CHAPITRE I LA TÉLÉGRAPHIE MORSE. Un petit retour dans le passé



Documents pareils
La polarisation des transistors

PRODUIRE DES SIGNAUX 1 : LES ONDES ELECTROMAGNETIQUES, SUPPORT DE CHOIX POUR TRANSMETTRE DES INFORMATIONS

ENREGISTREUR DE TEMPERATURE

Manuel d'utilisation de la maquette

CHAPITRE IX : Les appareils de mesures électriques

500 W sur 13cm avec les modules PowerWave

Rapidolect Les Productions de la Columelle ( ) Page 1

SOMMAIRE. B5.1 Première approche

5 semaines pour apprendre à bien jouer un morceau de piano

Traitement de texte : Quelques rappels de quelques notions de base

G E S T S K E D. Logiciel de gestion de QSO journaliers ou hebdomadaires appelés SKED. Version 1.0. Logiciel développé par René BUSSY F5AXG

2.1 Le point mémoire statique Le point mémoire statique est fondé sur le bistable, dessiné de manière différente en Figure 1.

PASSAGE A NIVEAU HO/N

Acquisition et conditionnement de l information Les capteurs


Guide de démarrage rapide Centre de copies et d'impression Bureau en Gros en ligne

I GENERALITES SUR LES MESURES

CHAPITRE VIII : Les circuits avec résistances ohmiques

Eléments constitutifs et synthèse des convertisseurs statiques. Convertisseur statique CVS. K à séquences convenables. Source d'entrée S1

UE 503 L3 MIAGE. Initiation Réseau et Programmation Web La couche physique. A. Belaïd

Introduction. I Étude rapide du réseau - Apprentissage. II Application à la reconnaissance des notes.

Notice de montage, d utilisation et de maintenance

Convertisseurs statiques d'énergie électrique

Navigation dans Windows

Chapitre 2 Les ondes progressives périodiques

SECURITE - Quelques règles - Ce document est vivant, chacun peut proposer des améliorations en accord avec le Road Marshal. Doc001-3A Page 1/16

PRINCIPE, REGULATION et RECHERCHE de PANNES

La conversion de données : Convertisseur Analogique Numérique (CAN) Convertisseur Numérique Analogique (CNA)

PHPWEBSITE -Tutoriel image

TPS 4 Objectifs du programme aide à la lecture et à l'écriture Les fonctions principales lecture à haute voix

CIRCUIT DE CHARGE BOSCH

LA MESURE DE PRESSION PRINCIPE DE BASE

Vous avez dit... LED??? DOCLED V2 Page 1 / 14

Centrale d Alarme 32 zones sans fils

Notice d utilisation de la : Pro-Ject Debut & Debut Phono SB

DETECTOR BICANAL FG2 1. DIMENSIONS ET CONNEXIONS ELECTRIQUES 2. GENERALITES. 24 VDC Alimentat. 24 Vcc. Contact Boucle Contact Boucle 1 6 7

Chapitre 1 I:\ Soyez courageux!

SOMMAIRE. Travailler avec les requêtes... 3

Activité 1. Compter les points Écriture binaire des nombres. Résumé. Liens pédagogiques. Compétences. Âge. Matériel

LES CAPTEURS TOUT OU RIEN

HAM841K CENTRALE D'ALARME POUR SYSTEMES DE SECURITE COMMERCIAUX ET D'HABITATION

SD1+ SD1+ SD1+ ENT ESC

Les capteurs et leurs branchements

Manuel d installation Lecteur XM3

CIRCUITS DE PUISSANCE PNEUMATIQUES

Chapitre 7: Énergie et puissance électrique. Lequel de vous deux est le plus puissant? L'énergie dépensée par les deux est-elle différente?

Architecture des ordinateurs. Environnement Windows : sauvegarde

HA33S Système d alarme sans fils

Centrale de surveillance ALS 04

LA MAIN A LA PATE L électricité Cycle 3 L électricité.

