable a changé de réseau), un serveur DHCP répond par DHCPNACK. A ce moment-là, la machine reprend à l étape 1 de ci-dessus. Mécanisme de détection de duplicate IP address : le serveur DHCP envoie un paquet ICMP Echo ; en cas de réponse, le serveur propose une autre adresse le client DHCP envoie un paquet ARP ; en cas de réponse, le client envoie un paquet DHCPDECLINE ; le serveur proposera alors une nouvelle adresse Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 362

Quelques services et protocoles réseau Protocole DHCP, dhcpd, dhcpd.conf, dhclient Faiblesses du protocole DHCP Denial of Service possible ; DHCPDISCOVER puis DHCPNAK jusqu à épuisement des numéros libres sur le serveur DHCP par exemple single point of failure ; pas de mécanisme de serveur DHCP de secours pas d authentification du client au serveur et vice-versa inadéquation de l adresse MAC comme Client Identifier ; par exemple un portable et un dock, une carte PCMCIA réseau Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 363 Quelques services et protocoles réseau Protocole DHCP, dhcpd, dhcpd.conf, dhclient ISC DHCP http://www.isc.org/products/dhcp/ ftp://ftp.isc.org/isc/dhcp/dhcp-3.0pl1.tar.gz Version 3 : supporte le Dynamic DNS Update, l authentification DHCP Peut répondre à des requêtes BOOTP. Fichier de configuration : /quelque-part/dhcp.conf (en général /etc/dhcp.conf) En cas de modification au fichier de configuration, il faut arrêter le démon dhcpd et le relancer (par exemple /etc/rc.d/dhcp restart). Pas de SIGHUP pour le reconfigurer on the fly. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 364

Quelques services et protocoles réseau Protocole DHCP, dhcpd, dhcpd.conf, dhclient Exemple de /etc/dhcpd.conf : ddns-update-style always-reply-rfc1048 none; on; option domain-name-servers 192.168.1.1; option domain-name "jardiniers.org"; option subnet-mask 255.255.255.0; option broadcast-address 192.168.1.255; option log-servers 192.168.1.1; subnet 192.168.1.0 netmask 255.255.255.0 { range 192.168.1.200 192.168.1.210; default-lease-time 120; max-lease-time 180; } host gutenberg { # Apple 12/640 hardware ethernet 08:00:07:24:46:59; fixed-address 192.168.1.2; } Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 365 Quelques services et protocoles réseau Protocole DHCP, dhcpd, dhcpd.conf, dhclient Le serveur écrit les leases sur disque : /quelque-part/dhcpd.leases (souvent /var/run/dhcpd.leases) ; ancienne base dhcpd.leases~ Exemple de /var/run/dhcpd.leases : # All times in this file are in UTC (GMT), not your local timezone. This is # not a bug, so please don t ask about it. There is no portable way to # store leases in the local timezone, so please don t request this as a # feature. If this is inconvenient or confusing to you, we sincerely # apologize. Seriously, though - don t ask. # The format of this file is documented in the dhcpd.leases(5) manual page. # This lease file was written by isc-dhcp-v3.0.1rc6 lease 192.168.1.210 { starts 0 2002/09/08 22:57:10; ends 0 2002/09/08 22:59:10; binding state active; next binding state free; hardware ethernet 00:04:76:48:4f:65; } Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 366

