Le Président, Epinal, le 09 février 2012 Réf. à rappeler : Recommandé + A.R. Monsieur le Maire, Par lettre du 28 novembre 2011, je vous ai communiqué le rapport d observations définitives de la chambre régionale des comptes concernant la gestion de la commune de Talange pour les exercices 2003 jusqu à la période la plus récente. Je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint le rapport d observations, qui sera communiqué à l assemblée délibérante, dès sa plus proche réunion. Inscrit à l ordre du jour, il est joint à la convocation adressée à chacun des membres de l assemblée et donnera lieu à un débat. Après information de l assemblée délibérante, le rapport d observations, devient un document communicable à toute personne qui en fera la demande, conformément aux dispositions de la loi du 17 juillet 1978, relative à la communication des documents administratifs. Je vous serais obligé de bien vouloir me tenir informé de la date à laquelle ce rapport sera communiqué. Je vous prie de croire, Monsieur le Maire, à l'expression de ma considération distinguée. Dominique ROGUEZ Monsieur Patrick ABATE Maire de la commune de Talange 46, Grand Rue BP n 1 57525 TALANGE
RAPPORT D OBSERVATIONS DEFINITIVES COMMUNE DE TALANGE (Moselle)
Le présent rapport est composé de la façon suivante : 1. Rapport d observations définitives du 11 février 2011. 2. Réponse de Monsieur Patrick ABATE, maire de la commune de Talange, par lettre enregistrée au greffe de la juridiction le 3 janvier 2012.
S O M M A I R E 1. SYNTHESE ----------------------------------------------------------------------------------------------------- 5 2. CONDITIONS DE REALISATION DU CONTROLE ------------------------------------------------ 6 3. PRESENTATION DE LA COMMUNE ------------------------------------------------------------------ 7 3.1. Présentation historique, sociologique et organisationnelle ----------------------------------- 7 3.2. Les services de la commune ------------------------------------------------------------------------- 8 3.3. La participation de la commune à l intercommunalité --------------------------------------- 8 3.3.1. La communauté de communes du Sillon Mosellan (CCSM) ----------------------------------------------- 8 3.3.2. Les syndicats intercommunaux --------------------------------------------------------------------------------- 9 3.3.3. Le cumul d emplois des agents de la commune ------------------------------------------------------------ 12 3.4. Les relations de la commune avec la régie municipale d électricité et de télédistribution de Talange (RMETT) -------------------------------------------------------------------- 16 3.4.1. Présentation générale ------------------------------------------------------------------------------------------- 16 3.4.2. Les statuts ------------------------------------------------------------------------------------------------------- 16 3.4.3. Les liens financiers entre la régie et la commune ---------------------------------------------------------- 17 4. LES FINANCES DE LA COMMUNE ------------------------------------------------------------------- 17 4.1. La fiabilité des comptes ----------------------------------------------------------------------------- 17 4.1.1. Le rattachement des charges et des produits ---------------------------------------------------------------- 17 4.1.2. Les charges et produits constatés d avance ----------------------------------------------------------------- 18 4.1.3. Les annexes au compte administratif ------------------------------------------------------------------------ 19 4.1.4. Le suivi des immobilisations ---------------------------------------------------------------------------------- 19 4.1.5. Les cessions 2008 ---------------------------------------------------------------------------------------------- 22 4.1.6. Les acquisitions 2008 et 2009 --------------------------------------------------------------------------------- 23 4.1.7. Les garanties d emprunts -------------------------------------------------------------------------------------- 23 4.2. La situation financière de la commune ---------------------------------------------------------- 24 4.2.1. Les produits courants, les charges courantes et l excédent brut de fonctionnement ------------------- 24 4.2.2. Les résultats ----------------------------------------------------------------------------------------------------- 27 4.2.3. La capacité d autofinancement et la dette ------------------------------------------------------------------- 27 4.2.4. L investissement ------------------------------------------------------------------------------------------------ 28 4.2.5. Fonds de roulement, besoin en fonds de roulement et trésorerie ----------------------------------------- 28 4.2.6. Conclusion ------------------------------------------------------------------------------------------------------- 28 5. LE FONCTIONNEMENT DE LA COMMUNE ------------------------------------------------------- 29 5.1. Les délégations du conseil municipal au maire ------------------------------------------------ 29 5.2. Le personnel ------------------------------------------------------------------------------------------ 29 5.2.1. Les emplois, l évolution des effectifs et la gestion prévisionnelle des ressources humaines --------- 29 5.2.2. L absentéisme --------------------------------------------------------------------------------------------------- 30 5.2.3. La formation ---------------------------------------------------------------------------------------------------- 30 5.2.4. Les frais de déplacement des assistants d enseignement artistique du conservatoire ------------------ 30 6. LES RELATIONS AVEC LES ASSOCIATIONS ----------------------------------------------------- 32 6.1. L évolution des subventions versées ------------------------------------------------------------- 32 6.2. Les conventions avec les associations ------------------------------------------------------------ 32 6.3. Les relations de la commune avec l office culturel municipal ------------------------------ 33 6.4. Les relations de la commune avec l office municipal des sports de Talange ------------ 35 7. RECOMMANDATIONS ------------------------------------------------------------------------------------ 36
1. SYNTHESE La commune de Talange fait partie du canton de Maizières-lès-Metz, dans l arrondissement de Metz-Campagne. Située dans une zone fortement industrialisée, la commune de Talange, qui était en 1900 un village d agriculteurs de 350 habitants, est devenue, au 20 ème siècle une petite ville. Comme les villes voisines, elle a connu un arrêt de son développement démographique avec la crise de la sidérurgie mais la tendance est à la stabilisation, depuis le milieu des années 1990, avec la réalisation de lotissements et de résidences et l émergence prochaine d un nouveau quartier dit du «Lang four». La commune de Talange compte actuellement 7 657 habitants. Elle se caractérise par une population relativement jeune et un taux de chômage de la population active de plus de 13 % en 2009, alors que la moyenne nationale était de 10 % à la même date. La commune de Talange fait partie de la communauté de communes du Sillon Mosellan, ainsi que de plusieurs syndicats intercommunaux dont quatre, le SI3A, le SIC de Talange, le SICA et le SIEAFI, sont présidés par le maire de Talange, ont leur siège fixé à la mairie de Talange, les moyens matériels en l absence de tout cadre contractuel, étant fournis par la commune. Plusieurs agents de la commune, dont le directeur des services, sont par le jeu de cumul d emplois, rémunérés à la fois par la commune et de façon complémentaire par la communauté de communes et quatre syndicats intercommunaux. Ce dispositif apparait irrégulier aux termes de la loi n 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires modifiée, notamment son article 25, et du décret n 2007-685 du 2 mai 2007 relatif au cumul d activités des fonctionnaires, des agents non titulaires de droit public et des ouvriers des établissements industriels de l Etat, selon laquelle un fonctionnaire à temps complet ne peut exercer une activité accessoire, correspondant à un emploi permanent à temps non complet. Le caractère irrégulier de ce dispositif apparaît d autant plus patent que ces différents syndicats et la communauté de communes ne pouvaient créer des emplois permanents à temps non complets pour des fonctions à caractère administratif, en application des dispositions des articles 4 et 5-1 du décret n 91-298 du 20 mars 1991 portant dispositions statutaires applicables aux fonctionnaires territoriaux nommés dans des emplois permanents à temps non complet. La chambre constate également que le maintien de ces syndicats résulte à la fois de l inadéquation actuelle du découpage intercommunal et des compétences limitées exercées par la communauté de communes du Sillon Mosellan, situations dont la responsabilité ne peut être imputée à la seule commune de Talange. Par ailleurs, la commune n a pas mis à jour les statuts de la régie municipale d électricité et de télédistribution de Talange, conformément aux articles L. 2221-8 et R. 2221-1 du code général des collectivités territoriales. S agissant de la fiabilité des comptes de la commune, celle-ci doit faire l objet d améliorations, s agissant notamment du rattachement des charges et des produits à l exercice et du suivi des immobilisations.
La situation financière de la commune est, quant à elle, préoccupante, notamment en raison de l insuffisance d autofinancement. La commune devra à la fois agir sur le niveau de ses dépenses ainsi que sur celui de ses recettes afin de dégager, à minima, les ressources pour couvrir le remboursement de sa dette et rétablir une structure financière équilibrée permettant de dégager l autofinancement nécessaire à ses investissements. Sans amélioration significative des résultats financiers, de nouveaux équipements ne devraient, en effet, pouvoir être financés, que par des ressources propres, telles que celles issues, par exemple, des ventes d immeubles. Enfin la chambre constate que l office culturel municipal et l office municipal des sports, associations de droit privé, assurent, pour le compte de la commune, la gestion de la politique culturelle et sportive de la municipalité avec des moyens matériels, humains et financiers provenant pour l essentiel de la commune de Talange. Ces associations, étant dans une situation de forte dépendance par rapport à la commune, la chambre recommande de réintégrer dans ses services les activités exercées par ces deux offices. 2. CONDITIONS DE REALISATION DU CONTROLE L examen de la gestion de la commune de Talange relève du programme 2010 de la Chambre régionale des comptes de Lorraine. Par lettre du président de la chambre du le 10 février 2010, l ordonnateur, M. Patrick ABATE, maire de la commune, a été informé de l engagement de la procédure d examen de la gestion de la commune de Talange. Conformément aux dispositions de l article L. 241-7 du code des juridictions financières, l entretien préalable avec l ordonnateur a eu lieu le 22 juin 2010. La chambre, dans sa séance du 21 juillet 2010, a arrêté des observations provisoires transmises le 9 septembre 2010 à M. Patrick ABATE, maire de la commune de Talange. Des extraits ont été transmis, à la même date, au président de la communauté de communes du Sillon Mosellan, au président du centre communal d action sociale de Talange, au président du syndicat intercommunal de gestion du collège de Talange, au président du syndicat intercommunal de d étude et d aménagement des friches industrielles (SIEFI), au président du syndicat intercommunal pour la création et l aménagement d une zone commerciale et industrielle sur les bans d Hauconcourt et de Talange (SICA), au directeur de la régie d électricité et de télédistribution de Talange, à la présidente de l office culturel municipal de Talange, au président de l office municipal des sports de Talange, ainsi qu au président de l association sportive de Talange. Le directeur général des services de la commune de Talange a transmis, par courrier en date du 9 novembre 2010, enregistré au greffe de la chambre le 10 novembre 2010, la réponse du maire de la commune, réponse portant sur la commune ainsi que sur les syndicats dont il est président. Le maire de Talange a confirmé, par courrier en date du 14 janvier 2011, enregistré au greffe de la chambre le 17 janvier 2011, les termes de la réponse transmise en date du 9 novembre 2010. Le président de la communauté de communes du Sillon Mosellan a également apporté une réponse en date du 4 novembre 2010, enregistrée au greffe de la chambre le 8 novembre 2010.
