Entreprendre une bonne communication avec les parents/paule Cantin/CPE-BC Joli-Coeur 1

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2 Introduction : Objectifs : Prendre conscience que le parent est le premier responsable de son enfant; Lâcher prise sur le choc des valeurs, respecter les différences de valeurs; Les actions du milieu sont profitables à l enfant même s il est seul à travailler ou à soutenir l enfant (sans collaboration parentale); Le milieu scolaire, le CPE ou autre est là pour offrir des outils aux enfants et non pas pour élever les enfants à la place des parents Définitions (dictionnaire du français plus, édition CEC) : Responsable : «Qui est tenu de répondre de ses actes, ou, dans certains cas, de ceux d autrui» Fait donc référence à nos devoirs en tant qu intervenants Responsabilité : «suppose la possibilité d agir en connaissance de cause» Fait donc référence à nos obligations en tant qu intervenants Parentale : «Qui appartient aux parents» Partenaire : «b. Personne, groupe auxquels on s associe pour la réalisation d un projet» Fait donc référence à une association, un travail de collaboration dans un même but (parents et intervenants) Vous avez un enfant qui est en difficulté (retard de développement), vous soupçonnez une surdité chez un enfant, vous recevez un enfant qui présente des troubles de comportements Vous devez en parler aux parents, mais vous ne savez pas par quel bout commencer! Avant d aborder les parents, il y a des questions que vous devez vous poser et une préparation à effectuer : Entreprendre une bonne communication avec les parents/paule Cantin/CPE-BC Joli-Coeur 2

3 Quels sont les critères nécessaires pour que j en parle aux parents? La durabilité du comportement : est-ce un comportement passager dû à une réaction à un changement dans l environnement de l enfant ou bien le comportement est problématique depuis plusieurs semaines? La perturbation du groupe : est-ce que le comportement de l enfant empêche le bon fonctionnement du groupe? La répétition du comportement : le comportement est-il sporadique ou fréquent? Le degré du problème : le comportement est-il un peu problématique, beaucoup ou pas du tout? La sécurité du groupe : les autres enfants et les adultes risquent-ils quelque chose de dangereux? Le degré de support exigé : les interventions demandées pour cet enfant gruge-telles l énergie de l adulte? Le niveau de souffrance de l enfant : l enfant est-il malheureux d être comme ça ou cela ne l affecte pas? Si un des critères est présent, vous devez en parler aux parents. Mais vous devez vous préparer en répondant à plusieurs questions qui éclairciront vos motivations à parler aux parents : Qu est-ce que je veux dire? Pourquoi je veux le dire? Comment je veux le dire? Qu est-ce qui me guide? Si la seule chose qui est remise en question est votre niveau de tolérance, vous devez travailler sur vous-même et vos interventions sans impliquer les parents car ils sentiront une incompétence dans votre travail. Il est important de respecter la personnalité de chacun. Vous ne devez pas essayer de changer un enfant mais la façon de cohabiter avec lui. On ne peut pas mettre un enfant à son goût mais apprendre à vivre avec. Il faut vous donner des outils pour vous aider et aider l enfant à fonctionner afin d obtenir une qualité de vie intéressante pour tous. Vous aurez alors la satisfaction d avoir aidé et d avoir accompli votre conscience professionnelle en assumant votre responsabilité. EXEMPLE : Ti-Loup est plus agressif ces temps-ci. Ses parents vivent une séparation. Ce n est donc pas un problème de comportement car Ti-Loup réagit à la séparation de ses parents, il est en train de s adapter, de reprendre son équilibre. Entreprendre une bonne communication avec les parents/paule Cantin/CPE-BC Joli-Coeur 3

