Prévention POUR ÊTRE A JOUR DANS SES VACCINS Les vaccinations Même si, heureusement, les épidémies sont rares de nos jours en France, les vaccins sont utiles car ils permettent de prévenir un ensemble de maladies sévères. Bien qu il appartienne à chacun de choisir ses priorités en matière de santé, certaines vaccinations sont essentielles Lorsqu un microbe, en pénétrant dans l organisme, provoque une maladie, il active aussitôt un système de défense que l on appelle système immunitaire, ce qui conduit en peu de temps à la formation d anticorps spécifiquement dirigés contre l agent infectieux importun. Par la suite, l organisme gardera en mémoire ce contact et pourra réagir immédiatement pour neutraliser toute nouvelle infection par le même germe. La vaccination repose sur ce principe de mémoire. Le vaccin est donc une préparation d origine microbienne contenant des antigènes. Il est introduit dans l organisme pour y induire une réponse immunitaire (la formation d anticorps). Son administration permet ainsi d obtenir une protection active, propre à lutter contre une infection naturelle. Par exemple la rubéole, la rougeole, les oreillons, la fièvre jaune, la tuberculose La vaccination et ses progrès considérables ces dernières décennies ont permis d enregistrer des avancées essentielles en termes de santé publique, comme la quasi-éradication de la poliomyélite. Les vaccins du nourrisson et de l enfant Ils sont déterminants. Les vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite sont obligatoires avant l âge de 18 mois. Le BCG doit être pratiqué dès l entrée en collectivité et au plus tard à l âge de 6 ans.
Le vaccin contre la coqueluche est très largement utilisé en association avec le DTPolio. Mais il faut absolument vacciner les bébés dès l âge de 2 mois car, aujourd hui encore, les cas de coqueluche les plus graves concernent des nourrissons non vaccinés et contaminés par leurs parents qui ne sont pas ou plus protégés contre cette maladie respiratoire très contagieuse. Un rappel entre 11 et 13 ans a été instauré afin d améliorer la protection des plus grands. Les infections à Haemophilus influenzae B sont responsables de méningites et d épiglottites rarement graves après 5 ans. La vaccination est donc plus particulièrement réservée aux nourrissons et aux enfants en bas âge. Le taux de couverture vaccinale pour la rougeole, les oreillons et la rubéole est encore insuffisant pour éviter toute épidémie. Pourtant, ces maladies peuvent être parfois l objet de complications problématiques. La vaccination contre l hépatite B a été l objet de nombreuses inquiétudes et spéculations quant à ses effets secondaires. Mais il n existe pas de preuves formelles d atteintes neurologiques. Nombre d experts recommandent cette vaccination dès le plus jeune âge. Le vaccin antipneumococcique est souhaitable pour les enfants de moins de 2 ans exposés à des facteurs de risques. Il permet de réduire le nombre de méningites fatales et de limiter la circulation de bactéries résistantes aux antibiotiques. Et chez les adultes? Les vaccins ne sont évidemment pas réservés aux seuls enfants. A l âge adulte, des rappels réguliers tous les 10 ans sont indispensables pour continuer à être protégé du tétanos qui reste d une gravité absolue même si les cas sont rares, de la poliomyélite, de la diphtérie. Si le délai est dépassé, il faudra alors pratiquer deux injections à un mois d intervalle avec rappel après un an puis à nouveau tous les 10 ans. La vaccination contre la rubéole est conseillée chez toutes les femmes en âge de procréer non encore vaccinées. Le vaccin antigrippal est recommandé pour les personnes les plus fragiles : sujets âgés ou patients atteints de certaines affections de longue durée. L injection doit être renouvelée chaque automne. Certaines professions ou populations sont plus exposées à des infections particulières hépatites A et B, rage, grippe et peuvent faire l objet de recommandations vaccinales spécifiques.
