MANUEL DES NORMES Audit légal et contractuel
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- Christelle Cardinal
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1 115 MANUEL DES NORMES TITRE 2 EVALUATION DES RISQUES ET ELEMENTS DE REPONSE AUX RISQUES IDENTIFIES
2 116 SOMMAIRE INTRODUCTION PLANIFICATION D UNE MISSION D AUDIT D ETATS DE SYNTHESE CONNAISSANCE DE L ENTITE ET DE SON ENVIRONNEMENT ET EVALUATION DU RISQUE D ANOMALIES SIGNIFICATIVES CARACTERE SIGNIFICATIF EN MATIERE D AUDIT PROCEDURES A METTRE EN ŒUVRE PAR L AUDITEUR EN FONCTION DE SON EVALUATION DU RISQUE FACTEURS A CONSIDERER POUR L AUDIT D ENTITES FAISANT APPEL A DES SERVICES DE CONSEIL OU D ASSISTANCE
3 117 NORME 2300 PLANIFICATION D'UNE MISSION D'AUDIT D'ETATS DE SYNTHESE Introduction 1. L'objet de la présente Norme est de définir les procédures et les principes fondamentaux et de préciser les modalités d'application concernant les sujets à prendre en considération lors de la planification d'une mission d'audit d'états de synthèse. Cette Norme vise les audits récurrents. Les questions que l'auditeur peut prendre en considération lors de missions d'audit initiales sont développées aux paragraphes 27 et L'auditeur doit planifier l'audit afin que la mission soit réalisée de manière efficace 3. Planifier un audit implique d établir un plan de mission décrivant la stratégie générale d audit adoptée pour la mission et de développer un programme de travail dans le but de réduire le risque d'audit à un niveau faible acceptable. La planification demande la participation de l'associé responsable de la mission et des autres membres clés de l'équipe affectée à la mission afin de bénéficier de leur expérience et de leur apport personnel et de rendre le processus de planification plus efficace. 4. Une planification adéquate permet de s'assurer qu'une attention particulière est portée aux aspects essentiels de l'audit, que les problèmes potentiels sont identifiés et résolus en temps voulu et que la mission d'audit est correctement organisée et administrée afin qu'elle soit menée d'une manière efficace. Une planification adéquate permet également l'attribution des travaux aux membres de l'équipe affectée à la mission, facilite la direction et la supervision de ceux-ci ainsi que la revue de leurs travaux et, enfin, facilite, le cas échéant, la coordination des travaux avec les auditeurs des composants ou les experts. La nature et l'étendue du processus de planification variera en fonction de la taille et de la complexité de l'entité, de l'expérience passée de l'auditeur dans l'entité, ainsi que des changements de situations qui peuvent intervenir au cours de la mission d'audit. 5. La planification n'est pas une phase isolée d'un audit, mais au contraire un processus continu et itératif qui commence souvent avec, peu de temps après (ou en relation avec) l'achèvement de l'audit précédent et se poursuit tout au long de la mission jusqu'à l'achèvement de la mission d'audit en cours.
4 118 Travaux préliminaires à la planification de la mission 6. L'auditeur doit, au commencement d'une mission d'audit récurrente mettre en œuvre des procédures concernant le maintien de la relation client et de la mission d'audit individuelle évaluer le respect des règles d'éthique, y compris celles relatives à l'indépendance s'assurer qu'il a connaissance des termes de la mission La prise en considération par l'auditeur du maintien de la relation client et des règles d'éthique, y compris les règles d'indépendance, reste permanente tout au long du déroulement de la mission d'audit en fonction de changement dans les conditions et les circonstances. Cependant, la démarche initiale de l'auditeur pour évaluer le maintien de la relation client d'une part, et le respect des règles d'éthique (y compris les règles d'indépendance) d'autre part, est préalable avant la réalisation de toute autre tâche relative à la mission d'audit en cours. Pour des missions d'audit récurrentes, cette démarche préalable intervient souvent juste après (ou en relation avec) l'achèvement de l'audit précédent. 7. L'objectif poursuivi en procédant à ces tâches préliminaires est d'aider l'auditeur à s'assurer qu'il a pris en considération tous évènements ou circonstances qui peuvent affecter négativement la possibilité de planifier et de réaliser la mission d'audit en ayant réduit le risque d'audit à un niveau faible acceptable. En procédant ainsi, ceci lui permet de s'assurer qu il, en planifiant la mission d audit : conserve son indépendance et les capacités nécessaires pour mener la mission ; qu'il n'y a pas de problèmes relatifs à l'intégrité de la direction qui peuvent affecter son souhait de poursuivre la mission ; qu'il n'y a pas de malentendus avec le client quant aux termes de la mission. Planification de l'audit Le plan de mission 8. L'auditeur doit établir un plan de mission décrivant la stratégie globale adoptée pour la mission. 9. Le plan de mission fixe l'étendue, le calendrier et la démarche d audit, et donne des lignes directrices pour la préparation d'un programme de travail plus détaillé. L'établissement du plan de mission implique : (a) de déterminer les caractéristiques de la mission qui définissent son étendue,
5 119 telles que: le référentiel comptable suivi, les règles spécifiques de présentation des états de synthèse requises dans le secteur d'activité concerné et la localisation des composants de l'entité ; (b) de s'assurer des objectifs de la mission en terme de rapport à émettre afin de planifier un calendrier pour effectuer les travaux ainsi que la nature des communications demandées, tels que les dates limites pour signer le rapport intercalaire ou final, et les dates-clés pour les communications prévues à la direction et aux personnes constituant le gouvernement d'entreprise ; (c) de prendre en compte les facteurs importants qui détermineront les aspects qui feront l'objet d'une attention toute particulière de l'équipe affectée à la mission, tels que la fixation de seuils de signification appropriés, l'identification préliminaire des domaines où un risque plus important d'anomalies significatives peut exister, l'identification préliminaire des composants importants et des soldes de comptes, l'évaluation de la possibilité pour l'auditeur de recueillir des éléments probants permettant d'évaluer l'efficacité du contrôle interne, ainsi que l'identification des développements récents relatifs aux spécificités du secteur d'activité dans lequel l'entité opère, au mode de présentation ou à la diffusion des états de synthèse ou à d autres sujets pertinents. Pour établir le plan de mission, l'auditeur prend également en compte le résultat de ses travaux préliminaires (voir paragraphes 6 et 7) et, lorsque ceci est possible, l'expérience acquise sur d'autres missions réalisées pour l'entité. Le guide d audit donne une liste d'exemples de sujets que l'auditeur peut considérer lorsqu'il établit le plan de mission. 10. Le processus d'établissement du plan de mission aide l'auditeur à s'assurer de la nature, des disponibilités et de l'étendue des ressources nécessaires pour effectuer la mission. Le plan de mission indique clairement, en réponse aux questions identifiées au paragraphe 9, et sous réserve de la complète mise en œuvre des procédures d'évaluation des risques : (a) les ressources à déployer sur des domaines spécifiques de l'audit, tels que l'utilisation de membres de l'équipe affectée à la mission ayant une expérience appropriée pour des aspects revêtant un risque élevé, ou le recours à des experts sur des domaines complexes ; (b) le volume des ressources à allouer à des domaines d'audit spécifiques, tels que le nombre de membres de l'équipe affectée à la mission à assigner à la prise d'inventaire physique des sites importants, l'étendue de la revue du travail d'autres auditeurs dans le cas d'un audit de groupe, ou le budget d'heures d'audit à affecter aux domaines à risque élevé ; (c) les périodes au cours desquelles ces ressources seront déployées, soit à un stade intérimaire de l'audit, soit à des dates de césure importantes ; et (d) la façon dont ces ressources sont administrées, dirigées et supervisées, telle
6 120 que les dates auxquelles des réunions préparatoires ou de conclusions avec l'équipe affectée à la mission se tiendront, la manière dont les revues des dossiers par l'associé responsable de la mission ou le directeur de mission auront lieu (par exemple chez le client ou en dehors du client), et si des revues de contrôle qualité de la mission auront lieu. 11. Lorsque le plan de mission a été arrêté, l'auditeur est alors en mesure de développer un programme de travail plus détaillé répondant aux différentes questions identifiées lors de l'établissement du plan de mission. 12. Dans de petites entités, l'établissement d'un plan de mission n'est pas un exercice complexe prenant beaucoup de temps; le temps à y consacrer varie donc avec la taille de l'entité et la complexité de l'audit. Par exemple, un bref mémorandum préparé à la fin de l'audit précédent sur la base d'une revue des dossiers de travail et identifiant les points importants mis en évidence lors de l'achèvement de l'audit, mis à jour et modifié lors de l'audit de la période en cours sur la base des entretiens avec le propriétaire-dirigeant, peut servir de base pour la planification de la mission d'audit courante. Le programme de travail 13. L'auditeur doit développer un programme de travail pour la mission afin de réduire le risque d'audit à un niveau faible acceptable. 14. Le programme de travail est plus détaillé que le plan de mission et définit la nature, le calendrier et l'étendue des procédures d'audit à mettre en œuvre par les membres de l'équipe affectée à la mission afin de recueillir des éléments probants suffisants et appropriés pour réduire le risque d'audit à un niveau faible acceptable. 15. Le programme de travail comporte: une description de la nature, du calendrier et de l'étendue des procédures d'évaluation des risques suffisantes pour évaluer le risque d'anomalies significatives ; une description de la nature, du calendrier et de l'étendue des procédures d'audit complémentaires prévues au niveau des assertions pour chaque flux d'opérations, solde de comptes et information fournie dans les états de synthèse. Modifications au cours du déroulement de l'audit des décisions prises lors de sa planification 16. Le plan de mission et le programme de travail doivent être mis à jour et modifiés autant de fois qu'il est nécessaire durant le déroulement de l'audit. 17. La planification d'un audit est un processus continu et itératif tout au long de
7 121 la mission. A la suite de faits inattendus, de changements dans les conditions, ou des éléments probants recueillis lors de la réalisation des procédures d'audit, l'auditeur peut juger nécessaire de modifier le plan de mission et le programme de travail et, par voie de conséquence, la nature, le calendrier et l'étendue des procédures d'audit complémentaires. Direction, supervision et revue 18. L'auditeur doit planifier la nature, le calendrier, l'étendue des instructions à donner, et la supervision des membres de l'équipe affectée à la mission et la revue de leurs travaux. 19. La nature, le calendrier, l'étendue des instructions à donner, la supervision des membres de l'équipe affectée à la mission et la revue de leurs travaux, varient en fonction de multiples facteurs, comprenant la taille et la complexité de l'entité, le domaine sur lequel porte l audit, le risque d'anomalies significatives, et les aptitudes et la compétence du personnel affectés à la mission. La Norme 1220 donne de plus amples informations concernant la direction, la supervision et la revue des travaux d audit. 20. L'auditeur planifie la nature, le calendrier, l'étendue des instructions à donner, et la supervision des membres de l'équipe affectée à la mission en s'appuyant sur l'évaluation du risque d'anomalies significatives. Dès lors que le risque d'anomalies significatives augmente pour une zone de risques, il accroît en général l'étendue et la fréquence des instructions et de la supervision des membres de l'équipe affectée à la mission et procède à des revues plus détaillées de leurs travaux. De la même façon, l'auditeur planifie la nature, le calendrier et l'étendue de la revue de leurs travaux sur la base des aptitudes et de la compétence individuelles de chaque membre de l'équipe qui les a réalisés. 21. Dans de petites entités, l'audit peut être réalisé entièrement par l'associé responsable de la mission (qui peut être un professionnel exerçant à titre individuel). Dans de telles situations, les questions touchant aux instructions données, à la supervision des membres de l'équipe affectée à la mission et la revue de leurs travaux ne se posent pas dès lors que l'associé responsable de la mission, ayant personnellement participé à tous les aspects de l'audit, est à même de connaître tous les problèmes importants. L'associé responsable de la mission (ou le professionnel exerçant à titre individuel) a cependant besoin de s'assurer que l'audit a été effectué selon les Normes de la Profession. Se forger une opinion objective sur le caractère approprié des jugements exercés au cours de l'audit peut présenter des problèmes pratiques lorsque la même personne a effectué tout le travail. Lorsque des questions complexes ou inhabituelles se présentent et que l'audit a été mené par un professionnel exerçant à titre individuel, il peut être opportun de prévoir de consulter d'autres auditeurs ayant l'expérience requise, ou l'organisation professionnelle dont l'auditeur est membre.
8 122 Documentation 22. L'auditeur doit documenter dans ses dossiers de travail la stratégie générale d audit et le programme de travail, y compris des modifications importantes apportées au cours du déroulement de la mission. 23. La documentation que l auditeur conserve de la stratégie générale d audit ou de ses modifications porte sur les décisions importantes qui ont été considérées nécessaires pour correctement planifier l'audit et pour communiquer à l'équipe affectée à la mission les questions importantes. 24. La documentation que l'auditeur conserve du programme de travail est suffisamment détaillée pour démontrer la planification correcte de la nature, du calendrier et de l'étendue des procédures d'évaluation des risques, ainsi que pour justifier des procédures d'audit complémentaires prévues au niveau des assertions pour chaque flux d'opérations important, solde de comptes ou information fournie dans les états de synthèse en fonction de son évaluation des risques. 25. La forme et le contenu de la documentation est fonction de facteurs tels que la taille et la complexité de l'entité, le caractère significatif, le volume de la documentation portant sur d autres aspects et les circonstances de la mission concernée. Communications aux personnes constituant le gouvernement d'entreprise et la direction 26. L'auditeur peut s'entretenir des questions relatives à la planification avec les personnes constituant le gouvernement d'entreprise et avec la direction de l'entité. Ces entretiens peuvent faire partie de la communication d'ensemble prévue à ces personnes ou peuvent avoir lieu pour améliorer l'efficacité et l'efficience de l'audit. Les entretiens avec les personnes constituant le gouvernement d'entreprise portent sur le plan de mission et le calendrier du déroulement de l'audit, sur les limitations de son étendue, ou sur tout autre question additionnelle. Les entretiens avec la direction interviennent souvent pour faciliter la conduite et l'administration de la mission d'audit (par exemple pour coordonner certaines des procédures d'audit planifiées avec le propre travail du personnel de l'entité). Bien que ces entretiens interviennent fréquemment, l'auditeur conserve la responsabilité de la stratégie globale d'audit définie dans le plan de mission et du programme de travail. Lorsque ces entretiens portent sur des questions traitées dans le plan de mission ou le programme de travail, un soin particulier est apporté afin de ne pas compromettre l'efficacité de l'audit. Par exemple, l'auditeur prend en compte le fait que des entretiens avec la direction qui portent sur la nature, le calendrier et le détail des procédures d'audit peuvent compromettre l'efficacité de l'audit du fait que celles-ci deviennent trop prévisible.
9 123 Considérations additionnelles dans une mission d'audit initiale 27. L'auditeur doit accomplir les tâches suivantes avant le commencement d'une mission d'audit initiale: (a)mise en œuvre des procédures relatives à l'acceptation et au maintien de la relation client et de la mission concernée (voir 1220 pour plus de détail) ; (b)prise de contact avec l'auditeur précédent, lorsqu'il y a eu un changement d'auditeur, conformément aux règles d'éthique concernées. 28. Le but et l'objectif de la planification de l'audit restent identiques qu'il s'agisse d'une mission initiale ou récurrente. Cependant, dans le cas d'un audit initial, l'auditeur peut juger nécessaire d'étendre la phase de planification du fait qu'il n'a pas, en général, d'expérience passée avec l'entité sur laquelle s'appuyer lors de la planification d'une mission récurrente. Pour un audit initial, les questions supplémentaires que l'auditeur peut considérer lors de l'établissement du plan de mission et du programme de travail, englobent les points suivants: les accords à intervenir avec l'auditeur précédent, à moins que la loi ou les règlements ne l'interdisent; pour, par exemple, revoir leurs dossiers de travail ; les sujets importants (y compris ceux portant sur l'application des principes comptables ou des normes d'audit ou de rapports) discutés avec la direction lors de la sélection initiale de l'auditeur, la communication de ces sujets aux personnes constituant le gouvernement d'entreprise et la façon dont ils affectent le plan de mission ou le programme de travail ; les procédures d'audit prévues pour recueillir des éléments probants suffisants et appropriés concernant les soldes d'ouverture (voir paragraphe de la Norme 3510 «Missions initiales Soldes d'ouverture») ; l'affectation du personnel du cabinet d audit ayant des aptitudes et des compétences de niveaux suffisants pour répondre aux risques significatifs anticipés ; d'autres procédures requises par le système de contrôle qualité du cabinet dans le cas de missions d'audit initiales (par exemple, le système de contrôle qualité du cabinet peut demander à ce qu'un autre associé ou une personne d'expérience revoit le plan de mission avant d'entreprendre des procédures d'audit importantes, ou les rapports avant leur émission). Exemples de sujets que l'auditeur peut considérer lors de l'établissement du plan de mission Cette annexe donne des exemples de sujets que l'auditeur peut prendre en considération lors de l'établissement du plan de mission. Beaucoup de ces sujets influenceront également le programme de travail détaillé. Les exemples fournis couvrent un large
10 124 éventail de sujets applicables à beaucoup de missions. Bien que d'autres Normes peuvent requérir la réalisation de certaines des procédures évoquées ci-après, toutes ne sont pas pertinentes pour chaque mission d'audit et la liste fournie n'est pas nécessairement exhaustive. De plus, l'auditeur peut prendre en considération ces sujets dans un ordre différent de celui donné. Etendue de la mission d'audit L'auditeur peut prendre en considération les éléments suivants lorsqu'il définit l'étendue de la mission d'audit: le référentiel comptable à partir duquel l'information financière sur laquelle portera l'audit a été établi, y compris le besoin éventuel de rapprochement avec un autre référentiel comptable ; les règles spécifiques de publication des états de synthèse telles que les rapports prescrits par une autorité de contrôle du secteur d'activité ; la couverture d'audit prévue, y compris le nombre et les sites des composants compris dans l'audit ; la nature des liens en capital entre une société mère et ses composants qui détermine les règles de consolidation du groupe ; l'étendue des audits effectués par d'autres auditeurs dans les composants ; la nature des secteurs d'activités qui feront l'objet de l'audit, y compris les besoins d'une connaissance spécialisée ; la monnaie utilisée, y compris le besoin de conversion de l information financière auditée ; le besoin d'un audit légal pour des états de synthèse individuels en complément de celui des états de synthèse consolidés ; l'existence de travaux réalisés par des auditeurs internes sur lesquels l'auditeur externe peut éventuellement s'appuyer ; l'utilisation par l'entité de services de conseil ou d assistance et la façon dont l'auditeur peut obtenir des éléments probants concernant la conception ou les opérations de contrôle effectués par ceux-ci ; l'utilisation prévue des éléments probants recueillis au cours des audits précédents, par exemple, des éléments probants relatifs aux procédures d'évaluation des risques et aux tests de procédures ; l'impact de la technologie de l'information sur les procédures d'audit, y compris la disponibilité de bases de données et l'utilisation anticipée de techniques d'audit assistées par ordinateur ; la coordination entre la couverture d'audit prévue et le calendrier des travaux d'audit, et des revues éventuelles d'informations financières intermédiaires, et l'effet sur l'audit des informations obtenues durant de telles revues ; la discussion de questions qui peuvent affecter l'audit avec le personnel du cabinet responsable de rendre d'autres services à l'entité ; la disponibilité du personnel du client et de l'information.