Comparaison des performances d'éclairages

1 sur 5 10/06/14 13:10

Les mesures à l'inclinomètre

MultiPlus sans limites

Introduction : Cadkey

Distinguer entre «Enregistrer» et «Sauvegarder»

Portier Vidéo Surveillance

CORRECTION TP Multimètres - Mesures de résistances - I. Mesure directe de résistors avec ohmmètre - comparaison de deux instruments de mesure

Installation de Windows 2003 Serveur

Les puissances La notion de puissance La puissance c est l énergie pendant une seconde CHAPITRE

1. PRESENTATION DU PROJET

Comment créer votre propre lampes LED

"La collimation est la première cause de mauvaises images dans les instruments amateurs" Walter Scott Houston

AUTOPORTE III Notice de pose

Documentation utilisateur. [EIP] TransLSF

«Tous les sons sont-ils audibles»

Cours d électricité. Circuits électriques en courant constant. Mathieu Bardoux. 1 re année

PREINSCRIPTION EN LIGNE

Programme-cadre et détail du programme des examens relatifs aux modules des cours de technologie, théorie professionnelle

COMMUNICATION ENTRE DEUX ORDINATEURS PAR LASER MODULE EN CODE MORSE OU BINAIRE.

Notice de montage et d utilisation

Commission Polydog Règlement de compétition SportPlaisir Catalogue des disciplines catégorie adresse niveau B

Se préparer au DELF B2

2 Grad Info Soir Langage C++ Juin Projet BANQUE

AGASC / BUREAU INFORMATION JEUNESSE Saint Laurent du Var Tel : bij@agasc.fr Word: Les tableaux.

Jouve, 18, rue Saint-Denis, PARIS

Dossier table tactile - 11/04/2010

Antenne amplifiée d intérieure SRT ANT 10 ECO

Appareil de type fauteuil monte-escalier

«La solution» DESCRIPTION TECHNIQUE

13 conseils pour bien choisir son prestataire de référencement

Mesure de Salinité Réalisation d'un conductimètre

Enregistrement automatique. des données

ISBN

Utilisation du Bluetooth headset avec le hub sans fil Logitech

1. Création d'un état Création d'un état Instantané Colonnes Création d'un état Instantané Tableau... 4

Transmissions série et parallèle

AP1.1 : Montages électroniques élémentaires. Électricité et électronique

CYLINDRE NUMERIQUE DE FERMETURE 3061 VDS.

Module SMS pour Microsoft Outlook MD et Outlook MD Express. Guide d'aide. Guide d'aide du module SMS de Rogers Page 1 sur 40 Tous droits réservés

COPIER, COUPER, COLLER, SELECTIONNER, ENREGISTRER.

Stockage ou pas stockage?

Pack ADSL rural. Guide d installation

Hubert & Bruno Lundi 12 octobre 2009 SAINT-QUENTIN (02)

HA2000 RTC Transmetteur téléphonique

Observer TP Ondes CELERITE DES ONDES SONORES

CINEMA SB100 barre de son amplifiée

2 ) Appareillage :L'appareil utilisé est un banc d'essai portatif CEV dont la photo et le schéma de principe indiqués ci-dessous ( figures 1 et 2 )

L ÉLECTROCUTION Intensité Durée Perception des effets 0,5 à 1 ma. Seuil de perception suivant l'état de la peau 8 ma

Chapitre 1 : Introduction aux bases de données

Transcription:

SOMMAIRE Avant-propos... 3 Chapitre I : Généralité sur le morse... 4 II : Le manipulateur... 5 III : L'alphabet morse... Tenue du manipulateur... Exercices de manipulation... IV : Oscillateur BF... La lecture auditive... V : Exemples d'épreuves aux examens... 15 VI : Un manipulateur électronique... Manipulation avec le «double-contact»... Contrôle sur l'air... VII : Quelques indications sur la manipulation d'un émetteur... 25 VIII : Les liaisons (QSO)... Les abréviations radioamateurs... Le code Q pour les radioamateurs... Le code Q pour les radios de bord (lien)... Échelle de lisibilité ou de force pour les codes QRK, QSA, QRM et QRN... Une dernière note... 7 8 10 13 13 19 22 23 27 29 31 32 32 33 2

