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1 Les étudiants Gallois à l université d Oxford, Alexandre Delin To cite this version: Alexandre Delin. Les étudiants Gallois à l université d Oxford, Histoire. Université Panthéon-Sorbonne - Paris I, Français. <NNT : 2013PA010600>. <tel > HAL Id: tel Submitted on 14 Nov 2013 HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of scientific research documents, whether they are published or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers. L archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.

2 UNIVERSITÉ PARIS I PANTHÉON-SORBONNE UFR D HISTOIRE THÈSE Pour obtenir le grade de DOCTEUR DE L UNIVERSITÉ DE PARIS I Discipline : Histoire Présentée et soutenue publiquement par Alexandre DELIN Le 6 avril 2013 LES ÉTUDIANTS GALLOIS À L UNIVERSITÉ D OXFORD Directeur de thèse : Professeur Jean-Philippe GENET JURY Jean-Philippe GENET, Professeur à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne Nathalie GOROCHOV, Professeur à l'université Paris Est Créteil (pré-rapporteur) Jacques VERGER, Professeur émérite à l'université Paris IV (pré-rapporteur) Peter DENLEY, Reader in History, Queen Mary University of London Thierry KOUAMÉ, Maître de conférences à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne

3 Résumé À la fin du Moyen Âge, un nombre croissant de Gallois s'est rendu à l'université d'oxford. En effet, de la conquête de la principauté galloise en 1282 par Édouard I er, à l'arrivée des Tudors sur le trône d'angleterre en 1485, 304 étudiants gallois peuvent être repérés. Après avoir expliqué la méthode prosopographique utilisée pour ce travail, cette étude analyse leurs origines sociales et géographiques. Si seul un petit nombre d'informations peut être recueilli concernant leurs origines, il est possible de découvrir un peu plus quant aux lieux de provenance de ces individus. Ils viennent principalement du diocèse de Saint David's. Cet examen met également en lumière les diplômes obtenus. Ils ont étudié en majorité le droit, plus particulièrement le droit civil, bien que le droit canon soit loin d'être négligé. L'étude s'attache ensuite aux types d'emplois qu'ils ont trouvés au service de l Église ou celui du roi d'angleterre. À bien des égards, leurs carrières sont similaires à celles des clercs anglais. Tandis que 16,4 % des diplômés gallois ont travaillé dans l'administration ecclésiastique, 6,5 % apparaissent dans différents postes de l'administration royale. Les étudiants les plus talentueux, et qui ont réussi à sécuriser de solides patronages, jouent même un rôle relativement important dans les affaires de la monarchie. Enfin, cette thèse de doctorat dépeint la vie universitaire d'une minorité visible à Oxford. La présence des Gallois à l'université d'oxford reflète sans aucun doute l intégration de la principauté galloise au regnum Anglorum. Abstract The Welsh students at Oxford University, In the Later Middle Ages, an increasing number of Welshmen made their way to Oxford University. From the Conquest of the Principality of Wales by Edward I in 1282, to the arrival of the Tudors on the throne of England in 1485, 304 Welsh students can 2

4 be identified. After explaining the prosopographical method used in this work, this study analyses their social and geographical origins. If only few pieces of information can be collected about their social backgrounds, it is possible to find out a little bit more about the parts of Wales these individuals came from. The diocese of Saint David's was their main place of origin. This examination also highlights the qualifications gained. They studied mainly law, particularly civil law. However, canon law was not neglected at all. The study then focuses on the types of employment that they found in the service of the Church, or of the King of England. In many respects, their careers are similar to those of many English clerks. While 16.4 % of the Welsh graduates worked in Church administration, 6,5 % of them appear in various positions in the King's administration. The most talented scholars, and those who managed to secure strong patronages, even played a relatively important role in the affairs of state. Finally, this Ph.D. thesis depicts the University life of a visible minority in Oxford. The presence of Welshmen in the University of Oxford undoubtedly reflects the integration of the Principality of Wales within the regnum Anglorum. 3

5 Remerciements Je voudrais ici tout d abord remercier Jean-Philippe Genet pour avoir accepté de diriger ce travail de recherche, et pour les précieux conseils qu il m a donnés lors de nos rencontres à Londres. Ma gratitude va aussi à l encontre de Ralph Griffiths pour ses encouragements, son aide et sa disponibilité. Merci également à Craig Morris pour ses conseils en matière d informatique. Enfin, je ne saurais oublier mes parents pour leur soutien, et plus particulièrement mon père qui a bien voulu effectuer le travail de relecture. 4

6 À mémère Däed cael pethau dieithr. (Qu il est bon de découvrir des choses étrangères.) Ieuan ap Rhydderch ap Ieuan Llwyd 5

7 Abréviations BBCS. Bulletin of the Board of Celtic Studies BRUO. A Biographical Register of the University of Oxford to A.D BRUC. A Biographical Register of the University of Cambridge to A.D BJRL. Bulletin of the John Rylands Library CCR. Calendar of the Close Rolls C. Fine R. Calendar of the Fine Rolls C. Pap. L. Calendar of Entries in the Papal Registers relating to Great Britain and Ireland: Papal Letters C. Pap. Pet. Calendar of Entries in the Papal Registers relating to Great Britain and Ireland: Petitions to the Pope CPR. Calendar of the Patent Rolls preserved in the Public Record Office CSP. Milan Calendar of State Papers and Manuscripts existing in the archives and collections of Milan CSP. Venetian Calendar of State Papers and Manuscripts relating to English affairs existing in the archives and collections of Venice and in other libraries of Northern Italy DNB. Dictionary of National Biography DWB. Dictionary of Welsh Biography EHR. The English Historical Review HUO. The History of the University of Oxford IHR. Institute of Historical Research JEH. The Journal of Ecclesiastical History OHS. Oxford Historical Society Rot. Parl. Rotuli Parliamentorum; ut et Petitiones, et Placita in Parliamento THSC. Transactions of the Honourable Society of Cymmrodorion TRHS. Transactions of the Royal Historical Society WHR. Welsh Historical Review 6

8 BA : Bachelier ès arts MA : Maître ès arts BDCn : Bachelier en droit canon BDC : Bachelier en droit civil BDCn & DC : Bachelier en droit canon et droit civil LDCn : Licencié en droit canon LDC : Licencié en droit civil LDCn & DC : Licencié en droit canon et droit civil BTh : Bachelier en théologie DDCn : Docteur en droit canon DDC : Docteur en droit civil DDCn & DDC : Docteur en droit canon et droit civil DTh : Docteur en théologie 7

9 Introduction générale 8

10 Au XII e siècle l Occident chrétien connaît une «révolution scolaire» pour reprendre l'expression de Jacques Verger 1. L essor urbain, la réforme grégorienne mise en place à partir de la fin du XI e siècle et son exigence en matière de formation du clergé, le développement du droit canon et la multiplication des écoles cathédrales sont autant de facteurs qui favorisent la mutation de l éducation. Les îles Britanniques ne sont pas en reste. En ce sens la conquête normande de 1066, en introduisant la réforme grégorienne, a replacé l'angleterre, puis l'ensemble des îles, dans le mouvement culturel qui touche alors le continent. Les écoles de Lincoln, d Exeter ou de Hereford constituent des lieux d éducation notables. D'après une lettre de Pierre de Blois, datée de 1176, Lincoln a la réputation d'être un important centre pour l'étude du droit, à l'instar de Paris, Bologne et Oxford 2. Cette dernière ville accueille très tôt des enseignants continentaux, tels Théobald d Étampes en 1117 ou le juriste italien Vacarius vers Le manuel de droit de ce dernier demeure d ailleurs une référence à Oxford tout au long du Moyen Âge. Si Paris attire particulièrement les étudiants anglais et fournit ses élites à la monarchie Plantagenet, les relations tumultueuses entre cette dernière et les Capétiens à la fin du XII e siècle d'une part, et la crise entre Philippe Le Bel et Boniface VIII de l'autre, ont pour conséquences le repli sur les écoles insulaires. La position géographique d Oxford, au sud du vaste et riche diocèse de Lincoln, mais sur le cours de la Tamise, en fait un lieu attractif et privilégié. Elle se trouve au centre du royaume et au carrefour des routes principales. Qui plus est, elle jouit en effet d une longue tradition scolaire. Vers la fin du XII e siècle elle devient ainsi un studium generale, c'est-à-dire une corporation de maîtres et d étudiants, ce qu on appelle aussi une universitas magistrorum et 1 J. Verger, La Renaissance du XII e siècle, Paris, 1999, p Lettre n 62 dans Peter of Blois' letter collection, PL. ccvii, c Citée par K. Edwards, The English secular cathedrals in the Middle Ages, Manchester, 2 ème éd., 1967, p

11 scolarium. L université d'oxford est donc une des plus vieilles universités d'europe au même titre que Paris ou Bologne. Des 1201, nous savons qu un certain John Grim, maître régent en théologie, ayant obtenu la licentia docendi ou le droit d enseigner, porte le titre de magister scolarum Oxonie 3. L université semble déjà être bien organisée dans la première moitié du XIII e siècle. Oxford suit le modèle parisien dans sa structure et division en facultés. La plus importante au niveau numérique, la faculté des arts, qui pourvoit un enseignement en grammaire et en rhétorique, aussi bien qu'en arithmétique et en astronomie, côtoie celle de droit canon et de théologie. Les facultés de droit civil (romain) et de médecine apparaissent plus tard au cours du XIII e siècle. Cependant, contrairement à Paris ou le recteur, qui se trouve à la tête de l'université, est d'abord directement sous le contrôle de la hiérarchie ecclésiastique, à Oxford le chancelier, dont la fonction apparaît pour la première fois dans les archives en 1214, est élu par l ensemble des maîtres, son élection n'étant que confirmée par l évêque de Lincoln, offrant de ce fait à l'institution universitaire une certaine autonomie. C'est aussi à cette date que le légat pontifical donne aux étudiants du studium generale l'immunité ecclésiastique 4. En 1209, quand deux étudiants sont pendus par des habitants de la ville, la communauté de clercs présents à l université la quitte pour se réfugier à Cambridge, ouvrant ainsi la voie à la formation d'une seconde université. Elle se constitue entre 1225 et Comme c'est souvent le cas à l'époque médiévale, l'université d'oxford se dote d'un prestigieux passé. En effet, dans son Polychronicon, le moine bénédictin Ranulf Higden date la 3 M. B. Hackett, "The University as corporate body", in HUO., vol. 1, The early Oxford schools, (eds.) T. H. Aston, T. A. R. Evans, J. I. Catto, Oxford, 1984, p The Mediaeval Archives of the University of Oxford, (éd.) H. E. Salter, vol. 1, p L'existence d'un chancelier à Cambridge est mentionnée pour la première fois en Voir A. B. Cobban, Op. cit., p

12 fondation de l'université de 873 par Alfred le Grand 6. Elle acquiert une renommée. Son importance décline, cependant, peu à peu au XV e siècle. Si les débats entre les nominalistes menés par Guillaume d'ockham, et pour lesquels le nom n'est qu'un instrument pour parler des choses, et les réalistes tel John Duns Scot, qui eux pensent que l'essence des choses est accessible à notre connaissance, sont encore bien vivants dans la première moitié du siècle précédent, l'extirpation de l'hérésie de Wyclif en 1411 par l'archevêque de Canterbury, Thomas Arundel, accentue l appauvrissement intellectuel du centre universitaire. Au XIII e siècle, les îles Britanniques comptent par conséquent deux universités, toutes deux en Angleterre. Au siècle suivant, la tentative de création d une université à Dublin en 1320 avorte. Au XV e siècle trois universités se créent en Écosse. Il s'agit de Saint Andrews en 1410, Glasgow en 1451 et Aberdeen à la fin du siècle (1495). Celles-ci n'enseignent quasiment que les arts libéraux. Les Écossais se rendent donc en grand nombre à Paris pour la théologie et à Bologne pour le droit. Les relations tendues entre le royaume d'angleterre et celui d Écosse, ainsi que l'alliance entre ce dernier et la France, expliquent en partie cela. Oxford et Cambridge rassemblent à une écrasante majorité des étudiants anglais, ce qui leur donne de cette manière un caractère bien moins cosmopolite que Paris, par exemple. À cela néanmoins, il faut y rajouter la présence d Irlandais et de Gallois, et ce notamment à Oxford. Effectivement, le pays de Galles ne possède aucune université. Il semblerait que très tôt, les Gallois aient pris l habitude de se rendre en Angleterre afin d y étudier. En effet, Gervase de Canterbury lorsqu'il mentionne le fait qu'henri II en 1170 tente d affaiblir Thomas Becket en arrêtant tous les clercs qui portent des 6 Higden's Polychronicon, (éds.) C. Babington, J. R. Lumby, Rolls Series, vol. vi, 1883, p

13 lettres de l archevêque ou du pape sur eux, écrit : «Si un Gallois, clerc ou laïc, intercepté sur son passage sans une lettre de sa majesté le roi, qu'il soit arrêté et emprisonné, et tous les Gallois qui sont dans les écoles en Angleterre expulsés 7.» Si les Gallois sont probablement des familiers des écoles anglaises, il faut pourtant souligner qu'ils possèdent leurs propres écoles cathédrales, celle de Saint David's étant un exemple. De plus, ce que le terme scholis recouvre sous la plume de Gervase de Canterbury est tout de même délicat à déterminer. Il parait raisonnable toutefois de supposer qu'oxford est l'un de ces lieux. En effet, le plus célèbre des Gallois du XII e siècle est sans nul doute Geoffrey de Monmouth, l'auteur de l'historia regum Britanniae, qui remet la légende arthurienne à l'honneur et participe pour les siècles à venir à l élaboration d'un roman national anglais, si l'on peut dire. Or, il a étudié à Oxford. Au siècle suivant, d autres figures galloises remarquables fréquentent l université oxonienne. Le franciscain Johannes Wallensis y enseigne vers 1260, avant de rejoindre le studium parisien. Ses écrits dévoilent un intérêt pour la métaphysique, les mathématiques, ainsi que pour les sciences naturelles. Il est un des cinq docteurs choisis à Paris afin d examiner la doctrine de Pierre de Jean Olivi en Un autre Gallois, Thomas Wallensis, est un des premiers franciscains à enseigner à Oxford dans la première moitié du XIII e siècle. Roger Bacon et Robert Grosseteste parlent de lui de manière élogieuse. Il devient évêque de Saint David s en Le nombre de Gallois qui se rend à l université d Oxford ne cesse par la suite de croitre. C est dans ce contexte que je me propose d examiner la présence des étudiants gallois à Oxford, ou pour être peut-être plus 7 Si quis Wallensis, clericus vel laicus, applicuerit nisi habeat litterae domini regis de passagio suo, capiatur et custodiatur et omnes Walenses qui sunt in scholis in Anglia eiciantur. Gervase of Canterbury, The Historical work of Gervase of Canterbury, (éd.) W. Stubbs, i, Londres, 1879, p BRUO. III, p

14 précis, des étudiants du pays de Galles, puisque parmi ces individus, nous avons certes ce qu on peut appeler des Gallois de souche, mais également des descendants de Normands ou d'anglais qui se sont installés après la conquête. Il faut ici rappeler la situation quelque peu particulière du pays de Galles au Moyen Âge. Lors de la conquête anglo-saxonne de l'île de Bretagne à la fin de la période antique, le pays devient un refuge pour les populations autochtones celtes. Il est nommé Wales par les anglo-saxons, ce qui étymologiquement signifie le pays des étrangers. Par conséquent, ses habitants sont perçus comme tels et sont appelés Welsh. Les Gallois, quant à eux, l'appelle Cymru, la terre des compatriotes. Les deux peuples entretiennent des rapports conflictuels. Le pays de Galles, dont l'unité est avant tout culturelle, ne réussit pas à créer une entité politique. Le pays est divisé en royaumes indépendants, le plus souvent en guerre les uns contre les autres. Avec l'arrivée des Normands dans la seconde moitié du XI e siècle, l'espace gallois se trouve encore plus morcelé. Les conquérants s'installent à la frontière anglo-galloise, formant ainsi une marche de Galles. C'est à partir de là qu'ils s enfoncent dans le pays avec plus ou moins de succès. Le relief montagneux du Centre et du Nord rend toutefois difficile la colonisation de cette partie du territoire. À partir de la seconde moitié du XII e siècle, les princes du Deheubarth, qui veut dire littéralement «partie sud», ainsi que ceux de Gwynedd profitent des difficultés politiques auxquelles la monarchie anglaise doit faire face. Au XIII e siècle, les princes de Gwynedd, Llywelyn le Grand et son petit-fils, Llywelyn ap Gruffydd, parviennent à réunir par force et diplomatie les autres dynasties galloises sous leur contrôle. Aussi, par le traité de Montgomery en 1267, Henri III est-il contraint de reconnaitre Llywelyn ap Gruffydd, prince de Galles. Édouard I er, qui succède à son père en 1272, porte alors son attention et son énergie sur la principauté galloise, laquelle est définitivement conquise en

15 et devient un dominium, une terre dont le roi d'angleterre est le seigneur (dominus) 9. À partir de cette date elle est placée directement sous l'autorité du roi d Angleterre, tandis que les Marches demeurent sous la domination des Marcher lords. La relation que les Gallois entretiennent avec l'angleterre est mêlée de haine et d'attraction. Des tentatives de résistances se font tout de même sentir, et en 1294, Madog ap Llywelyn prend la tête d'une révolte contre les agents du roi et la pression fiscale dans le Nord et l'ouest du pays. Il se proclame Prince of Wales. Malgré tout, il échoue et doit se rendre l'année suivante. Il est incarcéré à Londres. En 1316, c'est au tour de Llywelyn Bren de se soulever pour la défense de son peuple contre les mauvais traitements infligés par Gilbert de Clare, seigneur de Glamorgan. Cette révolte ne s'étend pas, et en 1318 Llywelyn est pendu au château de Cardiff. Tout au long du XIV e siècle, le pays de Galles parait s'intégrer à l'ensemble anglais. Pourtant au début du siècle suivant, le soulèvement d'owain Glyn Dŵr, un gentleman gallois qui a combattu dans les armées anglaises, remet cette stabilité en cause 10. Il réussit à avoir le soutien d'une bonne frange de la société galloise dans sa tentative de créer une principauté totalement indépendante. Cet épisode de l'histoire galloise démontre que le processus d intégration au royaume d'angleterre n'est pas encore achevé à l'aube du XV e siècle. De nombreuses frustrations subsistent. Bien qu'appartenant au regnum Anglorum, les Gallois ne sont pas anglais, et leur statut reste ambigu, et cela au moins jusqu'à l'acte d'union de 1536 qui supprime les Marches et intègre juridiquement la principauté au royaume d'angleterre. Ce travail a pour limites chronologiques 1282, la mort de Llywelyn ap Gruffydd, et 1485 qui correspond à la fin de la guerre 9 Pour plus de détails à ce sujet, voir W. Davies, Patterns of Power in Early Wales, Oxford, 1990 ; et R. R. Davies, Conquest, Coexistence and Change. Wales , Oxford, Voir R. R. Davies, The Revolt of Owain Glyn Dŵr, Oxford,

16 des Deux Roses. Lorsqu Henri Tudor remporte la bataille de Boswoth Field contre l armée de Richard III le 22 août cette annéelà, c est ainsi un roi d origine galloise qui s installe sur le trône d Angleterre. Henri VII est le fils du gallois Edmund Tudor, comte de Richmond, et de Margaret Beaufort. Son grand-père paternel est Owain ap Maredudd ap Tudur, descendant de Rhys ap Gruffydd, prince de Deheubarth. La dynastie Tudor régnera sur l Angleterre jusqu en Nous nous interrogerons dès lors sur la place d Oxford dans les parcours et les ambitions des Gallois durant ces deux siècles en nous demandant pourquoi ils vont à Oxford et avec quels espoirs. Plus qu'une histoire anecdotique, il faudra replacer l'aventure galloise à l'université dans une histoire plus globale, une histoire à la fois sociale, culturelle et politique. Après la conquête du pays de Galles, les élites galloises ont le choix entre maintenir un système celtique traditionnel tant dans le domaine ecclésiastique que dans le domaine socio-politique ou opter pour le modèle anglais. Si en Irlande, par exemple, les élites gaéliques restent fidèles au clan et à un système traditionnel de répartition de la richesse par générations, et l' Église conserve des structures pré-grégoriennes ou les pervertie, à travers des prieurés de chanoines augustins ou en investissant les couvents mendiants, cette voie n'est pas suivie au pays de Galles. La réforme grégorienne a précocement été imposée à partir de l'archevêché de Canterbury au niveau, notamment, du chapitre cathédral. Les réguliers ont aussi été très vite dominés par des prieurés augustins réformés comme à Llanthony, et par des monastères cisterciens. Tout cela explique en large mesure les raisons pour lesquelles les élites laïques galloises adoptent progressivement les structures anglaises de transmission de la richesse foncière de père en fils, ce qui donne naissance à une gentry galloise qui se constitue de 15

17 solides fortunes 11, et peut alors faire jeu égal avec la gentry anglaise. Une transformation sociale est donc en cours au pays de Galles à la fin du Moyen Âge, facilitée aussi par l'engagement des capitaines gallois dans les armées anglaises durant la guerre de Cent Ans 12. À la fin du XV e siècle, il n'y a plus vraiment de différence entre les Gallois de souche, et ceux qui sont issus des Marcher Lordships (seigneuries des Marches). Cette transformation est visible derrière les carrières de nos clercs et aussi derrière le soulèvement d'owain Glyn Dŵr. Le plan de cette thèse s articule autour de trois parties. Tout d abord, il convient de définir cet ensemble d individus, leurs origines régionales et sociales, grâce aux fiches biographiques élaborées. On doit donc ici faire appel à la méthode prosopographique, qui est en quelque sorte la biographie collective de ce groupe social. Cette méthode permet d'avoir non seulement une vue générale du corpus mais surtout nous autorise à un examen poussé de celui-ci. C'est donc la méthode ad hoc pour un tel travail. Par ailleurs, une description détaillée des sources à notre disposition s'avère essentielle. De la nature même de ces sources universitaires, ecclésiastiques, et royales, dépendra la pertinence de notre analyse. Nous nous pencherons ensuite sur la question du parcours des étudiants en nous concentrant sur les diplômes, l'emploi et les carrières. Le fait d intégrer l université après des études secondaires et de débuter une carrière professionnelle une fois les grades obtenus est somme toute une conception moderne de l éducation. À l époque médiévale, on peut, en principe, accéder à un enseignement universitaire à un âge relativement jeune 11 R. R. Davies, Conquest, Coexistence and Change, Wales , Oxford, 1987, p R. A. Griffiths, "Wales from Conquest to Union, ", dans (éd.) P. Morgan, The Tempus History of Wales, 25, 000 B.C.-A.D. 2000, Aberystwyth, 2001, p

18 (probablement autour de 14 ans), mais il n est également pas rare de se trouver au service d un évêque ou dans l administration ecclésiastique tout en effectuant des passages par l université. Cette dernière, en effet, a pour mission, selon les mots de l'évêque de Winchester, William Wykeham, en 1379, de former «des hommes de grands savoirs, au service de l Église de Dieu, du roi et du royaume 13». Quoi qu il en soit, il nous faut analyser de plus près les cursus suivis par nos étudiants et les replacer dans un plus large contexte, celui du royaume d'angleterre. Choisissent-ils certaines facultés plus que d autres? De fait, les universités représentent une véritable «pépinière» d'administrateurs pour l'église et l'état. On devra alors se demander quelles sont les perspectives de carrières d un diplômé gallois à la fin du Moyen Âge, et comment il parvient à financer des études longues et coûteuses. En effet, le droit demande de huit à 12 ans d'études et la théologie 15 ans, par exemple. Enfin, je me pencherai sur les manifestations de cette présence galloise à Oxford, m intéressant particulièrement à la notion de groupe, ainsi qu a son organisation au sein de l université anglaise. Quel rôle y jouent-ils? S investissent-ils dans le fonctionnement de l université? La communauté étudiante affiche en son sein tensions et oppositions entre nominalistes et réalistes, théologiens et juristes, ou séculiers et ordres mendiants, par exemple. Quelle est de cette manière leur position au regard de ces tensions internes? On sait par ailleurs que les étudiants dans les universités médiévales se regroupent en nations. La faculté des arts d Oxford se structure en nations également, même si l on parle d une nation du Nord et d une nation du Sud. Le fait que cette dernière soit aussi appelée «nation des Irlandais» incite à se demander comment les étudiants gallois se sont organisés. Y a-t-il des formes de regroupement et de 13 Men of great learning, fruitful to the Church of God and to the king and realm, G. F. Lytle, The career of Oxford students in later Middle Ages, dans J. Kittelson and P. J. Transue (éds.), Rebirth, reform and resilience: universities in transition , The Ohio University Press, 1984, p

19 sociabilité commune, et ce rassemblement constitue-t-il un terreau favorable à des revendications plus politiques, à une sorte de «patriotisme», et dans ce cas, comment peut on les expliquer? Cela m amènera ainsi à examiner de plus près le concept même d identité. Quelle est sa nature au Moyen Âge chez les Gallois, et sur quoi repose-t-il dans un monde où le Christianisme apparaît comme l identité commune de l Occident? Il conviendra donc d analyser s il y a des revendications identitaires conscientes ou inconscientes, et quelles en sont les indicateurs. Quelle perception les étudiants gallois à Oxford ont-ils alors d eux-mêmes? La conscience de soi est-elle le point de départ vers une «conscience nationale»? Comment les autres groupes perçoiventils les Gallois? Cette perception doit évidemment évoluer entre 1282 et Il est primordial de saisir si les événements majeurs de l histoire anglo-galloise influencent le regard que portent les autres étudiants sur leurs confrères gallois, par exemple lors du soulèvement d Owain Glyn Dŵr. Cette révolte d une grande portée dans les relations entre le royaume d Angleterre et la principauté à la fin du Moyen Âge a-t-elle un impact sur le nombre d étudiants gallois fréquentant l université? Par ailleurs, on pourra se demander si le séjour des élites à Oxford n accélère pas l anglicisation du pays de Galles lors du retour de ces derniers au pays, si retour il y a. Telles sont donc les questions auxquelles je m'efforcerai de répondre. 18

20 Première partie : identification des étudiants 19

21 Introduction Dans cette partie nous allons définir le groupe étudié numériquement et aussi géographiquement. Qu'entendons-nous par étudiants gallois ou encore même par le terme pays de Galles? Il apparait important également de bien établir l'ensemble des sources à notre disposition afin de pouvoir expliquer la méthodologie. Au préalable, il importe de se poser les bonnes questions et d'élaborer une base de données qui puisse apporter des réponses. Nous devons délimiter les contours de ce corpus afin d'obtenir en quelque sorte un portrait du groupe qui soit le plus proche possible de la réalité. Qui sont donc ces individus qui se sont rendus à l'université d'oxford entre 1282 et 1485? D'où viennent-ils? Quel est leur nombre? 20

22 Chapitre I : le Corpus 1 Méthodologie 1.1 Intérêt de la prosopographie Une étude prosopographique convient à un tel sujet, et il est donc nécessaire, avant toute chose, d établir la liste des acteurs, en l occurrence ici les Gallois qui ont fréquenté l université d Oxford de 1282 à 1485, c'est-à-dire de collecter toutes les informations disponibles à leur sujet afin de constituer des fiches biographiques qui permettent de comprendre les caractéristiques et les spécificités du groupe. Il s agit en fait, pour reprendre la définition de Neithard Bulst, de «l analyse de l individu en fonction de la totalité dont il fait partie 1». La prosopogaphie connaît depuis des années maintenant un regain d intérêt, pour autant il semblerait que le mot soit apparu pour la première fois en 1537 dans un article intitulé Prosopographiarum libri quatuor, in quibus personorum illustratum descriptiones liquot seu imagines (...) continentur 2. C est au XIX e siècle que naissent les premiers travaux prosopographiques. La définition qu on en donne alors, est la description des caractères externes d un corps. Aujourd'hui certains historiens voient la prosopographie comme une science auxiliaire au même titre que la paléographie. Depuis les années 1970, la méthode est très en vogue chez les historiens. En 1984, s est ainsi tenu un colloque à Paris consacré à cette dernière et à la genèse de l État moderne 3. Les participants ont dressé un état de la question, 1 N. Bulst, «Object et méthode de la prosopographie», dans J-Ph. Genet, G. Lottes (éds.), L État moderne et les élites, XIII-XVIII e siècles. Apports et limites de la méthode prosopographique. Actes du colloque international CNRS-Paris I, 16-19, octobre 1991, Paris, p Ibid., p F. Autrand, (dir.), Prosopographie et genèse de l'état moderne, actes de la table-ronde CNRS et ENSJF, Paris, octobre 1984, Paris, ENSJF,

23 discutant de la prosopographie des groupes sociaux mais aussi culturels, conduisant à une réflexion méthodologique poussée. On se rend bien compte du rôle important de la méthode en histoire où les individus sont effectivement saisis comme des individualités historiques. En comparant les parcours de chacun, les ressemblances, les divergences qui s en dégagent, il est ainsi possible d'élaborer des profils d évolution propres à l ensemble étudié, allant de cette manière bien au-delà du concept anglo-saxon de collective biography, puisque dans la prosopographie, c est bien le groupe qui prévaut sur l individu. En effet, elle n est pas une juxtaposition de biographies. De la confrontation de ces dernières et en fonction d'un questionnement rigoureux et scientifique, le groupe prend en quelque sorte vie. La méthode est dès lors très utile en histoire sociale et politique, et d ailleurs pour Jean-Philippe Genet «la prosopographie est l histoire sociale des institutions 4». C est une méthode historique qui a bien pour but de mettre en valeur des problématiques historiques spécifiques, et il est donc nécessaire d inscrire les trajectoires de vie dans ces dernières. À partir de là, l analyse des Gallois à Oxford, individus provenant d un ensemble culturel et géographique plus ou moins bien défini (le pays de Galles et ses Marches) s effectue en rapport à des institutions telles que l Université bien sûr, mais également l'église et l'état, qui sont bien évidement étroitement liés. On peut ici faire référence à la sociologie, et le concept d habitus tel que Pierre Bourdieu l a développé est intéressant à plusieurs égards 5. Tout d abord, il incite à une réflexion entre socialisation et actions des individus car il est constitué de toutes les dispositions et perceptions que ceux-ci acquièrent à travers leur expérience sociale. Ensuite, il peut être divisé entre l habitus du groupe et 4 J-Ph. Genet, G. Lottes, (éd.), L État moderne et les élites, XIII-XVIII e siècles. Apports et limites de la méthode prosopographique. Actes du colloque international CNRS-Paris I, 16-19, octobre 1991, Publication de la Sorbonne 1996, p P. Bourdieu, Esquisse d une théorie de la pratique, Genève-Paris,

24 l habitus individuel, c'est-à-dire que d un point de vue comparatif, le groupe est appréhendé par l intermédiaire de l individu, ce dernier étant aussi un produit, certes autonome, de la communauté et du milieu auxquels il se rattache. Malheureusement pour les médiévistes, les lacunes des archives ou le type d'archives avec lequel nous devons travailler, ne permet pas souvent d'aller aussi loin que nous le souhaiterions dans l'investigation et dans la compréhension du groupe et des personnes étudiés. 1.2 Limites de la méthode prosopographique Nous constatons que l entreprise peut se révéler périlleuse dans la mesure où il faut constamment garder à l esprit que les informations récoltées ne sont que les traces qu ont bien voulu nous laisser les individus et les institutions auxquelles ils appartiennent, et surtout des archives ayant échappé aux destructions. De plus, tout ne pourra pas être mesuré et une approche trop quantitative du sujet pourrait en quelque sorte dessécher l analyse. Comment saisir les évolutions? L'opération est souvent délicate. Les statistiques doivent impérativement être prises avec précaution, et ensuite replongées dans le contexte historique. L étude statistique ne doit être qu'une étape dans le champ de la recherche. Le caractère quelque peu empirique de l étude prosopographique amène parfois aussi à un émiettement de l analyse qui peut s avérer dangereux pour un examen global. Jacques Verger rappelle d ailleurs dans la conclusion du colloque au sujet de la prosopographie et l État moderne que «la seule statistique prosopographique ne peut faire surgir que des hypothèses qui ne seront explicitées et vérifiées que dans une démarche d histoire totale 6». Il importe donc de pouvoir trouver une synthèse entre l hétérogénéité des personnes et l homogénéité 6 F. Autrand (dir.), Ibid., p

25 de l ensemble. Ainsi, les parcours individuels doivent mettre en lumière les points essentiels ou les exceptions qui confirment tel ou tel aspect. Par conséquent, la biographie permet de mieux appréhender le groupe et peut-être aussi de contre balancer le silence des sources. Ce travail impose donc un va-et-vient permanent entre le singulier et le pluriel, les individus et le général. Enfin, se pose le problème de la représentativité. Dans quelle mesure, en effet, les Gallois sont-ils différents ou identiques aux autres étudiants? Ce n est pas toujours simple de répondre à cette question, et l approche comparative avec d'autres groupes est parfois difficile dans la mesure où, en ce qui concerne le domaine de la prosopographie des gradués, beaucoup reste encore à faire 7. Au sujet d'oxford et de Cambridge, on peut souhaiter que dans le futur des historiens utilisent le registre d Emden pour travailler sur d'autres populations des îles Britanniques. Ce dictionnaire représente un outil précieux pour le chercheur. 1.3 Les acteurs Cette liste a pu ainsi être élaborée avec plus grande facilité grâce au précieux registre d Alfred Brotherston Emden 8 ( ) qui a recensé les étudiants ayant laissé des traces de leur passage à Oxford au Moyen Âge, soit peut-être environ la moitié d entre eux. Le fait que les matricules universitaires, c'est-à-dire les registres contenant le nom des étudiants inscrits à leur arrivée à l'université, n'existent pas pour l'angleterre à l'époque médiévale, au contraire des universités allemandes ou des universités de 7 On doit mentionner ici tout de même entre autres D. E. R. Watt, A Biographical Dictionary of Scottish Graduates to AD. 1410, Oxford, Le registre contient notices biographiques des Écossais qui se sont rendus dans les universités européennes. De même, S. Stelling-Michaud, Les juristes suisses à Bologne ( ). Notices biographiques et registres des actes bolonais, Genève, 1960 ou C. M. Ridderikhoff, Les livres des procurateurs de la nation germanique de l'ancienne Université d'orléans, Leyde, A. B. Emden, A Biographical Register of the University of Oxford to A.D. 1500, 3 vols. Oxford,

26 Louvain, Prague ou Cracovie 9 pour lesquelles ils ont été bien conservées, a rendu la tâche ardue. Ces matricules mentionnent en effet la plupart du temps le lieu d'origine et l'appartenance sociale de ces individus, et parfois aussi les grades successifs obtenus. Emden qui a reçu une chaire d'histoire moderne à Saint Edmund Hall, Oxford, en , et en est devenu le principal dix ans plus tard, a consacré sa vie à l'histoire des universités, sujet soit dit en passant, très peu à la mode à l'époque. Il a ainsi épluché les archives universitaires, les registres épiscopaux, les archives royales, accumulant les notices biographiques d'individus qui ont fréquenté Oxford et Cambridge. Il les a d'ailleurs longtemps conservées dans des boites à chaussures. C'est en 1957 qu'il a publié son dictionnaire biographique en trois volumes pour Oxford qui est suivi par un volume pour Cambridge en À cela s'ajoute en 1974 un supplément pour Oxford couvrant les années Les entrées les plus détaillées dans le dictionnaire suivent une règle commune. Tout d'abord les différentes variantes des noms apparaissant dans les archives nous sont données. On trouve ensuite les licences d'autorisation pour étudier à Oxford, suivies des références aux collèges et halls, des diplômes et des postes détenus au sein des institutions universitaires. Le deuxième paragraphe contient la liste des bénéfices obtenus. Un paragraphe mentionne également la carrière et la production textuelle, si celle-ci existe. Enfin, le dernier paragraphe a trait à la date de décès et aux dispositions testamentaires. Le but principal de ce dictionnaire est donc bel et bien biographique. 9 Voir J. Paquet, Les matricules universitaires, Turnhout, Pour plus de renseignements, se référer à N. Ramsey, "Emden, Alfred Brothersron ( )", dans DNB, Oxford, A. B. Emden A Biographical Register of the University of Cambridge to A.D. 1500, Cambridge, A. B. Emden, A Biographical Register of the University of Oxford to A.D to 1540, Oxford,

27 Ce travail colossal apporte une meilleure connaissance de l'histoire des universités anglaises et offre à l'historien des universités, comme celui du Moyen Âge en général, un outil indispensable à la recherche. Il est la base de notre étude, et on ne peut que rendre hommage à l œuvre monumentale d'alfred Emden. Les articles de Rhŷs Hays et Gwilym Usher se sont aussi avérés très utiles 13. En ce qui concerne ce dernier, il n a toutefois, évidemment pas pu bénéficier du travail magistral d Emden. Nous avons également trouvé quelques étudiants dans l article de Ralph Griffiths au sujet des partisans de Glyn Dŵr à Oxford 14, dans le registre épiscopal de Saint David's 15, ou dans le Fasti Eclesiae Anglicanae 16. Dans ces deux dernières sources, on ne sait cependant pas l université par laquelle ces Gallois sont passés. Il est néanmoins plus que probable de supposer qu ils ont étudié à Oxford, car en effet Rhŷs Hays n a retrouvé que 38 étudiants gallois à l université de Cambridge, dont cinq pour le XIV e siècle. S il est vrai que certaines archives ont été brûlées lors de la révolte paysanne de 1381, il n en demeure pas moins que seulement deux étudiants sont recensés avant cette date et trois après. On sait en outre que globalement un étudiant sur 200 à Cambridge est Gallois 13 R. W. Hays, Welsh students at Oxford and Cambridge Universities in the Middle Ages, dans WHR., iv, , p R. W Hays en a recensé 360 à Oxford des origines à G. Usher, Welsh students at Oxford in the Middle Ages, BBCS., vol. 16, 1955, p R. A Griffiths, Some Partisans of Owain Glyndŵr at Oxford, dans BBCS 20, 1963, p Ces étudiants n apparaissent pas non plus dans le BRUO. 15 The Episcopal Register of the Diocese of S. David s 1397 to 1518, (éd.) R.F. Isaacson, Cymmrodorion Record Series, 3 vols, ; E. Yardley, Menevia Sacra, (éd.) F. Green, Cambrian Archaeological Association, Londres, Il s agit de maître Philip Craddock, Lewis ap Meredyth (bachelier en droit), maître Lewis ap Roppert (bachelier en droit), Philip Penkayr (bachelier en droit) et maître John Traharn. Ce dernier est cependant présent dans le dictionnaire d Emden mais pas chez Hays. Ces noms ne laissent aucun doute quant à l origine galloise de ces individus. Pour plus de détails voir les biographies en annexe. 16 Fasti Ecclesiae Anglicane , vol. 11, The Welsh dioceses (Bangor, Llandaff, St Asaph, St Davids), (éd.) B. Jones, IHR, Londres, 1965, p. 62. Maître Llywellyn de Brechonia (peut-être originaire de Brecon au sud du Pays de Galles), Llywellyn ap Madog alias Lewis Rede, bachelier en droit civil s y trouve également. Pour plus de détails voir les biographies en annexe. 26

28 par exemple 17. D'autre part, nous verrons que seulement une poignée a étudié dans une université continentale. Finalement, Emden, lui-même, donne une liste supplémentaire de noms pour lesquels il pense que s il n y a pas de preuve de leurs passages à l université d Oxford, cependant : «Il est raisonnable d'affirmer qu'un nombre important a poursuivi au moins une partie de ses études à Oxford 18». Dans notre corpus, Ieuan ap Rhydderch ap Ieuan Llwyd mentionne dans un de ces poèmes le fait qu'il a étudié à l'université. Il s'agit très probablement d'oxford 19. Avant toute chose, il convient donc de définir le groupe et les limites chronologiques. En ce qui concerne ces dernières, nous avons comptabilisé les étudiants en fonction de la date de présence au sein de l université. Ainsi, certains font leur entrée à Oxford avant 1285, mais sont toujours présents après cette date, d autres, ayant intégrés l université peu avant 1485, ont des dates médianes 20 au-delà de notre chronologie. Pour ce qui est du corpus, la première difficulté que l on rencontre est de déterminer si oui ou non un individu est Gallois lorsqu on ne connaît pas sa provenance d origine, ce qui est parfois le cas. Ainsi, par exemple, un nom anglais peut être porté par un Gallois et vice-versa. Rhŷs Hays, en effet, écrit : 17 R. W. Hays, Op. cit., p. 350.; A. B. Emden, A Biographical Register of the University of Cambridge to 1500, Oxford, BRUO. III, p Ces noms sont les suivants : David ap Blethyn, Matthew de Englefeld, Ithel ap Robert, Llywelyn ap Madog ab Elis, Alexander of Monmouth, Walter Paderne, John Rees et John Toppan. C. Pap. L. iv, p. 192) mentionne Lewis ap Howel of Aber, autorisé à demeurer archidiacre sans être ordonné prêtre afin de se rendre à l université pour passer le diplôme de docteur en droit civil. Philip ap Thomas, moine cistercien à l abbaye Gratiae Dei dans le Monmouthshire, reçoit l autorisation d étudier à l université pour cinq années (C. Pap. L., v, p. 151). Le nom de l université n est cependant pas indiqué dans les deux cas, néanmoins, il est fort probable qu il s agisse d Oxford, d autant plus qu en 1335 Oxford est recommandé comme le lieu où les cisterciens gallois devraient être éduqués (C. Pap. L., xi, 557n). 19 D. Iestyn (éd.), Gwaith Ieuan ap Rhydderch, Aberystwyth, 2003, p Il s'agit de la médiane des dates de première et dernière apparition dans les archives. 27

29 «En identifiant un homme comme Gallois en fonction de son nom, on doit faire preuve d'une grande prudence. Il est impossible d'être d'accord avec Usher sur le fait qu'un John Davys soit nécessairement Gallois. Certains noms, cependant, sont sans l'ombre d'un doute gallois (John Aphowell, Morgan Floyd), et il est donc nécessaire de présumer qu'un Gallois se cache derrière ces noms, à moins qu'il y ait une preuve évidente du contraire 21.» Rhŷs Hays ajoute dans sa liste Henry Despenser, évêque de Norwich ( ) et petit-fils de Hugh Despenser, favori d Édouard II. Il est vrai que la famille possède de grands domaines dans le sud du pays de Galles, néanmoins, c'est aller trop loin que de compter cet étudiant dans la liste des Gallois. Dans l analyse informatique du dictionnaire d'emden entreprise sous la direction de Trevor Aston en 1976, 198 Gallois apparaissent. Sont comptés seulement les étudiants dont le lieu d origine est mentionné. Aussi Trevor Aston précise-t-il dans une note de bas de page : «Dans ce paragraphe j'ai identifié quelques individus comme étant Irlandais et plus comme Gallois en fonction de leurs noms, même s'ils ne sont pas comptés comme tels dans la base de données 22.» Cependant, il ne donne pas le total exact. Il faut de même garder à l esprit que les renseignements que nous avons, proviennent pour la plupart de sources anglaises, de ce fait, les noms gallois sont aussi très souvent anglicisés. Matthew de Englefeld, évêque de Bangor ( ) est connu au pays de Galles sous le nom de Madog ap Iowerth, Richard Caunton sous celui de Richard ap Gwillym, de même que John Trevaur, évêque de Saint Asaph ( ) en tant que Ieuan ap Llywelyn ap Ieuaf ap Awr 23. Cette dernière remarque amène à se poser une autre 21 R. W. Hays, Op. cit., p T. H. Aston, Oxford s Medieval Alumni, dans Past and Present, 74, 1977, p Le mot «ap» signifie «fils de» en gallois. Il est très fréquent. Le statut d une personne au Moyen Âge au pays de Galles avant la conquête anglaise dépend de sa descendance et de son appartenance au Cened, ce dernier étant un clan officiellement reconnu par la loi et ayant un ancêtre commun. Ainsi Madog ap Iowerth signifie «Mathieu fils d Edouard». Iowerth veut dire «Le Bel» mais 28

30 question, à savoir combien de ces individus sont ce que Trevor Aston appelle true natives 24, en comparaison des descendants normands ou anglais. Cent quatre vingt deux étudiants ont un nom qui ne laisse aucun doute quant à leur origine, tel David ap Jevan ap Howel par exemple. D autres noms, comme on l a vu, sont probablement anglicisés sans qu on puisse parfois dire lesquels. Les différentes graphies des noms celtes saisis des oreilles anglosaxonnes compliquent certainement le tout. On peut supposer qu il existe un panachage en faveur probablement des Gallois natifs, d'autant plus que lorsqu'on trouve des étudiants portant un nom anglais dans les registres épiscopaux du pays de Galles, il est impossible de dire si ces derniers sont Gallois ou Anglais. Le second problème auquel nous sommes confrontés touche aux homonymes. S il est impossible de confondre Richard Pennebrok, commissaire de l abbé d Evesham en 1393 avec Richard Penbroke, abbé de la même abbaye en 1461, il est en revanche plus difficile de savoir si John More, originaire du diocèse de Saint David's, bachelier en droit civil et principal de Saint Cuthbert Hall en 1453, est le même individu que John More, également bachelier en droit civil et maître de l'hôpital Saint John à Cirencester (Gloucestershire) en La difficulté est encore plus évidente dans le cas de Lewis John, principal de Broadgates Hall en 1464 et John Lewis, bachelier en droit civil et canon, originaire du diocèse de Saint David's et ordonné sous-diacre en Malgré tout, le problème ne se pose que pour onze étudiants 25. En ce qui concerne John White, le dictionnaire biographique en dénombre six. Le non de famille n'est pas gallois, et ainsi les chances pour que le John White, originaire du diocèse de Saint David's et présent l usage en a fait la traduction pour l anglais «Edward». Aujourd hui le nom de famille, Price est la version moderne de «ap Rice». Ce «Ap» est aussi l équivalent du breton «ab» que l on retrouve dans le nom de famille «Abgrall» par exemple. 24 T. H. Aston, Op. cit., p Ces étudiants sont : John Aphowell, John Brecon, un certain Duppa, William Gryfyth, John Lewis, John More, Richard Rowdale, Richard ap John, Thomas Philip, John White (1401) et John White (1481). 29

31 à Oxford en 1400 soit le même que le John White, recteur de la Free chapel à Nether Sterhill dans le Dorset de 1412 à 1421 sont minimes. De plus, nous en avons trois qui, on peut le vérifier aisément, apparaissent chacun deux fois dans le dictionnaire. John Morgan, frère dominicain au couvent d Oxford, ordonné acolyte à l Abbaye d Oseney le 18 avril 1473 et docteur en théologie vers 1481 est sans aucun doute le même que Morgan John, également ordonné acolyte dans la dite abbaye, à la même date. Richard Caunton, recteur de Bridell en 1413 n est autre que Richard ap Gwillym et lorsqu on consulte le registre épiscopal de Saint David's, on constate qu il est également recteur de cette paroisse en Edmund de Caermarthen, dominicain se retrouve aussi sous le nom d Edmund de Kermerdyn ou Kaermerdyn. Encore une fois, les dates, les activités et l appartenance à l ordre dominicain laissent penser qu il s agit d un seul et même individu 26. On comprend bien ici clairement avec le cas de Caermarthen, que les différentes graphies des noms de famille que l on retrouve dans diverses sources ne facilitent pas la tâche. Le problème est identique avec Gryffyth, Greffyth ou encore Gruffuth pour la version moderne Griffiths, particulièrement quand ce nom de famille est très populaire au pays de Galles 27. Afin de permettre une meilleure lisibilité de la base de données, nous avons décidé de ne les compter qu une seule fois lorsque les dates coïncident. Enfin, rajoutons que dans son dictionnaire, Alfred Emden nous renvoie au nom Henry ap John pour ap John Henry. Cette référence ne s'y trouve pourtant pas. 26 Il apparaît deux fois dans le dictionnaire. Nous l avons retenu sous le nom de Caermarthen, puisque nous possédons plus d informations sous ce nom. Voir BRUO. II, p L orthographe du nom donnée par Emden dans le dictionnaire est celle qui a été retenue pour cette étude. 30

32 Trois cent quatre étudiants ont ainsi été recensés pour notre période. Cette liste n est ni exhaustive ni parfaite pour les raisons évoquées précédemment, mais demeure néanmoins tout à fait cohérente pour l analyse. 1.4 L outil informatique Lorsque cet inventaire est réalisé, il convient de mettre ces éléments de biographie dans une base de données 28. Le logiciel Access est celui qui a été choisi. Cette base de données est une base relationnelle. L'avantage est qu'elle utilise moins d'espace et surtout réduit les répétitions de données. Dans un premier temps il faut ainsi répartir ces données dans plusieurs tables pour pouvoir créer des connexions, des relations entre chacune d'elles. Notre table principale, nommée «Étudiants», contient les éléments principaux relatifs à chaque individu. Un élément est appelé champ. Dans notre cas nous avons les suivants : Numéro, Nom, Prénom, Date de naissance, Date de décès, Date de première apparition dans les archives, Date de dernière apparition dans les archives, Date médiane d activité (Les deux siècles ont été divisés en huit périodes de 25 ans), Période, Diocèse, Lieu de provenance, Études pré-universitaires, Date de première apparition à Oxford, Grade dans une autre université, Collège, et Hall. Ce regroupement de champs, qu'on nomme enregistrement, décrit donc l'individu. D autres tables sont ensuite ajoutées. Celles-ci concernent, par exemple, les autres universités dans lesquelles ils ont étudié, les bénéfices, les carrières ecclésiastiques, les grades universitaires, les fonctions à Oxford, le statut (séculier, réguliers, frères) ou la production textuelle. Une requête est liée à une (ou plusieurs) table et va permettre de reprendre ses données et de les organiser. En interrogeant la base 28 Un schéma de la base se trouve en annexe. 31

33 nous sommes ainsi en mesure de faire apparaitre, par exemple, les bacheliers en droit civil ou tous les étudiants originaires du diocèse de Saint David's qui possèdent un doctorat en droit canon. Cette présentation de l'information à l'écran s appelle un formulaire. On comprend donc en quoi cet outil facilite grandement l'analyse. Évidemment avant de saisir les données, on doit au préalable établir une série de questions qui nous amèneront à examiner les points qui nous paraissent essentiels dans cette étude, tels que les emplois ou les éléments illustrant les engagements à l'université. Le questionnement se doit ainsi d'être très rigoureux. Globalement trois catégories se dévoilent une fois le recensement effectué. Tout d abord, nous avons les étudiants pour lesquels il n y a guère que très peu d informations tel Hugh ap Ithel auquel Édouard I er fait verser 12 deniers par semaine en Ensuite, viennent ceux pour lesquels les renseignements sont un peu plus nombreux, c'est-à-dire que nous disposons de leur grade universitaire ainsi que quelques autres éléments. C est le cas, par exemple, de Thomas More, maître ès arts du diocèse de Saint David's, qui est ordonné prêtre au titre de l Abbaye d Oseney à Oxford en Finalement, certaines carrières nous sont relativement bien connues pour des individus tels que Reginald Pecock, évêque de Saint Asaph ( ) 31, ou Henry Ware, évêque de Chichester de 1418 à sa mort 32. Cette dernière catégorie rassemble bien moins d étudiants que les deux autres, par conséquent, nous devons faire montre d une certaine prudence dans notre analyse, puisque nous pourrions être tentés de les citer en exemple trop souvent. De même, selon les thèmes que nous aborderons, nous appuierons 29 BRUO. II, p Registrum Thome Spofford, Episcopi Herefordensis, AD. MCCCCXXII- MCCCCXLVIII, (éd.) A. T. Bannister, Canterbury and York Society, 1919, p Op. cit. III, p Op. cit. III, p

34 notre analyse sur un nombre plus restreint relativisant ainsi les résultats. 2 Les sources 2.1 Sources universitaires Les premières séries de registres de l université datent du milieu du XIV e siècle. Ils contiennent des statuts et ordonnances qui régulent les études, les examens et la discipline au sein de l institution. Il existe à Oxford depuis 1347 un Chest of the four keys, c'est-à-dire un coffre qui préserve les archives de l université. Ce coffre se trouve près de l église Saint Mary The Virgin dans la Old Congregation House. En 1449, il est plein, et ainsi un comité est constitué afin de trier ces documents dont certains ne seront pas conservés. Il semblerait également que d autres chests aient existé. Les registres deviennent progressivement la responsabilité du chancelier et du représentant de l évêque de Lincoln. Pour cette raison, les documents générés par les enseignants et les étudiants ou encore les principaux des halls n ont pas, pour la grande majorité d entre eux, survécus. Quoi qu il en soit, les archives de l université d Oxford qui nous sont parvenues pour l époque nous concernant, ont été publiées, notamment par Herbert Salter pour l'oxford Historical Society en 1917 et 1919 sous le titre Mediaeval Archives of the University of Oxford. On y trouve des documents aussi anciens que les termes d'un traité de paix daté du 29 novembre 1267 entre les étudiants du Nord de l'angleterre et ceux du Sud. Le second volume contient les comptes des proctors 33 pour la seconde moitié du XV e siècle. Des antiquaries du XVII e siècle, Anthony Wood et 33 Nous reviendrons plus tard dans notre étude sur la définition de ce terme qui demande une explication. 33

35 Brian Twyne, avaient déjà publié certains documents 34. La première publication de l Oxford Historical Society date de 1884 avec l édition par Charles Boase des plus anciens registres, édition qui couvre les années et et donne les noms contenus dans les quatre plus anciens registres des Congrégations 35. Charles Boase liste les noms par années et inclut une note biographique. Ces archives fournissent des renseignements à propos de l'obtention des diplômes. Les registres des chanceliers fournissent aussi des informations importantes. Registrum Aaa, le plus ancien conservé, commence le 20 mars 1434 et s arrête le 3 mars Il a été édité, toujours pour l Oxford Historical Society en deux volumes par Herbert Salter 36. Ces archives révèlent des informations judiciaires et administratives. Une autre importante source sont les Epistolae Academicae Oxoniensis publiée en deux volumes par Henry Anstey, à partir de Registrum F 37. Ces archives contiennent toutes sortes de documents telles que des lettres relatives à l université de 1421 à 1508, dans lesquelles de nombreux étudiants sont évidemment mentionnés. Des sources d'informations concernant quelques halls nous sont connues grâce aux prieurés de Saint Frideswide et de l'abbaye d'oseney, propriétaires d'un certain nombre d entre eux. Les registres des Collèges 38 préservés nous renseignent également sur les individus qui les ont fréquentés et sur leurs fonctions au sein de ces communautés. Ces sources varient considérablement les unes 34 Survey of the Antiquities of the City of Oxford composed in by Anthony Wood, i, (éd.) A. Clark, OHS, xv, B. Twyne, Antiquities Academiae Oxoniensis, Oxford, Register of the university of Oxford , , (éd.) C. W. Boase, 2 vols., Chicago, Registrum Cancellarii Oxoniensis , (éd.) H. E. Salter, 2 vols., OHS, xciii-iv, Epistolae Academicae Oxoniensis, (éd.) H. Anstey, OHS, 2 vols., xxxv-vi, Pour une vue d'ensemble des types d'archives conservées par les collèges, voir W. A. Pantin, "Colleges Muniments: A Preliminary Note", Oxoniensia, i, 1936, p

36 des autres. En 1420, Thomas Robert, membre de Merton College se donne la mission de compiler tous les noms des étudiants qui ont été membres de ce collège. Ce parchemin existe toujours sous le nom de Catalogue Vetus 39. Ce n est qu au XV e siècle que les registres commencent à inclure les admissions des bacheliers aux cours. On sait qu'un statut de 1275 requière que les maîtres régents lisent à voix haute le nom de leurs étudiants au début de chaque trimestre. Avant 1500 les admissions dans les collèges ne sont pas enregistrées, sauf à New College dans lequel elles sont obligatoires. Effectivement pour ce collège, les sources sont remarquables. L'évêque Wykeham, lors de la fondation du collège, spécifie que la procédure d'admission des étudiants et chapelains doit être obligatoire. Cette recommandation n'est certes pas suivie dès le départ, mai à partir de 1400 on y remédie en inscrivant les membres dans le Liber Albus. Ce Livre Blanc contient plusieurs volumes. Dans une des séries apparait une liste, certes incomplète, élaborée par le steward of the hall, et sur laquelle on peut lire le noms de ceux qui ont pris leur repas dans la salle à manger, par exemple, que ces individus soient membres ou invités. On y trouve aussi l'admission des étudiants en tant que fellows après leurs deux ans de probation. La dernière admission d'un fellow date de 1448 et celle d'un étudiant University College possède quelques documents concernant ses propriétés autour d'oxford 40. Ces archives ont été publiées par l'historien du XVII e siècle, William Smith, qui est le premier à rejeter les mythes fondateurs de l'université d'oxford 41. Il en va de même pour Balliol où un certain nombre de documents similaires ont été conservé et publié par Salter 42. Le Merton Muniments 39 Memorials of Merton College, with biographical notices of the warden and fellows, (éd.) H. G. G. Brodrick, OHS., Account Rolls of the University College Oxford, vol. 1, , (éds.) A. D. M. Cox, R. H. Darwell-Smith, OHS., BRUO. I, xxii. 42 The Oxford Deeds of Balliol college, (éd.) H. E. Salter, OHS.,

37 compilé par Percy Stafford Allen et Heathcote Garrod nous renseigne sur les archives de ce collège 43. Le plus ancien livre est celui des boursiers pour les années Après 1425, il existe les registres des chapelains. Les archives relatives aux jeunes élèves peuvent être trouvées dans supervisores puerorum de genere fundationis, commençant en En 1483, le warden (gardien) de Merton institue un registre sur les actes du collège. Ce registre, contenant une variété de documents, est publié sous le nom de Registrum Annalium Collegii Mertonensis 44. Salter a également édité, les Oriel College Records, contenant aussi des documents administratifs. La même année George Richards édite avec ce dernier, The Dean's register of Oriel , un ensemble de documents juridiques 45. En 1922, Richards avait déjà publié un dictionnaire biographique des membres et administrateurs du collège, The Provost and Fellows of Oriel College 46. Beaucoup de noms ont été collectés dans les comptes du trésorier à partir de l'année En ce qui concerne les archives des autres collèges, Charles Trice Martin a publié en 1887, un Catalogue of the Archives of All Souls College 47. Il s'agit surtout des comptes des boursiers pour la période qui nous préoccupe, des années 1444 et Dans Snappe's Formulary and other records, édité encore une fois par Salter, il y a une inquisition tenue à Oriel du 4 au 7 septembre 1411 afin de définir le nombre d'étudiants à Oriel contre la visite de l'archevêque Thomas Arundel à l'université pour y extirper l'hérésie 48. D'autres collèges nous ont laissé moins d'informations. Par exemple, les archives disponibles pour Lincoln College se résument à des comptes, et seulement pour les années 43 Merton muniments, (éds.) P. S. Allen, H. W. Garrod, OHS., Registrum Annalium Collegii Mertonensis , (éd.) H. E. Salter, OHS., lxxvi, The Dean's Register of Oriel, , (éds.) G. C. Richards, H. E. Salter, OHS., lxxxiv, The Provost and Fellow of Oriel College, (éd.) G. C. Richards, Oxford, Catalogue of the Archives in the muniment rooms of All Souls College, (éd.) C. Trice Martin, Londres, Snappe's Formulary and other records, (éd.) H. E. Salter, OHS., lxxx,

38 1488 et Il existe, néanmoins, une source manuscrite, le Registrum Vetus, une compilation de documents sur l'histoire du collège de 1432 à Magdalen College possède le registre le plus complet des membres lors de sa fondation. The Register of Magdalen College, Oxford, compilé par John Bloxam contient des notices biographiques des chapelains, des choristes ou des enseignants, par exemple 49. Les archives pour les collèges réguliers tels que Gloucester College ou Canterbury College ne sont pas très nombreuses. Pour le dernier, cependant, William Pantin a édité en quatre volumes pour l'oxford Historical Society, Canterbury College 50. Au sujet des ordres mendiants, Andrew Little a travaillé sur les franciscains. Une liste des lecteurs du couvent d'oxford jusqu'à 1347 est préservée dans la chronique De Adventu Fratrum minorum in Angliam de Thomas de Eccleston 51. La source principale en ce qui concerne les dominicains est l'acta of the General Chapter of the Order of Friars Preachers from 1220 to 1553 préservé dans Monumenta Ordinis Fratrum Praedicatorum Historica 52. Ces actes donnent le nom des frères étrangers en résidence au couvent d'oxford. Toutes ces sources sont donc facilement accessibles. 49 The Register of St Mary Magdalen College, Oxford, (éd.) J. R. Blowham, 7 vols., Oxford, Canterbury College Oxford (éds.), W. A. Pantin, 3 vols., OHS., vi-viii, A. F. Little, Grey Friars in Oxford, OHS., De Adventu Fratrum Minorun in Angliam, the chronicle of Thomas of Eccleston, (éd.) A. F. Little, Manchester, Monumenta Ordinis Fratrum Praedicatorum Historica, (éd.) Institutum Historicum Fratrum Praedicatorum,

39 2.2 Sources ecclésiastiques et royales Les registres épiscopaux Les registres épiscopaux apportent des indications précieuses quant aux carrières. Malheureusement, ceux concernant les quatre évêchés du pays de Galles ne sont pas aussi bien documentés que les registres anglais. Le registre de Saint David's contient seulement l épiscopat de Guy Mone ( ), celui de Henry Chichele ( ) et celui de Richard Martin ( ) pour la période qui nous intéresse 53. En ce qui concerne Bangor, il n a pas survécu pour l époque médiévale. Il n y a pas de registre pour Saint Asaph avant 1536, et celui de Llandaff ne commence pas avant D autres informations, relatives notamment aux carrières, ont donc été souvent trouvées dans les registres des évêques d Angleterre. Parmi les registres conservés un certain nombre a été imprimé par la Canterbury and York Society. Leur contenu varie d'un diocèse à l'autre, mais on n'y trouve en général la nomination du clergé paroissial, les ordinations, et parfois la présentation aux bénéfices et leurs échanges Sources pontificales Un certain nombre d individus a pu être identifié grâce aux listes élaborées par l université à l intention du pape afin d obtenir 53 The Episcopal Register of the Diocese of S. David s 1397 to 1518, (éd.) R.F. Isaacson, 2 vols., Cymmrodorion Record Series. 54 Il existe avant notre période pour le diocèse de Llandaff, le Liber Landavensis, ou livre de Llandaff, écrit au XII e siècle et qui renseigne sur la formation du chapitre cathédral. J. Gwenogvryn Evans and J. Rhys (éd.), The Text of the Book of Llan Dâv, Oxford, Voir D. M. Smith, Guide to Bishops' Registers of England and Wales: A survey from the Middle ages to the abolition of the episcopacy in 1646, Londres,

40 des bénéfices. Aussi Emden mentionne-t-il dans l introduction de son dictionnaire : «...il est pertinent de mentionner ici la contribution particulière en ce qui concerne l'identification des étudiants d'oxford faite par les listes, qui contiennent des grâces pontificales pour la promotion aux bénéfices en réponse aux pétitions collectives périodiquement soumises sous forme de rotuli 56.» Les plus anciennes que nous possédons sont envoyées à Rome en Elles sont contenues dans Calendar of Papal Letters et Papal Registers. D autres suivront en 1329, 1331 (avec le soutien du roi), puis assez régulièrement de 1335 à Les dernières semblent dater de Il est vrai que le Statut des Provisions de 1351, légalement confirmé en 1390, freine cette pratique. Nous aurons l occasion d y revenir Sources royales Certaines archives royales se sont, bien sûr, avérées très utiles en ce qui concerne les universitaires au service du roi ou ceux qui sont présentés à un bénéfice in the king's gift, c'est-à-dire par patronage royal. Pour les archives royales, on dispose de guides précieux 57, mais les principales séries qui ont été partiellement publiées sont les Pipe Rolls, et sous forme de calendars, les Close Rolls, les Patent Rolls, les Inquisitions post mortem, les Fine Rolls, mais aussi parfois les Charter Rolls. Enfin, il faut souligner pour le Parlement l utilisation des Rotuli Parliamentorum, ut et petitiones et placita in parliamento, pour la période en six volumes, publiés à Londres entre BRUO., I, xxxv. 57 Guide to the contents of the Public Record Office, volume 1, Londres, An Introduction to the Use of the Records, Une nouvelle édition dirigée par Christopher Given-Wilson a été publiée. Elle existe en CD-Rom, ainsi qu'en version imprimée, The Parliament Rolls of Medieval England, (éd.) C. Given-Wilson, 16 vols., Woodbridge,

41 3 Effectif 3.1 Nombre d étudiants à Oxford Le nombre d étudiants à l université d Oxford est évidemment très difficile à estimer avec exactitude, puisque les étudiants ne sont pas immatriculés avant la Renaissance. De plus, les étudiants représentent une population instable et constamment en mouvement. Nous sommes dépendants de diverses sources incomplètes et éparses. Selon, Richard FitzRalph, archevêque d Armagh au milieu du XIV e siècle, il y aurait eu avant son époque étudiants contre de son vivant. John Wyclif, 20 ans après FitzRalph va plus loin en affirmant que l université a une fois compté individus 59. Ces chiffres sont bien sûr tout à fait fantaisistes et reflètent une exagération somme toute assez caractéristique de l époque médiévale, et en 1315 d ailleurs, les officiers royaux estiment à le nombre d étudiants 60. En 1303, les autorités remarquent la difficulté pour ces derniers, dont le nombre ne cesse d augmenter, de se loger 61. En 1357, la situation semble s être renversée et FitzRalph note une baisse drastique de leur nombre, et en 1438, enfin, l université se plaint également du faible effectif 62. Nous ne pouvons pourtant pas nous baser sur ces affirmations. Il est par conséquent indispensable de regarder de plus près le registre d Emden et le calcul cité par Ralph Evans 63 pour le XIV e siècle, où on arrive à la figure suivante : 59 H. Rashdall, The Universities of Europe in the Middle Ages, III, 1936, p. 326 et Ibid., p The Mediaeval Archives of the University of Oxford, (éd.) H. E. Salter, vol. 2, no. 42 (1303). 62 Richard FitzRalph, Defensorium curatorum, Bodl. Ms Bodl. 158, fo 157; Epistolae Academicae Oxoniensis, H. Anstey (ed.), vol. 1 p et T. A. R. Evans, The number, origins and careers of scholars dans J. I. Catto and T. A. R. Evans (éds.), HUO. vol. 2, 1992, p

42 Périodes Effectif Tableau 1 : nombre d'étudiants à Oxford au XIV e siècle La figure est cependant différente si l on compte les individus seulement à partir de leurs premières dates d apparition à l'université : Périodes Effectif Tableau 2 : nombre d'étudiants au XIV e siècle par rapport à la date de première apparition à Oxford Il est généralement admis que ce registre liste entre un quart et la moitié des étudiants ayant fréquenté l université. Trevor Aston écrit ainsi : «En d'autres termes, les étudiants répertoriés ( pour être exact) dans le registre biographique du Dr. Emden, ne constituent qu'une fraction du nombre réel d'étudiants, et qui plus est, on peut dire que ce nombre ne doit guère être inférieur à 15 %, et il est plus probable qu'il approche les 20 ou même 25 %. 64» 64 T. H. Aston, Oxford s Medieval Alumni, dans Past and Present, 74, 1977, p

43 En prenant en compte la capacité d hébergement des étudiants pour la première moitié du XV e siècle avec une moyenne de 18,5 individus par hall, en rajoutant les collèges séculiers et monastiques, il arrive à un total variant entre et Herbert Salter évalue le nombre d étudiants à au début du XV e siècle et vers Hastings Rashdall, quant à lui va plus loin et pense que le nombre a varié entre 1500 et 3000 et conclut : «Il n'est certainement pas faux d'affirmer que quel que soit l'époque le nombre n'a jamais dépassé 3 000, et que probablement il se trouvait en dessous 67.» Vraisemblablement, on peut penser en fait que la population estudiantine n'a jamais dépassé Pourcentage de Gallois au XIV e siècle Selon Hilde de Ridder-Symoens, les Gallois, les Écossais et les Irlandais réunis représenteraient 4 % de l effectif total de l université, tandis que les étudiants continentaux 2 % 68. En ce qui concerne notre corpus, si l on compare leurs dates de premières apparitions à l université avec le nombre d entrée dans le registre d Emden pour les périodes données par Ralph Evans, nous obtenons ces chiffres : 65 Ibid., p H. E. Salter, Medieval Oxford, OHS., 1936, p H. Rashdall, Op. cit., vol. 3, p H. de Ridder-Symoens, A History of the University in Europe, vol. 1, Cambridge, 2003, p Mary Hayes Somers a publié un article au sujet des étudiants irlandais à Oxford et Paris au Moyen Âge. Elle en a recensé 190 à Oxford dont 58 au XIV e siècle. Elle a pris en compte tous les individus qui ont un lien quel qu il soit avec l Irlande. Ainsi, le dominicain gallois Edmund de Caermarthen, apparaît dans la liste car il devient évêque d Ardfert, dans le Sud de l Irlande. De plus, elle estime que ces derniers représentent 4 % de la population estudiantine d Oxford au XIV e siècle. A prosopography of Irish scholars in Medieval Prosopography, 18, 1997, p T. H. Aston, quant à lui, en a relevé 315, T.H. Aston, Op. cit., p

44 Périodes Effectif % , , , , ,7 Tableau 3 : pourcentage de Gallois à Oxford au XIV e siècle par période On s aperçoit ainsi que pour le XIV e siècle, ils représentent globalement entre 1 et 2 % des effectifs de l université. L étude informatique du registre d Emden entreprise sous la direction de Trevor Aston à la fin des années 1970, donne un total de noms d individus et par conséquent, nos 304 Gallois, même si une poignée n est pas comptée dans le dictionnaire puisque nous les avons trouvés dans d autre sources et que notre période s'étend de 1282 à 1485, représentent effectivement approximativement 2 %. 3.3 Effectif et périodes Nous avons divisé notre chronologie en huit périodes de 25 ans chacune. Après avoir classé les étudiants par date de première apparition à l'université, par date de première apparition dans les archives et enfin par date médiane d'activité 69, les résultats sont les suivants : 69 Il s agit, nous l'avons déjà dit, de la moyenne entre la première et dernière date d apparition dans les archives. 43

45 Périodes Effectif selon la 1 ère date d apparition à Oxford Effectif selon la 1 ère date d' d apparition dans les archives Avant Après Total Effectif selon la date médiane d activité Tableau 4 : nombre de Gallois à Oxford par période En les classant par la date de première apparition dans les archives, la répartition est la suivante : 15 pour la fin du XIII e siècle, 98 pour le XIV e siècle et 191 pour la période La première constatation concerne la baisse de moitié des effectifs pour la période Doit-on y voir les effets de la Peste Noire qui frappe Oxford à partir de 1 automne 1348? Si on en croit une chronique en latin, la première vague d'épidémie aurait décimé two parts of the Welsh people (les deuxtiers du peuple gallois) 71. Les différents registres montrent que la peste a effectivement touché le pays de Galles très durement, même si ce n'est pas autant que le suggère la chronique. La perte des registres épiscopaux ne permet pas néanmoins d'obtenir une image précise de la situation du clergé. Cela dit, le registre épiscopal de 70 Nous ne possédons pas la première date d apparition à l université de 30 individus, dont les neuf que l on trouve dans la liste supplémentaire du registre d Emden. 71 G. Williams, The Welsh Church from Conquest to Reformation, 2 ème édition, Cardiff, 1976, p

46 Hereford révèle que dans les années , des ordinations des étudiants du diocèse de Saint David's apparaissent en masse et il semblerait que les ordinations à Hereford soient quatre à cinq fois plus importantes que celles de Saint David's en On peut comprendre qu'un besoin urgent de remplacer les membres du clergé qui ont succombé à la maladie s'est fait fortement sentir. De plus la vitesse à laquelle les postulants passent d'acolytes à prêtres n'en est pas moins un indicateur de l'impact de la peste dans les rangs du clergé 73. Pourtant, il existe très peu de références au taux de mortalité à Oxford durant l épidémie. En 1363, Simon Islip, archevêque de Canterbury évoque la perte d un bon nombre de lettrés et experts dans toutes les disciplines, ajoutant qu il ne reste que très peu d étudiants 74. Lorsque l'évêque de Winchester, William Wykeham, fonde New College en 1379, son but est aussi d'éradiquer : «la maladie générale qui touche l'armée cléricale, laquelle apparait gravement blessée en raison de la baise du clergé résultant des pestilences, guerres et autres misères du monde 75». Maintenant si on examine les premières apparitions à l université de plus près, nous en avons deux en 1349, Griffin Belewes et Robert de Uske, contre une l année précédente. Il n y a pas de flagrante différence entre l avant et l après Sur les 10 étudiants gallois connus résidant à Oxford durant la décennie qui précède l arrivée de la peste, six survivent au-delà de Un seul, John Went, docteur en théologie, décède en 1348, encore ne sommes-nous pas certain des causes de la mort et de plus nous ne connaissons pas le mois. Pour les trois autres, nous perdons leurs traces après Reginald de Bryan, évêque de Saint David's, 72 Ibid., p Ibid., p The Mediaeval Archives of the University of Oxford, H. E. Salter (éd.), vol. 1, 1917, p G. F. Lytle, The career of Oxford students in the later Middle Ages, dans J. Kittelson and P. J. Transue (éds.), Rebirth, reform and resilience: universities in transition , The Ohio University Press, 1984, p

47 succombe à la maladie plus tard lors de l'épidémie de 1361, alors qu il ne réside plus à l université. William Courtenay, qui a étudié les effets de la pestilence sur la faculté de théologie, ne constate pas de baisse inhabituelle de la mortalité 76. Selon lui l impact de l'épidémie à l université demeure faible, ce qui lui permet d écrire : «En rassemblant les preuves, on peut conclure que la peste n'a eu qu'un impact marginal sur la population universitaire à Oxford, tant sur celle en résidence que celle qui l'a remplacée à la génération suivante 77.» Cependant en ce qui concerne nos individus, la génération suivante offre un profil différent. Douze étudiants font leur première apparition à Oxford entre 1357 et 1381 et 13 y ont leur date médiane d activité soit moitié moins que pour la période précédente. On peut bien sûr être tenté d y voir les conséquences de la pandémie. Ainsi, on ne trouve aucune apparition à Oxford pour les années 1357, 1358, 1359 et 1360, la même chose de 1364 à Il est très probable que la baisse de la démographie dans les îles Britanniques et les récurrences de la peste, ont eu pour conséquence une diminution des effectifs des universités à la génération suivante. On constate d'ailleurs dans le tableau 2, basé sur le registre d'emden que la population estudiantine passe de 880 pour la période à 757 pour la période suivante ( ), en dessous du niveau de (837). On peut donc supposer que les épidémies de peste de la seconde moitié du XIV e siècle ont certainement un impact. Cette crise qui frappe la société occidentale à partir de 1350 rend vraisemblablement la situation encore plus ardue, bien qu'on puisse aussi penser que la compétition pour les bénéfices diminue en conséquence. On assiste aussi à un déclin intellectuel dans la seconde moitié du XIV e siècle 78. Les épidémies répétées qui jalonnent cette période ( W. J. Courtenay, The Effect of the black Death on English Higher Education", dans Speculum, 55, 1980, p Ibid., p Ibid., p

48 1362, 1369, 1375 et 1400) influent certainement aussi sur les effectifs 3. Cette baisse du nombre d'étudiants reflète évidemment les difficultés économiques. Les études ont un coût non négligeable, et ce n est pas toujours facile pour un étudiant de financer des années à l université. La seconde constatation qui peut être faite est que dans les trois colonnes du tableau 4, nous notons une diminution du nombre d'étudiants pour la période , suivie d'une forte augmentation de l effectif de 1432 à 1456, effectif qui ne cesse de croître pour la date médiane d activité, alors que les dates de premières apparitions diminuent très légèrement à partir du milieu du siècle. En examinant de plus près les dates de premières apparitions à Oxford entre 1407 et 1417 nous n'en avons aucune pour les années 1408, 1409, 1410, 1413 et 1416, par exemple. Nous atteignons le maximum, et seulement avec deux individus, en 1407 et S'agit-il des conséquences de la révolte d'owain Glyn Dŵr? Glanmor Williams rappelle : «Le dommage causé par la rébellion s'est répandu encore plus inégalement entre les familles et les individus qu'entre les localités 79.» Le pays de Galles ne sort pas indemne de la révolte du début du XV e siècle. L Église est appauvrie. Encore en 1413, Richard Caunton reçoit une dispense pontificale afin de détenir un autre bénéfice incompatible en raison de l'appauvrissement de son bénéfice dû aux hostilités anglogalloises 80. Il est indéniable que cette rébellion, dont la durée est somme toute conséquente, a chamboulé l'économie du pays. Qui plus est en plein apogée de l'insurrection, il semble qu'un nombre non négligeable d'individus originaires du pays de Galles ait quitté l'université afin de rejoindre Glyn Dŵr, comme nous aurons 3 Voir J. M. W. Bean, "Plague, population and economic decline in England in the later middle ages" dans The Economic History Review, 2 nd série, xv, Ibid., p C. Pap. L., vi, p

49 l'occasion de le voir dans notre troisième partie. Malgré tout cette baisse doit être relativisée et replacée dans le contexte universitaire. En effet, la baisse pour les Gallois est à mettre en parallèle avec la baisse des effectifs globaux pour l'université 81. Le nombre d'individus augmente significativement à partir de Deux cent quatre étudiants ont leur date médiane d activité au XV e siècle contre 82 au XIV e siècle. Pour autant il n est pas certain qu une augmentation de la population se traduise automatiquement par un accroissement du nombre d étudiants. Il est vrai que les archives sont plus fournies pour la seconde moitié du XV e siècle et l on peut par conséquent s attendre à voir le nombre d étudiants inconnus diminuer. La situation économique plus favorable de la seconde moitié du XV e siècle au pays de Galles est peut-être plus propice à cet engouement pour les études. 81 H. E. Salter, Medieval Oxford, OHS., 1936, p

50 Chapitre II : origine géographique Introduction Au Moyen Âge le pays de Galles est composé de deux territoires bien distincts, les territoires gouvernés par les princes et les Marcher Lordships dominés par des seigneurs anglo-normands. Plus qu'un ensemble géographiquement défini, ces Marches sont davantage un territoire historique 1. En 1081, Guillaume le Conquérant se rend jusqu'à Saint David's dans le Sud-Ouest du pays de Galles. Son intention n'est pas de conquérir le pays, mais plutôt de montrer sa force et son pouvoir. Les Normands vont alors construire des mottes et châteaux afin de défendre la frontière. À partir de ces forteresses contrôlées par des hommes qui ont toute la confiance du roi, les troupes normandes s'enfoncent petit à petit dans le pays. Ainsi en 1082, Hughes de Chester fait prisonnier Gruffuth ap Cynan, prince de Gwynedd et construit un château à Rhuddian, dans lequel est incarcéré le chef gallois. Robert Fitzhamon domine le Sud-Est grâce à la forteresse de Cardiff, et encore en 1365, par exemple, Rhys ap Gruffudd Gethin of Afan se rappellera amèrement comment ses ancêtres ont été dépossédés de leurs terres par celui-ci 2. Pourtant à la fin du XI e siècle, un sursaut gallois freine la poussée normande. La guerre civile anglaise permet aux Gallois de reprendre le dessus. Mais à la fin du XII e siècle, on peut dire que les Anglo-Normands sont fermement installés dans le Sud-Est et et l'est du pays de Galles 3. Le pays de Galles est alors divisé entre une partie celtique surtout dans les Hautes terres, où les structures sociétales galloises traditionnelles subsistent, et une partie divisée en une multitude de 1 Voir R. A. Griffiths, "Wales and the March" in D. Palliser (éd.), Cambridge Urban History of Britain : the Middle Ages, Cambridge, 2001, p Rotili Parliamentarum (London 1783), iii, p R. R. Davies, The Age of Conquest: Wales , Oxford, 2 ème édition, 2000, p

51 fiefs sous le contrôle de barons normands, principalement sur la côte et les Basses terres. Ces Marches représentent plus de la moitié du pays de Galles et sont fragmentés en une quarantaine de seigneuries ayant des tailles très variables. Celles-ci conservent, même après la conquête, une autonomie administrative, juridique et financière relativement considérable 4. Dans la première moitié du XIV e siècle, par exemple, les Marcher Lords tels que les Despenser ou les Mortimer prennent part aux luttes politiques en Angleterre grâce à leurs revenus gallois. Après deux siècles d intermittentes guérillas entre Anglais 5 et Gallois, la principauté est définitivement conquise par Édouard I er en Llywelyn ap Gruffydd, dernier prince d un pays de Galles indépendant est exécuté la même année. Le statut de Rhuddlan en 1284 intègre le pays dans la seigneurie du roi d Angleterre et le divise en cinq comtés (shires), trois au Nord (Caernarfon, Anglesey et Merioneth) et deux au Sud (Carmarthen et Cardigan). Le comté de Flint est, quant à lui, administrativement rattaché au comté palatin de Chester. Ces shires sont administrés par des justiciers. Édouard I er commence la construction d un réseau impressionnant de châteaux afin de consolider son pouvoir. Le droit anglais est imposé et les officiers royaux sont d ailleurs pour la plupart anglais. Le roi établit également ses droits de souverains dans les Marches, contrôlées jusqu à lors par les Marcher lords (les seigneurs des Marches). En 1301, la principauté de Galles est crée et le fils ainé du roi devient officiellement Prince of Wales (prince de Galles). Il est clair dès lors que ce qui apparait aux premiers abords comme une conquête féodale devient une conquête d État. 4 Pour de plus amples details, voir R. R. Davies, Ibid., p ; Lordships and Society in the March of Wales, , Oxford, et R. I. Jack, "Welsh and English in the Medieval lordship of Ruthin", dans Transactions of the Denbighshire Historical Society, 18, 1969, p Depuis quelques années, certains historiens n'utilisent plus le terme anglonormand pour désigner les habitants du royaume d'angleterre. Les Gallois nomment d'ailleurs leurs voisins anglais Saeson c'est-à-dire Saxons. 50

