NOTIONS DE BASE DES RESEAUX



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Institut Universitaire de technologie d Amiens Université de Picardie Jules Verne Support de cours Réseaux & Télécommunications NOTIONS DE BASE DES RESEAUX Eric BRASSART, MCF IUT informatique d Amiens Modifié Le201/09/04

Table des Matières I. CARACTERISTIQUE D UNE VOIE DE TRANSMISSION...III II. III. IV. 1) Bande passante... III 2) Capacité d une voie... III LE MODE DE TRANSMISSION... IV 1) Mode synchrone... IV 2) Le mode asynchrone... IV LES MODES D ECHANGES...V 1) La liaison unidirectionnelle...v 2) La liaison bidirectionnelles...v 3) La liaison bidirectionnelle... VI 4) Les liaisons en mode point à point... VI 5) Liaisons multipoint...vii RAPIDITE DE MODULATION ET DEBIT BINAIRE :...VIII V. LES TYPES DE TRANSMISSIONS...X VI. 1) Transmission bande de base...x Le code Manchester ou Biphase-L...X Le code Manchester différentiel...x Le spectre du signal... XI 2) La MODULATION... XI La modulation d'amplitude...xii La modulation de phase...xiii La modulation de Fréquence :... XIV Combinaison de deux types de modulation simultanée... XIV Représentation sous forme de diagramme spatiale... XVI LES SUPPORTS DE TRANSMISSIONS...XXII Les câbles électriques à paires torsadées... XXII Les câbles électriques Coaxiaux... XXIV Les fibres optiques...xxv Conversion de signaux électriques en signaux optiques au moyen d'un transceiver Ethernet...XXV Les trois types de fibre optique... XXVI Les ondes en transmission à vue directe :... XXVII Les liaisons Radio...XXVIII Les satellites de communication... XXIX VII. LES EQUIPEMENTS CARACTERISANT UNE LIGNE DE TRANSMISSION...ERREUR! SIGNET NON DEFINI. II

LES NOTIONS DE BASE DES RESEAUX I. Caractéristique d une voie de transmission 1) Bande passante Un circuit de données est assimilable à un filtre de type Passe Bande. Autrement dit, seule une certaine bande de fréquence est correctement transmise. La réponse spectrale d un circuit parfait indique une atténuation totale de toutes les fréquences extérieures à la bande. Dans la pratique, la réponse n est pas aussi franche, et on définit en général la bande passante (encore appelé largeur de bande du circuit par : W = f2 - f1 W est exprimé en Hertz (Hz) Figure 1 : Notion de bande Passante P0 Ces 2 fréquences f1 et f2, limitant la bande passante, correspondent à une puissance transmise P1 = 2 avec P0 représentant la puissance dans la bande. Cette largeur de bande est dite à 3 db (décibel) : 10 log 10 P0 P1 = 10 log 10 2 = 3 db La bande passante est très importante pour un circuit de données puisqu elle détermine directement sa capacité de transmission. Exemple : La ligne téléphonique usuelle ne laisse passer que les signaux dont l affaiblissement est inférieur à 6 db ce qui correspond à une plage de fréquences allant de 300 Hz à 3400 Hz. La bande passante est donc égale à 3100 Hz. 2) Capacité d une voie Dés 1924, H. Nyquist prouvait de façon empirique que la capacité d un circuit de donnée est limitée par sa bande passante : C = 2 W C est C. Shannon qui en 1949 a prouvé que la capacité d un canal de transmission n était pas seulement limitée par la bande passante mais aussi par le rapport Signal/Bruit (RSB ou encore NSR en Anglais): III

S C = W log 2 1+ en Bits/s B avec RSB = 10 log 10 S/B Exemple : Avec une ligne téléphonique usuelle (W = 3100 Hz) et un rapport Signal/Bruit de 30 db, la capacité de transmission est de 30898,4 bits/s. RSB = 30 db S/B=10 3 C = 3100 log 2 (1+1000) = 30898.4 bits/s II. Le mode de transmission Il existe deux modes de transmission :c Le mode synchrone, Le mode asynchrone. 1) Mode synchrone Dans le mode synchrone chaque donnée (ici un bit) est envoyé dans un instant significatif identique à tous les autres. Pour cela le signal d horloge est transmis en même temps que les données entre les deux entités communiquantes. Data +5v Donnée transmise sur 8 bits 0 1 0 1 1 1 0 1 Instant significatif Horloge Temps +5v Horloge commune aux deux machines Temps 2) Le mode asynchrone Figure 2 : Transmission Synchrone Dans le mode asynchrone les données sont envoyées à n importe quel moment, et sans horloges communes entre les deux entitées communiquantes. Elles sont généralement encadrées par des fanions permettant de déterminer le début et la fin de celles-ci. Donnée transmise sur 8 bits Data Bit de début 0 1 0 1 1 1 0 1 +5v Bit de fin IV

Basculement : Basculement : Récepteur devient émetteur Chapitre 1 Figure 3 :transmission Asynchrone Exemple : Liaison RS232 (voir TD) où Les données peuvent varier entre 5 et 8 bits. Cette liaison Asynchrone nécessite : l ajout d un bit STARTen début de transmission de la donnée (généré automatiquement) l ajout d un bit STOPen fin de transmission de la donnée (généré automatiquement) et par programmation on peut ajouter : un autre bit STOP un bit de PARITE III.Les modes d échanges Pour communiquer des informations entre deux points il existe différentes possibilités pour le sens de transmission : - Liaisons unidirectionnelles, - Liaisons bidirectionnelles, - Liaisons bidirectionnelles simultanées, - Liaisons parallèles, - Liaisons série, - Liaisons point à point, - Liaisons multipoint. 1) La liaison unidirectionnelle ou simplex a toujours lieu dans le même sens Emetteur/Récepteur. Emetteur Sens unique de communication Récepteur Figure 4: Liaison simplex 2) La liaison bidirectionnelles Encore appelé liaison à l alternat ou semi-duplex ou half-duplex permet de faire dialoguer l émetteur et le récepteur à tour de rôle. Etape 1 Etape 4 Emetteur Sens unique de communication Récepteur V

Figure 5 : Transmission semi Duplex 3) La liaison bidirectionnelle Encore appelée simultanée ou duplex ou full-duplex, elle permet une transmission simultanée dans les deux sens. Emetteur/ Récepteur Sens double de communication Récepteur /Emetteur 4) Les liaisons en mode point à point Figure 6: Transmission Full Duplex Ces réseaux contiennent de nombreux câbles ou lignes téléphoniques louées chacun reliant deux nœuds du réseau. Si deux nœuds veulent communiquer, ils peuvent le faire par l intermédiaire d autres nœuds. Dans ce cas les messages sont acheminés de nœud en nœud dans leur intégralité. Si un nœud n est pas libre, le message est mémorisé puis réexpédiée à la libération du nœud => Store and Forward (mode différé). VI

Figure 7 : 1 : étoile, 2 : anneau, 3 : arbre, 4 : maillage régulier, 5 : intersection d anneau, 6 : maillage irrégulier. 5) Liaisons multipoint Ces systèmes ont un seul réseau de communication partagé par toutes les machines composant le réseau. L information envoyée par une machine est reçue par toutes les autres. Une adresse de destination contenue dans le message transmis précise le destinataire. Dés réception d un message, chaque machine teste l adresse de destination et ignore le message si celui-ci ne lui est pas destiné. Figure 8 : 1 : bus, 2 : satellite ou radio, 3 : anneau 6) Liaisons série Dans ce type de liaisons, les bits sont transmis les uns derrière les autres, ce qui nécessite une "sérialisation" des informations à transmettre. Cette transformation est effectuée par une logique de transmission dont la pièce maîtresse n'est autre qu'un registre à décalage dont le fonctionnement est rythmé par une horloge. Une difficulté majeure de ce mode de transmission est liée à l'horloge. En effet, il est nécessaire d'employer une horloge d'émission et une horloge de réception qui doivent fonctionner en synchronisme parfait (mode synchrone). Dans le cas les horloges ne fonctionnent pas en parfait synchronisme on préférera un mode de transmission asynchrone. VII

