L'hôpital Notre-Dame de la Pitié



Documents pareils
Le château de Versailles Architecture et décors extérieurs

L ÉGLISE AU MOYEN ÂGE

HOPITAL SAINT-MARCOUL Et HOPITAL NOËL-CAQUÉ

SAINT-PETERSBOURG EN PETIT GROUPE MEILLEUR TARIF GARANTI 2015/2016

Paris. Classes et séjours de découvertes Année scolaire 2015/2016. Résidence internationale de Paris. Paris 1 re découverte (2 jours/1 nuit)

Immeuble, Le Square Duvernay

église paroissiale ; cimetière Saint-Pierre de Poulainville, devenus cimetière communal (détruit)

SERVICES DE PROXIMITE

Accueil par notre guide accompagnateur. Circuit panoramique commenté dans Paris. ou visite guidée d un quartier de Paris à pied.

Maison, actuellement bureaux

C H Â T I L L O N L I M M O B I L I E R D E D E M A I N

Paris à travers les siècles au Musée Carnavalet

De l Abbaye Notre-Dame-aux-Nonnains à la Préfecture de l Aube

Eglise paroissiale Saint-Martin

L Eglise dans ses dimensions religieuse, économique, sociale et intellectuelle

MAISON NATALE DE VICTOR HUGO

A l entrée du quartier, les militaires venaient boire un verre de bière blonde «un canon». L école a été construite par Monsieur Pottier, avocat.

Commune de Préverenges

Les métiers de la ville 1. Joffrey 5 3 HISTOIRE-GÉOGRAPHIE, ANNÉE LES MÉTIERS DE LA VILLE AU MOYEN-ÂGE

EOI ARUCAS DEPARTAMENTO DE FRANCÉS DOSSIER LA VILLE ET LES PRÉPOSITIONS DE LIEU

SERVICE DE L EXERCICE PROFESSIONNEL

Introduction. 1. Les engagements de McGill

La construction du Palais de la Berbie

RESTAURATION DU SALON D ANGLE APPARTEMENT DU PAPE DOSSIER DE MÉCÉNAT

1803 à 1929 REPERTOIRE NUMERIQUE DETAILLE DE LA SOUS-SERIE 5M. établi par Claude BRICHON Adjoint technique principal

Marie-Anne Barbel ou l exemple d une femme d affaires du XVIIIe siècle Samantha ROMPILLON

LES MOSAIQUES DU CREDIT AGRICOLE

le futur centre des congrès de Rennes Métropole Illustrations Labtop / Jean Guervilly Couvent des Jacobins

SOMMAIRE. Des dallages de caractère pour des piscines très exclusives RUSTIQUE BULLÉE 04 ABBAYE 12 PIERRE DU LOT 10 COLLÉGIALE 16

Liste d hébergements proposés

PROJET DE RESTAURATION DE L ANCIEN COUVENT DE LA VISITATION. Monument Historique. Place de la République LE MANS

Villa dite Saint-Cloud

Il grandit dans des circonstances tragiques : la Révolution

e ANNIVERSAIRE DE LA PAROISSE DE LA-VISITATION-DE-LA-SAINTE-VIERGE DE POINTE-DU-LAC

Direction des Services Techniques. Phase I : DIAGNOSTIC. de type «R, X, L» : Ile Fanac

La vie de cour au château de Versailles avant la Révolution Française (1789)

L EMPIRE ROMAIN. étude de cas : Lucius Aponius Cherea habitant de Narbo Martius au II siècle. Fabienne Rouffia - collège V.

usine de serrurerie Rhône-Isère dite Ronis SA

Bienvenue au Cardinal

Concertation sur la requalification des places MABIT et PRESSENSE

Hôtel de voyageurs, Hôtel de la Galerie, puis Grand Hôtel de la Galerie, puis Métropole Hôtel, actuellement Hôtel Métropole

La liberté guidant le peuple sur les barricades

LE PETIT JOURNAL DE MARGOT

Un état descriptif de 1776 nous permet de mesurer la qualité de la conservation du bâtiment conçu par Mathurin Cherpitel.

Vieu X. à Vieux. Il y a bien longtemps... Il y a bien long. Il y a bien longtemps... Il y a bien longtemps... bien longtem.