52 Carte 1 : le pays de Galles en 1300 Le caractère gallois des populations des Marches est indéniable, nonobstant le fait que les seigneurs soient anglo-normands. L'indication des Marches dans les archives universitaires apparait seulement à la fin du XIII e siècle et le tout début du XIV e siècle, lorsque la notion de frontière entre la Pura Wallia et la Marchia 51

53 Wallie est encore très forte, et que de nombreuses altercations ont lieu entre Anglais et Marchers. Les raids gallois contre les Anglais ne sont effectivement pas rares dans cette zone. Par ailleurs, ces villes anglaises sont prospères et attirent de nombreux Gallois, notamment les marchands qui fréquentent leurs marchés. Il n'est donc peut-être pas surprenant que ces étudiants des Marches soient tous impliqués dans des actes de violence, ce que nous verrons plus loin. Dans notre corpus on trouve six fois la référence aux Welsh Marches (Marches galloises) et pour un cas Welsh Border. De plus, nous avons aussi six étudiants venant du diocèse de Hereford dont une partie se trouve au pays de Galles 6. D'ailleurs, l'inscription sur une tombe de la chapelle de l'abbaye Sainte Victor à Paris mentionne Johanes, Episcopus Hereford in Wallia 7. La date étant 1410, il pourrait s'agir de John Trevaur. La ville de Hereford est souvent considérée au Moyen Âge comme galloise. Il est temps de s'intéresser maintenant de plus près aux origines géographiques. 1 Les diocèses 1.1 Organisation de l'église au pays de Galles Lorsqu il y a plus que la simple indication clericus 8 de wallia ou scolares de wallia, c'est-à-dire étudiant, c est généralement la mention du diocèse qui apparaît dans les archives. Au Moyen Âge, le pays de Galles est divisé en quatre diocèses (Bangor, Llandaff, Saint David's et Saint Asaph) qui dépendent de l archevêché de Canterbury. L expression Ecclesia wallie n est cependant pas 6 R. W. Hays, Welsh students at Oxford and Cambridge Universities in the Middle Ages, dans WHR, iv, , p. 327; C. Nugent, L. Brooke, Churches and churchmen in medieval Europe, London, 1999, p BRUO., III, p Le terme clericus demande une explication. Nous y reviendrons. 52

54 encore utilisée à cette période. Néanmoins, comme le souligne Glanmor Williams : «Essentiellement, si ce n'est formellement, l Église que les Normands ont rencontrée au pays de Galles était une Église nationale 9.» Si l'église galloise tente tout au long du Moyen Âge de s émanciper de la tutelle anglaise, on peut dire qu à partir de la conquête normande au XI e siècle, elle est assujettie à la province de Canterbury. Effectivement, dès 1107 l évêque de Llandaff est consacré à Canterbury, puis en 1143, c est au tour de celui de Saint Asaph de l être. Pourtant à la même période, Bernard, évêque de Saint David's, se rend à Rome afin de faire reconnaître son évêché comme métropolitain. C est un échec. L Église du pays de Galles est réorganisée par les Normands à partir de la fin du XII e siècle, et les archidiaconés et les doyennés (ensemble de paroisses dirigées par un prêtre doyen) y sont introduits par les Normands. Glanmor Williams note ainsi : «Dans les quatre diocèses, cependant, à la fin du XIII e siècle la machine administrative basée sur les archidiaconés et les doyennés ruraux, était plus ou moins complètement constituée 10.» Le diocèse de Saint David's est divisé en quatre archidiaconés (Saint David's, Brecon, Cardigan et Carmarthen), Bangor en deux (Anglesey et Merioneth), par exemple. En 1284, John Pecham, franciscain devenu archevêque de Canterbury, visite le pays de Galles afin d'assurer la primauté et l'autorité de Canterbury sur les quatre diocèses gallois, mais aussi pour réformer certains aspects de l Église galloise. Il s'attache également à tenter de réconcilier les Anglais et les Gallois et n'est donc pas indifférent qu'il s'agisse d'un franciscain. 9 G. Williams, The Welsh Church from Conquest to Reformation, 2 ème édition, Cardiff, 1976, p Ibid., p

55 Carte 2 : les diocèses gallois au Moyen Âge 54

56 1.2 Répartition des étudiants par diocèses Diocèses Nombre d étudiants % Saint David's Saint Asaph Llandaff Bangor 6 5 Total 106 Tableau 5 : origine des Gallois par diocèses Nous connaissons le diocèse d origine pour un peu plus d'un tiers des membres du corpus. Près de 60 % des étudiants dont on connaît l'origine vient du diocèse de Saint David's qui est le plus étendu et le plus riche du pays. Saint Asaph, dans le nord-est représente 20 % (14 étudiants pour le XV e siècle) et Llandaff dans le sud-est 15 % (neuf individus pour le XV e siècle). Seule une minorité d étudiants est originaire du nord-ouest. La référence en 1379 à Lewis ap Howel of Aber, rector of Trawsuynyth, vraisemblablement Trawsfynydd dans le diocèse de Bangor, confirme en un sens cette carence. En effet, ce dernier est autorisé à ne pas être ordonné prêtre pendant quatre ans afin qu il puisse procéder au diplôme de docteur en droit civil, qualification dont personne n est titulaire dans le diocèse 11. Cinq des six étudiants qui viennent de ce diocèse appartiennent au XV e siècle. Bangor n est ni grand ni riche. C'est une région montagneuse peu peuplée. Cependant, si on compare aux Gallois qui se rendent à l'université de Cambridge, la situation est différente. En effet, sur les 38 étudiants recensés dans cette université par Rhŷs Hays, l'origine géographique nous est connue pour 14 d'entre eux. Onze viennent de Saint Asaph, deux de Bangor et seulement un de Saint David's C. Pap. L. iv, , p R. W. Hays, Welsh students at Oxford and Cambridge Universities in the Middle Ages, dans WHR., iv, , p

57 On doit bien reconnaître que cet échantillon est trop petit pour en tirer une conclusion satisfaisante. Néanmoins, il semblerait que Lady Margaret Beaufort, la mère d'henri VII, dont l'engagement en matière d'éducation est non-négligeable, ait eu une grande influence dans le nord du pays, et plus particulièrement dans le diocèse de Saint Asaph, notamment en ce qui concerne le lien entre ce dernier et Cambridge Lieux de provenance Le pays de Galles est une région avant tout rurale. Néanmoins avec l'arrivée des Normands, mais aussi des Français, Bretons ou Flamands, un réseau urbain se développe. Édouard I er, sachant bien le rôle important des villes dans l'intégration de la principauté galloise au royaume d'angleterre, en fait construire plusieurs et les fortifie 1. A la fin du XIII e siècle, le pays de Galles compte environ 100 villes dont probablement seulement une minorité dépasse une population d'un millier d'habitants. Ralph Griffiths explique les conséquences de ce réseau urbain : «Au moment où la conquête s'est achevée vers 1290, il y avait déjà un réseau urbain important au pays de Galles. Par conséquence les colonies, à l exception des régions montagneuses reculées du Centre et du Nord, ne se trouvaient pas à plus d'une demi-journée d'une ville et de son influence. Cela veut dire aussi que les autochtones et les immigrants n'ont pas manqué de se mélanger, et dans bien des cas, ils se sont intégrés les uns aux autres, en ville comme à la campagne 14.» 13 W. P. Griffiths, Learning, Law and Religion: Higher Education and Welsh Society c , Cardiff, 1996, xvi. 1 I. Soulsby, The Towns of Medieval Wales, Chichester, R. A. Griffiths "Urban colonisation in England and Wales in the Later Middle Ages : Examples and implications" dans M. Boone, P. Stabel (éds), Shaping Urban Identity in Late Medieval Europe, Leuven, 2000, p

58 Dans les villes du pays de Galles, les Anglais conservent un monopole commercial exclusif. Les Gallois sont obligés d'acheter et de vendre leurs produits par l intermédiaire des marchés des villes neuves construites par Édouard I er (les boroughs) 15. Les Anglais font tout ce qu'ils peuvent pour étendre leurs monopoles sur la population galloise. Ces villes sont tout au long du XIV e siècle le symbole de la domination anglaise. Il n'est pas étonnant dès lors que celles-ci soient les premières cibles des raids des troupes d'owain Glyn Dŵr en Elles ne retrouveront d ailleurs la prospérité qu'à partir des années Pourtant, la situation change au cours du XV e siècle, et les deux populations se fondent dans la plupart des villes 16. Les informations que nous possédons sont maigres et laissent très peu de place à l'interprétation. Quelques villes sont représentées dans notre échantillon, plus particulièrement celles des Marches, dans la mesure où cet ensemble englobe la majorité du territoire gallois et constitue, comme on l'a souligné, une zone économique et commerciale importante. Ainsi, nous savons qu'adam de Usk est né à Usk, une ville des Marches, dans le sud-est. En 1154, Richard de Clare, comte de Pembroke, établit le plan d'une ville près du château. Grâce à la très remarquable chronique qu'a écrite Adam, nous savons un peu plus sur lui. Ces cousins sont Edward ap Adam, Thomas ap Adam ap William de Weloc et Matthew ap Hoel 17. Robert de Uske ou Philip alias Ross Uske sont aussi probablement d Usk. John Davy est originaire de Llandgadog, petite ville qui possède son propre 15 R. Davies, "Race Relations in Post-Conquest Wales: Confrontation and Compromise", dans THSC., 65, 1975, p Voir R. A. Griffiths, "Who were the townsfolk of Medieval Wales", dans H. Fulton (éd.), Urban culture in Medieval Wales, Chicago, Chronicon of Adam of Usk, (éd.) Ch. Given-Wilson, Oxford, 1997, p. xiii. 57

59 marché, près de Carmarthen 18. Lewis Subdon est originaire de Montgomery dans le Powys 19. La provenance de villes de la principauté est attestée avec le poète Ieuan ap Hywel Swrdwal qui est originaire de Machynlleth dans le Powys (diocèse de Saint Asaph 20 ). En 1291, cette ville reçoit une charte royale autorisant Owen de la Pole, seigneur du Powys, à y tenir un marché chaque mercredi, ainsi qu'une foire deux fois par an. Il faut souvent se méfier des noms des individus pour déterminer leur provenance d'origine : Bernard of Bristol n'est ainsi pas originaire de la ville du même nom mais du diocèse de Saint David's. On peut néanmoins supposer que Roger Conwey, John Coneway, Owen Coneway ou William Conwhay viennent de Conway, dans le nord du pays. Ce toponyme remplace une onomastique galloise trop complexe. Le château et les murs de la ville sont élevés par Édouard I er sur le site de l'abbaye d'aberconwy, fondée par Llywelyn le Grand, roi du Gwynedd dans la première moitié du XIII e siècle. Ces villes neuves, placées directement sous le contrôle du roi d'angleterre (Beaumaris, Denbigh), connaissent un rapide développement au XIV e siècle. John et Thomas Cardyff pourraient être originaires de Cardiff. Cette ville est la plus grande ville galloise et compte entre 1500 et 2000 habitants au Moyen Âge. La construction du château par les Normands commence en En 1404, Cardiff est détruite par Owain Glyn Dŵr. Elle sera reconstruite. Henry de Gower est certainement originaire de la péninsule de Gower près de Swansea 21, Edmund de Caermarthen de la ville du même non dans le sud du pays, William Bergeveney, d'abergavenny dans le diocèse de Llandaff, diocèse duquel il est 18 BRUO. I, p Ibid., III, p Ibid., II, p Son engagement à Swansea, notamment avec la construction d un hôpital, révèle à attachement certain à cette ville. 58

60 d'ailleurs natif. Elias de Montegomorry de Montgomery, Geoffrey Eberywe de Berriew, dans les Marches, ou enfin John de Monmouth, de la ville du même nom. Néanmoins, on peut se demander si ces Gallois originaires des villes sont de vrais gallois ou des Anglais nés au pays de Galles. Il est malgré tout possible de collecter quelques renseignements quant aux villages et hameaux de provenance. Griffith et Matthew Trevaur, les oncles de John Trevaur, comme leurs noms l indiquent, sont nés à Trevor, près de Llangollen dans le Powys (diocèse de Saint Asaph), tout comme John de Trevaur 22. Ithel ap Robert est natif de Coed-y-Mynydd en Ysgeifiog (Saint Asaph), et Adam de Houghton vient de la ferme de Caerforiog dans la paroisse de Whitchurch dans le Pembrokeshire (Saint David's). Reginald de Bryan est vraisemblablement né au château de Walwyns également dans le Pembrokeshire 23. John Blodwell serait originaire de la paroisse de Llanyblodwel (Saint Asaph), un village près d'oswestry dans le Shropshire. La famille Charlton est originaire de Wrockwardine également dans le Shropshire, dans les marches galloises. John Morgan alias John Yong est peut-être le fils de Morgan ap Siancyn de Tredegar au nord de Cardiff dans le Monmouthshire. David ap Thomas vient probablement de Gower dans le sud 24. Peut-être, Llewelyn de Bromfeld est natif du village du même nom près de Ludlow dans le Shropshire (diocèse de Saint Asaph). Le testament de Philip Morgan donne des indices quant à son lieu de naissance dans le diocèse de Saint David's. En effet, il y mentionne son neveu John Walter, né dans la paroisse d'abernant 22 Il s agit John de Trevaur, évêque de Saint Asaph de 1346 à 1357 à ne pas confondre avec John Trevaur, également évêque de Saint Asaph de 1395 à 1410, probablement aussi de Llangollen, et dont le registre d Emden le mentionne comme étant Lord of Trevor, BRUO., III, p C. Pap. L., iii, p Il est nommé David ap Thomas de Gowerslonde. Voir Acta Cancellarii, dans Munimenta Academica, (éd.), H. Anstey, London, 1868, ii p

61 près de Carmarthen 25. Une fois de plus, la prépondérance des Marches se dégage de ces données. Visiblement ces individus viennent majoritairement des zones les plus anglicisés et les plus riches du pays. 25 The Register of Henry Chichele, Archbishop of Canterbury , (éd.) E. F. Jacob, vol. 3, Canterbury and York Society, , p;

62 Carte 3 : lieux d'origine de quelques étudiants gallois 61

63 Chapitre III : origine sociale et fonction Introduction Encore une fois, pour les mêmes raisons que pour les lieux de provenance, il est très difficile de connaître l origine sociale des étudiants. Le recrutement dans les universités médiévales est socialement ouvert, le débouché naturel étant l Église. Lors de son procès pour hérésie, Walter Brit (Brut) est nommé laycus agricola dans le registre de l évêque John Trevenant 1. Il possède deux domaines dans les paroisses de Pipe et Lyde dans le Herefordshire; le premier étant Lyde Muchegros et le second Lyde Prior. On sait que ses parents s'appellent Hamund Le Brut et Alice. Il hérite de ces domaines à la mort de son père vers et c'est sans doute, d'ailleurs, à ce moment là qu'il quitte Oxford 2. Serait-il membre de la gentry galloise? Qu'est-ce que la gentry galloise? Nous allons y revenir. On sait également que les deux frères Vawghane (Vaughan) sont accompagnés à l université par un certain William, leur creditor, c'est-à-dire leur tuteur, qui veille sur eux 3. Seules les familles aisées peuvent se permettre un tel luxe. Il en va de même pour Morgan Philip, dont le serviteur reçoit une licence du chancelier l'autorisant à demeurer à Oxford en Pour d autres, il est nécessaire de bénéficier du patronage d un seigneur ou d un grand ecclésiastique. C est ainsi le cas d'adam de Usk, envoyé à l université grâce à Edmund Mortimer, earl of March. Nous aurons l'occasion d'en reparler. 1 Registrum Johannis Trefnant, Episcopi Herefordensis, AD. MCCCLXXXIX- MCCCCIV, (éd.) J. H. Parry, Canterbury and York Society, 1916, p M. Jurkowski, "Who was Walter Brut?", dans EHR., vol. 127, n 525, 2012, p Registrum Cancellarii Oxoniensis, , ii, (éd.) H. E Salter, , p Ibid., ii, p

64 1 Des signes de pauvreté? La pauvreté des étudiants à Oxford semble avoir été un problème suffisamment important pour que régulièrement l université et le roi écrivent au pape afin qu ils reçoivent des bénéfices conséquents 5. Les poètes satiriques tels John de Garland ou Geoffrey Chaucer, d'ailleurs, ne brossent pas un portrait des plus élogieux des étudiants 6. Ils les dépeignent le plus souvent sans le sous et fréquentant les tavernes à la nuit tombée. Le pays de Galles au Moyen Âge est une région pauvre, et ainsi l image que nous laisse l antiquaire Anthony Wood au XVII e siècle va dans ce sens. Il décrit en effet les cinq prêtres et 12 étudiants qui logent à Saint George College au XV e siècle en ces termes : «Ils étaient pour la plupart Gallois et ne possédaient rien sinon le gîte et le couvert de l'abbaye d'oseney et dépendaient de la charité d'autres personnes. Ils n'avaient aucun revenu 7.» À l'université, un grand nombre d'étudiants n'ont pas d'autres choix que de mendier, parmi eux des Irlandais et des Gallois semble-t-il 8. De plus, une poignée de nos étudiants présentent quelques difficultés d ordre financier, à en juger par les archives des halls. Les droits universitaires sont élevés, et les étudiants doivent également pourvoir à leurs besoins (nourriture, logement etc...). Il existe à Oxford des coffres dans lesquels les étudiants peuvent laisser en caution des objets de valeurs en échange d'un emprunt financier. Ces chests sont généralement le fait de bienfaiteurs. Ainsi le 21 décembre 1402, Philip Morgan dépose avec d'autres 5 H.C Maxwell Lyte, A History of the University of Oxford University, Londres, 1886, p J. Paetow (éd.), Two Medieval Satires on the University of Paris : La bataille des vii ars of Henri d'andeti and the Moral Scolarium of John of Garland, Berkeley, 1927; G. Chaucer, The Canterbury Tales, (éd.) N. Coqhill, Londres, A. Wood, Survey of the Antiquities of the city of Oxford, (éd.) A. Clark, OHS., vol. ii, , p. 69. Le collège est, semble-t-il, fondé vers C. W. Boase, Register of the University of Oxford, vol. 1, Oxford, 1884, xii. 63

65 étudiants une copie de la première partie de Postille Super Bibliam de Nicholas de Lyra dans le chest de Vaughan 9. Ce coffre est mis en place probablement en 1317 par Sir Thomas Vaughan 10. Il est impossible d identifier ce dernier car il existe plusieurs familles de la gentry galloise portant ce nom. Quoi qu'il en soit, l'usage de ce coffre n'est pas réservé aux étudiants gallois, et il est utilisé pour la première fois par en 1327 par des membres d'exeter College. De la même manière, Geoffrey Clere fait un emprunt au trésor de Turville en , tout comme Griffin Welsha et Thomas Welsha, qui déposent un ouvrage de Hugucio, Derivationes, au coffre de Rothbury en La question financière revient donc régulièrement dans les archives. La maintenance à l'université à un prix. Le 9 septembre 1458, Griffith Park se porte garant pour maître Lewis ap Owen à Saint George Hall quand ce dernier fait une demande de prêt 13, et Reginald Stone fait de même pour maître Lewis John à Saint Edward Hall le 9 septembre , tout comme David Stevyns en 1447 au sujet des loyers en retard de maître Geoffrey Eberywe à Saint Paul Hall 15. Au total nous relevons sept cas. Il semblerait que quel que soit l époque, les étudiants doivent faire face aux mêmes problèmes. Enfin, le registre des homicides nous informe sur le statut de David Voyl, assassiné en février 1344 : «...et ils ont dit qu'il n'avait pas de meuble, ni de terre, ni de logement, et qu'il n'était même pas sous tutelle, mais il était sous l'autorité de l'abbé d'oseney; et le dit David avait ses droits ecclésiastiques et donc aucune commission 16.» Son compagnon 9 BRUO., II, p T. H. Aston, R. Faith, "The endowments of the university and Colleges to circa 1348", dans J.I. Catto and T. R. Evans (éds.), HUO., vol. 1, Oxford, 1984, p Op. cit. I, p Op. cit III, p Registrum Cancellarii Oxoniensis , (éd.) H. E. Salter, vol.2, I, OHS., Ibid., Ibid., i, p and they said that he had no chattels, lands, or tenements, nor was he in a ward; but he was of the manupast of the abbot of Oseney; and the said David had his Church rights; therefore he had no finder. Records of Mediaeval 64

66 John de Snowdoune, également mortellement blessé, se trouve dans la même situation. Ces deux individus ne possèdent pas de biens, et participent au stéréotype de l'étudiant vagabond des XIII e et XIV e siècles. Étant donné le coût des études, à moins d'avoir un bienfaiteur, les étudiants sont issus vraisemblablement de la classe moyenne, voire au moins de la paysannerie aisée. Selon Hastings Rashdall, la majorité des étudiants à Oxford et Cambridge seraient de la classe moyenne 17. Pour Alan Cobban, les étudiants anglais non diplômés sont les fils de propriétaires terriens, de marchands, d artisans, de clercs dans l administration royale, de baillis 18. Le coût de la résidence à l'université demeure certainement le problème majeur auquel ces individus doivent faire face. Il est très délicat d'évaluer le coût des études à Oxford de par le manque de sources 19. De même, il existe à Oxford des modèles de lettres que les étudiants envoient à leurs familles afin de réclamer une aide financière. Ces lettres sont parfois écrites par des professionnels, appelés dictatores, qui enseignent la dictamen, c'est-à-dire l'art de composer des lettres et des documents formels 20. Une lettre d'un étudiant anglais à son père lui demandant de l'argent, nous renseigne aussi sur le coup d'un séjour à l'université, même si elle peut-être empreinte d'une certaine exagération : «Ne soyez pas surpris, même si j'ose molester les oreilles bienveillantes de votre compassion avec les prières que je déverse maintenant. Puisque je ne peux éviter de lourds coûts, je n'ai guère Oxford: Coroners' Inquests, The walls of Oxford, (éd.) H. E. Salter, Oxford, 1912, p H. Rashdall, The Universities of Europe in the Middle Ages, vol. 3, Oxford, 1936, p A. Cobban, English university life in the Middle Ages, London, 1999, p Pour les autres universités, voir J. Paquet "Coût des études, pauvreté et labeur : fonctions et métiers d'étudiants au Moyen Âge", dans History of Universities, ii 1982, p ; P. trio "Financing of university students in the Middle Ages: a new orientation", Ibid, iv, 1984, p Une collection de modèles de lettres se trouve dans Formularies which bear on the history of Oxford, c , (éd.) H.E Salter, W. A. Pantin, H. G. Richardson, Oxford, ii, p

67 assez d'argent pour mes dépenses ordinaires jusqu à ce que le porteur de cette lettre revienne. Je ne parviens pas à vivre avec moins de huit deniers par semaine, mais aussi pour d'autres nécessités j'ai dépensé mon argent, et je dois continuer ainsi : à savoir, pour mon trajet vers Oxford, pour moi et mon cheval, trois sous et quatre deniers; pour l'achat de deux livres à Oxford, le Codex et le Digestum Vetus à mon arrivée ici, six sous et huit deniers. Il en va de même pour le professeur duquel je reçois mes cours ordinaires, deux sous; et lorsqu'on prend en compte le salaire de notre cuisinier intendant, le coût de mes études et beaucoup d'autres nécessités avec lesquelles je n'ai pas besoin de vous ennuyer du fait de leur nombre, il est évident que mes dépenses ne sont pas déraisonnables 21.» Il n'est pas certain que tous les étudiants soient aussi chanceux. Finalement, on peut dire que, la seule référence faite aux origines sociales est très souvent l appartenance à la noblesse, laquelle est mentionnée pour une poignée d'étudiants. 21 In admiracionem vestris auribus minime deducatur, licet iam pro argento michi mittendo benignas aures pietatis vestre eff usis precibus audeam rnolestare. Cum hic a sine gravibus expensis evadere non valeam, difficulter et vix michi usque ad recessum latoris presencium sufficiet pecunia pro expensis, ex eo quod non solum in cornmunibus in qualibet septirnana non minus octo denariis evadere valeo, sed eciam in diversis aliis necessariis pecuniam meam assumptam expendidi et amodo expendere me oportet, videlicet in expensis viaticis usque Oxoniam pro me et equo meo iij. s. iiij. d. ; Item in compalacione duorum librorum Oxonie, scilicet codicis, digesti veteris, post accessum meum ibidem vj. s. viij. d. ; Item domino doctori a quo leccionem audio ordinariam ij. s. ; computatis et mercede mancipii nostri et coci, pensione studii mei, multisque aliis necessariis, que ob verborum nimietatem numerare desisto, evidencius imminebit me expensas irracionabiles non fecisse. W. A. Pantin, "A Medieval Treatise on letter-writing, with examples from the Rylands Latin M.S. 394", dans BJRL., Manchester, 1929, p Voir aussi E. F. Jacob, English University clerks in the Later Middle Ages : The problem of maintenance dans BJRL., 29, 1985, p. 310 ; et Formularies which bear on the history of Oxford, c , (éd.) H.E Salter, W. A. Pantin, H. G. Richardson, Oxford, ii, p

68 2 Noblesse ou gentry? Les nobles à l université avant la Renaissance sont très minoritaires, ainsi Joel Rosenthal a relevé, entre 1307 et 1485, 88 membres de la noblesse dans les deux universités anglaises d Oxford et de Cambridge 22. L éducation de la noblesse ne passe pas par l université, si ce n est parfois pour les cadets de famille destinés à une carrière dans l Église. Elle se fait directement au manoir. Certains, pourtant, étudient le droit dans les Inns of court, des écoles surtout très présentes à Westminster. Mais avant d aller plus loin, il est néanmoins nécessaire d examiner le vocabulaire que nous utilisons, car en effet, qu entendons-nous par les mots «noble» et «noblesse»? Qu en est-il réellement? Il n y a en fait que très peu de familles dites nobles dans le royaume d Angleterre. Après la Conquête de 1066, Guillaume de Normandie répartit la terre entre quelques 200 barons, dont seuls ceux qui possèdent le titre de earl c'est-à-dire comte sont réellement puissants. Jusqu'en 1337, en effet, le seul titre dont peut hériter un noble en Angleterre est celui de earl, et comme Christopher Given-Wilson le rappelle, les rois d'angleterre montrent beaucoup de prudence en ce qui concerne la création d'un nouveau titre 23. Ces magnats vont sous-inféoder la terre à des vassaux, le plus souvent des chevaliers. Au XIII e siècle on passe du couple baronschevaliers au couple lords-gentry, les lords étant comme les barons des tenants en chef. Les membres de la gentry forment donc l'équivalent français de la petite noblesse. Christopher Given- Wilson divise ce groupe en 3 catégories, la greater gentry qui possède environ 15 % de la terre, la lesser gentry 12,5 % et les country gentlemen 25 % 24. Le dénominateur commun est donc bien la possession de terres, ce qui permet à Peter Coss d écrire : 22 J.T. Rosenthal, The universities and the Medieval English Nobility, dans History of Education Quarterly, 9, 1969, p Ch. Given-Wilson, The English Nobility in the Late Middle Ages, Londres et New York, 1987, p Ibid., p

69 «Les caractéristiques de la gentry, semble-t-il, peuvent être résumées en un seul mot : la terre [...] Posséder la terre amène quatre composantes essentielles : une identité collective, la hiérarchisation des statuts, la détention d'offices au niveau local et l'autorité sur les populations 25.» On peut donc penser que Walter Brit, qui possède deux domaines, appartient au moins à la lesser gentry. La conquête d Édouard I er, avec la mise en place du droit anglais notamment, accélère le processus de création d une gentry anglo-galloise. On constate dans bien des cas une anglicisation des élites galloises. Par exemple, le fils de Gruffydd ap Gwenwynwyn of Powys, adopte dès le début du XIV e siècle le nom de famille de la Pole 27. Ce qu on peut remarquer à propos de certaines de nos familles, c est qu elles descendent pour la plupart de Normands installés dans les Marches, lesquels se sont liés matrimonialement à des familles locales galloises 28. C'est indubitablement le cas pour David Martyn, évêque de Saint David's ( ), qui est un magnat très influent. Kathleen Edwards le décrit en ces termes : «David Martin, évêque de St David's pendant le règne (Édouard II), fut le seul évêque magnat lié de très près par sa famille au diocèse qu'il dirigea. Il était le cinquième fils de Nicholas FitzMartin, seigneur de Cemaes dans le Pembrokeshire, qui possédait de nombreuses terres dans le Sud du pays de Galles, dans le Somerset et dans le Devon, et était un arrière-petit-fils d'une princesse galloise 29.» 25 P.R. Coss, The formation of the English Gentry, dans Past and Present, 147 (1), 1995, p A. D. Carr, "An Aristocraty in decline: the native Welsh lords after the Edwardian Conquest", dans WHR., 5, , p A. J. Roderick, "Marriage and Politics in Wales, ", dans WHR., iv, 1968, p Voir aussi R. R. Davies, "Race Relations in Post-Conquest Wales: Confrontation and Compromise", dans THSC., 65, 1975, p K. Edwards The social origins and provenance of the English bishops during the reign of Edward II, dans TRHS., Fifth Series, vol. 9, 1969, p

70 En août 1293, dans une lettre adressée au pape, Édouard I er recommande David Martyn pour l'évêché de Saint David's. Il souligne le fait que le candidat soit le descendant d'une lignée noble, de bonne conversation et vie, ajoutant que sa famille a toujours fidèlement servi le roi 30. En 1310, on le retrouve parmi les Lord Ordainers, c'est-à-dire les Grands du royaume qui imposent des réformes à Édouard II. Cette gentry est donc aussi au service du pouvoir royal mais aussi liée à l émancipation du Parlement. La famille de Charlton, dont quatre de ses membres passent par l université, l'est également. Thomas est le fils du chevalier Robert de Charlton. Le frère de ce dernier, John, 1 er baron de Charlton, épouse en 1309 Hawisse Gadarn, la sœur de Gruffydd ab Owain, Seigneur du Powys. Il est gouverneur du château de Builth en En 1319, il est chargé de lever une armée de 500 soldats pour la guerre en France. En 1321, il prend part à la rébellion du comte de Lancastre mais est pardonné l année suivante et devient même Chief Governor of Ireland de 1337 à Ses fils Griffin, Humphrey et Lewis, sont envoyés à Oxford, tandis que John, l aîné, devient Lord Chamberlain, c'est-à-dire un des hauts dignitaires de la Maison Royale. Reginald de Bryan, évêque de Saint David's ( ), puis de Worcester ( ) est quant à lui, le fils de Sir Guy de Bryan, chevalier au château de Walwyns dans le Sud du pays de Galles 32. Le frère aîné de Reginald, aussi prénommé Guy, fait une excellente carrière militaire et reçoit du roi 200 marcs par an pour avoir porté l étendard royal devant l ennemi à Calais en Il est gouverneur du château de Briavel dans les Marches galloises (Gloucestershire) de 1341 à sa mort en Il s agit là d un poste à responsabilité puisque la forêt qui environne le château est le centre de l industrie royale chargé de l'approvisionnement en 30 CCR., iii, , p Ibid., ii, p G. E. Cokayne, The Complete Peerage, ii, p

71 flèches de la Tour de Londres. En 1369 il obtient également le grade d amiral de la flotte royale. Il est également l'un des premiers chevaliers de l'ordre de la Jarretière. Il épouse en première noce Joan de Carreu la fille de Sir John de Carreu de Carew dans le Pembrokeshire (Sud-Ouest du pays de Galles). Lorsque celle-ci décède en 1348, il épouse alors Elizabeth Montagu, fille de William Montagu, 1 er Comte de Salisbury. Le caractère plus strictement gallois d'autres familles est illustré par quelques étudiants. Ainsi, Ithel ap Robert, qui est «bien né 33», serait le neveu de Matthew de Englefeld (Madog ap Iowerth) 34. Sa mère est la cousine de David ap Blethyn, évêque de Saint Aspah. Ce dernier, selon le poète Iolo Goch, serait descendant de la tribu d Uchtryd 35. La division des familles nobles galloises en tribus et clans datant d avant la conquête romaine, perdure jusqu en 1282 dans la Pura Wallia. Il existerait, en effet, 15 clans dont cinq «royaux». David ap Blethyn pourrait ainsi avoir comme ancêtre Edwin ap Gronwy qui épouse la sœur du Prince de Powys et meurt en Son deuxième fils se nomme Uchdryd et semble donner son nom au clan. John Morgan, que l'on a déjà évoqué, appartient à la famille des Morgan, qui prétend descendre de Cadifor Fawr, seigneur de Cil-Sant au XI e siècle 36. John de Trevaur apparaît chez Emden sous le titre de Lord of Trevor. Peut-être est-il un membre de la famille Trevor du Denbighshire ayant pour ancêtre Tudur Trevor au X e siècle? Aucune connexion n a cependant pu être faite. John Morgan, alias John Young, évêque de Saint David's ( ), si l'on en croit le poète Ieuan Deulwyn, pourrait être un descendant de Griffith Dwnn de Croesallgwn à Kidwelly dans le Sud-Ouest du pays de Galles 37. D'autres sources le mentionnent comme étant le fils de Morgan ap Jenkin ap Philip, lui-même petit 33 Ch. Ashton, Gweithiau Iolo Goch, Oswestry, 1896, p Fasti Ecclesiae Anglicane , vol. 1, The Welsh dioceses (Bangor, Llandaff, St Asaph, St Davids), (éd.) B. Jones, IHR., Londres, 1965, p Charles Ashton, Op. cit., p L. Stephen, "John Morgan" dans DNB., New York, 1885, p Gwaith Ieuan Deulwn, (éd.), I. Williams, Bangor, 1909, p

72 fils de Llywelyn ap Morgan de Tredegar 38. Dans ce cas, il serait lié de par sa mère à la famille des Herberts, famille puissante dans le Sud du pays de Galles au XV e siècle avec notamment William de Herbert, comte de Pembroke, décédé en Le poète Ieuan ap Hywel Swrdwal, semble appartenir à la gentry des Marches. Son père est aussi le bailli de Newton entre 1454 et 1456, avant de faire partie de la commission nommée par Édouard IV en 1460 afin de retracer la généalogie de la famille des Herberts. Un autre poète, Ieuan ap Rhydderch ap Ieuan Llwyd est un riche gentleman, dont la famille, au service de la Couronne, possède de nombreux domaines. Ces deux individus ont tout du profil du gentleman que l'on rencontre au XVI e siècle, c'est-à-dire des hommes qui voient l'éducation comme un moyen d'accéder à une culture européenne, plus qu'à une plateforme pour une carrière dans l'administration. Peut-être issu d'une famille galloise de souche (il parle la langue 40 ), Henry de Gower, évêque de Saint David's ( ) est mentionné comme noble dans le dictionnaire d'emden 41. Malheureusement, nous n'en savons pas plus. Il ne serait pas surprenant qu'il soit membre de la gentry. Llewellyn de Bromfeld, évêque de St Asaph ( ), est peut-être de la même famille que Gruffydd de Bromfield qui contrôle le diocèse avant Enfin, nous apprenons au détour de la carrière de John ap Rys, qu il est le fils d un noble non marié et d une femme mariée 43, (d où son surnom John Bastard) et pour cette raison, il reçoit une dispense afin d accéder aux ordres mineurs. Quarante fils illégitimes au XIV e siècle et 60 au siècle suivant ont été recensés à Oxford 44. John Blodwell, Griffin Yonge, David Nawnt et Thomas 38 H. T. Evans, Wales and the War of Roses, Coventry, 1998, p P. C. Bartrum, Morgan John, dans DWB., p BRUO. II, p Ibid., p W.H. Waters, The Edwardian settlement of North Wales and its administrative and legal aspects , Westport, 1981, p C. Pap. L., viii, p G. F. Lytle, Oxford students and English society, , Thèse de doctorat, Université de Princeton, 1975, p

73 Matthew sont eux aussi des fils illégitimes qui reçoivent une dispense papale afin de pouvoir être ordonnés. On peut retenir finalement que l interaction entre gentry anglaise d'un côté et familles galloises ayant plus ou moins d'influence s'opère avant la conquête et s accélère probablement par la suite. 3 Liens de parentés Comme nous l avons vu précédemment avec les Charlton, David ap Blethyn, Matthew de Englefeld et Ithel ap Robert, plusieurs individus d une même famille se retrouvent à l université. Ainsi, John Trevaur, évêque de Saint Asaph est l oncle de Matthew et Griffith Trevaur, lesquels sont frères. John Trillek est le frère aîné de Thomas Trillek. Ils sont aussi les neveux d'adam de Orleton, successivement évêque de Hereford, de Worcester et de Winchester. Richard Caunton est le cousin d Owen Lloyd. Griffin Welsha et Thomas Welsha présents à Oxford en 1480 sont probablement de la même famille. Deux frères Vawghane (Vaughan) sont mentionnés dans les registres de l université en Enfin Owen Pole est l oncle de Hugh Pole, qui entre à Oxford après la période étudiée. 4 Études pré-universitaires. Dès les années 1070, les évêques normands instituent en Angleterre des écoles cathédrales, suivant ainsi les principes de la reforme grégorienne. Les song schools, apprennent aux enfants à lire et à écrire en psalmodiant leur alphabet. On sait par exemple qu'en 1363 la cathédrale de Saint David's en abrite une. Maureen Jurkowski suggère que Walter Brit a pu être éduqué à la cathédrale 72

74 de Hereford 45. C'est d'ailleurs de là peut-être que vient son attrait pour l'astronomie, puisque Hereford possède une longue tradition dans l'enseignement de cette discipline 46. Le XIV e siècle voit se développer en Angleterre, comme au pays de Galles, des grammar schools spécialisées dans l'enseignement du latin. Haverfodwest dans le sud-ouest s'est doté d'une telle école vers 1325 par exemple 47. En dehors des villes cathédrales, on en trouve ainsi à Caernarvon, Beaumaris, Radnor, Ruthin, Wrexham ou Montgomery au XV e siècle. Certaines sont fondées par des laïcs, à l'instar de celle d'oswestry qui voit le jour en 1407 grâce à un certain David Holbach, un propriétaire terrien éduqué dans une inn of court. Par ailleurs, Bristol, juste de l'autre côté de la Severn, possède de nombreuses écoles qui ont probablement attiré bon nombre de jeunes Gallois 48. Les free schools offrent aussi un enseignement du latin, mais à des élèves souvent boursiers. Parfois ces écoles sont des endowed schools, c'est-à-dire fondées par des bienfaiteurs qui lèguent de l'argent afin de permettre à des élèves pauvres de pouvoir étudier. Les chantries se multiplient également, et si le but premier de leur fondation est la prière des défunts, les prêtres consacrent également, à la demande des fondateurs, la journée à enseigner. Enfin, il faut aussi souligner que certains collèges d'oxford abritent des grammar schools, c'est ainsi le cas de Magdalen College, fondé en Il n'a pas de traces des études préuniversitaires de nos individus, si ce n'est la seule mention faite par le poète Iolo Goch lorsqu'il dit avoir eu le même maître que Ithel ap 45 M. Jurkowski, "Who was Walter Brut?", dans The English Historical Review, vol. 127, n 525, 2012, p N. Orme, "The cathedral school before the Reformation", dans G. Aylmer, J. Tiller, (éds.), Hereford cathedral: A History, London, 2000, p The Episcopal Register of the Diocese of S. David s 1397 to 1518, (éd) R.F. Isaacson, Cymmrodorion Record Series, vol. 2, p Au sujet des écoles au Pays de Galles et en Angleterre, on doit se référer à L. S. Knignt, "Welsh Cathedral schools to 1600 A.D.", dans Y Cymmrodor, 29, 1919 ; "Welsh schools from A.D to A.D 1600", dans Archeologia Cambresis, 1919 ; et Welsh Independent Grammar Schools to 1600, Newton, 1926 ; N. Orme, English Schools in the Middle Ages, Londres,

75 Robert lorsqu'ils étaient tous deux élèves 49. On sait que Iolo Goch est éduqué à l'église cathédrale de Saint Asaph. Les étudiants gallois ont probablement étudié le latin dans les écoles cathédrales ou ont été éduqués par les prêtres de paroisses, si ces derniers sont suffisamment instruits pour cela. On peut donc présumer qu'ils ont suivi les cours offerts dans les diverses écoles créées au pays de Galles aux XIV e et XV e siècles. 5 Fonctions 5.1 Une majorité de séculiers Sans grande surprise, les étudiants gallois à l université d Oxford pour lesquels nous possédons plus qu un nom et une date, sont à une écrasante majorité des membres du clergé. Deux-centsix séculiers ressortent de la base de données et deux-cent-cinq ont reçus les ordres majeurs. Cela fait donc près de 70 % du total. Ceci tient aussi au fait que les archives qui nous renseignent sur les étudiants ayant fréquenté Oxford sont ecclésiastiques. Vraisemblablement, ceux qui ont pu ne pas faire carrière dans l Église nous ont échappé. Trois laïcs ont été recensés. Il s agit tout d'abord de Walter Brit, appelé laycus litteratus ou laycus agricola 50, dont nous connaissons le nom de sa femme, Alice Bradeley. Elle est la fille de William Bradeley de Crowle dans le Worcestershire 51. Cadet de famille, il était probablement destiné à une carrière dans l Église. À la mort de son frère ainé, il devient l'héritier 52. Ensuite nous avons les 49 J. E. Lloyd, R. T. Jenkins, "Iolo Goch" dans DWB., Londres, Registrum Johannis Trefnant, Episcopi Herefordensis, AD. MCCCLXXXIX- MCCCCIV, (éd.) J. H. Parry, Canterbury and York Society, 1916, p M. Jurkowski, "Who was Walter Brut?", dans The English Historical Review, vol. 127, n 525, 2012, p Ibid., p

76 poètes Ieuan ap Hywel Swrdwal et Ieuan ap Rhydderch ap Ieuan Llwyd au XV e siècle. Le terme clericus se retrouve souvent dans les archives. Dans le contexte universitaire il désigne l étudiant ou le maître. Néanmoins, comme Olga Weijers le rappelle pour le XIII e siècle, il «reste en soi un terme ambigu, soulignant l état ecclésiastique de l immense majorité des étudiants et définissant leurs rapports avec les pouvoirs publics plutôt que leur appartenance à l université 53». Les étudiants ont tous en principe la tonsure, signe d appartenance à l ordre ecclésiastique 54. Ils ont les privilèges de la cléricature, peuvent recevoir des bénéfices, sont jugés par des tribunaux ecclésiastiques sans pour autant recevoir l ordination à la prêtrise ou même appartenir aux ordres mineurs. Il semble pourtant qu à partir du XIV e siècle, le terme prenne le sens de lettré. D'ailleurs pour Michael Clanchy, un clericus à partir du XII e siècle est un lettré qui n'est pas forcément membre du clergé 55. Il est certain que dans les archives universitaires à la fin du Moyen Âge, le sens est bel et bien étudiant. Un étudiant à Oxford appelé «clerc» a très bien pu par la suite se marier et ainsi ne pas choisir une carrière dans l Église 56. De même, la base donnée contient sept réguliers (cinq bénédictins, un cistercien et un chanoine augustin). A cela s ajoutent les ordres mendiants (deux augustins, deux carmes, 10 dominicains et sept franciscains). Richard Vaughan, appartient à deux groupes dans sa carrière. Il est effectivement séculier avant de 53 O. Weijers, Terminologies des Universités au XIII e siècle, Rome, 1987, p La seule mention de la première tonsure est celle concernant Philip Morgan en Il est déjà docteur en droit civil depuis l année précédente. Il est difficile de dire si la pratique est obligatoire dès l arrivée à l université. Il est avantageux, néanmoins, de l'obtenir le plus tôt possible dans la mesure où elle offre accès aux privilèges ecclésiastiques sans que l'on soit pour autant obligé de se diriger vers une carrière dans l'église. 55 M. Clanchy, From Memory to Written Record : England , 3 ème édition, Chichester, 2012, p Voir R. L. Storey, "Gentlemen-bureaucrats" dans C. H. Clough (éd.), Profession, vocation and culture in Later Medieval England", Liverpool, 1982, p

77 décider à la fin de sa vie, vers 1352, de se consacrer à la contemplation et se fait moine bénédictin à Christ Church à Canterbury Les moines Avant de dénombrer nos moines gallois, il apparait important de présenter une vue d'ensemble des structures monastiques du pays de Galles BRUO. III, p G. Williams, The Welsh Church from Conquest to Reformation, 2 ème édition Cardiff, 1976, p D. Knowles, R. N. Hadcock, The Religious orders in England, 6 ème édition, Cambridge,

78 Nom Ordre bénédictin Abergavenny Brecon Cardigan Chepstow Ewenni Kidwelly Monmouth Pembroke Revenus en Date de fondation c c c Nombre de moines (5) Abbaye clunisienne Malpas Abbaye cistercienne Basingwerk Conway Cwm-hir Cymer Gratiae Dei Llantarnam Margam Neath Strata Florida Strata Marcella Tintern Valle Crucis Whitland c ? ? ? Chanoines augustins Bardses Beddgelert Carmarthen Haverfordwest Llanthony Penmon St Kynemark Talley VI e siècle Tableau 6 : les monastères gallois 59 Les sources ne s accordent pas toutes entre elles. 77

79 Les monastères gallois se trouvent aussi bien dans la principauté que dans les Marches. Ils se présentent comme des centres de l'identité culturelle galloise. Les moines gallois dénombrés viennent de monastères anglais à l exception des trois cisterciens à savoir un certain Robert, docteur en théologie, de l Abbaye de Margam dans le Sud du pays de Galles dont la présence à Oxford est avérée en 1315, Philip ap Thomas de l abbaye Gratiae Dei également dans le sud du pays (Monmouthshire) et Maurice abbé de Whitland dans le Carmarthenhire. Cette abbaye dépend directement de Cîteaux et non pas d'un monastère anglais ou normand. Vers 1281, le comte de Cornouailles fonde à Oxford l Abbaye de Rewley, dans laquelle s établissent les Cisterciens, et qui fait office de collège cistercien pour l'université comme les Bénédictins à Paris. Quatre bénédictins se dévoilent dans la liste. John Rys, présent à Oxford en est moine à l abbaye de Pershore dans le Worcestershire et John Cardyff, bachelier en théologie est moine à l abbaye de Tewkesbury dans le Gloucestershire vers Richard Pennebrok, moine à l abbaye d Evesham est également bachelier en théologie vers En 1461, un autre Richard Penbroke est élu abbé de la même abbaye. Les Bénédictins s installent à Gloucester Hall vers la fin du XIII e siècle. Enfin, Richard Vaughan, comme nous venons de le voir devient moine bénédictin à la fin de sa vie. Philip Monmowthe est le seul chanoine augustin. Nous avons trace de lui à Oxford en Il semble ainsi que les réguliers gallois tout comme ceux d Angleterre n aient pas été très nombreux à Oxford, ce que confirme Glanmor Williams lorsqu il écrit : «Dans la seconde moitié du XIV e siècle, il n'y avait probablement pas plus de cinquante moines en résidence à Oxford. La plupart des monastères gallois étaient mal-dotés sur le plan humain et matériel pour pouvoir envoyer leurs meilleurs abbés 78

80 étudier des années à l'université [...] Mais il est très significatif qu'à partir de la fin du XV e siècle la possession d'un grade universitaire par un abbé gallois cistercien était devenue si rare qu'elle donnait lieu à des louanges sans fin 60.» Les Cisterciens ne sont pas de toute façon réputés comme étant un ordre très intellectuel. On sait par ailleurs qu'en 1377 l'abbaye de Talley près de Carmarthen ne compte que six moines 61. À ces individus, il convient d'ajouter Morgan Wynter, qui après une carrière comme séculier entre, semble-t-il en religion en 1450, sans qu'on sache davantage. Glanmor Williams mentionne un Maurice Winter, prieur bénédictin de Carmarthen en 1472, qui est coupable d'avoir transmis sa charge à son fils Thomas. Un Maurice Wynter est répertorié dans notre base de données, mais pas comme régulier. Il peut s'agir de lui ou peut-être de Morgan, et dans ce dernier cas les deux prénoms ont pu être confondus Les ordres mendiants Les frères sont au nombre de 21 (6,9 % du total). Avant 1300 au pays de Galles, il n'y a que neuf couvents mendiants, dont cinq dominicains Notre liste compte 10 dominicains. Ces derniers débarquent en Angleterre en Ayant établi leur influence à l université de Paris quatre ans auparavant, ils sont soucieux d obtenir une position importante dans le centre intellectuel que représente l université d Oxford. Ils s installent tout d abord dans le quartier juif de la ville près de l église Saint Edward où ils ouvrent une école, Saint Edward's school, avant de prendre possession, 40 ans 60 G. Williams, The Welsh Church from Conquest to Reformation, 2 ème édition Cardiff, 1976, p Ibid., p Ibid., p Voir R. C. Easterling, "Friars in Wales", dans Archeologica Cambrensi, 6 ème series,

81 plus tard, d un nouveau couvent dans la paroisse de Saint Ebbe. Ils construisent alors une magnifique église près de Paradise Gardens et ouvrent d autres écoles. Nos étudiants sont mentionnés au couvent d Oxford. Nous ne savons pas s ils viennent d un des cinq couvents du pays de Galles (Rhuddlan, Bangor, Brecknock, Haverfordwest ou Cardiff.) Étudiants Couvent Date Griffin of Wales Oxford 1292 Thomas Waleys 64 Oxford 1318 Edmund de Caermarthen Oxford 1331 Philip Tudur Oxford 1393 Andrew Penbrok Oxford 1404 Owen Comod Oxford 1440 John Morgan Oxford 1473 Geoffrey Morgan Oxford 1476 Hugh Breknok Oxford 1476 Edward Burgevenny Oxford 1481 Tableau 7 : les dominicains gallois à Oxford Cinq-cent-quarante-deux dominicains ont été comptés dans le registre d Emden. De ce fait, nos dominicains gallois représentent approximativement 2 % du total recensé 65. Les premiers franciscains, quant à eux, sont invités par Llywelyn le Grand à s'installer à Llanfaes en Trois couvents se trouvent au pays de Galles (Llanfaes, Carmarthen et Cardiff.) À Oxford, ils font leur apparition en 1224 et s établissent aussi dans la paroisse de Saint Ebbe. 64 A ne pas confondre avec le franciscain Thomas Wallensis, parfois nommé Waley, qui est évêque de Saint David's de 1248 à T. H. Aston, Oxford s Medieval Alumni, dans Past and Present, 74, 1977, p

82 Étudiants Couvent Date Walter de Kermerdyn Oxford 1308 John Went 66 Oxford 1339 Roger Conwey Worcester 1355 Hugh David Hereford 1393 Thomas Radnor Hereford 1437 John David Bristol 1447 Richard Radnor Hereford / Oxford 1447 / 1461 Tableau 8 : les franciscains gallois à Oxford Dans son étude sur les franciscains à Oxford, Andrew Little estime leur nombre pour la période qui s étend du dernier quart du XIII e à la première moitié du XV e siècle à environ entre 70 et 80. Il base ses calculs sur l effectif des couvents de Londres, Reading, Winchester, Gloucester, Cambridge et Norwich, et en déduit ainsi que celui du couvent d Oxford a probablement augmenté jusqu en Quoi qu il en soit les sept franciscains gallois représentent environ 1,4 % du total, car en effet, 487 apparaissent dans le dictionnaire d Emden 68. Les frères sont envoyés à l université par ordonnance papale ou élection par leur ordre. À cela s ajoutent, deux frères augustins au couvent d Oxford, Noel of Wales en 1320 et Richard Pennard en Les Augustins sont présents à Oxford au prieuré de Saint Frideswide depuis le XI e siècle. David Cherbury, évêque de Dromore en 1431, est carme au couvent de Ludlow dans le Shropshire, et aussi lecteur en théologie au couvent d Oxford, dans lequel un autre étudiant gallois, Henry Yvor, est également mentionné comme frère carme en Les carmes s installent à Oxford dans la paroisse de Saint George en Aucun ne vient donc directement du seul couvent carme gallois à Denbigh. 66 John Went est dit natif de la Bristol custody. Il s agit d une division administrative dans laquelle les couvents de Cardiff, Carmarthen et peut-être Llanfaes (sur l île d Anglesey) se trouvent, Bristol étant le couvent principal. 67 A. G. Little, The Grey Friars in Oxford, Oxford, 1892, p T. H. Aston, Op. cit., p

83 Nom Dominicains Bangor Brecon Cardiff Haverfordwest Rhuddlan Revenus en Date de fondation Nombre de moines Franciscains Cardiff Carmarthen Llanfaes Frères augustins Newport Tableau 9 : les couvents mendiants gallois G. Williams, The Welsh Church from Conquest to Reformation, 2 ème édition Cardiff, 1976, p D. Knowles, R. N. Hadcock, The Religious orders in England, 6 ème édition, Cambridge,

84 Conclusion La nature même des sources rend difficile l'analyse détaillée du groupe des Gallois ayant fréquenté Oxford. Ceci dit, on arrive malgré tout à une configuration qui permet un examen plus précis de cet ensemble. Si pour l écrasante majorité d'entre eux, les origines sociales ne peuvent être découvertes, les origines géographiques, quant à elle, nous donne une idée plus précise des parties du pays de Galles dont sont originaires ces individus. Il n'est peut-être pas surprenant de les trouver originaires en majorité des Marches galloises, ensemble vaste, plus riche et bien sûr plus anglicisé que la principauté elle-même. L'effectif des Gallois reste relativement minime. Le poids démographique du pays de Galles (peut-être environ habitants à la fin du XV e siècle contre pour l'angleterre 1 ), son faible poids économique au sein des îles Britanniques sont des facteurs d'explications. L'attrait qu'exerce Oxford sur eux ne peut, cependant, pas être dénié, et leur nombre augmente d'ailleurs considérablement au cours de notre période. Penchons-nous dès lors sur leur accomplissement dans l'université anglaise. 1 J-Ph. Genet, Les îles britanniques au Moyen Âge, Paris, 2005, p

85 Deuxième partie : diplômes et emplois 84

86 Introduction Nous connaissons les diplômes obtenus pour 193 étudiants (63,5 % du total). Si on ne compte pas ceux qui portent seulement le titre de magister ou dominus, à cause de l ambiguïté des termes comme nous allons le voir, nous arrivons à un total de 143 (47 %). Ce nombre est loin d'être négligeable, d'autant plus que comme l'écrit Gerald Harriss : «Une large proportion d'étudiants n'a jamais obtenu de diplôme. Même parmi les étudiants pré-sélectionnés de New College cette proportion était d'un tiers. Beaucoup sont morts, ont manqué d'argent, ou ont trouvé les études trop difficiles 1.» Robert Storey a ainsi calculé qu'à New College un étudiant sur 10 meurt durant les quatre premières années avant d'acquérir un grade, qu'un sur sept qui, à son entrée au collège se doit de rester cinq années consécutives, le quitte avant de compléter sa deuxième année nécessaire à l'obtention de son fellowship 2. Il n est pas faux de penser qu'un nombre assez élevé de Gallois soit passé par Oxford sans pour autant obtenir un diplôme. Le fait même d'avoir pu passer quelques années à l'université est suffisamment bien perçu pour donner à l'étudiant des possibilités de carrières intéressantes. Au sein de la plupart des universités médiévales, ou du moins les plus importantes, cinq facultés habituellement coexistent. Tout d abord, la principale, la faculté des arts, propose un cursus dans les arts libéraux, c'est-à-dire la grammaire, la rhétorique et la dialectique, l arithmétique, la géométrie, l astronomie, ainsi que la musique, tandis que les autres, souvent appelées, facultés supérieures, enseignent la théologie, le droit canon, le droit civil et 1 G. Harriss, Shaping the nation, England , Oxford, 2005, p Il base ses propos sur la thèse de doctorat non publiée de G. F. Lytle, Oxford students and English society: c1300-c1500, Princeton University, R. L. Storey, "The foundation and Medieval College, " dans (éds.) J. Buxton and P. Williams, New College Oxford, , 1979, p

87 la médecine 3. Il faut souligner le fait que le terme «faculté» signifie d abord une aptitude dans un champ précis. Au cours du XIII e siècle, il prend le sens qu on lui connaît aujourd hui. La faculté des arts est de loin celle qui regroupe le plus d'étudiants. Le registre biographique d'emden révèle qu'approximativement un peu plus des deux tiers des étudiants s'y trouvent. Vraisemblablement beaucoup d'étudiants gradués de cette faculté n'ont pas laissé trace de leur présence dans cette dernière, ce qui explique certainement aussi en partie le nombre élevé de juristes dans notre corpus. Le passage par les arts libéraux est normalement obligatoire pour incorporer les autres facultés. Les Gallois effectuent leurs carrières dans l administration, soit ecclésiastique (50) ou royale (20). Il y a également 12 notaires et 13 travaillant dans l administration pontificale. Bien évidemment, certains apparaissent dans plusieurs domaines à la fois, et nous avons ainsi la moitié des étudiants effectuant leurs carrières au service de l'état qui travaillent également dans l'administration ecclésiastique. Beaucoup d étudiants, qu on ne retrouve pas dans l administration, sont recteurs dans des paroisses anglaises et galloises. 3 Nous verrons plus en détails le curriculum offert dans ces facultés dans notre troisième partie. 86

88 Chapitre IV : une majorité de juristes 1 Les artiens Le registre d'emden suggère qu'environ deux-tiers des individus étudient dans la faculté des arts 4. Une bonne partie des étudiants de cette faculté n'ont malheureusement pas laissé de trace de leur passage à l'université. Les étudiants sont censés déjà savoir le latin en arrivant à l'université. Toutefois dans le cas contraire, il existe des écoles de grammaire 5. On peut d'ailleurs se spécialiser dans cette discipline afin de passer la maîtrise à partir du XV e siècle. Oxford est certainement encore à la fin du Moyen Âge un centre important, si ce n'est le principal en ce qui concerne l'enseignement du latin. Il semblerait néanmoins que seulement une minorité se dirige vers cette direction. La grammaire telle qu'elle est enseignée à l'université est étroitement liée à la logique. Son étude s'effectue à la faculté des arts, mais celui qui se dirige vers cette discipline n'est pas accepté comme un membre à part entière de cette faculté 6. Edward Roos, au début du XV e siècle, est nommé maître en grammaire dans notre corpus. La base de données fait apparaître cinq bacheliers en arts, et cela pour la courte période Un seul étudiant est mentionné comme licencié en arts. Il s agit de Theodore ap John ap Owen en Walter Brit et Ieuan ap Rhydderch ap Ieuan Llywd ont étudié les arts, mais on ne connaît pas les diplômes obtenus. On comptabilise donc 34 étudiants dans cette discipline. Parmi les cinq bacheliers, William Griffith et David Fairwater sont les seuls dont 4 J-Ph. Genet, La mutation de l'éducation et de la culture médiévales. Occident chrétien ( XII e - milieu XV e siècle), vol. 2, Paris, 1999, p On ne trouve pas de référence quant à la maîtrise du latin ou de l'écrit en général pour le Moyen Âge à Oxford. 6 A. B. Cobban, English university life in the Middle Ages, Londres, 1999, p

89 on sait qu'ils obtiennent la maîtrise 7. Les maîtres ès arts sont au nombre de 29 dont seulement huit au XIV e siècle. Cela fait 15 % du total des diplômés. Seulement neuf maîtres incorporent une faculté supérieure, en général celle de théologie, à l'exception de William de Charlton qui passe le diplôme de bachelier en droit civil, de Henry de Gower, un doctorat en droit civil et canon et Thomas Trillek, licencié en droit canon et droit civil. À part John de Monmouth et Reginald Pecock, qui vont jusqu'au doctorat, les autres ne semblent pas aller plus loin que le grade de bachelier en théologie. Les arts libéraux et la théologie entretiennent d'une certaine manière des liens étroits. La connexion entre les deux disciplines est peut-être plus évidente que pour le droit. Deux titres que l'on retrouve dans les archives recouvrent une signification pour le moins ambiguë. Il s'agit des appellations dominus et magister. Dix-neuf individus sont concernés par la première. En fait, il s agirait d un titre honorifique porté par un prêtre, un chapelain. Six Gallois sont effectivement chapelains, dont deux à New College, un certain Monmouth et un autre appelé Walyschman, respectivement en 1426 et Qui plus est, selon Henry Maxwell-Lyte, un étudiant qui ne va pas au-delà du diplôme de bachelier prend le titre de dominus en latin, sir en anglais. Cela semblerait au moins être le cas à l université de Cambridge 8. Pourtant, Monmouth alias Howper ap Thomas est dominus en 1445 et bachelier en droit canon l'année suivante. Quarante-deux étudiants détiennent le second titre. Ce mot n est pas non plus aisé à définir. En effet, il peut s agir d un titre donné à un individu qui a passé la maîtrise d'arts ou même parfois le doctorat dans une des facultés supérieures. Il désigne aussi un titre obtenu en suivant un enseignement universitaire, sans pour 7 Registrum Cancellarii Oxoniensis, (éd.) H. E. Salter ( ), O.HS., i, p. 18, H. C. Maxwell-Lyte, A History of the University of Oxford, Londres, 1886, p

90 autant que la personne qui en est titulaire ait utilisé son droit d'enseigner. En principe, il existe les magistri regentes qui enseignent et les magistri non regentes qui eux, pour diverses raisons, ne le font pas. Olga Weijers nous indique que «la fonction et le droit d enseigner sont normalement désignés par le substantif magisterium 9». Le problème est que ce mot peut aussi désigner un laïc, un artisan, un chef de corporation, un individu possédant, en quelque sorte, une compétence professionnelle voire technique 10. Ceci dit, il est évident que dans le contexte universitaire, il indique un individu suivant un cursus de l'université. Il demeure malgré tout un terme vague en soi, comme le reconnaît Emden : «À partir de la seconde moitié du XII e siècle, la désignation magister a été utilisé afin d'honorer tous les membres de l'université qui avaient passé la maîtrise ès arts ou le doctorat dans une des facultés supérieures, c'est-à-dire celles de théologie, droit ou médecine, ou par courtoisie (une concession concédée à contre cœur à Oxford par la faculté des arts), à tous ceux qui avaient été admis au grade de bachelier dans une des facultés supérieures 11.» Jean Dunbabin pense quant à elle que le titre est donné par courtoisie aux XII e et XIII e siècles, avant de signifier maître en arts à partir du XIV e siècle 12. Pour Jacques Le Goff le terme magister devient dès le XIV e siècle l équivalent de dominus 13. Henry Maxwell-Lyte affirme que les bacheliers en droit à Oxford ont le titre de magister 14. L'appellation fait d'ailleurs débat à Oxford. Ainsi, en 1435, en effet, une dispute éclate entre la faculté des arts et celle de droit au sujet de l'utilisation de ce titre. On y apprend que certains se font appeler de cette manière sans pour autant avoir 9 O. Weijers, Terminologies des Universités au XIII e siècle, Rome, 1987, p Voir à ce propos J. Verger, Les universités françaises au Moyen Âge, 1995, p BRUO. I, xv-xviii. 12 J. Dunbabin, Careers and vocations, dans J. I. Catto, T. R. Evans (éds.), HUO., vol. 1, Oxford, 1984, p J. Le Goff, Les intellectuels au Moyen Âge, Paris, 1957, p H. C. Maxwell-Lyte, Op. cit., p

91 eu quelques responsabilités au sein de n'importe quelle faculté que ce soit. Les bacheliers en droit font appel au roi. Finalement, l'université se dit prête à autoriser l'emploi du titre en privé pour s'adresser à une personne perçue comme intellectuellement apte. On ne sait pas comment s'est terminée cette dispute, mais force est de constater que certains bacheliers en droit continuent par la suite d'être nommés magistri dans le registre du chancelier 15. On le voit donc bien l'appellation a aussi posé problème aux contemporains. Seule une étude plus poussée, et ce sur un échantillon plus étendu, permettrait peut-être une meilleure compréhension des réalités qui se dissimulent derrière l'emploi du mot. Pour en revenir à notre corpus, David William, étudiant en arts en 1462, porte le titre de magister en On sait de plus qu'il est bachelier en droit canon et droit civil en 1474 et docteur en droit canon en On peut légitimement penser qu'il a passé sa maîtrise d'arts. Par ailleurs, Henry Ware, par exemple, est magister et bachelier en droit civil et droit canon, à l'instar de Richard Caunton. Ont-ils fréquenté la faculté des arts libéraux ou sont-ils nommés ainsi parce qu ils sont juristes? Il n'est malheureusement pas possible de répondre à cette question. Cent vingt-quatre étudiants entrent en faculté supérieure, ce qui correspond à 41 % du total ou près de 64,2 % de l ensemble des diplômés. Ces chiffres permettent une analyse plus détaillée. 15 J. L. Barton, The Legal Faculty of Late Medieval Oxford, dans J. I Catto, T. A. R. Evans (éds.), HUO., vol. 2, 1992, p Registrum Cancellarii Oxoniensis , ii, (éd.) H. E. Salter, 1932, p

92 2 Les facultés supérieures En 1253, être titulaire d une maîtrise en arts devient obligatoire pour accéder aux facultés supérieures. Il est difficile de dire dans quelle mesure cette règle est suivie tout au long de notre période. Il faut normalement avoir passé au moins quatre ans à la faculté des arts si on désire poursuivre des études de droit, de théologie ou de médecine. Les Gallois sont présents dans ces facultés à l'exception de la dernière où, effectivement, aucun n'y est recensé. La faculté qui les attire le plus est celle de droit. 2.1 La faculté de droit Ils sont 99 individus à étudier le droit, soit 79,8 % des membres des facultés supérieures, 51,2 % du total des diplômés (69,2 % sans prendre en compte les seuls titres magister et dominus) ou encore 32,5 % du total. Naturellement, ces juristes sont à une écrasante majorité des séculiers, tandis que les frères et réguliers sont tous théologiens. Le registre d'emden comptabilise juristes séculiers sur un total de diplômés, ce qui fait 68 % 17. La préférence pour le droit s explique en partie, comme nous le verrons, par les possibilités d'emploi qu il offre. En effet, en 1271 déjà, Roger Bacon se plaint du fait que les meilleurs étudiants préfèrent le droit civil à la théologie car cela conduit au pouvoir et à la richesse 18. James Brundage note d'ailleurs ce fait : «Il semble légitime comme hypothèse de travail que l accroissement de la popularité des études de droit a été la conséquence, à la fois de l'expansion de la bureaucratie juridique de l Église médiévale, et de la perception par les étudiants que cette 17 T. H. Aston, Oxford s Medieval Alumni, dans Past and Present, 74, 1977, p H. C. Maxwell-Lyte, Op. cit., p

93 formation pourrait leur convenir pour des positions de pouvoir et d'autorité dans l Église 19.» Nous avons déjà souligné que le passage par la faculté des arts est en principe obligatoire, et notre groupe n est en ce sens pas très révélateur 20 : seuls Lewis Neath et Robert Pennarth sont connus comme bacheliers ès arts, et ensuite bacheliers en droit canon. Les deux apparaissent comme bacheliers, puis étudiants en droit canon autorisés à préparer le baccalauréat dans cette matière en Lewis Neath l'obtient la même année et Robert Pennarth l'année suivante 21. On peut supposer qu'ils n'ont pas jugé bon de continuer vers la maîtrise, se sentant probablement aptes à entamer des études de droit. Comme signalé plus haut, William de Charlton est maître ès arts en 1352 et étudiant en droit civil vers Quant à Henry de Gower, il est mentionné comme maître ès arts et docteur en droit civil et droit canon en Cela tente à confirmer ce que nous savons déjà sur les juristes en général à Oxford. John Fletcher écrit : «La position des juristes n'est pas très claire. Certainement à une date plus tardive, il semble avoir été normal pour beaucoup de juristes d entreprendre des études de droit seulement après être passé par la faculté des arts 23.» Déjà au XII e siècle, le lettré gallois Giraud le Cambrien se plaint du fait que les étudiants entrent en faculté de droit sans avoir au préalable suivi le cursus en arts 24. Trevor Aston remarque d ailleurs : 19 J. Brundage, English-trained canonists in the Middle Ages: a statistical analysis of a social group dans A. Harding (éd.), Law-making and law-makers in British History, papers presented to the Edinburgh Legal History Conference, 1977, London Royal Historical Society, 1980, p Encore une fois, il faut mentionner le fait que beaucoup de membres de la faculté des arts libéraux n'ont laissé aucune trace dans les archives. On peut se rendre compte par conséquent du nombre significatif d'étudiants gallois à avoir échappé aux mailles du filet. 21 Register of the University of Oxford , i, (éd.) C. W. Boase, Chicago, 1885, p. 27; Oxford University Register Aa, fos. 14V, Registrum Ade de Orleton, Epscopi Herefordensis, AD. MCCCXVII- MCCCXXVII, (éd.) A. T. Bannister, Canterbury and York Society, p J. M. Fletcher, The faculty of Arts, dans J.I. Catto, T. R. Evans (éds.), HUO., vol. 1, Oxford, 1984, p J. L. Barton, The study of Civil Law before 1380, dans J. I Catto, T. A. R. Evans (éds.), HUO., vol. 1, Oxford, 1984, p

94 «En fait très peu de juristes sont connus pour avoir étudié les arts en premier. En comptant tous les juristes (peu importe si le droit était leur premier diplôme dans une faculté supérieure) seuls 91 romanistes sur 938, 79 canonistes sur 743 et 97 étudiants dans les deux droits sur 721 sont enregistrés : ce qui fait un total de 267 sur 2 402, ou 11 % 25.» Dans notre cas ce total représente seulement 6 %. On peut aisément comprendre que les étudiants veuillent faire l'économie de passer par la faculté des arts, le coût des études, étant sans doute la première raison. Dans son analyse des étudiants irlandais, Mary Hayes Somers conclut que beaucoup ont suivi le curriculum de base au sein de la faculté des arts, et n ont pas intégré les facultés supérieures 26. On s aperçoit qu il n en va pas de même pour les Gallois, bien au contraire Le droit civil En analysant notre corpus, les juristes en droit civil apparaissent majoritaires. Encore une fois le registre d'emden nous renseigne sur le nombre des juristes en droit civil à Oxford. Sans compter ceux qui étudient les deux droits, nous avons parmi les séculiers 920 romanistes contre 626 canonistes 27. Ce droit est interdit à ceux qui sont déjà ordonnés prêtres, de ce fait ces étudiants ont seulement reçus les ordres mineurs. De plus, Christopher Allmand observe que : «..à Oxford et Cambridge, à partir de la fin du XIII e siècle jusqu'au XVI e siècle, un nombre croissant de jeunes hommes ont étudié le droit civil non seulement, on peut en être certain, dans 25 T. H. Aston, Oxford s Medieval Alumni, dans Past and Present, 74, 1977, p M. Hayes Somers, A prosopography of Irish scholars, dans Medieval Prosopography, 18, 1997, p T. H. Aston, Op. cit., p

95 l'espoir d'acquérir quelques connaissances théoriques du sujet, mais dans la majorité des cas, avec l'intention de l'appliquer 28.» Avec le développement des cours judiciaires ecclésiastiques et séculières, le droit devient de plus en plus populaire au sein de la communauté étudiante. De plus, Alan Cobban insiste aussi sur le fait que la guerre offre aussi des opportunités aux juristes: «La guerre franco-anglaise, des années 1330 au milieu du XV e siècle, a grandement multiplié les opportunités de carrières des romanistes anglais. Il leur a été demandé, par exemple, de formuler et d'ébaucher des arrangements complexes de traités, lesquels soulevaient des problèmes de droit international que la common law ne pouvait résoudre 29.» Trois étudiants sont mentionnés comme bacheliers en droit sans qu'on sache s'il s'agit du droit civil ou du droit canon (Philip Penkayr en 1398, Lewis ap Roppert et Lewis ap Meredyth en 1400). Nous savons en revanche que 56 étudient le droit civil dont 35 bacheliers de 1349 à Cela fait par conséquent plus de 45 % des membres des facultés supérieures à étudier cette discipline ou 56,5 % des juristes. De même, 18,4 % des Gallois sont romanistes ou 39,1 % des diplômés (29 % en prenant en compte les magistri et domini). Le maximum atteint l'est pour la période avec 14 individus. Cette période est, en effet, celle qui compte le plus grand nombre d'étudiants. Maurice Jonys fréquente la faculté de droit civil en 1456, mais l'on ne connaît pas son grade. Il faut lui ajouter quatre licenciés dans cette matière. Parmi ces derniers individus, David ap Rees alias Johan, bachelier vers 1410, détient la licence en La base de données contient 18 docteurs en droit civil de 1317 à 1495, ainsi que Lewis ap Howel of Aber, qui, comme nous l'avons vu, est 28 C. T. Allmand, "The civil lawyers in England", dans C. H. Clough (éd.), Profession, vocation and culture in Later Medieval England, Liverpool, 1982, p A. B. Cobban, The Medieval English Universities: Oxford and Cambridge to c-1500, Aldershot, 1988, p

96 autorisé à préparer ce diplôme en On ne sait pas s'il le passe. Certains docteurs ne portent pas le titre de bachelier, ce qui par conséquent augmente le nombre de ces derniers. Les docteurs sont plus nombreux au XIV e siècle (10). La période voit sept docteurs, tandis que celle allant de 1348 à 1375 n'en compte aucun. Les conséquences de la peste et de la crise que connaît la société occidentale à ce moment-là doit certainement expliquer ce fait. L effectif a probablement diminué, et il est plus difficile d'entreprendre des études longues et coûteuses. Christopher Allmand donne le nombre de juristes en droit civil à Oxford par siècle calculé par Trevor Aston. Ainsi, de 1300 à 1399, 329 étudiants sont recensés dans le registre d'emden. Les 21 Gallois de cette période représentent donc plus de 6,3 % du total. Au siècle suivant le registre compte un total de Si notre période s'arrête en 1485, les 38 Gallois constituent déjà 7,1 % de cet effectif. Pour un groupe, qui n'a certainement jamais dépassé les 2 % de l'effectif de l'université, ce dernier résultat montre à quel point les étudiants du pays de Galles sont engagés dans cette discipline. Au vu du nombre de juristes présents à Oxford au XV e siècle, on pourrait s'attendre à trouver plus de docteurs en droit civil. Il n'en est rien. Le nombre d'individus ayant choisi le droit canon s accroît d'ailleurs à partir du XV e siècle Les canonistes Dans notre base de données, 39 étudiants se dirigent vers le droit canon. Ainsi, 31,4 % des membres des facultés supérieures ou 39,3 % des juristes ont seulement étudié le droit canon. Ils représentent donc 20,2 % des diplômés (ou 27,2 % si on laisse les magistri et domini de côté), et enfin 12,8 % des Gallois à Oxford. 30 C. T Allmand, Op. cit., p

97 Vingt-sept sont répertoriés en tant que bacheliers et 13 comme docteurs, dont trois pour le XIV e siècle. Seuls deux bacheliers nous sont connus au XIV e siècle. Il s'agit de Llywellyn de Brechonia en 1363 et d'adam de Usk en En 1466 David Wogan est licencié. Lewis de Bromfeld étudie aussi ce droit. Les canonistes sont moins nombreux que les romanistes. Pourtant, à y regarder de plus près, un glissement s'opère au XV e siècle. Si 26 bacheliers en droit civil appartiennent à ce siècle, 25 canonistes, ayant le titre de bacheliers ressortent de la liste de 1429 à Dix-sept des 27 bacheliers et sept des 13 docteurs le sont dans la seconde moitié du XV e siècle. Le nombre de Gallois portant le titre de docteur en droit canon à Oxford jusqu'à au moins 1485 dépasse ainsi légèrement celui des docteurs en droit civil, ce qui d'une certaine manière va à l'encontre du mouvement général qui semble voir l'augmentation du nombre de romanistes par rapport à celui des canonistes à la fin du Moyen Âge 31. Néanmoins, le nombre des diplômés dans les deux droits augmente au XV e siècle. L'administration ecclésiastique a recours de toute façon aux canonistes comme aux romanistes. L'étude du droit canon nécessite quelques connaissances de droit civil et vice versa. Au début du XIV e siècle, par exemple, l'université demande aux canonistes d'avoir préalablement suivi des cours de droit civil avant de débuter leurs études. L'admission au baccalauréat de droit canon requiert trois ans d'apprentissage de droit civil. Il est impossible de mesurer la portée réelle de ces exigences et leur degré d'application. Qui plus est les grâces permettant d'y échapper s'achètent aisément. On comprend donc mieux que, bien que les facultés de droit civil et de droit canon soient en principe séparées, en pratique les deux droits sont interdépendants. Très souvent les canonistes empruntent des termes ou des idées au droit civil lorsqu'ils se trouvent en difficulté pour apporter une solution à un problème particulier. James Brundage 31 J. Brundage, Medieval origins of the legal profession, canonists, civilians, and courts, University of Chicago Press, 2008, p

98 résume cela en citant un proverbe médiéval : «Un romaniste sans droit canon ne vaut pas grand-chose, et un canoniste sans droit romain ne vaut rien du tout 32.» Aussi, par exemple, certains Gallois se spécialisent-ils dans les deux droits, et le passage d'une faculté à l'autre s'effectue généralement aisément. Richard Machyn reçoit ainsi une grâce après un an d'étude en droit civil lui permettant de rejoindre la faculté de droit canon 33. Il porte par la suite le titre de bachelier en droit canon. John Blodwell, bachelier en droit civil, probablement avant 1412, passe un doctorat de droit canon vers David Husband obtient son baccalauréat de droit civil en 1451, puis son doctorat de droit canon onze ans plus tard. Howel Kyffin est bachelier en droit civil, puis docteur en droit canon, à l'instar de Philip ap Rys ou de William Jones. Lewis de Bromfeld, docteur en droit civil décide également d'étudier le droit canon. Cette connaissance approfondie des deux droits permet effectivement d'élargir les débouchés et de travailler dans différents types de tribunaux. De ce fait, certains choisissent l'étude des deux droits simultanément Droit civil et droit canon Vingt-deux Gallois sont répertoriés dans cette catégorie. Nous enregistrons 17 bacheliers et six docteurs. Henry de Gower, Thomas Trillek et John Trevaur, docteurs respectivement vers 1322 et 1389 sont les seuls connus à étudier les deux droits au XIV e siècle, si l'on ne compte pas Henry Ware, bachelier vers 1402, qui porte le titre de licencié quatre ans plus tard 34 et John Traharn, bachelier en John Jevan, bachelier en droit civil, est également bachelier dans les deux droits, tout comme Reginald 32 Ibid., p Register of the University of Oxford, (éd.) C. W. Boase, O.HS., vol. 1, 1884, p BRUO., III p

99 Stone. Devenir docteur en droit civil et droit canon (doctor utriusque iuris) demande bien plus d exigence qu'étudier un seul droit. À Oxford, les individus qui continuent vers le doctorat dans les deux droits ont passé généralement au préalable le baccalauréat en droit civil 35. Si c'est effectivement le cas pour John Trevaur, Howel Kyffin, quant à lui est bachelier en droit civil en 1401, puis bachelier en droit canon et droit civil en 1406 avant d'obtenir le doctorat en droit canon vers 1414, puis d'être mentionné docteur dans les deux droits dix ans plus tard. Richard Caunton passe, lui, le doctorat de droit civil en 1433, et en 1450 les archives pontificales le présentent comme docteur en droit civil et droit canon 36. Le parcours de Henry de Gower est également impressionnant. Docteur en droit civil en 1320 et docteur en droit canon en 1322, les archives le mentionnent ainsi en tant que doctor utriusque iuris 37. Le goût des études se mêle à l'aptitude intellectuelle. 2.2 Les théologiens Comme nous l avons vu, le statut de 1253 rend obligatoire le passage par la faculté des arts pour entreprendre des études supérieures. Ainsi, John de Monmouth, qui devient docteur en théologie en 1290, a obtenu la maîtrise en arts en Philip Carmardyne, Lewis de Charlton, John de Trevaur et Reginald Pecock sont maîtres en arts et bacheliers en théologie. Pourtant, les ordres mendiants et réguliers ne l entendent pas de la même façon. Ils obtiennent ainsi, la plupart du temps, des dispenses leur permettant d accéder directement aux études de théologie, d autant plus que l enseignement délivré dans les couvents franciscains et 35 L. E. Boyle, "Canon Law before 1380", dans J. I. Catto (éd.) HUO., vol. 1, Oxford, 1984, p C. Pap. L., xi, p; BRUO., I, p