4 Les parents de Ti-Loup doivent être mis au courant de la situation sans les alarmer. Vous pouvez alors dire aux parents de Ti-Loup : «Votre enfant réagit à votre situation familiale, il est en déséquilibre mais on travaille làdessus. Il va reprendre son équilibre tranquillement et je ferai preuve de patience. Je suis certaine que tout ira bien dans quelques temps.» Les parents de Ti-Loup sont alors au courant du problème passager et sentent que vous comprenez leur enfant et que vous l aider à traverser la situation. Ils ne se sentent ni jugés, ni coupables, ni attaqués dans leurs compétences parentales. Une bonne communication avec les parents est la base d une bonne compréhension de la situation. Tout se dit, tout est dans la façon de le dire! Entreprendre une bonne communication avec les parents/paule Cantin/CPE-BC Joli-Coeur 4

5 ÉTAPES POUR ENTREPRENDRE UNE BONNE COMMUNICATION PARENTS- INTERVENANTS DÈS LE DÉPART : 1. Initier la communication lors de l inscription de l enfant et/ou par mémo de présentation au début de la fréquentation de l enfant : Vous vous présentez, vous donnez votre démarche de communication avec les parents (fiche journalière, mémo, appel téléphonique en cas de problème ou de suivi ); Vous établissez l importance que vous accordez aux enfants. Vous expliquez que vous êtes concentré sur les enfants, leur développement socio-affectif, moral etc; Éviter les rapports trop intimes afin de vous garder un recul nécessaire pour pouvoir dire ce que vous avez à dire en temps opportun; Vous établissez votre rôle, vos habiletés à vous occuper des enfants, vos capacités de dépistage, vos couleurs; Vous informez les parents que vous communiquerez régulièrement avec eux; La première rencontre peut se faire sans l enfant et si tout se passe bien l enfant viendra faire une courte visite pour faire connaissance un peu plus tard. 2. Organiser une rencontre parents-intervenant en début d année : Vous faites une invitation par écrit; Vous offrez un gardiennage au besoin; Vous offrez aux parents de faire une visite du milieu que fréquente son enfant; Vous présentez votre façon d appliquer vos interventions; Vous présentez les coins de jeux; Vous présentez les outils et le matériel disponible aux parents : tableaux d affichage, babillard, carnet de communication, etc; Vous établissez votre approche (évitez une trop grande familiarité); Vous établissez l importance du respect du rythme de chaque enfant; Vous rappelez que vous les contacterez au besoin; Vous rappelez que vous irez aux nouvelles pour fin de suivi; Vous offrez des outils et/ou ressources aux parents; Présentez des albums photos et/ou un montage sur DVD/vidéo-cassette des enfants pendant les moments de vie de la journée, etc. 3. La communication quotidienne : Respectez ce que vous avez établi dans les 2 premières étapes; Établissez vos limites : ex : matin et soir de courte durée et appel téléphonique si la Entreprendre une bonne communication avec les parents/paule Cantin/CPE-BC Joli-Coeur 5

6 situation ou la communication exige plus de temps; Rappelez que l important pour vous, ce sont les enfants; Soyez cohérents entre ce que vous prêchez et vos actions. La communication verbale en personne est à privilégier, cependant certaines situations ne le permettent pas. Vous pouvez alors utiliser d autres moyens tels téléphone, courriel, agenda de communication. 4. L appel téléphonique : Les échanges doivent se faire en temps «ici et maintenant». Ce qui s est passé antérieurement ailleurs ou l année passée n est pas garant du problème d aujourd hui. C est aujourd hui, avec vous et dans votre milieu que ça ce passe; Concentrez vos échanges sur le développement global de l enfant versus sa problématique; Respectez le rythme des parents, utilisez la sensibilisation progressive (petit à petit). Si vous leur balancez tous les problèmes en même temps, cela ne fera qu agresser le parent et vous n obtiendrez pas une pleine collaboration de leur part; Gardez toujours l enfant au cœur de l échange; Utilisez le positif en «sandwich». Parlez du problème entre 2 commentaires positifs; Amenez le positif en terme de force de l enfant, ex : Ti-Loup est très créatif, il invente des histoires extraordinaires; Amenez le problème en termes de situation plus difficile, ex : «Par contre, il a de la difficulté à entrer en contact avec les autres. Il a de la difficulté à se faire des amis. Il s isole souvent et ne participe pas beaucoup aux activités de groupes»; Amenez une anecdote drôle, cela montrera aux parents que vous ne voyez pas que le problème, que vous aimez leur enfant malgré le problème et que vous voyez aussi ses réussites. RÉACTIONS NORMALES DES PARENTS : Globalisation de l information : les parents ne retiendront pas toute l information que vous leur direz. Généralement, on ne retient que 20% de ce qu on entend, 50% de ce qu on lit et 80% de ce qu on écrit; Reconnaissance : les parents reconnaîtront votre crédibilité et votre rôle professionnel sur le développement de l enfant et sur sa progression; Installation du lien : les parents sentiront s installer un lien avec vous sur un but commun : leur enfant. Entreprendre une bonne communication avec les parents/paule Cantin/CPE-BC Joli-Coeur 6