Au vu de ces réponses, la chambre, dans sa séance du 11 février 2011, a adopté les observations définitives présentées ci-après. 3. PRESENTATION DE LA COMMUNE 3.1. Présentation historique, sociologique et organisationnelle La commune de Talange fait partie du canton de Maizières-lès-Metz, dans l arrondissement de Metz-Campagne. Située dans une zone fortement industrialisée, la commune de Talange, village d agriculteurs de 350 habitants en 1900, est devenue une petite ville au 20 ème siècle. Comme les villes voisines, elle a connu un arrêt de son développement démographique avec la crise de la sidérurgie mais la tendance est à la stabilisation, depuis le milieu des années 1990, avec la réalisation de lotissements et de résidences et l émergence prochaine d un nouveau quartier dit du «Lang four». L agglomération, dont fait partie la commune, couramment appelée «Hagondange-Briey», comptait plus de 130 000 habitants dans les années 1970 mais ce nombre est tombé à 112 000 en 1990. Elle ne forme maintenant plus qu une seule agglomération avec celle de Metz. Talange est enclavée entre les communes de Maizières-lès-Metz au nord, la Moselle à l est et la voie ferrée Metz-Thionville à l ouest. Le ban de la commune ne compte que 370 hectares, ce qui en fait une ville à forte densité avec 2 069,5 habitants au km2. La commune de Talange compte actuellement 7 657 habitants (source INSEE 2009). Elle a perdu 133 habitants depuis le dernier recensement, alors même que le nombre de logements est passé de 3 041 en 1999 à 3 221 en 2006. Cependant la taille des ménages est décroissante, le nombre moyen d occupants par résidence principale ayant baissé de 3,7 à 2,9. La population de Talange est relativement jeune, 57,8 % des talangeois ayant entre 20 et 64 ans. Le taux de chômage de la population, qui est passé de 12,7 % en 2006 à plus de 13 % en 2009, est plus élevé que la moyenne nationale situé à 10 % de la population active au dernier trimestre 2009. Par ailleurs plus de 46 % des foyers sont non imposables et le revenu net moyen est de 17 783, assez largement inférieur à la moyenne nationale. Outre l activité générée par l ouverture d un parc de loisirs en 1989 à Maizières-lès- Metz, la commune développe son activité via des zones commerciales telles la zone d activité nord (zone dite du triangle) qui compte une quinzaine de moyennes surfaces) et la zone intercommunale d Hauconcourt-Talange où est implanté depuis 1999 un complexe de magasins d usine qui représente plus de soixante magasins de grandes marques, avec de nouvelles enseignes en cours d installation. Le succès de ce complexe, situé à plus de 95 % sur le ban de Talange, est étroitement lié à l A31 qui traverse la commune, ce qui amène la fréquentation de nombreux touristes allemands, belges, luxembourgeois ou néerlandais. Par ailleurs le SIEAFI (syndicat intercommunal d études et d aménagement des friches industrielles), qui a en charge la redynamisation du site industriel Talange-Hagondange, coordonne la réalisation d un
lotissement privé, qui est situé sur les bans communaux des quatre communes qui composent le SIEAFI. 3.2. Les services de la commune La commune offre à ses habitants de nombreux services, notamment dans le domaine sportif et culturel. Elle dispose ainsi d un centre socioculturel, d un conservatoire de musique et danse, d une bibliothéque-médiathéque et de deux complexes sportifs. La commune a précisé que ses équipements sportifs et culturels avaient un taux d occupation élevé, avec une fréquentation très majoritaire des Talangeois, liée au fait que toutes les communes avoisinantes sont, elles aussi, bien équipées. Par ailleurs la communauté de communes n a pas de compétences en matière sportive ou culturelle. La commune dispose également d un parc locatif de quarante et un logements. Elle a également sur son territoire un collège et un lycée. 3.3. La participation de la commune à l intercommunalité 3.3.1. La communauté de communes du Sillon Mosellan (CCSM) La commune de Talange fait partie de la communauté de communes du Sillon Mosellan, créée par arrêté préfectoral du 30 juillet 2003 entre les communes de Gandrange, Hagondange, Hauconcourt, Mondelange, Richemont et Talange, pour une population de 27 822 habitants. La communauté de communes exerce des compétences en matière de développement économique, d aménagement de l espace, de politique du logement et du cadre de vie, de protection et de mise en valeur de l environnement, ainsi que des compétences facultatives en matière de «balayage mécanique des chaussées» et «d adhésion à la communauté numérique interactive de l Est» (CNIE) pour le haut débit. L équipe de direction de la communauté de communes est constituée par des agents de la commune de Talange, rémunérés de façon complémentaire par la communauté de communes. Par arrêté du président de la communauté de communes du 25 avril 2008, le directeur général des services (DGS) de la commune de Talange a en effet été «recruté en qualité d attaché territorial, en vue d exercer les fonctions de directeur général des services pour la durée du mandat, à compter du 25 avril 2008». La délibération de la communauté de communes du 24 avril 2008, relative à la fixation de «l effectif des emplois nécessaires au fonctionnement des services», précise également que «compte tenu de la charge de travail peu importante par fonction, mais de la multiplicité des tâches demandées, il convient de créer plusieurs emplois à temps incomplet». La délibération indique que «ces emplois seront pourvus par les agents actuellement en poste en mairie de Talange dans le cadre des activités accessoires».
La commune a produit le tableau suivant: Poste Nombre d heures mensuelles Attaché territorial 29,6 Rédacteur en chef 17,1 Rédacteur en chef 16,2 Adjoint administratif 1 ère classe 19,8 Adjoint administratif 2èmeclasse 23,9 Ingénieur 12,3 Adjoint administratif principal 1 ère classe 5,4 Le président de la communauté de communes du Sillon Mosellan a fait valoir que le dispositif adopté en matière de personnel permettait à du personnel de la commune de Talange d'apporter les connaissances indispensables au bon fonctionnement de l EPCI, à un coût avantageux pour ce dernier et, indirectement, pour les six communes qui le composent. Le maire de la commune de Talange a indiqué que " la CCSM, n'intervient réellement que dans le domaine de la protection et de la mise en valeur de l'environnement par le ramassage des ordures ménagères et le nettoyage des voiries. Ainsi, autant les vingt-cinq emplois créés au service technique sont justifiés, autant, la création d'une administration reste discutable ". 3.3.2. Les syndicats intercommunaux La commune fait partie de plusieurs syndicats intercommunaux dont quatre domiciliés à Talange. 3.3.2.1. Les syndicats domiciliés à la mairie de Talange Ces syndicats, au nombre de quatre, ont en commun d être présidés par le maire de la commune de Talange, de fonctionner avec le seul personnel de la mairie de Talange au titre de la rémunération accessoire et d être hébergés dans les locaux de la mairie de Talange, sans qu aucune convention n existe pour évaluer le montant des moyens matériels mis à disposition par la commune. La chambre recommande à la commune d établir une convention avec ces syndicats afin de préciser les moyens matériels mis à disposition, pour de ne pas être, elle-même, pénalisée, et également par souci de transparence financière des comptes des syndicats. La situation est identique pour le centre communal d action sociale (CCAS) de la commune qui occupe des locaux de la mairie sans convention de répartition des charges. Le CCAS a, cependant, son personnel propre indépendant de celui de la commune. Par ailleurs, la chambre constate que le maintien de ces structures résulte à la fois de l inadéquation actuelle du découpage intercommunal et des compétences limitées exercées par le la communauté de communes du Sillon Mosellan, situations dont la responsabilité ne peut pas évidemment être imputée à la seule commune de Talange. 3.3.2.1.1. Le SI3A, syndicat intercommunal pour l aménagement d une aire d accueil pour les gens du voyage Aux termes de ses statuts, le SI3A a été constitué entre les communes de Maizières-lès-Metz, Marange-Silvange et Talange, avec pour objet l aménagement et le fonctionnement d une aire d accueil des gens du voyage d une capacité totale de
60 emplacements, conformément à l arrêté préfectoral du 9 février 2004 portant approbation du schéma mosellan pour l accueil et l habitat des gens du voyage. Le syndicat, par délibération du 22 mai 2008, a fixé l effectif des emplois nécessaires au fonctionnement des services, «pourvus par les agents en poste en mairie de Talange dans le cadre des activités accessoires». La mairie de Talange a communiqué le tableau des emplois suivant : Grades Nombre d h/mois DGS Attaché 21,8 Rédacteur chef 19,9 Rédacteur chef 15,4 Rédacteur chef 18,8 Adjoint administratif ppal 10,5 Adjoint administratif 11,9 Adjoint administratif 14,4 Compte tenu du fait que l aire d accueil est gérée dans le cadre d une délégation de service public, les moyens en personnel peuvent paraître élevés, d autant plus qu ils sont financés en partie par la commune au titre de sa participation au syndicat (96 860,66 en 2008). L ordonnateur a précisé, en réponse, que ce syndicat n'avait été absorbé ni par le SIEAFI, ni par la communauté de communes du Sillon Mosellan, qui n'ont pas voulu de cette compétence, et que la volonté de ne pas créer d'emplois permanents relevait d'un impératif managérial de ne pas prendre le risque de laisser du personnel sans emploi, une fois le syndicat dissout soit par un transfert de compétence à une autre intercommunalité, soit à la fin de sa mission. 3.3.2.1.2. Le SIC de Talange Les statuts produits par la commune, «statuts du syndicat intercommunal de gestion du collège d enseignement secondaire de Talange» non datés, mais relativement anciens car faisant référence au «code d administration communale», précisent que le siège du syndicat est fixé au collège d enseignement secondaire de Talange, alors qu il est, en fait, actuellement à la mairie de Talange. Le comité syndical, par délibération du 1 er septembre 2008, a créé un poste d adjoint administratif de 2 ème classe équivalent à 12 heures/mois, pourvu par un agent en poste à la commune de Talange, au titre de la rémunération accessoire. 3.3.2.1.3. Le SICA Aux termes de ses statuts, le syndicat intercommunal pour la création et l'aménagement d'une zone commerciale, artisanale et industrielle sur les bans d Hauconcourt et de Talange (arrêté préfectoral du 2 février 1977) a pour but la création et l aménagement de la partie Nord du CD 52, qui se situe dans le prolongement de la zone d Hauconcourt, déjà existante. La commune a précisé que le syndicat gérait le carrefour d'activités de la zone commerciale d Hauconcourt Talange, l'éclairage public, les implantations d'entreprises, l'embellissement du site. La seule délibération relative aux emplois créés est datée du 25 mars 2004.
