Cuirassé BOUVET. Marine Nationale



Documents pareils
Cuirassé BOUVET. Marine Nationale

Maurice Louis BOULANGÉ 29 ans

************************************** RAGEOT de la TOUCHE, Valentin Marie, né le 9 avril 1858 à TOULON (Var), Capitaine de vaisseau, Commandant.

ADRESSES PHYSIQUES DES BUREAUX MARINE CENTRES D INFORMATION ET DE RECRUTEMENT DES FORCES ARMEES (CIRFA)

Le management au Ministère de la Défense

COMPTE RENDU DE REUNION DU CONSEIL D ADMINISTRATION

- QUESTIONNAIRE HISTORIQUE

LE QUOTIDIEN DANS L ABRI

La Théorie des Contraintes Appliquée à la Première Guerre Mondiale. Yves REHBY, CFPIM, CIRM

DUN-LE-PALESTEL DUN-LE-PALESTEL. Généralité de Moulins, sénéchaussée de Guéret

Le passé composé. J ai trouvé 100 F dans la rue. Il est parti à 5 h 00.

Réseau CAI Bpifrance L EQUIPE DES CHARGES D AFFAIRES INTERNATIONAUX UBIFRANCE

DEVOIR MAISON n... EXERCICE. 1. Sa construction.

HISTOIRES LOGIQUES 1 HISTOIRES LOGIQUES 2. Soixante flèches. La moitié de la hauteur. Guillaume tire à l arc. Il a soixante flèches.

Annexe 64 : les anarchistes de Londres en 1894

DE MÉMÉ À JEAN-NOËL GUÉRINI

Abattage-élagage arbres. Charpentier bois. Antennes (vente-installation) Carreleur-faïence. Chaudronnerie-tuyauterie

Article. «Monument québécois à la mémoire des héros du Long-Sault» Jacques Folch-Ribas. Vie des Arts, n 50, 1968, p

Faculté de droit PROGRAMME

GUIDE CONSO-CITOYEN : LES ESPÈCES PROFONDES

tenue sous la présidence de Monsieur Sudron, assisté(e) de Madame Allex et Madame Gourmelon, Conseillers En présence de Monsieur Josserand, Greffier

Liste des centres du sommeil homologués par la Société Française de Recherche et Médecine du Sommeil

LES MASTERS 2 DANS LE DOMAINE DES STAPS EN FRANCE 2012/2013 NORD-PAS-DE-CALAIS. Université Lille 2

Mobilité du trait de côte et cartographie historique

Monsieur le Capitaine du Port. Capitainerie du Port 16 quai de la douane Brest. Demande d autorisation de naviguer

GUIDE. Sites et établissements accessibles aux personnes à mobilité réduite et en fauteuil roulant

Marie-Anne Barbel ou l exemple d une femme d affaires du XVIIIe siècle Samantha ROMPILLON

L avernissaire de Kafemath Pour les dix ans, on décale les sons... François Dubois 1

LISTE DES CENTRES D ARCHIVES CHARGES DE L ADMINISTRATION DES ARCHIVES MILITAIRES DEPARTEMENTS ET TERRITOIRES D'OUTRE MER

Nom Prénom chapter. Repas seul

Saint-Pardoux-Le-Vieux

Promotion de la radio Association Treizour Douarnenez avril 2006 (Finistère)

DOCUMENT L HISTOIRE DE L ÉDUCATION EN FRANCE

BULLETIN OFFICIEL DES ARMEES. Edition Chronologique n 24 du 31 mai PARTIE PERMANENTE Administration Centrale. Texte n 3

Service innovation, R&D, développement industriel. Chambre de commerce et d industrie. 191 avenue Paul Vaillant Couturier.

SAISON 2014 / 2015 CALENDRIER PRÉVISIONNEL. Edition du 07 Janvier Horaire d Ouverture. Modifications apportées à l édition du 24/09/2014

SUBVENTIONS A VERSER AUX COOPERATIVES D'ECOLE CONSEIL MUNICIPAL DE DECEMBRE 2010 SOUS-FONCTION ARTICLE AED

ÉTAIENT PRÉSENTS À TITRE D ADMINISTRATEURS DE LA CORPORATION 1. OUVERTURE DE L ASSEMBLÉE ET MOT DE BIENVENUE

Instance Supérieure Indépendante pour les Elections

GAIN DE TEMPS + DESTRUCTION & RECYCLAGE

2 - Être Marin. 3 - Être Marin

N 308 SENAT SECONDE SESSION ORDINAIRE DE * Annexe au procès-verbal de la séance du 12 juin FAIT

FORMATION BUREAUTIQUE PLATEFORME INTERMINISTERIELLE Sites de proximité ACADÉMIE DE GRENOBLE. GRETA Adresse du siège

HOTEL VERGEZE et ALENTOURS

Mme la mairesse Caroline St-Hilaire, présidente M. Albert Beaudry M. Éric Beaulieu Mme Lorraine Guay Boivin Mme Sylvie Parent

EXTRAIT DU REGISTRE DES DELIBERATIONS DU CONSEIL MUNICIPAL

LA RESPONSABILITE FISCALE ET PENALE DU DIRIGEANT D ENTREPRISE

31 mars 2015 Capsule #0-D. Le premier recensement en Amérique du Nord

Équipage du sous-marin Doris disparu le 8 mai 1940

Freya chantiers navals BERNARD

!"# " "$%%"& '!(#) ( #" *##+#

REFERENCES LOGEMENTS ET BÂTIMENTS TERTIAIRES

L a marine recrute et forme 3000 marins par an

ALPES-MARITIMES LES METIERS DE L'ELECTROTECHNIQUE : DU CAP AU BAC PRO ANTIBES

Masters Banque. des Professionnels. Master : Economie et Finance Internationales. Master : Activités bancaires. entreprises

Fête de l ACO. Circuit Bugatti - Le Mans 3, 4, 5 juillet 2015 S O U S R E S E R V E D E S A U T O R I S A T I O N S A D M I N I S T R A T I V E S

ROT AR Y CLUB DE BLAG N AC

Retrouver l état signalétique ou le passé militaire d un combattant des armées françaises nés en France

Résultats 10 kilomètres

Les LOURDEL d ABBEVILLE

17E90 8E20 23E40 11E90 22E90 3E20

«Si quelqu un veut venir après moi qu il renonce à lui-même, qu il se charge chaque jour de sa croix et qu il me suive» Luc 9 : 23.

EXAMEN PROFESSIONNEL D ADJOINT TECHNIQUE DE 1ERE CLASSE Spécialité «Bâtiment, Travaux Publics, Voirie, Réseaux Divers»

LISTE DES ENTREPRISES BENEFICIANT DU DROIT D USAGE DE LA MARQUE «UN HABITAT FACILE A VIVRE»

Catalogue des contrats et des stages. Armées - Jeunesse

Notes sur l'histoire des sociétés de secours mutuels de Montbrison

le futur centre des congrès de Rennes Métropole Illustrations Labtop / Jean Guervilly Couvent des Jacobins

ALPES-MARITIMES LES METIERS DU BTP : DU CAP AU BAC PRO ANTIBES CENTRE DE FORMATION D'APPRENTIS DU BATIMENT DES ALPES-MARITIMES (CFA)

LE CONSEIL GÉNÉRAL DE LA LOIRE présente. 1914, cent ans après. Livret de l enseignant

Répertoire des entreprises labellisées Handibat dans l Hérault

Pierre TREMBLAY et Ozanne ACHON

Liste des établissements adhérant à Worldcat

Le Haut Ellé. Station de pompage de Barréguan près D790 "Le Grand Pont" sous le Faouët. Département 56


Voici trois très belles cartes de Faure (cliquez pour les agrandir): 1 sur 9 23/08/ :13

LE CHEMIN DE CROIX DE NOTRE DAME DE ROCHEFORT

[HDA HDA] La Statue de la Liberté au Musée des arts et métiers NOM : PRENOM : Source photo : wikipedia.org. Parcours élève CORRIGE

LIRE DES ROMANS ADAPTÉS EN «FRANÇAIS FACILE» Cliquer ici.

X I V e L É G I S L A T U R E JEUDI 17 SEPTEMBRE 2015/N 463

KAYAK DE MER NIVEAU I

La Caisse d Epargne, acteur de référence du capital investissement en région. - Juillet

50e anniversaire des indépendances africaines et malgache

2.871 ALPES-MARITIMES

COMMUNIQUÉ Pour diffusion immédiate

ÉPREUVES D'ADMISSIONS

LOGISTIQUE ET TRANSPORT DES VRACS

L Essentiel des Règles de jeu du GN Version 2014-finale

CMA CGM MARCO POLO. le plus grand porte-conteneurs Au monde. CMA CGM, une flotte innovante au service de ses clients

Les centres de formation d'apprentis (CFA) dans l académie de Nice

Cursus Master. Ingénierie. Un cursus en 5 ans à l université

Extraits «Le Figaro Magazine» du Samedi 27 novembre 2010 Reportage - Pages 72 à 78.

