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JDT231-P03-EditoOKTP:JDT 06/03/2012 19:49 Page 3 Le Journal des Télécoms est une publication de Télécom Presse, 66-72, rue Marceau, 93100 Montreuil Tél. : 01 41 58 58 20 Fax : 01 48 58 55 34 S.a.r.l. au capital de 8 000 euros Siège social : 66-72, rue Marceau, 93100 Montreuil N de commission paritaire : 1011T84383 Rédaction Directeur de la rédaction et rédacteur en chef Ariel Gomez +33(0)1 41 58 59 24. E-mail : ariel.gomez@jdt.fr Journaliste Thomas Pagbe +33(0)1 41 58 59 29. E-mail : thomas.pagbe@jdt.fr Ont collaboré à ce numéro : Hervé Reynaud, François Arias, GC Free Mobile : un coup de boost - involontaire - pour le LTE? Ariel Gomez, directeur de la rédaction, rédacteur en chef Direction artistique Anastasie Babic Rédacteurs-graphistes Christophe Monfort, Benoît Maurice Publicité Directeur de publicité Miguel Mato Miguel@microscoop.com Tél : +33(0)1 41 58 58 23 Directeur de clientèle Bernard Bibas Bernard.bibas@jdt.fr Tél : +33(0)1 41 58 59 23 Fax publicité : +33(0)1 48 58 55 34 Administration/comptabilité Stéphanie Largillière Tél. : +33(0)1 41 58 58 20 E-mail : stephanie@microscoop.com Abonnements DIP-Le Journal des Télécoms Cécile Cich Mail : cecile.cich@dipinfo.fr 20, quai de la Marne, 75164 Paris Cedex 19. Tél. : +33(0)1 44 84 80 83. Impression Iapca - 83 Toulon Mensuel - 24 ème année. Prix du no : 9,50 TTC. Abonnement (1 an ) : 79 TTC. Directeur de la publication : Ariel Gomez Actionnaires : Microscoop, Ariel Gomez Un dirigeant non identifié d un opérateur prévoyait dans le Journal du Dimanche (du 3 mars) «la disparition de 30 000 emplois dans les années à venir», avec des suppressions de postes sur toute la filière. Changement du modèle économique, perte d abonnés, effondrement des marges, tensions sur toute la chaîne de valeur L irruption de Free sur le marché de la mobilité n en finit pas de faire des vagues. Après la première réaction des opérateurs «historiques» moins sonnés par le niveau des offres que par la «violence» de la communication de Xavier Niel -, les premiers chiffres sont tombés : 200 001 clients perdus par Orange, 208 000 pour SFR et 134 000 pour Bouygues Telecom Passée la première vague de réactions, où l on cherchait à se rassurer en minimisant l impact de Free, on rentre dans le dur des réflexions. Et là, pas besoin d être expert pour voir que l impact pour tous les opérateurs, y compris les MVNO se situe bien davantage au niveau du chiffre d affaires et des marges que du nombre d abonnés perdus. Car l arrivée de Free fait baisser la valeur de l ensemble du marché de la téléphonie mobile. Chez Bouygues Telecom, on anticipe un recul de 10 % du chiffre d affaires 2012, avec un résultat brut d exploitation en recul de 250 millions d'euros. Conséquence : l entreprise de Martin Bouygues prévoit un plan d économies de 300 millions d'euros. Chez Orange, on s attend à une baisse de cash flow opérationnel. De 9,31 Mds d euros en 2011, il devrait passer en 2012 à 8 Mds, ce qui devrait entraîner en 2012 une baisse du dividende (de 1,4 à un chiffre oscillant 1,21 et 1,35 ). Chez SFR, on s attend aussi à une baisse du chiffre d affaires et des marges. Un dirigeant non identifié d un opérateur prévoyait dans le Journal du Dimanche (du 3 mars) «la disparition de 30 000 emplois dans les années à venir», avec des suppressions de postes sur toute la filière. Une situation qui rend urgente la mise en œuvre par les opérateurs «historiques» des services différenciés qui justifieront des prix différenciés, susceptibles d aider à la restauration des marges. Or, le seul élément qui leur permettrait de concevoir de tels services, c est le réseau. Mais comment se différencier par le réseau quand tout le monde (en propre ou en itinérance) a le même? Au gré de nos pérégrinations au dans les allées du Mobile World Congress et autres lieux où l on se parle à Barcelone, de nombreux indices semblent indiquer que les opérateurs français de réseau devraient accélérer la mise en œuvre de leurs projets LTE, jusqu à là vaguement attendues pour fin 2012-début 2013 (et encore!). Et ce, d autant plus que l accord d itinérance entre Free et Orange ne couvre pas cette technologie. Bouygues, celui qui souffre le plus de Free, pourrait être l acteur le plus empressé en la matière. Olivier Roussat, DG de l opérateur, n a-t-il pas expliqué que ses investissements réseau passaient de 13,6 % du CA en 2010, à plus de 20 % en 2011 et plus de 30 % en 2012? 3 Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012

JDT231-P04-05-Sommaire:JDT193 06/03/2012 19:47 Page 4 N 231 Dernière heure Voyager en train sous la Manche est possible depuis plusieurs années. Il ne manquait plus que le téléphone. Eurotunnel et les trois grands opérateurs français (Orange, SFR et Bouygues Telecom) doivent signer prochainement une convention qui vise à rendre accessibles les communications 2G et 3G depuis le tunnel sous la Manche. Eric Besson, le ministre de l Industrie devrait être présent lors de la signature. L équipementier franco-américain Alcatel- Lucent devrait fournir les équipements. La mise en route du service a été programmée pour juillet 2012, date du coup d envoi des Jeux Olympiques de Londres. A l instar de son compatriote Samsung, LG place discrètement ses pions en matière de LTE. A l occasion du Mobile World Congress, LG a testé le passage de d une communication voix à une communication vidéo sans couture et sur réseau LTE. Ce procédé appelé «Voice to Video» permet de basculer d une conversation vocale au mode visiophonie sans aucune coupure de la communication et sans arrêt de l appel. Les futurs smarpthone LG, commercialisés à la fin de l année 2012, devraient être compatibles «Voice to Video». En outre, le sud-coréen a également donné un aperçu de sa plate-forme vidéo. Cette dernière permet de regarder en temps réel des vidéos, toujours depuis un réseau LTE et de les enregistrer simultanément. Infrastructures 24 Actualité Fibre optique : la tentation du privé Distribution 25 Actualité Un laboratoire de la distribution pour Orange Equipements 26 Actualité Aastra se penche sur les attentes des DSI 28 Point marché Seniors : un marché en plein essor 32 Focus La voiture connectée : un nouveau marché Services 34 Actualité Free Mobile, source d inspiration de la concurrence Les gens & les chiffres L entrée en lice d un quatrième opérateur pourrait avoir des répercussions sévères sur le marché de l emploi. Selon un responsable interrogé par le Journal du Dimanche, quelque 30 000 emplois dans l ensemble de la filière sont menacés. Les tarifs appliqués par Free Mobile et surtout, l alignement forcé des opérateurs concurrents, les obligent, à moyen termes, à effectuer des économies. Les salariés devraient servir de variables d ajustement. Boutiques détenues par des revendeurs indépendants et surtout centres d appels pourraient connaître de sérieuses vagues de licenciements. Le p-dg de TelePerformance, l un des leaders de l activité centre de contacts, pointe du doigt les risques de délocalisation vers des pays aux salaires moins élevés. Particulièrement exposé, Orange avec 20 000 salariés sur ce segment pourraient ainsi être replongée dans une très sérieuse crise sociale. 36 Interview Eric Denoyer, p-dg du groupe Numericable Completel Numericable, serein face aux nouveaux défis du marché 48 Points de vue/idées Télécoms et démocratie Network Sharing, le partage de réseau télécoms afin de créer de la valeur 52 Nominations Les mouvements du mois des entreprises du secteur Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012 4

JDT231-P04-05-Sommaire:JDT193 06/03/2012 19:47 Page 5 P.6 : événement Mobile World Congres 2012 Cette année, le Mobile World Congress a tenu toutes ses promesses. Parmi les nombreux téléphones mobiles présentés, plusieurs tendances ont émergé. Les smartphones, pourvus d écran plus grands, disposent désormais de processeurs quad core, largement plus puissants que ceux de la génération précédente. Les équipementiers ont de leur côté développé leur définition du HetNet, car l infrastructure, pour résister à l explosion de la consommation de data, doit intégrer de nouveaux équipements les pico, macro ou smart cell- capables d améliorer la couverture, sans faire exploser les dépenses de leurs clients opérateurs. Evénement P.38 : Cloud computing comment les entreprises y vont? DOSSIER P.20 : CR IT Partners 2012 IT Partners remporte encore la mise Le froid n a pas découragé cette année, pas plus qu en 2011, les nombreux visiteurs d IT Partners, qui a clôturé son édition 2012 sur des chiffres en progression, tant côté exposants (230, représentant plus de 500 marques) que côté visiteurs, avec 13 000 personnes enregistrées sur deux jours, soit 6 233 visiteurs uniques versus 6005 en 2011. Ni inquiétude ni morosité particulière liée au contexte économique global, mais une nette préoccupation d étendre ou de renforcer les accords de distribution et de se faire une place, chacun à sa manière, dans le business en pleine émergence du cloud computing. Nouveautés Produits Les entreprises, petites et grandes, ont désormais bien compris les principaux avantages d une architecture IT en mode cloud : souplesse, réactivité et, le plus souvent, réduction des coûts. Pour autant, toutes les entreprises ne basculent en mode cloud au même rythme, ne choisissent pas les mêmes types de cloud (publics, privés ou hybrides), et n ont pas recours aux mêmes services (SaaS, Paas, IaaS, UCaaS, etc.). Il y en a même pour qui les freins sont encore trop importants pour franchir le pas. Enquête sur la réalité de l adoption du cloud par les entreprises et témoignages. 54 Les nouveaux produits mobiles, accessoires, réseaux. 55 ZTE Blade S Alter Ego du San Francisco II de l opérateur Orange, le Blade S, disponible chez Free Mobile, contribue à affermir les positions de ZTE dans le segment de l entrée de gamme. 57 Motorola Razr Cinq ans après avoir abandonné la série, Motorola ressuscite le Razr! Très fin, puissant et équipé d un écran Super Amoled, ce smartphone a tout pour plaire sur le papier. 5 Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012

JDT231-P06-11-CR MWC 2012OKTP:JDT193 06/03/2012 19:36 Page 6 Compte rendu Mobile World Congress 2012 Par Ariel Gomez et Thomas Pagbe Puissance des terminaux, débit des réseaux Pas d annonces produit spectaculaires, ni de ruptures technologiques majeures ou de thème unique cette année ; mais une foultitude d annonces qui composent petit à petit, comme les pièces d un puzzle, le tableau de la téléphonie mobile très haut débit de demain. Terminaux animés par des processeurs surpuissants, réseaux qui lorgnent vers les architectures de transition (Het Net) en attendant la généralisation du LTE qui permettra d absorber la montée sans limites de la data notamment vidéo services de tout type en développement La notion d écosystème prend plus que jamais son sens au Mobile World Congress Terminaux à la recherche de la différentiation qualitative Alors que les années précédentes étaient caractérisées soit par la richesse de la moisson en nombre de produits, soit par l émergence de quelques produits stars, largement pré-annoncés, les constructeurs ont été cette année plus discrets, se gardant de «survendre» leurs produits avant de les montrer. Quelques bonnes surprises sont cependant à inscrire dans les tablettes de cette édition 2012. Nokia Stephen, le patron de Nokia Peter Chou, le fondateur et dirigeant de HTC Apart LG, notamment, qui cherche à remonter la pente après une année de creux en termes de produits, ou d un Alcatel One Touch, qui vise à élargir les segments qu il couvre dans l entrée et désormais le bas de la moyenne gamme, la tendance des constructeurs en ce début d année 2012 n a pas été à la présentation de gammes pléthoriques. Pour le 2ème constructeur coréen, dont les paris sur quelques produits phares en 2011 (Optimus Black, Optimus 2X, Optimus 3D ) n ont pas été franchement gagnants, revenir sur le devant de la scène et être visible auprès des grands opérateurs passait forcément par une politique de gamme diversifiée, autour de produits stars, tels que l Optimus 4X [cf nouveaux produits pages 12 à 18], le 3D Max ou encore le Vu ; une hybride smartphone-tablette 3G+/LTE à la date de sortie encore très incertaine. Reprenant confiance en son étoile par ses succès sur les marchés LTE, le constructeur concède par la voix de Sébastien Girard, Directeur Marketing de la Division Mobile France qu après «l année de transition qu à été 2011, la stratégie 2012 s articule sur trois axes : vitesse, écrans, LTE». HTC One, nouvelle gamme innovante Le taïwanais HTC s est aussi coulé dans cette ligne d une certaine sobriété dans la présentation de ses trois nouveaux produits : HTC One x, One s et One v, en insistant davantage sur l expérience utilisateur que sur la technologie. «Les plus beaux souvenirs de la vie sont souvent associés à des photos ou à des morceaux de musique», a déclaré Peter Chou, p-dg-fondateur de HTC, moitié solennel, moitié ému. Il est donc important que les deux soient de bonne qualité. C est en partant de ce constat que HTC s est mis en tête de faire LE téléphone qui réunirait ces caractéristiques. Le constructeur a en effet a mis le paquet sur l image, en introduisant la technologie Image Sens, qui améliore chaque partie de l appareil photo : le capteur, l optique, et le traitement de l image. Le capteur, un 8 millions de pixels, est accompagné par de nombreuses aides, dont un nouveau processeur dédié baptisé HTC ImageChip. Grâce à ces dispositifs, le temps du déclenchement d image, par exemple, est de 0,7 seconde, dont seulement 0,2 pour la mise au point. Capable de prendre des photos en rafale, en gardant le doigt appuyé sur le déclencheur, le HTC One propose aussi une innovation de taille : la possibilité de faire de la photo et de la vidéo en même temps. Grâce à la technologie Video Pic, il est possible, pendant qu on prend une vidéo HD, de prendre des photos en appuyant sur l obturateur qui s affiche à l écran sur le côté de l image. L objectif a aussi fait l objet d une nette amélioration, puisqu il propose une ouverture à f 2.0 qui lui assure, d après HTC, 44 % de lumière en plus par rapport à d autres smartphones haut de gamme du marché. Cerise sur le gâteau de ces performances photo : grâce à l intégration de Dropbox dans Image Sens, les utilisateurs du HTC One pourront bénéficie gratuitement pendant deux ans d un espace de stockage dans le cloud de 25 Go, l équivalent de 10 000 photos HD. Le son aussi a bénéficié d investissements conséquents en RD. La technologie Authentic Sound permet d amener un vrai son HD sur un téléphone. Côté technique - puisqu il y en a quand même un peu - le HTC One est équipé d un écran 4,7 pouces Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012 6

JDT231-P06-11-CR MWC 2012OKTP:JDT193 06/03/2012 19:36 Page 7 HD, et il est animé par un processeur Nvidia Tegra 3 à quadruple cœur cadencé à 1,5 GHz et d un GPU hautes performances 12-Core NVIDIA. Prévu pour un lancement au niveau mondial en avril, le One a déjà été référencé par 144 opérateurs ou distributeurs, ce qui constitue probablement un record en la matière. En France, Orange, SFR et Bouygues T elecom vont le proposer, ainsi que des MVNO tels que Virgin ou NRJ Mobile, on encore des distributeurs tels que Phone House. Nokia attend Windows 8, Samsung discret, Motorola et Blackberry encore plus Nokia, pour sa part, dont on remarquait le retour dans l enceinte même de la Fira, après avoir boudé l année dernière au profit d une présentation dans un local annexe, n en a pas fait des tonnes sur ses nouveautés, qui étaient au nombre de trois : le 808 Pure View un photophone sous Symbian doté d un monstrueux capteur de 41 Mpix -, le Lumia 610 (déclinaison de gamme vers le bas du 710 sous Windows Phone 7), et l Asha 302, un entrée de gamme sous Symbian S40 à clavier complet destiné notamment aux marchés émergeants, lui-même accompagné d autres déclinaisons (Asha 202, 203 ). En liant désormais le sort de ses produits moyen et haut de gamme à Microsoft, Nokia est tenu de suivre le calendrier de l éditeur, et de se contenter d entretenir la curiosité sur sa gamme actuelle et ses déclinaisons en attendant la sortie de Windows 8, annoncé à la rentrée de septembre. En attendant c était une des surprises du MWC 2012 la première version bêta de Windows 8 pour le grand public a été annoncée en téléchargement. Plus surprenant, Samsung, que l on avait connu plus véhément à l occasion de ce grand rendez-vous mondial de l industrie mobile, a fait preuve d une grande discrétion à Barcelone : pas de conférence de presse, tout juste deux smartphones (le Ace 2 et le Beam) et une tablette, la Galaxy Notes 10.1 ont été présentés par petits groupes. C est la première fois que le Coréen ne profite pas de l occasion pour présenter son «flagship» (vaisseau amiral) des mois à venir. Mais ce n est peut-être que partie remise de quelques semaines seulement Il se murmure que le Galaxy SIII ne devrait pas tarder à montrer le bout de son nez, après l annonce imminente de l ipad 3 d Apple. Pas de nouveau produit ni d annonce majeure chez Blackberry, qui s est contenté d une mise à jour logicielle de l OS de sa tablette PlayBook (qui peine à trouver preneur) et d animer quelques tables rondes sur des thèmes divers. Même chose chez Motorola. Le constructeur américain, dont les autorités étatsuniennes et européennes ont fini par approuver le rachat par Google, semble se trouver quelque part dans un «entre deux» depuis l annonce faite en janvier au CES de Las Vegas d un accord avec Intel pour lancer des smartphones équipés des composants du fondeur sur la 2ème partie de l année 2012. Wait and See, La voiture connectée a eu droit à un petit bout de stand sur le MWC 2012 Processeurs, l année de quad core En l espace de trois ans, l importance stratégique et la visibilité des processeurs dans la téléphonie mobile ont pris une dimension cruciale. Du «single core» à 1 GHz il y a deux ans, au «dual core» (1,2 à 1,4 GHz), qui a pris son envol en 2011, jusqu au «quad core» à 1,5 GHz, en vedette cette année, les références se multiplient et émergent parmi les toutes premières spécifications mises en avant par les constructeurs. Processeur star des éditions 2011 du CES et du MWC, le double coeur Tegra 2 de Nvidia a été délogé par son successeur (Kal El) à quadruple cœur, qui équipe les HTC One x, le ZTE Era ou encore l Optimus 4X de LG. Signalons que le smartphone star de Huawei, l Ascend D Quad, est lui motorisé par un processeur quad core à 1,5 GHz conçu et fabriqué par Huawei lui-même. Mais on n en sait pas davantage pour le moment sur ce K3V2. Pour sa part, Qualcomm, dont les processeurs équipent un tiers des smartphones du marché, n a toujours pas de plate-forme quad core disponible. Son SoC Snapdragon S4 Pro, qui embarque un processeur graphique Adreno 320 associé au processeur Krait, ne sera disponible que fin 2012. Qualcomm a quand même annoncé une nouvelle génération de puces modem Gobi (MDM8225, MDM9225 et MDM9625), qui supportent aussi bien les réseaux HSPA+ Release 10 que LTE Advanced. Elles seront disponibles au quatrième trimestre 2012. Intel, qui a confirmé sa volonté stratégique de peser sur le marché des smartphones grâce à diverses signatures : Orange, ZTE, l indien Lava, Visa qui succèdent à Motorola Mobility ou encore à Lenovo. Le fondeur a également fait quelques annonces technologiques, qui le positionnent sur le segment performance et valeur. Son SoC Atom Z2460 (connu sous le nom de Medfield) supportera désormais des vitesses allant jusqu'à 2 GHz. L Atom Z2580, qui doublera les performances du Z2460, possèdera une solution multimode LTE/3G/2G, et sera en test en fin d année. Enfin, Intel annonce une plate-forme multimode LTE/3G/2G avancée (XMM 7160) qui supporte des débits descendants de 100 Mbit/s (et 50 Mit/s montants), tout comme le HSPA+ 42 Mbit/s. Elle sera en test au 2ème trimestre, «avec des designs utilisateurs prévus pour la fin de l'année 2012». Texas Instruments pour sa part reste en embuscade. Après avoir crée la surprise en équipant une version du Samsung Galaxy SII, le fondeur a affirmé à Barcelone, benchmark à l appui, que son processeur OMAP 5 (avec deux coeurs ARM Cortex-A15 à 800Mh), serait plus rapide que le Tegra 3 quad core de Nvidia. A voir donc. Signalons au passage l annonce d Asus. Le concept de son Padfone un smartphone qui vient de greffer sur une tablette «sans moteur» pour passer de 4,3 à 10,1 pouces de taille d écran et multiplier son autonomie par cinq a su attirer l attention. Huawei en quête d autonomie Signe de leur entrée dans le courant dominant dans marques «A», les constructeurs majeurs chinois Huawei et ZTE ont adopté des stratégies similaires misant sur les performances technologiques.après avoir présenté au CES de Las Vegas le smartphone le plus fin du marché (Ascend P1 S) Huawei s at- taque à la frontière de la vitesse, avec sa nouvelle fournée Ascend. Ses trois nouveaux smartphones (Ascend D Quad, Ascend D Quad XL, et Ascend D1) se distinguent surtout par la puissance de leurs processeurs respectifs. L Ascend D Quad XL, le plus puissant, est animé par le K3V2, un processeur à quadruple cœur à 1,5 GHz fabriqué par Huawei! Avec ces deux modèles, Huawei veut se remporter non seulement le titre de la vitesse d exécution, mais aussi celui de la compacité, de la meilleure image et son et de la meilleure autonomie. Pour l image, son processeur graphique (GPU) à 16 cœurs, qui se veut deux fois plus performant que ceux des autres acteurs du marché, lui permet d afficher de la vidéo en 35 images par seconde. La quête d excellence vaut aussi pour la voix. Promettant «le meilleur son», grâce au «meilleur micro et au meilleur haut-parleur», le D Quad XL et le D Quad embarquent aussi un système de filtrage de sons parasites extrêmement efficace. L Ascend D1, pour sa part, se contente d un processeur Texas instruments (TI OMAP 4460) à 1,5 GHz mais double cœur «seulement». Si aucune information n a filtré sur le niveau de prix auquel ces smartphones seront proposés, leur arrivée sur le marché confirme encore la volonté de montée en gamme du chinois, mais aussi, fait plus nouveau, sa volonté de poursuivre ses développements technologiques de manière de plus en plus autonome par rapport aux fournisseurs de composants notamment. ZTE, innovation et agressivité tarifaire ZTE, qui a progressé l an dernier de 400 % sur le 7 Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012

JDT231-P06-11-CR MWC 2012OKTP:JDT193 06/03/2012 19:36 Page 8 Compte rendu Mobile World Congress 2012 Fan Jiongyi, Directeur des terminaux pour l Europe chez ZTE segment des smartphones, vise la 3ème marche du podium mondial. Le constructeur a présenté aux MWC une flopée de nouveaux smartphones et de tablettes destinées aux différents marchés «à gros volume et de haute valeur» que vise le constructeur, à savoir, l Europe, le Japon, les Etats Unis et la Chine. Cette offensive s accompagne d un souhait de différenciation des produits qui passe, entre autres, par la nouvelle interface utilisateur mise au point par le constructeur, MiFavor. «Nous voulons établir MiFavor comme unique interface pour les terminaux ZTE», a expliqué Fan Yiongyi, viceprésident des terminaux pour l Europe, au cours d une conférence de presse menée au pas de charge. Autre fonction différenciante, le «touch and share», qui permet de passer un contenu d un terminal à un autre (du smartphone vers la tablette, par exemple) en approchant les deux appareils. Cette fonction n est d ailleurs pas sans rappeler celle présentée l an dernier par HP Palm Pour le marché français, ZTE compte mettre l accent sur deux terminaux essentiellement : le ZTE Era, qui sera le vaisseau amiral de la marque, et le Mimosa X. Le ZTE Era est une bête de course animée par un processeur à quadruple cœur Nvidia Tegra 3 à 1,3 GHz de cadence d horloge qui tient dans une épaisseur de 7,8 mm. Le Mimosa X, pour sa part, un smartphone HSDPA qui sortira cet été (sous pack opérateur dans un premier temps), se contente d un processeur double cœur (Nvidia Tegra2 1,2GHz + modem Icera E450), mais partage avec l Era un certain nombre de caractéristiques communes : l écran 4,3 pouces, Android 4.0, l APN 8 Mpix (avec lecture et enregistrement 1080p), le WiFi (DLNA), le GPS, la voix HD (avec double micro).«sur ces deux produits, nous serons très agressifs en prix, explique Emmanuel Rousseau, directeur des terminaux pour la France, l Era sera proposé à environ la moitié du prix d un smartphone premium». Sur les tablettes, en revanche, ZTE prévoit d être présent en 2ème moitié d année, avec des produits «optimisés en prix». Egalement attentif au succès du segment intermédiaire qui est celui du Notes de Samsung, ZTE Jerome Arnaud, p-dg de Doro devrait sortir d ici la fin de l année un terminal équipé d un écran de 5,7 pouces. Le marché des seniors se structure Sur un marché des seniors en émergeant, Doro, le leader historique, annonce le premier smartphone destiné à cette cible l EasyPhone 740 et, conséquence logique, des applications. Conçu sur une base Android, l EasyPhone 740 embarque une surcouche, baptisée Doro Expérience, qui simplifie l interface utilisateur, laissant à la famille le soin de gérer la complexité des manipulations via l interface distante Doro Expérience Manager. Sur la page d accueil du smartphone, plusieurs boutons, larges et visibles, donnent accès aux principales fonctions du téléphone : appels, carnet d adresses, e- mail, messages, photos, outils Doro a aussi signé des partenariats pour ouvrir le système à des partenaires tiers, tels que Euronews, Le Figaro et, en Suède, l équivalent du dictionnaire médical Vidal. Doro a par ailleurs implémenté une nouvelle fonction pour la localisation géographique des appels d urgence (sans GPS), qui fonctionne sur les feature phones comme sur le smartphones, et étudie la faisabilité économique d une tablette. Son concurrent autrichien emporia, qui ne croît pas aux smartphones pour seniors, annonce pour la fin d année l Emporia Connect, un clamshell 3G bibande, doté d un appareil photo numérique 3 Mpix, d un écran TFT 2,8 pouces, d une mémoire de deux 2 Go (par carte micro SD) et de la fonction text to speech. Son cheval de bataille : l accompagnement des clients vers les services. «Cela se fera autour de trois grands axes : la photo, l orientation - à ne pas confondre avec la navigation GPS et le calendrier interactif, explique Christophe Yerolimos, patron de la marque pour la France, et nous avons prévu d aller plus loin en 2013». Dans les projets à venir, il est prévu d intégrer dans la majorité des mobiles de la marque de jeux de gymnastique intellectuelle pour stimuler l activité cérébrale des clients. Infrastructures et services 2012 sous le signe du HetNet et du Cloud mobile Au coeur des préoccupations des opérateurs et donc des équipementiers - l année dernière, l explosion de la consommation de données est restée en 2012 une thématique importante. Plusieurs équipementiers ont dévoilé leurs solutions de WiFi Offload et leur conception du HetNet (pour heterogeneus network). Côté services, la moisson a, une fois de plus été généreuse : services Cloud mobile, outils de gestion de flotte et sécurité des terminaux mobiles constituent une partie des services présentés lors de la manifestation. Par Thomas Pagbe Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012 8