Quelques services et protocoles réseau Protocole DHCP, dhcpd, dhcpd.conf, dhclient Sur Red Hat Linux, on peut dire à la machine de configurer son adresse réseau via DHCP au niveau de /etc/sysconfig/network-scripts/ifcfg-eth0 : DEVICE = eth0 IPADDR = 0.0.0.0 NETMASK = 255.255.255.0 NETWORK = BROADCAST = 0.0.0.255 GATEWAY = none ONBOOT = yes DYNAMIC = dhcp Une machine Unix utilisant DHCP fait tourner dhclient Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 367 Quelques services et protocoles réseau Protocole DHCP, dhcpd, dhcpd.conf, dhclient Possibilité d avoir une configuration du comportement DHCP du client au moyen du fichier /etc/dhclient.conf. Par exemple : timeout 60; retry 60; reboot 10; select-timeout 5; initial-interval 2; reject 192.33.137.209; interface "ep0" { send host-name "andare.fugue.com"; send dhcp-client-identifier 1:0:a0:24:ab:fb:9c; send dhcp-lease-time 3600; supersede domain-name "fugue.com rc.vix.com home.vix.com"; prepend domain-name-servers 127.0.0.1; request subnet-mask, broadcast-address, time-offset, routers, domain-name, domain-name-servers, host-name; require subnet-mask, domain-name-servers; script "/sbin/dhclient-script"; media "media 10baseT/UTP", "media 10base2/BNC"; } alias { interface "ep0"; fixed-address 192.5.5.213; option subnet-mask 255.255.255.255; } Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 368

Quelques services et protocoles réseau Protocole DHCP, dhcpd, dhcpd.conf, dhclient Options pour clients Microsoft Cf : http://www.microsoft.com/windows2000/en/server/help/\ default.asp?url=/windows2000/en/server/help/\ sag_dhcp_add_optionsmsvendorspecific.htm Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 369 Quelques services et protocoles réseau Protocole DHCP, dhcpd, dhcpd.conf, dhclient Outils satellites pour DHCP Quelques outils : logiciel dhcpdump : http://www.mavetju.org/download/dhcpdump-1.4.tar.gz logiciel dhcping : http://www.mavetju.org/download/dhcping-1.2.tar.gz #./dhcping -c 195.220.117.6 -s 195.220.117.22 -h 8:0:20:cf:62:12 Got answer from: 195.220.117.22 Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 370

Courrier électronique Chapitre 51 : Courrier électronique 51.1 Composantes du système du courrier électronique C est un système complexe dont la complexité croît sans cesse. Il a de fortes interactions avec Internet, avec les Intranets. De nombreuses implémentations sont disponibles (X400, SMTP, etc.). Le système est modulaire, son bon fonctionnement reposant sur des descriptions publiquement disponibles des détails des différents protocoles. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 371 Courrier électronique Composantes du système du courrier électronique Réseau Destinataire du courrier non local Courriers à destination d un utilisateur local Transmission au facteur local MTA Distribution personnalisée MDA Boîte aux lettres Emission d un courrier Consultation des courriers MUA Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 372

Courrier électronique Composantes du système du courrier électronique Terminologie : MUA (Mail User Agent agent utilisateur) Il sert à la composition des messages qu il envoie à l agent de routage. MTA (Mail Transfer Agent agent de routage) En fonction de l adresse de destination, il passe le message à un certain agent de transport. MDA (Mail Delivery Agent agent de transport) Il reçoit un message, une destination et se charge de l acheminement. Il est spécialisé dans un type d acheminement. (synonyme mailer) Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 373 Courrier électronique Mail Transfer Agent (MTA) 51.2 Mail Transfer Agent (MTA) Rôle : sur réception d un courrier, détermine le meilleur moyen d acheminer ce courrier à destination (quel protocole utiliser) et passe ce courrier à ce moyen. Analogie : un centre de tri postal La poste centre de tri jean centre de tri Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 374

Courrier électronique Mail Transfer Agent (MTA) Plusieurs MTA existent : Sendmail, Postfix Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 375 Courrier électronique Sendmail 51.3 Sendmail Sendmail : Conçu en 1982, par Eric Allman (<eric@cs.berkeley.edu>) LE routeur de courrier pour les systèmes UNIX les plus répandus Souple, puissant Sait s adapter aux nouveaux standards (aspects multimedia) Abscons Cfhttp://www.sendmail.org/ pour le site officiel (récupération du logiciel, documentation de référence) Cflekit jussieu pour configurer sendmail Documentation très pédagogique ftp://ftp.jussieu.fr/jussieu/sendmail/kit/kit-5.3.3.tar.z ftp://ftp.jussieu.fr/jussieu/sendmail/kit/doc-kit-5.3.3.ps.z Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 376

