DEVENIR UN GMF. Le groupe de médecine de famille : Guide d accompagnement. un atout pour le patient et son médecin.

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1 DEVENIR UN GMF Guide d accompagnement Le groupe de médecine de famille : un atout pour le patient et son médecin

2 Édition produite par : La Direction générale des affaires médicales et universitaires Ministère de la Santé et des Services sociaux Toute reproduction totale ou partielle de ce document est autorisée, à condition que la source soit mentionnée. Gouvernement du Québec

3 Ce document a été préparé par les membres du Groupe de soutien à l implantation des groupes de médecine de famille (GSI): Jean-Guy Émond, médecin et président du GSI Jacqueline Pettigrew, coordonnatrice du GSI Cécile Côté, travailleuse sociale Julie Lalancette, médecin Danielle L. Sasseville, infirmière André Mageau, médecin André Munger, médecin Céline Plourde, pharmacienne Lise Racette, infirmière

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5 Remerciements Nous tenons à souligner la collaboration de madame Chantale DesGroseillers, pharmacienne, de monsieur Yanick Bureau, médecin, et de madame Lucie Villeneuve, agente de recherche, qui ont également participé aux travaux du Groupe de soutien à l implantation des groupes de médecine de famille (GSI). Nous remercions particulièrement madame Francine Munger qui fut responsable du travail de secrétariat pour le présent guide. Nous remercions également tous les partenaires et organismes qui ont collaboré à l élaboration des différents volets de ce guide d accompagnement.

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7 «La solidarité de chacun des membres doit contribuer à créer une atmosphère propice au partage, au consensus, au souci du bien commun, au maintien de la compétence, au respect mutuel, à la qualité des soins et à l évolution collective.» Le Groupe de soutien à l implantation des groupes de médecine de famille (GSI) Janvier 2006

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9 Présentation du guide d accompagnement Ce guide d accompagnement est destiné aux médecins omnipraticiens et aux professionnels désireux de s impliquer dans le développement des groupes de médecine de famille (GMF) au Québec. Il se veut une réponse à plusieurs interrogations, qui permettra la mise en place avec efficacité d un nouveau GMF. Il présente le contexte actuel, et les versions ultérieures tiendront compte des ajustements effectuées en cours d implantation. Ce guide est la proposition du GSI qui conseille le Ministère dans l implantation des GMF. Ce manuel est conçu pour répondre à des objectifs précis : fournir l information permettant de comprendre le concept de GMF et le processus d accréditation; procurer les documents essentiels et référentiels; présenter des outils visant à répondre aux nombreuses questions sur les démarches à faire et le fonctionnement quotidien du GMF. Le Groupe de soutien à l implantation des groupes de médecine de famille (GSI)

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11 Table des matières Abréviations et sigles utilisés Préambule 15 CHAPITRE 1 STRUCTURES DE SOUTIEN À L IMPLANTATION Instances Ministère Agence de la santé et des services sociaux (agence) CHAPITRE 2 LE GROUPE DE MÉDECINE DE FAMILLE Raison d être Définition et composition d un GMF Objectifs Organisation fonctionnelle Notion d entité légale Comité de gestion interne Particularités des GMF à l intérieur des CSSS Particularités des GMF à l intérieur des CH Politiques, procédures et règles de soins Protocoles de soins et ordonnances collectives Qualité des soins et des services Circulation de l information clinique Formation continue Vie de groupe et collaboration interprofessionnelle Offre de services Accessibilité des services du GMF Prise en charge et suivi de la clientèle Problèmes de santé complexes et chroniques Prévention, promotion de la santé, dépistage Concordance avec la Politique de la santé et du bien-être Liens avec la deuxième ligne Gestion des plaintes Responsabilité civile professionnelle et non professionnelle Inscription Avantages et défis Avantages pour le patient Avantages pour le médecin de famille Défis à relever pour les deux parties Implications et conditions Conditions requises pour le patient Janvier