AVANT-PROPOS La télégraphie est-elle un plaisir? On ne peut guère en juger sans l'avoir essayé, sans y avoir «goûté». Ce mot par lui-même peut paraître rébarbatif à celui qui est obligé d'apprendre la télégraphie parce qu'elle fait partie du programme d'un examen. Il n'en est pourtant rien. Ceux qui en doutent ne soupçonnent pas la satisfaction que l'on éprouve à entrer facilement en contact avec les pays du monde entier. Des liaisons qui seraient difficiles en «phonie» sont réalisables avec bien plus d'aisance, et, en utilisant les abréviations prévues, sans difficulté aucune quel que soit le pays. Mais on pourrait se demander si le «Morse» est encore d'actualité? Devant les étonnants appareils modernes, de plus en plus perfectionnés, on pourrait ne pas le croire. Or, ces appareils nécessitent des installations considérables et coûteuses, que le particulier ne peut approcher. Seuls les spécialistes, les professionnels, les utilisent, mais c'est de moins en moins un travail personnel. Par contre, la petite installation de télégraphie est à la portée de tous et permet des performances surprenantes. Elle reste un moyen sûr de se faire entendre dans des conditions précaires, et, pour le plus grand plaisir des «graphistes», elle est, avec un appareillage simple un instrument efficace pour de sympathiques liaisons mondiales sans connaître de langues et un moyen d'utiliser celles que l'on connaît. 3

CHAPITRE I LA TÉLÉGRAPHIE MORSE Un petit retour dans le passé Il n'y a pas si longtemps encore la télégraphie morse était utilisée pour des liaisons départementales, régionales, voire internationales. C'était l'époque du «sounder», sorte d'électro-aimant qui attirait une palette solidaire d'une barre métallique ; un ressort la maintenait au-dessus de l'électro-aimant contre une butée supérieure et le passage du courant provoquait l'attraction de la barre qui venait frapper une butée inférieure ; à la cessation du courant, la barre venait frapper la butée supérieure grâce au ressort de rappel, ce qui produisait deux claquements sonores distincts dont l'espacement entre eux, court ou long, exprimait le point ou le trait. Cet appareil avait remplacé celui à remontoir et déroulement d'une bande de papier sur laquelle s'imprimaient les points et les traits. La transcription d'un message d'après la lecture des signaux sur la bande de papier était moins rapide qu'avec l'audition directe du sounder. Si des appareils imprimeurs automatiques et rapides ont remplacé le télégraphe morse sur les liaisons fixes, celui-ci subsiste pour des liaisons mobiles : service radiomaritime et surtout pour les liaisons des radioamateurs. Par radio, ce n'est plus un claquement qui fait distinguer les signaux, mais une note audible dont la durée plus ou moins longue représente les points et les traits. Grâce à ce système de transmission, il est possible de faire des liaisons dans de mauvaises conditions (brouillages, parasites, etc.) bien plus facilement qu'en «phonie». Il y a également un côté sportif, si l'on peut dire, car la pratique et l'entraînement permettent des lectures à des vitesses incroyables pour un profane, comme par exemple 10 à 50 mots à la minute (transmis, bien sûr, à l'automatique). La figure 1 représente un exemple de réception sur bande de l'appareil morse (mot PARIS). La figure 2 représente le même mot reçu à l'ondulateur, appareil qui permettait la réception des signaux morses à grande vitesse (jusque 500 mots à la minute pour les plus perfectionnés, à cellule photo-électrique). Figure 1. Figure 2. Les signaux se reconnaissent sur la ligne supérieure où l'on retrouve au sommet les points et les traits habituels. 4