100 dominicains jouit d une excellente réputation. Aussi, les disputes entre la faculté des arts et celle de théologie sont-elles fréquentes. En 1313, John de Monmouth est délégué pontifical pour arbitrer la dispute entre l'université et les dominicains au sujet des conditions nécessaires à l obtention des diplômes en théologie 38. Les ordres mendiants et les réguliers incarnent une menace dans l'ordre imposé par les séculiers au sein de la communauté universitaire. En 1314, le statut de 1253 est maintenu, néanmoins le droit de refuser ou d accepter à qui que ce soit l autorisation de préparer un diplôme de théologie revient aux maîtres régents de cette même faculté. Ainsi la même année, le dominicain Thomas Waleys doit suspendre son examen de bachelier pour trois ans en raison, une fois de plus, d une dispute entre l université et les dominicains au sujet des qualifications obligatoires pour entrer en faculté de théologie. Il est finalement autorisé à continuer, et obtient le diplôme de docteur en Il n'est probablement pas passé par la faculté des arts. Dans le registre d Emden les étudiants en théologie sont au nombre de soit 14 % du total 40. Elle représente la plus grande faculté, si on prend le droit civil et le droit canon séparément. Les Gallois représentent donc 1,2 % des théologiens à Oxford. Si on comptabilise 11 bacheliers, quinze, pourtant, détiennent le titre de docteur. John Smyth et Richard de Turberville sont nommés étudiants en théologie. Philip ap Thomas reçoit une licence afin de pouvoir aller à l'université pour y étudier la combinaison droit canon et théologie 41. Lewis de Charlton est licencié. On arrive donc à un total de 25 étudiants (soit 13 % des diplômés, 20,3 % des membres des facultés supérieures ou 8,2 % de l'ensemble des étudiants gallois). Onze d'entre eux sont 38 C. Pap. L., ii, III. 39 BRUO., III, p T. H. Aston, Oxford s Medieval Alumni, dans Past and Present, 74, 1977, p C. Pap. L., v, p

101 séculiers. Deux bacheliers sont moines bénédictins et deux autres dominicains. Il n'est pas étonnant de trouver parmi les 15 docteurs, cinq franciscains (dont trois au XIV e siècle) et quatre dominicains (un à la fin du XIII e siècle et deux au XIV e siècle), auxquels s'ajoute un moine cistercien. Cette discipline reste donc bien évidemment l apanage des ordres mendiants et des réguliers, qui sont très engagés dans les controverses théologiques du temps. Griffin of Wales prêche à Oxford en 1293 et Le cistercien Robert est un des docteurs qui condamnent certaines thèses théologiques à Oxford en février La théologie s'avère plus populaire avant le XV e siècle puisque deux étudiants ressortent de la base de donnée à la fin du XIII e siècle et 14 au siècle suivant. Pourtant, elle demeure une discipline dangereuse. La mise au pas d'oxford par l'archevêque de Canterbury, Thomas Arundel, en 1411 dans le cadre de sa lutte contre l'hérésie lollarde renforce certainement cette crainte. De 1290 à 1400, nous relevons 11 docteurs gallois en théologie, mais aucun de 1400 à A.G. Little, F. Pelster, Oxford Theology and theologians c , OHS., p. 160, 163, 178, Munimenta Academica, or documents illustrative of academical life and studies at Oxford, (éd.) H. Anstey, Roll Series, 1868, i, p

102 Conclusion Faculté Nombre d'étudiants portant les titres suivants : Étudiant Bachelier Licencié Maître /Docteur Arts Droit civil Droit canon Droit civil et droit canon Droit Théologie Tableau 10 : les Gallois et les diplômes obtenus Notre corpus compte en tout 35 bacheliers en droit civil, ce qui fait 11,5 % des Gallois à Oxford, 18 % des diplômés ou 35,7 % des juristes. Le succès de certains dans l'obtention de diplômes suscite l'admiration dans la société galloise comme on peut en juger par l'éloge du juriste Howel Kyffin, docteur en droit civil et droit canon, par le poète Guto'r Glyn au milieu du XV e siècle 44. Il sert aussi sa communauté, semble-t-il, lorsqu'il est recteur de Llanrhaiadr-yn-Mochnant dans le diocèse de Saint Asaph en J. L. Williams, I. Williams (éds.), Gwaith Guto'r Glyn, Cardiff, 1939, p Ibid., p

103 En résumé, les Gallois voient dans l'étude du droit un moyen de faire leur chemin dans la société. Un baccalauréat en droit civil canon ou les deux peut ouvrir des portes. Il est donc clair que cette discipline est perçue comme la voie par excellence pour accéder à d'attirantes carrières au sein de l'administration ecclésiastique ou royale, et dans une moindre mesure pontificale. En revanche, la théologie semble perdre tout attrait au XV e siècle : mais ne s'agit-il pas là d'un mouvement européen? 102

104 Chapitre V : au service de l Église Introduction Les sources qui nous sont parvenues sont essentiellement ecclésiastiques et il est de ce fait très difficile de retracer les carrières de ceux qui n'ont pas choisi l Église. D'ailleurs souvent nous découvrons qu'un individu a étudié à Oxford à travers ces mêmes sources générées au cours de son parcours professionnel. De plus, les sources universitaires mettent seulement en lumière quelques années de la carrière d'un étudiant. Il est clair qu'étudier à l'université s'apparente à un investissement pour la grande majorité des étudiants 1. L'espoir de pouvoir appliquer les connaissances en droit acquises dans l'administration ecclésiastique ou royale séduit un bon nombre d'individus, et par conséquent l'étudiant se révèle à bien des égards carriériste 2, ce qui est aussi illustré par le fait que les étudiants choisissent le droit plutôt que la théologie. Nous l'avons dit, 206 séculiers ressortent de la base de données. Parmi eux, nous avons aussi 87 recteurs (rectores), ce qui constitue 28,6 % de l'ensemble des Gallois, et 25 vicaires (vicarii), c'est-àdire prêtres remplaçants. Pour 25 nous ne connaissons rien au-delà de la position de recteurs, et seulement 13 sont ordonnés prêtres sans que l on connaisse le reste de leur parcours. De plus, 13 individus demeurent seulement vicaires. La majorité appartient au XV e siècle du fait de l augmentation de l effectif. À titre d'exemple, on sait aussi que le nombre des Gallois ordonnés dans le diocèse de Londres augmente jusqu'aux années Au regard des diplômes, le droit constitue, comme nous n'avons cessé de le 1 R. N. Swanson, "Learning and livings: Universities study and clerical careers in Later Medieval England" dans History of Universities, 6, 1987 p M. J. Bennett, "Education and Advancement" dans Fifteenth-Century Attitudes, R. Horrox (éd.), Cambridge, 1994, p V. Davies, Clergy in London in the Late Middle Ages: A Register of clergy ordained in the diocese of London based on episcopal ordination lists , Londres, 2000, p. 28. Il existe également un CD-Rom pour ce registre fait par V. Davies, et publié par l'institute of historical Research. 103

105 souligner, la voie conduisant aux meilleurs emplois. En comparaison, les étudiants qui possèdent seulement une maîtrise ès-arts ne donnent pas l impression d avoir réussi à percer professionnellement. Effectivement, 20 des 29 maîtres en arts qui n'entrent pas en faculté supérieure, ou du moins qui n'en obtiennent aucun grade, demeurent vicaires ou recteurs, parfois même chapelains. Robert de Uske nous est seulement connu comme recteur de Tregruyk dans le diocèse de Llandaff en Geoffrey Thomas, est ordonné prêtre par l évêque de Saint David s en 1401, avant qu on ne perde sa trace dans les archives. Le laïc Ieuan ap Hywel Swrdwal est quant à lui poète. Jeremy Catto signale à ce propos : «Il est clair que dans les yeux des contemporains le cursus en arts ne conférait pas à ses maîtres le statut professionnel des facultés supérieures. Un maître ès arts n'était pas, par exemple, recommandé pour une prébende dans les listes des gradués présentées par Oxford et d'autres universités à la Curie romaine 4.» Cependant, John Trillek portant le titre de magister dans les archives, est portioner de Bromyard, (c'est-à-dire qu'il reçoit une partie des revenus de ce bénéfice) dans le diocèse de Hereford en 1322, le patron étant son oncle Adam Orleton 5. Ce dernier joue un rôle politique clé sous le règne d Édouard II et supporte la reine Isabelle et son amant Roger Mortimer. Il est évêque de Hereford, de Worcester, puis de Winchester. Il se peut bien également qu'il étudie le droit tout comme son frère. Morgan Wynter, maître ès arts et pluraliste, parvient au poste de vicaire général en matière spirituelle de l'évêque de Saint David's, Thomas Rudbourn. Il est 4 J. I. Catto "Masters, patrons and the careers of graduates in fifteenth-century England" dans R. Horrox (éd.), Op.cit., p Registrum Ade de Orleton, Epscopi Herefordensis, AD. MCCCXVII- MCCCXXVII, (éd.) A. T. Bannister, Canterbury and York Society, 1908, p

106 proche de Philip Morgan, évêque d'ely, diplomate au service du roi, puisqu'il est témoin de son testament en octobre Le problème auquel sont confrontés les étudiants à l époque médiévale repose principalement sur le coût d un séjour à l université. 1 La question du maintien à l'université Les Gallois qui passent par Oxford entrent, pour un grand nombre d'entre eux, au service de l Église. La question de la résidence à l'université est un point essentiel. Certains étudiants sont assez chanceux pour pouvoir recevoir le soutien financier d un proche. John Davy hérite de huit marcs en 1472 afin de pouvoir étudier à Oxford pendant un an 7. Pour d'autres, il est primordial de sécuriser l'obtention d'un bénéfice, spécialement sans cure d âmes, mais bien sûr, comme Peter Heath l'affirme, les clercs possédant un bénéfice pendant une partie ou la totalité de leurs études représentent sans doute une minorité 8. Le nombre de paroisses est inférieur à celui des séculiers. Effectivement, la poll-tax de évalue le nombre de ces derniers à , tandis que celui des paroisses n'est que de Par conséquent, il existe un déséquilibre entre le nombre des bénéfices et celui des candidats 9. Dans la plupart des cas l étudiant entre dans les ordres pendant ou après ses études. Les statuts d'all Souls College, par exemple, donnent aux étudiants en arts un délai 6 The Register of Henry Chichele, Archbishop of Canterbury , (éd.) E. F. Jacob, ii, Canterbury and York Society, , p BRUO., I, p P. Heath, The English Parish clergy on the Eve of Reformation, Toronto, 1969, p J-Ph. Genet, Les îles britanniques au Moyen Âge, Paris, 2005, p

107 de deux ans après leur regency (période pendant laquelle l'étudiant se doit d'enseigner) pour être ordonné prêtre 10. Par ailleurs, comme nous l'avons déjà mentionné, ceux qui sont déjà dans les ordres majeurs ne ne sont pas autorisés à étudier le droit civil. William Bergeveney, qui passe son baccalauréat en théologie en 1335, est ordonné sous-diacre en Deux ans plus tard, on le trouve docteur. Docteur en droit civil en 1401, John Blew est ordonné sous-diacre l'année suivante. La difficulté de savoir clairement si l'étudiant a obtenu un bénéfice avant son arrivée à l'université repose essentiellement sur le type d'archives avec lesquelles nous travaillons. La première date de présence à Oxford ne correspond jamais à sa date d'entrée à l'université. Toutefois, certains semblent être déjà prêtre d'une paroisse lorsqu ils se rendent à l'université. David ap Rees est recteur de Brightwalton dans le Berkshire en 1404 quand il reçoit une autorisation épiscopale pour étudier à Oxford en Il est bachelier en droit civil en A-t-il déjà suivi un cursus en arts libéraux? Il n'y a aucune preuve quant à son passage par la faculté des arts. Il est difficile de dire avec précision s il a donc déjà entamé ses études lorsqu il reçoit son premier bénéfice. Pour pouvoir se permettre de longues études, la possession d'un bénéfice s'avère donc indispensable. Alan Cobban souligne en effet que : «Si l'étudiant aux ressources limitées décidait d'étudier au-delà d'un premier diplôme, il devait obtenir un fellowship d'un collège ou à la fois un bénéfice et une licence de résidence de l'évêque pour se rendre à l'université 11.» Outre le fait de trouver un financement, il s avère donc également nécessaire de recevoir une licence d autorisation afin de demeurer a l université lorsqu on détient un bénéfice, qui plus est avec cure d âmes. 10 A. B. Cobban, "Theology and Law in the Medieval Colleges of Oxford and Cambridge", dans BJRL., lxv, 1982, p A. B Cobban, The Medieval English Universities: Oxford and Cambridge to c- 1500, Aldershot, 1988, p

108 La constitution Cum ex eo du pape Boniface VIII en 1298 consent en effet à ce que les évêques délivrent des dispenses de non résidence aux prêtres en charge d'une paroisse et l'admission aux ordres majeurs de façon à ce que les clercs qui veulent se rendre à l'université puissent le faire. De 1397 à 1407, l'évêque de Saint David's en accorde 13, par exemple 12, dont une à Philip Morgan en et une autre à John ap Rys en Le 19 décembre 1401, John Blew obtient une licence at bishop's pleasure 14, puis dix jours après, il est présenté à la paroisse de Binegar en tant que recteur 15. Certains individus réussissent à obtenir des licences de non résidence pour des années. C est ainsi le cas de Philip David, prêtre de la paroisse de Llansadurnen dans le Carmarthenshire, bénéficiaire d'une indulgence pontificale de non résidence pour sept ans quand il se trouve à Oxford, à la Curie romaine ou au service d'un prélat 16. Il en va de même pour Richard Caunton 17. John Blodwell, quant à lui, est autorisé à ne pas recevoir les ordres majeurs pour sept ans afin qu'il puisse étudier pour le doctorat de droit civil 18. Ces licences peuvent être renouvelées fréquemment. Thomas Trillek en obtient une en 1334 de l'évêque de Worcester, Simon Montacute 19, pour une durée de trois ans, puis six autres de 1338 à Le 28 mai 1350, il est également autorisé à jouir de l'usufruit de ses bénéfices pour trois ans pendant qu'il étudie à Oxford ou qu'il se rend à la Curie 20, ayant reçu le 8 mai de la même année la promesse du poste de chancelier de Salisbury 21. Adam de 12 G. Usher, Welsh students at Oxford in the Middle Ages, dans BBCS., vol. 16, 1955, p The Episcopal Register of the Diocese of S. David s 1397 to 1518, (éd) R.F. Isaacson, Cymmrodorion Record Series, ii, p. 112, ; Ibid., i, p The Register of Walter Giffard, Bishop of Bath & Wells, , and of Henry Bowett, bishop of Bath & Wells, , (éd.) T. S. Holmes, Somerset Record Society, 1899, p Ibid., p C. Pap. L, v, p. 203, Ibid, viii, p Ibid, vi, p BRUO, III, p Op.cit. iii, p. 368, C. Pap. Pet., i, p

109 Usk obtient également deux licences 22. Au total 18 étudiants (environ 6 % du total) reçoivent cette licence de 1311 à 1455, onze au XIV e siècle et sept au siècle suivant. Il est très probable qu'un plus grand nombre d'étudiants acquiert de telles dispenses, car comme le souligne Robert Swanson, l'enregistrement de ces dernières dans les registres épiscopaux est incomplet 23. Par ailleurs, nous avons déjà souligné la perte des registres épiscopaux du pays de Galles. Robert Haines suggère néanmoins que le nombre des licences décline tout au long de la période 24. Les bénéfices permettent donc aux étudiants de pouvoir payer de longues études, l idéal étant l obtention d un ou plusieurs. Concernant le coût des études, Robert Swanson avance une dépense d'environ 6-7 par an par étudiant, particulièrement pour ceux engagés dans les facultés supérieures 25. On sait qu'une grosse paroisse peut rapporter jusqu'à par an. On comprend bien que la quête des bénéfices revêt une importance considérable. Thomas Matthew, maître ès arts, recteur d Excete dans le Sussex en 1458 se plaint du fait que cette paroisse ne compte que deux maisons inhabitées. Il souhaite qu'elle soit jointe à celle de West Dean. Il échange ce bénéfice en De plus, un vicariat n'est pas très attirant dans la mesure où selon le droit canon un vicaire doit être résident contrairement à un recteur qui peut obtenir, comme on l a vu, une licence de non résidence. Cent onze individus détiennent un ou plusieurs bénéfices dans notre base de données, soit plus d'un tiers de l'ensemble des 22 Op.cit., III, p R. N. Swanson, "Universities graduates and benefices in the Later Middle Ages", dans Past and Present, 186, 1985, p R. M. Haines, "The Education of the English Clergy during the Later Middle Ages: Some observations on the Operation of Pope Boniface VIII's constitution Cum ex eo, 1298", dans Canadian Journal of History, iv, 1969, p R. N. Swanson, Op.cit., p Registrum Thome Bourgchier, Diocesis Cantuariensis, , (éd.) F. R. H. Du Boulay, Canterbury and York Society, , p

110 membres du corpus ou 53,6 % des séculiers. De la fin du XIII e siècle à 1399, on en compte 43, ce qui correspond à 38,7 % des bénéficiers. De quelle manière ont-ils réussi à les acquérir? Il n'est pas aisé de répondre à cette question. Si l'on sait que certains étudiants détiennent un bénéfice, c'est souvent aussi parce que cela est mentionné un peu par hasard dans les diverses sources à notre disposition. Il n'a pas toujours été possible de retrouver les patronages, par conséquent, l'utilisation de données statistiques fiables fait cruellement défaut. Néanmoins, à partir de ce que nous savons, on peut tenter une esquisse d'analyse. 2 Bénéfices et patronage 2.1 Le title Le title permet au clerc d'assurer sa subsistance. Il doit pouvoir en faire état afin d'être ordonné prêtre. Lorsque nous le connaissons on s'aperçoit qu'il est délivré pour 30 d'entre eux, par un monastère. À Oxford, 15 viennent du prieuré des chanoines du même ordre de Saint Frideswide, 11 de l'abbaye des mêmes chanoines d'oseney, trois de l'abbaye cistercienne de Rewley et un de Littlemore, prieuré bénédictin. L'hôpital de Saint John en donne également un. Nous avons également trois fellowships (deux pour Oriel College et un pour All Souls). Ceci s inscrit dans le mouvement que connaissent les XIV e et XV e siècles, à savoir que ce title est de moins en moins concédé par des laïcs. Mais pour les Gallois une question spécifique se pose : la gentry galloise dispose-t-elle de titles au même titre que la gentry anglaise? Il semblerait que ces titles soient principalement entre les mains de la gentry anglaise. A l'exception de David William, qui reçoit son title de l'abbaye d'oseney en 1468, puis détient deux bénéfices en 1474 avant de devenir chanoine de Saint David's en 1482, ou de Richard 109

111 Blodwell, ordonné diacre au titre du prieuré de Saint Frideswide en 1476 et qui détient plusieurs bénéfices par la suite, les 28 autres Gallois n'ont semble-t-il pas réussi à sécuriser un bénéfice. Pour David Lepine, le fait d'obtenir un title d'une abbaye ou d'un monastère révèle toute la difficulté du clerc à trouver un patronage. Il écrit en effet : «L'écrasante majorité des titles était accordée par des monastères, ce qui indique très certainement toute la difficulté à obtenir un bénéfice du fait généralement du manque de patronage pour d'autres titles 27.» 2.2 La voie universitaire L université se préoccupe du problème de la subsistance des étudiants, et tout au long du XIV e siècle, elle envoie des pétitions collectives afin de demander des grâces pontificales pour la promotion des étudiants. Aussi Richard Vaughan est-il inclus dans l'une d entre elles. On lui garantit alors la réservation d'un bénéfice au prieuré de Lewes dans le Sussex le 12 avril Les noms de William Wroth et William Bergeveney apparaissent eux aussi dans une pétition, et le 2 juillet 1343, Clément VI concède à Wroth au nom de l'université et de ses maîtres la position de chanoine de Hereford avec la promesse d'une prébende 29. Bergeveny devient chanoine prébendé de Llandaff 30. Le pape intervient de deux façons. En premier lieu, la collation désigne le bénéfice et nomme le bénéficiaire. Ensuite, vient la confirmation du bénéfice conféré par une église particulière ou par un monastère. Certains Gallois s'investissent dans l'obtention de tels bénéfices pour les gradués. John Trillek est nuntius à la Curie romaine afin de présenter les 27 D. Lepine, "A long way from University: Cathedral canons and learning at Hereford in the Fifteenth Century", dans C. M. Barron, J. Stratford (éds.), The church and Learning in Later Medieval society: Essays in honour of R. B. Dobson, Harlaxton, 2002, p C. Pap. L. ii, p Ibid., iii, p. 132;C. Pap. Pet., i, p C. Pap. Pet., i, p

112 réclamations de l'université en matière de bénéfices en Edmund de Caermarthen est, quant à lui le mandataire pontifical pour l'exécution de plusieurs grâces papales pour les étudiants d'oxford en Ainsi, Bernard de Bristol, originaire du diocèse de Saint David s, reçoit du pape un bénéfice au nom du prieuré de Pembroke cette année-là. Le Statute of Provisors de 1351 freine la pratique des pétitions. En effet, ce statut garantit des élections libres aux patrons laïcs et ecclésiastiques. En 1353 le statut de Praemunire interdit d'aller plaider à la cour pontificale. En 1390 et 1393, Richard II durcit cette législation. Pourtant en 1399, il autorise les gradués à préparer une demande de provisions au Saint Siège 31, et en 1403, Henri IV, à la demande de la reine, permet aux docteurs, maîtres et bacheliers d'oxford et de Cambridge de pétitionner à nouveau afin d'obtenir des bénéfices dans les cathédrales, et les collégiales d'angleterre, du pays de Galles et d Irlande 32. Cette démarche ne semble pas avoir eu beaucoup de succès. Au XV e siècle, l'engagement d'anciens étudiants dans cette question épineuse peut être observé. Adam de Usk fait partie du comité réuni à Canterbury chargé de définir les moyens nécessaires afin de garantir l'obtention d'un plus grand nombre de bénéfices pour les étudiants en décembre 1417, tout comme Philip David qui y représente le diocèse de Llandaff. Dans les années 1420, Martin V tente de d'obtenir la suppression des statuts de 1351 et 1393 mais sans succès. Cela dit, le pape et le roi ayant besoin l'un de l autre, des accords sont souvent négociés tout au long du XV e siècle. On constate que ces individus sont tous juristes. Les bénéfices demeurent en général l'apanage de ces derniers. Pourtant, l'article V des délibérations du Concile de Pise en 1408 propose que chaque cathédrale réserve une prébende pour un théologien afin de 31 CPR , p Ibid., , p

113 promouvoir la prédication 33. Cette proposition ne semble pas avoir été appliquée. 2.3 Bénéfices et périodes On peut tenter d évaluer l acquisition de bénéfices tout au long de notre période. Guy Lytle indique indique que les années connaissent une crise des patronages 34, tandis que Gerald Harriss affirme : «Les listes de ceux qui réclamaient des bénéfices pour payer leurs études envoyées par les universités à la Curie depuis le XIII e siècle ont cessé de l'être peu après 1400 du fait de la remise en cause des provisions pontificales. Durant cette période, le nombre de bénéfices valant plus de 10 marcs (le minimum pour faire vivre un vicaire et aussi un étudiant) avait également diminué en raison de leur appropriation par les monastères 35.» En divisant notre chronologie en trois périodes, et en comparant le nombre d'individus qui détiennent un ou plusieurs bénéfices par rapport au nombre d'étudiants en fonction de leur date médiane d'activité, nous arrivons à ces résultats : Périodes % , Tableau 11 : bénéfices et périodes 33 D. Lepine, Op.cit., p G. F. Lytle, Patronage, Patterns and Oxford Colleges, c c. 1500, dans L. Stone (éd.), The University in Society, 2 vols., Princeton, G. Harriss, Shaping the nation, England , Oxford, 2005, p

114 Cette crise n'est pas perceptible dans notre échantillon, bien au contraire. Proportionnellement au nombre de Gallois, les années connaissent une augmentation des bénéficiers. Le résultat est même plus important pour la période avec 18 bénéficiers sur 32. Nous pouvons supposer qu'après la Peste Noire de 1348 et ses récurrences, de plus grandes opportunités ont vu le jour du fait du taux de mortalité. Bien que la tendance à la compétition se soit probablement faite plus intense entre Gallois et non-gallois au regard des nominations et du patronage par les familles aristocratiques ou par la Couronne, plus particulièrement pour des positions dans le haut clergé à la fin du XIV e siècle, nos Gallois s'en sortent plutôt bien, notamment au début du XV e siècle. 2.4 Les types de patronage Il est temps de s'intéresser aux différents types de patronages. On n'est malheureusement pas à même d'affirmer s'il existe ce qu'on pourrait nommer une «politique éducationnelle» favorisant l'envoi de Gallois à l'université. En ce qui nous concerne, les archives ne sont pas toujours très bavardes dans la mesure où les registres épiscopaux sont souvent lacunaires. Cependant, il est parfois possible pour certains individus de retrouver les patronages, et plus particulièrement ceux de début de carrières, car comme le reconnaît Virginia Davis : «Les premiers bénéfices sont souvent une claire indication concernant ceux qui ont reçu très tôt le soutien de patrons, un fait qui en fin de compte les a aidé à accomplir d'excellentes carrières ecclésiastiques 36.» Examinons tout d'abord le XIV e siècle. On l'a vu, John Trillek reçoit le bénéfice de Bromyard dans le Hereforshire en 1322 sous le patronage de son oncle, Adam de Orleton, évêque de Hereford. 36 V. Davies, "Preparation for service in the late medieval English Church" dans A. Curry, E. Matthew (éds.) Concepts and Patterns of service in the Later Middle Ages, Woodbridge, 2000, p

115 Nos membres de la gentry reçoivent généralement leurs bénéfices à travers les réseaux familiaux. Bertie Wilkinson constate que : «Globalement les trois-quarts du clergé appartenant à la gentry ont reçu leurs bénéfices de patrons laïcs 37.» Reginald de Bryan obtient son premier bénéfice du roi en 1347 lorsqu'il devient chanoine avec la prébende de Westbury-on-Trym 38. De nombreux bénéfices gallois sont entre les mains de la gentry ou de l aristocratie anglaise. Le frère de Reginald de Bryan patronne 17 de ses clercs à des prébendes entre 1350 et Griffin de Charlton est présenté au bénéfice attaché à l'église de Youghall dans le diocèse de Cloyne en Irlande par le roi en Le vrai patron est l'héritier de Margaret, épouse de John Tiptoft, alors sous la tutelle d Édouard III. La famille Tiptoft est originaire du Suffolk, et s'allie matrimonialement avec les Charlton. L'arrière-petit-fils de John Tiptoft deviendra comte de Worcester. En 1359, Griffin échange avec son frère le bénéfice contre celui Pontesbury à Saint David's, le patron étant leur père, John de Charlton. La même année, Lewis reçoit Netherball à Ledbury de l'évêque John Trillek 41. Pour ceux d'origine plus modeste, il est plus difficile, mais pas impossible, d'obtenir ce précieux patronage. Henry Ware, semble-t-il, doit son premier bénéfice à Elisabeth Despenser, fille d Edward Despenser, seigneur de Glamorgan dans le Sud du pays de Galles 42. Nous possédons bien plus d'information concernant Adam de Usk, et son cas illustre bien cette quête des bénéfices. Il est présenté comme recteur de Saint Mitchel Troy dans le Monmouthshire le 11 septembre 1383 par le roi du fait de la 37 B. Wilkinson, The Chancery under Edward III, Manchester, 1929, p CPR , p. 417; C. Pap. L., iii, p. 256, D. Lepine, A brotherhood of canons serving God: English secular cathedrals in the Later Middle Ages, Woodbridge, 1995, p CPR , p. 523, Registrum Johannis de Trillek, Episcopi Herefordensis, (éd.) J.H. Parry, Canterbury and York Society, 1952, p R. G. Davies, "Henry Ware", dans DNB., vol. 57, 2004, p

116 minorité de Roger Mortimer, héritier du comté de March. Ce dernier est son premier patron. Il échange ce bénéfice en 1385 contre celui de Babcary dans le Somerset. L'année précédente, il a été ordonné sous-diacre à son propre bénéfice par l'évêque de Hereford. Lorsqu il devient recteur d'upton-scudamore dans le Wiltshire en 1387, c'est sous le patronage de John Waryn, chanoine de Wells. En juin 1396, il échange son bénéfice de Potterne pour celui de Castle Comb sous le patronage de Stephen Scropel, plus tard Chambellan de Richard II. En effet, le 27 septembre 1399, il est recteur de West Hanningfield sous le patronage de Philippa, fille du comte Edmund Mortimer et épouse de Richard comte d'arundel. Adam de Usk, comme les autres clercs juristes, connaît très bien la valeur des bénéfices. Il rentre dans cette course au profit. Les échanges sont fréquents, et s'effectuent relativement facilement. Le 24 novembre, il échange la paroisse de Shirenewton avec son cousin Thomas ap Adam ap William de Weloc contre celui de Panteg dans le Monmouthshire, qu'il laisse par la suite à un autre cousin Matthew ap Hoel 43. Il est en mesure de le faire puisqu'il vient alors de recevoir de Thomas Arundel l'église de Kemsing dans le Kent. Le 3 mai 1400 il reçoit du prince de Galles une prébende dans le diocèse de Bangor, probablement celle de Saint Dianath 44. La recherche de bénéfices n'est pas de tout repos. La compétition se fait âpre, et les affrontements juridiques ne sont pas rares. Une dispute à propos de Llandygwydd l'oppose à Walter Aumeny en février Ce dernier, en effet, proteste lorsque notre Gallois en devient le bénéficiaire, arguant qu'il est déjà le légitime bénéficiaire. En juillet, il est enlevé à Adam. Il porte alors l'affaire devant la Curie. Il semble obtenir gain de cause puisqu'en 1404, il apparait dans les archives comme recteur de Llandygwydd. Ses désagréments ne s'arrêtent pas là puisqu'en 1403, il est accusé par le même Walter de lui avoir tendu une embuscade à 43 Chronicon of Adam of Usk, (éd.) Ch. Given-Wilson, Oxford, 1997, p Ibid., p

117 Westminster. Nous ne savons pas ce qui s'est réellement passé mais le roi lui pardonne le 18 janvier Quoi qu'il en soit, il ne cesse de rechercher le patronage d importants personnages du temps. Eleanor, veuve de Roger Mortimer, épouse en secondes noces Edward de Charlton seigneur du Powys en juin Il devient alors lui aussi patron d'adam. Philippa, comtesse d'arundel le présente au bénéfice de Kingston Deverill dans le Wiltshire en Adam demeure d'ailleurs sous la protection de Thomas Arundel, archevêque de Canterbury et frère de Richard, qu'il mentionne d'ailleurs comme Dominus meus 46. Au XV e siècle, les monastères semblent participer d'avantage au patronage de ces Gallois. En effet, selon Robert Swanson, les abbayes anglaises qui connaissent des problèmes financiers au XV e siècle, s'approprient les bénéfices 47. Davis ap Rees est ainsi recteur de la paroisse de Ditcheat dans le Somerset en février 1426 sur la présentation de l'abbé de Glastonbury 48. David Fairwater reçoit également le patronage de cette abbaye en 1465 pour la paroisse de Marksbury avec une pension de quatre marcs par an. Le bénéfice est vacant en Glanmor Williams rappelle que cette abbaye représente financièrement plus que toutes les abbayes galloises réunies 50. En 1435, Hugh Thomas reçoit la paroisse de Haslebury par le patronage du prieur de Bradenstoke 51. John Morgan est ordonné acolyte le 12 février 1452 et recteur de Grat Parndon par présentation de l'abbé de l'abbaye de Waltham 52, John Vaughan 45 Ibid., p. xxii. 46 Ibid. p R. N. Swanson,"Universities graduates and benefices in the Later Middle Ages", dans Past and Present, 186, 1985, p The Register of John Stafford, Bishop of Bath & Wells, , (éd.) T. S. Holmes, Somerset Record society, i, , p. 36, The Registers of Robert Stillington, Bishop of Bath & Wells, and Richard Fox, Bishop of Bath & Wells, , (éd.) H. C. Maxwell-Lyte, Somerset Record Society, 1937, p. xxvii, G. Williams, The Welsh Church from Conquest to Reformation, Cardiff, 2 ème édition, 1976, p Institutiones Clericorum in Comitatu Wiltonia, , Th. Phillipps (éd.), Middle Hill Press, 1825, p. 125, Register Thomas Kempe London, fos. 25, 106v. 116

118 recteur de Hanwell par celle de l'abbé du monastère de Westminster 53. Les monastères gallois, plus pauvres, apparaissent moins actifs sur le marché des bénéfices. À titre d'exemple, on sait de plus que six des paroisses appropriées par les chanoines augustins de Carmarthen ne rapportent qu'un total de 167, dont 29 seulement vont aux vicaires 54. Michael Wogan, bachelier en droit civil et droit canon vers 1467, est recteur de Pontfaen en 1514 sur présentation du prieur du couvent de Pill, près de Milford Haven dans le Sud-Ouest du pays de Galles 55. On ne lui connaît pas d'autres bénéfices. Ceci dit, comme Peter Heath le précise, le patronage monastique fait face à une extrême pression de la part du roi, de l'aristocratie ou des prélats 56. On peut aussi supposer que les gradués facilitent la promotion d'autres gradués, bien que les archives ne le laissent que rarement transparaitre. On note ainsi que le registre de Morgan pour Worcester révèle un nombre important d'ordinations d'individus originaires du diocèse de Saint David's 57. Il promeut effectivement l'étudiant Maurice Wynter originaire de ce diocèse, au bénéfice de Cottenham 58 et peut-être aussi Morgan Wynter. Le registre épiscopal de Philip Morgan pour le diocèse d'ely n'a pas été conservé, mais on sait que John Blodwell remplit la fonction de chancelier de Morgan dans ce diocèse. De plus, Reginald Pecock aurait obtenu son premier bénéfice dans le diocèse de Worcester grâce également à Philip Morgan, alors évêque 59. On peut donc 53 Ibid., fos, 71, G. Williams, Op. cit., p The Episcopal Register of the Diocese of S. David s 1397 to 1518, (éd.) R.F. Isaacson, Cymmrodorion Record Series, vol. 2, p P. Heath, The English Parish Clergy on the Eve of Reformation, Londres, 1969, p Register Philip Morgan, Worcester., pt. ii, fos 57-68v. 58 Ibid., fos W. Scase, "Pecock Reginald" dans DNB., vol. 43, Oxford, 2004, p

119 penser qu'il existe sinon une solidarité, du moins une sorte de réseau gallois. Le patronage laïc n'est pas en reste. L obtention d'un bénéfice par la gentry ou noblesse anglaise n'est pas chose aisée de par la forte compétition qui existe. Notre échantillon est certes petit, mais il reflète sans l'ombre d'un doute l'intégration des Gallois au jeu des bénéfices anglais à la fin du Moyen Âge. Philip Penkayr est prêtre de la paroisse de Burton dans le Pembrokeshire sur présentation de Henry Malenfant, seigneur de Hodgston, Eleanor Verney, co-tenant de la baronie de Roche le 22 mars Il est aussi vicaire de Cameros, toujours dans le Pembrokeshire, jusqu'en mai de la même année 60. Davis ap Rees est chanoine de Wells en 1428 avec la prébende de Saint Decuman sur présentation de Sir John Kermerdyn 61. Le pays de Galles est donc bien représenté, plus particulièrement le Sud du pays. Sur un total de 395 bénéfices gallois, seulement 53 valent plus de 20 à la fin du XIII e siècle 62. Saint David's est le plus grand et le plus riche, Bangor le plus petit et le plus pauvre. De plus, la rébellion de Glyn Dŵr du début du XV e siècle appauvrit considérablement les diocèses gallois, plus particulièrement celui de Bangor. Ainsi, encore en 1468, l'évêque Richard Edenham se plaint de l'état de pauvreté que connaît son diocèse du fait des conséquences du soulèvement 63. Les gradués gallois se tournent volontiers vers l Angleterre. Les bénéfices anglais sont en effet les plus recherchés car ils rapportent plus. La moitié des recteurs le sont en Angleterre. Un quart obtient des paroisses seulement au pays de Galles (et proportionnellement à l'effectif, la majorité se concentre au XIV e siècle.) En Angleterre, 60 The Episcopal Register of the Diocese of S. David s 1397 to 1518, (éd.) R.F. Isaacson, Cymmrodorion Record Series, vol. 1, p Ibid., ii, p. 182, G. Williams, The Welsh Church from Conquest to Reformation, Cardiff, 1976, p G. Williams, Reorientation and Reformation, Wales c , Oxford, 1987, p

120 les paroisses se situent sans surprise majoritairement dans l'oxfordshire. Arrivent ensuite les comtés limitrophes de Wiltshire et de Berkshire, ainsi que le Middlesex (incluant Londres), puis évidement les comtés des Marches (Herefordshire et Somerset). Maurice Beelt, alias Maurice Wynter, par exemple, recteur de Winterslow dans le Wiltshire en 1432, a pour patrons Richard Beauchamp, comte de Warwick, lieutenant de France et de Normandie, auquel est confié l'éducation du futur Henri VI, Ralph Boteler, Lord de Sudeley, trésorier d'angleterre en 1443, ainsi que William Montfort, chevalier du Warwickshire et du Berkshire et William ap Thomas, steward d'abergavenny ayant combattu à Azincourt 64. Hugh Thomas, recteur de Bemilhan dans le Wiltshire en 1437 obtient le patronage de Johanne Stradlyng de Dauntseye et Bremilham 65. Il s'agit d'une famille de la gentry locale. La présence à Oxford explique bien évidemment cette géographie. Les seuls comtés qui ne soient pas représentés sont le Northumberland, le Cumberland, le Westmorland, dans le Nord de l'angleterre, le Derbyshire dans les West Midlands, et la Cornouailles dans le Sud. Les affrontements entre Yorkistes et Lancastriens lors de la période connue comme la guerre des Deux Roses à partir du milieu du XV e siècle divise la société galloise. Les liens de dépendance et l'attachement à une seigneurie particulière font que les individus soutiennent l'un ou l'autre des camps opposés. En 1455, Lewis Subdon, originaire de Montgomery, reçoit le bénéfice attaché à cette paroisse sur présentation de Richard, duc de York, arrière petit fils d Édouard III, régent du royaume pendant la folie d'henri VI 66. Il va sans dire que le patronage de tels personnages est très recherché. En 1466, William Conwhay recteur de Chetton a pour patron William Stanley, chevalier, plus jeune fils de Sir Thomas 64 Institutiones Clericorum in Comitatu Wiltonia, , Th. Phillipps (éd.), Middle Hill Press, 1825, p. 122, Ibid., p. 125, Registrum Johannis Stanbury, Episcopi Herefordensis, AD. MCCCCLIII- MCCCCLXXIV, (éd.) A. T. Bannister, Canterbury and York Society, 1919, p

121 Stanley, né à Lytham dans le Lancashire 67. D'abord yorkiste, il se bat à Blore Heath en 1459, puis rejoint Henry Tudor à la bataille de Bosworth. Il est le frère de Thomas Stanley, premier comte de Derby, beau père d'henri VII, et de Jane Lady Lovel, fille du premier vicomte Beaumont et veuve de John, Lord Lovel. Owen Pole est présenté à la paroisse de Portishead dans le Somerset en 1479 par Thomas Wyndesone et Thomas Lymerick, chevaliers et patrons de la dite paroisse en raison de la donation faite par Dame Elisabeth Neville de Latimer, épouse de George Neville, baron de Latimer 68, qui est la fille de Richard Beauchamp. John Baret est présenté par Thomas Sayntmour, chevalier, patron de la paroisse de Laugharn, le 4 juillet Il s'agit de Thomas de Saint Maur né vers 1430 et mort en Il est le fils Sir John Seymour de Saint- Maur, famille originaire du Somerset. Il résigne ce bénéfice le 14 avril 1489 et lorsqu'il y est représenté le 18 du même mois, c'est cette fois-là par Henry Percy, comte de Northumberland, cousin d Édouard V, yorkiste mais qui ne s'est pas battu à Bosworth, et a juré allégeance à Henri VII. John est aussi recteur de Carew à la présentation de Richard Nywton, chevalier, le 20 octobre 1489, et qui tient le bénéfice d'edmund de Carew, fait chevalier par le roi après avoir combattu à Bosworth 70. En 1490, John Baret reçoit en bénéfice le canonicat de Saint David s avec la prébende de Trefledon. Le patron n'est autre que l'oncle du roi, Jasper, duc de Bedford et comte de Pembroke, également seigneur du manoir de Kymbolton 71. Enfin, le patronage royal facilite la promotion des gradués. Howel Kyffin est présenté à l'église de Llannrhaiadr-yn-Mochnnant 67 Ibid., p. 131, The Registers of Robert Stillington, Bishop of Bath & Wells, and Richard Fox, Bishop of Bath & Wells, , (éd.) H. C. Maxwell-Lyte, Somerset Record Society, 1937, p. 82, The Episcopal Register of the Diocese of S. David s 1397 to 1518, (éd.) R.F. Isaacson, Cymmrodorion Record Series, vol. 2, p Ibid., p Ibid., p

122 le 2 décembre 1406 par Henri IV 72, Owen Pole à celle d'old Radnor en février 1487 par Henri VII 73, par exemple. On ne peut par conséquent qu'être d'accord avec Virginia Davis lorsqu'elle affirme que deux catégories de bénéficiers émergent dans l Église médiévale, à savoir ceux qui obtiennent le bénéfice désiré très tôt grâce à de solides relations et ceux qui n'en reçoivent pas ou au mieux réussissent à décrocher une paroisse à la fin de leurs carrières 74. Sur les 111 gallois s'assurant un bénéfice, 71 % en détiennent plus d'un. Il convient maintenant d'analyser les plus hauts bénéfices que constituent les prébendes des chapitres cathédraux séculiers. 2.5 Chanoines et prébendes Pour bien comprendre les opportunités qui s'offrent à nos gradués nous devons dresser un tableau sur la situation financière des chapitres cathédraux et des collèges séculiers gallois Ibid., p Op.cit., p. 82, V. Davies "Preparation for service in the Late Medieval English Church" dans A. Curry, E. Matthew (éds.), Concepts and Patterns of service in the Later Middle Ages, Woodbridge, 2000, p Ce tableau est basé sur les données de D. Knowles, R. N. Hadcock The Religious orders in England, 6 ème édition, Cambridge, 1979, p , ainsi que sur celles de G. Williams, The Welsh Church from Conquest to Reformation, Cardiff, 2 ème édition, 1976, p Pour une vue d'ensemble des collèges séculiers anglais, voir Ibid., p

123 Nom Abergwili Bangor (cathédrale) Clynnog-Fawr Holyhead Llandaff (cathédrale) Llandewi-Brefi Ruthin St Asaph (cathédrale) St David's (cathédrale) St Mary's The Virgin Revenus en Date de fondation v. 616 v. 540 VI e siècle Nombre approximatif de : Prébendes Prêtres clercs Tableau 12 : les chapitres cathédraux et les collèges séculiers gallois Nous avons 57 individus qui sont chanoines prébendés (18,7 % des étudiants), ce qui facilite bien sûr les absences. À Lincoln, Wells and Salisbury par exemple, seulement entre un quart ou un tiers des chanoines sont résidents 76. Lorsqu'on regarde de plus près, on constate que très certainement beaucoup d'entre eux ne le sont pas. William Wroth, chanoine de Hereford, est le seul dont on sait qu'il réside à la maison des chanoines en Ces chanoines le deviennent tous pendant leurs études. Même s'il n'est pas toujours possible de l'affirmer avec précision, il semblerait qu'un petit peu plus du tiers le devienne alors qu'ils n'ont pas encore obtenus leurs diplômes dans une faculté supérieure. Pour le reste, le droit permet visiblement d accéder à cet office. Guy Lytle a calculé que 156 juristes d'oxford occupent le poste de chanoine avec prébende de 1380 à Si on prend l'exemple de la cathédrale de Hereford, 76 K. Edwards, The English secular cathedrals in the Middle Ages, Manchester, 2 ème édition. 1967, p BRUO., III, p G. F. Lytle, The career of Oxford students in later Middle Ages, dans J. Kittelson and P. J. Transue (éds.), Rebirth, reform and resilience: universities in transition , The Ohio University Press, 1984, p

124 examinée par David Lepine, le nombre de chanoines se rendant à l'université est tout fait impressionnant. En 1300, 50 % y ont étudié, un siècle plus tard c'est 60 %, puis 90 % en L'obtention d'une prébende arrive en général après celle d'une paroisse. Néanmoins, ce n'est pas toujours le cas pour les membres de la gentry qui peuvent en obtenir une très tôt. Carte 4 : les gradués gallois dans les chapitres cathédraux d'angleterre et du pays de Galles 79 D. Lepine, "A long way from University: Cathedral canons and learning at Hereford in the Fifteenth Century", dans C. M. Barron, J. Stratford (éds.), The church and Learning in Later Medieval society: Essays in honour of R. B. Dobson, Harlaxton, 2002, p

125 Les nominations des chanoines se font au pays de Galles mais également en Angleterre. En 1382, le pape Urbain VI autorise l'archevêque de Canterbury, William Courtenay à nommer luimême les chanoines dans sa province, à condition que ces derniers soient des diplômés de l'université 80. On retrouve des Gallois chanoines dans les neuf cathédrales séculières anglaises (Chichester, Exeter, Hereford, Lichfield, Lincoln, Saint Paul à Londres, Salisbury, Wells et York 81 ). La connexion avec le diocèse de Hereford saute aux yeux. On compte 16 chanoines gallois dans ce dernier, huit à Salisbury, sept à Lincoln, ainsi qu'à Wells, six à York, par exemple. Mais la richesse de ces évêchés est variable : Hereford est, après, Chichester, le plus pauvre, York et Salisbury les plus riches. York a le plus grand nombre de prébendes dont la valeur atteint en moyenne Un peu plus de la moitié des prébendes de ces cathédrales anglaises vaut moins de Au pays de Galles, la cathédrale de Saint David's abrite 17 gradués gallois. Le lien entre les étudiants et Saint David's n'est pas une surprise. Il semble naturel, au vu de l importance du diocèse, et sachant par ailleurs que bon nombre d'étudiants viennent de cette partie du pays de Galles, que les gradués y trouvent des positions de chanoines. Onze sont effectivement originaires du diocèse. Saint Asaph en compte 11 (cinq viennent du diocèse), Bangor cinq et Llandaff trois. À Saint David s neuf de ces 17 chanoines gallois sont juristes. Qui plus est, le pluralisme est loin d'être rare bien sûr. Cinquante étudiants (45,4 % des béneficiers) reçoivent des autorisations afin de pouvoir conserver plusieurs bénéfices (pour la majorité des prébendes) en même temps. John Prophet, par exemple, qui accumule 35 bénéfices tout au long de sa carrière en 80 Concilia magna Britanniae et Hibernia (éd.) D. Wilkins, iii, Londres, 1737, p Voir S. E. Lehmberg, English cathedrals: a history, Londres, D. Lepine, A brotherhood of canons serving God: English secular cathedrals in the Later Middle Ages, Woodbridge, 1995, p D. Lepine, Op.cit., p

126 possède jusqu'à 12 à la fois 84. John Trevaur est aussi chanoine de Saint David s, de Saint Asaph et de Wells en Les individus aux carrières les plus réussies échangent très souvent leur bénéfice en faveur d'un autre au revenu plus fructueux. Reginald de Bryan chanoine de York et tenant de la prébende de Masham devient chanoine de Salisbury par provision pontificale. Son frère, Guy est le patron. La réservation d une prébende plus riche est alors attachée à cette nomination 85. La charge de chanoine est généralement réservée à une élite au service de l Église et du pouvoir royal, ce que confirme David Lepine quand il écrit : «Les canonicats dans les cathédrales étaient pratiquement réservés aux administrateurs de l Église, de l État et aux individus au service de grands personnages, ou aux nobles qui ensemble forment le haut clergé 86.» Aussi Thomas Trillek, qui se trouve sous la protection de son oncle Adam de Orleton, devient-il chanoine prébendé de Wells par provision pontificale en Cependant, un litige l oppose à un autre ecclésiastique en raison du fait de son jeune âge lorsqu il a reçu le bénéfice. Le pape confirme le bénéfice conféré, et il est toujours chanoine en Seuls les membres de la gentry deviennent chanoine à un très jeune âge. La question de la formation de ces clercs et du dévouement à l'office liturgique revient régulièrement tout au long du Moyen Âge. Ces charges sont souvent seulement perçues comme étant un moyen d'augmenter ses propres revenus. L'évêque de Hereford, John Trevenant, inquiet de la situation demande au pape de promouvoir des pasteurs bien éduqués aux prébendes plutôt que des clercs ambitieux qui s'activent à les obtenir BRUO. III, p C. Pap. L., i, p. 158, 173, 176 ; Ibid. iii, p D. Lepine, A brotherhood of canons serving God: English secular cathedrals in the Later Middle Ages, Woodbridge, 1995, p BRUO. I, p Ibid., p

127 Guy Lytle qui a étudié quatre chapitres cathédraux (Salisbury, Saint Paul et Lichfield et une partie de celui de Wells) note une baisse du nombre de gradués dans ces derniers pour la fin du XIV e siècle et le début du XV e siècle. A l'inverse, Barrie Dobson, qui s'est concentré sur le chapitre de York, et Michael Bennett sur les étudiants du Nord-Ouest de l'angleterre ne remarquent pas de diminution 89. Dès lors, quel est le pourcentage de chanoines par période dans notre corpus? En prenant en compte la date d'obtention d'un premier poste de chanoine par rapport au nombre d'individus en fonction de leurs dates médianes d'activité, on s aperçoit que le XIV e siècle compte proportionnellement plus de chanoines que le siècle suivant. Périodes % , , ,2 Tableau 13 : pourcentage de chanoines par période Sur les 26 étudiants de la période , 13 décrochent cette charge avec une prébende, par exemple. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cela. Tout d'abord, ces années correspondent vraisemblablement au pic des provisions pontificales en Grande-Bretagne qui est atteint sous le pontificat de Clément VI ( ) 90. Un certain nombre 89 B. Dobson, "Recent prosopographical research in Late Medieval English History: university graduates, Durham monks an York canons", dans N. Bulst, J- Ph. Genet (éds), Medieval lives and the historians: Studies in Medieval Prosopography, Michigan University Press, 1986, p ; M. J. Bennett, Community, class and careerism: Chestshire et Lancashire society in the age of Sir Gawain and the Green Knight, Cambridge, 1983, p Ibid., p

128 de gallois s'assurent un bénéfice grâce à leur présence à la cour pontificale. C'est le cas de John de Trevaur en D'autre part, pour le XIV e siècle, on recense un nombre plus élevé de serviteurs royaux dans le corpus. Les Charlton, Richard Vaughan, John Prophet doivent tous leur avancement à leurs connections avec le pouvoir royal. En outre, le roi dispose aussi d'un grand nombre de bénéfices et de collégiales comme Saint Stephen à Westminster, Saint George à Windsor ou Saint Martin Le Grand à Londres. Ce sont de très riches collégiales. Elles sont réservées aux serviteurs de l État. Thomas de Charlton est chanoine de King s Free Chapel à Bridgnorth en 1309, tout comme John Prophet en On sait déjà que Reginald de Bryan obtient son premier bénéfice du roi en 1347 lorsqu'il devient chanoine avec la prébende de Westbury-on- Trym 91. Il ne faut également pas oublier que le Statute of Provisors de 1351 et plus encore celui de 1353, qui interdit d'aller plaider sa cause à la cour pontificale, limitent l'ingérence pontificale. L'idée d'un monopole royal sur les bénéfices n'est pour autant pas nouvelle comme le rappelle bien David Lepine : «Depuis l'époque des constitutions de Clarendon de 1163 le roi avait proclamé que ses cours, plutôt que celles de Rome, étaient la dernière cour d'appel en matière de patronage 92.» Par exemple, en 1401, Griffin Yonge reçoit un pardon royal pour avoir accepté le titre de chanoine de Saint David's avec promesse de prébende de Saint David's et d'abergwili 93. Au XV e siècle, la compétition rend sûrement la situation plus ardue pour les gradués gallois, mais il faut aussi garder à l'esprit que le nombre d'étudiants inconnus, n'ayant pas forcément obtenu de diplômes, diminue du fait d'une meilleure conservation des 91 CPR , p. 417; C. Pap. L., iii, p. 256, D. Lepine, Op.cit., p BRUO., III, p

129 sources. Les collégiales royales continuent à servir de récompenses pour les membres de l'administration royale pour notre groupe. John Vaughan devient chanoine de Saint George en 1471, et le demeure jusqu à sa mort, par exemple 94, à l instar de Leyson Geffray en David ap Rees est quant à lui pourvu la King s Free Chapel à Hasting en Enfin, les collégiales galloises c'est-à-dire des églises confiées à un collège de clercs ou à un chapitre collégial, regroupant des chanoines, et qui ne se trouvent pas au siège épiscopal, offrent des prébendes. On énumère six collégiales au pays de Galles. Il y en a trois à Saint David's (The College of The Blessed Virgin Mary, Abergwili et Llandewibrefi) et trois à Bangor (Holyhead, Clynnog Fawr et Ruthin). Elles ne sont pas différentes des paroisses ordinaires, si ce n'est que leurs dignitaires en charge portent le titre de provost (prévôt). Comme le tableau 11 le montre plus haut, leurs valeurs sont loin d être insignifiantes. Ainsi, Abergwili rapporte 42, Llandewibrefi 38. Abergwili est bien représenté avec 11 individus de 1346 à Le roi concède Abergwili au clerc royal John Fairford en Entre 1280 et 1407, 59 des 177 chanoines de ce collège sont clercs royaux (king's clerks) 96. Llandewibrefi compte cinq gradués gallois de 1366 à 1504 dont John ap Rys en Il acquiert la prébende de Llanercayron in the King's gift, la temporel de l'évêché de Saint David's étant alors entre les mains du roi 97. On sait que 20 des 69 chanoines entre 1280 et 1407 sont présentés directement par celui-ci 98. Richard Vaughan, Richard Caunton, Philip Morgan, tous au service de l État, le sont 94 CPR , p CPR , p G. Williams, Op.cit., p Op.cit , p G. Williams, Op.cit., p

130 également. En 1482, David William, Master of the Rolls, résigne sa prébende de Trallwng, attachée au collège d'abergwili 99. Ces chanoines connaissent donc les rouages de l'administration et apparaissent d'ailleurs certainement aux yeux des fidèles plus comme des bureaucrates que des pasteurs. 3 Plus que des pasteurs, des bureaucrates Les cinquante individus qui travaillent dans l'administration ecclésiastique représentent 16,4 % du corpus. Qui plus est, 68 % de ces Gallois sont juristes, contre 10 % de théologiens. Pour le reste, ils sont soit maîtres en arts ou magistri, tandis que nous ne connaissons pas les diplômes pour quatre d'entre eux. Ces juristes constituent donc globalement 11 % de l'ensemble des Gallois à Oxford. Ernest Jacob insiste bien sur le fait qu'en ce qui concerne l Église anglaise, le XV e siècle est le siècle du droit et de l'administration, et non pas celui de la théologie 100. On dénombre ainsi 31 individus pour ce siècle. Guy Lytle a calculé que pour la seconde moitié du XV e siècle, 308 juristes d'oxford (excluant les membres des collèges) sont au service de l'administration ecclésiastique contre 47 théologiens Registrum Thome Bourgchier, Diocesis Cantuariensis, , (éd.) F. R. H. Du Boulay, Canterbury and York Society, , p E. F. Jacob, "On the promotion of English university clerks in the Middle Ages" dans JEH., vol. 1, 1950, p G. F. Lytle, The career of Oxford students in later Middle Ages, dans J. Kittelson, P. J. Transue (éds.), Rebirth, reform and resilience: universities in transition , The Ohio University Press, 1984, p

131 3.1 L'administration diocésaine Assister l'évêque Au début du XIV e siècle, on assiste en quelque sorte à une renaissance des écoles au sein des cathédrales lorsque des évêques nomment des gradués comme chanceliers 102. Dans notre base de données, les chanceliers gallois apparaissent au XV e siècle. David ap Rees et Richard Caunton sont chanceliers dans le diocèse de Saint David's, respectivement en 1425 et Ces hommes sont donc en charge des registres officiels du diocèse et de façon plus générale gèrent le diocèse et assurent la partie juridique de son administration. On comprend bien en quoi un passage par l'université se révèle très utile. Ces hommes ont de l expérience et sont très qualifiés. David ap Rees, bachelier en droit civil en 1410, bachelier en droit canon en 1414 et docteur en droit civil en 1422, est donc un expert dans les deux droits, à l'instar de Caunton, bachelier en droit canon et droit civil en 1413 et docteur en droit civil en Ils se trouvent directement au service de l évêque. Owen Lloyd, est chancelier de l'évêque de Coventry et Lichfield en 1459 et David Husband officie dans le diocèse de Winchester en tant que chancelier et commissaire général de l'évêque William Waynflete en Ces administrateurs sont donc tous juristes à l'exception de trois, l'un de ces derniers, le dominicain Philip Tudur, bachelier en théologie, exerce la fonction d'assesseur de l'évêque de Hereford en Au XV e siècle, 70 % des doyens de cathédrales sont diplômés d'oxford 103. Huit gradués gallois le deviennent. Ces officiers ont entre autre la charge des biens de la cathédrale. Dès le XIV e siècle, des juristes gallois obtiennent ces positions. À Saint Asaph maître Llywelyn ap Madog détient l'office probablement avant B. Wilkinson, The Chancery under Edward III, Manchester, 1929, p R. Evans, The number, origins and careers of scholars dans J.I. Catto and T. R. Evans (éds.), HUO., vol. 2, Oxford, 1992, p

132 Thomas Trillek, chanoine de Hereford de 1327 à 1346, est nommé par provision pontificale doyen du chapitre en 1355 avant d'exercer la même fonction à Saint Paul à Londres. Rappelons ici qu'à la même période, son frère John est évêque de Hereford. John Prophet est chancelier de la collégiale de South Malling en 1383, puis doyen de Hereford de 1392 à probablement 1406, et il reçoit la même année une provision pontificale qui fait de lui le doyen de la cathédrale de York. Au siècle suivant, John Blodwell et David Nawnt sont doyens de Saint Asaph respectivement en 1418 et Six vicaires généraux ressortent de la base de données. Leur rôle est bien de seconder l'évêque. Les mêmes individus se retrouvent souvent à ces postes. C'est surtout le cas à Saint David s. En 1397, Griffin Yonge, alors bachelier en droit canon et droit civil, l est pour l évêque de ce diocèse, Guy Mone. Ce dernier est gardien du Sceau privé sous le règne de Richard II. John ap Rys devient vicaire général de Stephen Patryngton à Saint David's en Morgan Wynter travaille aux côtés de Thomas Rudbourn, évêque de Saint David's, en tant que vicar general in spirituals en On ne sait toutefois pas si ce maître ès arts a étudié le droit. Le népotisme existe aussi, bien évidemment, et en 1361, William de Charlton, bachelier en droit civil, est vicaire général de son frère. De plus, il convient de mentionner le carme David Cherbury, docteur en théologie, qui assiste Benedict Nichol, évêque de Saint David's en 1432 et 1433, puis est assistant et vicaire général de l'évêque Thomas Rudbourne dans le même diocèse en Ce dernier est aussi chancelier de l'université, et sans nul doute cela joue en faveur de Cherbury. Il ne parait en outre pas inapproprié de penser que les diplômés d'oxford emploient de préférence d'autres gradués, comme on l'a vu avec le cas de Philip Morgan pour John Blodwell ou Maurice Wynter. 131

133 Le droit conduit inévitablement ces Gallois dans les cours ecclésiastiques. Philip ap Rys, docteur en droit canon, préside la London Consistory Court et il fait fonction de commissaire général en l absence du dignitaire en Cette cour juge principalement des affaires matrimoniales ou des litiges à propos de testaments. Il semble qu'il doive cette fonction à ses connections avec Robert Gilbert, évêque de Londres ( ), lequel d ailleurs lui lègue dans son testament entre autres un calice et une patène 104. Parfois ils détiennent ces positions tout en continuant leurs études de droit. John Trevaur est keeper of the spirituality de Saint Asaph avant 1382, le poste étant vacant cette année-là, puis tient une position similaire à Hereford. Cette dernière position est vacante en 1389, date à laquelle il passe son doctorat de droit canon et droit civil. Une minorité se met au service occasionnel de figures importantes en Angleterre, apportant leur compétence juridique. Encore une fois, John Blodwell est procureur de Thomas Langley, évêque de Durham en novembre 1418 et juillet 1420, période pendant laquelle il est chancelier d'angleterre. David ap Rees se retrouve pour ainsi dire «sur tous les fronts.» Il devient procureur de l'évêque de Worcester en 1419 et de l'abbé de Peterborough en 1426, et sert aussi Philip Repingdon, évêque de Lincoln en 1413, ainsi que les évêques de Londres, John Kempe de 1422 à 1425 et Robert Fitzhugh en Philip Repingdon et John Kemp, par exemple, finissent leurs carrières comme cardinaux 105. En 1430, on le retrouve dignitaire à la cour épiscopale de John Stafford, évêque de Bath et Wells et en 1436, à celle de l évêque Robert Gilbert, à Londres, et il est aussi commissaire de William Gray, nommé évêque de Londres à la fin de l'année Les monastères ou les prieurés recherchent les services de juristes. David Husband 104 BRUO. III, p Philip Repingdon ayant été promu cardinal en septembre 1408 par Grégoire XI, la validité de son titre est douteuse dans la mesure où les actes de Grégoire XI postérieurs à mai 1408 ont été annulés. 132

134 représente le prieuré de la cathédrale de Winchester lors de l'annexion de la paroisse de Selborne en D'autres dignitaires, aux carrières plus modestes, officient à la cour de l'évêque de Saint David's, tels John Kermerdyn de 1402 à au moins 1406 ou de Philip Howell en Philip Penkayr y apparait en tant que commissaire du vicaire général en L'engagement manifeste des gradués dans le diocèse de Saint David's n'est pas étonnant. Philip Howell chapelain de l ermitage de Holme dans le Gower, près de Swansea, sur la présentation d'all Souls College en 1488, devient également chanoine de Llandewibrefi avec prébende de Nantbendy en Leurs cursus universitaires, mais aussi leurs réseaux de relations expliquent les fonctions de ces Gallois dans l'administration. Les cours ecclésiastiques emploient beaucoup de diplômés en droit. Hugh ap Owen, bachelier en droit civil et droit canon, qui apparaît aussi dans les archives comme préchantre de Saint David's de 1437 à sa mort en Richard Machyn, bachelier en droit canon vers 1468 le remplace. Owen Lloyd se retrouve une fois de plus dans l'administration ecclésiastique en tant que trésorier de la collégiale de Crediton dans le Devon en 1474, de même qu'owen Pole à Saint David's en Ce dernier exerce la même fonction à Hereford en 1505 et cela jusqu'à sa mort. Au siècle précédent, William Wroth est trésorier de Saint David's (1343) et Richard Vaughan de la cathédrale de Saint Paul à Londres (1344). Finalement, les gardiens (wardens) se dévoilent dans la base de données. L'hôpital de Saint David's à Swansea a pour gardien Roger Griffin en 1449 et David William en 1474, tandis que Richard Caunton a la charge de Saint Mary's College dans le diocèse de Saint David's de 1432 à 1445 au moins. Humphrey de Charlton, gardien de l'hôpital de Bautry dans le Yorkshire en 1371, devient gardien de la King's Free Chapel à Faxfleet dans le Yorkshire en 1380, la position étant vacante l'année suivante. 133

135 Au XV e siècle, il ne fait aucun doute que les gradués gallois ont investi les cathédrales. Saint David s et Hereford leur offrent le plus d emploi, bien que les plus reconnus et les mieux établis dans l Église s'attachent à des cathédrales anglaises Les archidiacres L'archidiacre s impose comme une figure marquante du diocèse. C'est avant tout un administrateur, un juge à la fois ecclésiastique et civil. C'est donc tout naturellement que l'on retrouve nos diplômés à ce poste. En effet, vingt-deux le deviennent (7,2 % du total). Seize tiennent leur office au pays de Galles, dont quatre pour Cardigan (tous au XV e siècle), trois pour Saint Asaph 106 (tous au XIV e siècle), deux pour Carmarthen (tous au XV e siècle) deux pour Llandaff et Saint David's (un pour chaque siècle). Une fois de plus, ces archidiacres ne nous sont pas inconnus. En Angleterre, Thomas de Charlton devient archidiacre de Northumberland dans le diocèse de Durham en 1311, Richard Vaughan de Surrey dans le diocèse de Winchester en 1347, David ap Rees de Chester (diocèse de Lichfield et Coventry) en 1424, mais la position est vacante dès l'année suivante, Richard Caunton est archidiacre de Sarum (diocèse de Salisbury) en 1446, Owen Lloyd de Cornouailles en 1467 à 1476, de Barnstaple de 1476 à 1478, date à laquelle il devient archidiacre de Totnes. Ces trois archidiaconés se trouvent dans le diocèse d'exeter. Ils le sont habituellement en fin de carrière, et ils conservent souvent ces postes jusqu'à leur mort. C'est ainsi le cas de Richard Caunton, archidiacre de Sarum en 1446 jusqu'à son décès en 1465 ou d'owen Lloyd. David ap Rees ne conserve pas la position longtemps, il est, en effet, comme nous l'avons mentionné, au service de divers évêques. Ces archidiacres ont pour la plupart de 106 Selon l'historien John Le Neve, Griffin Yonge serait archidiacre de Saint Asaph en Emden pense que c'est improbable. Voir BRUO. III, p

136 fortes connections avec le diocèse dans lequel ils exercent cette fonction. Ils y ont effectivement travaillé dans différents postes. C'est surtout le cas au XIV e siècle. Henry de Gower, originaire du diocèse de Saint David's a ainsi été chanoine à la cathédrale vers 1314, avant d'être promu archidiacre en Ithel ap Robert est chanoine de Saint Asaph en 1357, puis archidiacre dans ce diocèse en David William, archidiacre de Saint David's en 1482, détient des prébendes dans le diocèse, ainsi que le poste de gardien de l'hôpital de Swansea. Les archidiaconés de Saint David's valent en moyenne 56, et celle de Saint Asaph 74 au XIV e siècle 107. La position d'archidiacre s'apparente donc à une récompense ou parfois à une compensation à un manque de revenu. David Cherbury, évêque de Dromore en Irlande en 1431, reçoit un bénéfice in commendam en mai 1432 dû à la désolation de son diocèse du fait de la guerre. En novembre de la même année, il est archidiacre de Brecon. 3.2 L'entourage de l'archevêque de Canterbury Quelques-uns de nos Gallois se font aussi une place dans l'entourage de l archevêque de Canterbury. Ses cours forment de nombreux clercs, et emploient un personnel qualifié. Elles constituent une excellente voie afin d'effectuer de brillantes carrières 108. Ces hommes sont directement liés à l'archevêque. John Prophet, est d'abord registar of the court, c'est-à-dire archiviste et responsable de l'enregistrement des décisions du tribunal de 1382 à 1384, date à laquelle il devient secretarius de William Courtenay, lui-même gradué d'oxford. C'est donc un proche et l'un des 107 G. Williams, Op.cit., p J. Catto "Masters, patrons and the careers of graduates in Fifteenth Century England" dans A. Curry, E. Matthew (éds.), Concepts and Patterns of service in the Later Middle Ages, Woodbridge, 2000, p

137 conseiller de l'archevêque. Philip Morgan, est l'un des commissaires de l'archevêque Arundel, lors de la visite de l'abbaye de Glastonbury en Ils se connaissent bien, et ainsi lorsque Morgan dépose un livre au coffre de Vaughan à Oxford en 1402, il est accompagné de ce dernier 109. En 1409, il est admis à la confraternité de Christ Church à Canterbury et devient membre du conseil du prieuré en Morgan est aussi auditeur des Causes à la prestigieuse cour de Canterbury de 1408 à Cette cour traite des affaires ecclésiastiques qui demandent un examen juridique précis et par conséquent fait appel à un personnel hautement qualifié. L'auditeur des Causes a aussi la charge des diocèses vacants. Cette fonction donne l'opportunité de pratiquer le droit canon, tout en traitant des questions concernant le droit matrimonial et testamentaire ou les litiges en matière d'impôts ecclésiastiques. Il fait aussi parti des juristes employés par Thomas Arundel lors du procès pour hérésie de John Oldcastle en L'archevêque sait le récompenser par les bénéfices d'ivychach et Wingham dans le Kent 111. Ceux qui arrivent à ce niveau de responsabilités ont en général l'archevêque comme patron. Son collègue Henry Ware, bachelier en droit civil et droit canon, acquiert également à la cour son expérience en tant que scribe des actes d'arundel en 1405, et comme avocat en 1415, et on le mentionne comme dignitaire l'année suivante, à l instar de Richard Vaughan, docteur en droit civil, au siècle précédent. Richard Vaughan quant à lui, a une carrière somme toute intéressante. Originaire du diocèse de Saint David's, il est docteur en droit civil vers Il est un des délégués de l université à la cérémonie de confirmation par l évêque de Lincoln de l élection du chancelier de l université le 9 mai Après la réservation de 109 BRUO., II, p Rotuli Parliamentorum , vols. 4, Record Commission, Londres, 1783, p The Register of Henry Chichele, Archbishop of Canterbury , (éd.) E. F. Jacob, vol. 1, Canterbury and York Society, , p Snappe s Formulary and other records, (éd.), H.E. Salter, O.HS., 1923, p

138 bénéfices par le pape, il est nommé, en 1344, comme nous l'avons souligné, trésorier de Saint Paul à Londres 113. Il en devient chanoine avec prébende en Il est également orateur du roi à la Curie en et envoyé en négociations auprès du roi de France la même année, comme nous allons le voir 116. Dix ans plus tard on le retrouve dignitaire à la cour de Canterbury. En 1352, il se retire comme moine bénédictin au prieuré cathédral. Ces postes sont des positions clés pour des hommes ambitieux, mais au talent s ajoute incontestablement les relations. David William, docteur en droit canon, commissaire général de l'archevêque de Canterbury est doyen des Arches, c'est-à-dire juge à la cour épiscopale de l'archevêché de 1480 à Cette cour est la plus haute cour ecclésiastique de la province de Canterbury, et constitue de fait la cour juridique suprême en Angleterre 117. En 1342, l'archevêque John Stratford la réorganise et seulement les bacheliers et docteurs en droit peuvent y exercer comme avocats 118. Elle se trouve à Londres. Adam de Houghton, docteur en droit civil y exerce la fonction d'avocat en Adam de Usk, remplit également la fonction d'avocat, puis de procureur de 1395 à Thomas Arundel est son patron principal durant ces années. Richard Blodwell, selon Emden, serait le premier président du collège des juristes en droit civil en relation avec la cour des Arches. Henry Ware est aussi le parfait exemple de l intégration de certains Gallois aux institutions anglaises par sa fonction de porteparole (prolocutor) à la Chambre Basse (Lower House) lors de la 113 Novum Repertorium Parochiale Londinense, (éd.) G. Hennessy, vol. 1, Londres, 1898, p C. Pap. L., iii, p C. Pap. Pet., i, p. 106, 121 ; C. Pap. L., ii, p. 575 ; P.R.O.E, E 403/336, mem Th. Rymer (éd.), Foedera, ii, pt. ii, Londres, 1818, p Pour plus de détails voir B. L. Woodcock, Medieval Ecclesiastical courts in the Diocese of Canterbury, Oxford, L. E. Boyle, "Canon Law before 1380", dans J. I. Catto (éd.) HUO., vol. 1, Oxford, 1984, p

139 convocation du clergé à Canterbury en Il s'agit d'une sorte d'équivalent du Parlement pour les membres du clergé anglais. Les types d'emplois des diplômés gallois illustrent bien à quel point ils sont engagés dans tous les échelons de l'administration ecclésiastique en Angleterre. 4 Les évêques On sait que de 1215 à 1499, Oxford éduque 57 % des évêques d'angleterre et du pays de Galles. Vingt-trois gallois sont promus au rang d évêques soit 7,5 % des étudiants gallois ou 12 % des diplômés dont 16 nommés de 1293 à Ces évêques sont expérimentés, et environ 15 années se sont écoulées entre leur premier bénéfice et leur ascension à l'épiscopat. La moyenne anglaise pour la période est de 19, La conquête du pays de Galles de 1282 n a pas empêché la nomination de Gallois aux évêchés de la principauté. Llywelyn de Bromfeld est nommé, après consentement royal, à Saint Asaph en 1293, tout comme David Martyn 120 à Saint David's la même année, et John de Monmouth, chancelier de l université en 1290, à Llandaff par provision pontificale en Ces hommes ne représentent aucun danger pour Édouard I er et acceptent la conquête, cela est d autant plus vrai pour David Martyn qui est issu d une famille anglo-galloise. Lorsqu'un appel est fait contre sa nomination à la Curie romaine, on l'a vu le roi écrit au pape afin de le recommander en insistant sur son habilité et excellent caractère, tout en rappelant les services rendus par sa famille à la Couronne J.T. Rosenthal, The training of an Elite Group : English Bishops in the Fifteenth Century, dans Church History, vol. 40, n 2, 1971, p Il est nommé en juin 1293 et le consentement royal est signé le 28 juillet, néanmoins un appel contre son élection est faite à la Curie romaine, ce qui retarde sa prise de fonction. Voir C. Pap. L., i. p W. Greenway, The Bishops and Chapter of St. David's, , Mémoire de maîtrise, Cambridge, 1959, p

140 De même de Bromfeld est commissionné en 1294 par l archevêque Robert Winchelsey afin d excommunier le rebelle Madog ap Llywelyn qui s est proclamé prince de Galles, ainsi que ses adhérents qui tiennent tête au roi d Angleterre dans le Nord du pays de Galles. Pourtant, de Bromfeld demeure avant tout un homme d Église, et en 1297 il est le seul avec de Monmouth à soutenir le même archevêque dans son opposition à Édouard I er qui demande au clergé de participer financièrement à la guerre en Écosse. John de Monmouth semble avoir obtenu les faveurs de Winchelsey, lui même gradué d'oxford. Ce dernier parle en bien à son sujet 122. Le soupçon pèse, tout de même d'une certaine manière, sur les nominés gallois. Par exemple, John de Trevaur n'a pas le droit de prendre possession de son évêché tant qu'il n'a pas juré obédience à Canterbury 123. La question de la suprématie de cette province sur les diocèses gallois demeure un point sensible dans les relations anglo-galloises au Moyen Âge. Le règne d Édouard II voit se développer le remplacement de l'élection de l'évêque par le chapitre de la cathédrale par les provisions pontificales. Pourtant, déjà avant, on peut dire que le roi et le pape se disputent la plupart du temps le droit d'imposer leurs choix aux chapitres cathédraux. Alexander of Monmouth, archidiacre de Llandaff en 1323, est élu évêque la même année, mais le pape rejette son élection. Il en va de même pour Ithel ap Robert à Bangor en Ce dernier va même à Rome afin d'obtenir la confirmation de son élection. Innocent VI lui préfère le dominicain Thomas Ringstead, fidèle serviteur de la papauté. En 1331, Llywelyn ap Madog ab Elis est consacré évêque de ce diocèse à Avignon. Dans la première moitié du XIV e siècle les Gallois de notre corpus promus au rang d'évêque sont donc 122 Registrum Roberti Winchelsey Cantuariensis Archiepiscopi, (éd.) R Graham, Canterbury and York Society, i, , p D. R. Thomas, A History of the Diocese of Saint Asaph, Londres, 1874, p

141 généralement membres du clergé de la cathédrale ou archidiacre. David ap Blethyn, nominé pour l'évêché de Saint Asaph en 1314, a occupé la fonction de chanoine dans ce même diocèse. Parfois, il est difficile, même pour le souverain, d'obtenir l'élection de son favori. Thomas de Charlton est fortement recommandé par Édouard II pour le siège de Hereford en Il y est promu seulement en Lewis de Charlton, neveu de Thomas, est nommé évêque de Hereford par provision papale en Il est consacré à Avignon la même année. Les Charlton, famille puissante des Marches servent le pouvoir royal et sont donc récompensés. Matthew de Englefeld, chanoine de Bangor est élu évêque en février 1328 par le chapitre, tout comme ses prédécesseurs, le consentement royal étant confirmé le mois suivant. La même année Henry de Gower devient évêque de Saint David's après y avoir été chanoine. La mainmise royale sur ce diocèse est évidente au regard de l'élection des évêques. Tant que le choix du chapitre de la cathédrale est acceptable pour le roi, il ne tente pas d'imposer son candidat. Pourtant, on constate que de 1349 à 1496, seulement trois évêques au pays de Galles sont gallois. Il s'agit pour Saint David's de Reginald de Bryan en 1349, d'adam de Houghton en 1362, et pour celui de Saint Asaph, John Trevaur en Anciens gradués d'oxford, membres de la gentry anglo-galloise, de Bryan et Houghton sont aussi de précieux serviteurs de la Couronne. Reginald de Bryan est transféré à Worcester en N'y a t-il pas une certaine désapprobation de la part du clergé gallois face à la nomination d'évêques anglais au pays de Galles? En mai 1344, le chapitre cathédral de Saint Asaph réclame au pape le droit de pouvoir élire un compatriote et non un Anglais. Leur doléance est entendue, et ainsi en 1345, Griffith Trevaur, docteur en droit canon, alors chanoine du chapitre, devient évêque de ce 124 Th. Rymer (éd.), Foedera, ii, pt. i, Londres, 1818, p , 319,

142 diocèse après élection par le doyen et le chapitre. Pourtant, il renonce à la position 125. Peut-être le fait-il sous la pression des agents du Prince Noir qui tentent alors d'obtenir l'élection de John de Lincoln? Cependant, c'est son neveu John de Trevaur qui est nommé par provision pontificale. De même, John Trillek, chanoine de Hereford en 1330, devient évêque du diocèse en 1344, tout comme le chapelain pontifical, John Trevenant en Thomas Trillek, présent à la Curie en 1350, reçoit l'évêché de Rochester en En Irlande, le dominicain Edmund de Caermarthen prend possession de l'évêché d'ardfert en Ces provisions pontificales ne paraissent pas poser problème au roi. Glanmor Williams résume la situation à partir du XIV e siècle en ces termes : «Le critère qui allait désormais déterminer le choix d'un évêque n'était pas son habilité personnelle pour l'office ni le fait qu il convienne au diocèse. Il s agissait plus de son utilité pour le roi et son acceptabilité pour le pape ou vice versa 126.» Ces évêques s'investissent dans leurs diocèses. Henry de Gower agit en grand bienfaiteur. Il fait embellir la cathédrale, rénover des manoirs et fait construire un palais épiscopal. Il établit de même une chantry dans la chapelle de la cathédrale en Nous avons également souligné le fait qu'il fonde l'hôpital de Swansea pour les personnes âgées et les infirmes. John Trillek réside jusqu'à la fin de sa vie dans son diocèse, le quittant seulement pour d'occasionnelles visites à Londres. Son épitaphe le décrit comme étant: gratus, prudens, pius 127. C'est aussi le cas de David ap Blethyn. Le registre de Worcester montre que Morgan ne néglige pas non plus ses devoirs en matière pastorale. Il y réside assez régulièrement Calendar of Ancient Correspondence concerning Wales, (éd.) J. G. Edwards, Public Record Office, 1935, p G. Williams, The Welsh Church from Conquest to Reformation, 2 ème édition, Cardiff, 1976, p Registrum Johannis de Trillek, Episcopi Herefordensis, (éd.) J.H. Parry, Canterbury and York Society, 1952, p. iii. 128 M. L. Bull, Philip Morgan (d. 1435), Ecclesiastic and Statesman, Mémoire de maîtrise non publiée, Université du pays de Galles, Swansea, 1976, p

143 Le XV e siècle voit Griffin Yonge devenir évêque de Ross en Écosse, puis de celui de Hippo en Afrique du Nord 129. Ce cas est très intéressant et est probablement lié à Owain Glyn Dŵr. L Écosse est cléméntiste, c'est-à-dire qu'elle reconnaît le papauté d'avignon, tandis que l'angleterre est restée fidèle à Rome. Une promotion avignonaise signifie donc une promotion anti-anglaise, pro-écossaise et bien sûr pro-française. Il n'est donc plus dans l Église anglaise. David Cherbury est nommé évêque de Dromore en Irlande (1431), Henry Ware de Chichester (1418), Philip Morgan de Worcester (1419), puis d'ely (1426), Reginald Pecock de Saint Asaph (1444), comme on l a vu, et ensuite de Chichester (1450) et John Morgan alias Yong de Saint David's (1496). Les Gallois ont-ils obtenu la place qu'ils attendaient à Oxford? Griffin Yonge, docteur en droit canon, qui joint le camp d' Owain Glyn Dŵr, aurait sans aucun doute espéré être nommé archevêque de Saint David's dans la principauté indépendante que tentait de créer le rebelle gallois. Comme on le remarque, ces individus ne sont pas nommés dans des évêchés dont les revenus sont très importants 130, à l'exception peut-être de Reginald Pecock et Henry Ware à Chischester ou encore Philip Morgan et Reginald de Bryan à Worcester. Reginald Pecock doit son avancement grâce à l'influence de théologiens illustres comme Thomas Gascoigne 131, et à de grands seigneurs 129 Griffin Yonge, est nommé évêque de Ross par l antipape Benoit XIII à Avignon le 14 février 1414 (Voir BRUO., III, p ) Cependant, le changement d obédience à Martin V, après le concile de Constance, ne lui permet pas d obtenir le temporel de l évêché, et de ce fait il le reçoit in commendam. Il est aussi évêque d Hippo in partibus infidelium, puisque le diocèse est en terre d Islam. Cela lui permet de garder le titre d'évêque, mais sans juridiction et sans revenus. 130 Il est à noter encore une fois le faible nombre de diocèses (21) pour l Angleterre et le pays de Galles confondus. Les places sont donc limitées. 131 W. Scase "Pecock Reginald" dans DNB., vol. 43, Oxford, 2004, p