7 OBSTACLES À UNE BONNE COMMUNICATION 1. La perception : Nous percevons selon notre propre personnalité et selon nos expériences. Nous ne voyons donc pas les choses exactement de la même façon. La perception amène la distorsion : Distorsion par omission : je choisis ce que je veux voir Distorsion par addition : j amplifie, j enjolive la situation Distorsion par interprétation : je saute aux conclusions ex : si le parent me répond qu il n a pas le temps, j interprète qu il ne veut rien savoir. La perception amène la confusion : Confusion au niveau des mots : L agressivité peut être vue comme un caractère combatif, fonceur, comme une capacité à faire sa place ou bien comme un comportement violent. Il est donc important de bien définir les mots employés dans une discussion avec les parents. Confusion au niveau des expériences de vie (préjugés) : Une mère monoparentale peut être perçue comme une personne courageuse, débrouillarde, avec une vie difficile et épuisante ou comme une personne qui se laisse monter sur le dos par ses enfants. Il faut reconnaître que nous ne sommes pas tous pareils et que cela a une grande influence dans la compréhension de la situation et dans la perception que nous faisons de la situation. «Je perçois avec ce que je suis». En être conscient nous amène à comprendre, ou du moins à un respect des réactions des parents. Attention aux chocs des valeurs. nécessairement moins bonnes que les nôtres. Les valeurs différentes des nôtres ne sont pas Il faut aussi faire attention aux préjugés favorables qui nous empêchent de voir la situation telle quelle. Il est donc important de se faire valider notre perception ou notre objectivité en suivant les 3 étapes suivantes : 1- Observer 2- Noter 3- En parler à d autres (attention à la confidentialité) Entreprendre une bonne communication avec les parents/paule Cantin/CPE-BC Joli-Coeur 7

8 2. Le vécu de l intervenant (craintes) : Peur des réactions des parents; Gêne ou nervosité; Peur de la réaction du parent si c est un enfant d une collègue; Peur d être jugée, critiquée et des représailles; Peur de paraître incompétente; Peur de s immiscer dans la vie privée des parents; Peur de s imposer; Peur de la violence verbale et physique; Peur de perdre sa crédibilité. 3. Le vécu des parents (craintes) : Peur de ne pas être compris; Peur de paraître incompétent en tant que parents; Peur des jugements et critiques; Peur de la réalité («ça s peut pas» ou «Ben moi j étais comme ça»); Peur de l échec; Peur que l intervenant n aime pas son enfant; Peur de perdre l amour de son enfant au profit de l intervenant (partager l amour); Peur d étaler sa vie privée; Peur du non-respect de la confidentialité; Peur de s investir, de la remise en question et d être envahi par la situation : Peur de confier son enfant; Culpabilité. 4. Le vécu du milieu de travail des intervenants : Horaire de travail surchargé; Découragement; Épuisement professionnel; Poste précaire (remplacement d un autre intervenant); Prise de dossier déjà entrepris par un autre intervenant; Manque de ressources; Bruits environnants; Environnement physique peu propice à la confidentialité; Mauvaises expériences antérieures; Remise en question des outils de travail ou outils qui sont désuets. Entreprendre une bonne communication avec les parents/paule Cantin/CPE-BC Joli-Coeur 8