11 125 Date de l émission du rapport de l auditeur, calendrier de réalisation de l'audit et des communications requises L'auditeur peut prendre en considération les éléments suivants lorsqu'il fixe la date de l émission de son rapport, le calendrier de réalisation de l'audit et la nature des communications requises: le calendrier prévu par l'entité pour la publication de ses états de synthèse, soit à des stades intercalaires soit à la date de clôture ; l'organisation de réunions avec la direction et les personnes constituant le gouvernement d'entreprise pour s'entretenir de la nature, de l'étendue et du calendrier de l'audit ; les entretiens avec la direction et les personnes constituant le gouvernement d'entreprise portant sur le type de rapports attendus et la date de leur émission ainsi que sur les autres communications verbales ou écrites, y compris le rapport de l'auditeur, les lettres à la direction et les communications aux personnes constituant le gouvernement d'entreprise ; les entretiens avec la direction concernant les communications attendues relatives à l'avancement de l'audit au cours de son déroulement ainsi que celles portant sur les conclusions résultant des procédures d'audit ; la communication avec les auditeurs des composants concernant les types de rapports à émettre et leur date de remise, ainsi que le communications en rapport avec l'audit des composants ; la nature et le calendrier prévu des communications entre les membres de l'équipe affectée à la mission, y compris la nature et le calendrier des réunions et dates prévues pour la revue de leurs travaux ; les communications éventuelles prévues avec les tiers, y compris les obligations statutaires ou contractuelles de communications des questions résultant de l'audit. Démarche de l'audit L'auditeur peut prendre en considération les questions suivantes lorsqu'il arrête les dispositions relatives à la démarche de l'audit: Concernant le caractère significatif: o établir des seuils pour les besoins de la planification ; o fixer et communiquer des seuils de signification aux auditeurs des composants ; o reconsidérer au cours du déroulement de l'audit les seuils de signification ; o identifier les composants des états de synthèse et les soldes de comptes significatifs ; domaines de l'audit où il existe un plus fort risque d'anomalies significatives ; l'impact du risque identifié d'anomalies significatives au niveau des états de synthèse dans leur ensemble sur la direction, la supervision et la revue de l'audit ; la sélection de l'équipe affectée à la mission (y compris, lorsque ceci est nécessaire,
12 126 de la personne chargée du contrôle qualité de la mission) et l'assignation des travaux d'audit aux membres de l'équipe, y compris l'assignation aux membres de l'équipe expérimentés des domaines où il peut exister les risques les plus élevés d'anomalies significatives ; la répartition du budget de temps d'audit, en prévoyant une allocation de temps appropriée aux domaines où il peut exister des risques élevés d'anomalies significatives ; la façon selon laquelle l'auditeur souligne auprès des membres de l'équipe affectée à la mission le besoin de garder un esprit alerte et d'exercer un esprit critique en collectant et en évaluant les éléments probants recueillis ; les conclusions des audits précédents résultant de l'évaluation du fonctionnement efficace du contrôle interne, y compris la nature des faiblesses relevées et des actions prises pour y remédier ; la constatation de l'engagement de la direction dans la conception et la mise en place d'un bon contrôle interne, y compris sa matérialisation d une documentation appropriée y relative ; le volume des opérations qui est un facteur déterminant pour l'auditeur pour décider s'il est plus efficient de s'appuyer sur le contrôle interne ; l'importance attachée au contrôle interne parmi les personnes au sein de l'entité dans l'objectif d'assurer des activités prospères ; les développements d'activités importants affectant l'entité, y compris les changements intervenus dans la technologie de l'information et les processus opérationnels, dans l'équipe de direction générale, ainsi que les acquisitions, fusions et désinvestissements ; les développements importants du secteur d'activité, tels que les changements dans les règlements régissant ce secteur ou les nouvelles règles de présentation de l'information financière ; des changements significatifs dans le référentiel comptable, tels que ceux touchant aux normes comptables ; tout autre développement significatif, tels que les changements de législation affectant l'entité.
13 127 NORME : 2315 CONNAISSANCE DE L ENTITÉ ET DE SON ENVIRONNEMENT ET EVALUATION DU RISQUE D'ANOMALIES SIGNIFICATIVES Introduction 1. L'objet de la présente Norme est de définir des procédures et des principes fondamentaux et de préciser leurs modalités d'application concernant la prise de connaissance de l'entité et de son environnement par l'auditeur, y compris de son contrôle interne, et l'évaluation du risque que les états de synthèse, objet de l'audit, contiennent des anomalies significatives. L'importance de l'évaluation des risques par l'auditeur dans la conception et la mise en œuvre de procédures d'audit complémentaires est abordée plus amplement dans la présentation du risque d'audit dans la Norme 1200 << Objectif et principes généraux en matière d'audit d'états de synthèse >>. 2. L'auditeur doit acquérir une connaissance de l'entité et de son environnement, y compris de son contrôle interne, qui soit suffisante pour lui permettre d'identifier et d'évaluer le risque que les états de synthèse contiennent des anomalies significatives, que celles-ci résultent de fraudes ou d'erreurs, et de concevoir et de mettre en œuvre des procédures d'audit complémentaires. La Norme 3500 << Éléments probants >> requiert de l'auditeur de s'appuyer sur des assertions suffisamment détaillées pour qu'elles puissent servir de base à l'évaluation du risque d anomalies significatives ainsi qu à la conception et à la réalisation de procédures d'audit complémentaires. La présente Norme requiert que l'auditeur procède à l'évaluation des risques au niveau des états de synthèse et des assertions sous-tendant leur établissement, basée sur une connaissance appropriée de l'entité et de son environnement, y compris de son contrôle interne. La Norme 2330 << Procédures à mettre en œuvre par l'auditeur en fonction de son évaluation des risques >>, aborde la responsabilité de l'auditeur dans la définition de réponses globales, la conception et la mise en œuvre de procédures d'audit complémentaires dont la nature, le calendrier et l étendue répondent à l'évaluation des risques. Les principes fondamentaux et les modalités d'application de la présente Norme doivent être appliqués conjointement avec les principes fondamentaux et les modalités d'application figurant dans d autres Normes. En particulier, les modalités d application relatives au rôle de l'auditeur en matière d évaluation du risque d anomalies significatives provenant de fraudes sont examinées dans la Norme 1240 << Responsabilité de l'auditeur dans la prise en considération de fraudes dans l'audit d'états de synthèse >>. 3. Les principales dispositions contenues dans la présente Norme sont les suivantes: Procédures d'évaluation des risques et sources d'informations sur l'entité et son
14 128 environnement, y compris sur son contrôle interne. Cette partie présente les procédures d'audit que l'auditeur est tenu de mettre en oeuvre afin d'acquérir la connaissance de l'entité et de son environnement, y compris de son contrôle interne (procédures d évaluation du risque). Elle prévoit également que l'auditeur s'entretienne avec les membres de l'équipe affectée à la mission sur la possibilité que les états de synthèse contiennent des anomalies significatives. Connaissance de l'entité et de son environnement, y compris de son contrôle interne. Cette partie requiert de l'auditeur d'acquérir la connaissance des aspects spécifiques de l'entité et de son environnement, ainsi que des composantes de son contrôle interne, afin d'identifier et d'évaluer le risque d anomalies significatives. Evaluation du risque d anomalies significatives. Cette partie requiert de l'auditeur d'identifier et d évaluer le risque d anomalies significatives au niveau des états de synthèse pris dans leur ensemble et au niveau des assertions sous-tendant leur établissement. Pour ce faire, l'auditeur: o o o identifie les risques en prenant en compte l'entité et son environnement, y compris les contrôles internes pertinents pour l'audit, et en considérant les flux d opérations, les soldes de comptes, et les informations fournies dans les états de synthèse ; confronte les problèmes potentiels au risque identifié au niveau de chaque assertion ; et prend en compte le caractère significatif et la probabilité de survenance des risques. Cette partie demande également à l'auditeur de déterminer si, lors de son évaluation des risques, l'un des risques identifiés est à ce point significatif qu'il exige une démarche d'audit particulière ou est un risque pour lequel les contrôles de substance, à eux seuls, ne peuvent fournir des éléments probants suffisants et appropriés. L'auditeur est tenu d'évaluer la conception des contrôles internes de l'entité, y compris les procédures de contrôles pertinentes pour faire face à de tels risques et de déterminer si elles ont été mises en application. Communication avec les personnes constituant le gouvernement d entreprise et avec la direction. Cette partie traite des aspects relatifs au contrôle interne que l'auditeur communique aux personnes constituant le gouvernement d entreprise et à la direction. Documentation. Cette partie traite des dispositions relatives à la documentation des travaux. 4. Acquérir la connaissance de l'entité et de son environnement est un aspect essentiel de la conduite d un audit conforme aux Normes. En particulier, cette connaissance donne les bases sur lesquelles s'appuie l'auditeur pour planifier l'audit et exercer son jugement professionnel sur la façon d'évaluer le risque que les états de synthèse contiennent des anomalies significatives et pour répondre à ce risque tout
15 129 au long de l'audit pour, par exemple: déterminer un seuil de signification et apprécier s'il reste toujours adapté au cours du déroulement de l'audit ; examiner le bien-fondé des principes comptables suivis et la pertinence des informations fournies dans les états de synthèse ; identifier les domaines pour lesquels des procédures spécifiques peuvent s avérer nécessaires; par exemple, les opérations réalisées avec des parties liées, le caractère approprié de l'hypothèse de continuité de l exploitation retenue par la direction, ou le bien fondé des opérations par rapport à l'activité de la société ; déterminer les résultats attendus utilisés pour des besoins de comparaison lors de la mise en œuvre de procédures analytiques ; concevoir et mettre en œuvre des procédures d'audit complémentaires pour réduire le risque d'audit à un niveau faible acceptable ; évaluer le caractère suffisant et approprié des éléments probants recueillis, tels que le caractère approprié des hypothèses retenues par la direction et des déclarations orales et écrites faites par celle-ci. 5. L'auditeur exerce son jugement professionnel pour déterminer le niveau requis de connaissance de l'entité et de son environnement, y compris de son contrôle interne. Il apprécie si la connaissance qu'il a obtenue est suffisante pour évaluer le risque que les états de synthèse contiennent des anomalies significatives et pour concevoir et mettre en œuvre des procédures d'audit complémentaires. Le niveau de connaissance de l'entité exigé de l'auditeur pour la réalisation de l'audit est moins élevé que celui nécessaire à la direction pour gérer les opérations de l'entité. Procédures d évaluation des risques et sources d'informations sur l'entité et son environnement, y compris sur son contrôle interne 6. L'obtention d'une connaissance de l'entité et de son environnement, y compris de son contrôle interne, est un processus continu et cumulatif de collecte, de mise à jour et d'analyse de l ensemble des informations aux différents stades de la mission. Procédures d'évaluation des risques 7. L'auditeur doit mettre en œuvre les procédures suivantes d évaluation des risques dans le but d'acquérir la connaissance de l'entité et de son environnement, y compris de son contrôle interne: (a) demandes d informations auprès de la direction et d autres personnes au sein de l'entité ; (b) procédures analytiques ;
16 130 (c) observation physique et inspection. L'auditeur n'est pas tenu de mettre en œuvre toutes les procédures d évaluation des risques rappelées ci-dessus pour chacun des aspects de la prise de connaissance décrite au paragraphe 20. Cependant, il est tenu d'exécuter toutes les procédures d évaluation des risques dans le but d'obtenir la connaissance de l'entité requise. 8. L auditeur peut dans sa prise de connaissance envisager de demander des informations à des personnes autres que la direction. Par exemple: les demandes d informations auprès des personnes constituant le gouvernement d entreprise peuvent l'aider à comprendre l'environnement dans lequel les états de synthèse sont établis ; les demandes d informations auprès des auditeurs internes peuvent concerner leurs travaux en matière de conception et d'évaluation de l'efficacité du contrôle interne de l'entité et le fait de savoir si les réponses apportées par la direction aux problèmes mis en évidence par leurs travaux sont satisfaisantes ; les demandes d informations auprès des employés responsables d initier, de traiter ou d enregistrer des opérations complexes ou inhabituelles peuvent l'aider dans l évaluation du caractère approprié du choix et de la mise en œuvre des principes comptables ; les demandes d informations auprès du service juridique interne peuvent concerner des sujets tels que les litiges, la conformité aux textes législatifs et réglementaires, la connaissance de fraudes commises ou suspectées au sein de l'entité, les garanties accordées, les engagements après-vente, les accords (tels que ceux avec des sociétés en participation) avec des associés ou encore la signification des clauses des contrats ; les demandes d informations auprès du personnel du département marketing ou commercial peuvent concerner les évolutions dans la stratégie marketing de l'entité, l'évolution des ventes ou des accords commerciaux avec ses clients. 9. Les procédures analytiques peuvent être utiles pour identifier des opérations ou événements inhabituels, des montants, ratios et tendances pouvant faire apparaître des éléments ayant une incidence sur l audit et les états de synthèse. En mettant en œuvre des procédures analytiques en tant que procédures d évaluation des risques, l'auditeur projette les résultats attendus sur la base d'hypothèses plausibles. Lorsque la comparaison du résultat attendu avec les montants enregistrés ou les ratios constatés sur la base des réalisations conduit à des variations inhabituelles ou inattendues, il prend en compte ces constatations lors de l'identification du risque d anomalies significatives. 10. L'observation physique et l'inspection peuvent corroborer les informations obtenues suite aux demandes d informations auprès de la direction et d autres personnes, et fournir également des informations relatives à l'entité et à son
17 131 environnement. De telles procédures comportent généralement les aspects suivants: observation des activités et des opérations de l entité ; inspection de documents (tels que business plans et plans stratégiques), des états comptables et des manuels de contrôle interne ; lecture des rapports de gestion de la direction (tels que des rapports trimestriels ou les états de synthèse intermédiaires) et des rapports des personnes constituant le gouvernement d entreprise (tels que les procès-verbaux des réunions de l organe compétent) ; visite des locaux et des sites de production de l entité ; pointage des opérations dans le système d'élaboration de l information financière (tests de conformité). 11. Lorsque l'auditeur décide d'utiliser les informations recueillies au cours des exercices précédents sur l'entité et son environnement, il doit vérifier si des changements sont survenus depuis l'exercice précédent et si ceux-ci peuvent avoir un impact sur la pertinence des informations utilisées pour l'audit de la période en cours. Concertation entre les membres de l'équipe affectée à la mission 12. Les membres de l équipe affectée à la mission doivent discuter entre eux de la possibilité que les états de synthèse de l'entité contiennent des anomalies significatives. 13. L'objectif de cette discussion entre les membres de l équipe affectée à la mission consiste à obtenir, dans les domaines qui leur sont assignés, une meilleure compréhension des anomalies significatives potentielles résultant de fraudes ou d'erreurs que peuvent contenir les états de synthèse, et de comprendre comment le résultat de leurs propres travaux peut affecter d'autres aspects de l'audit, en particulier le choix de la nature, du calendrier et de l'étendue de procédures d'audit complémentaires. Connaissance de l entité et de son environnement, y compris de son contrôle interne 14. La connaissance que l'auditeur a de l'entité et de son environnement consiste en la prise de connaissance des caractéristiques suivantes: (a) secteur d activité, environnement réglementaire et autres facteurs externes, y compris le référentiel comptable applicable ; (b) nature de l'entité, y compris le choix et l'application des principes comptables retenus par celle-ci ;
18 132 (c) objectifs, stratégies et risques qui leur sont liés et qui peuvent avoir comme conséquence une anomalie significative dans les états de synthèse ; (d) mesure et analyse des performances financières de l'entité ; (e) contrôle interne. Le guide d audit donne des exemples de sujets que l'auditeur peut considérer lors de sa prise de connaissance de l'entité et de son environnement concernant les caractéristiques (a) à (d) ci dessus. 15. La nature, le calendrier, et l'étendue des procédures d évaluation du risque mises en œuvre, varient en fonction des caractéristiques de la mission telles que la taille et la complexité de l'entité et l'expérience de l'auditeur. En outre, l'identification de changements significatifs dans l'une des caractéristiques de l'entité mentionnées cidessus, comparée aux périodes précédentes, est particulièrement importante pour permettre une prise de connaissance suffisante de l'entité afin d identifier et d évaluer le risque d anomalies significatives. Secteur d activité, dispositions réglementaires et autres facteurs externes, y compris le référentiel comptable applicable 16. L'auditeur doit acquérir la connaissance du secteur d activité concerné, de l'environnement réglementaire et des autres facteurs externes, y compris le référentiel comptable applicable. Ces facteurs incluent les éléments sectoriels, tels que le marché et la concurrence, les relations avec les fournisseurs et les clients et les développements technologiques; l'environnement réglementaire, parmi d autres sujets, englobe le référentiel comptable applicable, l'environnement légal et politique et les exigences environnementales ayant une incidence sur le secteur d'activité et l'entité, ainsi que d'autres facteurs externes tels que les conditions économiques générales. Ces différents éléments peuvent générer des facteurs de risques spécifiques d anomalies significatives résultant de la nature des activités ou du niveau de réglementation. Par exemple, les contrats à long terme peuvent comporter des estimations significatives des produits et des coûts qui engendrent des risques d anomalies significatives. Dans de tels cas, l'auditeur apprécie si les membres de l'équipe affectée à la mission ont la compétence et l'expérience suffisantes dans les domaines concernés. 17. Les textes législatifs et réglementaires déterminent souvent le référentiel comptable applicable devant être utilisé par la direction pour l établissement des états de synthèse de l'entité. Dans la plupart des cas, le référentiel comptable applicable sera le code général de normalisation comptable où un reférentiel comptable sectoriel. L auditeur ainsi que l'entité, auront une connaissance commune de ce référentiel. Dans certains cas, il se peut que l entité applique également un autre référentiel, notamment les Normes Internationales d'information Financière (International Financial Reporting Standards, IFRS) et l'entité peut considérer que les Normes IFRS sont également appropriées pour satisfaire à ses propres exigences pour l'établissement de ses états de synthèse. L'auditeur détermine si des