12 Conditions requises pour le médecin de famille Engagement du médecin partagé avec les membres du GMF Durée et annulation Consentement à l accès aux renseignements personnels et à leur transmission Clientèle non inscrite Évaluation Principes directeurs Objectifs de l évaluation Informatisation CHAPITRE 3 MODALITÉS POUR DEVENIR UN GMF Processus d accréditation Ententes préalables Entente d association entre les médecins Entente entre le GMF et le CSSS Convention standard entre une agence et un GMF Étapes de la mise en œuvre d un GMF Processus d adhésion à l entente de rémunération Processus d adhésion à l entente de rémunération CHAPITRE 4 FONCTIONS, RÔLES, RESPONSABILITÉS ET MODALITÉS D INTÉGRATION DES PROFESSIONNELS DU GMF Professionnels du GMF Médecin Médecin responsable du GMF Infirmières Infirmières Professionnels en lien avec le GMF Intervenants psychosociaux Pharmaciens Personnel de soutien du GMF Chargé de projet local Technicien en administration Secrétaire Personnel de l agence Chargé de projet régional Technocentre régional CHAPITRE 5 SOUTIEN DU MSSS AUX GMF Janvier

13 Abréviations et sigles utilisés AMP AGENCE CAT CH CHCR CHSCD CHSLD CSSS CMDP CQCS CR DGAMU DRAMU DRMG DSP ETP ETP-GMF FMOQ GMF GSI GTM HTA MSSS PDG PIQ PNSP PPM PQAT PQDCS PROS Activités médicales prioritaires Agence de la santé et des services sociaux Centre d abandon du tabagisme Centre hospitalier Centre hospitalier et centre de réadaptation Centre hospitalier de soins courte durée Centre hospitalier de soins de longue durée Centre de santé et de services sociaux Conseil des médecins dentistes et pharmaciens Centre québécois de coordination pour le sida Centre de réadaptation Direction générale des affaires médicales et universitaires du ministère de la Santé et des Services sociaux Directeur régional des affaires médicales et universitaires des agences Département régional de médecine générale Directeur de la santé publique Équivalent temps plein Équivalent temps plein dans les fonctions spécifiques du GMF Fédération des médecins omnipraticiens du Québec Groupe de médecine de famille Groupe de soutien à l implantation des groupes de médecine de famille Groupe de travail ministériel pour l implantation des GMF Hypertension artérielle Ministère de la Santé et de Services sociaux Président-directeur général de l agence Programme d immunisation du Québec Programme national de santé publique Prévention en pratique médicale Programme québécois d abandon du tabagisme Programme québécois de dépistage du cancer du sein Plan régional d organisation des services médicaux généraux de l agence Janvier

14 RAMQ Régie de l assurance maladie du Québec RAPPORT CLAIR Rapport de la Commission d étude sur les services de santé et les services sociaux, présidée par monsieur Michel Clair (décembre 2000) RIA Réseau intégré d accessibilité RRGI Réseau régional de garde intégrée RSI Responsable des soins infirmiers RTSS SAD SOGIQUE SQAST TCN TCR UMF VHC VIH Réseau de télécommunications socio-sanitaire Soutien à domicile Société de gestion informatique du Québec Semaine québécoise pour un avenir sans tabac Technocentre national de la SOGIQUE Technocentre régional Unité d enseignement de médecine familiale Virus de l hépatite C Virus de l immuno-déficience humaine 24/7 24 heures/jour et 7 jours/semaine Janvier