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JDT231-P06-11-CR MWC 2012OKTP:JDT193 06/03/2012 19:37 Page 10 Compte rendu Mobile World Congress 2012 Cette année, les équipementiers ont affiné leurs réponses aux soucis récurrents soulevés par les opérateurs : l explosion de la consommation de données sur les réseaux mobiles, la pénurie de spectre, et l optimisation de l infrastructure existante. En attendant un déploiement plus global des infrastructures LTE, les équipementiers ont développé de nouveaux produits capables de mieux exploiter l infrastructure existante des opérateurs. Ericsson, ZTE, Nokia Siemens Networks (NSN) ou Alcatel-Lucent (ALU) proposent leur vision du HetNet (pour Heterogeous Network), un réseau non plus composé d un seul et unique type d équipements mais de plusieurs, des macro cellules, des pico cellules ou du Femtocell. Tous ces équipements répondent à la même problématique : améliorer la couverture sans fil. Ericsson a ainsi annoncé l arrivée dans sa gamme de pico cellules compatibles WiFi. ZTE a quant à lui a présenté sa prochaine d une station de base (BTS) Pico TD LTE. Compatible WiFi, elle a pour but Cellebrite soigne les mobiles en point de vente Cellebrite intègre dans sa solution de transfert de donnés entre mobiles un outil de diagnostic. Installé sur un terminal en point de vente, le logiciel détecte les soucis des combinés et propose une solution. L outil de diagnostic peut détecter les problèmes matériels comme les soucis logiciels. En France, Orange a déjà déployé le terminal de Cellebrite. Le service de diagnostic devrait faire son entrée dans les magasins de l opérateur historique dès cette année. Cellbrite a également créé un outil à destination des usagers en boutique, qui peuvent, sans assistance, brancher leurs téléphones et charger leurs données sur un autre combiné. D autres options devraient également émerger dans les prochains mois. Cellebrite va se pencher sur la configuration du téléphone, notamment d un client e-mail. Ces deux équipements permettent aux opérateurs d améliorer leur offre de services dans un contexte au sein duquel se différencier par les terminaux est devenu une gageure. «C est à l opérateur de décider s il veut les monétiser ou pas», juge Dror Haliva, directeur marketing de Cellebrite. Murali Nemani, senior director pour les solutions de mobilité chez Cisco «Notre point d accès facilite l itinérance sans couture du réseau cellulaire vers le hotpsot WiFi». d accompagner les opérateurs soucieux d avancer en douceur dans le déploiement du LTE, tout en garantissant l optimisation de la couverture du réseau existant. Sur ce segment qui s annonce comme stratégique, NSN a également mis en avant sa solution Flexi Zone. Dans ce cas précis, l équipementier peut déployer plusieurs petites cellules interconnectées. Ainsi formé, le tissu de cellules se comporte comme une seule et unique BTS. Avec cette solution, NSN veut surtout répondre à la problématique de couverture dans les lieux très fréquentés, comme les gares, les stades ou les campus. Le WiFi Offload, la panacée Considéré l année dernière comme une solution sérieuse, le WiFi se hisse en tête des outils développés par les équipementiers pour éviter la surchauffe des réseaux des opérateurs, mis au défi par la consommation croissante des données. «Il s'agit d'un problème majeur pour les opérateurs. Les données consommées augmentent bien plus que leur infrastructure ne peut le supporter», estime David Callisch, vice-président en charge du marketing chez Ruckus Wireless. Les réseaux 3G approchant de leurs limites, les opérateurs n hésitent des lors plus à se tourner vers le WiFi. «Ils ont désormais une vue plus stratégique sur cette technologie, ils veulent l'utiliser», note le responsable. Les nouveaux équipements lancés par Ruckus Wireless autorisent l'offlaoding. En clair, lorsque la consommation de données augmente en 3G, l'opérateur peut faire basculer ses abonnés sur le point d'accès WiFi le plus proche. La Smart Cell 8800 répond à cette problématique. «Ce boîtier est capable de supporter le GSM, le WiFi, la 3G et la 4G», détaille David Callisch. Cisco, qui anticipe une multiplication par 18 du trafic internet d ici 2016, prédit que la combinaison entre réseau sans fil 3G et WiFi sera inévitable. «Le WiFi est devenu une application critique», explique Murali Nemani, senior director pour les solutions de mobilité. La solution imaginée par l américain combine du WiFi et de la 3G au sein d une «smart cell», un point d accès d un nouveau type. «Notre point d accès facilite l itinérance sans couture du réseau cellulaire vers le hotpsot WiFi», détaille Murali Nemani. Pour l utilisateur, le dispositif lève la complexité qu implique la connexion d un téléphone mobile sur une borne WiFi. L équipement s avère également compatible avec d autres technologies comme la 4G et le Femtocell, un équipement dédié à l amélioration de la couverture du réseau mobile destiné aux particuliers ou aux entreprises. Alcatel-Lucent (ALU) adopte une approche similaire. Annoncé l année dernière, le concept de «cube», un équipement réseau de très petite taille, a été intégré dans la solution LightRadio. ALU et l opérateur espagnol Telefonica ont par ailleurs testé le dispositif lors du Mobile World Congress. La solution LightRadio a été installée dans la Fira pour déployer un réseau de très haut débit mobile, les smart cells d ALU étant également capables de gérer la 4G, tout comme le WiFi. «Nous répondons directement, avec ce produit, à la question de la capacité», explique André Mechaly, vice-président marketing et communication pour l ouest et le sud de l Europe. Les lieux publics à très forte fréquentation font également partie des préoccupations des équipementiers. LightRadio se compose également d une solution macro cellule pour répondre à cette problématique. L objectif consiste à permettre à plusieurs utilisateurs de se connecter à une borne WiFi sans difficultés. Selon Cisco, la vidéo devrait constituer 75 % du Hans Vestberg, p-dg d Ericsson trafic sur réseaux mobiles d ici 2018. Parallèlement à l amélioration de la couverture, les opérateurs restent très attachés à la réduction de leurs dépenses. La solution d alimentation à «faible consommation» développée par Huawei contient quatre unités d alimentation électrique, une batterie de secours et, entre autres, une technologie de refroidissement. L équipementier chiffre à 30 % la quantité d énergie économisée. S imposer sur le LTE Sans avoir fait l objet d annonce spécifique, le LTE est restée l une des thématiques majeures de la manifestation. Une bonne partie des équipementiers ont fait part de leur volonté de s imposer sur ce secteur, marqué par de très forte disparité en matière de déploiement. Les Etats-Unis, le Japon, la Corée du Sud et les pays scandinaves restent les nations les plus connectées en matière de 4G. Cependant, plusieurs pays d Europe de l Ouest, dont la France, s apprêtent à entrée dans l ère du LTE. Aucun équipementier ne veut rater pareille «Nous avons la plus grosse part de marché en matière de LTE, quelque 200 millions de personnes utilisent déjà nos solutions». Huawei et ZTE rejoignent la WiGig Alliance Le consortium WiGig, relativement discret ces derniers mois, vient d accueillir deux nouveaux membres, les chinois Huawei et ZTE. Depuis 2008, WiGig travaille sur le développement d une technologie, le WiGig. En face d un WiFi considéré comme trop lent (300 Mbit/s théorique avec le WiFi 802.11n, NDR), le groupement a voulu la naissance d une technologie sans fil bien plus véloce. Le WiGig, qui s appuie sur la fréquence 60 GHz, s avère ainsi capable de fournir un débit compris entre 4,5 et 7 Gbit/s. L arrivée des deux poids lourds asiatiques suscite de nombreux espoirs. «J espère que ces deux entreprises vont proposer des produits. Avec la variété de leur catalogue composé de mobiles, de BTS ou de points d accès, on peut même penser qu ils pourront lancer des produits auxquels nous n avons même jamais pensé», explique Ali Sadri, président de l alliance WiGig. Pour ce dernier, la technologie offre de nombreuses possibilités. «On pourrait télécharger des films depuis une station service et rentrer avec la maison. On pourrait également déployer des bornes WiGig dans les rues, cela permettrait de réduire significativement le nombre de points d accès dans les rues», assure Ali Sadri. Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012 10

JDT231-P06-11-CR MWC 2012OKTP:JDT193 06/03/2012 19:37 Page 11 Telefonica et VMWare séparent le pro et le perso sur mobile Telefonica et VMWare lancent une solution pour gérer la problématique du Bring Your Own Device (BYOD), une tendance qui voit les salariés utiliser leur téléphone ou leur tablette personnel sur le lieu de travail. La solution conçue par les trois partenaires permet de placer une barrière étanche entre les deux types de contenus. «Un téléphone possède désormais deux profils d utilisation» explique Eric Moon, directeur de la division solution entreprise de Samsung. «Avec cette solution, cliquer sur un bouton donne accès aux données professionnelles, cliquer sur un autre donne accès aux données personnelles». Un DSI peut également gérer plusieurs autres fonctionnalités comme la gestion de la sécurité, le téléchargement d applications ou la suppression d informations professionnelles sur un combiné, le tout, piloté depuis une console. La solution sera disponible plus tard dans l année sur le Samsung Galaxy S II. occasion. Selon le cabinet NPD, Ericsson, Huawei et Alcatel- Lucent ont déployé un volume quasi-identique de stations de bases LTE à ce jour. Le LTE occupe ainsi une place prépondérante dans la stratégie d'ericsson. «Nous avons la plus grosse part de marché en matière de LTE ; quelque 200 millions de personnes utilisent déjà nos solutions LTE», indique Hans Vestberg, le p-dg d Ericsson, prompt à affirmer le leadership de son entreprise. L ambitieux NSN, tient lui aussi à rester dans la course, dans un domaine sur lequel Ericsson et Huawei ont enregistré une avance significative. Pour Rajiv Suri, p-dg de NSN, il est «trop tôt» pour se lancer dans les pronostics. «Il est trop tôt pour tirer des conclusions sur les parts de marché des uns ou des autres en matière de LTE. Tout change très vite. De nôtre côté, nous attendons un doublement de notre part de marché pour cette année», indique-t-il. Fort de ses 52 contrats signés pour les déploiements d infrastructure 4G, NSN se voit plus que jamais comme un acteur de premier plan. Très discret sur le volume de stations LTE déployée à son actif, ALU garantit de son côté, «la maturité de sa solution LTE». «Nous sommes fournisseurs de Verizon et AT&T» assure ainsi André Mechaly. La stratégie de Samsung en matière de LTE laisse cependant perplexe. Au contraire d'ericsson ou de Huawei, le chaebol (conglomérat) coréen n a rien dévoilé de son plan d attaque, lui qui souhaite devenir le troisième fournisseur mondial d équipements LTE. Présent aux États-Unis et en Corée du Sud, son marché domestique, le sud-coréen revendique 8 contrats commerciaux et quelque 10 000 stations de bases LTE dans le monde, assure Hankil Koon, vice-président en charge de la stratégie produits. «Nous avons signé des contrats avec des opérateurs tels que SK Telecom, Metro et Sprint», poursuit-il. D'ici la fin de l'année 2012, Samsung va assurer un déploiement au Japon. Services : le Cloud dans la poche Incontournable, l approche Cloud est désormais déclinée sur les smartphones et sur les tablettes. Pour les professionnels ou pour les particuliers, des solutions de gestion d espace de travail, de contenus et, bien sûr, de sécurisation ont émergé. Le nouveau venu Nivio a choisi de développer une solution Cloud offrant plusieurs services. Destinée au grand public, aux professionnels et aux étudiants, la solution de Nivio rend possible l exécution d'un environnement Windows sur un ordinateur portable Apple, une tablette ou un smartphone. «Nivio essaie de délivrer l'expérience PC sur n'importe quel appareil», explique Sachin Dev, 'chief wizard' de Nivio. L'offre de Nivio se compose également d'un service de synchronisation et de stockage suivant le même principe. Grâce à son identifiant, l'utilisateur peut trouver sur n'importe quel appareil, les contenus sauvegardés sur le Cloud. L'éditeur propose gratuitement une capacité de stockage de 10 Go. Nivio propose également de la location d'applications. «A ce jour, 120 applications sont disponibles», précise Sachin Dev. Nivio entend monétiser son service en proposant un abonnement mensuel, compris entre 2 et 5 euros, suivant l'utilisateur. Le service de l'espagnol Fiabee suit la même logique : proposer la synchronisation et le partage de contenus à partir du Cloud. Une note de travail peut notamment être synchronisée sur plusieurs postes et appareils nomade. Un salarié possédant un ipad, un smartphone et un ordinateur pourrait consulter des documents mis à jour depuis n'importe quel appareil. Stockage et sécurité Wyse Technology, notamment connu pour ses clients légers, adopte aussi un positionnement «cloud». La solution PocketCloud Explore, qui permet de gérer et de partager des contenus (vidéos, images et fichiers audio) disponible jusqu'ici sur Android, est désormais compatible les appareils sous ios (iphone, ipad). L'utilisateur peut, par exemple, copier ou déplacer ses contenus d'un environnement Mac ou Windows ou partager des fichiers directement à partir de PocketCloud. Wyse Technology ajoute également dans son catalogue Wyse Enterprise Mobility Management (EMM). «Cette plate-forme», explique Raffi Tchakmakjian, vice-président en charge des produits et du 'business development' «permet d administrer des tablettes et des smartphones sous environnement ios, Android ou Windows. Nous pouvons également gérer des machines virtuelles. Nous faisons tout cela depuis le Cloud». L'outil permet, entre Greg Day, directeur technique pour la région EMEA chez Symantec «Les professionnels veulent pouvoir contrôler l accès aux données. O3 permet notamment de restreindre l accès à un type de contenus». autres, de savoir à quelle règle d'accès est limité tel ou tel appareil. «Ce que nous voulons, c'est permettre aux entreprises de contrôler leur data». Pour ces trois entreprises, le marché semble être mûr. Surprenant hasard, deux d'entre elles ont mentionné le service Dropbox, la très populaire application de gestion de documents sur le Cloud. Très critiques sur cette application, notamment en matière de sécurité, ces acteurs du Cloud mobile se rêvent sans doute un avenir identique. Dropbox est par ailleurs le service de stockage en ligne embarqué d office dans la nouvelle gamme de smartphones HTC One. La sécurité du Cloud n a pas non plus été oubliée. Symantec a dévoilé lors du Mobile World Congress sa solution de sécurisation de services cloud, Ozone (O3). Selon Greg Day, directeur technique pour la région EMEA, la sécurité a aujourd hui tendance à être fractionnée. «C est la raison pour laquelle nous construisons une plate-forme complète de sécurité, pour éviter le fractionnement de briques de sécurité». Cet outil vise à fournir aux entreprises un moyen contrôler l accès des employés aux services Cloud. «Les professionnels veulent pouvoir contrôler l accès aux données. O3 permet notamment de restreindre l accès à un type de contenus». Le souci de faciliter d utilisation a également guidé le développement de ce produit. «Il n est nécessaire de s identifier qu une seule fois. Après, on peut contrôler l ensemble des services Cloud de l entreprise, qu il s agisse de Salesforce ou de Dropbox», explique Greg Day. David Callisch, vice-président en charge du marketing chez Ruckus Wireless «Les opérateurs ont désormais une vue plus stratégique sur le WiFi, ils veulent l'utiliser». Ericsson propose des solutions de backhaul micro ondes pour ses architectures Het Net. 11 Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012

JDT231-P12-14-CR MWC 2012OKTP:JDT 06/03/2012 16:07 Page 12 Compte rendu Mobile World Congress 2012 Par Ariel Gomez et Thomas Pagbe Les nouveautés Pas de révolution cette année, ni dans la quantité ni dans l innovation des produits, mais de nombreuses nouveautés susceptibles d animer les rayons de téléphonie et d accessoires sur une bonne partie de l année. Petite sélection. 2012 1 Alcatel One Touch Ultra 995 Une dose de cloud sur Android Le chinois TCT Mobile poursuit l amélioration de sa gamme de téléphones mobiles. Le fabricant qui exploite la marque Alcatel propose le One Touch Ultra 995, un smartphone sous Android 2.3 doté de fonctionnalités présentes sur les modèles haut de gamme. Bonne résolution de l écran, appareil photo 5 Mpixels et mémoire extensible à 32 Go ne constituent qu une partie des appâts de ce combiné très connecté. Petite fonctionnalité non négligeable et assez rare pour être signalée, le constructeur a également pensé à intégrer une brique «Cloud» directement sur le téléphone, pour la sauvegarde des données. 2 3 4 Alcatel One Touch 916 Objectif : les pros La montée en gamme d Alcatel One Touch se confirme avec ce nouveau modèle, l Alcatel One Touch 916. Doté d un clavier complet, le combiné cible les utilisateurs professionnels. La présence de Facebook ou Twitter, anecdotique, s efface derrière celle de logiciels plus pro : solution de sécurité AVG, lecteur de documents Office et service cloud pour stocker les données visent ostensiblement les entreprises. Ces dernières apprécieront sans doute l intégration d une application qui permet de contrôler la consommation de données. Alcatel One Touch 282 Les seniors en ligne de mire L Alcatel One Touch 282 permet au constructeur de se positionner sur un créneau qui aiguise de plus en plus les appétits : celui des seniors. A l instar des modèles de l autrichien Emporia et du suédois Doro, le téléphone mobile du chinois exploite les mêmes codes : larges touches, lampe torche intégrée au téléphone, compatibilité avec les appareils auditifs et touche d appel d urgence se trouvent tous sur l Alcatel One Touch 282. Bien sûr, la 3G n est pas présente. Pour se différencier toutefois, le chinois à choisi d intégrer une fonction de réduction de bruit ambiant. Asus Padfone Smartphone, tablette et netbook à la fois Le PadFone est un smartphone équipé d'un écran 4,3 pouces Super AMOLED qhd, du nouveau processeur Qualcomm à double cœur et d'un appareil photo numérique de 8 Mpix. Toutes ces caractéristiques sont prises en charge par le système d'exploitation Android 4.0. Une fois placé dans la station d accueil PadFone Station, il se transforme en une tablette tactile de 10,1 pouces et son autonomie est multipliée par cinq. Le PadFone Station peut également s accompagner d'un dock clavier qui convertit la tablette en un véritable netbook. Ni la date de sortie, ni le prix n ont été communiqués. Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012 12

JDT231-P12-14-CR MWC 2012OKTP:JDT 06/03/2012 16:07 Page 14 Compte rendu Mobile World Congress 2012 Beewi BBH 300 Micro-casque intelligent Bluetooth et NFC La marque Beewi, spécialisée dans les accessoires Bluetooth et distribuée par Avenir Telecom, a présenté plusieurs produits, dont un micro-casque Bluetooth, le BBH 300, qui associe technologie Bluetooth (pour connecter le casque avec le téléphone) et NFC (pour connecter le casque avec son socle de recharge ou avec le téléphone s il est aussi compatible NFC). Ce dernier, par ailleurs, peut se connecter avec un fil sur l entrée audio auxiliaire de la chaîne HiFi. Ainsi, il suffit de poser le casque sur le socle pour que la musique qu on écoute depuis son téléphone (ou autre) sorte directement sur le hautparleurs de la chaîne. Il sort mi-2012. PhoneEasy 740 Premier smartphone pour seniors Le constructeur suédois a annoncé à Barcelone le PhoneEasy 740, un smartphone pour seniors, qui sortira cet été. Ce slider fonctionne à la fois sur écran tactile et avec son clavier ; certains seniors étant peu à l aise avec le 100 % tactile. Il possède un bouton d appel d urgence à l arrière, un appareil photo numérique 5 Mpix, une puce GPS (pour géolocaliser les messages d urgence), le Bluetooth 4.0 et le WiFi. Tournant sous Android, il possède une surcouche qui simplifie l interface baptisée Doro Expérience. Son prix sera celui d un smartphone de moyenne gamme. ECE Supertooth Crystal Kits-mains libres ECE, l inventeur des produits de sa catégorie met sur le marché le Supertooth Crystal, un kit mains libres offrant pas mal de nouveautés. Extra plat, il s accroche, comme ses prédécesseurs, au pare-soleil de la voiture à l aide d une pince. Il permet d appairer deux téléphones simultanément. Connecté avec un iphone, il affichera à l écran son niveau de batterie. Si le téléphone est compatible A2DP, le Supertooth Crystal lira également la musique et amplifiera les instructions de navigation GPS émises depuis. Il supporte la numérotation vocale. Son autonomie : 20 h en conversation, 40 jours en veille. Il est annoncé en mars au prix public de 69 euros. Emporia Connect Vers l accompagnement des usages Le constructeur autrichien de mobiles pour seniors Emporia annonce l Emporia Connect, un clamshell 3G bibande, doté d un appareil photo numérique 3 Mpix, d un écran TFT 2,8 pouces, d une mémoire de deux 2 Go (par carte micro SD) et de la fonction text to speech. Il possède aussi, comme d autres mobiles de la marque, un bouton d appel d urgence qui envoie en même temps un SMS avec le positionnement géographique de l appel, grâce à la fonction a-gps. Ses fonctions principales : la photo et l orientation (piétonne), à ne la confondre avec la navigation. L Emporia Connect sortira à l approche de Noël. 5 6 7 8 10 11 12 9 Energizer Chargeur à induction en duo Distributeur des produits de charge Energizer à travers la monde, Avenir Telecom a présenté à Barcelone plusieurs produits de la marque, dont un chargeur à induction qui peut recharger deux smartphones en même temps. Pour le moment, cette technologie a besoin d une coque dans laquelle on installe les smartphones avant de les poser sur la plaque ; bientôt, la coque ne sera plus nécessaire, il sera possible de poser son téléphone «nu» pour qu il se charge. Ce produit sera vendu au prix public conseillé de 119. HTC One X Surdoué de l image et du son Vaisseau amiral de la nouvelle gamme One, le One X est très axé image et son. Doté d un écran 4,7 pouces HD, il est animé par un processeur Nvidia Tegra 3 à quadruple cœur cadencé à 1,5 GHz et d un GPU hautes performances 12-Core NVIDIA. Rapide au déclenchement (0,7 s, dont 0,2 spour la mise au point), le HTC One X inaugure la fonction Video Pic, qui permet de prendre des photos (capteur 8 Mpix, focale f2.0) pendant qu on filme. Par ailleurs, la technologie Authentic Sound permet d amener un vrai son HD sur un téléphone. Le HTC One (Android 4.0, NFC) sera livré (en avril) avec 25 Go de stockage sur Dropbox inclus. HTC One S Puissance et finesse Déclinaison du HTC One X, le One S partage avec le vaisseau amiral de la gamme de très nombreuses fonctions et spécifications (capteur 8 Mpix, Video Pic, Android et HTC Sense 4.0, 25 Go de stockage en ligne), mais dans un format plus compact (écran 4,3 pouces au lieu de 4,7) et un «moteur» un peu moins puissant (processeur Qualcomm Snapdragon S4 double-cœur jusqu à 1,5 GHz). Le procédé inédit de fabrication de sa coque lui donne une grande résistance dans une épaisseur de 7,9 mm (nouveau record?). HTC One V Successeur du Legend Entrée de gamme chez HTC, le One V bénéficie d un écran 3,7 pouces (800 x 480 pixels), et d un processeur 1 GHz «seulement». Les 4 Go de stockage embarqué de ce smartphone sous Android 4.0 sont extensibles via une carte microsd. Doté de la connectivité 3G+, WiFi et Bluetooth 4.0, le One V a aussi un appareil photo numérique 5 Mpix (avec ouverture à f2.0) qui enregistre la vidéo en 720 p. Sa batterie est une 1500 mah. Côté son, signalons le système audio beats. Dispo en avril, comme le reste de la gamme One, le One V sera commercialisé 299 euros nu. Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012 14

JDT231-P16-18- MWC 2012OKTP:JDT 06/03/2012 18:26 Page 16 Compte rendu Mobile World Congress 2012 Huawei Ascend D quad XL Le smartphone le plus rapide Après avoir présenté au CES de Las Vegas le smartphone le plus fin du marché, l Ascend P1 S, le constructeur chinois Huawei annonce le plus puissant, l Ascend D Quad XL, animé par un processeur à quadruple cœur à 1,5 GHz conçu et fabriqué par Huawei. Equipé d un écran 4,5 pouces (1280 x 720 pixels), le D Quad XL est animé par Android 4.0, possède un capteur principal 8 Mpix (capture vidéo HD en 1080 p) et frontal à 1,3 Mpix (HD 720), le son 5.1 surround avec Dolby Mobile 3.0 plus Ajoutons à cela un processeur graphique (GPU) à 16 cœurs et une grosse batterie (2500 mah) pour 2-3 jours d autonomie. 13 Huawei Ascend D quad Le même avec moins de batterie LA peu de choses près, l Ascend D Quad reproduit quasi à l identique les caractéristiques du D Quad XL. La spécification qui fait la différence, c est la batterie, de 2500 mah sur D Quad XL (pour donner deux à trois jours d utilisation), et de 1670 mah «seulement» sur le D Quad (pour un à deux jours d autonomie. Ce détail modifie aussi quelque peu l épaisseur des terminaux, qui passe de 8,9 mm sur le D Quad à 10,9 mm sur le D Quad XL. Pour le reste, l essentiel demeure : processeur 1,5 GHz quad core, écran 4,5 pouces, Android 4.0, 8 Mpix 14 Huawei Ascend D 1 Le «petit frère» de la série Ascend Le Huawei Ascend D1, le petit frère de la nouvelle série Ascend, se contente d un processeur Texas instruments (TI OMAP 4460) à 1,5 GHz mais double cœur «seulement», mais il bénéficie, comme le D Quad et D Quad XL, de l écran 4,5 pouces HD, du même ensemble capteur photo-vidéo avant-arrière, du son 5.1 surround et de la même connectivité réseau (UMTS 850, 900, 1700, 1900, 2100 MHz, quadribande GSM, WiFi b/g/n) que ses aînés mieux motorisés. Il possède aussi la même capacité mémoire : 8 Go en stockage et 1 Go de RAM. 15 Huawei MediaPad 10 FHD Quatre cœurs pour une tablette Disponible à partir du 2ème trimestre 2012, la tablette Huawei MediaPad 10 FHD, actionnée sous Android 4.0, intègre un écran HD de 10 pouces. Mû par le processeur quadricœur maison Huawei, le MediaPad 10 FHD s'appuie sur le processeur graphique intégré à sa puce K3 pour apporter une belle puissance de traitement et une capacité graphique 3D idéale pour la vidéo HD. Côté connectivité, elle embarque des composants pour l accès haut débit lui permettant d atteindre 84 Mbit/s (HSPA+ 21/42/84Mbps), tout en étant compatible avec un grand nombre de normes réseau, y compris la technologie LTE. 19 16 17 18 20 Invoxia AudiOffice Le station d accueil à tout faire pour mobile Le AudiOffice d Invoxia vise une clientèle de travailleurs à domicile qui n utilise que son mobile et/ou sa tablette (ios ou Android) comme outil de communication. La base se compose d un socle blanc très sobre, qui sert de dock d accueil pour iphone/ipad (ou équivalent Android) et de station d audioconférence comme d écoute de musique ; ses huit hauts-parleurs assurant une belle spatialisation du son haute définition. Un combiné filaire, qui se pose sur le socle, complète le dispositif. Le tout sert à fournir un confort d utilisation inégalé à son smartphone/tablette, qui peut ainsi se transformer en station d audio ou de visioconférence. Son prix : 299 TTC. LG Optimus 4X HD LG revient dans le haut de gamme Quelque peu en retrait ces derniers mois, LG revient dans la course avec un «superphone» au goût du jour techniquement parlant. Avec son processeur Tegra 3 quand core à 1,5 GHz et son écran HD 4,7 pouces 1 280 x 720 points (en technologie AH-IPS, qui consomme moins et reproduit mieux les couleurs), l Optimus 4X HD se place en effet dans le haut du panier de l offre technologique actuelle. Un capteur photo-vidéo 8 Mpix, accompagné d un logiciel puissant de retouche vidéo, une caméra frontale de 1,3 Mpix et le NFC complètent la liste des principaux attributs de ce smarphone sous Android 4.0. LG Optimus Vu Le 5 pouces en format 3/4 Le succès du Samsung Notes ne cesse d inspirer ses concurrents. Ainsi LG devrait sortir, probablement avant la fin de cette année, un hybride smartphone-tablette doté d un écran de 5 pouces - mais en format ¾, au lieu des traditionnels 16/9èmes- et d un stylet. Mieux adaptée à la navigation internet, cette tablette est une HSPA+/LTE, motorisée par un processeur 1,5 GHz double cœur de Nvidia et animée par la version 2.3 d Android. Elle offre 32 Go de stockage. LG Optimus L7 Série design à prix abordable Pour son retour en force sur le devant de la scène, LG a également présenté une série moyenne gamme design, la série L, composée des modèles L3, L5 et L7. Le L7, le plus «specqué» des trois, affiche sur son écran 4,3 pouces LCD Nova une surcouche propriétaire posée sur Android 4.0. Un «petit» processeur simple coeur à 1 GHz fait tourner les différentes fonctions, telles que le capteur photo-vidéo 5 Mpix, le NFC, la connectivité 3G+ (jusqu à 7,2 Mbit/s), le Wi-Fi n, le Bluetooth 3.0 Il sortira au 2ème trimestre 2012. Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012 16

JDT231-P16-18- MWC 2012OKTP:JDT 06/03/2012 18:26 Page 17 LG Optimus 3D max LG remet le couvert sur la 3G Le premier Optimus 3D présenté l an dernier ayant davantage marqué les esprits que le compte d exploitation du constructeur coréen, voici que LG remet l ouvrage sur le métier et sort le 3D max, une version revisitée au profit d une plus grande finesse dans le gabarit et de quelques modifications techniques intéressantes. Ainsi, par exemple, une touche permet de passer de la 2D à la 3D lorsqu on est sur des applis ou des jeux. Prévu au 3ème trimestre 2012, l Optimus 3D max sera compatible NFC. 21 Nokia 808 41 Mpxiels sous le capôt La grosse surprise de cette conférence était - une fois n'est pas coutume - un téléphone sous Symbian. Baptisé 808 PureView, il serait on ne peut plus banal s'il n'était annoncé avec un monstrueux capteur de 41 Mpixels. Pour éviter les images au poids ingérable, toutefois, l'image est redimensionnée en 5 Mpixels via un algorithme maison pour offrir un rapport poids/qualité acceptable. Le résultat permet de zoomer n importe quelle partie de l image, avec un grand luxe de détails. Les clichés peuvent être partagés via FlickR, Facebook ou par NFC, la technologie sans contact. Pour le stockage, 16 Go ont été intégrés d office. Nokia Asha 302 Puissant et abordable Nokia, dont la destinée est désormais liée à l évolution de l OS mobile de Microsoft, reste attaché à Symbian, qui a longtemps assuré son succès. L Asha 302, activé par Symbian S 40, permet au finlandais d ajouter à son catalogue un mobile pourvu d une puissance notable à un prix défiant toute concurrence, fut-elle chinoise. A cela s ajoute une compatibilité 3G+ et une confortable mémoire, extensible à 32 Go. Sans être révolutionnaire, l Asha 302 est en mesure de séduire les petits budgets. Il sera vendu 129 sans subvention. 23 Nokia Lumia 610 Un peu juste pour les applications Les haut de gamme Lumia 900 et 800 ne devraient plus rester seuls très longtemps. Nokia envisage semble-t-il d envahir le domaine du milieu de gamme avec le Lumia 610. Loin d être comparable avec les modèles cités plus haut, le 610 reste un appareil Nokia, la qualité de son design en témoigne. Son appareil photo 5 Mpixels et, notamment son écran 3,7 pouces en font un modèle honnête sur le papier. Ses capacités laissent en revanche dubitatif. La faible fréquence du processeur (800 MHz) et du peu de mémoire vive disponible (256 Mo) apparaissent un peu justes pour tirer partie de l applicatif. 22 24 25 28 26 27 Orange Santa Clara Un processeur Intel dans le smartphone d Orange Orange réservait une surprise de taille au Mobile World Congress : le lancement d un téléphone mobile équipé d un processeur Intel Atom. Le fondeur trouve avec l opérateur un partenaire idéal pour reprendre pied dans le segment des smartphones, après une collaboration peu fructueuse avec Nokia. Muni d un écran 4 pouces, le combiné dispose d une capacité de stockage de 16 Go et d un capteur photo 8 Mpixels. Le Santa Clara embarquera, de série, plusieurs services tels qu Orange TV, Dailymotion, Deezer ou Orange Cinédays. Option La clé du cloud en format USB Comment accéder simplement, en mobilité et en toute sécurité, aux services cloud et autres données sensibles hébergées dans des serveurs? En réponse à cette question, la société Option, connue pour ses dongles de connexion data, a conçu CloudKey, un dongle de connexion 3G doté d un système d authentification forte fourni par la société Vasco. Le système permet de remplacer tous les mots de passe par un seul, au moyen duquel on peut se connecter à tous ses services «sensibles». Egalement dotée d un slot microsd (jusqu à 32 Go de stockage), CloudKey sera commercialisée au prix de 125 dollars, hors coût du service. Panasonic Eluga Power Mobile : Panasonic revient Après avoir quitté ce secteur en 2005, Panasonic opère son grand retour en Europe avec deux smartphones, dont l Eluga Power. Visiblement, l expérience du Galaxy Note de Samsung a marqué les esprits. Panasonic était de ceux là puisqu'il présentait un Eluga Power aux capacités notables. Il est en effet doté d'un écran 720p et du dernier Snapdragon S4 de Qualcomm. A cela s ajoute un format très séduisant (9,6 mm d'épaisseur et 133 g sur la balance) et des capacités d'étanchéité. L appareil devrait être disponible courant juin 2012. Tecmobile Q50 Entrée de gamme avec clavier Nouvelle marque arrivant sur le marché européen de l entrée de gamme et de l ODM, Tecmobile lance neuf terminaux sur le marché. Parmi ceux-ci, le Q50 se positionne sur le créneau des adeptes du chat et des mails en mobilité, grâce à son clavier complet. Bibande GSM et GPRS, le Q50 n affiche pas d autres ambitions que celle de fournir des services basiques en photo (capteur 0,3 Mpix, 1,3 Mpix par interpolation), et multimédia, grâce à ses lecteurs MP4 et AVI, et à sa radio FM. Aucune information n a filtré sur les prix, qui devraient être aussi basiques que le reste. 17 Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012