Identification : ERDF-NOI-RAC-02E Version : V.3.0 Nombre de pages :14

Abattage-élagage arbres. Charpentier bois. Antennes (vente-installation) Carreleur-faïence. Chaudronnerie-tuyauterie

CLASSE : : : ; : : : : LA LIBERTE GUIDANT LE PEUPLE EUGENE DELACROIX

Avis et communications

Collection de «papiers à en-tête» d artisans et de commerçants Italiens en France. Une initiative de l Association «Ancêtres Italiens»

Transcription:

Cuirassé BOUVET Marine Nationale

Page 2 de 48 Nom : Type : BOUVET Cuirassé. Chantier : Arsenal de Lorient. Commencé : 16 janvier 1893. Mis à flot : 27 avril 1895. Terminé : N.C. En service (MN) : 15 juillet 1897. Retiré (MN) : 18 mars 1915. Caractéristiques : 122,6 x 21,4 x 8,4 m. ; 12 200 t. ; 14 000 cv. ; 3 machines Indret ; 24 chaudières Belleville ; 3 hélices ; 19 noeuds ; 700 h. Sister-ships : Charles Martel, Jauréguiberry, Carnot, Masséna. Armement : Principales dates : II de 305 ; 2 de 274 ; VIII de 138 ; VIII de 24 ; 2 TLT. (Armement principal). Le cuirassé BOUVET fait partie des cinq cuirassés du programme de 1890 dont la construction s étale jusqu en 1898. Construits sur des plans différents, le Charles Martel, le Jauréguiberry, le Carnot, le Masséna et le Bouvet ont ainsi chacun une silhouette caractéristique, mais leur armement principal reste le même. Ils sont davantage réputés pour leurs défauts, notamment un manque de stabilité, que pour leurs qualités. 08 août 1898 : affecté à l escadre de la Méditerranée. 29 janvier 1903 : abordé par le Gaulois. 1907 : refondu. 1908 : canonne par méprise l Arbalète ; 3 ème escadre. 1910-1912 : à Brest Octobre 1912 : 3 ème escadre à Toulon.

Page 3 de 48 11 janvier 1913 : affecté à la division de complément qui au début de la guerre regroupe le Suffren, le Saint Louis, le Gaulois et le BOUVET sous le commandement du CA Guépratte. 1914 : escorte de convois en Méditerranée ; surveillance du golfe de Gênes et du détroit de Messine. Décembre 1914 : envoyé aux 25 février 1915 : bombarde Hellès. 01 06 mars 1915 : golfe de Saros et pont Kavack. 18 mars 1915 : 18 bâtiments de la flotte franco-britannique tentent de forcer le détroit des Ils ont pour mission de détruire l'artillerie turque en position dans les forts de la rive européenne de Gallipoli et sur la rive asiatique. L'opération est un échec. Les Alliés démolissent 8 canons sur 176 et perdent 7 gros bâtiments. Au cours de cette attaque, à 13h 58, le cuirassé BOUVET heurte une mine dérivante en face des forts turcs de Tchanak. Eventré par la mine qui explose près d'une soute à poudre et met le feu aux munitions du navire, le BOUVET chavire et coule en trois minutes avec son commandant le capitaine de vaisseau Rageot de la Touche. Sur les 670 hommes de l'équipage, 64 seulement sont sauvés. ( 1 ). Equipage : Citations : Liste en annexe. Journal Officiel du 3 décembre 1919 - Citation à l Ordre du jour : La Division du contre-amiral Guépratte, composée des cuirassés Suffren, Charlemagne, BOUVET, Gaulois ; du croiseur Foudre ; des torpilleurs d escadre Poignard, Fanfare, Sabretache, Cognée, Coutelas ; des dragueurs de mines Pioche, Herse, Rateau, Charrue, Marius Chambon, Provence II, Camargue, Jules Couette, Marseillais 28, Rove, Ischkeul et Henriette. A pris part avec une magnifique bravoure à l attaque des Dardanelles en mars 1915, donnant, malgré de lourdes pertes, un splendide exemple d entrain, de ténacité et de discipline. Journal Officiel du 6 août 1915 - Cuirassé BOUVET : Après avoir soutenu un combat énergique contre les forts des Dardanelles, le 18 mars 1915, a heurté une mine et a trouvé une fin glorieuse, sombrant avec son commandant et presque tout son équipage. Fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre 1914-1918 - Cuirassé BOUVET - les officiers et marins de ce 1 D autres sources indiquent 637 disparus, 60 rescapés ou 56 survivants sur 721 hommes à bord.

Page 4 de 48 bâtiment présent à bord aux dates indiquées par la circulaire du 13 décembre 1919 ont droit au port individuel de la fourragère. Cartographie : Détroit des Dardanelles 18 mars 1915 (Auteur : P. Chack)

Page 5 de 48 Iconographie : BOUVET Cuirassé d escadre 12200 tonnes, 14100 chevaux, vitesse 18 n uds. Marine Française Le Bouvet.

Page 6 de 48 Marseille Le Bouvet, Cuirassé d Escadre. Marine Nationale «BOUVET», Cuirassé d Escadre.

Page 7 de 48 Le «Bouvet» - Cuirassé d Escadre à Tourelles. Marine Militaire Le «Bouvet»

Page 8 de 48 Cuirassé «BOUVET». Marine Militaire Française «BOUVET». Cuirassé d Escadre.

Page 9 de 48 Marine de Guerre Le «Bouvet», 2 e Escadre. Le «BOUVET» Coulé par une mine le 18 mars à l attaque des Dardanelles au cri de Vive la France! poussé par tout l Equipage.

Page 10 de 48 Le «SUFFREN» et le «BOUVET» aux L explosion du «BOUVET» dans le détroit des Dardanelles le 18 mars 1915.

Page 11 de 48 Le BOUVET aux Le BOUVET sombrant dans le Détroit des

Page 12 de 48

Page 13 de 48 Monument du souvenir : Monument de Güzelyali (Turquie) 18 Mars 1915 NAVIRE DE BOUVET LE NAVIRE DE BOUVET A ESSAYE DE PASSER DARDANELLES PENDANT LA GUERRE MAIS IL A ETE ENTERRE A LA MER, DE 750m LOIN D'ICI, EN TROIS MINUTES, AVEC LES COUPS DES ARTILLEURS TURCS ET L'EXPLOSION DE MINES MALGRE L'ARRET DU FEU. DES ARTILLEURS TURCS, QUELQUES PERSONNES ONT ETE SAUVEES ENTRE 639 MARINS ET SONT SORTIS A CE POINT AU BORD DE GÜZELYALI SUR LA LIGNE DE SOGANDERE INTEPE CE MONUMENT A ETE CONSTRUIT APRES LA GUERRE MAIS A ETE DEMOLI ET PERDU DURANT LE TEMPS. EN 2000, LES FONDATIONS DE CE MONUMENT ONT ETE TROUVEES PAR LA CHARGE DE PREPOSE DE GÜZELYALI ET ON LA RECONSTRUIT AU MÊME POINT SEMBLABLE A L'ORIGINALE POUR SE SOUVENIR DES 639 MARINS FRANCAIS ET FAIRE VIVRE UNE HISTOIRE.

Page 14 de 48 Le monument se situe sur une petite plage de la commune de Güzelyali, à quelques 200 m. de l'hôtel Iris (sur la droite, face au détroit des Dardanelles). La commune de Güzelyali se situe quant à elle, à 15 km. du centre de Canakkale (Turquie). Tiré du site : http://cerclealgerianiste2607.fr/templates/culture/histoir E/Histoire%20Militaire/1914%201918/Les%20html Plans : Les plans du cuirassé BOUVET sont disponibles à l adresse suivante : http://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/02fondscollections/banquedocuments/planbato/planbato/fichebato/fichb ato.php?id=61 Internet : http://www.cosmaodumanoir.fr/index.php?page=eugene#bouvet http://www.diggerhistory2.info/graveyards/pages/others/french. htm http://pagesperso-orange.fr/grande.guerre/vedeldar.html

Page 15 de 48 Bibliographie : Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre française de Colbert à nos jours - Tome II - 1870-2006 - LV Jean-Michel Roche. La Royale - Jean Randier. La guerre navale aux Dardanelles - CV A. Thomazi - Payot 1926. La guerre navale dans la Méditerranée - CV A. Thomazi Payot - 1929. L Expédition des Dardanelles 1914/1915 V.A. Guépratte.- Payot. Nos marins aux Dardanelles Emile Vedel. La Grande Guerre sur mer - Yves Buffetaut. Histoire Maritime de la Première Guerre Mondiale - Paul Chack et Jean Jacques Antier. Cent ans de cuirassés français - Eric Gille. Les navires français 1914 / 1918 - Jean Moulin. Les cuirassés français - Jean Moulin. Atlas des navires de la Première Guerre mondiale collectif. Les navires de légende collectif. Les Flottes de Combat en 1917 - Commandant de Balincourt. Revues : La Revue de Paris (1915), bulletin des armées de la République n 83 (mars 1915), Remerciements : A l attention de : Gilles Jogerst. Arnaud Carrobi. Olivier Prunet. Nicole Ducloux. Henri Pérocheau. Alain Dubois. Xavier Bocé. Jean Riotte. Renaud Martinez.