Horloge d émission Horloge de réception Emetteur Récepteur Liaison série Figure 9 : transmission série 7) Liaisons parallèles Les machines informatiques manipulent les informations internes entres les différents organes de la machines sous la forme des mots de N bits (N=8, 16, 32, 64 bits). On peut donc imaginer un système de communication entre machines reprenant ce même principe où les différents bits d'un mot sont véhiculés en parallèle. Cela implique que pour des mots de N bits il faut N lignes de transmission. Emetteur Récepteur Interface N fils Interface de sortie d entrée Figure 10 : transmission parallèle Cette possibilité comporte des inconvénients : a. les lignes nécessitent une masse métallique imposante à grande distance b. non synchronisation des bits transportés à grande distance. Pour ces raisons, à grande distance, la transmission parallèle n'est pas employée. Elle peut l'être, par contre, entre un ordinateur et des périphériques proches (imprimante parallèle par exemple). IV. Rapidité de modulation et Débit binaire : La rapidité de modulation RM est la quantité d informations transmises par moments élémentaires. RM = 1 en bauds représente l intervalle de temps élémentaire pendant lequel un signal significatif et représentatif d éléments binaires est transmis VIII

Moment élémentaire 1 2 3 4 5 n-2 n-1 n 1s Figure 11 : Moment élémentaire/rapidité de modulation Le débit binaire D d une voie de transmission est le nombre maximum de symbole binaire transmis par seconde sur cette voie, cette valeur s exprime en bits/s. Pour ce faire, il suffit de regarder dans chaque moment élémentaire le nombre de bits qui sont transmis, ou de déterminer sur la ligne le nombre de valeur ou d états différents qui existent (la valence) et d appliquer la formule suivante : I = log 2 n (Karbowiak 1969) Avec I : La quantité d information contenue dans un moment élémentaire, n : Le nombre de valeurs différentes sur la ligne de transmission. La relation entre D et RM peut s exprimer de la façon suivante : D = RM log 2 (n) en bits/s ou D = RM I en bits/s ou encore D = I/ Remarque : Dans le cas où l on transporte 1 bit (cas où n =2 ) par moments élémentaires nous obtenons : RM = D Exemple : On considère le signal numérique dont on relève un échantillon représentatif suivant : Figure 12 : Exemple de signal =1 ms RM = 1 1 = =1000 bauds 10 3 n = 4 I = log 2 4 = 2 D = RM log 2 n = 2000 bits/s IX

V. Les Types de transmissions 1) Transmission bande de base La transmission bande de base consiste à émettre sur la ligne (médium) des courants qui reflètent les bits du caractère à transmettre. Dans le cadre de telle transmission, la carte réseau utilisée à pour rôle de substituer au signal initial (généralement NRZ) un autre signal similaire mais dont le spectre est mieux adapté à la ligne. Il s'agit en fait, pour résumer, de dire que la transformation qui à lieu est du type NUMERIQUE/NUMERIQUE. Pour illustrer ce propos nous allons étudier quelques transformations particulières avec la suite de bits suivante : 1001011101 1001011101 Dont la représentation sous la forme d'un signal électrique est donnée par la figure suivante : +5v 1 0 0 1 0 1 1 1 0 1 Temps Figure 13 : Signal de référence Cette représentation est faite sous la forme de créneaux unipolaires avec une tension positive +V pour les niveaux logique '1', et une tension nulle 0V pour les niveaux logique '0'. Le code Manchester ou Biphase-L Le niveau logique '1' provoque le passage de +V à -V au milieu du moment élémentaire, Le niveau logique '0' provoque le passage de -V à +V au milieu du moment élémentaire. +V 1 0 0 1 0 1 1 1 0 1 Temps -V Figure 14 : Codage MANCHESTER C est Codage est utilisé dans les réseaux ETHERNET (Voir Cours sur les LANs IEEE 802.3) Le code Manchester différentiel Le niveau logique '0' du moment élémentaire t recopie le signal du moment élémentaire t-1. X

Le niveau logique '1' du moment élémentaire t inverse le le signal du moment élémentaire t-1. +V 1 0 0 1 0 1 1 1 0 1 Temps -V Figure 15 : Codage MANCHESTER DIFFERENTIEL C est Codage est utilisé dans les réseaux TOKEN RING (Voir Cours sur les LANs IEEE802.5) Le spectre du signal Il existe ainsi une multitude de signaux en bande de base autres que ceux présentés ci-dessus (Biphase S-1, Biphase S-2, MPDC, DM/A, DM/BR, BI-DI, etc...). Leur différence se voit essentiellement lorsque l on étudie leur répartition de puissance en fonction de la fréquence (spectre de puissance obtenue avec la décomposition en série de Fourier). Figure 16 : Spectre des signaux 2) La MODULATION Le principal problème de la transmission en bande de base est la dégradation très rapide des signaux avec la distance. Si le signal n'est pas régénéré très souvent, il prend une forme quelconque, et récepteur sera incapable de comprendre. Cette méthode de transmission ne peut-être utilisée que sur de très courte distance (moins de 5 Km). Au delà, on utilise un signal de type sinusoïdal. Ce type de signal, même affaibli, pourra être décodé par le récepteur. Il existe trois grands types de modulation : XI

- La modulation d'amplitude, - La modulation de phase, - La modulation de fréquence. Le MODEM prend un signal en bande de base et va le moduler, c'est à dire le mettre sous une forme analogique particulière. Cette transformation est du type NUMERIQUE/ANALOGIQUE et permet d éliminer un certain nombre de dégradations qui sont occasionnées par la distance parcourue par le signal dans le câble. Le signal de modulation est de forme sinusoïdale et les différents types de modulation sont obtenues en agissant sur les différents paramètres de l équation suivante : v(t) = V max sin (ωt + φ) avec V max = Valeur Maximale de l amplitude quand le sinus est égale à 1, ω représentant la pulsation du signal ω =2π F = 2 π/t, φ représentant le déphasage à l origine de la sinusoïde. Figure 17 : v(t) = Vmax (sin ωt+φ) Figure 18 : v(t) = Vmax (sin ωt+φ) Vmax = 4V Vmax = 4V φ=0 φ=π/4 La modulation d'amplitude v(t) = Vma x sin (ωt + φ) Valeur variable Valeur Fixe Valeur Fixe Figure 19 : Equation de sinusoïde Cette modulation est obtenue en jouant sur la valeur de V max. En donnant une valeur: Vmax = 2 pour un niveau logique '0' Vmax = 4 pour un niveau logique '1'. On obtient lafigure suivante : XII

Figure 20 : Modulation d Amplitude La modulation de phase v(t) = Vma x sin (ωt + φ) Valeur Fixe Valeur variable Valeur Fixe Figure 21 : Equation de sinusoïde Cette modulation est obtenue en jouant sur la valeur de φ. Dans la figure suivante φ 0 = 0 pour un niveau logique '0' φ 1 = π pour un niveau logique '1'. Figure 22 : Modulation de phase XIII