Elle concerne seulement l indemnité de secrétariat, pour 20 heures mensuelles, versée au directeur général des services de la commune de Talange pour assurer les fonctions de secrétaire du syndicat. La commune a précisé qu elle n avait pas été modifiée et qu aucun autre agent n était rémunéré par le syndicat, celui-ci fonctionnant grâce à la maîtrise d ouvrage déléguée à la société d équipement du bassin lorrain (SEBL). Si seul le DGS actuel de la commune est rémunéré par le syndicat, il apparaît cependant probable que d autres agents travaillent, épisodiquement du moins, pour ce syndicat, sans pour autant être rémunérés par lui. Ainsi, par exemple, un avis d appel public à la concurrence du SICA figurant sur internet, relatif à un marché de service pour l entretien d espaces verts (date limite des offres le 19 décembre 2008), indiquait que les documents pouvaient être obtenus au service des marchés publics de la mairie de Talange et les offres envoyées à cette même adresse. L ordonnateur a précisé que ce syndicat, créé en 1977 pour permettre l'aménagement d'une zone d'activités principalement commerciale, n'a pas été absorbé par la communauté de communes et qu il est voué à disparaître une fois que la zone sera aménagée. Il a argué que la création d emplois permanents n était pas nécessaire compte tenu de la mission exercée par la société d équipement du bassin lorrain (SEBL) et donnerait lieu à des difficultés lors de la dissolution du syndicat. 3.3.2.1.4. Le SIEAFI - syndicat intercommunal d étude et d aménagement des friches industrielles Ce syndicat a été créé, par arrêté préfectoral du 4 juin 1985, entre les communes d Hagondange, Maizières-lès-Metz, Marange-Silvange et Talange avec «pour objet d utiliser les terrains provenant de l arrêt d installations sidérurgiques à des fins industrielles, commerciales et de loisirs». Le conseil syndical, par délibération du 29 avril 2008, a créé des emplois, pourvus par les agents actuellement en poste en mairie de Talange dans le cadre des activités accessoires. La qualité des agents titulaires des postes a été fournie par la commune. Grades DGS Attaché 35,5 Rédacteur chef 19,9 Rédacteur chef 15,4 Rédacteur chef 18,8 Adjoint administratif ppal 10,5 Adjoint administratif 11,9 Adjoint administratif 14,4 Nombre d h/mois Le maire de Talange a précisé que ce syndicat avait été réactivé à compter des années 2007-2008. L ordonnateur a précisé en réponse que ce syndicat, à vocation unique, était voué à disparaître une fois sa mission accomplie, et qu il n était pas impossible qu il soit absorbé par un établissement public de coopération intercommunale dans le cadre de la réforme
territoriale. Il a également rappelé que la communauté de communes du Sillon Mosellan n'a pu, pour des raisons statutaires, prendre la compétence du SIEAFI, d'où la nécessité de le maintenir et de le faire fonctionner avec des moyens en adéquation avec ses besoins. Il a, enfin, précisé qu il n'y a que depuis 2008, date de création d'un lotissement d'activités industrielles de 57 ha, que des agents de la commune bénéficient de vacations, pour apporter leurs connaissances dans les domaines nécessaires. 3.3.2.2. Les autres syndicats auxquels appartient la commune La commune fait également partie des syndicats suivants : - le syndicat intercommunal d assainissement de la Barche (SIAB) ; - le syndicat intercommunal des eaux Gravelotte et de la vallée de l Orne (SIEGVO), assure la production et la distribution d eau potable ; - le syndicat intercommunal à vocation touristique (SIVT) du pays messin. 3.3.3. Le cumul d emplois des agents de la commune 3.3.3.1. Le nombre d heures payées aux agents Il apparaît que les agents de la commune sont payés pour le nombre total d heures suivant : Grades Commune CCSM SIEFI SI3A SICA SI CES Total DGS Attaché 151,67 29,56 35,51 21,48 20 258,22 Rédacteur chef 136,5 (90 % sur TP) 17,09 19,88 19,88 193,35 Ingénieur 151,67 12,26 163,93 Rédacteur chef 151,67 15,35 15,35 182,37 Rédacteur chef 151,67 16,23 18,79 18,79 205,48 Adjoint administratif ppal 151,67 10,50 10,50 172,67 Adjoint administratif 151,67 19,84 11,89 11,89 185,35 Adjoint administratif 151,67 23,99 14,38 14,38 12 216,42 Adjoint administratif ppal 1 ère classe 151,67 5,37 157,04 La commune a indiqué que la rémunération accessoire de ces agents était payée sous forme indemnitaire. De plus, si ces activités accessoires ont été autorisées par le maire de la commune, aucune autorisation ne fait mention d un nombre d heures déterminé. 3.3.3.2. La régularité de ces cumuls d emplois Selon un principe général du droit de la fonction publique, les agents de l Etat, des collectivités territoriales, de leurs établissements publics et des établissements hospitaliers doivent consacrer l intégralité de leur activité professionnelle aux tâches qui leur sont confiées dans l administration qui les emploie. De ce fait, les activités que ces agents pourraient exercer, en plus des fonctions qu ils exercent à titre principal, obéissent à un strict régime de dérogations.
Les possibilités de cumul d activités des fonctionnaires sont ainsi régies par la loi n 83-634 relative aux droits et obligations des fonctionnaires du 13 juillet 1983, notamment son article 25, le décret n 2007-685 du 2 mai 2007 relatif au cumul d activités des fonctionnaires, et le décret n 2007-685 du 2 mai 2007 relatif au cumul d activités des fonctionnaires, des agents non titulaires de droit public et des ouvriers des établissements industriels de l Etat. Ainsi, en application de l article 25 de la loi précitée et de l article 1 er du décret n 2007-685 du 2 mai 2007, les fonctionnaires peuvent être autorisés à exercer à titre accessoire une activité auprès d un organisme public, dès lors que cette activité est compatible avec leurs fonctions, n affecte pas leur exercice et ne porte pas atteinte au fonctionnement normal, à l indépendance ou la neutralité du service. Parmi les activités exercées à titre accessoire susceptibles d être autorisées, l article 3 du décret du 2 mai 2007 mentionne l activité d intérêt général auprès d une personne publique, dès lors qu elle est autorisée par l autorité dont relève l agent. La notion d activité est généralement entendue comme une action limitée dans le temps, qui peut être occasionnelle ou régulière ; mission, vacation, expertise, conseil, formation, etc. S agissant de l activité assurée auprès d une personne publique, en particulier, il ne peut s agir de pourvoir un emploi vacant, y compris lorsqu il s agit d un emploi à temps incomplet ou non complet et ce, quelle que soit la quotité de travail de celui-ci. L activité accessoire peut être définie comme celle qui s inscrit dans le cadre d un cumul et ne constitue pas une modalité d exercice de l activité principale de l agent, inhérente à sa fonction et exercée dans le cadre de son service. Il résulte des dispositions législatives et réglementaires qu un fonctionnaire à temps complet ne peut donc exercer une activité accessoire correspondant à un emploi permanent à temps non complet. Par ailleurs, aux termes de l article 9 du décret n 91-298 du 20 mars 1991, si un fonctionnaire territorial perçoit une rémunération à temps complet, il ne peut être nommé dans un autre emploi à temps non complet de la même collectivité, d un établissement relevant de la même collectivité ou du même établissement. En outre, selon la jurisprudence, la formulation de cette disposition sous-entend que la possibilité est par contre ouverte dans une autre collectivité, sous réserve du respect de la limite prévue à l article 8 du décret n 91-298 du 20 mars 1991 selon lequel «un fonctionnaire ne peut occuper un ou plusieurs emplois permanents à temps non complet que si la durée totale de service qui en résulte n'excède pas de plus de 15 % celle afférente à un emploi à temps complet». Autrement dit, la durée totale de service ne doit pas excéder de plus de 15 % celle afférente à un temps complet (cour administrative d appel de Paris, 6 février 1996 n 94PA00776). Dès lors, la chambre remarque que les agents de la commune de Talange, qui occupent des emplois à temps complet, ne peuvent juridiquement cumuler leur emploi avec un emploi permanent au sein d une autre entité territoriale, sous réserve toutefois de l interprétation du juge pour ceux dont la durée totale de service n excède pas de plus de 15 %, celle afférente à un temps complet. Le caractère irrégulier de ce dispositif apparaît d autant plus patent que ces différents syndicats et la communauté de communes n étaient pas réglementairement autorisés à créer des emplois permanents à temps non complets pour des fonctions à caractère administratif. En effet, les articles 4 et 5-1 du décret n 91-298 du 20 mars 1991 portant dispositions statutaires applicables aux fonctionnaires territoriaux nommés dans des emplois permanents à temps non
complet, disposent que " des emplois permanents à temps non complet sont susceptibles d'être créés dans les collectivités et établissements publics suivants " (article 4) : 1. communes dont la population n'excède pas 5 000 habitants et leurs établissements publics ; 2. centres communaux et intercommunaux d'action sociale, syndicats intercommunaux, districts, syndicats et communautés d'agglomérations nouvelles regroupant des communes dont la population cumulée n'excède pas 5 000 habitants ; 3. offices publics d'habitations à loyer modéré dont le nombre de logements n'excède pas 800 ; 4. centres de gestion départementaux (article 5-1). «Les communes, départements, syndicats intercommunaux, districts, syndicats et communautés d'agglomération nouvelles, communautés de communes et communautés de villes peuvent, nonobstant les dispositions de l'article 4 du présent décret, créer des emplois à temps non complet pour l'exercice des fonctions relevant des cadres d'emplois suivants : professeurs d'enseignement artistique, assistants spécialisés d'enseignement artistique, assistants d'enseignement artistique, agents qualifiés du patrimoine et agents du patrimoine». Le maire de la commune a précisé que cette organisation avait été retenue par souci d économie pour les budgets des syndicats et de la communauté de communes et permettait de s adapter à la disparition de syndicats suite à celle éventuelle de leur objet ou au transfert de leur compétence à un établissement de coopération intercommunale. Les ordonnateurs de la commune et de la communauté de communes ont indiqué que si le système de rémunération accessoire pratiqué actuellement était irrégulier de même que la création d emplois à temps non complet pour la communauté de communes et les syndicats concernés, il ne restait que la création d emplois à temps complet, ou dans la mesure où cette création n était pas justifiée eu égard aux besoins de ces structures, que le recours aux heures supplémentaires, solution, selon eux, plus onéreuse que le système mis en place actuellement. La chambre précise qu elle ne recommande nullement la multiplication d emplois d agents municipaux ou intercommunaux, mais qu il incombe au maire et au président de cet EPCI de veiller à ce que la mise à disposition des agents de la commune à la communauté de communes s effectue dans le respect des règles fixées : - d une part, à l article L. 5211-4-1 (I à IV) du code général des collectivités territoriales 1 : «I.- le transfert de compétences d'une commune à un établissement public de coopération intercommunale entraîne le transfert du service ou de la partie de service chargé de sa mise en œuvre. Toutefois, dans le cadre d'une bonne organisation des services, une commune peut conserver tout ou partie du service concerné par le transfert de compétences, à raison du caractère partiel de ce dernier. ( ). II.- Lorsqu'une commune a conservé tout ou partie de ses services dans les conditions prévues au premier alinéa du I, ces services sont en tout ou partie mis à disposition de l'établissement public de coopération intercommunale auquel la commune adhère pour l'exercice des compétences de celui-ci. 1 Dispositions modifiées par la loi n 2010-1563 du 16 décembre 2010 - art. 65 (V).