9 5. Attitudes non gagnantes de l intervenant et/ou du parent : Malaise (laisser traîner les choses); Fermeture d une des personnes; Insistance à outrance : une personne veut trop ou plus que les autres; Message non verbal (soupirs, bougeotte ) Remise en question sur l intervention avec l enfant; Dispositions négatives versus dispositions positives; Donner des ordres; Avertissements avec sous-entendus que l autre n est pas correct; Faire la morale; Apporter des solutions en disant «Ben moi ça marche»; Argumenter : faire la démonstration que l enfant manipule l autre; Critiquer, blâmer (ex : faudrait peut-être lui parler pour qu il apprenne à parler cet enfant là!); Vanter ou flatter l autre à outrance (c est difficile, ensuite de dire que ça ne marche plus); Ridiculiser l attitude de l autre («vous pensiez vraiment que ça marcherait? ouin, vous vous êtes fait avoir là!» ou bien «y é ben trop petit pour ça!»); Interpréter, diagnostiquer. Vous êtes là pour obtenir la collaboration des parents, attention à ne pas poser de diagnostic qui ne vous appartient pas. Vous devez par contre amener le parent à aller consulter le bon professionnel, l équipe multi disciplinaire ou à vous laisser passer des tests à son enfant; Convaincre à tout prix (ça empêche d être à l écoute du vécu de l autre); Consoler, rassurer, banaliser («Y s en souviendra plus le jour de ses noces» ou «ça va passer»); Mettre l autre à l épreuve, questionner («Comment ça s fait qu il a fait ça?»). Toutes ses attitudes font que les parents se sentent incompris, acculés, incompétents et cela installe un processus de résistance. Si le parent est résistant, le processus de soutien à l enfant sera ardu et plus long. Il y a toujours une raison qui motive une résistance de la part d une personne. C est un processus de protection, la personne protège quelque chose que ce soit consciemment ou non. Entreprendre une bonne communication avec les parents/paule Cantin/CPE-BC Joli-Coeur 9

10 MOTIVATIONS À LA RÉSISTANCE : Le parent ne voit pas la nécessité de rencontrer l intervenant. Il vous faut donc préciser la pertinence, le pourquoi sans trop de détails mais clairement; Le parent est «fâché» de se déplacer pour rencontrer l intervenant (le père est envoyé ou traîné de force à la rencontre par la mère, ou bien des parents qui ont l obligation de faire garder leur enfant par ordonnance du DPJ); La personnalité perturbatrice du parent (je m oppose à tout et tout le temps); La personnalité insécure du parent (le parent se sent malhabile pour s exprimer, il se dit qu il n a pas le tour, ne sait pas comment parler à l intervenant, quels mots employés, il se sent inférieur face à un professionnel); Le parent qui considère que les objectifs du milieu sont différents des siens; Le parent qui a une attitude négative envers votre réseau en général; Le parent qui associe sa convocation à la rencontre comme une incompétence parentale; La personne qui subit la vie en général (oh malheur, oh misère); Le parent qui veut vérifier si l intervenant est compétent avant de la rencontrer; Le parent qui se dit que l intervenant ne l aime pas; Le parent qui ne voit pas d avantages à changer; Le parent qui se sent jugé ou qui sent son enfant jugé. Toutes ces motivations ne veulent pas dire que le parent ne veut rien savoir mais qu il protège quelque chose en dedans de lui (souvent inconsciemment). Il vous faut donc reconnaître la résistance au lieu de prendre le parent de front. Vous êtes responsables de vos attitudes et de vos moyens mais pas du résultat. Si vous faites tout ce qu il y a faire dans les règles de l art et que les résultats ne sont pas ceux escomptés, ce n est pas votre responsabilité. Il faut donc inviter le parent à faire partie prenante des solutions et des moyens utilisés afin d avoir des objectifs partagés avec les parents. ÉMETTEUR MESSAGE FILTRÉ PAR RÉCEPTEUR Intervenants Le vécu de l intervenant Parents La personnalité de chacun Les habiletés de communication Un message clair, réfléchi et démocratique Un message qui laisse ouverture à discussion «Vérifiez si le message est le même chez le récepteur que l émetteur» Entreprendre une bonne communication avec les parents/paule Cantin/CPE-BC Joli-Coeur 10

