CHAPITRE V : VILLES ET URBANISATION EN FRANCE Lire le livre pages 228 à 247 I LA POPULATION DE LA FRANCE EN 2017 Cartes : doc. 1 et 4 pages 226-227 + doc. 1 et 2 pages 238-239 La France compte aujourd'hui environ 65 millions d habitants. L'augmentation de la population est assez régulière, grâce à l'accroissement naturel (natalité moins mortalité, 800.000 naissances par an 600.000 décès). L'immigration étrangère représente environ 100.000 personnes par an, en partie légale, en partie clandestine. Pourtant, la France devient, petit à petit, un pays de retraités (19 % de plus de 65 ans) La France est composée d environ 36000 communes, 101 départements, 18 régions (13 en métropole, 5 outre-mer). Le découpage des communes est un héritage des paroisses d'ancien Régime. Le découpage des départements existe depuis 1791. Le découpage des régions administratives est assez récent (1955-1960) et a été refait en 2015. Parfois, des «identités régionales» existent et sont valorisées : Bretagne, Corse, Alsace, Auvergne, Languedoc,. La population est très inégalement répartie. Il y a des zones très peuplées et d autres très vides, des villes où le logement est difficile et des campagnes où les maisons tombent en ruines. La carte page 238 présente les densités de population à l échelle nationale. On observe quelques caractères généraux de la démographie de la France : 1) très fortes densités dans quelques grandes villes, principalement Paris, Lille, Lyon, Marseille, et une quinzaine d autres villes importantes ; 2) fortes densités le long des frontières Nord et Est ainsi que le long des littoraux de l Atlantique (de Calais à La Rochelle) et de la Méditerranée (de Perpignan à Nice) ; 3) densités moyennes le long des fleuves et des rivières (vallées) ; 4) faibles ou très faibles densités dans les régions de haute montagne (Alpes, Pyrénées) et dans les «campagnes profondes» (des Ardennes au Limousin) II LES GRANDES VILLES EN FRANCE AUJOURD HUI Activité sur Toulouse pages 230-231 Cartes pages 236-237 Urbanisation : accroissement en taille, en population et en rayonnement des villes. C'est un phénomène généralement long et lent, qui a commencé en France au XVIII ème siècle. L'exode rural, c'est-à-dire le départ massif de la population des campagnes et leur installation dans les villes est un phénomène ancien : au début du XIXème siècle, 80 % des
Français (environ 28 millions d habitants en 1800) vivaient à la campagne ; aujourd'hui, c'est le contraire : 80 % des Français vivent en villes (doc. 1 page 240). Dans les campagnes perdues au milieu de nulle part, où personne ne va jamais, la désertification se traduit par la fermeture des écoles et des commerces : les vieux se retrouvent de plus en plus isolés et les maisons abandonnées tombent en ruine (lire Pays perdu de Pierre Jourde). A l opposé, les villes attirent la population pour de nombreuses raisons : on y trouve plus facilement du travail, des services publics (santé, éducation), des commerces, des occasions de sociabilité (cafés, spectacles, etc ). L'agglomération de Paris (12,4 millions d'habitants) est la première en France et la deuxième en Europe (après Moscou). Les autres grandes villes (Lille, Rouen, Rennes, Nantes, Bordeaux, Toulouse, Marseille, Nice, Grenoble, Lyon, Strasbourg) sont beaucoup moins grandes que Paris (voir cartes page 236-237). Coller ici le tableau des 12 principales aires urbaines en France. Quelques grandes villes sont particulièrement attractives : Paris, Lyon, Nantes, Rennes, Bordeaux, Toulouse. Cette attractivité s explique par plusieurs facteurs. D une part, elles offrent un cadre urbain original (monuments historiques, centre-ville ancien mais rénové, forte identité locale). D autre part, on y trouve des activités «métropolitaines», c est-à-dire des emplois très qualifiés (avocats, médecins, ingénieurs), des professions intellectuelles ou culturelles (universités, bureaux d études, salles de spectacles) et les services de direction des entreprises (sièges sociaux, banques, services informatiques). Enfin, elles proposent un cadre de vie agréable (soleil et Pyrénées près de Toulouse / pluie et plat pays près de Lille). Métropolisation : concentration de la population et des activités économiques, notamment les plus lucratives, dans quelques grandes villes (= métropoles). III L ETALEMENT URBAIN ET LES MOBILITES Activité sur Toulouse pages 232-233 Aire urbaine : territoire constitué d'une ville-centre, de banlieues périphériques et d'une couronne périurbaine. La ville-centre et les banlieues forment un pôle urbain. Périurbanisation : étalement urbain dans les communes rurales autour (= à la périphérie) des grandes agglomérations, au-delà des banlieues, aux dépens des espaces ruraux. Centre-ville / banlieue / couronne périurbaine : le centre-ville est composé de monuments anciens et d'immeubles de quelques étages. Le bâti est dense, les rues sont étroites et tortueuses. Les banlieues du XXème siècle sont composées de grands ensembles d'immeubles (logements collectifs), souvent très haut, formant des cités traversées par des voies de communications rapides (TER, autoroutes). Enfin les zones périurbaines sont composées de lotissements pavillonnaires (photos pages 229 et 244), groupes de maisons individuelles entourées de jardins (habitat individuel, proximité des activités agricoles). L'étalement urbain, en France, se manifeste par la construction des maisons de plus en plus loin des centres-villes historiques, sur des terrains auparavant consacré à l'agriculture. Parallèlement, on observe la construction d'infrastructures nouvelles pour les nouveaux habitants : réseau routier (bretelles d'autoroutes), zones de bureaux et surtout centres commerciaux avec parking, qui attirent à la fois les habitants des zones périurbaines et les habitants du centre-ville. Le prix des terrains et le refus des contraintes des centres-villes (bruit, pollution, taille des logements, absence de jardin pour les enfants) peuvent expliquer le choix des familles et des entreprises, de s installer dans ces communes. Mais cet étalement urbain pose plusieurs problèmes :
1) dépense publique importante pour créer les réseaux de transport, d eau, d électricité ; 2) forte augmentation des déplacements quotidiens (= «pendulaires»), souvent en voiture, qui polluent beaucoup, provoquent des embouteillages, malgré les aménagements (RER, TER, covoiturage) ; 3) grignotage des espaces ruraux : la campagne s'éloigne toujours plus, les surfaces cultivées diminuent, les paysages se transforment vite, les champs et les forêts sont remplacés par des grands parkings et la publicité est omniprésente ; 4) les habitants installés depuis longtemps sont parfois hostiles aux nouveaux venus, qui ignorent tout des contraintes rurales (conflits de voisinage).
