MARDI 14 DÉCEMBRE 2004 122 E T PARIS - MARDI 14 DÉCEMBRE 2004 - ESPACE TAJAN
ORFÈVRERIE MOBILIER ET OBJETS D'ART DES XVII, XVIII, XIXÈME SIÈCLES GRANDE DÉCORATION PROVENANT DE COLLECTIONS PARTICULIÈRES ET DIVERS AMATEURS MARDI 14 DÉCEMBRE 2004 À 15 H ESPACE TAJAN 37 RUE DES MATHURINS 75008 PARIS EXPOSITIONS ESPACE TAJAN 37 RUE DES MATHURINS 75008 PARIS +33 1 53 30 30 30 JEUDI 2 ET VENDREDI 3 DÉCEMBRE 2004 DE 9H À 12H30 ET 14H À 18H DU LUNDI 6 AU VENDREDI 10 DÉCEMBRE DE 9H À 12H30 ET 14H À 18H LE SAMEDI 11 ET LE DIMANCHE 12 DÉCEMBRE DE 11H À 18H LE LUNDI 13 DÉCEMBRE DE 9H À 12H30 ET 14H À 18H LE MARDI 14 DÉCEMBRE DE 9H À 12H TOUS LES LOTS SONT PRÉSENTÉS SUR NOTRE SITE WWW.TAJAN.COM RENSEIGNEMENTS WILFRID CAZO +33 1 53 30 30 21 +33 1 53 30 30 69 (FAX) cazo-w@tajan.com EXPERTS ARNOULD DE CHARETTE 37 RUE DES MATHURINS 75008 PARIS +33 1 53 30 30 85 fax +33 1 53 30 30 31 CABINET LE FUEL ET DE L ESPÉE ROLAND DE L ESPÉE 14 RUE DROUOT 75009 PARIS +33 1 42 46 10 46 fax +33 1 48 00 90 98 lefueldelespee@wanadoo.fr CHRISTIAN RAUD 19 RUE VICTOR MASSÉ 75009 PARIS +33 1 48 78 16 90 christian.raud@noos.fr JACQUES SAINT-BRIS 66 AVENUE HENRI-MARTIN 75116 PARIS +33 1 45 04 40 24 fax +33 1 45 04 24 25 LUCIEN ARCACHE 39 RUE DUMONT D URVILLE 75116 PARIS +33 1 45 00 26 80 TAJAN 37 RUE DES MATHURINS 75008 PARIS (F) +33 1 53 30 30 30 +33 1 53 30 30 31 fax www.tajan.com TAJAN S.A. SOCIÉTÉ DE VENTES VOLONTAIRES DE MEUBLES AUX ENCHÈRES PUBLIQUES SOCIÉTÉ ANONYME À DIRECTOIRE ET CONSEIL DE SURVEILLANCE, AGRÉÉE EN DATE DU 7 NOVEMBRE 2001 SOUS LE N 2001-006. N RCS PARIS B 398 182 295
1 BOÎTE TABATIÈRE EN CORNE De forme tombeau et rectangulaire, le corps lisse est surmonté d un couvercle à charnière sculpté de scènes évoquant l époque révolutionnaire ; l ensemble est dominé par des insignes franc-maçonniques : l équerre et le compas (au centre un G) reliés à deux colonnes marquées des initiales J et B. LONG. 8 CM - LARG. 4,5 CM - HAUT. 2,5 CM 500/700 4 VINAIGRETTE EN OR. De forme rectangulaire, elle est décorée toutes faces d une bordure qui ceinture des espaces guillochés ; le couvercle à charnière permet de découvrir la grille ajourée en damier. Travail parisien du début du XIX e siècle. Orfèvre Louis François RADU en service à partir de 1803. LONG. 3,3 CM - LARG. 2,3 CM - POIDS 22G 400/600 2 BOÎTE RONDE EN LOUPE L intérieur est doublé d écaille ; le corps est surmonté d un couvercle à l emporte pièce cerclé et contenant une peinture représentant une scène pastorale que protège un verre bombé. DIAM. 9,5 CM - HAUT. 2,5 CM 800/1 200 5 BOÎTE À MUSIQUE EN ARGENT DOUBLÉ OR. De forme rectangulaire, elle est décorée toutes faces d entrelacs feuillagés et fleuris qui ceinturent le pourtour ; au centre figure un espace guilloché. Le couvercle à charnière découvre un contenant libre qui occupe la moitié de la Largeur ; un double fond, à l emporte pièce, contient le mécanisme qui permet d enclencher diverses mélodies. Une petite clef (postérieure) permet de remonter ce dernier. Petits chocs à l intérieur du couvercle. 2 e Coq de Paris 1809/19. 2 e titre accompagné du poinçon DOUBLE LONG. 8,5 CM - LARG. 5,2 CM - HAUT. 2,5 CM - POIDS BRUT 266G 1 200/2 000 3 BOÎTE TABATIÈRE EN ARGENT. De forme ovale elle est décorée toutes faces d entrelacs feuillagés et fleuris agrémentés sur le couvercle à charnière d un oiseau gravé ; l ensemble est en alternance : argent blanc et doré. XVIII e siècle. Elle comporte deux poinçons non identifiés : un orfèvre et probablement une ville à la manière de la Belgique ce que le sujet semble confirmer. LONG. 7 CM - LARG. 4,5 CM - HAUT. 3 CM - POIDS 68G 1 000/1 200 6 BOÎTE TABATIÈRE EN OR De forme rectangulaire et chantournée, elle est décorée toutes faces d une fine gravure ; le couvercle à charnière comporte au centre la représentation de monuments bordant une place sur laquelle circulent des personnages ; l entourage de cette vue est rehaussé d émail bleu de différents tons. Petits chocs. Travail français de la fin du XIX e siècle. LONG. 7,5 CM - LARG. 4,5 CM - POIDS 64 G 600/700 4 5
7 PETITE BOÎTE TABATIÈRE EN OR De forme rectangulaire elle est décorée toutes faces de guirlandes feuillagées. Au centre du couvercle à charnière figure un bouquet fleuri en or de deux couleurs et rapporté. Ancien travail étranger ; le seul poinçon d origine est celui d un M.O. non identifié LONG. 5,5 CM - LARG. 3 CM - POIDS 34 G 400/500 10 SAUCIÈRE EN ARGENT De forme ovale elle repose sur quatre pieds à enroulement prolongé d un patin en coquille ; l anse en argent est à crosse. Sous le col, finement chantourné, figure une belle et riche armoirie d alliance qui surmonte une devise en latin. A l envers, présence d une inscription : 12.5. Traces de polissage. Londres vers 1750. La lettre date est difficile à interpréter. LONG. 18,5 CM - HAUT. 12,5 CM - POIDS 378 G 2 500/3 000 8 BOÎTE TABATIÈRE EN OR De forme rectangulaire elle est décorée toutes faces d enroulements feuillagés et fleuris. Le couvercle à charnière est très discrètement monogrammé au centre d un écusson ovale. Travail allemand de la fin du XIX e siècle à 585 /00. LONG. 9 CM - LARG. 5 CM - POIDS 114 G 400/600 11 SERVICE TROIS PIÈCES EN ARGENT. Il se compose de : 1 théière, 1 sucrier, 1 pot à lait. Le corps repose sur quatre pieds à attaches feuillagées et enroulements ; il est constitué de côtes pincées droites. Les anses à double attache sont en crosse, très ouvragées tout comme le bec verseur et les graines des deux pièces à couvercle. Présence de petits chocs. MINERVE - TRAVAIL DE FRAY FILS HAUT. DE LA THÉIÈRE ( À L ANSE) 22.5 CM - POIDS 1682 G 400/600 9 BOÎTE TABATIÈRE EN OR De forme rectangulaire, elle est décorée toutes faces de rinceaux feuillagés et fleuris un jonc en application la renforce à mi corps, il est répété sur la base et l entourage du couvercle à charnière ; celui-ci est entre autre décoré d une scène de couronnement d enfants mettant également en présence deux adultes. A l envers figure l inscription gravée : B. Pompé placée dans le décor. Petit accident à un angle Travail étranger du XIX e siècle. Seul poinçon présent : LTM dans un rectangle. LONG. 8 CM - LARG. 4, 5 CM - HAUT. 2,5 CM - POIDS BRUT 132 G 400/600 6 7
12 IMPORTANTE VERSEUSE À EAU EN ARGENT. Elle repose sur une bâte ronde ; le corps sphérique est agrémenté de côtes droites pincées et décoré sur deux niveaux d une ceinture feuillagée ; l ensemble est surmonté d une anse à double attache qui se rabat. Il manque la goupille de la charnière du couvercle. Londres 1868/69 Comporte sur le fond : HUNT & ROSKELL Late STORR & MORTIMER 5033 HAUT. 30 CM (ANSE RELEVÉE) - POIDS 1722 G 800/1 000 14 VASTE PLATEAU EN ARGENT De forme ovale ; le corps lisse est ceinturé d une galerie ajourée et bordée de perles. Celle-ci est évasée aux extrémités afin d aménager deux poignées de préhension. Travail du XIX e siècle à Amsterdam LONG. 70 CM - LARG. 39 CM - POIDS 2 600 G 1 000/1 500 13 SERVICE EN VERMEIL. Il se compose de cinq pièces : 1 théière, 1 cafetière, 1 verseuse, 1 sucrier, 1 pot à lait. Modèle reposant sur un piédouche bordé de palmettes rappelées à la base du col. Les anses à double attache et les graines de préhension sont en ivoire ; les intérieurs sont également en vermeil. Présence d une armoirie d alliance : familles de WITT et POURTALES accompagnée de la devise Animo et Amore Minerve. Petits chocs. HAUT. DE LA CAFETIÈRE 19,5 CM - POIDS BRUT 1304 G L ensemble est présenté sur un plateau rectangulaire identique en métal doré (43 cm x 31 cm) 1 000/1 500 15 IMPORTANTE VERSEUSE TRI- PODE EN ARGENT. Les pieds se terminent par une patte animalière possédant des griffes ; l attache en écusson est décorée au centre d une tête de femme entourée de cornes d abondance et surmonté d un panier contenant un bouquet de fleurs. Le col, tout comme la bordure du couvercle, est bordé de palmettes. Le bec détaché se termine en tête de bélier ; l anse en bois est à double attache. 2 e Coq de Paris 1809/19 Orfèvre Pierre Jacques MEURICE (Successeur de FROMENT) à partir de 1806 HAUT. 30 CM - POIDS BRUT 916 G 1 200/1 500 8 9
16 TASTEVIN EN ARGENT Le corps lisse est agrémenté d une anse serpent ; il est gravé IEAN COLAS Orléans 1775/81 M.O. IB surmontant une étoile. DIAM. 9 CM - POIDS 148 G 700/900 18 PLAT ROND EN ARGENT La bordure est agrémentée de filets. Présence d un monogramme. Vieillard de Paris 1819/38 Désiré toussaint LEGRAND qui exerce à partir de 1818. DIAM. 25 CM - POIDS 530 G 500/700 17 PETIT PLAT OVALE EN ARGENT Modèle à filets contours ; il est timbré d une petite armoirie couronnée et monogrammé à l une de ses extrémités. Décharge de Paris 1774/80 M.O. Jacques DEBRIE Reçu en 1777 LONG. 35 CM - LARG. 24 CM - POIDS 746 G 1 200/1 500 19 COUPE SUR PIED EN ARGENT. Elle repose sur un piédouche dentelé et gravé de feuillages en vermeil ; tout comme la coupe richement décorée dont l intérieur est également doré. La tige en argent blanc est enchâssée dans des feuilles lancéolées qui l entourent l une d entre elles manque, elle est précédée et terminée par un motif en bouquet. Présence de deux striches, sur la base extérieure du pied et sous le col à côté des poinçons. Nüremberg XVIII e siècle le maître orfèvre est un chien bondissant, la queue relevée en crosse non identifié. HAUT. 21,5 CM - POIDS 160 G 2 000/3 000 20 PAIRE DE SALIÈRES EN ARGENT. en argent. De forme rectangulaire à angles coupés. Le corps est orné de deux lignes de fins godrons et repose sur quatre pieds à enroulement finement décorés. Légères usures d usage. Paris 1752 M.O. Jean-François BALZAC reçu en 1749. Ici son premier poinçon qui sera modifié en 1755, une coquille remplace désormais la rosette initiale. LONG. 8 CM - LARG. 7 CM - HAUT. 4,5 CM - POIDS 176 G 1 200/1 500 10 11
21 VERSEUSE À FOND PLAT EN ARGENT Le corps lisse est agrémenté d un manche latéral en bois noir, le bec verseur est décoré de cannelures ; le couvercle à charnière latérale est bordé de palmettes et surmonté d une graine en toupie. Présence de petits chocs. Vieillard de Paris 1819/38 Absence de poinçon d orfèvre HAUT. 17 CM - POIDS 346 G 600/800 22 EXCEPTIONNEL COFFRET DE MARIAGE Il se compose de flacons, et de diverses boites en cristal et couvercles en vermeil dont la bordure est ornée de palmettes et surmontés d un monogramme barré d une couronne. Soit 12 pièces. A celles-ci s ajoutent : une verseuse à manche latéral en bois dévissable, 2 rince œil, 1 couvert de table, le couteau à manche de nacre et la cuillère à café, une tasse en porcelaine blanche et or. Deux plateaux écrins, présentés complets, contiennent divers ustensiles de couture principalement en nacre et acier : 18 pièces. L ensemble est au Vieillard de Paris 1819/38 2e titre sauf le couvert (et la cuillère à café) qui sont au 1er titre. Complet il est présenté dans un coffre en placage orné sur le devant d une serrure (dont il manque la clef tréflée) ; il comporte des coins en cuivre et deux poignées rabattables. Au centre du couvercle à charnière figure une armoirie d alliance couronnée Le bandeau comporte l inscription PAUL SORMANI 10 RUE CHARLOT PARIS DIMENSION DU COFFRET LONG. 38,5 CM - LARG. 24,5 CM - HAUT. 15,5 CM POIDS DES PIÈCES PESABLES 604 G 6 000/8 000 12 13
L ÉCUELLE EN ARGENT AUX XVII E ET XVIII E SIÈCLES 23 JATTE EN ARGENT De forme carrée et chantournée, elle est bordée de filets contours. Au centre figure une armoirie d alliance couronnée. Paris 1781/82 M.O. Charles SPRIMAN (ou SPRIMENT) DIM. 25 X 25 CM - POIDS 760 G 3 000/3 500 Précisons avant tout qu il s agit d une pièce individuelle placée à table devant son propriétaire ou l un de ses hôtes. Dès son origine elle se différencie du plat (à ragoût, à viande, à poisson) du pot (à oille), de la soupière, du légumier qui servent de contenant avant distribution. Sous Louis XIII son existence est mentionnée à table et attestée par des tableaux, des gravures, des plans de table ; le Duc de Montmorency en possédait une en argent. Elle se présente sous la forme d une coupe circulaire creuse agrémentée de deux prises plates, appelées oreilles, souvent ornée d un couvercle à l emporte pièce lui-même surmonté d un bouton ou d un anneau de préhension. Objet de charme, il a toujours séduit les collectionneurs ; au XVIII e siècle elle est fréquente également en faïence, en étain, en porcelaine. Présentée sans couvercle elle est souvent considérée comme un bol à saignée (cette pratique est courante, notamment sous Louis XIV, afin de décongestionner les gros mangeurs de l époque en prélevant un peu de sang, recueilli dans ce récipient). Il est prouvé par des factures de Maître Orfèvres que certaines écuelles ont été livrées, donc exécutées, avec ou sans couvercle parfois accompagnées d une assiette présentoir. Son contenu est, comme nous l avons dit, individuel.soupe (le terme ancien du potage que d ailleurs bien malheureusement nous ne connaissons presque plus). Petit gibier ( perdreaux, cailles, pigeons et autres grives) y trouvent un dernier emplacement, sépulture qu ils méritent. Egalement parfois des légumes. Le couvercle maintient la température et le fûmet du plat est conservé jusqu à sa destination. ; jadis la distance entre les cuisines et la salle ou le salon des repas justifie ce genre de pratique. Les réchauds à braises existent mais ils sont aussi efficaces que les micro-ondes (d aujourd hui) : l artificiel qui uniformise tous les mets. 24 PAIRE DE BOUGEOIRS EN ARGENT La base ronde est ceinturée d une fine rangée de petites perles et ornée en terrasse d une alternance de motifs au repoussé. Le fût est une colonne à six pans ornée au sommet de quatre femmes en buste, légèrement voilées et présentées de face ; le binet est une vasque bordée de palmettes. 2 e Coq 1809/19 Orfèvre Jean Pierre BIBRON. Ici son deuxième poinçon à partir de 1809 à Paris. Très bien marqués. HAUT. 26 CM - POIDS 960 G 1 300/1 500 En voyage certains emportent leur écuelle, elle est alors placée dans un écrin en cuir, en maroquin ou en bois ; souvent alors accompagnée d un couvert. Au XVIII e siècle, ces fabrications très raffinées sont en général Parisiennes ou Strasbourgeoises. Citons pour mémoire celle du Maître Orfèvre François Daniel IMLIN, poinçons de Strasbourg adjugée 82 000 euos, sous le marteau de Maître Tajan le 23 Juin 2003. Prix justifié par sa qualité, la présence d un écrin en maroquin rouge doré aux fers, mais aussi par l extrême raffinement de cet objet réservé à une élite de connaisseurs, amateurs éclairés. Aujourd hui nous présentons un modèle de Langres du M.O Nicolas Jourdain reçu en 1734, rare par son poinçon et ses oreilles décorées en application ; sur la préhension du couvercle en bouton figure une femme, une élégante, en buste de profil (N 26). Enfin cet exceptionnel modèle de Bruxelles 1727 connu et répertorié. Parfaite elle constitue un des fleurons de d orfèvrerie belge ; elle allie la finesse de son couvercle gravé avec une richesse et une finition que seuls les plus grands orfèvres de la régence étaient capables d exécuter, à des oreilles plates dont le décor typique n a jamais été réalisé en France, même à Paris. L ensemble fait la spécificité de nos voisins et amis ; elle confirme et justifie la reconnaissance de la qualité incontournable de leur orfèvrerie (n 25). Arnould de CHARETTE Expert U.F. E. 14 15
25 EXCEPTIONNELLE ÉCUELLE EN ARGENT. Le corps lisse est agrémenté de deux oreilles décorées au centre de godrons rayonnants, les extrémités d un enroulement feuillagé, l ensemble est disposé sur un fond amati. Le couvercle en dôme est entièrement gravé en tracé mati d un riche et très fin décor ; sa partie supérieure est cerclée de petites perles en ligne et surmontée d une terrasse que domine un anneau de préhension à charnière ; sa bordure est décorée de filets. Bruxelles 1727/30 M.O. Judocus Sr REPS (très vraisemblablement) Présence d une striche sur le fond (en double) et sur l envers de chaque oreille ; LONG. 29.5 CM - DIAM. 16 CM - POIDS 644 G 60 000/80 000 Un modèle très proche figure au Musée provincial Sterckshof à DEURNE (Belgique) ; il est daté 1734/37. Inv. N S75/52 Une autre pièce possède les mêmes oreilles mais le couvercle est lisse ; elle est également de Bruxelles datée 1713/17. Celle que nous présentons est exceptionnelle par son aspect général, ses proportions, sa finition. A l originalité du décor des oreilles, que l on ne trouve nulle part ailleurs, s ajoute l extrême finesse et richesse de la gravure du couvercle ; un détail est remarquable l anneau de préhension qui le surmonte est légèrement surélevé afin de ne pas venir user par frottement le décor qui l entoure lorsqu il est rabattu. 16 17
MEUBLES ET OBJETS D ART 26 ECUELLE EN ARGENT. Le corps lisse est agrémenté de deux oreilles plates et découpées aux extrémités, au centre figure un motif rayonnant en application. Le couvercle en dôme est bordé de filets, répétés à mi-hauteur, et surmonté d une prise sur sa terrasse dominée par un bouton au centre duquel figure un buste de femme ; elle est représentée de profil, sa chevelure est élégamment sertie d un bijou. Poinçon de l atelier monétaire de Troyes : un V couronné et deux grains placés à la base. M.O. Nicolas JOURDAIN reçu en 1734. Ses initiales sont surmontées de quatre fleurs de lis, armes de la ville de LANGRES ; Très bien marquée sur le corps et dans le couvercle DIAM. 16,8 CM - LONG. 30,5 CM - POIDS 804 G 5 000/6 000 18
27 PAIRE DE COLONNES TORSES en bois naturel mouluré et sculpté de pampres, nervures et oiseaux. Elles sont surmontées de chapiteaux composites a feuilles d'acanthe et enroulements. XVII e siècle. Les bases carrées rapportées. HAUT. 170 - LARG. 30 - PROF. 30 CM 3 800/4 500 Quelques accidents manques et fentes. 28 TAPISSERIE D'AUBUSSON rectangulaire à grands personnages, représentant la pêche miraculeuse. Seconde moitié du XVII e siècle ou début du XVIII e siècle. Quelques usures et restaurations. HAUT. 240 - LARG. 345 CM 18 000/20 000 20