11 PRÉPARATION À UNE RENCONTRE : Toujours tenir compte des types de parents possibles, des types de réactions possibles et des obstacles que vous pouvez rencontrer. Septembre : Décembre : L arrivée de l enfant dans votre milieu amène des difficultés d adaptation Pas d amélioration, le problème persiste Il faut mentionner au parent le sujet dont on veut lui parler durant la rencontre : Ex : J aimerais vous rencontrer. Ti-Loup a eu une belle période mais tel comportement persiste. J aimerais avoir votre avis, que vous me parliez de Ti-Loup pour m aider à fonctionner avec lui et gérer la situation afin qu il se sente mieux. Vous partagez ainsi vos objectifs avec les parents de l enfant. Idéalement la rencontre devrait se faire avec les 2 parents. Dans l impossibilité, vous pouvez demander au parent présent si vous pouvez appeler l autre parent pour avoir son avis à lui aussi; Déterminer le bon moment : «Je voudrais vous rencontrer quand est-ce que je pourrais vous rencontrer?» Ou donner 2-3 choix aux parents pour ne pas qu ils se sentent pris au piège; Prévoir la durée et le lieu (confidentiel et calme) avec les parents : «si vous pouvez, on pourrait se rencontrer environ 30 minutes en début de soirée, à telle heure»; Prévenir les parents si d autres personnes se joindront à la rencontre; Utiliser la méthode du sandwich (positif-difficulté-positif) ATTITUDES AIDANTES POUR LA 1 ère RENCONTRE But : faire consensus sur le problème Dire bonjour et merci d être là; Pas de surprise (personne ressource présente sans avoir prévenu les parents); Sonder d abord la réceptivité du parent, son accord pour travailler et/ou faire le point ensemble; Rappel des objectifs (vous avez besoin du parent pour vous aider à fonctionner avec l enfant); Demandez aux parents s ils sont d accord avec ce que vous dites, s ils voient les choses de la même façon que vous (on vérifie ainsi leur compréhension du message); Ne jamais demander : «C est-tu comme ça à la maison?» Cela est agressant pour l intimité des parents; Entreprendre une bonne communication avec les parents/paule Cantin/CPE-BC Joli-Coeur 11

12 On expose la situation, on décrit les faits sans jugement; On parle positif; Partez d où est rendu le parent dans sa compréhension et/ou de sa vision du problème par rapport à son enfant (ne pas l assommer ni le bousculer, suivre le rythme du parent); Ne jamais dire : «On a un problème avec Ti-Loup», on peut dire : «je me pose des questions sur le comportement de Ti-Loup, il agit de telle façon ; Ne pas donner de réponse à la première rencontre car vous êtes en processus de compréhension du problème; Donner des exemples concrets : «à l extérieur, Ti-Loup ne se joint pas aux autres, il regarde sans bouger, il ne se joint pas à la discussion en causerie»; Ne jamais faire de diagnostic au premier rendez-vous. Vous avez des éléments qui vous inquiètent et vous voulez soit 1- le consentement à faire passer des tests, ou 2- amener le parent à consulter un professionnel; Amenez les parents à se poser des questions sur ce que vous observez. Terminez la rencontre en suggérant aux parents d observer le comportement de Ti-Loup à la maison pendant une période de 2 semaines pour pouvoir comparer avec son comportement dans votre milieu. Suggérer de se revoir au bout des 2 semaines pour échanger sur les moyens qui fonctionnent bien à la maison et dans votre milieu, pour ensuite élaborer une stratégie commune pour aider Ti-Loup. Le parent se met alors en processus de compréhension de son enfant car il se mettra à observer son enfant (et les autres). Le parent s ouvre au lieu de résister. Ensuite, il est important d informer l enfant qu à partir de maintenant, ça ce passera de telle façon, lui expliquer les moyens pris et ce que vous attendez de lui. Il se peut que les parents soient ouverts à la première rencontre, disent oui pour une 2 e rencontre mais qu ils reviennent sur leur décision par la suite. Ne forcez pas les parents, ils résisteront encore plus longtemps. Attendez que les parents vous reviennent. Ils seront alors plus prêts à entendre ce que vous avez à dire. Ce sont les parents qui décident jusqu où ils vont dans ce processus. Si le parent ne revient pas au bout d un certain moment et que la problématique demeurent ou empire, faites un rappel aux parents en utilisant les tactiques de la convocation de la première rencontre. Aussi frustrant que cela puisse être, vous n êtes pas responsable du résultat Entreprendre une bonne communication avec les parents/paule Cantin/CPE-BC Joli-Coeur 12