Les 12 principales aires urbaines en France Aire urbaine 2007 2013 % 2007/2013 France (métropolitaine) 61 795 238 63 697 865 + 3,0 % 1 Paris 12 025 535 12 405 426 + 3,1 % 2 Lyon 2 098 207 2 237 676 + 6,6 % 3 Marseille - Aix-en-Provence 1 711 393 1 734 277 + 1,3 % 4 Toulouse 1 187 686 1 291 517 + 8,7 % 5 Bordeaux 1 098 281 1 178 335 + 7,3 % 6 Lille (partie française) 1 151 673 1 175 828 + 2,1 % 7 Nice 1 003 822 1 004 826 + 0,1 % 8 Nantes 848 738 908 815 + 7,1 % 9 Strasbourg (partie française) 753 673 773 447 + 2,6 % 10 Rennes 645 325 700 675 + 8,6 % 11 Grenoble 662 166 684 398 + 3,4 % 12 Rouen 646 480 660 256 + 2,1 %
Correction des activités sur Toulouse Activité pages 230-231 1 Activité pages 232-233 1
Les aires urbaines en France (données Wikipedia, faute de données sur le site de l INSEE) Aire urbaine 2007 2013 % 2007/2013 densité France (métropolitaine) 61 795 238 63 697 865 + 3,0 % 1 Paris 12 025 535 12 405 426 + 3,1 % 722 2 Lyon 2 098 207 2 237 676 + 6,6 % 372 3 Marseille - Aix-en-Provence 1 711 393 1 734 277 + 1,3 % 547 4 Toulouse 1 187 686 1 291 517 + 8,7 % 240 5 Bordeaux 1 098 281 1 178 335 + 7,3 % 210 6 Lille (partie française) 1 151 673 1 175 828 + 2,1 % 1 270 7 Nice 1 003 822 1 004 826 + 0,1 % 389 8 Nantes 848 738 908 815 + 7,1 % 275 9 Strasbourg (partie française) 753 673 773 447 + 2,6 % 352 10 Rennes 645 325 700 675 + 8,6 % 187 11 Grenoble 662 166 684 398 + 3,4 % 261 12 Rouen 646 480 660 256 + 2,1 % 279 13 Toulon 603 463 611 978 + 1,4 % 512 14 Montpellier 534 075 579 401 + 8,5 % 346 15 Douai - Lens 545 200 539 322-1,1 % 794 16 Avignon 506 549 518 981 + 2,5 % 249 17 Saint-Étienne 506 838 515 240 + 1,7 % 305 18 Tours 471 465 487 023 + 3,3 % 153 19 Clermont-Ferrand 457 679 472 943 + 3,3 % 196 20 Nancy 432 349 432 788 + 0,1 % 183 21 Orléans 413 352 425 495 + 2,9 % 138 22 Angers 392 940 407 295 + 3,7 % 173 23 Caen 393 769 405 409 + 3,0 % 224 24 Metz 388 946 389 898 + 0,2 % 243 25 Dijon 370 074 380 236 + 2,7 % 114 26 Béthune 364 094 369 795 + 1,6 % 418 27 Valenciennes (partie française) 366 038 367 992 + 0,5 % 572 28 Le Mans 336 868 346 686 + 2,9 % 172 29 Reims 314 446 319 059 + 1,5 % 134 30 Brest 310 644 315 982 + 1,7 % 318 31 Pointe-à-Pitre - Les Abymes 309 966 315 684 + 1,8 % 282 32 Perpignan 293 172 313 861 + 7,1 % 320 33 Genève - Annemasse (partie française) 256 495 300 200 + 17,0 % 256 34 Amiens 290 854 294 595 + 1,3 % 139
35 Bayonne (partie française) 271 938 291 443 + 7,2 % 233 36 Le Havre 294 163 290 037-1,4 % 428 37 Mulhouse 280 898 286 730 + 2,1 % 564 38 Limoges 276 877 283 050 + 2,2 % 123 39 Nîmes 247 523 264 647 + 6,9 % 341 40 Dunkerque 260 492 257 269-1,2 % 326 41 Poitiers 246 873 257 233 + 4,2 % 112 42 Besançon 242 324 248 699 + 2,6 % 131 43 Pau 239 553 241 495 + 0,8 % 163 44 Annecy 209 308 225 173 + 7,6 % 293 45 Chambéry 208 430 220 118 + 5,6 % 275 46 Lorient 211 106 216 977 + 2,8 % 276 47 Saint-Nazaire 207 410 215 408 + 3,9 % 247 48 La Rochelle 198 939 209 453 + 5,3 % 209 49 Saint-Denis (La Réunion) 193 732 197 256 + 1,8 % 685 50 Troyes 187 820 192 445 + 2,5 % 95