15 Préambule L implantation des groupes de médecine de famille (GMF) traduit une volonté de changement majeur dans l organisation des soins et des services de santé au Québec et fait suite aux recommandations du rapport de la Commission d étude sur les services de santé et les services sociaux (rapport Clair, décembre 2000). Dans les GMF, les médecins de famille, issus de différents milieux, travaillent en groupe, en étroite collaboration avec des infirmières affectées par les centres locaux de services communautaires (CSSS) impliqués. Les GMF sont responsables des services médicaux de première ligne en fournissant une réponse adaptée «24/7» à une clientèle qui s inscrit volontairement auprès d un médecin. Les CSSS offrent déjà une gamme de services complémentaires en plus du volet social qu ils assurent pour les GMF auxquels ils sont associés. Ce concept suscite un intérêt particulier puisqu il permet à d autres professionnels, notamment les travailleurs sociaux et les pharmaciens, de partager avec les membres du GMF leur expertise respective s appuyant sur une approche transversale qui favorise la collaboration et le travail interprofessionnel. Pour pallier plusieurs problèmes du réseau, ce modèle favorise l accessibilité, la prise en charge globale et la continuité des soins et services offerts à la clientèle inscrite. La volonté de développer des liens de complémentarité avec l ensemble du réseau vise à améliorer la prestation et la qualité des soins médicaux. Une meilleure organisation des services de première ligne réduira les phénomènes de duplication et permettra à moyen terme à plus de gens d avoir accès à un médecin de famille. Ce modèle d organisation des services devrait ultimement améliorer l état de santé de la population. Le mode d organisation en GMF préconise une orientation interprofessionnelle qui favorise également la mise en place d une approche préventive. De plus, l arrimage avec les autres établissements du réseau grâce au déploiement des technologies de l information et l introduction de nouveaux modes de rémunération soutiendront le suivi longitudinal de la clientèle. Janvier

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17 CHAPITRE 1 STRUCTURES DE SOUTIEN À L IMPLANTATION Instances À l origine, deux structures d implantation des GMF furent mises en place par le ministre, soit le Groupe de travail ministériel (GTM) et le Groupe de soutien à l implantation des groupes de médecine de famille (GSI). Le GTM était constitué de représentants des ordres professionnels, des milieux universitaires et de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec. Ce groupe avait pour mandat de conseiller le ministre en formulant des recommandations spécifiques et étudiait les travaux du GSI. Le GSI est formé de cliniciens (médecins, infirmières, travailleuse sociale et pharmacienne) reconnus pour leurs expertises, issus principalement de la première ligne. Il est présidé par un médecin de famille. Le GSI a comme responsabilité de participer au développement du concept de GMF dans son ensemble, incluant la contribution des professionnels qui s y rattachent, les ententes et les outils fonctionnels. Il a également comme mandat de : susciter et favoriser l implantation des projets GMF; proposer des modalités de fonctionnement, des outils de travail et divers processus; intervenir auprès des diverses instances pour aplanir les difficultés et assurer l évaluation continue des projets; collaborer aux activités de relation publique; préciser les changements requis d ordre déontologique, éthique, professionnel, juridique et organisationnel; collaborer aux travaux techniques visant la détermination des coûts relatifs à l implantation des GMF; suggérer les normes de financement et les modalités de rémunération souhaitées; participer aux discussions entourant l évaluation des besoins en formation et en adaptation de la main-d œuvre professionnelle dans le GMF; soutenir l équipe de projet des groupes de médecine de famille du Ministère. Ministère Le comité de direction du projet des GMF est présidé par le directeur général des affaires médicales et universitaires. Ce comité regroupe les sous-ministres adjoints et les directeurs généraux du Ministère, il inclut également le directeur des ressources informationnelles. Le comité permet de partager une vision commune au sujet des Janvier