Avant un voyage à l étranger Il est important d être bien informé sur les vaccins obligatoires ou souhaitables au moment de préparer un voyage à l étranger, spécialement dans certaines parties du monde. Les vaccinations à faire avant de partir tiennent compte du voyageur luimême, du type de voyage et des conditions épidémiologiques du pays où il se rend. Entre un voyage organisé au Canada sur une quinzaine et un périple de baroudeur en Afrique tropicale ou en Asie pendant un mois, la différence est totale et les précautions sans commune mesure. La mise à jour de vos vaccins contre la polio, le tétanos, la diphtérie est hautement souhaitable où que vous alliez et, pour les enfants, il faut ajouter ceux contre la rougeole et l hépatite B. Le vaccin contre la fièvre jaune est souvent exigé pour entrer dans certains pays et d autres peuvent être recommandés tel celui contre la typhoïde. Sachant qu il faut plusieurs jours voire des semaines pour que le vaccin soit protecteur, il convient de se préoccuper des vaccinations suffisamment à l avance. Le calendrier des vaccinations Dès le 1 er mois : tuberculose (le BCG est de toute façon obligatoire pour l entrée en collectivité). A partir du 2 e mois : diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite, infection à Haemophilus influenza B (3 injections à 1 mois d intervalle), hépatite B (2 injections à 1 mois d intervalle, la 3 e entre 5 et 12 mois après la 2 e injection). A partir de 12 mois : rougeole, oreillons, rubéole. 16-18 mois : diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite, infections à Haemophilus influenzae B (2 e rappel). Entre 3 et 6 ans : rougeole, oreillons, rubéole (2 e dose). Avant 6 ans : tuberculose (pour les enfants n ayant pas été vaccinés auparavant).
6 ans : diphtérie, tétanos, poliomyélite (2 e rappel). 11-13 ans : diphtérie, tétanos, poliomyélite (3 e rappel), coqueluche (2 e rappel), rougeole, oreillons, rubéole (vaccin de rattrapage pour les enfants qui n en auraient pas déjà bénéficié) et hépatite B (conseillé si le vaccin n a pas été pratiqué dans la petite enfance). 16-18 ans : diphtérie, tétanos, poliomyélite (4 e rappel), rubéole (pour les jeunes femmes non vaccinées). A partir de 18 ans : tétanos et poliomyélite (tous les 10 ans), rubéole (pour les femmes non vaccinées et en âge de procréer). A partir de 65 ans : la grippe, tous les ans. Faire et ne pas faire Faire : Suivre le calendrier vaccinal proposé pour les enfants. Pour qu une maladie disparaisse, il faut que l ensemble de la population soit correctement vacciné, rappels compris. Respecter les délais recommandés entre 2 injections d un vaccin. Penser aux rappels tétanos-polio-diphtérie tous les 10 ans à l âge adulte. A partir de 65 ans, se faire vacciner contre la grippe chaque année. Planifier les vaccinations au moins 1 mois avant de partir à l étranger. Ne pas faire : «Sauter» des injections du calendrier vaccinal. Dire aux enfants que les «piqûres font mal». Les vaccins sont aujourd hui administrés avec un minimum de douleur. Vacciner une personne fiévreuse ou présentant une pathologie chronique en évolution. Ecouter ceux qui pensent et disent que les vaccins sont mauvais pour la santé. Les vaccins actuels ont des formules antigéniques beaucoup plus élaborées qu il y a 20 ans.
Pourquoi faut-il se faire vacciner chaque année contre la grippe? Il existe trois types de virus A, B ou C responsables de la grippe mais seuls les deux premiers sont à l origine des épidémies annuelles de cette maladie. Ces virus peuvent très facilement subir des mutations et donner naissance à de nouvelles souches virales. C est pourquoi la composition des vaccins est réactualisée chaque année en fonction des données épidémiologiques relevées et des recommandations de l OMS (Organisation mondiale de la santé). Le vaccin reste le moyen de prévention le plus efficace contre cette maladie qui touche chaque année des millions de personnes. Quelques chiffres 83 % des enfants sont vaccinés contre la rougeole, les oreillons et la rubéole. 69 % environ des plus de 65 ans sont vaccinés contre la grippe. 35 % des moins de 13 ans ont été vaccinés contre l hépatite B. Les centres de vaccination agréés Avant de partir à l étranger, il est conseillé de vérifier sa couverture vaccinale. Vous pouvez en parler à votre médecin mais vous pouvez également contacter l un des Centres de vaccination agréés. Il y en a dans tous les départements. Par exemple : Centre hospitalier de Bourg-en-Bresse (consultations externes, 04 74 45 43 58). Centre hospitalier d Annonay, en Ardèche, 04 75 67 35 95. Direction hygiène-santé-environnement de la ville de Valence, 04 75 79 22 11. CHU de Grenoble, 04 76 03 43 43. CHU de Saint-Etienne-Bellevue (service des maladies infectieuses, 04 77 12 77 89). Hôpital Croix-Rousse à Lyon (service des maladies infectieuses, 04 72 07 18 69). Hôpital des Armées Desgenettes à Lyon, 04 72 36 61 24. Centre de vaccination ISBA à Lyon, 04 72 76 88 66. Centre hospitalier d Annecy, 04 50 88 35 65.