III.- Les services d'un établissement public de coopération intercommunale peuvent être en tout ou partie mis à disposition d'une ou plusieurs de ses communes membres, pour l'exercice de leurs compétences, lorsque cette mise à disposition présente un intérêt dans le cadre d'une bonne organisation des services. IV.- Dans le cadre des mises à disposition prévues aux II et III, une convention conclue entre l'établissement public de coopération intercommunale et chaque commune intéressée en fixe les modalités après consultation des comités techniques compétents. Cette convention prévoit notamment les conditions de remboursement par la commune ou l'établissement public bénéficiaire de la mise à disposition des frais de fonctionnement du service. Les modalités de ce remboursement sont définies par décret». - d autre part à l article 9 du décret n 91-298 du 20 mars 1991, qui prévoit qu un fonctionnaire territorial percevant une rémunération à temps complet, ne peut être nommé dans un emploi à temps non complet de la même collectivité, d un établissement relevant de la même collectivité ou du même établissement. Au regard de ces principes, la chambre rappelle qu il appartient en tout état de cause : - au conseil municipal de la commune de Talange de déterminer, en application de l article 2 du décret n 91-875 du 6 septembre 1991 2, le régime indemnitaire servi aux agents de cette commune en tenant compte, le cas échéant, des sujétions particulières résultant pour certains agents de la mutualisation de ses services avec la communauté de communes et des syndicats ; - à la commune, à la communauté de communes et aux différents syndicats concernés, de fixer par voie de convention de façon claire, précise et transparente les quotités de temps de travail correspondant aux activités exercées par les agents de la commune pour le compte de la communauté de communes et de ces syndicats, et le montant des dépenses que ces dernières doivent par conséquent rembourser à la commune ; - au maire de la commune de fixer conformément au dernier alinéa de l article 2 du décret n 91-875 du 6 septembre 1991 le niveau indemnitaire applicable à chaque agent, en prenant en considération - si cela est matériellement justifié - les activités qu il exerce pour le compte de la communauté de communes et des syndicats. 2 «L'assemblée délibérante de la collectivité ou le conseil d'administration de l'établissement fixe, dans les limites prévues à l'article 1er, la nature, les conditions d'attribution et le taux moyen des indemnités applicables aux fonctionnaires de ces collectivités ou établissements. L'organe compétent fixe, notamment, la liste des emplois dont les missions impliquent la réalisation effective d'heures supplémentaires ouvrant droit aux indemnités horaires pour travaux supplémentaires versées dans les conditions prévues pour leur corps de référence figurant en annexe au présent décret. Pour la détermination du montant des indemnités sont seuls pris en compte les emplois inscrits au budget de la collectivité ou de l'établissement effectivement pourvus. L'autorité investie du pouvoir de nomination détermine, dans cette limite, le taux individuel applicable à chaque fonctionnaire».
3.4. Les relations de la commune avec la régie municipale d électricité et de télédistribution de Talange (RMETT) 3.4.1. Présentation générale Selon les indications fournies par le site internet de la RMETT, celle-ci a été créée en avril 1924 par la commune de Talange. Son activité principale est la distribution d électricité auprès de plus de 8 000 habitants, ce qui représente 3 485 abonnés, pour une quantité d énergie vendue annuellement de 21 M KWh. A compter de 1996, elle a développé la construction d un réseau câblé, qu elle exploite en tant que concessionnaire, activité individualisée en budget annexe dans les comptes de la régie. Elle compte 1 500 abonnés, soit un taux de pénétration de plus de 50 %, et la commune possède sa propre chaîne de télévision (programme journalier d une demiheure). Depuis 1998, elle exploite aussi l éclairage public d Hauconcourt en qualité de conseillère technique. Elle a également en charge l éclairage public, la signalisation routière et les illuminations de fin d année, ce qui représente près de 1 100 points lumineux et 200 motifs d illumination. La régie emploie neuf agents. Elle est administrée par un conseil d administration et un directeur nommé par le maire. Le conseil d administration se compose de quatre personnes indépendamment du directeur, membre de droit. Cette régie est dotée de la personnalité morale et de l autonomie financière. 3.4.2. Les statuts Les statuts ainsi que le règlement intérieur de la régie ont été demandés à la commune, dans le cadre du contrôle qu elle est censée exercer sur cet organisme. Les seuls documents produits ont été : - la délibération du 12 décembre 1926 autorisant le maire à présenter une demande d exploitation en régie directe du réseau de distribution d énergie électrique à basse tension établi sur les voies publiques de la commune, ceci suite à courrier du 13 février 1926 du préfet de la Moselle invitant la municipalité à en régulariser l exploitation en se conformant au décret du 8 octobre 1917 sur les régies communales. La délibération précise notamment qu aux termes du décret susvisé l administration de la régie se compose d un conseil d administration et d un directeur ; - la délibération en date du 22 janvier 1997 du conseil d administration de la régie municipale d électricité de Talange par laquelle elle accepte de devenir l opérateur du réseau câblé de la ville de Talange. La régie décide en conséquence de modifier son nom qui devient «régie municipale d électricité et de télédistribution de la ville de Talange» et de créer un budget annexe pour la télédistribution. La commune ne dispose donc ni des statuts ni du règlement intérieur de la régie. En réponse, le maire indique que la régie relève du décret du 8 octobre 1917 qui est dérogatoire au régime de droit commun des régies municipales.
La chambre rappelle les dispositions de l article L. 2221-8 du code général des collectivités territoriales selon lesquelles «les communes qui avaient des régies municipales avant le 28 décembre 1926 ont la faculté de conserver la forme de régie simple indirecte en vigueur à moins qu elles ne préfèrent accepter les dispositions du présent chapitre». Elle recommande de préciser clairement l option retenue, dans le cadre des dispositions de l article L. 2221-8 précité. 3.4.3. Les liens financiers entre la régie et la commune Chaque année, conformément aux dispositions du décret du 8 octobre 1917, le conseil municipal délibère sur l affectation des résultats de la régie et affecte au budget communal l excédent du budget de la régie électricité et/ou télédistribution. La chambre constate que les résultats de chacun des exercices 2006 à 2009 sont déficitaires. Dès lors, les reversements de la régie à la commune proviennent pour partie de l excédent cumulé. Au 31 décembre 2009, le résultat de fonctionnement cumulé est déficitaire de 8 313 K. Régie Electricité 2006 2007 2008 2009 Résultat de fonctionnement au 31.12.N - 45 629-15 207-98 008-293 935 Résultat de fonctionnement cumulé au 31.12.N 426 947 411 739 313 731-8 318 Excédent reversé à la commune 167 700 270 000 375 000 250 000 4. LES FINANCES DE LA COMMUNE 4.1. La fiabilité des comptes 4.1.1. Le rattachement des charges et des produits Selon l instruction comptable M14 applicable à la commune de Talange, commune de plus de 3 500 habitants, le rattachement des charges et des produits à l'exercice qu'ils concernent doit être effectué en application du principe d'indépendance des exercices. Les charges et les produits concernés par le rattachement sont des dépenses et recettes de fonctionnement dont les constatations du service fait et les droits acquis sont intervenus avant le 31 décembre de l exercice, l ordonnateur n ayant pas pu, avant la fin de la journée complémentaire, ni recevoir les factures ni liquider les créances correspondantes. Les opérations de rattachement des charges et des produits sont des opérations budgétaires qui font l'objet d'un classement dans les opérations réelles du budget. A la clôture de l'exercice, les produits à recevoir ou les charges à payer, déterminées pour ces dernières à partir de la comptabilité d'engagement, sont enregistrés en classe 7 ou 6, par le débit ou le crédit du compte de rattachement concerné, 408, 418, 428, 438, 448, 468. Une opération de contre passation a lieu sur l exercice suivant. La comptabilité des engagements est matérialisée par un état des produits et des charges rattachés à l'exercice précédent, des mises en recouvrement et en paiement intervenues durant l'exercice. Cet état est établi et émargé par l'ordonnateur et est transmis au comptable.
L étude des comptes de la commune de Talange indique qu aucun compte de rattachement de charges et produits n a été utilisé sur la période. L ordonnateur n a d ailleurs pas pu produire la comptabilité des dépenses et recettes rattachées et les comptes administratifs ne portent aucune indication dans les colonnes réservées à cet effet. L étude des mandats et pièces justificatives fait apparaître que plusieurs paiements effectués en 2008 correspondent à un service fait sur l exercice 2007. Quelques exemples sont indiqués dans le tableau ci-dessous : Compte 6288 Compte 6251 Service fait Date de mandatement Montant Entrées piscine écoles Amnéville 4 ème trim. 2007 27.02.2008 1 035 Entrées piscine écoles Maizières 4 ème trim. 2007 Id. 1 369 Frais déplacements Sept. à déc. 2007 Août 2008 (année scolaire) 1 600 Selon la M14, le principe énoncé ci-dessus peut faire l'objet d'aménagements lorsque les charges et les produits à rattacher ne sont pas susceptibles d'avoir une incidence significative sur le résultat de l exercice. Toutefois, il importe de conserver, chaque année, une procédure identique afin de ne pas nuire à la lisibilité des comptes. La collectivité peut décider d un seuil en dessous duquel le rattachement ne sera pas effectué. Dans la mesure où l assemblée délibérante n a rien décidé, les charges et produits doivent être rattachés à l exercice concerné dès le premier euro. L ordonnateur a précisé en réponse qu une délibération serait prise pour fixer un seuil en dessous duquel le rattachement ne sera pas effectué. 4.1.2. Les charges et produits constatés d avance Toujours en application du principe d indépendance des exercices, sont exclus du résultat annuel les charges et les produits constatés d'avance qui ont donné lieu à émission d'un mandat de paiement ou d'un titre de recettes mais qui se rapportent partiellement ou totalement à l'exercice suivant. A la clôture de l exercice, les charges et produits constatés d'avance donnent lieu à émission d'un mandat ou d un titre d'annulation ou de réduction sur l'article budgétaire et sur le compte de classe 6 ou 7 initialement mouvementé. Dans la comptabilité du receveur municipal, le compte de la classe 6 ou 7 est crédité ou débité par débit du compte 486 "charges constatées d'avance" ou par le crédit du compte 487 «produits constatés d avance». Les comptes 486 et 487 de la commune de Talange ne sont jamais utilisés sur la période. L étude des pièces jointes au compte 2008 indique pourtant que certaines charges ont pesé en totalité sur l exercice 2008 alors qu elles concernaient aussi l exercice 2009. Quelques exemples sont indiqués dans le tableau ci-dessous : Comptes Motif Date mandat Montant Compte 6282 Abonnement télésurveillance du 27.10.08 au 26.10.09 01.10.08 358,80 Abonnement télésurveillance du 22.02.08 au 21.02.09 04.03.08 1 435,20 Compte 6283 Dératisation du 07.04.08 au 06.04.09 22.05.08 336,80
La commune a précisé en réponse qu elle utiliserait dorénavant les comptes des charges et des produits constatés d avance. 4.1.3. Les annexes au compte administratif 4.1.3.1. Les méthodes comptables liées aux amortissements Par délibération du 12 décembre 1996, le conseil municipal a fixé à 2000 francs le seuil unitaire en deçà duquel les immobilisations s amortissent sur une année. La copie de cette délibération est portée au verso du tableau A3 annexe IV du CA 2008. Ce tableau indique que le seuil unitaire est de 300,00 (sans unité) et la date de la délibération est toujours le 12 décembre 1996. Manifestement, la collectivité a corrigé le montant du seuil unitaire par conversion de l unité monétaire franc en euros. Aucune autre délibération n a été prise depuis celle de 1996. Le maire a indiqué, en réponse, qu'une nouvelle délibération serait prise en ce sens. 4.1.4. Le suivi des immobilisations 4.1.4.1. L état de l actif et l inventaire Selon l instruction comptable M14, l'état de l'actif doit être établi tous les deux ans (pour les exercices budgétaires pairs) à partir du fichier des immobilisations. Pour les exercices budgétaires impairs, un état des flux d'immobilisations est établi. L'état de l'actif et l'état des flux d'immobilisations sont signés par le comptable et visés par l'ordonnateur. Ces deux états doivent être produits à l appui du compte de gestion du receveur municipal. Au cours de l instruction, seul l état de l actif au 31 décembre 2004 a pu être produit. Aucun état de l actif n a été produit à l appui des comptes versés à la chambre sur toute la période de contrôle 2005 à 2008. La responsabilité du suivi des immobilisations incombe, de manière conjointe, au comptable et à l'ordonnateur. Le comptable est responsable de leur enregistrement et de leur suivi à l'actif du bilan : à ce titre, il tient l'état de l'actif ainsi que le fichier des immobilisations, documents comptables justifiant les soldes des comptes apparaissant à la balance et au bilan. L ordonnateur est chargé plus spécifiquement du recensement des biens et de leur identification : il tient l'inventaire, registre justifiant la réalité physique des biens. La chambre rappelle le caractère obligatoire du suivi du patrimoine communal en liaison avec les services de la trésorerie. 4.1.4.2. Les immobilisations incorporelles : les frais d études compte 2031 Les frais d études réalisés en vue d un investissement doivent être imputés au compte 2031. Au cours de l exercice 2008, 33 834,84 ont été imputés à ce compte.