29 COFFRE en bois naturel et cuir à couvercle bombé. Il porte l'inscription cloutée : "Chambre de la [reine] n 8". Il présente des poignées latérales et des pentures. XVIII e siècle. Accidents et manques. HAUT. 50 - LARG. 112 - PROF. 50 CM 9 000/10 000 31 CONSOLE rectangulaire en bois sculpté et doré de feuilles d'acanthe, rinceaux feuillagés, rosaces et enroulements. Les montants en balustre sont réunis par une entretoise mouvementée à décrochements, sculptée d'un culot. Epoque Louis XIV. Quelques petits accidents et reprises à la dorure. Le plateau en marbre gris veiné. Restaurations. HAUT. 89 - LARG. 148 - PROF. 73 CM 20 000/22 000 30 PAIRE DE FAUTEUILS À DOSSIER PLAT en bois naturel sculpté de coquilles, feuilles d'acanthe, treillis et enroulements. Il se repose sur des pieds cambrés réunis par une entretoise et terminés par des sabots de biche. Epoque Régence. Petits accidents. HAUT. 108 - LARG. 67 - PROF. 60 CM 20 000/25 000 22 23
32 TABLE À JEUX rectangulaire en placage de noyer à ramages et marqueterie en sycomore, bois teinté vert et amarante d'un perroquet dans une réserve, branchages fleuris, coquilles rinceaux et enroulements. Elle est marquetée à l'intérieur, en sycomore sur fond de noyer, de cartes à jouer à personnages, compartiments en trompe l'œil à rinceaux, coquilles, enroulements, feuilles d'acanthe et rocailles. L'envers du plateau d'époque postérieure est marqueté d'un damier et de croisillons et de motifs géométriques dans des filets d'encadrements. Elle repose sur des montants en balustre en bois redoré sculpté de godrons et feuillagés stylisés et ils sont réunis par une entretoise ajourée terminée par des boules. Allemagne du Sud ou Italie du Nord. Seconde moitièe du XVII e siècle Légère fente sur le plateau. HAUT. 78 - LARG. 104 - PROF. 56 CM 30 000/40 000 PROVENANCE : Collection de Monsieur et madame R. 24 25
33 MIROIR de forme rectangulaire en vernis Martin à fond rouge et or orné de scènes chinoises décorées de chinois, pagodes, oiseaux, animaux dans des encadrements de bois doré, palmettes, volutes. Début du XVIII e siècle. HAUT. 140,5 - LARG. 111CM 18 000/25 000 A partir de la fin du XVII e et pendant le XVIII e siècle, les produits importés de l'extrême orient influencent largement les arts décoratifs européens tant sur le plan technique que sur le plan décoratif. L'exotisme est à la mode et l'on voit fleurirent de nombreux salons et cabinets «chinois ou japonais» aux murs couverts de panneaux de laque et agrémentés d'objet et mobilier dans le goût chinois, comme l'illustre le «cabinet chinois» du Palazzo Reale de Turin (1). Les techniques de la porcelaine ou du laque restent longtemps secrètes incitant les artisans européens à rivaliser d'inventions. C'est ainsi que se développent l'arte Povera en Italie ou le vernis Martin en France qui tentent d'imiter le laque. Mais si les civilisations chinoises et japonaises fascinent, les motifs décoratifs inspirés de cet art sont le plus souvent fantaisistes et caricaturals comme en témoigne par exemple la tapisserie de l'empereur de Chine réalisée par la manufacture de Beauvais (2). Notre miroir est caractéristique du goût pour les Chinoiseries puisqu'il présente un décor en verni Martin à l'imitation du laque associé à un décor de personnages chinois. (1) «Il Mobile Nei Secoli» vol.ii par A.Gonzales-Palacios, 1969 p42. (2) «Chinoiseries» par M.Jarry, 1981 p.19. Tapis par Jules Leleu (Lot 157 Vente Arts Décoratifs du XX ème 24-11-04) - Bureau et Fauteuil par Jean Prouvé (Lots 44 et 46 Vente Design 29-11-04) Tableau par Claude Viallat (Lot 141 Vente Art Contemporain du 30-11-04) 27
ƒ 34 DEUX BIBLIOTHÈQUES FORMANT PENDANT de forme rectangulaire en bois noirçi et placage d'écaille rouge, laiton, marqueté de feuilles d'acanthe, palmettes, entrelacs, personnages, oiseaux, volutes. Elles ouvrent à deux portes grillagées à la partie supérieure, deux tiroirs en ceinture et deux vantaux à la partie inférieure, petits pieds. Début du XVIII e siècle. Accidents de placage, manques, restaurations. HAUT. 200 - LARG. 103 - PROF. 39 CM 30 000/35 000 28
36 BUREAU PLAT rectangulaire en bois laqué noir et incrustations de filets d'encadrements en laiton. Il ouvre à trois tiroirs en ceinture et repose sur des pieds cambrés. Epoque Régence. Quelques restaurations dans les fonds. Ornements de bronze ciselé à rocailles, mufle de lions, masques et feuillages. HAUT. 80 - LARG. 153 - PROF. 84 CM 20 000/22 000 35 COFFRET EN MARQUETERIE DE MÉTAL À DÉCOR FLORAL Charles André Boulle (Paris 1642-1732, Maître vers 1665), ébéniste du roi Louis XIV, associa à la technique de la marqueterie de métal, apparue en Italie dès la fin du XVI e siècle, un style nouveau et original auquel son nom est désormais associé. Marqueterie de métal ou marqueterie Boulle sont désormais synonyes. Ses modèles furent abondamment repris ou interprétés. Ce coffret, de petite dimension, en est un exemple. De forme rectangulaire, il ferme par un couvercle portant une gorge en quart de rond en ceinture. Chaque face, ainsi que la gorge du couvercle, accueille un décor de filets, de rinceaux végétaux en marqueterie en partie de laiton gravé sur fond d'écaille auxquels répondent des motifs analogues d'écaille, obtenus par découpe des plaques. Au centre, une rosace étale ses huit branches à l'intérieur desquelles s'inscrit un motif de trèfle feuillagé - fréquemment utilisé par Boulle - également en marqueterie de laiton sur fond d'écaille. Une frise de feuilles de laiton court à la base du couvercle et le ceinture face par face. Laiton, écaille, noyer. France, fin du XVII e siècle ou début du XVIII e siècle. Fentes et bouchages. HAUT. 11,8 - LARG. 22,4 PROF. 14,8 CM 2 500/3 000 30 31
37 COFFRET EN MARQUETERIE DE MÉTAL ET DÉCOR À LA BÉRAIN De format rectangulaire, ce coffret est surmonté d'un couvercle à gorge en quart de rond en ceinture se terminant par une corniche de bronze doré. A la base, une autre corniche inférieure de fleurs alternées de palmettes surplombe quatre petits pied toupies rehaussés de feuilles d'acanthe. Cet élégant coffret de grande taille est couvert de marqueterie de laiton gravé sur fond d'écaille brune. Le relief des motifs de laiton est accentué par la gravure incisive et fine de l'écaille. Le coffret est à décor végétal. Sur tous les côtés se déroulent de complexes entrelacs de rinceaux feuillagés tandis que les angles sont couverts d'une baguette de laiton gravée de feuilles d'acanthes stylisées dans des losanges. Le couvercle présente un décor fantastique dans la tradition des dessins de Jean Bérain, ornemaniste de Louis XIV (Saint-Mihiel, 1638 - Paris, 1711, dessinateur de la chambre et du cabinet du Roi en 1674) : autour d'un personnage central - un indien?- représenté de profil, se développe de façon symétrique un réseau d'arabesques, de rinceaux, enrichi d'animaux. Ce coffret témoigne non seulement d'une grande qualité d'exécution de la marqueterie de laiton sur fond d'écaille mais aussi d'un raffinement notable du décor. Tout l'intérieur est plaqué de palissandre. Marqueterie en partie laiton sur fond d'écaille, palissandre. France, fin du XVII e siècle ou début du XVIII e siècle. Restaurations moulures en bronze et pieds peut-être rapportés. HAUT. 12,9 - LARG. 31,2 - PROF. 22,6 CM 6 500/7 000 38 PAIRE DE CONSOLES de forme galbée en bois redoré, mouluré et sculpté de palmettes, feuilles d'acanthe, quadrillages. Elles reposent sur des pieds cambrés terminés en volute et réunis par une entretoise ajourée. Dessus de marbre. Epoque Régence. HAUT. 82 - LARG. 130 - PROF. 65,5 CM 25 000/30 000 32 33
39 GRAND CABINET À DÉCORS GÉOMÉTRIQUES Ce cabinet, de forme rectangulaire, est surmonté d'une corniche à doucine. Il ouvre à onze tiroirs et un vantail en façade. Il repose sur un piètement - à tiroir unique - de doubles colonnes torses ajourées, sur pile de disques ; entre chaque pied, en façade, une toupie descendante. Les quatre pieds antérieurs, et les deux pieds postérieurs, sont reliés en ceinture et se terminent par des boules plates. Le cabinet et la ceinture du piètement sont plaqués, sur les trois faces, de ronce de noyer marquetée d'une frise de triangles ou de hachures bicolores en différents bois fruitiers, selon des motifs géométriques simples. Ce décor de marqueterie renforce le contraste entre l'aspect architecturé du cabinet, souligné par les moulures qui encadrent les tiroirs, et l'exubérance de la torsade du piètement. La double torse ajourée, ainsi que le choix des bois assez clairs qui confèrent au meuble une certaine chaleur, sont des éléments caractéristiques des réalisations autrichiennes ou d'allemagne du Sud. Noyer, peuplier, et divers bois de fruitiers. Allemagne du Sud, Autriche. Fin XVII e, début XVIII e siècle. Fond en partie refait, corniche refaite, intérieur du panneau central réaménagé d'étagères, légers manques et accidents. HAUT. 164,5 - LARG. 126 - PROF. 49 CM 5 500/7 500 40 RÉGULATEUR DE PARQUET en noyer et placage de noyer à ramages, dans des encadrements de filets en sycomore à motifs géométriques et enroulements. Il est sculpté de nervures, rocailles, et enroulements de rinceaux et repose sur des pieds griffes tenant des boules. Le cadran en étain gravé et tôle peinte polychrome est orné de personnages symbolisant les quatre continents. Il indique les heures, les minutes les quantièmes, les phases de la lune et les signes du zodiaque. Il est orné à l'amortissement d'un Atlas et de deux Renommées en bois doré rapportés. Hollande début du XVIII e siècle. Quelques accidents et restaurations. HAUT. 270 - LARG. 80 - PROF. 40 CM 12 000/15 000 La fabrication des horloges de Parquet dites de «couloir» débuta aux Pays Bas dès 1675, Ces horloges étaient dansle couloir du rez-dechaussée ainsi leurs sonneries puissantes permettaient de donner l heure aux différentes étages de l habitation ; Ces horloges sont surmontées de statuettes telles que Atlas et des sonneurs et leurs cadrans sont ornés de scènes peintes ; Elles étaient fabriquées à Amsterdam, Leyden, La hate, Rotterdam ou Utrech. Cf l ouvrage «La pendule Française 3 ème partie : Provinces et Etranger» par Tardy, Page 428 et reproductions de modèles comparables Pages 433 à 436. 34 35
41 COMMODE de forme mouvementée moulurée en bois naturel et sculpté de rocailles, branchages fleuris et feuilles d'acanthe. Elle ouvre à trois rangs de tiroirs, montants arrondis pieds cambrés terminés par des sabots de biche. Travail attribué à Pierre Hache. XVIII e siècle. Quelques restaurations dans les fonds. Ornement de bronze ciselé rapporté. HAUT. 89 - LARG. 133 - PROF. 71 CM 15 000 /20 000 42 GRANDE ARMOIRE À MARQUETERIE GÉOMÉTRIQUE Cette grande armoire ouvre à trois tiroirs, en partie basse, et deux portes, qui dissimulent un deuxième rang de trois tiroirs en retrait, superposé au précédent mais de longueur différente. Elle repose sur des pieds carrés qui prolongent les montants latéraux. Elle est ornée, sur toutes ses faces ainsi qu'à l'intérieur des portes, d'un panneau rectangulaire cintré à ressauts et à décrochement en demi-cercle à sa base, surmontant un panneau carré aux angles en cavet. Sur les côtés, en chêne naturel, ces panneaux sont plaqués de moulures au relief généreux. La façade est intégralement plaquée de noyer marqueté de motifs géométriques qui viennent se loger aux centres des panneaux, dont la mouluration est abondamment soulignée par des encadrements de filets d'os, d'ébène et de bois indigènes. La corniche qui la surplombe, est également plaquée de motifs d'os et d'ébène formant une frise. Dans le panneau supérieur, une rose avec une étoile ; au centre du panneau inférieur une étoile en rose des vents. Chêne, os, ébène, olivier, bois de violette, citronnier, amarante. Franco Flamand fin XVII e, début du XVIII e siècle. Accidents, manques à la marqueterie. HAUT. 242 - LARG. 199,5 - PROF. 77,5 CM 15 000/20 000 36
43 IMPORTANTE PENDULE ASTRONOMIQUE à mécanisme en placage de bois de violette et bois redoré sur bâti de chêne et tilleul, la partie supérieure à pans coupés ornée de six termes symbolisant les saisons et des allégories. Elle présente sept plaques émaillées en camaïeu brun avec indication des jours de la semaine avec leurs symboles astrologiques. Elle est ornée d amours, volutes feuillagées, trophées et repose sur des pieds à l imitation de griffes. Le cadran en bronze, gravé de rinceaux feuillagés, émaillé indique les heures et les minutes en caractères romains et arabes. Elle présente quatre cadrans pour les phases de la lune, les mois et les quantièmes, les années. La platine à l arrière signée Gérard Humbert à Sarrelouis.Le mouvement rectangulaire comporte deux platines, le train principal est muni d un échappement à verge. Première moitié du XVIII e siècle Restaurations, modifications de certains éléments du mouvement. Elle porte une date rapportée 1690. HAUT. 95,5 - LARG. 51 - PROF. 23,5 CM 35 000/45 000 BIBLIOGRAPHIE : Associations des collectionneurs et amateurs d horlogerie ancienne Eté 1985 n043 p 13 à 22 étude de Mr Adoîphe Chapiro Gérard Humbert, fils de Gérard Humbert maître menuisier est né à Faulquemont en Moselle en 1716; il est mentionné comme maître horloger en 1739 (1). C est après la paix de Ryswick le 30 octobre 1697 que la France dût évacuer les provinces de la Sarre et de la Lorraine. Cependant Sarrelouis resta une enclave française. Coupee du territoire français, la ville périclita et de nombreux habitants la quittèrent. C est en 1736 avec le traité de Vienne que la Lorraine redevint française et avec elle Sarrelouis. C est autour de cette période que notre horloge fut réalisée ; nous pensons comme Mr Chapiro (2) que la date 1690 inscrite sur la platine arrière, a été rapportée à un moment, peutêtre pour commémorer un évènement aujourd hui méconnu. (1) ANCAHA n043 p.15 (2) Bibliographie p.17 38 39
44 SUITE DE QUATRE APPLIQUES à un bras de lumière en bronze ciselé et doré de masques, vases et guirlandes fleuries, treillis, rosaces et feuilles d'acanthe. Epoque Régence. Quelques usures à la dorure. HAUT. 21 - PROF. 20, 5 CM 10 000/12 000 45 PETITE CONSOLE de forme mouvementée en bois sculpté et doré de treillis, feuilles d'acanthe, chimère. Elle repose sur un montant cambré terminé par un pied en sabot de biche. Epoque Régence. (Quelques petits accidents). Dessus de marbre brèche rouge restauré. HAUT. 89 - LARG. 74 - PROF. 41 CM 10 000/15 000 46 MIROIR À FRONTON mouvementé à double encadrement en bois doré mouluré et sculpté de feuilles d'acanthe, lambrequins, guirlandes de fleurs. Il présente des volutes dans les écoinçons. Epoque Régence. Petits éclats. Haut. 176,5 - LARG. 106 CM 10 000/12000 PROVENANCE : Ancienne collection de Mr Jacques Petithory vente Paris Hôtel Drouot le 25 juin 1993 n 173. 40
48 COMMODE de forme mouvementée en placage de bois de violette marquetée en feuilles dans des encadrements. Elle ouvre à quatre tiroirs en trois rangs et repose sur des pieds cambrés. Ornements de bronze ciselé et doré à rocailles ajourées, cartouches, feuillages et personnages dans le goût de l'antique, l'un d'entre eux jouant d'une Lyre. Elle porte une estampille : L DE LAITRE. Composée d'élément anciens dans le style Régence. Dessus de marbre brèche rouge. HAUT. 90 - LARG. 148 - PROF. 71 CM 6 000/8 000 47 PENDULE en bronze ciselé et doré orné de deux colombes sur des nuées à la partie supérieure, feuilles d'acanthe. Le cadran avec indication des heures et des minutes ainsi que le mouvement sont signés "J.n Baptiste BAILLON". Elle repose sur des pieds à enroulement. Signée "St Germain". Epoque Louis XV. Eclats au cadran. HAUT. 31 CM 6 000/8 000 Jean-Baptiste Baillon, horloger reçu maître en 1727. Jean-Joseph de Saint-Germain fondeur ciseleur fut reçu maître en 1748. Jean Joseph de Saint Germain (1719-1791) est le fils de l'ébéniste Joseph de Saint Germain et d'une mère issue d'une famille de fondeur à laquelle appartient Gaspard Prieur. Il commence son activité en 1743 comme ouvrier libre avant de recevoir ses lettres de maîtrise de fondeur en terre et sable en 1748. Il est juré de sa corporation de 1765 à 1767. Sa production est essentiellement connue par ses œuvres rocailles, dont les plus célèbres sont les modèles «au chinois», «au rhinocéros» et «à l'éléphant», même s'il exerce jusqu'en 1775. Jean-Joseph collabore avec de nombreux ébéniste parmi lesquels : son père, Pierre I Migeon, Gaspard Coulon, Léonard Boudin ; et également un très grand nombre d'horlogers parisiens ou provinciaux tel que : Dutertre, Gudin, Baillon, Lenoir, Le Roy, Ses bronzes de grande qualité lui valent de compter parmi ses clients la cour française : Madame Victoire, la duchesse d'orléans, la duchesse de Parme et aussi les cours étrangères : Frédérik V du Danemark, Une pendule signée «J.B Baillon à Paris» fut vendue à Neuilly le 8 décembre 2003 n 93 42 43
49 GLACE AUX DRAGONS DU XVIII E SIÈCLE De forme rectangulaire, cintrée en partie haute et reposant sur deux pieds, cette glace est surmontée d'un fronton curviligne, au décor de rocailles disposées de façon dissymétrique, et flanqué de chaque côté de dragons ailés. Sur les côtés, un motif de palmes et fleurettes borde le miroir. Les sculptures en bois doré se détachent sur un fond grainé d'apparence plus mate. Cette glace possède sa dorure d'époque, son miroir, ancien, est postérieur Bois sculpté, doré. Usures à la dorure, aile droite d'un des dragons refaite. Provence ou Italie du Nord, 1ère moitié du XVIII e siècle. HAUT. 122 - LARG. 53 CM 2 500/3 200 50 PAIRE DE CHENÊTS en bronze redoré ornés de rosaces, balustrades, frises de perles. Il sont surmontés de boules. Fin du XVIII e siècle ou début du XIX e siècle. Avec leurs fers. HAUT. 30 - LARG. 48 CM 5 000/6 000 51 BUREAU DIT MAZARIN À GRADIN de forme mouvementée en bois laqué noir, or et polychrome dans le goût de la Chine à décor de chinois dans des paysages agrémentés de pagodes, bateau, animaux. La partie supérieure présente deux vantaux et un plateau coulissant. Il ouvre à sept tiroirs et un vantail à la partie inférieure et repose sur des montants en gaine réunis par des entretoises surmontées de vases, et terminés par des pieds boules. Travail anglo-hollandais du XVIII e ou XIX e siècle Restaurations, partie supérieure rapportée, reprise dans le piètement et au décor. HAUT. 103 - LARG. 95,5 - PROF. 54,5 CM 10 000/15 000 44 45