JDT231-P16-18- MWC 2012OKTP:JDT 06/03/2012 18:26 Page 18 Compte rendu Mobile World Congress 2012 Tecmobile Handy 150 Entrée de gamme pour seniors Avec sa montée en puissance, le marché des seniors se structure en gamme. Ainsi, après les ténors Doro et Emporia, suivi par d autres acteurs moins spécialisés, voici que de nouveaux acteurs arrivent, avec un positionnement qui devrait miser avant tout sur le prix. Tecmobile est de ceux-là. Il propose deux modèles, le Handy 100 et le Handy 150, un bartype et un clamshel. Ce dernier, bibande GSM et GPRS, embarque quand même la fonction de commande vocale et de lecture vocale des SMS. Il est compatible avec les appareils auditifs et possède un bouton d appel d urgence. Samsung Galaxy Note 10.1 Galaxy Note, nouvelle version Animé par le système d exploitation Android 4.0 (Ice Cream Sandwich), le Galaxy Note 10.1 est équipé d un processeur de 1,4 GHz et d une connectivité HSPA+. Doté d un écran de 10 pouces, il autorise le partage de l écran en plusieurs zones donnant la possibilité de visionner des pages Internet, des vidéos ou d'autres applications tout en écrivant ou en dessinant. Multi tâches et multi écrans, il s adapte à toutes les configurations de création et de production. Sa capacité de lecture de vidéo HD complète l expérience multimédia. Le Galaxy Note 10.1 peut également être utilisé avec un stylet, le S Pen. Samsung Galaxy Ace 2 Nouveau renfort pour la gamme Galaxy Le constructeur sud-coréen entretient l attente autour du Samsung Galaxy S III avec un nouvelle mouture du Galaxy Ace. Le combiné, milieu de gamme, dispose d une confortable connectivité lui permettant d atteindre 14, Mbit/s. Sa capacité de stockage interne de 4 Go peut être largement augmentée grâce au port microsd. Samsung a cependant soigné l aspect logiciel. La présence du client de messagerie instantanée ChatOn permet au détenteur du téléphone de converser avec les contacts de son choix, indépendamment de leur OS ou de leur mobile. 31 Samsung Galaxy Beam Samsung fait son cinéma sur Android Le Samsung GALAXY Beam, un smartphone équipé d un projecteur qui offre une réelle liberté dans la diffusion de leurs contenus multimédias. Sous OS Android 2.3, il permet de partager avec ses proches photos, vidéos, ou autres contenus numériques, en projetant simplement les fichiers stockés dans l appareil sur un mur par exemple. Les jeux, les films, les photos peuvent être projetées sur une largeur de 50 pouces. Avec son projecteur, un processeur dual-core 1 GHz, une mémoire interne de 8 Go, une batterie 2000 mah, et une finesse de 12,5 mm, le Galaxy Beam est à la fois un smartphone pratique, puissant et design. 29 30 32 36 33 34 35 Sony Xperia P Multimédia et NFC Equipé d un écran 4 pouces et de la technologie WhiteMagic qui ajuste la luminosité de l écran par rapport à la lumière ambiante, le Xperia P est motorisé par un processeur double coeur cadencé à 1 GHz. Il intègre une mémoire flash de 16 Go, un capteur photo vidéo 8 Mpix qui permet la capture d images panoramiques HD en 2 et 3D et la technologie NFC, pour l usage de laquelle quatre tags programmables sont fournis. On y trouve la connectivité WiFi DLNA et la prise HDMI pour le connecter sur la TV. Fonctionnant sous Android 2.3 (Gingerbread), il bénéficiera d une mise à jour en 4.0 (Ice Cream Sandwich) dans le courant du 2ème trimestre. Sony Xperia U Le même en plus compact Le Xperia U, avec son écran 3,5 pouces, mise sur la compacité. Son processeur est un double cœur à 1 GHz, et son capteur photo un 5 Mpix, mais qui offre les mêmes possibilités d images panoramiques 2D et 3D que son aîné, le Xperia P. Côté son, le Xperia U intègre les technologies xloud et 3D surround. Comme le Xperia P, il sortira - au milieu du 2ème trimestre - en Android 2.3, évolutif vers 4.0, à un prix qui reste pour le moment inconnu. ZTE Era La puissance abordable Le ZTE Era est une bête de course animée par un processeur à quadruple cœur Nvidia Tegra 3 à 1,3 GHz de cadence d horloge qui tient dans une épaisseur de 7,8 mm. Egalement pourvu d un modem Icera 450 HSPA+, l Era bénéficie d un écran QHD de 4,3 pouces (960 x 540 pixels), d une mémoire embarquée de 8 Go extensible (par carte microsd), ainsi que de la voix HD et du son Dolby. Ce terminal multimédia et bibande HSPA+ tournant sous Android 4.0 intègre en outre un capteur 8 Mpix qui filme en 1080p, le WiFi (DLNA), le Bluetooth 3.0, et le GPS. Il devrait être moitié moins cher qu un smartphone «premium». ZTE Mimosa X Toute la techno en pack Le Mimosa X, pour sa part, un smartphone HSDPA qui sortira cet été (sous pack opérateur dans un premier temps), se contente d un processeur double cœur (Nvidia Tegra2 1 2GHz + modem Icera E450), mais partage avec l Era un certain nombre de caractéristiques : l écran 4,3 pouces, Android 4.0, l APN 8 Mpix (avec lecture et enregistrement 1080p), le WiFi (DLNA), le GPS, la voix HD (avec double micro) Dans un poids de 110 g, il embarque de nombreux capteurs (accélérateur, gyroscope, boussole, proximité, lumière). Sa mémoire de 4 Go peut monter jusqu à 36 Go en microsd. Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012 18

JDT231-P20-23-CR-IT OK AG:JDT193 29/02/2012 11:56 Page 20 Evenement CR IT Partners 2012 IT Partners 2012 remporte encore la mise Le froid glacial n a pas découragé cette année, pas plus qu en 2011, les nombreux visiteurs d IT Partners, qui a clôturé son édition 2012 sur des chiffres en progression, tant côté exposants (230, représentant plus de 500 marques) que côté visiteurs, avec 13 000 personnes enregistrées sur deux jours, soit 6 233 visiteurs uniques versus 6005 en 2011. Ni inquiétude ni morosité particulière liées au contexte économique global, mais une franche et nette préoccupation d étendre, de renforcer ou de restructurer les accords de distribution et de se faire une place, chacun à sa manière, dans le business en pleine émergence du cloud computing. Par Ariel Gomez et Thomas Pagbe Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012 20

JDT231-P20-23-CR-IT OK AG:JDT193 29/02/2012 11:56 Page 21 Appliqué et discret, TP-Link continue à creuser son sillon. Apparu sur le marché français en mai 2011, le constructeur chinois a ces derniers mois multiplié les références, ajoutant de nouveaux routeurs de nouveaux CPL dans son catalogue. Cette année, l'objectif du chinois est double : recruter plus de revendeurs et faire son entrée dans les catalogues de géants de la distribution comme Carrefour et Boulanger. Pour s'installer peu à peu sur le marché français, TP- Link a proposé ces derniers mois plusieurs références. A la fin de l'année 2011, le fabricant a présenté 3 routeurs : un modèle 500 Mbit/s, un modèle 200 Mbit/s et un modèle low cost. Deux nouveaux routeurs ont également fait leur entrée dans son catalogue. «Nous adaptons nos produits au marché français» explique Kenneth Lin, country manager pour la France. Avec une bonne partie de ses produits destinés au grand public, TP-Link n'en reste pas moins attiré par le marché des TPE/PME. «Cette année, nous allons propo- TP-Link vise la distribution physique ser plus de produits à destination de cette cible», poursuit Kenneth Lin. Côté chiffres, les objectifs sont très clairs. TP-Link souhaite voir les petites et moyennes structures représenter près de 30 % de son chiffre d'affaires. Le chinois envisage également de s'attaquer à la grande distribution physique et en ligne. Sur la Toile, le constructeur est déjà distribué par des enseignes comme Amazon, Fnac.com ou Pixmania. Cette présence sur le web, importante, ne constitue cependant qu'une étape pour le fabricant, qui vise les acteurs majeurs de la distribution physique. Déjà référencé par Surcouf et Système U, TP-Link souhaite trouver sa place sur les étagères de Fnac, de Boulanger et de Darty en 2012. «C'est dans le domaine du possible. Nous avons les prix et des arguments en notre faveur» assure Kenneth Lin. TP-Link va également se concentrer sur les revendeurs. A la tête d'une «armée» de 4000 revendeurs, le fabricant veut atteindre 6000 cette année. Kenneth Lin, manager France pour TP Link et William Bouzemarenel, directeur commercial Atelio au secours des travailleurs isolés Présent pour la première fois sur IT Partners, l installateur-intégrateur Atelio, ayant pour siège Strasbourg, a présenté une facette moins connue de son activité : celle d importateur et distributeur de produits de protection du travailleur isolé (PTI). Parmi ceuxlà, une gamme de DECT et de terminaux Tetra fabriquée par l allemand Funkwerk, qui se distingue par ses couleurs chatoyantes et une liste de fonctions personnalisable en fonction des besoins. Les DECT PTI Funkwerk sont disponibles à partir de 400 HT, un montant qui peut vite grimper en fonction des options disponibles (détection de perte de verticalité, de perte de mouvement, localisation par GPS, par balise.). Plus inattendu et plus innovant : un badge GSM PTI. «C est un produit qui a vocation à être discret, explique Mikaël Steck, ingénieur systèmes. Il remplace même dans certains cas la vidéo-surveillance». Se présentant sous la forme d un banal badge porte-carte de visites, ce produit conçu et fabriqué en Angleterre par Connexion2 cache bien de nombreuses astuces sous sa coque plastique. Il embarque notamment un module GSM-GPRS et possède à l arrière un discret bouton qui permet à son porteur de lancer un appel d urgence en toute discrétion, ouvrant au passage un canal voix pour que l opérateur distant puisse évaluer la situation sur place. Au choix, il peut aussi embarquer d autres technologies telles que le NFC, la géolocalisation, etc, ce qui fait grimper son prix de base (540 HT PP). La fabricant travaille sur l intégration d une caméra, très discrète, qui pourra soit enregistrer localement les images, soit les envoyer en temps réel. Atelio cherche pour ces produits des distributeurs, à la fois dans une optique de commercialisation «simple», mais aussi d intégration plus complexe, incluant l étude, la mise en service et les services associés. Atlinks rafraîchit le DECT avec le protocole CAT-IQ L année 2011 a été un bon crû pou Atlinks (Alcatel Phones). Le fabricant, qui a livré 5 millions de téléphones dans le monde, est désormais référencé chez Carrefour, Darty et Auchan, ainsi que chez France Telecom et Telefonica. Parmi les spécialistes de la vente en ligne, Atlinks est également parvenu à intégrer dans son réseau distribution des géants comme Amazon et Cdiscount. Atlinks a également lancé son propre portail. «On y trouvera notre offre avec des produits plutôt pour la maison, avec du filaire ou du sans fil. Nous proposerons également des produits pour les professionnels», précise Jean-Antoine Badin, directeur général. Pour le constructeur, l année 2012 sera surtout marquée, à partir de la fin du deuxième trimestre, par l introduction dans sa gamme de l Alcatel IP 1020, qui exploite le protocole CAT-IQ. «Nous avons construit ce combiné à partir de la dem a n d e des opérateurs, explique J e a n - A n t o i n e Badin. Ils Jean-Antoine Badin, directeur général d Atlinks souhaitaient être en mesure de connecter un combiné sur leur box et avoir la possibilité d envoyer des flux data sur ce même appareil». Côté qualité audio, le CAT-IQ offre également un très bon confort d écoute avec la haute définition. Pour Atlinks, les bienfaits de cette technologie ne se limitent pas à la téléphonie résidentielle. Les professionnels pourraient eux aussi être intéressés. «Dans une prochaine version, poursuit le responsable, on pourra monitorer des téléphones et faire des mises à jour». Huawei tente une incursion dans le poste fixe Présenté comme un poste destiné au marché résidentiel, le MC850 ressemble à l union d un téléphone sans fil DECT (avec écran couleur) et d une tablette Android. Outre son écran tactile 7 pouces, le MC850 dispose aussi d une caméra frontale pour la visiophonie et, à l arrière, de deux prises USB, et de hauts parleurs stéréo. Ce «media phone», en plus de ses fonctions de communication audiovisuelles, de destine à la navigation Internet, mais aussi à l affichage d infos utiles (météo, informations ), voire au visionnage de contenus en VOD. Il peut se connecter à d autres appareils (chaîne HiFi) et dispose d un emplacement de carte mémoire SD/MMC pour enregistrer tout type de contenu. Aucune information n a été donnée sur son prix ou sa date de commercialisation. 21 Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012

JDT231-P20-23-CR-IT OK AG:JDT193 29/02/2012 11:57 Page 22 Evenement Eurocloud «Nous ne sommes pas des Ayatollah du cloud» Considéré comme un puissant facteur de changement pour l ensemble de la chaîne de distribution, le cloud est devenu un sujet de discussion majeur pour nombre d acteurs. L association Eurocloud s est constituée pour assurer la promotion de l informatique dématérialisée. Désormais forte de 133 membres, l organisation a notamment pour but de «produire de l intelligence à destination du marché et de toutes les entreprises», selon les termes de Henry-Michel Rozenbum, délégué général de l association. L un des axes de la réflexion porte notamment sur le rôle que les installateurs et les intégrateurs vont jouer dans un chaîne de valeur au sein de laquelle CR IT Partners 2012 éditeurs et clients finaux peuvent dialoguer sans l entremise d un tiers. «Beaucoup d intégrateurs se disent tant que mes clients n en parlent pas, je ne vais pas y aller, reconnait Henry-Michel Rozenbum. Ils restent persuadés qu ils ont toujours un rôle à jouer». «Ce rôle, poursuit-il, c est le dernier kilomètre. ( ) On peut commander une solution CRM en Saas. Dès qu il faut l intégrer à son système d information, il faut faire à appel à un intégrateur». En sa qualité de «DSI à temps partiel», l intégrateur à est le seul, pour Eurocloud, à être en mesure d accompagner les petites structures dans un projet Cloud. Cette vision du rôle de l intégrateur semble être celle qu on adopté des acteurs comme Microsoft et Google. Cependant, elle n est pas partagée par tous. «Salesforce vend en direct. Ils ne comprennent pas l intérêt de faire appel à un acteur local. Ils pensent qu ils peuvent tout faire seuls», déplore Henry-Michel Rozenbum. A défaut d être en mesure d anticiper clairement les effets du cloud, EuroCloud appelle les différents acteurs à anticiper. «Le cloud est une grosse révolution. ( ) Nous ne sommes pas des Ayatollah du cloud. On pense qu il faut se tenir prêt». Eurocloud observe également tous les évènements liés au cloud sur le ter- ritoire. Le projet Andromède laisse l association dubitative. «Aucun des leaders [américains] du cloud n a eu besoin de l état pour s imposer. Pourquoi en France, nous n en sommes pas capables?», se demande Henry-Michel Rozenbum. Ce dernier s interroge également sur le soutien financier de l Etat (135 millions d euros) à deux acteurs comme Orange et Thalès. «Il y a tellement de PME qu il faudrait aider Orange ne fera jamais un Facebook. Tout le monde dit que les PME sont les emplois de demain. Aidons les PME et laissons faire les grands». Wildix Le grossiste spécialisé dans les terminaux sans fil DECT a présenté sur IT Partners deux gammes de DECT Motorola destinés au marché consumer. Après diverses vicissitudes, Electrocom a en effet récupéré pour le pousse ses pions sur la France leurs développé des applications pour intégrer l iphone et l ipad dans son système de communications unifiées. Les salariés peuvent ainsi, sur leurs terminaux mobiles préférés, partager leur bureau, le carnet d adresses de la société, participer à des visio-conférences Une version Android est en cours de développement. Pour améliorer sa pénétration sur le marché français, Wildix, qui vise idéalement les entreprises entre 3 et 20-30 utilisateurs, mise sur trois canaux de distribution : les VARs de petite et moyenne taille, plutôt orientés data, les installateurs téléphoniques classiques, et les «petits opérateurs» du type d Open IP. Les nouveaux partenaires deviennent distributeurs en investissant 3865 HT dans un «kit de démarrage» très complet, qui comprend non seulement du matériel, mais aussi quatre jours de formation et le support. «Ce kit, qui comprend pas mal de hardware permet aux petits acteurs de se différencier», explique Thierry Gonon, responsable pour la France. Wildix cherche une quinzaine de nouveaux partenaires, idéalement data et téléphonie de petite taille. Electrocom deux gammes DECT Motorola pour les GMS marché français l exploitation de la célèbre marque en téléphonie résidentielle. «L idée, c est d amener des produits d une marque A à des prix abordables», explique Philippe Descrouet, président d Electrocom. Une volonté Senso Telecom l auto-diagnostic de l IPBX Développée pendant plusieurs années par Amiritel, la solution ComDirector permet aux opérateurs d effectuer des diagnostics sur leur réseau. Senso Telecom a choisi de l intégrer dans cœur de réseau. Selon Michel Sebis, directeur des ventes de l opérateur, c est un outil très efficace pour les intégrateurs. «C est un outil de diagnostic qui permet à l intégrateur de faire remonter des informations» sur le réseau téléphonique. Bâti à base d Asterisk et de Linux, l outil permet de détecter les «points de souffrance» sur le réseau et de faire d autant plus affirmée que ces gammes se nomment StarTac, comme l un des mobiles haut de gamme lancé par la marque à la fin des années 1990. La gamme S12 se compose ainsi de six modèles dont la base et le corps du combiné sont blancs, mais qui ont comme particularité d avoir l arrière du terminal, des lisérés sur la base et le fond de l écran de la L italien Wildix, éditeur de platesformes de communication unifiées, développe son réseau en France, et présente trois nouveaux produits pour accompagner son offre logicielle. Le premier d entre eux, le WP 600, est un poste téléphonique fixe doté d un écran couleur (navigateur XML) et de deux ports Gigabit. Doté de capacités audio HD, ce poste PoE est aussi capable d envoyer et recevoir des SMS. Il est proposé à 280 HT. La 2 ème nouveauté Wildix est une passerelle GSM, la W01GSM, qui a pour but d intégrer le mobile au PBX Wildix comme s il en était une extension. Son prix : 346 HT. Enfin, le W-AIR est un DECT sans fil à intégrer dans le système VoIP Wildix. Intégrant la gestion de présence, le son HD et les annuaires d entreprise, il peut être déployé, en installant plusieurs antennes et bases, jusqu à 200 unités. Wildix a par ailremonter ces informations à l intégrateur. Capable de fonctionner avec des IPBX en multi-sites de manière native, des IPBX hébergés ou en mode Centrex, la solution intègre des outils pour faciliter la gestion, l administration et la maintenance du réseau téléphonique. Parmi ses nombreuses fonctionnalités, ComDirector offre notamment la possibilité de retracer un appel et d en analyser la qualité. Côté sécurité, l outil permet grâce à une «sandbox», de leurrer les offensives malveillantes, puis de les détourner, le tout sans dommage pour le réseau. «Le fait de bénéficier d'un outil puissant et facile à exploiter, ça [va] changer la vie de nos partenaires», assure Michel Sebis. Michel Sebis, directeur des ventes de Senso Telecom et Eric Kratz, dirigeant d Amaritel même couleur. Six couleurs dont un 100 % blanc sont disponibles à 24,90 TTC. Le modèle blanc est aussi disponible en duo, trio et quatro. Située un cran en dessous, la gamme StarTac S10, qui vise plutôt les circuits de vente en ligne, propose, pour 19,90, des téléphones blancs avec une base couleur et des écrans monochromes. Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012 22

JDT231-P20-23-CR-IT OK AG:JDT193 29/02/2012 11:57 Page 23 Open IP se renforce sur le cloud Malgré le très bon accueil réservé à son offre Open2Cisco (plus de 400 installations), Open IP n a pas dormi sur ses lauriers. L opérateur a développé plusieurs services Cloud, dont une offre pour l hébergement des données. «Avec ce service, on se positionne en face d un OVH» explique Laurent Silvestri, président d Open IP. Mycloudpbx est également dédiée à l hébergement de data. Ce n est cependant pas sa seule utilité. «Mycloud pbx permet d héberger un site Web, un SI, une messagerie et des logiciels. Cette plate-forme permet de répondre à la problématique de la haute disponibilité». Pour rassurer les DSI, ce service permet également d effectuer des sauvegardes à un moment déterminé. «Si le DSI plante sa machine, il peut la réinstaller», poursuit Laurent Silvestri. Le dernier service, Mycloud téléphonie n est autre qu un standard Laurent Silvestri, président d Open IP en IPBX «hosté». «Sur cette offre, nous ciblons les TPE et les PME multi-sites», détaille le responsable. Pour Open IP, 2012 sera surtout l année au cours de laquelle il va tenter de «diversifier» son image et prendre ses distances tout en gardant des liens étroits toutefois- avec Cisco. L opérateur va essayer de renforcer ses relations commerciales avec d autres acteurs tels que Snom, Aastra et Panansonic. Snom : deux IPBX pour TPE et programme partenaire Ils sont pour nom de référence ONE KS10 et ONE KS10R ; il s agit des deux derniers IPBX lancés par Snom sur le marché français à l attention des entreprises de 2 à 20 postes qui souhaitent se lancer dans les communications unifiées. Le ONE KS10 est proposé dans le circuit grossiste à 390 HT. Il fonctionne avec les téléphones Snom, des softphones et des smartphone type iphone, Blackberry ou Androïd. Pour sa part, le ONE KS10R 2T0, est un équipement rackable (19 pouces), qui ajoute 2 T0 aux caractéristiques du ONE KS10. Proposé à 995 HT, il se pose comme une alternative économique de souplesse puisqu il est compatible SIP Trunk et Numéris. Le ONE KS10R est également disponible pour les téléphones SIP d'autres marques telles qu Aastra, Polycom, Cisco Ces deux IPBX offrent en standard de nombreuses fonctions avancées de téléphonie, telles que la Supervision, interception d'appels, la messagerie vocale unifiée, le CTI, l enregistrement des Resadia le Cloud d à côté Resadia, le groupement d intégrateurs, s est saisi du cloud en y intégrant une très forte composante «proximité». «Nous nous sommes demandé si cela nous concernait et comment nous pouvions nous l approprier», explique Emmanuelle Journa, en charge des partenariats. Le service ResaCloud est construit autour d une offre IAAS, privée ou public. Les utilisateurs peuvent ainsi sauvegarder leurs données, disposer d un bureau virtuel ou encore héberger leurs applications métiers. Face à une offre Cloud de plus en plus conséquente, Resadia a conversations, le pont de conférence, la mobilité (DECT, WiFi, GSM avec numéro unique), le SVI, le contre de contacts, l auto-installation et la et maintenance à partir du cloud Snom a également annoncé sur IT Partners un programme partenaires qui vise les circuits data et voix. «Ce programme touche nos trois niveaux de revendeurs, explique Olivier Gerling, directeur général de Snom France, et il vise à mettre en place des formations certifiantes, du co-marketing, des offres spéciales 10 postes ou 20 postes avec toutes les fonctionnalités de nos produits, et plus de marketing direct». Olivier Gerling, directeur général de Snom France clairement choisi de jouer la proximité. «La valeur ajoutée de Resadia, c est sa présence en région. On n héberge pas les données des clients dans un endroit indéfini. Nous avons décidé que notre Cloud allait se trouver dans un réseau de datacenters maillé sur le territoire», précise Emmanuelle Journa. Dans la configuration choisie, chaque associé dispose d une baie pour héberger les données du client et rester proche. Grâce à son réseau de 37 intégrateurs, Resadia peut espérer conquérir des clients sur l ensemble du territoire. 23 Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012

JDT231-P24-Infra-ActuOKTP:JDT 06/03/2012 15:40 Page 24 Actualité infrastructures Après une intense phase de communication autour des projets de déploiement de la fibre optique entre 2010 et 2011, les déclarations liées au très haut débit se sont résumées, ces derniers mois, à des accords entre l opérateur historique et ses concurrents les plus directs. Pour assurer le développement du très Ferrand avec Stéphane Richard, le p-dg de France haut débit, l Etat a choisi de donner le ton en ce Telecom et René Ricol, commissaire général aux début d année. Sur le plan financier dans un investissements d avenir. Ce document permettra premier temps. Dans le cadre du programme aux acteurs publics concernés de suivre le calendrier de construction du réseau de fibre optique. «investissements d avenir», le gouvernement versera aux candidats retenus 300 millions d euros de «Sur ce projet, Orange assure 100 % des investissements» explique un porte-parole de l opéra- prêts bonifiés pour le déploiement de réseaux de fibre optique en dehors des zones denses ; les zones teur. «Il s agira de déployer la fibre en fonction des les plus peuplées étant déjà largement intégrées besoins. Les régions pourront se servir de ce projet comme modèle pour leurs futurs déploiements, dans les planifications des grands opérateurs. Ces fonds mis à disposition des opérateurs et des collectivités désireuses de développer des réseaux d initiative publique (RIP), ne proviennent pas d une ligne de crédit à part. Ils sont issus du Grand Emprunt, plus spécifiquement des 2 milliards d euros consacrés à la construction d une infrastructure très haut débit. C est en s appuyant sur le mécanisme d investissement du Grand Quand le métier n existe pas, il faut Emprunt (GE) que le conseil général des Yvelines l inventer. Dans le but de répondre aux entend financer la construction de son réseau de besoins des entreprises qui souhaitent fibre optique. Sur les 157 millions d euros du améliorer la navigation sur leur site Web, des chantier, le CG78 intervient à hauteur de 96 millions anciens de Dailymotion et d Akamai ont d euros. Une autre partie de la somme, 24 millions développé leurs propres outils, Cedexis sont issus dudit GE. Pour le reste, la Région Ile-de- Radar et Cedexis Openmix ; une solution France notamment a elle aussi versé une part conçue pour fluidifier le trafic Internet. Selon significative, 20 millions d euros. Les Yvelines Julien Coulon, l un des fondateurs, il s agissait de fournir à différents acteurs du Net un affichent un projet ambitieux : offrir d ici 2020 le très haut débit à la totalité des habitants du département. Les travaux vont s étaler sur une durée de 7 déployant un javascript dans moyen «d avoir une vue sur le réseau». «En ans. les pages des premiers utilisateurs, nous avons pu voir Investissements privés quelles sont les parties du réseau qui fonctionnent et A coté de cette configuration «classique» qui voit les élus des collectivités piocher dans la somme celles qui posent problème». mise à leur disposition par l Etat dans le cadre du Dans les faits, les javascripts GE, certaines collectivités semblent cependant insérés dans les pages web avoir fait le choix de se tourner vers les investissements privés. En Auvergne, le préfet de région, les Big Data, comme la permettent de faire remonter les présidents de conseils généraux du Cantal, de vitesse de chargement d une l Allier, de la Haute Loire, du Puy de Dôme et d autres communautés d agglomérations adjacentes de connexion ou la bande page par exemple, le temps ont choisi de signer une convention à Clermont- passante. C est le travail en bref Alcatel-Lucent termine l année sur une bonne note L année 2012 débute sous de meilleurs auspices pour Alcatel-Lucent (ALU). L équipementier franco-américain affiche pour l année 2011 un chiffre d affaires de 15,7 milliards d euros, en croissance de 1,9 % par rapport à l année précédente. ALU estime être en mesure d améliorer ses performances au cours de l exercice fiscal en cours. «C'est la première année entière que nous sommes dans le positif depuis la fusion», a indiqué Ben Verwaayen, président-directeur général d ALU, lors d une conférence de presse téléphonique. Autres éléments favorables, le groupe a réussi à générer une trésorerie positive de 863 millions d euros ainsi qu un flux de trésorerie de 541 millions d euros. Au cours de l année 2011, ALU est également parvenu à économiser la coquette somme de 300 millions d euros sur les coûts fixes. Ben Verwaayen, arrivé à la tête de l entreprise en 2008, clôt avec ces bons résultats un chapitre particulièrement sombre de l histoire du groupe, dirigé jusqu en 2008 par le tandem Patricia Russo-Serge Tchuruk. Depuis la fusion entre le français Alcatel et l américain Lucent, le groupe avait enchaîné les pertes sans discontinuer. Ben Verwaayen, p-dg d Alcatel-Lucent Connexion établie entre la 4G et la 3G Ericsson et Qualcomm viennent de tenter et de réussir l établissement d une communication entre des réseaux 4G et 3G. Pour éviter les coupures de communication voix entre les réseaux LTE et WCDMA (3G), l équipementier et le fondeur ont choisi d exploiter la technologie 3GPP SRVCC (Single Radio Voice Call Continuity).A la fin de l année 2011, cette technologie a permis dans des conditions expérimentales - de maintenir la communication voix et l envoi de SMS en sortie de zone LTE, le tout, grâce à un basculement automatique vers le réseau 3G ou vers le GSM. L essai a été réalisé à partir d une puce Qualcomm multimode LTE/3G et sur l infrastructure d Ericsson. Le scandinave a part ailleurs déjà fourni des équipements pour l exploitation commerciale d un réseau de très haut débit mobile. La téléphonie mobile de 4ème génération, déjà exploitée dans plusieurs pays (Suède, Etats- Unis) ne devrait pas être active en France avant le début de l année 2013. La 4G devrait permettre d atteindre des débits de l ordre de 100 Mbit/s. Fibre optique Fibre optique : la tentation du privé Pour encourager les déploiements en zone peu dense, l Etat réinjecte 300 millions d euros de prêts bonifiés. Certaines collectivités préfèrent toutefois s adresser directement aux opérateurs. notamment dans les zones non couvertes». Avec ce dernier exemple en date, la prépondérance d Orange dans la construction d un réseau de fibre optique à l échelle nationale s affirme un peu plus. Au cours de l année dernière, les trois grands opérateurs concurrents de l opérateur historique ont signé des accords de déploiement avec ce dernier portant, pour SFR et Free, sur les villes hors des zones denses, pour Bouygues Telecom dans les zones les plus peuplées. Thomas Pagbe Internet Cedexis, agent de circulation du trafic web qu effectue la solution Cedexis Radar. «Nous réalisons une photo du site pendant une semaine puis nous faisons des calculs par rapport aux comportements des internautes, et on s engage sur un gain de performance». Ce gain de performance est assuré par la µ solution Cedexis Openmix. A l aide des données collectées, Cedexis propose aux utilisateurs la meilleure manière de réduire la latence et d optimiser la connexion, en faisant appel, par exemple à un CDN (content delivery network) X ou Y, une infrastructure Cloud donnée, c est la partie «aiguillage». «Avec un site de luxe, le nombre de pages vues à augmenté de 25 %», précise Julien Coulon. Limitée pour le moment au PC, Cedexis pour s apprête à explorer d autres secteurs. La télévision connectée et les téléphones mobiles constituent les futurs axes de travail de «l aiguilleur du Web». TP Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012 24