19 133 règles locales définissent certaines exigences en matière d établissement et de présentation des états de synthèse pour le secteur d activité dans lequel opère l'entité, dès lors que ceux-ci peuvent contenir des anomalies significatives au regard de ces règles si la direction ne les établit pas en conformité avec celles-ci. Nature de l'entité 18. L auditeur doit acquérir la connaissance de la nature de l'entité. La nature d'une entité se réfère aux opérations menées par cette dernière, à la détention du capital et à son gouvernement d entreprise, aux investissements réalisés et prévus, à son organisation interne et à son mode de financement. La connaissance de la nature d'une entité permet à l'auditeur de comprendre les flux d opérations, les soldes de comptes et les informations que l'on s'attend à trouver dans les états de synthèse. L'entité peut avoir une structure complexe avec des filiales ou d'autres composantes dans de multiples endroits. La connaissance de la détention du capital et des relations entre les détenteurs et d'autres personnes ou entités est également importante afin de déterminer si les opérations entre parties liées ont été identifiées et comptabilisées de façon appropriée. 19. L'auditeur doit acquérir la connaissance du choix et de l'application des méthodes comptables retenues par l'entité et apprécier si elles sont appropriées au regard de son activité et sont conformes au référentiel comptable applicable et aux méthodes comptables utilisées dans le secteur d'activité concerné. Cette prise de connaissance comprend également la revue des méthodes que l'entité utilise pour comptabiliser les opérations significatives et inhabituelles, de l'impact des méthodes comptables significatives. Objectifs, stratégies et risques liés à l activité 20. L'auditeur doit acquérir la connaissance des objectifs et des stratégies de l'entité, ainsi que des risques relatifs liés à l activité qui peuvent engendrer des anomalies significatives dans les états de synthèse. 21. Les petites entités souvent ne fixent pas leurs objectifs et stratégies ou ne gèrent pas les risques liés à l activité par des plans ou des procédures formalisés. Dans beaucoup de cas, ces aspects ne sont pas documentés. Dans de telles entités, l'auditeur acquiert la connaissance de ces questions par des demandes d informations auprès de la direction et par l'observation de la façon dont l'entité y répond. Mesure et analyse de la performance financière de l'entité 22. L'auditeur doit acquérir la connaissance des outils de mesure et d'analyse de la performance financière de l'entité. Les mesures de la performance et son analyse donnent à l'auditeur une indication sur les aspects de la performance de l'entité que la direction et d'autres personnes considèrent comme importants. L'analyse de la
20 134 performance, tant externe qu'interne, crée des pressions sur l'entité qui, en retour, peuvent inciter la direction à prendre des mesures pour améliorer la performance opérationnelle ou l'inciter à présenter des états de synthèse mensongers. L'obtention de la connaissance des mesures de la performance de l'entité aide l'auditeur à évaluer si de telles pressions aboutissent à des actions de la direction qui peuvent augmenter le risque d anomalies significatives. 23. Les mesures faites en interne peuvent mettre en évidence des résultats inattendus ou des tendances, exigeant une demande d informations de la direction auprès d autres personnes afin de déterminer leur cause et prendre des mesures correctives. 24. Les petites entités n'ont habituellement pas de procédures formalisées pour mesurer et examiner leur performance financière. Néanmoins, la direction utilise souvent certains indicateurs-clés, compte tenu de sa connaissance et de son expérience du secteur d activité en tant que bases valables pour évaluer la performance financière et pour prendre des mesures appropriées. Contrôle interne 25. L'auditeur doit acquérir la connaissance du contrôle interne qui intéresse l audit. L'auditeur prend connaissance du contrôle interne pour identifier les types d anomalies potentielles, pour évaluer les facteurs pouvant engendrer des risques d anomalies significatives et pour définir la nature, le calendrier et l étendue de procédures d'audit complémentaires. 26. Le contrôle interne, objet de la présente Norme, est constitué des éléments suivants : (a) l environnement de contrôle ; (b) le processus d évaluation des risques de l'entité ; (c) le système d'information, y compris les processus opérationnels afférents, relatif à l information financière et à sa communication ; (d) les activités de contrôle ; (e) le suivi des contrôles. L Annexe 2 fournit une analyse détaillée des composantes du contrôle interne. 27. La subdivision du contrôle interne en cinq composantes fournit à l'auditeur un cadre utile lui permettant de déterminer la façon dont les différents éléments du contrôle interne d'une entité peuvent avoir une incidence sur la mission d audit. Les contrôles pertinents pour l'audit
21 Il existe un lien direct entre les objectifs d'une entité et les contrôles qu elle met en place pour s assurer de leur réalisation. Les objectifs de l'entité, et par conséquent les contrôles mis en place, concernent l information financière, les opérations et leur conformité avec les textes législatifs et réglementaires; cependant, l ensemble de ces objectifs et des contrôles n est pas nécessairement pertinent pour l'auditeur dans le cadre de son évaluation du risque. 29. Généralement, les contrôles pertinents pour l audit sont, d une part, ceux contribuant à l'objectif de l'entité de présenter des états de synthèse destinés à des tiers, donnant une image fidèle (ou présentant sincèrement, dans tous leurs aspects significatifs), conformément au référentiel applicable, et d autre part, de gérer les risques susceptibles d engendrer une anomalie significative dans ceux-ci. Il relève du jugement professionnel de l'auditeur, en tenant compte des obligations prévues par la présente Norme, de déterminer si un contrôle, exécuté séparément ou combiné à d'autres, est pertinent pour l'évaluation du risque d anomalies significatives et pour la conception et l exécution de procédures d'audit complémentaires permettant de répondre aux risques identifiés. En exerçant ce jugement, l'auditeur tient compte des circonstances, de la composante du contrôle interne concernée et des facteurs tels que: son jugement quant au caractère significatif d une information ; la taille de l entité ; la nature des activités de l entité, y compris son organisation et les caractéristiques de son actionnariat ; la diversité et la complexité des opérations de l entité ; les obligations légales et réglementaires applicables ; la nature et la complexité des systèmes qui font partie du contrôle interne de l'entité, y compris l'utilisation de services-bureaux. Degré de connaissance du contrôle interne 30. La prise de connaissance du contrôle interne implique l évaluation de la conception d'un contrôle et la vérification de sa mise en application. L'évaluation de la conception d un contrôle implique de considérer si ce contrôle, seul ou combiné avec d'autres, est capable de prévenir efficacement ou de détecter puis de corriger, des anomalies significatives. De plus amples explications sont données dans l analyse de chaque composante du contrôle interne ci-dessous. La mise en application d un contrôle signifie que le contrôle existe et que l'entité l'applique. L'auditeur examine la conception d un contrôle pour déterminer s il doit vérifier sa mise en application. Un contrôle conçu de manière inappropriée peut constituer une faiblesse majeure dans le contrôle interne de l'entité. L'auditeur examine alors l opportunité de communiquer cette faiblesse aux personnes constituant le gouvernement d entreprise ainsi qu à la direction tel que requis par le paragraphe Les procédures d évaluation des risques, dans l obtention d éléments probants relatifs à la conception et à la mise en application de contrôles pertinents, peuvent comprendre des entretiens avec le personnel de l'entité, l observation de la mise en œuvre de contrôles spécifiques, l inspection de documents et de rapports, ainsi que le suivi des opérations à travers le système d'information relatif à l élaboration de
22 136 l information financière. Les entretiens seuls ne sont pas suffisants pour évaluer la conception d un contrôle pertinent pour l audit ou pour déterminer s il est bien mis en application. 32. La prise de connaissance des contrôles mis en place dans une entité n'est pas suffisante pour tester l'efficacité opérationnelle de ces contrôles, à moins qu'il y ait une certaine automatisation assurant la régularité de l'opération de contrôle (les éléments de contrôle interne manuels ou informatisés pertinents pour l'audit sont décrits ci-dessous). Par exemple, l'obtention d éléments probants relatifs à la mise en application d un contrôle manuel à un moment précis n apporte pas d éléments probants quant à l'efficacité de l exécution du contrôle à des moments différents au cours de la période auditée. En revanche, un système informatique permet à une entité de traiter uniformément des volumes de données importants. Il accroît la capacité de l'entité à assurer le suivi de la performance des activités de contrôle interne et à mettre en place une séparation efficace des tâches grâce à des contrôles de sécurité dans les applications, les bases de données, et les systèmes d'exploitation. Par conséquent, en raison de l'uniformité inhérente aux systèmes informatiques, la réalisation de procédures d'audit destinées à déterminer si un contrôle informatisé a été mis en place peut éventuellement servir de test sur le fonctionnement effectif de ce contrôle, sous réserve de l appréciation de l'auditeur et des tests effectués sur les procédures de contrôle interne, tels que ceux portant sur les modifications apportées aux programmes. Les tests sur le fonctionnement effectif des contrôles sont décrits plus en détail dans la Norme Caractéristiques des éléments de contrôle interne manuels et informatisés pertinents pour l évaluation des risques par l'auditeur 33. La plupart des entités ont recours à des systèmes informatiques pour l élaboration de l information financière et les besoins opérationnels. Cependant, même lorsqu'un système informatique est très largement utilisé, il subsiste toujours des éléments manuels dans les systèmes. L'équilibre entre les éléments manuels et informatisés est variable. 34. Généralement, un système informatique fournit des avantages potentiels du contrôle interne d'une entité car il permet à l entité: d'appliquer uniformément des règles prédéfinies liées à l activité et d'exécuter des calculs complexes en traitant de grands volumes d opérations ou de données ; d'améliorer l obtention en temps voulu, la disponibilité et l exactitude d une information ; de faciliter une analyse complémentaire de l'information ; de faciliter le suivi des activités de l'entité ainsi que de ses politiques et procédures ; de réduire le risque que les contrôles soient contournés ; d'augmenter la possibilité d aboutir à une séparation des tâches efficace en mettant en place des contrôles de sécurité dans les applications, les bases de
23 137 données et les systèmes d'exploitation. 35. Un système informatique d information crée également des risques spécifiques liés au contrôle interne d'une entité, notamment: la dépendance vis-à-vis de systèmes ou de programmes susceptibles de traiter de manière incorrecte des données, ou de traiter des données incorrectes, voire les deux à la fois ; l'accès non autorisé aux données, pouvant entraîner la destruction des données ou leur modification inappropriée, y compris l'enregistrement d opérations non autorisées, voire inexistantes, ou encore l enregistrement incorrect des opérations. Des risques particuliers peuvent survenir lorsque des utilisateurs multiples accèdent à une base de données commune ; la possibilité pour le personnel du service informatique d obtenir des accès privilégiés au-delà de ceux nécessaires à l exercice de leur fonction, affaiblissant ainsi la séparation des tâches ; des changements non autorisés de données dans les fichiers maîtres ; des changements non autorisés apportés aux systèmes ou aux programmes ; le manquement à procéder aux changements nécessaires dans les systèmes ou les programmes ; une intervention manuelle inappropriée ; la perte potentielle de données ou l'incapacité à accéder à certaines données selon le cas. 36. Les aspects manuels des systèmes peuvent s avérer plus appropriés lorsque le jugement et la discrétion sont exigés, notamment dans les situations suivantes: opérations importantes, inhabituelles ou non récurrentes ; circonstances où il est difficile de déterminer, d anticiper ou de prévoir des erreurs ; en cas de situations changeantes qui requièrent un contrôle spécifique en dehors du champ d application d un contrôle informatisé existant ; pour assurer le suivi de l'efficacité des contrôles internes informatisés. 37. Les contrôles manuels sont effectués par des individus et entraînent dès lors des risques spécifiques de contrôle interne pour l'entité. Les contrôles manuels peuvent être moins fiables que les contrôles informatisés car ils sont susceptibles d être plus facilement contournés, ignorés ou outrepassés. Ils sont également davantage exposés à de simples erreurs et fautes. L'application constante d'un contrôle interne manuel ne peut, par conséquent, pas être présumée. Les systèmes manuels peuvent être moins appropriés dans les cas suivants: volume important d opérations ou opérations récurrentes, ou encore situations où des erreurs susceptibles d être anticipées ou prévues peuvent être évitées ou détectées par des contrôles informatisés correctement paramétrés ; activités de contrôle où les moyens spécifiques d exécution du contrôle peuvent être conçus et automatisés de manière adéquate.
24 L'étendue et la nature des risques de contrôle interne varient selon la nature et les caractéristiques du système d information de l'entité. Par conséquent, la prise de connaissance du contrôle interne permet à l'auditeur d évaluer si l'entité répond de manière adéquate aux risques résultant de l'utilisation de systèmes informatisés ou manuels par la mise en place de contrôles efficaces. Limites du contrôle interne 39. Le contrôle interne, indépendamment de son niveau de conception et de sa mise en œuvre, ne donne à une entité qu'une assurance raisonnable que les objectifs en matière d information financière sont atteints, et ce, en raison de l existence de limites inhérentes au contrôle interne lui-même. Ces limites incluent le fait que le jugement humain, dans la prise de décision, peut être erroné et que des défaillances dans le contrôle interne peuvent se produire en raison d erreurs humaines, telles que de simples erreurs ou fautes. Par exemple, si dans une entité le personnel responsable du système d'information ne comprend pas parfaitement comment un système d'enregistrement des commandes traite les opérations de ventes, les changements à opérer dans le système afin de traiter les ventes d une nouvelle gamme de produits sont susceptibles d être mal conçus. Par ailleurs, de tels changements peuvent être correctement conçus mais mal compris par les personnes chargées de traduire cette conception dans la programmation. Des erreurs peuvent également survenir dans l'utilisation de l information produite par le système informatique. Par exemple, des contrôles automatisés peuvent être conçus afin d'identifier les opérations supérieures à un certain montant pour leur examen par la direction, mais les personnes responsables de l exécution de ce dernier peuvent ne pas comprendre l objectif de tels rapports et, par conséquent, elles risquent de ne pas les soumettre à l examen ou de contrôler des éléments inhabituels. 40. De plus, les contrôles peuvent être contournés suite à la collusion de deux ou de plusieurs personnes, ou le contrôle interne est outrepassé par la direction. Par exemple, la direction peut conclure des accords parallèles avec des clients qui viennent modifier les conditions générales de ventes de l'entité, ce qui peut entraîner des erreurs concernant la reconnaissance des produits dans les comptes. De même, des contrôles inclus dans des logiciels informatiques conçus pour identifier et signaler les opérations qui excèdent des limites de crédit spécifiques, peuvent être outrepassés ou neutralisés. 41. Les petites entités ont souvent peu d'employés, ce qui peut limiter les possibilités de séparation des tâches. Cependant, s agissant des domaines-clés, même dans une très petite entité, il est possible de mettre en place un certain niveau de séparation des tâches ou toute autre forme de contrôles peu sophistiqués mais efficaces. La possibilité que les contrôles soient outrepassés par le propriétaire-gérant dépend en grande partie de l'environnement de contrôle et en particulier, de son attitude vis-àvis de l'importance du contrôle interne.
25 139 L environnement de contrôle 42. L'auditeur doit acquérir la connaissance de l'environnement de contrôle. Celui-ci regroupe les fonctions de gouvernement d entreprise et de direction ainsi que le comportement, le degré de sensibilisation et les actions des personnes constituant le gouvernement d entreprise et la direction, au regard du système de contrôle interne et son importance dans l entité. L'environnement de contrôle donne le ton d'une organisation, en sensibilisant les employés à l existence de contrôles. C'est le fondement d un contrôle interne efficace, fournissant discipline et structure. 43. La responsabilité première de la prévention et de la détection des fraudes et des erreurs repose à la fois sur les personnes constituant le gouvernement d entreprise et sur la direction d'une entité. En évaluant la conception de l'environnement de contrôle ainsi que sa mise en application, l'auditeur prend connaissance de la manière dont la direction, sous la surveillance des personnes constituant le gouvernement d entreprise, a créé et entretient une culture d honnêteté et d éthique, et a mis en place des contrôles appropriés pour prévenir et détecter des fraudes et des erreurs dans l'entité. 44. Lors de son évaluation de la conception de l'environnement de contrôle de l'entité, l'auditeur prend en considération les éléments suivants et la manière dont ils ont été incorporés dans les procédures de l'entité: (a) la communication et la mise en place de valeurs d intégrité et d éthique - éléments essentiels qui influencent l'efficacité de la conception, de la gestion et du suivi des contrôles internes ; (b) l exigence de compétences la prise en considération par la direction des niveaux de compétence pour des emplois particuliers et la manière dont ces niveaux se traduisent en termes de compétences et de connaissances exigées ; (c) la participation des personnes constituant le gouvernement d entreprise leur indépendance par rapport à la direction, leur expérience et leur réputation, l'étendue de leur engagement et leur surveillance des activités, l'information qu'elles reçoivent, le degré avec lequel des questions complexes sont soulevées et suivies avec la direction et les échanges avec les auditeurs internes et externes ; (d) la philosophie et le style de direction l approche retenue par la direction pour identifier et gérer les risques liés à l activité, ainsi que le comportement et les actions de la direction envers l information financière, le traitement de l'information, et les fonctions du personnel comptable ; (e) la structure d'organisation la structure dans laquelle les activités d'une entité sont planifiées, exécutées, contrôlées et examinées pour atteindre les objectifs ; (f) les méthodes de délégation de pouvoirs et de responsabilités la façon dont les pouvoirs et les responsabilités relatifs aux activités opérationnelles sont délégués et comment les informations sont communiquées et les niveaux d'autorisation sont établis ;
26 140 (g) les politiques et pratiques en matière de ressources humaines - recrutement, orientation, formation, évaluation, consultation, promotion, rémunération et mesures correctives. 45. L'environnement de contrôle ne peut à lui seul prévenir, ou détecter et corriger une anomalie significative dans des flux d opérations, des soldes de comptes, des informations fournies dans les états de synthèse ou des assertions afférentes. L'auditeur prend donc généralement en compte l'impact d'autres composantes, parallèlement à l'environnement de contrôle, quand il évalue le risque d anomalies significatives; par exemple, le suivi des contrôles et de l exécution des activités de contrôle spécifiques. Le processus d évaluation des risques de l'entité 46. L'auditeur doit acquérir la connaissance, d une part, du processus suivi par l'entité pour identifier les risques liés à l activité en rapport avec les objectifs de l information financière et afin de décider des mesures adéquates à mettre en œuvre pour gérer ces risques et, d autre part, des résultats de ce processus. Le processus est décrit comme le «processus d évaluation des risques par l'entité» et constitue la base permettant à la direction d identifier les risques à gérer. 47. L évaluation de la conception et de la mise en œuvre du processus d évaluation des risques par l'entité permet à l'auditeur de comprendre comment la direction identifie les risques liés à l activité en rapport avec l information financière, évalue le caractère significatif de ces risques et la probabilité de leur survenance et décide des mesures à mettre en place pour les gérer. Lorsque le processus d évaluation des risques par l'entité est approprié en la circonstance, l'auditeur peut s appuyer dessus pour identifier le risque d anomalies significatives. 48. Dans une petite entité, la direction peut ne pas disposer d un processus formel d évaluation des risques tel que décrit dans le paragraphe 76. Pour de telles entités, l'auditeur examine avec la direction la manière dont celle-ci identifie et traite les risques liés à l activité. Système d'information, y compris les processus opérationnels, relatif à l'élaboration de l information financière et sa communication 49. Le système d'information relatif aux objectifs d'élaboration de l'information financière, qui comprend le système comptable, est constitué des procédures et des documents destinés à initier, enregistrer, traiter et présenter les opérations de l'entité (et autres événements) et à suivre les actifs, les passifs et les fonds propres correspondants.