Frais d études en 2008 2031 Exercice 2008 Total : 33 834,84 3 815,24 Atelier d'athlétisme Elaboration d'un dossier demande subvention Etude d'opportunité et de faisabilité technique en vue de la réalisation d'un lotissement artisanal 30 019,60 et Etude de faisabilité d''une zone d'extension des crues (projet de création sous la forme d'un lotissement d'activité sur une emprise foncière de 55 000 m²). Les frais d études enregistrés au compte 2031 doivent être virés à la subdivision intéressée du compte d immobilisation en cours, compte 23, lors du lancement des travaux par une opération d ordre budgétaire. Dès qu il est constaté qu ils ne seront pas suivis de réalisation, les frais correspondants doivent être amortis sur une période qui ne peut dépasser cinq ans puis, entièrement amortis, ils seront sortis du bilan. Les études réalisées en 2008 sur la création d'un lotissement artisanal et d'une zone d'extension des crues de la zone n ont pas encore donné lieu à réalisation de travaux, ni même à une ouverture d une procédure d appel d offres. Si la commune n envisage pas de réaliser ces investissements à court ou moyen terme, elle pourrait amortir ces frais d études dans les conditions prévues par la réglementation (maximum cinq ans) puis les sortir du bilan. En l absence d amortissement, ces frais pèsent inutilement sur le fonds de roulement. 4.1.4.3. Les immobilisations corporelles 4.1.4.3.1. L amortissement des biens de faible valeur La collectivité a fixé à 300 le seuil d amortissement des biens de faible valeur. Il s agit d un seuil unitaire, le montant de 300 devant être comparé au prix individuel de chaque bien. Or certains biens sont immobilisés et amortis par lot. Par exemple, si les extincteurs ont bien été immobilisés individuellement et amortis en un an, quand leur valeur individuelle TTC était inférieure à 300, tel n est pas le cas des biens inscrits en matériel de bureau et informatique, qui ont été le plus souvent été amortis par lot, alors même que le bien individuel avait une valeur inférieure à 300 TTC. Des biens d une valeur unitaire de 69,60 TTC se trouvent ainsi amortis sur quinze ans. De plus, l instruction M14 précise : «par mesure de simplification et sauf décision contraire de l'ordonnateur, ces biens (de faible valeur) sont sortis de l'actif dès qu'ils ont été totalement amortis, c'est-à-dire le 31 décembre de l'année qui suit celle de leur acquisition». L ordonnateur a précisé en réponse qu'une nouvelle délibération serait prise en ce qui concerne l'amortissement des biens de faible valeur. 4.1.4.3.2. L imputation comptable des dépenses d investissement Au compte 2135 de l exercice 2008, «installations générales, agencements et aménagement des constructions», ont été comptabilisés 72 306,11, somme correspondant au paiement de la maintenance des installations sanitaires et de chauffage de plusieurs bâtiments de la commune, telles les écoles, dans le cadre d un marché de services, dont l objet est l exploitation des installations thermiques de la commune. Le marché se décompose en trois prestations : - la fourniture des fluides et combustibles (P1), les dépenses correspondantes sont imputées au compte 60621 ;
- la conduite, l entretien courant, la maintenance et le dépannage des installations (P2) (dépenses imputées au 6156) ; - la garantie totale (P3) comprend une partie révisable, l autre non révisable. L ensemble des dépenses correspondant à la garantie totale est imputée au compte 2135, c est-à-dire en investissement. La partie révisable correspond à des prestations visant à assurer la remise en état des installations et leur maintien en état de fonctionnement (MRE) et à des prestations visant à assurer une garantie totale avec le gros entretien, le remplacement et renouvellement des installations (REN). Le cahier des clauses techniques particulières du marché précise que la garantie totale P3 vise à prendre toute disposition pour assurer le fonctionnement des équipements afin de pourvoir, à la fin du marché, remettre à la commune une installation en parfait état de marche. La circulaire n INTB0200059C du 26 février 2002 relative aux règles d imputation des dépenses du secteur public local indique qu une dépense portant sur un bien déjà inscrit à un compte d immobilisation a un caractère d immobilisation lorsqu elle a pour effet une augmentation de la valeur de ce bien ou une augmentation notable de sa durée de vie (appréciée par rapport à la durée normale des biens de même catégorie) ; mais elle a un caractère de charges si elle a pour effet de maintenir le bien dans un état normal d utilisation jusqu à la fin de sa durée de vie. Cette circulaire précise que les dépenses d entretien et de réparation constituent des charges, quelque soit le montant, à partir du moment où l opération n a eu pour effet que de maintenir ou de remettre en état de marche le bien sans augmenter sa valeur réelle ni sa durée de vie. Les factures liées aux prix P3 partie révisable, auraient donc dû être imputées en fonctionnement, au même titre que celles liées au prix P2 puisque les prestations facturées à ce niveau visent à maintenir les installations en état de fonctionnement. En revanche, les factures liées aux prix P3, partie non révisable, correspondent à des prestations visant à assurer la mise en conformité des chaufferies, la mise en œuvre de systèmes de télé-activités et la création d une chaufferie centrale. Il s agit de dépenses d amélioration imputées à bon droit en investissement. En définitive, en 2007, quatre factures ont été mandatées au compte 2135 au lieu du compte 6156 pour 31 017. En 2008, le montant est de 32 924,93. Des montants sensiblement identiques apparaissent à chaque exercice sur toute la durée de vie du contrat depuis 2003. De 2004 à 2008, c est près de 150 000 qui ont, ainsi, pesé à tort sur la section d investissement du budget communal. Par ailleurs le patrimoine communal n étant pas suivi de manière rigoureuse, les factures sont imputées globalement et non chaufferie par chaufferie alors que le prestataire fournit le montant des prestations forfaitaires par lieu d intervention. Un numéro d inventaire aurait dû être donné à chaque installation. De plus, aucun bien porté au compte 2135 n est amorti alors que le conseil municipal, conformément aux préconisations de la M14, a décidé d amortir les installations et appareils de chauffage sur vingt ans. L ordonnateur a précisé en réponse que la commune procéderait, dès le prochain conseil municipal à l'imputation des dépenses liées au P3 en section de fonctionnement pour
la partie qui concerne la maintenance des équipements et qu il serait par ailleurs procédé à l'amortissement des biens portés au compte 2135. 4.1.4.3.3. Les immobilisations en cours Au 31 décembre 2009, les comptes d immobilisations en cours présentaient un solde de 7 639 824. Ce solde est élevé en raison des retards dans les transferts vers le compte d imputation définitive. Ainsi, entre 2003 et 2009, il n a été porté au crédit du compte 23 que 60 685 en 2004 et 619 951 en 2007. Il s en suit une absence d amortissement pour ces biens, c'està-dire absence de recette d ordre d investissement. Le fonds de roulement s en trouve pénalisé. L ordonnateur a précisé, en réponse, qu étaient principalement concernés des travaux réalisés sur des bâtiments non amortissables et que la ville avait fait le choix d'amortir uniquement les biens dont l'amortissement est obligatoire. 4.1.4.4. Les immobilisations financières Le compte 266, «autres formes de participation», présente un solde de 1 966. Interrogée à ce sujet, la collectivité a indiqué qu il s agissait de 100 parts sociales d une valeur nominale de 20 acquises par la commune auprès d un établissement de crédit coopératif, lors de l exercice 2000. Le descriptif des immobilisations financières devrait figurer dans l annexe au compte administratif au titre des organismes dont la commune détient une part du capital. L ordonnateur a précisé en réponse que l'annexe budgétaire serait complétée. 4.1.5. Les cessions 2008 Un camion benne et une barque de pompier, qui ne figuraient pas à l actif communal, ont été vendus pour 1 500 et 300 en 2008. Le montant de la vente a été enregistré au compte 775. Or, selon l instruction M14, le compte 775 doit être crédité du prix des cessions d actif figurant aux comptes 20, 21, 26 et 27. Les biens cédés ne figurant pas aux comptes d immobilisations indiqués ci-dessus, le montant de la vente devait être enregistré en produit exceptionnel, compte 778 et non au compte 775. De plus, les biens cédés ne figurant pas au compte d actif 21, il n est pas possible de déterminer leur valeur nette comptable et, en conséquence, la plus ou moins-value, égale à la différence entre la valeur nette comptable du bien et son prix de vente. La même remarque peut être faite concernant la cession de deux parcelles de terrain à deux particuliers, en mai et octobre 2008 pour 468 et 455 et la cession de terrain, à une SCI, en avril 2008, pour 9 900. L ensemble des cessions de ces biens a donné lieu à l inscription d une plus-value fictive de 12 623 sur l exercice 2008. Les recettes d ordre en investissement ont donc été surévaluées de ce montant en 2008 et le résultat exceptionnel sous-évalué d autant.
Par ailleurs la cession du camion benne et de la barque de pompier ne figurent pas à l annexe récapitulative des sorties du patrimoine du compte administratif 2008, d où la différence de 1 800 observée entre le compte administratif et le compte de gestion 2008. La même remarque peut être faite en ce qui concerne le compte administratif 2009, l état des sorties d immobilisations étant incomplet. L ordonnateur a indiqué en réponse que la ville utilise depuis 2009 le compte réglementaire 778 «produits exceptionnels» pour comptabiliser les cessions de biens noninscrits à l'actif. 4.1.6. Les acquisitions 2008 et 2009 Les acquisitions de terrains réalisées en 2008 et 2009 ont conduit à une entrée dans l actif communal par le biais d un débit au compte d immobilisation concerné, (compte 2111 s agissant d un terrain). Ces entrées d immobilisations doivent être répertoriées à l annexe IV du compte administratif. Or, ils ne figurent pas au compte administratif 2008 et y figurent de façon incomplète pour l exercice 2009. L ordonnateur a indiqué en réponse que L'annexe IV serait dûment complétée à l'avenir. 4.1.7. Les garanties d emprunts Selon l annexe au compte administratif 2008, la commune accorde sa garantie aux emprunts contractés par la régie municipale d électricité et de télédistribution de Talange (RMETT), régie de droit public, à des sociétés de droit privé réalisant des opérations de construction de logements sociaux ainsi qu à l AS Talange, association sportive de droit privé. Si les garanties d emprunt concernant la régie municipale d électricité et de télédistribution de Talange et les sociétés réalisant des opérations de construction de logements sociaux n appellent pas d observation, il n en n est pas de même s agissant de l AS Talange. L article L. 113-1 alinéa 1 du code du sport stipule que «les collectivités territoriales ne peuvent accorder de garanties d'emprunt ni leur cautionnement aux associations sportives mentionnées aux articles L. 121-1 et L. 121-2» (c'est-à-dire les associations constituées conformément aux dispositions de la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d'association ou, lorsqu'elles ont leur siège dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, conformément au code civil local, ainsi que les associations sportives scolaires et universitaires). Il précise à l alinéa 2 que «toutefois, les collectivités territoriales ou leurs groupements peuvent accorder leur garantie aux emprunts contractés en vue de l'acquisition de matériels ou de la réalisation d'équipements sportifs par des associations sportives dont le montant annuel des recettes n'excède pas 75 000». Si les recettes de l association ne dépassent pas 75 000, l annexe au compte administratif 2008 de la commune indique que l emprunt est souscrit «pour la trésorerie de l AST». Il a donc pour but d améliorer la trésorerie de l association et non de financer l acquisition de matériels ou la réalisation d un équipement sportif.