JDT231-P25-Distrib-Actu OKAG:JDT 05/03/2012 16:26 Page 25 distribution Actualité Générale de Téléphone Un laboratoire de la distribution pour Orange Filiale à 100 % d Orange depuis juillet 2011, la Générale de Téléphone, qui gère 300 boutiques sous enseigne Photo Station et Photo Service, veut être le laboratoire de la transformation de la distribution du groupe. en bref Premier dîner du CDRT Fondé en tout début d année à l initiative de Philippe Sordet et Pascal Prevot, deux consultants ayant une longue pratique de l univers des télécoms et des réseaux, le CDRT (ou Club des Dirigeants des Sociétés Réseaux Pierre Jacobs, directeur général de la Générale de Téléphone La Générale de Téléphone (GDT) est née en 1981 autour du métier du développement photo, mais c est en 2005, voyant se profiler le déclin de ce marché, qu elle a résolument changé de métier pour se redéployer dans les télécoms. Un tournant qui a été définitivement accentué par l acquisition, en juillet 2011, de 100 % du capital de la société par Orange. L opérateur intègre ainsi 100 % de cette activité au sein de son réseau de boutiques, qui compte 1150 points de vente. L image n en reste pas moins une activité qui compte, même si elle est en forte baisse : de 100 % de son chiffre d affaires en 2005, elle devrait passer à 22-23 % en 2012. L entreprise possède encore 110 laboratoires de développement photo et conserve ses «studios d identité» ; une activité qui devrait bénéficie d un regain d intérêt depuis que l administration s en est retirée au début de cette année. La GDT a aussi développé des activités qui font la passerelle entre l image et la téléphonie, comme les bornes de développement photo, ou l envoi de cartes postales papier depuis son iphone (via la Compagnie de l Imagerie Numérique, basée à Bordeaux). Pour ce qui est de son réseau, l entreprise se caractérise par les très bons emplacements de ses boutiques ; des emplacements de type «A» situés dans les centres commerciaux (Paris-province) comme dans L UME 48, machine qui assure le transfert de données entre n importe quel type de mobiles, d abord testée dans les Très Grandes Boutiques, est en cours de déploiement sur l ensemble du réseau Orange. les centres villes de province. Très présente en Ile de France, l entreprise a toujours gardé, dans son mouvement de la photo vers la téléphonie, un positionnement basé sur la qualité et le service. Et si les enseignes de la Générale de Téléphone n ont cessé ces derniers mois de faire évoluer leur offre et leur mix, aujourd hui, avec la nouvelle donne qu amène Free Mobile, la question du devenir et de la fonction des réseaux de distribution physique se pose. Adapter les réseaux aux clients «On ne peut pas ignorer la montée en puissance du on line, explique Pierre Jacobs, directeur général de la Générale de Téléphone, mais nous avons aussi des offres pour y faire face. La plus value des réseaux de distribution, c est le service et l accompagnement. Toutefois, la question d adapter les réseaux se pose. Il y a un marché de l offre autour de la carte SIM et un marché autour du device. De nombreux clients souhaitent continuer à bénéficier d une offre globale avec un mobile subventionné et qu ils voudront pouvoir changer de temps en temps. Nous avons aussi les offre sans engagement avec Sosh». D autres axes, déjà initiés par l opérateur avec le concept des Très Grandes Boutiques, par exemple, sont en cours de développement. La vie connectée (smartphones, tablettes, TV, avec des acteurs tels que Sony, Samsung ou LG), en est un, de même que les questions sur le transfert de données quand on change de téléphone. Sur ce dernier point, l ensemble du réseau Orange est en train de déployer l UME 48, une machine qui assure le transfert de données entre n importe quel type de terminaux. «L accompagnement et le service vont faire la différence, commente Pierre Jacobs, lorsqu il y a le moindre dysfonctionnement, le client est perdu. Le marché n étant plus en phase d acquisition de nouveaux clients, nous n aurons plus besoin que de vendeurs, mais de personnels capables d accompagner les clients et de les fidéliser pour les opérateurs». Un réseau physique pour créer de la valeur Le développement de l Internet (70 % de taux de pénétration) apporte aussi de l eau au moulin de cette stratégie qui consiste à se «concentrer sur la fidélisation de nos clients, la maîtrise du churn». «Nous [Orange] avons la chance d avoir le réseau le plus puissant, nous pouvons donc faire tous les tests, on a des composantes avec des ADN différents, c est une force. Nous pouvons orienter notre réseau vers d autres types de service, voire le redimensionner. Mais nous ne sommes pas dans une logique de développement ( ) La force d un réseau physique, c est créer plus de CA et de valeur». Se positionnant comme un possible laboratoire de la distribution chez Orange, et auréolé de la distinction de «n 1 en termes de satisfaction client au sein d Orange», la Générale de la Téléphonie mise sur le «mariage du global et du local». «Faut-il vendre partout la chaîne des produits connectés, ou seulement auprès des urbains?», s interroge Pierre Jacobs, en guise d illustration de cette réflexion. «Il ne faut avoir peur d avoir un réseau qui soit adapté au profil des clients, au contexte concurrentiel». Ainsi, aux grandes villes, les Très Grandes Boutiques et leur rôle de vitrine, avec leur dimension de conseil, aux plus petites communes, des espaces de vente plus adaptés. L ensemble de cette réflexion ne se veut cependant pas défensive, en réponse à l arrivée de Free, dont il ne faut pas surestimer l impact. Si inquiétude il y a, elle viendrait plutôt de la conjoncture économique, qui promet «quelques mois un peu compliqués», reconnaît Pierre Jacobs, jugeant au passage que «ce serait plutôt aux MVNO d être inquiets». «Nous avons une base de clients très large et une capacité d innovation (fibre, 4 G à venir) qui nous donnent des arguments, conclut le dirigeant. Si je devais être pessimiste, ce serait sur la capacité de Free à faire aussi bien que nous en termes de qualité. Nous misons tout sur le service». Ariel Gomez Stéphane Grasset présente le bureau du CDRT et Télécoms) est un club d affaires qui a vocation à réunir régulièrement pendant l année des dirigeants de SSTR (Sociétés de Services en Télécoms et Réseaux), de SSII, d équipementiers et, plus généralement, de tout type de société concernée par la mise en œuvre de la convergence entre l informatique et les télécoms. «L objectif de ce club, explique Philippe Sordet, co-fondateur et Vice Président du CDRT, est de permettre à ces dirigeants d entreprise qui ont trop souvent le nez dans le guidon, de pouvoir se rencontrer, d échanger, et de faire des affaires ensemble dans un cadre informel». Présidé par Stéphane Grasset par ailleurs président d Imakys -, le CDRT a tenu son premier dîner le 2 février dernier à Paris, avec une quarantaine de participants, représentant toutes les familles d entreprises concernées y compris les opérateurs autour d interventions du Bernard Dupré (président du Crestel), du consultant André Dan (société Challengy) et de votre serviteur ; le Journal des Télécoms étant partenaire de l initiative. Afone se lance dans la vente à domicile Afone diversifie son réseau de vente en s appuyant sur la vente à domicile ; une activité qui aurait déjà convaincu 300 000 vendeurs indépendants. A travers sa nouvelle marque, LidHome, l opérateur confirme sa stratégie de conquête. Afone entend conserver une relation très forte avec ses revendeurs à domicile. Les vendeurs disposent d un kit de démarrage et peuvent bénéficier de formations individuelles ou en groupe. En guise d incitation, Afone reverse des commissions sur chaque vente et des commissions d équipe. Pour chaque vente effectuée par une personne, les commissions sont comprises entre 20 et 50 euros. Mieux rétribuées, les ventes en équipe permettent aux vendeurs de se partager des commissions allant jusqu à 3 000 euros par mois. Afone met à la disposition de ses vendeurs son offre de téléphonie fixe, son abonnement internet fixe, ses offres de téléphonie mobile et son offre de télésurveillance avec alarme. Fort d un parc de 565 000 abonnés, Afone hébergé sur le réseau de SFR- a pris ses distances par rapport à un modèle de distribution largement appuyé sur la vente directe, principalement depuis Internet. 25 Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012

JDT231-P26-Equip-Actu OKAG:JDT193 07/03/2012 14:56 Page 26 Actualité équipements en bref Lifesize pousse la video sur le cloud Le mouvement vers le cloud computing n épargne aucun domaine. La visio et la vidéoprésence migrent également vers le nuage. Au même moment que son rival Polycom, Lifesize déporte une partie de son offre sur le cloud et virtualise plusieurs de ses services. Deux services bénéficient de ce mouvement stratégique. Le service de collaboration vidéo HD Connections peut ainsi être utilisé par une entreprise sans que celle-ci ne déploie d équipements spécifiques sur son système d information. «Pour utiliser Connections, il faut juste un PC» précise George Millet, responsable des ventes régionales pour les marchés matures. Axée sur une grande simplicité d usage, la solution permet notamment d envoyer des invitations à participer à une session de visioconférence par l envoi d un simple lien et d une demande d enregistrement. Le service rompt cependant avec la «tradition» du «as a service» du Cloud : les entreprises utilisatrices doivent souscrire un abonnement annuel. Pour opérer ce service, Lifesize s appuie notamment sur trois datacenters «capables de couvrir l Europe et l Amérique et dimensionnés pour être exploités par plusieurs millions de clients», poursuit George Millet. Lancée au milieu de l année dernière, l offre a été sélectionnée par la Roumanie pour son service de contrôle des douanes. Lifesize a également choisi de dématérialiser une bonne partie de son catalogue. Auparavant, «nous proposions des bouts d offres en machines virtuelles», explique George Millet. La filiale de Logitech propose désormais deux versions de ses solutions, une version «en dur» (une appliance) et une mouture logicielle. Video Center, Transit Server, Transit Client et UVC Acces sont tous disponibles dans ces deux versions. «Les clients peuvent choisir ce dont ils ont besoin» ajoute-t-il. Sur le plan opérationnel, Lifesize a simplifié l usage au maximum. Une interface unique et un seul identifiant permettent de piloter les services sélectionnés. Racheté en 2009 par Logitech pour 400 millions d euros, Lifesize compte désormais parmi les rivaux de Cisco- Tandberg et Polycomn, les deux géants du domaine. Comme ces deux poids lourds, Lifesize veut également se tailler une part d un gâteau estimé par les analystes à 5 milliards de dollars d ici 2013. TP Etude Aastra sonde les DSI Jean-Denis Garo, directeur du marketing support chez Aastra France Déjà fait», «en cours de réflexion ou de test», «pas prévu au programme», ou «ne se prononce pas» ; c est sur la base de cette grille qu Aastra a soumis à la question les DSI d entreprises, afin de savoir où ils en était concrètement par rapport au Green IT, au cloud computing, aux offres trunk SIP des opérateurs, à la «porosité» entre les usages pro et perso des terminaux mobiles personnels utilisés dans l entreprise, à la visio-conférence HD et aux réseaux sociaux d entreprise. Sur le Green IT, on pourrait parler de verre à moitié plein ou à moitié vide : 48 % des DSI consultés reconnaissent que la question fait déjà l objet d une démarche «officielle et quantifié» ou est «à l étude ou en phase de test» au sein de leur entreprise, tandis que les «non prévue» (42 %) et «ne se prononce pas» (10 %) totalisent une autre grosse moitié. «Fautil en déduire que les entreprises ne considèrent pas les questions énergétiques comme une priorité de leur stratégie?», s interroge Jean-Denis Garo, directeur du marketing support chez Aastra France, ou que l offre green des équipementiers 1. Green IT - Au sein de votre entreprise la maitrise des couts énergétiques liés aux équipements IT/telecom est-elle Ne se prononce pas Inexistante et non prévue 42% 3. Opérateurs - Selon vous, les offres de trunk-sip des opérateurs : Ne se prononce pas 10% Sont suffisamment matures pour vous permettre d envisager un passage au full IP 22% 26% 27% 26% 18% L objet d une démarche officielle et quantifiée A l étude ou en phase de test Sont encore trop jeunes pour être complètement fiables 29% Représentent une solution complémentaire intéressante aux offres de raccordement traditionnelles Green IT, cloud, trunk SIP, mobilité et BYOD, video HD sur le poste de travail, réseaux sociaux d entreprise ; Aastra a sondé en partenariat avec le Club Décision DSI et le Journal des Télécoms quelque 200 DSI d entreprises de toutes tailles sur leur vision, leurs projets et le degré d intégration de ces technologies. Une enquête très instructive. et éditeurs est insuffisamment développée pour proposer des alternatives viables et séduisantes aux solutions actuelles? Probablement un peu des deux». Cloud et trunk SIP en question La perspective de la mise en mode cloud des solutions de téléphonie et de communications unifiées, pour sa part, ne soulève pas l enthousiasme. Près de 60 % des répondants pensent que les solutions de téléphonie et de communications unifiées ne sont pas éligibles. Là encore, on peut s interroger sur le degré de connaissance des sondés des possibilités de virtualisation des solutions existantes, sur leur degré d information sur les aspects «Cloud-ready» de offres des éditeurs, ou encore sur le manque de maturité de certaines solutions. A cela s ajoute probablement un problème de lisibilité et de compréhension quand aux modalités de mise en œuvre du cloud lui-même (public? privé? hybride?). Sur les offres trunk SIP des opérateurs, la donnée la plus surprenante est que 27 % des répondants ne se prononcent pas, preuve sans doute d un manque d information sur la question. Moins d un tiers seulement estime que ces offres trunk SIP représentent «une solu- 2. Cloud - Pensez-vous que les solutions de téléphonie et communications unifiées s appuyant sur le Cloud computing : Ne se prononce pas Ne sont pas encore éligibles à vos projets Cloud 12% 10% 58% Sont déjà intégrées dans votre entreprise 20% Sont prêtes à être intégrées 4. Mobilité - Face à la multiplication des terminaux mobiles et à la porosité des usages privés et professionnels : Ne se prononce pas Vous pensez renforcer les mesures de sécurité et interdire leurs usages 27% 14% 13% Vous avez déjà intégré l usage des terminaux personnels 47% Vous-êtes ouvert au concept de BYOD tion complémentaire intéressante aux offres de raccordement traditionnelles». «Pour convaincre, ce type d offre va donc devoir faire la preuve de sa capacité à compléter les offres traditionnelles, et à se positionner, à terme, comme une alternative robuste et fiable», commente J-D Garo. BYOD et visio ont la côte La mobilité, abordée sous l angle du BYOD (pour Bring Your Own Device, ou amenez votre propre terminal) est au centre de nombreuses réflexions. 13 % des DSI interrogés l ont déjà intégré et 47 % autres se disent «ouverts au concept du BYOD». Ils sont quand même 27 % à aborder la question sous un angle défensif, soit en envisageant un renforcement des mesures de sécurité, soit en interdisant purement et simplement la pratique. «Il s agit donc là d une tendance de fond qui se confirme, opine Jean-Denis Garo. Reste qu un gros travail demeure sur le sujet, pour permettre de tirer parti de ces nouveaux comportements sans pour autant en subir les inconvénients ou les risques. Ceci est valable tant au niveau technologique, pour garantir la sécurité du SI de l entreprise, qu au niveau légal pour ne pas empiéter sur la vie privée des collaborateurs». L intérêt de la visio-conférence dans le poste de travail ne fait de son côté pas de doute. 34 % des DSI répondants pensent que «la vidéo est devenue un média aussi important (et complémentaire) que le téléphone», mais un sur deux ne voit pas d offre adaptée et estime «qu il faut créer une offre entre les logiciels gratuits [type Skype] et les salles dédiées». «Les constructeurs et éditeurs logiciels ont donc un nouveau segment d offre à développer, dans lequel la vidéo et les contenus multimédias s intègrent nativement dans les solutions de communication d entreprise», analyse Jean-Denis Garo. Enfin, la question de l intégration des médias sociaux comme outil collaboratif dans les entreprises reste très majoritairement perçu comme un défi. Humain pour un quart des répondants, organisationnel pour 41 % d entre eux, et technique pour 13 % autres. Notons qu il reste un 21 % de sans opinion. «La remise en cause du modèle hiérarchique traditionnel, la notion de partage de l information, ou encore les approches collaboratives en mode projet sont autant d éléments perturbateurs pour l encadrement comme pour les salariés», observe Jean-Denis Garo, pour qui «le média social peut être vu comme une opportunité de voir son expérience partagée et reconnues, ou au contraire comme un risque de voir une expertise appropriée par des tiers...» Ariel Gomez Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012 26

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JDT231-P28-30-EQUIP-PM-Seniors OK-AG:JDT 27/02/2012 11:05 Page 28 Point marché équipements Par Hervé Reynaud Seniors Alors que le vieillissement de la population n est plus à démontrer, le marché des seniors intéresse un nombre croissant d acteurs télécoms. Jusqu à présent considéré comme un marché de niche, il fait désormais l objet d une attention croissante de la part des opérateurs comme des fabricants. Tour d horizon. Aujourd hui, une personne sur quatre qui entre dans une boutique Orange est un senior», indique François-René Germain, directeur de l accessibilité chez Orange groupe, «pour autant, sur ce segment de marché, le taux de pénétration des téléphones mobiles est encore nettement inférieur à celui du marché global». En effet, seulement 65 % des plus de 60 ans sont aujourd hui équipés d un mobile en France. Le potentiel de ce marché est donc important, d autant plus que la population française vieillit. Il y a 11 millions de personnes de plus de 65 ans en France actuellement (18 % de la population), et ce nombre devrait doubler d ici 2050. Dans ce François-René Germain, directeur de l accessibilité chez Orange groupe «Nous voulons dorénavant lever les freins aux usages pour que les seniors utilisent plus massivement les mobiles et internet, cela passe notamment par des solutions packagées». Valérie Olek, directrice commerciale EMEA chez Doro contexte, les opérateurs semblent désormais vouloir proposer aux seniors les offres adaptées qui font pour l instant défaut. «Nous voulons lever les freins aux usages pour que les seniors utilisent plus massivement les mobiles et internet», explique François-René Germain, «cela passe notamment par des solutions packagées». Après avoir observé précisément les comportements de ce segment de clientèle, l opérateur a identifié trois niveaux de besoins essentiels : les terminaux, l'accompagnement et les services. «Les terminaux doivent notamment permettre de régler facilement les niveaux sonores, être compatibles avec des prothèses auditives et disposer de la voix HD», indique François-René Germain, «bien entendu, les personnes qui ont une mauvaise vue ont besoin d'un clavier à grosses touches, mais aussi de pouvoir régler la taille des caractères sur l écran». Orange prête également beaucoup d'importance aux réglages sur le contraste, la luminosité et les couleurs d affichage. Pour adresser ce marché, aussi bien en matière de téléphone fixes que de téléphones mobiles, l'opérateur référence actuellement les produits Sagemcom, Gigaset, Geemarc et Doro. Pour assurer sa mission d'accompagnement aux plus de 65 ans, Orange a décidé de former spécifiquement des vendeurs dans ses boutiques et a mis en place un numéro vert dédié. Enfin, pour compléter son offre sur ce «Notre cœur de marché est constitué par les personnes qui ne sont pas satisfaites par les offres standard, il est évident que les seniors constituent désormais un marché en forte croissance». un marché en plein essor marché, l'opérateur est train de développer des services de vie quotidienne. «Comme un service de livraison de courses à domicile, par exemple, en partenariat avec des prestataires spécialisés», explique François-René Germain. Jean-Marie Dunand, responsable seniors et e-santé chez SFR «Nous travaillons sur différents axes de développement en termes de services, nous avons d ailleurs testé l an dernier un bouquet de services dédiés et accessibles depuis un smartphone ou une tablette, nous avons eu de très bons retours». Un marché très hétérogène D'autres opérateurs,comme SFR, sont en train d'enrichir progressivement leur offre à destination des seniors. «C'est un segment de marché assez complexe à adresser, car il est très hétérogène», explique Tiphaine Bougeard, directrice marketing du prépayé et de l internet en mobilité, «en effet, une partie des seniors se comporte comme l'ensemble des clients adultes classiques, alors qu'une autre partie a effectivement besoin de terminaux et d abonnements spécifiques». Pour satisfaire cette seconde partie (qui utilise les services voix et éventuellement les SMS, mais n a pas besoin de services data), SFR référence pour l'instant un seul modèle de mobile : le Doro 410. «Il s'agit effectivement de notre seule référence actuellement mais, comme il se vend bien, nous étudions désormais la possibilité d élargir notre gamme», poursuit Tiphaine Bougeard. Côté abonnements,l'opérateur ne commercialise pas d offre spécifique pour l'instant (ceux-ci s'orientant plutôt vers des formules mini et des offres prépayées), mais propose une option santé (9,90 /mois) en partenariat avec Europe Assistance. Cette dernière, qui intéresse majoritairement des seniors, permet d'entrer en contact avec un médecin par téléphone et offre une assurance rapatriement. «De plus, nous travaillons sur différents axes de développement en termes de services», précise Jean-Marie Dunand, responsable seniors et e-santé, «nous avons d ailleurs testé l an dernier un bouquet de services dédiés et accessibles depuis un smartphone ou une tablette, nous avons eu de très bons retours». Cela pourrait déboucher sur une offre de services dans le courant de l année. En attendant, SFR se déploie dans des réseaux de distribution aptes à toucher les seniors, comme les revendeurs de matériel médical notamment. L'opérateur est également en discussion avec un réseau de pharmacies. Doro, le pionnier, en tête Côté constructeurs, Doro est le leader du marché en France. «Notre cœur de marché est Le Journal des télécoms N 215 231 Décembre Mars 2012010 28

telefunken-digital.fr Visuels non contractuels - Photos : Getty Images - Création : TÉLÉPHONES MOBILES UNIVERSELS GRAND-ÉCRAN CLAVIER GROSSES TOUCHES BLUETOOTH TM APPAREIL PHOTO BOUTON S.O.S. JournaldesTelecoms_240x310_PRINT1 1 23/02/12 16:44:38

JDT231-P28-30-EQUIP-PM-Seniors OK-AG:JDT 27/02/2012 11:06 Page 30 Point marché équipements constitué par les personnes qui ne sont pas satisfaites par les offres standard», explique Valérie Olek, directrice commerciale EMEA, «il est évident que les seniors constituent désormais un marché en forte croissance». Le Suédois Doro a pris le virage des seniors en 2007 et dispose aujourd hui d une gamme complète de terminaux dédiés. «Sur le fixe, qui est globalement un marché en baisse, la cible senior se porte plutôt bien», explique Valérie Olek, «sur les mobiles, il y a un vrai dynamisme, les ventes se situent entre 150 000 et 250 000 pièces par an en France». Dans le catalogue Doro, le Phone Easy 312 CS et le Phone Easy 100 W (sans fil DECT) couvrent l essentiel des ventes sur le fixe, alors que les Phone Easy 410, 515, 610 et 615 constituent la gamme mobile. «Cette dernière se décline en deux form-factors, bar-type et clamshell, qui est le format plébiscité chez les seniors», explique Valérie Olek, «avec cette gamme, nous sommes présents chez Orange, SFR et Bouygues Telecom, ainsi que chez plusieurs MVNO ; nous sommes aussi distribués dans des enseignes spécialisées dans le matériel médical, comme les audiologistes». Emporia, outsider entreprenant Emporia Telecom, qui a aujourd hui de fortes ambitions Christophe Yerolymos, directeur général France d Emporia «Le marché de la téléphonie mobile pour seniors est tout sauf un marché de niche, mais il est pour l instant mal adressé, car si les seniors souhaitent disposer de mobiles simples d usage, ils ne veulent toutefois pas que ces mobiles soient stigmatisant, ni forcément low-cost». sur ce marché, est lui aussi de plus en plus présent dans la distribution. Le fabricant autrichien, qui est arrivé sur le marché français l année dernière, travaille notamment avec les grossistes Coriolis Télécom et BrightStar Tech Data, avec des revendeurs spécialisés comme The Phone House, Téléphone Store ou encore Tel and Com, et des grandes surfaces comme Leclerc, Carrefour et Casino (sans oublier les GMS comme Darty et Boulanger, et les e-commerçants). «Nous serons dans les réseaux des opérateurs et des MVNO dans les mois qui viennent», ajoute Christophe Yerolymos, directeur général pour la France, «nous sommes également en train de concevoir une offre spécifique avec NRJ Mobile et le CIC». Emporia Telecom s appuie aujourd hui sur 20 années d expérience pour adresser ce marché des seniors. Le fabricant collabore par ailleurs avec l Université de Cambridge pour la réalisation d études qui ont validé les trois besoins les plus importants pour ce segment de clientèle : la simplicité d usage, la sécurité et la possibilité de rester socialement connecté avec ses proches. «Le marché de la téléphonie mobile pour seniors est, contrairement aux idées reçues, tout sauf un marché de niche», explique Christophe Yerolymos, «mais il est pour l instant mal adressé, car si les seniors souhaitent disposer de mobiles simples d usage, ils ne veulent toutefois pas que ces mobiles soient stigmatisants, ni forcément low-cost». Emporia Telecom dispose aujourd hui d une gamme complète dont tous les modèles (Talk Comfort, Elegance, Elegance Plus et Click) sont équipés de menus simplifiés et de touches d accès direct, de réglages permettant d adapter le confort d écoute et le confort visuel de l écran, ainsi que de fonctions de sécurité (bouton d alarme notamment). «Pour soutenir cette gamme, nous communiquons sur le fait que la téléphonie mobile peut permettre de recréer du lien entre les générations», poursuit Christophe Yerolymos, «et nous faisons également des sessions de formation en travaillant avec le milieu associatif et nos partenaires distributeurs». Tiptel et Geemarc s y mettent aussi Tiptel s est lancé sur le marché des seniors il y a deux ans, en développant une gamme de mobiles qui s est très bien vendue en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Autriche et aux Pays-Bas (sous la marque Ergophone, filiale du groupe). Le fabricant lance à présent cette gamme en France (elle a été présentée sur IP Convergence et sur IT Partners). «Nous communiquons beaucoup sur les mobiles, car il s agit de la principale nouveauté chez nous, mais nous commercialisons aussi un sans fil DECT (ErgoVoice XL1) et un téléphone filaire (Ergophone S400) disposant d un émetteur d appel d urgence», indique Isabelle Huon, directrice pour la France, «concernant les mobiles, nous avons pour objectif de vendre 5 000 pièces en 2012, ce qui correspond aux résultats obtenus en Allemagne». De son côté, Geemarc est présent sur ce marché depuis 1999 avec une gamme de téléphones fixes. «Nous travaillons notamment sur la compatibilité des téléphones avec les prothèses auditives, mais nous pouvons aussi proposer de l amplification jusqu à 60 db», explique Stéphane Allouchery, responsable commercial, «nous travaillons sur les tonalités et sur les contrastes visuels, sans oublier la problématique de préemption des combinés, qui doivent être facilement décrochables et raccrochables». Geemarc a d ailleurs développé une fonctionnalité permettant de couper la communication automatiquement. Dans sa gamme, le BDP400 s adresse aux non-voyants (il est muni d un très grand écran et dispose d un guidage vocal complet pour la navigation dans les menus et pour la numérotation). Le CL600 dispose lui d une touche d appel d urgence alors Stéphane Allouchery, responsable commercial de Geemarc «Nous travaillons notamment sur la compatibilité des téléphones avec les prothèses auditives, mais nous pouvons aussi proposer de l amplification jusqu à 60 db, nous travaillons sur les tonalités et sur les contrastes visuels». Isabelle Huon, directrice pour la France de Tiptel «Nous communiquons beaucoup sur les mobiles, car il s agit de la principale nouveauté chez nous, mais nous commercialisons aussi un sans fil DECT et un téléphone filaire disposant d un émetteur d appel d urgence». que le Photophone 100 (sans fil DECT) permet de positionner des photos en face des touches d accès direct. Quelques autres fabricants complètent le panorama du marché français : Panasonic vient en effet d annoncer le KX-TU301 et le KX-TU311, deux mobiles destinés aux personnes souffrant de déficiences visuelles et auditives. Telefunken, pour sa part, lance tout prochainement le TM200 Cosi (un clamshell) et le TM 400 Cosi (un bar-type) ; deux mobiles qui intègrent photo, vidéo, Bluetooth, radio et lecture de fichiers audio et vidéo, en plus de la compatibilité avec les appareils auditifs. Ajoutons à cela l arrivée imminente sur ce marché d Alcatel One Touch, ou encore la présence plus confidentielle d Amplicom avec sa gamme Powertel, du belge Topcom qui a lancé récemment sa gamme Sologic Caresystem, ou d Auro avec ses mobiles M101 et M301. Bazile Telecom : opérateur spécialisé Yves Morel, PDG de Bazile Telecom «Le marché commence à prendre de la consistance, le taux d équipement des seniors progresse», observe Yves Morel, PDG de Bazile Telecom (MVNO d Orange), opérateur de services spécialisé sur les seniors depuis 2005. Son offre repose sur l accès à une opératrice 7/7 j et 24/24 h. Cette dernière peut, par exemple, chercher un numéro dans l annuaire et mettre en relation, prendre une commande de courses et faire livrer, commander un taxi, rappeler la prise de médicaments ou un rendez-vous important. «L opératrice peut aussi faire de la téléassistance, c est-à-dire de la gestion de situations d urgence, en cas de chute par exemple», poursuit Yves Morel. Bazile Telecom adresse aujourd hui le marché avec son offre Bazile Prestige (téléphone muni d une seule touche pour joindre l opératrice et de 20 mn de communication, pour 21 /mois). Parallèlement, l opérateur commercialise une offre intégrant un mobile Doro et une heure de communication pour 23 /mois. Toutefois, comme les autres MVNO, Bazile Telecom est en train de revoir son offre suite à l arrivée de Free sur le marché. Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012 30