144 séculiers : ses connections avec Humphrey de Lancastre, duc de Gloucester, puis avec William de La Pole, comte de Suffolk facilitent sa promotion 132. Il est intéressant de constater qu en ce qui concerne les six évêques du XV e siècle, seulement deux sont placés à la tête d un diocèse gallois. Selon Rhŷs Hays, les conséquences de la révolte de Glyn Dŵr rendent l accession des diplômés gallois aux évêchés du pays de Galles plus difficile. Il écrit en effet : «Les rois d'angleterre par la suite sont devenus méfiants en ce qui concerne la nomination de Gallois aux évêchés du pays de Galles 133.» Inquiet, peut-être pas autant qu'on puisse le penser, mais il est clair que les diocèses gallois servent à récompenser les serviteurs de l État. Cependant, ceux-ci sont sont pauvres et sont souvent des tremplins vers d'autres plus riches 134. Kathleen Edwards signale : «À partir du XV e siècle les évêchés gallois ont été verrouillés et sont devenus la première étape vers l'obtention de plus riches évêchés anglais 135.» Évêchés Revenus Spirituel Temporel s. d. s. d. s. d. St David's / / Llandaff Bangor / / St Asaph Tableau 14 : les revenus des évêchés gallois E. F. Jacob, "Reynold Pecock, Bishop of Chichester", Proceedings of the British Academy, xxxvii, 1951, p R. W. Hays, Welsh students at Oxford and Cambridge Universities in the Middle Ages, dans WHR., iv, p Néanmoins, comme le souligne Glanmor William :«St David's commence à être regardé comme un évêché plus désirable au XIV e siècle.» En effet, le revenu du temporel passe de 66.12s d'avril à septembre 1247 à 333 pour l'année The Welsh Church from Conquest to Reformation, p K. Edwards, The social origins and provenance of the English bishops during the reign of Edward II, dans TRHS., 5 ème série, vol. 9, 1969, p G. Williams, Op. cit., p

145 Reginald Pecock est évêque de Saint Asaph avant son transfert à Chichester. Philip Morgan, diplomate au service de la dynastie Lancastrienne, reçoit l'évêché de Worcester. Chancelier de Normandie en 1418, membre du Conseil de régence durant la minorité d'henri VI, il est également élu archevêque de York en 1423, le consentement royal étant signé en janvier La confirmation est toutefois refusée par Martin V. Après quelques tentatives pour contrer cette décision, le Conseil de régence finit par se plier à la décision du pape. Le régent, Jean de Lancastre, duc de Bedford, a besoin de négocier avec Rome au sujet des évêchés français, alors sous domination anglaise. Morgan est pour ainsi dire victime des relations diplomatiques entre la papauté et l'angleterre. Il reçoit néanmoins le riche évêché d'ely en compensation. Avec l'accession d'henri VII au trône d'angleterre, ses fidèles supporters sont eux aussi récompensés. C'est le cas de John Morgan en Cela confirme le fait que les évêques du XV e siècle sont presque tous au service de la Couronne. Il semble aussi qu'au XV e siècle le pape ne soit plus en mesure d'assurer un évêché pour ces clercs gallois. John Blodwell et Richard Caunton, par exemple, serviteurs du souverain pontife, n'obtiennent aucun évêché, alors qu'au vu de leurs carrières on pourrait s'attendre à les voir atteindre cette position. Par ailleurs, peut-être que dès la seconde moitié du XIV e siècle, certains Gallois deviennent frustrés de ne pas recevoir les promotions qu'ils escomptent, et de ce fait, un sentiment antianglais a pu se matérialiser. En effet, Adam de Usk, docteur en droit civil, écrit dans sa chronique: 144

146 «Une vacance dans l'église de Hereford, à laquelle le pape m'avait nommé, moi le compilateur de ce présent travail, s'était présentée à ce moment; cependant les Anglais, jaloux, se sont opposés à cette nomination et ont écrit au roi afin d empoisonner son esprit contre moi » Quoi qu il en soit, ces Gallois qui deviennent évêques aux XIV e et XV e siècles, ont une excellente connaissance de l administration et ils sont très nombreux à faire leurs premières armes comme chanoines dans les collèges cathédraux, ce qui est somme toute classique à l époque. Ils sont ainsi tous avant passés par l administration ecclésiastique. Six d'entre eux ont été archidiacres avant d'accéder à l'épiscopat. Ainsi, on l'a vu, Thomas de Charlton est archidiacre de Northumberland en 1311, Griffin Yonge de Saint Asaph en 1398 et de Merioneth vers 1405, John Morgan de Carmarthen en De même, John de Monmouth est doyen, mais in commendam de Westbury-on-Trym dans le Gloucestershire en 1289, Thomas Trillek de Hereford en 1355, puis de Saint Paul à Londres en Ces hommes ont passé de nombreuses années à l'université et sont très qualifiés. Dix évêques sont docteurs, dont cinq en théologie (John de Monmouth, Edmund de Caermarthen, William Bergeveney, Reginald Pecock, David Cherbury). John Trevenant et Adam de Houghton possèdent un doctorat en droit civil, Henry de Gower et John Trevaur en droit canon et droit civil. Lewis de Charlton va jusqu'à la licence de théologie. Quant aux autres, lorsqu'on connaît le grade obtenu, ils sont magistri ou maître ès arts. Ils sont donc très bien formés à l instar de leurs collègues anglais Chronicon of Adam of Usk, (éd.) Ch Given-Wilson, Oxford, 1997, p Au sujet des évêques anglais du XV e siècle voir l excellente étude de J.T. Rosenthal, The training of an Elite Group : English Bishops in the Fifteenth Century, dans Church History, vol. 40, n 2, 1971, p

147 Enfin, certains sont engagés dans l'éducation et la culture. Edmund de Caermarthen, évêque d'ardfert et docteur en théologie, est désigné en 1331 pour être un des maîtres de l'université de Dublin, dont la création a été autorisée par le pape Clément V en Finalement, cette université ne verra pas le jour avant John de Monmouth continue d'être présent dans de nombreuses commissions à Oxford après son élection comme évêque 140. En 1364, Adam de Houghton tente de renforcer l'enseignement de la théologie à la cathédrale de Saint David's, malgré la situation financière difficile que connaît le diocèse à ce moment-là 141. De plus, l'évêque Reginald Pecock, anxieux quant à la propagation de l'hérésie au sein de l Église, préconise la mise en place d'un programme d'instructions en théologie en vernaculaire à l'intention des laïcs, dans lequel le professeur détient un rôle clé, puisqu'il est, selon Pecock, le plus à même de voir si l'élève est prêt à recevoir l enseignement 142. Enfin, le poète Iolo Goch nous a laissé une description de la familia de John Trevaur, évêque de Saint Asaph au XIV e siècle. La culture galloise y côtoie la culture universitaire occidentale 143. Ces lieux attirent sans aucun doute de nombreux clercs gallois. Le fait que les évêques au pays de Galles au XV e siècle soient Anglais a pour conséquence la disparition de ces centres. L Église galloise est définitivement intégrée à celle de l'angleterre, perdant aussi ce qui a constitué son originalité au siècle précédent. Quoi qu'il en soit nous pouvons conclure que l origine galloise ne joue ni en faveur ni en défaveur des diplômés gallois pour ce qui est de leur promotion comme évêque en Angleterre. La situation est bien plus complexe et éminemment très politique. Les gradués 139 E. B. Fitzmaurice, A. G. Little (éds.), Materials for the History of the Franciscan Province of Ireland, , Manchester, 1920, p C. Pap. L., ii, p G. Williams, Op.cit., p E. V. Hitchcock (éd.), Pecock's follower to the Donet, EETS, 164, 1924, p Iolo Goch, Poems, (éd.) D. Johnston, Llandysul, 1993, p

148 gallois prennent part à ce jeu politique anglais. Pour ce qui est de leur promotion au pays de Galles, la révolte d'owain Glyn Dŵr a changé la donne. 5 L administration pontificale Treize individus travaillent dans l administration pontificale, ce qui fait 4,3 % de l'ensemble des Gallois ou 6,7 % des gradués. On remarque que huit y apparaissent entre 1318 et Il semble que cette période soit favorable aux Anglais, et par là même aux Gallois, qui désirent de l avancement à la Curie. Effectivement, vers 1320, un ami anglais de John Lutterel, chancelier d Oxford de 1317 à 1323, lui écrit une lettre dans laquelle il lui conseille de venir à Avignon s il veut y recevoir les faveurs du pape Jean XXII mais aussi du roi de Sicile, un fin connaisseur en théologie 144. La situation se renverse au siècle suivant à en croire Eugène IV qui se plaint en 1438 du manque de présence d Anglais à la cour pontificale 145. Durant la première moitié du XIV e siècle, l'université envoie des gradués à Avignon plaider la cause estudiantine en matière de bénéfices. Ainsi, Lewis de Bromfeld est présent à la Curie en 1331, tandis que, la même année, Edmund de Caermarthen est le mandataire pontifical pour l exécution de grâces pour les étudiants d'oxford, comme nous l'avons mentionné plus haut, et il connaît déjà l'administration pontificale pour y avoir travaillé avant 1329 avec Ralph de Shrewsbury, évêque de Bath & Wells 146. D'autres y viennent en quête de faveurs personnelles. Les frères Trillek sont ainsi eux aussi familiers de la Curie. John s'y trouve en 1343, et Thomas vers En 1343, John de Trevaur y est 144 C. H. Lawrence (éd.), The English Church and the Papacy in the Middle Ages, Londres, 1965, p Ibid., p The Register of Ralph of Shrewsbury, Bishop of Bath & Wells, , (éd.) T. S. Holmes, Somerset Record society, vol. 1., 1927, p

149 également présent lorsqu'il reçoit la prébende de Bangor 147. John Trevenant est chapelain pontifical et auditeur des causes au Sacré Collège en 1385, à l instar de John Trevaur en En 1389, ce dernier est élu évêque de Saint Asaph par le chapitre cathédral, mais lorsqu'il se rend à Rome après avoir reçu l'autorisation royale, il ne réussit pas à obtenir la confirmation pontificale. Il décide alors de demeurer sur place. En 1394, lorsque le siège de Saint Asaph est à nouveau vacant, il l'obtient enfin. On ne doute pas que sa présence à Rome et certainement d'importants contacts à la Curie aient facilité cette promotion. Au début du XV e siècle la situation a néanmoins bien changé. Ainsi, Adam de Usk quitte l'angleterre le 17 février 1402 pour se rendre à Rome afin d'y bénéficier des faveurs du pape. Mais deux jours avant William Etchingham et Thomas Lytwyn du Kent, qui travaillent à la chancellerie royale, l'ont prévenu qu'il ne doit pas se rendre à la cour pontificale pour obtenir des faveurs qui porteraient préjudice au roi, aux coutumes du royaume, ainsi qu'au statut des Provisions 148. Les Gallois sont bien sûr tributaires de la politique extérieure des rois d'angleterre, ce qui engendre probablement une certaine frustration. L'attrait de la cour pontificale et de son bouillonnement intellectuel conduit aussi les théologiens à Avignon ou Rome. Thomas Waleys exerce la fonction de chapelain pour un autre dominicain, le cardinal Matteo Orsini à Avignon en Il a aussi de nombreux contacts avec le cousin de ce dernier, Thebaldo Orsini, archevêque de Palerme 149. David Cherbury est chaleureusement recommandé au frère Thomas Walden par l évêque d Ostie et le vice chancelier de la Curie comme lecteur en théologie vers Il est réputé pour ses compétences intellectuelles. 147 C. Pap. Pet., i, p CCR , p C. H. Lawrence (éd.), Op.cit., p

150 Finalement, avec la fin du schisme et la reconnaissance de l'angleterre en tant que nation conciliaire 150, le besoin de diplomates, de procureurs pour défendre les intérêts anglais devient indispensable. Ainsi, Richard Caunton, docteur en droit civil en 1433 est procureur du roi à la Curie romaine en 1441, comme le laisse supposer la correspondance de l'évêque de Bath et Wells, tout en continuant ses études, puisqu'en 1450 il porte le titre de docteur en droit civil et droit canon dans les archives papales 151. Il est clerc de la chambre apostolique en 1443 et s y trouve toujours en Il défend les intérêts royaux, et ceux de Thomas Beckington 152. Chapelain en 1453, il sert aussi comme envoyé d Eugène IV à Henri VI. John Blodwell, présent au Concile de Constance, abréviateur des lettres apostoliques à la Curie romaine déjà en septembre , est procureur ad limina de Thomas Langley, évêque de Durham de 1418 à Il représente aussi l'abbaye de Margam au pays de Galles dans un litige l'opposant à l'évêque de Llandaff, John de la Zouche en Il obtient gain de cause. Ces hommes se mettent aussi au service ponctuel de certains grands personnages. John Blodwell conseille William Paston au sujet de l annulation du mariage de Jacqueline de Hainault, et dans une lettre datée de 1428, Paston le décrit d'ailleurs comme «un homme bien éduqué ayant de la tenue, et un modeste courtisan de la dite cour 154.» David ap Rees, également mentionné dans cette lettre, semble l'avoir aussi conseillé. Ces individus établissent aussi un réseau de relations en Italie. John Blodwell se lie d'amitié par exemple avec Oddone Colonna 150 J-Ph. Genet, "English Nationalism: Thomas Polton at the Council of Constance", dans Nottingham Medieval Studies, 28, 1984, p C. pap. L., xi, Official correspondence of Thomas Bekynton, Secretary to King Henry VI, and Bishop of Bath and Wells, (éd.) G. Williams, vol. 2, Londres, 1872, p The Register of Henry Chichele, Archbishop of Canterbury , (éd.) E. F. Jacob, vol. 1, Canterbury and York Society, , p. xxxviii, a weel lerned man holden and suffisant courtezan of the be seyd court. The Paston letters: AD, A New Complete Library Edition, (éd.) J. Gaircher, vol. 1, Londres, 1904, p

151 qui devient pape en 1417 sous le nom de Matin V. Richard Caunton correspond avec Francesco Coppini, évêque de Teramo 155. A part les théologiens David Cherbury et Thomas Waleys, les étudiants qui ont passé du temps à la Curie ont étudié le droit, et plus particulièrement le droit civil. Encore une fois il faut souligner le talent de ces hommes. Si l'on en croit l'épitaphe de John Blodwell à Balsham dans le Cambridgeshire, il parle cinq langues (gallois, anglais, latin, français et italien). Ceci confirme tout à fait ce qu'écrit Ralph Griffiths : «Les bureaucrates du XV e siècle étaient des hommes lettrés, ils pouvaient manier des tas de parchemins et de papiers, compiler des liasses de comptes et de contrats, donner des reçus... apposer des sceaux à divers documents et ils pouvaient faire toutes ces choses en français, anglais et latin 156.» Ces hommes habiles et experts de l'administration ont parfois aussi débuté leurs carrières à l'université. 6 Les notaires En 1320, l'université demande au pape de donner au chancelier le pouvoir de nommer un nombre limité de notaires publics 157. Il faut aussi rappeler que cette même année, Édouard III interdit aux notaires institués par autorité impériale d'exercer dans le royaume, affirmant ainsi l'indépendance anglaise par rapport à une sujétion théorique à l'empire. À partir de cette date, ceux qui détiennent leur fonction par cette seule autorité disparaissent peu à peu dans les archives. Cependant, on continue de trouver des notaires possédant 155 CSP. Venetian, , p R. A. Griffths, Public and private bureaucracies in England and Wales in the fifteenth century dans TRHS., 30, 1980, p Formularies which bear on the history of Oxford, c , (éd.) H.E Salter, W. A. Pantin, H. G. Richardson, Oxford, i, p

152 leurs licences des deux autorités à la fois, et ce jusqu'à la fin du Moyen Âge 158. De plus quelques Gallois débutent comme notaires publics, soit par autorité impériale soit par décision apostolique. Cette fonction est souvent regardée comme un tremplin vers un emploi plus rémunérateur. Il est pratique de pouvoir exercer cette activité tout en étant à l'université. Robert de Uske, par exemple, est notaire public employé par Merton College en Henry Ware, qui apparaît comme notaire public par autorité apostolique et impériale en 1398, reçoit 3 sous en juillet de la même année pour avoir authentifié un document à Oxford, mais aussi pro laboribus diversis 159. Adam de Usk est fait notaire apostolique par l'envoyé papal à Oxford Pileus de Prata, archevêque de Ravenne 160. John Prophet est notaire public en Il certifie à Saint Paul à Londres une ordonnance de l'université. Elle est rédigée par autorisation royale, ainsi que celle du Parlement 161. Oxford offre donc aux étudiants un terrain propice à l'application de leur expertise à la fois académique et professionnelle. Les notaires publics prennent de l'importance avec notamment les négociations entre l'angleterre et la France ou l'angleterre et les Pays-Bas pendant la Guerre de Cent-ans. Christopher Cheney écrit : «Ils sont, ou le sont devenus plus tard, des clercs supérieurs de la chancellerie royale ou de l'administration du trésor royal. Souvent, ils ont étudié le droit à l'université 162.» Dans tous les cas ces étudiants gallois exercent cette fonction épisodiquement. 158 P. Zutshi "Notaries public in England in the fourteenth and the fifteenth centuries" dans Historia instituciones documentos, xxiii, p Merton College Records, Chronicon of Adam of Usk, (éd.), Ch. Given-Wilson, Oxford, 1997, p. xiv. 161 C. R. Cheney, Notarie public in England in the Thirteenth and Fourteenth centuries, Oxford, 1972, p Ibid., p

153 7 L'administration des ordres mendiants Certains frères gallois occupent de hautes responsabilités dans l'administration de leurs ordres. Le dominicain John Morgan, docteur en droit civil, se rend au chapitre général de l ordre dominicain à Rome en 1501 en tant que definitor pour la Province anglaise, c'est-à-dire qu il sert directement sous les ordres du supérieur provincial. Il devient prieur de l'ordre en Angleterre en Thomas Radnor, quant à lui, est ministre provincial de l ordre franciscain de 1437 à tout comme Roger Conwey 165 ou John Went un siècle auparavant. On attribue à ce dernier au cours de sa vie des miracles. Il est enterré au couvent de Hereford en Un autre franciscain, Hugh David est nommé vicaire de la province par le ministre général de l'ordre en 1431, cependant il doit faire face à l'opposition du frère Roger Downe qui fait appel au pape 167. John Kempe, archevêque de York, est alors chargé d'enquêter. Nous ne savons rien quant aux suites de ce conflit. 163 BRUO. I, p Ibid. II, p G. Williams, The Welsh Church from Conquest to Reformation, 2 ème édition, Cardiff, 1976, p Op. cit.. III, p Op. cit. I, p

154 Chapitre VI : servir l État 1 L administration royale L'affirmation de l'état en Angleterre à la fin de l'époque médiévale a pour effet de rendre de plus en plus pressant le besoin d'un personnel compétent et formé pour faire tourner en quelque sorte la machine étatique. Les clercs gallois passés par l'université repérés dans l administration royale sont au nombre de 20, ce qui correspond à 6,5 % du total. Douze peuvent être identifiés comme ayant une formation de juriste. Le règne d Édouard III ( ) voit neuf étudiants exerçant dans l'administration royale. Seul Thomas de Charlton travaille comme clerc sous Édouard I er. Par la suite trois seront au service de Richard II, trois pour Henri IV, trois pour Henri VI, c'est-à-dire un total de six pour la Maison Lancastre, et enfin un seul au service d Henri VII, puisque notre période s'achève en Guy Lytle a comptabilisé 122 séculiers diplômés d'oxford (à l exception des membres de New College) qui travaillent dans l'administration royale entre l'accession de Richard II en 1377 et la mort d'henri VII. Les neuf Gallois pour la période représentent donc à approximativement 7 % de ce total 1. Une fois de plus ce chiffre conforte cette idée d'intégration des Gallois au royaume d'angleterre. Ils sont moins nombreux au XV e siècle, mais ce déclin concerne aussi le reste des diplômés d'oxford. Trevor Aston a calculé que le pourcentage de juristes à avoir travaillé au service du roi passe de 38 % au XIII e siècle à 9 % au XV e siècle 2. Les romanistes ou les spécialistes des deux droits réussissent mieux que les canonistes 3, ce qui peut expliquer l'importance du droit civil 1 G. F. Lytle, The career of Oxford students in later Middle Ages, dans J. Kittelson and P. J. Transue (éds.), Rebirth, reform and resilience: universities in transition , The Ohio University Press, 1984, p T. H. Aston, Oxford s Medieval Alumni, dans Past and Present, 74, 1977, p Ibid., p

155 dans notre corpus. La concurrence des inns of court dans lesquelles on enseigne la common law, c'est-à-dire le droit anglais, peut certainement expliquer ce fait. Ces administrateurs sont ainsi hautement qualifiés. Dix de ces clercs possèdent un doctorat, dont neuf en droit. John Trillek et John Prophet sont magistri. Il est très probable qu'ils aient tous deux étudié le droit. Le droit civil domine. Un individu seulement est docteur en droit canon, alors que trois combinent droit civil et droit canon. L'apprentissage du droit civil offre en effet d'avantage d'opportunités pour travailler pour l'état, bien que comme on l'a souligné plus haut, dans les sociétés médiévales, les deux droits se mélangent aisément. Certains sont appelés King's clerk (clerc du roi) sans qu'on en sache d'avantage à leur sujet, tel Richard de Turberville (maître ès arts et étudiant en théologie) en John Trillek, quant à lui, clerc en 1327, devient évêque de Hereford en À partir de cette date, il siège alors régulièrement au parlement, sauf en 1351 lorsqu'il est excusé pour raisons de santé 4. William Bergeveney est clerc royal en 1341, l année même où il devient docteur en théologie et chancelier de l université. En 1351, on lui ordonne de retourner en Angleterre et de se présenter devant le conseil du roi sous peine de déchéance 5. Trois individus servent le roi au pays de Galles. En 1402, John Trevaur apparaît dans les archives royales comme lieutenant dans le nord du pays. David Kyffyn, docteur en droit canon en 1453, devient avoué du roi chargé de recevoir les hommages de la part des tenants de la seigneurie de Chirk dans les Marches galloises en juillet John Fairford en 1401 (magister en 1402 et déjà dans l'administration ecclésiastique) est receveur royal des seigneuries de Bualt et Dinas en Il reçoit l'autorisation de pouvoir accepter, au nom du roi, les demandes de pardons des rebelles 4 CPR , p CCR , p Op.cit , p. 208,

156 gallois dans les seigneuries de Brekenok, Bualt, Can Cressely, Hay, Glynbough et Dinas 7. Ceci révèle donc toute la confiance du roi en ses administrateurs gallois. Naturellement la gentry se met au service du pouvoir royal. Thomas de Charlton, docteur en droit civil vers 1317, apparaît comme clerc royal dès Il devient auditeur des pétitions pour la Gascogne et gardien du Sceau privé en De 1316 à probablement 1318, on le retrouve comme Controller of the Wardrobe, c'est-à-dire chargé d'administrer les finances militaires, il voyage avec le roi. Dix ans plus tard, le voilà fait trésorier de l'échiquier, soit le chef officier gérant les finances royales. En 1337, le roi le nomme chancelier d'irlande, puis enfin gardien d'irlande l'année suivante où il travaille avec un autre gallois diplômé d'oxford, John Rees, alors trésorier. Ce dernier reçoit la protection pontificale pour se rendre en Irlande cette année-là afin d'y traiter les affaires royales. Humphrey de Charlton, docteur en théologie en 1355, apparaît comme clerc dans les archives la même année. Il suit vraisemblablement les traces de son oncle Thomas. Son frère Lewis, bachelier en théologie vers 1360 est quant à lui trier of petitions pour l'angleterre au Parlement deux ans plus tard, puis pour l'aquitaine de 1363 à La famille de Charlton est, comme on l'a vu, une famille influente dans les Marches galloises et proche du roi. Il n'est donc pas surprenant de retrouver ses membres au service d Édouard III, mais c'est plus proprement une famille anglo-galloise que galloise. Les rois d'angleterre puisent également leurs serviteurs à la cour de Canterbury. Ils savent que s'y trouvent des juristes et des administrateurs compétents. Maître John Prophet, greffier dans cette cour en 1382, est clerc royal en , avant d être promu 7 Ibid , p T. F. Tout, Chapters in Mediaeval administrative History, vol. 3, , p

157 clerc du Sceau privé en 1391, et en 1392, il est décrit comme clerk of the Council. Il rédige d ailleurs pour les années les minutes du conseil, nous offrant un regard sur son fonctionnement. Secrétaire du roi en 1402 et gardien du Sceau privé en 1406, sa carrière est celle d un homme habile et hautement qualifié, dont le talent n échappe pas aux monarques anglais. Il continue ainsi sous le règne d'henri IV une carrière débutée au service de Richard II. Selon James Baldwin, John Prophet serait le premier à devenir clerc du Conseil royal : «Prophet est devenu un des membres les plus assidus, comme la récurrence de son nom sur les registres témoigne, et parce qu il était pratiquement le seul membre qui avait été actif dans ce type de travail avant, son expérience a dû être estimable dans la reprise des traditions des années précédentes 9.» Son testament, d'ailleurs, révèle qu'il maintient une large maisonnée. Il faut rappeler aussi que le Sceau privé met en forme toutes décisions émanant du roi et de son Conseil. Il s'agit bien d'un rôle essentiel dans la monarchie et James Baldwin précise effectivement : «Selon le journal une demi-douzaine de sujets étaient traités par jour, auxquels il faut rajouter des pétitions que le journal ne mentionne pas 10.» Ces hommes sont indispensables au bon fonctionnement de l'administration royale. Certains de ces individus accomplissent de remarquables carrières. Ainsi, le fait de travailler à la cour des Arches accélère la carrière d'adam de Usk qui entre aussi au service de la Couronne comme commissaire royal afin d'entendre les requêtes à la cour de l'amirauté, l'une des cours anglaises jugeant en droit civil et non en common law 11. David ap Rees, docteur en droit civil en 1422, tient lui aussi la fonction de commissaire royal l'année suivante, et un prêt lui est fait par le trésor royal. De même, Philip David, greffier 9 J. F. Baldwin, The King s Council in England during the Middle Ages, Oxford, 1913, p Ibid., p Ibid , p. 636,

158 à la cour de Canterbury de 1415 à 1424, est commissaire à la cour d'appel de l'amirauté en La formation en droit civil s'avère ici très utile. Ces carrières sont lucratives. Richard Caunton reçoit 600 pour ses dépenses et ses déplacements au service du roi à la Curie romaine pendant des années. John Prophet reçoit aussi d Henri IV un salaire annuel de 100 pour son travail en tant que secrétaire 12. Il est une question qu'on est à même de se poser. En effet, quel est le nombre de Gallois de souche à travailler au service du roi? Au XIV e siècle quelques individus semblent de par leurs noms être de descendance galloise. C'est ainsi certainement le cas de Griffith Trevaur, John Rees ou Richard Vaughan. Il n'y en a pas, cependant, sous le règne d Édouard I er. Les Charlton se considèrent certainement Anglais. C'est donc seulement à partir du règne d Édouard III que les gradués gallois paraissent plus nombreux au service de l État, ce que l'on peut mettre sans doute en relation avec le rôle des élites sociales galloises au service de l'angleterre pendant la guerre de Cent Ans : la plupart des retenues anglaises sur le continent comportent alors des contingents d'archers gallois commandés par des officiers gallois. Anglais ou Gallois, c'est donc d'abord l'expertise juridique de ces hommes qui est recherchée par la monarchie anglaise. 2 Des diplomates Les rois d Angleterre utilisent les services de nombreux gradués pour des missions diplomatiques. Déjà à la fin du XIII e siècle, maître Philip Le Waleys reçoit la protection royale pour se rendre à l étranger en compagnie de l abbé de Westminster afin de 12 Ibid., p

159 négocier un mariage entre Margaret, fille d Édouard I er, et Jean, duc de Brabant 13. Ces hommes demeurent ainsi au cœur de la diplomatie de l'époque pour laquelle le droit civil fait partie des compétences exigées, et leur connaissance approfondie du droit leur permet de négocier mais aussi d'élaborer les traités. Par exemple, lorsque les représentants d'henri IV au Concile de Constance reçoivent une commission afin de négocier avec la Hanse Teutonique ou Gênes, c'est le juriste gallois Philip Morgan qui est chargé de mettre ces négociations légalement en forme 14. Henry de Gower se trouve aux côtés d Édouard III à Amiens en 1329 lorsque ce dernier rend hommage à Philippe VI. Cinq ans plus tard le roi l'envoie en France afin de renouveler la paix avec les Français et en 1342 il négocie un traité de paix à Autoing près de Tournai. C'est en tant que magnat et évêque de Saint David's qu'il siège également au Parlement en 1341 et en Dans une lettre au pape, Édouard III fait son éloge, soulignant le fait qu'il est expert dans l'administration et a connaissance de plusieurs langues incluant le gallois 15. Adam de Houghton, docteur en droit civil vers 1340, puis déjà clerc royal en 1352, se rend en France durant les années 1360 à 1362 pour servir le roi. John Trevenant, clerc royal en 1394, se déplace à l'étranger lui aussi pour traiter des affaires du roi. Il a toute la confiance de Richard II, qu'il rencontre d'ailleurs en 1399 à Oxford afin de le conseiller au sujet du Schisme 16. John Trevaur, qui voyage en Écosse en 1398, est aussi présent à la rencontre d'oxford. Il prend part à la campagne d'henri IV en Écosse et annonce en Castille l'accession du Lancastre sur le trône d'angleterre avant de le trahir en rejoignant Glyn Dŵr, comme nous l'étudierons dans notre dernière partie. 13 BRUO. II, p Th. Rymer, Foedera, (éd.) A. Clarke, vol. 4, 2, Londres, 1818, p Ibid., vol. 2, pt. Ii p. 747, 748, CCR , p

160 Les ambassades comptent donc généralement un contingent non négligeable d universitaires. En 1339, Richard Vaughan se trouve aux côtés de l'évêque de Lincoln, ainsi que de Richard Kilvington, mathématicien et docteur en théologie afin de négocier avec Philippe de Valois 17. Nous sommes au début de la Guerre de Cent ans, et ces négociations sont primordiales afin de permettre à Édouard III de construire son offensive diplomatique qui marque le début de la guerre avec la France. Deux individus méritent qu'on s'intéresse à eux de plus près. Il s'agit de Philip Morgan et Henry Ware. La carrière du premier est celle d'un brillant juriste, docteur en droit civil vers 1397, puis docteur en droit civil et droit canon en D'ailleurs l historien allemand Lenz voit en Morgan le plus talentueux des diplomates d'henri V 18. Ses déplacements sont assez impressionnants. Dans les années 1414 et 1415, il voyage entre la Hollande, la Bourgogne et Paris. Les négociations avec la France en 1414 sont un succès. En Hollande, on lui demande de traiter avec Guillaume VI de Bavière, alors comte de Hainaut et de Hollande, au sujet du prêt de navires afin de préparer l'invasion du royaume de France 19. En 1415, il mène des négociations secrètes avec Jean sans Peur, duc de Bourgogne. L'année suivante, il est chargé de consolider la paix avec le duc de Bourgogne et conduit les négociations avec les Français à Calais. On le retrouve aussi en mission auprès de l'empereur Sigismond à son retour du concile de Constance en novembre Soulignons au passage que la délégation anglaise à ce concile compte un bon nombre d'universitaires, de surcroît juristes. John Blodwell y est d'ailleurs aussi présent. Philip Morgan a toute la confiance d'henri V. En décembre 1416, il traite l'alliance avec le roi d'aragon et des princes allemands. Il négocie également 17 BRUO. III, p Cité par E. F. Jacob, "The promotion of English clerks", dans JEH., i, 1950, p M. L. Bull, Philip Morgan (d. 1435), Ecclesiastic and Statesman, Mémoire de maîtrise non publiée, Université du pays de Galles, Swansea, 1976, p

161 à Paris la libération du connétable de Richemont, Arthur de Bretagne, en Quant à Henry Ware, licencié en droit canon ainsi qu'en droit civil, il participe aux négociations infructueuses pour le mariage de Catherine de Valois et d'henri V en L'ambassade est menée par Thomas Langley, évêque de Durham et Richard Courtenay, évêque de Norwich 20. Il est engagé dans diverses négociations en France et en Bourgogne en 1416, 1417 et Il travaille alors en collaboration avec Philip Morgan. Ils se connaissent bien et appartiennent déjà au même cercle à Oxford, puis à Canterbury en 1408 au service de l'archevêque Thomas Arundel, avec lequel ils ont d'ailleurs étudié. Il obtient le poste de gardien du Sceau privé en 1416 et le conserve jusqu'en À en juger par la Gesta Henrici quinti 21, c'est un homme très respecté et d'excellente réputation. Le début du XV e siècle offre ainsi des possibilités d'emplois dans le domaine de la diplomatie pour les juristes, et notamment pour les civilistes, qui réussissent de ce fait à obtenir de solides patronages. Certains, à l'instar de Philip Morgan ou de Henry Ware, se retrouvent dans l'entourage du pouvoir royal. 3 Des gradués gallois dans l'entourage du pouvoir royal Certains Gallois s'investissent dans les affaires de la monarchie anglaise. La gentry anglo-galloise y joue une part active. David Martyn, comme nous l'avons souligné dans notre première partie, signe l'ordonnance de Celle-ci, élaborée par un comité de 21 membres élus par des personnalités importantes du royaume, a pour but, entre autres, de limiter l'influence de Piers Gaveston sur Édouard II, et de réduire par la même occasion le pouvoir royal. Bien qu'il faille reconnaître que David Martyn ne soit pas une 20 Th. Rymer, Op.cit., vol. 1, p Gesta Henrici quinti: the deeds of Henry the Fifth, (éds.) F. Taylor, J. S. Roskell, Oxford, 1975, p

162 figure marquante de ce comité, contrairement à l'archevêque de Canterbury, Robert Winchelsey, il n'en demeure pas moins que cela prouve la place non négligeable qu'il tient dans la sphère politique de l'époque. Le fait d'appartenir à un cercle regroupant des figures importantes d'oxford pousse certains individus à entrer dans la sphère politique. John de Monmouth se trouve aussi dans le comité des barons qui demande des réformes en 1317, et qui au printemps de l'année suivante négocie avec le roi le traité de Leake qui scelle la réconciliation entre Édouard II et le comte Thomas de Lancastre. Il est associé à l'archevêque Robert Winchelsey, auquel il a d'ailleurs succédé en tant que chancelier de l'université. Griffith Trevaur, docteur en droit canon vers 1325, siège au conseil du fils ainé d Édouard III, le Prince Noir, lors des déplacements de ce dernier à l'étranger en S'il est vrai qu'on ne connaît rien sur les agissements de Trevaur au sein du conseil, Adam de Houghton fait, lui, partie du comité de 12 magnats en charge de mettre en place des réformes pour le royaume en L'année suivante, il occupe la haute fonction de Chancelier d'angleterre, c'est-à-dire de principal conseiller du roi et de maître de l'appareil d État, grâce à l'appui de Jean de Gand qui est l'homme fort du pouvoir royal anglais 22. À la mort d Édouard III en 1377, il est renommé chancelier jusqu'à l'année suivante. Si le roi envoie des juristes en ambassades, ces derniers se révèlent également utiles en tant que conseillers. John Trevaur et John Trevenant conseillent Richard II au sujet de l'épineuse question du schisme 23. De plus quelques Gallois sont actifs lors de la crise de la monarchie anglaise de John Trevaur rallie ainsi le duc de Lancastre, siégeant au comité de déposition de Richard II, et lit devant le Parlement la sentence qui destitue le souverain. Adam de Usk participe aussi à ce comité, ayant rejoint son patron 22 W. B. Jones, E. A. Freeman, The History and antiquities of Saint David's, Oxford, 1856, p BRUO. III, p

163 Thomas Arundel, archevêque de Canterbury. Il réussit d'ailleurs à sauver son lieu de naissance des représailles d'henri, la ville d'usk étant en effet, restée fidèle à Richard II. Ce dernier, emprisonné dans la Tour de Londres, recevra la visite de Usk 24. Le début du XV e siècle qui voit le soulèvement de Glyn Dŵr a pu rendre la situation plus délicate pour ces Gallois. En effet, en 1413, Henry Ware, Philip Morgan et Adam de Usk, en tant que Gallois, reçoivent en échange d'un demi-marc une licence royale afin d'être autorisés à résider en Angleterre lorsque le roi promulgue que tous les Gallois vivant en Angleterre doivent rentrer au pays de Galles 25. Il semblerait également que lors de cette révolte le Parlement ait attiré l'attention du roi au sujet d'une présence galloise, à ses yeux, trop importante dans l'administration royale 26. Pour autant, l'accession de la Maison Lancastre au trône d'angleterre ne semble pas nuire aux Gallois. Philip Morgan, protégé de Beaufort, commissaire à la cour de l'amirauté entre 1409 et 1416, dirige l'administration du duché de Normandie comme chancelier en On le retrouve membre du Conseil de régence durant la minorité d'henri VI en 1422 avec le salaire très confortable de 200 marcs par an 27, avant de devenir membre du Conseil royal en En 1426, il arbitre la dispute entre le duc de Gloucester et Henry Beaufort au sujet de la régence du royaume 28. De bonnes carrières s'ouvrent donc aux diplômés pour peu qu'à leur talent et habilité s ajoutent un réseau de relations et de connections. L'arrivée de la Maison Tudor, dont la famille est originaire de l'île d'anglesey dans le Nord du pays de Galles, renforce assurément le phénomène. John Morgan a ainsi pour ami Rhys ap Thomas, fort 24 Chronicon of Adam of Usk, (éd.) Ch. Given-Wilson, Oxford, 199, p CPR , p Rotuli Parliamentorum , vol. 3, Record Commission, Londres, 1783, p Ibid., p Ibid., p

164 soutien d'henri Tudor au pays de Galles. Lorsque ce dernier devient Henri VII, il sait se montrer généreux envers les Gallois qui l'ont supporté. Ainsi John Morgan se retrouve dans l'entourage royal dès octobre 1485 en tant que chapelain et conseiller 29. Dans une lettre destinée à Sir Rhys ap Thomas, John Morgan compare Richard III au roi Saül et dresse un parallèle entre l'accession d'henri Tudor et du roi David 30. Albert Pollard a suggéré qu'il a pu être aux côtés d'henri Tudor lors de son exil en Bretagne 31. Pourtant, il est vicaire de Hook Norton dans l'oxfordshire de 1478 à BRUO. II, p The Cambrian Register (éd.) W. O. Pughe, vol. 1, Londres, , p A. F. Pollard, "The Mediaeval under-clerks of Parliament", dans BIHR, Londres, 1939, xv, p

165 Conclusion Les Gallois qui se rendent à Oxford y vont donc surtout avec l'intention d'étudier le droit. Le droit civil peut apparaître comme leur premier choix, mais plus généralement ils acquièrent des connaissances en droit canon et romain. Rien de surprenant dans le fait que la théologie domine chez les réguliers et les ordres mendiants. Les deux-tiers des étudiants sont des séculiers. Ils entrent dans l Église généralement au cours de leurs études avec l'ambition d effectuer une carrière dans l'administration ecclésiastique, que ce soit au niveau diocésain, à Canterbury ou même à la Curie. Le XIV e siècle connaît une intégration plus prononcée des diplômés gallois au sein de l'administration royale. Bien que la première moitié du siècle suivant compte un certain nombre de diplomates, les Gallois de l'université ne semblent plus se diriger vers le service du roi. Ce constat est global dans la population estudiantine d'oxford et n'est pas une spécificité galloise. La compétition avec la common law explique probablement ce fait. Les cours ecclésiastiques demeurent les lieux par excellence dans lesquelles ces juristes peuvent exercer. En ce qui concerne les bénéfices, à partir de la seconde moitié du XIV e siècle, les Gallois en obtiennent de plus en plus par le patronage pontifical, royal, des évêques, ou de la gentry. Ils ont réussi à attirer des patronages anglais. La majorité des chanoines prébendés le sont à Saint David's ou Hereford, mais on trouve bien sûr aussi une poignée dans de riches chapitres cathédraux anglais. L'université d'oxford est donc en mesure de leur apporter des perspectives de carrières. Nous avons examiné les conséquences de ce passage par l'université. Nous pouvons dès lors maintenant nous arrêter à l'analyse de la vie universitaire des Gallois à Oxford. 164

166 Troisième partie : vie universitaire des Gallois à Oxford 165

167 Introduction Étudier à l'université peut se révéler être une expérience très enrichissante pour ces Gallois. Cela ouvre des perspectives nouvelles. Ieuan ap Rhydderch ap Ieuan Llwyd, par exemple, déclare dans un de ses poèmes, le plaisir qu'il a pu éprouver en apprenant les arts libéraux, le droit civil et la langue française. Il conclut en rajoutant combien il est agréable de découvrir des choses étrangères 1. On imagine aussi aisément que des réseaux de sociabilités se créent et que des liens de solidarités se forment. Howel Kyffin divertit ses camarades à Oriel College en en leur servant du vin 2. Les archives ne dévoilent malheureusement que partiellement ces aspects, mais il est facile d'entrevoir une vie étudiante haute en couleurs, et finalement peut-être pas si différente de celle d'aujourd'hui. 1 D. Iestyn (éd.), Gwaith Ieuan ap Rhydderch, Aberystwyth, 2003, p BRUO. II p

168 Chapitre VII : les sociabilités 1 Solidarité estudiantines 1.1 L'entraide L'entraide entre étudiants gallois se dévoile ici et là dans les archives, et laisse transparaitre les liens entre les individus. Il est facile de comprendre que les Gallois à Oxford se regroupent et se retrouvent entre eux. Le besoin de pouvoir communiquer dans sa langue natale se fait probablement aussi ressentir avec plus ou moins de force selon les personnes. Des liens d'amitiés se créent donc entre étudiants gallois. Le prêt ou don d'un livre, objet précieux, révèle cette expression de solidarité et de sociabilité. On découvre grâce aux testaments que Lewis de Charlton a acheté pour Roger Conwey le Super Librum Tertium Sentatiarum de Thomas d Aquin, ce qui prouve certainement leur complicité, sinon leur amitié 1. Conwey est un franciscain et ce docteur en théologie est présent à Oxford vers Cette même année, Lewis de Charlton porte le titre de bachelier en théologie. Ces dernières remarques mettent aussi en lumière ces mêmes réseaux entre Gallois et Anglais, ou du moins les rapports professionnels entre individus. En 1440, Richard Caunton prête des livres de droit civil à Ralph Drew, auquel il est lié par contrat 2. Effectivement, ce dernier travaille pour lui, et en échange il semblerait que Ralph Drew, qui est nommé magister, soit formé par Richard Caunton, qui à cette date, est déjà docteur en droit civil et clerc dans l'administration royale. Les livres passent ainsi de mains en mains. Parmi les ouvrages donnés à Ralph Drew se trouve un cahier manuscrit de théologie, un quaternus, sur lequel est écrit le nom d'un autre 1 BRUO. I, p Registrum Cancellarii Oxoniensis , (éd.) H. E. Salter, vol. 1, OHS., 1932, p

169 étudiant gallois, Maurice Pencaer 3. Owen Lloyd, quant à lui, hérite d un livre de droit civil de son cousin Richard Caunton en Tout cela laisse donc entrevoir des sociabilités à un niveau académique. Cette solidarité se traduit de la même manière à travers l administration des biens et des effets après le décès d'un étudiant. Ainsi, Richard Ruthyn, bachelier en droit canon vers 1479 administre les biens de John Kyffyn, également étudiant en droit canon, lorsque celui-ci meurt en 1514 à Oxford, ce qui laisse imaginer qu ils étaient tous deux assez proches l un de l autre 5. De même, comme nous l avons vu précédemment, les étudiants s entraident financièrement. Reginald Stone se porte garant pour le Dr Thomas Chalke et pour Robert Kaynell en 1462, respectivement à Hincksey Hall et à Little Bedell Hall. Lorsque Griffin Welsha et Thomas Welsha déposent un livre dans le coffre de Rothbury afin d'obtenir un prêt financier, ils sont accompagnés de Thomas Cornish. Quant au Dr William Alyard, en 1466 il doit 40 sous à Lewis Subdon 6. Les anciens gradués d'oxford aident aussi des individus, qu'ils soient parents ou amis. C'est le cas, on l'a vu, de John Davy qui hérite de huit marcs de maître William Saunders afin d étudier à Oxford pour un an et de célébrer la messe pour ses parents et bienfaiteurs en Il s agit probablement de William Saunders, archidiacre de Bangor, puis d Ely. Évidemment ces amitiés peuvent s'inscrire dans la durée. Thomas Waleys est très ami avec maître Lambert de Paulesholt à la fin de sa vie. Ce dernier s'occupe de lui; car en effet, dans une pétition envoyée au pape en 1349, Lambert décrit Thomas comme 3 Ibid., p BRUO. II, p Ibid. III, p Registrum Cancellarii Oxoniensis , (éd.) H. E. Salter, vol. 2, OHS., 1932, p Ibid., p

170 étant «très âgé et paralysé 8». Il est tout à fait plausible qu'ils se soient liés d'amitié à Oxford. Les testaments permettent de la même mesure de constater les relations entre individus. 1.2 Exécuteurs testamentaires Le fait que certains Gallois apparaissent dans les testaments comme exécuteurs testamentaires atteste de la confiance et de l'amitié qui peuvent exister entre deux individus fréquentant la même institution. Maurice Wynter est l'exécuteur de David Nawnt en Ils logent tous deux peut-être à la même période à Saint Paul Hall. En effet, David s'y trouve en 1428 et Maurice y tient la fonction de principal en Il est aussi témoin du testament de Philip Morgan, évêque d'ely 10. Les sociabilités à Oxford, auxquelles s'ajoutent également des carrières communes au sein des mêmes cercles rapprochent sans l'ombre d'un doute ces individus. John Blodwell est ainsi également l exécuteur testamentaire de Philip Morgan en La même chose se retrouve entre Gallois et Anglais. Ainsi, Philip Morgan est exécuteur testamentaire pour son patron l archevêque de Canterbury, Thomas Arundel, en , et Walter Nest l'est pour Robert Haskyn en Parfois un étudiant peut être l'exécuteur testamentaire d'un habitant de la ville d'oxford. Owen Morgan est ainsi l exécuteur testamentaire de Margaret Tamworth d Oxford en 8 C. Pap. Pet. i, p Registrum Cancellarii Oxoniensis , (éd.) H. E. Salter, vol. 1, OHS., 1932, p Op. cit., ii, p The Register of Henry Chichele, Archbishop of Canterbury , (éd.) E. F. Jacob, vol. 3, Canterbury and York Society, , p Ibid., p. 28, Registrum Cancellarii Oxoniensis , (éd.) H. E. Salter, vol. 1, OHS., 1932, p

171 Une certaine forme de sociabilité existe donc entre la ville et l'université, entre Town and Gown. 2 Nombre d'années passé à l université Dans la mesure où les dates de naissances ne nous sont pas connues, nous ne sommes pas capables de dire avec certitude à quel âge nos individus font leur entrée à l'université. Il semblerait, néanmoins, que ça soit à un âge assez jeune, vraisemblablement vers 14 ans. Les sources demeurent pour le moins ambiguës. Par exemple, deux bacheliers à Oriel en 1411 ont environ 20 ans, et un autre qui meurt à Sparrow Hall en 1300 aurait près de 16 ans 15. En ce qui concerne notre corpus, Adam de Usk serait né entre 1360 et 1365 et il serait arrivé à Oxford à la fin des années Il aurait par conséquent environ entre 15 et 20 ans lors de son entrée à l'université. John Trillek, né aux alentours de , se trouve à Oxford en 1324, ce qui correspond à l'âge que la majorité des historiens des universités s'accordent à accepter comme norme 18. Son frère ainé Thomas est déjà maître ès arts en 1331, faisant ainsi son entrée à l'université probablement au même âge. Un autre exemple est celui de Reginald Pecock dont la date de naissance semblerait être Il réside à Oriel en 1415, a déjà obtenu sa maîtrise en arts et il aura son baccalauréat en théologie en Du fait de la durée des études, on peut admettre aisément que lui aussi a intégré Oxford encore adolescent. 14 Liber Albus Civitatis Oxoniensis: Abstract of the Wills, Deeds, and Enrolments contained in the White Book of the City of Oxford, (éd.) W. P. Ellis, The Oxford Chronicle Co., Ltd, 1909, p J. I. Catto, Citizens, scholars and masters, dans J.I. Catto, T. R. Evans (éds.), HUO., vol. 1, Oxford, 1984, p Voir Ch. Given-Wilson,"Usk Adam" dans DNB, vol. 56, Oxford, C. Pap. L. ii, p Voir A. B. Cobban, The Medieval English universities: Oxford and Cambridge to c-1500, Aldershot, 1988, p Voir W. Scase "Pecock Reginald" dans DNB, vol. 43, Oxford,

172 Évidemment, donner une chronologie précise des études de nos individus demeure impossible. Pour autant, certaines mentions du temps passé à l'université surgissent parfois dans les archives. On peut aborder les plus significatives. Certains combinent une carrière dans l'église et des études, d'autres arrivent à Oxford encore dans l'adolescence. C'est ainsi donc le cas d'adam de Usk, qui grâce à l'aide financière d Edward Mortimer, Earl of March, peut se rendre à l'université. Il devient bachelier en droit canon vers En 1393, alors vicaire de Potterne dans le Wiltshire, il reçoit, comme nous l'avons déjà mentionné, une licence l'autorisant à ne pas résider dans sa paroisse de façon à pouvoir continuer ses études. La même année, il obtient le diplôme de docteur en droit civil. Il reçoit une autre licence en Les individus peuvent donc partager leur temps entre les études et leurs responsabilités au service de l'église ou de l'état. John ap Rys, bachelier en droit canon en 1429, se voit promu archidiacre de Cardigan l'année suivante. Deux ans après, on le trouve mentionné dans les registres en tant que docteur en droit civil. Néanmoins, le nombre d'années à l'université nous est parfois signalé. Ainsi Reginald de Bryan est ordonné prêtre après avoir passé sept ans dans une université 20. Cela ne signifie pas pour autant qu'il y soit resté sept années consécutives. Geoffrey ap Jevan réside à Oxford depuis trois ans lorsqu'il est accusé de vol dans la chapelle d'aylburton 21. Richard Kelynnyn, qui a étudié le droit canon à Oxford pendant deux ans, est autorisé à s'inscrire pour le diplôme de bachelier en droit canon à Cambridge où il se trouve depuis trois ans 22. Ce dernier exemple nous amène à nous interroger sur le nombre d'étudiants gallois ayant fréquenté une autre université après être passé à Oxford. 20 BRUO. I, p Ibid. II, p Ibid. II, p

173 3 Peregrinatio academica Un très petit nombre d'étudiants, dont la présence est avérée à Oxford, passe en effet par d'autres universités. Les Gallois s'accordent donc avec la majorité, puisqu'on sait qu effectivement seulement 735 étudiants d'oxford sur un total de ont des connections avec une autre université, et encore, comme le rappelle Trevor Aston, pour beaucoup d'entre eux, ils ne s'y sont rendus que pour donner un cours 23. On l'a vu, Cambridge n'est pas la destination favorite des Gallois. Cette dernière est légèrement plus éloignée du pays de Galles, à supposer que cela puisse être une raison. Si Griffin de la Pole reçoit une licence pour étudier à Oxford ou dans une autre université en , nous savons que sept Gallois d'oxford incorporent également l'université de Cambridge de 1440 à Les archives de cette université sont brûlées en 1381 lors de la révolte paysanne. Puisque les étudiants sont plus nombreux au XV e siècle, il est fortement probable que s il y a eu d autres étudiants d Oxford à être passés par Cambridge leur nombre est bien moindre. La mobilité est souvent aussi facilitée par le fait d'appartenir à un ordre mendiant. Par exemple, le dominicain Owen Comod se trouve au couvent d'oxford en 1440 et à celui de Cambridge vers 1459, puis de nouveau à Oxford en L'année suivante il paie 40 sous afin d'étudier dans cette dernière université 25. Quelles sont les disciplines qu'ils étudient à Cambridge? Le droit canon et le droit civil restent les matières privilégiés des autres gradués. Owen Pole, après avoir passé son doctorat en droit canon en 1470, reçoit une grâce afin d'incorporer Cambridge. John Morgan alias John Yong, bachelier en droit canon à Oxford vers 23 T. H. Aston, Oxford s Medieval Alumni, dans Past and Present, 74, 1977, p Op. cit., I, p Ibid. I, p

174 1450, toujours présent en 1471, entre à Cambridge en Lewis Subdon a étudié les arts pendant quatre ans, puis le droit civil pendant un an à Cambridge avant de se rendre à Oxford pour y étudier le droit civil. Il obtient le baccalauréat dans cette discipline en Nous l'avons vu, Richard Kelynnyn étudiant en droit canon à Oxford pendant deux ans, incorpore lui aussi Cambridge où il passe le baccalauréat dans cette matière après l'avoir étudié pendant trois ans 27. Le développement de cette université au XV e siècle, pousse probablement une minorité de gradués gallois d'oxford à y étudier 28. Paris est une université prestigieuse qui accueille des étudiants de toute la chrétienté. Oxford a d'ailleurs à l'origine pris l'institution parisienne pour modèle. Les étudiants traversent facilement la Manche jusqu'au milieu du XIV e siècle. Paris est réputée pour la théologie et enseigne aussi le droit à l'exception du droit civil. Pour la période antérieure à la notre, il faut mentionner la présence du Gallois Thomas Wallensis (à ne pas confondre avec le dominicain Thomas Waleys dans notre corpus), bachelier en théologie à Paris avant 1238, qui reçoit une lettre de Robert Grosseteste pour lui conseiller de ne pas perdre son temps à obtenir la maîtrise et à se consacrer sans tarder à ses tâches pastorales 29 : ce qu'il fait en rentrant immédiatement à la cathédrale de Lincoln, dont il est chanoine. De même, le franciscain gallois Johannes Wallensis est régent à l'université de Paris en On l'a noté, il s'y trouve en 1283 lorsqu'il est un des docteurs qui examinent la doctrine d'un autre franciscain, Pierre de Jean Olivi, dont les vues sur la pauvreté franciscaine et sur l'apocalypse suscitent les attaques des autorités 26 Ibid. III, p Ibid. II, p H. Rashdall, The Universities of Europe in the Middle Ages, Oxford, vol. 3, 1936, p Roberti Grosseteste episcopi quondam lincolniensis epistolae (éd.) H. R. Luard, Londres, 1861, p Voir également, The letters of Robert Grosseteste, Bishop of lincoln (éd.) F. A. C. Mantello, J. Goering, Toronto, 2010, p BRUO. III, p

175 parisiennes. Johannes Wallensis a une œuvre originale. Il s'intéresse notamment à la vie des grands hommes de l'antiquité dans son ouvrage Previloquium de quatuor virtudibis cardinalibus 31. Il écrit également le Communiloquium, une histoire de la philosophie 32. Ses œuvres seront par la suite traduites en italien et catalan, puis imprimées au XV e siècle 33. Soulignons également le fait que l'archevêque de Canterbury, John Pecham, l'envoie en tant que médiateur du gouvernement anglais auprès de Llywelyn ap Gruffydd en S'il n'y a aucune preuve qui supporte le fait que le dominicain Thomas Waleys ait étudié à Paris, bien que la tradition l'assigne à cette université, il n'y aurait rien de surprenant que ce théologien de talent ait fréquenté cette université française. Robert, moine de l'abbaye cistercienne de Margam, semble avoir fréquenté l université de Paris à la fin du XIII e siècle 34. Pour ce qui est de John Trillek, nous savons qu'il étudie à Paris du 15 septembre 1329 au 7 mars 1336 et loge avec quatre collègues à Bièvre 35. En 1334, il porte le titre de magister 36. Aucun étudiant gallois d'oxford n'est recensé à Paris au siècle suivant. Lors de l'occupation de la Normandie par les Anglais dans la première moitié du XV e siècle l'université de Caen est fondée par Henri VI (1432). Le recrutement géographique de cette dernière reste très local. Malgré tout Christopher Allmand a recensé 17 anglais avant Ils viennent majoritairement du diocèse de Lincoln 37. On n'y trouve pas de Gallois. Cependant, deux frères 31 Ibid., p Ibid., p Voir la thèse d'erwan Lagadec, Oxford theologians in Paris, , educational networks and career patterns, Oxford, Rhun Emlyn, à l'université Aberystwyth, prépare une thèse en langue galloise sur les carrières des Gallois qui sont passés par ces universités continentales. 35 BRUO. III, p C. Pap. Pet. i, p

176 Aphowell apparaissent dans les archives 38. Il n'y a aucun doute quant à l'origine galloise de ce nom. La famille est installée en Normandie depuis suffisamment longtemps pour que les étudiants soient mentionnés comme étant originaires du diocèse de Bayeux. L'université de Bologne est réputée pour l'enseignement du droit. Au début du XIII e siècle, le canoniste gallois Jean de Galles y est professeur en droit canon. En ce qui concerne notre corpus, Bologne attire deux de nos Gallois. Si la présence de Thomas Waleys à Paris n'est pas certaine, en revanche il donne des cours de théologie au couvent de Bologne vers Il prêche aussi dans la cité contre la doctrine franciscaine de la pauvreté 40. John Blodwell est autorisé à passer sept ans à Bologne 41 et y obtient son doctorat en droit canon avec distinction (egregie se habuit in omnibus) probablement vers Pour la période allant de 1423 à 1485, Rosamond Mitchell a recensé 28 étudiants anglais en droit, parmi lesquels elle compte John Blodwell 43. Elle souligne le fait qu il est parfois difficile de différencier les Anglais des Bretons, du fait de l utilisation du terme Britannia qui désigne à la fois les îles Britanniques et la Bretagne armoricaine. Blodwell se révèle être un juriste compétant, dont l'attrait pour les études est évident. Il côtoie à Bologne William Chichele, neveu de Henry Chichele, archevêque de Canterbury 44. Tous deux se retrouvent d ailleurs à la Curie romaine. Il fréquente aussi tout naturellement les Anglais présents en Italie. On sait de plus, qu'avant 1420, il appartient à la confrérie de l'hôpital de Saint Edmund's à Rome au côté notamment de 37 C. T. Allmand, Lancastrian Normandy , The History of a Medieval Occupation, Oxford, 1983, p Archives départementales du Calvados, D89, fo. 34v. 39 BRUO. III, p D. Knowles, The Religious orders in England, 6 ème édition, Cambridge, 1979, p C. Pap. L. vi, R. J. Mitchell, English law students at Bologna in the fifteenth century, dans EHR., 51, 1936, p Ibid., p Ibid., p

177 Thomas Polton, futur évêque de Hereford, de Chichester puis de Worcester 45. À Bologne, John Blodwell est bien sûr membre de la nation anglaise. Au tournant du XVI e siècle, les universités italiennes attireront plus de Gallois. Il n'en demeure pas moins que des hommes tels que Thomas Waleys ou John Blodwell se projettent sans aucun doute à travers une communauté plus vaste, celle d'un monde universitaire et intellectuel commun à la Chrétienté. On l'a vu avec le cas de John Trillek, les étudiants se regroupent entre compatriotes. Il est donc temps de nous pencher sur les lieux de sociabilités des Gallois à Oxford en examinant leur présence dans les collèges et les halls. 4 Lieux de résidence 4.1 Les collèges À l'origine, les collèges sont des fondations où les étudiants bénéficient d'une bourse en tant que fellows leur permettant d'entreprendre de longues études. John Jevan, par exemple, reçoit une bourse de l'archevêque John Kempe le 23 octobre 1453 afin d'étudier à All Souls 46. Les étudiants gallois ayant une connexion avec les collèges sont au nombre de 34, soit 11,2 % de l ensemble. Quinze sont fellows d'un collège. Nous avons donc 5 % des Gallois membres d'un collège pour notre période, ce qui parait relativement peu et traduit la faiblesse de l'investissement éducatif des élites galloises avant le développement au XVI e siècle de Jesus College à Oxford. Les six collèges existant avant 1379, c'est-à-dire Merton, Balliol, Gloucester, Exeter, Oriel et Queen's College abritent 45 J. Allen, The English hospice in Rome , Leominster, 1962, p BRUO. II, p

178 seulement 63 fellows 47. Trevor Aston a montré que les théologiens sont majoritaires dans les collèges, à l exception de New College et d'all Souls 48. Effectivement ces lieux sont d'abord réservés principalement aux théologiens 49, et ainsi très peu de juristes les incorporent; le hall restant leur principal lieu de résidence. La situation évolue pourtant au XV e siècle 50. Toujours est-il que leur importance au XIV e siècle ne doit donc pas être surestimée, et c'est surtout à partir du XV e siècle qu'ils prennent leur essor en incorporant un plus grand nombre d'étudiants 51. Alfred Emden écrit en effet : «Le nombre de fellows dans les collèges d'oxford a pratiquement doublé avec la fondation de New College : le plan quadrangulaire et la taille de ses bâtiments a introduit un nouveau standard pour l architecture collégiale. C'était le premier collège dans lequel ont été incorporé à une grande échelle les undergraduates, le premier à adopter et à rendre célèbre le système du tutorat déjà développé par les halls 52.» À l'origine, les collèges accueillent majoritairement les postgraduates, c'est-à-dire les étudiants titulaires de la maîtrise ès arts ou suivant les cours des facultés supérieures. Néanmoins, comme Emden le souligne plus haut, le XV e siècle voit, notamment après le fondation de New College, les undergraduates intégrer ces institutions. Lorsqu'on connaît les diplômes des Gallois dans les collèges on s'aperçoit qu'ils sont majoritairement postgraduates et bien sûr juristes. Ainsi, John Jevan, présent à All Souls en 1457, est bachelier en droit civil depuis William Edwards a déjà reçu sa maîtrise en arts lorsqu'il se trouve à Oriel en 1455, à l'instar de 47 Records of Mediaeval Oxford, (éd.) H. E. Salter, Oxford, 1912, p T. H. Aston, Oxford s Medieval Alumni, in Past and Present, 74, 1977, p A. B. Cobban, "Theology and Law in the Medieval Colleges of Oxford and Cambridge", dans BJRL., lxv, 1982, p Ibid., p W. A. Pantin, Oxford life in Oxford archives, Oxford, 1972, p A. B. Emden, Learning and Education, dans A. L Poole (éd.), Medieval England, vol. 2, Oxford, 1958, p

179 David Fairwater en Philip Howell, fellow d'all Souls College en 1481 est étudiant en droit civil. Il obtient le baccalauréat en 1487, date à laquelle son fellowship est vacant 53. Cette dernière remarque pose la question de la durée d'un fellowship. Il est difficile d'être précis, néanmoins quelques indices sont parfois utilisables comme dans le cas de Philip Howell. John More réside à All Souls en 1439 et il y est toujours en William Griffith présent en 1481 n'y réside plus en John Brecon, quant à lui, se trouve à Oriel de 1417 jusqu'à sa mort en Reginald Pecock fréquente ce collège de 1415 à probablement L'année suivante il obtient son baccalauréat en théologie. Dans notre corpus, All Souls, fondée en 1438, est relativement bien représenté avec un total de huit fellows, auxquelles s'ajoutent Owen Pole qui y est présent à Noël 1469 lorsqu'il loue une salle et Robert Hope qui est témoin lors de l exécution de lettres de procuration au collège en Alan Cobban souligne que New College de 1380 à 1500, et All Souls à partir de 1438, représentent les principaux collèges en ce qui concerne le nombre de juristes en droit civil à Oxford 58. Ce dernier collège, avec 51 % d'étudiants entrant en facultés supérieures, a le taux le plus élevé en comparaison à Oriel, qui compte un taux de 39 % 59. De ce fait, il n'est pas étonnant d'y trouver nos Gallois. De plus, ce collège est le seul à posséder des paroisses au pays de Galles. Il s'agit de Saint Clear dans le Carmarthenshire 60 et Llangenith dans la péninsule de Gower. Philip Howell reçoit ainsi le bénéfice attaché à cette paroisse par le patronage du collège en 1487, par exemple. S'il n'y a 53 BRUO. I, p Ibid. II p Ibid. I, p Ibid. I, p Ibid. III, p A. B. Cobban, The Medieval English Universities: Oxford and Cambridge to c-1500, Berkeley, 1988, p T. H. Aston, Oxford s Medieval Alumni, dans Past and Present, 74, 1977, p G. Williams, "Carmarthenshire monasteries in the fourteenth and fiffteenth centuries", dans Carmarthen Antiquary, 3, 1961, p

180 pas de preuve quant à la résidence de Richard Caunton dans ce collège, on apprend néanmoins que lorsqu'il lègue un livre de droit civil à Owen Lloyd pour la vie, il demande à ce qu'au décès de ce dernier le livre soit offert à All Souls College 61. Il entretient donc peut-être un lien particulier avec cet établissement. Cinq étudiants sont à New College (fondé en 1379). John David aide ce collège à obtenir une bible en 1452, bien qu on ne puisse pas clairement dire s il en est membre. John Kermerdyn y est fellow en 1386, tandis que John Blew y est proctor 62 en octobre Philip Carmardyne, un certain Monmouth et Walyschman y apparaissent comme chapelains, respectivement en 1395, 1426 et Il n'est pas inhabituel, quoi qu'il en soit, de voir certains fellows s investir dans l'administration collégiale ou bien y effectuer un travail ponctuel. Dans ce cas-là les connaissances en droit s'avèrent essentielles. William Gower se charge d'un travail juridique pour le collège de Balliol en Balliol est à l'instar de Merton un collège fondé au XIII e siècle. John Howell est huissier à Magdalen College en David ap Rees est témoin de lettres de procuration à Queen's College en D'autres s'occupent des intérêts des collèges. Maître Hugh de Pembroke se rend ainsi à Londres en affaire pour le collège de Merton en Il en est peut-être membre. Oriel compte quatre fellows, tous au XV e siècle. Ce collège est malgré tout plus ancien puisqu'il a été fondé en Lewis Pole et William Castel sont témoins de l'expulsion d'un membre du collège le 26 février 1426, et cette expulsion est confirmée par un autre gallois, John Tarbut 63. Les étudiants se regroupent aussi souvent dans les collèges en fonction de leurs origines géographiques. Merton est ainsi le lieu 61 BRUO. II, p Nous reviendrons sur ce terme au chapitre suivant. 63 Oriel College Records, (éds) C. L Shadwell, H. E. Salter, OHS., lxxxv, 1926, p

181 privilégié des membres de la nation du Sud 64. En 1307 Henry de Gower est membre de ce collège. John de Monmouth serait lui aussi, selon Anthony Wood, un fellow de Merton 65, de même que Walter Brit dans les années En 1439, dominus Thomas Monemow y tient la fonction de chapelain, le terme dominus dénotant en l occurrence qu'il s'agit bien d'un prêtre. Les collèges sont par ailleurs au cœur de l'enseignement. Ils offrent des facilités sur ce plan pour différentes activités. Ainsi, John Harrys loue une école à Exeter College pour sa determinatio dans la seconde moitié du XIV e siècle (la determinatio est l'examen pour passer un grade de maître en arts ou maître en théologie éventuellement). On peut aussi louer une école pour enseigner. Geoffrey Clere, fellow d'all Souls en 1450, loue lui aussi une école à University College la même année. Finalement, magister Nicholas Rees loue une chambre à Queen's College en 1407, suivant ainsi l'exemple illustre de John Wyclif. Cet exemple est intéressant dans la mesure où il souligne le fait que certains étudiants ne sont pas membres d'un collège en tant que fellows mais y résident comme commoners, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas boursiers et doivent par conséquent payer un loyer. On sait ainsi qu'à Queen's College à la fin du XV e siècle, des chambres sont à la disposition d'étudiants pour 13 sous et quatre deniers, 16 sous et huit deniers ou 20 sous 67. John Smyth loue également une chambre à Oriel. Ceux qui résident dans les collèges sont donc séculiers à part Richard Penbroke, membre du collège de Canterbury en 1461, 64 T. H. Aston, Op. cit., p BRUO. II, p Ibid. I, p A. B. Cobban, English university life in the Middle Ages, Londres, 1999, p

182 puisque ce dernier collège est en majorité composé de moines provenant de l'ordre bénédictin. Les seuls théologiens séculiers que nous comptabilisons sont John Smyth et Reginald Pecock à Oriel et peut-être John de Monmouth à Merton. Les lacunes des archives collégiales ne nous permettent seulement d'analyser partiellement la présence des Gallois dans ces résidences. Cependant, on peut affirmer qu'à partir de la seconde moitié du XIV e siècle, ils commencent à se faire une place dans ces institutions, d'autant plus qu'il est évident qu'un bon nombre d'individus nous a échappé. Quoi qu il en soit, il est indéniable que les Gallois réussissent mieux que leurs voisins irlandais et écossais ou encore les continentaux à s intégrer au sein de la communauté universitaire. Effectivement, seulement un étudiant écossais sur 129 est enregistré dans un collège, et 11 Irlandais sur Le lieu principal dans lequel nous trouvons les étudiants du pays de Galles est le hall. 4.2 Les halls Les halls sont de grandes maisons privées avec au moins un étage qui sont placés sous la supervision d'un principal. Ils sont en effet loués par un propriétaire. Chaque année, le 9 septembre, les principaux ou leurs représentants se réunissent à l'église Saint Mary The Virgin afin de renouveler leur engagement envers le propriétaire de l'établissement en présence du chancelier de l'université. Ces halls se révèlent être des lieux de sociabilités privilégiés. Les plus jeunes étudiants sont ainsi encadrés par les maîtres et les principaux de ces résidences. Ils varient en taille mais ont en commun divers aspects. Plusieurs résidents se regroupent dans une chambre et l'espace 68 T. H. Aston, Op. cit., p

183 réservé à l'étude y est minimal 69. Ils sont le plus souvent surpeuplés et on peut imaginer que les conditions sanitaires demeurent très rudimentaires comme c'est le cas à Cambridge 70. Ils sont à l'origine très nombreux. L'université en compte 123 en 1313, mais en 1444, il n'en reste plus que 65, et encore 12 ne fonctionnent plus. À partir de 1461, Oxford en comptabilise 54, puis seulement 12 en La tendance générale est donc à la diminution de ces derniers au profit des collèges au XV e siècle, ceux-ci devenant des structures plus pédagogiques. Il faut aussi ajouter que certains halls en annexent d'autres comme Saint Edmund au milieu du XV e siècle qui incorpore Saint Hugh Hall et White Hall 72. Les collèges entament le même processus. All Souls s'approprie ainsi George Hall vers 1450 et Lion Hall dix ans plus tard 73. Des étudiants qui sont passés par les halls, résident parfois aussi dans des collèges. Thomas More, présent à Hampton Hall en 1436, est enregistré à Oriel deux ans plus tard. Pour la grande majorité des étudiants en droit, le hall se présente comme le lieu de résidence privilégié 74. En regardant la liste dressée par John Rous vers , il semblerait qu'il existe à Oxford à cette époque 25 halls pour les artiens, deux pour les théologiens et 34 pour les juristes 75. On compte dans ces halls 60 de nos étudiants (soit près de 20 % des Gallois) dont neuf au XIV e siècle. Trente-neuf halls sont représentés, ce qui démontre encore une fois l intégration des Gallois à Oxford. Ce nombre est probablement plus élevé, puisque 69 W. A. Pantin, "The halls and schools of Medieval Oxford", dans Oxford Studies presented to Daniel Callus, (éd.), R. W. Southern, 1964, p R. Williamson, "The Plague in Cambridge", dans Medical History, I, 1957, p A. B. Cobban, "College and Halls, ", dans J.I. Catto and R. Evans (éds.), HUO., vol. 2, Oxford, 1992, p J. I. Catto "The triumph of the Hall in the fifteenth century" dans R. Evans (éd.), Lordship and learning: Studies in memory of Trevor Aston, Wodbridge, 2004, p Ibid., p T. H. Aston, Op. cit., p Ibid., p

184 les archives des halls n'ont pratiquement pas survécu. C'est en général grâce au registre du chancelier que nous trouvons mentions des étudiants dans ces lieux. Emden se base sur les propos d Anthony Wood concernant les lieux de résidence des Gallois. Il écrit en effet : «Pendant le Carême 1389, une série d'engagements violents plus qu inhabituels s'est produit entre étudiants de la nation du Nord et étudiants gallois. Il est évident, à partir des enquêtes demandées par le roi, que les Northerners avaient connaissance des halls dans lesquels ils trouveraient des Gallois avec lesquels se battre. Deep Hall dans High Street, près de University College ou de Great University comme on l'appelait alors, Neville's Entry, qui se trouvait près de Deep Hall, St Agace Hall dans la paroisse de St Mary, Pyry Hall dans Cheney Lane (maintenant Market Street), St Mildred Hall à l'ouest de Turl Street, Hampton Hall, à l'est de Turl Street, et Barstaple's Entry, tous dans la paroisse de St Mildred, sont mentionnés 76.» Quant à Alan Cobban, il écrit : «Il semble que les étudiants gallois aient été plus présents à Brend, Gloucester, Haberdash, Hincksey, St Edward, St George, Stock et Trillmill Halls; Aristotle Hall dans logic Lane était peutêtre plus populaire chez les étudiants irlandais, mais ils fréquentaient aussi, parmi d'autres, Heron (Eagle), Vine, Coventry et Beef Halls 77.» Si l on regarde nos données, elles traduisent une physionomie différente de celle esquissée par Anthony Wood. Seuls, Thomas More en 1436 réside à Hampton Hall et William Jones à Saint Mildred Hall en Ces halls rassemblent essentiellement des artiens. Au contraire, 16 étudiants se trouvent à Saint Edward Hall, 76 A. B Emden, Northerners and Southerners in the organization of the University to 1509, dans Oxford Studies presented to Daniel Callus, OHS., New Series, xvi, 1964, p. 14. Emden semble avoir trouvé la référence dans une copie d un texte de l enquête menée aux XVII e siècle par Brian Twyne. (Voir Bodleian Library, Twyne, MS, iv, Fol. 97.) 77 A. B. Cobban, English university life in the middle Ages, Londres, 1999, p

185 dont la moitié de 1444 à On sait de plus que Lewis Trevor loue un logis dans la paroisse de Saint Edward en 1467, et qu'il y réside toujours en Un seul est attesté au XIV e siècle. Saint Paul Hall héberge aussi cinq Gallois entre 1417 et 1446, et Hincksey Hall quatre de 1430 à Si l occupation des halls en fonction de l origine géographique existe, elle évolue certainement tout au long de la période étudiée. Les Gallois entrent aussi dans des halls fréquentés par les Irlandais, tels Vine Hall ou Eagle Hall. Quatre Gallois sont recensés dans le premier de 1462 à 1485 et trois dans le second de 1445 à Très certainement les Southerners se retrouvent entre eux, tout comme les Northerners. La présence des Gallois dans les halls est avérée dès le début de notre période. En 1279, Philip le Waleys est le propriétaire d un logement dans la paroisse de Saint Peter in the East à Oxford avant de devenir également le propriétaire de Moses Hall en David de Wales et Elias of Wales sont tous deux à Stock Hall en La ville d'oxford est donc marquée par la présence galloise. Les frères Charlton louent un hall entier pour eux et leurs serviteurs entre High Street et Cat Street, hall qui prend par la suite le nom de Charlton's Inn 79. John Trillek en possède également un, appelé Trillock's Inn. À sa mort, son frère Thomas le vend à William Wykeham 80. Celui-ci a sans doute conservé un caractère gallois tout au long des XIV e et XV e siècles, même si seulement six étudiants peuvent y être associés. Au XV e siècle certains s'investissent aussi financièrement. Richard Ruthyn, par exemple, achète le bail de William Hall pour 24 ans en On doit aussi rajouter que les étudiants ne s attachent pas à un hall en particulier. La mobilité est évidente, et par exemple, Edward Roos loue Broadgates Hall en 1402, puis Chequer Hall en Owen Lloyd réside à Saint Paul Hall en juillet 1446, à 78 BRUO. III, p Ibid. II, p Registrum Johannis de Trillek, Episcopi Herefordensis, (éd.) J.H. Parry, Canterbury and York Society, 1952, p. ii. 184

186 Trillock's Inn en 1450, puis à Saint Edward Hall en Il y réside toujours en Le cas de Reginald Stone est également intéressant. Il présente son engagement en son nom à Solar Lane en 1461 et 1462, à Vine Hall la même année. Il fait de même à Saint Edward Hall, Hincksey Hall, Little Bedell Hall et Bull Hall toujours en 1462 respectivement pour maître Lewis John, docteur Robert Kaynell, docteur Thomas Chalke et Nicholas Newton 81. En 1466, il loue Glasen Hall. En somme, il réside dans les principaux halls fréquentés par ses compatriotes. Au regard des traces laissées par les Gallois, il apparait, quoi qu'il en soit, qu'ils investissent en majorité le sud d'oxford, plus particulièrement, les paroisses de Saint Edward, Saint Ebbe et Saint Aldate. Les écoles de droit canon et de droit civil se regroupent d'ailleurs autour de l'église de Saint Edward. Il n'est donc pas étonnant de les retrouver dans cette paroisse. Ceci dit, ils sont tout de même présents sur l'ensemble de la ville. Cette présence galloise dans les halls est certainement plus importante. Les archives ne dévoilent probablement que la partie visible de l'iceberg, si on peut dire. Les Gallois ont donc réussi à se faire une place au sein des institutions d'oxford. Il faut néanmoins ajouter qu en 1410, l'université rend obligatoire la résidence au sein des halls et collèges, interdisant aux étudiants de louer des chambres en ville. Ce statut est renforcé par Henri V en Chaque étudiant est par conséquent sous l'autorité du principal et doit prêter serment et jurer de ne pas porter atteinte à la paix et tranquillité. D ailleurs Jeremy Catto souligne le fait que : «Si chaque étudiant devait être enregistré sur les registres des maîtres afin de pouvoir bénéficier des privilèges universitaires, il y avait un avantage évident pour la tranquillité publique et l'ordre si 81 Registrum Cancellarii Oxoniensis, , (éd.) H. E. Salter, ii, p

187 cette forme de résidence (déjà un sujet de préoccupation dans les privilèges de l'université de 1214) pouvait aussi être contrôlée 82.» Ces halls sont administrés avec beaucoup de soins. Regardons de plus près si les Gallois prennent part au côté administratif de la vie universitaire. 82 J. I. Catto "The triumph of the Hall in the fifteenth century", dans R. Evans (éd.), Lordship and learning: Studies in memory of Trevor Aston, Wodbridge, 2004, p

188 Chapitre VIII : engagement au sein de l université : une minorité visible? 1 Rôles administratifs Examinons maintenant les fonctions au sein même de l université. 1.1 L'administration des halls Nous l'avons étudié plus haut, les étudiants du pays de Galles s'installent dans les collèges et surtout les halls. Jeremy Catto rappelle que : «Des cas concernant leur administration enregistrés dans les registres du chancelier, et les questions au sujet de leur statut soulevées par le chancelier John Russell vers 1490, indique le soin avec lequel la gestion des halls était conduite 1.» Dix huit gallois tiennent la fonction de principal de ces résidences. En 1313, l'université légifère en ce qui concerne les principaux de halls. Il s'agit là d'une opportunité attirante pour tout gradué. Saint Edward Hall, qui est le hall le plus fréquenté dans notre corpus compte cinq principaux, Philip Uske en 1444, Owen Lloyd en 1451, John Aphowell en 1459, John Moress de 1464 à au moins 1468 et William Morgan en Saint Paul Hall est administré en 1417 par David Nawnt, Maurice Wynter en 1434, Hugh Thomas en 1436 et Geoffrey Eberywe en La seule mention pour le XIV e siècle, est celle concernant maître Griffin, principal d'eagle Hall en Certains sont successivement principaux de plusieurs halls. John Aphowell est ainsi à Eagle Hall en 1449, Owen Lloyd se trouve à Trillock's Inn un an avant d'être principal de Saint Edward Hall, de même que Philip Burgeveny qui principal de Trillock's Inn en 1457 le devient à Beke's Inn en 1468, et enfin William Morgan a la responsabilité de Peckwater's Inn en 1 J. I. Catto "The triumph of the Hall in the fifteenth century" dans R. Evans (éd.), Lordship and learning: Studies in memory of Trevor Aston, Wodbridge, 2004, p