CHAPITRE II LE MANIPULATEUR La figure 3 représente le manipulateur Modèle P.T.T. La figure 4, le principe de ce modèle qui comprend : un réglage du ressort de rappel (R) pour une tension moyenne. Une tension trop faible aurait tendance à provoquer des «collages» ; trop dure, la manipulation serait fatigante ; un réglage de distance entre le levier et le contact inférieur (contact de travail CT). Ce réglage se fait habituellement par une vis-contact reposant sur un contact de repos (CR) ; 0,5 mm est une bonne valeur. Figure 3 Figure 4 N.B. Ce contact de repos n'est pas connecté pour la commande d'un émetteur. Alors, à quoi servait-il? 5

A l'époque du sounder mentionné précédemment se pratiquait déjà ce qu'on appelle maintenant le «BK», c'est-à-dire une réception possible entre les signaux, qui indiquait la volonté du correspondant d'interrompre la transmission en cours. Ceci s'explique facilement. Voyez la figure 5. Figure 5 Supposons le correspondant A en train de transmettre. Lorsque le levier de son manipulateur est appuyé sur CT, le courant suit la ligne L, arrive en B à travers le contact CR dans l'électro-aimant du «sounder» qui est alors actionné. Si B, pour une raison quelconque voulait arrêter A. il appuyait sur son manipulateur ; sa réception était coupée et il envoyait donc un courant sur la ligne ; celui-ci actionnait le sounder A lorsque le manipulateur de A venait sur repos entre les lettres. L'opérateur A, entendant son appareil fonctionner, arrêtait sa transmission et attendait les explications du correspondant. On peut s'amuser à faire des liaisons locales sur fil sur le même modèle en remplaçant le sounder par un oscillateur BF. Un modèle de cet oscillateur figure page13. Figure 6 La figure 6 représente un autre type de manipulateur. Il comporte une barrette de court-circuit qui peut être utile lorsqu'on a besoin d'un contact permanent, par exemple lors d'essais sur l'émetteur. 6

CHAPITRE III L'ALPHABET MORSE Évidemment, il faut commencer par apprendre l'alphabet. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z 1 2 3 4 5 6 7 8 9 0 = (,) / ( ) (-) (.)? + VA : (') Il n'est pas obligatoire de l'apprendre dans l'ordre alphabétique. Il est plus facile de retenir d'abord les signaux les plus simples : e i s h t m o Ensuite les mélanges progressifs : a u v n d b ce qui représente la moitié de l'alphabet. Ensuite : w g r l f p k x c y j q z 7

Tenue du manipulateur On peut très bien apprendre conjointement la lecture auditive et la manipulation. Mais il ne faut absolument pas manipuler des lettres tout de suite. Il faut d'abord éduquer le poignet. Un manipulateur est comme un instrument de musique : on peut jouer du piano avec deux doigts, tenir l'archet d'un violon à sa guise, on jouera un air, mais on ne sera jamais un virtuose. Il n'y a qu'une façon de bien tenir le manipulateur. Il doit être placé au bord de la table. Il faut s'asseoir sur un siège de hauteur convenable pour que l'avant-bras et le poignet soient horizontaux et dans le prolongement du manipulateur (fig. 7). Le bras doit être entièrement libre, parallèle verticalement au corps (fig. 8) ; donc ni en avant (fig. 9), ni en arrière (fig. 10), ni collé au corps (fig. 11), ni surélevé (fig. 12). Le bouton du manipulateur doit être tenu fermement par les trois premiers doigts (fig. 13). Une fois ces conditions remplies, il faut faire, non pas des lettres comme déjà dit, mais de la gymnastique du poignet. Partant de sa position horizontale (fig. 14), sans lâcher le bouton abaisser le poignet comme sur la figure 15, et le ramener à sa position horizontale de départ (fig. 14). Figure 7 Figure 8 Figure 9 (mauvaise position) Figure 10 (mauvaise position) 8

Figure 11 (mauvaise position) Figure 12 (mauvaise position) Figure 13 Figure 14 Figure 15 9