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JDT231-P32-33-Equip-Focus Auto connectée OKAG:JDT193 24/02/2012 15:34 Page 32 Focus équipements Hervé Reynaud La voiture connectée : un nouveau marché Après la navigation, place à l infotainment (connexion à des services d'information et de divertissement) et, bientôt, à toutes les applications web qui font sens dans une voiture. Depuis deux ans, les initiatives se multiplient sur le marché naissant de la voiture connectée et les constructeurs dévoilent peu à peu leurs premières réalisations. Revue de détail et perspectives d avenir. Alors que les foyers sont de plus en plus connectés, la voiture n a pas encore fait l objet de beaucoup d attention de la part des acteurs télécoms et IT (hormis pour des solutions de fleet management destinées aux professionnels). En effet, seuls les téléphones et les solutions GPS ont pour l instant trouvé place à l intérieur des véhicules des particuliers. Mais cela ne devrait pas durer. En effet, le marché est énorme : 30 millions de véhicules en circulation et 2 millions de véhicules neufs vendus chaque année en France. Alors, les expérimentations de connexion internet dans les voitures, qui fleurissent depuis deux ans, vont progressivement laisser la place à de Toyota lance un réseau social clients avec Salesforce véritables offres commerciales. Par ailleurs, des dispositions réglementaires incitent désormais les constructeurs automobiles à s engager dans la voie de voitures plus connectées, plus intelligentes (comme l initiative ecall de la commission européenne qui rend obligatoire à partir de l année prochaine la présence d un service d appel et de localisation automatique dans chaque véhicule, afin de faciliter les interventions en cas d accident). L émergence du marché de la voiture connectée a d'ailleurs été soulignée en ce début d année à l occasion du CES de Las Vegas, qui a été le théâtre de plusieurs démonstrations. Mercedes-Benz a dévoilé sa F125, qui est munie d un écran 3D Toyota Friend, tel est le nom du réseau social réservé à ses clients que Toyota a décidé de lancer. Basé sur la solution Chatter de Salesforce, ce réseau social sera, dans un premier temps, proposé aux propriétaires de véhicules électriques au Japon. Toyota Friend constituera un canal privilégié de communication entre le constructeur, ses concessionnaires et ses clients. Par exemple, chaque conducteur pourra être averti par un tweet lorsque la batterie de son véhicule électrique (ou hybride) doit être rechargée. Le service sera accessible depuis un PC, une tablette ou un smartphone. Toyota et Salesforce envisagent par la suite d étendre les services cloud de cette plate-forme. intégré à son tableau de bord. Ford a cristallisé l intérêt des observateurs avec son Evos, une voiture hybride et connectée permettant notamment d utiliser des services en mode cloud (en plus des infos sur le trafic routier, le conducteur peut, par exemple, être informé des niveaux de pollution aux abords des villes et des places de parking). Des fonctions domotiques sont également présentes, puisque le véhicule peut, par exemple, en quittant le garage, faire basculer le système de chauffage de la maison sur le mode éco pour la journée. Bien entendu, les véhicules présentés au CES 2012 ne sont que des concepts cars, mais ils donnent une idée de nos voitures connectées de demain. Créer une véritable filière industrielle En France, Alcatel-Lucent a présenté il y a deux ans sa LTE Connected Car, en partenariat avec Toyota puisqu'il s agit d une Prius. Ce concept car est équipé d une connectivité 4G qui lui ouvre les portes de nombreux services ou applications en ligne (infos trafic, navigation, accès internet, VOD, jeux, etc.). Ce modèle a été lancé dans le cadre du programme NG Connect de l équipementier. «Nous avons créé NG Connect en 2009, dans l objectif de croiser les filières industrielles afin de faire jaillir des idées en matière de services haut-débit, et la voiture connectée a été un des exemples très intéressants de croisements des filières», explique Gilbert Marciano, directeur solutions clients de la division marketing pour l Europe du Sud, «dans ce programme, nous avons travaillé avec Toyota, mais aussi avec Audi et General Motors, ainsi qu avec des opérateurs comme Verizon, China Mobile et T-Mobile». L équipementier français continue toujours à présenter sa voiture connectée aux quatre coins du monde : à Brest en fin d année dernière, en Allemagne lors du dernier CeBIT, en Chine et aux Etats-Unis (la ville d Orlando a fait l acquisition du système présenté dans la perspective d équiper les véhicules de premiers secours lors des accidents). D'ailleurs, c est bien aux Etats-Unis qu un premier modèle de voiture connectée est sur le point d être lancé sur le marché. En effet, Gilbert Marciano, directeur solutions clients de la division marketing pour l Europe du Sud chez Alcatel-Lucent «Nous avons créé NG Connect en 2009, dans l objectif de croiser les filières industrielles afin de faire jaillir des idées en matière de services haut-débit, et la voiture connectée a été un des exemples très intéressants de croisements des filières». Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012 32

JDT231-P32-33-Equip-Focus Auto connectée OKAG:JDT193 24/02/2012 15:35 Page 33 CitizenCar ou la location communautaire «Nous proposons un partage de voiture rémunéré», explique Nicolas Le Douarec, PDG de CitizenCar, «pour cela, nous mettons à disposition un réseau social de mise en relation». Ainsi, plutôt que de faire appel à une agence de location de voitures, il est désormais possible de louer la voiture d un particulier, à des conditions plus avantageuses. Le système de CitizenCar (qui inclut bien sûr une assurance) repose sur la possibilité offerte aux propriétaires de voiture de verrouiller et déverrouiller leur véhicule à distance. En effet, CitizenCar installe à l'intérieur de l'habitacle sa CitizenBox (connectée en GPRS et disposant d un processeur, d un peu de mémoire et d un accéléromètre). «C est une solution connectée très fiable, qui ne se voit pas de l extérieur», indique Nicolas Le Douarec, «après la réservation en ligne de sa voiture, le propriétaire la met à disposition de son client en déverrouillant les portes grâce à un simple appel téléphonique». La CitizenBox peut aussi indiquer où la voiture est garée et transmettre quelques informations techniques sur l'état du véhicule. General Motors et Verizon se sont associés pour concevoir un véhicule qui disposera de fonctions de maintenance évoluées (infos moteur), de fonctions d aide à la conduite (localisation, navigation, consommation énergétique, génération de C02) et qui pourra accéder à des applis dans le cloud. Dans l'hexagone, Renault s'apprête lui aussi a lancer dans le courant de l année sa R-Link, une tablette multimédia (7 pouces avec commande vocale) qui sera intégrée au tableau de bord de la nouvelle Clio et de la future voiture 100 % électrique, la Zoé. Une boutique d applications sera même dévoilée à cette occasion : le R-Link Store. Aux dernières nouvelles, Renault a déjà identifié une cinquantaine d applications adaptées et pertinentes pour un usage en voiture. «Actuellement, le marché de la voiture connectée a une valeur de 70 Mds $ dans monde (pour l ensemble des acteurs de la chaîne de valeur), il devrait atteindre 80 Mds $ en 2014», explique Jean Cabanes, responsable du secteur automobile et équipement industriel chez Accenture, qui vient de Stéphane Quentin, responsable produits chez Nvidia France sortir une étude sur le sujet. Globalement, il ressort de cette dernière (réalisée auprès de 7000 personnes au niveau mondial) que les automobilistes sont très majoritairement prêts à utiliser des dispositifs connectés favorisant la sécurité, ainsi que des systèmes d assistance à la conduite et de communication avancée. «Parallèlement, les constructeurs automobiles se sont rendu compte que les services connectés représentaient une formidable opportunité de développement et qu ils allaient constituer un argument de vente aussi important que le design, l efficacité énergétique et les performances de la voiture», explique Jean Cabanes, «de plus, ils ont compris que cela leur permettra d avoir un lien direct avec leurs clients». Ainsi, un constructeur automobile pourra, par exemple, mettre à disposition de ses clients des services online d'assistance en cas de panne (diagnostic de pannes, identification du concessionnaire le plus proche, prise de rendez-vous si besoin). De leur côté, les fournisseurs de services de navigation sont parfaitement positionnés pour «Les véhicules sont de plus en plus informatisés, avec notre processeur, nous allons permettre l affichage des infos directement sur le tableau de bord». Nicolas Le Douarec, PDG de CitizenCar élargir le périmètre de leur offre et devenir des acteurs majeurs du marché de la voiture connectée. «Pour nous, la première voiture connectée commercialisée a été la Renault Laguna présentée fin 2010, qui était équipée du système Carminat Tom Tom Live et d une carte SIM intégrée lui permettant de recevoir quatre services connectés», explique Stéphane Lagresle, directeur marketing de Tom Tom Automotive. En effet, les Live Services de Tom Tom permettent de bénéficier du HD Traffic, de la recherche locale géolocalisée de Google, de la météo et d un service d'infos sur les radars mobiles. Tom Tom annonce avoir déjà équipé 500 000 véhicules (essentiellement des Renault) avec cette solution. «Mais, à partir de la mi-2012, les systèmes d'infotainment de ce type vont s ouvrir vers d autres applications, comme cela sera le cas avec la solution R-Link de Renault», observe Stéphane Lagresle. Parmi ces nouvelles applications, on devrait notamment retrouver Facebook, Deezer et des web radios. Parrot met Asteroid en orbite Parrot a lui aussi bien compris le virage important qu est en train de prendre l industrie automobile. L accessoiriste a lancé en mai dernier une plateforme d applications basée sur Android. Sur cette plate-forme baptisée Asteroid, Parrot a regroupé dans un premier temps une poignée d applis (services de proximité géolocalisés, recherche de parkings disponibles, comparatifs des prix d essence, assistance à la conduite, icoyote, Deezer et Orange Live radio), mais la liste est appelée à s élargir puisqu'une véritable boutique d applications (Asteroid Market) ouverte aux développeurs va être lancée dès le second trimestre de cette année. Parallèlement, l accessoiriste essaye de proposer des terminaux adaptés à l utilisation de ces applis en voiture. Après l'asteroid Classic 1Din (le premier autoradio sous Android, capable de se connecter à des services web en 3G), il vient d'annoncer au CES trois nouveaux produits qui seront commercialisés progressivement dans le courant de l année. Il s agit de l Asteroid 2Din (un autoradio de première monte, multitouch et plus large que le premier), l Asteroid Nav et l Asteroid CK (deux produits destinés à l after market). «Les services connectés à Internet arrivent dans les Jean Cabanes, responsable du secteur automobile et équipement industriel chez Accenture «Les constructeurs automobiles se sont rendu compte que les services connectés représentaient une formidable opportunité de développement et qu ils allaient constituer un argument de vente aussi important que le design, l efficacité énergétique et les performances de la voiture». Stéphane Lagresle, directeur marketing de Tom Tom Automotive «Pour nous, la première voiture connectée commercialisée a été la Renault Laguna présentée fin 2010, qui était équipée du système Carminat Tom Tom Live et d une carte SIM intégrée lui permettant de recevoir quatre services connectés». voitures depuis deux ans», explique Frédéric Albinet, chef de groupe marketing pour l activité automotive, «nous avons fait le choix de développer une plate-forme basée sur Android, car cela nous offre beaucoup de possibilités d applications et nous permet de les rendre compatibles avec de nombreux terminaux du marché». Les fournisseurs de chipsets sont également très intéressés par le marché de la voiture connectée. Ainsi, Nvidia vient de passer un accord important avec Audi. En effet, le processeur Tegra 3 équipera, à partir de 2013, les systèmes d'infotainment de la marque allemande. «Les véhicules sont de plus en plus informatisés», fait remarquer Stéphane Quentin, responsable produits, «avec notre processeur, nous allons permettre l affichage des infos directement sur le tableau de bord». En effet, toutes les données liées aux services d infotainment pourront être visualisées, non plus de manière déportée comme cela est le cas pour les infos de navigation, mais directement sur le tableau de bord traditionnel, derrière le volant. «Ensuite, des solutions d affichage dans le pare-brise, qui permettent une visualisation tête haute, feront leur apparition», poursuit Stéphane Quentin. Et, à ce moment-là, des applications de réalité augmentée seront sans doute pertinentes dans les voitures. 33 Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012

JDT231-P34-Serv Actu OK AG:JDT 05/03/2012 16:25 Page 34 Actualité services Polycom cherche à faciliter à l accès à la vidéo, notamment au travers d outil de travail collaboratif. Le spécialiste de la vidéo et de l audioconférence vient de lancer RealPresence Cloud, une solution vidéo hébergée sur le Cloud et destinée aux opérateurs. Selon Alain Wiedmar, vice-président provider pour la région EMEA, «les gens veulent utiliser la vidéo Nous voulons faire en sorte qu elle soit simple comme le téléphone». Conçue comme une solution en marque blanche, RealPresence Cloud est une solution «clés en main». Issue du rachat de la division vidéo de HP, la solution est totalement hébergée sur les serveurs de Polycom. «L intérêt pour les opérateurs, estime Alain Wiedmar, c est qu ils n ont rien à déployer. Ils peuvent, s ils le souhaitent, proposer la solution directeen bref Nerim en mode Cloud Nerim se lance à la conquête du Cloud. L opérateur s apprête à lancer dans quelques mois Nerim Cloud, un service d Infrastructure as a Service (IaaS) dans le but d héberger des services ou des applications. «Nous disposons déjà d une offre complète d infogérence. Dans ce cadre, nous testons depuis deux ans une première infrastructure Cloud, utilisée en interne avec le logiciel de virtualisation VMware», explique Cyril de Metz, directeur général de Nerim. «Nous avons attendu que l offre soit prête pour la proposer à nos clients». Le service Cloud de Nerim repose sur les datacenters Equinix et le Netcenter de SFR. «Les deux sites sont reliés par de la fibre noire en 10 Gbit/s», poursuit-il. Sur ces deux localisations, Nerim propose une réplication en temps réel des données de ses clients. C est sur ces paramètres techniques que l opérateur entend asseoir la fiabilité de son offre. Nerim souhaite héberger les logiciels et les services dont ses clients peuvent avoir besoin. Même chose pour les partenaires. «Ils peuvent y installer leur offre Saas», ajoute Cyril de Metz. Avec ce service, Nerim, fort de ses activités d hébergeur et d opérateur souhaite se positionner comme un guichet unique. Cyril de Metz, directeur général de Nerim Un portail pour piloter des cartes SIM M2M Orange Business Services maintient (OBS) son engagement en faveur du machine-tomachine (M2M) en lançant un nouveau service d administration. L outil, disponible à partir du mois de mars prochain, permet aux utilisateurs d administrer un parc de cartes SIM. Concrètement, la solution fait «remonter» une grande quantité d informations ; comme notamment la consommation, l abonnement souscrit pour chaque carte, ou la gestion des profils. Parmi les autres fonctionnalités disponibles, le portail possède un outil de diagnostic. L entreprise utilisatrice peut analyser le comportement des appareils connectés, les localiser ou encore lancer des diagnostics à distance. Il est également possible de mettre en place une alarme, déclenchée en cas de dépassement de la consommation prévue ou de communications hors de la zone voulue. Le lancement de ce service constitue un prolongement de la stratégie de l opérateur. OBS entend commercialiser 10 millions de cartes SIM M2M d ici 2015. Selon le dernier relevé réalisé par l Arcep, la France compte, à ce jour, quelque 3,3 millions de cartes SIM dédiées à la communication entre objets connectés. TP Prospective Forfaits mobiles Free Mobile, aiguillon de la concurrence Xavier Niel, le patron d Iliad Dire que l arrivée de Free mobile a profondément redistribué les cartes dans le monde des opérateurs mobiles est un euphémisme. Quelques jours seulement après l annonce de son offre phare, un abonnement illimité voix, SMS et 3 Go de données à 19,99 par mois, Free Mobile n a pas tardé à être suivi par les grands opérateurs, tout comme par ceux de taille plus réduite. Après Orange, SFR et Bouygues Telecom, plusieurs opérateurs plus modestes ont intégré dans leur catalogue une offre de téléphonie illimitée [cf JDT 229]. Installé sur l infrastructure de SFR, La Poste Mobile propose désormais trois nouvelles offres. Le forfait à 18 euros par Visio Polycom pousse la vidéo depuis le Cloud Les opérateurs ont quasiment tous revu en profondeur leurs offres low cost pour tenter de faire barrage à Free Mobile, qui aurait déjà séduit 1,5 million de clients. mois comprend 2 h de communication voix, des SMS illimités et ainsi qu un accès à internet au débit réduit passés les 100 Mo consommés. Le deuxième abonnement, proposé à 39 euros, qui comprend la voix et les SMS illimités, dispose d une connexion Internet réduite au-delà de 250 Mo. Le troisième forfait, à 48 euros, propose à l instar du forfait précédent des communications voix et de SMS illimitées. Les échanges data s avèrent en revanche plus avantageux. L utilisateur dispose d un volume de 1 Go de données, bridé au-delà. L autoproclamé «opérateur low cost» SIM + s est lui aussi façonné une offre de riposte. Principalement bâti atour de la voix illimitée, le forfait SIM+ offre pour 14,90 euros, les appels voix illimités. Les illimités SMS et Web sont respectivement commercialisés au prix de 4 et 6 euros, soit un forfait «complet» à 24,90 euros. L annonce des forfaits pratiqués par Free a poussé NRJ Mobile à revoir ses offres. Le forfait illimité baptisé «Ultimate illimité» (voix, SMS et 1 Go réduit au-delà) affiche désormais une baisse de 10 euros pour s afficher à 39,90 euros. Ce tarif sera cependant appliqué aux abonnés ayant souscrit un contrat de 24 mois. Pour un contrat d un an, la facture passe à 45,99 euros (versus 49,90 Initialement). ment à leurs clients professionnels, comme au grand public». Soucieux d exploiter les logiciels déjà présents dans les entreprises, Polycom cherche également à faire de Real- Presence Cloud un outil à exploiter avec des logiciels de collaboration unifiée. La solution fonctionne ainsi nativement avec Lync de Microsoft et IBM Sametime. «RealPresence Cloud est également compatible avec certains protocoles non standards, comme celui de Cisco», ajoute Alain Wiedmar. Polycom entrevoit déjà les usages mobiles pour son service. Un accord avec Lenovo permet déjà d imaginer une future exploitation sur tablette. RealPresence cloud a déjà convaincu de grands acteurs asiatiques comme China Unicom et Airtel. Polycom assure également travailler avec des «opérateurs de l Europe de l ouest». TP A armes égales Hébergé sur le réseau de SFR, Coriolis Telecom a très vite pris en compte l arrivée de Free dans le paysage de la téléphonie mobile. Avec son nouveau forfait Brio Maxi Liberté (18,80 ), Coriolis s est doté des moyens de lutter à armes égales contre Free Mobile. Doté de communications voix et de SMS illimités, le forfait comprend également un volume de data limité au-delà de 500 Mo. Prixtel, «l aiguilleur du mobile», a modifié la fourchette de prix de son offre Modulo en intégrant le forfait le moins onéreux (2, Free Mobile) et des forfaits parmi les plus avantageux (24,90, SFR et Orange). Dans sa précédente version, Modulo proposait des abonnements compris entre 5 et 37,90 euros. Installé sur le réseau de Bouygues Télécom, Numericable possède lui aussi son offre illimitée. Très proche de celle de Free Mobile, le forfait illimité à 19,99 euros comprend, en plus des habituels éléments inhérents à cette offre (voix, SMS illimité) des communications illimitées vers 40 destinations internationales. L accès internet est quant à lui bridée après 3 Go consommés. Un mois après l arrivé de Free Mobile, Orange et SFR annonçaient avoir perdu quelque 200 000 abonnés chacun et Bouygues Telecom 134 000. Thomas Pagbe Alain Wiedmar, vice-président provider de Polycom pour la région EMEA Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012 34

JDT231-P36-37-itw les gens OK AG:JDT 05/03/2012 16:24 Page 36 Interview les gens & les chiffres Eric Denoyer, p-dg du groupe Numericable-Completel Peu impacté par l arrivée de Free sur le mobile, Numericable déploie progressivement sa nouvelle box haut de gamme et se prépare à élargir au printemps son offre dans ce domaine. Sur le marché professionnel, Completel s apprête à vivre une année extrêmement animée, notamment sur le front du Cloud. Propos recueillis par Ariel Gomez Numerica face aux nouveaux Vous avez présenté votre nouvelle Box le 12 janvier, déjà quelques retours? La Box by Numericable rencontre beaucoup d intérêt, sur notre site web ou en boutique. Nous sommes obligés d aller progressivement dans sa commercialisation car la production doit suivre un certain calendrier industriel. Notre partenaire Sagemcom a démarré la production à un rythme qui croît au fur et à mesure. Pendant les deux premiers mois, le lancement est donc progressif et nous sommes en train d accélérer. Par ailleurs, la gamme d offres liées à la box va s élargir pour s adresser à des clients différents, sur des segments différents. Je l avais annoncé, et c est bien ce que nous allons faire. Cette évolution interviendra au moment où la box sera produite en très grande série. Avec cette box, nous changeons de catégorie, nous intégrons la famille des box dédiées aux usages multimédia en créant un nouveau standard. Nous sommes passés du décodeur à une vraie box, première dans sa Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012 36 catégorie de notre point de vue. Vous ne regrettez pas d avoir présenté votre box le jour où Free Mobile présentait son offre? Pas du tout. Le fait d avoir fait cette annonce à ce moment et d être monté en production sans qu il y ait une trop grande impatience autour de nous n est pas forcément une mauvaise chose. A partir du moment où nous mettions le produit en vente, il fallait l annoncer, c est que nous avons fait. Communiquer progressivement permet de coller au rythme de production. Au deuxième trimestre, lorsque la production se fera en grandes séries, notre communication commerciale sera plus forte et nous prendrons à nouveau la parole dans la presse pour relayer nos annonces précédentes, qui avaient été effectivement en partie masquées par l actualité du mobile. En réaction à l offre mobile de Free, vous avez dégainé votre forfait illimité monde à 19,99 celle de Bouygues Telecom- et votre illimité monde à 29,99 euros... Notre offre illimitée n est pas tout à fait celle de Bouygues Telecom. En mai 2011, nous avions lancé le premier forfait illimité SIM only. Il était à l époque réservé à nos seuls clients. C était la première offre de ce type sur le marché. Nous avions divisé le prix de la facture mobile par trois. Ce produit d alors, c est exactement ce que Free Mobile a fait, avec un prix différent. Nous avons été les premiers à le faire sur le marché. Derrière, Sosh, les offres Carrées, B&You ont été proposées avec le même type d approche, c'est-à-dire sans mobile, SIM only, économiques et vendues surtout sur le web. L annonce de Free, c est l annonce d un prix «En mai 2011, nous avions lancé le premier forfait illimité SIM only. Il était à l époque réservé à nos seuls clients. C était la première offre de ce type sur le marché. Nous avions divisé le prix de la facture mobile par trois». meilleur, mais pas d un nouveau produit. Nous avons ajusté notre prix pour qu il n y ait pas de différence trop marquée entre les différents forfaits. Comment ont réagi les clients à l annonce de votre nouvelle offre mobile? Je suis assez content de la situation. Mi-janvier, nous avons perçu de l attentisme chez les clients. Ils concrétisaient moins les achats à cette date. Au bout de 15 jours, nous sommes revenus à une situation qui est la même qu antérieurement. Ce qui m a satisfait, c est que nous n avons pas relevé de large mouvement de désabonnement chez Numericable, au contraire. Cette nouvelle donne remet-elle en question les fondamentaux de votre business? On aurait tendance à penser que les bases clients vont se fixer qu elles vont devenir critiques à partir du moment où des offres fixes et mobiles sont liées. Les clients hésiteront beaucoup à changer de box... Si la question est : «la nouvelle offre [de Free Mobile] est-elle de nature à changer les bases dans le monde mobile?», la réponse est oui. Sur le fixe, en lien avec la télévision, non. Lier le fixe et la télévision avec le mobile est assez artificiel. Quand on regarde la demande de nos clients, on constate que cela reste décorrélé. Chez Numericable, les gens prennent et retirent des lignes mobiles un peu comme ils ouvrent ou ferment des lignes fixes sur leur box. Ils ne vont pas changer radicalement leur rapport au fixe, et surtout à la télévision. L essentiel de la commercialisation de nos services se fait de manière déliée. Et il me semble que c est une généralité. L approche quadruple play est surtout liée aux acteurs du marché qui sont eux-mêmes opérateurs fixes et mobiles pour plus d efficacité, sans lien avec la demande des clients. Combien avez-vous d abonnés à votre offre sociale lancée en septembre 2011? Nous avons beaucoup de discussions avec des acteurs publics, à l origine de nombreux appels d offres. Il y a un grand intérêt pour notre offre sociale, SUN (Service Unique Numérique). Nous avons beaucoup de dossiers en préparation. Je suis extrêmement confiant. Je pense que cela va compléter largement notre offre de service collectif. Nous avons aujourd hui 1,8 million de