18 GMF, de préciser les orientations ministérielles et d assurer la convergence de l ensemble des travaux menés par chacune des directions générales. La Direction générale des affaires médicales et universitaires (DGAMU) du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) confie à une équipe de projet la coordination de l implantation des GMF et du suivi de leur mise en œuvre auprès des agences. Cette équipe de projet est composée du coordonnateur, qui est aussi le médecin responsable du GSI, d une coordonnatrice adjointe, de professionnels et du personnel de soutien. L équipe de projet des groupes de médecine de famille a pour mandat de : développer le concept de GMF en collaboration avec le GSI; déterminer les ressources requises pour l implantation des GMF; participer aux travaux techniques visant la détermination des coûts relatifs à l implantation des GMF, notamment la rémunération des médecins participants ainsi que la négociation d ententes particulières pour les GMF; s assurer de la mise en place d un cadre d évaluation; intervenir auprès des diverses instances pour aplanir les difficultés et assurer l évaluation continue des projets; rendre disponibles des outils nécessaires à l implantation des GMF (formation, etc.); apporter un soutien aux agences; s assurer de la cohérence des messages et des orientations émis par les différentes directions générales du MSSS; coordonner le processus d accréditation des GMF au Ministère; s assurer de la mise en place et du suivi d un plan d action concernant l informatisation et de l élaboration d un cadre d évaluation; proposer un plan de communication s adressant aux différents partenaires du réseau; assurer les liens entre le GSI et le MSSS; préciser le mandat du GSI et faire connaître ses propositions au MSSS. L équipe des répondants du Ministère Plusieurs directions du MSSS collaborent à la mise en œuvre des GMF en soutien à l équipe de projet des groupes de médecine de famille. Un groupe de répondants a été constitué afin de coordonner les résultats des divers travaux menés par les directions générales et d en assurer la cohérence. Les membre du groupe des répondants représentent chacune des directions générales et la Direction des communications. Janvier

19 Agence de la santé et des services sociaux (agence) Au début du processus, les agences étaient consultées et informées de façon continue de l évolution de l implantation des premiers GMF et furent à maintes reprises convoquées à des réunions générales d information et d échange. Par la suite, à l été 2002, le Ministère a confié la responsabilité de l implantation des GMF aux présidentsdirecteurs généraux (PDG) des agences. Ces derniers s assurent que les trois ententes obligatoires (entente entre les médecins, entente avec les CSSS, convention avec l agence) sont conformes aux attentes du ministère de la Santé et des Services sociaux afin de soumettre une demande d accréditation au ministre. Le directeur régional des affaires médicales et universitaires (DRAMU) est responsable et imputable de l implantation des GMF sur le territoire de l agence. Le chef du département régional de médecine générale (DRMG), sous l autorité du PDG de l agence et en concertation avec le DRAMU, a la responsabilité de promouvoir le concept de GMF et de favoriser le regroupement des médecins de famille en vue de présenter et de réaliser un projet de GMF, à la fois conforme aux attentes du Ministère et adapté aux plans régionaux d organisation des services médicaux généraux (PROS) qui relèvent de leurs compétences. Ensemble, ils travaillent à adapter le modèle GMF à la dynamique régionale comme un élément intégrateur des services de santé. Le chargé de projet régional (professionnel à temps plein employé par l agence), sous l autorité du DRAMU, assure la coordination, à l intérieur de l agence, des activités visant la recommandation d accréditation des projets de GMF au ministre. À ce titre, il assure l interface entre le médecin responsable et le chargé de projet local du GMF et la Direction générale des affaires médicales et universitaires. Janvier

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21 CHAPITRE 2 LE GROUPE DE MÉDECINE DE FAMILLE Raison d être Les besoins de la population évoluent rapidement et les problèmes de santé, souvent chroniques, sont de plus en plus complexes. Ils requièrent une adaptation constante de la pratique médicale et des pratiques professionnelles en première ligne. Les facteurs justifiant l implantation des GMF sont : les problèmes d accessibilité et de fragmentation des soins et services médicaux; le manque de cohérence dans le partage des tâches interprofessionnelles; le manque de disponibilité médicale dans la communauté, conduisant à l engorgement des salles d urgence; l effritement du rôle du médecin de famille; la duplication de soins et services; le manque de continuité. Les GMF doivent couvrir plusieurs champs d intervention, soit la prévention, la promotion de la santé, le suivi et la coordination des soins à la clientèle. Les progrès technologiques au niveau des ressources informationnelles ont un impact important dans le domaine de la santé. Le soutien informatique doit permettre d interrelier les GMF et tous les établissements du réseau de la santé afin que les professionnels puissent avoir accès et partager l information clinique nécessaire au suivi de la clientèle inscrite (liste de problèmes, résultats de laboratoire, rapports de consultations, résultats de l imagerie médicale, fiches liaisons interétablissements, fiches liaisons Info-Santé, etc.). Définition et composition d un GMF L implantation des GMF implique un changement de culture. Il est important que tous y trouvent une valeur ajoutée. Le GMF se définit comme une organisation fonctionnelle composée de médecins de famille travaillant en groupe et en étroite collaboration avec des infirmières. Les membres du GMF travaillent également avec d autres professionnels de la santé et des services sociaux, notamment avec les travailleurs sociaux et les pharmaciens. Janvier