Très chers amis, Merci de nous aider, vous êtes toujours bien présents dans nos prières quotidiennes. Dans le Cœur de Jésus,

Loi du 11 floréal an X (1 e mai 1802)

FICHE TECHNIQUE THEATRE DES BOUFFES DU NORD. Centre International de Créations Théâtrales 37 bis Boulevard de la Chapelle PARIS

L œuvre de François Sicard à Tours

3 place Vauban Paris

BIENVENUE en plein coeur de la ville de DOUAI

CLASSE : : : ; : : : : LA LIBERTE GUIDANT LE PEUPLE EUGENE DELACROIX

RUSSIE SEJOUR ORGANISE 5 JOURS / 4 NUITS «SAINT PETERSBOURG DES ARTS ET DES PALAIS» Au départ de Paris sur vols réguliers Lufthansa

Des espaces prestigieux pour des instants magiques

ANGLE RUE LÉOPOLD, 6 RUE DU FOSSÉ AUX LOUPS, 29 CET ÎLOT EST AFFECTÉ AU LOGEMENT : NON À L AUDITORIUM - RADIATEUR

Venez tourner aux Gobelins

120, rue Roger Salengro - BP DRANCY Cedex Tél Fax

MUSEE DEPARTEMENTAL DES ANTIQUITES MUSEUM MUNICIPAL D HISTOIRE NATURELLE

Manuscrits du Moyen Age

1750 : INAUGURATION DU MUSÉE DU LUXEMBOURG, PREMIER MUSÉE OUVERT AU PUBLIC

centre courrier et bureau d'aix-les-bains Victoria

Ywood Les Docks Libres à Marseille

MAIS QUI EST DONC SAINT JULIEN?

Regard sur le béton. Maison «Mannaz» à Wasseiges

Vincent de Paul et Louise de Marillac ont travaillé ensemble durant 35 ans pour l amélioration

POLICE MUNICIPALE RUE GEORGES CLEMENCEAU LA COLLE SUR LOUP TEL : TEL / FAX :

Service de l exercice professionnel

Statistique des permis d'urbanisme. Modèle II

Guide des autorisations d urbanisme

Hôtel du Petit Moulin

Les Jardins Butchart Promenade et Découvertes (6-7e Annee)

Nouvel An musical à Varsovie. Les points forts

Résidence Saint Jean

Mesdames et Messieurs,

Vous propose ses visites guidées animées par des artistes. adaptées en team-building

LE CHEMIN DE CROIX DE NOTRE DAME DE ROCHEFORT

Expertise vénale Expertise d'un bâtiment existant avant et après travaux

L'ENTREPRISE À L'ŒUVRE

JOURNEE DU PATRIMOINE ans d Hôpital à SENS. Dimanche 20 Septembre

Le Château de Kerjean est classé monument historique

Le présent, le passé, mon histoire

ensemble d'édifices à cour commune

Trousse des nouveaux arrivants. Impôt sur le revenu. Feuilles de travail

LES FEUX D HABITATION À PARIS

Le passé composé. J ai trouvé 100 F dans la rue. Il est parti à 5 h 00.

Château des Ducs de Bretagne, France : l accessibilité permet la réappropriation par les habitants de Nantes du château-musée

LOI GENERALE SUR L'INSTRUCTION PUBLIQUE

RESTRUCTURATION DE LA BIBLIOTHEQUE DE TOURS

Présentation du centre (CEP) de Vallorbe

Guide Tourisme et Handicap à Metz Lieux culturels accessibles

L A T O U R D E P E I L Z Municipalité

aux parties le : AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

0:51 Au Moyen-Âge, les femmes prennent activement part aux métiers de l artisanat et du commerce. Elles ont obtenu une certaine indépendance.

LES PENSIONS ALIMENTAIRES A L'ETRANGER

COMMUNE DE PAYERNE MUNICIPALITE. Préavis n 8/2010 AU CONSEIL COMMUNAL

Maisons de Victor Hugo. Paris / Guernesey

Liste des hôtels à proximité du CECODEV. 16 rue de St Petersbourg Paris

POINT INFO LOGEMENT 37 - LAON PLATEAU

Lundi 26, mardi 27 et mercredi 28 mai 2014

Transcription:

L'hôpital Notre-Dame de la Pitié 5H H 13è Le 1er «hôpital de la Pitié» (5ème arrondissement) fut construit au début du 17ème siècle, en face du Jardin du Roy (=l'actuel Museum National d'histoire Naturelle jusqu'à l'emplacement de la Grande Mosquée de Paris). il fut remplacé par un second hôpital édifié à côté de la Salpêtrière. Ces 2 hôpitaux, jumelés en 1966, constituent l'actuel CHU de la Pitié-Salpêtrière (13ème arrondissement). L'hospice Notre-Dame de la Pitié Le 26 août 1612, la Reine Régente Marie de Médicis décide la construction de «l'hospice Notre-Dame de la Pitié» sur l'emplacement d'une grande demeure avec jardin et d'un ancien jeu de paume désaffecté dit de la Sainte Trinité, situé derrière la propriété de Daniel VOISIN. Ce modeste ensemble de bâtiments est destiné à servir de refuge à 1500 pauvres/mendiants/ voleurs/truands, adeptent de la «cour des miracles» depuis plusieurs siècles. Vers 1622, les gueux boudant cet asile, ce sont environ 1200 enfants qui y sont accueillis, principalement des fillettes à qui l'on apprend à lire et à écrire... L'hospice Notre-Dame de la Pitié sous Louis XIII L'Hôpital Général du Grand Renfermement Le 27 avril 1656, la Régente Anne d'autriche et le Cardinal Mazarin font parapher un édit royal par le jeune Louis XIV ordonnant le «grand renfermement des pauvres de Paris». Cet édit inaugure «l'hôpital général de la ville de Paris» qui se compose de 8 établissements, pour interner de gré ou de force les miséreux qui encombrent Paris. L'Hospice Notre-Dame de la Pitié en est la maisonmère, le centre administratif. Il accueille les enfants, la Salpêtrière les femmes et l'hospice de Bicêtre les hommes. Cet hôpital général n'a pas de mission de soin aux malades mais sert de refuges aux pauvres, mendiants, infirmes, estropiés enfants abandonnés, orphelins, vieillards nécessiteux, folles et autres filles de mauvaise vie. Les malades sont orientés vers l'hôtel-dieu, la maladrerie de Saint-Louis ou l'hôpital des incurables (aujourd'hui l'hôpital Laënnec). A la Pitié, on accueille les enfants des mendiants, les enfants trouvés et les orphelins. On distingue bientôt la «Grande Pitié» destinée à l'éducation des jeunes filles (500 lits) et la «Petite Pitié» réservée aux garçons (120 lits). En plus de l'apprentissage de la lecture et de l'écriture, on leur donne les rudiments d'un métier. C'est, par exemple, dans les ateliers de la Pitié que l'on fabrique le drap pour les vêtements de l'hôpital et celui de la troupe.

La Maison des Elèves de la Patrie Après la Révolution française, la Pitié devient uniquement un hospice destiné à l'accueil d'environ 1400 orphelins... En 1793, La Convention abandonne l'appellation religieuse et nomme le nouvel orphelinat Maison des Elèves de la Patrie. En 1809, les enfants sont transférés à l'hospice des Enfants- Trouvés du FaubourgSt-Antoine. Le 1er hôpital de la Pitié En 1809, l'hospice de la Pitié est enfin établi en «Hôpital de la Pitié» pour suppléer l'hôtel-dieu, dont il ne fut d'abord qu'une annexe d'environ 700 lits. A la fin du 19ème siècle, le bâtiment principal s'étire le long de la rue G. St-Hilaire et s'ouvre au n 1 de la rue Lacépède (anciennement rue Coypeau). Le pavillon Michon s'abouche sur la rue Daubenton. Ses autres bâtiments se répartissent sur le territoire délimité par les rues Lacépède (=coypeau), Quatrefages (= du battoir), Daubenton (=d'orléans saint-marcel) et Geoffroy st-hilaire (= Faubourg St-Victor). Ils sont vastes, bien distribués et d'une ordonnance très simple. Plusieurs salles ont vue sur le Jardin des Plantes. Cet hôpital est dirigé médicalement par 12 médecins chefs de service, 2 chirurgiens, 1 accoucheur et un pharmacien en chef. Il contient 515 lits de médecine, 175 lits de chirurgie, 17 lits d'accouchements et 16 berceaux. Il possède une chaire de clinique chirurgicale et abrite une des 3 écoles municipales d'infirmières. L'église qui à donné son nom à tout l'édifice était composé de 2 nefs en équerre. Cet hôpital est détruit en 1912. Extrait du Plan de Turgot (1730) Parmi les personnalités médicales qui l'ont fréquenté, citons Le Professeur Samuel POZZI (1846-1918), un des pères de la gynécologie française, qui y a débuté son Internat (janvier 1867), le Professeur Paul BROCA (1824-1880), fondateur de l'anthropologie en France, qui y fut professeur de clinique médicale (1868), le professeur Paul BROUARDEL (1837-1906), le Maître de la médecine légale française, qui y exerça vers 1872, etc...