Page 16 de 48 Annexe 1 : Officiers par ordre alphabétique : V Aubert Jean Hector Henri Hubert Né le 6 juin 1887 à Saint-Pierre, Martinique. Entre dans la Marine en 1905, Aspirant le 5 octobre 1908 Enseigne de vaisseau le 5 octobre 1910 En mars 1915, sur le cuirassé BOUVET, il disparaît avec le bâtiment éventré par une mine. Jugement déclaratif de décès rendu le 20 mars 1916 et transcrit le 3 avril 1916 à Toulon. «Chef de la tourelle AR du bâtiment, a soutenu son feu de la façon la plus remarquable pendant le combat du 18 mars 1915. Est mort à son poste». V Autric Jean Baptiste Pierre Marius Né le 29 décembre 1871 à Toulon (Var) Décédé le 18 mars 1815 devant Tchanak, Détroit des Fils d'un Officier de santé de la Marine Nationale, il entre dans la marine en 1887. Aspirant le 5 octobre 1890. Enseigne de vaisseau le 10 février 1893, port : Toulon. Officier breveté torpilleur. Le 8 octobre 1896, commandant d un torpilleur de la Défense mobile du 3 ème arrondissement maritime à Lorient. Au 1 er janvier 1899, sur le croiseur Surcouf, Escadre du Nord (Louis Dartige du Fournet, C dt ). Lieutenant de vaisseau le 7 novembre 1899. Le 1 er mars 1900, commandant d un groupe de torpilleurs de la Défense mobile du 5 ème arrondissement maritime à Toulon. Au 1 er janvier 1902, port : Toulon. Officier breveté de l'école Supérieure de la Marine. Au 1 er janvier 1903, port Toulon. promotion 1906 - Chevalier de la Légion d'honneur. Au 1 er janvier 1911, Aide de camp du Vice-amiral Joseph Philibert, inspecteur général des défenses sous-marines. Promu Capitaine de frégate, Second sur le cuirassé BOUVET, il disparaît en mer avec le bâtiment éventré par une mine

Page 17 de 48 Jugement déclaratif de décès rendu le 20 mars 1916 et transcrit le 3 avril 1916 à Toulon. «Lorsque le bâtiment a été touché par une mine, est descendu dans l entrepont pour tenter de lutter contre la voie d eau, et y a trouvé la mort». V D Aymar de Châteaurenard Pierre Bertrand François. Né le 1 er décembre 1894 à Tours (Indre-&-Loire). Entre dans la Marine postérieurement à 1911. En mars 1915, Aspirant sur le cuirassé BOUVET, il disparaît avec le bâtiment éventré par une mine dérivante Jugement déclaratif de décès rendu le 20 mars 1916. «Tourelle AV du navire, a pris part aux remplacements successifs lorsque les hommes ont été tour à tour asphyxiés par le gaz. A assuré, en dernier lieu, le service des hausses. Est sorti de la tourelle en dernière minute et a été englouti avec le bâtiment.». V Bécam J.J. Enseigne de vaisseau de 1 ére classe. «Ont montré les plus belles qualité d énergie et de sang-froid pendant le combat du 18 mars 1915 et lors de la perte de leur bâtiment».

Page 18 de 48 V Boutroux Robert Jacques Gontrand Né le 23 octobre 1879 à Lille (Nord) Entre dans la Marine en 1897. Aspirant le 5 octobre 1900. Enseigne de vaisseau le 5 octobre 1902 ; port : Cherbourg. Au 1 er janvier 1903, sur l aviso - transport Nièvre, Division navale de l Océan Indien (Jean Rochas, C dt ). Le 4 juillet 1909, sur le contre-torpilleur Dunois à Dunkerque (Jean François Amet, C dt ). Idem au 1 er janvier 1911. En mars 1915, Lieutenant de vaisseau sur le cuirassé BOUVET, il disparaît le 18 avec le bâtiment éventré par une mine dérivante Jugement déclaratif de décès rendu le 20 mars 1916 et transcrit le 3 avril 1916 à TOULON. «Chef de la tourelle 1 du «BOUVET», est resté à son poste continuant le tir, alors que la tourelle était envahie par des gaz asphyxiants. Est tombé inanimé et a été englouti avec le bâtiment». V Cahuzac M. G. L. E. Médecin de 2 eme classe. «Mort victime de son dévouement. A cherché jusqu au dernier moment à ranimer le lieutenant de vaisseau Boutroux. Asphyxié dans la tourelle 1 et a été entraîné avec le bâtiment».

Page 19 de 48 V Comberousse Paul Johannès Né le 15 mars 1893 à Montluçon (Allier). Le 18 mars 1915, Enseigne de vaisseau de 2 ème classe sur le cuirassé BOUVET, il disparaît avec le bâtiment éventré par une mine dérivante Jugement déclaratif de décès rendu le 20 mars 1916 et transcrit le 3 avril 1916 à Toulon. «ont assuré pendant tout le combat du 18 mars 1915, le service des transmissions au poste central dans de parfaites conditions malgré les continuels changements d objectifs au transport du tir d un bord à l autre sans cessation de feu. Sont morts à leur poste lorsque le bâtiment a chaviré.» V Cosmao-Dumanoir Eugène Edouard. Né le 7 novembre 1867 à Lorient (Morbihan) Décédé le 18 mars 1815 en mer devant Tchanak, Détroit des Fils d'un Officier de la Marine Nationale, il entre dans la Marine en 1885. Aspirant le 5 octobre 1888 ; port : Lorient. Enseigne de vaisseau le 27 août 1891. Au 1 er janvier 1897, en résidence libre de 6 mois, depuis le 19 août 1896. Lieutenant de vaisseau le 17 octobre 1897 ; Officier breveté canonnier. Au 1 er janvier 1899, commandant la 6 ème escouade d'apprentis - canonniers sur le cuirassé Neptune, École des Timoniers et Canonniers. Au 1 er janvier 1901, sur le cuirassé Charlemagne, Escadre de Méditerranée (Charles Saint-Paul de Sincay, C dt ). Chevalier de la Légion d'honneur. Au 1 er janvier 1903 (nomination du 1 er avril 1902), Membre titulaire de la Commission d'expériences d'artillerie à Gâvres. Au 1 er janvier 1911, sur le cuirassé Jauréguiberry, 2 ème Escadre (Ernest Gervais, C dt ). Capitaine de frégate, Adjoint au Commandant en second sur le cuirassé BOUVET, il disparaît en mer avec le bâtiment éventré par une mine.

Page 20 de 48 Jugement déclaratif de décès rendu le 20 mars 1916 à Toulon, transcrit à Lorient le 17 avril 1916. «Lorsque le bâtiment a été touché par une mine, est resté au pied de l échelle de l avant du poste central, encourageant le personnel au calme jusqu à ce qu il soit englouti lui-même avec le bâtiment». V De Villiers de la Noue. Enseigne de vaisseau de 1 ere classe. «Ont montré les plus belles qualité d énergie et de sang-froid pendant le combat du 18 mars 1915 et lors de la perte de leur bâtiment». V Doneaud Maurice Edouard Louis Marie. Né le 9 septembre 1894 à Toulon (Var) Décédé le 18 mars1915, en mer devant Tchanak, Détroit des Le 18 mars 1915, Aspirant le cuirassé BOUVET, il disparaît avec le bâtiment éventré par une mine dérivante. Jugement déclaratif de décès rendu le 20 mars 1916 à Toulon. «Ont assuré le service d adjudants de tir avec un parfait sangfroid, et ont rendu les plus grands services dans l observation des batteries et la surveillance des mines flottantes. Morts à leurs poste lorsque le BOUVET a sombré le 18 mars 1915». V Dumas Barthélemy. Né le 11 septembre 1865 à Montpellier (Hérault). Décédé le 18 mars 1915 en mer devant Tchanak, Détroit des Entre dans la Marine en 1883. Mécanicien principal de 2 ème classe le 11 janvier 1894 ; port : Toulon. Au 1 er janvier 1897, sur le cuirassé garde-côtes Terrible,

Page 21 de 48 Escadre de réserve de la Méditerranée (Jean Baptiste Valat, C dt ). Au 1 er janvier 1899, sur le croiseur Latouche-Treville, Escadre de Méditerranée (Claude Richard d Abnour, C dt ) Mécanicien principal de 1 ère classe le 1 er avril 1900. Officier breveté torpilleur. Au 1 er janvier 1901, sur le croiseur Jurien de la Gravière en achèvement; puis en 1902, 1903 en essais à Lorient (Jean Gaschard, C dt ). Mécanicien en chef le 24 janvier 1909. Chevalier de la Légion d'honneur. Officier d'académie. Au 1 er janvier 1911, sur le cuirassé Vérité, 1 ère Escadre (Antoine Tracou, C dt ). Le 18 mars 1915, sur le cuirassé BOUVET, il disparaît avec le bâtiment éventré par une mine dérivante. Jugement déclaratif de décès rendu le 20 mars 1916 et transcrit le 3 avril 1916 à Toulon. «Sont morts bravement à leur poste de combat engloutis avec leur bâtiment». V Duville A. J. J. Médecin de 1 ere classe. «Sont morts bravement à leur poste de combat engloutis avec leur bâtiment». V Fayet Edouard. Né le 13 décembre 1891 à Brest (Finistère) Entre dans la Marine postérieurement à janvier 1911. Le 18 mars 1915, Enseigne de vaisseau de 2 ème classe sur le cuirassé BOUVET, il disparaît avec le bâtiment éventré par une mine dérivante. Jugement déclaratif de décès rendu le 20 mars 1916 et transcrit le 3 avril 1916 à Toulon - Enseigne de vaisseau de 1 ère classe à