27 L'auditeur doit acquérir la connaissance du système d'information et des processus opérationnels afférents qui ont un rapport avec l'élaboration de l information financière, y compris en ce qui concerne: les flux d opérations dans les activités de l'entité ayant un caractère significatif pour les états de synthèse ; les procédures du système informatique et des systèmes manuels, par lesquelles ces opérations sont initiées, enregistrées, traitées et présentées dans les états de synthèse ; les enregistrements comptables y afférents, aussi bien électroniques que manuels, étayant l information et les postes spécifiques des états de synthèse, pour ce qui concerne le lancement, l enregistrement, le traitement et la présentation des opérations ; la façon dont le système d'information saisit des événements, autres que des flux d opérations, ayant un caractère significatif pour les états de synthèse ; le processus d élaboration de l information financière utilisé pour l'établissement des états de synthèse de l'entité, y compris les estimations comptables significatives et les informations fournies. 51. L'auditeur doit acquérir la connaissance de la façon dont l'entité communique les rôles et les responsabilités en matière d'élaboration de l'information financière, ainsi que les éléments significatifs afférents. La communication implique la définition des rôles et des responsabilités individuels concernant le contrôle interne relatif à l élaboration de l information financière et peut revêtir des formes telles que des manuels de procédures et de principes comptables. Activités de contrôle 52. L'auditeur doit acquérir une compréhension suffisante des activités de contrôle pour évaluer le risque d anomalies significatives au niveau des assertions et pour concevoir des procédures d'audit complémentaires répondant aux risques identifiés. Les activités de contrôle correspondent aux politiques et procédures qui permettent de s'assurer que les instructions de la direction sont mises en œuvre ; par exemple, que des mesures nécessaires sont prises à l égard des risques qui menacent la réalisation des objectifs de l'entité. Les activités de contrôle, qu'elles soient incluses dans les systèmes informatiques ou dans les systèmes manuels, ont divers objectifs et sont appliquées à différents niveaux organisationnels et fonctionnels. Les exemples d activités de contrôle spécifiques comprennent notamment: l autorisation ; l évaluation des performances ;
28 142 le traitement de l'information ; les contrôles physiques ; la séparation des tâches. 53. La prise de connaissance des activités de contrôle permet principalement à l'auditeur d évaluer si, et de quelle manière, une activité de contrôle spécifique, séparément ou en combinaison avec d'autres, prévient ou détecte et corrige des anomalies significatives dans certains flux d opérations, des soldes de comptes ou dans des informations fournies dans les états de synthèse. 54. L'auditeur doit acquérir la connaissance de la façon dont l'entité a répondu aux risques résultant du système informatique. Suivi des contrôles 55. L'auditeur doit acquérir la connaissance des principaux types de moyens que l'entité utilise pour assurer le suivi du contrôle interne relatif à l élaboration de l information financière, y compris ceux relatifs aux activités de contrôle pertinentes pour l'audit, ainsi qu une compréhension de la manière dont l'entité entreprend des actions correctrices de ses contrôles. 56. Le suivi des contrôles est un processus destiné à évaluer l'efficacité de la performance du contrôle interne au fil du temps. Il implique d'évaluer en temps voulu la conception et le fonctionnement des contrôles et de prendre les mesures correctrices nécessaires, le cas échéant modifiées pour tenir compte des circonstances. La direction réalise le suivi des contrôles par des activités continues, des évaluations ponctuelles ou une combinaison des deux. Les activités de suivi continues sont souvent intégrées aux activités récurrentes normales d'une entité et comprennent des activités courantes d encadrement et de supervision. Evaluation du risque d anomalies significatives 57. L'auditeur doit identifier et évaluer le risque d anomalies significatives au niveau des états de synthèse et au niveau des assertions pour les flux d'opérations, des soldes de comptes et des informations fournies dans les états de synthèse. A cette fin, l'auditeur : identifie le risque lors de sa prise de connaissance des activités de l entité et de son environnement, y compris de sa prise de connaissance des contrôles mis en place au regard des risques identifiés, en considérant les flux d'opérations, les soldes de comptes et les informations fournies dans les états de synthèse ; confronte les problèmes potentiels constatés au niveau des assertions aux risques identifiés ; apprécie si les risques sont d une importance telle qu ils peuvent entraîner des anomalies significatives dans les états de synthèse ; et prend en compte la probabilité que les risques puissent conduire à des anomalies significatives dans les états de synthèse.
29 L'auditeur détermine si le risque identifié d anomalies significatives est lié à des flux spécifiques d opérations, à des soldes de comptes particuliers, à des informations fournies dans les états de synthèse ou des assertions les concernant, ou si ce risque concerne les états de synthèse en général en affectant potentiellement de multiples assertions. Ce dernier (risque au niveau des états de synthèse) peut résulter en particulier d un environnement de contrôle déficient. 59. La nature des risques résultant d un environnement de contrôle déficient est telle qu ils ne sont pas susceptibles d être confinés à un risque isolé d anomalies significatives lié à un flux d opérations, à des soldes de comptes ou d informations fournies dans les états de synthèse. Par exemple, des faiblesses telles que le manque de compétence de la direction peuvent avoir un effet plus diffus sur les états de synthèse et peuvent exiger une démarche d audit plus globale de la part de l'auditeur. 60. En procédant à l évaluation des risques, l'auditeur peut identifier les contrôles qui sont susceptibles de prévenir, ou de détecter et de corriger des anomalies significatives au niveau d assertions spécifiques. Généralement, il acquiert la compréhension des contrôles et fait le lien avec les assertions dans le contexte des processus et systèmes dans lesquels ils s inscrivent. Cette approche est utile dès lors que chacune des activités de contrôle ne vise souvent pas qu un seul risque. Souvent, plusieurs activités de contrôle, associées à d autres éléments de contrôle interne, seront nécessaires pour répondre à un risque. 61. La prise de connaissance et l évaluation par l'auditeur du contrôle interne peuvent conduire à des interrogations sur la possibilité d auditer les états de synthèse d une entité. Les doutes concernant l intégrité de la direction de l entité peuvent être si sérieux qu ils peuvent conduire l'auditeur à conclure que le risque de présentation par la direction d'états de synthèse erronés est tel que l audit ne peut être effectué. De même, les interrogations concernant l état de la comptabilité et la fiabilité des enregistrements comptables peuvent amener l'auditeur à conclure qu il ne pourra vraisemblablement pas recueillir les éléments probants suffisants et appropriés pour fonder une opinion sans réserve sur les états de synthèse. Dans de telles circonstances, il envisage d exprimer une opinion avec réserve ou de conclure à l impossibilité d exprimer une opinion ; dans certains cas cependant, le seul recours est de démissionner de la mission. Risques significatifs qui requièrent une démarche d audit particulière 62. Dans le cadre de l évaluation du risque décrite au paragraphe 100, l'auditeur doit déterminer quels sont les risques identifiés qui, sur la base de son jugement professionnel, requièrent une démarche d audit particulière (de tels risques sont qualifiés de «risques significatifs»).
30 L identification de risques significatifs, qui intervient dans la plupart des audits, relève du jugement professionnel de l'auditeur. En exerçant ce jugement, l'auditeur exclut l effet des contrôles spécifiques liés au risque identifié pour déterminer si la nature du risque, l importance probable d anomalies potentielles, y compris la possibilité qu un risque puisse résulter en de multiples anomalies, et la possibilité que ce risque se concrétise sont telles, qu elles requièrent une démarche d audit particulière. Des opérations courantes ou ne présentant pas par nature de complexité et qui sont sujettes à des traitements systématiques, sont moins susceptibles d engendrer des risques significatifs car les risques inhérents qui leur sont attachés sont plus faibles. Par ailleurs, les risques qui peuvent engendrer des anomalies significatives proviennent souvent de l activité elle-même. En considérant la nature des risques, l'auditeur prend en considération un certains nombres de facteurs, et notamment: si le risque est un risque de fraude ; si le risque est lié à des faits nouveaux significatifs de nature économique, comptable ou autre, et requiert, en conséquence, une attention particulière ; la complexité des opérations ; si le risque résulte de transactions significatives avec des parties liées ; le degré de subjectivité attaché à l évaluation des informations financières concernant ce risque, plus particulièrement pour celles qui comportent de différents degrés d incertitudes ; si le risque résulte d opérations significatives sortant du cadre normal de celles couramment traitées par l entité ou paraissent, par ailleurs, inhabituelles. 64. Les risques significatifs sont souvent liés à des opérations significatives non courantes ou à des questions sujettes à l'exercice d'un jugement. Des opérations significatives non courantes sont des opérations exceptionnelles en raison de leur taille ou de leur nature et qui ne se produisent donc pas fréquemment. Les questions sujettes à l'exercice d'un jugement peuvent concerner des estimations comptables pour lesquelles il existe une incertitude significative dans les critères d appréciation retenus. 65. Les risques d anomalies significatives peuvent être plus importants pour les risques relatifs à des opérations significatives non courantes, du fait notamment: d une plus grande intervention de la direction dans la préconisation du traitement comptable à suivre ; d une plus grande intervention manuelle pour la collecte et le traitement des données ; de calculs ou de principes comptables complexes ; de la nature des opérations non courantes, qui peut rendre difficile pour l entité la mise en place de contrôles efficaces sur les risques associés à ces opérations.
31 Les risques d anomalies significatives peuvent être plus importants pour des risques relatifs à des questions sujettes à l'exercice d'un jugement et qui ont recours à des estimations comptables ; par exemple: les principes comptables à adopter pour certaines estimations comptables ou pour la comptabilisation des produits peuvent faire l objet d interprétations différentes ; le jugement exercé peut être subjectif, complexe ou exiger des hypothèses pour mesurer l'impact d événements futurs, par exemple: déterminer la juste valeur. 67. Pour les risques significatifs, dans la mesure où l'auditeur ne l'a pas déjà fait, il doit évaluer la conception des contrôles de l entité, y compris les activités de contrôle, et déterminer si ces contrôles ont été mis en œuvre. 68. Si la direction n a pas pris suffisamment en compte ces questions en mettant en place des contrôles nécessaires pour prévenir les risques significatifs et si, en conséquence, l'auditeur juge qu il existe une faiblesse majeure dans le contrôle interne de l entité, il la communique aux personnes constituant le gouvernement d entreprise selon les dispositions du paragraphe 120. Dans ces circonstances, il prend également en compte les conséquences pour son évaluation du risque. Risques pour lesquels des contrôles de substance seuls ne peuvent fournir des éléments probants suffisants et appropriés 69. Lors de l évaluation du risque, selon la procédure décrite au paragraphe 100, l'auditeur doit également évaluer les systèmes de contrôle et les moyens de leur mise en œuvre, y compris les activités de contrôle, portant sur des risques pour lesquels, selon son propre jugement, il n est pas possible ou faisable de réduire le risque d anomalies significatives au niveau de l assertion à un niveau acceptable faible sur la base des éléments probants recueillis à partir des seuls contrôles de substance. Les conséquences à tirer de tels risques sur les procédures d audit complémentaires sont décrites au paragraphe 25 de la Norme La compréhension du système comptable de l entité relatif à l élaboration des états de synthèse permet à l'auditeur d identifier le risque d anomalies significatives directement liées à l enregistrement des opérations courantes ou à des soldes de comptes et à l'établissement des états de synthèse ; ceci inclut le risque de traitements inexacts ou incomplets. Généralement, de tels risques concernent des flux d opérations significatifs, tels que les flux des ventes, des achats, des recettes ou des règlements. Mise à jour de l évaluation des risques 71. L évaluation par l'auditeur du risque d anomalies significatives au niveau des
32 146 assertions s appuie sur les éléments probants disponibles lors de son évaluation et peut évoluer au cours de l audit lorsque des éléments probants complémentaires sont recueillis. Communication avec les personnes constituant le gouvernement d entreprise et avec la direction 72. L'auditeur doit informer, dès que possible, les personnes constituant le gouvernement d entreprise ou la direction au niveau approprié de responsabilité, des faiblesses majeures qu il a relevées dans la conception ou la mise en œuvre du contrôle interne. 73. Lorsque l'auditeur identifie des risques d anomalies significatives que l entité n aurait pas sous contrôle ou pour lesquels les contrôles mis en place sont inadéquats, ou si, selon son jugement, il existe une faiblesse majeure dans le processus d évaluation des risques par l entité, il inclut cette question dans sa communication des faiblesses apparues à l occasion de sa mission et intéressant les personnes constituant le gouvernement d entreprise (voir Norme 1260 «Communication des questions soulevées à l occasion de l'audit aux personnes constituant le gouvernement d entreprise»). Documentation 74. L'auditeur doit consigner dans ses dossiers de travail: (a) les discussions à l intérieur de l équipe affectée à la mission concernant la possibilité que les états de synthèse de l entité comportent des anomalies significatives résultant d erreurs ou de fraudes, et les décisions importantes relatives à l audit qui ont été arrêtées ; (b) les éléments-clés relatifs à la compréhension de chacun des aspects de l entité et de son environnement mentionnés au paragraphe 20, y compris chacune des composantes du système de contrôle interne décrites au paragraphe 43, pris en compte pour évaluer le risque d anomalies significatives contenues dans les états de synthèse ; les sources des informations obtenues sur lesquelles se fonde ce constat, et les procédures d évaluation des risques suivies ; (c) les risques d anomalies significatives identifiés et leur évaluation au niveau des états de synthèse et des assertions, tel qu il est précisé au paragraphe 100, et (d) les risques identifiés et l évaluation des contrôles y afférents, conformément aux paragraphes 113 et La façon dont l'auditeur consigne ces informations relève de son jugement professionnel. En particulier, les résultats de son évaluation des risques peuvent être consignés séparément, ou peuvent faire partie de la documentation sur les procédures d audit complémentaires mises en œuvre.
33 147 Annexe 1 Connaissance générale de l entité et de son environnement Cette annexe fournit des modalités d application sur les questions que l'auditeur peut prendre en compte lors de sa prise de connaissance de l entité et de son environnement, de la réglementation qui lui est applicable et d autres facteurs externes qui affectent l entité, y compris les règles et principes comptables, de la nature des activités, de ses stratégies et des risques liés, ainsi que de sa revue et l évaluation de ses performances financières. Les exemples donnés couvrent une large gamme de sujets applicables à beaucoup de missions ; cependant, tous les sujets ne sont pas pertinents pour chaque type de mission et la liste des exemples n est pas forcément exhaustive. Des questions complémentaires sur le contrôle interne sont données en Annexe 2. Secteur d'activité, environnement réglementaire et autres facteurs externes, y compris les règles et principes comptables applicables pour l'établissement des états de synthèse Les exemples de sujets que l'auditeur peut considérer sont les suivants: Secteur d activité o le marché et la concurrence, y compris la demande, la capacité de production et la concurrence sur les prix ; o l activité cyclique ou saisonnière ; o la technologie des produits fabriqués par l entité ; o l approvisionnement énergétique et le coût. Environnement réglementaire o les principes comptables et les pratiques spécifiques au secteur d activité ; o le cadre réglementaire du secteur d activité ; o le cadre législatif et réglementaire qui affecte de manière significative les opérations de l entité ; exigences réglementaires ; surveillance et contrôles extérieurs ; o la fiscalité (impôt sur les bénéfices et autres) ; o les politiques gouvernementales affectant la conduite des opérations de l entité ; cadre monétaire y compris le contrôle des changes ; fiscalité ; incitations fiscales (par exemple : programme d aide gouvernementale) ; tarification, restrictions commerciales ;
34 148 o exigences environnementales affectant le secteur d activité de l entité ; Autres facteurs externes affectant les opérations de l entité o niveau général de l activité économique (par exemple : récession, croissance) ; o taux d intérêts et possibilité de financement externe ; o inflation, réévaluation monétaire. Nature de l entité Exemples de sujets que l'auditeur peut considérer: Activités de l entité nature des sources de revenus (par exemple : fabricant, grossiste, banque, assurance ou autres services financiers, commerce d import/export, services publics, transport, produits technologiques ou services) ; produits ou services et marché (par exemple : clients et contrats principaux, conditions de règlement, marge brute, parts de marché, concurrents, exportations, politiques de prix, renommé des produits, garanties, carnet de commandes, tendances, stratégie et objectifs de ventes, processus de fabrication) ; conduite des opérations (par exemple : étapes et méthodes de fabrication, segments d activités, livraison des produits et des services, explication de la réduction ou de l expansion de l activité) ; alliances, opérations en participation et activités sous-traitées ; implication dans le commerce électronique, y compris les ventes par internet et les activités de marketing ; dispersion géographique et segmentation sectorielle ; localisation des sites de production, des entrepôts et des bureaux ; clients principaux ; fournisseurs importants de marchandises ou de services (par exemple : contrats à long terme, stabilité des approvisionnements, conditions de paiement, importations, méthodes de livraison telles qu à «date fixe») ; ressources humaines (par exemple : par localisation, sources de recrutement, niveaux de salaire, conventions collectives, plans de retraite ou autres engagements similaires, stock-options ou bonus, politique gouvernementale en matière d emploi) ; activités et dépenses de recherche et développement ; transactions avec les parties liées.