La garantie d emprunt accordée à l AS Talange ne respecte donc pas les dispositions du code du sport. 4.2. La situation financière de la commune Si les charges de fonctionnement sont proches de celles des communes de même catégorie démographique, les produits de fonctionnement sont plus faibles, comme indiqué cidessous : En par habitant en 2009 Talange Département Région Produits 882 975 990 Charges 872 854 887 4.2.1. Les produits courants, les charges courantes et l excédent brut de fonctionnement 4.2.1.1. Les produits courants Les produits courants atteignent 6 716 167 K en 2009 et sont en hausse de 5,5 % par rapport à 2005. Evolution des produits courants 2005 2006 2007 2008 2009 Ressources fiscales 2 947 871 3 056 812 3 153 150 3 218 352 3 272 825 dont impôts locaux 2 763 084 2 885 711 2 987 461 3 070 446 3 168 247 4,4 % 3,5 % 2,8 % 3,2 % dont autres impôts et taxes 184 787 171 101 165 689 147 906 104 578 Dotations 2 931 348 2 896 242 2 897 517 2 867 391 2 764 088 dont DGF 2 208 431 2 152 915 2 097 245 2 122 686 2 100 834 dont attributions de péréq. et comp. 595 588 563 542 577 586 562 163 531 385 dont autres dotations et participations 127 329 179 785 222 686 182 542 131 868 Autres produits courants 484 103 494 425 609 987 803 034 679 254 Total produits courants 6 363 322 6 447 479 6 660 654 6 888 777 6 716 167 La fiscalité et les dotations représentent 90 % des produits courants. La fiscalité Les produits fiscaux ont progressé de 14,7 % sur la période et la fiscalité locale représente 47,2 % des produits courants en 2009, alors qu ils représentaient 43,7 % des mêmes produits en 2005. Evolution de la fiscalité locale 2006 2007 2008 2009 2010 (attendu) Fiscalité locale 731 2 885 711 2 987 461 3 070 446 3 168 247 2 356 795 % / N-1 4,4 % 3,5 % 2,8 % 3,2 % Cette progression correspond chaque année à une évolution des bases et des taux, le conseil municipal ayant voté 2 % d augmentation par an jusqu en 2007, puis 1,5 % en 2008, 1 % en 2009 et 1,50 % en 2010.
Hors taxe professionnelle, les taux et les bases présentent des valeurs plus élevées que les moyennes départementales et régionales. Si les bases ont augmenté de près de 2 % jusqu en 2009, en 2010 elles ne progressent que de 0,3 % par rapport à 2009 et le produit fiscal attendu en 2010 est en baisse par rapport aux exercices précédents, malgré l augmentation des taux votés pour 2010. En raison de ces hausses successives, les taux sont désormais supérieurs à ceux constatés dans le département pour les communes de la même strate. Comparaison des taux Taux 2009 Talange Taux moyen de la strate 2009 Taux 2010 Talange TH 16.05 11.85 16.29 TFB 20.33 17.00 20.63 TFNB 85.27 46.49 86.54 TP 17.38 12.38 17.63 La commune adhère à la communauté de communes du Sillon Mosellan, EPCI à fiscalité additionnelle. Les dotations Elles représentent, en 2009, 41,2 % des recettes courantes et sont en régression sur la période de 5,7 %. Si elles sont égales aux valeurs moyennes de référence, elles représentent un pourcentage plus élevé des produits de fonctionnement : 41 % pour Talange contre 38 % et 36 % pour les communes de même catégorie démographique au niveau du département et de la région. Leur diminution est donc plus sensible pour Talange que pour les autres communes. Les produits divers Ils ont progressé de 40 % de 2005 à 2009 mais ne représentent que 10 % des produits courants de fonctionnement. Il s agit principalement des excédents de la régie électricité et télédistribution reversés. 4.2.1.2. Les charges courantes Les charges courantes s élèvent à 6 169 462 en 2009 et ont progressé de 8,8 % entre 2005 et 2009. Evolution des charges courantes 2005 2006 2007 2008 2009 Achats et charges externes 1 300 080 1 410 471 1 352 191 1 500 101 1 481 816 Frais de personnel 3 255 733 3 266 692 3 413 785 3 304 377 3 348 422 Evolution de N / N-1 8,7 % 0,4 % 4,5 % - 3,2 % 1,3 % Evolution N / 2005 0,4 % 4,9 % 1,5 % 2,8 % Subventions et participations versées 907 877 997 928 975 282 1 097 221 1 160 324 Evolution de N / N-1 3,4 % 9,9 % - 2,3 % 12,5 % 5,7 % Impôts et taxes 45 633 51 018 44 137 35 209 31 903 Autres charges de gestion courante 160 972 158 994 272 220 132 425 146 997 Total charges courantes 5 670 295 5 885 103 6 057 615 6 069 333 6 169 462
Les dépenses de personnel Elles évoluent irrégulièrement sur la période mais, entre 2005 et 2009, leur progression n est que de 2,8 %. Leur montant par habitant est proche de la moyenne des communes de la strate : En euros / habitants en 2009 Talange département région Dépenses de personnel 428 390 432 Les dépenses de personnel représentent cependant plus de la moitié des charges courantes de fonctionnement, (54,3 % en 2009). Le ratio de rigidité des charges de structure (couverture des charges de personnel, contingents et intérêts / par les produits) se situe à 60 % depuis 2005, (61 % en 2008). Les subventions et participations Leur montant est important pour une commune d environ 8 000 habitants. Elles s élèvent à 1 160 324 en 2009. Elles ont augmenté en moyenne de près de 27,8 % entre 2005 et 2009 et représentent 18,8 % des charges courantes en 2009. Le montant versé par habitant à Talange est nettement supérieur au montant versé dans les communes de même catégorie du département et de la région. En euros / habitants en 2009 Talange département région Participations 54 30 31 Subventions 95 82 73 4.2.1.3. L excédent brut de fonctionnement L excédent brut de fonctionnement diminue de 21 % sur la période malgré une amélioration en 2008. Si les charges courantes augmentent globalement sur la période, leur croissance est de plus en plus faible d une année à l autre. L effort, constaté sur ce plan, est annihilé par la stagnation des produits, voire leur diminution de 3 % en 2009. Si l on compare l excédent brut de fonctionnement en euros par habitant en 2008, il représente 97 par talangeois, alors qu au niveau départemental il représente 146 par habitant et 157 au niveau régional. 2005 2006 2007 2008 2009 Total produits courants 6 363 322 6 447 479 6 660 654 6 888 777 6 716 167 1 % 3 % 3 % - 3 % Total charges courantes 5 670 295 5 885 103 6 057 615 6 069 333 6 169 462 4 % 3 % 0 % 2 % EXCEDENT BRUT FONCTIONNEMENT 693 027 562 376 603 039 781 435 546 705 Une réflexion portant à la fois sur les produits et sur les charges doit être engagée par la commune. Les charges de personnel étant difficilement compressibles à court terme, l évolution des participations et surtout des subventions versées doit être suivie avec attention.
4.2.2. Les résultats Evolution du résultat financier et exceptionnel En euros 2005 2006 2007 2008 Résultat financier - 301 186-307 725-315 107-311 800 Produits exceptionnels 367 184 207 227 1 991 164 226 862 Charges exceptionnelles 69 754 85 400 79 298 93 097 Résultat exceptionnel (hors opérations d ordre) 297 430 121 827 1 911 867 133 765 Le résultat financier n est constitué que des charges d intérêts des emprunts et commence à diminuer en 2009 en raison du remboursement en 2008 d un emprunt contracté pour l aménagement du Lang Four. Le résultat exceptionnel réel est toujours nettement excédentaire grâce à de nombreuses cessions d actifs, en particulier celles réalisées en 2007 par la vente des terrains aménagés du Lang Four. Si on le complète des écritures de cession d actif pour ordre, comptes 776, 675 et 676, et des opérations de reprises de provisions exceptionnelles, compte 787 (110 000 ), il devient alors le plus souvent négatif et ne concourt pas à l amélioration de l excédent brut de fonctionnement. Le résultat de fonctionnement, comme indiqué ci-dessous, a diminué de 58,3 % de 2005 à 2009. 2005 2006 2007 2008 2009 Résultat de l exercice 183 998 56 437 129 294 232 265 76 811 4.2.3. La capacité d autofinancement et la dette Après une baisse en 2007, la capacité d autofinancement brute a plus que doublé en 2008 mais reste très inférieure à la moyenne des communes de la même catégorie (54 /hab contre 112 ). Elle diminue, à nouveau de façon importante, en 2009 et ne permet pas de rembourser le capital de la dette à chaque exercice. 2005 2006 2007 2008 2009 CAF brute 394 080 256 865 223 754 430 180 258 462 dette 815 475 774 523 1 937 803 718 441 723 534 CAF nette - 421 395-517 658-1 714 049 288 264-465 072 La dette en capital a légèrement diminué sur la période, 7 738 K en 2005 à 7 229 K en 2009. L annuité de la dette, capital et intérêts, est de 993 K fin 2009 ; ramenée par habitant, elle apparaît du même ordre de grandeur que la moyenne de la strate de 127 par habitant. Le besoin de financement élevé est ainsi dû à la faiblesse de la CAF brute. La commune doit donc veiller à améliorer de façon durable son excédent brut de fonctionnement. Un besoin de financement permanent et de hauteur constante est le signe d une situation financière tendue. Les investissements futurs devront être étudiés avec attention, les excédents de la régie et les cessions d actifs n étant pas des recettes pérennes.
La collectivité a cependant précisé que les investissements futurs seraient financés par des cessions immobilières. 4.2.4. L investissement Les dépenses d équipement, de 961 510 en 2009, sont en dessous de la moyenne de la strate avec 123 par habitant contre 363. Ils sont financés à près de 75 % par l emprunt et à 15 % par les ressources externes et internes de la commune, le reste étant prélevé sur le fonds de roulement. 2005 2006 2007 2008 2009 CAF nette - 424 395-517 658-1 714 049-288 261-465 072 Ressources propres 1 237 078 640 039 2 571 392 772 747 618 219 dont FCTVA + TLE 213 785 227 577 220 925 240 208 467 735 dont Subvent transf et non transf 259 664 281 778,34 369 863 357 248 19 956 dont Cessions d'actifs 759 949 119 613 1 976 044 173 223 124 000 dont autres recettes d'investissement 2 779 10 012 4 398 5 940 dont dettes non bancaires 901 1 058 162 2 068 589 Financement disponible dégagé par la commune 812 683 122 381 857 343 484 486 153 147 Recettes d'emprunts 807 862 1 400 000 500 000 1 040 000 700 000 Financement disponible 1 620 545 1 522 381 1 357 343 1 524 486 853 147 Dépenses d'investissements 1 621 993 1 492 886 1 524 977 1 436 899 961 510 Apport ou prélèvement au FDR - 1 448 29 495-167 634 87 587-108 363 Malgré le recours systématique à l emprunt, les recettes de cessions patrimoniales annuelles, le FCTVA reçu par anticipation en 2009 et des dépenses d investissements en diminution, le prélèvement sur le fonds de roulement communal est intervenu sur trois des cinq exercices passés. La commune doit impérativement veiller à améliorer sa capacité d autofinancement. 4.2.5. Fonds de roulement, besoin en fonds de roulement et trésorerie La commune consomme son fonds de roulement alors que celui-ci n a pas un niveau très élevé. Il représente 25 par habitant alors que la moyenne de la strate se situe à 127 par habitant au niveau départemental et 149 au niveau de la région en 2009. En K 2005 2006 2007 2008 2009 FDR 321 350 182 307 198 BFR - 201-330 - 148-148 - 218 Trésorerie 522 680 330 657 416 4.2.6. Conclusion La situation financière de la commune est préoccupante. Talange devra à la fois agir sur le niveau de ses dépenses, ainsi que sur celui de ses recettes afin de dégager, à minima, les ressources pour couvrir le remboursement de sa dette et rétablir une structure financière équilibrée permettant de dégager l autofinancement nécessaire à ses éventuels investissements. Si de nouveaux investissements sont envisagés par la commune, ils ne devraient pouvoir être financés, sans amélioration significative de ses résultats, que par des ressources propres, telles des ventes d immeubles.