52 PAIRE D'APPLIQUES à deux branches de lumière de forme mouvementée en bronze ciselé et doré orné de feuilles d'acanthe, fleurettes, volutes. Elles portent le C couronné. Attribué à Jacques Caffiéri Epoque Louis XV. Restaurations. HAUT. 55 - LARG. 42 CM 45 000/55 000 Le C couronné fut utilisé de mars 1745 à février 1749. Jacques Caffieri 1678-1755 fondeur ciseleur des Bâtiments du Roi, travaille dès 1736 presque exclusivement pour la couronne. Il s'associe avec son fils Philippe en 1747 l'année de son mariage ; à partir de cette date, l'influence de ce dernier devient prépondérante dans le choix des nouveaux modèles. Dès 1751 Jacques Caffieri avait annexé au contrat de mariage de celui-ci un «Invantaire des modèls de cuyvre et autre du fond du magazin du Sieur Caffiery le père, sculpteur et sizeleur ordinaire du Roy dont il a cedé la proprieté de la moitié des dits models à Philippe Caffiery, son fils aisné» (1). (1) L' œuvre de l'atelier des Caffieri, Jacques et Philippe, bénéficie de l'étude menée par Daniel Alcouffe qui répertorie l' inventaire des modèles de 1751 et l'inventaire après décès de Jacques Caffieri en 1755. Cf Archives de l'art Français, nouvelle période tome XXX 1989 p 125 à 142. Une paire d appliques de modèle similaire est reproduite dans «Vergoldete Bronzen» par H.Ottomeyer et P.Proschel 1986, n 2.11.12.P 141. Une autre faisait partie de la collection Alexander vendue à New York le 30 avril 1999 n 139. Enfin notre paire d appliques peut être rapprochée de celle autrefois dans la collection Wrightman et attribuée à Caffieri, vendue à New York le 2 novembre 2000 n 7 46 47
53 TABLE de forme ovale en placage de bois de rose, bois de violette, amarante et bois teinté marqueté de chinois dans un paysage, pots, théière, vase fleuri, cartes à jouer dans des encadrements de filets. Elle ouvre à un tiroir latéral comportant un encrier et une tablette formant écritoire en ceinture et repose sur des pieds cambrés réunis par une tablette. Décoration de bronze ciselé et doré tel que : chutes à guirlandes de laurier, galerie ajourée, sabots. Estampillée C.TOPINO et poinçon du jurande. Epoque Louis XVI. Restaurations. HAUT. 75 - LARG. 57 - PROF. 40,5 CM 50 000/60 000 Charles Topino (vers 1742-1803) vraisemblablement natif darras, exerce son activité comme ouvrier libre et commence se carrière au Faubourg Saint Antoine. Reçu maître en 1773, il est appelé en 1782 à la charge de député de la corporation. Une partie de sa production se caractérise par des meubles légers marquetés d ustensiles théières, livres, encriers, vases d inspiration chinoise, dont on connait de nombreux exemples ; une petite table de la collection Dutasta (1), un bonheur du jour conservé au musée des arts décoratifs de Paris (2),... Sa clientèle comportait aussi bien des membres de la noblesse que des confrères en particulier Migeon, Boudin, Delorme, Héricourt, Tuart. Son livre-journal conservé aux archives de la Seine, véritable répertoire de son œuvre, met en lumière les différents prix qu il demandait pour des sujets marquetés ou les tableaux de fleurs qu il vendait à ses confrères (3). Par la virtuosité de sa marqueterie et la variété des sujets choisis Charles Topino répond avec talent à la persistance du goût pour l exotisme au XVIII e siècle. (1) «Topino, ébéniste et marchand» par S.Barbier-Sainte-Marie, lestampille-robjet d art n 340, octobre 1999, n 15 p.48. (2) Idem, n 8 p.41. (3) Engravings and the French 18th century marqueteur II par Geoffrey de Bellaigue, Burlington magazine, juillet 1965 p.358-359. Fauteuil par Emile-Jacques Ruhlmann (lot 45 vente Arts Décoratifs du XX e le 24-11-04) - Paravent par Piero Fornasetti (lot 86 vente Design du 29-11-04) Tapis par Jacques Adnet et Compagnies des Arts Français (lot 106 vente Arts Décoratifs du XX e le 24-11-04) - Lampadaire par Pierre Guariche (lot 68 vente Design du 29-11-04) Une table estampillée Topino de forme identique et présentant une marqueterie similaire fut vendue à New York le 20 novembre 1993 n 275. 49
PROVENANCE : Vente Versailles, Palais des congrès le 20 juin 1971 n 160. Pierre Macret (1727- vers1796) En 1756, il succède à la veuve de Jean-Pierre Latz en devenant marchand-ébéniste privilégié du Roi suivant la cour. Son atelier est établit rue Saint Nicolas et il connaît un rapide succès. Il est particulièrement remarqué pour ses associations de panneaux de laque et placage dont notre commode est une illustration. Il fournit des marchands-ébénistes et des confrères tel que : Lazare-Duvaux, Denis Genty, Léonard Boudin, Charles Chevallier. Il livre l'administration des Menus-Plaisirs de 1764 à 1771, année où il ouvre un magasin rue Saint-Honoré pour se consacrer exclusivement au commerce de luxe. Son stock d'ébéniste est donc vendu en 1774 et 1775. A la fin des années 1780, il se retire pour vivre de ses rentes. Il n'était pas aisé pour les ébénistes du début du XVIII e siècle de plaquer des panneaux rectilignes de laque de Chine ou du Japon sur le mobilier européen aux formes galbées. C'est pourquoi, dans un premier temps, les panneaux de laque ne couvrent que partiellement les tiroirs et les cotés des meubles laissant apparaître une structure en bois de placage. Notre commode est un exemple de la production de cette époque. Cf : " " Le meuble français en laque au XVIIIe siècle " par Th.Wolvesperges, 2000. 54 LARGE BERGÈRE, coin de feu à dossier plat en bois naturel mouluré et sculpté d'enroulements. Elle repose sur des pieds cambrés. Elle porte une estampille N.Foliot. Epoque Louis XV. Quelques restaurations et renforts. Garniture d'un cuir havane. HAUT. 101 - LARG. 87 - PROF. 66 CM 5 000/7 000 Nicolas Foliot fut menuisier du Garde-Meuble royal à partir de 1723, et juré de sa communauté de 1736 à 1738. 55 COMMODE de forme galbée en placage de bois de violette et panneaux en laque noir et or dans le goût de la Chine à décor de paysages, pagodes, branches de prunier, canards, oiseaux. Elle ouvre à deux rangs de tiroirs et repose sur des pieds cambrés. Décoration de bronze ciselé et doré tel que : chutes à feuilles d'acanthe, sabots. Dessus de marbre brèche marron. Estampillée MACRET. Epoque Louis XV. Restaurations. Entrées de serrures et moulures en bronze doré. HAUT. 83,5 - LARG. 113 - PROF. 57 CM 22 000/28 000 50
56 PAIRE D'ENCOIGNURES de forme galbée en placage de bois de violette, bois de rose, amarante et satiné marqueté de branchages, volutes. Elles ouvrent à un vantail et reposent sur trois pieds cambrés. Riche décoration de bronze ciselé et doré tel que chutes feuillagées, encadrement à volutes, moulures, sabots. Dessus de marbre griotte rouge. Estampillées I.DUBOIS. Epoque Louis XV HAUT. 88 - LARG. 78 - PROF. 58 CM 80 000/120 000 Jacques Dubois, ébéniste reçu maître en 1742. Jacques Dubois (vers 1693-1763) est l'un des plus grands ébénistes de l'époque Louis XV. Installé dans le faubourg Saint- Antoine, il travaille longtemps comme ouvrier libre avant de recevoir sa maîtrise en 1742, ce qui explique qu'un grand nombre de ses meubles ne soit pas toujours estampillé. Sa production, grâce à laquelle il connaît un vif succès de son vivant, se compose surtout de meubles de luxe comprenant souvent des panneaux de laque et une riche décoration de bronze au style rocaille exubérant. Sa clientèle est composée de membre de la noblesse comme Madame de Grafigny, de nombreux membres de la famille royale tel que le duc d'orléans mais aussi de membres des cours étrangères. En effet, Dubois fournit une commode au Palais royal de Gênes pour Madame l'infante, fille de Louis XV, vers 1750, marquetée de bois de bout (1) ; et travail également pour la Pologne en fournissant Stanislas-Auguste Poniatowski ou le Comte Branicki comme en témoigne la fameuse encoignure, réalisée d'après les dessins de Nicolas Pineau conservé au J.P.Getty muséum (2). Jacques Dubois possédait également un magasin, travaillait avec des marchandsmerciers comme Bertin, Machart, Labrunne, ou livrait certains de ses confrères tel le marchand-ébéniste Migeon par exemple. A sa mort, sa veuve et son fils René reprennent la direction de l'entreprise pendant une vingtaine d'années en conservant la même estampille : I.DUBOIS. Une paire d'encoignures estampillées I.DUBOIS présentant des chutes identiques et un encadrement feuillagé similaire fut vendu à Versailles le 25 mai 1972 n 133. Une encoignure aux bronzes d'encadrement identiques fut vendue à Honfleur les 12 et 13 juillet 1998 n 102. (1) " Il patrimonio artistique del Quirinale. Gli arrenter francesi " par Alvar Gonzalez-Palacios, 1996, p.112-114. (2) " Selections from. the decorative arts in the J.Paul Getty Museum " par Gillian Wilson, 1983, p.42-43. PROVENANCE : Anciennes Collections de Mme S. 52
57 FAUTEUIL à dossier mouvementé en noyer naturel mouluré et sculpté de fleurettes, feuillages, feuilles d'acanthe, volutes. Les accoudoirs galbés, ceinture sinueuse, il repose sur des pieds cambrés. Estampillé NOGARET A LYON. Epoque Louis XV. Restaurations. HAUT. 97 - LARG. 74 - PROF. 55 CM 1 500/2 000 Pierre Nogaret, menuisier reçu maître à Lyon en 1741. 58 FAUTEUIL à dossier mouvementé en noyer naturel mouluré et sculpté de roses, feuillage. Les accoudoirs galbés, ceinture sinueuse, il repose sur des pieds cambrés. Estampillé NOGARET A LYON. Epoque Louis XV Restaurations. HAUT. 98,5 - LARG. 72- PROF. 54 CM 2 000/3 000 Pierre Nogaret, menuisier reçu maître à Lyon en 1741. 57 58 59 SECRÉTAIRE de forme galbée en placage de bois de rose, bois de violette, amarante, satiné et bois teinté marqueté de branchages, feuillages, vases, fleurs dans des encadrements. Il ouvre à un rideau coulissant démasquant trois casiers et cinq tiroirs, et présente un tiroir formant écritoire en ceinture. La partie inférieure ouvre à deux vantaux, et repose sur des petits pieds. Estampillé D.GENTY et poinçon de jurande. Dessus de marbre rouge languedoc (fracturé). Epoque Louis XV. Accidents, restaurations. HAUT. 107 - LARG. 90 - PROF. 45 CM 25 000/35 000 Denis Genty, ébéniste reçu maître en 1754. Provenance : Anciennes Collections de Mme S 54
60 BERGÈRE de forme gondole en bois relaqué vert rechampi rose mouluré et sculpté de fleurettes. Les accoudoirs galbés, la ceinture sinueuse, elle repose sur des pieds cambrés. Estampillée N.BLANCHARD. Epoque Louis XV. Restaurations. HAUT. 100 - LARG. 69 - PROF. 58,5 CM 4 500/6 500 Jean-Nicolas I Blanchard (c.1730-après 1786), qui bénéficie d'une récente étude (1), appartient à une dynastie de menuisiers actifs de la fin du XVIIe jusqu'à la Restauration. Il travaille dans l'atelier de son père à l'enseigne du «Chat blanc» jusqu'en 1767 et reçoit ses lettres de maîtrise en 1771. Ses sièges sont essentiellement de style Louis XV. Il collabore avec le sculpteur Antoine Rascalon et les marchands tapissiers Lesieurs et les Frères Presle. Il reçoit une commande pour meubler le château neuf de Saint-Germain-en-Laye pour le Comte d'artois et livre un canapé et deux fauteuils pour Mesdames, filles de louis XV, pour le salon d'été à Bellevue. (1) «Les Blanchard : une dynastie de menuisiers» par Antoine Geoffroy d'assy, L'Estampille- L'Objet d'art, avril 1999, n 335. Une bergère de modèle similaire faisait partie de la collection Simone Berriau vendue à Paris, Galerie Charpentier le 28 mai 1936 n 42. 61 RARE BUREAU À GRADIN de forme rectangulaire légèrement galbée en placage de bois de violette, bois de rose marqueté de filets. La partie supérieure présente une étagère. Le plateau présente une tablette formant écritoire actionnant un gradin présentant quatre tiroirs et deux casiers. Il ouvre à quatre tiroirs en ceinture et repose sur des pieds cambrés réunis par une tablette légèrement incurvée. Riche décoration de bronze ciselé et doré tel que: chutes feuillagées, entrées de serrure, sabots. Attribué à Migeon. Epoque Louis XV. Partie supérieure rapportée. Restaurations, renforts. HAUT. 102 - LARG. 96 - PROF. 38,5 CM 45 000/60 000 PROVENANCE : Anciennes Collections de Mme S. 56
62 PETITE TABLE de forme rectangulaire en placage de bois de rose et bois teintés marqueté de bouquet de fleurs dans un encadrement de grecque, quartefeuilles dans des losanges. Elle ouvre à un tiroir latéral démasquant un secret et repose sur des pieds cambrés. Fin de l'époque Louis XV. Fentes, petits accidents de placage, sabots à refixer. HAUT. 65 - LARG. 41 - PROF. 32,5 CM 4 000/5 000 63 63 SUITE DE SIX CHAISES à dossier mouvementé à châssis en noyer naturel mouluré et sculpté de feuilles d'acanthe. Ceinture galbée, elles reposent sur des pieds cambrés. Italie, XVIII e siècle. Restaurations, renforts. HAUT. 103,5 - LARG. 53 - PROF. 46 CM 8 000/10 000 64 SUITE DE SIX CHAISES à dossier mouvementé à châssis en noyer naturel mouluré et sculpté de roses, feuillages. Ceinture galbée, elles reposent sur des pieds cambrés. Italie, XVIII e siècle Restaurations, renforts. HAUT. 107,5 - LARG. 51 - PROF. 47 CM 6 000/9 000 64 58 59
65 CONSOLE de forme mouvementée en bois naturel ajouré, mouluré et sculpté de cartouches, feuilles d'acanthe, coquilles, volutes. Elle repose sur des pieds en volute réunis par un cartouche ajouré. Epoque Louis XV. Dessus de marbre brèche marron. Restaurations, renforts, fentes. HAUT. 82 - LARG. 98 - PROF. 49,5 CM 3 000/4 500 66 TABLE DE SALON formant écritoire de forme rectangulaire en placage de bois de violette marqueté de filets. Le plateau basculant formant écritoire découvre une tirette démasquant un casier. Elle présente un écran amovible et ouvre à trois tiroirs en façade. Pieds cambrés réunis par une tablette. Epoque Louis XV. Restaurations, petit manque. HAUT. 74 - LARG. 54 - PROF. 41 CM 5 000/6 000 67 MIROIR de forme mouvementée en bois doré et laqué, la partie supérieure ornée d'une coquille, volutes, feuilles d'acanthe, treillages, avec au centre un cartouche peint d'armoiries. Elle présente sur les cotés des guirlandes de fleurs. Travail vénitien du XVIII e siècle. Quelques manques. HAUT. 250 - LARG. 175 CM 15 000/20 000 Un modèle de miroir similaire faisait partie de la collection Hobbs vendue le 4 juin 2002 à New-York sous le n 22. 60 61
69 CARTEL ET SA CONSOLE de forme mouvementée en corne teinté rouge et bronze ciselé partiellement doré orné d'un amour assis sur un dauphin à la partie supérieure, palmettes, guirlandes de fleurs, feuilles d'acanthe, mascarons. Le cadran émaillé avec indication des heures et des minutes ainsi que le mouvement sont signés "Collier à Paris". Pieds à enroulement, il repose sur une console décorée d'aigle, têtes de femmes, guirlandes de fleurs, feuilles d'acanthe. Estampillé I.P.LATZ. Epoque Louis XV. Fentes. HAUT. 105,5 - LARG. 44,5 - PROF. 24 CM 7 000/9 000 68 SECRÉTAIRE À ABATTANT de forme légèrement galbée, à doucine, en placage de bois de rose et bois de violette marqueté de filets. Il ouvre à un tiroir, un abattant démasquant quatre casiers, six tiroirs et un secret. La partie inférieure démasque deux vantaux. Les montants antérieurs à pans coupés. Décoration de bronze ciselé et redoré, entrée de serrures, chutes. Epoque Louis XV. Dessus de marbre brèche veiné. HAUT. 143,5 - LARG. 97 - PROF. 38,5 CM 5 000/7000 Jacques-Pierre Latz est né dans la région de Cologne vers 1691. Il s'installe à Paris dès 1719 comme ébéniste. Naturalisé français vers 1736, il obtient peu de temps après le brevet "d'ébéniste privilégié du roi". Il établit son atelier à l'enseigne du "Saint Esprit", rue du Faubourg Saint Antoine. A sa mort en 1754, sa veuve poursuit l'activité pendant deux ans. Latz collabore avec des marchands-merciers qui lui permettent de fournir une riche clientèle française mais aussi étrangère en particulier le Roi de Prusse Frédéric II, de l'électeur saxe Auguste III et de la Duchesse de Parme. Ses marqueteries florales et les bronzes qu'il exécute pour une part dans son atelier font de lui l'un des plus grands ébénistes de l'époque Louis XV. Un cartel de modèle similaire estampillé Latz fut vendu à Paris le 20 juin 2001 n 96 62 63
70 TABLE de forme rectangulaire en placage de bois de violette. Elle ouvre à deux tiroirs latéraux, la ceinture légèrement festonnée et repose sur des pieds cambrés. Epoque Louis XV, Transformation, reprise au placage HAUT. 72 - LARG. 91 - PROF. 61,5 CM 4 000/5 000 71 PAIRE DE CHENETS en bronze ciselé et doré représentant un couple tenant un instrument de musique et un oiseau. Ils reposent sur des bases mouvementées ornées de feuilles d'acanthe, cartouches, volutes. Epoque Louis XV 5 000 /8 000 Une paire de chenets similaires faisait partie de la Collection Wrightsman reproduite dans "The W Collection" par F.J.B Watson 1966 p.372 puis vendue à Londres le 5 mai 1984 n 144. 72 MEUBLE À DEUX CORPS formant bureau et armoire en placage de bois de rose, bois de violette et bois teintés marqueté de trophées et vases fleuris dans des médaillons. La partie supérieure présente deux vantaux, il ouvre à un cylindre démasquant 12 ou 13 tiroirs, une tirette formant écritoire. La ceinture présente trois tiroirs. Il repose sur des pieds cambrés. Epoque Louis XV. Décoration de bronze ciselé et doré. HAUT. 197- LARG. 126 - PROF. 65,5 CM 8 000/12 000 64 65