La modulation de Fréquence : v(t) = Vma x sin (ωt + φ) Valeur Fixe Valeur variable Valeur Fixe Figure 23 : Equation de sinusoïde Cette modulation est obtenue en jouant sur la valeur de ω. Dans la figure suivante ω 0 = ω pour un niveau logique '0' ω 1 = 2ω pour un niveau logique '1'. Figure 24 : Modulation de fréquence Combinaison de deux types de modulation simultanée Dans les 3 modulations précédentes, on code 1 bit donc, on cherche deux signaux différents pour coder les 2 possibilités (0 ou 1). Si on arrive au départ et à l'arrivée à coder et à décoder plus d'un bit à la fois on peut envisager de coder plusieurs bits par moment élémentaire en trouvant 2 n signaux différents. Exemple 1 : modulations de phase et amplitude à 4 moments (codage de 2 bits avec les combinaisons 00, 01, 10, 11). XIV

Figure 25 : Combinaison de modulations de Phase et Amplitude Nous pouvons résumer les valeurs de codage par le tableau suivant : Valeur Binaire Amplitude (V) Phase (rd) 00 4 0 01 2 π/2 10 4 π 11 2 3π/4 Tableau 1 Exemple 2 Nous peuvons augmenter le nombre de bit par moment élémentaire. En passant à 3 bits il faut définir 2 3 sinusoïdes différentes. Nous obtenons ainsi des modulations d'amplitude et de phase à 8 moments. Figure 26 : Modulations de Phase et Amplitude 3 bits Nous pouvons résumer les valeurs de codage par le tableau suivant : Valeur Binaire Amplitude (V) Phase (rd) XV

000 4 0 001 2 π/4 010 4 π/2 011 2 3π/4 100 4 π 101 2 5π/4 110 4 3π/2 111 2 7π/4 Tableau 2 Représentation sous forme de diagramme spatiale Une autre technique pour représenter les valeurs de codage en fonction des bits (comme dans les Tableau 1 & Tableau 2 ), et de représenter la valeur des codages binaires dans un repère spatiale ou chaque point représente une valeur d amplitude et une valeur de déphasage. L amplitude représente la distance du point origine du repère au point considéré, La phase représente l angle que fait la droite passant par le point origine du repère et le point considéré, avec la droite des abscisses. 4 4 010 01 10-4 11 4 00 100-4 011 101 001 111 000 4 110-4 -4 Figure 27 : digramme spatiale exemple 1 Figure 28 : digramme spatiale exemple 2 XVI

VI. Les Equipements caractérisant une ligne de transmission Des deux côtés de la liaison, il y a des organes qui sont connectés. On leur donne le nom d Equipement Terminal de Transmission de Données (E.T.T.D.) ou encore D.T.E. (Data Equipment Terminal) et d Equipement Terminal de Circuit de Données (E.T.C.D.) ou encore D.C.E. (Data Communication Equipment). L ETTD (qui n est rien d autre qu un terminal plus ou moins intelligent ) est l équipement sur lequel l utilisateur travail et par lequel il veut émettre ses données. L ETCD est placé de part et d autre du support de transmission et il a pour rôle d adapter le signal électrique à transmettre à la ligne physique de transmission (La plupart du temps cette transformation est réalisée par un modulateur démodulateur encore appelé MODEM). Station de données Station de données Source De données Collecteur De donnée Logique de transmission Jonction Voie de transmission MODEM MODEM Circuit de données Jonction Logique de transmission Source De données Collecteur De donnée ETTD ETCD ETCD ETTD Les ETCD de type MODEMs Figure 29 : Caractéristique d une voie de transmission Un MODEM abréviation de MOdulateur DEModulateur est un convertisseur digital/analogique ou adaptateur digital/digital destiné à convoyer des données sur des lignes habituellement réservées au téléphone. Il y a deux familles principales de Modems : o Les Modems pour ligne commutées (lignes domestiques) utilisant les mêmes circuits que le téléphone classique (Mode Asynchrone en général), o Les Modems pour lignes permanentes dédiées aux transmissions de données point à point entre deux sites reliés par des circuits loués aux opérateurs des télécoms (Mode Synchrone). Modems pour ligne commutées Le Modem raccordé au PC est configuré en mode appelant et celui raccordé à l'hôte en mode appelé. Fonctionnement : Mode appelant: Mode appelé: Génération des tons ou des impulsions de composition du numéro de téléphone, Adaptation de la vitesse de transmission en fonction des conditions (Fallback), Gestion de la réception de la porteuse (Carrier Detect) ou de sa perte. Détection de sonnerie (Ring indicator) pour signaler la réception d un appel, Etablissement de la connexion avec l appelant, échange des modes de fonctionnement, En cas de dégradation de la qualité de la ligne: Fallback, Gestion de la réception de la porteuse (Carrier Detect) ou de sa perte. XVII

Ligne Téléphonique RTC Réseau RTC Ligne Téléphonique RTC Liaison série Type RS232 Modem (DCE) Modem (DCE) Liaison série Type RS232 Figure 30 : Principe de fonctionnement pour Bande passante et Modulation La bande passante garantie par les opérateurs du téléphone se situe entre 300 et 3400 Hz, mais bien souvent, la limite supérieure n est pas atteinte. C est pourquoi il a été défini deux canaux (1080 et 1750 Hz) définis par des filtres passe bande. De ce fait, nous pouvons utiliser simultanément les deux canaux pour pouvoir travailler en mode Full Duplex. Figure 31 : division de la bande passante en deux canaux Les deux canaux utilisés en Full Duplex et les fréquences d'excursion de la modulation. On modulera la porteuse d'un canal en fréquence et en amplitude, de manière à obtenir un certain nombre d'états (16 dans l'exemple cidessus qui est celui d'un modem à 14.4 Kbits/s) auxquels on associe 4 bits. Ainsi, en deux excursions de modulation et/ou d'amplitude, on a transmis la représentation d'un octet. Ce type de modulation est appelé QAM (Quadrature Amplitude Modulation) Mode de transmission Le mode de transmission est asynchrone (RS-232) entre le Modem et le PC. La vitesse de transmission et le contrôle de flux (XON/XOFF ou RTS/CTS) est ainsi que la taille des caractères et la parité sont définie par la première séquence AT. XVIII

Le mode de transmission est synchrone entre les deux Modems, puisque celui qui émet crée une trame issue d'une série de caractères asynchrone auxquels on a enlevé les start et stop bits. Contrôle de flux Il y a deux manières de contrôler le débit des données entre le DTE et le DCE : o In Band au moyen de caractères de contrôle (XON et XOFF 1 ou ACK et NACK). Ces caractères peuvent traverser, si on l'a demandé avec une séquence AT, la liaison modem de bout en bout, afin d'avoir un contrôle transparent entre lepc et son hôte. o Out Of Band en utilisant les signaux de contrôle (RTS et CTS) Correction d'erreurs Les modems sont capables de demander la retransmission du paquet entre-eux deux en cas de problème, ceci de manière transparente au niveau de l'utilisateur. Il existe plusieurs standards ou standards de facto pour la correction des erreurs: Compression o MNP4 ou V42 : 3&4 de Microcom Networking Protocol o V42 du CCITT combinaison de MNP3&4 et LAP-M o ARQ Automatic Repeat Request Nous pouvons optimiser un transfert en faisant appel aux techniques de compression sur la ligne téléphonique : o MNP5 Run-Lenght Encoding qui est le codage des répétitions (Ex: AAAABBCCC= 4A2B3C) - Compression 2 à 1 o MNP7 idem - Compression 3 à 1 o V42bis du CCITT LAPM Link Access Procedure (V42 + BTLZ British Telecom Lempel-Ziv) - Compression 4 à 1 De plus, la méthode dite d'échange des dictionnaires, qui a lieu au début de la connexion (phase de négociation), permet d'optimiser la transmission, puisque chaque modem va échanger une table contenant à son début les caractères qu'il a le plus souvent transmis. Boitier ou carte Figure 32 : Modem externe Avantages Facilement transportable Facile à configure Inconvénient Plus onéreux Nécessite une alimentation externe Figure 33 : Modem interne Avantages Pas d alimentation spécifique Gain de place Moins onéreux Inconvénients Plus difficile à configurer Non transportable 1 Le contrôle de flux XON / XOFF ne peut être utilisé que pour les basses vitesses. XIX