Page 22 de 48 titre posthume. Dernier domicile, 41 rue Émile Zola à Brest. «Sont morts bravement à leur poste de combat engloutis avec leur bâtiment». V Filhol William Alfred. Né le 15 octobre 1895 à Cognac (Charente). Le 18 mars 1915, Aspirant de la Marine Nationale sur le cuirassé BOUVET, il disparaît avec le bâtiment éventré par une mine dérivante. Jugement déclaratif de décès rendu le 20 mars 1916 et transcrit le 3 avril 1916 à Toulon. «Sont morts bravement à leur poste de combat engloutis avec leur bâtiment». V Henry Jean Baptiste Joseph Grégoire. Né le 14 janvier 1869 à Auriol (Bouches-du-Rhône) Entre dans la Marine en 1887. Mécanicien principal de 2 ème classe le 7 décembre 1898 ; port : Cherbourg. Au 1 er janvier 1899, sur le croiseur Cassard, Escadre de Méditerranée (Émile Chevallier, C dt ). Au 1 er janvier 1901, 1902, sur la canonnière cuirassée Styx, Division navale de Cochinchine (Pierre Vincent, C dt ). Au 1 er janvier 1903, Officier élève à l'école des Officiers torpilleurs à Toulon. Officier breveté torpilleur. Mécanicien principal de 1 ère classe le 22 février 1907 ; port : Toulon. Au 1 er janvier 1911, sur le cuirassé Patrie, 1 ère Escadre (Maurice Grasset, C dt ). Le 18 mars 1915, sur le cuirassé BOUVET, il disparaît avec le bâtiment éventré par une mine dérivante. Jugement déclaratif de décès rendu le 20 mars 1916 et transcrit le 3 avril 1916 à Toulon.

Page 23 de 48 «Sont morts bravement à leur poste de combat engloutis avec leur bâtiment». V Lassoulas Fernand Joseph Né le 18 août 1873 à Saint Barthélemy de Vals (Drôme). Décédé le 18 mars 1915, en mer devant TCHANAK, Détroit des Entre dans la marine en 1892. Mécanicien principal de 2 ème classe le 7 avril 1909 ; port : Cherbourg. Au 1 er janvier 1911, sur le cuirassé Suffren, 1 ère Escadre (Joseph Girard la Barcerie, C dt ). Le 18 mars 1915, sur le cuirassé BOUVET, il disparaît avec le bâtiment éventré par une mine dérivante. Jugement déclaratif de décès rendu le 20 mars 1916, transcrit le 3 avril 1916 à Toulon. «Sont morts bravement à leur poste de combat engloutis avec leur bâtiment». V Legrand Frantz Né le 16 août 1877 à Cherbourg (Manche). Entre dans la Marine en 1895. Aspirant le 5 octobre 1898 ; port : Brest. Au 1 er janvier 1899, sur le cuirassé Formidable, Escadre du Nord (Pascal Houette, C dt ). Enseigne de vaisseau le 5 octobre 1900. Au 1 er janvier 1901, 1902, sur la canonnière Zélée, Division navale de l'océan Pacifique (Louis Exelmans, C dt ). Au 1 er janvier 1903, sur la Couronne, Officier - stagiaire à l'école de canonnage. Officier breveté canonnier. Lieutenant de vaisseau le 3 septembre 1908. Au 1 er janvier 1911; port : Brest. Le 18 mars 1915, affecté sur le cuirassé BOUVET, il disparaît avec le bâtiment éventré par une mine dérivante. Jugement déclaratif de décès rendu le 20 mars 1916 et transcrit le 3 avril 1916 à Toulon.

Page 24 de 48 «ont assuré pendant tout le combat du 18 mars 1915, le service des transmissions au poste central dans de parfaites conditions malgré les continuels changements d objectifs au transport du tir d un bord à l autre sans cessation de feu. Sont morts à leur poste lorsque le bâtiment a chaviré.» V Mandin Joseph Auguste. Né le 12 mai 1870 à Lambesc (Bouches-du-Rhône). Entre dans la Marine en 1889. Mécanicien principal de 2 ème classe le 5 février 1904, Mécanicien de 1 ère classe le 20 juillet 1910 ; port : Toulon. Officier breveté torpilleur. Au 1 er janvier 1911, sur le croiseur cuirassé Dupleix, Division navale de l'extrême-orient (Roger Morin de la Rivière, C dt ). Le 18 mars 1915, sur le cuirassé BOUVET, il disparaît avec le bâtiment éventré par une mine dérivante. Jugement déclaratif de décès rendu le 20 mars 1916 et transcrit le 3 avril 1916 à Toulon. «Sont morts bravement à leur poste de combat engloutis avec leur bâtiment». V Negro Louis Félix Désiré. Né le 7 mars 1877 à Marseille (Bouches-du-Rhône). Mécanicien principal de 2 ème classe de la Marine postérieurement au 1 er janvier 1911. Le 18 mars 1915, sur le cuirassé BOUVET, il disparaît avec le bâtiment éventré par une mine dérivante Jugement déclaratif de décès rendu le 20 mars 1916 et transcrit le 3 avril 1916 à Toulon. «Sont morts bravement à leur poste de combat engloutis avec leur bâtiment».

Page 25 de 48 V Paquier Etienne Victor Valentin. Né le 14 février 1881 à Ciboure (Pyrénées-Atlantiques). Entre dans la Marine en 1899. Aspirant le 5 octobre 1902 ; port : Rochefort. En mars 1903, sur le cuirassé Gaulois, Escadre de Méditerranée (Pierre Le Bris, C dt ). Enseigne de vaisseau le 5 octobre 1904. Au 1 er janvier 1911, en service à terre à l'école des Officiers torpilleurs, Adjoint au Professeur d'électricité. Le 18 mars 1915, Lieutenant de vaisseau sur le cuirassé BOUVET, il disparaît avec le bâtiment éventré par une mine dérivante. Jugement déclaratif de décès rendu le 20 mars 1916 et transcrit le 11 avril 1916 à Ciboure. «Sont morts bravement à leur poste de combat engloutis avec leur bâtiment». V Piat-Desvial Alfred Paul Gabriel. Né le 4 août 1894 à Romans-sur-Isère (Drôme) Le 18 mars 1815, Aspirant de la Marine Nationale sur le cuirassé BOUVET, il disparaît avec le bâtiment éventré par une mine dérivante. Jugement déclaratif de décès rendu le 20 mars 1916 et transcrit le 3 avril 1916 à Toulon. «Ont assuré le service d adjudants de tir avec un parfait sangfroid, et ont rendu les plus grands services dans l observation des batteries et la surveillance des mines flottantes. Morts à leurs poste lorsque le BOUVET a sombré le 18 mars 1915».

Page 26 de 48 V Potier de Courcy Alfred Augustin Henri Marie Né le 16 février 1895 à Paris - VII ème (Seine) Le 18 mars 1915, Aspirant de la Marine Nationale sur le cuirassé BOUVET, il disparaît avec le bâtiment éventré par une mine dérivante. Jugement déclaratif de décès rendu le 20 mars 1916 et transcrit le 3 avril 1916 à Toulon. «A pris une part active au combat du 18 mars et a trouvé une mort glorieuse à son poste dans sa tourelle lorsque le «BOUVET», touché par une mine, a chaviré». V Quernet J. L. J. Lieutenant de vaisseau. «Ont montré les plus belles qualité d énergie et de sang-froid pendant le combat du 18 mars 1915 et lors de la perte de leur bâtiment». V Rageot de la Touche Valentin Marie Né le 9 avril 1858 à Toulon (Var). Fils d'un Officier de la Marine Nationale, il entre dans la Marine en 1875 (port : Toulon). Aspirant le 5 octobre 1878. Au 1 er janvier 1879, sur le cuirassé Revanche, Escadre d'évolutions (Louis de Lanneau, C dt ). Enseigne de vaisseau le 5 octobre 1880, il prend part en 1881 à l'expédition de Tunisie. En 1883, il est sur le Tourville, Division des Mers de Chine, Second de la compagnie de débarquement il effectue plusieurs

Page 27 de 48 2 Ne figure pas sur le site "Mémoire des hommes". opérations au Tonkin. Au 1 er janvier 1885, sur le transport Ariège, Service des transports (Nicolas Colin, C dt ). Lieutenant de vaisseau le 23 décembre 1885. En 1886, il est à nouveau en Indochine sur le Mytho et il combat au Tonkin. Officier breveté Canonnier en 1888. En 1889, sur le Saint Louis, il s'intéresse aux expériences d'aérostation et est breveté aérostier en 1892. Chevalier de la Légion d'honneur Au 1 er janvier 1897, en corvée à la Direction des mouvements du port de Toulon, puis il est Officier Canonnier sur le cuirassé Formidable. De 1898 à 1900, il commande l'aviso à roues Jouffroy, Station de la Guyane. Au 1 er janvier 1901, sur le croiseur Chanzy, Escadre de Méditerranée (Frédéric Richard-Foy, C dt ). Aux 1 er janvier 1902, 1903, port : Toulon. Capitaine de frégate le 3 avril 1903. En 1904, Second sur le Borda, École navale en rade de Brest. En 1906, commandant d un groupe de bâtiments en réserve spéciale à Toulon. En 1907, Commandant de l'aviso Manche en Indochine. En 1909, Commandant le croiseur Chasseloup-Laubat en Méditerranée. Capitaine de vaisseau le 16 novembre 1910. Au 1 er janvier 1911, port : Toulon. Officier de la Légion d'honneur. Officier d'académie. Il commande le croiseur Bruix en réserve à Toulon. En 1912, il commande le vieux cuirassé BOUVET et participe au conflit des Dardanelles aux ordres de Guépratte. Le 18 mars 1915, le BOUVET heurte une mine dérivante dans le détroit et coule en quelques minutes faisant 639 victimes (Officiers et matelots). Il n'y aura que 45 rescapés. "Après avoir soutenu un combat très vif avec les batteries de côtes ennemies, a conservé le plus grand sang-froid lorsque son bâtiment a été touché par une mine. Est resté à son poste où il a trouvé une mort glorieuse." V Saisset Jules Antoine Nicolas 2 Né le 29 novembre 1868. Entre dans la Marine en 1886.