Courrier électronique Postfix 51.4 Postfix http://www.postfix.org Futur successeur de sendmail certainement dans quelques années. Une réflexion sur sendmail a conduit à écrire postfix sous une forme non monolithique. Plusieurs démons vont s occuper chacun d une tâche bien précise et n utilisent pour cela que le minimum de privilèges système limitant le risque de piratage : transport aliases.forward rewrite resolve local mailbox local "sendmail" maildrop pickup cleanup incoming active qmgr smtp Internet Internet smtpd canonical virtual deferred relocated pipe UUCP, etc. RBL access Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 377 Courrier électronique Postfix Le fichier de configuration est une succession d affectation de valeurs à des variables. Approche radicalement différente de celle de sendmail plus proche d une programmation de la configuration. Approche de postfix identique à celle du kit jussieu pour sendmail (ou vice versa). Possibilité de modifier on the fly le comportement de postfix. Par exemple à l établissement d une connexion PPP ou lors de sa cloture, on peut depuis le script PPP dire à postfix d échanger les mails maintenant avec l extérieur. Avec sendmail, il faudrait arrêter sendmail, mettre en place une nouvelle configuration sendmail.cf, relancer sendmail, ensemble de manœuvres lourdes. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 378

Courrier électronique Normes utilisées par sendmail et postfix 51.5 Normes utilisées par sendmail et postfix Sous forme de RFC : RFC 822, description du format des messages RFC 821, description du protocole SMTP (Simple Mail Transfer Protocol) RFC 974, description de l interaction d un MTA avec le DNS RFC 1035, RFC 1123, Attention : documents techniques hermétiques à la lecture compliquée Cf ftp://ftp.lip6.fr/pub/rfc/rfc/ Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 379 Courrier électronique Adresses postmaster, abuse, SPAM 51.6 Adresses postmaster, abuse, SPAM Les problèmes de mail sont à adresser à postmaster. Les MTA font l hypothèse que cette adresse existe. Cette adresse doit être lue par un humain. Dans le même style, l adresse abuse pour les problèmes de SPAM. UCE Unsolicited Commercial Email SPAM Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 380

Courrier électronique Adresses postmaster, abuse, SPAM Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 381 Courrier électronique Adresses postmaster, abuse, SPAM En cas de SPAM, envoyer un mail : à l adresse spam@cnil.fr au titre d enquête sur les spams (entrée du 10 juillet 2002 de la page http://www.cnil.fr/actu/actualites/tableact.htm) ; enquête terminée maintenant : ne plus se servir de cette adresse à l adresse abuse@example.com du site (tendance à la mode) ; pour le trouver se reporter au serveur WHOIS whois.cyberabuse.org. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 382

Courrier électronique Adresses postmaster, abuse, SPAM % whois -h whois.cyberabuse.org 213.30.151.82 % % \_/ ] / / \ ] [ % ] \ ] ] %.Org % This is the CyberAbuse Whois server v3.4 % Its goal is to provide an easy way for % administrators and home users to find the abuse % contact for a specific IP address. % The data below is provided for information only, % we can t take responsibility for any error or % misuse of this tool. [ Informations about 213.30.151.82 ] IP range : 213.30.151.72-213.30.151.95 Network name : TROIS-SUISSES-FRANCE AS number : AS12670 Infos : Lille Phone number : +33 3 20 20 20 03 Country : FR Abuse contact : abuse@completel.fr Source : RIPE % --- % This service is subject to the terms and conditions % stated in the RIPE NCC Database Copyright Notice. % http://www.ripe.net/ripencc/pub-services/db/copyright.html % --- % whois.cyberabuse.org uses ARIN, RIPE, APNIC % BRNIC, JPNIC, KRNIC, RADB whois servers to % provide you this service. % http://www.cyberabuse.org/whois/ for more details. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 383 Courrier électronique Adresses postmaster, abuse, SPAM Il existe aussi plusieurs initiatives de recensement des sites spammeurs. Leurs bases de données permettent de boycotter ces sites spammeurs. RBL Real-time Blackhome List http://mail-abuse.org/ Le problème : si votre site a servi à des spammeurs, vous pouvez être blacklisté empêcher le relayage sur son site gestion difficile des utilisateurs nomades (lecture des mails à distance facilement contrôlable mais contrôler le post avec les outils de base n est guère possible) Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 384