JDT231-P36-37-itw les gens OK AG:JDT 05/03/2012 16:24 Page 37 cable, serein ux défis du marché logements couverts par ce type de service. Avec le SUN, on est sur du triple play d entrée de gamme qui permet à tous ceux qui en ont besoin d avoir accès au numérique. Il y a également un intérêt pour des services qui permettent l optimisation de l usage énergétique des logements. Combien Numericable compte-t-il de clients THD? Nous sommes le premier sur le marché. Les derniers chiffres de l Arcep, publiés au 3 ème trimestre de l année 2011, font état de 425 000 clients Numericable sur un total de 600 000, nous avons donc 70 % de parts de marché. On a l impression que vous êtes le seul à progresser. La fibre semble susciter un intérêt moindre chez vos concurrents Certains de nos concurrents ne couvrent pas suffisamment de territoires [en fibre] pour pouvoir mener des actions commerciales efficaces. Si nos partenaires, essentiellement Darty et Bouygues, vendent de la fibre, c est parce que le réseau est là. Quand on a un réseau efficace, on est en mesure de convaincre les clients de s équiper, car on a de quoi les servir, et l expérience de la fibre parle d elle-même. Quand par contre, on a un réseau en tâches de léopard, il est évidemment plus difficile de conquérir des clients. Les industriels de la fibre tirent la sonnette d alarme. L année s est finie pour eux par un -15% en matière de ventes. On est en pleine période de déploiement et ils ne voient rien venir. Après avoir fait des annonces tonitruantes, certains opérateurs sont en train d expliquer qu en fin de compte la fibre n est pas si importante. La réalité est qu ils vont utiliser la fibre des quelques opérateurs d infrastructures qui investissent effectivement. Dans ce cadre, Numericable déploie, je peux vous le garantir. Nous déployons et nous allons continuer. Nous construisons le réseau à notre rythme, en cohérence avec notre niveau d investissement. C est le déploiement le plus impactant et le plus efficace sur tout le territoire. Nous avons 4,8 millions de logements couverts par la fibre. Le rythme de déploiement va continuer à être significatif. Il sera peut-être moins spectaculaire que jusqu à maintenant, puisque nous couvrons déjà pratiquement toutes les villes de plus de 100 000 habitants. La couverture «Nous construisons le réseau à notre rythme, en cohérence avec notre niveau d investissement. C est le déploiement le plus impactant et le plus efficace sur tout le territoire. Nous avons 4,8 millions de logements couverts par la fibre». complémentaire portera sur les quartiers et les périphéries qui n ont pas encore été fibrés, ou se fera dans le cadre de DSP en zones peu denses. Qu en est-il de votre niveau d investissement? Sur Numericable, il est de l ordre de 200 millions d euros par an ; une part significative de cette somme est consacrée au réseau, et donc à la fibre optique. Cet investissement dans la fibre nous place en première position en France. L Avicca s étonne de voir des opérateurs privés bénéficier d aides de l Etat pour déployer dans les zones peu denses, au détriment des DSP. Êtes-vous concernés par cette thématique? Pas tout à fait. Notre modèle de partenariat est justement la DSP ou le Partenariat Public Privé. Nous avons indiqué que nous étions très favorables à trouver des accords de partenariat avec des groupements de communes ou des conseils généraux pour investir de manière harmonieuse dans les infrastructures. L idée est de trouver une péréquation entre zones rentables et moins rentables, de manière à minimiser le recours à l argent public. Ce modèle nous permet d avancer et de compléter nos déploiements. Completel a lancé en octobre dernier l offre C-Cloud VM, qu est-ce que cela donne en termes de ventes? Les choses se passent bien. Les déploiements de Cloud commencent vraiment, grâce à notre réseau de fibre. Pour moi, le Cloud n est pas tant un enjeu d hébergement qu une question de réseau avant tout, car seul un réseau puissant et fiable permet de délocaliser et dématérialiser efficacement un service. C est pour cette raison que Completel sera l acteur le plus en pointe sur le Cloud dans les mois à venir. Quels sont les grands rendez-vous de Completel pour l année à venir? En 2011, nous avons absorbé Altitude Telecom et transformé nos trois structures (avec B3G) en une seule entreprise. 2011 a été l occasion de s organiser, de rationnaliser la production et d étoffer le catalogue de produits. Le spectre du marché sur lequel nous intervenons s est considérablement élargi. Completel était très concentré sur les moyennes et grandes entreprises avec la fibre. Le rapprochement avec Altitude nous a fait bondir dans le VPN IP, notamment dans les très grands réseaux de petits sites. Nous abordons ainsi l année 2012 avec cette puissance renforcée. Le contexte économique actuel vous inquiète-t-il? L expérience nous a montré que Completel est peu sensible au contexte macro-économique, et donc je ne suis pas inquiet. De son côté, Numericable a sans doute été plus impacté par le déploiement des chaînes gratuites de la TNT que par la crise économique. Les consommateurs cherchent les meilleurs contenus aux meilleurs prix, et nous pensons que nous sommes à même de satisfaire cette attente. 37 Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012

JDT231-P38-40-Dossier Cloud OKAG:JDT193 24/02/2012 16:15 Page 38 Cloud dossier Hervé Reynaud Cloud computing : comment les entreprises y vont? Selon une étude IDC consacrée au sujet (datant de décembre dernier), 93 % des entreprises françaises connaissent, évaluent ou ont déjà mis en place des services cloud. La France est ainsi le pays européen ou le cloud est le plus présent aujourd hui dans les stratégies informatiques des entreprises, devant la Grande-Bretagne. Certes, pour l heure, la majorité des entreprises sont encore en phase d observation. Mais la tendance est là et devrait s amplifier d ici 2015. Elle pousse d ailleurs les pouvoirs publics à s emparer du sujet, comme le montre la récente décision de Bruxelles d octroyer 10 M (ce n est sans doute qu un début) à un plan de développement du cloud sur le Vieux Continent, et la volonté de la France de bâtir un cloud à la française garantissant la sécurité des données (voir notamment le projet Andromède porté par Orange et Thalès). «Selon IDC, 25 % des entreprises de plus de 1000 personnes utilisent déjà des services en mode cloud, et 23 % des entreprises de 100 à 1000 salariés», indique Axel Haentjens, vice-président cloud computing d Orange Business Services, «d une manière générale, les professionnels et les Axel Haentjens, vice-président cloud computing d Orange Business Services, Les entreprises, petites et grandes, ont désormais bien compris les principaux avantages d une architecture IT en mode cloud : souplesse, réactivité et, le plus souvent, réduction des coûts. Pour autant, toutes les entreprises ne basculent en mode cloud au même rythme, ne choisissent pas les mêmes types de cloud (publics, privés ou hybrides), et n ont pas recours aux mêmes services (SaaS, Paas, IaaS, UCaaS, etc.). Il y en a même pour qui les freins sont encore trop importants pour franchir le pas. Enquête sur la réalité de l adoption du cloud par les entreprises et témoignages. «La sécurité, la traçabilité et la réversibilité sont des critères très importants pour convaincre les entreprises aujourd hui, elles ont besoin de savoir où sont stockées leurs données et de connaître dans quelles conditions elles peuvent les récupérer si elles désirent mettre fin au contrat» PME sont plutôt demandeurs d'offres SaaS (Software as a Service, ndlr), le mid-market recherche des solutions d'iaas (Infrastructure as a Service) et les grands comptes sont en train de basculer vers des solutions UCaaS (Unified Communications as a Service)». OBS annonce avoir déjà convaincu plus de 3600 entreprises de souscrire à l une de ses offres cloud (principalement Le Cloud Pro pour le SaaS et Flexible Computing pour l'iaas), ce qui en fait l opérateur le plus avancé dans l Hexagone. Les arguments solides des opérateurs télécoms OBS a également annoncé en début d année que Vuitton, Danone et Ondeo IS ont signé pour utiliser son offre UCaaS Business Together as a Service, lancé en novembre dernier. «La sécurité, la traçabilité et la réversibilité sont des critères très importants Benjamin Revcolevschi, directeur services et cloud chez SFR Business Team «Les opérateurs télécoms sont les seuls capables de garantir la maîtrise des réseaux de bout en bout à leurs clients, parallèlement, nous offrons également la sécurité de nos data centers et notre savoir-faire dans la facturation des services à l usage, puisque cela constitue notre modèle économique historique». Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012 38

JDT231-P38-40-Dossier Cloud OKAG:JDT193 24/02/2012 16:15 Page 39 David Thomas, responsable commercial d Interoute «Tout ne peut pas être mis dans le cloud, par exemple les réseaux d imprimantes n ont pas vocation à être externalisés, d autre part il y a encore des freins d ordre juridique et culturels notamment», explique David Thomas, «mais il est incontestable que le cloud dynamise le marché» Christophe Doveil, p-dg d Ecritel «Mais les freins au passage en mode cloud peuvent aussi relever de l'historique des entreprises, en effet, certaines sociétés ont investi dans une infrastructure en propre qui n est pas encore amortie, et préfèrent donc attendre avant de passer en mode mutualisé» Deux événements à venir à propos du cloud Les salons Cloud Computing World Expo et Solutions Data Center se tiendront les 28 et 29 mars prochains au CNIT La Défense à Paris. «Nous attendons entre 5000 et 6000 visiteurs cette année, pour un peu plus de 150 exposants», se réjouit Denis Rémy, responsable du salon, «et nous sommes satisfaits de revenir au CNIT qui a été le théâtre de la première édition en 2010». La formule a également été revue puisque, l année dernière, l événement avait été baptisé In The Business et regroupait quatre thématiques, dont le le cloud. Cette année, le salon se recentre sur deux thématiques : le cloud pour les services IT, et les data centers pour la partie infrastructures, conception, rénovation et hébergement des données. «Les entreprises sont en train de véritablement migrer vers le cloud», estime Denis Rémy, «toutefois, cette migration se fait progressivement et le cloud reste encore pour l instant un marché d offre». A l'inverse, il y a de plus en plus de demandes en matière d hébergement, et de questionnements aussi. «Certaines entreprises se demandent s il vaut mieux garder un data center en propre ou externaliser», explique Denis Rémy, «par ailleurs, la question de la rénovation des data centers pour améliorer l efficacité énergétique se pose également». Bien entendu, un cycle de conférences très complet permettra d aborder les principaux aspects du marché. Le Syntec Numérique sera par ailleurs invité à présenter la mise à jour de son son livre blanc sur le cloud. pour convaincre les entreprises aujourd hui», explique Axel Haentjens, «elles ont besoin de savoir où sont stockées leurs données et de connaître dans quelles conditions elles peuvent les récupérer si elles désirent mettre fin au contrat». L'opérateur est donc très actif sur le cloud, ce qui est logique puisque ce marché constitue une de ses priorités de croissance d'ici 2015 (avec un objectif de 500 M de chiffres d affaires à cette Denis Rémy, responsable de Cloud Computing World Expo et Solutions Data Center échéance). Et OBS, que le cabinet Pierre Audouin Consultants vient de classer à la 5 ème place des SSII françaises (ce qui constitue au passage un élément révélateur du rapprochement des industries IT et télécoms), s apprête d ailleurs a inaugurer un nouveau data center de grande taille au Val de Reuil, en région parisienne (5000 m², 10 MWatts par tranche). Du reste, d'une manière générale, les opérateurs télécoms ont de solides arguments à faire valoir sur ce marché et ils ne se privent pas de mettre leurs atouts en avant. «Les opérateurs télécoms sont les seuls capables de garantir la maîtrise des réseaux de bout en bout à leurs clients», explique Benjamin Revcolevschi, directeur services et cloud chez SFR Business Team, «parallèlement, nous offrons également la sécurité de nos data centers et notre savoir-faire dans la facturation des services à l usage, puisque cela constitue notre modèle économique historique». SFR Business Team a déjà séduit 15000 utilisateurs avec son pack Business Entreprise, qui est une véritable solution de communications unifiées en mode cloud. En matière d infrastructures, l'opérateur propose une offre cloud en partenariat avec HP. «Et nous sommes en train de développer d autres solutions cloud, autour des SVI, de la sauvegarde, de la sécurité et des applis CRM notamment», indique Benjamin Revcolevschi. D autres opérateurs de taille plus modeste (comme Completel, Acropolis Telecom, Open IP, Senso ) ont aussi des stratégies qui vont de l offre totalement intégrée à des offres de services plus ou moins vastes, mais ils contribuent d une manière décisive à la montée en puissance du marché du cloud. Où sont les serveurs? Où sont les données? De son côté, Interoute commercialise des offres IaaS et PaaS (Platform as a Service), principalement en clouds privés. «Mais surtout, les entreprises ont un besoin d accompagnement car le passage au cloud est un vrai changement de culture», explique David Thomas, responsable commercial, «nous avons intégré une brique formation dans nos 39 Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012

JDT231-P38-40-Dossier Cloud OKAG:JDT193 24/02/2012 16:15 Page 40 Cloud dossier Philippe Roux, responsable marketing des solutions d entreprises chez HP «[Les grandes entreprises] sont plus réticentes vis-àvis du cloud public pour des raisons d interopérabilité et de legacy application, elles sont globalement demandeuses de solutions de modernisation de leur architecture IT, mais en mode privé effectivement». offres, à destination des équipes de nos clients». La croissance d Interoute, de 25 % l année dernière, est véritablement portée par les offres cloud. «Néanmoins, tout ne peut pas être mis dans le cloud, par exemple les réseaux d imprimantes n ont pas vocation à être externalisés, d autre part il y a encore des freins d ordre juridique et culturels notamment», explique David Thomas, «mais il est incontestable que le cloud dynamise le marché». Interoute vient d ailleurs de lancer en ce début d année un nouveau service cloud, baptisé Virtual Data Center (il s agit d une offre IaaS en cloud privé, construite sur le réseau MPLS de l opérateur).les freins juridiques, qui existent effectivement sur le marché du cloud, concernent essentiellement la localisation des serveurs sur lesquels sont stockées les données. En effet, pour répondre à toutes leurs obligations, les entreprises européennes doivent veiller à ce que leurs données (et celles de leurs clients) soient stockées sur le territoire de l UE. Par ailleurs, le Patriot Act, qui permet au gouvernement américain d aller chercher des données dans n importe quel cloud opéré par une entreprise américaine, reste aujourd hui un obstacle. Au niveau culturel, les derniers freins commencent à être levés. «Mais les freins au passage en mode cloud peuvent aussi relever de l'historique des entreprises», explique Christophe Doveil, p-dg d Ecritel, infogéreur qui propose une offre d'iaas principalement aux e-commerçants, «en effet, certaines sociétés ont investi dans une Un tableau de bord de l offre Flexible computing d OBS indique la puissance et la mémoire utilisées par disque, le périmètre maximum de l offre souscrite infrastructure en propre qui n est pas encore amortie, et préfèrent donc attendre avant de passer en mode mutualisé». Enfin, certaines entreprises retardent le basculement vers le cloud, car elles ont des applications vieillissantes qui sont difficiles à migrer. Une étude toute récente menée auprès des DSI par Aastra (en partenariat avec le Club Décision DSI et le Journal des Télécoms) révèle par ailleurs que 60 % des responsables interrogés pensent que les solutions de téléphonie et de communications unifiées ne sont pas éligibles à leurs projets cloud. Une forte appétence pour des clouds privés Finalement, c'est peut-être pour lever leurs dernières craintes en matière de sécurité que les grandes entreprises s orientent plutôt vers des clouds privés pour l instant. «Elles sont plus réticentes vis-à-vis du cloud public pour des raisons d interopérabilité et de legacy application», estime plutôt Philippe Roux, responsable marketing des solutions d entreprises chez HP, «elles sont globalement demandeuses de solutions de modernisation de leur architecture IT, mais en mode privé effectivement». Dans ce contexte, HP propose deux solutions principales : Cloud System, une offre packagée permettant aux clients de mettre rapidement en place un cloud privé chez eux, et Enterprises Cloud Services, une offre complète de services de cloud public (ou privé mais Eric Blum, directeur technique EMEA de BMC Software «Les grandes entreprises sont de plus en plus intéressées par des clouds hybrides, c est-à-dire des clouds privés avec une capacité d évasion vers des clouds publics». hébergé). En fait, il semble que les grandes entreprises se dirigent vers une stratégie de plus en plus nuancée : une partie de l infrastructure restera en cloud privé, mais des bouts d applications seront externalisés dans le cloud public, voire dans un cloud hybride. C'est ce que constatent les éditeurs de solutions de gestion de l IT, bien placés pour suivre les évolutions stratégiques des entreprises. «Les grandes entreprises sont de plus en plus intéressées par des clouds hybrides, c est-à-dire des clouds privés avec une capacité d évasion vers des clouds publics», explique Eric Blum, directeur technique EMEA de BMC Software. Ainsi, les stratégies s'affinent. Le cloud computing n'a véritablement décollé en France que depuis l'année dernière, mais les entreprises semblent avoir déjà bien compris les bénéfices qu'elles pouvaient retirer de ce mode de délivrance des services informatiques, en fonction de leur taille et en fonction de leurs besoins. L'année 2012 va très certainement confirmer cette tendance. Le Journal des télécoms N 193 Mars 2009 40

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JDT231-P42-46-Dossier Cloud OK AG:JDT 28/02/2012 14:50 Page 42 Cloud dossier Hervé Reynaud Quelques exemples d entreprises qui ont sauté le pas En mode «services payés à la consommation», en mode SaaS ou IaaS, de nombreuses entreprises de toutes tailles et de tous secteurs d activité sautent le pas du cloud, pas toujours de bon gré, pas toujours avec un enthousiasme débordant, mais le mouvement est bien là, et il ne semble pas près de s arrêter. Paradoxe de ce mouvement vers le cloud : c est souvent l assurance de la réversibilité qui finit de convaincre les plus réservés. Voici quelques témoignages d entreprises qui sont déjà dans le bain du cloud. Kaufman & Broad préfère le cloud hybride Troisième promoteur immobilier français, employant 750 personnes et disposant de 12 sites en France (dont le siège situé à Neuilly/Seine), Kaufman & Broad lance 150 programmes immobiliers par an. L organisation IT est centralisée et sécurisée avec un PRA. «Nous avons virtualisé les serveurs et nous travaillons sur la virtualisation des données, pour le stockage, sur notre propre infrastructure», explique Philippe Minier, DSI, «je ne suis pas vraiment convaincu par le cloud, mais il faut vivre avec son temps. En fait, la grande question sur le cloud concerne la réversibilité, c est-à-dire les garanties que nous pouvons avoir de récupérer nos données si nous rompons le contrat». Kaufman & Broad a par conséquent décidé de mettre en place un cloud hybride (les applications de cœur de métier restent en interne). «Côté avantages, il est indéniable que Laurence Bessard-Jacquinot, directrice e-communication du promoteur le cloud apporte souplesse et redondance et assurance de pouvoir compter sur de l infrastructure disponible en cas de besoins», reconnaît Philippe Minier, «d ailleurs, nous avons mis toute notre activité internet dans le cloud». En effet, le site semi-transactionnel à destination des prospects, qui à pour objectif de présenter des produits et de diffuser des infos, a été externalisé. «Mais, nous avons aussi une plate-forme B to B pour nos prescripteurs et des espaces clients mis à disposition de nos réservataires», précise Laurence Bessard-Jacquinot, directrice e-communication du promoteur, «et toutes ces plates-formes web, qui sont associées à des applis iphone et ipad, sont passées en mode cloud, avec des bases de données redondées chez nous». Pour cette partie externalisée, Kaufman & Broad fait confiance à Interoute. «Nous avons été inflexibles sur un point : nous voulions que les machines virtuelles restent dans les data centers d Aubervilliers où nous connaissons et apprécions les équipes techniques depuis longtemps», précise Laurence Bessard-Jacquinot. Une façon sans doute de se rassurer un petit peu quand même... Excent passe à l IaaS Excent est une société d ingénierie industrielle (sur les produits ou les process, notamment pour la conception des supply chain ou encore des formations) travaillant entre autres pour Airbus, Alsthom et PSA. L entreprise emploie 500 personnes sur 9 sites en France (dont le siège toulousain) et 3 à l étranger. Excent recherchait le moyen d être en capacité de réagir plus rapidement aux fluctuations de son activité et d être encore plus proche de ses clients. «Le cloud nous permet de mobiliser très rapidement les ressources informatiques matérielles nécessaires à destination de nos clients, mais aussi pour nous mêmes», explique Stéphane Vasselon, DSI de la société. Excent utilise la solution d IaaS Flexible Computing Express d Orange Business Services Stéphane Vasselon, DSI d Excent depuis 4 mois. «Nous avons consulté toutes les offres similaires à celle d OBS, mais comme nous sommes déjà clients chez eux sur la partie VPN, ils pouvaient nous proposer un accès direct depuis le VPN, ce qui est important pour une entreprise multi-sites comme la nôtre», poursuit Stéphane Vasselon, «il est évident que le passage au cloud a amélioré notre réactivité, notre souplesse, mais aussi notre maîtrise des coûts». La société envisage de poursuivre la migration de certaines de ses fonctions IT dans le cloud, mais doit d abord augmenter les débits dont elle dispose en interne. «Si nous n'avions pas le frein du débit, nous aurions tendance à tout passer dans le cloud», lâche Stéphane Vasselon, «quand nous aurons fait les investissements nécessaires, nous regarderons service par service ce que nous pouvons migrer dans le cloud ; en toute logique il s'agira d abord des applications de gestion et des applications métier, ainsi que des applications de communication de nos collaborateurs nomades». Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012 42

JDT231-P42-46-Dossier Cloud OK AG:JDT 28/02/2012 14:50 Page 43 Cap Sciences diffuse ses conférences en mode cloud Stéphane Ethève, directeur informatique de Cap Sciences Le centre de culture scientifique, technique et industrielle Cap Sciences, situé à Bordeaux, a pour objectif de rendre la culture scientifique accessible au plus grand nombre, de sensibiliser le public à différents enjeux de société et de participer à la dynamique de la recherche et de l innovation en Aquitaine. Pour atteindre ces objectifs, l organisme utilise de plus en plus les technologies cloud. Ainsi, en 2010, Cap Sciences a fait sortir des murs du musée l exposition Consomm Attitude grâce à une infrastructure cloud d IBM. L année dernière, l'organisme a poursuivi son développement numérique et décidé de diffuser de nombreux événements (conférences et débats) en streaming et en direct sur internet. Cette diffusion permet de rendre accessibles les événements aquitains à un public beaucoup plus large (national et international). Ce type de webconférences nécessite au préalable l installation d un serveur de streaming très gourmand en bande passante. Face à ce challenge, Cap Sciences s est encore tourné vers IBM pour trouver la solution adéquate. «Nous recherchions un moyen efficace et peu coûteux de diffuser nos événements en streaming», explique Stéphane Ethève, directeur informatique de Cap Sciences, «l utilisation des serveurs virtuels d IBM a parfaitement répondu à notre besoin et nous envisageons désormais de recourir à la solution IBM SmartCloud Enterprise pour d autres activités gourmandes en ressources». En effet, au-delà du développement de webconférences, Cap Sciences compte déployer d'autres fonctions en mode externalisé (notamment back up de serveurs, serveurs de test ou de pré-production pour les applications de back office). 43 Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012

JDT231-P42-46-Dossier Cloud OK AG:JDT 28/02/2012 14:50 Page 44 Cloud dossier Europe Airpost vole vers le cloud Descendante directe de l Aéropostale, Europe Airpost est une compagnie aérienne française appartenant au groupe belge ASL (Aircraft Support Leasing) depuis 2008, après avoir été détenue par Air France, Air Inter puis la Poste (de 1999 à 2008). La société est assez atypique puisqu elle se partage entre le transport de passagers et son activité de cargo, ce qui en fait toutefois la deuxième compagnie aérienne française, derrière Air France. «A partir de 2009, nous avons décidé de virtualiser les serveurs, le stockage avec Datacore, puis les postes de travail, et enfin les applis et les routeurs avec les solutions VMWare», explique Fabrice de Biasio, DSI, «en 2010, nous étions complètement passés en mode virtualisé et Fabrice de Biasio, DSI Europe Airpost fonctionnions donc déjà en cloud privé». Mais, l année dernière, Europe Airpost (qui est par ailleurs adhérente du Club Décision DSI), a commencé à placer quelques éléments de son SI à l extérieur. «Nous avons travaillé sur la question du cloud et avons décidé de mettre notre infrastructure chez un prestataire, en l occurrence Diademys», poursuit Fabrice de Biasio, «aujourd hui, nous avons donc un cloud hybride à Paris, c est-à-dire un cloud privé hébergé couplé avec du cloud public pour la production». Ainsi, les accès des clients, des tour operators et des intermédiaires sont désormais en cloud public. Il s agit d un véritable extranet permettant aussi aux pilotes d utiliser les cartographies et les visuels des aéroports mis à jour. «Le cloud computing est une vraie stratégie chez nous avec un mix entre le cloud interne et externe», résume Fabrice de Biasio. N y a-t-il pas toutefois quelques inconvénients à fonctionner de la sorte? «Si, principalement le coût des clouds publics qui est encore trop élevé au regard de ce qu il est possible de proposer pour des solutions qui sont mutualisées», estime Fabrice de Biasio, «par ailleurs, la perte de contrôle sur les données peut rester problématique, raison pour laquelle nous avons conservé nos données sensibles chez nous». Prochaine étape du développement du cloud chez Europe Airpost : la vente de billets. En effet, la compagnie, qui ne vend pas de billets pour l instant, aimerait le faire en direct en passant par un cloud externe, en partenariat avec une société spécialisée comme Amadeus, par exemple. Le projet sera peut-être réalisé d ici la fin de l année. Allianz Global Assistance contrôle son réseau grâce au SaaS Allianz Global Assistance (anciennement Mondial Assistance), leader mondial de l assurance et de l assistance en voyage, présent dans 28 pays et employant plus de 11 000 salariés à travers le monde, avait besoin d obtenir une visibilité accrue sur le réseau du groupe. «J avais besoin d avoir une vue synthétique de l état de sécurité des serveurs et des postes de travail pour chacun de nos sites, afin de vérifier les vulnérabilités», explique Frédéric Jésupret, RSSI de Frédéric Jésupret, RSSI d Allianz Global Assistance la société, «nous avons opté pour la solution en mode SaaS de Qualys». Le passage au cloud ne s est pas fait sans réflexion puisque, pour l occasion, Allianz Global Assistance a dû accepter d externaliser une partie de ses données, mais une évaluation précise de la solution a permis de lever les craintes car, finalement, très peu de données stratégiques remontent dans la base de données Qualys. Désormais, chaque filiale dispose d une réserve d adresses IP qu elle peut analyser à loisir, tandis que la sécurité groupe garde la maîtrise de l outil et programme des analyses de contrôle. «Nous avions auparavant une solution en local, managée par nos propres soins, ce qui constituait une façon de procéder assez compliquée qui consommait beaucoup de ressources matérielles et humaines», explique Frédéric Jésupret, «avec le SaaS, le process est optimisé et permet de publier une étude comparative entre les filiales tous les mois, cela crée un vrai challenge et une saine émulation». D'ailleurs, le tableau de bord des vulnérabilités du RSSI diminue de mois en mois, certaines filiales étant même arrivé à zéro vulnérabilité majeure. Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012 44

JDT-Abo:JDT 24/02/2011 19:06 Page 16 Bu lle tin D ABONNEMENT Abonnez-vous! Retrouvez l essentiel de l information professionnelle de votre secteur à renvoyer accompagné de votre réglement à DIP Journal des Télécoms, Service abonnements - Célile CICH, mail : cecile.cich@dipinfo.fr - 20, quai de la Marne - 75164 Paris cedex 19 - Tél : +33(0)1 44 84 80 83 - Fax : +33(0)1 42 00 56 92 Choisissez : 1 an (12 n ) au prix de 79 au lieu de 114 ou 2 ans (24 n ) au prix de 149 au lieu de 228 4bonnes raisons de vous abonner Vous disposez d une information exclusive Vous ne manquez aucune information qui compte Vous pouvez interrompre ou faire suivre votre abonnement Nous nous engageons : vous êtes satisfait ou remboursé Projet1:Mise en page 1 26/11/2010 20:09 Page 1 Oui, je m abonne au magazine Le Journal des Télécoms Mode de règlement : Par chèque bancaire ou postal à l ordre de Télécom Presse À réception de facture Signature obligatoire 1 an (12 n ) au prix de 79 au lieu de 114 soit 30% de réduction 2 ans (24 n ) au prix de 149 au lieu de 228 soit 34% de réduction Nom Prénom Société Fonction Adresse Mail Code postal Ville/Pays Téléphone Télécopie à renvoyer accompagné de votre réglement à DIP Journal des Télécoms, Service abonnement - Cécile CICH, mail : cecile.cich@dipinfo.fr - 20, quai de la Marne - 75164 Paris cedex 19 - Tél.: +33(0)1 44 84 80 83 - Fax : +33(0)1 42 00 56 92

JDT231-P42-46-Dossier Cloud OK AG:JDT 28/02/2012 14:50 Page 46 Cloud dossier Soleilles Cowork s appuie sur le cloud Christine Lebreton, co-fondatrice de Soleilles Cowork Soleilles Cowork, ouvert depuis l année dernière, est un des nombreux espaces de travail collectif qui commencent à fleurir dans l'hexagone (et ailleurs) afin de permettre aux indépendants, télétravailleurs et travailleurs nomades de venir travailler dans un open space connecté, pour un coût très raisonnable. Ce type d endroits permet des échanges qui peuvent se révéler fructueux. «Les personnes qui viennent dans les espaces de coworking veulent retrouver la face humaine du réseau et savent que dans les relations qu ils vont pouvoir nouer avec d autres indépendants ils trouveront peut-être des opportunités de développement», explique Christine Lebreton, co-fondatrice de la société, «mais ils recherchent aussi un lieu de travail calme et disposant de tous les outils professionnels». Soleilles Cowork, situé rue de Vivienne à Paris, accueille chaque jour 20 à 30 personnes et s appuie sur l offre cloud d Acropolis pour apporter les services nécessaires à sa clientèle. «Nous sommes connectés en SDSL avec une offre qui peut évoluer en fonction de la fréquentation», explique Christine Lebreton, «en termes d équipements, nous avons des softphones pour la ToIP ainsi des pieuvres pour les conférences audio». Pour élargir son offre de services, Soleilles Cowork vient de déployer, toujours avec Acropolis, une solution de sauvegarde en ligne. Pour l utiliser, les clients n ont qu à installer un soft sur leur PC qui est ainsi automatiquement paramétré et peut bénéficier d une sauvegarde quotidienne (sous réserve d être bien présent dans l espace de travail à l heure de la sauvegarde). A l avenir, la société compte bien poursuivre le déploiement de services cloud, «notamment pour que les gens puissent collaborer entre eux, échanger des documents», précise Christine Lebreton, «mais il est primordial de proposer des services très simples à utiliser et, de ce point de vue, le cloud constitue une solution idéale». L intégrateur Iliane s ouvre au cloud Important intégrateur de HP, situé à Nantes, Iliane se positionne aujourd hui sur le marché des grosses PME et du mid-market de Bretagne et des Pays de Loire. «Nous avons décidé d élargir notre porte-feuille il y a deux ans en nous orientant vers le cloud, notamment pour des solutions de stockage», explique Eddy Le Nenes, p-dg, «nous avons saisi l opportunité de travailler avec HP qui venait de racheter 3Par, le spécialiste du stockage». Aujourd hui, l offre cloud d Iliane est beaucoup plus large puisqu elle compte une dizaine de briques. «Nous proposons notamment de l hébergement virtualisé, associé à des offres de sécurité et de transit IP, de la messagerie, de la collaboration, de la supervision et du PaaS», précise Eddy Le Nenes. Pour cette dernière brique, l intégrateur Eddy Le Nenes, p-dg d Iliane s appuie aussi sur HP et son offre Cloud System. Iliane vient par ailleurs d annoncer le lancement d une offre de VDI applicatif (Virtual Desktop Infrastructure). Il s'agit d'un bureau virtuel complet avec un environnement Windows 7 et accessible depuis n'importe quel device (fixe ou mobile, tous OS). «Le fait d être un peu en avance de phase sur le cloud par rapport à d autres intégrateurs nous a permis de rentrer de nouveaux comptes clients», se félicite Eddy Le Nenes, «avec la sauvegarde externalisée, nous savons maintenant convaincre un nouveau public». Precom externalise l exploitation de ses applications web Le groupe Precom, régie publicitaire de SIPA/Ouest France, 2ème groupe de presse français, a décidé de migrer l hébergement et l exploitation de ses applications web dans le cloud. Les applications en question comprennent notamment les sites de consultation et d information, les services de e-commerce, les sites d échanges de données, ainsi que la plate-forme dédiée aux développeurs informatiques internes. C est SFR Business Team qui a emporté le marché et met à disposition de la société des ressources informatiques de traitement, de publication et de stockage activables à la demande. Cette solution d IaaS repose sur une trentaine de serveurs virtuels en environnement partagé et sécurisé. SFR Business Team a également déployé une architecture de PRA (Plan de reprise d activité) et assure au travers de sa solution cloud la supervision technique et applicative, la sécurité et le pilotage des applications web de Precom. Un extranet permet par ailleurs à la régie publicitaire de suivre, en temps réel, les performances, la disponibilité et l utilisation des ressources de ses serveurs, du réseau ainsi que de ses applications. La société bénéficie aussi d un support technique 24h/24, 7j/7. Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012 46