35 149 Investissements acquisitions, fusions ou cessions d activités (prévues ou récemment réalisées) ; investissements et émissions d actions ou d obligations ; politique d investissement, y compris les investissements dans des usines et matériel de production ou technologique, et changements récents ou prévus ; prise de participation dans des sociétés non consolidées, y compris des partenariats, des sociétés en participation et des entités ad hoc. Financement structure du groupe filiales importantes et entités associées, y compris les entités consolidées et non-consolidées ; structure d endettement, y compris les engagements, restrictions, garanties données et opérations de financement hors-bilan ; crédit-bail pour l acquisition d installations, de constructions et outillage utilisés dans le cadre de l activité ; actionnariat (national, étranger, réputation et expérience) ; parties liées ; utilisation d instruments financiers dérivés. INFORMATION FINANCIÈRE principes comptables et pratiques sectorielles spécifiques ; politique de comptabilisation des revenus et de prise de résultat ; évaluations en juste valeur ; inventaire (par exemple : localisation, relevé des quantités) ; actifs et passifs en monnaies étrangères et opérations en devises ; caractéristiques spécifiques au secteur d activité (par exemple : prêts et crédits pour les banques, créances clients et stock pour les entités de fabrication, coûts de recherche et de développement dans l industrie pharmaceutique) ; comptabilisation des opérations inhabituelles ou complexes, y compris celles dans des secteurs controversés ou émergents (par exemple : comptabilisation des échanges de marchandises) ; présentation des comptes et de l information fournie dans les notes annexes. Objectifs, stratégies, et risques liés Les exemples ci-après peuvent être pris en compte par l'auditeur: existence d objectifs (par exemple : comment l entité prend en compte la réglementation et les facteurs externes propres à son secteur d activité) concernant, entre autres, les points suivants : o développements sectoriels (un risque potentiel lié aux activités pourrait résulter du fait que l entité n a pas le personnel ou l expertise pour faire face aux changements sectoriels) ;
36 150 o o o o o o nouveaux produits ou services (un risque potentiel lié aux activités pourrait résulter d une responsabilité accrue concernant le produit) ; développement de l activité (un risque potentiel lié aux activités pourrait résulter de la demande qui n a pas été correctement estimée) ; nouvelles exigences en matière comptable (un risque potentiel pourrait résulter d une mise en application incorrectes ou incomplètes des nouvelles règles ou d une augmentation des coûts) ; exigences réglementaires (un risque potentiel lié aux activités pourrait résulter en une exposition accrue de l entité à des actions en justice) ; exigences de refinancements à court terme ou prévisibles dans le futur (un risque potentiel lié aux activités pourrait être la perte de financement due à l incapacité de l entité de faire face à ses engagements) ; utilisation de l informatique (un risque potentiel lié aux activités pourrait être que les systèmes d exploitation et le matériel sont incompatibles). Mesure et analyse de la situation financière de l entité Des exemples de questions auxquelles l'auditeur peut s intéresser sont donnés ciaprès: ratios-clés et statistiques opérationnelles ; indicateurs-clés de performance ; évaluation de la performance des employés et politiques de rémunération au mérite ; tendances ; utilisation de prévisions, de budgets et d analyse de variations avec le réel ; rapports d analystes financiers et «rating» de crédit ; analyse des concurrents ; comparatif des performances financières par période (croissance des revenus, rentabilité, ratio d endettement sur capitaux propres).
37 151 Annexe 2 Composants du contrôle interne 1. Les composants du contrôle interne sont les suivantes: (a) l'environnement de contrôle ; (b) le processus d évaluation des risques de l entité ; (c) le système d'information y compris les processus opérationnels y afférents, pertinent pour l'information financière et la communication ; (d) les activités de contrôle; (e) le suivi des contrôles. Cette annexe reprend ci-dessous ces composantes dans la mesure où elles concernent l audit des états de synthèse. L'environnement de contrôle 2. L'environnement de contrôle recouvre l attitude, l état d esprit et les actions de la direction et des personnes constituant le gouvernement d entreprise au regard du contrôle interne et de son importance pour l'entité. L'environnement de contrôle inclut également les fonctions de gouvernement d entreprise et les fonctions de direction et donne la ligne directrice d une organisation influençant l état d esprit du personnel de l'entité en matière de contrôle. Ceci constitue la base d un contrôle interne efficace rigoureux et structuré. 3. L'environnement de contrôle comprend les éléments suivants: (a) Communication et mise en œuvre de l intégrité et des valeurs éthiques. L'efficacité des contrôles ne peut se placer au-dessus de l'intégrité et des valeurs éthiques des personnes qui les mettent en place, les gèrent et les surveillent. L'intégrité et les valeurs éthiques sont les éléments essentiels de l'environnement de contrôle qui influencent l'efficacité de la conception, de la gestion et du suivi des autres composantes du contrôle interne. L'intégrité et le comportement éthique sont le produit des normes d'éthique et de comportement de l entité, de la manière dont elles sont communiquées et dont elles sont mises en œuvre en pratique. Elles incluent les actions de la direction pour supprimer ou réduire les incitations et les tentations qui pourraient amener le personnel à effectuer des actes malhonnêtes, illégaux ou non éthiques. Elles incluent également la communication des valeurs de l entité et des normes de comportement au personnel au travers de politiques et de codes de conduite, ainsi que par l exemple. (b) Engagement de compétence. La compétence est la connaissance et la qualification nécessaires pour accomplir les tâches qui constituent le travail de l'individu. L'engagement de compétence inclut l appréciation par la direction des niveaux de compétence pour des travaux particuliers et la manière dont ces niveaux sont traduits en qualification et en connaissances requises.
38 152 (c)la collaboration des personnes constituant le gouvernement d entreprise. La prise de conscience de la nécessité du contrôle d'une entité dépend de manière significative de ceux qui sont chargés de la diriger. Les qualités des personnes constituant le gouvernement d entreprise incluent leur indépendance par rapport à la direction, leur expérience et leur profil, l'étendue de leur implication, le suivi des activités, la pertinence de leurs actions, les informations qu'ils reçoivent, la façon dont les sujets difficiles sont portés à leur connaissance par la direction et traités et leur interaction avec les auditeurs externes et internes. L'étendue du rôle de ces personnes est consignée dans des codes de conduite et autres règlements ou guides écrits à leur usage. Les autres responsabilités qui relèvent de ceux-ci incluent la supervision de la conception, l efficacité des procédés d alerte ainsi que le processus de revue de l efficacité du contrôle interne. (d) La philosophie et le style de direction des dirigeants. La philosophie des dirigeants ainsi que leur style de direction englobent un grand nombre de caractéristiques. Ces caractéristiques comprennent : l'approche de la direction pour appréhender et superviser les risques liés aux activités, les attitudes et les actions de la direction à l égard de l information financière (choix prudent ou offensif entre plusieurs options comptables disponibles, bonne foi et prudence avec lesquelles les estimations comptables sont faites) et l attitude de la direction à l égard du traitement de l'information, des fonctions comptables et du personnel. (e) Structure organisationnelle. La structure organisationnelle d'une entité fournit le cadre dans lequel ses activités sont planifiées, exécutées, contrôlées et revues pour atteindre les objectifs de l entité au sens large. L'établissement d'une structure organisationnelle appropriée inclut la prise en considération des postes-clés d autorité et de responsabilité ainsi que des procédures appropriées de communications. Une entité développe une structure organisationnelle appropriée à ses besoins. Le caractère adapté de la structure organisationnelle dépend, en partie, de sa taille et de la nature de ses activités. (f) Délégations de pouvoirs et domaines de responsabilité. Cet élément comprend la façon dont l autorité et la responsabilité sont attribuées pour les activités opérationnelles et comment les relations hiérarchiques sont établies. Il inclut également les politiques en matière de pratiques professionnelles adéquates, la connaissance et l'expérience du personnel-clé et les ressources allouées pour effectuer les différentes fonctions. En outre, il inclut les pratiques et les communications développées afin de s assurer que tout le personnel comprend les objectifs de l entité, connaît le lien existant entre les actions individuelles et leur contribution à la réalisation des objectifs. Le personnel doit également savoir comment et de quoi il pourra être tenu responsable.
39 153 (g) Politiques et pratiques en matière de ressources humaines. Les politiques et les pratiques en matière de ressources humaines font référence au recrutement, à l orientation, à la formation, à l évaluation, au conseil, à la promotion, à la rémunération et aux actions réparatrices. Par exemple, les normes de recrutement des personnes les plus qualifiées qui mettent l'accent sur la formation, l'expérience professionnelle antérieure, les expériences passées et la preuve d un comportement intègre et éthique, démontrent l attachement de l entité aux valeurs de compétences et de confiance. Les politiques de formation qui exposent les rôles et les responsabilités futurs et qui incluent des stages de formation et des séminaires illustrent les niveaux de performance et de comportement attendus. Des promotions octroyées à la suite d évaluations périodiques révèlent la volonté de l entité de faire évoluer les personnes qualifiées à des niveaux de responsabilité supérieurs. Application aux petites entités 4. Les petites entités peuvent mettre en place un environnement de contrôle différent des grandes entités. Par exemple, elles peuvent ne pas disposer d un code de bonne conduite écrit mais développer une culture qui souligne l'importance de l'intégrité et du comportement moral au travers de la communication orale et de l exemple donné par la direction. De même, les personnes constituant le gouvernement d entreprise dans les petites entités peuvent ne pas avoir de membre indépendant ou externe. Processus d évaluation des risques de l'entité 5. Le processus d évaluation des risques de l'entité est un processus destiné à identifier et à répondre aux risques opérationnels et à en évaluer le résultat. En matière d'élaboration de l'information financière, le processus d évaluation des risques de l entité comprend la manière dont la direction identifie les risques liés à l établissement des états de synthèse donnant une image fidèle (ou présentant sincèrement, dans tous leurs aspects significatifs) conformément au référentiel comptable applicable suivi par l'entité. Ce processus comprend également la manière dont la direction apprécie l aspect significatif des risques, évalue la probabilité de leur survenance et décide des actions à prendre pour les gérer. Par exemple, le processus d évaluation des risques peut décrire comment l entité considère l éventualité d opérations non enregistrées, identifie et analyse des évaluations significatives enregistrées dans les états de synthèse. Les risques relatifs à une information financière fiable sont aussi fonction d événements ou d'opérations spécifiques.
40 Les risques relatifs à l'élaboration de l information financière comprennent les événements externes et internes ainsi que les circonstances qui peuvent se produire et compromettre la capacité d'une entité à initier, enregistrer, traiter et publier des informations financières conformes aux hypothèses de la direction. Une fois que ces risques sont identifiés, la direction prend en compte leur importance, leur probabilité et la manière de les contrôler. La direction peut mettre en place des plans, programmes ou actions pour les traiter ou décider de les accepter en raison du coût d une telle mise en place ou pour d'autres raisons. Les risques et leur évolution peuvent résulter de circonstances telles que: Changements d'environnement opérationnel. Les modifications dans l environnement réglementaire ou opérationnel peuvent modifier la pression concurrentielle et d autres risques significatifs. Changement de personnel. Le nouveau personnel peut avoir un point de vue ou une compréhension différente du contrôle interne. Nouveaux systèmes d information ou réorganisation d un système existant. Des modifications importantes et rapides dans les systèmes d information peuvent influencer les risques relatifs au contrôle interne. Croissance rapide. L'expansion significative et rapide des opérations peut biaiser les contrôles ou augmenter le risque d erreurs dans les contrôles. Nouvelle technologie. L appel à de nouvelles technologies dans le processus de production ou d information peut influencer le risque lié au contrôle interne. Nouveaux modèles, produits ou activités. L entrée dans un segment de marché ou la réalisation de transactions sur lesquelles la société a peu d expérience peut entraîner de nouveaux risques relatifs au contrôle interne. Restructurations d entreprise. Les restructurations peuvent être accompagnées de réductions de personnel, de changements dans la direction et dans la séparation des fonctions qui peuvent avoir une influence sur le risque en matière de contrôle interne. L expansion vers l étranger. L'expansion ou l'acquisition d activités à l'étranger fait naître des risques nouveaux et souvent exceptionnels, qui peuvent affecter le contrôle interne comme, par exemple, ceux provenant d opérations en devises. Nouvelles méthodes comptables. L'adoption de nouvelles méthodes comptables ou la modification des méthodes existantes peut modifier le risque dans l établissement des états de synthèse.
41 155 Applications aux petites entités 7. Les concepts de base du processus d évaluation des risques par l entité concernent toute entité, indépendamment de sa taille, mais ce processus est probablement moins formalisé et moins structuré dans les petites entités que dans les grandes. Toutes les entités devraient avoir établi des objectifs en matière d'élaboration de l information financière, mais ceux-ci peuvent être identifiés implicitement plutôt qu'explicitement dans les petites entités. La direction peut se rendre compte des risques liés à ces objectifs sans utilisation d'un processus formalisé mais par une implication personnelle avec les employés et des tiers. Le système d'information, y compris les processus opérationnels y afférents, est pertinent pour l'élaboration de l'information financière et de la communication. 8. Un système d'information se compose de l'infrastructure physique et matérielle, du logiciel, des personnels, des procédures et des données. L'infrastructure et le logiciel n existeront pas ou bien auront moins d importance dans les systèmes qui sont exclusivement ou principalement manuels. Beaucoup de systèmes d'information s appuient sur la technologie de l'information 9. Le système d'information lié aux objectifs de l'élaboration de l information financière qui inclut le système d'établissement des états de synthèse, regroupe des procédures et des documents destinés à initier, enregistrer, traiter et présenter les opérations de l entité (aussi bien des événements que des conditions) et pour justifier des actifs, des passifs et des fonds propres. Des opérations peuvent être générées manuellement ou automatiquement par des procédures automatisées. L'enregistrement inclut l identification et la saisie d'informations appropriées aux opérations ou aux événements. Le traitement inclut des fonctions telles que l édition et la validation, le calcul, la mesure, la valorisation, la totalisation et le rapprochement, qu ils soient réalisés par des procédures automatisées ou manuelles. La présentation est liée à l établissement des états de synthèse mais également d autres informations sous un format électronique ou papier que l entité utilise en particulier pour mesurer et revoir ses performances financières. La qualité des informations générées par le système affecte la capacité de la direction à prendre les décisions appropriées pour gérer et contrôler les activités de l entité et pour préparer des informations financières fiables. 10. Par conséquent, un système d'information englobe des méthodes et des enregistrements qui: identifient et enregistrent toutes les opérations valides ; décrivent de façon appropriée les opérations avec suffisamment de détails pour en permettre une bonne classification ; mesurent la valeur de l opération de façon à permettre son enregistrement dans les comptes à la valeur monétaire appropriée ;
42 156 déterminent quand les opérations ont eu lieu afin de pouvoir les enregistrer dans la période comptable appropriée ; présentent correctement les opérations et assurent leur présentation correcte dans les états de synthèse. 11. La communication implique la compréhension des différents rôles et responsabilités de chacun en matière de contrôle interne sur les informations financières produites. Elle inclut le niveau de compréhension que le personnel a du lien entre son rôle dans le système d'élaboration de l' information financière et le travail des autres, ainsi que les moyens de rapporter les anomalies à un niveau hiérarchique supérieur approprié. Des moyens de communication ouverts assurent que les exceptions sont signalées et traitées. 12. La communication prend la forme de manuels de procédures, de recueils de méthodes comptables et d'élaboration de l'information financière et de mémorandums. La communication peut également se faire par voie électronique, orale et au travers des actions de la direction. Application aux petites entités 13. Les systèmes d'information et le processus relatif aux activités en matière d'élaboration de l'information financière dans les petites entités sont probablement moins formalisés que dans les plus grandes mais leur rôle est tout aussi important. Les petites entités dans lesquelles la direction a une participation active peuvent ne pas avoir besoin de descriptions détaillées des procédures comptables, d enregistrements comptables sophistiqués ou de politiques écrites. La communication peut être moins formelle et plus facile à réaliser dans une petite entité que dans une grande. Ceci est dû tant à la taille et au nombre peu élevé de niveaux hiérarchiques qu à la plus grande visibilité et à la disponibilité de la direction. Les activités de contrôle 14. Les activités de contrôle sont les règles et les procédures qui permettent de s'assurer que les orientations de la direction sont appliquées et que les actions nécessaires sont prises pour maîtriser les risques susceptibles d'affecter la réalisation des objectifs. Les activités de contrôle dans les systèmes automatisés ou manuels ont plusieurs objectifs et sont appliqués à différents niveaux hiérarchiques et fonctionnels.
43 Généralement, les activités de contrôle qui peuvent être pertinentes pour l audit peuvent être classées en normes et procédures qui se rapportent à: L évaluation des performances. Ces activités de contrôle reprennent les revues et les analyses des performances réelles par rapport aux budgets, prévisions et performances des périodes antérieures. Ces activités consistent également à comparer différents types de données (opérationnelles ou financières) ainsi qu à analyser leur interaction et les actions d'investigations et correctrices. Elles consistent aussi à comparer des données internes avec des sources d informations externes, à revoir les performances fonctionnelles ou de l activité comme l'examen par le directeur d une banque, des crédits à la consommation, par filiale, région, type de prêt approuvé et recouvrement. Système d information. Divers contrôles sont effectués pour vérifier l'exactitude, l exhaustivité et l'autorisation des opérations. Les deux grands groupes en matière de système de contrôle de l information sont les contrôles d'application et les contrôles généraux informatiques. Les contrôles d'application portent sur le fonctionnement des différentes applications individuelles. Ces contrôles servent à s'assurer que les opérations sont bien réalisées, sont autorisées et sont enregistrées sans erreur ni omission. Par exemples, on peut citer la vérification de l'exactitude arithmétique des données ; la maintenance et la revue des comptes et des balances, l automatisation de contrôles tels que les contrôles de codification et les vérifications des séquences numériques ainsi que le suivi manuel des rapports d'exceptions. Les contrôles informatiques généraux englobent les politiques et procédures qui concernent plusieurs applications et servent de support au fonctionnement effectif des contrôles d application en assurant le bon fonctionnement continu des systèmes d information. Les contrôles informatiques généraux comprennent le contrôle du système central et des opérations en réseau. Les contrôles sont également appliqués sur les éléments suivants : acquisition d un nouveau logiciel (mais aussi sa maintenance et ses mises à jour), les sécurités d accès, l acquisition d un système d application, son développement et sa maintenance. Ces contrôles sont mis en place sur les unités centrales, les unités secondaires et sur les terminaux des utilisateurs finaux. Ces contrôles sont par exemple ceux effectués lors de changement de logiciels, ceux qui limitent l'accès aux programmes ou aux données, ceux lors de la mise en place de nouvelles versions et enfin les contrôles de logiciels qui limitent ou surveillent l'accès ou l'utilisation d applications permettant de modifier les données financières ou les autres données sans laisser de trace.
44 158 Contrôles physiques. Ces contrôles comprennent la sécurité physique des actifs, y compris des mesures de sécurité appropriées, pour protéger les installations, les accès aux actifs et aux enregistrements, l accès aux programmes informatiques et aux fichiers. Ils comprennent également des comptages périodiques et un rapprochement de ces derniers avec les montants repris dans les états de contrôle (par exemple, la comparaison de l état de la trésorerie, du portefeuille titres et des stocks avec les enregistrements comptables). L étendue des contrôles physiques mis en place en vue de prévenir le détournement des actifs sont relatifs à l établissement des comptes et donc à l audit et dépendent en particulier des circonstances dans lesquelles ces actifs sont les plus susceptibles d être détournés. Par exemple, ces contrôles ne seraient pas indispensables dans le cas où tous les écarts d'inventaire seraient détectés par un inventaire physique périodique et enregistrés dans les comptes. Cependant, si pour l établissement des états de synthèse, la direction se base uniquement sur des données de l inventaire permanent, les contrôles physiques sont pertinents pour l'audit. Séparation des tâches. L attribution à des personnes différentes des responsabilités d'autorisation des transactions, d enregistrement des opérations et de protection physique des actifs a pour objectif de limiter les possibilités qu une personne puisse simultanément commettre et cacher des erreurs ou des fraudes dans le déroulement normal de son travail. Un exemple la séparation des fonctions concerne la préparation des états de synthèse, la revue et l approbation des rapprochements ainsi que le contrôle et la validation des documents. 16. Certains contrôles peuvent dépendre de politiques appropriées de plus haut niveau mises en place par la direction ou par les personnes constituant le gouvernement d entreprise. Par exemple, des contrôles d'autorisation peuvent être délégués dans le cadre de règles préétablies, tels que des critères d'investissement définis par les personnes constituant le gouvernement d'entreprise; par ailleurs, des opérations non-récurrentes telles que des acquisitions majeures ou des cessions peuvent exiger l'approbation spécifique de niveaux hiérarchiques supérieurs, allant dans certains cas jusqu à l approbation des actionnaires.
