Parcours Arts, mythes et religions, 6ème



Documents pareils
Méthodologie du dossier. Epreuve d histoire de l art

CLASSE : : : ; : : : : LA LIBERTE GUIDANT LE PEUPLE EUGENE DELACROIX

Le jugement de Pâris et la pomme Par A. Labarrière 2 2

VIVRE LA COULEUR DOSSIER PÉDAGOGIQUE. Musée des beaux-arts de Brest

Une religion, deux Eglises

Atelier photo * au lycée Léonard de Vinci

Voix parlée, voix lyrique. Vocabulaire

Anne Cauquelin, L'invention du paysage.

Pourquoi? Caroline Baillat CPC EPS Céret / Elisabeth Maroselli CPC EPS P3 Page 1

Une religion, deux Eglises

El Tres de Mayo, GOYA

La Joconde. ( , 0,77x 0,53 m) de Léonard de Vinci TEMPS MODERNES

«La Fuite en Egypte» Nicolas POUSSIN «Les Saints préservant le monde de la colère du Christ» Pierre Paul RUBENS

LIVRET DU CANDIDAT LES DEUX OPTIONS FACULTATIVES DANSE AU BACCALAURÉAT

Sabine Collé-Balp formateur arts plastiques IUFM Célestin Freinet La Seyne sur mer Académie de NICE

LIVRET DE VISITE. Autoportraits du musée d. musée des beaux-arts. place Stanislas

Livret du jeune spectateur

École doctorale 124. «Histoire de l art et Archéologie» (ED VI) Formation doctorale obligatoire

L'ENTREPRISE À L'ŒUVRE

Fiche de préparation. Intitulé de séquence : le portrait

1750 : INAUGURATION DU MUSÉE DU LUXEMBOURG, PREMIER MUSÉE OUVERT AU PUBLIC

L EMPIRE ROMAIN. étude de cas : Lucius Aponius Cherea habitant de Narbo Martius au II siècle. Fabienne Rouffia - collège V.

La préparation et la passation de l épreuve d Histoire des Arts au collège Mignet (Mme Guerpillon, professeur de Lettres en charge du dossier HDA)

HISTOIRE / FRANCAIS CYCLE 3 TITRE : L UNION FAIT LA FORCE (1915), LA FRANCE ET SES ALLIÉS

La liberté guidant le peuple,

eduscol Ressources pour la voie professionnelle Français Ressources pour les classes préparatoires au baccalauréat professionnel

Rencontre avec un singe remarquable

ARCANE DE LA MONTAGNE DOMAINE DE SAINT SER. Exposition du 26 mai au 31 décembre Horaires : tous les jours 10h00 à 18h00

Thématique : Arts, ruptures et continuités

VISITE DE L EXPOSITION AU THÉÂTRE DE PRIVAS :

Introduction : Chapitre XII Les débuts du judaïsme

Janvier Semestre 3 Session 1 - Licence 2 - Art de l époque contemporaine R.G. Peinture d histoire

Danseur / Danseuse. Les métiers du spectacle vivant

Des mérovingiens aux carolingiens. Clovis, roi des Francs La dynastie carolingienne La fin de l'empire carolingien

Ci-après, la liste des masters proposés par les universités françaises pour se former, en 2 ans après la licence, à l un des métiers de la culture.

Liens entre la peinture et la poésie

METHODOLOGIE LE CAHIER EST UN OUTIL DE TRAVAIL, MIEUX IL SERA TENU, PLUS TU AURAS DE PLAISIR A L OUVRIR POUR RETRAVAILLER LE COURS

N 39 Du 3 déc au 7 déc 2012

La danse contemporaine à la maternelle

Technique de la peinture

Présentation du programme de danse Questions-réponses

L ÉGLISE AU MOYEN ÂGE

Les biens culturels :

Le Centre Georges Pompidou, Paris.

Le château de Versailles Architecture et décors extérieurs

Archives audiovisuelles des musiques et traditions du monde : page 2 Fonds documentaire Ibn Battuta, XXe siècle : page 4

Ressources pour le lycée général et technologique

APPEL A LA RECONNAISSANCE DU PATRIMOINE CULTUREL IMMATÉRIEL EN BRETAGNE

Médiation traduction. De la matière aux langages. 1/ Au fait, les Arts plastiques, qu est-ce que c est? 2/ Pourquoi traduire une œuvre?

Un écrivain dans la classe : pour quoi faire?