189 1485. Fellow d'all Souls College, John More devient aussi principal de Saint Cuthbert Hall en Membre d'oriel College en 1446, John Smyth est principal de Saint Mary's Hall en Cela n'est pas surprenant puisque depuis 1326 ce hall appartient à ce collège. On l'a vu les liens entre ces deux types de résidence se renforcent petit à petit. Pour combien d'années les étudiants détiennent-ils la position de principal? La réponse semble variée selon les cas. Ainsi John Aphowell devient principal de Saint Edward Hall en 1459 et le poste est vacant en John Moress et Lewis John sont respectivement principaux de Saint Edward Hall et de Broadgates Hall en 1464, ils le sont toujours en David Nawnt conserve sa fonction longtemps à Saint Paul Hall au moins de 1417 à Ces individus sont tous étudiants en droit civil ou canon à l exception de John Smyth, maître ès arts et membre de la faculté de théologie. Tout en s'investissant dans le fonctionnement quotidien des halls, d'autres acceptent aussi des postes dans les collèges ou dans l'université. Geoffrey Clere est superviseur des loyers de l'université tout en étant gardien de Langton Chest en En 1439, Geoffrey Powys a la charge de Turville Chest. William Edwards gère les finances d'oriel Collège en tant que trésorier junior en David Fairwater collecte les loyers durant l'année académique à Oriel College, ce qui lui permet de devenir trésorier junior l'année suivante Les proctors gallois Le rôle du proctor est très important. Il est en général maître en arts et élu par les maîtres de cette faculté. Le terme pourrait être traduit en français par «procureur». Contrairement à Paris où il 2 BRUO. II, p Ibid. II, p

190 représente seulement la faculté des arts, à Oxford il est le représentant de toute la communauté universitaire. Deux sont choisis, l'un parmi les étudiants originaires du Nord de l'angleterre, l'autre parmi ceux du Sud. Cette distinction s'opère également pour d'autres fonctions administratives à l'exception du chancelier. Normalement un senior proctor et un junior proctor sont élus. Avec le chancelier, ils ont en charge tout ce qui touche de près ou de loin à l'administration de l université, mais aussi à l'enseignement. Ils organisent les différentes cérémonies et sont aussi très engagés dans le maintien de la discipline, ainsi que le déroulement des lectures et des examens. Ils gèrent l'aspect économique par la régulation de l'inflation dans la ville d'oxford. On le voit leur rôle est primordial dans la gestion du quotidien de l'université. Humphrey de Charlton est senior proctor de l université de 1341 à Ce rôle apporte probablement une source de revenus sous la forme, entre autres, de cadeaux de la part des étudiants qui passent leurs diplômes 4. Il revêt aussi un certain prestige et ne va pas sans privilèges. En 1382, le roi exempte les proctors, ainsi que le chancelier, de la taxe ecclésiastique que ce dernier doit collecter dans la communauté pour la préservation et la sécurité de l Église d'angleterre et du royaume. 1.3 Des Gallois au service du chancelier Juridiction spirituelle émanant de la cour de l'évêque de Lincoln, la cour du chancelier est donc une cour ecclésiastique comme les autres. Elle traite bien sûr de questions relatives à la vie universitaire telles que la discipline ou les affaires économiques de l'université. Elle a juridiction sur toutes les composantes de l'université (clercs, laïcs, ordres réguliers etc...). Elle étend aussi 4 A. B. Emden, "The remuneration of the medieval proctors of the University of Oxford", dans Oxoniensia, xxvi-xxvii, , p

191 son autorité sur les cas civils et criminels concernant les étudiants et les citadins d'oxford. Cette cour fonctionne a bien des égards comme une cour archidiaconale 5. Elle supervise, entre autres, l homologation des testaments des étudiants décédés à Oxford. Elle peut aussi décider de l'emprisonnement pour quelques jours des éléments les plus turbulents de la communauté, par exemple. Il y a donc une demande en juristes afin de faire fonctionner cette institution. Les possibilités pour appliquer les connaissances en droit acquises à Oxford s'offrent aux étudiants. Ainsi, certains de nos Gallois utilisent cette opportunité et exercent à la cour du chancelier comme proctors, c'est-à-dire avocats. Roger Griffith est proctor in case devant cette cour en Lewis Jonys devient proctor pour deux clients dans la cour du chancelier en 1465 et Griffith Park est aussi proctor à la cour du chancelier en 1450, ainsi que John Powell et John Morgan la même année. Ce dernier l'est encore en 1453 et Ils peuvent donc remplir ces fonctions régulièrement. Reginald Stone y travaille à plusieurs reprises entre 1459 et David Wogan agit en tant qu'arbitre et procureur à la cour du chancelier entre 1466 et 1468, à l'instar de John More entre 1447 et David ap Howell est un étudiant qui fait de deux maîtres ses proctors at law devant le chancelier en John Evane est appointé arbitror (arbitre) à la cour du chancelier en Ils peuvent dans certains cas également représenter un collège. Ainsi, John Blew, proctor pour New College en 1400 apparaît comme proctor pour l'université devant la cour de Husting's en mars Il s'agit là d'une cour municipale dans laquelle siège le bailli d'oxford et les conseillers municipaux. Les Gallois prennent donc une part active au fonctionnement de l'université. 5 Pour de plus amples détails, voir A.B. Cobban, The Medieval Universities: Their Development and Organization, Londres, 1975, p. 104 et Registrum Cancellarii Oxoniensis , (éd.) H. E. Salter, vol. 1, OHS., 1932, p. xvxvii. 190

192 Enfin, David Husband, bachelier en droit civil et docteur en droit canon en 1462, assiste plus directement le chancelier dans ses tâches quotidiennes en exerçant la fonction de commissaire en novembre et décembre de la même année, ainsi qu'en juillet et août l'année suivante. Certains de nos étudiants gallois deviennent euxmêmes chanceliers de l'université. 1.4 Des Gallois à la tête de l'université Nous trouvons quatre gallois à la tête de l institution, c'est-àdire en tant que chanceliers. Contrairement à Paris où il est sous contrôle ecclésiastique, à Oxford le chancelier est élu par les maîtres. Il accumule tout au long du XIII e siècle de plus en plus de pouvoir. Pourtant, force est de constater que l'évêque de Lincoln, dont l'université dépend sur le plan ecclésiastique, tente de freiner ce processus. En 1295, l'évêque Olivier Sutton rappelle au chancelier que l'un de ses prédécesseurs, Hugh de Wells, a interdit à Robert Grosseteste, d'utiliser le terme cancellarius, l'autorisant seulement à porter le titre de magister scolarum 6. Il a cependant acquis un pouvoir de juridiction civile sur les crimes entre les étudiants et les habitants de la ville d'oxford, comme nous l'avons souligné. Il a par exemple le droit de légiférer en matière de moralité en ce qui concerne la prostitution et les nombreuses maisons closes que compte la ville. Il peut exclure tout étudiant coupable de ne pas avoir respecté les lois de la communauté universitaire. De plus, il prend des décisions au niveau économique comme la régulation du prix du pain vendu aux étudiants. Il règle les affaires administratives de l'université. Si son élection doit être confirmée par l'évêque de Lincoln, le chancelier ne cesse d accroître son autonomie. 6 A. B. Cobban, The Medieval English Universities: Oxford and Cambridge to c- 1500, Aldershot, p

193 Maître ès arts en 1276, puis docteur en théologie en 1290, John de Monmouth est élu chancelier en juin La position est vacante l'année suivante. Après son élection comme évêque de Llandaff en 1295, il conserve des liens forts avec l'université, et reste très engagé dans les affaires de l'université 7. Henry de Gower prend la direction de l'université en Il arrive à libérer cette dernière du contrôle de l'archidiacre d'oxford 8. En ce sens, il poursuit la politique de ses prédécesseurs. Docteur en théologie en mai 1341, William Bergeveney est élu le mois suivant chancelier, et réélu en Également docteur en théologie, Humphrey de Charlton est délégué de l'université à la confirmation par l'évêque de Lincoln de l'élection de Bergeveney. Il devient lui-même chancelier en À l'exception de Henry de Gower, ces hommes sont tous docteurs en théologie. 2 Disputes et visites Des étudiants sont engagés dans des disputes ou de arbitrages au sein de l'université ou entre celle-ci et une autre institution. Matthew Trevaur représente l'université dans une dispute avec l archidiacre d'oxford en Griffin de Charlton et son frère Lewis sont délégués de l'université lors de la confirmation de l'élection du chancelier par l'évêque de Lincoln en 1341, et plus tard Lewis et son autre frère, Humphrey, mettent en place les termes d'une paix entre l'université et les bourgeois de la ville après les émeutes de Sainte Scholastique en Les étudiants sont aussi appelés pour régler des disputes d'ordre juridique. Philip Morgan arbitre ainsi une dispute entre le recteur 7 C. Pap. L. ii, p G. Williams, The Welsh Church from Conquest to Reformation, 2 ème édition, Cardiff, 1976, p BRUO. III, p

194 de Mancetter et les frères augustins d'altherstone au sujet du prélèvement de la dîme en Nos Gallois sont également engagés dans des disputes entre les différentes composantes de la communauté étudiante. En 1376 Adam de Houghton et John Trevenant sont commissionnés afin de mettre un terme à une querelle entre la faculté de droit et l'université 11. Le lien qui existe entre les individus et l'institution oxonienne ne s'effacent jamais complètement, et ainsi en 1376, Adam de Houghton est docteur en droit civil depuis 1340 au moins. David Nawt est appointé par l'archevêque Henry Chichele afin de visiter Merton College en juin Au XV e siècle, Canterbury s immisce plus fréquemment dans le fonctionnement de l'université. Howel Kyffin prend une part active contre la visite de Thomas Arundel en Il est membre d'oriel College, et l'on sait que ce collège s'oppose farouchement à l'ingérence de l'archevêque dans les affaires internes de l'université 13. Effectivement, la crainte de l'université n'est pas tant le fait que l'archevêque veuille enquêter au sujet de l orthodoxie de ses étudiants, mais bien sur le fait que cette visite menace l'autonomie de l'institution universitaire. Le chancelier Richard Courtenay s'oppose en effet vigoureusement à cette venue. Le roi devient un médiateur entre les deux parties. Le 20 novembre 1411, le chancelier et les proctors se soumettent. En 1414, Philip Repingdon, évêque de Lincoln, lui-même un ancien lollard repenti, prévoit, lui aussi, une visite afin d'en finir totalement avec le problème de l'hérésie 14. On ne sait pas, malgré tout, les suites de cette affaire. 10 Ibid., p Rymer Th., Foedera, (éd.) A. Clarke, vol. 3, Londres, 1818., pt ii, p The Register of Henry Chichele, Archbishop of Canterbury , (éd.) E. F. Jacob, vol. 4, Canterbury and York Society, , p Snappe's formulary and other records, (éd.) H. E. Salter, OHS., 1923, p Ibid., p

195 3 Apprendre et enseigner L'idée d'un professorat établi est moderne et n'existe en aucune façon dans les universités médiévales. Les étudiants qui ont passé leurs examens doivent enseigner, en général pour deux ou trois ans. Néanmoins, en 1453, quelques tentatives sont faites afin d'engager des enseignants dans les matières qui ne sont pas couvertes 15. Les collèges offrent à ceux qui y résident un enseignement. Les fellows se font ainsi enseignants, leur assurant un revenu. Si le savoir inculqué aux étudiants dans les universités médiévales peut parfois apparaître comme un savoir figé, commenté et accepté par les autorités ecclésiastiques, il est en fait une discussion perpétuelle qui favorise l'innovation et la remise en cause incessante de ce savoir. Malgré tout, le système s'est peu à peu sclérosé, et ce caractère figé est surtout évident après la visitation de Thomas Arundel, dont il est en partie une conséquence. L enseignement des arts dits libéraux se divise en deux. Le trivium correspond à la grammaire, la rhétorique et la dialectique, tandis que le quadrivium est constitué de l arithmétique, la géométrie, l astronomie, ainsi que la musique. La grammaire englobe l étude du latin et de la littérature. La rhétorique n est autre que l art de l expression orale et écrite. La philosophie ou dialectique, pour lesquelles Aristote demeure la grande référence dans le domaine, inclut la logique, la métaphysique et l éthique. La place accordée aux disciplines du quadrivium, notamment les disciplines «scientifiques», à Oxford s'avère plus importante qu'à Paris. Les Anglais prennent très tôt de l'avance en ce qui concerne les traductions des textes gréco-arabes ou l'étude des sciences. Robert Grosseteste invente la discipline de l'optique. Au XIII e siècle, toujours, Roger Bacon est une grande figure de l'université, et au siècle suivant des penseurs tels qu'ockham et Duns Scot et 15 W. A. Pantin, Oxford life in Oxford archives, OHS., 1972, p

196 plus tard Bradwardine prennent la relève, hissant l'université à un remarquable niveau intellectuel 16. Les étudiants qui se préparent pour la maîtrise en arts se spécialisent dans la philosophie basée sur les textes fondamentaux d'aristote. L'enseignement de ces textes dans les universités médiévales est un point qui mérite qu'on s'y arrête afin de bien comprendre le système intellectuel dans lequel nos individus sont immergés. La Renaissance du XII e siècle connaît un mouvement général de traduction d œuvres de philosophes grecs et arabes par les grandes religions monothéistes. Les œuvres d'aristote déjà traduites par le commentateur arabe, Avicenne ( ), puis par Averroès ( ), le sont aussi par les chrétiens Jacques de Venise (mort en 1147) et Albert le Grand ( ). Au XIII e siècle la philosophie aristotélicienne transformée par Thomas d'aquin ( ), qui tente de réconcilier la foi et la raison, devient la référence philosophique et scientifique de l'occident chrétien. Elle donne naissance à la scolastique. Il faut pourtant bien distinguer tout ce qui est de la logique (Aristote, mais aussi Boèce et Porphyre) et qui est fondé sur la Logica vetus et la Logica nova (textes traduits au XII e siècle et qui complètent l'organon d'aristote), enseigné par les universités dès le début du XIII e siècle, de tout ce qui est des Libris naturales, qui fait l'objet de censures (notamment à Paris) et ne s'impose que graduellement. À partir des années , tout le corpus aristotélicien connu (qui s'agrandit sans cesse) est enseigné; ce qui va poser problème à partir de ce moment-là, c'est l influence de ses commentateurs arabes, traduits eux aussi avec les textes d'aristote, Avicenne et surtout Averroès. Le texte central pour la philosophie naturelle devient De Libri naturales d'aristote. L étudiant se doit d assister aux lectures sur 16 Voir J. D. North, "Natural philosophy in late medieval Oxford", dans J. I Catto, T. A. R. Evans (éds.), HUO., Late Medieval Oxford, vol. 2, 1992, p

197 Posteriora Analytica, toujours du même auteur 17. À part ce dernier, il existe un corpus de traité de différents auteurs, appelé à Oxford Logica Oxoniensis, qui est utilisé par les débutants en arts. En 1267 l université recommande Categoriae et De Interpretatione, Physica De Anima, De Generatione et Corruptione d Aristote, Sex Principia de Gilbert de la Porrée, ainsi que le travail de logique de Boèce. À cela s ajoutent Isagoge de Porphyre, et enfin De Constructionibus du grammairien Priscien. La grammaire et la rhétorique sont subordonnées à la logique mais joue tout de même un rôle non négligeable dans l'obtention du baccalauréat. À Oxford, la faculté des arts jouit d un grand prestige, et d ailleurs le maître en arts devient membre de droit de cette même faculté, et prend également part au gouvernement de l université, on l'a noté. La longueur des études d arts varie selon les universités et les périodes. À Oxford, il semblerait que l étudiant soit autorisé à passer son baccalauréat après quatre années d études. Souvent durant la troisième année l'étudiant prend part à des disputationes, un exercice usuel dans les universités médiévales qui le familiarise avec la sophistique. Une fois admis au grade de bachelier sur présentation de son maître, qui certifie qu'il a bien étudié pendant quatre années, l'étudiant se prépare alors à présenter publiquement une thèse afin de prouver qu il est apte à continuer les études. C est ce qu on appelle la determinatio. Il prend part à des disputationes et donne de courtes lectures sur des textes de logique et de philosophie naturelle sur des livres d'aristote pendant au minimum trois trimestres. La licence n'étant qu'une étape vers la maîtrise, l'inceptio (le fait de déterminer) comprend une disputatio sur des questions annoncées à l'avance et sur une leçon inaugurale appelée le principium, elle-même suivie d'une disputatio sur une question posée par l'étudiant face aux maîtres de la faculté. 17 H. Rashdall, The Universities of Europe in the Middle Ages, Oxford, vol. 2, 1936, p

198 Le principal texte pour les études de droit civil est la compilation juridique que l'empereur Justinien a fait entreprendre VI e siècle à Constantinople et que les juristes italiens ont traduite et commentée à partir du XII e siècle. Le Corpus de Justinien contient le Codex, c'est-à-dire un ensemble de lois et le Digeste. Au XIII e siècle les textes fondamentaux pour l'enseignement du droit canon sont le Decretum de Gratien et la collection des Decretales compilée par Raymond de Penafort sous l'autorité de Grégoire IX, et le Liber sextus de Boniface VIII (1298) qui contient les Décrétales suivantes, tandis que les Clementinae sont les Décrétales de Clément V rassemblées sous l'autorité de Jean XXII en Tout comme pour le droit civil un grand nombre de gloses et de commentaires sont étudiés en conjonction avec les textes établis. En Angleterre, le Provinciale seu constitutiones Angliae de William Lyndwood devient aussi une référence importante à partir du XV e siècle, et cela jusqu'à la Réforme. Néanmoins, comme Alan Cobban le souligne, il n'est pas certain que ce dernier ouvrage fasse parti du curriculum officiel à Oxford 18. D'autre part, des conseils quant à la préparation des examens sont à la disposition des étudiants 19. Dans les universités anglaises, suivant en cela le modèle parisien, l'enseignement de la théologie repose en grande partie sur l'étude de la Bible et des Sentences de Pierre Lombard. Comme à Paris, le système de la disputatio est en vigueur et nos étudiants gallois y participent : en 1288, par exemple, John de Monmouth agit comme répondant pour celle de doctorat de Robert Winchelsey, plus tard archevêque de Canterbury 20. John de Trevaur, débat aussi à la faculté de théologie avec le frère Osbert 18 Ibid., p C. H. Haskins, Studies in Medieval Culture, Oxford, 1929, p A. G Little, F. Pelster, Oxford Theologians, c , OHS., 1934, p

199 Pickingham en Philip Morgan et David ap Rees sont tous deux présents à l'inceptio de John Langdon 22. Elles donnent ainsi aux étudiants l'occasion de prouver leur aptitude publiquement. L'ensemble de ce système, dans son contenu comme dans ses formes, commence cependant à être critiqué dans la seconde moitié du XV e siècle, notamment par ceux qui sont influencés par l'humanisme venu d'italie. Naturellement, certains Gallois enseignent à Oxford, puisque dans ce système médiéval, tout étudiant est en même temps enseignant à un degré quelconque. Ainsi le titre de maître n'est effectif qu'après que l'étudiant a accompli le nombre d'années (en général deux) de régence prévu par les statuts. Un maître en arts ou un docteur doit enseigner à son tour. Cependant, certains d'entre eux arrivent à l'éviter afin de se consacrer à des activités plus fructueuses. Owen Comod, par exemple, paie 3 afin d'échapper à sa regency (période obligatoire d'enseignement) en 1461 ou Reginald Pecock, qui loue une école à Exeter College en 1417, est excusé de regency après avoir passé son doctorat de théologie en Philip Carmardyne, maître régent en arts donne des cours en John de Monmouth est appelé docteur régent en 1290, ainsi que Henry de Gower en 1322, William Bergeveney en 1341 et Hugh David en On retrouve ces individus dans les halls et les écoles d'oxford. Philip Burgeveny enseigne le droit canon à Hincksey Hall en février David Nawt est principal d'une école de droit canon, tandis que Philip Uske d'une école de droit civil. Geoffrey Clere, David Fairwater et John Kenrose louent une école, tout comme John Harrys à Exeter College pour une determinatio. Rappelons aussi qu'edward Roos au début du XV e siècle est le seul étudiant enregistré en tant que maître en 21 BRUO. III, p Ibid. II, p Ibid. I, p

200 grammaire. Il enseigne probablement dans une école d'oxford, et l'on sait qu'en 1440 Oxford compte cinq écoles de grammaire. L'enseignement de celle-ci repose sur le Donat, une grammaire latine élémentaire d'aelius Donatus, ainsi que sur le Doctrinale d'alexandre de Ville-Dieu. Concernant les 42 magistri, on peut supposer que la plupart d'entre eux enseignent ou ont enseigné au moins quelques années. Une fois de plus, il est clair que les Gallois marquent Oxford de leur empreinte. L'intérêt des ces hommes pour l'enseignement se dévoile aussi à travers l'exemple de Richard Machyn qui se fait bienfaiteur d'une école à Oxford. Il donne au collège de Winchester un missel et un calice en Ce collège a été fondé en 1382 par William Wykeham, évêque de Winchester et chancelier d Édouard III, puis de Richard II, afin de pourvoir à l'éducation de 70 jeunes gens. 4 Les bibliothèques individuelles Le livre au Moyen Âge est un objet très précieux, nous l'avons souligné, et les testaments les énumèrent d'ailleurs parfois en détail. Lewis Subdon porte de ce fait plainte contre un porteur pour la perte d un livre à Oxford en Il y a trois façons d'obtenir des livres à l'université. Tout d'abord certains grands personnages les commandent à des scribes professionnels. Ensuite, les universitaires eux-mêmes copient de nombreux textes. Beaucoup de livres d'occasions circulent à Oxford. Les étudiants les plus fortunés peuvent se permettre d'acheter les livres nécessaires à leurs études. Lewis de Charlton se procure l'historia Scholastica de Pierre Comestor le 8 février 1359 à Oxford 26. Enfin, un bon nombre de propriétaires de livres lèguent leurs collections privées. Michael Wogan donne ainsi au collège d'all Souls le Digestum Vetus 24 Ibid. II, p Ibid. III, p Ibid. I, p

201 d'odofredus en De même, William Griffith donne à ce collège deux livres, le De situ terrarum mirabilibus, du grammairien et historien latin Julius Solinus, et l'imago mundi de Henry de Huntingdon en Ceci révèle son intérêt pour l'histoire, la matière de Bretagne, la géographie. John de Monmouth en fait de même pour le collège de Merton à la fin du XIII e siècle 29. Ces livres sont conservés dans des chests, c'est-à-dire des coffres. Petit à petit les collèges universitaires se dotent de bibliothèques. Ainsi la salle de la bibliothèque de New College est ouverte en 1386, et celle de Balliol en Mais déjà à Oriel les statuts de 1329 autorisent ses membres à choisir un livre chaque année, le 2 novembre. Quant aux franciscains, ils créent aussi une sorte d'inventaire bibliographique, Registrum Anglie de libris doctorum et auctorum veterum 30, répertoriant les œuvres des pères de l Église et autres auteurs ecclésiastiques, ainsi que le lieu où les frères peuvent se les procurer. Des étudiants s'intéressent aussi à l essor des bibliothèques. David Cherbury aurait ainsi fait construire, selon l'évêque d'ossory, John Bale, une bibliothèque au couvent d'oxford 31. Des ouvrages sont légués à d'autres institutions avec lesquelles les gradués sont en relation. Lewis de Charlton, évêque de Hereford, lègue ainsi ses livres au chapitre de la cathédrale. Parmi ces derniers, on y trouve notamment des commentaires bibliques du franciscain Nicolas de Lyre. Ces commentaires servent de référence aux travaux bibliques des XIV e et XV e siècles. David Cherbury, encore une fois, transmet tous ses livres aux Carmes de Ludlow tout en léguant 20 pour la nouvelle bibliothèque du 27 Ibid. III, p Ibid. I, p Ibid. II, p Registrum Anglie de libris doctorum et auctorum veterum, (éd.) R. H. Rouse, M. A. Rouse, R. Aubry Baskerville Mynors, Londres, Op. cit. I, p

202 couvent de Bristol. Richard Caunton stipule dans son testament que les livres qu'il a empruntés à Saint Mary's College soient restitués 32. Les bibliothèques personnelles des Gallois contiennent donc des ouvrages de droit ou de théologie, ceux que l'on retrouve généralement dans les bibliothèques des gradués de l'époque en fonction de leur spécialité 33. Thomas Trillek, au siècle précédent, possède de nombreux livres de théologie, ainsi que Liber de genealogia regum Anglorum d'ailred de Rievaulx. Ces livres circulent donc, ayant été prêtés ou légués. Richard Caunton hérite d un livre de droit civil d Owen Lloyd en Ce dernier possède de nombreux livres, dont le Codex de Justinien ou le Décret de Gratien, mais aussi les Sentences de Pierre Lombard. Le champ du religieux à proprement parler est cependant moins représenté dans notre corpus dans la mesure où nous avons à faire en majorité à des juristes comme le montre l'inventaire de la bibliothèque personnelle de John Trevenant, évêque de Hereford, à sa mort en Elle contient 66 livres dont presque les trois-quarts concernent le droit canon et civil. Ce juriste de carrière, au service du pape et du roi, démontre son talent à travers son intérêt pour des questions précises telles que les controverses quant aux droits des prélats et évêques 34. Les textes juridiques et les commentaires dominent dans la liste, particulièrement ceux du canoniste du XIII e siècle Henri de Seguso, "Hostiensis". On y découvre l'essentiel, et même plus, des œuvres utilisées par les hommes de droit reconnus. Nous avons déjà signalé qu'il est sommé par Richard II de se rendre à Oxford au comité chargé d'examiner des solutions juridiques possibles pour 32 C. Burgess, M. Heale (éds.), The late Medieval English college and its context, York, 2008, p Les bibliothèques médiévales anglaises sont répertoriées dans S. H. Cavanaugh, A Study of Books privately owned in England , D. Phil., University of Pennsylvania, Philadelphie, Voir également J-Ph, Genet, La genèse de l'etat moderne, culture et société politique en Angleterre, Paris, 2003, p ; J. B. Friedman, Northern English books, owners and makers in the Middle Ages, Syracuse., Les recherches de l'auteur portent sur l'étude rigoureuse des testaments conservés au Borthwick Institute à York. Il dénombre livres de 1369 à CCR , p

203 mettre un terme au schisme. De même, c'est un homme qui se tient au courant des évolutions du droit. En effet, Christopher Allmand note le fait qu'il possède un manuscrit du De decisionibus Rote, ce qui montre aussi qu'il s'informe de l'évolution la plus récente du droit canon en suivant de près la jurisprudence de la Curie 35. Pour en revenir à Owen Lloyd, il possède également les Métamorphoses d'ovide. Francis Wormald signale que cet auteur se retrouve assez fréquemment dans les bibliothèques médiévales. Néanmoins un intérêt pour la littérature classique apparait ici. William Griffith est aussi en possession de Legenda Sanctorum de Jacob de Voragine. Ce best seller médiéval raconte la vie des saints, leur dévotion et leur humilité. Ces hommes sont cultivés et curieux. Owen Lloyd est aussi le propriétaire de De Proprietatibus Rerum, sorte d'encyclopédie de science naturelle écrite par Barthélémy l'anglais, frère franciscain du XIII e siècle. Un autre aspect de cette curiosité se reflète à travers l'attrait pour l'humanisme. John Blodwell, qui effectue de nombreux séjours en Italie dans la première moitié du XV e siècle, rapporte une copie de De Remediis utriusque fortunae de l humaniste Pétrarque 36. Les Remèdes aux deux fortunes contiennent 254 dialogues portant sur une réflexion sur le sens de l existence, ainsi que la recherche du bonheur. À cette originalité s'ajoute le mélange d'un fond antique et médiéval. Ces ouvrages vont participer à la pénétration somme toute assez précoce de l'humanisme au sein de l Église et de l'université. Effectivement, on décèle les prémices de l'humanisme à Oxford vers 1430, lorsque Humphrey, duc de Gloucester, luimême donne à la bibliothèque de l'université plusieurs manuscrits. 35 C. T. Allmand, "The civil lawyers in England", dans C. H. Clough (éd.), Profession, vocation and culture in Later Medieval England, Liverpool, 1982, p R. J. Mitchell, English law students at Bologna in the fifteenth century, dans EHR., 51, 1936, p

204 Au milieu du siècle, l'humaniste Stefano Surigone y enseigne, mais ce courant ne se développe pourtant pas avant la fin du siècle 37. En somme, les bibliothèques des Gallois contiennent des ouvrages classiques qu'on trouve chez bon nombre d'universitaires de la fin du Moyen Âge. Il ne semble donc pas que l'on puisse repérer une spécificité des «bibliothèques» galloises, mais il faut ajouter que nous ne connaissons que les livres coûteux, qui ont une valeur marchande : ce sont les seuls que les inventaires prennent en compte, et nous ne savons rien des cahiers manuscrits, non reliés, sans lien avec l'étude ou le métier, où l'on aurait pu trouver des textes en vernaculaire (gallois, anglais) plus révélateurs des goûts et des intérêts «privés» et intimes de nos universitaires. Certains nous ont laissé une production textuelle. 5 Les auteurs gallois Les plus prolifiques auteurs gallois sont les théologiens, ce qui n'est en rien surprenant. On attribue à Lewis de Charlton deux ouvrages en latin, Lectura Sententiarum (vers 1348) et Lectura Theologie (vers 1349). Il n'est pas étonnant non plus de retrouver des frères parmi ces auteurs. La determinatio du franciscain Hugh David, Utrum penitens, peccata sua confessus fratri licentiato, teneatur eadem rursus confiteri proprio sacerdoti, nous est également parvenu. Le franciscain Roger Conwey écrit Quaestiones tres de Christi Paupertate et de Dominio Temporali ou Tractatus de Regalia Christi, ainsi que Intellectus Fratrum de constitutione Vas electionis quoad Negativam ibidem definitam la même année 38. Sa défense des ordres mendiants contre les attaques de l'archevêque d'armagh, Richard Fitzralph ne passe pas inaperçue. Il examine la théologie de la pauvreté et de la mendicité. 37 À ce sujet voir J. I. Catto, Scholars and studies in Renaissance Oxford J.I. Catto and T. R. Evans (éds.), HUO., vol. 2, Oxford, 1992, p MS. Oxford BL. Rawlinson G 40, f

205 Le dominicain Thomas Waleys apparaît le plus fécond au XIV e siècle. Seize ouvrages sont répertoriés au total. Nous constaterons sa prédisposition à prendre part aux controverses du temps. La popularité et la diffusion de ses Moralitates super Vetus Testamentum (1318) est attestée par le fait que nous en possédons encore seize manuscrits, par exemple 39. Cette œuvre portant sur l'ancien Testament, est originellement un cours donné à Oxford et Bologne. Son commentaire sur La Cité de Dieu de Saint Augustin, en latin (74 copies manuscrites, plusieurs fois imprimé : un classique, pourrait-on dire) terminé en 1332 est complété en collaboration avec un autre dominicain, Nicholas Trevet (mort en 1334) 40. Il s'inscrit ans aucun doute dans le courant doctrinal oxonien attaché à l'augustinisme, mais il appartient aussi à ce groupe virtuel que Beryl Smalley a appelé les frères classicisants (classicizing friars) 41. C'est au XIII e siècle que Robert Grosseteste, évêque de Lincoln, remet à l'honneur l'étude d'augustin. À sa mort il lègue sa bibliothèque aux Franciscains d'oxford. Thomas Waleys se révèle être un brillant théologien, et ses commentaires et son traité sur la prédication révèlent une excellente connaissance des sources classiques, de la mythologie, de l'histoire et de la littérature, y compris d'auteurs très rares, comme Apulée et son Âne d'or ou Tite-Live et sa quatrième décade. Son commentaire sur Ovide, Metamorphosis Ovidiana moraliter explanata 42, probablement terminé vers 1350, sera traduit du latin en français par l'imprimeur flamand Colard Mansion en 1484 sous le titre La Bible des Poètes. Son œuvre garde donc un écho au siècle suivant. Un autre théologien, qui lui aussi produit un bon nombre d'ouvrages, est Reginald Pecock. Il utilise beaucoup l'anglais mais il faut dire qu'il vit dans la première moitié du XV e siècle, période 39 MS. Oxford Merton College, MS. Bibliothèque Sainte-Geneviève, B. Smalley, English Friars and Antiquity in the Early Fourteenth Century, Oxford, Metamorphosis Ovidiana moraliter explanata, Paris,

206 pendant laquelle la langue anglaise est déjà très en usage depuis la seconde moitié du siècle précédent : c'est d'ailleurs pour combattre les Lollards sur leur propre terrain qu'il a choisi d'utiliser l'anglais pour discuter de théologie, ce qui lui vaudra d'être condamné par ses pairs et de finir ses jours en prison. Qui plus est son but est bien de toucher un plus grand nombre de lecteurs. Sur un total de 29 livres recensés, 20 sont en anglais. En 1440, il publie The Book or Rule of Christian Religion 43 et Donet 44 une introduction à la doctrine chrétienne. Vers 1445, il complète son ouvrage le plus connu The Repressor of Over Much Blaming of the clergy 45, dans lequel il fustige la doctrine lollarde. Cette dernière remet, entre autre, en cause le principe d'autorité hiérarchique dans l Église, annonçant ainsi les prémices de la Réforme. Le lollard Walter Brit, un laïc lettré, s'intéresse aux mathématiques (Tractatus algorismalis 46 ) et à l'astronomie (Theoremata planetorum 47 ), ce qui au Moyen Âge est souvent perçu comme une science occulte liée à la sorcellerie. Il ne cache d'ailleurs pas son intérêt pour tout ce qui touche aux prophéties et vaticinations 48. Si le Chronicon d'adam de Usk 49 nous offre un regard sur les événements politiques majeurs en Angleterre et au pays de Galles de 1377 à 1421, il révèle aussi les sentiments et la personnalité d'un Gallois haut en couleurs. Ses écrits reflètent peut-être les ambitions, les espoirs, mais aussi les frustrations d'un diplômé gallois à la fin du XIV e siècle et au début du XV e siècle. À l'instar d'adam de Usk, ces hommes sont anglicisés, certes, mais néanmoins possèdent les deux cultures. La langue galloise 43 The Book or Rule of Christian Religion, édité pour la première fois par Pierpont Morgan, MS Voir E. V. Hitchcock (éd.), Pecock's follower to the Donet, Early English Texts Society, 164, The Repressor of Over Much Blaming of the clergy, (éd.) C. Babington, 2 vols., Londres, MS. Londres, BL. Egerton Ibid., f M. Jurkowski, "Who was Walter Brut?, dans EHR., vol. 127, n 525, 2012, p Chronicon of Adam of Usk, (éd.) Ch. Given-Wilson, Oxford,

207 reste vivace à travers notamment la poésie des bardes. Les princes gallois disparus après la conquête du pays sont remplacés par une gentry anglo-galloise dont les membres s'affichent comme de généreux patrons. Les bardes composent des cywyddau (épigrammes) dans les lesquels ils chantent les louanges de la uchelwyr, c'est-à-dire la noblesse ou plus précisément la gentry selon les standards anglais. Les poètes se rassemblent lors des Eistedfoddau (compétitions) où ils célèbrent la culture galloise sous le regard et le contrôle des autorités anglaises. Ces auteurs ont une connaissance approfondie de l'histoire du peuple gallois, de la généalogie et de l héraldique galloises. Les poèmes de Ieuan ap Rhydderch ap Ieuan Llwyd manifestent des connaissances certaines des prophéties de Taliesin, de Merlin et du Livre rouge de Hergest, un recueil de proses et de poésies mis par écrit vers , mais d'origine beaucoup plus ancienne ayant pour thème la matière de Bretagne. Maître Ieuan ap Hywel Swrdwal compose à Oxford une ode à la Vierge Marie. Il s'agit du premier poème connu écrit en anglais par un gallois. Son œuvre en général repose principalement sur des élégies des membres de la gentry des Marches 50. Il serait aussi l'auteur d'une histoire du pays de Galles allant de Cadwaladr, roi mythique de la Bretagne insulaire, à Henri VI 51. Si c'est le cas, le manuscrit n'a cependant pas survécu. John Trevaur, quant à lui, est l'auteur d'une vie de Saint Martin en gallois, Buchedd Sant Marthin. Il se pourrait qu'il ait également rédigé, sous le nom de Johannes de Bado Aureo, un traité d'héraldique, Tractatus de Armis et sa traduction galloise Llyfr Dysgread Arvau ainsi que peut-être une histoire de la déposition et mort de Richard II 52. Voyons maintenant si ces membres de l'élite culturelle galloise ont été condamnés pour leurs écrits. 50 D. F. Evans (éd.), Gwaith Hywel Swrdwal a i Deulu, Cardiff, BRUO. II, p E. J. Jones, Authorship of the Deposition and Death of Richard II attributed to Creton, dans Speculum, xv,

208 6 Les Gallois et l'hérésie La théologie peut s'avérer être une discipline risquée. Thomas Waleys réfute la conception de Jean XXII sur la vision béatifique, laquelle affirme que les saints et les âmes purifiées verront l essence de Dieu seulement après le jugement dernier. Pour Thomas Waleys et les dominicains, la vision béatifique est immédiate. Le 11 janvier 1333, alors à Avignon, il est sommé de comparaître devant l Inquisition. Il est incarcéré, et en septembre une commission de maîtres en théologie témoigne contre lui. Il est alors transféré au palais apostolique. Afin de se défendre, il rédige un traité intitulé De instantibus et momentis 53, dont le franciscain Walter Chatton se fait l opposant acharné. Son procès en 1334 intéresse également les princes et ainsi même Philippe VI, roi de France, intervient en sa faveur 54. Thomas Waleys est relâché probablement après 1342 sur l'ordre du pape Clément VI, d autant plus que Jean XXII avant de mourir a renié sa doctrine. Walter Brit est dénoncé en 1390 devant John Trevenant, évêque de Hereford pour le maintien d opinions erronées tenues par l hérétique William Swinderby, prêtre du diocèse de Lincoln, luimême disciple de John Wyclif. Ces derniers sont connus sous le nom de Lollards 55. En 1376, Wyclif, alors étudiant à Oxford, expose la doctrine de «l autorité fondée sur la Grâce» selon laquelle la seule autorité vient de Dieu, refusant de cette manière celle de l Église, qui est à ses yeux, de toutes façons corrompue. Il obtient le soutien d une frange de l aristocratie anglaise. En 1378, il entreprend avec ses compagnons d Oxford, la traduction en anglais de la Vulgate, bravant ainsi l interdit de l Église. Il est condamné en 1382 et expulsé d Oxford. Ses thèses se sont déjà répandues 53 Voir T. Kaeppeli, Le Procès contre Th. Waleys, Rome, 1936, p. 18, BRUO. III, p Concernant Wyclif et les Lollards, voir l'ouvrage fondamental de Anne Hudscon, The Premature Reformation, Oxford,

209 dans tout le royaume. Pour en revenir à Brit, il admet en janvier 1391 qu il est en effet d accord avec les thèses de Swynderby, rajoutant que les chrétiens ne devraient pas payer la dîme et que les femmes peuvent accéder à la prêtrise. Il est jugé par une commission de théologiens, au sein de laquelle figure notamment le dominicain Philip Tudur, bachelier en droit. Brit finit par se soumettre 56. Malgré tout les Gallois ne semblent pas avoir été enclins à l'hérésie lollarde. John Prophet lègue au Lollard Sir John Oldcastle une coupe couverte d'or 57. Le testament est daté du 8 avril Oldcastle est exécuté le 14 décembre Doit-on soupçonner Prophet d'une quelconque inclinaison pour la doctrine lollarde? La réponse est assurément négative. Il est apparenté à John Prophet 58. En 1411 Olcastle a toute la confiance et l'amitié du roi qui l'envoie ainsi en négociations en France. En 1413, Henri V tente d'ailleurs de le raisonner. Reginald Pecock prêche un sermon à Saint Paul à Londres pour défendre l épiscopat contre les critiques de plus en plus nombreuses à l égard des évêques qui ne prêchent ou ne résident pas dans leur diocèse, allant jusqu à affirmer que les serments ne sont pas nécessaires et sont même dangereux. Cette idée provoque l hostilité du milieu universitaire. Pecock critique avec véhémence la doctrine des Lollards mais lorsqu en 1457 il persiste dans ces idées dans une lettre adressée à Thomas Canynges, Lord Mayor de Londres, qui semble avoir été transmise au roi. Ses amis lui retirent leur soutien et le vicomte John Beaumont écrit en juin 1457 une lettre au roi Henri VI afin que des mesures soient prises contre lui. Pecock est expulsé du Conseil royal. Le 4 décembre, il est forcé d abjurer ses écrits à Saint Paul en présence de l archevêque. Ses 56 BRUO.I, p Ibid. III, p J. J. Thompson, "A poet's contacts with the great and the goal: Further consideration of Thomas Hoccleve's texts and manuscripts" dans F. Riddy (éd.), Prestige, Authority and Power in Late Medieval manuscripts and texts, York, 2000, p

210 ouvrages sont brûlés par la suite à Carfax devant le chancelier de l université d Oxford. Son appel à Rome est entendu par le pape Calixte en juin 1458, mais le décès de ce dernier et l avènement de Pie II relance une enquête qui aboutit à son internement à l abbaye de Thorney dans le Cambridgeshire en Il y meurt en 1460 ou Comme le souligne Wendy Scase il s agirait davantage d'un complot politique qu'une hérésie 60. Ses connections avec le duc de Suffolk, par exemple, lui valent l'animosité des opposants au duc, mais Pecock semble avoir eu la malchance d'être à la fois le bouc émissaire des Lancastriens désireux de se débarrasser d'un de leurs partisans les plus impopulaires à cause de sa défense des évêques absentéistes, et la victime des Yorkistes, enchantés de se débarrasser d'un polémiste efficace. 59 BRUO. III, p W. Scase "Pecock Reginald", dans DNB., vol. 43, Oxford, 2004, p

211 Chapitre IX : un groupe turbulent? Introduction Les étudiants au Moyen Âge sont réputés pour leur chahut dans la ville dans laquelle se trouve leur université. Oxford n est pas une exception, bien au contraire. Ceci permet d'ailleurs à Hastings Rashdall d'écrire : «Il y a des champs de bataille sur lesquels moins de sang a été versé 1.» Les Gallois apparaissent aux premiers abords actifs dans le domaine, et bien qu ils ne représentent qu une minorité ils font parfois figure de mauvaises élèves. Mais qu'en est-il dans la réalité? Dès 1231, l'université décrète que chaque étudiant doit être enregistré par un maître, et cela afin de pouvoir le contrôler avec plus d'aisance. Il est dommage que ces registres n'aient pas survécu. Cinquante-quatre actes de violence, vols, mauvaises conduites ou sanctions à l égard des étudiants sont repérables entre 1285 et Nous trouvons huit pour la fin du XIII e siècle, 23 au XIV e siècle, et également 23 au XV e siècle. Les huit cas du début de notre période sont liés à l émeute de On remarque que cette violence est de trois ordres. Tout d'abord, il existe une rivalité entre la ville et l'université (Town and Gown). Effectivement, leurs rapports sont pour le moins conflictuels. Les autorités civiles se disputent le pouvoir sur le territoire d Oxford avec les représentants de l université. Les rixes et les émeutes sont nombreuses, amenant le pouvoir royal à intervenir et légiférer (prix des loyers, de la bière et du pain vendu aux étudiants), le plus souvent en faveur de l université, qui au fil du temps accroît son autonomie et son hégémonie sur la ville. Petit à petit, les étudiants dépendent de la seule juridiction universitaire. Ainsi en 1251, le chancelier obtient 1 H. Rashdall, The University of Europe in the Middle Ages, vol. 3, Oxford, 1936, p

212 le droit de punir les crimes des clercs au nom de l évêque de Lincoln. À partir de 1395, il ne s'agit plus vraiment d'une juridiction ecclésiastique. Contrairement à l université parisienne, Oxford devient autonome. En outre, on constate une violence au sein des différentes factions de l'université. Ces tensions internes s'appuient sur l'appartenance régionale et constituent à bien des égards une violence identitaire. Enfin, se manifeste une violence d'ordre individuel. 1 Les conflits entre Town and Gown Ces conflits sont souvent le fait d'une population jeune fréquentant les tavernes de la ville. En effet par exemple, le 10 février 1355 éclate à Oxford une émeute entre étudiants et citadins. Une dispute éclate dans la taverne Swynndlestock le jour de la Sainte Scholastique. Deux étudiants, Walter Spryngeheuse, recteur de Cricket Thomas et Roger de Chesterfield, recteur d'ipplepen, ne trouvant pas à leur goût le vin qu on leur sert, le jettent à la figure du propriétaire qui se trouve être le bailli d Oxford. Les amis de celui-ci sonnent alors la cloche de l église de Saint Martin. Les deux camps se mettent en ordre de bataille. Après quelques jours de lutte, le roi doit intervenir en envoyant des soldats. Au total 62 étudiants sont tués. Roger of Wales est grièvement blessé et se trouve entre la vie et la mort 2. Lewis et Humphrey de Charlton sont engagés dans le processus de paix entre les habitants d Oxford et l université après les événements et jouent un rôle important dans la défense des libertés de celle-ci face à la ville 3. Cette émeute a pour conséquence de jeter un interdit sur la ville. Par la suite, chaque année, le maire, les baillis, ainsi que 60 citoyens d'oxford doivent assister à une messe à l'église de Saint Mary afin de prier 2 Survey of the Antiquities of the City of Oxford composed in by Anthony Wood, i, (éd.) A. Clark, OHS., xv, 1889, p BRUO. I, p

213 pour le repos des âmes des étudiants et autres personnes tuées; chacun offrant symboliquement un penny. Les archives ont conservé un poème dans lequel l'alliance entre étudiants anglais et gallois est célébrée lors de cette émeute : «Ne disparait pas, ô gloire de notre royaume, Puisses-tu demeurer avec nous de divine mémoire, En toi à présent les Anglais dressent leurs tentes, Les Gallois exultent dans ta victoire 4.» Ceci est loin d être toujours le cas, nous allons le voir. Le caractère gallois de nos individus les différencie du reste de la population estudiantine. Cette différence peut parfois être la cause d'animosité entre groupes d'étudiants. 2 Rôle des Gallois dans les conflits internes Jusqu en 1274 les étudiants à Oxford se rassemblent au sein des nations sur le modèle parisien. Oxford en compte deux, celle du Nord, qui regroupe les étudiants originaires du nord de la rivière Trent, et celle du Sud, composée des autres Anglais ainsi que des Gallois et des Irlandais. Cette dernière étant parfois appelée d ailleurs la nation des Irlandais. Du fait que l'université d'oxford ne soit pas une institution cosmopolite (le nombre de continentaux reste marginal), le besoin de nations bien établies comme à Paris par exemple n'est pas nécessaire. Ces nations n existent plus officiellement à la fin du XIII e siècle. Pourtant, elles n en demeurent pas moins dans les faits et les mentalités. Ainsi le 29 avril 1285, une rixe éclate entre des Northerners, c'est-à-dire les 4 Non sic pertranseas, o regni gloria, Nobiscum maneas divina memoria, In te nunc Anglici figunt tentoria, Exultant Wallici tua victoria. Planctus Universitatis, dans Collectanea, iii, (ed.) M. Burrows, H. Fumeaux, OHS., 1896, p

214 étudiants appartenant à la nation du Nord et des Gallois originaires des Marches, dans High Street près de l église Saint Mary. Les registres de l université ont conservé les noms suivant : Robert de Byseleye, William Fylebeche, Henry de Mortimer, Philip Mostrewyke, Brian de Pedewardyn, Edmund de Seham, Benedict de Sutton et Reginald Lodelowe. Ce dernier est accusé d avoir tué un étudiant d un coup d épée. À ces neufs Gallois s'opposent 13 étudiants du Nord. En 1343, l'université décide qu'un proctor doit appartenir à la nation du Nord et un autre à celle du Sud, ce que nous avons déjà mentionné. Une autre émeute éclate en 1388 et il semble que les Gallois en soient les victimes. Cette émeute prend tellement d'ampleur que Thomas de Woodstock, duc de Gloucester, doit intervenir. En 1395, les archives royales mentionnent un pardon accordé à un certain John Kirkeby qui, aidé des ses compagnons, a couru à travers les rues d Oxford en criant : «Guerre, guerre, guerre, mort, mort, mort aux chiens de Gallois et leurs aides, et ainsi expulsé de sa maison, il doit être mort 5». Des Gallois sont tués, d autres grièvement blessés. Certains doivent s agenouiller devant les assaillants anglais, ceux-ci les forçant à embrasser le sol et les portes de la ville. Adam de Usk, aurait, selon lui, été un des responsables de l expulsion d agitateurs de la nation du Nord, et c'est non sans une certaine fierté qu'il narre les événements : «Pendant la première année, les Northerners furent tous expulsés de l'université, leur expulsion étant largement attribuée au compilateur de ce présent travail 6», s'affichant comme le meneur des Gallois : «...le compilateur de ce présent travail fut accusé 5 War, war, war, sle, sle, sle the Walshe dogges and her helpes, and hoso loketh out of his hous, he shal be dede CPR , p Primo anno boriales ab uniuersitate totaliter fuerunt expulsi, quam expulsionem presencium compilatori multum imposuerunt. Chronicon of Adam of Usk, (éd.) Ch. Given-Wilson, Oxford, 1997, p

215 d'être le principal responsable et meneur des Gallois 7.» Son nom apparaît effectivement dans les procès verbaux du King s Bench. Il raconte les événements de 1389 : «Pendant la deuxième année, cependant, à ce qui fut pour eux une heure diabolique, ils retournèrent à Oxford se rassemblant de nuit afin de nous empêcher de force de quitter nos logis; ils passèrent deux jours à nous attaquer de différentes façons, pillant les logis de nos compatriotes, et tuant certains d'entre eux. Mais le troisième jour les troupes de nos compatriotes, considérablement renforcées par le soutien de Merton Hall, les forcèrent honteusement à abandonner les voies publiques, les châteaux qu'ils avaient occupés pendant deux jours, les obligeant à retourner dans leurs propres logis 8.» L'année 1388 n'est décidément pas une bonne année pour les Gallois à Oxford. En effet, un pardon royal daté d'octobre et donné par lettre patente à un certain John Wyche, nous indique que celuici aurait, peut-être lors d'un cours magistral, eu quelques paroles offensantes à l'égard des étudiants gallois 9. Enfin, la rivalité entre les halls présente des signes de tensions évidentes. Dans ce cas là les Gallois peuvent même se battre entre eux. En 1446 éclate une dispute entre les halls de Broadgates et de Pauline, les deux résidences hébergeant des Gallois Presencium compulator tanquam principalis Wallencium dux et fautor. Ibid., p Secundo tanem anno, in mala eorum hora, Oxon' regressi, noctanter congragati nobis exitum ab hospiciis armis negantes, nos multipliciter per duos dies infestarunt, quedam nostratum hospicia frangendo expoliandoque, ac quosdam occidento. Tercio tamen die, aule Mertonis fauore nostrates fortiter constipati, ipsos stratas publicas, per eos illis duobus diebus pro castris occupatas, uerecunde relinquere et ad propria hospicia affugere compulerunt. Ibid., p CPR , p Munimenta Academica: Documents illustrative of Academical Life and Studies at Oxford, (éd.) H. Anstey, Roll Series, vol. 2, 1868, p

216 3 Les Gallois, des agitateurs? 3.1 Vandalisme et renvois de l'université Si l'on met à part les émeutes et les homicides, les incidents violents au sein de l'université s'étalent de 1352 à De 1430 à 1466, 13 individus sont engagés, soit dans un acte de vandalisme, soit dans des comportements qui portent atteinte à la tranquillité de la communauté. Par conséquent, sur un total de 109 Gallois ayant leur date de première apparition à Oxford dans cette période, on arrive à un total de près de 12 %. De 1432 à 1456, on en recense 10 sur 77, soit près de 13 %. Cette période, comme nous l'avons déjà noté, est celle qui compte le plus grand nombre de Gallois, les archives étant plus fournies. Les étudiants ont en général mauvaise réputation, et plus particulièrement les Irlandais et les Gallois. Par exemple en 1429, à Cambridge, ainsi que dans le Kent et l'essex, ces derniers accompagnés d'écossais, sont accusés de vols et de pillages ainsi que d'avoir brûlé des maisons. Par conséquent, leur admission à l'université ne peut s'opérer que s'ils donnent des garanties quant à une conduite exemplaire 11. À Oxford en 1352, Robert de Uske et d'autres étudiants sont accusés par le prieuré de Saint Frideswide d'avoir pillé le cloître de Garsington dans l'oxfordshire et d'avoir également attaqué ses serviteurs 12. De même, maître Lewis Cardygan est arrêté en 1406 pour avoir aidé à briser la porte et les fenêtres de l église de Saint Leonard et pillé le presbytère près de Waterstocke. Il se trouve toujours en prison en 1408 mais reçoit un pardon royal le 19 décembre Certains peuvent bien sûr être accusés injustement. En juillet 1398 par exemple, Geoffrey ap Jevan se voit mis en accusation pour avoir vandalisé l église 11 Rotuli Parliamentorum , vol. 4, Record Commission, Londres, 1783, p CPR , p Ibid , p

217 d Aylburton dans le Gloucestershire. Il prouve son innocence par le fait qu'il se trouvait à Oxford lors du méfait 14. Les prisons d'oxford détiennent d'autres étudiants gallois. En 1458 David ap Thomas, originaire du Sud du pays de Galles jure de bien se conduire, d'informer les autorités de l'université quant à toute tentative de complot venant à sa connaissance et promet de ne pas tenter de délivrer un certain Richard Lude (Lloyd?) de prison 15. John Morgan doit payer une amende de 10 sous et est conduit en prison pour avoir menacé la servante du commissaire du chancelier avec une épée. Il est relâché pour bonne conduite le 17 septembre John Meredyth, qui se porte garant pour un autre défendant devant le commissaire du chancelier en 1466, est emprisonné la même année pour avoir porté une crosse. David Stevyns et d autres étudiants d Eagle Hall attaquent le junior proctor de nuit en juillet Stevyns continue ses agitations, puisqu'il est emprisonné deux jours au château d Oxford en février 1444 pour avoir menacé verbalement le chancelier de l université et porté des armes 17. Bien que le statut des étudiants leur interdise le port d armes, ceux-ci désobéissent régulièrement et on peut aisément imaginer comment des débordements se produisent au sein d une population jeune, masculine et instable. Effectivement, les titres et diplômes des individus engagés dans ces actes de violence ne sont, à l'exception d'un, jamais mentionnés, probablement en raison du fait qu il doit s agir dans la majorité des cas de jeunes hommes en début d études. Les tavernes de la ville d'oxford sont des lieux dans lesquels les individus peuvent se laisser aller à des conduites inappropriées, on l'a vu avec l'émeute de Richard Rowdale et Hugh Thomas sont accusés d avoir attaqué par surprise un quincaillier à la taverne 14 BRUO. II, p Munimenta Academica: Documents illustrative of Academical Life and Studies at Oxford, (éd.) H. Anstey, Roll Series, vol. 2, 1868, p Registrum Cancellarii Oxoniensis , (éd.) H. E. Salter, vol. 1, OHS., 1932, p Ibid., p

218 The Bullstake dans Botley Road en De même, la prostitution, qui est un phénomène essentiellement urbain, est largement répandue à Oxford. Lewis Ydern jure devant le chancelier en 1444 de renoncer à ses activités de proxénète 18. L'université prend au XV e siècle des mesures afin de canaliser cette violence et d empêcher les individus les plus turbulents de troubler la tranquillité de l institution universitaire. Les étudiants se trouvent de plus en plus sous le contrôle des principaux des halls et collèges. En outre, en application du statut royal de 1420, les nouveaux étudiants ont un mois après leur arrivée à Oxford pour se présenter devant le chancelier ou son commissaire afin de jurer de ne pas troubler l ordre. C est ainsi le cas de Hugh de Monmouth le 6 mars 1446, d un certain Morgen, le 31 janvier 1447, de Thomas Roos en août 1448, ou John ap Rice en Les Gallois s'aident mutuellement. Walter Pennarth et Geoffrey Trevenant assurent le chancelier du caractère pacifique d un compatriote, un certain Favianus (Floyd?) Conway en Le 10 décembre 1467 et le 14 janvier 1468, Morgan Philip défend un Gallois de la ville d'oxford, Thomas Jenkyn, qui lui ne semble pas être étudiant 20. Inversement, des citadins se portent garants du bon comportement des étudiants. Ainsi, une femme de la paroisse de Saint Ebbe le fait pour Morgan Floyd en Bien sûr, ce ne sont pas toujours les Gallois qui ont le mauvais rôle. En 1444, William Griffith, David Stevyns, David Kyffyn et William Conwhay garantissent la bonne conduite de l'étudiant anglais Hugh Sadler, apparemment prompt à la violence et à la fornication 21. En juillet 1386, David ap Jevan ap Howel et Griffin ap Howel, tous deux originaires du diocèse de Saint David's, sont excommuniés par Robert Rygge, chancelier 18 Munimenta Academica: Documents illustrative of Academical Life and Studies at Oxford, (éd.) H. Anstey, Roll Series, vol. 2, 1868, p Registrum Cancellari Oxoniensis , (éd.) H. E. Salter, vol. 1, OHS, 1932, p Ibid., vol. 2, p. 274, Op. cit., p

219 d'oxford, à la demande de John Trevenant, évêque de Hereford 22. Nous n'en connaissons pas la cause. S'agit-il d'un cas d'hérésie? On sait que John Trevenant a acquis la réputation d'être très prompt à vouloir extirper l'hérésie au sein de l Église. Le chancelier veille sur tous les aspects de la vie étudiante, et David de Hendoz est ainsi appelé à la cour du chancelier afin de justifier ses dettes le 11 juin Dans le cas des étudiants qui persistent dans leurs débordements, le chancelier peut prendre des mesures extrêmes comme l'expulsion définitive par exemple. Thomas Roos est banni d Oxford le 5 décembre 1450 le même jour que Hugh Brekenok qui a commis une offense dans l église de Saint Mary. Morgan Philipp est lui aussi expulsé de l'université pour son insolence et son caractère querelleur en Il obtient le soutien d'henri VI qui demande sa réintégration 24. David Dewy est expulsé le 27 février 1437 pour grave infraction à la tranquillité. William ap Yevan ayant également prêté serment devant le chancelier et les deux proctors le 10 avril 1459 est finalement renvoyé le 5 mai pour avoir insulté le sergent de la ville et refusé de se présenter devant les autorités. Dans certains cas, on ne connaît pas la raison exacte de ces expulsions ou les sources demeurent vagues. Robert Greffyth est banni le 18 avril 1461 en raison de «ses actions diaboliques et horribles 25.» Un autre, Morgan, est renvoyé de l université à la même date, mais la raison est inconnue. Un certain Maurice, moine cistercien, a peut-être été lui aussi banni de l université en 1469 selon Emden, bien que le registre du chancelier ne le mentionne pas. Un ancien étudiant prénommé 22 Snappe's Formulary and other records, (éd.) H. E. Salter, OHS., lxxx, 1924, p BRUO. II, p Munimenta Academica: Documents illustrative of Academical Life and Studies at Oxford, (éd.) H. Anstey, Roll Series, vol. 1, 1868, p his evils deeds and enormities. BRUO. I, p. 817; Registrum Cancellarii Oxoniensis , (éd.) H. E. Salter, vol. 2, OHS., 1932, p

220 Jehan, écrit une lettre en français au chancelier pour demander, semble t-il, l annulation du renvoi des «estudiants des Gales». Il se plaint également de la façon dont sont traités les Gallois à Oxford. Le document, non daté et très endommagé, se trouve aux archives nationales britanniques. Il ne permet pas de savoir si ce Jehan est originaire du pays de Galles 26. Enfin, William Castel au collège d Oriel est témoin de violence et aide à l expulsion d agitateurs en février Ces désordres s'intègrent parfois dans un cadre plus large, car l'université n'est pas à l'abri des crises politiques qui agitent l'angleterre, comme la guerre des Deux Roses. Oxford n'échappe pas au conflit et devient le théâtre des luttes entre Yorkistes et Lancastriens. Bon nombre d'étudiants portent des armes, ce qui est leur est interdit par leur statut de clerc et des groupes armés se battent entre eux 28. Selon John Vincent, propriétaire de la taverne The Cardinal s hat, les deux fils de Roger Vaughan volent un cheval le 8 février 1461 avec Hugh Brekenok et un certain William, tuteur 29. Il s agit probablement de Sir Roger Vaughan, originaire de la paroisse de Llanfihangel Cwm Du dans le Powys. Ce partisan des Yorkistes est présent au côté d Edward, duc de York (le futur Édouard IV) à la bataille de Mortimer s Cross, où les Lancastriens sont défaits. La nouvelle arrive à Oxford le 2 février, et le 8 les frères Vaughan (Vawghane), ainsi qu un groupe conséquent d étudiants (aliis multis 30 ) décident de rejoindre Edward. Roger Vaughan a de nombreux enfants, et il est donc difficile de les identifier avec précision. Hywel Swrdwal, le père de Ieuan ap Hywel Swrdwal, compose une élégie en l'honneur du Yorkiste 26 Public Record Office, Pétitions, SC/8/182/9060. Cette lettre est peut-être à mettre en relation avec le soulèvement de Glyn Dŵr au début du XV e siècle. L écriture semble dater du début de ce siècle. 27 BRUO. I, p P. Kibre, Scholarly privileges in the Middle Ages, Londres, 1961, p Registrum Cancellarii Oxoniensis , (éd.) H. E. Salter, vol. 2, OHS., 1932, p Ibid., p

221 William Herbert, comte de Pembroke. Les Swrdwal sont des Yorkistes actifs. Ieuan ap Rhydderch ap Ieuan Llwyd, prend lui parti pour la dynastie lancastrienne. 3.2 Les homicides Les registres des homicides dans la ville d Oxford ont été pour la majorité conservés. Carl Hammer écrit : «Gallois et Irlandais, généralement étudiants, semblent avoir été engagés régulièrement dans des homicides, bien que ne possédant pas d'informations précises quant à leurs nombres, nous ne pouvons pas dire si leur réputation à l'époque pour comportement violent était, en fait méritée 31.» Cette réputation est-elle effectivement méritée? Analysant la proportion de crimes commis par des étudiants, Carl Hammer conclut : «Leur part ne semble pas excéder un tiers du total pour tout le siècle, et dans environ deux cinquième tout au plus de tous les incidents concernant des étudiants, soit comme assaillants ou soit comme victimes, un étudiant en tue un autre (20 sur 52) 32.» Effectivement, dans 11 cas sur les 36 homicides commis à Oxford dans les années 1340, un clerc pourrait être un des assaillants, soit dans près du tiers des cas 33. En ce qui concerne les Gallois, aucun d'entre eux n'apparait dans ces sources. Cependant, sur 29 meurtres commis entre 1297 et 1322, 13 sont le fait d'étudiants 34. Sur ces 13 homicides, quatre sont commis par des Gallois. Lewis de North Wales et David ap Oweyn se bagarrent contre trois étudiants du Nord de l Angleterre à Smith Gate en 1303 et tuent William de Roule, étudiant du diocèse de Durham, venu à l aide des victimes. Philip Lewelyn assassine un autre 31 C. I. Hammer, Patterns and homicide in a Medieval University town: Fourteenth Century Oxford, dans Past and Present, 78-81, 1978, p Ibid, p Ibid, p Records of Mediaeval Oxford, (éd.) H. E. Salter, Oxford,

222 étudiant le soir du 24 juillet Les crimes entre Gallois se produisent aussi. Elias de Montegomorry fuit Oxford le 7 décembre 1301 après avoir blessé mortellement un autre étudiant gallois, Hugh Russel, dans son logis de la paroisse de Saint Peter in the East. Au premier abord, au regard du pourcentage de Gallois présents à Oxford, cela peut sembler important. Pourtant, ces quatre crimes se produisent durant la courte période Sur les 98 Gallois recensés au XIV e siècle, six commettent un crime, mais pas un seul cas n'apparait dans les archives de 1306 à John Gunderhumber frappe à mort un homme le 29 janvier Elyas Pannour assassine l huissier du chancelier à Magpie Lane le 4 avril Par ailleurs, les Gallois victimes d'un homicide sont plus nombreux que ceux qui en commettent un. En effet, six sont victimes d'un homicide de 1282 à Gervase, fils de John Maddak est assassiné en août Le 24 février 1344, après la fête de Saint Peter in Cathedra, John de Snowdoune et David Voyl reçoivent des flèches lancées par un certain Hugh Mymmes et décèdent dans la paroisse de Saint Edward. Benedict Vaughan est tué à Saint John Street en Matthew de Kentheleyks est retrouvé mort en 1313, même si les causes du décès ne sont pas claires. La fin du XIV e siècle voit le meurtre de deux étudiants, Geoffrey Hawlame en 1385, et John Coneway est en 1386 assassiné par un scribe nommé Thomas Catour. Son complice est un étudiant gallois, Hugh Hulkyn. Le XV e siècle apparait beaucoup plus calme d un point de vue des homicides, puisqu'aucun Gallois ne commet de crime, et un seul Gallois est assassiné. Il s agit de Thomas Cardyff qui est retrouvé mort, tué d'une flèche dans le cou le 3 septembre 1441, «alors qu'il passait dans la rue près de la maison de William Taylor 35.» Son meurtrier serait Richard Adyson, étudiant du Yorkshire 36. Si le XV e siècle est donc plus 35...as he was passing through the street by the house of William Taylor. Records of Mediaeval Oxford, (éd.) H. E. Salter, Oxford, 1912, p Ibid., p

223 paisible dans ce domaine, cela s'explique vraisemblablement par le durcissement des règles de conduite au sein de la communauté étudiante. En 1420, les étudiants doivent, comme on l'a vu, résider dans les halls ou les collèges, non plus chez des particuliers dans la ville, et cela afin qu'ils puissent être supervisés et contrôlés plus aisément. Ils doivent offrir des garanties quant à leurs bonnes intentions. Concernant donc les actes de violence et les débordements, on constate que si à la fin du XIII e siècle et au début du siècle suivant, les Gallois apparaissent comme une minorité visible, ces derniers ne sont pas pis que les autres étudiants. Sur le plan des homicides, ils s'affichent comme un modèle de bonne conduite au XV e siècle. Cependant, tous ne montrent pas l'exemple, et leurs conduites les dirigent parfois tout droit en prison ou amènent à être expulsés de l université. Cette attitude n'est toutefois probablement pas l apanage des étudiants du pays de Galles. Au début du XV e siècle, ceux-ci, en revanche, vont attirer les suspicions et la méfiance des autorités de la ville d'oxford lors de la révolte d'un gentleman gallois dans le Nord du pays de Galles. 4 L impact du soulèvement d Owain Glyn Dŵr Il apparaît essentiel de bien comprendre en quoi cette révolte se révèle être un moment clé dans l'histoire de la principauté galloise 37. Le 16 Septembre 1400, Owain Glyn Dŵr est proclamé par ses partisans prince de Galles sous le nom d'owain IV. Né vers 1354 dans une famille de la gentry du nord-est du pays, il est le fils de Gruffyth Fychan, seigneur de Glyndyfrdwy. Owain est élevé dans un milieu anglo-gallois. Si sa famille maintient son rang de descendant des princes du Powys dans la société traditionnelle 37 Voir l'excellent ouvrage de R. R. Davies, The Revolt of Owain Glyn Dŵr, Oxford,

224 galloise, Owain est anglicisé et étudie le droit dans une inn of court à Londres. En 1385 il participe à la guerre du roi d'angleterre en Écosse. Il se bat également à la bataille de Cadzand au large des côtes hollandaises en Il est également le beau-fils de Dafydd Hamer, juriste au service de Richard II et spécialiste de la common law. De ce fait, comment devient-il le meneur du plus important soulèvement gallois contre l'occupant anglais? Tout commence par une querelle à propos de terres appartenant à Glyn Dŵr et saisies par les Grey, famille anglaise puissante et réputée pour être hostiles aux Gallois. En 1399, Owain en appelle au Parlement afin de résoudre l'affaire, mais Reynold de Grey, qui a les faveurs du nouveau roi Henri IV, obtient gain de causes. Glyn Dŵr, sommé de rejoindre l'armée royale en Écosse, refuse. Le roi y voit un acte de trahison. Il semblerait, d'ailleurs qu'à cette occasion, John Trevaur, alors évêque de Saint Asaph, aurait mis en garde le Parlement quant à une révolte galloise. Ses conseils auraient été regardés avec dédains 38. Nous sommes à cette époque dans une période charnière. Effectivement, la déposition de Richard II, un an auparavant, est majoritairement mal perçu par les Gallois, et Henri IV est perçu comme un tyran. Cet élément aide ainsi d'une certaine façon à comprendre les raisons de l'ampleur du soulèvement. De nombreux membres de la gentry rejoignent Glyn Dŵr. La révolte se propage ainsi très vite, et les troupes rebelles enchainent succès après succès. En 1402, le parlement promulgue des lois anti-galloises afin de réaffirmer la domination anglaise au pays de Galles. Glyn Dŵr conclut une alliance avec Edmund Mortimer dont les prétentions au trône d Angleterre sont aussi légitimes que celles d'henri. Le pays de Galles tient tête au monarque anglais jusqu'aux années Les Anglais reprennent peu à peu le contrôle du pays. Henri IV accorde des pardons royaux. Quant à Glyn Dŵr, on 38 Original letters illustrative of English History: , (éd.) H. Ellis, vol. 1, Londres, 1827, p

225 perd sa trace après Il demeure encore jusqu'à aujourd'hui le champion de l'indépendance galloise. Cette révolte met un frein aux revendications patriotiques galloises et scelle définitivement le destin de la principauté. Il est toutefois vrai qu'au XV e siècle, la légende de Glyn Dŵr se fait une place chez les poètes gallois. L'étudiant Ieuan ap Rhydderch ap Ieuan Llwyd, sympathisant de la branche lancastrienne durant la Guerre de deux Roses appelle Jasper Tudor à ne pas remettre l'épée retirée par Owain Glyn Dŵr dans son fourreau 39. Cependant, plus personne ne remet en cause la mainmise anglaise sur le pays. En 1536, lorsque par l'acte d'union Henri VIII incorpore l'ensemble du pays de Galles au royaume d'angleterre aucune voix d'opposition ne se fait entendre. 4.1 L écho de la révolte à Oxford Dans son projet pour un pays de Galles souverain, Glyn Dŵr exige l annulation par le pape de l appropriation des paroisses galloises par les monastères et chapitres anglais afin que les revenus ecclésiastiques ne soient pas transférés du pays de Galles à l Angleterre. Le but est bien d'arrêter la fuite d'une élite vers l'angleterre. Le clergé appointé par provision pontificale doit être de langue galloise. De même, deux universités doivent être établies, une au nord, et une autre au sud du pays 40. En ce sens, il tente de copier ce qui se fait dans les principautés continentales à la même époque, c'est-à-dire le maintien d'administrateurs compétents au service d'un prince. Rien d'étonnant à ce que ces propositions aient pu séduire certains de nos étudiants. À Oxford, l'effervescence se fait sentir. Jevan Cloghith et maître David Leget, logeant à Tingewick's Inn, sont accusés d être 39 G. Williams, An introduction to Welsh poetry from the beginnings to the sixteenth century, Ayer, 1954, p J. E. Lloyd, Owain Glyn Dwr, Londres, 1952, p

226 en communication avec Glyn Dŵr 41. Henry Ellis a publié une lettre retrouvée, semble-t-il, dans les archives du Parlement : «Jehan Pole dit que le dit Howel Kethin aurait conseillé Griff. ap. Jen'sckaier qui vivait sous Breythin, d'aller jusqu'à Owein et de demeurer avec lui, et ainsi de devenir son serviteur. Aussi il dit que Maîte Moorees Stove était avec Owein l'été dernier. Aussi il dit qu' Owein l' a envoyé chercher maître David Leged, qu'il devrait venir jusqu'à lui et être son serviteur. Aussi il a dit que le dit Griff. ap Jevan lui a dit que John Lloid lui a assuré être son dévoué qu'il devrait venir à lui au pays de Galles pour devenir le serviteur de Owein. Il a confessé, entre autres, qu'il a été envoyé ici en Angleterre par Owein pour que ces clercs soient conduits à lui au pays de Galles 42.» Il semblerait, si l'on en croit cette lettre, que Glyn Dŵr ait tenté très tôt d'obtenir le soutien des étudiants gallois alors à Oxford. Il est facile de comprendre en quoi le soutien et l'expertise de ces lettrés ait pu se révéler d'un grand intérêt pour le rebelle gallois. La mise en accusation des Gallois, qu'ils soient étudiants ou non, est conservée dans les archives de la justice royale (Plea Roll King s Bench). Un document daté du 29 juillet 1402 ordonne à une commission dirigée par John Wilicotes, sheriff d Oxford, d enquêter sur les rumeurs de trahison à l encontre de la personne du roi 43. D autres documents présentent les conclusions de cette commission. Il apparaît qu Owen Coneway aurait déclaré qu il était le fils du souverain du pays de Galles et que Glyn Dŵr serait 41 The Mediaeval Archives of the University of Oxford, (éd.) H. E. Salter, OHS., vol. 1, , p Jehan Pole sais that Howel Kethin forsaide schuld have counseilled Griff. ap. Jen sckaier that duelled undir Breythin, to go till Owein and duell with him, and for to become his man. Also he sais that Maister Moorees Stove was with Owein this somer last y past. Also he sais that Owein send after Maister David Leged be him, that he schuld com till hym and be his man. Also he he said that Griff. ap Jevan forsaid told him that John Lloid assured him to be his trowth that he schuld com to hym into Wales for to be com Oweins man. I mong othir things he confessed that he was y send be Owein for these clerks forsaide into England fot to bryng hem to him into Wales. Original letters illustrative of English History: , (éd.) H. Ellis, vol. 1, Londres, 1827, p Public Record Office, Ancient Indictments, King s Bench 178/5. 225

227 bientôt le seigneur d Oxford. John Bastard, John ap Howell, Dominus Griffin, David Brounfeld, William, un ami d Owen Coneway, quittent la ville d Oxford. Un certain Henry Clee est appréhendé et comparait devant le King s Bench le 16 octobre Il clame son innocence en la justifiant par le fait qu il n est pas Gallois mais Anglais de Londres, et le prouve en citant des membres de sa famille, Richard et Agnes Honylane, qui selon lui, ne peuvent qu être des noms portés par des Anglais. Il est innocenté et ses camarades relâchés 44. Maître Howel Kyffin 45 est placé en détention dans la prison d Oxford. David Peyntour, un certain Galfridus, Owen Coneway, David Leget, William Laurence, Hugo Taillour et Emmota, la femme de Richard Taillour sont conduits devant la justice royale à Westminster le 6 novembre Des arrangements sont alors faits afin que leur procès ait lieu le 20 janvier. Curieusement, Owen Coneway et David Peyntour semblent avoir été relâchés après avoir donné des garanties quant à leur présence au procès. Les cinq autres sont enfermés à la prison de Marshalsea à Londres. Conway et Peyntour ne se présentent pas devant leur juge. Au début de l été 1403, un avis de recherche est toujours en cours 47. Quant à leurs acolytes, ils sont libérés faute de témoins à charge. La peur de la menace galloise semble avoir été réelle pour que les habitants d'oxford, pourtant habitués aux mauvais comportements des étudiants, y perçoivent la destruction du royaume d'angleterre et de sa langue 48. À en croire, les mêmes sources, les rencontres entre étudiants gallois prennent place dans les maisons privés comme dans les 44 Ibid.., Plea Roll, King s Bench 566, rex, m. 5d. 45 Il s agit du doyen de Saint Asaph, présent à Oxford dès 1369 et mort, selon Emden, en À en croire ce document, cela est arrivé en novembre ou décembre. Il faut le distinguer de Howel Kyffin accusé d avoir entretenu une correspondance avec Glyn Dŵr, et décédé en Op. cit. 566, rex, m. 29. Une croix apparaît au dessus de ces noms, ce qui laisse, peut-être penser qu ils ont été relâchés. De plus, à l'exception bien sûr de Coneway et Leget, ces individus ne sont pas mentionnés comme clericus et par conséquent n'ont probablement pas le statut d'étudiant.. 47 Ibid. 568 m. 8d. 48 Public Record Office., Ancient Indictments, King s Bench 178/2. 226

228 lieux publics. Il apparaît également que les plus jeunes des Gallois, parvos pueros de Wallia, s enthousiasment et sont enclins à rejoindre Owain 49. Les registres du Parlement confirment cet engouement: «Lundy le xxi jour de feverer, les Communes viendrent devaunt le Roy & les Seign(eur)s en Parlement & monstrerent coment les Galoises ore tarde se leverent en grand Rebellion encontre n(ot)re dit S(eigneu)r le Roy, a ses grandes coustages & a tres grande aventure & peril de sa persone Roiale, les fist graciousement resister de leur dit Rebellion & malveis purpos ; & coment ore les escolers de Galles qi feurent demurantz en les universites d oxenford et de cantebrigg sont departiz d illoeques en leur pais...», et plus loin : «Et auxi mesmes les Communes monstrerent a n(ot)re dit S(eigneu)r le Roy, coment il avoit fait certeines ses officers des gentz neez de mesme la Pays, encontre les auncienes estatutz & ordinances ent faites de par le Roy Edward au temps de conquest d icell 50» Ces lignes sont révélatrices de l'agitation à l'université suite au soulèvement au pays de Galles. C'est suffisamment important pour qu'il y soit fait mention dans les archives du Parlement. De plus, elles illustrent l'intégration des Gallois dans l'administration anglaise au cours du XIV e siècle, une intégration qui semble loin de faire l'unanimité. 4.2 Les gradués et la révolte Le rebelle gallois s entoure très vite de nombreux conseillers, parmi lesquels deux anciens étudiants. John Trevaur, évêque de Saint Asaph, prévient le conseil du roi sur le danger que représente 49 Ibid. 178/3. 50 Rotuli Parliamentorum , vol. 3, Record Commission, Londres, 1783, p

229 Glyn Dŵr mais en vain 51, avant de le rejoindre en 1403 ou 1404 lorsque son palais épiscopal et les maisons des chanoines sont détruits lors de son absence. Il pense alors vraisemblablement que ce dernier a de bonnes chances de l emporter contre Henri IV. Il est envoyé en mission en France auprès de Charles VI. C est un homme d expérience, un juriste qui offre à la révolte un côté policé, plus rangé, se concentrant sur l international. Il se rend aussi dans le Nord de l Angleterre avec David Daron, doyen de Bangor, afin de rencontrer Henry Percy, comte de Northumberland. Griffin Yonge rejoint lui aussi Owain en 1404 et devient son chancelier. Il est en France en mai 1404 avec John Hangmer afin de négocier une alliance avec la France 52. Les historiens du monastère bénédictin de Saint Alban, John de Trokelowe et Henry Blandforde mentionnent sa capture et son emprisonnement dans la Tour de Londres en Pourtant, il semble s'être échappé sur le continent, et il est nonce pontifical en Écosse en Emden indique qu il est toujours en vie en Il est ambitieux et projette de remplacer Lewis Byford comme évêque de Bangor. Quand Glyn Dŵr reconnaît l'obédience de la papauté d'avignon, Griffin Yonge devient le candidat de cette dernière pour l évêché de Saint David's et espère probablement devenir archevêque une fois l Église galloise affranchie de la tutelle de Canterbury. Walter Brit rejoint lui aussi les rebelles, et combat à leur côté 55. À cette sympathie pour la cause galloise, il ne faut pas oublier de préciser qu'en tant que vassal d'edmund Mortimer, allié de Glyn Dŵr, il se doit aussi d'apporter son aide à son seigneur. Quel que soit la raison de sa participation, il est fait prisonnier et exécuté par les troupes royales entre le 30 septembre 1401 et le 29 septembre Il se peut qu'il 51 Eulogium historiarum sive temporis, (éd.) F. S. Haydon, III, Londres, , p Th. Rymer, Foedera, (éd.) A. Clarke, vol. 8, Londres, Chronica et Annales, (éd.) J Trokelowe, H. Blandforde, Londres, 1866, p C. Pap. L. vii, p M. Jurkowski, "Who was Walter Brut?", dans The English Historical Review, vol. 127, n 525, 2012, p

230 ait été fait captif à la bataille de Bryn Glas dans les Marches galloises le 22 juin La suspicion pèse alors sur les individus originaires du pays de Galles. Adam de Usk se retrouve mêlé à la révolte, bien qu'il semble qu'il ne soit pas partisan de Glyn Dŵr. Il est aux yeux des Anglais présents à Rome suspect de connivence avec les rebelles gallois comme le prouve une lettre datée du 19 décembre 1404 écrite par William Lovell, clerc à la Curie, adressée à William Strickland, évêque de Carlisle, dans laquelle Lovell mentionne le fait que les Anglais de Rome se méfient de Usk parce qu'il est Gallois 57. En 1406, il doit fuir l'émeute qui éclate à Rome après que le neveu du nouveau pape, Innocent VII, a tué onze citoyens romains. Ne pouvant pas rentrer en Angleterre, car il n'est pas sûr du sort qui pourrait lui être réservé, commence alors pour lui un périple de deux ans à travers les Flandres et la France. Henry Percy, comte de Northumberland, alors en conflit avec Henry IV, entre en contact avec Adam, lui demandant de le rejoindre contre le roi. Adam refuse. Lorsque Northumberland est défait et meurt à Bramham Moor en février 1408, Adam ne cache pas sa joie d'avoir pris la bonne décision 58. Toutefois, en janvier 1410, les archives royales le désignent comme ennemi du roi et adhérent à la cause des rebelles de France et de Galles 59. En 1411, il rejoint Glyn Dŵr, mais d'après lui avec l'intention de retrouver son patron Edward de Charlton, duquel d'ailleurs il a reçu un sauf-conduit. Grâce à l'intervention de son bienfaiteur, il est pardonné par le roi le 20 mars Le fait que le Chronicon contienne les lettres de Glyn Dŵr au roi d Écosse et aux seigneurs d'irlande a souvent amené les historiens à le voir comme un supporteur de la cause galloise. 56 Ibid., p M. Harvey, England, Rome and the papacy: the study of a relationship, Manchester, 1993, p Chronicon of Adam of Usk, (éd.) Ch. Given-Wilson, Oxford, 1997, p CPR , p Op. cit., p