La commune a indiqué, en réponse, qu elle comptait dans un avenir proche sur une augmentation de la fiscalité liée à l arrivée de nouveaux habitants dans les lotissements en cours de construction ou programmés. L avenir de la commune pourrait, par ailleurs, s inscrire positivement dans une intercommunalité de solidarité, via une redéfinition de la carte actuelle. L ordonnateur a précisé que, consciente de sa situation financière, la commune réfléchit continuellement à trouver les solutions qui lui permettent de sortir de cette situation : réalisation de lotissements futurs (+ 1200 habitants) et aménagement d'un lotissement industriel sur d'anciennes friches, en étant conscient de la nécessité de maintenir ses dépenses, voire de les diminuer. 5. LE FONCTIONNEMENT DE LA COMMUNE 5.1. Les délégations du conseil municipal au maire Par délibération du 7 avril 2008, complétée par celle du 23 juin 2008, le conseil municipal a accordé délégation au maire dans les domaines prévus par le code général des collectivités territoriales, conformément à l article L. 2122-22. Ces délégations n appellent pas de remarque à l exception de celle concernant l aliénation de biens mobiliers jusqu à 5 000 alors que l article précité fixe ce montant à 4 600. L ordonnateur a précisé que la commune s'engageait à régulariser le montant des biens autorisés à être aliénés par le maire par délégation de l assemblée délibérante lors d'un prochain conseil. 5.2. Le personnel 5.2.1. Les emplois, l évolution des effectifs et la gestion prévisionnelle des ressources humaines 2005 2006 2007 2008 2009 2010 Evolution EMPLOIS au 01/01 Ouverts 82 84 87 87 89 89 8,5 % Pourvus 68 69 68 68 67 68 0 % Dont TNC 4 5 13 11 3 3 TAUX 82,9 % 82,1 % 78,2 % 78,2 % 75,3 % 76,4 % Emplois aidés ouverts(+) 2 3 11 9 1 1 Emplois aidés pourvus 2 3 11 9 1 1 Non-titulaires 56 53 54 51 52 51-8,9 % Si les emplois ouverts évoluent de 8,5 % sur la période considérée, les emplois pourvus restent au même niveau. Le taux de couverture des emplois, peu élevé, semble s expliquer par l absence de mise à jour des emplois, lors des promotions ou avancement de grade. L ordonnateur a indiqué qu une mise à jour du tableau des effectifs serait effectuée, lors d un prochain conseil municipal. Par ailleurs, la gestion prévisionnelle des ressources humaines de la commune, compte tenu du nombre d agents titulaires, se limite à la prévision des départs à la retraite sur 3 ans.
5.2.2. L absentéisme 2005 2007 2009 Evolution 2005/2007 Maladie ordinaire 780 1 089 528-32,3 % Longue maladie 201 206 80-61,9 % Longue durée 254 546 720 283,5 % Accident du travail 99 187 32-67,6 % Maladie professionnelle 113 49 Maternité 294 Motif syndical Autres raisons 33 22 11 Total 1 367 2 457 1 420 3,9 % Le nombre de jours d absence pour maladie ordinaire diminue de 32,3 % entre 2009 et 2005. Il représente 4,4 jours par agent en 2009 pour 6,19 en 2005. Par ailleurs des mesures ont été mises en place pour faire baisser l'absentéisme : entretien avec le responsable de service lors de la reprise de l'agent absent, possibilité pour l'autorité territoriale d'agir sur le régime indemnitaire, lors de l'établissement des différents tableaux annuels d'avancement, prise en compte à la fois de la qualité du service rendu et également de l'assiduité de l'agent. 5.2.3. La formation Le nombre de jours de formation par agent de la commune est supérieur à la moyenne nationale de 2,7 (synthèse des bilans sociaux 2005, publiée par la DGCL en octobre 2007). 2005 2007 2009 Journées de formation 125 52 56 Agents ayant participé à au moins une formation 14 9 15 Effectif au 32/12 126 128 120 Jours de formation par agent 8 5 3 5.2.4. Les frais de déplacement des assistants d enseignement artistique du conservatoire Le compte 6251, «voyages et déplacements», s élève en 2008 à 4 054,20. Les pièces jointes aux mandats indiquent qu il s agit du remboursement par la commune du trajet domicile-travail des assistants spécialisés en enseignement artistique «spécialité musique» et pour l un d entre eux «danse». Ces trajets sont effectués avec les véhicules personnels des intéressés. Le conseil municipal a décidé, par délibération du 1 er juillet 1986, de créer une école de musique municipale. Il a également décidé de «prendre en charge les frais de déplacement des professeurs sur la base des indemnités kilométriques actuellement en vigueur dans la fonction publique». Une nouvelle délibération du 21 février 2005 précise que les professeurs de musique «pourront être remboursés de leur frais de déplacement à raison d un aller-retour par semaine travaillée, d une distance comprise entre 30 et 50 km aller-retour, aux taux en vigueur dans la fonction publique territoriale». Or, sous réserve des prescriptions de la loi n 82-684 du 4 août 1982 relative à la participation des employeurs au financement des transports publics urbains et des
chèques-transports, les déplacements entre le domicile et le lieu de travail ne peuvent donner lieu à aucun remboursement direct. Seuls peuvent être pris en charge, par la personne publique, les titres d abonnement souscrits par ses salariés pour leurs déplacements au moyen de transport publics de voyageurs entre leur résidence et leur lieu de travail. La chambre recommande donc à la commune de mettre en œuvre un dispositif de prise en charge conforme au cadre fixé par le décret n 2010-676 du 21 juin 2010 instituant une prise en charge partielle du prix des titres d'abonnement correspondant aux déplacements effectués par les agents publics entre leur résidence habituelle et leur lieu de travail (applicable à compter du 1 er juillet 2010) ; «article 1 : en application de l'article L. 3261-2 du code du travail, les fonctionnaires relevant de la loi du 13 juillet 1983 susvisée, les autres personnels civils de l'etat, des collectivités territoriales, de leurs établissements publics administratifs, des établissements mentionnés à l'article 2 de la loi du 9 janvier 1986 susvisée, les agents publics des groupements d'intérêt public ainsi que les magistrats et les militaires bénéficient, dans les conditions prévues au présent décret, de la prise en charge partielle du prix des titres d'abonnement correspondant aux déplacements effectués au moyen de transports publics de voyageurs et de services publics de location de vélos entre leur résidence habituelle et leur lieu de travail. Article 2 : font l'objet de la prise en charge partielle prévue à l'article 1er : 1 ) les abonnements multimodaux à nombre de voyages illimité ainsi que les cartes et abonnements annuels, mensuels ou hebdomadaires ou à renouvellement tacite à nombre de voyages illimités ou limités délivrés par la Régie autonome des transports parisiens (RATP), la Société nationale des chemins de fer (SNCF), les entreprises de l'organisation professionnelle des transports d'ile-de-france ainsi que par les entreprises de transport public, les régies et les autres personnes mentionnées au II de l'article 7 de la loi du 30 décembre 1982 susvisée ; 2 ) les abonnements à un service public de location de vélos. La prise en charge partielle des abonnements mentionnée au 1 n'est pas cumulable avec celle mentionnée au 2 lorsqu'elle a pour objet de couvrir les mêmes trajets. Article 3 : l'employeur public prend en charge la moitié du tarif des abonnements mentionnés à l'article 2. la participation de l'employeur public ne peut toutefois excéder un plafond correspondant à 50 % de la somme des tarifs des abonnements annuels cumulés permettant d'effectuer depuis Paris le trajet maximum et le trajet minimum compris à l'intérieur de la zone de compétence de l'autorité organisatrice des transports de la région Ile-de-France. La participation de l'employeur public se fait sur la base du tarif le plus économique pratiqué par les transporteurs. Cette participation couvre le coût du ou des titres de transport permettant aux agents d'effectuer le trajet dans le temps le plus court entre leur résidence habituelle la plus proche de leur lieu de travail, et leur lieu de travail. Toutefois, les prises en charge supérieures au plafond mentionné au deuxième alinéa, que les collectivités territoriales et leurs établissements publics administratifs ont mises en place antérieurement à l'entrée en vigueur du présent décret, peuvent être maintenues au profit de l'ensemble de leurs agents». L ordonnateur a indiqué en réponse que cette décision a été prise dans le cadre de l article L. 2121-29 du code général des collectivités territoriales car d'intérêt local, celui de permettre à des élèves de bénéficier d'un ensemble de cours de musique, nécessaire dans tout
conservatoire et dispensés par des professeurs, dont le lieu de domicile est éloigné, sans quoi, il serait impossible d'apporter cet enseignement riche par sa diversité. La chambre estime que l intérêt local supposé de la commune n autorise ni le conseil municipal, ni le maire, à s affranchir des principes fixés en matière de régime indemnitaire par l article 88 de la loi n 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et par l article 1 er du décret n 91-875 du 6 septembre 1991 et dont il ressort que les organes délibérants des collectivités territoriales déterminent le régime indemnitaire dans la limite des régimes applicables aux agents de l Etat ; l octroi d une indemnité kilométrique pour frais de déplacement entre le domicile et le lieu de travail n étant prévu ni pour les agents de l Etat, ni pour ceux des collectivités territoriales, quelles que soient les fonctions exercées. 6. LES RELATIONS AVEC LES ASSOCIATIONS 6.1. L évolution des subventions versées 2005 2006 2007 2008 2009 657 600 648 680 658 659 610 691 468 740 876 dont CCAS 145 400 105 000 112 500 120 000 147 000 dont org privés 409 858 527 615 499 788 523 860 544 910 dont org publics 45 390 48 043 47 323 47 608 48 966 Si les subventions aux organismes publics augmentent de 7,9 % sur la période considérée, les subventions aux organismes privés augmentent, quant à elles, de 33 %, augmentation liée au financement d activités périscolaires. 6.2. Les conventions avec les associations Si l annexe au compte administratif indiquant la liste des concours attribués par la commune sous forme de prestations en nature ou de subventions, présente les prestations en nature celles-ci ne semblent faire l objet ni de valorisation, ni de conventions de mise à disposition. L absence de valorisation des prestations en nature ne permet pas de savoir si le concours est supérieur au seuil de 23 000. Or, aux termes l article 10 de la loi n 2000-321 du 12 avril 2000, une convention doit être passée avec les organismes de droit privé bénéficiant d une subvention annuelle supérieure à 23 000 définissant l'objet, le montant et les conditions d'utilisation de la subvention attribuée. Lorsque la subvention est affectée à une dépense déterminée, l'organisme de droit privé bénéficiaire doit produire un compte rendu financier qui atteste de la conformité des dépenses effectuées à l'objet de la subvention. Si l aide attribuée représente un montant supérieur à 75 000 ou représente plus de 50 % du produit figurant au compte de résultat de l organisme, l organisme attributaire doit figurer, aux termes de l article L. 2313-1 4 du code général des collectivités territoriales, dans une liste annexée aux documents budgétaires de la commune. Par ailleurs, aux termes des articles 1 et 2 du décret n 2006-887 du 17 juillet 2006 relatif à la publication par voie électronique des subventions versées aux associations de droit français et aux fondations reconnues d utilité publique, «à l'exception des aides attribuées en application d'une loi ou d'un règlement, toute subvention versée sous forme monétaire ou consentie sous la forme d'un prêt, d'une garantie ou d'un avantage en nature à une association
de droit français ou à une fondation reconnue d'utilité publique fait l'objet, de la part de la personne morale de droit public l'ayant attribuée, d'une publication sous forme de liste annuelle comprenant le nom et l'adresse statutaire de l'organisme bénéficiaire ainsi que le montant et la nature de l'avantage accordé. Cette liste est rendue accessible au public à titre gratuit par la personne morale de droit public sur un site d'information relié au réseau internet ou sur tout autre support numérique». Cette disposition n a pas été mise en œuvre par la commune. L ordonnateur a indiqué que «la commune avait commencé en 2010 à mettre en place un dispositif permettant d'évaluer et de valoriser les prestations en nature octroyées aux associations, mesure qui ne sera quantifiable qu'à la fin de l'année 2010». 6.3. Les relations de la commune avec l office culturel municipal L office culturel municipal (OCM) est une association présidée par la conseillère municipale de la commune «déléguée générale à la culture». L association est domiciliée dans les locaux de la mairie, et n a pas de local propre, la commune indiquant qu elle mettait une salle de réunion à disposition en tant que de besoin. L association bénéficie également des moyens logistiques de la commune. La convention financière pour l année 2009, non signée par l association, a été produite par la commune. Elle indique l objectif général de l office culturel municipal : - coordonner les manifestations culturelles de la ville de Talange ; - impulser une véritable dynamique auprès des acteurs culturels et associatifs locaux ; - développer des programmations destinées au public scolaire ; - soutenir des manifestations ou actions proposées par des associations locales sous forme de coproduction ou toute forme convenue entre les parties ; - diffuser les informations culturelles, socioculturelles et sportives ; - promouvoir les manifestations culturelles destinées aux jeunes. Les actions, dont l association s assigne la réalisation seule ou en partenariat, sont les suivantes : - programmation jeune public et familles ; - programmation musique ; - programmation à destination des écoles ; - programmation d animations bibliothèque ; - actions ponctuelles (fête de la musique, feux de l été ) ; - festival «hommes et usines» ; - prix littéraire de la ville de Talange ; - actions dans le cadre du PTEA (plan territorial d éducation artistique de la direction régionale des affaires culturelles).