Projet1:Mise en page 1 06/03/2012 18:50 Page 1

JDT231-P48-PDVID 1 OKAG:JDT 05/03/2012 16:22 Page 44 Point de vue les gens & les chiffres Réseaux d opérateurs Network Sharing, le partage de réseau télécoms afin de créer de la valeur Pratique initiée dès les années 90, le partage d infrastructures de réseaux mobiles dans les télécoms - ou Network Sharing - a pour vocation de partager les équipements télécoms réseau entre plusieurs opérateurs. Le phénomène a pris une ampleur particulière dans les marchés émergents. C'est ainsi que, dans des marchés de plus en plus "commoditisés", certains opérateurs commencent à changer de posture vis-à-vis de l'actif considéré jusqu à maintenant comme le plus précieux, avec les licences mobiles, c est-à-dire le réseau (ou Radio Access Network : RAN). Cette nouvelle approche va à l'encontre de la culture d'opérateur de réseau : il s'agit de ne plus se baser sur le réseau télécoms comme un argument clé de la proposition de valeur télécoms, mais de (re)mettre l'accent sur la consommation financière du réseau mobile, et d'utiliser d autres leviers de différentiation - notamment via un marketing des offres plus sophistiqué et plus agile. Le premier levier du partage de réseau est financier, avec tout d'abord une réduction des couts d investissement (CAPEX) liés à la construction du réseau (notamment pour des nouveaux entrants sur un marché donné) et des couts d exploitation (OPEX), comme la location des sites, les frais de maintenance ou la consommation d'énergie qui sont répartis entre opérateurs (de l'ordre de 15 % pour un partage à deux opérateurs). A ces économies s ajoutent aussi la génération de flux de trésorerie si l opérateur arrive à vendre une partie de ses équipements à des entités séparées dont le financement est réparti sur plusieurs investisseurs. Le deuxième levier est opérationnel. Avec une optimisation conséquente de la performance des opérateurs, une meilleure maintenance des réseaux est assurée par le biais de l expertise cumulée des différents opérateurs ou l intervention d un prestataire spécialisé, diminuant ainsi les risques opérationnels liés à l exploitation des équipements. D'ailleurs dans certains pays, comme l Arabie Saoudite ou l Iran, le partage des équipements est imposé aux nouveaux entrants pour contrôler la mise en place de nouvelles composantes de réseau. Plusieurs modèles de partage de réseau Le partage de réseau recouvre plusieurs modalités et différents modèles économiques. En termes de modalités, le partage d infrastructures peut être passif ou actif ; par passif on entend les sites radios, les mâts accueillant les antennes ou l'alimentation électrique ; par actif, on entend le partage des éléments assurant la transmission des communications comme les antennes ou les stations de base. Plusieurs modèles économiques sont alors possibles : du dispositif de swap d antennes, à la création d une entreprise spécialisée via une "Joint-Venture", en passant par externalisation des actifs à des sociétés spécialisées dans la gestion d équipements réseau (TowerCos). Les relations entre les différentes parties est un élément crucial du dispositif. Le partage de réseau est un ménage à plusieurs, entre les opérateurs télécoms, les investisseurs et le régulateur. Quel que soit le pays concerné, le régulateur a toujours été très vigilant quant aux contrats de partage de réseau, et les a perçus comme anti-compétitifs la plupart du temps. Cette position a évolué avec une meilleure «Une fois de plus les pays émergents, et notamment l'afrique, nous démontrent que l'innovation au sens le plus large du terme n'est pas l'apanage des pays occidentaux en matière de télécoms». concurrence entre opérateurs sur les offres proposées, un déploiement plus rapide, mais aussi une meilleure gestion du spectre de fréquences disponibles. Si le partage de réseau a des bénéfices clairs pour les opérateurs, d'autres parties sont intéressées à ce genre d'accord. Les TowerCos indépendantes - au sein de la zone Afrique- Moyen-Orient notamment - sont à l'affut d'opportunités d'extension de portefeuilles d'actifs en proposant aux opérateurs d'alléger leurs bilans. Parallèlement, les investisseurs sont prêts à financer de tels contrats, qui restent attractifs malgré le climat économique actuel, avec des cash flows stables et garantis de la part des opérateurs, et ce, sur des durées relativement longues avec des perspectives d'entrée en bourse. Tariq Ashraf, Manager, BearingPoint Jean-Michel Huet, directeur associé BearingPoint Youssef El Shaarany, Consultant, BearingPoint Les auteurs Les pays émergents plus ouverts au partage Il reste que si le partage de réseau a beaucoup d'avantages, une telle décision n'est pas toujours facile à prendre, du fait de la culture réseau évoquée précédemment. Il n est pas non plus facile à mettre en œuvre, en termes de contrat de partage (responsabilité, gouvernance), de gestion de projet (en termes de roadmap technologique, mais aussi de gestion opérationnelle) à deux ou plusieurs opérateurs, ou tout simplement de distraction par rapport à la gestion du métier d'opérateur. C'est la raison pour laquelle cette pratique se développe plus dans les pays émergents, marquée par des marchés télécoms florissants, mais aussi hypra-concurrentiels. La pratique y prend tout son essor au vu de la consolidation du marché et des acteurs, le lancement de nouveaux opérateurs avec de nouvelles licences, l extension de réseaux ou encore des prix immobiliers attractifs. De nombreux deals ont été signés entre opérateurs et TowerCos (Bharti-Zain, IHS ) et permettent aux opérateurs de la région de rationaliser sans tabou le business d opérateur, que ce soit en monétisant des actifs existants, en réduisant leur CAPEX, ou en abaissant leurs coûts. Avec à la clé une meilleure marge sur leurs bases de clients existants, mais aussi un meilleur accès à des clients de type Bottom-Of-The-Pyramid (les 4 milliards d humains vivant avec moins de 7 dollars par jour). Une fois de plus les pays émergents, et notamment l'afrique, nous démontrent que l'innovation au sens le plus large du terme n'est pas l'apanage des pays occidentaux en matière de télécoms. Par Jean-Michel Huet, Tariq Ashraf et Youssef El Shaarany Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012 48

JDT231-P49-PDVID MDT OKAG :JDT 24/02/2012 16:24 Page 49 CRM Le mobile dans la gestion de la relation client Il n aura échappé à personne que le Mobile accompagne chacun de nous dans son quotidien, et que, ce faisant, il peut être envisagé comme un lien entre une entreprise et ses clients. Ainsi, toutes les entreprises se posent ou vont se poser, la question essentielle : comment utiliser ce lien dans le cadre de la relation avec mes clients? La première chose à retenir est que le Mobile doit être considéré comme un média à part entière, qui doit être intégré dans une stratégie globale de relation clients. Il ne faut pas refaire les erreurs faites avec le web à ses débuts : toutes les entreprises voulaient avoir un site web, à côté des canaux traditionnels du marketing! Une coquille vide, en somme, posée là pour faire jolie et prouver aux clients, au top management, voire aux actionnaires, qu on était «à la pointe» Le Mobile est un média à part entière, avec ses avantages et ses inconvénients ; qu il vienne en complément ou en soutien d un autre, voire à la place d un autre pour une mission précise, c est un canal qui doit avoir ses objectifs propres, attribués dans le cadre de la stratégie globale de relation client, en fonction de ce qu il peut apporter. Le média Mobile mérite un décideur au sein de l entreprise (même si ce décideur a d autres «casquettes»), des missions, des objectifs, un budget, une mesure d efficacité et même, comme pour tout autre média, des conseils de la part de professionnels. Et bonne nouvelle : tout cela est possible! En effet, la maîtrise de ce média permet aujourd hui de commencer à avoir des standards et des benchmarks ; les prix des opérations sont connues, à peu de chose près, et les acteurs du marché, s ils sont membres de la Mobile Marketing Association, ont signé une charte de déontologie : les pratiques sont donc encadrées. Un média, de nombreuses missions S il n est pas question d établir ici un éventail des possibilités offertes par le média mobile, on peut toutefois citer quelques missions assignables à ce média : recruter des clients (ex : envoi d un SMS contenant une offre promotionnelle) ; fidéliser (SMS de remerciement après une commande, communiquer un nouveau point de vente) ; créer du trafic vers les points de vente physiques ou virtuels ; animer une communauté ; réassurer (SMS pour confirmer un rendez-vous, pour annoncer une livraison) mesurer la satisfaction clients Bien sûr, on veillera, à chaque fois, à tirer partie des avantages de ce média, tout en se méfiant des inconvénients. Le fait que ce soit un outil personnel, avec une traçabilité parfaite, nous permet d avoir une connaissance plus approfondie et plus maitrisée de ce lien : à quelle sollicitation le client réagit-il? A quel moment est-il le plus actif? etc... Mais, dans le même temps, attention à ne pas en abuser pour ne pas rebuter le client, qui se sentirait envahi dans son espace personnel. Etonnement, on constate que 72% des équipés mobiles sont intéressés par la réception de SMS pratiques et que 40 % d entre eux sont intéressés par la réception de SMS purement commerciaux. Plus l information délivrée les implique dans leur quotidien (jour de livraison d un article par «Le Mobile doit être considéré comme un média à part entière, qui doit être intégré dans une stratégie globale de relation clients ( ). Le média Mobile mérite un décideur au sein de l entreprise, des missions, des objectifs, un budget, une mesure d efficacité et même, comme pour tout autre média, des conseils de la part de professionnels. Et bonne nouvelle : tout cela est possible!» exemple) ou s assimile à un service (information pratique concernant un trajet ou un voyage programmé par exemple), plus l intérêt est fort. Le SMS envoyé sur les mobiles n est donc pas considéré comme envahissant. De même, le mobile est le média roi de l instantanéité. Attention, alors, à ne pas déranger un client à 22h! C est d ailleurs pour cela qu il faut se méfier des sites web qui vendent du SMS à 4 centimes ; ceux-là passent par l étranger pour «router» leurs SMS avec peu de fiabilité sur la bonne réception et surtout sur l heure de réception Hervé Cebula, L auteur Président délégué de MediaTech groupe Il vaut mieux payer un SMS quelques centimes de plus et être en totale confiance avec son prestataire. Choisir son registre de communication Mais Il y a aussi d autres misions et utilisations possible. En prenant un peu de recul face à ce lien cliententreprise qu est le mobile, on peut alors classer les missions dans l une des quatre catégories d une matrice qui serait construite ainsi : en ligne, la vocation de l utilisation (relationnelle ou transactionnelle) et, en colonne, la partie de notre cerveau à laquelle cette utilisation du Mobile s adresse (émotionnelle ou rationnelle). Pour recruter un client, il faut entraîner un comportement chez lui : l acte d achat. La vocation de l utilisation du Mobile est donc transactionnelle. Et on pourra, soit «parler» à son rationnel (réduction à valoir sur un achat), soit à son «émotionnel» (pour vous détendre, venez profiter de...). La mission de fidélisation peut être vue dans chacune des parties de la matrice. On peut fidéliser via une application iphone de jeu (Relationnelle/Emotionnelle), via une information sur un nouveau produit (Relationnelle/ Rationnelle), via une invitation aux soldes réservée aux clients fidèles (Transactionnelle/Emotionnelle) ou via une offre promotionnelle à saisir tout de suite (Transactionnelle/Rationnelle). En conclusion, le Mobile est un média à part entière, qui requiert une attention comme tout autre canal, et l intervention de spécialiste ; ce d autant que de nouveaux usages ne cessent d apparaître (qui parlait de réalité augmentée il y a encore 3 ans?) et que le m-commerce va bouleverser la donne du e-commerce. Mais ces deux dernières idées mériteraient à elles seules un article! Par Hervé Cebula 49 Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012

JDT231-P50-PDVID 2 OKAG:JDT 05/03/2012 16:23 Page 50 Point de vue les gens & les chiffres Société Télécoms et démocratie La vision négative des TICs dans le champ politique est due à trois grands facteurs historiques. D une part les TICs ont mis du temps à avoir leurs lettres de noblesse dans le champ des sciences sociales et politiques. Assimilées à l informatique, les TIC n avaient guère de valeur au regard d autres champs d études ou d analyse plus prestigieux. Tout juste les médias venaient-ils d acquérir leurs lettres de noblesse. La télévision, à la fin des années 90, était digne d intérêt en tant que créatrice de «lien social», tandis que les télécoms ou les ordinateurs était un domaine peu crédible pour les sciences sociales, limités à l usage individuel. Le développement d Internet a été ensuite perçu de manière suspecte, car idéologiquement porté dans les années 90 par les courants «libertaires» nordaméricains. Suspects pour une partie des analystes américains et méconnus coté européen, ces courants - souvent taxés d utopistes (ou à l inverse de «dystopistes» s ils ont une vision négative) - étaient au mieux des objets de curiosité. L auteur de ses lignes a donné un cours à Sciences Po Paris en 2000 sur «Internet et Utopie» et ce cours était dit d ouverture au même titre que la science-fiction dans la littérature anglaise du XIX ème siècle. Troisième temps, les projets autour du vote en ligne ont suscité au milieu des années 2000 beaucoup de débats et limité l apport des TICs à cette question. Et le vote en ligne se limita aux SMS surtaxés des programmes de TV réalité tournés par téléphone portable et partagés via les réseaux sociaux - a été un révélateur marquant. Tout ne s est pas joué en 2011 car, dès 2009, des prémices avortées hélas avaient montré le poids potentiel des TICs. Dans les pays dits développés, ce sont des fondations ou ONG qui utilisent les réseaux sociaux pour mobiliser des citoyens, diffuser de l information ou lancer des pétitions. Le cas de la fondation Avaaz est en cela illustratif. Pas encore de percée décisive dans les démocraties européennes Jean-Michel Huet, L auteur Directeur Associé, BearingPoint pays où l accès à l information est libre et où le système de représentation fonctionne correctement. Mais doit-il en être autrement? Car un rôle plus fort, notamment des réseaux sociaux, dans le champ politique entrainera nécessairement des modifications de certaines pratiques démocratiques. Il Support à la démocratie dans les pays émergeants Un tournant s observe cependant depuis 3 ans. Les TICs deviennent un allié des démocrates! Ce sont dans les pays en manque de liberté d expression que l apport a été le plus sensible. Certes, le rôle d internet a été évoqué dans le cas des campagnes présidentielles américaines, notamment de 2008 et dans la stratégie de Barack Obama. Cependant, il s agissait ici d utiliser le canal internet (et les réseaux sociaux par effet de ricochet) dans une logique entre le média et le marketing direct. Les vrais apports sont venus des pays en manque de démocratie car, paradoxalement, le phénomène clé des années 2000 a été le développement des TICs dans des pays où les médias locaux ou internationaux - étaient censurés. Dès 2008 quelques ONG notaient dans des rapports d étude l apport essentiel des télécoms - notamment en Afrique - pour faciliter le travail des journalistes au quotidien, surtout dans les pays où la parole est contrôlée (recevoir des informations, contacter des sources, croiser des informations, remonter des informations). Le printemps arabe, avec le rôle joué par les TICs - et notamment les films des émeutes ou de la répression policières «Les TICs dans la démocratie sont aujourd hui dans une situation paradoxale. Elles ont joué un rôle réel et indéniable pour aider des peuples à se libérer du joug d une autorité non démocratique, car elles ont permis de contourner les médias officiels. En revanche, les TICs, les réseaux sociaux n ont pas encore transformé l essai dans les démocraties établies». Les TICs ont donc réussi à influer sur la vie politique de peuples en étant finalement un produit de la guerre froide. C est en fait la philosophie décentralisée de base de l Arpanet (d un point de vue technique) qui a été couronné de succès 50 ans après par l usage non anticipé des manifestants tunisiens ou égyptiens. Avant, il suffisait de contrôler les studios et antennes de télévision aujourd hui il est plus complexe de contrôler les téléphones portables. Les hommes politiques européens doivent aussi apprendre à évoluer avec les TICs. Elles sont devenus des incontournables des campagnes (quel candidat n a pas son compte twitter ou sa page Facebook si ce n est celle son animal de compagnie préféré) qu il n est pas facile de maitriser pour eux. Cependant, dans les pays développés, les TICs sont devenus un élément du mix marketing des candidats et, quelque part, perdent de leur spécificité acquise dans les pays émergents. Ainsi, les TICs dans la démocratie sont aujourd hui dans une situation paradoxale. Elles ont joué un rôle réel et indéniable pour aider des peuples à se libérer du joug d une autorité non démocratique, car elles ont permis de contourner les médias officiels. En revanche, les TICs, les réseaux sociaux n ont pas encore transformé l essai dans les démocraties établies. L apport des débats via réseaux sociaux n a pas le niveau permettant de se distinguer, il peut servir de catalyseur pour mobiliser, mais avec un impact faible dans des est encore trop pour savoir si c est un bien ou un mal, mais on peut s étonner que cela ne fasse pas partie aujourd hui du débat public dans la cité. Le vote en ligne pour les élections au suffrage universel est un exemple de sujet évoqué depuis plus de 15 ans et qui n a pas fait l objet de débats publics véritables (y compris pour rejeter ce genre de pratique). Les TICs, en Europe notamment, sont encore perçues comme un gadget, un canal de communication, mais pas comme un facteur futur du débat démocratique. Par Jean-Michel Huet Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012 50

Cloud Computing World expo Solutions DataCenter Management

JDT231-P52-53-Nominations OK AG:JDT 24/02/2012 16:27 Page 52 Nominations les gens & les chiffres ACRONIS Olivier Cohen arrive chez Acronis au poste de Directeur Général Europe du sud, à l heure même où l éditeur bouclait une série de recrutements en région. Olivier Cohen a plus de 10 ans d'expérience acquise chez des grands noms de l'informatique. Dernièrement : Double-Take Software, récemment rachetée par Vision Solutions, dont il était directeur commercial EMEA depuis 2006. Auparavant il a principalement occupé différents postes AIRRIA AIRRIA, réseau français de franchise dédié aux services informatiques et télécoms, vient de nommer Alexandre Tsigris (39 ans) au poste de Directeur des Opérations et de la Business Unit «International Customers Services». Après un début de carrière dans une SSII, A. Tsigris a intégré HP, chez qui il sera resté 14 ans. Depuis 2004, il travaillait au sein de la division PC en tant que manager des activités Supply Chain pour l'europe. Sa nomination à la tête de la Allemagne comme aux Etats-Unis. Il était jusqu ici vice-président et directeur général de l activité Solutions Données & Sécurité au sein d Alcatel-Lucent Entreprise, après avoir rejoint ALU Entreprise en 1998 en qualité de directeur des ventes pour l Europe du Nord. En 2000, il est devenu vice-président, business développement pour l'amérique du Nord et entre 2003 et 2007 a dirigé l'unité Voix grandes entreprises. Plus récemment, il dirigeait l'unité Solutions de Sécurité d Entreprise. ARCEP Jacques Stern, docteur ès sciences, agrégé de mathématiques et Officier de la Légion d honneur, a été nommé récemment membre du Collège par le président de l Assemblée nationale (Bernard Accoyer) en remplacement de Joëlle Toledano, dont le mandat était Céline Lazard a ensuite rejoint le groupe Global Concept en tant que Directrice Marketing et Communication. C est au printemps 2008 qu elle avait rejoint l opérateur IP KEYYO en tant que Directrice Marketing et Commerciale de la division Entreprises (KEYYO Business). Prenant progressivement la responsabilité de diverses fonctions essentielles au sein de cette division, elle en était devenue il y a peu sa Directrice générale. chez Sunbelt System Software (GFI Software). Il avait commencé sa carrière dans cette entreprise en 1996. Olivier Cohen, qui étrennait ses nouvelles attributions chez Acronis sur le salon IT Partners, possède un master en commerce international, obtenu à l'esg Paris, et un diplôme en marketing de l'uc Berkeley (États-Unis). AFONE L opérateur angevin de télécommunications s est trouvé un nouveau Directeur Marketing en la personne de David Halopé (32 ans). Ce dernier, après quatre ans consacrés au conseil en management et organisation au sein du cabinet Europe Zen Factory, avait rejoint Egencia, marque de voyages d affaires du groupe Expedia. D abord responsable de l offre Consulting pour la France, il en était devenu Directeur Europe au sein du département Global Marketing. Aidé d une nouvelle équipe marketing, David Halopé doit répondre aux objectifs du groupe Afone et à ses perspectives de développement qui sont importantes. Business Unit ICS d AIRRIA, se traduit pour lui par une mission sensible : assurer les donneurs d'ordres étrangers de la bonne mise en œuvre de leurs services auprès de leurs clients en France et en Europe. En outre, il prend également en charge la Direction des Operations au sein même du réseau, incluant la mise en place de partenariats stratégiques dans le domaine de la logistique et de la capacité de production. ALCATEL LUCENT Le Centralien Michel Emelianoff accède à la présidence de l activité Entreprise suite au départ «pour raisons personnelles» de Tom Burns. Saluée par Ben Verwaayen, p-dg d Alcatel-Lucent, qui a aussi tenu à remercier vivement Tom Burns, cette nomination a pris effet début février 2012. Michel Emelianoff a passé la plus grande partie de sa carrière, débutée chez Siemens, dans les télécommunications au service des entreprises et sur des missions variées : ingénierie, business développement, marketing, gestion des produits et des ventes, en France, en arrivé à son terme. Professeur à l'université de Caen (1979-86), puis à l'université Paris VII-Denis Diderot (1986-93), professeur depuis 1993 et Directeur du département informatique (1996-2007) à l'ens, Jacques Stern fut Président du conseil d'administration de l'agence nationale de la recherche (ANR) entre 2007 et 2010 et Président du conseil d'administration (2007-10) puis Administrateur (depuis 2010) d'ingenico SA. Il est aussi Conseiller auprès de Valérie Pécresse, la Ministre de l'enseignement supérieur et de la Recherche, et a participé à nombreux conseils scientifiques. Titulaire d'une dizaine de brevets d'invention, il a été à maintes reprises récompensé par des prix, dont le prix Lazare Carnot 2003 de l'académie des sciences et la Médaille d'or en 2006 du CNRS. BOUYGUES TELECOM Céline Lazard, (Institut Commercial de Nancy) quitte Keyyo pour Bouygues Telecom Entreprises dont elle prend la responsabilité des offres à la Direction Marketing Entreprises. Elle doit y driver l ensemble des chefs de produits pour la conception et le lancement des offres voix et data, fixes et mobiles, sur le marché Entreprises, des PME aux Grands Comptes Nationaux. Après un début de carrière en 1995 comme Ingénieure Commerciale, tout d abord chez Sony France, puis chez Cegetel en 1997, CONSOTEL Consotel a désigné Nabil Rhalmi pour être son Responsable de Production, avec pour mission principale le développement et le renforcement de la qualité de service fournie par le pôle «services en gestion des télécoms et infogérance» de Consotel. Riche de 8 années d expérience dans l univers des télécoms, Nabil Rhalmi est particulièrement au fait des processus et méthodes de services managés. Au sein de SFD, distributeur SFR, il a eu pour mission la mise en place des services d infogérance, agrémentés de solutions de services de reporting et de suivi des coûts. Il dispose aussi d une bonne expérience du pilotage de l opérationnel, ayant managé plusieurs équipes et les ayant doté de procédures et d outils de TEM. HUB TELECOM La filiale télécoms du groupe Aéroports de Paris vient de procéder à deux nominations d importance. La première : celle de Bernard Cathelain, jusqu alors Directeur Général Adjoint du groupe Aéroports de Paris, qui Le Journal des télécoms N 231 Mars 2011 52

JDT231-P52-53-Nominations OK AG:JDT 24/02/2012 16:27 Page 53 devient Président du conseil d administration de Hub télécom. Ce diplômé de X et Ingénieur Général des Ponts et Chaussées a débuté sa carrière par diverses fonctions à la Direction départementale de l équipement du Val d Oise. En 1992, il devient conseiller technique au conseil régional d Ile-de-France et, un an plus tard, rejoint la SANEF (Société des Autoroutes du Nord et de l Est de la France) en tant que Directeur de la Construction, chargé des tâches de maîtrise d ouvrage pour l ensemble des constructions autoroutières. Il est nommé, en 1998, Directeur de l ingénierie, du développement et de l environnement. C est en 2001 qu il rejoint Aéroports de Paris comme chef de département, puis devient Directeur de la Maîtrise d ouvrage déléguée. Bernard Cathelain occupe, depuis janvier 2008 les fonctions de Directeur Général Adjoint aménagement et développement du groupe ADP. Pour sa part, Patrice Belie devient Directeur Général d Hub Telecom. Diplômé de HEC, il a débuté sa carrière dans le secteur de la finance au CCF puis au sein de la banque d'affaires Rothschild & Cie, principalement dans le secteur Télécoms et Média. En 1998, il a rejoint le service de fusions-acquisitions du Groupe Alcatel. Au sein de ce groupe, de 2001 à 2005, il mène des missions de business développement, de commerce, de gestion de projets d outsourcing de réseaux télécoms à l'international. Après avoir intégré en 2005 l activité de signalisation ferroviaire d'alcatel, il pilote le détourage de cette activité puis son intégration postacquisition dans Thales, qu'il rejoint en 2007. Il y dirige un ensemble de filiales de signalisation ferroviaire puis, en 2009, prend la Direction Générale de la filiale française. LIFESIZE Colin Buechler devient p-dg de la filiale vidéophonie et vidéoconférence de Logitech. Il était précédemment Vice-Président Senior Ventes et Marketing chez LifeSize et anciennement cadre exécutif chez Dell. Le précédent p-dg, Craig Malloy, reste au poste de Vice-Président du Conseil de surveillance de la firme, mais ne prendra plus en charge les activités quotidiennes. Lifesize précise qu en tant que Directeur des Ventes et du Marketing depuis 2007, Colin Buechler a joué un rôle crucial dans le succès de l'entreprise. Son management a notamment permis d accroitre les ventes et de doubler les effectifs de LifeSize (plus de 500 employés dans le monde à date). Sa première mission en tant que p-dg de LifeSize? Poursuivre le développement et renforcer les processus produits ainsi que les partenariats. PLAYCAST L ex-p-dg de Vivendi Universal Publishing, Agnès Touraine, vient de rejoindre le conseil d'administration de Playcast Media Systems, l un des principaux fournisseurs de Cloud Gaming dans le monde. Une solution qui permet aux abonnés d offres de télévision payante de jouer à des jeux de haut niveau avec un niveau de qualité jusqu alors atteint uniquement par les consoles de jeux de salon. Avant Vivendi Universal Publishing, Agnès Touraine fut à la tête du service Consumer Publishing de Lagardère/Hachette et a passé quatre ans chez McKinsey & Co. Elle est actuellement membre du conseil d administration de Neopost et de Coriolis. Elle est en outre Venture Partner de JVP, l un des premiers fonds de Venture Capital en Israël. Elle dirige enfin Act III Consultants/ActIII Gaming, un cabinet de conseil en management dédié aux développements numériques et au serious gaming. RES SOFTWARE RES Software a nommé Gwénaëlle Jain au poste de Responsable Marketing et Communication. Après 13 ans d expérience à des fonctions de marketing et de communication au sein d entreprises technologiques, celle-ci se voit confier pour principale mission de fédérer l ensemble des acteurs de l écosystème du poste de travail, évoluant en lien direct avec l équipe commerciale française et de façon coordonnée avec la direction marketing EMEA basée en Angleterre. Avant de rejoindre RES Software, Gwénaëlle Jain occupait depuis 2007 la fonction de Responsable Communication EMEA pour l éditeur BDNA. De 2003 à 2006 en charge de la communication de la société LaSer, acteur européen leader dans l intermédiation et la relation client, elle a travaillé de 2000 à 2002 comme coordinatrice marketing pour Wokup, spécialiste du marketing mobile, rebaptisée depuis Wedia Mobile. Ses débuts eurent lieu en 1999 aux Etats-Unis en tant qu assistante Marketing chez Iconixx. Gwénaëlle Jain est diplômée de Strayer University (Washington DC). SALESFORCE.COM Ancien DSI du Gouvernement Fédéral américain, Vivek Kundra, à qui l on doit la rédaction de la toute première «Politique Cloud» des États-Unis, a décidé de mettre ses compétences au service de la promotion de la vision stratégique prônée par salesforce.com («l entreprise sociale»). Il en devient le Viceprésident Exécutif en charge des marchés émergents. Cet expert des technologies de l information, avant d être premier CIO du gouvernement US, fut CTO du «District of Columbia» et Secrétaire adjoint au commerce et aux technologies du «Commonwealth of Virginia». Il a été désigné en 2011 par le Forum Economique Mondial comme «Young Global Leader» et est aussi membre du «Council on Foreign Relations». V. Kundra est titulaire d un M.S. en gestion des systèmes d information de l Université du Maryland et d un diplôme universitaire supérieur de l Institut Sorensen en Leadership Politique (Université de Virginie). VIDYO Ancien de Xerox et de British Telecom, Stéphane Cuziat est nommé Directeur Général France, Suisse et Afrique du Nord de Vidyo, qui se définit comme le premier acteur de la téléprésence personnelle. Ce diplômé de Négocia, qui a rejoint Vidyo à la fin de 2011 afin de développer la présence de la société sur le territoire français et répondre aux besoins croissants des entreprises sur le marché de la visioconférence, a débuté sa carrière 20 ans plus tôt, en tant qu Ingénieur commercial chez Xerox, chez qui il a gravi de nombreux échelons. En 1999, il a pris la direction régionale Paris-IdF de l opérateur GTS Omnicom avant d entrer deux ans plus tard chez Intégralis, spécialiste de la sécurité informatique, en qualité de Directeur Commercial, puis de Directeur Général France. Avant ses nouvelles fonctions au sein de Vidyo, Stéphane Cuziat était Directeur Commercial et Marketing des activités réseaux et sécurité au sein de l opérateur British Telecom Global Services. 53 Le Journal des télécoms N 231 Mars 2011