231 Puisque ces lettres ont été interceptées par les Anglais, Christopher Given-Wilson suggère qu'il les aurait peut-être copiées à la cour royale 61. Quoi qu'il en soit, il apparaît à bien des égards comme un personnage pour le moins trouble et opportuniste. 4.3 Conséquences de la révolte pour les étudiants Nous avons constaté une baisse de l effectif des Gallois à Oxford pour la période allant de 1407 à S agit-il des conséquences du soulèvement de Glyn Dŵr? Il ne serait pas surprenant que celle-ci ait pu avoir un impact négatif sur le nombre de ces derniers à l'université. On peut penser que pour un temps au moins, la révolte ait empêché les Gallois de se rendre en Angleterre. En 1436, la situation a changé, et les Gallois sont nombreux à Oxford comme notre base de données le prouve. D'ailleurs dans une lettre de l université adressée à l évêque de Worcester, Thomas Bourchier, celle-ci insiste sur le fait que, contrairement à ce qui est dit, les Gallois osent demeurer à Oxford, et qui plus est en toute tranquillité 62. Elle mentionne aussi un certain Richard Rudal qui semble avoir lancé de telles rumeurs. Il est accusé d avoir hébergé John Raynold, banni de l université par le chancelier. Ce dernier individu serait-il le «John» de la lettre endommagée mentionnée plus haut? Il est impossible de l affirmer bien que l hypothèse semble plausible. Quoi qu'il en soit, il est probable que les autorités aient porté un regard méfiant sur les Gallois. La révolte a en effet été suffisamment forte pour marquer les esprits. Elle apporte un éclairage singulier sur le sentiment d'appartenance des Gallois à leur terre d'origine et montre aussi, d'une certaine façon, les limites du processus d'intégration des Gallois au monde anglais. 61 Op. cit., p Epistolae Academicae Oxoniensis, (éd.) H. Anstey, OHS., vols. 2, 1898, p

232 5 La genèse d un «sentiment national» 5.1 La nation médiévale Ce soulèvement amène donc à se poser la question de ce sentiment d appartenance à la principauté galloise. Il est ainsi très tentant de parler de sentiment patriotique ou national, mais ne tombons nous pas dès lors dans l anachronisme, «le pêcher irrémissible» de l historien selon les mots de Lucien Febvre. Effectivement, si le mot nation existe à l époque médiévale, le concept de nationalisme est totalement inconnu. Étudier un sentiment en histoire n est pas chose aisée, il est assurément très difficile de saisir les mentalités d un ensemble d individus à un moment précis, d autant plus lorsque celui-ci se trouve très éloigné dans le temps La nation, un groupement universitaire La nation est avant tout un groupement d'individus en fonction d'une origine géographique. Les nations au sein des universités médiévales constituent une sorte d association d entraide entre les étudiants et les professeurs provenant d'une aire géographique qui le plus souvent est très large. L université de Paris en compte quatre et elles sont vastes et hétérogènes, tandis qu Oxford en a deux jusqu'à la fin du XIII e siècle, comme nous l'avons mentionné précédemment. 231

233 5.1.2 Communauté de naissance ou communauté politique? La nation fait référence à un territoire auquel se greffe un lien d appartenance 63. Le terme de nation fait donc expressément référence à l idée de naissance. Il s agit bien là de l origine, et la nation pour Alain Bouchard, chroniqueur breton du XV e siècle, par exemple, n est autre que «le pais ouquel nous avons prins nostre nativité 64» accentuant par conséquent une certaine forme d attachement, que l'on pourrait, si l on veut, qualifier de maternel. Cette notion est empreinte d émotion, en ce sens il s agit pleinement d un sentiment, celui d appartenance à une origine géographique, mais aussi sans aucun doute à une culture. Ce pays est ainsi la terre des ancêtres, car ces derniers occupent une place privilégiée dans le sentiment d appartenance, qui plus est chez les Gallois, dont les noms en ap rappellent à quel point la filiation et la généalogie sont essentielles. D'ailleurs, lorsque Roger Mortimer, bienfaiteur d'adam de Usk meurt en 1398, le clerc gallois écrit un éloge dans lequel il retrace la généalogie de ce dernier, rappelant sa descendance royale 65. Au haut Moyen Âge la nation est ethnique, et d ailleurs, les Gallois nomment leur pays Cymru, la terre des compatriotes, de ceux qui sont culturellement identiques et partagent le même code de lois. Ceci permet à Gary German de la définir comme «une ethnicité politisée 66». On s aperçoit bien ici qu elle est une perception, une représentation, c'est-à-dire une construction imaginée, un rapport à l histoire ou plus particulièrement à des mythes fondateurs. Aussi Brutus, héros mythique troyen, a t-il, selon Geoffrey de Monmouth 67 auquel nous 63 G. H. Allard, «Les liens d appartenance au Moyen Age», dans Critère, n 22, Alain Bouchart, Les Grandes Croniques de Bretaigne, (éd.) B. Guénée, CNRS, Paris, 1986, p Chronicon of Adam of Usk, (éd.) Ch. Given-Wilson, Oxford, 1997, p G. German, «Une perspective socio-historique et socio-linguistique de la dévolution au pays de Galles», dans Europe unie, le royaume désuni? Les enjeux de la dévolution, CRBC, CEMA, 2000, p Geoffroy de Monmouth, Historia Regum Britanniae., (éd.) M. D Reeve, York,

234 devons la naissance de la Matière de Bretagne, donné son nom à l île de Bretagne. Un de ses fils, Kamber, est le héros éponyme du pays de Galles. Les lettrés gallois de la fin du Moyen Âge sont sans aucun doute nourris de cette culture dont la transmission est l œuvre des bardes, d'une certaine manière garants de «l histoire nationale». Owain Glyn Dŵr ne justifie t-il pas aux yeux du roi d'écosse son insurrection contre les Anglais en mentionnant ce passé mythique, ainsi que les héros bretons qui ont combattu contre les envahisseurs saxons 68? L appropriation du passé se révèle dès lors très politique. Au Concile de Constance ( ) lorsqu un Français demande à ce que les Gallois votent séparément des Anglais parce qu ils forment une nation distincte, natio particularis, les Anglais lui rétorquent que le pays de Galles est partie intégrante de la natio anglicana alias brytannica 69. Le vocabulaire est également important. Le mot nation peut être interchangeable avec celui de peuple. Natio particularis fait référence au peuple gallois, mais pour les Anglais, il est associé à un territoire. Si le pays de Galles apparaît seulement comme, ce qu on pourrait appeler «une nation ethnique», l Angleterre, quant à elle, énonce déjà à cette époque le principe qui fait qu'elle constitue une «nation territoriale». Ainsi, toujours lors du concile de Constance, la délégation anglaise déclare : «Si une nation doit être entendue comme un peuple qui se démarque des autres par les liens du sang et des coutumes communes, ou par des singularités de la langue, le signe le plus sûr et positif et l'essence d'une nation en droit divin et humain [...] ou si une nation doit être entendue, comme il le devrait, en tant qu'un 68 Chronicon of Adam of Usk, (éd.) Ch. Given-Wilson, Oxford, 1997, p A. Hastings, The Construction of Nationhood, Cambridge, 1997, p. 62. Il semblerait que cette requête soit faite à l initiative de Griffin Yonge, G. Williams, The Welsh Church from Conquest to Reformation, 2 ème édition, Cardiff, 1976, p

235 territoire égal à celui de la nation française, l'angleterre est une vraie nation 70.» Effectivement, le pays de Galles se trouve dans le regnum Anglorum. Le même processus s opère en France sous les règnes de Saint Louis et de Philippe Auguste lorsque la titulature du roi passe de Rex Francorum (roi des Francs) à Rex Franciae (roi de France). La «monarchie ethnique» se transforme alors en «monarchie territoriale». Il faut bien voir que le pouvoir politique, en l occurrence ici anglais, s approprie la nation, la modèle à sa convenance, elle s avère être de fait un enjeu politique dévoilant son association à une figure politique, et déjà aussi à une dynastie 71. Par conséquent, la conquête du pays de Galles, si elle semble être à priori féodale, devient, par la mise en place de l administration anglaise, une conquête d'état, comme nous l avons déjà souligné. Glyn Dŵr tente lui aussi de symboliser cette nation galloise en se proclamant prince de Galles et en voulant doter le pays d institutions. Néanmoins, les rapports d hommes à hommes prévalent tout de même sur les liens entre l individu et la nation. Celle-ci peut s appuyer sur le prince, s incarnant à travers lui mais aussi certainement le seigneur local 72. C est le cas pour Adam de Usk attaché à la seigneurie d Usk, laquelle est très tôt sous domination anglaise. Après avoir vécu à Welshpool de 1409 à 1411, il est ravi de pouvoir retourner dans le Sud-Est du pays de Galles son «pays natal 73». De plus, il différencie fréquemment le Sud du Nord, ce dernier étant parfois présenté comme un pays barbare à ses yeux 74. Le sentiment d'appartenance est fort complexe à l'époque médiévale comme de nos jours. Plus que de sentiment national, il convient plutôt de parler de conscience politique, 70 Cité en anglais par R. Griffiths, The Later Middle Ages, dans K. O Morgan (éd.), The Oxford Illustrated History of Britain, Oxford, 1984, p Voir J-Ph. Genet, English nationalism : Thomas Poltonat the Council of Constance, dans Nottingham Medieval Studies, 1984, 28, p Voir Colette Beaune, Naissance de la nation France, Paris, P. Courtney, Medieval and later Usk, Cardiff, 1994, p Chronicon of Adam of Usk, (éd.) Ch. Given-Wilson, Oxford, 1997, p. lxiii 234

236 d appartenance à une communauté politique. L'État moderne en construction tente de la représenter. De ce fait quelles sont les manifestations de l'identité galloise à l'université d'oxford? 5.2 L identité galloise Le terme identité est aussi un terme qu'il faut utiliser avec précaution. L'identité peut être individuelle ou collective. Chacun en a plusieurs. L Occident médiéval est un monde dans lequel le Christianisme apparaît comme l identité commune à laquelle viennent s'en rajouter d'autres. L'appartenance à la ville ou à la campagne, à la gentry, au clergé en sont des exemples parmi d'autres. Dans le cas gallois, elle apparaît encore plus manifeste dans la mesure où ces étudiants vivent à l extérieur de leur communauté d'origine. Si les Gallois appartiennent au regnum Anglorum, ils ne sont pas anglais pour autant, et leur identité galloise devient par conséquent une identité de fait. Cependant, l'effervescence engendrée par la révolte de Glyn Dŵr prouve que cette identité peut aussi être revendiquée, et dès lors consciente. Dans tous les cas, elle s'apparente à une construction. Une fois de plus, la lettre écrite par le rebelle gallois au roi d Écosse en est un bel exemple. Examinons de plus près ses manifestations Langue et traditions L identité peut-elle se dévoiler par l'utilisation d'une langue? Celle-ci, à l époque médiévale, ne semble pas toujours constituer un élément important. Elle le devient vraiment à partir du XVI e siècle. L'Acte d'union de la principauté galloise au royaume d'angleterre en 1536 rend en effet l'utilisation de l'anglais officielle en Galles, à l'instar du français dans le royaume de France avec l'ordonnance de Villers-Cotterêts en Les étudiants à Oxford 235

237 ou encore à Paris, qui se rassemblent au sein de nations universitaires, par exemple, ne parlent pas tous la même langue bien qu ayant le latin, langue de l'église en commun. Pourtant, il semble que la langue joue un rôle signifiant comme vecteur de l'identité galloise. En 1282, pendant les mois qui précèdent la conquête définitive de la principauté, les habitants de Snowdonia dans les montagnes du nord du pays, refusent de se soumettre en prêtant allégeance au roi d'angleterre dont la langue, la loi et les coutumes sont étrangères au peuple gallois 75. De même, sous la plume des bardes gallois les mots iaith et Kymraec qui signifient respectivement «langue» et «langue galloise» sont souvent synonymes du mot nation 76. D ailleurs, un épisode qui se produit dans la seconde moitié du XV e siècle à l université, nous éclaire quant au rôle de la langue comme vecteur identitaire. Le poète Ieuan ap Hywel Swrdwal défend le gallois face à des étudiants anglais pour lesquels ce dernier ne peut en aucune façon être utilisé à des fins littéraires. En réponse à cette affirmation, tout à fait curieuse mais en même temps révélatrice de la manière dont sont perçus les Gallois et leur langue à l époque, il suggère une compétition poétique en anglais, gallois ou une autre langue. Il écrit ainsi vers 1470 un hymne à la Vierge Marie en anglais qui suit à la perfection la métrique galloise Cynghanedd groes 77. Dans un de ses poèmes, Guto'r Glyn mentionne le fait que des Anglais se moquent de sa langue lorsqu'il conduit un troupeau de moutons de Merioneth dans les Midlands au centre de l'angleterre 78. Il n'est pas difficile d'imaginer qu'à Oxford les Gallois aient aussi pu être victimes de ce genre de moquerie. 75 R. R. Davies, "The peoples of Britain and Ireland , Identities", dans TRHS., 6 ème série, 4, 1994, p E. Bachellery, L œuvre poétique de Gutun Owain, Paris, 1950, p T. Conran, Ieuan ap Hywel Swrdwal s The Hymn to the Virgin, dans Welsh Writing in English, 5, Le Cynghanedd groes répète une séquence de consonnes de la première moitié de la ligne à la première moitié de la seconde ligne. 78 J. L. Williams, I. Williams (éds.), Gwaith Guto'r Glyn, Cardiff, 1939, p

238 Comme nous l'avons souligné plus haut, Owain Glyn Dŵr projette la mise en place d un clergé exclusivement galloisant, appointé par provision pontificale et strictement attaché à des bénéfices au pays de Galles. La langue galloise, à travers les traditions et notamment la poésie, véhicule ce qui représente l essence même de l identité galloise et derrière «l anglicité» de nos Gallois, on découvre parfois la face galloise cachée. C est ainsi le cas de John Trevaur qui est présenté par le poète Iolo Goch comme étant «le patron des poètes et un maître de l art de la versification 79». On sait toute l'importance de la poésie et de la musique au pays de Galles et la réputation des Gallois dans ce domaine au Moyen Âge. Les poètes gallois, tel Daffydd ap Gwilym (c ), par exemple, écrivent en langue galloise des Cerdd dant, c'est-à-dire, des poèmes chantés et accompagnés à la harpe 80. Dans l'inventaire des effets de l'étudiant Reginald Stone en 1468, nous trouvons une harpe 81. Il parait légitime de penser que cet étudiant, comme probablement d'autres, laisse exprimer sa culture et son identité à Oxford à travers la musique et la poésie, accentuant le lien avec le pays gallois qu'ils ont quitté, non, peutêtre sans une certaine nostalgie. La pratique de la poésie galloise peut aussi refléter une certaine forme de militantisme. Après tout, ce sont les poètes qui sont tenus pour responsables d'avoir fait souffler le vent de la révolte contre les Anglais. Lors du soulèvement de Glyn Dŵr, le Parlement accuse les bardes gallois, «lesqueux par lour divinations, mensonges et excitations, sount concause de la insurrection et rebellion, qu'or est en Gales 82». La résistance galloise s'exprime donc à travers une poésie de la vaticination, laquelle, en un sens, ne cesse de rappeler ce qui 79 Ibid., p Th. Parry (éd.), Gwaith Dafydd ap Gwilym, Cardiff, 3 ème edition, 1979, p Registrum Cancellarii Oxoniensis , (éd.) H. E. Salter, vol. 2, OHS., 1932, p Rotuli Parliamentorum , vol. 3, Record Commission, Londres, 1783, p

239 constitue l'essence même de l'identité galloise, c'est-à-dire une opposition sporadique contre l'occupant anglais Entre «ressentiment national» et xénophobie Les Gallois qui prennent part au soulèvement, le font-ils par conscience d appartenance à l entité galloise ou par pur intérêt personnel, à moins qu il y ait un peu des deux? Christopher Given- Wilson écrit à propos d Adam de Usk : «De cœur, Usk était Gallois. Il était imprégné d'histoire et de généalogie galloise, parle du royaume de Bretagne comme ayant été "autrefois dévasté par les Saxons", et étant lui-même très certainement galloisant, a ressenti amèrement la tentative des Anglais en 1401 d'extirper la langue galloise. Il attribua l'abandon de ce projet à Dieu... 83» L'importance de la langue, encore une fois, est mise en avant. Toutefois, il ne faut pas négliger son ressentiment face aux difficultés rencontrées pour l obtention de l évêché vacant de Saint David's ou de celui de Hereford. Bien que pressenti pour ces derniers, il ne les obtient pas et explique cela par la malignité et la jalousie des Anglais, comme nous l'avons vu 84. Ce sentiment anti-anglais se traduit aussi lorsqu il calcule que le pays de Galles apporte chaque année au trésor royal ainsi qu à bon nombre de seigneurs anglais 85. Il ne s agirait plus ici, dès lors, d un «sentiment national», mais plutôt d un «ressentiment national» gallois qui s affirme avec plus ou moins de force tout au long du Moyen Âge envers les Anglais avec lesquels les Gallois entretiennent, comme on le sait, des rapports souvent hostiles. La présence anglaise en terre galloise est une 83 Chronicon of Adam of Usk, (éd.) Ch. Given-Wilson, Oxford, 1997 p. xxiii. 84 Ibid., p R. R. Davies, Conquest, coexistence and change, Wales , Oxford, 1987, p

240 présence coloniale, un rapport de dominants à dominés, et comme le précise Rees Davies : «...le groupe de colons après 1282 était fièrement et consciemment anglais 86.» La distinction entre les deux peuples s exprime de différentes façons. L'un et l'autre sont souvent traités séparément au plan administratif et judiciaire 87, même si vraisemblablement ils se fondent entre eux, particulièrement dans les villes, au cours du XV e siècle. Il existe parfois un très fort sentiment anti-gallois de la part des conquérants anglais. Ainsi, Thomas Ringstead, évêque de Bangor de 1357 à 1366, qui lègue 100 afin d aider cinq pauvres étudiants du diocèse à se rendre à Oxford ou Cambridge, spécifie que les Gallois en sont exclus. Il lègue également la même somme à la cathédrale mais stipule que cette volonté doit être annulée si c'est un gallois qui lui succède 88. On peut également rajouter que ce diocèse coïncide avec l ancien royaume de Gwynedd, le dernier bastion de la résistance galloise contre les Anglais et tolère mal l anglicisation forcée. Si cette identité repose sur la généalogie, la connaissance du passé, qu il soit mythique ou réel, elle s appuie assurément sur une certaine forme de xénophobie à l égard des Anglais. Au travers des généalogies et du passé celtique de l île de Bretagne, les Gallois conservent le souvenir qu ils l ont autrefois dominée, que les Saxons sont des étrangers. Cette nostalgie de la perte de la souveraineté de l île est récurrente dans la littérature prophétique qui annonce la venue d un sauveur, le mab darogan (le fils de la prophétie). Ainsi, lorsque l étudiant Owen Coneway déclare que Glyn Dŵr sera bientôt le seigneur d Oxford, l idée que le descendant des princes du Powys est bel est bien ce libérateur est sous-jacente. De même Walter Brit, qui rejoint Glyn Dŵr, se présente comme étant d'origine bretonne de par ses deux parents 89, 86 R. R. Davies, Colonial Wales, dans Past and Present, 65, 1974, p Op. cit., p Ibid., p a Britonibus ex utraque parente originem habens. Registrum Johannis Trefnant, Episcopi Herefordensis, AD. MCCCLXXXIX-MCCCCIV, (éd.) J. H. Parry, Canterbury and York Society, 1916, p

241 soulignant ouvertement sa filiation galloise. Il ne cache pas une certaine fierté dans l'interprétation de l'histoire de la conversion des Bretons, dont les Gallois sont les descendants directs, démontrant clairement qu'ils ont été spécialement élus par Dieu. Brit utilise ses connaissances en astronomie afin d authentifier les prophéties au sujet de l'antechrist, prédisant la chute imminente du pape et ce grâce au concours du peuple de Grande-Bretagne 90. Les Gallois ne passent donc pas inaperçus à Oxford. Ils laissent leur empreinte de leur passage, tout conservant leur identité. 90 Ibid., p

242 Conclusion générale 241

243 Quel bilan de la présence galloise à l université d Oxford pouvons-nous bien tirer? Tout d abord le nombre d étudiants du pays de Galles augmente considérablement pendant notre période, bien qu à certains moments cette présence faiblisse en raison des malheurs du temps. Ils proviennent majoritairement du diocèse de Saint David s, de loin le plus grand et le plus riche. La perspective d une carrière dans l administration pousse sans aucun doute ces Gallois vers Oxford. Cette université est effectivement le lieu qu'ils privilégient. Nous n'avons pas trouvé beaucoup d'étudiants ayant fréquenté Oxford en plus d'une université continentale. Ils se dirigent pour la grande majorité vers le droit avec une légère préférence pour le droit civil, bien que le droit canon soit loin d être négligé. Ils étudient cette discipline avec bel et bien l intention d appliquer les connaissances acquises. Plus des deux tiers d entre eux entrent dans l Église. Plus de la moitié de ces séculiers réussit à attirer le patronage d une institution religieuse, de l évêque, de la gentry ou du roi. Au regard des positions atteintes dans l Église ou au service du roi, les Gallois qui se rendent à Oxford au XIV e siècle n'ont pas eu, loin s'en faut, plus de difficultés à obtenir de l'avancement, contrairement à ce qu'affirme Glanmor Williams 1. La révolte de Glyn Dŵr, si elle a pu pour un temps peut-être diminuer la fréquentation des Gallois à Oxford, n'a pas pour autant mis un frein à leur entrée au sein de l'institution, et ils sont bien plus nombreux au XV e siècle. Le pouvoir royal semble d'ailleurs avoir été clément avec les rebelles. Ainsi Howel Kyffin, accusé d'être en relation avec Glyn Dŵr en 1401, est présenté par le roi au bénéfice de la paroisse de Llanrhaiadr-yn-Mochnant dès Par ailleurs, à la vue des carrières d'individus tels que Philip Morgan, 1 G. Williams,The Welsh Church from Conquest to Reformation, 2 ème édition, Cardiff, 1976, p CPR , p

244 Henry Ware, David ap Rees, John Blodwell, Richard Caunton, Philip ap Rys ou encore David William, pendant et après la révolte, il est évident que ce soulèvement n'a pas empêché la promotion des gradués gallois. Le fait d'avoir étudié à l'université et d'y avoir obtenu des diplômes leur offre des possibilités d emplois, et tout particulièrement en Angleterre. En ce sens, ils s intègrent relativement bien à la sphère anglaise à laquelle ils appartiennent désormais. L'absence d université au pays de Galles a donc pour corollaire le détournement d'une élite de son pays d'origine. La volonté d'owain Glyn Dŵr d'établir deux universités au pays de Galles illustre ce désir de maintenir cette élite au service d'une principauté indépendante. À partir du XV e siècle, reste-il alors encore quelque chose qui puisse justifier le retour des diplômés gallois en Galles? John Blodwell finit ses jours dans la riche paroisse de Balsham dans le Cambridgeshire. David William, juriste à Canterbury et clerc de l'administration royale, décède à Rome en Ceux qui effectuent les meilleures carrières séjournent la plupart du temps en Angleterre ou sur le continent. Certes, il existe encore, nous l'avons mentionné, des centres de cultures galloises au XIV e siècle chez des évêques comme David ap Blethin ou John Trevaur. Celui-ci est le dernier évêque gallois à entretenir une maisonnée dans laquelle cohabitent à la fois une culture universitaire et une culture proprement galloise. Au XV e siècle ces centres n existent plus et les diplômés se tournent définitivement vers l'angleterre. Les étudiants du pays de Galles sont devenus; s'ils ne l'étaient pas déjà au siècle précédent; des carriéristes. Oxford leur offre la possibilité de percer dans le domaine administratif, et par conséquent ce phénomène accentue l'intégration des élites galloises au monde anglais. Une chose est donc certaine, les Gallois au XV e siècle ont perdu, comme l affirme d ailleurs Glanmor Williams, toute idée 243

245 d indépendance ou même d autonomie 3. Leur présence à Oxford reflète aussi l'intégration du pays de Galles au royaume d'angleterre à travers notamment l éducation. La dimension galloise s'effrite-elle pour autant? L'identité des étudiants ne s efface pas. Au XV e siècle encore, les poètes tels que Ieuan ap Rhydderch ap Ieuan Llwyd ou Ieuan ap Hywel Swrdwal conservent ces deux cultures et entretiennent cette identité galloise. Cela n'est pas seulement le fait des poètes. L'épitaphe de John Blodwell est très révélatrice en ce sens. Elle rappelle l'identité même du défunt, Gallois et juriste. L expérience des années passées à l'université, la formation acquise forgent aussi d'une certaine manière cette identité. L'étudiant gallois n'est pas isolé dans un monde anglais. À Oxford il rejoint ses compatriotes. Les Gallois s entraident mutuellement, et ils forgent des réseaux de sociabilité, lesquels perdurent souvent tout au long de leurs carrières. Mais ce qui est valable entre étudiants du pays de Galles s applique aussi entre ceux-ci et les Anglais. Cependant, les tensions entre groupes régionaux amènent les Gallois à participer aux émeutes et bagarres qui sont légions à Oxford. Le caractère ethnique de ces conflits est évident, et la minorité galloise ne passe pas inaperçue. Il n est pas surprenant alors que ces derniers acquièrent une mauvaise réputation dans le domaine. Le soulèvement du début du XV e siècle met en lumière l ampleur du phénomène. S il s agit d un groupe assez turbulent à la fin du XIII e siècle et au XIV e siècle, la situation évolue au siècle suivant, et bien que de nombreux cas de mauvaises conduites apparaissent dans les archives, proportionnellement à leur nombre, les Gallois ne semblent plus mériter cette réputation à 3 G. Williams, Op.cit., p

246 la fin de notre période. Au XVI e siècle d'ailleurs, ils auront définitivement perdu cette réputation à Oxford 4. Le cas de Howel Kyffin, partisan d'owain Glyn Dŵr en 1401, attaché aux privilèges de l'université contre l'archevêque de Canterbury dix ans plus tard, mais aussi docteur en droit canon et droit civil, dont la carrière est tout à fait similaire à celle de nombreux clercs anglais, reflète une fois de plus la complexité des rapports anglo-gallois. Ces individus sont en quelque sorte à cheval entre deux mondes. L intégration des Gallois au sein même de l institution universitaire est remarquable à en juger par leur présence dans les facultés supérieures, les halls et les collèges, ainsi que le rôle administratif essentiel qu'ils jouent. Proctors ou principaux de halls, ils marquent définitivement Oxford de leur présence, et monopolisent très certainement quelques halls, tel que Saint Edward, pour lequel on recense, on l a vu, de nombreux individus, ainsi que cinq principaux entre 1444 et Les plus talentueux servent dans des commissions ou deviennent même chanceliers. Incontestablement, les Gallois se sont fait une place à Oxford. Oxford forme entre 1282 et 1485 une partie du clergé gallois. Effectivement, ce n'est pas avant le XVI e siècle que les laïcs investissent définitivement le centre universitaire. L'histoire des Gallois à Oxford s'insère plus largement dans une histoire cultuelle de l'ensemble des îles Britanniques, et plus particulièrement celle de l'angleterre, mais aussi, certes dans une moindre mesure, dans une histoire européenne. Notre période s arrête en 1485, une époque pendant laquelle commence à souffler sur l'angleterre le vent de l'humanisme. Le début du XVI e siècle voit des changements s opérer sur le plan 4 W. P. Griffiths, Learning, Law and Religion: Higher Education and Welsh society, c , Cardiff, 1996, p

247 politique, religieux et culturel, les trois domaines étant bien foncièrement imbriqués. Qu'en est-il alors de la relation entre les Gallois et l'université? Il semblerait qu'un autre chapitre de l'histoire des Gallois à Oxford reste à écrire. 246

248 SOURCES ET BIBLIOGRAPHIE 247

249 Sources manuscrites Université et collèges All Souls College Archives, Bursars' Books ( ), Bodleian MSS. D.D. b. 29. Lincoln College Archives, Registrum Vetus Magdalen College Archives, Bursars' Books, Magdalen College Archives, Libri Computi, ( ). Magdalen College Archives, Register A Magdalen commoners ( ), Magdalen College Library, D Merton College Archives, Bursars' Rolls, 3727, 3737, Merton College Archives, Rolls for Dounder's Kin, 3973e, 3973f, 374, 3974e, 3976, 4116, Merton College Archives, Charter 370. Merton College MS. 289 New College MS New College Archives, Bursars' and Receipt Rolls, New College Archives, Statutes of 1400, New College Archives, Liber Senescali Aulae, i ( , New College Archives, The Registrum Primum alias Liber Albus ( ), 9468, New College Archives, Wykeham's endowments of college adowsons, 9703, Oriel College Archives, Treasurers' Accounts, i ( ), ii ( ), iii ( ). Richard FitzRalph, Defensorium curatorum, Bodl. Ms Bodl. 158, fo

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281 ANNEXES 280

282 BIOGRAPHIES 281

283 Aphowell John Date de première apparition dans les archives : 1449 Date de dernière apparition dans les archives : 1497 Date médiane : 1473 Date de première apparition à Oxford : 1449 Date de décès : 1497 Magister, BDC en 1449 Principal d'eagle Hall en 1449, vacant en 1450 Réside à Saint Edward Hall en 1455 et y est principal en 1459 Chanoine de Saint Mary s in the Fields et prébende de High Mass Peut-être le même que maître John Aphowell, ordonné sous-diacre en 1484, diacre en 1485 et prêtre en 1486 BRUO. I, p Appowel Lewis Date première apparition dans les archives : 1455 Date de dernière apparition dans les archives : 1455 Date médiane : 1455 Date de première apparition à Oxford : 1455 BDC en 1455 BRUO. I, p. 42. Baret John Date de première apparition dans les archives : 1484 Date de dernière apparition dans les archives : 1497 Date médiane : 1490 Date de première apparition à Oxford : 1484 Date de décès : 1497 Originaire du diocèse de Saint David's MA Acolyte à l abbaye d Oseney en 1484 Recteur de Laugharne (Carmarthenshire) de 1484 à 1489 Sous-diacre, diacre et prêtre en 1488 Chanoine de Saint David s avec prébende de Trefledon de 1490 à au moins 1493 Recteur de Carew (Pembrokeshire) en 1493 Reçoit une dispense pontificale afin de détenir ses bénéfices 282

284 simultanément en 1494 BRUO. I, p Beelt alias Wynter Maurice Date de première apparition dans les archives : 1432 Date de dernière apparition dans les archives : 1440 Date médiane : 1436 Date de première apparition à Oxford : 1432 Date de décès : 1440 Originaire du diocèse de Saint David's Magister Notaire public par autorité apostolique conféré par l abbé d Oseney en 1432 Recteur de Winterslow (Wiltshire) de 1432 à sa mort BRUO. I, p Belewes Griffin Date de première apparition dans les archives : 1349 Date de dernière apparition dans les archives : 1349 Date médiane : 1349 Date de première apparition à Oxford : 1349 Originaire du diocèse de Llandaff MA Réservation d un bénéfice par le pape au nom de l abbaye de Tewkesbury en 1349 BRUO. I, p Bergeveney William Date de première apparition dans les archives : 1335 Date de dernière apparition dans les archives : 1358 Date médiane : 1346 Date de première apparition à Oxford : 1335 Originaire du diocèse de Llandaff BTh en 1335 DTh régent en

285 Chancelier de l université élu en juin 1341, réélu en 1343, vacant en 1345 Délégué par le pape afin d arbitrer une dispute entre les frères augustins de Little Yarmouth et le Vicaire de Gorleston (Suffolk) en 1341 Reçoit un salaire de 2 marcs par an de la cathédrale de Worcester pour ses services et conseils juridiques en 1329, toujours conseiller pour le prieuré en 1338 Sous-diacre et diacre en 1339 Chanoine de Llandaff avec promesse de prébende par provision pontificale de 1343 à au moins 1352 Recteur de Stackpole Elidor (Pembrokeshire) en 1343 Chanoine de Chichester avec promesse de prébende par provision pontificale en 1349 Chanoine et prébende de Wells par provision pontificale en 1349 Prébende de Wightring de 1351 à au moins 1358 Litige quant à la dignité de chanoine de Llandaff et de Chichester en 1349 Prébende de Caerau à Llandaff en 1352 Reçoit la promesse de la réservation d un bénéfice au nom de l abbaye d Eynsham en 1355 Vice-doyen de Chichester en 1358 King s clerk (clerc du roi) en 1341 Sommé par le roi de rentrer en Angleterre et d apparaitre devant le Conseil royal en 1351 BRUO. I, p Blew John Date de première apparition dans les archives : 1400 Date de dernière apparition dans les archives : 1413 Date médiane : 1406 Date de Première apparition à Oxford : 1400 Date de décès : 1413 Originaire du diocèse de Saint David's DDC en 1401 Proctor (Procureur) à New College en 1400 Dépose avec d autres étudiants (notamment Philip Morgan et Richard Courtenay) une copie du Postilla Super Bibliam de Nicolas de Lyre dans le Chest (coffre) de Vaughan et Hussey afin d obtenir un prêt financier en 1402 Représente l université (avec Philip Morgan) devant la cour de Husting's à Oxford en

286 Recteur de Binegar (Somerset) de 1401 à 1408 Reçoit une licence de non résidence at bishop s pleasure en 1401 Ordonné sous-diacre en 1402, diacre en 1406 BRUO. I, p Blodwell John Date de première apparition dans les archives : 1411 Date de dernière apparition dans les archives : 1462 Date médiane : 1436 Date de première apparition à Oxford : 1412 Date de décès : 1462 Originaire de Llanyblodwel dans le diocèse de Saint Asaph BDC, DDCn avant 1431 Étudie à l université de Bologne Reçoit une dispense pontificale afin d être autorisé à ne pas recevoir les ordres majeurs pendant sept ans lorsqu il étudie à l université en 1412 Fils illégitime, reçoit une dispense pontificale afin d être ordonné et de pouvoir détenir un bénéfice avec cure d âmes en 1412 Recteur de Saltwood (Wiltshire) de 1411 à 1413 Dispense pontificale afin de détenir un autre bénéfice incompatible en 1413 Recteur de Tadmarton (Oxfordshire) de 1413 à 1419 Recteur de Northop (Flintshire) de 1416 à au moins 1422 Recteur de Sturton-in-the-Clay (Nottinghamshire) de 1418 à 1434 Recteur de Tadmarton (Oxfordshire) de 1413 à 1419 Doyen de Saint Asaph en 1418, vacant en 1441 Procureur de l évêque de Durham, Thomas Langley en 1418 et 1420 Recteur de Tenby (Pembrokeshire) en 1434 Reçoit une dispense pontificale afin de détenir les bénéfices de Northop et Stedfon simultanément Chanoine de Lichfield avec prébende de Curborough de 1432 à 1443 Chanoine de Saint David's avec prébende de Penffroes en 1434 Chanoine de Wells avec prébende de Combe de 1434 à 1437 Chanoine de Hereford avec prébende de Wareham et d Ayleston de 1433 à 1441 Recteur de Balsham jusqu'à sa mort Procureur de Thomas Langley, évêque de Durham en novembre 1418 et juillet 1420 Présent au concile de Constance (Commission du concile pour canonisation de Sainte-Ingrid) 285

287 Abréviateur des Lettres apostoliques à la Curie romaine en 1419 et 1420 et réside à l'hôpital de Saint Edmund's à Rome Sommé par le roi de rentrer en Angleterre et d apparaitre devant le Conseil royal en 1416 BRUO. I, p BRUO. I, Addition et correction, xiv. Blodwell Richard Date de première apparition dans les archives : 1476 Date de dernière apparition dans les archives : 1513 Date médiane : 1494 Date de première apparition à Oxford : 1476 Date de décès : 1513 Originaire du diocèse de Saint Asaph BDC en 1476, BDCn & DC en 1484 et DDC en 1495 Ordonné diacre au titre du prieuré de Saint Frideswide à Oxford en 1476 Recteur d'ardley (Oxfordshire) de 1484 à 1495 Recteur d Alderton (Gloucestershire) de 1484 à 1510 avec une pension de 10 par an Dispense pontificale afin de détenir un bénéfice incompatible en 1484 Recteur de Broughton (Oxfordshire) de 1499 à 1512 Recteur de Southchurch (Essex) de 1512 à sa mort Selon Emden, il serait le premier président du collège des juristes en droit civil en relation avec la cour des Arches. BRUO. I, p Bonegent David Date de première apparition dans les archives : 1362 Date de dernière apparition dans les archives : 1363 Date médiane : 1363 Date de première apparition à Oxford : 1362 Originaire du diocèse de Saint David's Ordonné sous-diacre et diacre au titre de prieuré de Saint Frideswide en 1362, et prêtre en 1363 BRUO. I, p

288 Brechonia Llywellyn de Date de première apparition dans les archives : 1363 Date de dernière apparition dans les archives : 1363 Date médiane : 1363 Date de première apparition à Oxford : inconnue Magister, BDC Chanoine de Saint David's avec promesse de prébende en juillet 1363 Reçoit le bénéfice attaché à la paroisse de Saint Ewddelan dans le diocèse de Saint Asaph en août 1363 d'une valeur de 100 sous Fasti Ecclesiae Anglicane , vol. 11, The Welsh dioceses (Bangor, Llandaff, St Asaph, St Davids), (éd.) B. Jones, IHR., Londres, 1965, p. 83. C. Pap. Pet. i, p. 426 et 452. Brecon John (Bregon, Bricon, Brygon) Date de première apparition dans les archives : 1414 Date de dernière apparition dans les archives : 1427 Date médiane : 1420 Date de première apparition à Oxford : 1414 Date de décès : 1427 Originaire du diocèse de Hereford MA Fellow d'oriel en 1417 à sa mort Ordonné sous diacre, diacre et prêtre en 1421 Probablement le même que John Brycon qui paie la dime à Oriel College en tant que résident de la paroisse de Saint Mary en 1414 BRUO. I, p Brekenok Hugh Date de première apparition dans les archives : 1461 Date de dernière apparition dans les archives : 1455 Date médiane : 1450 Date de Première apparition à Oxford : 1450 Date de décès : 1450 Dominus chapelain banni d'oxford par le chancelier en 1450 Un étudiant du même nom quitte Oxford en compagnie d autres étudiants gallois le 8 février

289 BRUO. I, p Breknok Hugh (Brecnok) Date de première apparition dans les archives : 1476 Date de dernière apparition dans les archives : 1478 Date médiane : 1477 Date de première apparition à Oxford : 1476 Frère dominicain présent au couvent d Oxford en 1476 et 1478 Ordonné diacre en 1476 et prêtre en1478 BRUO. I, p Bristol Bernard de (de Bristollia) Date de première apparition dans les archives : 1331 Date de dernière apparition dans les archives : 1331 Date médiane : 1331 Date de première apparition à Oxford : 1331 Originaire du diocèse de Saint David's MA Inclus dans la demande de bénéfices envoyée au pape par l université en 1331 Reçoit du pape, par pétition royale, un bénéfice au nom du prieuré de Pembroke en 1331 BRUO. I, p Brit Walter (Brithus, Britte, Brut, Bryth-e) Date de première apparition dans les archives : 1379 Date de dernière apparition dans les archives : 1393 Date médiane : 1390 Date de première apparition à Oxford : 1379 Date de décès : 1401 ou 1402 Originaire des Marches, diocèse de Hereford Étudiant à la faculté des arts en 1379 Peut-être fellow de Merton College Astronome et mathématicien si on accepte de lui attribuer les œuvres suivantes : Tractatus algorismalis et peut-etre de Theoremata planetorum En ce qui concerne le premier traité il s agit d un passage de l Algorismus vulgaris de Johannes de Sacrobosco attribue par erreur à John Bale. 288

290 Accusé de partager les opinions de Wyclif, il est dénoncé devant John Trevenant, évêque de Hereford et appelé à comparaitre plusieurs fois devant le tribunal épiscopal. Son procès dure de 1391 à Il finit par se soumettre. Rejoint Owain Glyn Dŵr Fait prisonnier par les troupes royales et exécuté entre le 30 septembre 1401 et le 29 septembre 1402 BRUO. I, p M. Jurkowski, "Who was Walter Brut?", dans EHR., vol. 127, n 525, Bromfeld Lewis de Date de première apparition dans les archives : 1331 Date de dernière apparition dans les archives : 1332 Date médiane : 1331 Date de première apparition à Oxford : 1331 DDC et étudiant en droit canon Archidiacre de Saint Asaph en1331 à au moins 1332 Reçoit une lettre de recommandation du roi afin de se rendre à la Curie romaine en 1331 BRUO. I, p BRUO. I, Addition and correction, lviii. Bromfeld Llywelyn de (Brnmfeld, Bnmflight, Llywelyn ap Yuyr) Date de première apparition dans les archives : 1293 Date de dernière apparition dans les archives : 1314 Date médiane : 1303 Date de première apparition à Oxford : 1293 Date de décès : 1314 Chanoine avec prébende de Saint Asaph Évêque de Saint Asaph en 1293 Commissionné par l'archevêque Robert Winchelsey afin d'excommunier Madoc ap Llywelyn et ses adhérents Supporte l'archevêque dans son opposition au roi au sujet du financement par l Église de la guerre en Écosse BRUO. III, Appendix, p

291 Bryan Reginald de Date de première apparition dans les archives : 1348 Date de dernière apparition dans les archives : 1361 Date médiane : 1351 Date de première apparition à Oxford : 1341 Date de décès : 1361 Né au château de Walwyns dans le Pembrokeshire dans le diocèse de Saint David's BDC en mai 1349, LicDC en septembre 1349 Chanoine avec prébende de Westbury on Tryme en 1347 Chanoine de Saint David's avec promesse de prébende en 1348, toujours en 1349, réservation pontificale pour être chanoine de York avec prébende de Masham Chanoine avec prébende de Llandewi Brefi en 1348 Chanoine de Saint David's avec promesse de prébende de 1348 à au moins 1349 Chanoine et prébende d' Abergwili en 1348 Chanoine et prébende d' Exeter en 1348 Chanoine et prébende d'auckland (Durham) Chanoine de Salisbury par provision pontificale avec réservation d'un bénéfice plus riche que le dernier en 1349 mais provision annulée. Recteur de Laugharne (Carmarthenshire) sans être prêtre par décision pontificale en 1348, toujours en 1349 Évêque de Saint David's par provision pontificale de 1349 à 1352 Évêque de Worcester en 1352 à sa mort Transféré au diocèse d'ely par Innocent VI en 1361 mais décède de la peste à Alvechurch (Worcestshire) avant de prendre son office BRUO. I, p Bulkeley Richard Date de première apparition dans les archives : 1479 Date de dernière apparition dans les archives : 1525 Date médiane : 1490, Date de première apparition à Oxford : 1484 Date de décès : 1525 Originaire du diocèse de Bangor BDC Ordonné sous-diacre et Diacre au titre du prieuré de Littelmore à Oxford en 1479 Archidiacre de Merioneth de 1483 à 1500 Recteur de Cheadle (Cheshire) de 1486 à mort Archidiacre d'anglesey de 1500 à sa mort 290

292 Recteur d'amlwich sur l'île d'anglesey en 1504 Recteur de Llandegfan sur l'île Anglesey en 1504 Recteur de Lledwigan sur l'île Anglesey en 1504 Recteur de West Kirby (Cheshire) de 1508 à sa mort BRUO. I, p Burgevenny Edward Date de première apparition dans les archives : 1481 Date de dernière apparition dans les archives : 1481 Date médiane : 1481 Date de première apparition à Oxford : 1481 Frère dominicain Ordonné sous-diacre au titre de l'abbaye d'oseney à Oxford en 1481 BRUO. I, p Burgeveny Philip (Burgaveny, Burgayny, Burgayney, Burgevene, Burgeyney) Date de première apparition dans les archives : 1451 Date de dernière apparition dans les archives : 1469 Date médiane : 1451 Date de première apparition à Oxford : 1451 BDCn en 1451 Principal de Trillock's Inn de 1457 à au moins 1458 Dépose une caution à Little Bedell Hall en 1463 Autorisé à continuer d'enseigner le droit canon à Hincksey Hall, bien que le principal ait été remplacé Principal de Beke's Inn de 1468 à au moins 1469 Ordonné prêtre en 1451 BRUO. I, p Byford Lewis (Biford, Byforde) Date de première apparition dans les archives : 1448 Date de dernière apparition dans les archives : 1482 Date médiane 1464 Date de première apparition à Oxford : inconnue Magister 291

293 Recteur de North Tauton (Devon) et chapelain de 1448 à 1454 Archidiacre de Llandaff de 1454 à au moins 1477 En 1482, John Hunden, évêque de Llandaff, se plaint à la cour de Pembroke de vexations portées par Lewis Byford à son encontre. BRUO. I, p.332. Bykeld Llywellyn Date de première apparition dans les archives : 1392 Date de dernière apparition dans les archives : 1392 Date médiane : 1392 Date de Première apparition à Oxford : 1392 Originaire du diocèse de Saint David s BDC Ordonné sous-diacre au titre de l'abbaye de Rewley à Oxford en 1392 BRUO. I, p.332. Byseleye Robert de Première date d'apparition dans les archives : 1285 Date de dernière apparition dans les archives : 1285 Date médiane : 1285 Date de première apparition à Oxford : 1285 Originaire des Marches Prend part aux affrontements de 1285 BRUO. I, p.335. Caerlyon Richard (Karlyon) Date de première apparition dans les archives : 1419 Date de dernière apparition dans les archives : 1419 Date médiane : 1419 Date de première apparition à Oxford : 1419 Originaire du diocèse de Llandaff Ordonné diacre en 1419 Chapelain de Saint Mary's chantry à Saint Aldate à Oxford BRUO. I, p

294 Caermarthen Edmund de (Kaermedyn) Première date d'apparition dans les archives : 1329 Date de première apparition dans les archives : 1332 Date médiane : 1330 Date de première apparition à Oxford : 1331 Frère dominicain DTh Remercié en 1329 par Ralph de Shrewsbury, évêque de Bath & Wells pour l avoir aidé à la Curie romaine Mandataire pontificale pour l'exécution de plusieurs grâces papales pour les étudiants d'oxford en 1331 Évêque d'ardfert (Irlande) par provision pontificale en 1331 BRUO. I, p. 338 et Cardyff John (Cardyffe, Kyrdiff) Date de première apparition dans les archives : 1481 Date de dernière apparition dans les archives : 1498 Date médiane : 1489 Date de première apparition à Oxford : inconnue Moine bénédictin à l'abbaye de Tewkesbury (Gloucestershire) en 1478 BTh en 1496 Ordonné diacre en 1478 BRUO. I, p.354. Cardyff Thomas Date de première apparition dans les archives : 1441 Date de dernière apparition dans les archives : 1441 Date médiane : 1441 Date de première apparition à Oxford : 1441 Date de décès : 1441 Chapelain retrouvé mort une flèche dans le cou le 3 septembre 1441 Record of Mediaeval Oxford, (éd.) H. E. Salter, Oxford, p. 51. Cardygan (Cardycan) Lewis (Lode-Wicus) 293

295 Date de première apparition dans les archives : 1406 Date de dernière apparition dans les archives : 1412 Date médiane : 1406 Date de première apparition à Oxford : 1406 Chapelain arrête en 1406 pour avoir enfoncé la porte et brisé les fenêtres de l'église Saint Leonard, puis pillé le presbytère de Waterstoke près d'oxford Toujours en prison en 1408 Reçoit un pardon royal le 19 décembre 1412 R. A Griffiths, Some Partisans of Owain Glyndŵr at Oxford, dans BBCS 20, 1963, p Carmardyne Philip (Caemerdyn, Camardyn, Carmarthyn, Karmedyn Kermerdyne) Date de première apparition dans les archives : 1395 Date de dernière apparition dans les archives : 1446 Date médiane : 1420 Date de première apparition à Oxford : 1395 Date de décès : 1446 MA et régent en 1412 Chapelain de New College en Vicaire de kidlington (Oxordshire), bénéfice échangé en 1428 Chapelain de la chantrie de Holly Trinity à Hall Saints (Oxford) de 1428 à sa mort BRUO. I, p Castel William Date de première apparition dans les archives : 1426 Date de dernière apparition dans les archives : 1426 Date médiane : 1426 Date de première apparition à Oxford : 1426 Originaire du diocèse de Bangor Témoin de l'expulsion de deux fellows d'oriel College en 1426 BRUO. I, p.369. Caunton Richard (Richard ap Gwillym) Date de première apparition dans les archives :

296 Date de dernière apparition dans les archives : 1465 Date médiane : 1432 Date de première apparition à Oxford : 1399 Date de décès : 1465 Originaire du diocèse de Saint David's BDcn & DC en 1413, DDC en 1433 Principal de Haberdash Hall en 1428 Reçoit des lettres de recommandations de l'université en 1433 Recteur de Bridell (Cardiganshire) de 1413 à au moins 1445 Reçoit une dispense pontificale en 1413 afin de détenir un autre bénéfice incompatible en raison de l'appauvrissement du bénéfice dû aux hostilités anglo-galloises Prêtre en 1430 Recteur d Iscoed (Carmarthenshire), échangé en 1434, Chanoine d'abergwili avec prébende de Llanartheny en 1437 Gardien de Saint Mary College à Saint David's de 1432 à au moins 1445 Chanoine de York avec prébende de Grindall de 1446 à sa mort Chanoine de Salisbury avec prebende de Netheravon Recteur de Llangoedmore (Cardiganshire) de 1434 à 1438 Chanoine de Saint David's avec prébende de 1438 à au moins 1461 Recteur de Tunstall (Kent), vacant en 1446 Procureur de l'archevêque de Canterbury et des évêques de Baths & Wells, Saint David's et Sarum à la Curie romaine en 1442 et 1446 Envoyé d'eugène IV à Henri VI 1445 Gardien du Spirituel (Warden of Spiritualities) de Saint David's de 1446 à 1447 Archidiacre de Sarum en 1446 jusqu'à sa mort Recteur de Hasguard avec Saint Ishmall's (Pembrokeshire) en 1450 Chancelier de Saint David's en 1453 Dispensation pontificale pour détenir un autre bénéfice incompatible en 1453 Reçoit 600 pour ses dépenses et ses déplacements au service du roi à la Curie romaine pendant des années Clerc à la chambre pontificale de 1443 à au moins 1461 Chapelain pontificale en 1453 King's clerk (clerc du roi) en 1437 Correspond avec Thomas Bekynton, évêque de Bath & Wells, ainsi qu'avec Francesco Coppini, évêque de Teramo en 1461 Lègue à son cousin Owen Lloyd un livre de droit civil qui doit être offert à All Souls College à la mort de ce dernier BRUO. I, p

297 Charlton Griffin de (Cherleton, Chorleton, Chorlton) Date de première apparition dans les archives : 1345 Date de dernière apparition dans les archives : 1385 Date médiane : 1365 Date de première apparition à Oxford : 1351 Date de décès : 1385 Originaire de Wrockwardine (Shropshire) dans les Marches Fils de John de Charlton, chevalier, frère de Lewis, Humphrey et William de Charlton, et neveu de Thomas de Charlton BDC en 1351 Acolyte en 1351, sous-diacre 1352 et prêtre en 1362 Prébende de Bullinghope (Hereford) en 1367, mais litige au sujet de la dîme. Portionnaire de la prébende de Childeshall à Pontesbury de 1372 à sa mort, Chanoine d Hereford avec prébende de Piona Parva d 1345 à au moins 1366 Recteur de Youghall (Cork) de 1357 à 1360 Recteur de Llandrinio (Montgomeryshire) en 1366 Portionnaire de la prébende de Saint David's à Pontesbury (Salop) de 1359 à 1372 Sommé par le Conseil royal de se rendre en Irlande en 1361 BRUO. I, p Charlton Humphrey de (Charleton, Charltone, Cherleton, -e) Date de première apparition dans les archives : 1334 Date de dernière apparition dans les archives : 1383 Date médiane : 1358 Date de première apparition à Oxford : 1341 Date de décès : 1383 Originaire de Wrockwardine (Shropshire) dans les Marches Fils de John de Charlton, chevalier, frère de Griffin, Lewis et William de Charlton, et neveu de Thomas de Charlton MA en 1337, BTh en 1352, DTh en 1355 Reçoit une licence d une durée d un an pour la célébration de la messe dans son logis à Oxford en 1338 Senior proctor de l'université en Délégué par l'université afin de se rendre à la confirmation de l'élection de William Bergeveney comme chancelier par l'évêque de Lincoln en

298 Emprunte 10 en 1353 à Merton College Un des représentants de l'université pour mettre en place une paix entre les habitants d'oxford et l'université après les troubles de Sainte Scholastique en 1355 Chancelier de l'université en 1355 Chanoine avec prébende de Tettenhall (Staffordshire) de 1341 à au moins 1355 Chanoine avec prébende d Exeter de 1349 à 1371 Reçoit une provision pontificale pour être chanoine de York avec prébende, bien qu ayant déjà d autres bénéfices incompatibles en 1355 Chanoine de York avec prébende de Riccall de 1361 à sa mort Portionnaire de la prébende de Saint David's à Pontesbury de 1356 à 1359 Portionnaire de Netherhall à Ledbury (Herefordshire) de 1361 à 1368, puis à nouveau de 1371 à 1377 Prébende de Warham et d Ayleston (Hereford), échangé en 1371 Gardien (warden) de l hôpital de Bawtry (Yorkshire) en 1371 Chanoine avec prébende de Saint Mary Chapel et Holy Angels (York) de 1377 à 1380 Gardien (warden) de King's free chapel de Faxfleet (Yorkshire) en 1380, vacant la même année. King's clerk (clerc du roi) de 1355 à au moins 1361 BRUO. I, p Charlton Lewis de (Charleton, Charltone, Cherletone, Sharlton) Date de première apparition dans les archives : 1336 Date de dernière apparition dans les archives : 1369 Date médiane : 1352 Date de première apparition à Oxford : 1348 Date de décès : 1369 Originaire de Wrockwardine (Shropshire) dans les Marches Fils de John de Charlton, chevalier, frère de Griffin, Hmphrey et William de Charlton, et neveu de Thomas de Charlton MA en 1348, BTh en 1355, LicTh en 1360 Reçoit une licence d une durée d un an pour la célébration de la messe dans son logis à Oxford en 1338 Un des représentants de l'université pour mettre en plcae une paix entre les habitants d'oxford et l'université après les troubles de Sainte Scholastique en 1355 Sous-diacre en 1341 et prêtre en

299 Chanoine avec prébende de Tettenhall (Staffordshire) en 1355 Recteur du Free chapel de Welshpool (Montgomeryshire) en 1355 Chanoine de Lincoln avec réservation d une prébende par provision pontificale bien qu ayant déjà d autres bénéfices incompatibles à condition qu il résigne le bénéfice de Welshpool en 1355 Chanoine d Hereford avec prébende de Wellington en 1336 Portionnaire de Pontesbury (Shropshire) de 1355 à 1359 Portionnaire de Netherhall à Ledbury (Herefordshire) de 1359 à 1361 Chanoine de Saint Asaph avec prébende de Meifod de 1355 à 1361 Chanoine de Lincoln avec prébende de Nassington par collation pontificale confirmé bien que détenant toujours le bénéfice de Welshpool en 1360 Évêque de Hereford par provision pontificale en 1361, consacré à Avignon Trieur des pétitions au Parlement pour l Angleterre en 1362, l Aquitaine en 1363, 1364, 1365, 1366 et 1368 Se procure l Historia Scholastica de Pierre Comestor le 8 février 1359 à Oxford Lègue à la Cathédrale de Hereford un catholicon et des commentaires bibliques du franciscain Nicolas de Lyre Aurait fait construire The White Cross, près de Hereford afin d'y tenir un marché lors de la peste de 1361 BRUO. I, p Charlton Thomas de (Charleton, Cherleton, Cherlton, Chirlton, Chorleton) Date de première apparition dans les archives : 1307 Date de dernière apparition dans les archives : 1344 Date médiane : 1325 Date de première apparition à Oxford : 1311 Date de décès : 1344 Originaire de Wrockwardine (Shropshire) dans les Marches Frère cadet de John de Charlton, chevalier, oncle de Griffin, Humphrey et William de Charlton Reçoit une licence afin d'étudier à l'université en 1311, puis pour deux ans en 1313 DDC en 1317 Chanoine de King's free chapel de Bridgnorth avec prébende de Canon Walton en 1307 Prêtre en

300 Chanoine et prébende de king's free chapel au château de Shrewsbury en 1309 Recteur de Walton-on-the Hill (Lancashire) de 1311 à 1319 Portionnaire de Pontesbury (Shropshire) de 1316 à 1317 Chanoine de York avec prébende de Stillington en 1317 Chanoine de Salisbury avec prébende de Blewbury en 1317 Chanoine de Hereford avec prébende de Withington en 1317 Doyen de Saint Mary's (Staffordshire) de 1317 à 1318 Chanoine de Lichfield avec prébende de Stotford en 1319 Reçoit une réservation pontificale d'un bénéfice vacant dans le diocèse de Salisbury bien qu'étant déjà chanoine avec prébende de York, de Lichfield et de Lincoln et recteur de Downton en 1320 Candidat d Édouard II pour le siège épiscopal de Durham en 1316, puis pour le siège de Hereford en 1317, mais sans succès Chanoine de Saint Paul avec prébende d'islington en 1320 Chanoine avec prébende de Saint Chad's (Shrewsbury) de 1322 à 1323 Archidiacre de Northumberland en 1323 Évêque de Hereford par provision pontificale de 1327 à sa mort King's clerk (clerc du roi) en 1307 Auditeur des pétitions pour la Gascogne en 1316 Au service du roi en Écosse en 1318 Envoyé du roi à la Curie romaine à Avignon en 1320 Keeper of Ireland (Gardien d Irlande) de 1338 à 1340 Chancelier d Irlande de 1337 à 1338 Controller of the Wardrobe (Contrôleur des finances royales) de 1316 à 1318 Treasurer of the Exchequer de 1328 à 1329 BRUO. I, p Charlton William de (Cherleton, -e, Cherlton, Chorleton) Date de première apparition dans les archives : 1343 Date de dernière apparition dans les archives : 1366 Date médiane : 1354 Date de première apparition à Oxford : 1352 Originaire de Wrockwardine (Shropshire) dans les Marches Fils de John de Charlton, chevalier, frère de Griffin, Lewis et Humphrey de Charlton, et neveu de Thomas de Charlton MA en 1352, étudiant en droit civil en 1355, BDC en 1360 Acolyte en 1343 et sous-diacre en 1344 Chanoine de Hereford avec promesse de la prébende de Batonsham en 1343, bien qu'ayant d'autres bénéfices 299

301 Chanoine de Salisbury par provision pontificale avec promesse de prébende bien qu'ayant déjà d'autres bénéfices en 1355 Portionnaire de Pontesbury (Shropshire), échangé en 1356 Recteur d'edgmond (Shropshire) 1356 mais litige sur le titre Recteur de Moiety de Malpas (Chester) de 1360 à au moins 1361 Recteur de Meifod (Montgomeryshire) avec prébende de Bedminster à Salisbury en 1366 Vicaire général de son frère Lewis en 1361 BRUO. I, p Cherbury alias Ludlow David (Cherberg, Cherburius, Chicbury, Chirburius, Chirbury, Chyeburi, Chyebury, Chyrburg, Sherbury) Date de première apparition dans les archives : 1400 Date de dernière apparition dans les archives : 1467 Date médiane 1433 Date de première apparition à Oxford : Inconnue Date de décès : 1467 Né dans les Marches (Welsh border) Carme Lecteur en théologie au couvent d'oxford Selon John Bale, aurait fait construire une bibliothèque au couvent carmélite d'oxford Acolyte et sous-diacre en 1400 Vicaire général et assistant de Thomas Rudbourn, évêque de Saint David's Évêque de Dromore par provision pontificale de 1431 à sa mort. Assistant de l'évêque de Saint David s Benedict Nichole en 1432 et 1433 Reçoit une dispense pontificale pour détenir un bénéfice in commendam en même temps que son évêché du fait de la spoliation de son diocèse par la guerre en 1437 Archidiacre de Brecon 1437 jusqu'à sa mort Lègue ses livres aux carmes de Ludlow et 20 au prieuré de Haverdfordwest pour aider à la construction du cloître BRUO. I, p Chirke David Première date d'apparition dans les archives : 1447 Date de dernière apparition dans les archives : 1447 Date médiane : 1447 Date de première apparition à Oxford : inconnue 300

302 Originaire du diocèse de Saint Asaph MA Ordonné diacre et prêtre en 1447 BRUO. I, p Clement ap Griffyth Date de première apparition dans les archives : 1448 Date de dernière apparition dans les archives : 1449 Date médiane : 1448 Date de première apparition à Oxford : 1448 Dominus Plaintif à la cour du chancelier en 1448 au sujet de ses dettes Se porte garant avec d'autres pour la femme d'un habitant d'oxford en 1449 BRUO. I, p Clere Geoffrey (Cleer) Date de première apparition dans les archives : 1450 Date de dernière apparition dans les archives : 1482 Date médiane : 1466 Date de première apparition à Oxford : 1450 Date de décès : 1482 Originaire du diocèse de Saint David's MA Fellow d'all Souls College en Loue une école à University College en Keeper of the Longton Chest (Garde du coffre de Longton) en 1452, 1453 et 1454 Superviseur des loyers de l'université en 1454 Dépose avec magister John Smyth une copie du Quod libeta de Jean Duns Scot en échange d'un prêt financier en 1456 Ordonné acolyte au titre du prieuré Saint Frideswide à Oxford en 1450 Sous-diacre au même titre en 1459 Recteur de Compton (Hampshire) en 1471 à 1476 Vicaire de Harting (Sussex) en 1478 Chapelain de la chantry de Saint John Baptist de 1482 à sa mort BRUO. I, p

303 Clerke alias Ross Date de première apparition dans les archives : 1443 Date de dernière apparition dans les archives : 1443 Date médiane : 1443 Date de première apparition à Oxford : 1443 Originaire du diocèse de Saint David's BDC Notaire pontificale en 1443, confirmé à l'abbaye d'oseney à Oxford BRUO. I, p Cloghith Jevan Date de première apparition dans les archives : 1401 Date de dernière apparition dans les archives : 1401 Date médiane : 1401 Date de première apparition à Oxford : 1401 Réside à Tingewick's Inn en 1401 Accusé avec magister David Leget d'être en communication avec Owain Glyn Dŵr en 1401 Original letters illustrative of English History: , (éd.) H. Ellis, vol. 1, Londres, 1827, p. 8. The Mediaeval Archives of the University of Oxford, (éd.) H. E. Salter, OHS, vol. 1, lxx, lxxiii, , p Rotuli Parliamentorum , vol. 3, Record Commission, Londres, 1783, p Comb John Date de première apparition dans les archives : 1449 Date de dernière apparition dans les archives : 1449 Date médiane : 1449 Date de première apparition à Oxford : 1449 Originaire du diocèse de Llandaff Ordonné prêtre au titre du prieuré Saint Frideswide à Oxford en 1449 BRUO. I, p

304 Comod Owen ou Oswin (Comet, Comode, Comotre) Date de première apparition dans les archives : 1440 Date de dernière apparition dans les archives : 1470 Date médiane : 1455 Date de première apparition à Oxford : 1440 Frère franciscain au couvent d'oxford en 1440, au couvent de Londres en 1442 et au couvent de Cambridge en Paie 40 sous pour préparer un diplôme à Cambridge Peut-être le même que docteur Owen qui paie 3 afin de ne pas être régent en Ordonné sous-diacre en 1440 et prêtre en 1442 BRUO. I, p Coneway John Date de première apparition dans les archives : 1386 Date de dernière apparition dans les archives : 1386 Date médiane : 1386 Date de première apparition à Oxford : 1386 Date de décès : 1386 Tué par un Thomas Catour, scribe à Oxford, et son complice le gallois Hugh Hulkyn le 8 avril 1386 BRUO. I, p Coneway Owen Date de première apparition dans les archives : 1402 Date de dernière apparition dans les archives 1402 Date médiane : 1402 Date de première apparition à Oxford : 1402 Arrêté en 1402 à Oxford pour son soutien à Glyn Dŵr, mais relâché R. A Griffiths, Some Partisans of Owain Glyndŵr at Oxford, dans BBCS 20, 1963, p , 288, 289, 292. Conway Favianus (Floyd?) Date de première apparition dans les archives ; 1443 Date de dernière apparition dans les archives : 1443 Date médiane :

305 Date de première apparition à Oxford : 1443 Walter Pennarth et Geoffrey Trevenant se portent garant pour sa bonne conduite en Registrum Cancellari Oxoniensis , (éd.) H. E. Salter, vol. 1, OHS, 1932, p. 74. Conwey Roger (Chonoe, Coduuay, Coneway, Conewei, Conewey, Connovius, Conovius, Conowaeus, Conoway, Conwaius, Conway) Date de première apparition dans les archives : 1355 Date de dernière apparition dans les archives : 1360 Date médiane : 1357 Date de première apparition à Oxford : 1355 Date de décès : 1360 DTh Frère franciscain dans un couvent sous la dépendance de celui de Worcester Reçoit une indulgence pontificale afin de pouvoir résider au couvent d'oxford en 1355 Défend les ordres mendiants Ministre provincial de l'ordre en Angleterre en 1359 Auteur de Quaestiones tres de Christi Paupertate et de Dominio Temporali or Tractatus de Regalia Christi, ainsi que Intellectus Fratrum de constitutione Vas electionis quoad Negativam ibidem definitam On lui attribue aussi Intellectus fratrum de constitutione Vas electionis quoad Negativam ibidem definitam. BRUO. I, p Conwhay William (Kunway) Date de première apparition dans les archives : 1444 Date de dernière apparition dans les archives : 1447 Date médiane : 1445 Date de première apparition à Oxford : 1447 Dominus Présent à Trillock's Inn en 1447 Se porte garant pour la bonne conduite de l'étudiant anglais Hugh Sadler en Prêtre en

306 Peut-être le même que magister William Conway, BDCn, recteur de Chetton (Shropshire) de 1466 à 1480 BRUO. I, p Munimenta Academica: Documents illustrative of Academical Life and Studies at Oxford, (éd.) H. Anstey, Roll Series, Londres, vol 2, 1868, p Craddock Philip Date de première apparition dans les archives: 1403 Date de dernière apparition dans les archives : 1407 Date médiane : 1405 Date de première apparition à Oxford : inconnue Originaire du diocèse de Saint David's Magister Dignitaire de Saint David en 1400 avec John Kermerdyn Rend visite au clergé et aux fidèles Recteur de Llandussell de 1403 à au moins 1407 The Episcopal Register of the Diocese of S. David s 1397 to 1518, (éd.) R.F. Isaacson, Cymmrodorion Record Series, i, 1917, p. 283, 321, 389. Dafy - Date de première apparition dans les archives : 1452 Date de dernière apparition dans les archives : 1452 Date médiane : 1452 Date de première apparition à Oxford : 1452 Magister Fait une offre pour magister Thomas Woller ainsi que pour luimême à Saint James Hall en 1452 BRUO. I, p David Gregory Date de première apparition dans les archives : 1476 Date de dernière apparition dans les archives : 1494 Date médiane : 1485 Date de première apparition à Oxford : inconnue Originaire du diocèse de Saint Asaph 305

307 BDC Ordonné sous-diacre à Saint Nicholas à Abingdon (Berkshire) en 1476 Recteur de Peasemore (Berkshire) en 1494 BRUO. I, p David Hugh Date de première apparition dans les archives : 1393 Date de dernière 'apparition dans les archives : 1431 Date médiane : 1412 Date de première apparition à Oxford : 1420 DTh Frère franciscain au couvent de Hereford de 1393 à au moins 1397 Lecteur au couvent d'oxford en 1420 Ordonné acolyte en 1393, sous-diacre en 1396 et diacre en 1397 Nommé vicaire de la province par le ministre général de l'ordre en 1431, mais opposition du frère Roger Downe qui fait appel au pape Auteur d'une determinatio comme docteur-régent, utrum penitens, peccata sua confessus fratri licentiatio, teneatur eadem rursus confiteri proprio sacerdoti BRUO. I, p David John Date de première apparition dans les archives : 1451 Date de dernière apparition dans les archives : 1454 Date médiane : 1452 Date de première apparition à Oxford : 1451 DTh en 1452 Frère franciscain appartenant à un couvent sous la dépendance de celui de Bristol Présent au couvent d'oxford de 1451 à au moins 1454 Aide New College à obtenir une Bible en 1452 BRUO. I, p David Philip (Davy, -d) Date de première apparition dans les archives :

308 Date de dernière apparition dans les archives : 1425 Date médiane : 1412 Date de première apparition à Oxford : 1411 Date de décès : 1425 BDC, LicDC en 1415 Reçoit un payement d'oriel College en 1411 Reçoit indulgence pontificale de non résidence pour sept ans quand il se trouve à l'université, à la Curie romaine ou au service d'un prélat en Recteur de Llansadurnem (Carmarthenshire) en 1399 Chanoine de Saint David's avec prébende de Llandewi-Aberarth en 1424 Recteur de Mells (Somerset) de 1424 à sa mort Greffier à la cour de Canterbury de 1415 à 1424 Représente le diocèse de Llandaff au comité de Canterbury au sujet de la promotion des étudiants en matière de bénéfices Commissaire à la cour d appel de l Amirauté en 1423 BRUO. I, p David ap Blethyn (ap Bledyn, Blethin, -t) Date de première apparition dans les archives : 1314 Date de dernière apparition dans les archives : 1346 Date médiane : 1330 Date de première apparition à Oxford : inconnue Date de décès : 1346 Originaire du diocèse de Saint Asaph Magister Chanoine avec prébende de Saint Asaph Évêque de Saint Asaph de 1314 à sa mort BRUO. I, p David ap Howell Date de première apparition dans les archives : 1450 Date de dernière apparition dans les archives : 1450 Date médiane : 1450 Date de première apparition à Oxford : 1450 Choisi deux maîtres comme proctors at law en 1450 BRUO. I, p

309 David ap Jevan ap Howel Date de première apparition dans les archives : 1386 Date de dernière apparition dans les archives : 1386 Date médiane : 1386 Date de première apparition à Oxford : 1386 Originaire du diocèse de Saint David's Dominus Excommunié par le chancelier de l'université en 1386 Vicaire mais paroisse non mentionnée BRUO. I, p.549. David ap Oweyn Date de première apparition dans les archives : 1303 Date de dernière apparition dans les archives : 1303 Date médiane : 1303 Date de première apparition à Oxford : 1303 Se bagarre contre des étudiants du nord de l Angleterre à The Smith Gate le 21 février 1303 BRUO. I, p David ap Rees alias Johan (Price, Pryce, ap Prys, -e, ap Res, ap Rys) Première date apparition dans les archives : 1404 Date de dernière apparition dans les archives : 1438 Date médiane : 1421 Date de première apparition à Oxford : 1407 Date de décès : 1438 Originaire du diocèse de Saint David's Reçoit une licence pour étudier à Oxford en 1404 BDC en 1410, BDCn & DC en 1414, LicDC en 1415, DDC en 1422 Témoin lors de la rédaction de lettres de procuration à Queen's College en 1410 Présent à l'inceptio de dominus John Langdon et à celle de Richard Godmersham en 1410 Ordonné acolyte et sous-diacre 1404, puis diacre en

310 Recteur de Brightwalton (Berkshire) en 1404 Chanoine de Lincoln avec prébende de Clifton de 1414 à 1426 Chanoine de King's free Chapel au château de Hastings (Sussex) avec prébende de Brightling de 1414 à 1417 Chanoine de Saint Paul à Londres avec prébende de Holborn de 1423 à sa mort Chanoine de Lichfield avec prébende de Flixton en juillet 1425, vacant le même mois Recteur de Ditcheat (Somerset) de 1426 à 1433 Chanoine avec prébende de Saint David's de 1426 à 1431 Chanoine de Wells avec prébende de Saint Decuman en 1428 Prébende de Saint Decuman de 1435 à 1437 Prébende de Mathry à Saint David de 1431 à sa mort Recteur de Saint Nicholas et Macellas, Londres en 1433, vacant la même année Prébende d'ashill à Wells de 1433 à 1434 Recteur de Saint Magnus The Martyr à London Bridge de 1434 à sa mort Avocat à la cour de Canterbury en 1418 et toujours en 1421 Vicaire général de l'évêque de Lincoln, Thomas Repingdon en 1413, de l'évêque de Londres, John Kempe de 1422 à 1425 Procureur de l'évêque de Worcester en 1419 et de l'abbé de Peterborough en convocation en 1426 Chancelier de Saint David's de 1421 à 1426 Archidiacre de Chester de 1423 à 1425 Garde du spirituel (Keeper of Spiritualities) de Londres en 1426, vacant la même année Vicaire général de l'évêque de Londres, Robert Fitzhugh en 1433 Commissaire général de l'évêque de Londres, William Gray en 1436 Dignitaire de l'évêque de Londres, Robert Gilbert en 1436, de l'évêque de Bath & Wells, John Stafford, en 1430 Commissaire royal en 1423 Soutien financièrement la conduite de la guerre contre la France en 1436 BRUO. I, p BRUO. II, Addition and correction, xv. David ap Reys Date de première apparition dans les archives : 1479 Date de dernière apparition dans les archives : 1479 Date médiane : 1479 Date de première apparition à Oxford : 1479 Originaire du diocèse de Llandaff 309

311 Ordonné sous-diacre au titre du prieuré de Saint Frideswide à Oxford en 1479 BRUO. I, p David ap Thomas Date de première apparition dans les archives : 1458 Date de dernière apparition dans les archives : 1458 Date médiane : 1458 Date de première apparition à Oxford : 1458 Originaire de la péninsule de Gower près de Swansea dans le diocèse de Saint David's Jure de bien se conduire, d'informer les autorités de l'université quant à toute tentative de complot venant à sa connaissance Promet également de ne pas tenter de délivrer un certain Richard Lude (Lloyd?) de prison en 1458 G. Usher, Welsh students at Oxford in the Middle Ages, dans BBCS, vol. 16, 1955, p Registrum Cancellarii Oxoniensis , (éd.) H. E. Salter, vol. 2, OHS., 1932, p Davy John Date de première apparition dans les archives : 1472 Date de dernière apparition dans les archives : 1472 Date médiane : 1472 Date de première apparition à Oxford : 1472 Originaire de Llangadock dans le diocèse de Saint David's Reçoit 8 marcs de William Saunders pour étudier à Oxford pendant un an en 1472 Prêtre en 1472 BRUO. I, p Davy Philip Date de première apparition dans les archives : 1424 Date de dernière apparition dans les archives : 1424 Date médiane : 1424 Date de première apparition à Oxford :

312 BDC Chanoine de Saint David's avec prébende de Llandewi-Aberarth en 1424 BRUO. II, Addition and correction, xv. De la Pole Griffin Date de première apparition dans les archives : 1314 Date de dernière apparition dans les archives : 1325 Date médiane : 1319 Date de première apparition à Oxford : 1315 Reçoit une licence pour étudier à Oxford ou dans une autre université en 1315 Recteur d'ashley (Wiltshire) de 1314 à 1425 BRUO. I, p Devenold Philip (Devenolde, Dewenallt, Donhall, Donalde, Donnall, Donolff, Donwalde, Dunwalle) Date de première apparition dans les archives : 1449 Date de dernière apparition dans les archives : 1493 Date médiane : 1471 Date de première apparition à Oxford : 1449 Date de décès : 1493 Originaire du diocèse de Saint David's BDC en 1449, BDCn & DC en 1479 Ordonné sous-diacre et prêtre en 1451 Recteur de Dinas (Pembrokeshire) 1451 Chanoine de Wells avec prébende de Combe de 1474 à sa mort Chapelain de la chantrie de Saint Mary à Roosham de 1476 à 1480 Chanoine avec prébende d Exeter de 1479 à probablement sa mort Recteur de Saint Clement Danes (Londres) de 1479 à sa mort BRUO. I, p Dewy David Date de première apparition dans les archives : 1437 Date de dernière apparition dans les archives :

313 Date médiane : 1437 Date de première apparition à Oxford : 1437 Dominus Réside à Yng Hall Banni de l'université pour violence en 1437 BRUO. I, p Drapper John Date de première apparition dans les archives : 1424 Date de dernière 'apparition dans les archives : 1424 Date médiane : 1424 Date de première apparition à Oxford : 1424 Originaire du diocèse de Bangor Ordonné diacre et prêtre au titre du prieuré de Saint Frideswide à Oxford en 1424 BRUO. I, p Duppa - Date de première apparition dans les archives : 1449 Date de dernière apparition dans les archives : 1466 Date médiane : 1457 Date de première apparition à Oxford : 1449 Fellow d'all Souls College de 1449 à 1451 Peut-être le même que Hugh Duppa, MA, originaire du diocèse de Hereford Ordonné acolyte en 1456, sous-diacre en 1458 et prêtre en 1459 Recteur de Chilham (Kent) de 1462 à 1466 BRUO. I, p Duppa David (Toppa) Date de première apparition dans les archives : 1420 Date de dernière apparition dans les archives : 1420 Date médiane : 1420 Date de première apparition à Oxford : 1420 Originaire du diocèse de Saint David's 312

314 Ordonné sous-diacre et diacre au titre de l abbaye d Oseney à Oxford en 1420 BRUO. I, p Eberywe Geoffrey ou Griffith (Eberiow, Yberyow) Date de première apparition dans les archives : 1444 Date de dernière apparition dans les archives : 1447 Date médiane : 1445 Date de première apparition à Oxford : 1444 Magister Principal de Trillock's Inn en Principal de Saint Paul Hall de 1445 à 1447 BRUO. I, p Edwards William (Edward, -e) Date de première apparition dans les archives : 1444 Date de dernière apparition dans les archives : 1447 Date médiane : 1445 Date de première apparition à Oxford : 1444 Originaire du diocèse de Bangor MA Fait une offre à Little Bedell Hall en 1444, puis en 1445 Fellow d'oriel College en 1445, probablement vacant en 1455 Ordonné diacre, puis prêtre au titre de son fellowship en 1447 BRUO. I, p Englefeld Matthew de (Madog ap Iowerth / Madog Hedwich) Date de première apparition dans les archives : 1357 Date de dernière apparition dans les archives : 1327 Date médiane : 1357 Date de première apparition à Oxford : 1342 Magister Chanoine de Bangor en 1328 Évêque de Bangor de 1328 à sa mort 313

315 BRUO. III, p Evane John Date de première apparition dans les archives : 1456 Date de dernière apparition dans les archives : 1456 Date médiane : 1456 Date de première apparition à Oxford : 1456 Magister Nommé arbitre pour un cas juridique à la cour du chancelier en 1456 BRUO. I, p Evan Richard Date de première apparition dans les archives : 1451 Date de dernière apparition dans les archives : 1451 Date médiane : 1451 Date de première apparition à Oxford : 1451 BDCn en 1451 Prêtre en 1451 BRUO. I, p Eynon Philip Date de première apparition dans les archives : 1477 Date de dernière apparition dans les archives : 1477 Date médiane : 1477 Date de première apparition à Oxford : 1477 Ordonné diacre à l abbaye d Oseney au titre du prieuré de Saint Frideswide à Oxford en 1477 BRUO. I, p Fairford John (Faereford, Faireford, Fayre Ford, Fayrdord) Date de première apparition dans les archives : 1399 Date de dernière apparition dans les archives : 1409 Date médiane : 1404 Date de première apparition à Oxford :

316 Date de décès : 1409 Magister avant 1402 Reçoit une licence afin d étudier un an à Oxford en Licence renouvelée en 1401 et 1402 Recteur de Llanfrynach (Breconshire) en 1399 échangé en 1400 Recteur de Llanvillo (Breconshire) en 1400 jusqu'à sa mort Reçoit une dispense pour une durée de sept ans afin de détenir un bénéfice incompatible en 1402 Chanoine d'abergwili ave prébende de Garthbrengy en 1400 Chancelier d'abergwili avec prébende de Llanpister en 1401 King s clerk (clerc du roi) en 1401 BRUO. II, p Fairwater David Date de première apparition dans les archives : 1452 Date de dernière apparition dans les archives : 1480 Date médiane : 1466 Date de première apparition à Oxford : 1452 Originaire du diocèse de Llandaff BA en 1402, MA en 1407 Fellow à Oriel College de 1457 à 1466 Collecteur des loyers en Junior treasurer (trésorier junior) en Acolyte, sous-diacre et diacre au titre d'un fellowship en 1458 Recteur de Marksbury (Somerset) en 1465, vacant en 1480, avec pension de 4 marcs par an BRUO. II, p Floyd Morgan Date de première apparition dans les archives : 1453 Date de dernière apparition dans les archives : 1453 Date médiane : 1453 Date de première apparition à Oxford : 1453 Une femme de la paroisse d Ebbe à Oxford se porte garante de sa bonne conduite en BRUO. II, p