Joëlle Bolot, Stéphane Cipriani.

LA FRANC-MACONNERIE EXPLIQUÉE PAR L IMAGE

Extrait du catalogue

EXPERTS NATIONAUX. Tél Département des antiquités grecques, étrusques et romaines : M. Alain PASQUIER

ANALYSE D UNE OEUVRE DE ROBERT COMBAS. Bony - Richard - Gwladys - SImon - Megane Kouamela Rapenne Le Roy Bareyt Tandin

La liberté guidant le peuple sur les barricades

DE MAI À OCTOBRE 2015 EN PICARDIE. Appel à partenaires. DIRCOM RÉGION PICARDIE - Photo : Ludovic Leleu / Région Picardie

«Source» - Elena PAROUCHEVA, installation monumentale, Amnéville-les-Thermes, Concours Européen Supélec Sciences et Technologies dans l'art Européen

Le Baptême de notre enfant

YIA ART FAIR 2014 SALON INTERNATIONAL D ART CONTEMPORAIN YIA - YOUNG INTERNATIONAL ARTISTS

7, rue Jules Ferry Bagnolet contact@riofluo.com

Préparation de la visite. Visite symbolique et spirituelle Groupes: 6 e, 5 e, 4 e et 3 e (collège) Visites éducatives de la Sagrada Família

QUELQUES PROPOSITIONS POUR EVALUER LES PRATIQUES MUSICALES AU CYCLE 3. Didier Louchet CPEM

Couleurs du Moyen Âge

Projet pour la création de nouveaux ateliers d artistes à Marseille, Association ART 13. I Etat des lieux

Sommaire DOSSIER DE PRESSE. Communiqué de presse 3. Renseignements pratiques 4. Présentation 5. Parcours 7. Publication 12

PEUT- ON SE PASSER DE LA NOTION DE FINALITÉ?

Jean RAOUX ( )

L Eglise dans ses dimensions religieuse, économique, sociale et intellectuelle

Utilisation des portables en classe, des problèmes et des solutions.

MAISON NATALE DE VICTOR HUGO

Présentation du programme Éthique et culture religieuse. Par Diane Leblanc et Estelle Mercier Conseillères pédagogiques

Charlemagne Roi des Francs et empereur d'occident ( ).

Au printemps, les activités fleurissent au château du Haut-Kœnigsbourg!

Pony Production. mise en scène : Stéphanie Marino. Texte et Interprètation : Nicolas Devort. création graphique : Olivier Dentier - od-phi.

ACADÉMIE D ORLÉANS-TOURS NOTE D INFORMATION n 21

LES MOSAIQUES DU CREDIT AGRICOLE

PROGRAMME DES COURS DE LICENCE

PÉCHEUR. Anne-Marie PRÉNOM NOM

Ni tout noir, ni tout blanc Consignes Thème I - Observer

L écoute ritualisée au cycle 3

NON MAIS T AS VU MA TÊTE!

BnF Service d Action pédagogique de la Bibliothèque nationale de France

Documentation. de l Évangile Pour le foyer. Écritures...2. Conférence générale...2. Magazines...3. Musique...3. Illustrations de l Évangile...

Pourquoi enseigner le fait religieux à l école?

Réunion de présentation. Avril 2015

Informations et inscriptions : Pèlerin Grand prix Pèlerin du patrimoine - 18 rue Barbès Montrouge CEDEX

NOM : Prénom : Date de naissance : Ecole : CM2 Palier 2

AGENDA DES PRINCIPALES ACTIONS DE l INSTITUT FRANÇAIS DE SAINT-PETERSBOURG /// Septembre novembre 2012

Le Pavé Mosaïque. Temple?» C est la question que je me posais la première fois que je vis le Pavé Mosaïque à

huile sur bois 67 x 49 cm Origine : Renaissance

RÉSULTAT DISCIPLINAIRE RÈGLE DE RÉUSSITE DISCIPLINAIRE Programme de formation de l école québécoise Secondaire - 1 er cycle

Un état descriptif de 1776 nous permet de mesurer la qualité de la conservation du bâtiment conçu par Mathurin Cherpitel.

Utilisez les mots-ressources pour identifier les parties de la tête selon les numéros.

Partie I : Un siècle de transformations scientifiques, technologiques et sociales

compl mentaire des dossiers réalisés dans le cadre du Concours national de la Résistance notamment de ceux réalis

Bureau D Accueil des Artistes et Professionnels Etrangers (BAAPE)

L association Artd école

Tétanisés par la spirale de la violence? Non!