73 CARTEL de forme mouvementée en bronze ciselé et redoré de masque de jeune femme dans le goût de l'antique, piastres, feuilles d'acanthe et draperies. Le cadran est surmonté d'une urne couverte et de quatre pommes de pin. Le mouvement signé : SERRE, Paris. Fin de l'époque Louis XVI. HAUT. 92 - LARG. 45 CM 5 000/6 000 74 TABLE de forme ovale en placage de bois de rose, amarante et bois teinté marqueté de filets. Elle ouvre à trois tiroirs, le premier formant écritoire, et repose sur des pieds cambrés réunis par une tablette. Dessus de marbre brèche d'alep accidenté garni d'une galerie de bronze ajourée. Transition des époques Louis XV / Louis XVI. Restaurations, fentes, accidents 3 000/4 500 PROVENANCE : Anciennes Collections de Mme S. ƒ 75TAPISSERIE D AUBUSSON de la Tenture des marines d après les cartons de joseph vernet représentant : l embarquement avec des marins chargeant des barils de poudre, des canons et des boulets. XVIII e siècle. Restaurations, fentes, accidents HAUT. 256 - LARG. 455 CM 20 000/30 000 Une tapisserie reprenant le même thème est reproduite dans Les belles heures de la tapisserie par daria Boccara. 1971 p. 211 - Une autre illustrée dans Gäbel volume II n 288-289. 66
76 BAS D'ARMOIRE-SECRÉTAIRE EN PENTE D'ÉPOQUE LOUIS XV Estampille de Antoine-Mathieu Criaerd (1724 - Paris 1787, reçu Maître en 1747) Ce petit meuble, marqueté à fond de damiers avec des filets formant des losanges, comporte un secrétaire en pente coiffé d'un plateau à bec de corbin, surmontant deux portes. L'abattant, qui vient se poser sur deux tirants en fer forgé, dissimule des étagères. Ce meuble - caractéristique par ses proportions et ses fonctions combinées des nouveaux impératifs et goûts de vie de la société française sous le règne de Louis XV - repose sur des pieds légèrement cambrés, ornés, en façade, de sabots en bronze doré à motif de feuille d'acanthe. Estampillé deux fois sur le montant arrière droit " JME " et " M. CRIARD ". Bois de rose, satiné, bois de violette. France, Epoque Louis XV. Réparations dans les fonds arrière, le sol d'écritoire et fond du bas, charnières et visserie changées, fentes, légers manques. HAUT. 89,5 - LARG. 65,5 - PROF. 30 CM 7 000/9 000 68
ƒ 77 COMMODE de forme galbée sur bâti de chêne en laque de Chine noir et or avec incrustation de nacre à décor noir et or représentant des chinois tenant des vases avec au centre une femme assise sur un lit avec à l'arrière plan un miroir. Le fond est décoré de branchages d'oiseaux et les panneaux présentent des encadrements de filets. Elle ouvre à deux tiroirs sans traverse et reposent sur des pieds cambrés. Estampillée M.CRIAERD. Dessus de marbre brèche d'alep. Epoque Louis XV Ornementation de bronze doré Restaurations, reprises au décor. HAUT. 86,5 - LARG. 116 - PROF 53 CM 200 000/250 000 Provenance : Vente Paris, Hôtel Drouot le mardi 9 décembre 1997 n 288 Le montage des panneaux est caractéristique de Mathieu Criard. Cet ébéniste avait pris l'habitude de remplacer les encadrements de bronze doré censés protéger les extrémités des panneaux, par un motif constitué d'une bande d'encadrement de trois à quatre centimètres à large décor noir et or à l'imitation d'une dentelle. Ce motif réalisé par le vernisseur met particulièrement en valeur les panneaux de laque. On retrouve ce type d'encadrement sur la commode de l'ancienne collection Brandt (1) ainsi que sur une commode vendue à Londres (2) ; toutes deux estampillées. Le choix et le montage de panneaux d'une telle qualité sont particulièrement rares. Des panneaux de ce type comportant un décor de nacre se retrouvent dans les ventes du XVIII e siècle à Paris : 1) Vente du Chevalier de la Roque en 1745 331 «Un cabinet de lacq avec Paysages & Animaux aussi incrustez en nacre de perles, ouvrant à deux battants garnis de plaques de bronzes» 332 «un autre joli petit Cabinet de Lacq, garni en dedans de huit tiroirs : le tout orné d'une belle mosaique incrustée en nacre de perles dans toutes ses parties, tant intérieures qu'extérieures & montées sur un pied de bois noir» 379 «deux petites tablettes, chacune à deux guichets de Lacq, ornées de Fleurs incrustées en Nacre et Burgau» 2) dans la vente anonyme du 9 juillet 1776 réalisée par l'expert Pierre Rémy. 89«deux beaux secrétaires d'ancien lac de Chine, à dragon enrichi de burgos» 3) dans la vente du stock du marchand Le Brun le 11 avril 1791 à la rubrique «laque noir» suivant la rubrique Ouvrages d'ancien laque du Japon. 760 «un vase de laque noir à dessins de paysages et figures chinoises exécuté en burgos et moulé magellans» Les panneaux utilisés sur cette commode sont à rapprocher de ceux utilisés sur un secrétaire Georges III provenant de l'ancienne collection de Sir Philip Sassoon (3) présentant un décor incrusté de nacres de perles avec des personnages, des feuilles d'arbres incrustées de nacre et cernées d'or. Mathieu Criard, actif à Paris sous la Régence accède à la maîtrise en 1738 à l'âge de 49 ans. Sa carrière semble prospère comme l'atteste sa dot et les dons à ses deux fils, Antoine Mathieu et Sébastien Mathieu (4) de 6.000 livres en 1748 et 1761. Mais c'est vraisemblablement grâce à ses liens proches avec le grand Marchand- Mercier Thomas -Joachim Hébert, fournisseur du Garde-Meuble de la Couronne que son entreprise se développe. C'est par son intermédiaire qu'il réalise le rare ensemble en vernis martin bleu et blanc en 1742 livré à Mademoiselle de Mailly pour le château de Choisy et aujourd'hui conservé au Louvre. (1) Vente Paris Ader, Picard, Tajan le 11-13 octobre 1976 n 147 (2) Vente Christie's Londres le 11 juin 1992 n 157 (3) Vente du château de Hoghton, Londres le 8 décembre 1994 n 117 (4) «Les ébénistes Français de Louis XIV à la révolution» par A.Pradere 1989 p 223 à 225 70 71
78 COMMODE de forme rectangulaire à léger ressaut en placage de bois de rose, bois de violette, sycomore et amarante marqueté de médaillons et de cubes dans des encadrements de filets. Elle présente trois tiroirs en ceinture, deux tiroirs au centre et deux vantaux, pieds cambrés. Décoration de bronze ciselé et doré tel que : chutes à têtes de bélier et feuilles d'acanthe, frise d'entrelacs, tablier à feuilles d'acanthe, poignées à guirlandes de laurier. Dessus de marbre brèche violette. Par Jean-François Oeben (non signée). Transition des époques Louis XV - Louis XVI HAUT. 96 - LARG. 116 - PROF. 41 CM 50 000/70 000 Jean-François Oeben (1721-1763), ébéniste d'origine allemande, reçoit une formation diversifiée en ébénisterie, sculpture sur bois, serrurerie et mécanique. Arrivé à Paris, il travaille dans l'atelier de Charles-Joseph Boulle au Louvre et parallèlement à son compte, notamment pour le marchand-mercier Lazare-Duvaux. En 1754, à la mort de Boulle, Oeben devient «menuisier-ébéniste du roi aux Gobelins» et partage l'atelier avec son frère Simon. Ses meubles se caractérisent par une grande qualité d'exécution, un décor abondant de marqueterie et de bronze, et souvent par d'ingénieux mécanismes. Sa production connait un grand succès et lui vaut de nombreuses commandes en particulier du Gardemeuble royal et de la marquise de Pompadour. Il s'établit dans des locaux plus vastes à l'arsenal, lieu privilégié, et en 1759, reçoit un certificat de fournisseur des maisons royales, renouvelé deux ans plus tard. à sa mort sa veuve conserve l'atelier puis en confie la direction à Riesener qu'elle épouse en 1767. Jean-François Oeben produit vers 1760 une série de commodes dites «à la grecque». Elles se caractérisent par leur forme à ressaut central présentant trois tiroirs en ceinture, deux tiroirs au centre de la façade et deux vantaux sur les cotés. De plus, elles possèdent un ingénieux système mécanique, puisqu'un tour de clé du tiroir central suffit à fermer le meuble. Système dont Jean-François Oeben, tout comme son frère Simon, s'était fait une spécialité. Cette forme, à l'origine inhérente au mécanisme, devient à la mode et sera le modèle type de la commode transition. Madame de Pompadour, appréciant particulièrement Oeben, lui commande plusieurs commodes «à la grecque» en acajou ou marquetée, et autres meubles, pour ces résidences de Ménars, Versailles et Aubervilliers. En témoigne l'inventaire de Ménars qui en 1781 conservait toujours «une commode à trois tiroirs par le haut, deux dans le milieu et battants sur les cotés, de bois de rose satiné, orné en cuivre doré, avec dessus de marbre d'italie» prisée avec deux petites tables 640 livres. Notre commode est caractéristique de l'œuvre d'oeben par sa forme, ses bronzes et son décor en marqueterie géométrique et filets que l'on retrouve sur une commode estampillée «J.F.OEBEN» conservée au Jean-Paul Getty Museum. Cf : - «Madame de Pompadour et le goût grec» par A.Pradère, Connaissance des arts, décembre 1989. - «Décorative Arts, an illustrated summary catalogue of the collections of the J.Paul Getty Museum» par C.Bremer-David, 1993, n 31 p.28. Vase et coupe par Georges Jouve (lots 27 et 26 vente Design du 29-11-04) - Chaises par Mathieu Matégot (lot 14 vente Design du 29-1- 04) Table par Georges Jouve (lot 46 vente Design du 29-11-04) - Luste par Serge Mouille (lot 22 vente Design du 29-11-04) Tableau par Serge Poliakoff (lot 17 vente Art Contemporain du 30-11-04) 73
79 PENDULE en bronze ciselé et doré, le cadran de STOLLENWERCK Juvenit & Fecit est flanqué d'une jeune femme drapée dans le goût de l'antique. Auprès d'elle une mappemonde des livres symbolisant la science et divers ustensiles symbolisant l'astronomie. La base rectangulaire à décrochements est ciselé d'une frise de postes, feuilles d'acanthe et rosaces. Elle repose sur quatre patins feuillagés. Epoque Louis XVI. L'échappement d'époque postérieure et manque la lunette et quelques usures à la dorure. HAUT. 49 - LARG. 44 - PROF. 21 CM 18 000/22 000 Michel STOLLENWERCK, né dans le Duché de Juliers, en Allemagne. STOLLENWERCK fut considéré par ses contemporains comme un artiste d'un talent mécanique exceptionnel. Outre les pendules à mouvement classique et les montres, il exerça son talent dans deux domaines d'une haute technicité, les pendules à équations~par extension, les planisphères et enfin les carillons qui étaient parfois associés aux pendules. En ce qui concerne «les carillons», il en exécuta non seulement pour lui-même, mais aussi pour ses confrères, tel qu'etienne II Le Noir et Pierre Daillé. Il est probable que STOLLENWERCK vendait lui-même, la plus grande partie de Sa production. Parmi ses clients, on peut citer les Ducs de Brissac, les Ducs de Mortemart, les Marquis de Pan e, les Barons de Thiers. Les Rois, Stanislas Leczinski, Fréderic II de Prusse et Auguste III de Saxe, possédèrent de ses oeuvres. Réf: Une pendule comparable, cette fois par Jean-Joseph de Saint-Germain autour de 1760, a été vendue, sous le n :147 de la vente du 16 Juin 2004, à l'espace Tajan. 80 SECRÉTAIRE À ABATTANT de forme rectangulaire en placage de bois de rose, amarante et bois teinté marqueté de cubes et de losanges dans des entourages en amarante. Il ouvre à un tiroir, un abattant démasquant quatre casiers et six tiroirs. La partie inférieure démasque deux vantaux. Les montants à pans coupés, il repose sur des petits pieds. Riche décoration de bronze ciselé tel que : chutes à feuilles d acanthe, rosaces, moulures, médaillons décorés de personnages, entrées de serrures à ruban. Dessus de marbre brèche d Alep (réparé). Epoque Louis XVI Restaurations. HAUT.129 - LARG. 92,5 - PROF. 41 CM 30 000/35 000 74 75
81 PENDULE en bronze ciselé et doré de rosaces, feuillages de lauriers, canaux et pommes de pins. Le cadran LE PAUTE à Paris est surmonté d'une urne couverte. Fin de l'époque Louis XVI. Contresocle en marbre blanc. HAUT. 35 CM 3 500/4 000 82 TABLE DE SALON de forme rectangulaire en acajou et placage d'acajou flammé. Le plateau en cuvette. Elle ouvre à un tiroir en ceinture. Les montants en balustre sont réunis par une entretoise et agrémentés de roulettes. Epoque Empire. Petits accidents. HAUT. 78- LARG. 63 - PROF. 44 CM 2 500/3 500. 83 COMMODE RECTANGULAIRE à léger ressaut en placage de bois de rose et marqueterie en amarante, sycomore et bois teinté vert, d'instruments de musique et nœuds de rubans, vases fleuris et bouquets fleuris dans des réserves à filets d'encadrements à grecques, en bois teinté vert et buis. La partie supérieure est ornée d'une frise d'entrelacs et rosaces. Elle ouvre à deux tiroirs sans traverse et repose sur des pieds cambrés. Estampillée J.B. VASSOU. Transition des époques Louis XV et Louis XVI. Ornements de bronze ciselé et redoré à macarons et anneaux, chutes de feuillages et feuilles d'acanthe. Dessus de marbre gris Sainte-Anne. HAUT. 87 - LARG. 131 - PROF. 59 CM 12 000/15 000 Jean-Baptiste Vassou, née en 1739. Il obtint la Maîtrise à Paris en 1767. 76 77
84 SECRÉTAIRE en acajou et placage d'acajou flammé à ramages et encadrements de moulures de cuivre. Il ouvre à un tiroir en haut. Un abattant découvrant quatre petits tiroirs et des casiers et un tiroir en bas. Les montants en colonnes détachées ornée de canaux de cuivre. Il repose sur des pieds fuselés et cannelés. Estampillé E.Levasseur. Epoque Louis XVI. Ornements de bronze ciselé et redoré. HAUT. 124 - LARG. 69 - PROF. 39 CM 25 000/30 000 Etienne LEVASSEUR né en 1721, est l'un des principaux ébénistes de son temps. Il a sans doute fait son apprentissage dans les années 1740, auprès des fils de Boulle, comme André-Charles dit «Boulle de Sève» ou Charles-Joseph. Levasseur commença par travailler comme ouvrier privilégié rue du Faubourg Saint-Antoine, «au cadran bleu». Il fût reçu Maître en 1767. Il travailla presque exclusivement pour les Marchands-merciers, produisant des meubles de luxe en laque du Japon, ou en acajou et surtout en marqueterie Boulle. Sa principale activité restait la remise en état des meubles de Boulle. Ses talents furent employés par la cour, qui lui demanda des ouvrages destinés aux châteaux de Versailles et de Saint-Cloud. Ce maître est l'un des mieux représentés dans notre mobilier national. On y retrouve frappés de son estampille, plusieurs ouvrages qu'il créa pour Mesdames Adélaïde et Victoire, au château de Bellevue. Ce sont des meubles en acajou moiré, garnis de cuivre, dans le goût pompéien, avec des galeries à balustrades entourant leur tablette de marbre. Cf L'ouvrage «Les ébénistes français de Louis XIV, à la Révolution», Alexandre PRADERE. Editions CHÊNE. 85 PAIRE DE CONSOLES de forme galbée en placage de citronnier et acajou. Elle ouvre à un tiroir en ceinture et repose sur des colonnes cannelées réunies par un plateau de marbre blanc veiné, pieds toupies. Décoration de bronze ciselé et redoré tel que : galeries ajourées, frise de raies de coeur. Epoque Louis XVI Haut. 82 - LARG. 114,5 - HAUT. 41 CM 15 000/18 000 78 79
86 TABLE DE SALON de forme ovale en placage de bois de rose, amarante et loupe marqueté de filets, grecques. Elle ouvre à trois tiroirs en façade dont un formant écritoire, comprenant un encrier et une boîte à poudre, et deux vantaux latéraux. Elle repose sur des pieds cambrés réunis par une tablette et terminés par des roulettes. Décoration de bronze ciselé tel que : galerie ajourée, chutes à triglyphes, entrées de serrures, sabots. Dessus de marbre blanc veiné réparé. Epoque Louis XVI. Porte une estampille RVLC. Fentes, restaurations. HAUT. 76,5 - LARG. 63 - PROF. 46 CM 6 000/8 000 87 PAIRE DE FAUTEUILS à dossier carré en bois sculpté et doré de frises d'entrelacs et rosaces. Ils reposent sur des pieds fuselés et cannelés. Estampillés HENRI JACOB. Epoque Louis XVI. Quelques renforts et reprises à la dorure. HAUT. 87 - LARG. 65 - PROF. 59 CM 20 000/30 000 88 BUREAU rectangulaire en placage de bois de rose dans des encadrements et filets de buis. Il ouvre à trois tiroirs en ceinture et repose sur des pieds gaines. Estampille C THIBAULT. Epoque Louis XVI. Quelques estaurations dans les fonds. HAUT. 72 - LARG. 114 - PROF. 65 CM 20 000/25 000 Thibault executa en 1732 des ouvrages de marqueterie, dans les appartements de la Reine Marie Leczinska, au château de Versailles. Il résidait vraisemblablement dans cette ville. Henri Jacob, reçu Maître le 29 septembre 1779. Henri Jacob, s'installa dans le voisinage de Georges- Jacob, rue de Bourbon-Villeneuve. Il finit par mériter, quant à Sa réelle virtuosité, une brillante réputation, et obtint des commandes de la Cour. Parmi les pièces qu'il livra pour le service de la Reine, figuraient des sièges de bois doré, des voyeuses pour femmes, des meubles de salon, de la plus belle qualité. 80 81