Avis CCITT Débits (bit/s) Type de Modulation Vitesse de modulation (Bauds) Exploitation ligne Type de transmission V17 14400/7200 QAM half-duplex Réseau public lignes spécialisées 2 fils V21 300 FSK 300 Full-Duplex Réseau public lignes spécialisées 2 fils V22 600/1200 DFSK 600 Full-Duplex Réseau public lignes spécialisées 2 fils V22 bis 1200/2400 QAM 600 Full-Duplex Réseau public lignes spécialisées 2 fils V23 600/1200 FSK 600/1200 Semi-Duplex Full-Duplex V26 2400 PSK 1200 half-duplex Full-Duplex V26 bis 1200/2400 PSK 1200 Semi-Duplex Full-Duplex Réseau public lignes spécialisées 2 fils pour S-D 4 fils pour F-D lignes spécialisées 4 fils Réseau public lignes spécialisées 4 fils Synchrone Asynchrone Synchrone Asynchrone Synchrone Asynchrone Synchrone Asynchrone) Synchrone Synchrone V26 ter 1200/2400 DPSK 1200 Full-Duplex Réseau public lignes spécialisées 2 fils Synchrone Asynchrone V27 4800 DPSK 1600 Lignes spécialisées de Synchrone qualité supérieure V27 bis 2400/4800 DPSK 1200/1600 Full-Duplex Lignes spécialisées Synchrone Half-Duplex V27 ter 2400/4800 DPSK 1200/1600 Full-Duplex Réseau public Synchrone Half-Duplex V29 9600/4800 QAM 2400 Full-Duplex Lignes spécialisées 4 Synchrone fils de qualité supérieure ou normale V32 9600/4800 QAM Full-Duplex Réseau public Lignes spécialisées 2 Synchrone Asynchrone fils V32 bis 14400/4800 QAM Full-Duplex Réseau public Lignes spécialisées 2 Synchrone Asynchrone fils V33 14400/12000 QAM 2400/2400 Full-Duplex Lignes spécialisées 4 Synchrone 64/128 états fils points à points V35 48 Kbit/s Amplitude avec BLU Full-Duplex Groupe primaire Synchrone Asynchrone V36 48/56/64/ 72 Kbits Amplitude avec BLU Full-Duplex Groupe primaire Synchrone V90 56000 QAM Réseaux public Tableau 3 : Différents Types de Modems Les interfaces Encore appelés jonctions, ils réalisent la connexion entre les ETTD et les ETCD (DTE-DCE). V28 V10 V11 V35 XX

Les connecteurs EIA-232D (RS232-D), ITU-TSS (CCITT) V.24/V.28, ISO 2110 IEEE1284-B : Centronics Port Parallèle imprimante coté DTE coté imprimante Port Parallèle (PC) coté DCE coté PC RS 232 C IEEE1394 (IEEE 1394-1995) Connu aussi sous le nom FireWire (Apple), ilink (Sony) ou Lynx USB (Universal Serial Bus) 4 broches Type A Type B 6 broches Tableau 4 : Différents connecteurs XXI

VII. Les supports de transmissions L objectif de la couche physique est d assurer le transfert de bits d informations entre deux équipements terminaux et ceci à travers un support de transmission. De nombreux médiums peuvent être utilisés et on peut les séparer en deux catégories : - ceux avec guide physique : Les câbles électriques, Les fibres optiques. - Ceux sans guide physique : Les ondes radio-électriques, Les ondes lumineuses. Médium Sans Guide Avec Guide Onde lumineuse Onde Radio Electrique Signaux Electrique Câbles de Cu ivre Signaux Lumineux Fibre Optique Transmission Infra-rouge Transmission laser Liaison radio sur LAN Faisceaux Hertzien Satellite de télécommunication Câble Asymétriques Twinaxial Coaxial Câbles Symétriques Paires torsadées Quarte Fibre Monomode Fibre Multimode Figure 34 : Classification des supports de transmission Les câbles électriques à paires torsadées XXII

Fig.21 Ce support de transmission est composé de 2 conducteurs en cuivre, isolés l un de l autre, et enroulé de façon hélicoïdale autour de l axe de symétrie longitudinale. Cette technique permet de réduire les phénomènes d inductions électromagnétiques parasites provenant de l environnement proche (moteur électrique, néon, etc...). L utilisation la plus courante de ce type de câble est la desserte des usagers du téléphone abonnés au service public (FRANCE TELECOM en France) ou à des services privés. Les signaux transmis dans ce type de médium peuvent, selon leurs caractéristiques, parcourir plusieurs dizaines de kilomètres sans amplification ou régénération. Au-delà de ces distances, la remise en forme des signaux numériques en bande de base, et l amplification des signaux analogiques en modulation sont nécessaires. Généralement dans un même câble il y a rassemblement de plusieurs paires torsadées, et les signaux qui sont transportées dans ces diverses paires peuvent interférer les uns sur les autres par rayonnement. Ce phénomène est appelé diaphonie. Si les distances entre deux entités de communication sont inférieures à 1 kilomètre les vitesses de transmissions peuvent atteindre plusieurs centaines de Kbit/s avec des taux d erreurs très acceptables. Sur des distances plus coutres, on atteint aisément le Mbit/s. Il existe toute une variété de câbles à paires torsadées présentant des caractéristiques et des performances électriques différentes; leurs prix sont également liés à ces performances. Taux d erreurs sur les bits : Taux d erreurs sur les 10-3 10-4 10-5 10-6 bits Débit en Bit/s 2400 100 94 85 78 4800 98 87 68 56 Tab. 1 Les différents types de câble : - 2 fils en qualité normale, - 4 fils en qualité normale, - 4 fils de qualité supérieure, - 2 fils en bande de base, - 4 fils en bande de base, - Les groupes primaires à 1,5 ou 2 Mbits/s, - Les groupes secondaires... Nom Câble téléphonique Câble téléphonique SYT IBM type 1 Ame / impédance cuivre étamé 0,5 Couleur Rouge et blanc Paire de câble Cuivre 0.6 gris 1 à 15 paires de câble Cuivre 150 Ω noir 2 paires à blindage individuel Diamètre Ext. (mm) Affaiblissement 9.9 2,16 db /100m à 4 MHz Utilisation Jarretière téléphonique Installation téléphonique privée Réseau Token Ring XXIII