Transcription:

Parcours Arts, mythes et religions, 6ème Pbq : Quelles transmissions artistiques des œuvres antiques (des références? des modèles réinterprétés, rejetés, tournés en dérision? ) d un art à un autre et d une époque à une autre? Il s agit ici de proposer une ouverture artistique et culturelle lors de la conclusion (éventuellement en ouverture, mais cela semble plus difficile) des chapitres en 10/15 mn. Certains thèmes font néanmoins l objet de propositions plus développées. Ainsi, on peut envisager de confronter deux œuvres l une contemporaine du thème, l autre d une autre époque, pas forcément plus tardive. L objectif est ainsi de montrer aux élèves les résonnances artistiques, d un art à un autre, d une époque à une autre, par une observation minutieuse. Celle-ci peut être guidée par un questionnement simple, visant à dégager les principaux points de confrontation. Œuvre proposée A confronter à Pistes pédagogiques : L Orient ancien Egypte Gauguin, Ta Matete, 1892, Kunstmuseum, Bâle Voir proposition de séquence sur le site académique Sépa et Nésa, 2700-2620 avant J.-C, musée du Louvre Pourquoi cette œuvre? La posture des femmes, mais aussi les couleurs (notamment les ocres et les bruns) rappellent de façon assez évidente l art égyptien.

La civilisation grecque Aux fondements Mésopotamie Statue roi Uruk (3 300 3000 av JC), musée de Bagdad Rois prêtres, (- 3300), musée du Louvre scène d ouverture du Sacre du printemps (Stravinsky / Nijinsky), sous-titré Tableaux de la Russie païenne en deux parties, présenté pour la première fois en 1913 Possibilité de travailler sur une des deux recréations suivantes celle du Joffrey Ballet de 1989 (2mn 47 à 4 mn) Ou celle proposée par la chorégraphe Dominique Brun pour le film Coco Chanel et Igor Stravinsky (également titré Coco et Igor), réalisé par Jan Kounen en 2009 qui permet également de montrer aux élèves la réception du Sacre par le public en 1913 Pourquoi cette œuvre? On peut faire émerger des liens de parenté entre l archaïsme de ces statues et la chorégraphie de Nijinski dévoilant sa perception d une Russie «primitive». Ces points de rencontre sont par exemple la verticalité, l ancrage dans le sol des danseurs, qui rappelle l aspect massif des statuettes, la position de leurs bras. De plus, le caractère rituel des statues peut faire écho aux deux tableaux du ballet : l adoration de la terre et le sacrifice de l élue. Pour une analyse plus approfondie, on peut se référer à la conférence, archivée sur le site Numéridanse (créé par la Maison de la Danse à Lyon) et intitulée «la petite université populaire de la danse au Louvre : être debout» (de la 41 ème à la 55 ème mn) où deux chercheuses mettent en parallèle les deux statuettes de roi prêtre du Louvre et le Sacre du Printemps Par ailleurs, la danse est rarement sollicitée dans les propositions histoire des arts. Objectif : mettre en relation deux œuvres très éloignées dans le temps et en apparence opposées dans la forme artistique (caractère immobile de la sculpture face à l art du mouvement que peut représenter la danse) Mise en oeuvre : Il semble important de présenter en préalable brièvement le Sacre du Printemps. On peut réfléchir sur le sous-titre du ballet Tableaux de la Russie païenne pour faire apparaître le lien entre les deux œuvres. On peut ensuite s attacher à la façon dont le chorégraphe se représente «l ancienne Russie» au travers de son travail sur les postures et comment cette perception est renforcée par la musique. élèves : En quoi ces deux œuvres ont-elles une dimension religieuse? En quoi les postures des danseurs peuvent-elles rappeler les statuettes mésopotamiennes? De quelles façons la musique et la danse du Sacre veulent montrer une Russie «primitive» au spectateur du début du XXème siècle? Un extrait de l Iliade et Odyssée céramique reprenant cette scène Proposition souvent faite dans les manuels Ex : manuel Hatier p41 sur le thème du