45 159 Application aux petites entités 17. Les concepts fondamentaux de contrôle au sein des petites entités sont globalement semblables à ceux des plus grandes, mais le formalisme avec lequel ils sont exercés varie. De plus, certains types de contrôles peuvent ne pas être appropriés dans les petites entités en raison des contrôles effectués par la direction. Par exemple, la centralisation par la direction du pouvoir d'autoriser des délais de règlement, les achats significatifs ainsi que le maintien des lignes de crédit à un faible niveau peut fournir un contrôle fort de ces activités, diminuant ou supprimant ainsi le besoin de contrôles plus détaillés. La mise en place d une séparation appropriée des fonctions semble souvent présenter des difficultés dans de plus petites entités. Néanmoins, même les entités n'employant que de peu de personnes peuvent répartir les responsabilités pour obtenir une séparation des taches ou, si cela n'est pas possible, peuvent faire superviser par la direction des activités incompatibles afin d atteindre les objectifs de contrôle. Le suivi des contrôles 18. Une des responsabilités importantes de la direction est d établir et d assurer le suivi du contrôle interne. Le suivi des contrôles par la direction inclut la vérification du fonctionnement correct de ces contrôles et leur adaptation aux changements. Le suivi des contrôles peut inclure la vérification par la direction de l établissement correct des états de rapprochement bancaires, de l évaluation par les auditeurs internes du respect par le personnel commercial des pratiques de l entité au regard de contrats commerciaux et du contrôle par le service juridique du respect des règles éthiques de l entité ou des pratiques commerciales. 19. Le suivi des contrôles vise à évaluer la qualité du contrôle interne dans le temps. Il implique d'évaluer la conception et l efficacité des contrôles en temps voulu et de prendre des actions correctrices nécessaires. Le suivi a pour objectif de s assurer que les contrôles continuent à fonctionner efficacement. Par exemple, si la périodicité et l'exactitude des états de rapprochement bancaires ne sont pas surveillées, le personnel risque de cesser de les préparer. Le suivi des contrôles est exercé au travers de contrôles continus, d évaluations ponctuelles ou d une combinaison des deux. 20. Les contrôles continus sont établis dans le cadre des activités récurrentes d'une entité et incluent un suivi régulier des activités. Les directeurs des ventes, des achats et de la production au sein des départements ou des filiales sont informés des opérations et peuvent remettre en cause les données sur celles-ci si elle diffère de manière significative de la connaissance qu ils en ont.
46 Dans beaucoup d'entités, les auditeurs internes ou le personnel occupant des fonctions similaires contribuent au suivi des contrôles au moyen de leurs propres évaluations. Ils fournis sent régulièrement des informations sur le fonctionnement du contrôle interne prêtant une attention particulière à l évaluation de la conception et du fonctionnement du contrôle interne. Ils communiquent des informations sur les forces et les faiblesses de celui-ci ainsi que des recommandations pour son amélioration 22. Le suivi peut inclure l utilisation d'informations provenant de tiers qui peuvent révéler des problèmes ou mettre en évidence les points nécessitant une amélioration. A titre d'exemple, les clients corroborent implicitement la facturation en payant leurs factures ou en les contestant. En outre, les autorités de contrôle peuvent communiquer avec l entité sur le fonctionnement du contrôle interne, telle la commission bancaire suite à un examen. La direction peut aussi utiliser les recommandations des auditeurs externes dans l exercice des activités de suivi. Applications aux petites entités. 23. Les activités continues de suivi dans les petites entités sont en général informelles et habituellement menées dans le cadre de la direction globale des activités de l'entité. L implication étroite de la direction dans les opérations sert souvent à identifier les écarts significatifs par rapport aux attentes et les anomalies dans les données financières, menant à la modification des contrôles.
47 161 Annexe 3 Circonstances et faits qui peuvent indiquer l'existence de risques d anomalies significatives Cette annexe donne des exemples de conditions et d'événements qui peuvent indiquer l'existence de risques d anomalies significatives. Les exemples fournis couvrent un large éventail de conditions et d'événements. Néanmoins, toutes les conditions et événements ne concernent pas toutes les missions d audit et la liste n'est donc pas exhaustive: réalisation d'opérations dans des régions qui sont économiquement instables, par exemple, des pays avec des dévaluations monétaires importantes ou une économie fortement inflationniste ; activités exposées à des marchés volatils, par exemple, les marchés à terme ; degré élevé de complexité de la réglementation ; problèmes de continuité d'exploitation ou de liquidité comprenant la perte d un client important ; restrictions sur la disponibilité du capital et du crédit ; changements dans le secteur sur lequel l entreprise opère ; modifications dans la chaîne d'approvisionnements ; développement ou offre de nouveaux produits et services ou orientation vers de nouveaux secteurs d activités ; expansion vers de nouvelles localisations ; changements dans l entité tels que des acquisitions importantes ou des réorganisations ou tous autres événements exceptionnels ; entités ou branches d activités susceptibles d être vendues ; alliances complexes ou opérations en participation ; utilisation de financement hors-bilan, entités ad hoc et autres mécanismes complexes de financement ; opérations significatives avec des parties liées ; manque de personnel disposant d une compétence appropriée en comptabilité et en établissement d'états de synthèse ; changement dans le personnel-clé, y compris le départ de dirigeants importants ; faiblesses dans le contrôle interne, spécialement celles non traitées par la direction ; incohérences entre la politique informatique de l entité et sa stratégie opérationnelle ; changements dans l environnement informatique ; installation de nouveaux systèmes informatiques liés à l'élaboration de l information financière ; enquêtes sur les opérations ou les résultats financiers de l'entité par les autorités de contrôle ou des institutions gouvernementales ; anomalies antérieures, antécédents d erreurs ou volume important d ajustements en fin de période ;
48 162 volume important d opérations exceptionnelles ou non-récurrentes, y compris les opérations inter-sociétés et des montants significatifs de produits en fin de période ; opérations enregistrées sur décision de la direction telles que le refinancement de dettes, la vente d actifs et la classification des titres de placement ; application de nouvelles méthodes comptables ; évaluations comptables impliquant des processus complexes ; événements ou opérations impliquant des analyses subjectives y compris des estimations comptables ; litiges en-cours et passifs potentiels comme les garanties après-ventes, les garanties financières ou les coûts de dépollution.
49 163 NORME 2320 CARACTERE SIGNIFICATIF EN MATIERE D AUDIT Introduction 1. L'objet de la présente Norme est de définir des procédures et des principes fondamentaux et de préciser leurs modalités d'application concernant le concept de caractère significatif et sa relation avec le risque d'audit. 2. Lors de la réalisation d'un audit, l'auditeur doit prendre en compte le caractère significatif et la relation existant avec le risque d'audit. 3. Le terme <<importance relative>> (équivalent à << caractère significatif >>) est défini dans les termes suivants: << L information est significative si son omission, ou son inexactitude, peut influencer les décisions économiques que prennent les utilisateurs sur la base des états de synthèse. L importance relative dépend de la taille de l'élément ou de l'erreur, jugée dans les circonstances particulières de son omission ou de son inexactitude. En conséquence, l importance relative fournit un seuil ou un critère de séparation plus qu'une caractéristique qualitative principale que l information doit posséder pour être utile >>. Caractère significatif 4. L objectif d un audit d'états de synthèse est de permettre à l'auditeur d'exprimer une opinion selon laquelle les états de synthèse ont été établis, dans tous leurs aspects significatifs, conformément à un référentiel comptable applicable. L'évaluation de ce qui est significatif relève du jugement professionnel. 5. Lors de l'élaboration du plan d'audit, l'auditeur définit un seuil de signification acceptable afin de détecter les anomalies quantitatives significatives. Toutefois, il convient de tenir compte à la fois du montant (quantité) et de la nature (qualité) des anomalies. Des anomalies qualitatives sont, par exemple, la description inadéquate ou impropre d'une méthode comptable lorsqu'elle risque d'induire en erreur un utilisateur des états de synthèse, tout comme le manquement de mentionner le non-respect de dispositions réglementaires lorsqu il est probable que les restrictions réglementaires qui seront imposées seront une entrave significative aux activités. 6. L'auditeur aura à prendre en considération la possibilité que des anomalies de faibles montants puissent avoir, en cumul, une incidence significative sur les états de synthèse. Par exemple, une erreur dans une procédure de clôture en fin de
50 164 mois peut être le signe d'une anomalie significative potentielle si cette erreur se répète chaque mois. 7. L'auditeur prend en compte le caractère significatif d'une information tant au niveau des états de synthèse pris dans leur ensemble qu'au niveau des flux d opérations, des soldes de comptes et des informations fournies dans les états de synthèse. Le caractère significatif peut être influencé par des facteurs tels que des dispositions législatives et réglementaires ou par des questions touchant aux flux d opérations, aux soldes de comptes ou aux informations fournies et aux relations entre eux. Ce processus peut aboutir à fixer différents seuils de signification selon l aspect de la question considérée sur les états de synthèse. 8. Le caractère significatif doit être pris en compte lorsque l'auditeur: (a) détermine la nature, le calendrier et l'étendue des procédures d'audit ; (b) évalue l'effet des anomalies. Relation entre caractère significatif et risque d'audit 9. Lors de la planification de l'audit, l'auditeur s interroge sur les facteurs qui risquent d'engendrer des anomalies significatives dans les états de synthèse. La connaissance qu a l auditeur de l entité et de son environnement établit un cadre de référence à l intérieur duquel il planifie l audit et exerce son jugement professionnel quant à l'évaluation du risque que les états de synthèse comportent des anomalies significatives et aux réponses qu il apporte tout au long de l audit pour répondre à ce risque. Cette connaissance aide également l auditeur à fixer des seuils de signification et à évaluer si ces seuils restent appropriés au fur et à mesure que l audit progresse. L évaluation par l auditeur du caractère significatif relatif aux flux d opérations, aux soldes de comptes et aux informations fournies dans les états de synthèse l'aide à conclure sur des questions telles que les éléments à contrôler, le recours aux procédures de sondages ou aux procédures analytiques. Ceci lui permet de sélectionner des procédures d'audit qui, associées entre elles, sont de nature à réduire le risque d'audit à un niveau faible acceptable. 10. Le caractère significatif est inversement proportionnel au niveau du risque d'audit: plus le seuil de signification est élevé, plus le risque d'audit est faible et inversement. L'auditeur en tient compte pour déterminer la nature, le calendrier et l'étendue des procédures d'audit. Si par exemple, à l'issue de la planification de procédures d'audit spécifiques, l'auditeur conclut que le seuil de signification acceptable est plus faible, le risque d'audit se trouve augmenté. L'auditeur pourra compenser ceci en décidant: (a) soit de réduire, lorsque ceci est possible, le risque d anomalies significatives identifié en réalisant des tests de procédures plus étendus ou supplémentaires ; (b) soit de réduire le risque de non-détection, en modifiant la nature, le calendrier
51 165 et l'étendue des contrôles de substance prévus. Caractère significatif et risque d'audit dans l'évaluation des éléments probants 11. L'évaluation par l auditeur du seuil de signification et du risque d audit peut être différente entre le moment de la planification initiale de la mission et celui de l'évaluation des résultats des procédures d'audit. Ceci peut résulter d'un changement de circonstances ou de l évolution de la connaissance de l'auditeur au fur et à mesure de la réalisation de l'audit. Par exemple, si des procédures d'audit sont réalisées avant la fin de la période, l'auditeur anticipera le résultat des opérations et la situation financière. Si le résultat réel des opérations et la situation financière diffèrent de façon significative, l'évaluation du caractère significatif et du risque d'audit peuvent aussi changer. En outre, l'auditeur peut, lors de la planification des travaux d'audit, fixer délibérément le seuil de signification acceptable à un niveau inférieur à celui prévu pour évaluer les résultats de l'audit. Ceci peut être fait pour réduire la possibilité que des anomalies ne soient pas détectées et ménager à l'auditeur une marge de sécurité lors de son évaluation de l'incidence des anomalies découvertes au cours de l'audit. Evaluation de l'impact des anomalies 12. Dans le cadre de son évaluation de la présentation sincère des états de synthèse, dans tous leurs aspects significatifs, conformément à un référentiel comptable applicable, l'auditeur doit évaluer si le cumul des anomalies relevées au cours de l'audit et non corrigées revêt un caractère significatif. 13. Le cumul des anomalies non corrigées englobe: (a) les anomalies spécifiques relevées par l'auditeur, y compris l effet net de celles non corrigées mises en évidence par l'audit des périodes précédentes ; et (b) la meilleure estimation que l'auditeur peut faire des autres anomalies qui ne peuvent être spécifiquement quantifiées (ex: erreurs escomptées). 14. L'auditeur est tenu de déterminer si le cumul des anomalies non corrigées revêt un caractère significatif. Si l auditeur conclut que tel peut être le cas, il est tenu d envisager de réduire le risque d'audit en étendant les procédures d'audit ou en demandant à la direction de corriger les états de synthèse. Quel que soit le cas, il est possible que la direction désire corriger les états de synthèse des anomalies relevées. 15. Si la direction refuse de corriger les états de synthèse et si les résultats des procédures d'audit ne permettent pas à l'auditeur de conclure que le cumul des anomalies non corrigées ne revêt pas un caractère significatif, il doit envisager d apporter au contenu de son rapport les modifications appropriées, selon la Norme 5701 «Modifications apportées au contenu du rapport de l'auditeur (indépendant)».
52 Si le total des anomalies non corrigées relevées par l'auditeur avoisine le seuil de signification fixé, l'auditeur détermine s'il est possible que la somme des anomalies non détectées et de celles non corrigées dépasse ce seuil. Ainsi, dès lors que le total des anomalies non corrigées est en passe d'atteindre le seuil de signification fixé, l'auditeur envisagera de réduire le risque d audit en mettant en œuvre des procédures d'audit supplémentaires ou demandera à la direction de corriger les états de synthèse en fonction des anomalies relevées. Communication des erreurs 17. Lorsque l auditeur a relevé une anomalie significative résultant d une erreur, il doit communiquer cette anomalie sans délai au niveau hiérarchique approprié de la direction et s interroger sur l opportunité de la communiquer aux personnes constituant le gouvernement d entreprise, selon la Norme 1260 «Communication des questions soulevées à l occasion de l audit aux personnes constituant le gouvernement d entreprise».
53 167 NORME 2330 PROCÉDURES A METTRE EN ŒUVRE PAR L'AUDITEUR EN FONCTION DE SON ÉVALUATION DES RISQUES Introduction 1. L'objet de la présente Norme est de définir des procédures et des principes fondamentaux et de préciser leurs modalités d application relatifs à la définition de réponses globales et de procédures d audit complémentaires à mettre en œuvre en fonction de l évaluation du risque d anomalies significatives au niveau des états de synthèse et des assertions dans le cadre de l audit des états de synthèse. La prise de connaissance de l entité et de son environnement, y compris de son contrôle interne, et l évaluation du risque d anomalies significatives, sont décrites dans la Norme 2315 «Connaissance de l entité et de son environnement et évaluation du risque d'anomalies significatives». 2. Les principales dispositions de cette norme sont les suivantes: Réponses globales. Cette partie de la norme requiert de l'auditeur de définir une approche globale répondant aux risques d'anomalies significatives au niveau des états de synthèse et fournit des lignes directrices sur la nature des réponses à apporter. Procédures d audit en réponse aux risques d anomalies significatives au niveau des assertions. Cette partie requiert de l'auditeur de définir et de mettre en œuvre des procédures d audit complémentaires, y compris des tests portant sur l efficacité du fonctionnement des contrôles lorsqu ils sont pertinents ou nécessaires, et des contrôles de substance dont la nature, le calendrier et l étendue répondent à l évaluation du risque d anomalies significatives au niveau des assertions. Elle est complétée par une description des éléments à prendre en considération pour déterminer la nature, le calendrier et l étendue de telles procédures d audit. Evaluation du caractère suffisant et approprié des éléments probants recueillis. Cette partie requiert de l'auditeur d'apprécier la validité de l évaluation initiale du risque et de conclure sur le caractère suffisant et approprié des éléments probants recueillis. Documentation. Cette partie présente les dispositions en matière de documentation des travaux. 3. Afin de réduire le risque d audit à un niveau faible acceptable, l'auditeur doit définir des réponses globales en fonction des risques identifiés au niveau des états de synthèse et concevoir et mettre en œuvre des procédures d audit complémentaires en fonction des risques identifiés au niveau des assertions. Les réponses globales et la nature, le calendrier et l étendue des procédures d audit complémentaires relèvent de son jugement professionnel. En plus de se conformer aux dispositions de la présente norme, l'auditeur applique les
54 168 dispositions et les lignes directrices de la Norme 1240 «Responsabilité de l'auditeur dans la prise en considération de fraudes dans l'audit d'états de synthèse». Réponses globales 4. L'auditeur doit définir des réponses globales à apporter pour prendre en compte le risque d anomalies significatives au niveau des états de synthèse. De telles réponses peuvent inclure le fait de devoir rappeler aux membres de l'équipe affectée à la mission la nécessité de garder un esprit critique lors de la collecte et de l évaluation d'éléments probants, d affecter à la mission du personnel plus expérimenté ou possédant des compétences particulières ou encore de recourir à des experts(1), de renforcer la supervision ou d introduire un degré supplémentaire d'imprévisibilité lors du choix des procédures d'audit complémentaires à mettre en œuvre. En outre, dans le cadre de la définition de réponses globales, l'auditeur peut également modifier la nature, le calendrier et l étendue des procédures d'audit, par exemple, en appliquant des contrôles de substance à la fin de la période plutôt qu à une date intercalaire. 5. De telles considérations ont, dès lors, une influence significative sur l approche globale d audit retenue par l'auditeur en l amenant à privilégier, par exemple, une approche principalement fondée sur des contrôles de substance (approche de substance) ou une approche faisant appel aussi bien aux tests de procédures qu aux contrôles de substance (approche mixte). Procédures d audit en réponse au risque d anomalies significatives au niveau des assertions 6. L'auditeur doit définir et mettre en œuvre des procédures d audit complémentaires dont la nature, le calendrier et l étendue prennent en compte son évaluation du risque d anomalies significatives au niveau des assertions. L objectif est d établir un lien clair entre la nature, le calendrier et l étendue des procédures d audit complémentaires et l évaluation du risque. Lorsqu il définit les procédures d audit complémentaires à mettre en œuvre, l'auditeur prend en considération les éléments suivants: le caractère significatif du risque ; la probabilité qu une anomalie significative se présente ; les caractéristiques du flux d opérations, du solde de compte, ou de l information concernée fournie dans les états de synthèse ; la nature des contrôles spécifiques effectués par l entité et, en particulier, s ils sont manuels ou automatisés ; le fait qu'il s attende ou non à recueillir des éléments probants lui permettant de déterminer si les contrôles de l entité sont efficaces dans la prévention, ou dans la détection et la correction, d anomalies significatives. La nature des procédures d audit est de la plus grande importance pour apporter des réponses à l évaluation des risques.