IBM Type 2 150 Ω noir 4 paires torsadées + 2 paires à blindage individuel IBM Type 3 Mono brin 100 Ω noir 4 paires torsadées 12,83 4,49 db/100m à 16 MHz 4,70 5,17 db/100m à 4 MHz Réseau Token Ring Réseau Token Ring IBM Type 6 Twinax 105 Ω Mono brin 150 Ω Cuivre étamé Multi brins noir 2 paires torsadées sous double blindage 8,38 5,17 db/100m à 4 MHz noir 8,26 4,4 db /100m à 10 MHz Réseau Token Ring Les câbles électriques Coaxiaux Un câble coaxial est constitué de deux conducteurs cylindriques de même axe, séparés par un isolant. Deux type de câble sont utilisés dans les réseaux : - Le premier type possède une impédance caractéristique de 50 ohms, et il est employé dans la transmission de signaux bande de base (signaux numériques); câblage Ethernet. - Le second présente une impédance de 75 ohms et, il est plutôt utilisé dans la transmission de signaux analogique;câblage pour les antennes TV. Câble coaxial Fig. 22 Ces câbles coaxiaux présentent de meilleures caractéristiques électriques que les câbles à paires torsadées. Il offre une bande passante de grande largeur, et une protection contre les rayonnements électromagnétiques parasites satisfaisantes. Les performances de ces types de câble dépendent eux aussi de la qualité des isolants des conducteurs et de la longueur des câbles. Les plus couramment utilisés sont des câbles de 2,6/9,5 et de 1,2/4,4. Plus la distance à parcourir pour le signal est faible, plus la vitesse de transmission peut être élevée. On atteint des vitesses de transmission de 100 Mbit/s sur des distances inférieures au kilomètre. Sur plusieurs centaines de Km les vitesses de transmission sont de l ordre de 100 Kbit/s à quelques Mbit/s. On transmet généralement avec ce type de câble des signaux en bande de base (Manchester, BHD, NRZ, etc...) dans le cas d une utilisation sur des réseaux locaux. On transmet également des signaux analogiques (sinusoïdaux en modulation de phase, amplitude, fréquence) dans le cas d une utilisation pour la distribution de la TV par câble et dans les grandes artères de raccordement interurbaines pour le téléphone. On peut transmettre avec ces derniers câbles des signaux pouvant atteindre une fréquence de 450 Mhz sur des distances de plusieurs kilomètres. Caractéristiques physiques : XXIV

Nom couleur Impédance (Ω) âme Capacité (pf/m) Diamètre Ext (mm) Affaiblissement (DB/100m) Ethernet 802.3 jaune 50 Rigide 90.2 10.3 1,2 db à 5 MHz Thin net noir 50 Rigide 83,6 4,57 6 db/185m à 5 MHz (Ethernet fin) Cheap Ethernet jaune 50 19 brins 5,46 de 0,2 RG 58 gris 50 Rigide 78,8 36dB à 400 150dBà 3 GHz Thin Ethernet 10 Mb/s MHz Câble T.V. blanc 75 Rigide 7,2 Les fibres optiques Ces fibres optiques représentent une technologie relativement récente puisqu il a fallu attendre la fin des années 60 et l invention du laser pour voir émerger cette technologie. Cette technique est basée sur la transmission de signaux lumineux (un 1 étant codé par une impulsion lumineuse et un 0 par une absence). Cette lumière est transmise avec une onde de 10 8 Hz. Figure 23 Un système de transmission optique comporte 3 composants principaux : - Un émetteur de lumière qui peut être : * Une diode électroluminescente (LED Light Emitting Diode), Diode qui fonctionnent dans le rouge visible (850nM). C'est ce qui est utilisé pour le standard Ethernet FOIRL * Les diodes à infrarouge qui émettent dans l'invisible à 1300nM * Les lasers, utilisés pour la fibre monomode, dont la longueur d'onde est 1300 ou 1550nM - un guide cylindrique qui n est autre qu une fibre optique de 100 à 300 microns de diamètre et recouvert d un isolant, - un récepteur de lumière qui peut être : * une photo diode, * un photo transistor (Phototransistor). Conversion de signaux électriques en signaux optiques au moyen d'un transceiver Ethernet Le transceiver optique a pour fonction de convertir des impulsions électriques en signaux optiques véhiculés au coeur de la fibre. A l'intérieur des deux transceivers partenaires, les signaux électriques seront traduits en impulsions optiques par une LED et lus par un phototransistor ou une photodiode. On utilise une fibre pour chaque direction de la transmission. XXV

Les trois types de fibre optique - La fibre à saut d'indice 200/380 constituée d'un coeur et d'une gaine optique en verre de différents indices de réfraction. Cette fibre provoque de par l'importante section du coeur, une grande dispersion des signaux la traversant, ce qui génère une déformation du signal reçu. - La fibre à gradient d'indice dont le coeur est constitué de couches de verre successives ayant un indice de réfraction proche. On s'approche ainsi d'une égalisation des temps de propagation, ce qui veut dire que l'on a réduit la dispersion nodale. Bande passante typique 200-1500Mhz par km. C'est ce type de fibre qui est utilisé à l'intérieur des bâtiments de l'université (62.5/125) et entre certains sites desservis par les PTT (50/125). - La fibre monomode dont le coeur est si fin que le chemin de propagation des différents mode est pratiquement direct. La dispersion nodale devient quasiment nulle. La bande passante transmise est preque infinie (> 10Ghz/km). Cette fibre est utilisée essentiellement pour les sites à distance. Le petit diamètre du coeur (10um) nécessite une grande puissance d'émission, donc des diodes au laser qui sont relativement onéreuses. Figure 28 : Propagation de la lumière dans les trois types de fibres Figure 24 :L'atténuation est constante quelle que soit la fréquence Le dessin ci-dessus indique comment se produit la réflexion des signaux lumineux en fonction de leur angle d'émission. Ce qui démontre que le chemin parcouru n'a pas la même longueur pour tous les rayons. C'est ce que l'on appelle la dispersion nodale. Avantages : - Très grande bande passante : 1Ghz pour 1 Km, - Faible volume, XXVI

- Grande légèreté (quelques grammes par Km), - Très faible atténuation(régénération > 10 Km) (voir 50 km avec 0,85 micron), - Très bonne qualité de transmission, - Résistance au chaud et au froid, - pas de rayonnement (protection en cas d application militaire), Inconvénients : - difficultés de raccordement entre 2 fibres. - Dérivations difficiles, - difficultés sur le multiplexage de l onde. Caractéristiques physiques : Nom Diamètre du coeur Diamètre Cladding Revêtem ent primaire Diamètre Ext (mm) Câble simplex 62,5 µm 125 µm 250 µm 2,5 160 MHz/K m à 850 nm Bande Passante 500 MHz/K m à 1300 nm Affaiblissement (DB/1Km) 3,5 à 850 nm 1,5 db à 1300 nm Les ondes en transmission à vue directe : Ici le support de transmission est immatériel (pas de support physique entre deux extrémités du réseau). On retrouve dans cette catégorie les transmissions : - Par faisceaux hertziens, - Par rayons infrarouges, - Par rayons lasers, - Par ondes radio-électromagnétiques. Liaisons Laser ou infrarouge Figure 25 : liaison laser qui traverse une rue et une fenêtre. On utilise les rayons infrarouges ou laser lorsque que l'on a pas la possibilité d'établir une liaison par fibre optique ou ligne téléphonique dédiée et que l on souhaite relier entre eux des bâtiments avec des réseaux LAN. De plus il faut que les deux sites soient distants de moins d'un kilomètre et qu'il n'y ait pas d'obstacle au faisceau. Plutôt que de demander des autorisations et faire intervenir des entreprises de génie civil pour passer les câbles entre les bâtiments, on adopte une solution moins coûteuse qui consiste à installer sur leur toit des émetteurs et récepteurs utilisant ces techniques. Leur rayon étant très directif il y a peu de risque de piratage des informations. Les transmissions sont entièrement numériques mais elles peuvent être perturbées, en fonction de la fréquence d utilisation, par les conditions climatiques. XXVII