89 SUITE DE QUATRE FAUTEUILS à dossier en anse de panier en bois doré de deux tons d'or ; Très richement sculpté de guirlandes de feuilles de laurier, feuilles d'acanthe, piastres, raies de cœurs, asperges, vases, guirlandes de laurier, feuilles d'eau. Les accoudoirs terminés par des enroulements, la ceinture légèrement galbée. Ils reposent sur des pieds fuselés à cannelures et asperges. Epoque Louis XVI Ils portent la marque au pochoir : "GMT 14 273", la marque au fer du "PALAIS DES TUILERIES" ainsi que celle du château de Fontainebleau : "FON" et celui du garde-meuble sous Louis-Philippe avec l'inscription au pochoir "29 554". HAUT. 105 - LARG. 73 - PROF. 59 CM 350 000/500 000 PROVENANCE : Ancienne collection de Sir Richard Wallace. Catalogue of French Decorative objets and furniture, the property of Sir John E.A. Murray Scott, vente Christie's Londres le 24-26 juin 1913 n 167. BIBLIOGRAPHIE : "le meuble Louis XVI" par Francis J.B. Watson, 1963, reproduit pl 168. "The Wallace Collection, catalogue of Furniture" par Peter Hughes 1996 p 1570, 1571. Ces fauteuils ont figurés à l exposition d art français au XVIII e siècle à Paris du 6 juin au 15 juillet 196 n 77. Cet ensemble de siège est à rapprocher de la production du menuisier Jean-Baptiste Claude Sené, fournisseur du garde-meuble Royal. On retrouve en particulier, le motif de couronnes de fleurs sur un écran livré pour la chambre de la reine Marie-Antoinette à Versailles (1) ainsi que sur un mobilier exécuté pour la chambre de la reine à Saint-Cloud (2). Ce même motif apparaît sur une paire de fauteuils provenant du château d'harcourt, conservé au Minneapolis Institute of Arts (3). Un canapé " en suite " de ces quatre fauteuils présentant une sculpture similaire faisait partie de l'ancienne collection du Baron Henri de Rothschild (4). A la mort du Marquis Hertford en 1842, son fils Richard, Lord Yarmouth hérita du titre et d'un revenu de cent mille livres ; fortune qui allait lui permettre de se livrer à sa passion de collectionneur. Afin d'entreposer ses collections, il avait acheté en 1855 le "Château de Bagatelle", ancienne folie construite pour le Comte d'artois au XVIII e siècle ; qu'il agrandit et modifia avec les conseils de l'architecte Léon de Sanges (5). Il avait acheté en 1844 l'hôtel de la rue Laffitte. Trois ans avant la mort du Marquis en 1867, le critique William Burger dénombrait pour la seule galerie et les grands appartements de la rue Laffitte près de deux cent cinquante tableaux qu'il évaluait à quatre ou cinq millions (6). Aux côtés du Marquis vivait un garçon Richard Wallace qu'il présentait comme son neveu. Il était en réalité le fils naturel de Lord Yarmouth né à Brighton en 1818 pendant le séjour du futur Marquis de Hertford alors officier de garnison du 10ème Hussard dans cette ville. La révolution de 1848 vint troubler l'harmonie de cette famille qui partit habiter une maison à Berkeley square à Londres. Celle-ci revint sur le continent quelques temps plus tard ; et leur passion commune pour les objets d'art reprit. C'est le 24 août 1870 que Lord Hertford décéda au château de Bagatelle; ses collections étaient pour la plus grande partie conservées au 2 rue Laffitte et notamment pendant le siège de Paris. Richard Wallace avait heureusement fait venir les objets d'art du château de Bagatelle au 3 rue Taitbout, première résidence de la mère de Lord Hertford et de son demifrère Lord Seymour. Le testament de Lord Hertford, hormis ce que la loi réservait à ses héritiers légitimes, laissait à Richard Wallace la totalité de sa fortune. Aussi, dès la fin de la guerre et vraisemblablement influencé par les récents événements parisiens de la Commune, il prit la décision d'amener les plus importantes pièces de la collection à Londres, à Manchester House, rebaptisée Hertford House. Le retour de Richard Wallace à Londres fut considéré comme un événement national à Londres, la Reine Victoria le nomma Baronet. Il choisit d'exposer ses collections au Bethnal Green Museum en 1875, et cette manifestation reçue près de cinq millions de visiteurs. Dans le sillage de Sir Richard Wallace on remarquait depuis la mort du Marquis, un homme de grande taille, John Murray Scott, adroit, intelligent, cultivé, il sut très vite mériter la confiance de Sir Richard et se rendre indispensable. A la mort de son mari, en juillet 1890, Lady Wallace choisit de continuer à vivre à Hertford House à Londres et se déchargea complètement de la gestion des affaires en confiant la direction de celle-ci à son principal conseiller John Murray Scott. A la disparition de celle-ci en février 1897, John Murray Scott reçut la propriété de la rue Laffitte, du château de Bagatelle, du château de Surbourn Hall en Angleterre, de Lisburn en Irlande et un million de livres sterlings. Lady Wallace donna à la nation anglaise, les œuvres d'art se trouvant au rez-dechaussée, au premier étage et dans les galeries de Hertford House. John Murray Scott vendit en 1904 le château et le parc de Bagatelle à la ville de Paris. Il fut nommé Baronet en 1899 et s'établit à Londres, 5 Connaught Place (illustration II) où il mourut en 1912. Il avait institué pour principale légataire, Lady Sackville, celle-ci vendit la collection " en bloc " (7) à l'antiquaire Jacques Seligmann qui revendit une partie à des musées et à des collectionneurs américains. (1) Cf Pierre Verlet "Le mobilier Royal Français" 1990 reproduit planche XLVIII (2) Cf supra planche LII et LIII (3) "The Art of collecting" The Minneapolis Institute of Arts 1986 p 45 (4) Vente Paris, Palais Galliera, Ader, Picard, Tajan les 9 et 10 juin 1976 n 283 (5) Cf "La Folie d'artois" Bagatelle 1986 (6) "Le Roman des grands collectionneurs" par Pierre Cabanne (7) "The Wallace Collection, catalogue of Furniture " par Peter Hughues 1996 p 60 Tableau par Raymond Hains (Lot 57 Vente Art Contemporain du 30 11 04) Table et Tabouret par Charlotte Perriand (Lots 39 et38 Vente Design 29 11 04) 82 83
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90 MEUBLE À HAUTEUR D'APPUI de forme rectangulaire avec un ressaut central en acajou et placage d'acajou. La partie supérieure présente un gradin central à huit casiers et deux vantaux démasquant quatre casiers. A la partie inférieure, il ouvre à une tablette formant écritoire et cinq tiroirs au centre, et deux vantaux sur les cotés. Les montant arrondis à cannelures rudentées, il repose sur des pieds fuselés. Décoration de bronze ciselé et redoré tel que : galerie ajourée, entrées de serrures, moulures, bagues, sabots. Dessus de marbre blanc veiné. En partie d'époque Louis XVI, transformations Porte une estampille DUBOIS HAUT. 109 - LARG. 114,5 - PROF. 44,5 CM 7 500/8 000 91 TABLE DE SALON de forme rectangulaire en acajou et placage d'acajou à panneaux moulurés et panneaux saillants à motifs géométriques. Elle ouvre à un tiroir en ceinture et repose sur des pieds gaines. Estampillée F.Bury Epoque Louis XVI. Ornements de bronze ciselé et redoré à encadrements à perles, bagues et sabots. HAUT. 76 - LARG. 70 - PROF. 43 CM 25 000/30 000 Ferdinand Bury, 1740-1795 Il avait obtenu la maîtrise le 27 Juillet 1774. il s'installa en haut de la rue de Charonne. Outre des pièces en marqueterie, en acajou, en bois jaune, cet ébéniste fabriquait abondamment des meubles de fantaisie, tels que des tables mécaniques, guéridons à crémaillère, vides-poches et coffres à secrets. Une partie de ses bronzes provenaient de chez Antoine-Ravrio, brillant ciseleur. 86 87
93 SECRÉTAIRE EN CONSOLE de forme demi lune à caissons, en acajou et placage d'acajou à ramages. Il ouvre à un tiroir formant écritoire et découvre quatre petits tiroirs et un casier, et présente deux tiroirs en bas ainsi que quatre tiroirs sur les côtés. il repose sur des pieds tournés en balustre réunis par une tablette d'entrejambe évidée. Ornements de bronze ciselé et doré à macarons, anneaux et galerie. Estampillée J.F LELEU, à deux reprises. Epoque Louis XVI. Dessus de marbre blanc veiné de gris. HAUT. 85 - LARG. 144 - PROF. 54 CM 30 000/35 000 Jean-François LELEU reçu Maître le 19 septembre 1764. Jean-François LELEU entra comme compagnon chez Jean-François Oeben où il fit la connaissance de Riesener, compagnon comme lui. A la mort de leur maître, ce fut Riesener qui reprit l'atelier et qui devint ainsi le fournisseur du Garde-Meuble de la couronne. Evincé Jean-François LELEU sollicite la maîtrise et ouvre son propre atelier. il obtint très vite de nombreuses commandes notamment de la Comtesse du Barry et du Prince de Condé qui devint son principal client. Après avoir exécuté, sous 1' influence de Oeben, des meubles somptueux et monumentaux. Jean-François LELEU tendra vers un style de meubles plus sobre, parfois sévère et sans fantaisie inutile. Tous se démarqueront par une qualité d'exécution impeccable et des matériaux particulièrement sélectionnés. Notre meuble est certainement l'objet d'une commande. 92 PAIRE D'ENCOIGNURES de forme mouvementée à placage de noyer marqueté en feuilles dans des encadrements de filets en amarante et sycomore. Elles ouvrent à deux portes et reposent sur des bases découpées formant socles. XVIII e siècle. Les plateaux de marbre brèche rose rapportés. Accidents. HAUT. 92 - LARG. 78 - PROF. 58 CM 7 500/9 000 88 89
94 PAIRE DE VASES de forme ovoïde en malachite. Ils sont ornés d'une monture en bronze ciselé et doré à guirlandes de laurier, palmettes. Base rectangulaire en placage de porphyre décoré de moulures, palmettes et guirlandes de laurier. Deuxième moitié du XIX e siècle - Russie. Restaurations. HAUT. 50,5 CM 10 000/15 000 Provenance: Anciennes collections de Josette Day Solvay 95 SECRÉTAIRE de forme rectangulaire en placage d'acajou, bois patiné et laiton marqueté de filets, rosaces. Il ouvre à un tiroir, un abattant présentant un intérieur en placage de noyer comportant six tiroirs, 13 casiers et deux vantaux à la partie inférieure. Les montants à pans coupés, il repose sur des petits pieds en gaine. Décoration de bronze ciselé et doré tel que : galerie ajourée, têtes de vieillard, rosaces, feuilles d'acanthe. Il porte un numéro d'inventaire à l'encre au revers : R483. Fin du XVIII e ou début du XIX e siècle. Europe du nord - Russie? Fente, petites restaurations. HAUT. 141 - LARG. 78,5 - PROF. 35 CM 15 000/25 000 PROVENANCE : Vente Londres le 3 décembre 1981 n 87. Importante Collection Parisienne 90 91
96 SECRÉTAIRE À ABATTANT de forme rectangulaire en placage de satiné. Il ouvre à un abattant démasquant quatre tiroirs et deux casiers. La partie inférieure présente deux vantaux découvrant une étagère et un coffre. Les montants arrondis, il repose sur des petits pieds. Estampillé J.STUMPFF et poinçon de jurande. Epoque Louis XVI Dessus de marbre brèche marron. HAUT. 121,5 - LARG. 66 - PROF. 32 CM 4 500/7 500 Jean-Crysotome Stumpff (1731-1806). Il arrive à Paris avant 1760, année où il se marie. Il reçoit ses lettres de maîtrise en 1766 et s établit comme ouvrier privilégié rue Saint-Nicolas. 97 PAIRE D'ENCOIGNURES PAR J.H. RIESENER 92 93
97 PAIRE D'ENCOIGNURES en acajou et placage d'acajou à ramages. Elles ouvrent à un tiroir en ceinture et un vantail et reposent sur des petits pieds. Riche décoration de bronze ciselé et doré tel que : entrées de serrures à feuilles de chêne, frise de raies de coeur, entrée de serrure à corbeille, moulures. Dessus de marbre blanc veiné. Estampillées J.H.RIESENER. Epoque Louis XVI HAUT. 89,5 - LARG. 61 - PROF. 42 CM 50 000/70 000 PROVENANCE : - Collection de Mr M.Rikoff, Galerie Georges Petit, Paris, 4-7 décembre 1907 n 306. - Collection Léopold Double, mai-juin 1881. Jean-Henri Riesener (1734-1806), ébéniste d'origine allemande. Il est formé, comme Jean-françois Leleu, dans l'atelier d'oeben, le menuisier-ébéniste de Louis XV, dont il devient le collaborateur, puis à sa mort, le successeur. Il termine alors les dernières œuvres du maître, comme le fameux bureau du roi, et continue d'utiliser son estampille jusqu'à l'obtention de ses propres lettres de maîtrise en 1768. Riesener connaît un vif succès grâce à sa production d'un néoclassicisme rigoureux et d'une grande qualité. Il est nommé «ébéniste ordinaire du mobilier de la couronne» et travaille alors très activement pendant dix ans pour la famille royale. A partir de 1785, on observe une baisse de son activité et du nombre de commandes du Garde-meuble qui lui préfère Beneman, moins coûteux. Une paire d'encoignures livrée par Riesener en 1780 pour la salle à manger de "Madame", la Comtesse de Provence à Versailles présente une forme similaire à notre modèle. cf le meuble Louis XVI par J.F.B Watson 1963 n 61 p.110 Tableau par Miguel barcelo ( Lot 63 Vente Art Contemporain du 30-11-04) - Tapis par Myrbor (Lot 128 Vente Arts Décoratifs du XX ème 30-11-04) Trois vases par Jacques et Dani Ruelland (Lot 50 Vente Design 29 11 04) - Fauteuil par Emile -Jacques Ruhlman (Lot 48 Vente Arts Décoratifs du XX e 24-11-04) 94 95
98 PAIRE DE BOUGEOIRS en bronze ciselé et doré, le binet en forme de vase, le fut décoré de losanges. Ils reposent sur des bases cylindriques à godrons et palmettes. Epoque Empire haut. 28 CM 1 500/2 000 99 PENDULE BORNE en bronze ciselé et doré, la partie supérieure ornée d'un amour dans un char tiré par des oiseaux. Le cadran avec indication des heures et des minutes signé "D'Etour à Paris" est flanqué de noeuds de rubans, carquois, rinceaux feuillagés, torches enflammées, mascarons dans des losanges. La base rectangulaire décorée de palmettes repose sur des pieds boules. Epoque Directoire - Consulat Accidents au cadran. HAUT. 41 - LARG. 20 - PROF. 15 CM 1 200/1 500 Jacques-Auguste D' Etour, Horloger né en 1759, apprenti à Paris en 1776 100 GUÉRIDON EN PLACAGE D'ACAJOU FLAMMÉ. Il repose sur des pieds en colonnes réunis par une entretoise évidée. Plateau en opus de serpentine de Grèce, bordure en porphyre. Epoque Empire. Ornements de bronze ciselé et doré à chapiteaux, embases, étoiles et vases. Le plateau en marbre vert encastré. HAUT. 73 - DIAM : 88 CM 20 000/30 000 96 97
101 PAIRE DE BOUGEOIRS balustre en bronze à patine brune et bronze ciselé et doré de frises de palmettes, godrons et feuillages. Fin de l'époque Empire. Chocs et quelques usures à la dorure. HAUT. 25 CM 800/1 200 102 LIT à frontons triangulaires en acajou, à panneaux moulurés, sculptés de rosaces et losanges. Les montants sont ornés de bustes d'égyptiennes et coquilles. Il repose sur des pieds gaines. Epoque Retour d'egypte. Manque trois roulettes. HAUT. 116 LARG. 195 PROF. 113 CM 2 800/3 000 103 GUÉRIDON formant vide-poche en cuivre, bois patiné, bois doré et placage d'ébène. La partie supérieure ornée de godrons démasque une tablette pivotante découvrant trois casiers et un coffret garni en cuir marron. Il repose sur une femme drapée à l'antique terminé par un fût de colonne décoré de sphinges. Pied tripode à griffes de lions. Premier tiers du XIX e siècle - Vienne? Restaurations. HAUT. 75,5 - LARG. 36,5 CM 10 000/12 000 98 99
104 PAIRE DE CANDÉLABRES à quatre branches de lumière en bronze patiné et doré représentant des victoires tenant un vase d'ou s'échappent des branches de lumière et volutes. Elles reposent sur des sphères décorées de feuilles de lotus. Base rectangulaire décorée de vase surmonté de fruit. Signés sur la base "Thomire à Paris". Epoque Empire. HAUT. 94 - LARG. 23 CM 35 000/55 000 PROVENANCE : Vente Laurain-Guilloux, BUFFETAUD le 25 mars 1983 n 62 bis inscrit sur le PV de Maître Rosebert. Pierre-Philippe Thomire (1751-1843) est le plus célèbre bronzier-fondeur-ciseleur-doreur de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle. D'abord sculpteur, il est l'élève de Pajou et de Houdon ; puis se forme dans l'atelier de Gouthière, le célèbre ciseleur-doreur. Il est reçu maître en 1772. Dès l'ancien Régime, Thomire connaît le succès grâce à ses sujets inspirés de l'antique, très à la mode à cette époque néoclassique, alliés à la perfection technique. Son talent lui permet d'avoir une carrière d'une incroyable longévité couvrant tous les régimes de Louis XVI à Louis-Philippe. 100 101
105 FAUTEUIL DE BUREAU à dossier arrondi et tournant en acajou et placage d'acajou orné d'une lyre, d'enroulement supportés par des cygnes. La ceinture ronde repose sur un fût en balustre à palmettes flanqué de trois cygnes. Il repose sur trois petits patins. Début du XIX e siècle. Restaurations. Porte une estampille de Jacob. HAUT. 83,5 - LARG. 53 CM 15 000/20 000 PROVENANCE : Collection Le Tallec, vente du 6 novembre 1990 Tajan-George V. 106 PENDULE en bronze ciselé et doré représentant la toilette de Flore avec à la partie supérieure un miroir et un coffre orné de bijoux. Elle est flanquée d'un amour sur un ployant. Le cadran orné de chiffres romains pour les heures est signé Lépine Hger de l'impératrice et le mouvement Lépine Hger n 4364. Base rectangulaire à pans coupés en marbre vert. Attribué à Thomire. Epoque Empire. Petits manques, restaurations. HAUT. 42,5 - LARG. 4,2 CM 30 000/35 000 Une pendule identique fut livrée à l'impératrice Joséphine au Palais de Saint Cloud en 1805 conservée dans ses petits appartements. Lors de la succession de l'horloger Lépine en 1810, ses héritiers réclameront le paiement de cette pendule que Joséphine avait gardée...mais qu'elle négligea de faire régler. Elle valait 1.400F et fut finalement réglée 900F. Placée en 1811 au Grand Trianon dans un appartement de suite de l'aile gauche, elle est installée en 1837chez le Duc d'orléans au Petit Trianon (1). 1) Versailles, le Petit Trianon par Denise Ledoux-Lebard 1989 p180 et 181 Un modèle identique se trouvait à Londres en 1997. Cf "Partridge recent acquisition" n 52 102 103
107 PAIRE D'APPLIQUES à cinq bras de lumière en bronze patiné et bronze ciselé et doré de palmettes, rosaces, frises de feuilles d'eau et feuilles d'acanthe. Les fûts formés de termes d'enfants ailés supportant le bouquet de cinq lumières. Style Restauration. HAUT. 74 - LARG. 23 CM 6 000/8 000 108 BUREAU À CYLINDRE à lamelles en acajou et placage d'acajou à ramages. L'intérieur présente sept casiers, quatre tiroirs, une tablette formant écritoire et liseuse. Il présente deux tiroirs en ceinture et repose sur des pieds fuselés à bagues terminés par des roulettes. XIX e siècle HAUT. 97 - LARG. 107,5 - PROF. 60 CM 5 500/6 000 104 105
109 PAIRE DE CANDÉLABRES à deux branches de lumière en bronze ciselé, doré, patiné et marbre blanc orné d'amours tenant un bouquet de fleurs. Ils reposent sur des bases cylindriques à guirlandes de fleurs, frise de perles. Base ronde. Première moitié du XIX e siècle. Accidents et égrenures au marbre HAUT. 42,5 CM 3 000/4 000 110 GUÉRIDON en acajou, placage d'acajou, bois patiné et doré. Le fut triangulaire est orné de têtes de cygnes et repose sur des pieds en griffes de lion. Dessus de marbre brèche gris veiné. Début du XIX e siècle. Quelques accidents de placage, reprise au plateau. HAUT. 66,5 - DIAM. 96 CM 2 500/3 500 111 QUATRE COLONNES en noyer mouluré et sculpté dont deux à chapiteau corinthien, une à chapiteau ionique et une à chapiteau dorique. Le fut cannelé, elles reposent sur des bases carrées. Dans le goût néoclassique Haut. 42,5 cm 18 000/20 000 106 107
112 GUÉRIDON, formant table de bibliothèque en acajou et placage d'acajou flammé. Il ouvre à quatre tiroirs, et repose sur un fut balustre terminé par trois patins sculptés de rosaces et feuilles de lotus, agrémentés de roulettes. Première moitié du XIX e siècle. HAUT. 70 - DIAM : 108 CM 4 500/5 000 113 PAIRE D'IMPORTANTS CANDÉLABRES à six bras de lumière en bronze patiné et bronze ciselé et doré de palmettes, feuilles d'acanthe, godrons et enroulements. Les fûts formés d'un couple d'égyptiens supportant les bouquets de six lumières. Les bases carrées en porphyre et bronze doré sont ornées de personnages drapés dans le goût de l'antique, rosaces et palmettes. Style Empire. HAUT. 130 - LARG. 45 CM 20 000/30 000 108 109