Page 28 de 48 Aspirant le 5 octobre 1889. Enseigne de vaisseau le 6 avril 1892 ; port : Brest. Officier breveté fusilier. Au 1 er janvier 1897, sur le Bretagne, École des mousses (Émile Coüy, C dt ). Au 1 er janvier 1899, sur le cuirassé Redoutable, Escadre du Nord (Charles Esmez, C dt ). Lieutenant de vaisseau le 22 janvier 1899. Au 1 er janvier 1901, Officier Élève à l'école des Officiers Torpilleurs à Toulon. Officier breveté torpilleur. Aux 1 er janvier 1902, 1903, sur le cuirassé Amiral Tréhouart, Escadre du Nord (Gaston D'Aboville, C dt ). Chevalier de la Légion d'honneur. Au 1 er janvier 1911, sur le croiseur cuirassé Edgar Quinet, en préparation d'essais à Brest (Émile Guépratte, C dt ). Le 18 mars 1915, Officier de sécurité sur le cuirassé BOUVET, Il disparaît avec le bâtiment éventré par une mine dérivante. «Sont morts bravement à leur poste de combat engloutis avec leur bâtiment». V Sarthe M. G. B. G. Commissaire de 1 re classe. «Sont morts bravement à leur poste de combat engloutis avec leur bâtiment». V Simon P. Enseigne de vaisseau de 2 eme classe. «Ont montré les plus belles qualité d énergie et de sang-froid pendant le combat du 18 mars 1915 et lors de la perte de leur bâtiment».

Page 29 de 48 V Stutz Émile Henri Adrien Né le 7 juin 1871 à Toulouse (Haute-Garonne). Élève de l'école polytechnique en 1892, opte pour la Marine. Aspirant le 1er octobre 1894. Enseigne de vaisseau le 1 er octobre 1896 ; port : Toulon. Au 1 er janvier 1897, port : Toulon. Au 1 er janvier 1899, sur la canonnière Gabès, Division navale de l'océan Indien (Louis Pinel, C dt ). Au 1 er janvier 1901, Adjoint à l'école de chauffe à Cherbourg. Le 1 er janvier 1902, Second du sous-marin Morse, Station des sous-marins de Cherbourg (Edmond Morillon, C dt ). En 1903, sur le cuirassé Saint Louis, Escadre de Méditerranée occidentale et du Levant (Jules Nény, C dt ). Lieutenant de vaisseau le 16 juillet 1903. Officier breveté torpilleur. Chevalier de la Légion d'honneur. Le 30 novembre 1910, Commandant du sous-marin Gay- Lussac, Station des sous-marins de Toulon. Le 18 mars 1915, sur le cuirassé BOUVET, il disparaît avec le bâtiment éventré par une mine dérivante Jugement déclaratif de décès rendu le 20 mars 1916 et transcrit le 3 avril 1916 à Toulon. «Sont morts bravement à leur poste de combat engloutis avec leur bâtiment». Thevenard L. O. E. Lieutenant de vaisseau. 3 «Ont montré les plus belles qualité d énergie et de sang-froid pendant le combat du 18 mars 1915 et lors de la perte de leur bâtiment». 3 Correspondance en annexe 4.

Page 30 de 48 Annexe 2 : Sous-officiers par ordre alphabétique : V Boyer Victorin Joseph ( 4 ) Deuxième Maître Mécanicien - Origine : 83 Pignans. V Durand Pierre Jean. Second maître canonnier pointeur. En mars 1915, sur le cuirassé BOUVET, il disparaît avec le bâtiment éventré par une mine. «Tourelle AR du «BOUVET», d un sang-froid, d une combativité et d une ardeur remarquable, a fait preuve des plus belles qualités de pointeur ; est resté dans sa tourelle, lorsque le «BOUVET» a sauté sur une mine, préférant mourir à son poste que de le quitter sans ordre.». V Gourmelon J.P. Second maître canonnier. En mars 1915, sur le cuirassé BOUVET, il disparaît avec le bâtiment éventré par une mine. «Chef de la tourelle 12 du «BOUVET», lorsque le navire a été touché par une mine, a fait sortir tout l armement de sa tourelle en bon ordre et est resté seul dans la tourelle, englouti avec le bâtiment».

Page 31 de 48 V Kerjean Jean Louis ( 4 ) Premier Maître mécanicien - Origine : 83 Saint-Mandrier-sur-Mer /et/ 56 Caudan (Né le 1 er septembre 1882) Labous Jean. Premier maître canonnier. «Chef de section de la tourelle de 30 AV, a continué le tir après avarie du marbec avec l armement dont les hommes tombaient successivement asphyxiés et lui-même tombait inanimé au onzième coup». Le Fur Louis. Maître canonnier. «Chef de section de la tourelle de 27 bâbord du «BOUVET» ; a maintenu pendant tout le combat la régularité du tir et le bon fonctionnement de sa pièce qui, après avarie du 30 AV, a réduit au silence les forts ennemis. A maintenu le plus grand calme dans l armement de sa pièce au moment de la perte du «BOUVET».

Page 32 de 48 V Priol Mathieu Marie ( 4 ) Second Maître Chauffeur - Origine : 29 Esquibien /et/ 29 Goulien (né le 24 novembre 1878). V Quesnel Paul Albert ( 4 ) Maître Canonnier - Origine : 76 La Chapelle-sur-Dun (né le 17 février 1876). V Roudaut Jean ( 4 ) Second Maître Canonnier - Origine : 29 Guissény (né le 11 avril 1881). V Sassoulas Fernand ( 4 ) Mécanicien Principal - Origine : 83 Toulon.

Page 33 de 48 Annexe 3 : Equipage par ordre alphabétique : 4 http://www.memorial-genweb.org/ V Allain Yves Marie - disparu. V Allain Michel - Matelot Canonnier - Origine : 29 Lannilis VArnaud François Aurélien Henri ( 4 ) - Quartier-maître Mécanicien - Origine : 33 Libourne (né le 15 décembre 1887) VAudran François Marie ( 4 ) - Matelot - Origine : 56 Pluvigner. VAuffray Albert Marie Victor Mathurin ( 4 ) Quartier-maître de Man uvre - Origine : 35 Saint-Jouan-des-Guérets (né le 5 juin 1888). VAutin Arthur Fernand ( 4 ) Matelot Clairon - Origine : 17 Charron. V Baron Joseph Marie ( 4 ) Matelot - Origine : 29 Plouguerneau. V Bassibey Gaston ( 4 ) Matelot - Origine : 33 Isle-Saint- Georges. V Belleville Louis Étienne Charles ( 4 ) Matelot - Origine : Sénégal - Rufisque (né le 28/10/1895). V Boiel Edmond Clément Marie ( 4 ) Matelot - Origine : 85 Montaigu (né le 23 mai 1891). V Bonnec Jean Marie ( 4 ) Matelot Gabier breveté - Origine : 56 Groix. V Bonnet Ernest Hector ( 4 ) Apprenti Marin - Origine : 59 Denain (né le 3 décembre 1892). (?) Bourdilliat Maurice Armand - né le 09 décembre 1874 - Seine Maritime. V Brochet Albéric Octave Raymond ( 4 ) Matelot - Origine : 16 Angoulême (né le 12 avril 1896). V Bruhat Alfred Pierre ( 4 ) Matelot - Origine : 17 Hiers- Brouage (né le 10 mars 1896). V Cahuzac ( 4 ) - Origine : 83 Toulon. V Casanova François - Antoine - Quartier-maître ; né à Azilonu Ampaza en 1893. V Chantereau Albert ( 4 ) Matelot Fourrier - Origine : 24 Miallet (né le 15 avril 1890). V Charreteur Armand René ( 4 ) Matelot Canonnier - Origine : 29 Le Conquet. V Chilotti Joseph ( 4 ) Matelot - Origine : 06 Nice (né le 5 mars 1896). V Clech Jean Marie ( 4 ) Canonnier - Origine : 29 Lanmeur /et/ 29 Guimaëc (Né le 6 octobre 1886). V Cordelle Charles Henri ( 4 ) Quartier-maître Mécanicien - Origine : 10 Plancy-l'Abbaye /et/ 75 Paris 1 er arrondissement (né le 26 mai 1889).