Si le rayon doit traverser une fenêtre, il faut respecter un angle du faisceau par rapport à la vitre de 30 degrés si l'on ne veut pas que celle-ci se comporte comme un miroir! Points forts et points faibles: - L'alignement des faisceaux est difficile et demande beaucoup de doigté! - En cas de déménagement, on peut récupérer une paire de lasers, pas une fibre sous la route - L'expérience montre que le laser ne souffre ni du brouillard, ni des grosses chutes de neige - Il faut installer les laser hors d'atteinte des mains des bricoleurs!!! Les liaisons Radio Dans les transmissions longues distances, les faisceaux hertziens et les ondes radio sont fréquemment utilisés et représentent une alternative aux câbles coaxiaux. Ils utilisent des paraboles d émission et de réception installées en hauteur sur des pylônes ou des tours. Un faisceau hertzien peut être établi entre deux antennes situées en vue directe à plusieurs dizaines de kilomètre. Cette technique est très répandue dans les systèmes de transmission téléphonique et en télévision. Il est parfois plus intéressant de construire deux tours plutôt que de creuser une tranchée pour faire passer un câble. Dans les liaisons courtes distances on peut distinguer trois catégories de liaison radio: Les liaisons permettant de relier deux segments de réseau Lan to Lan Les liaisons entre une station reliée au câble et des ordinateurs mobiles Les liaisons utilisant les téléphones portables GSM équipés de modems Les moyens de connexion radio homologués en Europe travaillent dans la bande de fréquence de 2.4 à 2.4835 Ghz et ont une puissance d'émission n'excèdant pas 100 mw. Cette puissance limite considérablement la portée de ces liaisons: Entre 80 et 150m en milieu fermé et 300m en milieu ouvert. La gamme d onde utilisée dans ce type de transmission est de 2 à 40 Ghz partagée entre les exploitants des réseaux publics, les militaires, les organisations gouvernementales Modes de transmission: La modulation est du type FSK - Frequency Shift Keying à 2 ou 4 niveaux ( BFSK ou GFSK). Il exite deux méthodes de transmission: Direct Sequence - DSSS: Envoi des données sur une relative large bande qui permet un débit élevé, mais qui rend le système peu résistants aux perturbations. Frequency Hopping - FHSS: Technique plus sophistiquée qui consiste à faire changer de fréquence l'émetteur après quelques ms, ce qui accroit l'immunité au bruit, l'atténuation n'étant pas constante en fonction de la fréquence. Liaison LAN to LAN Permet de relier deux segments dont la distance à vue ne dépasse pas 80 à 100m. La station principale fait également office de Bridge, afin de limter le trafic sur la liaison hertzienne. Ce système est utilisé pour toutes liaisons provisoires: Chantiers, conférences ou expositions. Liaison des postes mobiles XXVIII

Les ordinateurs portables sont équipés de cartes PCMCIA avec antenne qui communiquent avec une station émettrice/réceptrice assurant le couplage au réseau. Figure 26 La vitesse de transmission entre ordinateur et station est typiquement de 1.6 Mbits/s. Si l'on doit assurer une grande mobilité des utilisateurs, il faut installer plusieurs stations relais qui communiquent entre-elles par le réseau câblé. Ainsi, un ordinateur identifié sur une première station le sera également sur les autres qui le prendront en charge en fonction de la puissance reçue à l'antenne. Cette fonction est appelée Roaming. Liaisons par téléphone mobile GSM: Figure 27 Il existe des cartes PCMCIA modem qui peuvent se coupler à un téléphone GSM. On peut ainsi communiquer avec son portable sur tout le réseau des mobiles à 9600 bits/s. Les satellites de communication Ils offrent des propriétés intéressantes pour de nombreuses applications en télécommunication. Un satellite peut être considéré comme un relais d onde à très radiofréquence dotée d un certain nombre de récepteurs. XXIX

Fig. 28 Chaque récepteur sur le satellite écoute une gamme d onde, détecte les signaux qu il reconnaît les amplifie et les retransmet vers la terre en effectuant une transposition de bande de fréquence. Selon les faisceaux de diffusion d onde, les zones géographiques couverte peuvent être plus ou moins importante (d une centaine de kilomètre carré à des zones supérieures à la surface de la France). Les satellites utilisés en télécommunication sont dit géostationnaires, c est à dire qu ils sont positionnés à une altitude de 36 000 kilomètres au-dessus de l équateur et sa période, de rotation est de 24 heures (la même que la terre, donc un observateur placé sur l équateur et regardant le satellite le voit comme immobile). Avec ce type de satellite on peut mettre des antennes fixes au sol et donc mettre en relation par son intermédiaire plusieurs stations au sol. Les bandes de fréquences attribuées par le C.C.I.R. aux télécommunications par satellites sont : - La bande 4/6 Ghz (une bande allant 3,7 à 4,2 Ghz et l autre 5,925 à 6,425 Ghz), - La bande 12/14 Ghz, - La bande 20/30 Ghz, - La bande 500 Mhz séparé en 12 récepteurs utilisant une bande de 36 Mhz. Chaque récepteur peut transmettre un flot de donnée de 50 Mbit/s. (Ce qui représente par exemple 800 canaux MIC à 64 Kbit/s). Avantages/inconvénients : La vitesse de déplacement, bien quelle se fasse à la vitesse de la lumière, donne des temps de transmission aller-retour de la terre au satellite entre 200 et 300 ms. (A titre comparatif, un signal est transmis en 3 microsecondes par km sur un faisceau hertzien et en 5 microsecondes par km sur un câble coaxial). La valeur des débits maximum sur réseaux terrestre et de 64 Kbit/s avec dans certaines conditions des valeurs maximales à 1920 Kbit/s et en liaison satellite on peut atteindre des débits de plusieurs Mbit/s (Ceci est d autant plus vrai lorsque l on prend en compte l aspect non aléatoire et planifié des échanges). Le faisceau émit par le satellite est susceptible d être reçu par toutes les stations terrestres qui sont dans la zone de réception (même celles qui ne sont pas concernées). XXX

Architecture des réseaux : Fig. 32 Pour réduire leur complexité de conception, la plupart des réseaux sont organisés en série de couches (ou niveaux), chacune étant construite sur la précédente. Le nombre de ces couches varie selon le réseau. La fonction d une couche est d offrir certains services aux couches plus hautes. La couche n d une machine gère la conversation avec la couche n d une autre machine (en réalité aucune donnée n est transférée directement entre deux couches de même niveau, les données passent successivement par toutes les couches inférieures et sont transférées par le médium jusqu au destinataire et remontent les différents niveaux jusqu à la couche de niveau équivalent). Les règles et conventions utilisés pour cette conversation sont connues sous le nom de protocole de la couche n. Entre deux couches adjacentes se trouve une interface qui définit les opérations élémentaires et les services que la couche inférieure offre à la supérieure. L ensemble des couches et des protocoles est appelé l architecture du réseau. Les spécifications de l architecture doivent contenir suffisamment d information pour permettre d écrire le programme ou de construire le matériel pour chaque couche de manière qu il obéisse correctement au protocole approprié. Ni les détails de mise, ni les spécifications l interface ne font partie de l architecture puisqu ils sont cachés à l intérieur des machines et invisible de l extérieur. Il n est pas nécessaire que les machines soient les mêmes pourvu qu elles soient capables d utiliser le protocole correctement. Le modèle de référence O.S.I. Fig. 33 Ce modèle de référence est fondé sur une proposition élaborée par l Organisation Internationale de Normalisation (I.S.O.). Ce modèle est la première étape vers une normalisation internationale des différents XXXI