55 L évaluation par l'auditeur des risques identifiés au niveau des assertions lui permet de définir l approche d audit appropriée pour concevoir et mettre en œuvre les procédures d audit complémentaires. Dans certains cas, l'auditeur peut considérer que seuls des tests de procédures peuvent apporter une réponse appropriée à son évaluation du risque d anomalies significatives pour une assertion donnée. Dans d autres, il peut estimer que seule la mise en œuvre de contrôles de substance est justifiée, et donc ne pas tenir compte de l efficacité des contrôles dans le cadre de l évaluation du risque concernée. Cela peut être le cas lorsque les procédures d évaluation du risque faites par l'auditeur n'ont pas identifié de contrôles pertinents pour cette assertion, ou lorsqu il ne serait pas efficient de procéder à des tests de fonctionnement des contrôles. Néanmoins, l'auditeur aura besoin d'être convaincu que la mise en œuvre des seuls contrôles de substance lui permettra de réduire le risque d anomalies significatives à un niveau faible acceptable. Souvent, il peut estimer qu une approche mixte utilisant à la fois des tests de procédures et des contrôles de substance est une approche efficace. Indépendamment de l approche choisie, il conçoit et met en œuvre des contrôles de substance pour les flux d opérations, soldes de compte et les informations fournies dès lors qu ils sont significatifs, tel que requis par le paragraphe Dans le cas de petites entités, il peut ne pas y avoir beaucoup d activités de contrôle qui puissent être identifiées par l'auditeur. Pour cette raison, il est probable que les procédures d audit complémentaires seront essentiellement axées sur des contrôles de substance. Outre les points mentionnés au paragraphe 8 ci-dessus, l'auditeur apprécie alors si, en l absence de contrôles, il lui est possible de recueillir des éléments probants suffisants et appropriés. Prise en compte de la nature, du calendrier et de l étendue des procédures d audit complémentaires Nature 9. La nature des procédures d audit complémentaires découle de leur objectif (tests de procédures ou contrôles de substance) et de leur type, à savoir : inspection, observation, demande d informations, confirmation, contrôle arithmétique, reexécution ou procédures analytiques. Certaines procédures d audit peuvent être plus appropriées pour certaines assertions que pour d autres. Par exemple, au regard des produits d exploitation, les tests de procédures peuvent permettre de mieux répondre au risque d anomalies lié à l assertion d exhaustivité, tandis que les contrôles de substance peuvent être plus satisfaisants pour répondre au risque lié à l assertion de survenance. Calendrier 10. Le calendrier définit le moment où les procédures d audit sont mises en œuvre, ou la période ou la date sur lesquelles porteront les éléments probants à recueillir.
56 L'auditeur peut mettre en œuvre des tests de procédures ou des contrôles de substance à une date intercalaire ou à la fin de la période. Plus le risque d anomalies significatives est élevé, plus il est probable que l'auditeur décidera qu il est plus efficace d appliquer des contrôles de substance à la fin de la période ou à une date proche de celle-ci, plutôt qu à une date antérieure, ou de mettre en œuvre des procédures d audit non annoncées ou inopinées (p. ex., mettre en œuvre des procédures d audit dans des sites sélectionnés sans annonce préalable). Par ailleurs, la mise en œuvre de procédures d audit avant la fin de la période peut aider l'auditeur à identifier des problèmes significatifs très tôt au cours de l audit et donc à les résoudre avec l assistance de la direction ou à développer une approche d audit efficace en réponse à ces problèmes. Lorsque l'auditeur met en œuvre des tests de procédures ou des contrôles de substance avant la fin de la période, il apprécie la nécessité de recueillir des éléments probants additionnels pour le restant de la période (voir paragraphes 23 à 25). 12. Certaines procédures d audit ne peuvent être mises en œuvre qu à la fin de la période ou après cette date, par exemple le rapprochement entre les états de synthèse et la comptabilité et l examen des ajustements enregistrés lors de l'établissement des états de synthèse. S il y a un risque que l entité ait indûment comptabilisé des contrats de ventes, ou que des opérations n aient pas été achevées à la fin de la période, l'auditeur met en œuvre des procédures en vue d apporter des réponses à ce risque spécifique. Par exemple, lorsque des opérations sont individuellement significatives ou qu une erreur de césure des exercices peut conduire à une anomalie significative, l'auditeur vérifie normalement les opérations proches de la fin de la période. Etendue des procédures d'audit 13. L étendue des procédures comprend l ampleur d une procédure d audit spécifique à mettre en œuvre, par exemple, la taille d'un échantillon ou le nombre d observations à faire sur une procédure de contrôle donnée. L étendue d une procédure d audit est déterminée par le jugement de l'auditeur après la prise en compte du caractère significatif, de l évaluation du risque et du niveau d assurance qu il souhaite obtenir. En particulier, l'auditeur augmente normalement l étendue des procédures d audit quand le risque d anomalies significatives augmente. Cependant, l augmentation de l étendue d une procédure d audit n est efficace que si la procédure d audit elle-même est pertinente pour un risque spécifique ; c est pourquoi la nature même de la procédure d audit est le critère le plus important. 14. L utilisation de techniques d audit assistées par ordinateur peut permettre un plus grand nombre de tests sur des opérations automatisées et des fichiers comptables. De telles techniques peuvent être utilisées pour sélectionner des échantillons d opérations à partir de fichiers maîtres informatiques, pour trier des
57 171 opérations ayant des caractéristiques spécifiques, ou pour tester une population entière plutôt qu un échantillon. Tests de procédures 15. L'auditeur est tenu de mettre en œuvre des tests de procédures lorsque, dans son évaluation du risque, il présume que les contrôles fonctionnent efficacement ou lorsque des contrôles de substance seuls ne fournis sent pas d éléments probants suffisants et appropriés au niveau des assertions. 16. Lorsque, dans le cadre de son évaluation du risque d anomalies significatives au niveau des assertions, l auditeur présume que les contrôles fonctionnent efficacement, il doit mettre en œuvre des tests de procédures pour recueillir des éléments probants suffisants et appropriés montrant que les contrôles fonctionnaient efficacement aux moments pertinents au cours de la période auditée. 17. Si, en application du paragraphe 115 de la Norme 2315, l'auditeur conclut qu il n est pas possible ou réalisable de réduire le risque d anomalies significatives au niveau des assertions à un niveau faible acceptable au moyen d éléments probants recueillis à partir de contrôles de substance uniquement, il doit réaliser des tests sur les contrôles concernés pour recueillir des éléments probants quant à l efficacité de leur fonctionnement. Nature des tests de procédures 18. L'auditeur sélectionne des procédures d audit pour obtenir l assurance de l efficacité du fonctionnement des contrôles. Plus le niveau attendu d assurance augmente, plus il recherche des éléments probants fiables. Dans les cas où l'auditeur adopte une approche comportant principalement des tests de procédures afférents en particulier à des risques pour lesquels il n est pas possible ou réalisable de recueillir des éléments probants suffisants et appropriés par des contrôles de substance, il met normalement en oeuvre des tests de procédures afin d obtenir un niveau d assurance plus élevé quant à l efficacité du fonctionnement des contrôles. 19. L'auditeur doit mettre en œuvre d autres procédures d audit en association avec des demandes d informations afin de tester l efficacité du fonctionnement des contrôles. Bien qu'ayant un objectif autre que celui d obtenir la compréhension de la conception et de la mise en place des contrôles, les tests portant sur l efficacité du fonctionnement des contrôles comprennent généralement les mêmes types de procédures d audit que celles utilisées pour évaluer la conception et la mise en place des contrôles, et peuvent aussi inclure une réexécution par l'auditeur des contrôles (effectués par l'entité). 20. Pour répondre à son évaluation du risque, l'auditeur peut concevoir un test de procédures à mettre en œuvre conjointement avec une vérification de détail
58 172 sur la même opération. L objectif des tests de procédures est d évaluer si un contrôle fonctionne de façon efficace. L objectif d'une vérification de détail est de détecter les anomalies significatives au niveau des assertions. Bien que ces objectifs soient différents, les deux peuvent être accomplis simultanément par l exécution d un test de procédures et d une vérification de détail sur la même opération, aussi connus sous le vocable de test à objectif double. Par exemple, l'auditeur peut contrôler une facture pour déterminer si elle a été approuvée et pour recueillir des éléments probants corroborant de l opération. Il prend soigneusement en considération la conception et l évaluation de tels tests pour atteindre les deux objectifs. Calendrier des tests de procédures 21. Le calendrier des tests de procédures dépend des objectifs de l'auditeur et détermine la période pour laquelle il s appuiera sur les contrôles. Si l'auditeur teste des contrôles à un moment particulier, il ne recueille que des éléments probants établissant que ceux-ci fonctionnaient réellement à ce moment-là. Toutefois, s il teste les contrôles pendant toute une période donnée, il recueille des éléments probants concernant l efficacité du fonctionnement des contrôles pendant toute cette période. 22. Des éléments probants relatifs uniquement à un moment précis peuvent être suffisants pour satisfaire l objectif de l'auditeur, par exemple dans le cas d un test des contrôles portant sur les procédures de prise d inventaire physique de l entité à la fin de la période. Si, par contre, l'auditeur recherche des éléments probants portant sur l efficacité d un contrôle sur une période donnée, les éléments probants recueillis relatifs uniquement à un moment précis peuvent être insuffisants et l auditeur les complètera par d'autres tests portant sur les contrôles capables de fournir des éléments probants que ces contrôles ont fonctionné efficacement aux moments pertinents de la période auditée. Ces autres tests peuvent consister en des tests portant sur le suivi effectué par l entité elle-même sur ses contrôles. 23. Lorsque l'auditeur recueille des éléments probants portant sur l efficacité du fonctionnement des contrôles durant une partie de la période, il doit déterminer les éléments probants additionnels qu il doit recueillir pour la période restant à courir. 24. Des éléments probants additionnels peuvent être recueillis, par exemple, en étendant les tests portant sur l efficacité du fonctionnement des contrôles sur le restant de la période, ou sur le suivi effectué par l entité elle-même sur ses contrôles internes. 25. Si l'auditeur prévoit d utiliser des éléments probants portant sur l efficacité du fonctionnement des contrôles recueillis lors des audits précédents, il doit recueillir des éléments probants pour savoir si des changements dans des contrôles spécifiques ont eu lieu postérieurement à l audit précédent. Il doit recueillir des éléments probants montrant que de tels changements se sont
59 173 produits, au moyen de demandes d informations en association avec une observation ou une inspection, afin de confirmer la compréhension de ces contrôles spécifiques. Le paragraphe 23 de la Norme 3500 prévoit que l'auditeur mette en œuvre des procédures d audit pour établir le caractère permanent de la pertinence des éléments probants recueillis au cours des périodes précédentes lorsqu il prévoit d utiliser ces éléments probants pour la période en cours. Par exemple, lors de l audit précédent, l'auditeur peut avoir déterminé qu un contrôle automatisé fonctionnait comme prévu. Il recueille des éléments probants pour déterminer si des modifications dans ce contrôle automatisé ont eu lieu qui affecteraient son fonctionnement efficace et continu, par exemple, par une demande d informations auprès de la direction et par l inspection des journaux d intervention (logs) indiquant les contrôles qui ont été modifiés. Le fait de prendre en considération les éléments probants portant sur ces modifications peut entraîner soit une augmentation, soit une diminution, des éléments probants à recueillir durant la période en cours relativement à l efficacité du fonctionnement des contrôles. 26. Si l'auditeur prévoit de s'appuyer sur des contrôles qui ont changé depuis qu ils ont été testés pour la dernière fois, il doit tester l efficacité du fonctionnement de ces contrôles lors de l audit en cours. Des changements peuvent affecter la pertinence des éléments probants recueillis au cours des périodes précédentes de manière telle qu ils ne peuvent plus servir de base sur laquelle s'appuyer valablement. Par exemple, des modifications de système qui permettent à une entité de recevoir un nouveau rapport édité par le système n affectera probablement pas la pertinence des éléments probants de la période précédente ; à l'inverse, une modification du système qui implique que des données soient désormais cumulées ou calculées différemment, l affectera. 27. Si l'auditeur prévoit de s'appuyer sur des contrôles qui n ont pas changé depuis la dernière fois qu ils ont été testés, il doit tester l efficacité du fonctionnement de ces contrôles au moins une fois tous les trois audits. Comme indiqué dans les paragraphes 40 et 44, l'auditeur ne peut pas s'appuyer sur des éléments probants portant sur l efficacité du fonctionnement des contrôles recueillis lors d audits précédents pour des contrôles qui ont changé depuis la dernière fois qu ils ont été testés, ou pour des contrôles qui réduisent un risque significatif. La décision de l'auditeur de s'appuyer ou non sur des éléments probants recueillis lors d audits précédents pour d autres contrôles est une question de jugement professionnel. De plus, la durée de la période pouvant s écouler avant de retester ces contrôles est aussi une question de jugement professionnel, mais ne peut pas excéder deux ans. En général, plus le risque d anomalies significatives est élevé, ou plus la confiance dans les contrôles est élevée, plus le délai pouvant s écouler avant que ne soit re-testé un contrôle, le cas échéant, est susceptible d être court. Parmi les facteurs qui ont normalement pour effet de réduire ce délai, ou qui conduisent à ne pas s appuyer sur les éléments probants recueillis lors des audits précédents, se trouvent les éléments suivants:
60 174 environnement de contrôle déficient ; suivi des contrôles déficient ; une intervention manuelle importante pour les contrôles concernés ; des changements de personnel qui affectent significativement le fonctionnement des contrôles ; un environnement en mutation qui induit un besoin de modification des contrôles ; des contrôles sur les systèmes informatiques généraux déficients. 28. Lorsqu il existe un certain nombre de contrôles pour lesquels l'auditeur juge approprié d utiliser les éléments probants recueillis lors des audits précédents, il doit tester l efficacité du fonctionnement de certains de ces contrôles lors de chaque audit. La raison de cette disposition est d écarter la possibilité que l'auditeur applique l approche du paragraphe 41 à tous les contrôles sur lesquels il se propose de s appuyer, et teste tous ces contrôles sur une seule période d audit sans les tester sur les deux périodes d audit postérieures. 29. Lorsque, conformément au paragraphe 108 de la Norme 2315, l'auditeur a estimé qu un risque identifié d anomalies significatives au niveau d'une assertion est significatif et qu il prévoit de s'appuyer sur l efficacité du fonctionnement des contrôles destinés à réduire ce risque significatif, il doit recueillir des éléments probants portant sur l efficacité du fonctionnement de ces contrôles à partir de tests de procédures mis en œuvre durant la période en cours. Plus le risque d anomalies significatives est élevé, plus l'auditeur recueille d éléments probants montrant que les contrôles pertinents fonctionnent de façon efficace. Par conséquent, bien qu'il tienne souvent compte d informations obtenues au cours des audits précédents lors de la définition des tests de procédures destinés à réduire un risque significatif, l'auditeur ne s'appuie pas sur les éléments probants recueillis lors d un audit précédent concernant l efficacité du fonctionnement des contrôles relatifs à de tels risques, mais recueille des éléments probants portant sur l efficacité du fonctionnement des contrôles relatifs à ces risques pour la période en cours. Étendue des tests de procédures 30. L'auditeur conçoit des tests de procédures pour recueillir des éléments probants suffisants et appropriés établissant que les contrôles ont fonctionné effectivement pendant toute la période sur laquelle il s appuie pour l efficacité de leur fonctionnement. Les questions qu'il peut prendre en compte pour déterminer l étendue de ces tests de procédures comprennent les points suivants: la fréquence de l exécution des contrôles par l entité pendant la période ; la durée au cours de la période d audit pour laquelle il s'appuie sur l efficacité du fonctionnement des contrôles ; la pertinence et la fiabilité des éléments probants à recueillir pour démontrer que les contrôles préviennent, ou détectent et corrigent, les anomalies
61 175 significatives au niveau d'une assertion ; la portée des éléments probants recueillis à partir des tests sur d autres contrôles relatifs à l assertion ; la façon dont il prévoit de s'appuyer sur l efficacité du fonctionnement des contrôles dans son évaluation du risque (et, partant, de réduire les contrôles de substance du fait qu il s appuie sur ces contrôles) ; les déviations attendues par rapport aux contrôles. 31. Plus l'auditeur s'appuie sur l efficacité du fonctionnement des contrôles dans l évaluation du risque, plus l étendue de ses tests de procédures est importante. De plus, si le taux des déviations attendues d un contrôle s'accroît, l'auditeur augmente l étendue de ses tests de procédures. Néanmoins, il apprécie si le taux de déviations attendu indique que le contrôle ne sera pas suffisant pour réduire le risque d anomalies significatives au niveau de l assertion à un niveau qui correspond à l évaluation qu il en a faite. Si le taux de déviation attendu se trouve être trop élevé, l'auditeur peut estimer que les tests de procédures pour une assertion particulière peuvent ne pas être efficaces. 32. En raison de la cohérence inhérente à un système informatique, l'auditeur peut ne pas avoir besoin d augmenter l étendue des tests sur un contrôle automatisé. Un contrôle automatisé fonctionne de manière régulière sauf si le programme (y compris les tables, les fichiers ou les autres données permanentes utilisées par le programme) est modifié. Lorsque l'auditeur a estimé qu'un contrôle automatisé fonctionne comme prévu (ce qui peut être fait lors de la première application de ce contrôle ou à toute autre date), il prévoit de réaliser des tests pour déterminer que ce contrôle continue à fonctionner de manière efficace. De tels tests peuvent inclure ceux prévus pour déterminer que des modifications ne sont pas apportées au programme sans être soumises à des contrôles appropriés relatifs aux modifications de programmes, que la version autorisée du programme est utilisée pour le traitement des opérations, et que les autres contrôles généraux pertinents sont effectivement en place. De tels tests peuvent aussi inclure ceux permettant de s'assurer que des modifications n ont pas été apportées aux programmes, comme cela peut être le cas lorsque l entité utilise des logiciels d'applications standard sans les modifier ou les mettre à jour. L'auditeur peut, par exemple, inspecter le document du service chargé de la sécurité informatique pour recueillir des éléments probants montrant qu aucun accès non autorisé n a eu lieu durant la période. Contrôles de substance 33. Des contrôles de substance sont réalisés en vue de détecter des anomalies significatives au niveau des assertions ; ces contrôles comprennent des vérifications de détails des flux d opérations, des soldes de comptes et des informations fournies dans les états de synthèse, ainsi que des procédures analytiques. L'auditeur planifie et réalise des contrôles de substance pour répondre à l évaluation du risque d anomalies significatives.