de la Grèce : cités, mythe, panhellénisme La cité des athéniens Erechthéion quai Veil Picard (Besançon) sacrifice Objectif : confronter l univers quotidien de l élève avec une «culture savante» Visite à travers Besançon : à la recherche des influences antiques sur l architecture urbaine bisontine. On peut imaginer prendre des photos lors de ce parcours pour les replacer ensuite sur une frise. Parthénon => définition d un art classique, incarnant pour les siècles suivants un idéal Martin Parr (série sur le tourisme datant des années 90) Objectif ; dégager la notion de point de vue d un auteur, d un artiste A partir du travail de Martin Parr sur le tourisme de masse, sur lequel il pose un regard à la fois amusé et féroce, on peut s interroger sur la question du point de vue et aussi sur celle du hors champ. élèves: A partir d une question très ouverte : Que cherche à photographier Martin Parr? le Parthénon? les touristes? les touristes devant le Parthénon? Pourquoi cette œuvre? Pour son caractère décalé par rapport au chapitre d histoire, et les questions qu elle soulève sur le tourisme et le patrimoine. Pour ces touristes le plus important estil de fixer la trace de leur passage sur l Acropole ou de contempler le temple? On peut alors montrer aux élèves que le

Alexandre le Grand photographe choisit ce moment précis, dans le but d interroger le spectateur sur le tourisme de masse et ses dérives. Il donne son point de vue. Cependant, rien ne nous permet d affirmer que ces touristes n ont pas observé, admiré longuement le Parthénon, avant ou après la prise de la photographie, ce qui pose ici la question du hors champ. Objectif : montrer la lecture moderne d un thème antique, dans un contexte révolutionnaire Présenter rapidement le tableau de Delacroix et son contexte. Delacroix, La Liberté guidant le peuple, 1830, Musée du Louvre, Paris élèves : En quoi la figure allégorique de la Liberté fait-elle référence à la victoire de Samothrace? Quel sens peut-on donner à cette référence dans le contexte de réalisation du tableau? La victoire de Samothrace, époque hellénistique, Musée du Louvre, Paris

La Grèce des savants Objectif : montrer l influence durable de l apport scientifique antique pour la culture occidentale Identifier quelques-unes des grandes figures présentées par Raphaël, dans une composition très théâtralisée et «pédagogique». Portrait d'aristote (copie romaine d'un bronze perdu réalisé par Lysippe, contemporain d Aristote), musée du Louvre Raphaël, L Ecole D Athènes, 1509-1511, fresque, Chambre de la Signature (les Stanze), musées du Vatican Sous le règne d Alexandre le Grand, la notion d individu se développe, et avec elle l art du portrait. Lysippe se démarque de ses prédécesseurs par sa volonté de faire coïncider l apparence physique avec la dimension psychologique du personnage. Ici, on peut remarquer que les rides d expression sont marquées, les lèvres entrouvertes. Ces éléments contribuent à présenter Aristote comme un penseur, mais aussi comme un acteur, notamment en tant que précepteur d Alexandre.

Rome Des origines à la fin de la République Légende de Remus et Romulus Peplum Remus et Romulus, de Sergio Corbucci, 1961 Propositions faites par un professeur de lettres classiques dans l académie de Grenoble Document prof Fiche élève L Empire : l empereur, la ville, la romanisation Mosaïque de Méduse du musée des Beaux Arts de Besançon Caravage, Méduse, 1597-1598, musée des Offices, Florence Objectif : montrer la permanence des thèmes mythologiques dans l art occidental. Reprendre et comparer les éléments traditionnels de la représentation de Méduse dans les deux œuvres (yeux révulsés, chevelure de serpent) afin de mettre en évidence le traitement baroque du sujet par le Caravage L effigie de Méduse sert à repousser les mauvais esprits de la maison (fonction apotropaïque) élèves: Qui est ce personnage? Comment peuton l identifier avec certitude? De quelles façons le peintre met-il l accent sur l effroi? Voir également la vidéo (11 mn) consacrée à la déposition et la restauration de la mosaïque : Pourquoi cette œuvre? Pour son originalité : La forme ronde, qui évoque le bouclier de Persée (cette œuvre a été peinte pour un bouclier d apparat) Le traitement très théâtralisé du sujet. On peut noter que Méduse ne regarde pas le spectateur pour ne pas le pétrifier. Les effets de reliefs qui sont donnés uniquement par le traitement de la lumière (clair-obscur). Il n y a pas de perspective : la figure est placée sur un fond uni. Le peintre s est représenté lui-même sous les