Aujourd'hui, à l'emplacement de l'ancien hôpital de la Pitié... Actuellement la majeure partie de la surface de l'ancien hôpital est occupée au Sud par «la Mosquée de Paris» construite par Heubès, Fournez et Mantout dans un style hispano-mauresque. La 1ère pierre fut posée en 1922. Elle fut inaugurée le 15 juillet 1926 par le président Gaston Doumergue. La Grande Mosquée de Paris 39, rue Geoffroy St-Hiliaire 75 005 Au Nord, à l'accès principal de l'ancien hôpital de la Pitié, se trouve l'entrée de la clinique Geoffroy St-Hilaire, au n 59 de la rue du même nom, à l'intersection avec la rue Lacépède. Construite en 1919 sur les plans de l'architecte Achille CHAMPY et dont la facade fut agrémentée par le sculpteur Henri DESPOIS de FOLLEVILLE d'ornements végétaux qui ornent trumeaux et consoles des balcons. Le président Jacques CHIRAC... est né dans cette clinique le mardi 29 novembre 1932, à 12h! La clinique Geoffroy St-Hilaire, située à l'emplacement de l'entrée de l'hôpital Notre-Dame de la Pitié.

La partie centrale du quartier du Jardin des Plantes, à travers les siècles... Du 6ème au 11ème siècle 16ème siècle (vers 1560) ictor Abbaye Abbaye St-Victor St-Victor t-v u Fb g S R o u te d Clos des Chardonnets Vignes du Clos des Chardonnets Butte Coypeaux ux pea Coypeaux Gra Co y nde Terres des Coypeaux 20ème siècle 17& 18 èmes siècles (1650 à 1750) Arènes de Lutèce Ruines de l'abbaye St-Victor Ru rcel St-Ma s n a lé e d'or Monge Linné Ru u eb Ju ss ie u on ff ire G eo La Mosquée de Paris l'hermite R.du Puits de Hila Sty o ffr es refag uat R ue Q Larrey Clinique St-Hilaire Bt Michon R.d.G la R se u e Lacépède la Clef t oi r NotreDame de la Pitié de de de l'hermite R.du Puits de u Bat Bt des Princes Ru e d la Clef StePélagie rg bou Fau Coupeaux du nne t-etie Ru e Saint -Victo e uve S Couven t des Augus tines e arre Nav N ne s Ru e des r Arè os Br R ue Daube n to n