317 Fylebeche William Date de première apparition dans les archives : 1285 Date de dernière apparition dans les archives : 1285 Date médiane : 1285 Date de première apparition à Oxford : 1285 Originaire des Marches Prend part à l affrontement entre les étudiants de la nation du Nord et ceux de la nation du Sud le 29 avril 1285 BRUO. II, p Geffray Leyson (Gefferey, Jeffray, Leyzanus) Date de première apparition dans les archives : 1453 Date de dernière apparition dans les archives : 1474 Date médiane : 1463 Date de première apparition à Oxford : 1453 Date de décès : 1474 BDCn Présent à Saint Edward Hall en 1453 Recteur de Broadchalk (Wiltshire) de 1462 à sa mort Chanoine de Salisbury avec prébende de Chardstock en 1464 Chanoine avec prébende de Saint George Chapel à Windsor en 1453 Recteur de Neath (Glamorgan) en 1460 Doyen de King's Free chapel à Wallingford (Berkshire) en 1469 BRUO. II, p Geoffrey ap Jevan Date de première apparition dans les archives : 1398 Date de dernière apparition dans les archives : 1398 Date médiane : 1398 Date de première apparition à Oxford : 1398 Originaire du diocèse de Llandaff Étudie à Oxford depuis trois ans lorsqu il est accusé d avoir vandalise l église d Aylburton dans le Gloucestershire en 1398 Innocenté en prouvant qu il se trouvait alors à Oxford. BRUO. II, p

318 Gervase Date de première apparition dans les archives : 1300 Date de dernière apparition dans les archives : 1300 Date médiane : 1300 Date de première apparition à Oxford : 1300 Originaire des Marches Fils d un certain John Maddok, assassiné à Takley's Inn le 16 août 1300 Record of Mediaeval Oxford, (éd.) H. E Salter, Oxford, 1912, p. 9. Gower Henry de Date de première apparition dans les archives : 1307 Date de dernière apparition dans les archives : 1347 Date médiane : 1327 Date de première apparition à Oxford : 1307 Date de décès : 1347 Probablement originaire de la péninsule de Gower, près de Swansea dans le diocèse de Saint David's MA et DDC en 1320, DDn en 1322, DDCn & DC Fellow de Merton College en 1307 Chancelier de l Université de 1322 à 1325 Chanoine avec prébende de Saint David's en 1314 Archidiacre de Saint David's en 1323 Évêque de Saint David par consentement royal en 1328 N'est pas autorisé par le roi à se rendre à Avignon à la Curie romaine après sa consécration comme évêque en raison des troubles que connaît son diocèse. Reçoit les louanges d Édouard II en raison du fait qu il parle plusieurs langues, dont le gallois, et en raison de son expertise dans l administration Transforme la cathédrale et se fait construire une nouvelle résidence. Établit une chantry près de la cathédrale en Attaqué à Llanbadarn Fawr dans le Cardiganshire en 1328 alors qu il tente de réconcilier les habitants de la paroisse. Présent aux cotes du roi lorsqu il prête hommage à Philippe VI à Amiens en 1329 Envoyé par le roi en France afin de négocier la paix en 1334, puis celle d'autoing, près de Tournai en 1342 Présent au Parlement de 1341 et 1343 BRUO. II, p

319 Gower William Date de première apparition dans les archives : 1395 Date de dernière apparition dans les archives : 1419 Date médiane : 1407 Date de première apparition à Oxford : 1395 Originaire du diocèse de Saint David's BDC Notaire public par autorité apostolique Effectue un travail juridique pour Balliol College en 1395 Dignitaire de l évêque de Saint David de 1399 à au moins 1407 BRUO. II, p Graunt Thomas Date de première apparition dans les archives : 1483 Date de dernière apparition dans les archives : 1484 Date médiane : 1484 Date de première apparition à Oxford : 1483 Originaire du diocèse de Llandaff Ordonne sous-diacre au titre de l abbaye d Oseney à Oxford en 1483, puis diacre et prêtre au même titre l année suivante BRUO. II, p Greffyth Robert Date de première apparition dans les archives : 1461 Date de dernière apparition dans les archives : 1461 Date médiane : 1461 Date de première apparition à Oxford : 1461 Dominus banni d Oxford en raison de ses actions diaboliques le 18 avril 1461 BRUO. II, p Griffin Date de première apparition dans les archives : 1317 Date de dernière apparition dans les archives :

320 Date médiane : 1317 Date de première apparition à Oxford : 1317 Magister Principal d Eagle Hall en 1317 BRUO. II, p Griffin Date de première apparition dans les archives : 1402 Date de dernière apparition dans les archives : 1402 Date médiane : 1402 Date de première apparition à Oxford : 1402 Accusé de sympathie envers Owain Glyn Dŵr R. A Griffiths, Some Partisans of Owain Glyndŵr at Oxford, dans BBCS 20, 1963, p. 284, 288, 292. Griffin ap Howel Date de première apparition dans les archives : 1386 Date de dernière apparition dans les archives : 1386 Date médiane : 1386 Date de première apparition à Oxford : 1386 Originaire du diocèse de Saint David's Dominus excommunié par le chancelier le 5 septembre 1386 Vicaire mais paroisse non mentionnée BRUO. II, p Griffith Roger (Gryfet) Date de première apparition dans les archives : 1468 Date de dernière apparition dans les archives : 1487 Date médiane : 1477 Date de première apparition à Oxford : 1468 Date de décès : 1487 MA Procureur devant le commissaire du chancelier le 5 décembre 1468 Recteur de Gingrave (Essex) de 1472 à 1478 Chanoine de Hereford avec prébende de Pratum Minus en 1474 Recteur de Stowmaries (Essex) de 1474 à

321 BRUO. II, p Griffith William (Griffyth, Gryfleth, Gryflyth, Gryfyht) Date de première apparition dans les archives : 1444 Date de dernière apparition dans les archives : 1453 Date médiane : 1448 Date de première apparition à Oxford : 1444 BA avant 1444, MA Fellow d All Souls College de 1445 à au moins 1451 Donne à ce collège, le De situ terrarum et Singulis mirabilibus de Julius Solinus, ainsi que l Imago Mundi de Henry de Huntingdon Se porte garant pour la bonne conduite de l'étudiant anglais Hugh Sadler Ordonné acolyte et diacre en 1449 et prêtre en 1450 au titre d un fellowship BRUO. II, p Munimenta Academica: Documents illustrative of Academical Life and Studies at Oxford, (éd.) H. Anstey, Roll Series, vol. 2, 1868, p Gryffyth David (David ap Gruffith, Gruffich) Date de première apparition dans les archives : 1450 Date de dernière apparition dans les archives : 1475 Date médiane : 1462 Date de première apparition à Oxford : 1450 BDCn en 1450 Vicaire de Llangenydd (Glamorganshire) en 1463 Reçoit une dispensation pontificale afin de détenir un bénéfice incompatible en 1463 Recteur de Slymbridge (Gloucestershire) en 1475 BRUO. II, p Gryffyth Matthew (Greff, Gryffyn, Gryfyn) Date de première apparition dans les archives : 1450 Date de dernière apparition dans les archives : 1451 Date médiane : 1451 Date de première apparition à Oxford : 1450 BDC en

322 Se porte garant en son propre nom à Saint Edward Hall le 9 septembre 1450, à Bull Hall le 8 octobre 1450, puis à Eagle Hall le 9 septembre 1451 Procureur à la cour du chancelier en BRUO. II, p Gryffyth William Date de première apparition dans les archives : 1427 Date de dernière apparition dans les archives : 1427 Date médiane : 1427 Date de première apparition à Oxford : 1427 Originaire du diocèse de Saint David's Ordonné diacre au titre de l abbaye de Rewley à Oxford en 1427 BRUO. II, p Gryfyth William Date de première apparition dans les archives : 1444 Date de dernière apparition dans les archives : 1446 Date médiane : 1445 Date de première apparition à Oxford : 1444 Dominus Procureur à la cour du chancelier en 1444 Probablement le même que William Gryffyth qui se porte garant en son propre nom à Laurence Hall en 1444, puis en 1446 BRUO. II, p Gunderhumber John Date de première apparition dans les archives : 1386 Date de dernière apparition dans les archives : 1386 Date médiane : 1386 Date de première apparition à Oxford : 1386 Fuit Oxford après avoir assassiné un étudiant le 23 janvier 1386 BRUO. II, p

323 Harrys John Date de première apparition dans les archives : 1478 Date de dernière apparition dans les archives : 1478 Date médiane : 1478 Date de première apparition à Oxford : 1478 Originaire du diocèse de Saint David's Loue une école à Exeter College pour une determinatio Ordonné sous-diacre en 1478 BRUO. II, p Hawelame Geoffrey Première date apparition dans les archives : 1389 Date de dernière apparition dans les archives : 1389 Date médiane : 1389 Date de première apparition à Oxford : 1389 Date de décès : 1389 Gallois tué le 1 er avril 1389 (CPR , p ) Vraisemblablement le même qu'un certain Geoffrey, clerc gallois dont le nom de famille est illisible, tué à la même date par Robert Stardhope, étudiant du comté de Carlisle, et qui apparait dans Records of Mediaeval Oxford, (éd.) H. E. Salter, Oxford, 1912, p. 48. Hendoz David de Date de première apparition dans les archives : 1381 Date de dernière apparition dans les archives : 1381 Date médiane : 1381 Date de première apparition à Oxford : 1381 Originaire du diocèse de Saint Asaph Dominus Appelé à comparaitre à la cour du chancelier afin de justifier ses dettes le 11 juin 1381 BRUO. II, p Hope Robert Date de première apparition dans les archives :

324 Date de dernière apparition dans les archives : 1498 Date médiane : 1473 Date de première apparition à Oxford : 1448 Date de décès : 1498 Originaire du diocèse de Saint Asaph Étudiant en droit civil en 1448, BDCn &DC en 1460 Témoin de la rédaction de mandats à All Souls College en 1448 Recteur de Great Melton (Norfolk) de 1460 à 1471 Reçoit une dispensation pontificale afin de pouvoir détenir un autre bénéfice incompatible en 1460 Recteur de Denton (Norfolk) de 1460 à sa mort Vicaire d East Ham (Essex) de 1471 à 1473 Vicaire de Debenham (Suffolk) en 1473 BRUO. II, p Houghton Adam de (Hauton, Hoghton, -e, Hoton, Houton, Howton, Howtthone) Date de première apparition dans les archives : 1338 Date de dernière apparition dans les archives : 1389 Date médiane : 1363 Date de première apparition à Oxford : 1338 Date de décès : 1389 Né à Caerforiog, Whitchurch (Pembrokeshire) dans le diocèse de Saint David's DDC en 1340 Probablement le même qu'adam de Howton, accusé d'avoir blessé John Le Blake de Tadyngton et sa femme Edith à Oxford en 1338 Se dispute avec magister Geoffrey Scrope au sujet de certaines élections en 1344 Un des commissaires chargés d'arbitrer la dispute entre l'université et la faculté de droit en 1376 Précenteur de Saint David's de 1339 à 1350 Chanoine de Saint David's de 1347 à 1361 Chanoine de Hereford en 1350 avec promesse de prébende Chanoine d Abergwili (Carmarthenshire) de 1352 à 1361 Recteur de Rustington (Sussex) en 1354 Recteur de Gresford (Denbighshire) en 1355 Recteur de Beddington (Surrey) de 1357 à 1361 Recteur de Cliffe-at-Hoo (Kent) de 1358 à 1359 Recteur de Croydon (Surrey) de 1359 à

325 Archidiacre de Chichester en 1350 Avocat à la cour des Arches en 1355 Évêque de Saint David s de 1361 à 1389 King's clerk (Clerc du roi) en 1352 En missions diplomatiques en France en 1360, 1361, 1362 et 1377 Membre du comité chargé de mettre en place un cadre pour des réformes en 1376 Chancelier d Angleterre de 1377 à 1378 BRUO. II, p Howell Philip (Aphowell, Howeil, Powell, Philip ap Howell) Date de première apparition dans les archives : 1481 Date de dernière apparition dans les archives : 1530 Date médiane : 1505 Date de première apparition à Oxford : 1481 Date de décès : 1530 BDC en 1487 Fellow d All Souls College Vicaire de Llangenydd (Glamorganshire) en 1487 Chanoine de Llandewi-Brefi avec prébende de Nantbendy en 1504 Chaplain de l ermitage de Holme dans le Gower (Sud du pays de Galles) présenté par All Souls en 1488 Vicaire de Chigwell (Essex) de 1492 à 1499 Recteur de Great Leighs (Essex) de 1493 à 1502 Recteur de Tollenshunt knights (Essex) en 1493, vacant la même année Recteur de Tollenshunt knights (Essex) en 1493 vacant en 1493 Recteur de Rudbaxton (Pembrokeshire) en 1504 Recteur de Narbeth (Pembrokeshire) en 1513 Recteur de Walwyn's Castle (Pembrokeshire) jusqu'à sa mort Dignitaire de Saint David's en 1504 BRUO. II, p Howell Robert Date de première apparition dans les archives : 1441 Date de dernière apparition dans les archives : 1441 Date médiane : 1441 Date de première apparition à Oxford : 1441 Originaire du diocèse de Saint David's 324

326 Diacre et prêtre au titre de l hôpital Saint John à Oxford en 1441 BRUO. II, p Howell William Date de première apparition dans les archives : 1437 Date de dernière apparition dans les archives : 1437 Date médiane : 1437 Date de première apparition à Oxford : 1437 Originaire du diocèse de Saint David's Diacre et prêtre au titre du prieuré de Saint Frideswide à Oxford en 1437 BRUO. II, p Hugh ap Ithel Date de première apparition dans les archives : 1284 Date de dernière apparition dans les archives : 1284 Date médiane : 1284 Date de première apparition à Oxford : 1284 Reçoit d Édouard I er 12 deniers par semaine pour ses commons en 1284 BRUO. II, p Hugh ap Owen Date de première apparition dans les archives : 1437 Date de dernière apparition dans les archives : 1486 Date médiane : 1461 Date de décès : 1486 BDCn &DC Précenteur de Saint David's de 1437 à sa mort BRUO. II, p Hugh ap Rys Date de première apparition dans les archives : 1476 Date de dernière apparition dans les archives :

327 Date médiane : 1476 Date de première apparition à Oxford : 1476 Originaire du diocèse de Saint David's BDC Sous-diacre au titre du prieuré de Saint Frideswide à Oxford en 1476 BRUO. II, p Hulkyn Hugh Date de première apparition dans les archives : 1386 Date de dernière apparition dans les archives : 1386 Date médiane : 1386 Date de première apparition à Oxford : 1386 Complice dans le meurtre d'un autre étudiant gallois à Oxford le 8 avril 1386 BRUO. II, p Husband David (Housbonde, Husbande, Husbond, -e, -I) Date de première apparition dans les archives : 1450 Date de dernière apparition dans les archives : 1491 Date médiane : 1470 Date de première apparition à Oxford : 1462 Date de décès : 1491 Originaire du diocèse de Saint David's BDC en 1451, DDCn en 1462 Principal de l école de droit canon en 1462 Principal de l école de droit civil en 1463 Commissaire du chancelier en novembre et décembre 1462, puis en janvier, juillet et aout 1463 Chanoine de Chichester avec prébende de Hova Villa en 1458 Reçoit une dispense pontificale afin de pouvoir détenir un autre bénéfice incompatible en 1458 Recteur de Brighstone (île de Wight) de 1471 à sa mort Prébende de Leckford à Saint Mary's Abbey à Winchester Recteur d Aresfold (Hampshire) de 1463 à 1472 Chancelier et commissaire général de William Waynflete, évêque de Winchester Chanoine de Hereford avec prébende de Moreton Parva en

328 Procureur du prieur de la cathédrale de Winchester lors de l annexion du prieuré de Selborne en 1482 Notaire public par autorité pontificale en 1450 BRUO. II, p Husband Philip Date de première apparition dans les archives : 1415 Date de dernière apparition dans les archives : 1415 Date médiane : 1415 Date de première apparition à Oxford : 1415 Originaire du diocèse de Saint David's Ordonné prêtre au titre de l abbaye de Rewley à Oxford en 1415 BRUO. II, p Ieuan ap Hywel Swrdwal Date de décès : 1480 Date de première apparition dans les archives : 1470 Date de dernière apparition dans les archives : 1480 Date médiane : 1475 Date de première apparition à Oxford : 1470 Originaire de Machynlleth dans le diocèse de Saint Asaph MA Poète et historien, fils du poète Hywel Swrdwal Écrit à Oxford un poème en anglais intitulé Hymn to the Virgin, suivant parfaitement la métrique galloise, en réponse à des étudiants anglais qui affirment que le gallois ne peut être une langue savante et littéraire. Peut-être aussi auteur d'une histoire du pays de Galles du roi Cadwaladr à Henri VI BRUO. II, p Ieuan ap Rhydderch ap Ieuan Llwyd Date de décès : 1470 Date de première apparition dans les archives : 1430 Date de dernière apparition dans les archives : 1470 Date médiane :

329 Date de première apparition à Oxford : inconnue Poète originaire de la paroisse de Llanbadarn Odyn, près de Cardigan dans le diocèse de Saint David's Fils de Rhydderch ap Ieuan Llwyd of Rhydderch Park, riche propiétaire terrien au service de la couronne. Compose des poèmes au sujet de la guerre des Deux Roses, un hymne à la Vierge en anglais et a peut-être traduduit le Te Deum en gallois D. Jenkins, "The Pryse family of Gogerddon" in DWB., 8, 1953, p Gwaith Ieuan ap Rhydderch, (éd.) D. Iestyn, Aberystwyth, 2003, p Ion Maurice Date de première apparition dans les archives : 1468 Date de dernière apparition dans les archives : 1468 Date médiane : 1468 Date de première apparition à Oxford : 1468 Réside à Saint Edward Hall en 1468 BRUO. II, p Ithel ap Robert Date de première apparition dans les archives : 1357 Date de dernière apparition dans les archives : 1382 Date médiane : 1369 Date de première apparition à Oxford : inconnue Date de décès : 1382 BDC Chanoine avec prébende de Bangor vers 1357 Chanoine de Saint Asaph avec promesse d une prébende par provision pontificale bien qu ayant déjà d autres bénéfices en 1357 Portionnaire de Llanynys (Denbighshire) vers 1357, vacant lorsqu il devient archidiacre de Saint- Asaph Élu évêque de Bangor en 1357 mais ne reçoit pas la confirmation pontificale Archidiacre de Saint Asaph par provision pontificale entre 1372 et 1375 avec réservation d une prébende afin de payer les dépenses effectuées afin d'obtenir la confirmation de son élection comme évêque 328

330 BRUO. III, Addenda, p Jevan John (Gevanne, Jewan, Yevan, Yevons) Date de première apparition dans les archives : 1453 Date de dernière apparition dans les archives : 1485 Date médiane : 1469 Date de première apparition à Oxford : 1453 Originaire du diocèse de Saint David's BDC en 1453, BDCn & DC en 1476 Nominé pour un fellowship par l archevêque John Kempe en 1453 Fellow d All Souls College de 1457 à au moins 1469 Recteur de Wimbledon (Surrey) en 1476 Chanoine d Abergwili avec prébende de Llandogoe en 1480 Notaire public en 1459 BRUO. II, p John David (Johan) Date de première apparition dans les archives : 1419 Date de dernière apparition dans les archives : 1420 Date médiane : 1420 Date de première apparition à Oxford : 1419 Originaire du diocèse de Saint David's Sous-diacre au titre de l Abbaye d Oseney à Oxford en 1419, diacre et prêtre au même titre en 1420 BRUO. II, p John Lewis (Jhon, Jhonys, Johue, Jon) Date de première apparition dans les archives : 1464 Date de dernière apparition dans les archives : 1490 Date médiane : 1477 Date de première apparition à Oxford : 1464 Date de décès : 1490 Magister Principal de Broadgates Hall de 1464 à au moins 1468 Réside à Vine Hall en 1469 (vacant en 1487) Loue Glasen Hall en

331 Exerce à la cour du chancelier de 1466 à au moins 1470 Procureur pour l abbaye de Reading en Peut-être le même que Lewis John originaire de Saint David's, BDCn & DC Ordonné sous-diacre en 1476 Recteur de Saint Mary-le-More (Berkshire) de 1481 à 1486 Recteur de Chilton (Berkshire) de 1486 à 1488 Ou que Lewis John, BDCn & DC en 1483, Lic.DC en 1488 Recteur de Llangoedmore (Cardiganshire) de 1483 à sa mort en 1490 Reçoit une dispense pontificale afin de pouvoir détenir un autre bénéfice incompatible en 1483 et une autre l année suivante Chanoine de Saint David's avec prébende de Caerfachell en 1486 Chancelier de Saint David's de 1487 à sa mort en 1490 Vicaire général de l évêque de Saint David's en 1488 Ou que Lewis Jonys, BDCn Recteur de Liangattock-Juxta-Usk (Monmouthshire) Reçoit une dispense pontificale afin de pouvoir détenir un autre bénéfice incompatible en 1484 BRUO. II, p John Morgan Date de première apparition dans les archives : 1450 Date de dernière apparition dans les archives : 1450 Date médiane : 1450 Date de première apparition à Oxford : 1450 Réside à Salisury Hall en 1450 BRUO. II, p John Morris Première date d'apparition dans les archives : 1453 Date de dernière apparition dans les archives : 1492 Date médiane : 1472 Date de première apparition à Oxford : 1457 Date de décès : 1492 Magister Réside à Saint Alban Hall en 1457 Recteur de Britwell Salome (Oxfordshire) en

332 BRUO. II, p John ap David Date de première apparition dans les archives : 1450 Date de dernière apparition dans les archives : 1451 Date médiane : 1451 Date de première apparition à Oxford : 1450 Originaire du diocèse de Saint David's Ordonné sous-diacre au titre de l abbaye d Oseney à Oxford en 1450, puis prêtre au même titre l année suivante BRUO. II, p John ap Howell alias John Cresset alias John Trefnant Date de première apparition dans les archives : 1397 Date de dernière apparition dans les archives : 1409 Date médiane : 1403 Date de première apparition à Oxford : 1402 Étudiant accusé d'être partisan d'owain Glyn Dŵr à Oxford en 1402 Échappe à la capture Recteur de Llandrinio dans le diocèse de Saint Asaph en 1397 (échangé en 1409) Chanoine de Hereford avec prébende de Littlewithington en 1400 Candidat préféré par l'évêque de Hereford au bénéfice de Ross-on- Wye entre 1397 contre le candidat du roi et du pape (dispute entre 1397 et 1403) Recteur de Llansantffraid dans le diocèse de Saint Asaph en 1409 R. A Griffiths, Some Partisans of Owain Glyndŵr at Oxford, dans BBCS 20, 1963, p. 285, 289. John ap Rice Date de première apparition dans les archives : 1452 Date de dernière apparition dans les archives : 1452 Date médiane : 1452 Date de première apparition à Oxford : 1452 Dominus Jure au commissaire de bien se comporter en

333 BRUO. II, p John ap Rys (alias John Bastard) Date de première apparition dans les archives : 1400 Date de dernière apparition dans les archives : 1439 Date médiane : 1419 Date de première apparition à Oxford : 1400 BDCn en 1429, DDC en 1432 Fils illégitime d un noble et d une femme mariée, reçoit une dispense papale afin d'être ordonné Ordonné sous-diacre en 1400 Chanoine de Llanddewi Brefi (Cardiganshire) avec prébende de Llanerch-Ayron en 1408 Recteur de Whitechurch in Kemes (Pembrokeshire) en 1400 Recteur de Bridell (Pembrokeshire) de 1417 à au moins 1429 Reçoit une licence pontificale afin d obtenir un autre bénéfice en 1429 Vicaire général de Stephen Patryngton, évêque de Saint David's en 1415 Archidiacre de Cardigan de 1430 à au moins 1439 BRUO. II, p Jones William (Jonys, Yonys) Date de première apparition dans les archives : 1467 Date de dernière apparition dans les archives : 1470 Date médiane : 1468 Date de première apparition à Oxford : 1467 BCL en 1450, BDCn & DC en 1454, DDCn en 1467 Loue Saint Mildred Hall en Vicaire d Abergavenny en 1470 Reçoit une dispensation pontificale afin de détenir un autre bénéfice incompatible en 1470 BRUO. II, p Jonys Lewis Date de première apparition dans les archives :

334 Date de dernière apparition dans les archives : 1467 Date médiane : 1466 Date de première apparition à Oxford : 1465 Dominus Procureur à la cour du chancelier pour deux clients en 1465 et 1467 BRUO. II, p Jonys Maurice Date de première apparition dans les archives : 1456 Date de dernière apparition dans les archives : 1469 Date médiane : 1462 Date de première apparition à Oxford : 1456 Étudiant en droit civil qui reçoit une grâce en 1456 Prêtre en 1456 BRUO. II, p Kelynnyn Richard Date de première apparition dans les archives : 1467 Date de dernière apparition dans les archives : 1467 Date médiane : 1467 Date de première apparition à Oxford : 1467 Étudie le droit canon à Oxford pendant deux ans, puis à Cambridge pendant trois ans BDCn en BRUO. II, p Kenrose John (Kynros) Date de première apparition dans les archives : 1460 Date de dernière apparition dans les archives : 1463 Date médiane : 1461 Date de première apparition à Oxford : 1460 Originaire du diocèse de Saint David's Loue une école à University College en Ordonné prêtre au titre du prieuré de Saint Frideswide à Oxford en

335 BRUO. II, p Kentheleyks Matthew de Date de première apparition dans les archives : 1313 Date de dernière apparition dans les archives : 1313 Date médiane : 1313 Date de première apparition à Oxford : 1313 Date de décès : 1313 Réside à Brend Hall Retrouvé mort en 1313 Survey of the Antiquities of the City of Oxford composed in by Anthony Wood, i, (éd.) A. Clark, OHS, xv, 1889, p Kermerdyn John (Carmarthyn, Carmerdyn, Kermardyn) Date de première apparition dans les archives : 1386 Date de dernière apparition dans les archives : 1406 Date médiane : 1396 Date de première apparition à Oxford : 1386 Originaire du diocèse de Saint David's BDC, LicDC en 1403 Fellow de New College de 1386 à 1392 Ordonné acolyte en 1391 Recteur de Saint Florence (Pembrokeshire) de 1393 à au moins 1409 Dignitaire de Saint David's de 1402 à au moins 1406 BRUO. II, p Kermerdyn John (Kermerden) Date de première apparition dans les archives : 1446 Date de dernière apparition dans les archives : 1463 Date médiane : 1454 Date de première apparition à Oxford : 1449 Date de décès : 1463 BDCn en 1449 Recteur de Saint-Martin-Ludgate à Londres de 1446 à sa mort, Chanoine de Stoke-by-Clare (Suffolk) avec prébende de 5th Stall on North Side jusqu à sa mort 334

336 Chapelain de Saint Mary Chapel à Llawhaden (Pembrokeshire) en 1447 BRUO. II, p Kermerdyn Walter de Date de première apparition dans les archives : 1308 Date de dernière apparition dans les archives : 1308 Date médiane : 1308 Date de première apparition à Oxford : 1308 Frère franciscain au couvent d Oxford en 1308 Reçoit l aumône du roi pour le couvent en 1308 BRUO. II, p Kyffin Howel (Howell ap Mad Kyffyn, Kiffen, Kyffen) Date de première apparition dans les archives : 1369 Date de dernière apparition dans les archives : 1402 Date médiane : 1385 Date de première apparition à Oxford : 1369 Date de décès : vers 1402 Magister en 1369 Ordonné diacre et prêtre en 1369 Recteur de Llanfechan (Montgomeryshire) en 1369 Doyen de Saint Asaph en 1381, confirmé en 1386, toujours en 1402 lorsqu'il reçoit un pardon royal Dignitaire de Saint Asaph en 1381 BRUO. II, p Kyffin Howel (Kethin, Kethyn, Kofyn, Kyffyn) Date de première apparition dans les archives : 1401 Date de dernière apparition dans les archives : 1445 Date médiane : 1423 Date de première apparition à Oxford : 1401 Date de décès : 1445 BDC en 1401, BDCn & DC en 1406, DCn en 1414, DDCn & DC en 1424 Réside à Saint Michael Hall en 1401 Accusé d être en correspondance avec Owain Glyn Dŵr en

337 Prend une part importante à la controverse entre l université et l archevêque Arundel au sujet de la visite de ce dernier en 1411 afin d y extirper l hérésie Divertit ses camarades à Oriel College avec du vin en Recteur de Llanrhaiadr-yn-Mochnant (Denbighshire) en 1406 Recteur de Bangor Monachorum (Flintshire) jusqu'à sa mort Prend part au règlement de la dispute entre le recteur de Mancetter et les frères augustins d Atherstone (Warwickshire) à Oxford en 1404 Assiste également au procès du lollard John Oldcastle en septembre 1424 Inducteur dans le diocèse de Bangor en 1423 Garde du spirituel (Keeper of Spiritualities) de Saint Asaph en 1433 BRUO. II, p Kyffyn David (Cyffin, Keffyn, Kyffyth) Date de première apparition dans les archives : 1444 Date de dernière apparition dans les archives : 1461 Date médiane : 1452 Date de première apparition à Oxford : 1444 BDCn & CL, DDCn en 1453 Probablement le même que David Kyffin qui se porte garant de la bonne conduite de l'étudiant anglais Hugh Sadler en 1444 Avoué du roi chargé de recevoir les hommages de la part des tenants de la seigneurie de Chirk dans les Marches galloises en juillet 1461 BRUO. II, p Munimenta Academica: Documents illustrative of Academical Life and Studies at Oxford, (éd.) H. Anstey, Roll Series, vol. 2, 1868, p Leget David Date de première apparition dans les archives : 1401 Date de dernière apparition dans les archives : 1401 Date médiane : 1401 Date de première apparition à Oxford : 1401 Date de décès : 1401 Magister 336

338 Réside à Tingewick s Inn en 1401 Accusé d être en communication avec Owain Glyn Dŵr BRUO. II, p Le Waleys Philip (Waleis, Walensis) Date de première apparition dans les archives : 1279 Date de dernière apparition dans les archives : 1303 Date médiane : 1291 Date de première apparition à Oxford : 1279 Magister Propriétaire d un logement dans la paroisse de Saint Peter in the East à Oxford en 1279 Devient également le propriétaire de Moses Hall en et le vend en Recteur de Church Stretton (Shropshire) de 1277 à au moins 1303 Reçoit protection pour se rendre à l étranger en compagnie de l abbé de Westminster afin de négocier le mariage entre Margaret, la fille du roi, et Jean, duc de Brabant en 1279 BRUO. II, p Lewelyn Philip Date de première apparition dans les archives : 1305 Date de dernière apparition dans les archives : 1305 Date médiane : 1305 Date de première apparition à Oxford : 1305 Originaire des Marches Réside à Trill Mill hall Tue un autre étudiant d un coup d épée le soir du 24 juillet 1305 BRUO. II, p Lewis ap Howel of Aber Date de première apparition dans les archives : 1373 Date de dernière apparition dans les archives : 1373 Date médiane : 1373 Date de première apparition à Oxford : inconnue Originaire du diocèse de Bangor 337

339 Sous-diacre, autorisé à se rendre à l université pour passer le diplôme de docteur en droit civil, sans être ordonné prêtre C. Pap. L. iv, , p Lewis ap Meredyth Date de première apparition dans les archives : 1400 Date de dernière apparition dans les archives : 1400 Date médiane : 1400 Date de première apparition à Oxford : inconnue Originaire du diocèse de Saint David's Bachelier en droit en 1400 The Episcopal Register of the Diocese of S. David s 1397 to 1518, (éd.) R.F. Isaacson, Cymmrodorion Record Series, i, 1917, p Lewis ap Owen (Apoweyn, Appowen, Upoweyn) Date de première apparition dans les archives : 1458 Date de dernière apparition dans les archives : 1487 Date médiane : 1472 Date de première apparition à Oxford : 1458 Date de décès : 1487 Magister en 1458, BDCn & DC, DDCn en 1467 Réside à Saint George Hall en Recteur de Llanerchboydog (Pembrokeshire) en 1458 Recteur de Llandyssil (Cardiganshire) jusqu'à sa mort Reçoit une dispensation papale afin de détenir un bénéfice incompatible en 1467 Chanoine avec prébende de Saint David's en 1467 Archidiacre de Cardigan jusqu'à sa mort BRUO. II, p Lewis ap Roppert Date de première apparition dans les archives : 1400 Date de dernière apparition dans les archives : 1407 Date médiane : 1403 Date de première apparition à Oxford : inconnue Originaire du diocèse de Saint David's 338

340 Magister, bachelier en droit en 1400 Recteur de Kilredyn (Saint David's) en 1407 Chanoine de Nanuvan (Perpetual vicarage of the parish church of Nanavan, Llanafan Fechan) en 1407 The Episcopal Register of the Diocese of S. David s 1397 to 1518, (éd.) R.F. Isaacson, Cymmrodorion Record Series, i, 1917, p Lloid John Date de première apparition dans les archives : 1401 Date de dernière apparition dans les archives : 1401 Date médiane : 1401 Date de première apparition à Oxford : 1401 Loge dans Cat Street en 1401 Accusé d être en communication avec Owain Glyn Dŵr BRUO. II, p Lloyd Owen (Floide, Lloid, Lloit, Lloode, Lloyde, Lloyte, Llyid, Lloyd, Lord, Loyde) Date de première apparition dans les archives : 1446 Date de dernière apparition dans les archives : 1478 Date médiane : 1462 Date de première apparition à Oxford : 1446 BDC en 1449, BDCn & DC en 1456 autorisé à se présenter pour l obtention du DDC en 1456, DDC en 1458 Fellow de Saint Paul Hall en 1446 Principal de Trillock s Inn en 1450 Principal de Saint Edward Hall de 1451 à au moins 1459 Exerce à la cour du chancelier de 1450 à au moins 1457 Chanoine avec prébende de Saint-John à Chester en 1458 Recteur de Hodnet (Shorpshire) de 1458 à 1462 Ordonne diacre en 1459 Reçoit une dispensation afin de détenir un autre bénéfice incompatible en 1459 Chanoine avec prébende de Hereford jusqu'à sa mort (donne un livre à la cathédrale) Recteur de Towyns, (Merionshire) en 1462 Recteur de Holsworthy (Devon) en 1467 jusqu'à sa mort Chanoine avec prébende d Exeter en 1468 Dignitaire de l'évêque de Coventry et Lichfield en 1458 et chancelier l année suivante 339

341 Archidiacre de Cornouailles en 1467 Trésorier de Crediton (Devon) en 1474 Archidiacre de Barnstaple de 1476 à 1478 Vicaire général de l'évêque d'exeter en 1477 Archidiacre de Totnes de 1478 à sa mort Reçoit de son cousin Richard Caunton un livre de droit civil en 1465 Lègue à la cathédrale de Hereford de nombreux livres, principalement des ouvrages de droit, dont le Codex de Justinien ou le Décret de Gratien, mais aussi les Sentences de Pierre Lombard, Possède aussi les Métamorphoses d'ovide et le De Proprietatibus Rerum de Barthélémy l'anglais BRUO. II, p Lloid (Lude) Rys (Rice) alias Richard ap Thomas Date de première apparition dans les archives : 1458 Date de dernière apparition dans les archives : 1458 Date médiane : 1458 Date de première apparition à Oxford : 1458 Étudiant en prison en 1458 pour vol R. W. Hays, Welsh students at Oxford and Cambridge Universities in the Middle Ages, dans WHR., iv, , p Registrum Cancellarii Oxoniensis, , H. E. Salter (éd.), OHS., vol. 1, 1932, p Llywelyn ap Madog ab Elis (Lewelmus, Llewelyn ap Madoc ap Elis) Magister en 1331 Date de décès : 1375 Première date d'apparition dans les archives : 1331 Date de dernière apparition dans les archives : 1375 Date médiane : 1353 Date de première apparition à Oxford : 1331 Ordonné diacre et prêtre en 1331 Archevêque de Saint Asaph en 1331 Doyen de Saint Asaph Évêque de Saint Asaph (consacré à Avignon) de 1357 à

342 BRUO. III, Addenda, p Llywellyn ap Madog alias Lewis Rede Première date d'apparition dans les archives : 1462 Date de dernière apparition dans les archives : 1437 Date médiane : 1449 Date de première apparition à Oxford : inconnue Date de décès : 1462 Magister BDC en 1437 Archidiacre de Cardigan en 1437 Prébende de Combe Octava dans le diocèse de Bath & Wells en 1462 Fasti Ecclesiae Anglicane , vol. 11, The Welsh dioceses (Bangor, Llandaff, St Asaph, St Davids), (éd.) B. Jones, Institute of Historical Research, Londres, 1965, p. 62 E. Yardley, Menevia Sacra, (éd.) F. Green, Cambrian Archaeological Association, Londres, 1927, p Lodelowe Reginald Date de première apparition dans les archives : 1285 Date de dernière apparition dans les archives : 1285 Date médiane : 1285 Date de première apparition à Oxford : 1285 Originaire des Marches Tue d un coup d épée un étudiant du Nord de l Angleterre lors des affrontements de 1285 entre la nation du Sud et celle du Nord BRUO. II, p Machyn Richard (Machen, Machion, Machon, Mathon) Date de première apparition dans les archives : 1452 Date de dernière apparition dans les archives : 1492 Date médiane : 1472 Date de décès : 1492 Date de première apparition à Oxford : 1468 Étudiant en droit civil 341

343 Reçoit une grâce après avoir étudié le droit civil pendant un an afin de rejoindre la faculté de droit canon BDCn en 1468 Vicaire de Kemble (Wiltshire) de 1452 à 1459 Vicaire de Westport (Wiltshire) de janvier à février 1468 Vicaire de Minety (Wiltshire) de 1471 à 1475 Recteur de Saint Martin à Oxford de 1475 à 1489 Précenteur de Saint David s de 1486 à sa mort Recteur de Crudwell (Wiltshire) en 1479 Recteur de Brinkworth jusqu'à sa mort Donne à Winchester College un missel, un calice et une patène BRUO. II, p Martyn David Date de première apparition dans les archives : 1293 Date de dernière apparition dans les archives : 1328 Date médiane : 1310 Date de première apparition à Oxford : inconnue Date de décès : 1328 Chanoine avec prébende de Saint David's Évêque de Saint David s en 1293 Au service de l évêque de Londres en 1312 Lord Ordainer en 1310 BRUO. III, Addenda, p Matthew Thomas (Mathew, -e) Date de première apparition dans les archives : 1448 Date de dernière apparition dans les archives : 1463 Date médiane : 1455 Date de première apparition à Oxford : 1448 Date de décès : 1463 Originaire du diocèse de Saint David's MA Réside à Magdalen Hall en 1448 Fils illégitime d un chanoine régulier et d une femme noble 342

344 Reçoit une dispensation par le cardinal John Kempe au nom du pape afin d être ordonné et de pouvoir recevoir deux bénéfices, l un avec cure d âmes et l autre sans, en 1450 Chapelain de William, Comte d'arundel Reçoit une dispensation pontificale afin d accepter tout bénéfice incompatible en 1458 Chanoine de Chischester avec prébende de Sidlesham en 1458 Recteur d'excete (Sussex) en 1458 à au moins 1459 Envoie une pétition au pape afin de demander à ce que cette paroisse, qui ne compte que deux maisons inhabitées, soit jointe à celle de West Dean. Recteur d East Lavant (Sussex) de 1461 à sa mort BRUO. II, p Matthew ap David Wachan (ap David) Date de première apparition dans les archives : 1444 Date de dernière apparition dans les archives : 1458 Date médiane : 1451 Date de première apparition à Oxford : 1444 BDCn Se porte garant pour une annexe à Saint Edward Hall en 1444 Vicaire de Caversfield (Oxfordshire) en 1454 Vicaire de North Aston (Oxfordshire) d avril à août 1457 Vicaire de Wootton (Oxfordshire) en 1458 BRUO. II, p Matthew ap Ievan Gethyn Date de première apparition dans les archives : 1467 Date de dernière apparition dans les archives : 1467 Date médiane : 1467 Date de première apparition à Oxford : 1467 Ordonné sous-diacre et diacre au titre de l abbaye d Oseney à Oxford en 1467 BRUO. II, p Maurice - Date de première apparition dans les archives : 1469 Date de dernière apparition dans les archives :

345 Date médiane : 1469 Date de première apparition à Oxford : 1469 Moine cistercien, abbé de Whitland (Carmarthenshire) Emden suggère qu il a pu être banni de l université en BRUO. II, p Maurice ap David (David) Date de première apparition dans les archives : 1468 Date de dernière apparition dans les archives : 1504 Date médiane : 1486 Date de première apparition à Oxford : 1468 BDCn en 1474 Célèbre la date anniversaire d un décès à Oxford en 1468 selon le commissaire du chancelier Recteur de Rudbaxton (Pembrokeshire) en 1474 Reçoit une dispense pontificale afin de détenir un autre bénéfice incompatible en 1474 Recteur d Itchen Abbas (Hampshire) de 1477 à 1500 Chanoine d Abergwili avec prébende de Llangunllo avec une pension de 8 marcs, poste vacant en 1486 Vicaire de Whitchurch (Pembrokeshire) de 1490 à au moins 1500 Reçoit une licence de non résidence afin de pouvoir effectuer un pèlerinage en 1490 Reçoit une dispense pontificale afin d'être chapelain de Saint Nicholas (chantry) en 1500 Vicaire de Kerry (Montgomeryshire) de 1501 à au moins 1504 BRUO. II, p Meredith Philip Date de première apparition dans les archives : 1461 Date de dernière apparition dans les archives : 1461 Date médiane : 1461 Date de première apparition à Oxford : 1461 Originaire du diocèse de Saint David's Ordonné diacre au titre du prieuré de Saint Frideswide à Oxford en 1461 BRUO. II, p

346 Meredyth John Date de première apparition dans les archives : 1466 Date de dernière apparition dans les archives : 1466 Date médiane : 1466 Date de première apparition à Oxford : 1466 Dominus Se porte garant pour un autre défendant devant le commissaire du chancelier en 1466 Emprisonné pour avoir porté une crosse en 1466 BRUO. II, p Methwey David (Methewa, Methvey) Date de décès: 1480 Date de première apparition dans les archives : 1449 Date de dernière apparition dans les archives : 1480 Date médiane : 1464 Date de première apparition à Oxford : 1449 BDCn en 1449 Principal de Saint Edward Hall en 1449 Vicaire de Caversfield, vacant en 1454, réadmis plus tard BRUO. II, p Monemow Thomas Date de première apparition dans les archives : 1439 Date de dernière apparition dans les archives : 1440 Date médiane : 1440 Date de première apparition à Oxford : 1439 Dominus Chapelain de Merton College en BRUO. II, p Monmouth (Magmagth, Manmaghthe, Manmowthe, Maunmowthe, Munmowthe) Date de première apparition dans les archives : 1426 Date de dernière apparition dans les archives : 1427 Date médiane : 1427 Date de première apparition à Oxford :

347 Dominus Chapelain de New College de 1426 à 1427 BRUO. II, p Monmouth Alexander de (Mounmouth) Première date d'apparition dans les archives : 1323 Date de dernière apparition dans les archives : 1323 Date médiane : 1323 Date de première apparition à Oxford : Inconnue Archidiacre de Llandaff de 1323 à 1337 Élu évêque de Llandaff en 1232 mais élection rejetée par le pape BRUO. II, Addenda, p Monmouth Hugh Date de première apparition dans les archives : 1446 Date de dernière apparition dans les archives : 1446 Date médiane : 1446 Date de première apparition à Oxford : 1446 Présent à Gloucester College en 1446 mais probablement séculier Prête serment de maintenir la paix devant le chancelier en 1446 BRUO. II, p Monmouth John de (Ludelawe, Ludlow, Monemue, Monemuta, Monemwe, Monemuth, -e, Monnmuwe, Mun, Munemue) Date de première apparition dans les archives : 1276 Date de dernière apparition dans les archives : 1323 Date médiane : 1299 Date de première apparition à Oxford : 1276 Date de décès : 1323 MA en 1276, DTh en 1290 Fellow de Merton College selon Anthony Wood Chancelier de l université de 1290 à 1291 Délégué pontificale pour arbitrer la dispute entre l université et les dominicains au sujet des conditions nécessaires à l obtention des diplômes en théologie en 1313 Donne à Merton College des ouvrages de Thomas d Aquin et d Anselme de Cantorbéry 346

348 Recteur de Wolferlow (Herefordshire) en 1276 Recteur d Upton-on-Severn de 1284 à 1295 Chanoine de Lincoln avec prébende de Milton Ecclesia en 1290 Doyen in commendam de Westbury-on-Trym (Gloucestershire) de 1289 à 1295, vacant car promu évêque Évêque de Llandaff en 1295 Assistant de maître Gilbert Giffard, évêque de Worcester de 1297 à 1301 BRUO. II, p Monmowthe Philip Première date d'apparition dans les archives : 1470 Date de dernière apparition dans les archives : 1470 Date médiane ; 1470 Date de première apparition à Oxford : 1470 Date de décès : 1470 Chanoine augustin BRUO. II, p Monmouth alias Howper ap Thomas (Monemouth, Monemouthe, Monemowthe, Monemowht, Munnmowth) Date de décès 1497 Date de première apparition dans les archives : 1446 Date de dernière apparition dans les archives : 1479 Date médiane : 1462 Date de première apparition à Oxford : 1446 Peut-être originaire de Monmouth dans le diocèse de Llandaff Dominus en 1445, BDCn en 1446 Principal de Little Bedell Hall en 1446 Vicaire de Lyminster (Sussex) de 1462 à 1464 Vicaire de Berley (Sussex) en 1464 Recteur de West Chiltington (Sussex) de 1477 à au moins 1478 Reçoit une dispense pontificale en 1477 afin de détenir un autre bénéfice incompatible Vicaire de Streatley (Bedfordshire) de 1477 à au moins 1479 BRUO. II, p

349 Montegomorry Elias de Date de première apparition dans les archives : 1301 Date de dernière apparition dans les archives : 1301 Date médiane : 1301 Date de première apparition à Oxford : 1301 Magister Fuit Oxford après avoir tué Hugh Russel, un autre étudiant gallois le 7 décembre 1301 BRUO. II, p More John Date de première apparition dans les archives : 1439 Date de dernière apparition dans les archives : 1467 Date médiane : 1453 Date de première apparition à Oxford : 1439 Originaire du diocèse de Saint David's BDC en 1446 Fellow d All Souls College de 1439 à au moins 1448 Procureur et arbitre devant le chancelier dans plusieurs affaires entre 1447 et 1467 Principal de Saint Cuthbert Hall en 1453 Ordonné acolyte en 1446 Reçoit une dispensation pontificale afin de détenir un autre bénéfice incompatible en 1477 Peut-être le même que magister John More, BDC, maître de l'hôpital Saint John à Cirencester (Gloucestershire) en 1454 BRUO. II, p More Thomas Date de première apparition dans les archives : 1436 Date de dernière apparition dans les archives : 1438 Date médiane : 1437 Date de première apparition à Oxford : 1436 Originaire du diocèse de Saint David's Magister Loue une chambre à Hampton Hall en 1436 Fellow d All Soul College en

350 Ordonné sous-diacre, diacre et prêtre au titre de l abbaye d Oseney en 1437 BRUO. II, p Moresse John Date de première apparition dans les archives : 1464 Date de dernière apparition dans les archives : 1468 Date médiane : 1466 Date de première apparition à Oxford : 1464 Magister Principal de Saint Edward Hall de 1464 à au moins 1468 BRUO. II, p Morgan Date de première apparition dans les archives : 1461 Date de dernière apparition dans les archives : 1461 Date médiane : 1461 Date de première apparition à Oxford : 1461 Dominus Réside à Saint Alban Hall Banni d Oxford en 1461 BRUO. II, p Morgan Geoffrey Date de première apparition dans les archives : 1476 Date de dernière apparition dans les archives : 1476 Date médiane : 1476 Date de première apparition à Oxford : 1476 Frère dominicain au couvent d Oxford en 1476 Ordonné diacre en 1476 Aurait étudié également à Cambridge selon Rhŷs Hays BRUO. II, p R. W. Hays, Welsh students at Oxford and Cambridge Universities in the Middle Ages, dans WHR, iv,, , p

351 Morgan Hugh (Morgon) Date de première apparition dans les archives : 1457 Date de dernière apparition dans les archives : 1471 Date médiane : 1464 Date de première apparition à Oxford : 1457 BDCn en 1457 Doyen de Bangor en 1468 Recteur de Llanaber (Merionshire), vacant en 1471 BRUO. II, p Morgan John Date de première apparition dans les archives : 1459 Date de dernière apparition dans les archives : 1459 Date médiane : 1459 Date de première apparition à Oxford : 1459 Réside à Hincksey Hall Accusé d avoir attaqué le serviteur du chancelier avec une épée, doit payer une amende de 10 sous et est emprisonné le 17 septembre 1459 BRUO. II, p Morgan John alias John Yong (John ap Morgan, Morgeyn, Morgon, Murgane) Date de première apparition dans les archives : 1450 Date de dernière apparition dans les archives : 1504 Date médiane : 1477 Date de première apparition à Oxford : 1450 Date de décès : 1504 Serait le fils de Morgan ap Jenkin ap Philip, lui-même petit fils de Llywelyn ap Morgan de Tredegar ou le descendant de Griffith Dwnn de Croesallgwn, Kidwelly dans le Sud-Ouest du pays de Galles selon le poète Ieuan Deulwyn BDCn en 1450, DDCn à Cambridge en 1500 Maître William Walker se porte garant pour lui à Solar Hall en 1469 Exerce à la cour du chancelier en tant que procureur en 1450, 1453, 1468 et 1469 Recteur de Great Pardon (Essex) en 1453 à au moins 1467 Reçoit une dispensation pontificale afin de détenir un autre bénéfice incompatible en

352 Vicaire de Hook Norton (Oxfordshire) de 1478 à 1485 Doyen de l hôpital de Newarke à Leicester de 1485 à 1496 Archevêque de Carmarthen en 1488 avec une pension annuelle de 16 Doyen de la chapelle Saint George à Windsor de 1485 à 1496 Recteur de Corwell (Oxfordshire) en 1471 Recteur de West Dean (Wiltshire) en 1485 Chanoine de Saint Paul à Londres avec prébende de Rugmere en 1493 Évêque de Saint David s de 1496 à sa mort Clerc au Parlement en 1485 Chapelain et conseiller du roi en 1485 Gwaith Ieuan Deulwn, (éd.) I. Williams, Bangor, 1909, p. 50. H. T. Evans, Wales and the War of Roses, Coventry, 1998, p BRUO. II, p Morgan John Date de première apparition dans les archives : 1473 Date de dernière apparition dans les archives : 1510 Date médiane : 1491 Date de première apparition à Oxford : 1473 DTh vers Frère dominicain au couvent d Oxford Ordonne acolyte à l abbaye d Oseney à Oxford en 1473 Définiteur pour la province anglaise au chapitre général à Rome en 1501 Prieur provincial de l ordre en Angleterre en 1510 BRUO. II, p Morgan Owen Première date d'apparition dans les archives : 1481 Date de dernière apparition dans les archives : 1506 Date médiane : 1493 Date de décès : 1506 Date de première apparition à Oxford : 1481 Originaire du diocèse de Saint David s MA 351

353 Ordonné prêtre au titre du prieuré de Saint Frideswide à Oxford en 1481 Recteur de Saint Leonard à Wallingford (Berkshire) de 1486 à sa mort Exécuteur testamentaire de Margaret Tamworth d Oxford en 1485 BRUO. II, p Morgan Philip (Philip ap Morgan) Date de première apparition dans les archives : 1397 Date de dernière apparition dans les archives : 1435 Date médiane : 1416 Date de première apparition à Oxford : 1397 Date de décès : 1435 Originaire du diocèse de Saint David s DDC en 1397, DDCn &DC en 1404 Un des arbitres de la dispute entre le recteur de Mancetter et les frères augustins d Atherstone à Oxford en 1404 Dépose avec d autres étudiants (notamment John Blew et Richard Courtenay) une copie du Postilla Super Bibliam de Nicolas de Lyre dans le chest de Vaughan et Hussey afin d obtenir un prêt financier en 1402 Représente l université (avec John Blew) devant la cour de Hustengs à Oxford en 1406 Visite Balliol College en 1444 Ordonné acolyte et sous-diacre en 1398, première tonsure en 1398 Recteur d Aberedw (Breconshire) de 1398 à 1407 Reçoit une licence afin d être autorisé à célébrer la messe dans son logis en 1397 Reçoit une licence de non résidence pour étudier en 1399 Reçoit une dispensation pontificale afin de repousser son ordination de diacre et prêtre pendant 10 ans tant qu il se trouve à Oxford ou au service d un évêque en 1401 Recteur de Llanfugan (Breconshire) en 1405 Reçoit une dispense du nonce pontificale pour l Angleterre et le pays de Galles en 1405 afin d être autorise à détenir un autre bénéfice incompatible Diacre et prêtre en 1407 Chanoine d Abergwili avec prébende de Llandeglay en 1407 Recteur de Lyminge (kent) de 1407 à 1413 Recteur d Ivychurch (Kent) de 1413 à 1417 Chanoine de Lincoln avec prébende de Biggleswade de 1416 à 1419 Recteur de Prescot (Lancashire) en 1417 Chanoine avec prébende de Wingham (Kent), vacant en

354 Archidiacre de Norfolk de 1418 à 1419 Évêque de Worcester par provision pontificale en 1419, consacré à la cathédrale de Rouen Élu à l'unanimité au siège épiscopal de York, consentement royal donne en 1425, mais refusé par Martin V Évêque d Ely en 1426 Un des commissaires de l'archevêque Arundel pour la visite de l'abbaye de Glastonbury en 1408 Auditeur des Causes à la cour de Canterbury en 1408, toujours en 1413 Membre du conseil du prieuré de Christ Church à Canterbury en 1412, toujours en 1416 Commissaire pour plusieurs affaires pour la cour de l'amirauté et autres courts entre 1409 et 1416 Envoyé en mission au comte de Hollande et duc de Bourgogne en 1414 Négociations secrètes avec le duc de Bourgogne en1415, reste à l'étranger un an Missions successives à Paris en 1414 et 1415 En mission chez l'empereur Sigismond à son retour du concile de Constance en 1416 (alliance avec Gènes, Aragon et princes allemands et les marchands de la Hanse) en 1416 Négociations à Calais avec les Français 1416 Envoyé en Flandres 1416 Négociations avec l'ambassadeur de France Barneville Le Bertrand près d Honfleur en 1417 Missions auprès du Dauphin à Alençon en 1418 Négociations avec la ville de Paris en 1419 et puis pour la libération d'arthur de Bretagne Membre du Conseil de régence pendant la minorité d Henri VI en 1422 Négociations avec l Écosse en 1423 Médiateur entre le cardinal Beaufort et le duc de Gloucester en 1426 Membre du conseil d'henri VI en France en 1430 BRUO. II, p Morgan Philip Date de première apparition dans les archives : 1467 Date de dernière apparition dans les archives : 1470 Date médiane ; 1468 Date de première apparition à Oxford : 1467 Date de décès : 1470 Originaire du diocèse de Saint David s 353

355 Magister Reçoit une licence du chancelier afin de pouvoir garder son serviteur avec lui à Oxford en 1467 Recteur de Bladon (Oxfordshire) de 1459 à sa mort Recteur de Woodstock en 1466 BRUO. II, p Morgan William (Morgon) Date de première apparition dans les archives : 1479 Date de dernière apparition dans les archives : 1510 Date médiane : 1494 Date de première apparition à Oxford : 1479 Date de décès : 1510 Originaire du diocèse de Llandaff Magister, BDC en 1479, DDC en 1487 Principal de Saint Edward Hall en Principal de Vine Hall en 1485 Reçoit une grâce pour incorporer Cambridge en 1505 Ordonné prêtre en 1479 Recteur de Paulerspury (Northamptonshire) de 1488 à sa mort Maître de l Hôpital de Saint Jean Baptiste à Bedford de 1497 à sa mort Dignitaire de l évêque de Llandaff, John Marshall en 1485 Reçoit un pardon royal en 1510 BRUO. II, p Morgan ap Rice (Morgan ap Grono) Date de première apparition dans les archives 1481 Date de dernière apparition dans les archives : 1493 Date médiane : 1487 Date de première apparition à Oxford : 1481 Magister Recteur de Stonefields (Oxfordshire) de 1481 à 1493 BRUO. II, p

356 Morgen Date de première apparition dans les archives : 1447 Date de dernière apparition dans les archives : 1447 Date médiane : 1447 Date de première apparition à Oxford : 1447 Réside à Saint Edward Hall en 1447 Prête serment de maintenir la paix devant le chancelier en 1447 Recteur d un bénéfice en 1447 BRUO. II, p Morgen Date de première apparition dans les archives : Date de dernière apparition dans les archives : Date médiane : Date de première apparition à Oxford : Loue des chambres à Eagle Hall et Ape Hall entre 1465 et 1467 BRUO. II, p Mortimer Henry de Date de première apparition dans les archives : 1285 Date de dernière apparition dans les archives ; 1285 Date médiane : 1285 Date de première apparition à Oxford : 1285 Prend part aux affrontements de 1285 BRUO. II, p Mostrewyke Philip Date de première apparition dans les archives : 1285 Date de dernière apparition dans les archives : 1285 Date médiane : 1285 Date de première apparition à Oxford : 1285 Prend part aux affrontements de 1285 Snappe s formulary and other records, (éd.) H. E. Salter, OHS., lxxx, 1924, p

357 Nawnt David (Nant, Naunt, Nawnte) Première apparition dans les archives : 1416 Date de dernière apparition dans les archives : 1439 Date médiane : 1427 Date de première apparition à Oxford : 1417 Date de décès : 1439 DDCn & DC en 1419 Principal de Saint Paul Hall de 1417 à 1428 Principal de l école de droit canon de 1436 à au moins 1438 Un des commissaires de l'archevêque Henry Chichele chargé de visiter Merton College en 1425 Fils illégitime, reçoit une dispense l'autorisant à être ordonné Reçoit une dispensation pontificale afin de détenir un autre bénéfice incompatible en 1416 Ordonné sous-diacre en 1416, diacre et prêtre en 1419 Recteur de Hinton Waldrist (Berkshire) en 1433, vacant la même année Recteur d'une portion d'aberdaron (Caernarvonshire) en 1416 à au moins 1424 Doyen de Saint Asaph en 1438, probablement jusqu'à sa mort BRUO. II, p Nawnt David Date de première apparition dans les archives : Date de dernière apparition dans les archives: Date médiane : Date de première apparition à Oxford : Loue avec d autres étudiants scola musice en BRUO. II, p Neath Lewis (Neeth, -e, Neith, Neth, -e) Date de première apparition dans les archives : 1456 Date de dernière apparition dans les archives : 1480 Date médiane : 1468 Date de première apparition à Oxford : 1456 Originaire du diocèse de Llandaff BA et étudiant en droit canon, BDCn en 1456, BDC en 1457 Réside a Beef Hall en

358 Dépose une Biblia Sacra dans un coffre afin d obtenir un prêt financier en 1472 Ordonné diacre au titre de l'abbaye d'oseney à Oxford en 1440 Vicaire de Wingrave (Buckshire) en 1480, vacant la même année Reçoit une dispensation afin de détenir un autre bénéfice incompatible Vicaire de kidlington (Oxfordshire) de 1440 à au moins 1474 BRUO. II, p Nest Walter Date de première apparition dans les archives : 1444 Date de dernière apparition dans les archives : 1451 Date médiane : 1444 Date de première apparition à Oxford : 1444 Originaire de diocèse de Saint David s Notaire public par autorité apostolique en 1444 Exécuteur testamentaire de maître Robert Hoskyn en 1451 BRUO. II, p Neuport Hugh Date de première apparition dans les archives : 1425 Date de dernière apparition dans les archives : 1425 Date médiane : 1425 Date de première apparition à Oxford : 1425 Originaire du diocèse de Llandaff Ordonné diacre au titre du prieuré de Saint Frideswide à Oxford en 1425 BRUO. II, p North Wales Lewis de Date de première apparition dans les archives : 1303 Date de dernière apparition dans les archives : 1303 Date médiane : 1303 Date de première apparition à Oxford : 1303 Avec David ap Oweyn se bagarre contre des étudiants du Nord de l Angleterre à The Smith Gate le 21 février

359 BRUO. II, p Padarne Walter (Paderun Walter) Date de première apparition dans les archives : 1440 Date de dernière apparition dans les archives : 1442 Date médiane : 1441 Date de première apparition à Oxford : inconnue DDC Étudie à Oxford et Cambridge Recteur de Llanurin (Montgomeryshire) en 1440 Prêtre en 1442 Litige à propos de la paroisse de Llannorin dans le diocèse de Saint Aspah en 1442 (C. Pap. L., ix, , p. 322.) BRUO. III, Appendix, p Pannour Elyas Première date d'apparition dans les archives : 1389 Date de dernière apparition dans les archives : 1389 Date médiane : 1389 Date de première apparition à Oxford : 1389 Tue le huissier du chancelier le 4 avril 1389 BRUO. III, p Park Griffith (Parke) Date de première apparition dans les archives : 1450 Date de dernière apparition dans les archives : 1466 Date médiane : 1458 Date de première apparition à Oxford : 1450 Date de décès : 1466 BDCn en 1450 Se porte garant pour maître Lewis ap Owen à Saint George Hall en 1458 Exerce à la cour du chancelier en tant que procureur en Vicaire de Varnton (Oxfordshire) de 1459 à sa mort Reçoit une dispensation pontificale afin de détenir un autre bénéfice incompatible en 1459 Vicaire de Cassington (Oxfordshire) de 1461 à sa mort 358

360 BRUO. III, p Pecock Reginald (Pacok, Pavo, Pecok, -e, Pekoc, Pekok, Pocock) Première date d'apparition dans les archives : 1415 Date de dernière apparition dans les archives : 1461 Date médiane : 1438 Date de première apparition à Oxford : 1415 Date de décès : 1461 Originaire du diocèse de Saint David s MA, BTh en 1425, DTh en 1444 Régent autorisé à ne pas enseigner Fellow d Oriel College de 1415 à 1424 Loue une école à Exeter College en 1417 Ordonné acolyte et sous-diacre au titre d'un fellowship en 1420, puis prêtre au même titre en 1421 Recteur de Saint Michael (Gloucestershire) de 1424 à 1431 Recteur de Saint-Michael-in-Riola à Londres de 1431 à 1444 Maître à Whittington College à Londres de 1431 à 1444 Évêque de Saint Asaph de 1444 à 1450 Évêque de Chichester en 1450 Prêche un sermon à Saint Paul à Londres en 1444, dans lequel il tente de défendre les évêques contre les critiques selon lesquelles ils ne prêchent pas et s absente de leurs diocèses Combat la doctrine lollarde, mais devient suspect aux yeux de certains à cause de sa critique d Aristote et de ses écrits au sujet de ce qu il nomme the doom of resoun, c est-à-dire la capacité de comprendre et de se faire son propre jugement Doit faire face à l hostilité des Yorkistes du fait de sa promotion comme évêque de Chichester grâce à son patron le duc de Suffolk Emprisonné en 1458 à l'abbaye de Thorney (Cambridgeshire) Membre du Conseil royal de 1454 à 1457 Auteur de : Poore Mennis Myrrour The Reule of Chrysten Religioun The Donet The folewer to the Donet The Filling of the Four Tablis The just apprising of Holy Scripture The book of Worschipping The bifore crier Enchiridion (ou Manuale) 359

361 The Book of Faith, Hope and Charity The Book of Counsels The Book of Priesthood The Book of Christian Faith The Book of Learning The Book of the Church The Book of Dyvyne Office The Book of Repentance Less Book of Christian Religion Just apprising of Doctors Book on the Church Concio ad Clerum (super "Montes Israel, ramos virides germinitis et fructum viridem afferatis Book of Sacraments Book of Sentence Epistola ad Willelmum Godard Collectanea quaedam ex Reginaldi Pecock Cicestrensis episcopi opusculis exustis conservata et ex antiquo psegnate conscripta, (ed.) in J. FOXE, Commentarii rerum in Ecclesia Gestarum Strasbourg 1554, f.199b-203b. Sermon en défense de l'épiscopat The repressor of overmuch blaming the clergy Abrenuntiatio Reginaldi Pecock (Abbreviatio) BRUO. III, p Pedewardyn Brian de (Pedwradine) Date de première apparition dans les archives : 1280 Date de dernière apparition dans les archives : 1285 Date médiane : 1282 Date de première apparition à Oxford : 1280 Originaire des Marches Prend part aux affrontements de 1285 BRUO. III, p Pembroke Hugh de (Penbrok) Date de première apparition dans les archives : 1286 Date de dernière apparition dans les archives : 1286 Date médiane : 1286 Date de première apparition à Oxford : 1286 Magister Se rend à Londres pour régler les affaires de Merton College en

362 BRUO. III, p Penbrok Andrew Date de première apparition dans les archives : 1404 Date de dernière apparition dans les archives : 1404 Date médiane : 1404 Date de première apparition à Oxford : 1404 Frère dominicain au couvent d Oxford en 1404 BRUO. III, p Penbroke Richard (Pembroke, Penbroch, Penbrok) Date de première apparition dans les archives : 1418 Date de dernière apparition dans les archives : 1467 Date médiane : 1442 Date de première apparition à Oxford : 1461 Date de décès : 1467 Moine bénédictin Aumônier de l abbaye d Evesham (Worcesterhire) en 1418 Ordonné acolyte et sous-diacre en 1428 et diacre en 1429 Abbé de l abbaye d Evesham en 1461 Réside probablement à Canterbury College Prépare le doctorat en théologie en 1461 BRUO. III, p Pencaer Maurice Date de première apparition dans les archives : 1448 Date de dernière apparition dans les archives : 1448 Date médiane : 1448 Date de première apparition à Oxford : 1448 Propriétaire d un cahier manuscrit, un quaternus, donné par Richard Caunton à Ralph Drew en 1448 BRUO. III, p Penkayr Philip Date de première apparition dans les archives : 1397 Date de dernière apparition dans les archives : 1410 Date médiane :

363 Date de première apparition à Oxford : inconnue Originaire du diocèse de Saint David s Magister, bachelier en droit Vicaire de Camrose en 1398 (Pembrokeshire) Recteur de Burton, résigne en1409 (Pembrokeshire) Recteur de Reynolstone (Glamorgan) en 1410 Commissaire du vicaire général de Saint David s en 1398 Notaire public par autorité apostolique et impériale en 1398 The Episcopal Register of the Diocese of S. David s 1397 to 1518, (éd.) R.F. Isaacson, Cymmrodorion Record Series, i, 1917, p. 29, 41. Pennard Morgan Date de première apparition dans les archives : 1446 Date de dernière apparition dans les archives : 1446 Date médiane : 1446 Date de première apparition à Oxford : 1446 Réside à Saint George Hall en 1446 Reçoit des lettres de recommandations du chancelier de l université en mai 1446 BRUO. III, p Pennard Richard Date de première apparition dans les archives : 1350 Date de dernière apparition dans les archives : 1350 Date médiane : 1350 Date de première apparition à Oxford : 1350 Frère augustin au couvent d Oxford en 1350 Ordonné acolyte en 1350 BRUO. III, p Pennarth Robert Date de première apparition dans les archives : 1456 Date de dernière apparition dans les archives : 1456 Date médiane :

364 Date de première apparition à Oxford : 1456 BA, BDCn en 1456 Prêtre BRUO. III, p Pennarth Walter Date de première apparition dans les archives : 1443 Date de dernière apparition dans les archives : 1443 Date médiane : 1443 Date de première apparition à Oxford : 1443 Dominus Se porte garant pour la bonne conduite du Gallois Flavianus (peutêtre Floyd?) Conway à Oxford en 1443 Co-portionnaire de Vaynor (Breconshire) en 1443 BRUO. III, p Pennebrok Richard (Penbroch) Date apparition dans les archives : 1393 Date de dernière apparition dans les archives : 1393 Date médiane : 1393 Date de première apparition à Oxford : 1393 BTh en 1393 Moine bénédictin de l abbaye d Evesham Commissaire de l abbé d Evesham pour visiter les monastères de l ordre dans le Worcestshire en mai 1393 Se procure pour l abbaye le Doctor Solempnis in summa et divers ouvrages théologiques BRUO. III, p Philip ap Grifith (Gruffit, Gryffyth) Date de première apparition dans les archives : 1391 Date de dernière apparition dans les archives : 1416 Date médiane : 1403 Date de première apparition à Oxford : 1391 Date de décès : 1416 Reçoit une licence pour étudier à Oxford pendant un an en

365 Magister en 1416 Recteur de Saint Ebbe de 1391 à sa mort BRUO. III, p Philip ap Rys (Aprys, ap Res, ap Reys, ap Ris, -e) Date de première apparition dans les archives : 1435 Date de dernière apparition dans les archives : 1458 Date médiane : 1446 Date de première apparition à Oxford : 1435 Originaire du diocèse de Saint David s BDC en 1435, DDCn en 1442 Fils d un prêtre et d une femme non mariée, reçoit une dispense pontificale afin d être ordonné avant 1429 Reçoit une dispense pontificale afin de détenir deux bénéfices incompatibles en 1429 Chapelain de Saint Nicholas Chapel Stanford-le-Hope (Essex) Recteur de Cardigan en 1436 Président de London Consistory Court et commissaire général en l absence du dignitaire en 1441 Chanoine avec prébende d Ealdstreet en 1443, ne réussit pas à l échanger contre la paroisse de Redgrave (Suffolk) en1445, vacant en 1445 Recteur de Mells (Somerset) de 1445 à 1449 Recteur de Carew (Pembrokeshire) en 1449 Chanoine avec prébende de Saint Mary Chapel et The Holy Angels à York en 1458 Reçoit en lègue un calice, une patène et une copie du Pastoralet de Gregoire le Grand de maître Robert Gilbert évêque de Londres en 1448 BRUO. III, p Philip ap Thomas Date de première apparition dans les archives : 1398 Date de dernière apparition dans les archives ; 1398 Date médiane : 1398 Date de première apparition à Oxford : inconnue 364

366 Autorisé à se rendre dans une université pour y étudier la théologie et le droit canon en 1398 C. Pap. L., v, p Philip Morgan (Phylyp) Date de première apparition dans les archives : 1467 Date de dernière apparition dans les archives : 1468 Date médiane : 1467 Date de première apparition à Oxford : 1468 Magister Se porte garant de la bonne conduite d'un Gallois en BRUO. III, p Philipp Morgan Date de première apparition dans les archives : 1448 Date de dernière apparition dans les archives ; 1448 Date médiane : 1448 Date de première apparition à Oxford : 1448 Magister Banni de l'université en 1448 Réadmission demandée par le roi BRUO. III, p Pole Lewis Date de première apparition dans les archives : 1426 Date de dernière apparition dans les archives 1426 Date médiane : 1426 Date de première apparition à Oxford : 1426 Originaire du diocèse de Hereford Témoin de l'expulsion de deux fellows à Oriel College en 1426 BRUO. III, p Pole Owen (Poole, Pooh) Date de première apparition dans les archives : 1469 Date de dernière apparition dans les archives :

367 Date médiane : 1489 Date de première apparition à Oxford : 1460 Date de décès : 1509 BDCn en 1470, DDCn en 1477 Reçoit une licence afin d'étudier à Cambridge en 1477 Paie son loyer à All Souls College à Noel Reçoit des pommes et des poires du collège en 1494 Chanoine avec prébende de Llanddewi Brefi en 1470 Reçoit une dispense pontificale afin de détenir trois bénéfices incompatibles simultanément en 1476 Vicaire de Manorbien (Pembrokeshire) de 1476 à au moins 1490 Recteur de Portishead (Somerset) de 1479 à 1487 Recteur de Free Chapel à Reynoldston (Gower, Glamorgan) en 1482 Recteur de Meifod (Montgomeryshire) en 1485 Recteur d Old Radnor (Radnorshire) de 1487 à sa mort Chanoine d Abergwili avec prébende de Llanbister en 1495 Recteur de Winforton (Herefordshire), vacant en 1505 Trésorier de Saint David's de 1472 à sa mort Trésorier de Hereford de 1505 à sa mort BRUO. III, p Powell John (Poweile) Date de première apparition dans les archives : 1449 Date de dernière apparition dans les archives : 1450 Date médiane : 1449 Date de première apparition à Oxford : 1449 BDCn en 1449 Proctor at law (procureur) à la cour du chancelier en 1450 BRUO. III, p Powys Geoffrey (Powes) Date de première apparition dans les archives : 1439 Date de dernière apparition dans les archives : 1453 Date médiane : 1446 Date de première apparition à Oxford : 1439 MA, BTh en 1439 Keeper of the Turville Chest (garde du coffre de Turville) en

368 Reçoit une licence pour prêcher et entendre les confessions dans la paroisse de Ludlow (Shropshire) en 1453 BRUO. III, p Prophet John (Profet, Proffit, Profit, -e, Profyt, Propheta, Prophete) Date de première apparition dans les archives : 1376 Date de dernière apparition dans les archives : 1416 Date médiane : 1396 Date de première apparition à Oxford : 1376 Date de décès : 1416 Originaire du diocèse de Saint David s Magister Chanoine avec prébende de Hereford en 1377 Registar (archiviste) à la cour de Canterbury en 1382 Chanoine d Abergwili avec promesse de prébende en 1383 Chancelier de South Malling de 1383 à 1387 Chanoine avec prébende de Wingham en 1383 Secrétaire de William Courtenay, archevêque de Canterbury en 1384 Recteur de Great Haseley en 1386 Chanoine de Lincoln avec prébende de Miltonen de 1386 à 1405 Préchantre d Abergwili avec prébende de Llanfynydd en 1388 Recteur de Worthyn (Herefordshire) de 1387 à 1390 Chanoine de Chester avec prébende de Somerleigh de 1389 à 1394 Recteur d Orpington (Kent) de 1390 à 1392 Portionnaire d Overhall à Ledbury de 1390 à 1407 Chanoine de King's Free à Bridgnorth (Shropshire) avec prébende de Pardington en 1391 Doyen de Hereford de 1392 à 1407 Doyen de Saint Chad à Shrewsbury en 1392 Chanoine de Tamworth (Staffordshire) avec prébende de Wigginton en 1395 Prébende de Royle d Abergwili en 1395 Chanoine de Saint Asaph avec prébende d Allt Meliden de 1395 à 1402 Chanoine de Salisbury avec prébende de Bitton en 1395 mais probablement pas admis Chanoine de Crediton (Devon) avec prébende de Wodelond de 1395 à 1397 Prébende de West Sampford à Crediton de 1400 à 1402 Recteur de Ringwood (Hampshire) de 1401 à sa mort Prébende de Netherbury à Salisbury de 1402 à sa mort Reçoit une dispense papale afin de détenir deux autres bénéfices incompatibles en

369 Chanoine de York avec prébende de Langtoft de 1404 à 1406 Prébende de Leighton buzzard a Lincoln de 1405 à sa mort Prébende de Bugthorpe à York de 1406 à sa mort Prébende de Combe à Wells en 1406 Chanoine de Wells avec prébende de Yaton, échangé en 1406 Doyen de York par provision pontificale de 1406 à sa mort Gardien (Warden) de la chapelle de Saint Radegund dans la crypte de Saint Paul à Londres en 1406 Reçoit une licence afin de pouvoir résigner un bénéfice et être exempté des payements au pape en 1415 King's clerk (clerc du roi) en 1386 Clerk of the council (clerc membre du Conseil) en 1392 Clerk of the privy Seal (clerc du Sceau privé) en 1391 Secondary of the Privy Seal en 1394 Membre du Conseil, reçoit un salaire de 100 par an du roi en 1400 King's Secretary de 1402 à 1406 Keeper of the Privy Seal de 1406 à 1415 Fonde une chantry avec John et Lady Berkeley à Bisterne (Hampshire) en 1378 BRUO. III, p Radnor Richard (Radenore, Rodnore) Date de première apparition dans les archives : 1447 Date de dernière apparition dans les archives : 1472 Date médiane : 1459 Date de première apparition à Oxford : 1461 Frère franciscain au couvent de Hereford en 1447 et au couvent d'oxford en 1461 Autorisé par le chancelier à passer le doctorat en théologie en 1461 après y avoir été empêché par Frère John Roby Reçoit une licence afin de pouvoir entendre les confessions dans le diocèse de Hereford en 1447 Présent à Hereford quant Thomas Packerer abjure son hérésie en 1472 BRUO. III, p Radnor Thomas (Radner, Radnore, Radnorre, Roidnor) Date de première apparition dans les archives : 1437 Date de dernière apparition dans les archives : 1470 Date médiane : 1453 Date de première apparition à Oxford : 1437 Originaire du diocèse de Hereford 368

370 Frère franciscain 37 ème ministre provincial de l'ordre de 1437 à 1470 BRUO. III, p Rees John (Ap Rees, ap Rice) Date de première apparition dans les archives : 1337 Date de dernière apparition dans les archives : 1340 Date médiane : 1338 Date de première apparition à Oxford : Inconnue Magister, DDCn Reçoit un sauf-conduit afin de se rendre en Irlande pour y traiter des affaires du roi en 1337 Trésorier d'irlande de 1337 à 1340 BRUO. III, Appendix, p Rees Nicholas Première date d'apparition dans les archives : 1404 Date de dernière apparition dans les archives : 1407 Date médiane : 1405 Date de première apparition à Oxford : 1407 Date de décès : 1407 Magister Loue une chambre à Queen's College en 1407 Recteur de Yelvertoft (Northamptonshire) de 1404 à 1407 Préchantre de Chichester en 1407 BRUO. III, p Richard ap Henry Date de première apparition dans les archives : 1420 Date de dernière apparition dans les archives : 1420 Date médiane : 1420 Date de première apparition à Oxford : 1420 Originaire du diocèse de Saint David s Ordonné acolyte et sous-diacre au titre du prieuré de Saint Frideswide à Oxford en

371 BRUO. III, p Richard ap John Date de première apparition dans les archives : 1470 Date de dernière apparition dans les archives : 1480 Date médiane : 1475 Date de première apparition à Oxford BDCn Vicaire d'iffley (Oxfordshire) en 1480 Probablement le même que magister Richard ap John alias Ris ap Ievan ap Gruffuth, BCnL, recteur de Gyffin (Carmarthenshire) qui reçoit une dispense pontificale afin de détenir un autre bénéfice en 1470 BRUO. III, p Robert - Date de première apparition dans les archives : 1315 Date de dernière apparition dans les archives 1315 Date médiane : 1315 Date de première apparition à Oxford : 1315 DTh Moine cistercien de l'abbaye de Margam (Glamorgan) Condamne certaines thèses théologiques à Oxford en 1315 BRUO. III, p Roblyn David Première date d'apparition dans les archives : 1444 Date de dernière apparition dans les archives : 1444 Date médiane : 1444 Date de première apparition à Oxford : 1444 Originaire du diocèse de Saint David s Notaire public en 1444 BRUO. III, p

372 Roos Edward (Ros, -e) Première date d'apparition dans les archives : 1402 Date de dernière apparition dans les archives : 1412 Date médiane : 1406 Date de première apparition à Oxford : 1402 Originaire du diocèse de Saint Asaph Maître en grammaire Réside à Broadgates Hall en 1402 et à Chequer Hall en Reçoit une indulgence plénière en 1412 BRUO. III, p Roos Thomas Date de première apparition dans les archives : 1448 Date de dernière apparition dans les archives : 1450 Date médiane : 1449 Date de première apparition à Oxford : 1448 Prête serment devant le commissaire du chancelier de bien se conduire en 1448 Banni de l'université en 1450 Prêtre en 1448 BRUO. III, p Rowdale Richard (Roudale) Date de première apparition dans les archives : 1430 Date de dernière apparition dans les archives : 1430 Date médiane : 1430 Date de première apparition à Oxford : 1430 Réside à Saint George's-in-the-Castle en 1430 Accusé d'avoir attaqué un quincaillier d'oxford en 1430 BRUO. III, p Russel Hugh Emden lui donne par erreur le prénom John. Date de première apparition dans les archives :

373 Date de dernière apparition dans les archives : 1301 Date médiane : 1301 Date de première apparition à Oxford : 1301 Date de décès : 1301 Tué dans son logis dans la paroisse de Saint Peter in the East par un autre Gallois, Elias de Montgomery en 1301 BRUO. III, p Ruthyn Richard Date de première apparition dans les archives : 1479 Dernière date d'apparition dans les archives : 1524 Date médiane : 1501 Date de première apparition à Oxford : 1479 BDCn en 1479 Achète le bail (lease) de William Hall pour 24 ans en 1491 Administre les effets de John Kyffyn en 1514 Recteur de Dowdeswell (Gloucestershire) en 1479 Vicaire d'iffley (Oxfordshire) de 1491 à 1524 BRUO. III, p Rys John Date de première apparition dans les archives : 1381 Date de dernière apparition dans les archives : 1381 Date médiane : 1381 Date de première apparition à Oxford : 1381 Moine bénédictin de l'abbaye de Pershore (Worcestershire) Présent à Oxford en 1381 BRUO. III, p Rys John Date de première apparition dans les archives : 1332 Date de dernière apparition dans les archives : 1332 Date médiane : 1332 Date de première apparition à Oxford : 1332 DDCn Un des délégués de l'université à la confirmation par l'évêque de Lincoln de l'élection du chancelier en