114 COFFRET-ÉCRITOIRE de forme rectangulaire en placage de bois noirçi, laiton et nacre marqueté des initiales LG couronnées, filets. Il ouvre à un couvercle et un abattant démasquant un intérieur en placage de palissandre et ivoire marqueté de filets ouvrant à deux tiroirs. Il repose sur des petits pieds. Première moitié du XIX e siècle. HAUT. 26 - LARG. 61,5 -PROF. 40,5 CM 2 000/3 000 PROVENANCE : Général Louis Grundler, général d'empire. Louis-Sébastien Grundler (1774-1833). Ce volontaire blessé grièvement à Stockach en 1799, mais reprend du service dans l intérieur puis en Espagne et en Hollande. Général de brigade en 1812, il est chef d état-major de Gouvion Saint-Cyr puis de Macdonald en 1813. Nommé secrétaire général du ministère de la guerre le 13 mars 1815, fait comte en 1818, il finira en inspecteur général de l infanterie. Cf «Dictionnaire Napoléon» sous la direction de Jean Tulard, 1987 115 LIT à dossiers carrés en acajou et placage d'acajou sculpté de rosaces, nervures et enroulements. Les montants en balustre sont terminés par des pieds cylindriques agrémentés de patins. Estampillé : P.Bellange. Fin de l'époque Empire. HAUT. 114 - LARG. 204 - PROF. 107 CM 20 000/25 000 Pierre-Antoine Bellangé reçu Maître le 24 octobre 1788. 116 PAIRE DE TABLES DE SALON de forme ronde en placage d'acajou flammé. Les montants en forme de termes d'égyptiennes aillées sont terminés par des griffes. Dessus de marbre verde antico encastrés. Ornements de bronze ciselé et doré à frises de palmettes et pommes de pins, Style Empire. HAUT. 86 - DIAM. 99 CM 15 000/20 000 Une paire de tables d'un modèle comparable a été vendue chez Christie's Monaco le 2 décembre 1994 sous le n 138. Le modèle original de nos montants à sphinges ailées se trouve sur une paire de consoles en argent réalisé par l'artisan russe Ivan Buch en 1797 pour le château de Saint Michel, elles sont actuellement conservées au Musée de l'hermitage. On trouve ce motif de sphinges ailées dés la fin du XVIII e siècle et durant la première moitié du XIX e siècle nottament sur des œuvres de la famille Jacob ou des ornemanistes Percier et Fontaine. 111
117 PENDULE en bois naturel et placage de bois naturel. Le cadran est flanqué de deux enfants ailés. La partie inférieure simulant un théâtre est ornée de colonnes et marbre blanc, d'une fontaine et de degrés en bois noirci. XIX e siècle. Quelques accidents et manques. HAUT. 93 - LARG. 45 - PROF. 23 CM 4 000/5 000 118 BANQUETTE en acajou et placage d'acajou. Les montants sculptés de col de cygne sont terminés par des jarrets d'animaux. Les accotoirs tournés en balustre. Epoque Empire. (Quelques restaurations). HAUT. 70 - LONG : 91 - PROF. 52 CM 5 000/6 000 119 MEUBLE À HAUTEUR D'APPUI à doucine en placage de bois clair (bouleau) et bois patiné. Il ouvre à un tiroir démasquant six casiers et un vantail ; et trois tiroirs à la partie inférieure. Les montants en pilastres, il repose sur des pieds antérieurs en griffe et des pieds postérieurs en gaine. Allemagne, premier tiers du XIX e siècle, Biedermeier? HAUT. 127,5 - LONG : 124,5 - PROF. 60,5 CM 3 000/4 000 112 113
120 PETIT ENCRIER en bronze à patine noire et bronze ciselé et doré. Il est surmonté d'un enfant portefaix. Style Empire. HAUT. 13 - LARG. 12 CM 400/600 121 ENCRIER EN BRONZE ciselé et doré de palmettes, branchages de laurier et enroulements. Style Empire. HAUT. 18 - LARG. 16, 5 CM 300/450 122 SUSPENSION DE BILLARD en bronze ciselé et doré orné de grecques, pommes de pins, palmettes. Elle présente deux aigles aux ailes déployées. Style Empire HAUT. 123- LONG : 106 - PROF. 38,5 CM 3 000/3 200 123 TABLE DE SALLE À MANGER en acajou à volets. Elle repose sur six pieds à godrons. XIX e siècle Elle possède quatre allonges de 52,5 cm HAUT. 69,5 - LONG : 137,5 - PROF. 136 CM 8 000/10 000 114
124 SURTOUT DE TABLE de forme oblongue en quatre parties, en bronze doré ciselé de pampres, instruments de musique, thyrses, médaillons à rosaces, torches flammées, palmettes et feuilles d'acanthe. Il est foncé de glace et repose sur des patins ornés de griffes. Style Empire. HAUT. 14 - LONG. :207 - PROF. 69 CM 25 000/30 000 116 117
127 PENDULE BORNE en bronze ciselé et doré orné d'enroulements de feuilles d'acanthe et perles. Le cadran de Pre LEURTIER. Elle repose sur quatre patins, en forme de sabots de biche feuillagés. XIX e siècle. Quelques accidents. HAUT. 21 - LARG. 16 CM 2 000/2 500 125 BAROMÈTRE en bois sculpté et redoré de pampres, perles et palmettes. Il est sculpté à l'amortissement d'une mappemonde, cordelières et feuillages de laurier. Le cadran en verre églomisé rouge et doré présente les inscriptions : " L'INGENIEUR GOUHIN, OPTI- CIEN BREVETE RUE NEUVE, SAINT EUSTACHE n 24. " Début du XIX e siècle. Quelques manques et fentes. HAUT. 98 - LARG. 60 CM 1 000/1 500 128 GUÉRIDON en placage d'érable moucheté, citronnier, palissandre et loupe marqueté d'une rosace et de volutes dans des encadrements de filets. Il présente quatre tiroirs en ceinture le fût en balustre et repose sur trois pieds en volutes terminés par des griffes de lions. Epoque Charles X. Fentes, quelques accidents de placage. HAUT. 78 - DIAM. 97 CM 3 000/4 000 126 PAIRE DE VASES MÉDICIS en cristal taillé de pointes de diamants. Montures en bronze ciselé et doré de cols de cygnes, guirlandes et rosaces. Style Charles X. Montés pour l'électricité. HAUT. 42 CM 1 800/2 500 118 119
129 SECRÉTAIRE À ABATTANT de forme rectangulaire en placage de palissandre et houx marqueté de palmettes, rinceaux feuillagés, volutes dans des encadrements de filets. Il ouvre à un tiroir, un abattant démasquant un intérieur en placage d'érable moucheté comprenant six tiroirs, deux secrets et un casier. La partie inférieure présente deux vantaux démasquant trois tiroirs à l'anglaise. Il repose sur des petits pieds. Dessus de marbre gris veiné mouluré. Epoque Restauration. 141,5 X 98 X 45 CM 4 000/5 000 130 IMPORTANT NÉCESSAIRE DE VOYAGE de forme rectangulaire en placage d'ébène de macassar et citronnier comprenant divers ustensiles en ivoire : un miroir au revers du couvercle, sept récipients en verre taillé, quatre grands flacons en cristal taillé à couvercle en argent orné d une couronne fermée et d un croissant doré, un nécessaire à manucure, un nécessaire d'écriture en cristal et vermeil (comportant deux godets, un sceau, une gomme, des mines de plomb, un porte mine, quatre petits flacons en verre et quatre petites boites en vermeil), trois brosses, un miroir à main, une pince à gant, crochets, ciseaux, pinces, un cahier, deux tiroirs à bijoux,... Signé "Dobson & sons 2OO Picadelly W". Angleterre, XIX e siècle. Manques. 31 X 45 X 34 CM 3 000/3 500 D'après une tradition familiale, ce nécessaire aurait appartenu à la fille du Sultan de Turquie Mehmed VI, déposé par Mustapha Kemal en 1922 120 121
131 GUÉRIDON en placage de laiton, écaille rouge, étain, écaille teintée et bois patiné marqueté de rinceaux feuillagés, feuilles d'acanthe. Il repose sur quatre pieds en volutes, réunis par un fut central, pieds en bronze doré à griffes de lion. Dessus de marbre portor. Style Louis XIV HAUT. 71 - DIAM. 84 CM 4 000/5 000 Tapis par Jules Leleu (Lot 161 Vente Arts Décoratifs du XX e 24-11-04) - Chaise par André Dubreuil (Lot 165 Vente Design 29-11-04) Sculpture cinétique par Harry Bertoia (Lot 172 Vente Design 29-11-04) - Tableau peint par Georges Mathieu ( Lot 14 Vente Art Contemporain du 30-11-04) 123
132 PAIRE DE CHENETS en bronze ciselé et doré de feuilles d'acanthe, branchages de laurier et canaux. Style Louis XV. (Avec leurs fers). HAUT. 30 - LARG. 31 CM ECRAN DE FOYER de forme mouvementée en bronze ciselé et doré de rocailles et feuilles d'acanthe. Style Louis XV. HAUT. 76 - LARG. 68 CM PELLE ET PINCE À BÛCHES en fer forgé et bronze ciselé de grenades et feuillages. 500/600 134 PENDULE de forme mouvementée en bronze ciselé de rocailles et branchages fleuris. Le cadran supporté par un éléphant est surmonté d'un amour ailé. Style Louis XV, seconde moitié du XIX e siècle. HAUT. 49 - LARG. 37 CM 4 500/5 500 133 PAIRE DE FAUTEUILS à dossier à fronton en bois noirci mouluré et sculpté de coquilles, cartouches, guirlandes de fleurs, feuilles d'acanthe. Les montants et supports d'accoudoirs en forme de pilastres cannelés à chapiteaux. Ils reposent sur des pieds en gaine cannelée réunis par une entretoise. Style Louis XIV, deuxième moitié du XIXe siècle Il porte une marque au pochoir : "BD & cie". Restaurations. HAUT. 109 - LARG. 66,5 - PROF. 57 CM 750/800 135 PETIT VASE COUVERT en porcelaine bleu poudré. Monture de bronze ciselé à rocailles et feuillages. Style du XVIII e siècle. HAUT. 17 CM 300/400 124 125
137 MOBILIER DE SALON comprenant un canapé et quatre fauteuils à haut dossier garni en bois naturel et bois doré mouluré et sculpté de feuilles d'acanthe, fleurettes. Les accoudoirs à enroulements, ils reposent sur des pieds gaine réunis par une entretoise. Style Louis XIV, deuxième moitié du XIX e siècle Il est garni de broderies polychrome sur un velours rouge à décor de coquilles et de fleurs. CANAPÉ : 114,5 X 167 X 64 CM FAUTEUILS : 116 X 70 X 57 CM 10 000/12 000 136 "TABRIZ" LAINE ET SOIE, décoré de grandes palmes, lotus et nuages "tchi" polychromes sur champ bleu-nuit. Large bordure aux palmes et rinceaux et quatre contrebordures. Petites usures. Probablement tapis de commande. Iran. DIM.: 525X385 CM 15 000/20 000 126 127
138 ECRAN DE CHEMINÉE de forme rectangulaire en chêne naturel mouluré et sculpté de coquilles, feuilles d'acanthe, fleurettes, godrons, volutes. Il repose sur des patins terminés par des enroulements. Par Fourdinois. Deuxième moitié du XIX e siècle HAUT. 118 - LARG. 73, - PROF. 37,5 CM 1 200/1 500 PROVENANCE : Château du Piple, vente Paris Hôtel Drouot, le 5 mai 1999. 139 SUITE DE SIX CHAISES à dossier ajouré en bois naturel et doré mouluré et sculpté de palmettes, volutes, lambrequins, rosaces. Elles reposent sur des pieds en gaine réunis par des traverses. Style Louis XIV, deuxième moitié du XIXe siècle Elles portent la marque au pochoir de "A Damon et Cie successeurs M.son KRIEGER ameublement complet 74 faubourg Saint-Antoine Paris" HAUT. 87,5 - LARG. 43 - PROF. 42 CM 2 000/2 500 140 TABLE DE MILIEU en bois naturel et bois doré mouluré et sculpté de mascarons, feuilles d'acanthe, fleurettes, chapiteaux. Elle repose sur des pieds gaine réunis par une entretoise surmontée d'une palmette. Dessus de marbre blanc veiné. Attribué à Fourdinois. Deuxième moitié du XIX e siècle. Quelques égrenures au marbre. 80 X 130 X 70 CM 8 000/10 000 La maison «Damon, Namur et Cie» devient «A. Damon et Cie» vers 1880. L entreprise, très importante dans l industrie du mobilier, possède une usine à vapeur, des ateliers à Paris et une succursale à Nice. Jury de l exposition de 1880, elle obtient une médaille de progrès et une de bon goût à Vienne,un diplôme d honneur à Melbourne et le grand prix de l exposition de 1889. Par la suite, la maison devient «Damon et Colin» et changera plusieurs fois de raison sociale avant de cesser son activité vers 1930. 128 129
141 PAIRE DE TABLES À JEU de forme rectangulaire en chêne naturel et doré, ajouré, mouluré et sculpté de mascarons, feuilles d'acanthe, fleurettes, quadrillages. Le plateau dépliant et pivotant, elles reposent sur des pieds gaine réunis par une entretoise surmontée d'une palmette. Attribuées à Fourdinois. Style Régence, deuxième moitié du XIX e siècle DIMENSIONS FERMÉE : HAUT. 74 - LARG. 94,5 - PROF 45,5 CM DIMENSION DU PLATEAU OUVERT : HAUT. 91,5 - LARG. 91,5 CM 16 000/18 000 Lampe par Willy Rizzo (Lot 144 Vente Design 29-11-04) - Vase par Jean Besnard (Lot 126 Vente Arts Décoratifs du XX e 24-11-04) Chaise par André Dubreuil (Lot 170 Vente Design 29-11-04) - Tapis par Maurice Dufrene (Lot 22 Vente Arts Décoratifs du XX e 24-11-04) Tableau par Paul Rebeyrolle ( Lot 36 Vente Art Contemporain du 30-11-04) 131
142 ENSEMBLE DE DEUX PAIRES DE PLAQUES de forme rectangulaire en scagliole à fond crème et décor terre cuite d'après l'antique, des guerriers, musiciens jouant de la flûte dans des entourages de palmettes, volutes. Travail Italien néo-classique du XIX e siècle Restaurations, éclats. HAUT. 25- LARG.20 CM 1 500/2 000 143 PAIRE DE TABLES À JEU de forme rectangulaire en chêne naturel mouluré et sculpté de feuilles d'acanthe, coquilles, volutes. Le plateau basculant, elles reposent sur des pieds gaine. Par Fourdinois. Deuxième moitié du XIX e siècle HAUT. 75 - LARG. 90 - PROF. 45 CM 10 000/12 000 Provenance : Château du Piple, vente Hôtel Drouot, le 5 mai 1999. Henry-Auguste Fourdinois (1830-1907) travaille avec son père Alexandre-George, l un des plus importants sculpteur-fabricant de meubles du second Empire, puis avec Félix Duban. Il est ensuite dessinateur pendant deux ans pour la maison d orfèvrerie Morel à Londres. De retour à Paris, il collabore avec le bronzier Victor Paillard, avant de réintégrer la maison familiale en 1860 dont il prendra la direction en 1867. D un esprit novateur, il diversifie l activité, donne de l harmonie à ses ensembles en les dessinant lui-même et invente une nouvelle marqueterie. Il est récompensé par le Grand Prix de l exposition, et une Grande Médaille en 1878. En raison de la stagnation des affaires, il cesse son activité en 1887 et vend ses productions aux enchères. En 1819 le baron Jean-Conrad Hottinguer, banquier d origine suisse, achète le domaine du Piple (de «peuplier») comprenant un château construit en 1725 en place d une habitation dont les origines remontaient au XIIe siècle, des dépendances, une ferme et un vaste terrain. En 1851, son fils Jean-Henry fait agrandir le château par l architecte Phidias Vestier dans le style du XVIIe siècle. Les boiseries néo-renaissances sont réalisées par Fourdinois et la décoration sculptée par P.J-B. Fiot. Cf : «Le guide du patrimoine Ile de France» J.M.Pérouse de Montclos, 1992. 144 PAIRE D'APPLIQUES à deux branches de lumière orné de perles, palmettes et croisillons. Fin du XIX e siècle. HAUT. 74 - LARG. 32,5 CM 3 000/4 000 145 BANQUETTE inspirée de l architecte italien Ernesto Basile, de forme rectangulaire orné de perles, les cotés arrondis terminés par des enroulements. Elle repose sur des pieds cambrés. Travail italien, fin du XIX e siècle, début du XX e siècle. HAUT. 73 - LARG. 141 - PROF. 55 CM 4 000/4 500 Ernesto Basile (1857-1932) fera de Palerme l une des capitales de l art nouveau. Il travailla essentiellement en Sicile et à Rome. Parmi ses œuvres les plus connues : l Hôtel Villa Igiea, Villa Florio, le Padiglione Florio, Villa Deliella (aujourd hui détruite), Villa Basile, le Kursaal Biondo, le siège de la Casa di Risparmio, etc. 132 133
146 PENDULE AU TAUREAU en bronze ciselé et doré, la partie supérieure ornée d'un amour, le cadran à chiffres romains pour les heures est signé "Daille à Paris". Elle repose sur une terrasse ajourée décorée de volutes. XIX e siècle HAUT. 50 - LARG. 38,5 CM 5 500/7 000 148 PAIRE DE PORTE TORCHÈRES en acier orné de frises de canaux, feuillages et enroulements. Les fûts sont formés de jeunes femmes drapées dans le goût dans l'antique. Les bases circulaires sont terminées par des griffes. Fin du XIX e siècle. Montés pour l'électricité. HAUT. 65 CM 2 000/3 000 147 COUPE de forme ronde en porcelaine à décor polychrome de chinois dans des paysages, encadrements de fleurs. Monture en bronze ciselé et doré orné de feuilles d'acanthe, godrons, cannelures. Elle repose sur une base mouvementée et ajourée. Deuxième moitié du XIX e siècle HAUT. 41 - LARG. 52 - PROF. 39 CM 2 500/3 000 149 TABLE DE SALON de forme mouvementée en placage de satiné et marqueterie en bois de rose et amarante, de branchages fleuris dans des réserves. Elle ouvre à un tiroir sur le côté et présente une tirette formant écritoire. Pieds cambrés. Ornements de bronze doré à rocailles et feuillages. Style Louis XV. Estampillée Durand HAUT. 73 - LARG. 66 - PROF. 40 CM 6 000/7 500 134 135
150 PAIRE DE CANDÉLABRES à quatre branches de lumière en bronze ciselé et doré orné de feuilles d'acanthe, feuillages, volutes. Ils reposent sur des bases mouvementées. Style Louis XV, XIX e siècle HAUT. 53 - LARG. 29 CM 1 500/2 000 151 PAIRE DE VASES balustre en porcelaine blanche à décor Imari de vases fleuris dans des réserves. Montures en bronze ciselé et doré à décor ajouré de feuillages. Ils ont été montés en lampes. HAUT. 23,5 CM 1 500/2 000 153 MOBILIER DE SALON à dossier plat en bois sculpté et doré de rocailles, branchages fleuris, agrafes, feuilles d'acanthe et enroulements. Bras et pieds cambrés. Il comprend un canapé et deux fauteuils. MESURE DU CANAPÉ : HAUT. 120 - LARG. 220 - PROF. 70 CM MESURE D'UN FAUTEUIL : HAUT. 104 - LARG. 92 - PROF. 73 CM 6 000/7 500 152 PAIRE DE SUJETS en bronze doré et marbre blanc représentant des amours jouant avec un papillon et des oiseaux. Base décorée de volutes reposant sur trois pieds à palmettes. Style Louis XV. HAUT. 27,5 CM 1 000/1 500 136 137
154 PAIRE DE VASES COUVERTS de forme balustre en bronze ciselé et doré de personnages dans le goût de l'antique, feuilles d'acanthe et godrons. Les anses à tête de faunes. Style du XVIII e siècle. Ils sont signés : F BARBEDIENNE. Contresocles en marbre brèche rouge. HAUT. 48 CM 3 800/4 500 156 ENCRIER EN SPATH FLUOR la monture en bronze ciselé de rocailles ajourées, coquilles et feuilles d'acanthe. Style Louis XV, seconde moitié du XIX e siècle. HAUT. 7 - LARG. 36 CM 4 000/ 6 000 155 ENSEMBLE DE TROIS TOILES PEINTES à décor de treillages, vases de fleurs et de fruits, jeunes femmes dans le goût de l'antique, athéniennes, cartouches et oiseaux. Les bordures à l'imitation d'un cadre. Seconde moitié du XIX e siècle. Quelques accidents. DIMENSIONS DES DEUX PLUS PETITES HAUT. 200 - LARG. 75 CM. DIMENSIONS DE LA PLUS GRANDE HAUT. 194 - LARG. 155 CM 3 800/4 500 157 TABLE DE SALON de forme ronde en placage de loupe de thuya, bronze à patine brune et bronze ciselé et doré d'une frise de rais de cœurs, canaux, frise de palmettes et frise de godrons. Les montants sont ornés de consoles supportées par des sirènes ailées et terminés par des griffes. La base quadrangulaire évidée est surmontée d'un vase. Dessus de marbre verde antico encastré. Style Louis XVI, d'après MILLET. HAUT. : 85 - DIAM. : 99 CM 12 000/15 000 Le modèle original de ce guéridon par MILLET, les montants en forme de sirènes ailées inspirés par une console de Georges Jacob se trouvant au Louvre, est conservé au Château de Fontainebleau. 138 139