Faire ce mouvement de nombreuses fois, lentement, en souplesse, sans crispation. On n'y arrivera peutêtre pas du premier coup, surtout si le mouvement est trop rapide. Plusieurs séances, peut-être plusieurs semaines, seront nécessaires pour y parvenir. Ne pas s'en étonner. La souplesse une fois acquise, toujours lentement, faire des séries de points, c'est-à-dire abaisser le poignet sans le laisser séjourner «en bas» ; le ramener sans tarder à sa position horizontale. Faire ensuite des séries de traits : le poignet restera abaissé plus longtemps que pour les points. On se base normalement sur une durée trois fois plus longue. Attention : l'amplitude du poignet doit être la même pour les points et pour les traits. On a tendance, au début, à abaisser le poignet moins profondément pour les points. Il faut éviter ce défaut qui brise la cadence et fait apparaître une coupure dans le signal, ce qui risque de faire prendre, par exemple, ST au lieu de V Pour faciliter la distinction de longueur entre points et traits, il est pratique, au début, de «chanter» les signaux pour accompagner le mouvement et acquérir ainsi une cadence régulière. On peut utiliser le mot «ti» (bref) pour les points et «tâ» (long) pour les traits ; ainsi, pour une série de points, on chantera : ti ti ti ti... pour accompagner le poignet. Pour une série de traits, ce sera : tâ tâ tâ tâ tâ... Quand le poignet sera souple, et à ce moment-là seulement, on commencera à former les lettres de l'alphabet qui, entre-temps, a dû être appris. Toujours lentement et en chantant, on doit entendre : ti ti en manipulant les deux points de «i», ti tâ ti en manipulant «r», ti tâ en manipulant «a», etc. Encore une fois, attention à l'amplitude du poignet qui doit être égale pour les points et pour les traits pour avoir des signaux bien formés. Exercices de manipulation en cadence ti tâ ti ti ti tâ ti ti ti tâ tâ tâ ti ti ti tâ ti tâ tâ ti tâ ti tâ tâ ti ti tâ tâ ti tâ ti ti ti tâ tâ ti tâ ti tâ tâ ti ti ti tâ ti tâ ti ti tâ ti ti ti tâ ti tâ ti ti tâ ti ti ti ti tâ ti ti ti ti ti ti tâ tâ tâ tâ ti tâ ti ti tâ ti ti tâ tâ ti ti ti tâ ti tâ tâ 10

ti tâ tâ tâ tâ tâ ti ti ti ti ti ti tâ tâ tâ tâ tâ ti ti ti tâ tâ ti ti tâ tâ tâ ti ti ti ti ti tâ ti ti ti ti tâ tâ tâ ti ti tâ tâ tâ tâ tâ tâ ti ti ti tâ ti tâ ti tâ ti ti ti ti tâ ti tâ ti ti tâ tâ ti ti Important : restez longtemps à une vitesse lente. Si vous essayez d'aller vite trop tôt, vous risquez de contracter ce qu'on appelle la crampe du manipulant : on se crispe, on fait malgré soi quatre points pour trois, trois pour deux, etc. Il est très difficile de se débarrasser de ce défaut. Ne laissez donc venir la vitesse que très graduellement. Passez ensuite à la manipulation de mots et de phrases. Pensez à faire un espace entre chaque lettre d'un mot et un espace plus long entre les mots : l e s p a c e e s t p l u s l o n g e n t r e l e s m o t s Passez à la manipulation des chiffres. Ils sont faciles à retenir, leur composition étant bien symétrique. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 0 Et les signes de ponctuation :? = / + VA Ce sont les plus utilisés en trafic amateur ; en particulier = (signal de séparation) qui pratiquement remplace dans un texte le point ou la virgule. 11

Cependant les autres signes, bien que moins utilisés, doivent être connus surtout des radios de bord : (.) ( (,) ) : (') (-) attente compris signal de début (peu utilisé) 12