22 Le GMF regroupe : de six à douze médecins équivalent temps plein dans les secteurs d activités spécifiques au GMF (ETP-GMF), soit en cabinet ou à domicile, plusieurs médecins pouvant se partager un ETP. Les médecins proviennent soit d une clinique médicale, soit d un CSSS, soit d une unité d enseignement en médecine familiale (UMF), ou d une combinaison de ces lieux; des infirmières couvrant un horaire de travail équivalant à 70 heures/semaine dans la phase initiale. Ultérieurement, le nombre d infirmières dans chaque GMF sera déterminé notamment en fonction du nombre de personnes inscrites, de la lourdeur de la prise en charge de la clientèle par le GMF et du nombre de médecins ETP- GMF. Les infirmières affectées au GMF proviennent des CSSS, et sont placées sous l autorité fonctionnelle du GMF. Objectifs Assurer une plus grande accessibilité des services, la prise en charge globale et le suivi des patients inscrits auprès d un médecin membre d un GMF. Permettre à moyen terme à plus de gens d avoir accès à un médecin de famille. Améliorer la prestation et la qualité des soins médicaux de première ligne ainsi que l organisation des services de première ligne. Développer une plus grande complémentarité des services avec les CSSS. Reconnaître et valoriser le rôle du médecin de famille. Organisation fonctionnelle Les GMF s appuient sur une structure déjà existante de services de première ligne, structure qui varie en fonction de la situation géographique, de la concentration de la population, des différents problèmes de santé rencontrés et des problématiques sociales. Les médecins membres d un GMF forment une association définissant les modalités de la pratique de groupe sous la responsabilité d un médecin désigné «médecin responsable», rôle qui sera défini au chapitre 4. Ces modalités de pratique de groupe couvrent les aspects suivants : désignation d un médecin responsable et d un substitut; partage des tâches et des responsabilités pour assurer la prise en charge et le suivi des patients; Janvier

23 polyvalence de groupe; approche interprofessionnelle; partage d éléments essentiels du dossier du patient; réunions d équipe; gestion de la qualité; gestion financière; partage de certains revenus, sur une base facultative. La pratique en première ligne s appuie sur des lois et des règlements dont plusieurs sont énoncés à l annexe A. Janvier

24 Notion d entité légale Le GMF est reconnu comme une entité légale fonctionnelle intégrée dans le système de première ligne actuel. Le développement de l ensemble des GMF doit notamment s appuyer sur l organisation médicale actuelle, et celle-ci passe entre autres, par les cabinets médicaux, les services médicaux en CSSS et en UMF. Chacun des GMF, quelle que soit la façon dont il est constitué, doit disposer des moyens équivalents pour assumer ses responsabilités. Comité de gestion interne Pour s assurer du bon fonctionnement du GMF, différents comités peuvent être mis en place. À titre d exemple, un comité de gestion interne peut être formé pour soutenir la gestion clinico-administrative. Composé éventuellement du médecin responsable, du chargé de projet local ou du technicien en administration et d une infirmière, ce comité peut avoir comme responsabilité de : créer et entretenir un bon esprit de groupe au sein du GMF; suivre l évolution des ententes de services avec le CSSS et les autres partenaires; se soucier de la qualité des soins offerts et de la satisfaction de la clientèle inscrite; soutenir la gestion des différents professionnels qui œuvrent au sein du GMF en vertu d un prêt de service, d une affectation ou d une entente avec un établissement du réseau de la santé; collaborer à l organisation des services à l intérieur du GMF. Particularités des GMF à l intérieur des CSSS L harmonisation des activités doit se faire avec le chef de service médical, le chef de département et les autres directeurs. Lorsqu un GMF est implanté principalement à l intérieur d un CSSS, on doit définir sa place dans l établissement. Une direction ou un programme sont des structures correspondant mieux au concept de GMF en CSSS. Le médecin responsable du GMF devrait relever directement de la direction générale et du conseil d administration du CSSS. Quant au statut du médecin pratiquant dans un GMF en établissement, ce dernier conserve son avis de service. Plusieurs modalités concernant le partage des responsabilités entre le médecin responsable du GMF et le chef de service ou de département seront définies pour éviter le chevauchement des responsabilités. Janvier