13 ATTITUDES AIDANTES POUR LA 2ième RENCONTRE On accompagne les parents dans leur processus; Demandez aux parents s ils ont constaté la même chose que vous, quel est leur point de vue ; Si les parents posent des questions : «Qu est-ce que je peux faire, faut-il faire quelque chose? c est que le processus de compréhension du problème est commencé et que vous pouvez compter sur leur collaboration; Demandez-leur s ils ont déjà quelqu un de confiance qu ils connaissent (médecin, pédiatre, psychologue ); Si oui, demandez à avoir un suivi et à faire parti du plan d intervention; Si non, informez-les des ressources dont vous disposez et à qui vous pourriez soumettre le problème (CLSC, psychologue, ortho de l école ou privée ) pour qu ils puissent vous aider et les aider. Demandez toujours l autorisation des parents avant d entreprendre des démarches; S ils vous autorisent à effectuer les démarches, rassurez les parents en leur disant que vous leur ferez un suivi au fur et à mesure; Assurez les parents de votre éthique au niveau de la confidentialité. Après la première visite chez le professionnel, vous aurez un comte rendu et un plan d intervention. Après 2-3 semaines de mise en place du plan d intervention, demandez aux parents s ils ont constaté une amélioration et faites-leur part des améliorations dans votre milieu. Dans tous les cas de recherche de collaboration avec les parents, vous devrez vous affirmer. Il y a 3 manières différentes de faire mais avec des résultats différents. Entreprendre une bonne communication avec les parents/paule Cantin/CPE-BC Joli-Coeur 13

14 TYPES D AFFIRMATION : Voici une mise en situation et la description des trois types d affirmation. Vous organiser une sortie avec votre groupe. Pour que Ti-Loup puisse y participer, vous avez absolument besoin d un adulte accompagnateur. Vous demandez au parent s il peut se joindre à la sortie. Pas de problème le parent accepte. Vous préparez votre groupe à la sortie, vous préparez Ti-Loup en lui expliquant bien vos attentes à son sujet. La veille de la sortie, le parent vous dit qu il ne peut plus vous accompagner à la sortie. Trois réactions de votre part sont possibles : Non affirmatif : Le parent vous demande si c est correct et vous lui dites que vous allez vous arranger. Dès qu il est parti vous bougonnez et vous passez la journée à «chialer» auprès de vos collègues tout en étant plus irritable. Vous passer une soirée à la maison peu satisfaisante. Votre estime de vous-même est diminuée à vos yeux, votre conjoint a de la difficulté à comprendre pourquoi vous faites ce métier. Agressif : Vous êtes choqué, vous haussez le ton et vous dites au parent qu il ne vous respecte pas, qu il n est pas un bon parent, qu il ne passe pas assez de temps avec son enfant et qu il pense juste à son travail. Vous utilisez un ton agressif et vous ne pesez pas le poids de chacun de vos mots. Votre comportement diminue le parent dans ses compétences parentales et met vos collègues qui assistent à la scène très mal à l aise. Le parent, en colère lui aussi, quitte rapidement, en disant qu il trouvera quelqu un d autre ou qu il gardera son enfant à la maison le lendemain. Vous avez l impression d avoir contrôlé la situation, cependant, l embarras de vos collègues crée un malaise et la sortie n est pas aussi agréable qu elle aurait dû être. Affirmatif : Vous expliquez calmement aux parents que vous avez besoin d un adulte accompagnateur pour que son enfant et le reste du groupe apprécient pleinement l activité. Vous lui faites remarquer qu il a eu plusieurs jours afin de trouver une solution. Vous lui proposer une solution ou une alternative en lui disant qu il peut demander à un grand-parent, une amie de la famille ou autre. Vous lui dites poliment que vous attendez une confirmation de sa part avant 13h00. Le parent s est organisé et la sortie se passe à merveille. Entreprendre une bonne communication avec les parents/paule Cantin/CPE-BC Joli-Coeur 14