protocoles et il est encore appelé modèle de référence O.S.I. (Open System Organisation) parce qu il traite de la connexion entre systèmes ouverts. Le modèle O.S.I. possède 7 couches et les principes ayant conduit à ce modèle peuvent se résumer ainsi : - Une couche doit être créée lorsqu un niveau d abstraction est nécessaire. - Chaque couche exerce une fonction bien définie. - Les fonctions de chaque couche doivent être choisies en pensant à la définition de protocoles normalisés internationaux. - Le choix des frontières entre couches doit minimiser le flux d informations aux interfaces. - Le nombre de couches doit-être suffisamment grands pour éviter la cohabitation dans une même couche de fonctions très différentes et suffisamment petite pour éviter que l architecture ne devienne difficile à maîtriser. Les différentes couches du modèle de référence O.S.I. : - La couche Physique, - La couche Liaison, - La cohue Réseaux, - La couche Transport, - La couche Session, - La couche Présentation, - La couche Application. La couche Physique : Cette couche normalisée par l ISO fournit les moyens : - Mécaniques (Type de connecteurs, nombre de broches, etc...), - Electriques (Niveaux électriques pour un 1 et un 0 logique), - Fonctionnels (), - Procéduraux (). nécessaire à l activation, au maintient et à la désactivation des connexions physiques destinées à la transmission des éléments binaires entre entités de liaisons. Cette couche a pour objectif de conduire les éléments binaires jusqu'à leur destination sur le support physique, en minimisant le coût de communication si nécessaire. Dans cette couche nous retrouvons donc tous les matériels et logiciels nécessaires au transport correct des éléments binaires. On peut citer en particulier : - Les interfaces de connexion des équipements informatiques que l'on appelle encore jonctions. - Les MODEM ou MOdulateurs-DEModulateurs, qui transforment les signaux binaires produits par les ordinateurs ou les équipements terminaux, dans des signaux, également binaires, mais avec une forme sinusoïdale plus apte à une propagation de meilleure qualité. - Les multiplexeurs qui se proposent de concentrer plusieurs émissions distinctes provenant de machines différentes, sur une ligne unique pour aller à un même point distant. Un démultiplexeur est également nécessaire à l'autre extrémité pour que les différents canaux qui ont été superposés puissent être décomposés dans les émissions originales. - les noeuds de commutation forment le matériel intermédiaire entre l'émetteur et le récepteur qui prennent soin des blocs d'informations se présentant à l'entrée, pour les envoyer dans la bonne direction finale. - divers équipements spécifiques au réseau, et nécessaires pour assurer la continuité du chemin physique, comme un satellite, dans le cas d'une communication par voie hertzienne. La normalisation de la couche physique comprend les documents ISO 10022 ou X.211 du CCITT qui définit le service physique. La couche liaison : XXXII

La couche liaison fournit les moyens fonctionnels et procéduraux nécessaires à l établissement, au maintien et à la libération des connexions entre entités de réseaux, et au transfert des unités de données du service de liaison. Cette couche a pour objet de corriger les erreurs qui ont pu se produire au niveau 1, pour que le taux d'erreurs résiduelles soit négligeable, Cependant, il est impossible de corriger toutes les erreurs. Il faut que le taux d'erreurs non détectées soit négligeable comme il est indiqué dans la norme Cela pose le problème de connaître la valeur d'un tel taux d'erreurs. Il dépend de l application qui se déroule au-dessus de la communication. On trouve également dans cette couche les règles nécessaires pour partager un support physique unique entre plusieurs stations. La normalisation de la couche liaison comprend les documents : ISO 8886 ou CCITT X 212 qui définit le service liaison, ISO 3309, ISO 4335, ISO 7809,ISO 8471, ISO 7776, ISO 8802.1 Introduction des réseaux locaux, ISO 8802.2 Procédure de ligne LLC1, 2, 3 (Logical Link Control), ISO 8802.3 Technique CSMA/CD Ethernet, ISO 8802.4 Technique Jeton sur Bus, ISO 8802.5 Technique du Jeton sur anneau, ISO 8802.6 Technique d accès aux réseaux métropolitain (jeton temporisé), ISO 8802.7 Technique d accès à une boucle par l intermédiaire de tranches vides. La couche réseaux : Cette couche a 3 principales fonctions : - Le contrôle de flux, - Le routage, - L adressage. Le contrôle de flux : Il doit absolument éviter les embouteillages de paquets dans le réseau. Les retards peuvent rendre le temps de réponse tout à fait inacceptable pour l utilisateur. Si le contrôle de flux a échoué, un contrôle de congestion devrait faire revenir le trafic à une valeur acceptable par le réseau. Le routage : Il est là pour acheminer les paquets d'informations vers leur destination au travers du maillage des noeuds de commutation. Le routage ne doit pas remplacer le contrôle de flux; c'est une deuxième composante dont il faut tenir compte pour optimiser le temps de réponse. Les routages pourront être centralisés ou distribués suivant l'option choisie. L adressage : La dernière grande fonctionnalité de la couche réseau consiste à gérer les adresses des NSAP. C'est à ce niveau qu'il faut ajouter des adresses complètes dans les différents paquets, pour qu'ils atteignent le destinataire. Les adresses forment un ensemble très vaste qui doit regrouper toutes les machines terminales du monde. Il a fallu prévoir au niveau de l'iso, une norme d'adressage susceptible de répertorier l'ensemble de tous les équipements terminaux. La normalisation de la couche réseau comprend les documents : ISO 8348 ou CCITT X.213 qui définit le service réseau, XXXIII

ISO 8208 ou CCITT X.25.3 qui définit le protocole de session orienté connexion, plus souvent appelé X.25 et que tous les grands réseaux publics du monde suivent (en France TRANSPAC), ISO 8473, ISO 8878 ou CCITT X.223, ISO8648, ISO 8880, ISO 8881. La couche transport : Sa fonction essentielle est d accepter des données de la couche Session, de les découper, le cas échéant, en plus petites unités, et de s assurer que tous les morceaux arrivent correctement de l autre côté. Cette couche doit aussi optimiser les ressources du réseau de communication en gérant un contrôle de flux ou un multiplexage des messages de cette couche sur une connexion de réseau. (Par exemple, si la connexion de transport requiert un débit rapide, la couche transport peut créer de multiples connexions réseau sur lesquels elle répartit les données pour améliorer le débit; à l inverse, dans le cas où la création et le maintien d une connexion est coûteuse, cette couche peut multiplexer plusieurs connexions transport sur la même connexion réseau pour en réduire le coût). Cette couche est la première qui réalise un dialogue complet entre deux machines d extrémités (la source et le destinataire) alors que les couches précédentes n agissent qu entre machines voisines. Cette connexion typique de transport consiste en un canal point à point délivrant les messages dans l ordre. Cependant certains services peuvent ne pas garantir l ordre de délivrance. La normalisation de la couche transport comprend les documents : ISO 8072 ou CCITT X.214 qui définit le service transport, ISO 8073 ou CCITT X.224 qui définit le protocole de transport orienté connexion, ISO 8602 qui définit un protocole de transport en mode non connecté. La couche Session : Cette couche à pour rôle, comme son nom l indique, d ouvrir et de fermer des sessions entre utilisateurs. Elle s assure également que le destinataire ou son représentant, lorsqu il s agit d une boîte au lettre, existe bien dans le réseau. (Il est inutile d émettre de l information s il n y a personne à l autre extrémité pour récupérer les données). Un des services de la Couche Session concerne la gestion du dialogue. Les sessions peuvent autoriser le mode bi- ou unidirectionnel du trafic. Quand le trafic s écoule d un seul côté à la fois (comme sur une ligne chemin de fer à voie unique), la Couche Session permet de gérer les accès uniques à cette voie. Un autre service de la Couche Session est la synchronisation. Ce sont en fait des points de resynchronisation qui permettent en cas de problème, d avoir un point précis à partir duquel l échange pourra redémarrer, et sur lequel, il y aura accord des deux partenaires. (Par exemple, Imaginons ce qui peut arriver lorsqu on essaye d effectuer un transfert de fichier d une duré de deux heures entre deux machines, alors que le temps moyen statistique entre deux pannes est d une heure. Après une interruption de transfert, l ensemble de l échange doit être repris et échouera de nouveau avant la fin du transfert. Pour éliminer ce problème, la Couche Session permet l insertion de points de test dans le flot de données de façon à ne reprendre après une panne que les données postérieures au dernier point de test). La normalisation de la couche session comprend les documents : ISO 8326 ou CCITT X.215 qui définit le service orienté connexion, ISO 8327 ou CCITT X.225 qui définit le protocole de session orienté connexion, ISO 9548 qui définit un protocole de session dans un mode de sans connexion. La Couche Présentation : Cette couche s intéresse à la syntaxe de l information transmise entre les entités d application. Elle joue un rôle important dans un environnement hétérogène, car c est un intermédiaire pour une compréhension commune de la syntaxe des documents qui sont transportés par le réseau. En effet les différentes machines composant à un réseau n ont pas forcément la même technique de codage de leur information; Si on les interconnectent XXXIV