CHAPITRE IV OSCILLATEUR BASSE FRÉQUENCE Si vous voulez entendre votre manipulation, ou si quelqu'un peut vous manipuler des textes, construisez un oscillateur BF. Différents montages sont possibles. Voyez figure 16 le schéma de celui que nous utilisons. Figure 16 Les valeurs ne sont pas critiques ; le type de transistors non plus. Suivant les transistors et le haut-parleur utilisés, on peut essayer différentes valeurs de résistances et de capacités de façon à obtenir un volume sonore suffisant. La pile de 4,5 volts peut aussi être remplacée par une plus faible, par exemple 3 volts ou 1,5 volt, mais le volume sonore sera moindre. La lecture auditive La connaissance de l'alphabet une fois acquise, il faut reconnaître les signaux à l'écoute. Cette étude sera bien plus longue que pour la manipulation. Ecouter sa propre manipulation n'aide pas du tout pour cela. Il faut entendre un signal non connu à l'avance. A cet effet, on peut utiliser les disques et bandes magnétiques enregistrés qui existent dans le commerce. Cela facilitera les débuts. Si l'on a appris à manipuler correctement, on peut aussi enregistrer soi-même des textes que l'on relira par la suite. Au début, le moyen le moins fastidieux est de décomposer mentalement les signaux en points et en traits ; c'est celui qui permettra de lire plus tard n'importe quelle manipulation, qu'elle soit lente ou rapide. Et puis, on perd cette habitude de décomposer, au fur et à mesure que la vitesse de lecture s'améliore. Il faut bien se persuader que la lecture auditive est à la portée de tous à condition d'en faire beaucoup. Ainsi, s'il est possible d'en faire un peu tous les jours, on peut compter quatre mois pour lire à la vitesse imposée ; et comme à l'examen on perd un peu de ses moyens, il est préférable d'en faire un peu plus longtemps. Penser aussi que, si l'on s'arrête assez longtemps avant d'avoir dépassé largement la vitesse prévue de cinquante mots en cinq minutes, on oublie très vite ce que l'on a appris et tout est à recommencer. Les disques ou bandes que l'on peut acquérir présentent des textes composés de mots de cinq lettres mélangées. Lorsqu'on saura les lire, il ne faudra pas en rester là, car inconsciemment on finit par les savoir 13

par cœur et on s'habitue à une cadence de cinq caractères alors qu'à l'examen de radioamateurs l'épreuve consiste à prendre un texte normal en langage clair. N.B. Aux examens de radios de bord, il y a une épreuve en code (cinq caractères : lettres, chiffres ou signes de ponctuation mélangés) et une épreuve en langage clair. Recommandation importante commune à tous les candidats au sujet de cette dernière épreuve : s'exercer à ne pas lire les mots que l'on écrit : on croit bien faire pour s'aider sur une fin de mot, l'esprit se concentre ailleurs que sur les lettres qui suivent et des fautes plus nombreuses se produisent finalement. Ainsi, il arrive que des candidats admissibles pour le code échouent en clair! Autre conseil : à l'examen, il ne faut pas réfléchir : si au cours de l'épreuve on manque une lettre, prendre la suivante sans attendre ; ne pas essayer de rattraper une lettre manquante ou une faute, sinon on courrait le risque d'en faire plusieurs au lieu d'une seule. Pour ceux qui veulent enregistrer eux-mêmes, il y a une solution commode. Il est préférable de ne pas utiliser des groupes de cinq signes mélangés (mots de code) pour les raisons suivantes : composer de tels textes pour l'enregistrement représente un travail long et fastidieux. on s'habituerait à une cadence régulière de cinq signes, ce qui en pratique ne se produira pas pour le radioamateur, ni en trafic, ni à l'examen. (Il n'en est pas de même pour les radios de bord.) pour la relecture des exercices, il faudrait vérifier signe par signe pour relever les fautes. Il faut donc utiliser des mots composés d'un nombre quelconque de lettres par mot. C'est le cas des textes en clair. Seulement, si l'on enregistre soi-même, on aura lu ce que l'on va entendre ; ce sera moins efficace pour l'assimilation. Il y a une solution qui convient parfaitement : c'est d'enregistrer un texte en clair, mais en commençant par la dernière lettre du dernier mot et en remontant jusqu'au début. Ainsi, la phrase «transmettez message sur une autre fréquence» devient à l'audition «ecneuqerf ertua enu rus egassem zettemsnart». Vous ne pourrez vous rappeler ce que vous avez enregistré et vous pourrez relire, à l'envers, plus rapidement que de vérifier lettre par lettre, comme dans le cas de mots en code. Exemple d'un texte à enregistrer : «les transistors a jonction sont également utilisables dans de tels convertisseurs mais ils y presentent à l etat conducteur une tension residuelle de collecteur qui varie avec la temperature = voir la figure 184 et le schema qui s'y rapporte». Le texte entendu sera : etroppar y s iuq amehcs el te 481 erugif al riov = erutarepmet al ceva eirav iuq ruetcelloc ed elleudiser noisnet enu ruetcudnoc tate l a tnetneserp y sli siam sruessitrevnoc slet ed snad selbasilitu tnemelage tnos noitcnoj a srotsisnart sel. En relisant ce texte en commençant par la dernière lettre du dernier mot, on retrouve le texte en clair. Lettres accentuées : Certains correspondants les utilisent si la transmission se fait dans leur langue. Voici celles à connaître : ä à é ö ü ň ch 14