15 Ne jamais oublier que le parent doit faire le deuil de l enfant parfait Il faut donc laisser le parent vivre ses étapes d acceptation; Ne jamais pousser un parent au pied du mur, vous perdrez toute collaboration et ouverture à consulter. Au mieux vous obtiendrez une consultation, un diagnostic, un plan d intervention mais le parent vous en voudra et ne cessera de pestiférer contre vous, votre réseau et le système, ce qui amènera l enfant à ne pas vous faire confiance et vos interventions ne porteront pas fruits; Assurez-vous de la collaboration du parent en le respectant, en respectant ses valeurs, ses étapes, son rythme et vous obtiendrez de meilleurs résultats; Vaut mieux prendre un peu plus de temps mais obtenir le support du parent. L enfant bénéficiera alors d interventions et de soutiens cohérents entre votre milieu et la maison. Les résultats seront alors plus probants et positifs, vous aurez la satisfaction de votre travail et le plus important : l enfant développera ses compétences et s en portera mieux. Entreprendre une bonne communication avec les parents/paule Cantin/CPE-BC Joli-Coeur 15

16 CONCLUSION : Ce n est jamais facile pour un parent de se faire dire que son enfant est bien beau mais qu il a un problème, ÇA FAIT PEUR. Le parent ne sait pas comment réagir ni quels outils il a pour aider son enfant. Il se sent surpris, incompétent ou mis en face d un problème qu il n a pas souhaité; Ça s ajoute aux problèmes quotidiens. En plus des soucis de sa vie personnelle, il doit changer sa façon de faire avec son enfant, ça demande des efforts et de l énergie qu on pense ne pas avoir quand ça arrive; Ça prend du temps pour réaliser qu on a des outils en nous et des ressources extérieures pour y arriver; Pas besoin d être un trouble nécessitant un diagnostic; Peut être une situation passagère, une séparation, un deuil, un parent parti en voyage, un militaire parti pour 6 mois (ou revenant de mission), un frère/soeur malade qui fait réagir l enfant; Il faut laisser le temps aux parents d accepter la situation ET continuer de travailler, de mettre en place des moyens pour soutenir l enfant en attendant que le parent soit prêt à accepter, même si c est long; Le parent ne collaborera pas tant qu il n aura pas cru et accepté la difficulté de son enfant; Ce qui est fait en attendant par les intervenants autour de l enfant refera surface et restera à l enfant un jour ou l autre même si sur le coup cela n a pas l air d améliorer la situation; Ne pas lâcher, continuer, aller chercher des ressources externes (CLSC, documentations, conférences, formations etc ); Les intervenants et les parents ont une responsabilité partagée. Le parent a la sienne à la maison et c est à sa discrétion. Les intervenants, eux, ont une responsabilité sociale relativement à ces enfants, cela devient une obligation sociale de notre part de faire quelque chose (attention pas d obligation de résultat); Le travail d équipe est garant d avancement; On travaille d abord pour les enfants, leur donner des outils pour réussir leur vie! Entreprendre une bonne communication avec les parents/paule Cantin/CPE-BC Joli-Coeur 16

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