Page 34 de 48 V Corlouer Pierre ( 4 ) Quartier-maître Torpilleur - Origine : 22 Paimpol. V Cosimo Paul ( 4 ) Matelot Timonier - Origine : 20 Saint- Florent ou San Fiurenzu (né le 11 août 1895). V Costiou Laurent ( 4 ) - Origine : 29 Névez. V Coulon Laurent Jean Victor ( 4 ) Matelot - Origine : 34 Gignac (né le 16 juin 1894). V Couppey Victor ( 4 ) - Origine : 50 Équeurdreville- Hainneville. V Créach Yves ( 4 ) Quartier-maître Chauffeur - Origine : 29 Cléder (né le 20 décembre 1873). V Daffniet Jean ( 4 ) Matelot - Origine : 29 Plouézoc'h. V Daguerre François ( 4 ) Matelot - Origine : 40 Labennec. V Dasso Louis Nonce ( 4 ) Apprenti marin - Origine : 20 Bastia (né le 14 mars 1892). V David Jean Marie Léon ( 4 ) Matelot Charpentier - Origine : 56 Plomeur (né le 6 avril 1884). V Delecole Arsène ( 4 ) Matelot Chauffeur - Origine : 80 Mailly-Maillet (né le 19 février 1894). V Delpech Camille Ulysse ( 4 ) Quartier-maître Mécanicien - Origine : 12 Villefranche-de-Rouergue (né le 9 mai 1888). V Dorinet Pierre Théophile Léon ( 4 ) Matelot Gabier - Origine : 17 Crazannes (né le 11 mai 1894). V Doumain Julien ( 4 ) Quartier-maître de Man uvre - Origine : 17 Châtelaillon-Plage /et/ 16 Vitrac-Saint-Vincent (Né le 22 juillet 1893). V Dubourg Joseph ( 4 ) Mécanicien - Origine : 33 Saint- Symphorien (né le 22 mars 1882). V Dujardin Violette Ambroise Louis Laurent - né le 14 août 1892 à Saint Valéry - Somme (80) - Matricule 271 - Classe 1912 - Recrutement Abbeville - Matelot de 3 éme classe sans spécialité - Cuirassé Bouvet - disparu en mer le 18 mars 1915 cité sur les plaques commémoratives de l'église et de la chapelle des Marins - Médaille Militaire - Croix de Guerre - Inscrit sur le livre d'or de Saint Valéry. 5 V Duprat Jean ( 4 ) Matelot - Origine : 33 La Teste-de-Buch. V Duville ( 4 ) Origine : 83 Toulon. V Edouard Alfred Noël ( 4 ) Matelot - Origine : 17 L'Éguille /et/ 17 Pont-Labbé-d'Arnoult (né le 25 décembre 1896). V Espanet Léon Marius Février ( 4 ) Matelot - Origine : 83 Le Beausset. V Fauquenot Gaston Léon Alphonse ( 4 ) Quartier-maître - Origine : 83 Toulon. V Finiels Fernand - marin sur le cuirassé Bouvet, décédé le 18 mars 1915 à l âge de 23 ans originaire d Aumessas. 5 http://www.premiumwanadoo.com/memorial-morts-pour-la-france-80/memorial/st_valery/st_valery.htm

Page 35 de 48 6 Source : Avant oubli - Joël Rocafort - Editions Atlantica. V Forgit Fernand François ( 4 ) Matelot - Origine : 17 La Tremblade (né le 7 avril 1891). V Ganivet Ferdinand Augustin ( 4 ) Matelot Canonnier - Origine : 83 Salernes. V Gauthier Léon Noël ( 4 ) Quartier-maître Armurier - Origine : 83 Toulon (Né le 4 février 1892). V Gautier Joseph Marie ( 4 ) Maître Fourrier - Origine : 22 Dinan (né le 28 février 1874). V Ginouves Georges Ernest Clément ( 4 ) Matelot Boulanger - Origine : 83 Pierrefeu-du-Var. V Gouachet Marcel Marie ( 4 ) Quartier-maître - Origine : 29 Île-Molène (né le 24 septembre 1891). V Gouzien Jean Marie ( 4 ) Quartier-maître Chauffeur - Origine : 29 Lampaul-Ploudalmézeau (né le 12 décembre 1880) V Guérin Paul ( 4 ) Apprenti Marin - Origine : 33 Eysines (né le 29 août 1892). V Hagnère Jules Florent ( 4 ) Matelot - Origine : 62 Étaples /et/ 62 Etaples (né le 30 novembre 1892). V Hamon Nicolas ( 4 ) Quartier-maître Fusilier - Origine : 22 Pleumeur-Bodou (né le 28 mai 1890). (?) Hery Jean Alexis Louis - né le 15 septembre 1889 - Seine Maritime. V Laborde Louis Joseph ( 4 ) Matelot Électricien - Origine : 70 Champagney (né le 9 août 1893). V Lafiteau Raphaël ( 4 ) Marin - Origine : 33 Bordeaux. V Laforge Joseph Gérard Blaise ( 4 ) Matelot Mécanicien - Origine : 59 Merville (né le 2 février 1894). V Larralde Léon ( 4 ) Matelot - Origine : 64 Anglet /et/ 64 Bayonne (né le 2 mars 1891). (?) Larralde Léon - 24 ans, matelot, né à Bayonne, domicilié à Anglet - Pyrénées Atlantiques. 6 V Le Bars René ( 4 ) Quartier-maître Chauffeur - Origine : 29 Kerbuan (né le 23 juillet 1870). V Le Berre Allain Joseph ( 4 ) Canonnier breveté - Origine : 29 Plounevez-Lochrist (né le 25 mars 1896). (?) Le Berre Jean Rodolphe - né le 19 février 1895 - Seine Maritime. V Le Berre Michel ( 4 ) Matelot Canonnier - Origine : 29 Henvec (né le 1 er mai 1897). V Le Bouard Marius Eugène Marie ( 4 ) Origine : 56 Lorient (Né le 11 janvier 1882). V Le Calvez Louis Marie ( 4 ) Second Maître Mécanicien - Origine : 22 Plouguiel (né le 29 décembre 1886). V Le Corre Eugène Marie ( 4 ) Matelot Canonnier - Origine : 29 Lanildut (né le 8 septembre 1896).

Page 36 de 48 7 Documents complémentaires en annexe 4. V Le Du Valentin ( 4 ) Quartier-maître Charpentier - Origine : 22 Penvénan (né le 29 novembre 1886). V Le Quellec Elysée Gildas Marie ( 4 ) Matelot Gabier breveté - Origine : 56 Groix. V Le Ribault Pierre ( 4 ) Quartier Maître - Origine : 22 Saint- Jacut-de-la-Mer. V Legris Paul Alphonse Alexandre ( 4 ) Matelot - Origine : 93 Villemomble /et/ 62 Calais (Né le 7 février 1897). V Lenclos Alfred Eugène Léon - né le 12 janvier 1891 à Saint Riquier (80) - Matricule 29510 - Classe 1910 - Recrutement Abbeville Marin - Matelot de 2 éme classe Mécanicien - Cuirassé Bouvet - disparu en mer le 18 mars 1915 cité sur la plaque commémorative de l'église - Médaille Militaire - Croix de guerre - Inscrit sur le livre d'or de St Valéry. 5 V Macchiavello Jérôme ( 4 ) Matelot - Origine : 83 Toulon. V Maiffret Honoré ( 4 ) Origine :? V Mancieri Vincent ( 4 ) Matelot - Origine : Algérie - Alger - Mustapha (Né le 22 décembre 1893). V Marin Georges Jules ( 4 ) Matelot Mécanicien - Origine : 59 Rosendael (né le 9 août 1894). V Marlas Edmond ( 4 ) Marin - Origine : 24 Sarlat-la-Canéda. V Martin Valentin ( 4 ) Apprenti Marin - Origine : 06 Nice (né le 20 juillet 1892). V Martinaud Henri Célestin ( 4 ) Apprenti Marin - Origine : 17 Chaillevette /et/ 17 Le Chay (né le 7 septembre 1895). V Masson Hippolyte Noël Marie ( 4 ) Matelot - Origine : 29 Ile de Molène (né le 25 décembre 1893). V Mattone Augustin Marius ( 4 ) Canonnier - Origine : 83 Ollioules. V Menant Laurent ( 4 ) Matelot - Origine : Argentine - Victoria (né le 10 juillet 1891). V Meunier Alexandre Joseph ( 4 ) Matelot - Origine : 30 La Grand'Combe (né le 8 mars 1884). V Morvan Pierre Marie - Matelot Chauffeur - Origine : 29 Morlaix (né le 23 janvier 1891). (?) Moulin Albert Henri - né le 11 novembre 1891 - Seine Maritime. V Naveau Georges Pierre Marie - né à Sablé Sarthe. 7 V Papin Julien Maximilien ( 4 ) Matelot Canonnier - Origine : 17 Saint-Pierre-d'Oléron (né le 3 mai 1891). V Pelletier Louis Alfred ( 4 ) Matelot timonier - Origine : 17 Marennes (né le 23 décembre1881). V Perdigon Marius ( 4 ) Matelot - Origine : 06 Nice /et/ 06 Massouins (né le 21 juin 1895).