Autour de l'hôpital de la Pitié... L'institution «Le Refuge», ou maison de correction de Ste-PELAGIE. Après l'heureux mariage de sa fille, Mme de Miramion * fonde la petite congrégation laïque dite de la sainte- Famille, sise dans une maison particulière du Faubourg St-Antoine. Elle réussit à rééduquer 12 jeunes filles débauchées. Encouragée et aidée par la Duchesse d'aiguillon, elle sollicite le roi Louis XIII qui l'autorise à créer un Refuge, en 1665, dans un bâtiment qu'elle fait édifier sur un de ses terrains situé en face de l'hôpital de Notre-Dame de la Pitié. Ce Refuge a des entrées du 13 au 15 de la rue Coupeau (Lacépède), rue du Puits-de-l'ermite et au 56 de la rue de la Clef. Du côté ouest, cette bâtisse n'est séparée de l'hôpital de la Pitié que par la petite rue du Battoir (Quatrefages). Elle est soumise à l'administration de «l'hôpital Général» fondé en 1656 par Anne d'autriche, Mazarin et Louis XIV pour enfermer les miséreux de Paris. Ce Refuge, véritable maison de correction, est une prison avec barreaux et verrous. Les femmes et filles perdues y sont enfermées de force. En 1790, cette institution charitable est transformée en «prison Ste-PELAGIE». Le couvent de Sainte Pélagie. Pour gagner en efficacité en modulant les conditions d'hébergement et de vie, Mme de Miramion fonde, à côté du Refuge, une seconde communauté qu'elle dénomme Sainte Pélagie. Le Refuge et le couvent ont une chapelle commune dans laquelle deux choeurs sont distincts. Une soixantaine de religieuses s'occupent d'environ cinquante pensionnaires, appelées «Soeur» suivi d'un nom de Sainte. Elles payent une pension mais ne portent pas d'uniforme. Elles pouvent sortir dans Paris accompagnée par une religieuse. La plupart des pensionnaires de classe aisée y sont placées par lettre de cachet ou par décision de justice. Il y a aussi quelques recluses volontaires qui désirent changer de vie. Les détenues les plus rebelles sont envoyées à la Salpêtrière qui envoie à ste-pélagie ses détenues les plus dociles. La prison Sainte-Pélagie. En 1792 l'institution charitable, mais religieuse, fut supprimée et la commune de Paris transforme ses bâtiments en Prison. De 1793 à 1797, ce fut une prison politique, pour des condamnations inférieures à une année. Environ 350 hommes et femmes sont enfermés dans de petites cellules sombres, humides et malsaines. Une paillasse jonchée d'un matelas accompagné d'une misérable couverture servent de meuble. Le concierge s'enrichit aisément en fournissant un minimun de confort et de denrées vitales. De 1797 à 1834, elle sert de prison pour jeunes gens et pour débiteurs insolvables. De 1834 à 1895, elle redevient une prison politique. Il existe alors un pavillon carré dit «le pavillon des Princes» haut de 4 étages, construit en bordure de la rue du Puits-de-l'ermite dont les fenêtres supérieures plongent sur le Jardin des Plantes par-dessus les toitures de l'hôpital de la Pitié. En 1898, le Conseil Général de la Seine décide de fermer les prisons de Ste-Pélagie, Mazas et de la Roquette pour les remplacer par les prisons de la Santé et de Fresnes. Ste-Pélagie ferme ses portes en 1903 et fut détruite en 1912. Il n'en reste rien. Quelques prisonniers célèbres. La future Impératrice JOSEPHINE et sa belle-soeur Françoise de BEAUHARNAIS furent détenues ds cette maison fondée par une BEAUHARNAIS... l'une des aïeules du 1er mari de Joséphine... Michel ZEVACO (1860-1918) croise Aristide BRUANT en 1890 ds la prison... Il y séjournera à nouveau pt les 6 premiers mois de 1893. Jules BAZILE (1845-1922) dit Jules GUESDE. Journaliste, anarchiste, marxiste, opposé à J. JAURES à la SFIO... incarcéré pt 6 mois en 1878. Le financier OUVRARD, BERANGER, Godefroy CAVAIGNAC, etc...