Courrier électronique Adresses génériques, reverses 51.7 Adresses génériques, reverses A l utilisateur besancon est associé l adresse générique besancon@... Les MTA proposent de plus en plus de traduire en émission de courier cette adresse en Prénom.Nom@... ce qui nécessite en réception de convertir à l inverse d où l emploi d alias reverse. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 385 Courrier électronique Protocoles de consultation : POP, IMAP 51.8 Protocoles de consultation : POP, IMAP POP Post Office Protocol ;RFC??? IMAP???; RFC 2060 (protocole IMAP4rev1), RFC 2086 (ACL, extension de IMAP4), RFC 2087 (quota, extension de IMAP4) 2 approches très différentes (cf figure page suivante) : un client POP transfère les messages du serveur POP vers le poste de l utilisateur le serveur POP se débarasse au fur et à mesure des consultations des messages perte total des mails en cas de crash du poste client un serveur IMAP stocke les messages et ne les transfère jamais en s en débarassant de lui même au client quel que soit le poste de consultation, on retrouve ses mails aucune perte des mails en cas de crash du poste client adapté aux utilisateurs nomades Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 386

Courrier électronique Protocoles de consultation : POP, IMAP Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 387 Courrier électronique Protocoles de consultation : POP, IMAP De nombreuses implémentations pas forcément très réputées au niveau sécurité : version qpopper : ftp://ftp.qualcomm.com/eudora/servers/unix/popper/qpopper3.1.2.tar.gz version courier imap : http://www.courier-mta.org/ version cyrus imap : Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 388

Courrier électronique Protocoles de consultation : POP, IMAP Comparatif de session POP et IMAP : (extrait de http://cri.univ-lyon2.fr/doc/imapmaiscesttressimple.html) $ telnet mailhost 110 $ telnet mailhost 143 +OK POP3 server ready * OK IMAP4 server ready USER pdupont. LOGIN pdupont tululu +OK Name is a valid mailbox. OK User logged in PASS tululu +OK Maildrop locked and ready. SELECT INBOX * FLAGS (\Answered \Flagged \Draft \Deleted \Seen) * OK [PERMANENTFLAGS (\Answered \Flagged \Draft \Deleted \Seen \*)] * 3 EXISTS * 3 RECENT * OK [UNSEEN 1] * OK [UIDVALIDITY 901006906]. OK [READ-WRITE] Completed LIST. UID FETCH 1:* RFC822.SIZE +OK scan listing follows * 1 FETCH (UID 1425 RFC822.SIZE 169) 1 169 * 2 FETCH (UID 1426 RFC822.SIZE 811) 2 811 * 3 FETCH (UID 1427 RFC822.SIZE 813) 3 813. OK Completed. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 389 Courrier électronique Protocoles de consultation : POP, IMAP (suite) RETR 1. UID FETCH 1425 BODY[] +OK Message follows * 1 FETCH (FLAGS (\Recent \Seen) UID 1425 BODY[] {169} Return-Path: <root@example.com> Return-Path: <root@example.com> From: root@example.com From: root@example.com To: root@example.com To: root@example.com Subject: essai chien chapeau Subject: essai chien chapeau essai chien chapeau essai chien chapeau. ). OK Completed DELE 1. UID STORE 1425 +FLAGS (\Deleted) +OK message deleted * 1 FETCH (FLAGS (\Recent \Deleted \Seen) UID 1425). OK Completed. EXPUNGE * 1 EXPUNGE * 2 EXISTS * 2 RECENT. OK Completed QUIT. LOGOUT +OK * BYE LOGOUT received Connection closed by foreign host.. OK Completed Connection closed by foreign host. Formation permanente Paris 6 ARS 8.0 c Thierry Besançon 390