Page 37 de 48 V Pin Jean ( 4 ) Matelot - Origine : 06 Nice (né le 2 novembre 1894). V Poissonnier Albert Désiré Joseph Gustave ( 4 ) Matelot - Origine : 59 Tourcoing (né le 24 janvier 1894). V Poland-Bayard Emmanuel Marie Joseph ( 4 ) Apprenti Marin - Origine : 13 Marseille (né le 21 juin 1891). V Postec André ( 4 ) Matelot - Origine : 29 Cléder (né le 19 décembre 1875). V Postic Pierre Marie ( 4 ) Canonnier - Origine : 29 Locquirec /et/ 29 Plouézoc'h (né le 14 mai 1884). V Pouthier Léon Charles ( 4 ) Matelot Électricien - Origine : 25 Morteau /et/ 25 Pontarlier (né le 14 mai 1892). V Prigent Jean ( 4 ) Matelot - Origine : 29 Morlaix (né le 19 novembre 1895). V Puyo Paul André ( 4 ) Matelot - Origine : 64 Anglet (né le 2 avril 1888) 6 V Quéau Jean François ( 4 ) Quartier-maître Chauffeur - Origine : 29 Carantec /et/ 29 Saint-Pol-de-Léon (né le 8 janvier 1880) V Ragut Albert Charles ( 4 ) Matelot - Origine : 94 Villeneuve- Saint-Georges (né le 2 septembre 1894). V Richard Georges ( 4 ) Matelot - Origine : 22 Paimpol (né le 30 janvier 1892). V Rivet Jules Joseph ( 4 ) Matelot Boulanger - Origine : 83 Le Lavandou. V Rouvier Eugène Louis ( 4 ) Matelot - Origine : 06 Saint- Cézaire-sur-Siagne. V Roux Pierre Félix ( 4 ) Matelot - Origine : 06 La Tour- Roussillon (né le 25 septembre 1895). V Saccone Marius Paul ( 4 ) Matelot - Origine : 83 Saint- Tropez. V Sage Jean Fleury Marius ( 4 ) Apprenti Marin - Origine : 26 Saint-Rambert-d'Albon. V Saiz De La Puente José Manuel ( 4 ) Origine : 47 Marmande (né le 12 novembre 1896). V Saldalamacchia Natta Salvator ( 4 ) Matelot Chauffeur - Origine : 83 La Seyne-sur-Mer /et/ 83 Saint-Mandrier-sur-mer (né le 8 mars 1885). V Sangougnet Jacques Alfred ( 4 ) Matelot chauffeur mécanicien - Origine : 64 Anglet /et/ 64 Le Boucau (né le 4 juillet 1891). (?) Sangougnet Jacques Alfred - 24 ans, matelot chauffeur, né au Boucau, domicilié à Anglet - Pyrénées Atlantiques. 6 V Schweitzer Ladislas Étienne ( 4 ) Matelot - Origine : 55 Chauvency-Saint-Hubert /et/ 51 Reims (né le 14 septembre 1891).

Page 38 de 48 V Simon Frédéric Aimé Désiré ( 4 ) Matelot - Origine : 14 Ouistreham (né le 13 septembre 1895). V Stephan Jean-Louis ( 4 ) matelot fusilier. Origine : 29 Ouessant (né le 23 juillet 1890 à Ouessant (29)). V Thomas Louis Lucien Léon ( 4 ) Matelot Mécanicien - Origine : 50 Cherbourg (né le 21 octobre 1892). V Tribout Auguste Georges Edmond ( 4 ) Quartier-maître Mécanicien - Origine : 50 Granville (né le 23 novembre 1888). (?) Vilarem François matelot - Pyrénées-Orientales. V Voland Marcel ( 4 ) Matelot Canonnier - Origine : 71 Chenôves (né le 17 octobre 1894). (Les listes des officiers, sous-officiers et de l équipage sont en cours de constitution) BOUVET

Page 39 de 48 Annexe 4 : Biographie d'un Sabolien disparu au cours du naufrage du BOUVET. (Au-delà des éléments indiqués sur le drame, on trouve à la fin une lettre rédigée par un survivant à la famille de cette personne). Retranscription intégrale de la biographie : V Naveau Georges Pierre Marie - né à Sablé, le 24 février 1893 de Pierre et Marie Durif. Avant d'être soldat, Georges Naveau était valet de chambre à Paris. Il avait devancé l'appel de sa classe et s'était engagé dans la marine, au mois d'avril 1913. Il fit ses classes à Cherbourg, puis embarqua sur le BOUVET, où il devint maître d'hôtel. La mobilisation le trouve à son poste sur le même navire. Nous connaissons, hélas! la terrible catastrophe du BOUVET. Sous la poussée anglaise, les alliés avaient décidé l'expédition des Les escadres franco-anglaises avaient pénétré dans le détroit ; elles se composaient de 16 cuirassés, de 3 croiseurs et de plusieurs contre-torpilleurs. Le 18 mars 1915, la flotte avait reçu l'ordre d'appareiller à neuf heures du matin, pour forcer la passe, à l'endroit où les Dardanelles ont la plus faible largeur, environ 1.200 mètres. Les quatre bateaux français, Suffren, BOUVET, Charlemagne et Gaulois tenaient le milieu de la ligne. Jusqu'à midi, l'escadre s'était avancée indemne et avait pu pénétrer dans la zone particulièrement dangereuse, une partie des bâtiments s'abritant sur la côte d'asie, dans la baie des Barbiers, l'autre longeant la côté d'europe, à la hauteur de Souan-Déré. Après une heure d'accalmie, le feu recommença, la mer s'embrasa de nouveau. Mais voici que l'un des navires de tête, le BOUVET, sembla s'immobiliser dans un grand remous... Il venait de toucher une mine. Une énorme trombe de fumée noire s'élève, le bateau se couche, les deux mâts se rejoignent sous l'effort de la coque qui s'ouvre, puis tout s'enfonce et disparaît sous les vagues qui continuent de danser et sourire. Dans une lettre adressée au frère de Georges Naveau, le lieutenant E. Thévenard écrit : "Nous avions été engagés un seul bateau contre trois forts de Chanack, - le goulet qu'il faut forcer pour remonter à Constantinople.- Après une heure et demie de combat avec deux de nos grosses pièces seulement, - l'armement de la troisième ayant été asphyxiée parce qu'il l'avait servie jusqu'au bout, malgré une avarie du tuyautage d'air de la tourelle,- nous avons réduit les forts au silence, - plus de dix pièces de gros calibre.

Page 40 de 48 "Nous revenions, remplacés par une division anglaise. Nous avons touché une mine. Le bâtiment s'est couché sur tribord très rapidement, et en cinquante secondes a complètement disparu. On avait aussitôt commencé l'évacuation et tout s'est passé dans le plus grand calme, dans le plus grand ordre, sans le moindre cri. Mais le chavirement a été trop rapide. Nous ne sommes que 47 survivants."- sur 700 hommes! "Votre frère n'a pas été sauvé. C'est donc qu'il a eu pour tombeau le BOUVET, sur lequel il a vaillamment combattu. C'est pour nous autres marins une mort glorieuse et vous pouvez être fier de lui ; car le BOUVET avait eu le succès le plus complet contre les forts, malgré quelques gros coups reçus et plusieurs incendies au bord, au cours du combat." " O flots, que vous savez de lugubres histoires!" Almire Belin - Livre d'or des Saboliens tombés au champ d'honneur pendant la guerre de 14-18 - Sablé-sur-Sarthe, 1921. (Pages 379-380.)

Page 41 de 48 Annexe 5 : Etat-major au 1 er janvier 1897 : Navire en achèvement à Lorient. Commandant : Louis Paul Noël, Capitaine de vaisseau. Mécanicien principal de 1 ère classe : Jean Pierre Pellissier. Etat-major au 1 er janvier 1899 : Escadre de Méditerranée (Vice-amiral François Fournier, Commandant en chef du 1 er octobre 1898). Commandant : Louis Paul Noël, Capitaine de vaisseau. Second : Émile Paul Aimable Guépratte, Capitaine de frégate. Lieutenants de vaisseau : Jules Bienaymé (fus.). Paul Duc (can.). Ernest Favreul. Florimond Florimond (torp.). Joseph Rousse. Marie Senès. Enseignes de vaisseau : Albert Bijot. Pierre de Courtois. Louis Delord. Oscar Fépoux. Maurice Le Gorrec. Joseph Rey. Charles Serret. Mécaniciens principaux : 1 ère classe : Jean Pierre Pellissier. 2 ème classe : Alphonse Arnaud. Émile Bodevin. François Suptil. Commissaire : Gustave Landrieu. Médecin-major : François Thémoin, (Médecin principal.) Médecin : Charles Guyot. Aspirants : Pierre Changeux.

Page 42 de 48 Henri Daganet. Frédéric Paulus. Fernand Thouroude. Etat-major au 1 er janvier 1901 : Escadre de Méditerranée (Vice-amiral Marie de Maigret Commandant en chef du 1 er octobre 1900.) Commandant : François Leygue, Capitaine de vaisseau (depuis le 5 août 1899). Second : Victor Senès, Capitaine de frégate. Lieutenants de vaisseau : Pierre Abadie (fus.). Léon Bagay (can.). Vincent Cotoni. Charles de Meynard (torp.). René Portier. Henri Turc. Enseignes de vaisseau : Ernest Blavinhac. Aimé Bourdonnaud (can.). Alexandre Cortez (fus.). Henri Daganet. Marcel Lacloche. Ernest Lainè. Louis Vennin. Mécaniciens principaux : 1 ère classe Edouard Eyglument. 2 ème classe : Alphonse Arnaud. Louis Babel. Marius Fagot. Commissaire : Pierre Mimaud. Médecin-major : Charles Nodier (Médecin principal). Médecin : Henri Charuel. Aspirants : 6 officiers non identifiés.