25 Des mécanismes de cogestion entre le GMF et la direction des services de santé courants en CSSS sont souhaitables et devraient faire l objet de précisions dans l entente GMF-CSSS (voir l annexe B et l annexe C). Particularités des GMF à l intérieur des CH En centre hospitalier (CH), l encadrement administratif du GMF nécessite plus ample réflexion compte tenu des structures départementales existantes et de la nécessité de prévoir des modalités d intégration particulières dans le contexte le plus souvent rencontré d une unité d enseignement en médecine familiale. Il est important pour un GMF en CH de conserver l autonomie administrative nécessaire à l atteinte de ses objectifs tout en respectant les orientations de l établissement. Dans cette perspective, la notion d «entente GMF-CH» semble prometteuse. Les membres d un GMF en CH devraient préserver leur statut et conserver leur avis de nomination, et dans ce contexte une entente tripartite GMF- CH-RR est conseillée. La même logique prévaut pour une entente tripartite GMF- CH-CSSS. Jusqu à maintenant, les membres de GMF en CH ont choisi de se regrouper à l intérieur d un service du département de médecine générale. Politiques, procédures et règles de soins Les GMF seront appelés à définir certaines politiques, procédures et règles de soins afin de structurer leur organisation. Les GMF peuvent prendre contact avec les établissements de leur région afin de bénéficier des documents déjà existants. Des exemples sont présenté à l annexe D. Protocoles de soins et ordonnances collectives L utilisation des protocoles de soins et des ordonnances collectives favorise le travail interprofessionnel et constitue une modalité fonctionnelle prépondérante des GMF. Les médecins peuvent s inspirer des documents antérieurs qui traitent des actes médicaux délégués tels que le Guide d application des protocoles médicaux autorisés 1 pour élaborer des protocoles adaptés au contexte des GMF et qui soient conformes aux dispositions du projet de Loi 90 sur l exercice professionnel adopté par l Assemblée nationale (L.R.Q., 2002, c.33). Ces protocoles impliquent des infirmières employées de façon administrative par un CSSS et affectées au GMF sous l autorité fonctionnelle du médecin responsable de ce dernier. Dans ce contexte, il est souhaitable que ces documents soient approuvés par le conseil des médecins dentistes et pharmaciens (CMDP) d un établissement et soient présentés à la responsable des soins infirmiers (RSI) du CSSS pour commentaires. 1. Association des médecins de CSSS du Québec. Janvier