directement ensemble les données risquent de ne pas être comprise par tous, alors le but de cette couche est de procurer syntaxe commune. (Par exemple, la plupart des programmes utilisateurs n échangent pas des séries de bits aléatoires, mais ils échangent des noms de personnes, des dates, des montants, des factures mis sous formes : de chaînes de caractères, de nombres entiers ou flottants codés sous forme de caractères ASCCII, EBCDIC etc...) Cette couche est aussi concernée par des aspects comme la compression/décompression des données (pour réduire le nombre de bits à transmettre par le médium), et des aspects de chiffrement (cryptage) des informations (pour augmenter la confidentialité). La normalisation de la couche présentation comprend les documents : ISO 8324 ou CCITT X.208 qui définit la syntaxe ASN. 1 (Abstrac Syntax Notation 1), ISO 8326 ou CCITT X.215 qui définit le service orienté connexion, ISO 8327 ou CCITT X.225 qui donne les spécifications du protocole de présentation orienté connexion. ISO 9548 qui définit le protocole de présentation sans connexion. La couche application : Cette couche comporte de nombreux protocoles fréquemment utilisés : - ACSE, (Association Control Service Element) qui contient les fonctionnalité de base pour mettre en communication deux processus indépendamment de leur localisation. - CCR, (Commimment, Concurrency and Recovery) qui contient les fonctionnalités pour pouvoir maintenir la consistance de bases de données réparties dupliquées. - RTS, (Reliable Transfer Service) qui contient les fonctionnalités nécessaires pour assurer une communication secourue. En d'autres termes, les pannes doivent être transparentes à l utilisateur Le protocole RTS doit, bien entendu, coopérer avec les fonctionnalités des sessions. - ROS (Remote Operation Service) qui contient les fonctionnalités nécessaires pour que les entités d application puissent communiquer avec l utilisateur. - MHS (Message Handling System) qui contient les fonctionnalités pour effectuer de la messagerie électronique en mode non connecté. - FTAM (File Transfer, Access and Management) qui contient les fonctionnalités nécessaires pour un transfert de fichier et la manipulation à distance. - TP (Transaction Processing) qui permet d'effectuer des applications de transactionnel réparti, avec des possibilités de retour en arrière. - VT (Virtual Terminal) qui permet une présentation normalisée d'un terminal connecté sur un réseau. - ODA (Office Document Architecture) qui définit l'architecture d'un document pour lui permettre d'être retraité sur n'importe quelle machine normalisée. - ODIF (Office Document Interchange Format) qui décrit les formats à utiliser dans l'architecture de document et qui seront transmis vers l'équipement distant. - JTM (Job Transfer and Manipulation) qui définit la manipulation et le transfert de travaux à distance. - RDA (Remote Database Access) qui propose un accès à distance sur des bases de données. - MMS (Manufacturing Messaging Service) qui définit une messagerie électronique en mode connecté. XXXV

- etc... (Par exemple il y a dans le monde des centaines de terminaux différents et surtout incompatibles. Si on souhaite faire du traitement de texte avec la majorité de ces terminaux il faut tenir compte de leurs différents affichages de leurs différentes séquences d échappements, etc.. On résout ce système en définissant un terminal virtuel auquel les programmes peuvent s adapter et on récrit des programmes d interprétation des commandes ces terminaux spécifiques et qui interprètent les commandes du terminal virtuel.) Cette couche gère également l aspect sémantique des données, le transfert des fichiers avec gestion des comptabilités et aussi le courrier électronique (E-Mail). La normalisation de la couche application comprend les documents : ISO 9545 ou CCITT X.207 qui définit la structure de cette couche, Ensuite une plaïde de norme existe pour les différents protocoles. Exemple : description de VT Terrninal Virtuel: VT; ISO 9040 et 1S0 9041. L'application VT décrit le nombre de caractères par ligne, le nombre de lignes sur l écran, la couleur, le soulignage, l épaisseur des caractères, les fontes à utiliser, etc... Cette application est décrite par une association entre le terminal de l'utilisateur et un terminal virtuel. Celuici utilise les fonctions de ACSE pour se connecter à distance sur une deuxième machine qui traduit le terminal virtuel dans la présentation du terminal ou de l application locale. Aujourd'hui, trois classes de protocoles de terminal virtuel ont été développées. VT-A est le sous-ensemble le plus simple qui, à partir d un terminal virtuel de base unique, permet la communication d'un terminal à un équipement terminal. VT-B définit des fonctionnalités supplémentaires et en particulier la négociation d'un profil de terminal. On peut par exemple, avec VT-B décider d adresser le curseur. VT-C permet la négociation de plusieurs interactions simultanées sur la association Ceci permet le multifenêtrage et le contrôle de connexions multiples simultanées vers différents équipements terminaux. Transmission de données au travers du modèle OSI Dans le modèle ISO, 2 entités de niveau N peuvent communiquer entres elles en utilisant le service (N-1) fournit par la couche immédiatement inférieure, avec un échange régit par le protocole (N).Ce dernier spécifie l ensemble des règles et des formats utilisés pour la transmission. Le service N-1 assure le transfert de SDU (Service Data Unit) entre les SAP (Service Access Point). Les entités peuvent alors s échanger des PDU (Protocol Data Unit) en les plaçant dans des SDU. Chaque PDU contient d une part les informations de contrôle du protocole appelées PCI (Protocol Control Information) et d autres par les UD (User Data) provenant des SDU (N+1) (voir figure 42). Il se peut qu une SDU puisse être segmentée au niveau d une couche pour engendrer plusieurs PDU (voir figure 42 au niveau de la couche transport, notion de paquet). De même plusieurs SDU peuvent être regroupée pour former 1 seule SDU. XXXVI

Fig.34 * Au niveau de la couche transport les SDU peuvent être fragmentées en plusieurs SDU Fig.35 La figure 8.2 montre la manière dont les données utilisateurs émises par un processus sont transmises à travers le modèle OSI. Ce processus délivre les données à la couche Application qui les transforme et leur accole un entête application (AH). L item résultant est donné à la couche Présentation qui va transformer de différentes façons ces données lui ajouter une entête (PH) et fournir le résultat à la couche suivante. Il est important de remarquer ici que la couche présentation prend les données de la couche application en considérant que l entête AH fait partie intégrante des données utilisateurs. Ce processus est répété jusqu à ce que les données atteignent la couche physique. Là, les données sont effectivement transmises vers la machine destinatrice qui effectuera l opération inverse jusqu à ce que les données atteignent le processus de réception. XXXVII