Les débuts du judaïsme Passage de la Bible Ex : Moïse recevant les Tables de la Loi traits de la Méduse. «Tout tableau est une tête de méduse. On peut vaincre la terreur par l image de la terreur. Tout peintre est Persée» (Caravage). M. Chagall, Moïse recevant les Tables de la Loi, 1960-1966, Huile sur toile, Musée National Marc Chagall, Nice Objectif : Le dialogue des arts : comment un texte littéraire est-il représenté picturalement? illustration ou interprétation? En donnant quelques éléments biographiques, on peut essayer de montrer, à travers ce tableau, l importance de la judéité dans le parcours artistique de Chagall. élèves : Identifiez les principaux éléments du tableau. Quelle couleur est-elle prédominante sur ce tableau? Proposez des hypothèses pour expliquer ce choix. Le jaune, associé à la l(l)umière, fait écho à l or, traditionnellement utilisé dans l art sacré, et ici cette couleur vient renforcer le trait, c est-à-dire les rayons qui semblent émaner de Dieu, matérialisé par des bras. En quoi ce tableau est-il celui d un artiste imprégné par le judaïsme? Douceur des traits, des lignes, couleurs estompées, formes enlacées, personnages «aériens» qui témoignent d une dimension affective entre le peintre et son sujet

Les débuts du christianisme Sarcophage paléochrétien Objectif : montrer comment le christianisme s est réapproprié l iconographie païenne en lui donnant une dimension métaphorique. Mise en œuvre /questionnement Dégager points communs et différences. En quoi Jésus est-il un «bon pasteur»? v. 260 apr. J.-C. Marbre. Musée du Vatican, Cité du Vatican (Rome, Italie). Le moscophore, vers 570 av. J.-C., Musée d'athènes, Grèce Pourquoi cette œuvre? Pour sa date de création : 5 siècles avant la naissance du christianisme, ce qui permet de faire un rappel sur le premier thème consacré à la Grèce antique Pour l iconographie : le thème du bon pasteur est un thème d abord païen, repris ensuite par le christianisme

Les empires chrétiens du Haut Moyen Age Objectif : montrer l influence de l art Byzantin sur un peintre du XXème siècle Faire apparaître les points communs et interpréter La Vierge et l'enfant sur un trône, entourés d'anges. Mosaïque de l'église Saint- Apollinaire à Ravenne. VI e siècle Ou pourquoi pas reprendre mosaïque du bon pasteur de St Apollinaire in Classe, pour une continuité iconographique avec le chapitre précédent, sauf que dans cette mosaïque le bon pasteur n est pas Jésus, mais l évêque. Klimt, Portrait d'adele Bloch-Bauer I, 1907, Neue Gallery New York Pourquoi cette oeuvre? Elle montre l influence de l art byzantin sur Klimt : L or, Klimt utilise d ailleurs des paillettes d or ajoutées à sa peinture pour ce portrait L importance du regard : les yeux sont comme ourlés de noir, ce qui caractérisera par la suite l expressionnisme Ce regard a un caractère extatique dans la mosaïque. Dans l œuvre de Klimt, il est la marque extérieure de l intériorité de la personne. élèves : Comment l art de la mosaïque byzantine est-elle repris par Klimt? (il peut être intéressant de noter qu avec des motifs rectangulaires, Klimt dessine des courbes) Observez les visages. Quel est le point commun principal? (accent mis sur le regard) Qu est-ce qui les différencie? (visages aux traits peu marqués, impersonnels dans le cas de la mosaïque, un portrait dans le cas de Klimt)

L Inde classique aux IVè et Vème siècles Objectif : montrer le détournement artistique Montrer comment Pierre et Gilles reprennent presque tous les codes de la représentation de Bouddha (lotus, roue, le vêtement, posture ) mais en intégrant leur propre esthétique qui se présente comme une rupture avec «le bon goût» Mais un point de différence fondamental : le regard tourné vers le spectateur et non baissé vers le sol => changement de sens, on n est pas ici dans l image pieuse mais dans la provocation. Bouddha prêchant, geste de mise en mouvement de la roue de la Loi, Sarnath, vers 475, grès de Chunâr, Archeological Museum of Sârnâth A étudier comme le propose Hubert Comte, à la façon d un détective (voir document en annexe) Pierre & Gilles, Bouddha, 2004 Questionnement possible : Quels sont les points communs entre les deux représentations de bouddha? En quoi le regard de ces deux bouddha est-il fondamentalement différent? Quel sens peut-on lui donner?