374 BRUO. III, p Seham Edmund de Date de première apparition dans les archives : 1285 Date de dernière apparition dans les archives : 1285 Date médiane : 1285 Date de première apparition à Oxford : 1285 Originaire des Marches Prend part aux affrontements de 1285 BRUO. III, p Smyth John (Smythe) Date de première apparition dans les archives : 1446 Date de dernière apparition dans les archives : 1465 Date médiane : 1455 Date de première apparition à Oxford : 1446 Date de décès : 1465 Originaire du diocèse de Saint David s MA, étudiant en théologie Fellow d'oriel College de 1446 à 1452 Principal de Saint Mary Hall en Loue une chambre à Oriel College en 1453 Ordonné acolyte et sous-diacre au titre du prieuré de Saint Frideswide en1446, diacre et prêtre au même titre en 1447 BRUO. III, p Snowdoune John de Date de première apparition dans les archives : 1344 Date de dernière apparition dans les archives : 1344 Date médiane : 1344 Date de première apparition à Oxford : 1344 Réside à Saint Laurence Hall Reçoit une flèche et succombe à ses blessures en février 1344 BRUO. III, p

375 Stevyns David (Stephan, Stephyn, Steven, Stevenys, Stewenys, Steyvynnes) Date de première apparition dans les archives : 1443 Date de dernière apparition dans les archives : 1452 Date médiane : 1447 Date de première apparition à Oxford : 1443 BDC en 1444 Attaque avec d'autres membres d'eagle Hall le junior proctor en 1443 Emprisonné deux jours au château d'oxford pour avoir porté des armes et menacé verbalement le chancelier de l'université en 1444 Réside à Trillock's Inn en 1443 Fait une offre pour Saint Paul Hall en 1444 Principal d'eagle Hall en 1445 Se porte garant de la bonne conduite d'un étudiant anglais, Hugh Sadler en 1444 Se porte garant pour Geoffrey Eberywe pour les loyers en retard qu'il doit à Saint Paul Hall en 1447 Fait de même pour Lewis Sawelle en 1452 BRUO. III, p Munimenta Academica: Documents illustrative of Academical Life and Studies at Oxford, (éd.) H. Anstey, Roll Series, vol 2., 1868, p Stone Reginald (Ston, Stoone) Date de première apparition dans les archives : 1459 Date de dernière apparition dans les archives : 1468 Date médiane : 1463 Date de première apparition à Oxford : 1459 Date de décès: 1468 Originaire du diocèse de Bangor Étudiant en droit civil en 1458, BDC en 1462 et BDCn & BDC en 1467 Procureur à la cour du chancelier entre 1459 et 1466 Se porte garant en son nom à Solar Hall dans la paroisse de Saint Edward en 1461 et 1462, à Vine Hall en 1462, à Saint Edward Hall pour Lewis John, à Hincksey Hall pour Robert Kaynell, à Little Bedell Hall pour Thomas Chalke, et à Bull Hall pour Nicholas Newton en 1462 Loue Glasen Hall en Emprisonné pour port d'armes en 1459 Paie une amende de 8 sous 374

376 Ordonné diacre au titre du prieuré de Saint Frideswide à Oxford en 1463 Recteur de Garsington (Oxfordshire) de 1467 à sa mort BRUO. III, p Stove Morres Date de première apparition dans les archives : 1400 Date de dernière apparition dans les archives : 1401 Date médiane : 1400 Date de première apparition à Oxford : 1400 Magister Réside à Exeter College en 1400 Partisan d'owain Glyn Dŵr Aurait passé l'été 1400 à ses côtés BRUO. III, p Subdon Lewis Date de première apparition dans les archives : 1455 Date de dernière apparition dans les archives : 1475 Date médiane : 1465 Date de première apparition à Oxford : 1455 Originaire de Montgomery dans le diocèse de Saint Asaph Reçoit une licence pour étudier dans une université anglaise pendant deux ans en 1455 BDC en 1458, après avoir étudié les arts pendant quatre ans, le droit civil pendant un an à Cambridge, le droit canon pendant un an à Oxford et avoir exercé pendant cinq ans Porte plainte contre un porteur à Oxford en 1461 pour la perte d'un livre Prête 40 sous à William Alyard en 1466 à Oxford Chapelain Recteur de Montgomery (Montgomeryshire) de 1455 à 1464 Recteur de Saint Martin (Oxford) de 1464 à 1475 BRUO. III, p Sutton Benedict de Première date d'apparition dans les archives :

377 Date de dernière apparition dans les archives : 1285 Date médiane : 1285 Date de première apparition à Oxford : 1285 Prend part aux affrontements de 1285 BRUO. III, p Talley Thomas Date de première apparition dans les archives : 1482 Date de dernière apparition dans les archives : 1482 Date médiane : 1482 Date de première apparition à Oxford : 1482 Originaire du diocèse de Saint David s Magister Ordonné sous-diacre au titre de l abbaye de Rewley à Oxford en 1482 BRUO. III, p Tarbut John (Torbut) Date de première apparition dans les archives : 1425 Date de dernière apparition dans les archives : 1426 Date médiane : 1425 Date de première apparition à Oxford : 1426 Originaire du diocèse de Saint David s Témoin de l'expulsion de deux fellows d'oriel College en 1426 Archidiacre de Cardigan de 1425 à au moins 1426 Notaire public par autorité apostolique et impériale en 1426 BRUO. III, p Theodore ap John ap Owen Date de première apparition dans les archives : 1363 Date de dernière apparition dans les archives : 1363 Date médiane : 1363 Date de première apparition à Oxford : 1363 Licencié en arts en

378 Portionnaire de Llandinam (Montgomeryshire) par provision pontificale en 1363 Recteur de Dolwyddelan (Carnarvonshire), vacant en 1363 BRUO. III, p Thomas Geoffrey Date de première apparition dans les archives : 1401 Date de dernière apparition dans les archives : 1401 Date médiane : 1401 Date de première apparition à Oxford : 1401 MA Ordonné prêtre par l'évêque de Saint David s en 1401 BRUO. III, p Thomas Hugh Date de première apparition dans les archives : 1430 Date de dernière apparition dans les archives : 1462 Date médiane : 1446 Date de première apparition à Oxford : 1430 Date de décès : 1462 BDC, autorisé à se présenter pour le BDCn en 1449 Réside à Hincksey Hall en 1430 Principal de Grove Hall en 1436 Accusé d'avoir attaqué un quincailler d'oxford en 1430 Recteur de Haslebury (Wiltshire) de 1435 à 1437 Recteur de Bremilhan (Wiltshire) de 1437 à 1439 Vicaire de Saint Paul à Malmesbury (Wiltshire) de 1439 à sa mort BRUO. III, p Thomas Lewis Date de première apparition dans les archives : 1469 Date de dernière apparition dans les archives : 1469 Date médiane : 1469 Date de première apparition à Oxford : 1469 Originaire du diocèse de Saint David s Ordonné prêtre au titre du prieuré de Saint Frideswide à Oxford en

379 BRUO. III, p Thomas Mark Date de première apparition dans les archives : 1455 Date de dernière apparition dans les archives : 1458 Date médiane : 1456 Date de première apparition à Oxford : 1455 BA en 1455 Loue une école à Exeter College pour sa determinatio en 1457 Se porte garant pour Owen Lloyd à Saint Edward Hall en 1458 BRUO. III, p Thomas Philip Date de première apparition dans les archives : 1470 Date de dernière apparition dans les archives : 1470 Date médiane : 1470 Date de première apparition à Oxford : inconnue Originaire du diocèse de Saint David s BDC Recteur de Llanfalteg (Carmarthenshire) en 1470 Prêtre en 1470 Peut-être le même que Thomas Philip, étudiant en arts à Oxford en 1462 BRUO. III, p Toppa John Date de première apparition dans les archives : 1420 Date de dernière apparition dans les archives : 1420 Date médiane : 1420 Date de première apparition à Oxford : 1420 Originaire du diocèse de Saint David s Ordonné acolyte et sous-diacre au titre de l abbaye d Oseney à Oxford en 1420 BRUO. III, p

380 Toppan John Date de première apparition dans les archives : 1343 Date de dernière apparition dans les archives : 1347 Date médiane : 1345 Date de première apparition à Oxford : inconnue Originaire du diocèse de Saint Asaph DDC Recteur de Llanfyllin (Montgomeryshire) en 1343 Chanoine de Saint Asaph par provison pontificale avec promesse de prébende de 1343 à 1347 BRUO. III, Appendix, p Traharn John (Trajharn) Date de première apparition dans les archives : 1397 Date de dernière apparition dans les archives : 1400 Date médiane : 1398 Date de première apparition à Oxford : Inconnue Magister, BDCn & DC en 1400 Recteur of Llanmenych (peut-être Llanurynach, Breconshire) en 1397 Chanoine de Llandaff en 1400 BRUO. III, p The Episcopal Register of the Diocese of S. David s 1397 to 1518, (éd.), R.F. Isaacson, Cymmrodorion Record Series, i, 1917, p Trevaur Griffith (Trefvawr) Date de première apparition dans les archives : 1325 Date de dernière apparition dans les archives : 1347 Date médiane : 1336 Date de première apparition à Oxford : 1325 Originaire du diocèse de Saint Asaph Oncle de John Trevaur DDCn en 1325 Présent à l excommunication du maire d'oxford par le chancelier de l'université en

381 Chanoine de Saint Asaph de 1343 à au moins 1346 Élu évêque de Saint Asaph par le doyen et le chapitre en 1345 mais n'est pas promu Membre du conseil du Prince Noir pour l Angleterre et le pays de Galles lors de l'absence du prince en 1347 BRUO. III, p Trevaur John de (Cernor, Hervor, Ternor, Trevo, -r) Date de première apparition dans les archives : 1343 Date de dernière apparition dans les archives : 1357 Date médiane : 1350 Date de première apparition à Oxford : 1343 Date de décès : 1357 Originaire du diocèse de Saint Asaph MA, BTh en 1343 Débat à la faculté de théologie avec frère Osbert Pickingham Chanoine de Saint Asaph avec promesse de prébende par provision pontificale en 1343 Chanoine avec prébende de Bangor par provision pontificale en 1343, bien qu'ayant déjà un autre bénéfice Reçoit la réservation pontificale d'une dignité ou d'un office à Saint Asaph en 1344 Évêque de Saint Asaph par provision pontificale en 1346 Présent à la Curie romaine en 1343 Lègue ses biens à la cathédrale de Saint Asaph Biens confisqués par les hommes du Prince Noir BRUO. III, p Trevaur John (Treffane, Treffaor, Trevam) / Ieuan ap Llywelyn ap Ieuaf ap Awr Date de première apparition dans les archives : 1381 Date de dernière apparition dans les archives : 1410 Date médiane : 1395 Date de première apparition à Oxford : 1381 Date de décès : 1410 Lord of Trevor Probablement originaire du diocèse de Saint Asaph 380

382 Réside à Burwoldscot Hall de 1384 à au moins 1386 BDC en 1381, DDCn & DC en 1389 Chanoine avec prébende de Saint Asaph en 1382, vacant car promu évêque Un des gardiens du spirituel (keepers of the spirituality) de Saint Asaph en 1382 Précenteur et chanoine de Wells avec prébende de Combe de 1386 à 1392 Élu évêque de Saint Asaph et reçoit une licence royale afin de se rendre à la Curie romaine pour obtenir la confirmation papale, mais arrive trop tard Chanoine avec prébende de Saint Asaph en 1389 Chanoine avec prébende d'abergwili (Carmartheshire) par provision pontificale de 1389 à au moins 1392 Chanoine avec prébende de Llandewi brefi (Cardiganshire) par provison pontificale de 1389 à 1395 Chanoine de Saint David's par provision pontificale avec réservation d'une prébende bien qu'ayant déjà d'autres bénéfices de 1389 à 1395 Chanoine de Hereford avec prébende d'inkberrow de 1389 à 1395 Recteur de Meifod (Montgomeryshire) par provision pontificale en 1391 Chanoine de Lincoln par provision pontificale avec promesse d'une prébende et d'une dignité ou d'un office de 1391 à au moins 1393 Évêque de Saint Asaph par provision pontificale en 1395 Présent à la Curie romaine à partir de 1390 Chapelain papal et auditeur des causes au Sacré Palace en 1391 Sommé par Richard II de se rendre à Oxford en 1399 afin de le conseiller sur la question du schisme Négociations avec l Écosse en 1398 et 1399 Membre du comité de déposition de Richard II, lit la sentence au Parlement en septembre 1399 Aux côtés d Henry IV lors de la campagne d Écosse d'août 1400 Lieutenant dans le Nord du pays de Galles en 1402, puis lieutenant de Chester et Flint l'année suivante en échange de son soutien à Henry de Lancastre Envoyé d'henry IV en Castille pour y annoncer son accession au trône Sa mise en garde contre le soulèvement de Glyn Dŵr au Conseil du roi n'est pas prise au sérieux. Joint Glyn Dŵr durant l'été 1403 et se rend en mission pour lui en France où il se réfugie après l'échec de la révolte Auteur d'une vie de Saint Martin en gallois (Buchedd Sant Marthin) Peut-être l'auteur d'un traité d'héraldique, Tractatus de Armis et sa traduction galloise Llyfr Dysgread Arvau sous le nom de Johannes 381

383 Bado Aureo, ainsi qu'une histoire de la déposition et mort de Richard II BRUO. III, p Trevaur Matthew (Trefvawr, Trevor, Trewar) Date de première apparition dans les archives : 1325 Date de dernière apparition dans les archives : 1346 Date médiane : 1335 Date de première apparition à Oxford : 1325 Originaire du diocèse de Saint Asaph Frère de Griffith Trevaur et oncle de John Trevaur DDC en 1325 Présent à l excommunication du maire d'oxford par le chancelier de l'université en 1325 Un des représentants de l'université lors de la dispute entre l'archidiacre d'oxford et l'université en 1328 Chanoine de Saint Asaph de 1343 à au moins 1346 BRUO. III, p Trevenant Geoffrey (Tressenawnt) Date de première apparition dans les archives : 1443 Date de dernière apparition dans les archives 1444 Date médiane : 1444 Date de première apparition à Oxford : 1444 Fait une offre en son nom à Woodcock Hall en 1444 Co-portionnaire de Llandinam (Montgomeryshire) en 1443 BRUO. III, p Trevenant John (Trefnant, Trefnaunt, Tresnant, Trevenaunt, -e) Date de première apparition dans les archives : 1372 Date de dernière apparition dans les archives : 1404 Date médiane : 1388 Date de première apparition à Oxford : 1372 Date de décès : 1404 BDC en 1372, DDC en

384 Reçoit une licence de non résidence afin de passer le doctorat de droit civil en 1372 Prêtre en 1372 Engagé dans une dispute entre la faculté de droit et l'université en 1376 Plaintif à la cour du chancelier en 1386 Recteur de Llanwrin (Montgomeryshire) en 1372 Recteur de Meifod (Montgomeryshire) en 1385 Chanoine de Lincoln avec prébende de Gretton de 1386 à 1389 Chanoine avec prébende de Saint Asaph avant 1389 Évêque de Hereford par provision pontificale de 1389 à sa mort Consacré dans la chapelle Sainte-Grégory, Saint-Pierre à Rome Chapelain pontifical et auditeur des causes au sacré palais en 1385, vacant en 1389 King's clerk (clerc du roi) Nommé vicaire général avant de partir à l étranger au service du roi en 1394 À Calais lors de la restauration de la reine Isabella en 1401 Sommé de se rendre à Oxford par Richard II afin de discuter des moyens de mettre un terme au schisme en 1399 BRUO. III, p Trevor Lewis (Trayvor) Date de première apparition dans les archives : 1467 Date de dernière apparition dans les archives : 1481 Date médiane : 1472 Date de première apparition à Oxford : 1467 Magister Loue un logis dans la paroisse de Saint Edward en 1467, toujours présent en 1481 BRUO. III, p Treyvour Lewis Date de première apparition dans les archives : 1458 Date de dernière apparition dans les archives : 1458 Date médiane : 1458 Date de première apparition à Oxford : 1458 BDCn en 1458 après avoir étudié le droit canon pour six ans BRUO. III, p

385 Trillek John (Trellek, Trillec, -k, Trilleke, Tryllek) Date de première apparition dans les archives : 1324 Date de dernière apparition dans les archives : 1360 Date médiane : 1342 Date de première apparition à Oxford : 1324 Date de décès : 1360 Né vers 1310, probablement dans le Monmouthshire dans le diocèse de Llandaff Frère ainé de Thomas Trillek et neveu d'adam de Orleton Loue une chambre à Saint Edward Hall en 1324 Étudie à Paris du 15 septembre 1329 au 7 mars 1336 et loge au collège de Bièvre Reçoit une licence pour étudier dans une université en 1334 pendant quatre ans, puis une autre pour y étudier pendant cinq ans Magister en 1334 Ordonné acolyte en 1327, sous-diacre en 1334 et prêtre en 1338 Recteur de Crondall (Hantshire) en 1340 Chanoine de Hereford avec prébende de Wellington en 1327 Chanoine de Westbury-on-Trym (Gloucestershire) avec prébende de 1329 à 1332 Chanoine de Hereford avec réservation d une prébende par provision pontificale bien qu ayant déjà d autres bénéfices dans le même diocèse en 1330 Recteur de Bredon (Worcestshire) de 1330 à 1340 Recteur de Witney (Oxfordshire) en 1340 Évêque de Hereford par provision pontificale en 1344 (consacré à l'abbaye de Waverley dans le Surrey la même année) Nonce à la Curie romaine afin de demander des bénéfices pour les étudiants en 1343 King's clerk (clerc du roi) en 1327 Siège au Parlement en 1351 BRUO. III, p Trillek Thomas (Trellok, Trilleck, Trilleke, Trylleke) Date de première apparition dans les archives : 1327 Date de dernière apparition dans les archives : 1372 Date médiane : 1349 Date de première apparition à Oxford : 1334 Date de décès : 1372 Né vers 1310, probablement dans le Monmouthshire dans le diocèse de Llandaff Frère ainé de John Trillek et neveu d'adam de Orleton 384

386 Reçoit une licence pour étudier à Oxford pendant trois ans en mars 1334 (licence renouvelée pour quatre ans en décembre de la même année) Reçoit une d'autres licences pour étudier dans une université anglaise de 1338 à 1348 MA en 1331 LDCn&DC en 1349 Chanoine de Hereford avec prébende de Moreton par provision pontificale de 1327 à 1346 Chanoine de Wells avec prébende Yatton par provision pontificale en 1329, bien que n ayant pas l'âge requis, confirmé par le mandataire pontifical en 1346 (le détient toujours en 1355) Recteur de Ripple (Worcestshire) de 1331 à au moins 1334 Recteur d Adderbury (Oxforshire) de 1338 à au moins 1349 Recteur d Immer Chapel (Wiltshire) en 1346 Chanoine de Salisbury avec promesse de prébende par provision pontificale bien qu ayant déjà d autres bénéfices en 1349 Portionnaire de Bromyard (Herefordshire) en 1350 Doyen de Hereford par provison pontificale bien qu ayant déjà d autres bénéfices en 1355 Reçoit une dispense papale pour pouvoir recevoir l usufruit de ses bénéfices pendant trois ans lorsqu il se trouve à l université ou à la Curie romaine en 1350 Reçoit une confirmation papale pour son canonicat de Salisbury, une prébende et d'autres bénéfices en 1350 Chancelier de Salisbury en 1350 Portionnaire de Holdgate (Shropshire) en 1353 Doyen de Saint Paul à Londres en 1363 Évêque de Rochester par provision pontificale en 1364 Possède de nombreux livres de théologie, ainsi que le Liber de genealogica regum Anglorum d'ailred de Rievaulx BRUO. III, p Tudur Philip (Tydir) Date de première apparition dans les archives : 1393 Date de dernière apparition dans les archives : 1393 Date médiane : 1393 Date de première apparition à Oxford : 1393 Frère dominicain au couvent d'oxford en 1393 BTh Un des assesseurs de John Trevenant, évêque de Hereford, lors du procès de Walter Brit en 1393 BRUO. III, p

387 Turberville Richard de (Turbervile, Turbervyle, Turberyle, Turbeville) Date de première apparition dans les archives : 1341 Date de dernière apparition dans les archives : 1361 Date médiane : 1346 Date de première apparition à Oxford : 1346 Date de décès : 1361 Originaire de Glamorgan dans le diocèse de Saint David's Membre de la gentry MA et étudiant en théologie en 1346 Reçoit une licence afin de pouvoir célébrer la messe dans son logis d'oxford en 1348 Chanoine avec prébende de Saint David de 1341 à sa mort Chanoine avec prébende de Hereford en 1343 Chanoine avec prébende de Llandaff en 1346 mais doute quant à la validité de son titre (prébende de Saint David confirmé par provision pontificale) King's clerk (clerc du roi) en 1347 BRUO. III, p Upowen alias Upowell Richard Date de première apparition dans les archives : 1466 Date de dernière apparition dans les archives : 1466 Date médiane : 1466 Date de première apparition à Oxford : 1466 Réside à Burnell's Inn Condamné par le commissaire du chancelier à payer une amende de 16 deniers pour port d'armes en 1466 BRUO. III, p Usk Adam (de Anglia, Husk, Uske, Wesk, ske) Date de première apparition dans les archives : 1377 Date de dernière apparition dans les archives : 1430 Date médiane : 1403 Date de première apparition à Oxford : 1377 Date de décès :

388 Né à Usk dans le Monmouthshire dans le diocèse de Llandaff, probablement entre 1360 et 1365 Se rend à Oxford afin d'y étudier le droit canon et le droit civil grâce à l'aide d'edmund Mortimer, comte de March BDCn en 1387 Reçoit une licence afin de pouvoir étudier dans une université anglaise pendant deux ans en 1388 Reçoit une licence de non résidence en 1393 DDC en 1393 Principal de droit civil probablement de 1390 à 1392 Un des meneurs lors des affrontements entre Gallois et étudiants du Nord de l'angleterre en 1388 Ordonné acolyte et sous-diacre en 1384 Recteur de Michel-Troy (Monmouthshire) de 1383 à 1385 Recteur de Babcary (Somerset) de 1385 à 1387 Recteur d Upton Scudamore (Wiltshire) de 1387 à 1393 Vicaire de Potterne (Wiltshire) de 1393 à 1396 Recteur de Castle Combe (Wiltshire) de 1396 à 1410 Recteur de West Hanningfield (Essex) en 1399 Recteur de Shirenewton (Monmouthshire) en 1399 Chanoine avec prébende de Bangor en 1400? Chanoine d'abergwili (Carmarthenshire) avec prébende de Llandygwydd de 1400 à au moins1404 Chanoine avec prébende de Saint Asaph en 1404 Archidiacre de Carmarthen et chanoine avec prébende d Abergwili avec prébende de Llanbister et recteur de Llandefailog, Tregraig, Brecon bien qu ayant déjà le bénéfice de Castle Combe et la prébende de Saint Aspah à condition de renoncer à la prébende de Llandygwydd (1404) Est nommé par provision pontificale, archidiacre de Buckimgham et recteur de Knoyle, Tisbury et Kingston Deverill (Wiltshire) en 1402 mais ne reçoit pas la confirmation Reçoit une dispense pontificale afin de détenir deux autres bénéfices incompatibles en 1404 Recteur de Merstham (Surrey) en 1414 Recteur de Newton-Saint-Loe (Somerset) de 1419 à 1429 avec une pension de 10 en raison de son âge avancé et d une infirmité incurable Recteur de Llangiby-Tregruk (Monmouthshire) de 1423 à 1430 Recteur de Hopesay (Shropshire) de 1414 à 1423 Promu par Boniface IX à l'évêché de Hereford en 1404, puis à celui de Saint David la même année, mais échec Avocat à la cour des Arches après y avoir exercé en tant que procureurs pendant sept ans, de 1399 à au moins 1419 Un des assesseurs de John Trevenant, évêque de Hereford, lors du procès de Walter Brit pour hérésie en 1393 Membres de commissions royales en et

389 En 1399 rejoint l'archevêque Arundel lors de son retour en Angleterre en compagnie d'henry, duc de Lancastre Un des commissaires chargé de la déposition de Richard II Accusé d'avoir volé un cheval à Westminster Emden suggère qu'il rejoint alors Glyn Dŵr. Doit fuir l'angleterre en 1402 Chapelain pontifical et auditeur des causes de 1402 à 1406 Protégé du cardinal Balthasar Cossa Fuit les insurrections à Rome en 1405 et y retourne en 1406 Décide de retourner en Angleterre mais doit rester en Flandres pour attendre un pardon royal Rentre au pays de Galles en 1408 Obtient un pardon royal en 1411 Membre du comité de Convocation de Canterbury afin d'assurer une meilleur promotion pour les gradués en 1417 Notaire public par autorité pontificale en 1381 BRUO. III, p Uske alias Ros Philip (Houske, Huske) Date de première apparition dans les archives : 1443 Date de dernière apparition dans les archives : 1477 Date médiane : 1460 Date de première apparition à Oxford : 1443 Date de décès : 1477 Originaire du diocèse de Llandaff BDC en 1443, DDC en 1448 Principal de Saint Edward Hall de 1444 à 1445 Principal de Great Civil Law School de 1450 à au moins 1452 Ordonné acolyte, diacre et prêtre en 1447 Vicaire de Wye (Kent) de 1447 à au moins 1449 Chanoine de York avec prébende de Warthill en 1449 Reçoit une dispense pontificale afin de détenir deux bénéfices en 1449 Recteur de Beckley (Sussex) en 1449 mais dispute au sujet du titre Recteur de Bromham (Wiltshire) de 1451 à sa mort BRUO. III, p Uske Robert de Date de première apparition dans les archives : 1349 Date de dernière apparition dans les archives

390 Date médiane : 1351 Date de première apparition à Oxford : 1349 Originaire du diocèse de Llandaff MA Notaire public employé par Merton College en 1353 Accusé avec d'autres étudiants par le prieuré de Frideswide à Oxford d'avoir pillé son cloître de Garsington (Oxfordshire) et d'avoir attaqué ses serviteurs en 1352 Ordonné sous-diacre en 1352 Inclus par l université dans les demandes de grâces envoyées au pape pour la réservation d un bénéfice au nom de l évêque d Ely en 1349 Recteur de Tregruyk (Llandaff) en 1352 BRUO. III, p Vaughan Benedict Date de première apparition dans les archives : 1338 Date de dernière apparition dans les archives : 1338 Date médiane : 1338 Date de première apparition à Oxford : 1338 Date de décès : 1338 Étudiant tué à Saint John's Street en juin 1338 BRUO. III, p Vaughan John (Vaghan) Date de première apparition dans les archives : 1456 Date de dernière apparition dans les archives : 1484 Date médiane : 1470 Date de première apparition à Oxford : inconnue Date de décès : 1484 Magister Recteur d'eastnor (Herefordshire) de 1456 à 1460 Recteur de Hanwell (Middlesex) de 1460 à 1474 Recteur de Stoke Lacy (Hereforshire) de 1474 à sa mort BRUO. III, p

391 Vaughan John (Vaghan) Date de première apparition dans les archives : 1465 Date de dernière apparition dans les archives : 1499 Date médiane : 1482 Date de première apparition à Oxford : inconnue Date de décès : 1499 BDCn Recteur de Saint Mary Abchurch (Londres) de 1465 à sa mort Chanoine avec prébende de Saint George's Chapel à Windsor de 1471 à sa mort BRUO. III, p Vaughan Richard (Vachan, Vagham, Vaghan, Wachan, Waghan) Date de première apparition dans les archives : 1335 Date de dernière apparition dans les archives : 1360 Date médiane : 1347 Date de première apparition à Oxford : 1335 Originaire du diocèse de Saint David s DDC en 1335 Inclus dans la demande de grâces pour l'obtention de bénéfices envoyée au pape par l'université en 1335 et reçoit la promesse d'un bénéfice au nom du prieuré de Lewes Recteur de Saltwood (Kent) de 1346 à 1347 Chanoine d'abergwili avec prébende de Royle de 1346 à au moins 1348 Chanoine de Wells avec prébende de Warminster par provision pontificale malgré les bénéfices de Saint Paul et Abergwili en 1346 (ne reçoit pas cette provision) Recteur de Herringswell (Suffolk) par provision pontificale de 1347 à 1348 Recteur de Ruckinge (Kent) de 1348 à 1351 Prébende de Hoxton à Saint Paul à Londres de 1348 à 1351 Recteur de Morestead (Hampshire) de 1351 à 1353 Moine bénédictin à Christ Church à Canterbury en 1352, toujours en vie en 1360 Trésorier de Saint Paul à Londres de 1344 à Conseiller au prieuré de Christ Church à Canterbury en 1348 (reçoit gîte et indemnité en 1349) 390

392 Dignitaire de la cour de Canterbury en 1349 et auditeur des Causes en 1353 Orateur du roi à la Curie romaine en 1339 et en 1346 Négociations avec le roi de France en 1339 BRUO. III, p Vawghane (Vaughan) Date de première apparition dans les archives : 1461 Date de dernière apparition dans les archives : 1461 Date médiane : 1461 Date de première apparition à Oxford : 1461 Fils de Roger Vaughan En compagnie de son frère et d autres étudiants vole un cheval à Oxford en février 1461 G. Usher, Welsh students at Oxford in the Middle Ages, dans BBCS, vol. 16, 1955, p Vawghane (Vaughan) Date de première apparition dans les archives : 1461 Date de dernière apparition dans les archives : 1461 Date médiane : 1461 Date de première apparition à Oxford : 1461 Fils de Roger Vaughan En compagnie de son frère et d autres étudiants vole un cheval à Oxford en février 1461 G. Usher, Welsh students at Oxford in the Middle Ages, dans BBCS, vol. 16, 1955, p Voyl David Date de décès : 1344 Date de première apparition dans les archives : 1344 Date de dernière apparition dans les archives : 1344 Date médiane : 1344 Date de première apparition à Oxford : 1344 Réside à Spicer's Hall Meurt d'une blessure par flèche en février

393 BRUO. III, p Waghan Geoffrey Date de première apparition dans les archives : 1457 Date de dernière apparition dans les archives : 1457 Date médiane : 1457 Date de première apparition à Oxford : 1457 Étudiant en droit canon autorisé à incorporer la faculté de droit civil en 1457 BRUO. III, p Wales David de Date de première apparition dans les archives : 1306 Date de dernière apparition dans les archives : 1306 Date médiane : 1306 Date de première apparition à Oxford : 1306 Réside à Stock Hall Se dispute avec d autres étudiants dans une taverne en 1306 BRUO. III, p Wales Elias of Date de première apparition dans les archives : 1306 Date de dernière apparition dans les archives : 1306 Date médiane : 1306 Date de première apparition à Oxford : 1306 Réside à Stock Hall Se dispute dans une taverne en 1306 BRUO. III, p Wales Griffin of (Gryffin Cambrius) Date de première apparition dans les archives : 1292 Date de dernière apparition dans les archives : 1305 Date médiane : 1298 Date de première apparition à Oxford : 1292 Frère dominicain au couvent d'oxford en 1292 (prieur en 1305) DTh en 1292 Prêche à Oxford 392

394 Reçoit l'aumône royale en 1305 pour les dépenses effectuées afin de se rendre à Gènes au chapitre général de l'ordre Aurait, selon l'évêque Bale, commenté les Sentences et les Questiones disputae Peut-être le même que Grifusus, dont une copie des commentaires des Sentences se trouve au couvent dominicain de Vienne BRUO. III, p Wales Noel of (de Wallia) Date de première apparition dans les archives : 1320 Date de dernière apparition dans les archives : 1320 Date médiane : 1320 Date de première apparition à Oxford : 1320 Frère augustinien au couvent d'oxford en 1329 Reçoit l'aumône royale au nom du couvent en juin 1320 BRUO. III, p Wales Roger of Date de première apparition dans les archives : 1355 Date de dernière apparition dans les archives : 1355 Date médiane : 1355 Date de première apparition à Oxford : 1355 Grièvement blessé lors des émeutes de la Sainte Scholastique en 1355 selon Anthony Wood A. Wood, Survey of the Antiquities of the city Oxford, (éd.) A. Clark, i, Oxford, 1889, p Waleys (Wallensis),Thomas (Gualensis, Guallensis, Thomas Anglicus, Valoys, Walensis, Walleis) Date de première apparition dans les archives : 1318 Date de dernière apparition dans les archives : 1350 Date médiane : 1334 Date de première apparition à Oxford : 1318 Frère dominicain, entre dans l'ordre à l'âge de 15 ou 16 ans BTh en 1314, DTh en 1318 Reçoit une licence de l'évêque de Lincoln afin d'entendre les confessions en

395 Reçoit des lettres de recommandation pour se rendre à la Curie romaine en novembre 1318 Aurait étudié à Paris mais aucune preuve de cela Lecteur au couvent de Bologne en Prêche à Bologne et Arezzo contre la doctrine franciscaine de la pauvreté évangélique, probablement vers Chapelain du cardinal Matteò Orsini à Avignon en 1333 Incarcéré à Avignon en pour ses vues au sujet de la vision béatifique Relâché vers 1342 Auteur de : Expositio super duos nocturnos Psalterii (Latin, 16 copies) Moralitates super Vetus Testamentum (Latin, 16 copies) Sermo de Visione Beatifica (Latin, 12 copies) Acta processus inquisitionis contra Th. Waleys (Latin, 1 copie) De temporibus et momentis (Latin, 1 copie) Acta processus coram cardinalibus commissariis (Latin,1 copie) Litterae ad amicum ex carcere Avinionensi (Latin, 1 copie) Campus Florum (Latin, 4 copie) Scriptum super librum I Sententiarum (Latin, 1 copie) De operibus papae Iohannis (Latin, 1 copie) Quolibet (Latin, 1 copie) De Modo Componendi Sermones (Latin, 8 copies) Summae verborum homoioteleutorum ad divisionem (Latin, 1 copie) Expositio Wallensis super Valerium ad Rufinum (Latin, 1 copie) Commentarium super Augustini De Civitate Dei (Latin, 74 copies) BRUO. III, p Walter ap Huy (Aphews, ap Hewe, Hugh) Date de première apparition dans les archives : 1472 Date de dernière apparition dans les archives : 1480 Date médiane : 1479 Date de première apparition à Oxford : 1472 Date de décès : 1480 Magister en 1480 Recteur de Saint Clement (Oxford) de 1471 à 1472 Vicaire d'iffley (Oxfordshire) de 1475 à sa mort Recteur de Lawford (Suffolk) jusqu'à sa mort BRUO. III, p

396 Walyschman( Walysmane, Walyssheman, Wylysmane) Date de première apparition dans les archives : 1435 Date de dernière apparition dans les archives : 1435 Date médiane : 1435 Date de première apparition à Oxford : 1435 Dominus Chapelain de New College en 1435 BRUO. III, p Ware Henry (Bere, Warr) Date de première apparition dans les archives : 1394 Date de dernière apparition dans les archives : 1420 Date médiane : 1407 Date de première apparition à Oxford : 1399 Date de décès : 1420 Magister en 1399, BDCn & DC en 1402, LDCn & DC en 1404 Notaire public par autorité pontificale et impériale en 1398 Reçoit trois sous pour un travail notarial effectué à Merton College en 1399 Chanoine de Llandaff en 1394 à au moins 1414 Recteur de Macross (Glamorgan) en 1399 Ordonné prêtre en 1401 Recteur de Saint Mary Aldermarry (Londres) de 1402 à 1404 Recteur de Sandhurst (Kent) en 1404 Recteur de Lyminge (Kent) en 1404 à 1418 Recteur de Tryng (Hertfordshire) en 1407 à 1418 Chanoine de Salisbury avec prébende de Wilsford and Woodford en 1417 Chanoine de Saint Paul à Londres avec prébende de Rugmer de 1416 à 1418 Évêque de Chichester par provision pontificale en 1418, consacré à Pont-de-l Arche en Normandie Dignitaire à la cour de Canterbury de 1408 à au moins 1416 Prend part au procès de John Oldcastle pour hérésie en 1413 Vicaire général de l'évêque de Londres de 1417 à 1418 Porte-parole de la Lower House of Convocation of Canterbury (Chambre Basse lors de la convocation du clergé anglais) en 1415 Membre de commissions royales entre 1407 et 1416 Keeper of the Privy Seal (Garde du Sceau privé) de 1416 à 1418 Participe aux négociations infructueuses pour le mariage de Catherine de Valois et d'henry V en 1414 en France Négociations avec le duc de Bourgogne en 1416 et 1417 Scribe pour les actes de l archevêque Arundel en

397 BRUO. III, p Welsha Griffin Date de première apparition dans les archives : 1480 Date de dernière apparition dans les archives : 1480 Date médiane : 1480 Date de première apparition à Oxford : 1480 Dominus Dépose avec Thomas Cornish et Thomas Welsha une copie du Derivationes d'hugacio au coffre de Ruthbury en 1480 BRUO. III, p Welsha Thomas Date de première apparition dans les archives : 1480 Date de dernière apparition dans les archives : 1480 Date médiane : 1480 Date de première apparition à Oxford : 1480 Dominus Dépose avec Thomas Cornish et Thomas Welsha une copie du Derivationes d'hugacio au coffre de Ruthbury en 1480 BRUO. III, p Went John (Guentus, Gwent, Vent, -anus, Waint) Date de première apparition dans les archives : 1339 Date de dernière apparition dans les archives : 1348 Date médiane : 1343 Date de première apparition à Oxford : 1339 Date de décès : 1348 Frère franciscain d'un couvent dépendant du couvent de Bristol Lecteur au couvent d'oxford en DTh en 1339 Ministre provincial de l'ordre en Angleterre 1340, et peut-être jusqu'à sa mort Divers miracles pendant sa vie lui sont attribués L évêque Bale lui attribue des quaestiones disputatae BRUO. III, p

398 White John (Whyte, Wyte) Date de première apparition dans les archives : 1400 Date de dernière apparition dans les archives : 1402 Date médiane : 1401 Date de première apparition à Oxford : 1400 Originaire du diocèse de Saint David s Loue une chambre à Hart Hall de 1400 à au moins 1402 MA en 1401 Ordonné prêtre au titre de l abbaye d'oseney à Oxford en 1402 Peut-être le même que John White, MA, recteur de Free chapel à Nether Sterhill (Dorset) de 1412 à 1421 BRUO. III, p White John Date de première apparition dans les archives : 1481 Date de dernière apparition dans les archives : 1493 Date médiane : 1487 Date de première apparition à Oxford : 1481 Originaire du diocèse de Saint David s MA Ordonné diacre au titre de l abbaye d Oseney à Oxford en 1481 Peut-être le même que magister John White, recteur de Saint Florence (Pembrokeshire) en 1495 ou que magister John White, recteur d'east Tisted (Hampshire) en 1489 BRUO. III, p William - Date de première apparition dans les archives ; 1402 Date de dernière apparition dans les archives : 1402 Date médiane : 1402 Date de première apparition à Oxford :

399 Étudiant accusé d'être d'adhérer au soulèvement de Glyn Dŵr Fuit Oxford en 1402 R. A Griffiths, Some Partisans of Owain Glyndŵr at Oxford, dans BBCS 20, 1963, p. 284, 289. William - Date de première apparition dans les archives : 1461 Date de dernière apparition dans les archives : 1461 Date médiane : 1461 Date de première apparition à Oxford : 1461 Creditor (tuteur) des deux fils de Roger Vaughan, accusé d'avoir volé un cheval à Oxford en février 1461 pour fuir au pays de Galles BRUO. III, p William David (Wiliam, Williams, Willyam, -s, Wilyam, -a, Wyiliam, Willyam, Wyllyam,-s, Wylyam). Date de première apparition dans les archives : 1462 Date de dernière apparition dans les archives : 1492 Date médiane : 1477 Date de première apparition à Oxford : 1462 Date de décès : 1492 Originaire du diocèse de Saint David s Étudiant à la faculté des arts en 1462, magister en 1467 BDCn & DC en 1474, DDCn en 1479 Principal de Beke's Inn en 1466 Fait une offre à Saint Frideswide Hall en 1468 et se porte garant pour magister Morris Jonys à Saint Edward Hall en 1469 Ordonné diacre au titre de l abbaye d Oseney à Oxford en 1468 Reçoit une dispense papale afin de détenir un autre bénéfice incompatible en 1474 Gardien (Warden) de Saint David s à Swansea en 1474 Recteur de Newington (Oxfordshire) de 1476 à 1478 Chanoine de Saint David's avec prébende en 1482 Chanoine d Abergwili avec prébende de Trallwng, vacant en 1482 Recteur de Stanton Harcourt (Oxfordshire) de 1476 à 1480 Recteur de Saint Anthony (Londres), échangé en 1478 Recteur de Mixbury (Oxfordshire) de 1478 à 1479 Recteur de Vedast's, Foster Lane à Londres de 1479 à 1483 Vicaire de Lenam (Kent) de 1482 à 1483 Recteur de Saint Dunstan à Londres de 1482 à sa mort 398

400 Archidiacre de Saint David s de 1482 à sa mort Doyen des Arches en 1480 et 1481 Commissaire de Christ Church Canterbury Visite de Merton College en 1486 Gardien des prérogatives et commissaire général de l'archevêque de Canterbury de 1479 à 1486 Garde du spirituel (keeper of Spiritualities) de Winchester, vacant en 1486 Master of the Rolls de 1487 à probablement sa mort Décède à Rome en 1492 BRUO. III, p William ap Rees (Ryes) Date de première apparition dans les archives : 1354 Date de dernière apparition dans les archives : 1361 Date médiane : 1357 Date de première apparition à Oxford : 1354 Reçoit une licence pour étudier à Oxford pendant un an en 1354 Recteur de Braunston (Northamptonshire) en 1361 BRUO. III, p William ap Yevan Dee Date de première apparition dans les archives : 1459 Date de dernière apparition dans les archives : 1459 Date médiane : 1459 Date de première apparition à Oxford : 1459 Dominus Jure devant le chancelier, les proctors et le gardien de la prison de Bocardo de respecter les règles de l'université Banni en 1459 pour avoir insulter le sergent d'oxford et refusé d apparaître devant le chancelier BRUO. III, p Wogan David (Hogan, Hogon, Howgan, Sgan. Ogone, Vogan) Date de première apparition dans les archives

401 Date de dernière apparition dans les archives 1504 Date médiane : 1485 Date de première apparition à Oxford : 1466 Originaire du diocèse de Saint David s Principal de Glasen Hall en Fait une offre en son nom à Vine Hall en 1468 BDC en 1468, LDCn en 1496 Notaire public par autorité apostolique en 1470 Arbitre et proctor à la cour du chancelier de 1466 à 1468 Prêtre en 1470 Recteur de Letterston (Pembrokeshire) en 1470 Reçoit une dispense papale afin de détenir un autre bénéfice incompatible en 1470 Chanoine avec prébende de Saint David's de 1487 à 1504 Recteur de Free Chapel de Coedcenlass (Pembrokeshire) en 1496 Recteur de Rhoscrowther (Pembrokeshire) en 1504 Recteur de Saint Bride (Pembrokeshire) en 1504 BRUO. III, p Wogan Michael Date de première apparition dans les archives : 1467 Date de dernière apparition dans les archives : 1514 Date médiane : 1490 Date de première apparition à Oxford : 1467 BDCN & DC Fellow d'all Souls College en 1467 Donne au collège le Digstum Vetus d'odofredus en 1504 Recteur de Pontfaen (Pembrokeshire) en 1514 BRUO. III, p Wroth William (Wrothe) Date de première apparition dans les archives : 1333 Date de dernière apparition dans les archives : 1368 Date médiane : 1350 Date de première apparition à Oxford : 1343 Originaire du diocèse de Saint David s DCL en

402 Ordonné acolyte et diacre en 1333 et prêtre à Oxford en 1351 Recteur de Langwucherni (Llandaff) en 1333 Inclus dans la demande de grâces pour l'obtention de bénéfices envoyée au pape par l'université en 1343 et reçoit la dignité de chanoine de Hereford avec promesse de prébende Chanoine avec prébende de de Lanchester (Durham) en 1350 Chanoine de Hereford avec prébende de Bullinghope de 1353 à 1368 Présent dans la résidence des chanoines de Hereford en 1354 Recteur de Tackley (Oxfordshire) de 1350 à au moins 1355 Recteur de Free Chapel à Bockingfold Goudhurst (Kent) de 1365 à au moins 1366 Chanoine de Llandewibrefi avec prébende de Carrock en 1366 Trésorier de Saint David s, échangé en 1365 Dignitaire de Hereford de 1353 à au moins 1356 BRUO. III, p Wynter Maurice (Wyntur) Date de première apparition dans les archives : 1424 Date de dernière apparition dans les archives : 1454 Date médiane : 1439 Date de première apparition à Oxford : 1434 BDCn en 1434 Principal de Saint Paul Hall en 1434 Chanoine de West-Bury-on-Trym (Gloucestershire) avec prébende de Merymoth alias Holey de 1424 à 1448 Recteur de Cottenham (Cambridgeshire) échangé en 1439 Recteur de Barton-le-Clay (Bedfordshire) en 1439 Chanoine de Hereford avec prébende de Moreton Magna de 1439 à 1443 Recteur de Llandyssul (Cardiganshire) en 1454 Archidiacre de Cardigan peut-être vers 1453, échangé en 1454 Témoin du testament de Philip Morgan, évêque d'ely en 1435 Exécuteur testamentaire de magister David Nawnt en 1439 BRUO. III, p Wynter Morgan (Winter) Date de première apparition dans les archives : 1433 Date de dernière apparition dans les archives :

403 Date médiane : 1443 Date de première apparition à Oxford : 1433 MA Reçoit des lettres de recommandations de l'université en 1433 Ordonné diacre en 1437 Recteur de Stretham (Cambridgeshire) en 1437 Recteur de Wrabness (Essex) de mars à juin 1439 Recteur de Barking (Suffolk) de 1443 à 1446 Recteur de Hadstock (Essex) de 1443 à 1444 Recteur de Tydd Saint Giles (Cambridgeshire) en 1446 Recteur de Cattistock (Dorset) de 1447 à 1450 Semble être régulier en 1450 Vicaire général in spirituals de Thomas Rudbourn, évêque de Saint David s Témoin du testament de Philip Morgan, évêque d'ely en 1435 BRUO. III, p Ydern Lewis Date de première apparition dans les archives : 1444 Date de dernière apparition dans les archives : 1444 Date médiane : 1444 Date de première apparition à Oxford : 1444 Promet devant le chancelier de ne pas perturber la tranquillité et de ne pas promouvoir la prostitution à Oxford en 1444 Registrum Cancellarii Oxoniensis , (éd.) H. E. Salter, vols.1, OHS, 1932, p.98. Yonge (Young) Griffin (Gruffudd) Date de première apparition dans les archives : 1391 Date de dernière apparition dans les archives : 1437 Date médiane : 1414 Date de première apparition à Oxford : inconnue Magister en 1391, BDCn &DC en 1397, DDCn en 1401 Fils illégitime, reçoit une dispense pontificale pour être ordonné Recteur de Llanynys (Denbighshire) de 1390 à au moins 1403 Reçoit une dispense pontificale afin de pouvoir détenir deux bénéfices incompatibles, dont un avec cure d'âmes en 1390 Chanoine d'abergwili (Carmarthenshire) avec prébende de Garthbrengy en

404 Reçoit une dispense pour pouvoir détenir des bénéfices incompatibles en 1399 Prébende de Llanbedr et Boughrood à Abergwili en 1400 (mais dispute quant au titre en 1403) Chanoine avec prébende de Bangor de 1400 à au moins 1403 Reçoit un pardon royal pour avoir accepté le titre de chanoine de Saint David's avec promesse de prébende en 1401 Recteur de Llanbadarn Fawr (Cardiganshire) par provision pontificale en 1403 Reçoit un bénéfice attaché à l'abbaye du Thoronet en France (département du Var) en 1430 Reçoit le bénéfice attaché au prieuré de Locminé en Bretagne en 1432, reçoit une pension de 50 couronnes du pape pour ce bénéfice en raison de l'intrusion d'un autre bénéficiaire Renonce à l'obédience de Rome pour celle d'avignon et reçoit l'évêché de Bangor de Benoit XIII en 1407 (provision déclarée nulle par Jean XXIII en 1414) Évêque de Ross (Écosse) par provision de Benoit XIII en 1414 Ne reçoit pas le temporel de Ross Reçoit in commendam les bénéfices en France attachés aux prieurés d'aubiny-sur-loire (aujourd hui dans le département du Cher) et de Landos (département de Haute-Loire) en 1419 Évêque de Hippo in commendam en 1423 Vicaire général de Guy Mone, évêque de Saint David s de 1397 à au moins 1399 Archidiacre de Merioneth en 1405 (peut-être déjà en 1403) Peut-être archidiacre de Saint Asaph de 1398 à 1406 Rejoint Owain Glyn Dŵr et devient son chancelier en 1404 Envoyé par Glyn Dŵr afin de négocier une alliance avec la France en 1404 Fuit sur le continent après l'échec du soulèvement gallois Nonce pontificale en Écosse en 1418 et toujours en vie en 1437 BRUO III, p Yonys David Date de première apparition dans les archives : 1454 Date de dernière apparition dans les archives : 1454 Date médiane : 1454 Date de première apparition à Oxford : 1454 Dominus et chapelain, BDCn en 1454 BRUO. III, p Registrum Cancellarii Oxoniensis , (éd.) H. E. Salter, vol.1, OHS, 1932, p

405 Yvor Henry Date de première apparition dans les archives : 1452 Date de dernière apparition dans les archives : 1452 Date médiane : 1452 Date de première apparition à Oxford : 1452 Frère carme au couvent d'oxford en 1452 BRUO. III, p

406 Exemple du fonctionnement de la base de données relationnelle Table principale (avec seulement une partie des champs) ID Prénom Nom Date de naissance Date de décès 1 Aphowell John Appowel Lewis Baret John Date de première à Oxford Tables secondaires ID Degré Description 1 BA Bachelier en arts 2 BDCn Bachelier en droit canon 3 BDC Bachelier en droit civil 4 BDCn & DC Bachelier en droit canon et civil 5 LicDCn Licencié en droit canon Étudiant Degré

407 Requête (mode création) Champ : ID Nom Prénom Degré Table : Nom Étudiants Étudiants Étudiants et degré Tri : Afficher : Critères : 3 Ou : Formulaire : Étudiants et baccalauréat en droit civil ID Nom Prénom Degré 1 Aphowell John 3 2 Appovel Lewis 3 3 Bulkely Richard 3 406

408 Tableaux récapitulatifs Facultés Total Diplôme atteint connu le plus élevé : Inconnu Bachelier Licencié Maître / Docteur Arts Droit civil Droit canon Droit civil et droit canon Droit Théologie Diplôme atteint connu le plus élevé Périodes Nombre de diplômés Nombre de diplômés par périodes 407

409 Périodes Nombre d'individus dans l'administration ecclésiastique Après 2 14 Effectif selon la date médiane d'activité Nombre d'individus dans l'administration ecclésiastique par périodes et selon la date médiane d'activité Périodes Nombre d'individus dans l'administration royale Après 14 Effectif selon la date médiane d'activité Nombre d'individus dans l'administration royale par périodes et selon la date médiane d'activité 408

410 Périodes Nombre d'individus dans l'administration pontificale Après 14 Effectif selon la date médiane d'activité Nombre d'individus dans l'administration pontificale par périodes et selon la date médiane d'activité 409

411 Plans d'oxford 410

412 411

413 Index des noms de personnes Adyson Richard Albert le Grand Alfred le Grand...11 Alyard William...168, 375 Aphowell John...28, 187, 188, 282 Aphowell, frères Appowel Lewis Apulée Aquin Thomas d' Aristote...194, 195, 196, 359 Arthur de Bretagne, connétable de Richemont...160, 353 Arundel Richard...115, 116 Arundel Thomas, archevêque de Canterbury...11, 36, 100, 115, 116, 136, 137, 160, 162, 169, 193, 194 Aumeny Walter Averroès Avicenne Bacon Roger...12, 91, 194 Bale John, évêque d'ossory...200, 288, 300 Baret John...120, 282 Barthélémy l'anglais...202, 340 Beauchamp Richard, comte de Warwick...119, 120 Beaufort Margaret...15, 56 Beaumont John, vicomte...120, 208 Becket Thomas, archevêque de Canterbury...11 Beckington Thomas, évêque de Bath & Wells Bedford Jasper, duc de...120, 224 Beelt Maurice, alias Maurice Wynter...119, 283 Belewes Griffin...45, 283 Bergeveney William...58, 106, 110, 145, 154, 192, 198, 283, 296 Blew John...106, 107, 179, 190, 284, 352 Blodwell John...59, 71, 97, 107, 117, 131, 132, 144, 149, 150, 159, 169, 175, 176, 202, 243, 244, 285 Blodwell Richard...109, 137, 286 Boèce...195, 196 Bonegent David Boniface VIII...9, 107, 197 Boteler Ralph Bouchard Alain Bourchier Thomas, évêque de Worcester Bradeley Alice...74 Bradeley William...74 Bradwardine Thomas, archevêque de Canterbury Brechonia Llywellyn de...96,

414 Brecon John...178, 287 Brekenok Hugh...218, 219, 287 Breknok Hugh Bristol Bernard of...58, 288 Brit Walter...62, 68, 72, 74, 87, 180, 205, 207, 228, 239, 386, 388 Bromfeld Lewis de...96, 97, 147, 289 Bromfeld Llywelyn de...59, 71, 96, 97, 138, 139, 147, 289 Bromfield Gruffydd de...71 Bryan Guy de...69 Bryan Guy de Sir...69 Bryan Reginald de...45, 59, 69, 114, 125, 127, 140, 142, 171, 290 Bulkeley Richard Burgevenny Edward Burgeveny Philip...187, 198, 291 Byford Lewis...228, 291 Bykeld Llywellyn Byseleye Robert de...213, 292 Cadifor Fawr...70 Cadwaladr...206, 327 Caerlyon Richard Caermarthen Edmund de...30, 58, 80, 111, 141, 145, 146, 147, 293 Calixte Canynges Thomas Cardyff John...58, 78, 293 Cardyff Thomas...58, 221, 293 Cardygan Lewis...215, 293 Carew Edmund de Carmardyne Philip...98, 179, Carreu Joan de...70 Castel William...179, 219, 294 Catour Thomas...221, 303 Caunton Richard...28, 30, 47, 72, 90, 98, 107, 128, 130, 133, 134, 144, 149, 150, 157, 167, 168, 179, 201, 243, 340, 294, 340 Chalke Thomas...168, 185, 375 Charlton Edward de...116, 229 Charlton Griffin de...69, 114, 192, 296 Charlton Humphrey de...69, 133, 155, 189, 192, 211, 296, 297, 298, 299 Charlton John de...69, 114, 296, 297, 298, 299 Charlton John, 1er baron de...69 Charlton Lewis de...69, 98, 99, 140, 145, 167, 199, 200, 203, 297 Charlton Robert de

415 Charlton Thomas de...69, 127, 134, 140, 145, 153, 155, 296, 297, 298, 299 Charlton William de...88, 92, 131, 296, 297, 298, 299 Chatton Walter Chaucer Geoffrey...63 Cherbury David...81, 131, 135, 142, 145, 148, 150, 200, 300 Chester Hughes de...49 Chesterfield Roger de Chichele Henry, archevêque de Canterbury...38, 175, 193, 356 Chichele William Chirke David Clare Gilbert de...14 Clare Richard de...57 Clee Henry Clement ap Griffyth Clément V...110, 126, 146, 197, 207 Clere Geoffrey...64, 180, 188, 198, 301 Clerke alias Ross Cloghith Jevan...224, 302 Comb John Comestor Pierre...199, 298 Comod Owen...80, 172, 198, 303 Coneway John...58, 221, 303 Coneway Owen...58, 225, 226, 239, 303 Conway Favianus...217, 303 Conwey Roger...58, 81, 152, 167, 203, 304 Conwhay William...58, 119, 217, 304 Coppini Francesco, évêque de Teramo...150, 295 Cornish Thomas...168, 396 Courtenay Richard, évêque de Norwich...160, 193, 284, 352 Courtenay William...124, 135 Craddock Philip Daffydd ap Gwilym Dafy Daron David David Gregory David Hugh...81, 152, 198, 203, 306 David John David Philip...107, 111, 156, 306 David, roi David ap Blethyn...70, 72, 140, 141, 307 David ap Howell...190, 307 David ap Jevan ap Howel...29, 217, 308 David ap Oweyn...220, 308, 358 David ap Rees...94, 106, 128, 130, 132, 134, 149, 156, 179, 198, 243, 308 David ap Rees alias Johan...94, 308 David ap Reys

416 David ap Thomas...59, 216, 310 Davis ap Rees...116, 118 Davy John...57, 105, 168, 310 Davy Philip De la Pole Griffin...172, 311 De la Pole Owen...58 De La Pole William, comte de Suffolk De la Porrée Gilbert De la Zouche John Despenser Edward, seigneur de Glamorgan Despenser Elisabeth Despenser Henry, évêque de Norwich...28 Despenser Hugh...28 Deulwyn Ieuan...70, 350 Devenold Philip Dewy David Donatus Aelius Downe Roger...152, 306 Drapper John Drew Ralph...167, 362 Duns Scot John...11, 194, 301 Duppa Duppa David Dwnn Griffith...70, 350 Eberywe Geoffrey...59, 64, 187, 313, 374 Edenham Richard Édouard Ier...13, 32, 50, 56, 57, 58, 68, 69, 138, 139, 153, 157, 158, 325 Édouard II..28, 68, 69, 104, 114, 119, 139, 140, 150, 153, 155, 157, 158, 159, 160, 161, 299, 317 Édouard III...114, 119, 150, 153, 155, 157, 158, 159, 161, 199 Édouard IV...71, 219 Édouard V Edward ap Adam...57 Edward, duc de York Edwards William...177, 188, 313 Edwin ap Gronwy...70 Englefeld Matthew de...28, 70, 72, 140, 313 Étampes Théobald d...9 Etchingham William Eugène IV...147, 149, 295 Evan Richard Evane John Evane John Eynon Philip Fairford John...128, 154, 314 Fairwater David...87, 116, 178, 188, 198, 315 Fitzhamon Robert

417 Fitzhugh Robert...132, 309 FitzMartin Nicholas...68 FitzRalph Richard...40, 203 Floyd Morgan...28, 217, 315 Fychan Gruffyth Fylebeche William...213, 316 Galfridus Gand Jean de Garland John de...63 Gascoigne Thomas Gaveston Piers Geffray Leyson...128, 316 Geoffrey ap Jevan...171, 215, 316 Gervase...11, 12, 221, 317 Gervase de Canterbury...11, 12 Gilbert Robert...132, 309, 364 Giraud le Cambrien...92 Gloucester, Thomas de Woodstock, duc de Glyn Dŵr Owain...14, 16, 18, 26, 47, 57, 58, 118, 142, 143, 147, 158, 162, 222, 223, 224, 225, 228, 229, 230, 233, 234, 235, 237, 239, 242, 243, 245, 289, 302, 303, 319, 331, 335, 337, 339, 375, 381, 388, 397, 403 Glyn Guto'r...101, 236 Goch Iolo...70, 73, 74, 146, 237 Gower Henry de...58, 71, 88, 92, 97, 98, 135, 140, 141, 145, 158, 180, 192, 198, 317 Gower William...179, 318 Gratien...197, 201, 340 Graunt Thomas Gray William...132, 309 Greffyth Robert...218, 318 Grégoire IX Grey Reynold de Griffin Griffin Griffin ap Howel...217, 319 Griffith Roger...190, 319 Griffith William...87, 178, 200, 202, 217, 320 Grim John...10 Grosseteste Robert...12, 173, 191, 194, 204 Gruffuth ap Cynan...49 Gruffydd ab Owain...69 Gruffydd ap Gwenwynwyn of Powys...68 Gryffyth David Gryffyth Matthew Gryffyth William Gryfyth William Guillaume de Normandie...49, 67 Gunderhumber John...221,

418 Hainault Jacqueline de Hamer Dafydd Hangmer John Harrys John...180, 198, 322 Haskyn Robert Hawelame Geoffrey...221, 322 Hawisse Gadarn...69 Hendoz David de Henri IV...111, 121, 153, 156, 157, 158, 223, 228 Henri V...15, 56, 119, 120, 121, 144, 149, 153, 159, 160, 162, 163, 174, 185, 206, 208, 218, 224, 327, 353 Henri VI...15, 56, 119, 120, 121, 144, 149, 153, 162, 163, 174, 206, 208, 218, 224, 295, 327, 353 Henri VII...15, 56, 120, 121, 144, 153, 163, 224 Henry ap John...30 Herbert William de...71 Higden Ranulf...10 Holbach David...73 Honylane Agnes Honylane Richard Hope Robert...178, 322 Houghton Adam de...59, 137, 140, 145, 146, 158, 161, 193, 323 Howell John Howell Philip...133, 178, 324 Howell Robert Howell William Hugh ap Ithel...32, 325 Hugh ap Owen...133, 325 Hugh ap Rys Hugucio...64 Hulkyn Hugh...221, 303, 326 Humphrey, duc de Gloucester Huntingdon Henry de...200, 320 Husband David...97, 130, 132, 191, 326 Husband Philip Ieuan ap Hywel Swrdwal...58, 71, 75, 104, 206, 219, 236, 244, 327 Ieuan ap Rhydderch ap Ieuan Llwyd...27, 71, 75, 87, 166, 206, 220, 224, 244, 327 Innocent VII Ion Maurice Islip Simon...45 Ithel ap Robert...59, 70, 72, 73, 135, 139, 328 Jean Olivi Pierre de...12, 173 Jean XXII...147, 197, 207, 403 Jean, duc de Brabant...158, 337 Jenkyn Thomas

419 Jevan John...97, 176, 177, 329 John David John Lewis...29, 64, 185, 188, 329, 374 John Morgan John Morris John ap David John ap Howell...226, 331 John ap Rice...217, 331 John ap Rys...71, 107, 128, 131, 171, 332 Jones William...97, 183, 332 Jonys Lewis...190, 332 Jonys Maurice...94, 333 Justinien...197, 201, 340 Kamber Kaynell Robert...168, 185, 374 Kelynnyn Richard...171, 173, 333 Kempe John, archevêque de York , 152, 176, 309, 329, 343 Kenrose John...198, 333 Kentheleyks Matthew de...221, 334 Kermerdyn John...118, 133, 179, 305, 334 Kermerdyn John Sir Kermerdyn Walter de Kilvington Richard Kirkeby John Kyffin Howel Kyffin Howel...97, 98, 101, 120, 166, 193, 226, 242, 245, 335 Kyffyn David...154, 217, 336 Kyffyn John...168, 372 Lancastre Humphrey de, duc de Gloucester Lancastre Jean de, duc de Bedford Lancastre Thomas de, comte Langdon John...198, 309 Langley Thomas...132, 149, 160, 285 Latimer Elisabeth Neville de Latimer George Neville de Laurence William Le Brut Hamund et Alice...62 Le Waleys Philip...157, 184, 337 Leget David Lewelyn Philip...220, 337 Lewis ap Howel of Aber...55, 94, 337 Lewis ap Meredyth...94, 338 Lewis ap Owen...64, 338, 358 Lewis ap Roppert...94, 338 Lincoln John de Lloid (Lude) Rys (Rice) alias Richard ap Thomas

420 Lloid John Lloyd Owen...72, 130, 133, 134, 168, 179, 184, 187, 201, 202, 295, 378, 340 Llywelyn Bren...14 Llywelyn le Grand...13, 58, 80 Llywelyn ap Madog ab Elis...130, 139, 340 Llywellyn ap Madog alias Lewis Rede Llywelyn ap Gruffydd...13, 14, 50, 174 Llywelyn ap Morgan...71, 350 Lodelowe Reginald...213, 341 Lombard Pierre...197, 201, 340 Lovel Jane Lady Lovel John Lord Lovell William Lude Richard...216, 310 Lutterel John Lymerick Thomas Lyndwood William Lytwyn Thomas Machyn Richard...97, 133, 199, 341 Maddak John Madog ap Llywelyn...14, 139 Malenfant Henry Mansion Colard Margaret, fille d'edouard Ier...15, 56, 114, 158, 169, 337, 352 Martin Richard...38 Martin V (Colonna Oddone)...111, 144, 149, 353 Martyn David...68, 69, 138, 160, 342 Matthew Thomas...71, 108, 342 Matthew ap David Wachan Matthew ap Hoel...57, 115 Matthew ap Ievan Gethyn Maurice Maurice ap David Maurice, abbé de Whitland...78 Meredith Philip Meredyth John...216, 345 Merlin Methwey David Mone Guy...38, 131, 403 Monemow Thomas...180, 345 Monmouth Monmouth Alexander de...139, 346 Monmouth Geoffrey de...12, 232 Monmouth Hugh...217, 346 Monmouth John de...59, 88, 98, 99, 138, 139, 145, 146, 161, 180, 181, 192, 197, 198, 200, 346 Monmouth alias Howper ap Thomas...88, 347 Monmowthe Philip...78,

421 Montacute Simon Montagu Elizabeth...70 Montagu William...70 Montegomorry Elias de...59, 221, 348 Montfort William More John...29, 178, 187, 188, 190, 348 More Thomas...32, 182, 183, 348 Moresse John Morgan Morgan Geoffrey Morgan Hugh Morgan John...190, 216, 350 Morgan John...30, 80, 351 Morgan John alias John Yong...59, 70, 142, 144, 145, 162, 163, 172, 350 Morgan Owen...169, 351 Morgan Philip...62, 354 Morgan Philip...59, 63, 105, 107, 117, 128, 131, 136, 142, 144, 158, 159, 160, 162, 169, 192, 198, 242, 284, 352, 402 Morgan William...187, 354 Morgan ap Jenkin ap Philip...70, 350 Morgan ap Rice Morgan ap Siancyn...59 Morgen Mortimer Edmund...62, 115, 223, 228, 387 Mortimer Edward Mortimer Eleanor Mortimer Henry de...213, 355 Mortimer Philippa...115, 116 Mortimer Roger...104, 115, 116, 232 Mostrewyke Philip...213, 355 Mymmes Hugh Nawnt David...71, 131, 169, 187, 188, 356, 401 Nawnt David Neath Lewis...92, 356 Nest Walter...169, 357 Neuport Hugh Nichol Benedict...131, 300 North Wales Lewis de...220, 357 Nywton Richard Ockham Guillaume d'...11, 194 Odofredus...200, 400 Oldcastle John...136, 208, 336, 396 Orleton Adam de...72, 104, 125, 384 Orsini Matteo, cardinal Orsini Thebaldo, archevêque de Palerme Owain ap Maredudd ap Tudur

422 Packerer Thomas Padarne Walter Pannour Elyas...221, 358 Park Griffith...64, 190, 358 Paston William Patryngton Stephen...131, 332 Paulesholt Lambert de Pecham John...53, 174 Pecock Reginald...32, 88, 98, 117, 142, 144, 145, 146, 170, 178, 181, 198, 204, 208, 209, 359 Pedewardyn Brian de...213, 360 Pembroke Hugh de...179, 360 Penafort Raymond de Penbrok Andrew Penbroke Richard...29, 78, 180, 361 Pencaer Maurice...168, 361 Penkayr Philip...94, 133, 118, 361 Pennard Morgan Pennard Richard...81, 362 Pennarth Robert...92, 362 Pennarth Walter...217, 304, 363 Pennebrok Richard...29, 78, 363 Percy Henry, comte de Northumberland...120, 228, 229 Pétrarque Philip Morgan...62, 217, 218, 65 Philip ap Grifith Philip ap Rys...97, 132, 243, 364 Philip ap Thomas...78, 99, 364 Philippe Le Bel...9 Philippe VI...158, 207, 318 Pickingham Osbert...197, 380 Pie II Pole Hugh...72 Pole Lewis...179, 365 Pole Owen...72, 120, 121, 133, 172, 178, 365 Polton Thomas Porphyre...195, 196 Powell John...190, 366 Powys Geoffrey...188, 366 Prata Pileus de, archevêque de Ravenne Prince Noir...141, 161, 380 Priscien Prophet John...124, 127, 131, 135, 151, 154, 155, 156, 157, 208, 367 Radnor Richard Radnor Thomas...81, 152, 368 Raynold John Rees John...155, 157, 369 Rees Nicholas...180,

423 Repingdon Philip...132, 193 Rhys ap Gruffudd Gethin of Afan...49 Rhys ap Gruffydd...15 Rhys ap Thomas...162, 163 Richard II...15, 111, 115, 131, 153, 156, 158, 161, 162, 163, 199, 201, 206, 223, 381, 382, 383, 387 Richard, duc de York Richard ap Henry Richard ap John Rievaulx Ailred de...201, 385 Ringstead Thomas, évêque de Bangor...139, 239 Robert Robert Thomas...35 Roblyn David Roby John Roos Edward...87, 184, 198, 371 Roos Thomas...217, 218, 371 Roule William de Rous John Rowdale Richard...216, 371 Rudal Richard Rudbourn Thomas...104, 131, 300, 402 Russel Hugh...221, 348, 371 Russell John Ruthyn Richard...168, 184, 372 Rys John...78, 372 Rys John Sadler Hugh...217, 304, 320, 336, 374 Saint Augustin Saint-Maur John Seymour de Sir Saül, roi Saunders William...168, 310 SayntmourThomas Scropel Stephen Seguso Henri de Seham Edmund de...213, 373 Shrewsbury Ralph de, évêque de Bath & Wells...147, 293 Sigismond...159, 353 Smyth John...99, 180, 181, 188, 301, 373 Snowdoune John de...65, 221, 373 Solinus Julius...200, 320 Spryngeheuse Walter Stafford John...132, 309 Stanley William Stevyns David...64, 216, 217, 374 Stone Reginald...64, 97, 168, 185, 190, 237, 374 Stove Morres Stradlyng Johanne Stratford John, archevêque de Canterbury

424 Strickland William, évêque de Carlisle Subdon Lewis...58, 119, 168, 173, 199, 375 Suffolk, duc de...209, 359 Surigone Stefano Sutton Benedict de...213, 375 Sutton Olivier, évêque de Lincoln Swinderby William Swrdwal Hywel...71, 219, 327 Taillour Emmota Taillour Hugo Taillour Richard Talley Thomas Tamworth Margaret...169, 352 Tarbut John...179, 376 Taylor William Theodore ap John ap Owen...87, 376 Thomas Geoffrey...104, 377 Thomas Hugh...116, 119, 187, 216, 377 Thomas Lewis Thomas Mark Thomas Philip Thomas ap Adam ap William de Weloc...57, 115 Tiptoft John Tiptoft Margaret Tite-Live Toppa John Toppan John Traharn John...97, 379 Trevaur Griffith...59, 72, 140, 157, 161, 380, 382 Trevaur John de...59, 70, 98, 127, 139, 141, 147, 197, 380 Trevaur John...28, 52, 59, 72, 97, 98, 125, 132, 140, 145, 146, 148, 154, 158, 161, 206, 223, 227, 237, 243, 379, 380, 382 Trevaur Matthew...59, 72, 192, 382 Trevenant Geoffrey...217, 304, 382 Trevenant John...62, 125, 141, 145, 148, 158, 161, 193, 201, 207, 218, 289, 382, 385, 387 Trevet Nicholas Trevor Lewis...184, 383 Trevor Tudur...70 Treyvour Lewis Trillek John...72, 104, 110, 113, 114, 141, 147, 154, 170, 174, 176, 184, 384 Trillek Thomas...72, 88, 97, 107, 125, 131, 141, 145, 147, 201, 384 Tudor Edmund...15 Tudur Philip...80, 130, 208, 385 Turberville Richard de...99, 154,

425 Upowen alias Upowell Richard Usk Adam de...57, 62, 96, 107, 111, 114, 115, 137, 144, 148, 151, 156, 161, 162, 170, 171, 205, 213, 229, 232, 234, 238, 386 Uske alias Ross Philip...57, 187, 198, 388 Uske Robert de...45, 57, 104, 151, 215, 388 Vacarius...9 Valois Catherine de...160, 395 Valois Philippe de Vaughan Benedict...221, 389 Vaughan John...117, 389 Vaughan John...128, 390 Vaughan Richard...75, 78, 110, 127, 128, 133, 134, 136, 157, 159, 390 Vaughan Roger...219, 391, 398 Vaughan Thomas Sir...64 Vawghane frères...62, 391 Venise Jacques de Verney Eleanor Ville-Dieu Alexandre de Vincent John Voragine Jacob de Voyl David...64, 221, 391 Walden Thomas Wales David de...184, 392 Wales Elias of...184, 392 Wales Griffin of...80, 100, 392 Wales Noel of...81, 393 Wales Roger of...211, 393 Waleys Thomas...80, 99, 148, 150, 168, 173, 174, 175, 176, 204, 207, 393 Wallensis Johannes...12, 173, 174 Wallensis Thomas...12, 173 Walter John...59 Walter ap Huy Walyschman...88, 179, 395 Ware Henry...32, 90, 97, 114, 136, 137, 142, 151, 159, 160, 162, 243, 395 Waryn John Waynflete William...130, 327 Wells Hugh de, évêque de Lincoln Welsha Griffin...64, 72, 168, 396 Welsha Thomas...64, 72, 168, 396 Went John...45, 81, 152, 396 White John...29, 30, 397 White John Wilicotes John

426 William, ami d'owen Coneway...226, 397 William, tuteur...62, 219, 398 William David...90, 109, 129, 133, 135, 137, 243, 398 William ap Rees William ap Thomas William ap Yevan...218, 399 Winchelsey Robert, archevêque de Canterbury...139, 161, 197, 289 Winter Maurice...79 Wogan David...96, 190, 399 Wogan Michael...117, 199, 400 Wroth William...110, 122, 133, 400 Wyche John Wyclif John...11, 40, 180, 207, 289 Wykeham...35 Wykeham William...17, 45, 184, 199 Wyndesone Thomas Wynter Maurice...79, 117, 131, 169, 187, 401 Wynter Morgan...79, 104, 117, 131, 401 Ydern Lewis...217, 402 Yonge Griffin...71, 127, 131, 142, 145, 228, 402 Yonys David Yvor Henry...81,

427 Index des lieux universitaires All SoulsCollege...36, 105, 109, 133, 176, 177, 178, 180, 182, 188, 199, 295, 301, 312, 320, 323, 324, 329, 348, 366, 400 Ape Hall Aristotle Hall Balliol College...35, 176, 179, 200, 318, 352 Beef Hall...183, 356 Beke's Inn...187, 291, 398 Bologne, université de...9, 10, 11, 175, 176, 204, 285, 394 Brend Hall...183, 334 Broadgates Hall...29, 184, 188, 329, 371 Bull Hall...185, 321, 374 Burwoldscot Hall Caen, université de Cambridge, université de...6, 10, 11, 24, 25, 26, 55, 56, 65, 67, 81, 88, 93, 111, 150, 171, 172, 173, 182, 209, 215, 239, 243, 303, 333, 340, 349, 350, 354, 358, 359, 366, 375, 401, 402 Canterbury College...37, 361 Charlton's Inn Chequer Hall...184, 371 Coventry Hall Deep Hall Dublin, université de...11, 146 Eagle Hall...183, 184, 187, 216, 282, 319, 321, 355, 374 Exeter College...64, 180, 198, 322, 359, 375, 378 George Hall...64, 182, 338, 358, 362 Glasen Hall...185, 329, 374, 400 Glasgow, université de...11 Gloucester College...37, 78, 346 Gloucester Hall...78 Grove Hall Haberdash Hall...183, 295 Hampton Hall...182, 183, 348 Hart Hall Hincksey Hall...168, 183, 184, 185, 198, 291, 350, 374, 377 Jesus College Lincoln College...36 Lion Hall Little Bedell Hall...168, 185, 291, 313, 347, 374 Littlemore

428 Magdalen College...37, 73, 179 Magdalen Hall Merton College...35, 36, 151, 176, 179, 180, 181, 193, 200, 214, 288, 297, 317, 345, 346, 356, 360, 389, 395, 399 Moses Hall...184, 337 New College...35, 45, 85, 88, 153, 177, 178, 179, 190, 200, 284, 294, 306, 334, 346, 395 Old Congregation House...33 Oriel College , 109, 166, 170, 176, 177, 178, 179, 181, 182, 188, 193, 200, 219, 287, 294, 307, 313, 315, 336, 359, 365, 373, 376 Oseney, abbaye d'...30, 32, 34, 63, 64, 109, 282, 283, 291, 302, 313, 314, 318, 329, 331, 343, 349, 351, 357, 378, 397, 398 Paradise Gardens...80 Paris, université de...9, 10, 11, 12, 21, 52, 78, 79, 159, 160, 173, 174, 175, 188, 191, 194, 195, 197, 211, 212, 231, 236, 339, 353, 384, 394 Peckwater's Inn Pyry Hall Queen's College...176, 179, 180, 308, 369 Rewley...78, 109, 292, 321, 327, 376 Saint Agace Hall Saint Alban Hall...330, 349 Saint Aldate...185, 292 Saint Andrews, université de...11 Saint Cuthbert Hall...29, 188, 348 Saint Ebbe...80, 185, 217, 364 Saint Edmund...25, 175, 182 Saint Edward Hall...64, 79, 183, 184, 185, 187, 188, 221, 245, 282, 316, 321, 328, 339, 343, 345, 349, 354, 355, 374, 378, 384, 388, 398 Saint Edward's school...79 Saint Frideswide...34, 81, 109, 110, 215, 286, 301, 302, 310, 312, 314, 325, 326, 333, 344, 352, 357, 369, 373, 375, 377, 378, 399 Saint Frideswide Hall Saint George College...63 Saint George Hall...64, 338, 359, 362 Saint Hugh Hall Saint James Hall Saint Laurence Hall Saint Martin, église de...211, 342,

429 Saint Mary The Virgin...33, 181 Saint Mary's Hall Saint Michael Hall Saint Mildred Hall...183, 332 Saint Paul Hall...64, 169, 184, 187, 188, 313, 339, 356, 374, 401 Saint Peter in the East...184, 221, 337, 372 Salisury Hall Smith Gate...220, 308, 357 Solar Hall...350, 374 Solar Lane Sparrow Hall Spicer's Hall Stock Hall...183, 184, 392 Tingewick's Inn...224, 302, 337 Trillmill Halls Trillock's Inn...184, 185, 187, 291, 304, 313, 339, 374 University College...35, 180, 183, 301, 333 Vine Hall...183, 184, 185, 329, 354, 374, 400 White Hall William Hall...184, 372 Woodcock Hall Yng Hall

430 Table des matières Résumé...2 Remerciements...4 Abréviations...6 Introduction générale...8 Première partie : identification des étudiants...19 Introduction...20 Chapitre I : le Corpus Méthodologie Intérêt de la prosopographie Limites de la méthode prosopographique Les acteurs L outil informatique Les sources Sources universitaires Sources ecclésiastiques et royales Les registres épiscopaux Sources pontificales Sources royales Effectif Nombre d étudiants à Oxford Pourcentage de Gallois au XIVe siècle Effectif et périodes...43 Chapitre II : origine géographique...49 Introduction Les diocèses Organisation de l'église au pays de Galles Répartition des étudiants par diocèses Lieux de provenance...56 Chapitre III : origine sociale et fonction...62 Introduction Des signes de pauvreté? Noblesse ou gentry? Liens de parentés Études pré-universitaires Fonctions

431 5.1 Une majorité de séculiers Les moines Les ordres mendiants...79 Conclusion...83 Deuxième partie : diplômes et emplois...84 Introduction...85 Chapitre IV : une majorité de juristes Les artiens Les facultés supérieures La faculté de droit Le droit civil Les canonistes Droit civil et droit canon Les théologiens...98 Conclusion Chapitre V : au service de l Église Introduction La question du maintien à l'université Bénéfices et patronage Le title La voie universitaire Bénéfices et périodes Les types de patronage Chanoines et prébendes Plus que des pasteurs, des bureaucrates L'administration diocésaine Assister l'évêque Les archidiacres L'entourage de l'archevêque de Canterbury Les évêques L administration pontificale Les notaires L'administration des ordres mendiants Chapitre VI : servir l État L administration royale Des diplomates Des gradués gallois dans l'entourage du pouvoir royal Conclusion Troisième partie : vie universitaire des Gallois à Oxford

432 Introduction Chapitre VII : les sociabilités Solidarité estudiantines L'entraide Exécuteurs testamentaires Nombre d'années passé à l université Peregrinatio academica Lieux de résidence Les collèges Les halls Chapitre VIII : engagement au sein de l université : une minorité visible? Rôles administratifs L'administration des halls Les proctors gallois Des Gallois au service du chancelier Des Gallois à la tête de l'université Disputes et visites Apprendre et enseigner Les bibliothèques individuelles Les auteurs gallois Les Gallois et l'hérésie Chapitre IX : un groupe turbulent? Introduction Les conflits entre Town and Gown Rôle des Gallois dans les conflits internes Les Gallois, des agitateurs? Vandalisme et renvois de l'université Les homicides L impact du soulèvement d Owain Glyn Dŵr L écho de la révolte à Oxford Les gradués et la révolte Conséquences de la révolte pour les étudiants La genèse d un «sentiment national» La nation médiévale La nation, un groupement universitaire Communauté de naissance ou communauté politique? L identité galloise Langue et traditions Entre «ressentiment national» et xénophobie Conclusion générale SOURCES ET BIBLIOGRAPHIE

433 ANNEXES BIOGRAPHIES Exemple du fonctionnement de la base de données relationnelle Tableaux récapitulatifs Plans d'oxford Index des noms de personnes Index des lieux universitaires

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