JDT231-P54-Nvx-Prods- MobilesOKTP:JDT193 24/02/2012 16:33 Page 54 Les mobiles nouveaux produits LG Prada 3.0 La saga Prada continue Depuis le tout premier Prada signé LG, la collaboration entre les deux marques était pour beaucoup une affaire de style. Avec la V3.0, la technologie se met aussi de la partie, puisque ce nouveau smartphone surfe sur la vague du grand écran (4,3 pouces), de la puissance (processeur dual core 1GHz), mémoire vive de 1 Go, et de la vidéo HD en 1080p, avec capteur 8 Mpix. Tournant sous Android (2,3), le Prada 3 bénéficie de la V3 de l interface utilisateur maison, Optimus UI. 600 Dimension/poids : 127,5 x 69 x 8,5 mm/138 g Ecran : tactile 4,3 pouces, résolution 480 x 800 pixels, 16 M Compatibilité réseau : GSM, GPRS, 3G, HSPDA, Wi-Fi 802.11 a/b/g/n, DLNA, Wi-Fi hotspot Connectivité : Bluetooth 3.0 with A2DP, EDR OS/Processeur : Android 2,3/TI OMAP 4430 Dual-core 1 GHz Mémoire : 8 Go, port microsd, jusqu à 32 Go Autonomie (veille/comm) : 330 h/5 h Autres caractéristiques : APN 8 Mpixels (vidéo 1080 p 30 is), radio FM, A-GPS, lecteur vidéo (DivX/MP4/H.264/H.263) et audio (MP3/WAV/eAAC+) Magellan explorist 110 Jamais perdu avec mon GPS rando Ceci n est pas un téléphone, mais un GPS pour les amateurs de sports outdoor. Robuste et étanche, l explorist 110 est doté d un écran assez lumineux pour être lisible en plein soleil. Sa puce GPS ultra-sensible lui offre une précision de 3-5 mètres, et il est équipé d office de la carte Magellan édition monde, qui couvre l ensemble du réseau routier sur plus de 200 pays. Les randonneurs pourront d un simple clic, enregistrer chaque étape et contrôler la distance parcourue, la vitesse moyenne, le dénivelé positif/négatif en affichant les statistiques résumées du trajet. Ils pourront aussi créer des centaines de waypoints, et enregistrer traces et routes. 129,99 Dimensions/poids: 152,4 x 10,6 x 14,7 mm/147 g Autonomie : 18 h (deux piles AA) Ecran : transflectif 2,2 pouces Autres caractéristiques : carte édition monde avec réseau routier et fluvial, pour un usage urbain comme rural. Panasonic KX-TU301 Mobile basique pour seniors Annoncé en même temps que son frère aîné (le KX TU311, voir JDT 229), le Panasonic KX-TU301 complète l offre «senior» de Panasonic, qui revient sur le marché de la téléphonie mobile en France après une longue absence. Plus basique que le vaisseau amiral de ce début de gamme, le KX-TU301 répond aux besoins les plus primaires : téléphoner, envoyer des SMS Il n en offre pas moins le «service de base» pour les mobiles du genre : grosses touches, écran contrasté, sonnerie puissante et autonomie confortable pour ceux qui oublient trop souvent de recharger. 79 Dimensions/poids : 128 x 20 x 49 mm/128 g Compatibilité réseau : bibande GSM Ecran : TFT 1, 77 pouces, résolution 220 x 160 Autonomie (veille/comm) : 280 h/9 h (batterie Li-Ion 940 mah) Autres caractéristiques : répertoire 100 noms Wiko Venia Du style et du multimédia à petit prix Wiko Déa Féminin fashion entrée de gamme Au même titre que le Duelle et le Déà (ci-dessus), le Wiko Venia appartient à la gamme Swarovski, comme en témoigne son bouton central, serti des pierres du joaillier. Ce mobile bar type, également très féminin, propose dans un prix très contenu (59 euros sans abonnement) une série de fonctions qui lui permettent de s illustrer dans ses fonctions de communication (double carte SIM, Bluetooth) comme dans ses fonctions multimédia, grâce à son amplificateur Yamaha, son son 3D SRS et sa radio FM avec enregistrement. Pour enregistrer la musique, sa mémoire de 80 Mo peut être portée jusqu à 16 Go. Dimensions/poids : 114 x 48 x 12 mm/82 g Compatibilité réseau : GSM, GPRS-EDGE 900/1800/1900 MHz Ecran : TFT 2,2 pouces, 240 x 320 pixels Connectivité : Bluetooth stéréo 2.1, port micro USB 2.0 Mémoire : 80 Mo, micro SD jusqu à 16 Go Autonomie (veille/comm) : 148 h/8,2 h Autres caractéristiques : double Sim, son 3D SRS, amplificateur Yamaha, appareil photo 3,2 Mpix, réseaux sociaux, radio FM avec enregistrement, lecteur audio et vidéo. Il a un je ne sais quoi d iphone blanc dans son apparence, mais, dès qu on regarde de près, on s aperçoit rapidement que le Wiko Dea est plus coquet et feminin, avec son bouton multifonctions serti de Swarovski Zirconium et ses menus blancs et rose pâle. Ce mobile à écran tactile capacitif et double carte SIM est aussi capable de se connecter à Internet en WiFi. Il dispose d une interface maison en forme de dé, facile et intuitive, et offre d honnêtes fonctions multimédia (photo, audio, vidéo, réseaux sociaux ), qui le placent plutôt bien pour sa gamme de prix. 59 99 Dimensions/poids : 102x 55,5 x 13mm/97 g Ecran : tactile capacitif QVGA 2,8 pouces, 240 x 320 pixels Connectivité : Bluetooth stéréo 2.1, port micro USB 2.0, jack 3,5mm Compatibilité réseau : GSM, GPRS 900 / 1800 / 1900 MHz, Wifi Mémoire : 80 Mo, micro SD jusqu à 32 Go OS/Processeur : Propriétaire Autonomie (veille/comm) : 145 h/7,42 h Autres caractéristiques : son 3D SRS, amplificateur Yamaha, appareil photo 3,2 Mpix, réseaux sociaux, radio FM avec enregistrement, lecteur audio et vidéo. Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012 54

JDT231-P55-PEM-ZTE Blade SOKTP:JDT 24/02/2012 16:35 Page 55 ZTE Blade S Prise en main L entrée de gamme haut de gamme Nouveaux produits Alter Ego du San Francisco II de l opérateur Orange, le Blade S, disponible chez Free Mobile, contribue à affermir les positions de ZTE dans le segment de l entrée de gamme. Le prix La caméra frontale La navigation Web La photo La présence d Android 2.3 y est pour beaucoup sans doute, cependant, le système de notifications, en tâches de fond, avertit l utilisateur de toutes les mises à jour ou publications survenues sur son réseau. ZTE n a pas intégré de bouton dédié à la photo sur son terminal. Présent sur un nombre grandissant de mobiles, il assure pourtant une stabilité appréciable au moment de la capture. L intégration d une caméra frontale sur ce combiné d entrée de gamme ouvre les portes de la communication vidéo aux budgets modestes. Dans ces pages, nous avons détaillé à plusieurs reprises les efforts conséquents consentis par ZTE pour se hisser à la hauteur de ses concurrents, tant en termes de fonctionnalités que de design. Sans jouer dans la même catégorie que les «patrons» que sont Apple et Samsung, le constructeur chinois a renforcé son catalogue au point de disposer désormais de combinés d entrée de gamme aux fonctionnalités riches, propres à capter les deniers des consommateurs à la recherche de terminaux embarquant les dernières innovations technologiques pour un prix abordable. C est une fois de plus le cas avec ce nouveau combiné, le Blade S. Version musclée du combiné précédent, le Blade S doit sa lettre supplémentaire à ses spécifications techniques plus poussées. Processeur 800 MHz (600 Mhz pour le Blade), WiFi n, caméra frontale et capteur photo 5 Mpixels (3,15 Mpixels pour le Blade) concourent à faire du Blade S, un terminal «haut de gamme» pour les budgets les plus modestes. Habillé d une robe en plastique noire brillant, le Blade S, reste un poids modéré avec ses 120 g sur la balance. Son écran de 3,5 pouces offre à l utilisateur une surface plus que suffisante pour taper des SMS, des e-mails ou surfer sur le Web. Sur l écran, un effort conséquent à été réalisé par rapport aux autres modèles de ZTE. Le chinois a opté pour un écran bien plus agréable au toucher, ce qui améliore grandement le confort d utilisation. Côté fonctionnalités, le WiFi n et 3G+ (HSDPA), gage de connectivité ne méritent que peu de commentaires. Au contraire de l expérience web. Sans être catastrophique, elle aura certainement gagnée à être mieux gérée. Le chargement d une page, tout comme son affichage, prennent un temps anormalement long. Aucun téléphone ne dispose de l affichage instantané, certes, mais, sur ce modèle, le temps nécessaire rend la navigation pénible. ZTE aurait également fait un choix plus astucieux en se sélectionnant un processeur encore plus performant. Le lancement des applications prend un temps non négligeable. Le Blade S risque également de décevoir ceux qui cherchent un photophone de qualité. Les 5 Mpixels ne tiennent pas leurs promesses. Les captures, de qualité moyenne, ne procureront pas l extase aux amoureux de la photo. Le manque de piqué, de détails et les couleurs délavées contribuent à appauvrir la qualité des captures. De plus, l obtention d une image nette demeure un véritable défi. Sur les quelques clichés réalisés au cours de cette prise en main, le nombre d images floues l emporte sur le contingents de captures nettes. Le capteur ne se comporte pas mieux en vidéo. Les pixels colonisent l écran à chaque mouvement du combiné. En matière d autonomie, le Blade S reste très loin derrière ses concurrents. Avec une durée d à peu près 15 heures (!), le terminal affiche l une des durée d utilisation les plus faibles sur ce segment de produits. A noter, cependant que la batterie Blade S a succombé après une utilisation moyenne de la voix et un usage très réduit de la data. Thomas Pagbe LA CONCURRENCE 144 Dimensions/poids : 117 x 59 x 10,6 mm/120 g Réseaux : GSM, GPRS, EDGE, HSDPA, WiFi 802.11b/g/n Connexions : Bluetooth 2.0, USB 2.0 Système d exploitation : Android 2.3 Mémoire : 137 Mo, port microsd Ecran : 3,5 pouces, tactile, résolution 800 x 480 pixels Résolution photo : 5 Mpixels Autonomie : environ 15h Autres caractéristiques : APN 5 Mpixels, flash, autofocus, caméra frontale, A-GPS, radio, baladeur audio (AAC+, MP3, MIDI, Ogg), vidéo (MPEG4, H.263, H.264) Acer Allegro 269 55 Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012

JDT231-P56-Nvx Prods RéseauxOKTP:JDT193 24/02/2012 16:36 Page 56 Réseaux nouveaux produits Sophos AP50 d Astaro Double bande pour plus de débit Le double bande radio est à la mode pour les points d accès. L Astaro AP50 de Sophos n y échappe pas. Fonctionnant sur les bandes de fréquence 2,4 GHz et 5 GHz, il permet d offrir une connexion sans fil plus rapide, plus stable et moins perméable aux interférences radio. On peut par exemple utiliser le 5 GHz moins encombré - pour la VoiP et le 2,4 GHz pour le reste des usages data. Comme tous les points d'accès sans fil de la marque, l'ap50 est géré de façon centralisée via la passerelle de sécurité Astaro. L'AP50 est livré avec un injecteur PoE Gigabit à un seul port qui alimente le point d'accès par le câble Ethernet. NC 59,99 TTC (79,99 avec répondeur) Gigaset E310 Un DECT pour toute la famille Via l E 310, Gigaset s adresse à toute la famille, y compris aux moins jeunes, puisque ce DECT simple à utiliser est compatible avec les appareils auditifs et dispose de deux profils sonores pour s adapter aux exigences auditives de chacun. Ses touches larges et son écran très contrasté facilitent une visibilité maximale, et la matière anti-dérapante qui orne ses côtés assure une prise en main optimale. Il est par ailleurs possible d utiliser la touche 2 pour programmer un raccourci d appel en cas de nécessité. Dimensions/poids : NC/NC Capacité : jusqu à 4 combinés Autonomie (comm/veille) : 220 h/20 h Ecran : rétro-éclairage blanc Portée (extérieur-intérieur) : 300 m/50 m Répertoire : 120 contacts Autres caractéristiques : fonction mains libres, touche programmable en raccourci d appel, empiècements antidérapants placés sur les côtés du téléphone, deux profils sonores pour produire le son le plus adapté à chaque utilisateur, compatible appareils auditifs, disponible en gris clair et anthracite, combiné additionnel avec station de charge à 59,99 TTC Dimensions/poids : 154 x 30 x 119 mm/390 g Bandes de fréquence : 2,4 GHz (x2) et 5 GHz a/b/g/n Interface LAN : 1 x 10/100/1000 Base TX Alimentation : PoE+(802.3at) Débit : jusqu à 300 Mbit/s, technologie MIMO grâce à deux antennes amovibles Capacité : jusqu à 50 utilisateurs Gestion : centralisée via la passerelle de sécurité Astaro A510 IP de Gigaset La voix et la VoIP en HD Avec l A510 IP, Gigaset signe un combiné qui rentre de plein pied dans la téléphonie sur Internet. Capable d accepter jusqu à six combinés sur sa base et de gérer jusqu à 3 appels simultanés (2 en VoIP, 1 en TDM), l A510 IP dispose aussi d un écran qui lui permet d afficher des informations telles que la météo, les actualités politiques, sportives, l horoscope, l annuaire en ligne Quelque 220 opérateurs de VoIP sont déjà préconfigurés ; pour activer le sien, il suffit d entrer le nom de l utilisateur et son mot de passe. Mieux : si votre interlocuteur possède aussi un téléphone VoIP, il est possible d appeler gratuitement en HD partout dans le monde via Gigaset.net. 65 Dimensions/poids (base-combiné) : 132 x 105 x 46 mm/nc - 154 x 50 x 28 mm/nc Capacité : jusqu à 3 appels simultanées Services accessibles : météo, actualité politique, sportive,ebay, horoscope, notification d e-mails, annuaire en ligne. Ecran : 1,8 pouces rétro éclairé Compatibilité : base compatible avec les terminaux A510H, C300H, C610H, SL400H, S790H et SL78H Autres caractéristiques : fonction mains libres, réglage en mode éco possible, technologie HDSP d amélioration de la qualité sonore, possibilité d enregistrer jusqu à 6 comptes SIP différents de 6 opérateurs différents, transfert de répertoire via DECT et port Ethernet Netgear ProSafe GSM7224P Commutateur PoE+ pour les communications unifies Netgear sort une nouvelle gamme de quatre commutateurs Gigabit PoE+ destinée à assurer les communications unifiées multimédia en périphérie de réseau. Au sein de cette gamme de switchs manageables, le 24 ports Gigabit GSM7224P permet de construire une infrastructure convergente. Grâce au PoE+, points d accès WiFi, téléphones ou caméras de vidéo surveillance peuvent être alimentés, facilitant ainsi l intégration de ces périphériques. Comme les autres commutateurs de la gamme, le ProSafe GSM7224P est manageable via une interface Web. 199 Dimensions/poids : NC/NC Nombre de ports : 24 ports PoE+ et et 4 ports Gigabit combo SFP pour les uplinks fibre capacités de gestion de niveau 2+ : notamment le routage inter VLAN (128 routes IP), MVR pour IP TV, la QoS L2/L3/L4, les ACL Support : gratuit à vie, par téléphone, web et email, 24 h sur 24, 7 jours sur 7, partout dans le monde Autres caractéristiques : reconnaissance automatique des téléphones IP et des VLANs, garantie à vie, support optimisé du streaming vidéo en temps réel via le filtrage IGMP et l enregistrement VLAN multicast, 3 ans de maintenance sur site gratuits en J+1. Power Cruizer Capdase 1290 HT Batterie méga-xxl 1600, 1700, 1800 mah (milli-ampères)? A l heure ou smartphones et tablettes rivalisent d efforts pour améliorer leur autonomie, l importateur VOG explose les compteurs avec une batterie autonome d appoint de 18 000 mah! Quasi universelle, elle multiplie par 10 l autonomie de votre smartphone, par 3 celle de votre ipad ou Galaxy Tab, par 2 celle de votre PC portable Mais n essayez pas de la faire rentrer dans votre terminal mobile : cette bête de puissance accuse 1k sur la balance. Dimensions : 160 x 50 x 20 mm Ecran : 37 x 25 mm Portée : 50 m à l intérieur, 300 m à l extérieur Autonomie : 6h en conversation, 5 jours en veille Autres caractéristiques : large touche, clavier retro-éclairé, conférence à 3, touches personnalisables sur la base, possibilité de régler le volume de réception jusqu à 22 décibels, transfert d appels entre combinés, interphone entre combinés. Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012 56

JDT231-P57-PEM-RazrOKTP:JDT 24/02/2012 16:38 Page 57 Motorola Raz Un smartphone affuté Prise en main Nouveaux produits Cinq ans après avoir abandonné la série, Motorola ressuscite le Razr! Très fin, puissant et équipé d un écran Super Amoled, ce smartphone a tout pour plaire sur le papier. Design et finition Prix Bonne réception Écran décevant pour de l Amoled Pas encore sous Android 4.0 Lapdock trop cher et peu utile Avec seulement 7,1 mm d'épaisseur, le Razr est l un des smartphones les plus fins que nous ayons rencontré. On note toutefois une petite excroissance en haut de l appareil, probablement pour faire rentrer le capteur photo. Le design de l'appareil ne plaira pas à tout le monde. Alors que la tendance est aux courbes, le Razr tranche avec ses angles. En plus des traditionnels connecteurs USB et casque, on trouve une sortie micro- HDMI. Cette dernière pourra servir à connecter son téléphone à un téléviseur ou au lapdock (on reviendra sur cet accessoire plus loin). De plus, le constructeur a choisi de placer la carte SIM sur la partie extérieure, juste à côté du port microsd. La surcouche offre une intégration intéressante entre Android et Facebook. L icône galerie permet de gérer ses photos et de consulter les images postées par les contacts sur le réseau social. Les Razr étaient des modèles de design et de finesse en leur temps. En ressuscitant cette série, Motorola se devait de proposer un smartphone exceptionnel. Le constructeur livre un combiné original, avec une forme et une largeur de mains peu communes. L écran de 4,3 pouces posera notamment problème aux petites mains. Par contre le faible poids et la finesse le font rapidement oublier, une fois dans la poche d un pantalon. Avec une telle finesse, nous avions quelques doutes quant à la solidité de ce téléphone. Mais nous avons été très agréablement surpris. En mariant métal et kevlar, Motorola a assemblé un téléphone très robuste. Il n y a pas le moindre jeu et aucune flexibilité. Du très bon travail. Ça aura pris du temps mais les écrans Amoled se généralisent enfin. Le Razr fait même assez fort en adoptant une dalle Super Amoled. On retrouve donc des noirs infinis et des couleurs vives. Malheureusement, l écran souffre de la comparaison avec les écrans Super Amoled déjà disponibles. D une part la résolution (540 x 960) fait pâle figure par rapport aux 1280x800 du Galaxy Nexus. On s habitue vite à une telle densité. Aucun problème par contre du côté du tactile, c est précis et réactif. Avec le rachat du Motorola Mobility par Google, on aurait pu croire que le fabricant aurait la primeur des mises à jour logicielles ou à défaut, un accès rapide aux nouvelles versions. Il n en est rien et le Razr est donc coincé pour le moment avec un Android 2.3.5. La surcouche est assez légère mais elle apporte tout de même son lot d améliorations. On trouve par exemple une interface légèrement repensée ou encore une gestion des contacts plus avancée. Avec son grand écran Super Amoled le Razr est en lecteur vidéo convainquant. Pour peu que l on prenne la peine de télécharger un lecteur correct (comme MX Vidéo Player), il sera possible de lire tous les fichiers possibles et imaginables jusqu au 1080p. Le Razr est doté d un capteur de 8 Mpixels. Ce dernier offre de bons résultats dès lors que les conditions sont optimales : sujet fixe et haute luminosité. Par contre la qualité d image se dégrade rapidement lorsque l on est dans une pièce sombre. La mise au point est aussi un peu lente, ce qui est gênant avec des sujets en mouvements. Pour la vidéo il est possible d enregistrer jusqu en 1080p. Comme pour la photo, la qualité est correcte mais se dégrade rapidement si la luminosité baisse. A noter que les fichiers sont particulièrement lourds en 1080p. Le Razr se débrouille honorablement mais ne peux pas rivaliser avec les meilleurs photophones du moment. Comme son grand frère l Atrix, le Razr est capable de se transformer en netbook en lui associant un lapdock de 10 pouces. Motorola a également fait évoluer le lapdock en lui-même. Malheureusement les changements ne sont pas très positifs. On passe du métal au plastique et l accessoire lui-même est plus encombrant. Hélas à 230 euros, le lapdock est au même prix qu un netbook à l encombrement similaire mais autrement plus versatile. François Arias LA CONCURRENCE Nokia Lumia 800 499 iphone 4S 629 (16 Go) 500 Dimensions/poids : 130,7 x 68,9 x 7,1 mm/ 127 g Ecran : tactile, super AMOLED, 4,3 pouces, résolution 540 x 960 pixels Compatibilité réseau : GSM, GPRS, EDGE, HSUPA, HSDPA, WiFi 802.11b/g/n Connectique : Bluetooth 4.0, microusb 2.0 Mémoire : 16 Go, microsd compatible carte 32 Go OS : Android 2.3 Autonomie : environ 24h Autres caractéristiques : 8 Mpixels, autofocus, flash LED, geotagging, caméra frontale (1,3 Mpixels), AGPS, fonction de réduction de bruit, baladeur audio (MP3, AAC+, WAV, WMA), vidéo (MP4, H.263, H.264, WMV) 57 Le Journal des télécoms N 231 Mars 2012

JDT231-P58-PEM-ClickOKTP:JDT 24/02/2012 16:49 Page 58 Esthétique Simplicité d usage Fonctions limitées Logé à l arrière du téléphone, le bouton d appel d urgence est noir pour mieux se dissimuler et ne pas faire apparaître son utilisateur comme «dépendant» ou partiellement invalide. Touches larges et bien contrastées, qui tombent bien sous les doigts, le click est bien dans le «figures imposées» aux mobiles pour seniors. Placées juste au dessus du clavier numérique, les trois touches d appel direct sont blanches pour être plus visibles. Placé à l extérieur du clapet ouvrant, l appareil photo est un modeste 0,3 Mpix, qui a pour seule vocation de prendre des photos (les petits enfants, par exemple) à mettre en fond d écran, à envoyer par MMS ou à associer aux contacts. Nouveaux produits Prise en main Emporia Click Un clapet classieux pour les seniors L autrichien Emporia poursuit son avance sur le marché français des mobiles pour seniors avec le Click, un mobile à clapet très simple d usage qui intègre un appareil photo (de faible qualité) et conserve le Bluetooth, mais se défait de la radio. A son actif, un design élégant, une bonne autonomie et une bonne qualité sonore. Après l Elégance, le premier de ses mobiles pour seniors sorti sur le marché français, l autrichien Emporia présente le Click, son premier mobile à clapet. Répondant ainsi à la demande d une partie importante de cette cible de seniors le clapet facilitant le décroché-raccroché - le Click reste dans la lignée de la plus grande simplicité de configuration et d usage. Dans la place gagnée sur le clavier par le passage de l écran sur l autre partie du téléphone, Emporia a ajouté trois boutons (I, II, III) qui servent à y placer ses numéros favoris. Le reste du clavier garde une disposition identique, mais avec une ergonomie de navigation un peu différente. Le décroché-raccroché étant désormais géré par l ouverture-fermeture du clapet, le bouton vert donne d abord accès au journal des appels (en version simplifiée au fil de l eau) et le bouton rouge (qui gère aussi la mise sous tension du terminal) au menu. Assez sommaire, ce dernier donne accès aux SMS, à la galerie photo, aux paramètres, au répertoire, au journal des appels (en mode complet) et, dans un second écran de menu, à d autres fonctions telles que le rappel d anniversaire, l agenda ou la calculatrice. Autre changement : le bouton «favoris» ne donne plus accès à ses numéros d appel préférés, mais à la programmation des alarmes. Le nombre de boutons sur le côté de l appareil diminue pour passer de quatre à deux de chaque côté. Ainsi, à gauche, on gère le niveau sonore (plus, moins) et, à droite, l indispensable lampe torche et l accès direct à l appareil photo. Côté image, disons-le tout de suite, n espérez pas sortir des tirages en 18 x 24 cm de vos clichés pris avec le Click. Le capteur, qui rappelle les débuts de la photo dans la téléphonie mobile (0,3 Mpix seulement, définition de 640 x 480 pixels maximum), a pour principale vocation de capturer des images que l on mettra en fond d écran, comme celle des petits enfants, par exemple. Il est également possible de les envoyer en MMS ou de les attribuer aux contacts. La vidéo, en revanche, n est pas au programme, pas plus que la radio, dont on peut regretter la disparition. Et si la fonction Bluetooth demeure, elle ne bénéficie plus d un raccourci d accès direct, mais passe par le menu configuration. Comme les autres mobiles pour seniors de la marque, le Click bénéficie d une très bonne qualité d écoute, tant à l oreille qu en mode mains libres. Doté d un choix de cinq sonneries seulement, il offre cependant de nombreuses possibilités de profils (général, silencieux, réunion, maximum) et de configuration (avec, sans vibreur, etc). Peu de risque de passer à côté. Enfin, comme d autres modèles de mobiles seniors, le Click dispose, au dos, et de manière très discrète, d un bouton d alarme permettant de lancer en cascade des appels sur cinq numéros de téléphones sélectionnés (urgences, médecin traitant, proches ). Le lancement des appels est précédé d un SMS qui prévient la personne de l imminence d un appel d urgence, et le système sait reconnaître les répondeurs pour passer, en cas de besoin, au numéro suivant. Notons, par ailleurs, que ce bouton est désactivable. Ariel Gomez LA CONCURRENCE Doro Phone Easy 615 199 Tiptel - Ergophone 6021 119 119 Dimensions/poids : 103 x 51 x 19 mm/110 g Réseaux : bibande GSM 900/1800 Connexions : Bluetooth 2.1 EDR Système d exploitation : propriétaire Ecran : 2,2 pouces écran176 x 220 pixels Résolution photo : 0,3 Mpixels Autonomie (veille/comm) : 320 h/4 h Batterie lithium Ion : 1000 mah Autres caractéristiques : bouton d appel d urgence, SMS-MMS, mains libres, annuaire 500 entrées, calculatrice, réveil, lampe torche, organiser, minuterie, rappel d alarme Le Journal des télécoms N 193 N 231 Novembre Mars 20122009 58

JDT231-P59-Mois prochain:jdt 06/03/2012 19:05 Page 59 Ne manquez pas le 4 avril prochain Communications d entreprise : quand et pourquoi passer de l IPBX au cloud? Les communications d entreprise (voix, visio, communications unifiées) font partie des fonctions éligibles au passage en mode cloud, avec comme principaux arguments le passage d un mode Capex (investissement dans un serveur de communication) à un mode Opex (facturation d une prestation dans les frais de fonctionnement), et la sécurité qu elles offrent par rapport à la solution «locale». Et si le précédent de l IP Centrex (avec des IPBX hébergés chez l opérateur) a ouvert la voie de cette pratique, elle ne crée pas pour autant un sauf conduit automatique pour le basculement dans les nombreuses offres cloud disponibles sur le marché. Quels sont les leviers qui doivent guider cette décision? MARCHÉ Transmission vidéo : CPL ou WiFi? La montée en puissance des débits Internet dans les offres résidentielles et la multiplication d offres télévisuelles haute définition (et 3D) dans les offres triple-play pose la question de la diffusion des images au sein du foyer, entre le modem-routeur et la box ou dans une optique multipostes les tablettes et smartphones étant englobés dans cette définition. Dès lors, quelle technologie privilégier entre les dernières évolutions du WiFi et du CPL (courant porteur en ligne)? MARCHÉ Les «box» grand public : quelles offres et quels services pour fidéliser? Après Free, SFR et Numericable, Bouygues Telecom annonce à son tour sa box de «nouvelle génération». Parallèlement à l avantage tarifaire d avoir fixe et mobile chez le même opérateur, de quels atours se parent les nouvelles box pour retenir et fidéliser le client? FOCUS Présidentielles : les «programmes numériques» des candidats L aménagement numérique du territoire, facteur de compétitivité du pays pour les années à venir, est en partie une affaire de volonté politique. Quelles sont les intentions en la matière des principaux candidats à la prochaine élection présidentielle? FOCUS Arrivée de Free Mobile : quel impact sur le marché? Quelques semaines après le lancement à grand bruit de ses offres mobiles, quel bilan peut-on tirer de l impact de l arrivée d un 4 ème acteur sur le marché?