Les Arènes de Lutèce (voir photographies page suivante) En Vestige positif de la colonisation romaine, cet amphithéâtre gallo-romain à scène fut construit à la fin du 1er siècle après Jésus-Christ. Il se compose d'une arène (cavea) en arc outrepassé de 52m sur 46m creusé dans le sol. Orienté vers le soleil levant et vers une scène à laquelle s'abouchent les 2 entrées principales. 15 000 à 17 000 personnes peuvent être accueillies (environ les ¾ de la population de Lutèce) pour assister aux combats d'hommes, d'animaux mais aussi aux représentations de comédiesde drames et de mimes. Il fonctionne jusqu'aux invasions barbares de l'an 280 au cours desquelles il fut partiellement détruit, un grand nombre de ses pierres ayant servi lors de la construction de l'enceinte protégeant Lutèce. Puis il servi de lieu de sépulture et finalement fut largement remblayé. Il tomba dans l'oubli pour de nombreux siècles... même si des textes le décrivent aux 12ème et 13ème siècles. En 1860, l'expropriation du Couvent des Augustines de la Congrégation Notre-Dame, le célèbre Couvent des Dames Augustines Anglaises appelé «Couvent des Filles Anglaises»* et de ses jardins attenants qui englobaient largement les arènes, rendit possible sa véritable re-découverte. En 1869, le terrain du couvent (5 000m2) est acheté par la «Compagnie Générale des Omnibus» qui entreprend son terrassement. Devant les structures mises à jour, on fait appel à Théodore VAQUER (considéré comme «le père» de l'archéologie parisienne) qui réalise les premières fouilles. Le tiers nord des arènes est découvert. En 1869-1870, le percement de la rue Monge permet la découverte d'autres vestiges. Mais peu importe le patrimoine! Une sévère querelle oppose les défenseurs des arènes aux démolisseurs. La Société des Amis des Arènes, Victor DURUY, Victor HUGO obtiennent gain de cause. En 1883, lors de la démolition du couvent, le tiers sud des arènes est découvert et protégé par le Conseil Municipal de Paris qui obtient son classement en «Monument Historique» et vote les crédits pour la réalisation d'un jardin qui entourera les vestiges. En 1892, le dépôt d'omnibus est inauguré. En 1896, le square est ouvert au public. En 1905, le sculpteur A. Le Penne réalise un marbre dédié à l'ingénieur/géologue Gabriel de MORTILLET. Après ses études au Museum Nationale Histoire Naturelle et aux Arts et métiers de Paris, G. de MORTILLET est exilé en Suisse et en Italie de 1848 à 1863. Il devient alors Conservateur du Musée des antiquités Nationales de St- Germain-en-Laye. Avec Paul BROCA, il est co-fondateur de l'ecole d'anthropologie (1876) dont il sera le directeur 4 ans plus tard. En 1916, le dépôt d'omnibus est fermé. Son terrain est déblayé, grâce à la suppression des lignes de tramway et à la création de la ligne n 10 du métro parisien. Les architectes Jules FORMIGE et CAPITAN sont chargés de nouvelles fouilles et de grands travaux de reconstruction qui auront lieu après 1918. * dans lequel George SAND fut pensionnaire de 1817 à 1820... Couvent des Augustines de la Congrégation Notre-Dame = Couvent des Filles Anglaises. = Couvent des Dames augustines anglaises = Religieuses anglaises de l'ordre de St-Augustin Construit en 1639, exproprié en 1860 et démolit en 1883 Edifié sur l'emplacement de la propriété de Lazare de BAÏF, maître des requêtes de la maison du Roi. Etudiant, Pierre de RONSARD (1525-1585) vint habiter la maison, invité par L. de BAÏF. Il devint le précepteurcompagnon de son fils Jean-antoine de BAÏF.

Promenade dans les arènes de Lutèce... L'entrée du 49, rue Monge Le couloir d'accès... qui débouche...... dans les arènes 2 cages pour animaux sous le podium La scène et les niches pour améliorer l'acoustique Le Vomitoir Plaque commémorative pour le bi-millénaire (1951) Statue dédiée à Gabriel de Mortillet Un des petits escaliers...

* Madame de MIRAMION, née Marie BONNEAU de Rubelles, femme BEAUHARNAIS Marie Bonneau de Rubelles (02/11/1626 19/03/1696), fille de Jacques BONNEAU et de Marie d'ivry) est la jeune veuve éplorée de Jean-Jacques de BEAUHARNAIS, Seigneur de Miramion et de la Couarde. -> voir BioGénéalogie de Mme de Miramion. Mariée très jeune, veuve 4 mois après, elle accouche 7 mois plus tard d'une petite fille dénommée Marie de BEAUHARNAIS, née le 07/03/1646. Riche et éplorée, elle se retire chez sa belle-mère, Mme de BEAUHARNAIS, rue Michel-le-Comte (Paris 3ème arrondissement). Mme de MIRAMION En 1648, rentrant d'un pélerinage avec elle au Mont-Valérien, le célèbre Roger de RABUTIN, comte de BUSSY, cousin de Mme de SEVIGNE, les enleve sur le Pont de St-Cloud. Il relâche l'aïeule au bois de Boulogne et séquestre Marie durant quelques jours dans son château de Lannoy. Elle fit voeu de chasteté le 02/02/1649 et consacre sa vie aux nécessiteux. Sa fille se marie en 1661 avec le fils de son voisin, Guillaume de NESMOND (Evêque de Bayeux). Mme de Miramion fut l'ami de St-Vincent de Paul et Mme de Sévigné la surnomma «Mère de l'eglise». Elle fonde un certain nombre d'institutions: la congrégation de la Ste-Famille, le Refuge, le couvent Ste-Pélagie et la fameuse Communauté des Filles de Ste- Geneviève surnommées les Miramiones. L'hôtel de NESMOND 55, Quai de la Tournelle, PARIS 5è