158 PAIRE DE CANDÉLABRES à trois branches de lumière en bronze patiné, doré et marbre blanc représentant des femmes drapées tenant des lys. Elles reposent sur des socles cylindriques décorés de guirlandes de fleurs, bases à coins abattus. Style Louis XVI. HAUT. 84 CM 1 500/1 800 160 PAIRE DE TABLES DE SALON de forme rectangulaire en bronze ciselé et doré de frises de rinceaux feuillagés et pampres, flèches et frises d'amours musiciens se tenant sur des nuées. Les montants à bustes de jeunes femmes drapées, chutes de branchages fleuris et frises de feuilles d'eau sont réunis par des entretoises mouvementées et terminés par des petits pieds. Les plateaux en onyx agatisé. Style Louis XVI, dans le goût d'adam Weisweiler. HAUT. : 76 - LARG. : 83 - PROF. : 51,5 CM 20 000/25 000 Une table d'un modèle similaire, cette fois d'époque Louis XVI, a été vendue chez Christie's Monaco le 5 décembre 1992 sous le n 80. 159 PAIRE DE TABLES DE SALON en acajou et placage d'acajou.elles ouvrent à un tiroir en ceinture formant écritoire et reposent sur des pieds à pans réunis par une tablette d'entrejambe, incurvée à décrochements. Travail dans le goût de CANABAS. Style Louis XVI. Quelques accidents. HAUT. 76 - LARG. 81 - PROF. 49 CM 3 800/4 500 140 141
161 PAIRE DE LANTERNES CAGES à trois bras de lumière en bronze ciselé et doré de feuilles d'acanthe, guirlandes de perles et passementeries, retenues par des nœuds de rubans, balustrades, ombilics et panaches. Style Louis XVI. HAUT. 80 - DIAM : 47 CM 6 000/8 000 162 PAIRE DE CANDÉLABRES à six branches de lumière en bronze ciselé, patiné et doré représentant des amours tenant des fleurs. Ils reposent sur des colonnes à cannelures torses ornées de feuilles d'acanthe, bases carrées à coins abattus. Style Louis XVI, XIX e siècle. HAUT. 97,5 ET 104 CM 18 000/25 000 163 PAIRE DE CANDÉLABRES à six bras de lumière en bronze ciselé et doré de palmettes, feuilles d'acanthe et enroulements. Les fûts en porcelaine blanche de Sèvres sont formés de jeunes femmes dans le goût de l'antique, tenant dans leurs bras un amour ailé. Fin du XIX e siècle. Quelques éclats à la porcelaine. HAUT. 78 - LARG. 38 CM 30 000/40 000 Une paire de candélabres d'un mode le comparable, cette fois entièrement en porcelaine, a été commandée en 1856 à la manufacture de Sèvres, et livrée au château de Compiègne en 1858. Notre paire de candélabres est à rapprocher d'une paire, vendue sous le numéro 26 de la vente du 20 Décembre 1999, à Drouot Montaigne. 142 143
164 BUREAU DE PENTE de forme galbée en loupe, bois patiné et placage de laiton marqueté de croix de Malte. Il ouvre à un abattant démasquant un intérieure en placage de palissandre et bois de violette présentant un casier, trois tiroirs et un secret. Il repose sur des pieds cambrés. Riche décoration de bronze ciselé et doré tel que : galerie ajourée, chutes à fleurs de lys stylisées, sabots, moulures. Signé "Alph.Giroux.Paris". Il présente sur l'abattant la lettre "M". XIX e siècle HAUT. 88,5 - LARG. 64,5 -PROF. 44,5 CM 10 000/12 000 François-Simon-Alphonse Giroux crée un magasin de tabletterie et ébénisterie rue du coq Saint-Honoré vers 1799. Principalement marchand, il fait également exécuter des objets par ses ouvriers. La boutique est prospère sous la Restauration et compte parmi Sa clientèle la famille royale. En 1838, les deux fils, Alphonse-Gustave et André, reprennent l'entreprise et la développent. Ils reçoivent à l'exposition des produits de l'industrie de 1839 une médaille d'argent pour l'ensemble de leur production spécialisée dans les petits meubles. En 1867, la maison est cédée à Duvinage et Harinkouk. Tableau par Robert Combas ( Lot 130 Vente Art Contemporain du 30-11-04) - Lampadaire par Elisabeth Garouste et Matta Bonetti (Lot 152 Vente Design 29-11-04 145
167 PAIRE D'APPLIQUES à trois bras de lumière en bronze ciselé et doré de frises de postes et feuillages. Elles sont ornées de pendeloques à guirlandes de cabochons et mirzas. Style du XVIII e siècle. Quelques manques et montées pour l'électricité. HAUT. 68 - LARG. 45 CM 1 500/2 000 165 PETIT SURTOUT DE TABLE de forme ovale en bronze ciselé et doré de feuilles d'acanthe et feuillages de laurier. Il repose sur quatre patins. Style du XVIII e siècle. HAUT. 4,5 - LONG : 43,5 CM 400/600 168 TABLE FORMANT CONSOLE de forme ovale en acajou, placage d'acajou et bois doré orné de rosaces, palmettes. Elle repose sur des pieds fuselés à cannelures rudentées réunis par une entretoise. Style Louis XVI, deuxième moitié du XIX e siècle Sans marbre HAUT. 73 LARG. 151 - PROF. 62 CM 2 500/3 000 166 GAINE en bois naturel et bois doré mouluré et sculpté de feuilles d'acanthe, fleurettes, coquilles, mascarons. Elle repose sur une base carrée. Dessus de marbre vert de mer. Style Louis XVI, deuxième moitié du XIX e siècle Egrenures au marbre. HAUT. 100 - LARG. 42 - PROF. 42 CM 1 200/1 500 146 147
169 PAR GABRIEL VIARDOT ENSEMBLE DANS LE GOÛT CHINOIS COMPRENANT : a) Table à deux plateaux en bois naturel ajouré, mouluré, gravé et nacre orné de feuillages. Elle repose sur des pieds cambrés terminés par des griffes de lions. Elle est ornée de deux dragons en bronze ciselé et doré soutenant le plateau. HAUT. 90,5 - LARG. 81,5 PROF. 51,5 CM b) Guéridon de forme carrée en bois naturel ajouré, mouluré et sculpté. Il repose sur des pieds cambrés réunis par une tablette. terminés par des griffes de lions. Décoration de bronze ciselé et doré tel que chutes, motifs ajourés. HAUT. 75,5 LARG. 37 PROF. 37 CM c) Table de forme rectangulaire en bois naturel ajouré, mouluré, sculpté, gravé et nacre orné de personnages dans des paysages, feuillages, papillons, nuages. Elle repose sur des pieds cambrés réunis par une entretoise ajourée et terminés par des griffes de lion. Décoration de bronze ciselé et doré tel que : dragons, chutes, motifs ajourés. HAUT. 75 LARG. 66 PROF. 42 CM d) Meuble à hauteur d'appui de forme rectangulaire en bois naturel ajouré, mouluré, sculpté et gravé orné de volutes, feuillages, évantails. Il présente trois étagères à la partie supérieure et cinq casiers à la partie inférieure. Il repose sur des petits pieds cambrés. Décoration de bronze ciselé et doré tel que : dragon sortant de la niche supérieure, chutes, motifs ajourés. HAUT. 139 LARG. 53 PROF. 37,5 CM (éléments à refixer) Par Gabriel Viardot, XIX e siècle 8 000/10 000 Gabriel Viardot (1830-1906) Répertorié comme sculpteur sur bois vers 1860, Gabriel Viardot prend ensuite la direction de l affaire familiale : «une fabrique de meubles, fantaisies, et bois sculpté». Il participe aux expositions universelles de 1867, 1878 et 1889 où il reçoit une médaille d or. Connu comme étant le «créateur de meubles dans le genre chinois et japonais», il adapte les formes exotiques au goût européen, orne ses meubles d incrustation de nacre, panneaux de laque et bronzes. Un certain succès lui vaut une demande d exclusivité sur six de ses modèles par le magasin l Escalier de Cristal. 148
170 VITRINE de forme ovale en bois naturel et burgau mouluré et sculpté de volutes. Elle est marquetée de pastilles, fleurs, papillons dans des encadrements de filets. Elle ouvre à une porte vitrée et repose sur des pieds cambrés terminés par des griffes de lion. Par Gabriel Viardot? Deuxième moitié du XIX e siècle HAUT. 220,5 - LARG. 94 - PROF. 37 CM 4 000/5 000 172 VITRINE en bois naturel et doré à l'imitation du bambou. Elle est ornée de panneaux en laque avec incrustation de burgau décoré de grues, d'oiseaux et de branches de pruniers. Elle ouvre à deux vantaux et présente un tiroir à la partie inférieure. Deuxième moitié du XIX e siècle HAUT. 205 - LARG. 112 - PROF. 38,5 CM 2 000/4 500 171 PAIRE DE CHAISES en bois naturel mouluré et sculpté d'enroulement, feuillages. Elles reposent sur des pieds antérieurs cambrés et des pieds postérieurs arqués. Par Gabriel Viardot? Deuxième moitié du XIX e siècle Haut. 89,5 - LARG. 44 - HAUT. 41 CM 180/200 173 GUÉRIDON en bois naturel mouluré et sculpté, les pieds en forme de dragons réunis par une tablette. Décoration de bronze ciselé et doré tel que mascarons, entretoise ajourée. Dessus de marbre brèche rouge. Deuxième moitié du XIX e siècle, dans le goût chinois. HAUT. 72,5 - DIAM. 51 CM 2 000/3 000 150 151
174 GARNITURE COMPRENANT : a) Encrier en bronze doré, bois et ivoire. Le godet en forme de vase est orné de têtes de béliers, perles, laurier. Il repose sur un plateau rectangulaire décoré de branches feuillagés et supporté par des pieds griffe. Signé "D F Bté". HAUT. 14 - LARG. 22 - PROF. 13 CM (fentes e manques) b) Paire de bougeoirs en bronze doré, bois et ivoire, le fut fuselé à cannelures torses. Ils reposent sur une base ronde décorée de branches feuillagées et signées "D F Bté". HAUT. 17 CM c) Pendulette de forme rectangulaire en bronze doré, bois et ivoire orné de branches feuillagées, oiseau. Le cadran à chiffres romains pour les heures. Elle est signée "F D Bté" et "ALPH GIROUX PARIS". XIXe siècle (fentes) HAUT. 11 - LARG. 9,5 - PROF. 8,5 CM 12 000/15 000 Duvinage reprend avec Harinckouk la maison Giroux en 1867 puis Ferdinant Duvinage dirige seul l'entreprise. A sa mort en 1874, sa veuve continue l'activité et dépose en 1877 un brevet d'invention pour une «mosaïque combinée avec cloisonnement métallique pour objets artistiques et d'ameublement». 152
175 PAIRE DE VASES COUVERTS de forme balustre, en porcelaine de Sèvres à décor polychrome de couples de personnages dans le goût de l'antique, symbolisant l'amour et la musique ou bien de paysages, dans des perspectives de pièces d'eau et architecture, dans des réserves sur fond gros bleu. Ils sont décorés de palmes et filets en dorure. Les montures en bronze ciselé et doré à masques, feuilles d'acanthe, perles et pommes de pin. Ils présentent la marque : Château des Tuileries. Fin XIX e siècle. Petits accidents au piédouche de l'un d'eux, un couvercle restauré. HAUT. 60 CM 2 200/3 000 177 PAIRE DE VASES COUVERTS de forme balustre en opaline polychrome et doré de rinceaux, palmettes, enroulements et frises de personnages et animaux dans le goût de l'egypte ancienne. Fin du XIX siècle. (Quelques usures au décor). HAUT. 43 CM 800/1 200 178 PAIRE DE GUÉRIDONS en marbre noir et bois doré et sculpté de bustes de personnages, rosaces et frises de feuillages de laurier. Il repose sur trois montants en gaines, terminés par une base triangulaire évidée. HAUT. 75 - LARG. 68 - PROF. 68 CM 2 000/3 000 176 MEUBLE À DEUX CORPS en bois noirci. La partie supérieure à gradins orné de balustres, corniches à denticules présente une porte vitrée et des miroirs. La partie inférieure décorée de rosaces et panneaux ajourés dans le goût chinois ouvre à deux vantaux ornés de draperies. Pieds en balustres réunis par une tablette. Deuxième moitié du XIX e siècle HAUT.185,5 - LARG. 121,5 - PROF. 44 CM 3 000/3 500 154 155
179 PENDULE en bronze argenté ornée à la partie supérieure de palmettes, volutes. Le cadran à chiffres romains pour les heures est orné d'émaux polychromes à motif de fleur et est flanqué de têtes d'animaux fantastiques. Elles repose sur des pieds en griffe. Signée F.Barbedienne. Deuxième moitié du XIX e siècle HAUT. 18,5 CM 750/900 Ferdinand Barbedienne (1810-1892) est l'un des fondeurs parisiens les plus connus sous le Second Empire, faisant travailler près de 300 employés dans sa fonderie. Il réalisa un grand nombre de sculptures ainsi que des objets de décoration, la plupart destinés à l'exportation. En 1850, il fournit des meubles de style Renaissance pour l'hôtel de ville de Paris et reçoit pour cela une médaille d'honneur à l'exposition universelle de Paris en 1855. Une pendule de modèle identique fut vendue à Paris, hôtel Drouot le 9 juin 2000 n 100 181 STATUE EN BRONZE à patine brune, représentant l'empereur Valentinien. Il est représenté assis dans un fauteuil d'apparat. Il est signé : E. PICAULT. Fin du XIX e siècle. HAUT. 78 - LARG. 52 - PROF. 42 CM 2 000/3 000 182 BUREAU À GRADIN de forme rectangulaire en placage de palissandre, bois patiné, os gravé, nacre, marqueté d'amours, vases fleuris, oiseaux, rinceaux feuillagés, personnages à l'antique, noeuds de ruban, chimères, feuillages, personnages allégoriques sur un char, dans des encadrements de filets et guirlandes de laurier. La partie supérieure présente six tiroirs et un casier. Il ouvre à sept tiroirs et un vantail en façade. Les montants galbés, il repose sur huit pieds fuselés à pans coupés réunis par des entretoises. Travail italien, dans le style de la fin du XVIIe siècle (quelques manques et accidents de placage) HAUT. 105,5 - LARG. 146 - PROF. 66,5 CM 10 000/12 000 180 JEAN-FRANÇOIS-THÉODORE GECHTER (1796-1844) Groupe en bronze représentant "La mort d'arnold", signé Gechter et daté 1842. Il repose sur un socle à pans coupés décoré d'un cartouche portant l'inscription "D'Ailly". HAUT. 25 - LARG. 45 - PROF. 28 CM 3 000/3 500 Jean-François Gechter (1796-1844). Sculpteur élève de Bosio, il se spécialise dans les groupes équestres et statues de rois, saints, gladiateurs, chevaliers du moyen-âge, indiens, personnages antiques, puis dans la deuxième partie de sa carrière il réalise de nombreuses sculptures animalières. Il expose au Salon entre 1824 et 1844. Ce groupe est identique au modèle en bronze présenté au Salon de 1837, et identifié au Louvre comme représentant «La mort de Tancrède». Cependant, l'inscription qui figure dans un cartouche sur le socle du bronze fait plutôt allusion au dernier chant (IV) du «Chevalier Harold» qui contribuera à établir la réputation de Lord Byron. Cf : «Musée du Louvre sculptures françaises II Renaissance et temps modernes vol I» par G.Besc-Butier, I Leroy-Jay Lemaistre et G.Scherf. R.M.N Paris 1998 p.390. 156 157
185 MEUBLE À HAUTEUR D APPUI de forme rectangulaire en acajou, placage d'acajou et poirier noirci. Il ouvre â un tiroir en ceinture formant écritoire fermant par une serrure à code et démasquant quatre tiroirs et deux casiers. La partie inférieure présente deux vantaux démasquant un intérieur en placage de citronnier et repose sur une plinthe. Riche décoration de bronze ciselé et doré tel que rinceaux feuillagés, cygnes aux ailes déployées, feuilles d'acanthe. Dessus de marbre vert. Travail Viennois, début du XIX e siècle HAUT. 87 - LARG. 85,5 - PROF. 50 CM 6 000/7 000 183 BILLET-DOUX de forme rectangulaire en loupe d'érable, citronnier, loupe de citronnier et bronze doré orné d'une plaque en bronze argenté représentant des oiseaux. Il est orné de casiers et présente deux godets formant encrier. La partie supérieure présente une poignée en bronze. Il repose sur des pieds en patins. Deuxième moitié du XIX e siècle. haut. 59,5 - LARG. 41,5 CM 1 000/1 200 184 GUÉRIDON de forme ovale en bois naturel et bois doré mouluré et sculpté de têtes d'aigles, godrons, mascarons, volutes. Il repose sur des pieds en balustre à chapiteaux ioniques réunis par une entretoise surmontée d'un vase et supportée par des boules. Dessus de marbre vert de mer. Deuxième moitié du XIX e siècle HAUT. 88 - LARG. 81 - PROF. 55,5 CM 2 500/3 000 158 159
188 COFFRET de forme rectangulaire en marqueterie de paille polychrome orné d'un port, de bateau, feuillages. L'abattant présente un intérieur décoré de coupe de fleurs, oiseaux, losanges, feuillages, coeurs, six casiers dont un démasquant un miroir. Il ouvre à trois tiroirs en façade. XIX e siècle Accidents et manques. HAUT. 17 - LARG. 35 - PROF. 25 CM 1 200/1 500 186 DEUX ÉLÉMENTS DE SURTOUT DE TABLE en bronze ciselé, l'un doré, l'autre patiné représentant un lion soutenu par quatre autruches. Deuxième moitié du XIX e siècle HAUT. 14,5 - LARG. 51 - PROF. 30,5 CM 1 500/1 800 187 JARDINIÈRE de forme rectangulaire en albâtre, bronze doré et panneaux émaillés polychrome décorés de motifs de feuilles persanes. Les montants en volutes décorés de feuilles d'acanthes. Les côtés ornés de plaque de marbre brèche marron. Deuxième moitié du XIX e siècle HAUT. 195 - LARG. 61 - PROF. 265 CM 4 000/5 000 La fabrication des objets et meubles en marqueterie de paille apparait en Europe dès le fin du XVIe et se développe au cours du XVIIIe siècle. La production se caractérise par un raffinement et une grande perfection dans les décors inspirés de l'extrême Orient, de I'antiquité et de gravures. Très peu d'objets sont signés. La minutie exigée, véritable travail de brodeuse en fit parfois une activité développée dans les couvents ce qui explique que l'on trouve des objets de piété dans cette technique. On attribue à tort la majeure production aux bagnards et prisonniers, identifiée souvent par un décor de ports ou bateaux. cf:"la marqueterie de paille" exposition à l'hôtel de Sens, Paris 5 décembre 1991 au 8 février 1992. "la Marqueterie de paille" par Mme Copper-Ryer-Frund, 1954 189 PAIRE DE FAUTEUILS CONFORTABLES en velours vert garni d'une passementerie à décor de volutes, feuilles d'acanthe, palmettes. Travail dans le goût Napoléon III HAUT. 81 - LARG. 69 - PROF. 52 CM 1 500/2 000 160 161