Page 43 de 48 Etat-major au 1 er janvier 1902 : Escadre de Méditerranée (Vice-amiral Marie de Maigret, Commandant en chef). Commandant : Pierre Dufayot de Maisonneuve, Capitaine de vaisseau. (depuis le 5 août 1901) Second : Antoine Champanhac, Capitaine de frégate. Lieutenants de vaisseau : Pierre Abadie (fus.). Joseph Boussès. Marcel Dupont (can). René Portier (torp.). Henri Pugliesi-Conti. Enseignes de vaisseau : Marius Bellissent. Jean Louis Blanchot. Toussaint Bonelli ( fus.). Aimé Bourbonnaud (can.). Marie Croissandeau. Marcel Lacloche. Louis Vennin. Mécaniciens principaux : 1 ère classe : Alexis Le Lan 2 ème classe : Lucien Babel. Marius Fagot. Adolphe Ruel. Commissaire : Pierre Ménager. Médecin-major : Salvator Raffaelli (Médecin principal). Médecin : Jean Dargein.

Page 44 de 48 Etat-major au 20 mars 1903 : Escadre de Méditerranée (Vice-amiral Edouard Pottier, Commandant en chef du 1 er octobre 1902). Commandant : Alphonse Guillou, Capitaine de vaisseau (depuis le 20 mars 1903) Second : Joseph Burel, Capitaine de frégate. Lieutenants de vaisseau : Joseph Boussès. Elie de la Rosière (torp.). Marcel Dupont (can.). Pierre Zahm (fus.). X (non identifié). Enseignes de vaisseau : Pierre Demotes-Maynard. Alfred Dumont. Henri Kornprobst. Marc Legrand. Auguste Marcy (torp.). Victor Robin (can.). Charles Tariel. Mécaniciens principaux : 1 ère classe : Sylvain Martin. 2 ème classe : Jean Baptiste Abel. Antoine Michaud. Adolphe Ruel. Commissaire : Joseph Sisteron. Médecin-major : Salvator Raffaelli (Médecin principal). Médecin : Jean Dargein. Aspirants : Pierre Cayla. Jean-Louis Conneau. Frédéric Despax. Jean Pierre Esteva. Marie Fornier de Lachaux. Arthur Ladonne. Paul O'Neill.

Page 45 de 48 Etat-major au 1 er janvier 1911 : Porte-pavillon du Contre-amiral Achille Adam, Commandant une division de la 2 ème Escadre (au 21 décembre 1910) ; auprès du Vice-amiral Marie Aubert, Commandant en chef. État-Major général : Gaston Mercier, Chef d'état-major. Capitaine de frégate - Maxime Bouis, Aide de camp. Lieutenant de vaisseau - Jean Pierre Vallèe, Aide de camp. Enseigne de vaisseau - Gérard Baudry-Lacantinerie. Officier d'ordonnance, Enseigne de vaisseau - Joseph Doneaud. Mécanicien de division, Mécanicien Inspecteur - Félix Marec. Commissaire de division, Commissaire principal - Amateur Pungier. Médecin de division, Médecin en chef x État-Major : Commandant : Émile Fournier, Capitaine de vaisseau (depuis le 21 décembre 1910) Second : Louis Faucon, Capitaine de frégate. Lieutenants de vaisseau : Charles Aubert. Henry Dardignac. Charles Flambard. Camille Laurens (can.). Adolphe Lucas (fus.). Enseignes de vaisseau : Alphonse Barbier. Gabriel Berry (torp). Guillaume Collobert. Paul Filbien (can.). Alfred Gilardoni. Germain Jardel. Auguste Kerouanton (fus.). Gustave Salaün. Raymon Terme. Georges Thierry d Argenlieu.

Page 46 de 48 Mécanicien en chef : Auguste Laurent. Mécaniciens principaux : 1 ère classe : Eugène Le Sèvin. Joseph Levisage. 2 ème classe : Alexandre Arthus. Emmanuel Hilly. Médecin : Georges Varenne. (Liste établie d après les travaux de Gilles Jogerst.)

Page 47 de 48 Annexe 6 : Cette relation de deux rescapés du BOUVET est insérée dans un texte relatif au cuirassé Gaulois, paru en 1915 : AUX DARDANELLES 8 (Février Mars 1915) 9 II ème partie. «Nous croyons intéressant, pour compléter ce récit, d'y joindre celui de deux autres survivants du BOUVET, qui furent également recueillis bord du Gaulois : le premier-maître canonnier L... et le quartier-maître canonnier Q... Le premier-maître canonnier L... était, pendant le combat, dans la tourelle de 305 avant. Au cours du tir, la soupape de l'appareil Marbec qui sert à chasser les gaz délétères, se casse. Le tir n'en continue pas moins. Au cinquième coup de canon, quatre hommes de l'armement tombent asphyxiés. L les met aussitôt de côté et remplace un des chargeurs. Bientôt le lieutenant de vaisseau B tombe de son poste de vigie, à la renverse, dans les bras du téléphoniste. L demande du secours, et le médecin de 2 ème classe C arrive. Jusqu'au onzième coup, les canonniers continuent à tirer, mais au douzième, L... tombe à son tour. Il a des sueurs froides, ses jambes se mettent à trembler, il éprouve une sensation de piqûre dans la poitrine, sans toutefois perdre connaissance. Il veut continuer le tir, mais quatre hommes le retiennent. Il s'appuie, pour reprendre haleine, contre le chariot de chargement de la plate-forme. A ce moment, il ressent une secousse, un ébranlement qui dure six à sept secondes ; il ne s'en inquiète pas, pensant au ricochet d'un gros projectile. Mais alors, le bateau s'inclinant, il est attire sur bâbord, puis plus violemment sur tribord. L... ne perd pas son sang-froid. Il descend l'échelle verticale qui mène à l'entrepont, se dirige sur une lumière qu'il aperçoit. C'est une porte faisant communiquer l'entrepont avec le jardin de la tourelle de 14 bâbord avant. Il la franchit, et se trouve presque immédiatement sur la coque du bateau. Sur cette coque, déjà horizontale, et qui est le flanc bâbord du navire, des hommes courent de l'arrière vers l'avant, l'explosion s'étant produite sur l'arrière. Mal inspirés furent ceux qui tentèrent de s'enfuir par tribord... L... essaie d'enlever ses chaussures, mais il n'a que le temps de se laisser glisser le long de la coque, et de se débattre dans l'eau, en évitant les tourbillons. Pendant vingt minutes il nage vers la côte d Asie, mais il se fatigue. Ayant fait la planche, il reçoit sur la nuque deux avirons remontant à la surface, et dont il se sert pour se soutenir. 8 Voir «la Revue de Paris» du 15 octobre 1915. 9 Publié dans «la Revue de Paris» - 1915 - Novembre - décembre (Année 22 / T.6) - Page 135 sur Gallica.bnf.

Page 48 de 48 A ce moment, il y avait autour de lui un grand nombre de naufragés, mais les obus continuaient à tomber, visant surtout les vedettes de sauvetage. A deux mètres de lui, un projectile fusa avec une grande gerbe. Recueilli par une embarcation anglaise, L... est conduit à bord du Mosquito, où on lui donne des vêtements secs et qui le fait passer sur un autre torpilleur anglais. Ce torpilleur s'approche du Gaulois, en mauvaise posture à la sortie des Un marin du Mosquito, en train de boire du thé, s'écrie en français, en s'adressant au premier-maître : «Encore un cuirassé français qui coule!» Au bout d'un quart d'heure, retour dans les Détroits, où le torpilleur demeure près de la Queen-Elizabeth, qui tirait sur Chanak. Il en ressort pour accoster, à 7 heures du soir, le Suffren mouillé à quelque distance du Gaulois, prés de l île aux Lapins. De là, L... est enfin transbordé sur le cuirassé échoué. Le quartier-maître canonnier Q... était, lui, dans une tourelle 14 bâbord du BOUVET. Le canon ne tirant pas à ce moment, il perçut très nettement le choc, une secousse de tribord à bâbord, «soulageant le bâtiment comme s'il avait marché sur un rocher». Une dizaine de secondes, il reste sur sa selle de pointeur, puis, sans que ses camarades se rendent compte de la situation, il se lève, va regarder par le trou d'évacuation, sent que l'on s'incline. Il crie : «C'est une mine! nous allons couler!» A trois, ses canonniers essaient d'ouvrir la porte qui donne dans le jardin, Mais, à peine entrebâillée, cette porte se bloque. Alors on essaie d'ouvrir le trou d'homme du plafond de la tourelle ; mais à trois encore, une main chacun sur la poignée, on ne parvient pas le dégager. Q..., pourtant, s'aidant de la tête et des mains, soulève, dans un effort désespéré, le couvercle, passe à travers le trou d'homme, donne, en sortant, la main à un camarade, et se met à courir sur l'avant. Les cheminées déjà plongeaient dans l'eau. Q... enlève sa chemise de laine et son pantalon de drap, puis, ayant glissé sur la mousse de la cuirasse, il est projeté à l'eau. Attiré dans un remous, il remonte bientôt à la surface, voit le ciel, se croit perdu, accroche un hamac au passage. Il nage, ainsi soutenu, pendant deux minutes, troque son hamac contre une cage à poules qui lui parait plus résistante. Au bout de cinq minutes, il aperçoit une vedette anglaise, nage dessus, et croche dans les fargues. On l'aide à monter, on le ragaillardit d'un peu d'alcool, et on le conduit sur le Gaulois, où il pense alors à changer de linge dans une casemate.»