La subvention de la commune a été fixée à 83 000, sur un budget prévisionnel de l association de 119 200, dont 15 000 de la région et 3 000 de la direction régionale des affaires culturelles. L association fournit les bilans d activité et comptables prévus à l article 6 de la convention, en même temps que la demande de subvention. Cependant le bilan financier se limite à un compte de résultats présenté, en particulier, sans numéros de comptes. S agissant de la demande de subvention 2009, la composition du bureau figurant sur la première page du document ne fait pas apparaître de trésorier. Les documents produits indiquent cependant que le conseil d administration 2008/2009 se compose, outre la présidente, d un trésorier, d une secrétaire et de neuf assesseurs dont le maire de Talange. Il apparaît en fait, à la lecture des rapports annuels du commissaire aux comptes, que la comptabilité de l association est tenue par le rédacteur chef responsable du service culturel de la ville, car le commissaire aux comptes le remercie chaque année pour «la bonne tenue des pièces comptables». Il n y a par ailleurs pas de rapport financier joint aux comptes-rendus d assemblée générale contrairement à ce qui est indiqué, le rapport du commissaire aux comptes ne pouvant en tenir lieu. De plus, l agent du service municipal de la culture, des sports et de la communication, chargé de la culture, a, selon l organigramme fourni par la commune, les activités suivantes dont la plupart relèvent en grande partie de l office culturel municipal : - direction du théâtre «Jacques BREL» ; - festival «hommes et usines» ; - organisation de la programmation culturelle ; - résidences d artistes ; - partenariat avec différentes collectivités (direction régionales des affaires culturelles, région, département ) ; - prix littéraire de la ville ; - aide à l organisation de manifestations organisées par des associations ; - liens avec le conseil d administration de l office culturel municipal. L office culturel municipal, association possédant la personnalité morale, apparaît donc dans son fonctionnement même, très dépendant de la commune de part le personnel communal qui y travaille de fait et la logistique dont elle bénéficie. L office culturel municipal a par ailleurs reçu de la commune les subventions suivantes, en augmentation de 13 % entre 2005 et 2009, qui s explique notamment par le recrutement à compter du 1 er avril 2009 d un contrat initiative emploi. OCM 2005 2006 2007 2008 2009 Subvention accordée 73 000 79 000 76 000 81 800 83 000 Bien que le maire ait indiqué en réponse qu une convention de mise à disposition de moyens humains et logistiques serait signée entre la commune et l'office culturel municipal, la chambre recommande de réintégrer dans ses services les activités exercées par ce dernier.
6.4. Les relations de la commune avec l office municipal des sports de Talange L office municipal des sports (OMS) est une association présidée par le conseiller municipal de la commune «délégué général aux sports», le vice-président étant également un conseiller municipal, «délégué aux équipements sportifs». Tout comme l office culturel municipal, l office municipal des sports est domicilié dans les locaux de la mairie, sans pour autant avoir de local propre. L association bénéficie également des moyens logistiques de la commune. Aux termes de la convention financière signée annuellement avec la commune, l association a pour objectif de : - coordonner les manifestations sportives sur la ville de Talange ; - impulser une véritable dynamique auprès des acteurs sportifs et associatifs locaux ; - soutenir financièrement des manifestations ou actions proposées par des associations locales sous forme de co-production ou toute forme convenue entre les parties ; - diffuser les informations sportives ; - promouvoir les manifestations destinées aux jeunes ; - gérer les installations sportives appartenant à la ville de Talange. Les actions dont l association s assigne la réalisation seule ou en partenariat sont les suivantes : - fête du sport ; - réception du monde sportif ; - animations sportives hors temps scolaire ; - actions ponctuelles de promotion de l'activité sportive (téléthon, course du cœur ) ; - fête de la jeunesse et de la citoyenneté ; - macadam sport. Il est indiqué, dans le procès-verbal de l assemblée générale ordinaire de l office municipal des sports du 10 mars 2010, que le président de l association remercie l agent du service de la culture, des sports et de la communication de la commune chargé des sports d avoir pu s intégrer aussi rapidement à l équipe de l office municipal des sports après le départ de son prédécesseur. Il est également précisé dans le même procès-verbal qu il y a une personne à temps complet dans les services de l office municipal des sports S pour gérer toutes les manifestations de la ville ; il s agit de la même personne, l l office municipal des sports n ayant pas dans ses comptes, de frais de personnel. Des félicitations sont aussi adressées à la secrétaire du service de la culture de la commune ainsi qu au responsable de ce même service. Le trésorier, qui présente un rapport financier, ne fait cependant pas partie du personnel de la commune.
L office municipal des sports a, par ailleurs, reçu les subventions suivantes de la commune, dont le montant a plus que doublé entre 2005 et 2009. OMS 2005 2006 2007 2008 2009 Subvention accordée 13 000 21 000 18 000 24 000 28 000 Bien que le maire ait indiqué en réponse qu une convention de mise à disposition de moyens humains et logistiques serait signée entre la commune et l'office culturel municipal, la chambre recommande de réintégrer dans ses services les activités exercées par ce dernier. 7. RECOMMANDATIONS 1. Veiller à ce que les mises à disposition d agents de la commune s effectuent dans le respect des règles relatives au cumul d emplois. 2. Etablir une comptabilité des engagements afin de recenser les dépenses et recettes à rattacher, condition indispensable au respect du principe comptable d indépendance des exercices. Eventuellement décider d un seuil en dessous duquel les charges et produits ne seront pas rattachés. Indiquer les charges et produits rattachés dans les colonnes du compte administratif réservées à cet effet. 3. Veiller à utiliser les comptes de charges et produits constatés d avance afin de garantir la fiabilité du résultat comptable communal. 4. Mettre à jour l annexe IV A3 du compte administratif sur la base d une nouvelle délibération. 5. Etablir et maintenir à jour l inventaire du patrimoine communal. Transmettre ces informations au comptable, afin que soit établi l état de l actif conforme à cet inventaire. 6. Revoir le traitement comptable des frais d études selon qu ils sont ou non suivis de réalisation. 7. Respecter le seuil fixé par l assemblée délibérante sur l amortissement des biens de faible valeur. 8. Sortir de l actif les biens de faible valeur, dès leur amortissement complet. 9. Veiller à l exacte imputation des dépenses de charges. 10. Procéder à un inventaire précis des chaufferies et du matériel qui s y rapporte et respecter les décisions du conseil municipal sur les durées d amortissement. 11. Transférer du compte 23, «immobilisations en cours», au compte 21 les travaux immobilisables terminés. 12. Remplir les annexes au compte administratif conformément aux articles L. 2313-1 et R. 2313-3 du code général des collectivités territoriales. 13. Veiller à inscrire la nature des immobilisations financières dans les documents budgétaires. 14. Revoir l enregistrement des cessions de biens immobiliers non inscrits à l actif communal afin de présenter des inscriptions comptables sincères et un résultat de l exercice fiable. 15. Veiller à la concordance entre les annexes du compte administratif décrivant les sorties d actifs et le compte de gestion d un exercice donné.
16. Veiller à servir l annexe des entrées d immobilisations de façon exhaustive pour une complète information de l assemblée délibérante et une concordance avec le compte de gestion. 17. Veiller à respecter le code du sport lors de la garantie d un emprunt contracté par une association sportive. 18. Revoir la délégation accordée au maire relative à l aliénation de biens mobiliers, conformément à l article L. 2122-22 10 du code générale des collectivités territoriales. 19. Procéder à la mise à jour du cadre des emplois de la commune. 20. Mettre en œuvre un dispositif de prise en charge des trajets domicile-travail des professeurs du conservatoire de musique et de danse conforme au cadre fixé par le décret n 2010-676 du 21 juin 2010. 21. Publier par voie électronique les subventions versées aux associations conformément aux articles 1 et 2 du décret n 2006-887 du 17 juillet 2006. 22. Réintégrer dans les services de la commune les activités exercées par l office culturel municipal. 23. Réintégrer dans les services de la commune les activités exercées par l office municipal des sports. Telles sont les observations et recommandations que la chambre régionale des comptes a souhaité formuler sur la gestion de la commune de Talange.