26 Qualité des soins et des services La pratique de groupe suppose implicitement une évaluation de la qualité de l ensemble des interventions effectuées par les membres du groupe. En présence d une problématique concernant la qualité des soins et des services, le médecin responsable du GMF peut former un comité d évaluation et solliciter, dans certains cas, la participation de la responsable des soins infirmiers du CSSS. Circulation de l information clinique Le développement et l accessibilité des technologies de l information et des télécommunications présentent un potentiel intéressant pour améliorer l accès à l information clinique qui supporte la qualité des services. Par ailleurs, les lois qui encadrent la circulation de cette information restreignent son utilisation, à moins d avoir obtenu préalablement le consentement de la personne qui requiert les soins. L inscription d un patient à un GMF est complétée par son consentement écrit qui permettra la consultation des données cliniques par les divers professionnels du GMF et ceux en lien avec le GMF. Le formulaire d inscription est reproduit à l annexe G. Formation continue Le rapport de la Commission d étude sur les services de santé et les services sociaux 2 précise au chapitre 3 traitant des ressources humaines, qu il est primordial de développer les compétences et de raviver la fierté et ce, dans un environnement de travail stimulant où la gestion est axée sur les résultats. Dans cette optique, il est essentiel d avoir une préoccupation constante pour la formation en planifiant de façon stratégique les mises à jour requises, en créant les conditions nécessaires au travail interprofessionnel et en préparant avec attention la relève. L intervention en première ligne doit s appuyer sur une approche transversale qui requiert une grande polyvalence individuelle des professionnels. Les GMF proposent un changement dans l orientation des services professionnels fournis par les médecins, les infirmières et les autres professionnels de la santé. Cette nouvelle orientation doit être soutenue autant par les programmes de formation professionnels que par des programmes de formation continue permettant de consolider les connaissances et les habiletés ou de les développer dans certains champs d activité. Vie de groupe et collaboration interprofessionnelle Les notions de vie de groupe et de collaboration interprofessionnelle rejoignent l esprit du rapport Clair, donnent tout son sens à l organisation du GMF et s avèrent un défi majeur à relever à court terme. Ces notions requièrent l adhésion et 2. Les solutions émergentes : rapport et recommandation de la Comission d étude sur les services de santé et les services sociaux, Gouvernement du Québec, 18 décembre 2000, p Janvier

27 l appropriation par chacun des professionnels du concept et des objectifs du GMF. Elles impliquent d emblée un esprit d entente, d harmonie, de confiance ainsi que le partage des tâches et des responsabilités. Dans cette démarche, la compétence et la disponibilité de tous les professionnels du GMF et de tous leurs partenaires sont essentielles. La vie de groupe des membres du GMF va au-delà de l activité clinique et englobe toute activité liée au fonctionnement organisationnel. La participation de chaque individu est donc essentielle à l atteinte des objectifs communs. La vie de groupe est basée sur la solidarité et le partage des valeurs par le groupe. Elle tient compte de l ensemble des ressources humaines, matérielles et financières. La collaboration entre professionnels favorise la satisfaction de la clientèle et l établissement de rapports de collégialité et de confiance entre les professionnels plutôt que des rapports d autorité, de compromis et de compétition. Le GMF est une équipe partageant la même philosophie de soins, une équipe soucieuse du maintien des compétences et dont chaque membre est capable d apporter conseil et soutien à ses collègues. À travers cette collaboration, les professionnels sont appelés à jouer leur rôle selon leur expertise propre afin de prodiguer au patient les soins globaux auxquels il est en droit de s attendre. La notion de collaboration interprofessionnelle se définit comme «un acte collectif posé par des personnes aux connaissances, expériences et provenances diverses dont on attend qu elles produisent un résultat global qualitativement supérieur à la somme des actes posés par chacune prise séparément 3». Cette notion implique : une clientèle commune dont les caractéristiques sont connues; une vision partagée de la pratique professionnelle spécifique de chacun; la perspective de rendre toute action plus efficace et efficiente; des actions concertées et orientées vers un même but; le partage de l information, de l expertise et de la prise de décision; une polyvalence partagée entre tous les professionnels du groupe. La collaboration interprofessionnelle s appuie sur une organisation du travail qui s actualise à travers : des rencontres de groupe planifiées; des discussions cliniques à partir des profils de patients; des stratégies d intervention novatrices; 3. Danielle D Amour, «La collaboration professionnelle : un choix obligé», dans Olive Goulet et Clémence Dallaire (dir.), Vers de nouvelles perspectives, Gaëtan Morin éditeur, 2002, p Janvier

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