190 PAIRE DE VASES BALUSTRE en porcelaine de Bayeux à décor polychrome de personnages et pavillons chinois. XIX e siècle. Fêles et accident au col de l'un d'entre eux. Montés en lampes. HAUT. 63 CM 800/1 200 191 PETITE CHAISE BASSE en bois doré à l'imitation du bambou orné de balustres, perles. L'assise ronde repose sur des pieds arqués réunis par une entretoise. Travail dans le gout Napoléon III, Deuxième moitié du XIX e siècle. Quelques éclats. HAUT. 55 - DIAM. 41,5 CM 1 200/1500 193 CANAPÉ de forme mouvementée et ajourée en bois naturel, le dossier cintré orné de feuillages, volutes. Les accoudoirs légèrement galbés. Il repose sur des pieds cambrés. Il est garni en cuir peint et doré orné de guirlandes de fleurs, feuillages. Attribué à Luigi Maria Brunelli. Vers 1900 HAUT. 139 - LARG. 167 - PROF. 50 CM 3 000/4 500 Luigi Maria Brunelli (1878-1966) Architecte et décorateur. Il débute comme dessinateur de meubles pour plusieurs revues. En 1906 il réalise à la demande de Carlo Zen un mobilier pour «la Fabbrica Italiana di Mobili». Il connaît le succès grâce à ses décor d intérieur et ouvre sa propre fabrique de meubles à Milan. Il devient par la suite membre du comité général et de comité exécutif de l exposition lombarde d arts décoratifs. 192 STATUETTE en bronze à patine médaille, représentant une jeune femme allongée. Années 1900. Socle en marbre vert de mer. LONG : 18 CM 300/400 Répartition des experts M. De Charette a décrit les lots 1 à 26, M. Raud a décrit les lots 35,37,39,42,49,75, M. Arcache a décrit le lot 136, M. Saint-Bris a décrit les lots 27, 28, 29, 30, 31, 32, 36, 40, 41, 44, 45, 48, 50, 54, 73, 79, 81, 82, 83, 84, 87, 88, 91, 92, 93, 100, 101, 102, 107, 112, 113, 115, 116, 117, 118, 120, 121, 124, 126, 127, 128, 132, 135, 148, 149, 151, 152, 153, 154, 155, 156, 157, 159, 160, 161, 163, 165, 167, 175, 177, 178, 181, 190, 192, M. de l'espée a décrit les lots 33, 34, 38, 43, 46, 47, 51, 52, 53, 55 à 72, 74, 76 à 78, 80, 85, 86, 89, 90, 94 à 98, 103 à 106, 108 à 111, 114, 119, 123, 125, 129 à 131,133,134, 137 à 147, 150, 158, 162, 164, 166, 168 à 174, 176, 179, 180, 182 à 189, 191, 193 L état de marche des pendules et l état des mécanismes ne sont pas garantis. Des rensiegnements détaillés concernant les lots décrits par MM. Olivier Le Fuel, Roland de L Espée sont à la disposition de ceux qui en feront la demande pendant la durée de l exposition et de la vente. 162 163
CONDITIONS DE VENTE ET ENCHÈRES TERMS OF SALE AND BIDDING La vente est soumise à la législation française et aux conditions de vente figurant dans ce catalogue, elle est faite au comptant et conduite en Euros ( ). ESTIMATIONS Le prix de vente estimé figure à côté de chaque lot dans le catalogue, il ne comprend ni les frais à la charge de l acheteur, ni la TVA. FRAIS À LA CHARGE DE L ACHETEUR Les acquéreurs paieront en sus du prix de l adjudication «prix marteau», les frais suivants, dégressifs par tranche et par lot : Jusqu à 100 000 : 17,5 % + TVA soit 20,93 % TTC. Au-delà de 100 000 : 12 % + TVA soit 14,35 % TTC. Les lots dont le numéro est précédé par le symbole ƒ sont soumis à des frais additionnels de 5,5 % HT soit 6,578 % TTC du prix de l adjudication. Les lots dont le numéro est précédé par le symbole sont soumis à des frais additionnels de 19,6 % HT soit 23,44 % TTC du prix de l adjudication. Dans certains cas, ces frais additionnels pourraient faire l objet d un remboursement à l acheteur. Pour de plus amples renseignements, nous vous remercions de bien vouloir contacter notre service caisse au +33 1 53 30 30 35. GARANTIES Les indications figurant au catalogue sont établies par Tajan et l expert du lot avec la diligence requise par une société de ventes volontaires de meubles aux enchères publiques, sous réserve des rectifications éventuelles annoncées au moment de la présentation de l objet et portées au Procès-Verbal de la vente. Ces informations, y compris les indications de dimension figurant dans le catalogue ne sont fournies qu à titre indicatif et ne sauraient engager la responsabilité de Tajan. Une exposition préalable est organisée et ouverte au public et n est soumise à aucun droit d entrée, permettant aux acquéreurs de se rendre compte de l état et dimensions exactes des biens mis en vente, il ne sera admis aucune réclamation une fois l adjudication prononcée. Pour tous les objets, dont le montant de l estimation basse dépasse 1 000 figurant dans le catalogue de vente, un rapport de conditions sur l état de conservation des lots pourra être communiqué sur demande. Les informations y figurant sont fournies gracieusement et à titre indicatif uniquement. Celles-ci ne sauraient engager en aucune manière la responsabilité de Tajan. Par ailleurs, aucune réclamation à propos des restaurations d usage, retouches ou ré-entoilages ne sera possible. PARTICIPATION À LA VENTE Pour participer à la vente, il sera demandé à toute personne qui souhaite participer à une vente organisée chez Tajan pour la première fois ou n ayant pas participé récemment à une vente Tajan de fournir des références bancaires. Il sera également nécessaire de fournir une pièce d identité. ORDRE D ACHAT ET ENCHÈRES PAR TÉLÉPHONE Les ordres d achat sont un service gracieux rendu au client. En aucun cas Tajan ne pourra être tenu responsable de tout problème d exécution desdits ordres. Si vous souhaitez faire une offre d achat par écrit ou enchérir par téléphone, vous devez utiliser le formulaire prévu à cet effet en fin de catalogue. Celui-ci doit nous parvenir au plus tard 2 jours ouvrés avant la vente accompagné de vos coordonnées bancaires, ainsi qu une copie d une pièce d identité. Dans le cas de plusieurs offres d achat de montant égal, la première offre reçue par Tajan l emporte sur les autres. Les enchères par téléphone sont un service gracieux rendu aux clients qui ne peuvent se déplacer. En aucun cas Tajan ne pourra être tenue responsable d un problème de liaison téléphonique. Par ailleurs, Tajan se réserve le droit d enregistrer toute communication téléphonique durant la vente. Dans ces deux cas, les ordres doivent être données en Euros. ENCHÈRES Les enchères suivent l ordre des numéros au catalogue. Tajan est libre de fixer l ordre de progression des enchères et les enchérisseurs sont tenus de s y conformer. Le plus offrant et dernier enchérisseur sera l adjudicataire. En cas de double enchère reconnue effective par Tajan, l objet sera remis en vente, tous les amateurs présents pouvant concourir à cette deuxième mise en adjudication. Toute personne qui enchérit durant la vente est réputée le faire à titre personnel et en assume la pleine responsabilité, à moins d avoir préalablement fait enregistrer par Tajan un mandat régulier précisant que l enchère est réalisée au profit d un tiers. La vente aura lieu en Euros ( ). Un panneau convertisseur de devises sera mis à la disposition des enchérisseurs durant la vente. Les informations y figurant sont fournies à titre indicatif seulement. Des erreurs peuvent survenir dans l utilisation de ce système et Tajan n est en aucun cas responsable pour ces informations. Seules les informations fournies par le commissaire priseur habilité en Euros font foi. PAIEMENT Les achats sont payables comptant, sur le lieu de la vente ou au service Caisse de la société Tajan, 37 rue des Mathurins 75008 Paris. Les achats ne peuvent être retirés qu après paiement de l intégralité des sommes dues. En cas de paiement par chèque ou par virement, la délivrance des objets pourra être différée jusqu à l encaissement. Dès l adjudication, l objet sera sous l entière responsabilité de l adjudicataire. L acquéreur sera lui-même chargé de faire assurer ses acquisitions. Tajan décline toute responsabilité quant aux dommages que l objet pourrait encourir, et ceci dès l adjudication prononcée. Le paiement peut être effectué : Par chèque en Euros Par carte bleue, Visa, American Express En espèces, en Euros, dans certaines limites et notamment : 3 000 pour les personnes physiques résident français. Par virement bancaire en Euros sur le compte : 4079 8000 0111 4095 0000 156 - TAJAN SA BANQUE OBC 57 AVENUE D IÉNA, 75116 PARIS, FRANCE CODE BANQUE : 4.798 CODE GUICHET : 00001 CODE SWIFT : OBCBFRPP IBAN : FR 76 DÉFAUT DE PAIEMENT Conformément à l article 14 de la loi n 2000-642 du 10 juillet 2000, à défaut de paiement par l adjudicataire, après mise en demeure restée infructueuse, à la demande du vendeur, le lot sera remis en vente sur folle enchère de l adjudicataire défaillant. Dans ce cas, Tajan réclamera à l adjudicataire défaillant de percevoir de sa part la différence entre le prix global initial et le prix global sur folle enchère pour le cas où ce dernier serait inférieur. Dans certains cas, l Etat Français peut exercer un droit de préemption sur les œuvres d art ou les documents privés mis en vente publique. L Etat se substitue alors au dernier enchérisseur. Dans un tel cas, le représentant de l Etat fait la déclaration de préemption à Tajan une fois prononcée l adjudication de l œuvre mise en vente et il en est fait mention dans le procès verbal. La décision de préemption doit ensuite être confirmée dans un délai de quinze jours. Tajan n est en aucun cas responsable des décisions administratives de préemption pouvant être prises. RETRAIT DES ACHATS Pour toute information concernant le lieu de retrait de leurs objets, les acheteurs sont invités à téléphoner au +33 1 53 30 30 04 Il est vivement demandé aux adjudicataires de procéder à un enlèvement le plus rapide possible de leurs achats, afin de limiter les frais de stockage pouvant être à leur charge. L entreposage des lots ne saurait engager en aucune façon la responsabilité de Tajan. Sauf accord écrit préalable, chaque lot adjugé sera livré à la société Les Transports Monin. Cette entreprise pourra, sur devis préalablement approuvé, assurer l expédition des achats. Les 8 premiers jours de stockage suivant la vente seront gratuits. Au-delà, la société Monin facturera des frais d entreposage et d assurance à l adjudicataire. The sale is governed by French Law and the terms of sale presented in this catalogue. The sale is made upon the condition of immediate payment and is executed in Euros ( ). The present document is a translation of the French version of these terms of sale. In the event of a dispute, the French language version of these terms will be considered as the valid terms. ESTIMATES The estimate appearing beside each lot does not include the buyer s premium, other expenses as defined herein or VAT. BUYER S PREMIUM In addition to the hammer price, the purchaser will pay a Buyer s Premium for each lot as follows: For the consideration up to 100 000: 17.5% + VAT, ie 20.93% tax included. For the amount of the consideration exceeding 100 000: 12% + VAT, ie 14.35% tax included. EXCEPTIONS Lots marked with the ƒ symbol will be subject to an additional charge of 5.5% (excluding VAT), ie 6.578% tax included, of the hammer price, Lots marked with the symbol will be subject to an additional charge of 19.6% (excluding VAT), ie 23.44% tax included, of the hammer price. In certain circumstances, these additional expenses may be reimbursed to the purchaser. For more information, please contact our cashier on +33153303035. WARRANTIES The representations made in the catalogue are made by Tajan and the designated expert for the lot to the standards required for a French auction house and subject to corrections and amendments which may be made by the accredited auctioneer at the time of the sale. This information, including the dimensions stated in the catalogue are stated for information purposes only and Tajan s responsibility may not be engaged for any difference. Pre-auction viewings are open to the public free of charge to enable potential purchasers to examine the state and exact dimensions of any work offered for sale. No claim may be made once the auctioneer s hammer has fallen. A condition report is available on request for all lots presented in the catalogue and for which the low estimate exceeds 1 000. This report may be provided free of charge and for information purposes only. Tajan offers no warranty for the information contained therein Furthermore, no claim may be made for any usual restoration, reworking, or remounting. BIDDING In order to participate in the sale, new clients or those who have not recently purchased an item in a Tajan sale will be required to present a bank reference and identity papers. ABSENTEE BIDS AND TELEPHONE BIDS Absentee bids are a service provided free of charge to our clients. Tajan accepts no liability for any problem in the execution of such orders. If you wish to make an absentee bid in writing, or participate by telephone, please use the form provided at the end of this catalogue. The form must reach Tajan no later than two days before the date of the sale, together with your bank references and copy of your proof of identity. If Tajan receives absentee bids for the same amount, the first such bid received will prevail. Telephone bids are a service provided free of charge to our clients. Tajan accepts no liability for any problem in the execution of such orders, including any problem resulting from the connection. Furthermore, Tajan reserves the right to record any telephone conversation made during the sale. In both of the above cases, the bids must be made in Euros. BIDDING The auction will be carried out following the order of the lot numbers as they are presented in the catalogue. Tajan is free to set the increment of each bid, and all bidders must adhere to this process. The highest and last bidder will be the prevailing bidder. In the event of a double bid duly recognized as such by Tajan, the lot will be put back to sale and all bidders will be entitled to continue bidding. Any person making a bid at the sale is deemed to be doing so in his own name and assumes full responsibility for his bids, unless he has registered himself as an agent with Tajan, prior to the sale and in a manner acceptable to Tajan. The sale is carried out in Euros ( ). As a service to the bidders, a currency conversion panel will be shown during the auction. The currency rates shown are indicative only. Errors or discrepancies may occur and in no event is Tajan responsible for the information shown on this panel. The only valid information is the euro price as stated by the auctioneer. PAYMENT Buyers are expected to pay for purchases immediately after the auction at the cashier s department, Tajan, 37 rue des Mathurins, 75008 Paris, France. Possession of purchases may only be made after full payment of all sums due. Should payment be made by cheque or wire transfer, the release of lots may be delayed until the amount is credited on Tajan s account. Once the hammer falls, the lot becomes the responsibility of the purchaser who will be required to insure it. From this moment, Tajan will no longer be responsible for any damage which the lot could suffer. Payment may be made: By cheque in Euros By credit card, Carte Bleue, Visa, American Express In cash, subject to certain limits and notably, 3 000 for individuals resident in France By wire transfer to: 4079 8000 0111 4095 0000 156 - TAJAN SA BANQUE OBC 57 AVENUE D IÉNA, 75116 PARIS, FRANCE CODE BANQUE: 4.798 CODE GUICHET: 00001 CODE SWIFT: OBCBFRPP IBAN: FR 76 NON-PAYMENT In accordance with Article 14 of Law # 2000-642, in the event of the buyer failing to pay and after a notice and demand for payment having been made by Tajan and ignored by the buyer, the lot will be represented for sale without the consent of the buyer. In such a case, Tajan will claim any difference between the original purchase price and the resale price from the buyer who failed to pay. PRE-EMPTION In certain cases the French State is entitled to use a pre-emption right to acquire works of art or documents presented in an auction. In such a case the State substitutes itself for the final bidder and becomes the purchaser of the work. In such a case, the representative of the State announces the exercise of a pre-emption right once the hammer falls and this will be duly recorder in the official sale records. The decision of the French state to pre-empt must be confirmed within 15 days of the auction. Tajan may not be held responsible for any administrative decision taken by the French State regarding the use of its pre-emption right. DELIVERY For any confirmation concerning the withdrawal of a purchase, buyers may call Tajan on +33 1 53 30 30 04. Tajan strongly recommends that the purchaser of any lots takes possession of their purchases as soon as possible in order to limit their storage costs. Tajan is not responsible for any risks associated with such storage. Unless agreed in writing before the auction, all sold lots will be delivered to Transports Monin. No charge will be made for the first eight days of storage. Thereafter, Transports Monin will invoice storage and insurance costs to the purchaser. 164 165
ORDRE D ACHAT / ABSENTEE BID FORM ENCHÈRES PAR TÉLÉPHONE / TELEPHONE BID FORM MOBILIER ET OBJETS D'ART DES XVII, XVIII, XIXÈME SIÈCLES ET GRANDE DÉCORATION PROVENANT DE COLLECTIONS PARTICULIÈRES ET DIVERS AMATEURS ESPACE TAJAN - MARDI 14 DÉCEMBRE 2004 À 15 HEURES NOM ET PRÉNOM / NAME AND FIRST NAME ADRESSE / ADDRESS TÉL / PHONE PORTABLE / MOBILE FAX RÉFÉRENCES BANCAIRES / BANK REFERENCES NOM DE LA BANQUE / NAME OF BANK N DE COMPTE / ACCOUNT N ADRESSE DE LA BANQUE / BANK ADDRESS N DE TÉLÉPHONE DE LA BANQUE / BANK TEL N TÉLÉPHONE PENDANT LA VENTE / TELEPHONE DURING THE AUCTION LOT N O DESCRIPTION DU LOT / LOT DESCRIPTION * LIMITE EN / TOP LIMIT OF BID IN * LES LIMITES NE COMPRENANT PAS LES FRAIS LÉGAUX / THESE LIMITS DO NOT INCLUDE FEES AND TAXES APRÈS AVOIR PRIS CONNAISSANCE DES CONDITIONS DE VENTE, JE DÉCLARE LES ACCEPTER ET VOUS PRIE D'ACQUÉRIR POUR MON COMPTE PERSONNEL AUX LIMITES INDIQUÉES EN, LES LOTS QUE J'AI DÉSIGNÉS. I HAVE READ THE TERMS OF SALE, I GRANT YOU PERMISSION TO PURCHASE ON MY BEHALF THE FOLLOWING ITEMS WITHIN THE LIMITS INDICATED IN. DATE SIGNATURE OBLIGATOIRE / REQUIRED SIGNATURE FAXER À / PLEASE FAX TO +33 1 53 30 30 31