62 Indépendamment de l évaluation du risque d anomalies significatives, l'auditeur doit concevoir et mettre en œuvre des contrôles de substance pour chaque flux d opérations, solde de compte et information fournie dans les états de synthèse, dès lors qu ils sont significatifs. Cette exigence reflète le fait que l évaluation du risque par l'auditeur repose sur une appréciation et peut ne pas être suffisamment précise pour identifier tous les risques d anomalies significatives. De plus, il existe des limites inhérentes au contrôle interne, y compris le fait qu'il puisse être contourné par la direction. Par conséquent, même si l'auditeur estime que le risque d anomalies significatives peut être réduit à un niveau faible acceptable en réalisant uniquement des tests de procédures pour une assertion particulière relative à un flux d opérations, à un solde de compte ou à une information fournie dans les états de synthèse (voir paragraphe 8), il réalise toujours des contrôles de substance pour chaque flux d opérations, solde de compte, et information fournie dans les états de synthèse, dès lors qu ils sont significatifs. 35. Les contrôles de substance réalisés par l'auditeur doivent inclure les procédures d audit suivantes relatives au processus d'établissement des états de synthèse: un rapprochement des états de synthèse avec la comptabilité sous-jacente ; l'examen des écritures comptables significatives et des autres ajustements enregistrés lors de l'établissement des états de synthèse. La nature et l étendue de l examen par l'auditeur des écritures comptables et des autres ajustements dépendent de la nature et de la complexité du processus d'élaboration de l information financière de l entité et des risques d anomalies significatives y afférents. 36. Lorsque, conformément au paragraphe 108 de la Norme 2315, l'auditeur a considéré que le risque d anomalies significatives au niveau d'une assertion est significatif, il doit mettre en œuvre des contrôles de substance qui répondent spécifiquement à ce risque. Par exemple, si l'auditeur constate que la direction est sous pression pour atteindre les bénéfices attendus, il peut y avoir un risque que celle-ci majore le chiffre d'affaires en comptabilisant indûment des ventes relatives à des commandes dont les termes ne permettent pas la comptabilisation immédiate du chiffre d'affaires, ou en facturant des ventes avant l'expédition. Dans ces circonstances, l'auditeur peut, par exemple, mettre en œuvre une procédure de confirmations externes non seulement pour faire confirmer les soldes de comptes, mais aussi pour faire confirmer les termes de la commande, tels que la date, les conditions de reprise de la marchandise et les conditions de livraison. De plus, il peut également compléter de telles confirmations externes par des demandes d informations auprès du personnel non-financier de l entité concernant les modifications dans les termes des commandes et les conditions de livraison.
63 177 Nature des contrôles de substance 37. Les procédures analytiques sont généralement plus adaptées à des volumes importants d opérations dont la tendance est prévisible dans le temps. Les vérifications de détail sont généralement plus appropriées pour recueillir des éléments probants sur certaines assertions relatives à des soldes de comptes, y compris les assertions relatives à l existence et à l évaluation. Dans certaines situations, l'auditeur peut juger que la mise en œuvre de procédures analytiques seules peut suffire à réduire le risque d anomalies significatives à un niveau faible acceptable. Par exemple, il peut juger que la mise en oeuvre de procédures analytiques seules répond à l évaluation du risque d anomalies significatives pour un flux d opérations dans le cas où son évaluation du risque est étayée par des éléments probants recueillis lors de la mise en œuvre de tests sur l efficacité du fonctionnement des contrôles. Dans d autres situations, l'auditeur peut juger que seules des vérifications de détail sont appropriées ou qu une association de procédures analytiques et de vérifications de détail répond mieux à l évaluation des risques. Calendrier des contrôles de substance 38. Lorsque des contrôles de substance sont réalisés à une date intermédiaire, l'auditeur doit mettre en œuvre des contrôles de substance complémentaires, ou des contrôles de substance en association avec des tests de procédures, pour couvrir le restant de la période afin d avoir une base raisonnable permettant d'extrapoler que les conclusions de l'audit à la date intermédiaire sont toujours valables à la fin de la période. 39. Dans certaines circonstances, des contrôles de substance peuvent être réalisés à une date intermédiaire. Cela augmente cependant le risque que des anomalies existantes à la fin de la période ne soient pas détectées par l'auditeur. 40. Dans le cas où l'auditeur a identifié des risques d anomalies significatives provenant de fraudes, il peut, en réponse à ces risques, modifier le calendrier des procédures d audit. Par exemple, il peut conclure qu'au regard des risques d anomalies volontaires ou de manipulations, les procédures d audit qui visent à permettre d extrapoler que les conclusions d audit pour une partie de la période sont toujours valables à la fin de la période ne seront pas efficaces. Dans de telles circonstances, l'auditeur peut conclure que des contrôles de substance sont à réaliser à la fin de la période ou à une date qui en est proche, afin de répondre à un risque identifié d anomalies significatives provenant de fraudes (voir la Norme 1240).
64 178 Étendue de la mise en œuvre des contrôles de substance 41. Plus le risque d anomalies significatives est élevé, plus les contrôles de substance sont étendus. Dès lors que l évaluation du risque d anomalies significatives tient compte du contrôle interne, les contrôles de substance peuvent être étendus davantage en raison de résultats peu convaincants des tests sur l efficacité du fonctionnement des contrôles. Néanmoins, augmenter l étendue d une procédure d audit n est approprié que si la procédure d audit elle-même est pertinente par rapport au risque spécifique. 42. Lors de la définition des vérifications de détail, l étendue des vérifications est normalement prévue en termes de taille d échantillon, qui dépend du risque d anomalies significatives. Néanmoins, l'auditeur prend également en compte d autres questions, notamment celle de savoir s il est plus efficace d utiliser d autres moyens de sélection pour ces vérifications, tels que la sélection des éléments importants ou inhabituels parmi une population, par opposition à la sélection d un échantillon représentatif de cette population ou à la stratification de la population en sous-populations homogènes à des fins de sondages. La Norme 3530 donne des modalités d'application sur l utilisation des sondages et d autres modes de sélection d éléments à des fins de tests. Lors de la définition des procédures analytiques, l'auditeur détermine le montant des écarts avec les résultats attendus qui peut être accepté sans investigation supplémentaire. La détermination de ce montant est influencée principalement par le seuil de signification fixé et le degré de cohérence par rapport au niveau d assurance désiré. Elle implique la prise en considération de la possibilité que de multiples anomalies dans un solde de compte, un flux d opérations ou un élément d information spécifiques puissent, en cumulé, s élever à un montant non acceptable. Lors de la conception de procédures analytiques, l'auditeur augmente le niveau d assurance désiré lorsque le risque d anomalies significatives croît. La Norme 3520, «Procédures analytiques», donne des modalités d'application des procédures analytiques dans un audit. Caractère adéquat de la présentation et des informations fournies dans les états de synthèse 43. L'auditeur doit mettre en œuvre des procédures d audit afin d évaluer si la présentation d'ensemble des états de synthèse, y compris les informations fournies, est en conformité avec le référentiel comptable applicable. L'auditeur évalue si les états de synthèse individuels sont présentés d une manière qui traduit la classification et la description appropriées des informations financières. La présentation des états de synthèse établis en conformité avec le référentiel comptable applicable inclut aussi des informations pertinentes sur les questions significatives. Ces questions concernent la forme, la disposition et le contenu des états de synthèse et des ETICs, comprenant, par exemple, la terminologie utilisée, le niveau de détail donné, la classification des postes dans les états de synthèse et les méthodes retenues pour l évaluation des montants présentés. L'auditeur s'interroge sur le fait de savoir si, à la lumière des circonstances et des faits dont il a alors connaissance à ce moment, si la direction aurait dû fournir des informations sur un point particulier. Lorsqu il évalue la présentation d'ensemble des états de synthèse, y compris des
65 179 informations fournies dans les ETICs y relatives, il tient également compte de l évaluation du risque d anomalies significatives au niveau des assertions. Voir paragraphe 17 de la Norme 3500 pour une description des assertions relatives à la présentation et aux informations fournies dans les états de synthèse. Evaluation du caractère suffisant et approprié des éléments probants recueillis 44. Sur la base des procédures d audit mises en œuvre et des éléments probants recueillis, l'auditeur doit apprécier si l évaluation du risque d anomalies significatives au niveau des assertions reste appropriée. 45. Un audit d états de synthèse est un processus cumulatif et itératif. Lorsque l'auditeur met en œuvre des procédures d audit qu'il a planifiées, les éléments probants recueillis peuvent le conduire à modifier la nature, le calendrier ou l étendue des autres procédures d audit prévues. Son attention peut être attirée par une information qui diffère de façon significative de l information sur laquelle s est fondée son évaluation du risque. Dans ces cas, l'auditeur peut devoir réévaluer les procédures d audit prévues lors de la planification sur la base de la révision de son appréciation des risques pour l ensemble ou une partie des flux d opérations, soldes de comptes ou informations fournies dans les états de synthèse et pour les assertions concernées. 46. L'auditeur ne peut pas présumer qu un cas de fraude ou d erreur est un fait isolé ; c est pourquoi il envisage dans quelle mesure la détection d une anomalie affecte l évaluation du risque d anomalies significatives. Avant la conclusion de l audit, l'auditeur évalue si le risque d audit est réduit à un niveau faible acceptable et si la nature, le calendrier et l étendue des procédures d audit nécessitent d'être revus. Par exemple, il apprécie: la nature, le calendrier, et l étendue des contrôles de substance ; les éléments probants recueillis sur l efficacité du fonctionnement des contrôles concernés, y compris le processus d évaluation du risque par l entité. 47. L'auditeur doit conclure sur le caractère suffisant et approprié des éléments probants recueillis permettant de réduire à un niveau faible acceptable le risque d anomalies significatives dans les états de synthèse. En se forgeant une opinion, l'auditeur prend en considération tous les éléments probants pertinents, sans tenir compte du fait qu'ils semblent confirmer, ou contredire, les assertions contenues dans les états de synthèse. 48. Le caractère suffisant et approprié des éléments probants étayant les conclusions de l'auditeur tout au long de l audit sont des questions qui relèvent du jugement professionnel. 49. Si l'auditeur n a pas recueilli des éléments probants suffisants et appropriés concernant une assertion significative contenue dans les états de synthèse, il doit faire son possible pour recueillir des éléments probants
66 180 supplémentaires. S'il est dans l impossibilité de recueillir des éléments probants suffisants et appropriés, l'auditeur doit exprimer une opinion avec réserve ou conclure à l'impossibilité d exprimer une opinion. Voir la Norme 5700, << Rapport de l'auditeur (indépendant) sur un jeu complet d'états de synthèse à caractère général >>, pour de plus amples précisions. Documentation 50. L'auditeur doit consigner dans ses dossiers de travail la démarche globale adoptée en réponse à l appréciation du risque d anomalies significatives au niveau des états de synthèse, la nature, le calendrier et l étendue des procédures d audit complémentaires, le lien entre ces procédures et les risques identifiés au niveau des assertions, ainsi que les résultats des procédures d audit. De plus, si l'auditeur prévoit d utiliser des éléments probants sur l efficacité du fonctionnement des contrôles recueillis lors d audits précédents, il doit consigner dans ses dossiers les conclusions tirées sur la fiabilité de tels contrôles testés au cours d un précédent audit. La façon dont ces éléments sont consignés dans le dossier relève du jugement professionnel de l'auditeur. La Norme 1230, << Documentation d audit >>, établit des procédures et des principes fondamentaux et leurs modalités d'application pour la documentation des travaux dans le contexte de l audit d'états de synthèse.
67 181 NORME 2402 : FACTEURS A CONSIDERER POUR L'AUDIT D'ENTITES FAISANT APPEL A DES SERVICES D ASSISTANCE OU DE CONSEIL Introduction 1. L'objet de la présente Norme d'audit est de définir des procédures et des principes fondamentaux et de préciser leurs modalités d'application à l'intention de l'auditeur d'une entité qui fait appel à un services de conseil et d assistance. Cette Norme décrit également les rapports de l'auditeur du services de conseil et d assistance que les auditeurs de l'entité peuvent obtenir. 2. L'auditeur doit apprécier la façon dont les prestations rendues à l'entité par un service d assistance et de conseil peuvent affecter son contrôle interne, afin d'identifier et d'évaluer le risque d'anomalies significatives et de concevoir et mettre en œuvre des procédures d'audit complémentaires. 3. Un client peut faire appel à un service d assistance et de conseil, par exemple pour exécuter des opérations et tenir la comptabilité y afférente ou enregistrer des opérations et traiter les données correspondantes (exemple: un service d assistance informatique). Si l'entité fait appel à un service d assistance, certaines politiques et procédures et certains documents gérés par ce dernier peuvent être pertinents pour l'audit des états de synthèse du client. Facteurs à prendre en considération par l'auditeur 4. Un service de conseil et d assistance peut établir et mettre en œuvre des politiques et des procédures qui affectent le contrôle interne de l'entité. Ces politiques et procédures sont dissociées de l'entité, tant sur le plan physique qu'opérationnel. Lorsque les prestations du service d assistance et de conseil se limitent à l'enregistrement et au traitement des opérations de l'entité et que cette dernière conserve la maîtrise de leur initiation et la responsabilité, l'entité peut être en mesure de mettre en œuvre des politiques et des procédures efficaces au sein de sa propre organisation. Lorsque le service d assistance se charge d'effectuer les opérations de l'entité et en assume la responsabilité, l'entité peut estimer nécessaire de s'en remettre aux politiques et procédures du service d assistance.
68 Dans le cadre de sa prise de connaissance de l'entité et de son environnement, l'auditeur doit déterminer l'importance des prestations rendues par le service d assistance et leur incidence sur l'audit. Pour ce faire, il acquiert, selon les besoins, une connaissance des aspects suivants : nature des prestations rendues par le service d assistance; conditions contractuelles et relations entre l'entité et le service d assistance ; étendue de l'interaction entre le contrôle interne de l'entité et les systèmes du service ; contrôle interne de l'entité relatif aux opérations traitées par le service d assistance, tel que : les contrôles effectués sur les opérations traitées par le service ; la façon dont l'entité identifie et gère le suivi des risques résultant du recours à un service de conseil et d assistance. compétence et surface financière du service d assistance et de conseil, y compris les conséquences éventuelles pour l'entité d'une défaillance de ce dernier ; informations sur le service telles que celles figurant dans des manuels d utilisateurs et des manuels techniques ; informations disponibles sur les contrôles relatifs à l'organisation et aux systèmes du service, tels que les contrôles généraux et les contrôles d application du système informatique. 6. L'auditeur tiendra également compte de l'existence de rapports de tiers, préparés par les auditeurs du service, par les auditeurs internes ou les autorités de contrôle, afin d'obtenir des informations sur le contrôle interne du service de conseil et d assistance ainsi que sur son fonctionnement et son efficacité. Lorsque l'auditeur entend utiliser les travaux des auditeurs internes, il se réfère à la Norme 4610 «Prise en compte des travaux de l'audit interne» qui fournit des indications sur la façon d'apprécier le caractère adéquat des travaux des auditeurs internes pour les besoins de l'audit. 6.a La connaissance acquise peut conduire l'auditeur à décider que l'évaluation du risque lié au contrôle induisant un risque d'anomalies significatives ne sera pas affectée par les contrôles mis en place au sein du services de conseil et d assistance ; dans ce cas, il ne sera pas nécessaire d'aller plus avant dans l'application des dispositions de cette Norme.
69 Si l'auditeur conclut que les prestations rendues par le service sont importantes et concernent l'audit, il doit acquérir une connaissance suffisante de l'entité et de son environnement, y compris de son contrôle interne, pour identifier et évaluer le risque d'anomalies significatives et concevoir des procédures d'audit complémentaires pour répondre au risque identifié. L'auditeur évalue le risque d'anomalies significatives au niveau des états de synthèse et au niveau des assertions relatives aux flux d'opérations, aux soldes de comptes et informations fournies dans les états de synthèse. 8. Si la connaissance acquise n'est pas suffisante, l'auditeur envisage de demander à l'auditeur du service de mettre en œuvre des procédures d'évaluation des risques appropriées pour obtenir les informations nécessaires, ou de rendre visite au service de conseil et d assistance en vue d'obtenir lesdites informations. L'auditeur qui souhaite rendre visite au service de conseil et d assistance peut demander à l'entité de solliciter de ce dernier l'autorisation d'accéder aux informations souhaitées. 9. L'auditeur peut être en mesure d'acquérir une connaissance suffisante du contrôle interne affecté par les prestations rendues par le service en consultant le rapport de l'auditeur du service. En outre, lors de son évaluation du risque d'anomalies significatives relatif à des assertions affectées par les contrôles internes du service de conseil et d assistance, l'auditeur peut également prendre connaissance du rapport de l'auditeur du service. Si l'auditeur utilise le rapport de l'auditeur du service de conseil et d assistance, il doit envisager de s'enquérir des compétences professionnelles de cet auditeur pour la mission spécifique qui lui a été confiée par le service. 10. L'auditeur recueille des éléments probants sur l'efficacité du fonctionnement des contrôles lorsque son évaluation des risques le conduit à l'attente d'un fonctionnement efficace des contrôles ou lorsque les contrôles de substance à eux seuls ne fournissent pas d'éléments probants suffisants et appropriés au niveau des assertions. Il peut aussi conclure qu'il est plus efficient de recueillir des éléments probants à partir de tests de procédures. Les éléments probants sur l'efficacité du fonctionnement des contrôles peuvent être recueillis : en réalisant dans l'entité des tests de procédures sur les prestations rendues par le service de conseil et d assistance ; en obtenant un rapport de l'auditeur du service de conseil et d assistance exprimant une opinion sur l'efficacité du fonctionnement du contrôle interne du service de conseil et d assistance relatif aux prestations rendues pertinentes pour l audit ; en rendant visite au service de conseil et d assistance et en effectuant des tests de procédures
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