CHAPITRE V Deux exemples d'épreuves de lecture auditive à l'examen de radioamateur (texte de 50 mots ; durée 5 minutes ; maximum 10 fautes) L ' E F F E T D E G A I N E S T P R E S Q U E C O M P L E T E M E N T U N I L A T E R A L E N R A I S O N D E L ' I S O L E M E N T P R E S Q U E P A R F A I T E N T R E E N T R E E E T S O R T I E E T L ' E L E M E N T P E U T E T R E U T I L I S E C O M M E U N E R E S I S T A N C E O U A T T E N U A T E U R V A R I A B L E C O N T R O L E P A R L A T E N S I O N L O R S Q U I L F O N C T I O N N E A V E C D E S T E N S I O N S D A L I M E N T A T I O N A S S E Z B A S S E S = 1 6 7 4 2 8 3 9 + L E C I R C U I T D E C O M P E N S A T I O N D E D E C A L A G E A P O U R B U T D E R A T T R A P E R L A D I F F E R E N C E D E F R E Q U E N C E D E S Q U A R T Z M I S E N S E R V I C E S E L O N L E M O D E C H O I S I = C E S D I F F E R E N C E S D E F R E Q U E N C E D E S Q U A R T Z P O R T E U R S S E T R A D U I S E N T P A R U N E D I F F E R E N C E E G A L E D E L A F R E Q U E N C E D E C O U T E O U D E T R A N S M I S S I O N = 9 8 2 4 3 7 6 1 + L'épreuve de manipulation à cet examen ne présente pas de difficulté si l'on a appris à bien tenir le manipulateur et fait les exercices d'assouplissement du poignet pour que ce soit bien celui-ci qui forme les signaux. Ne pas s'emballer pour transmettre rapidement. On pourrait se crisper, s'énerver et perdre ses moyens. La vitesse exigée n'excède pas celle de l'épreuve de lecture auditive. Donc, manipuler posément, sans hâte fébrile. Plus tard, lorsque les performances se seront améliorées, on trouvera ci-après des exemples d'épreuves aux examens de radios de bord, avec l'indication des vitesses. Ces épreuves permettront aux radioamateurs de se rendre compte s'ils ont atteint ou même dépassé la vitesse minimale des professionnels. CODE Maximum de fautes : 8 Vitesse : 20wpm. EXEMPLES D'EPREUVES A L'EXAMEN DE RADIOS DE BORD l re Classe B A L A R L U X O R S U X E D T E Z I B 8 4 0 1 9 5 3 6 2 7 ( T O P ) S Y Q O K B L H E M P H O N G G O M E R C O P R A 15

4 0 5 1 3 F U M A X D E J H I P O C E K J C / Q Y W E Q H A J A S N O T Y Q E D 7 1 6 4 2 Y T H A K C. 2 0 4 6 0 7 / M Q E L I F 8 3 7 1 3 R U. 9 4 8 5 / 9 3 P Y C O R N F 5 9 J E S O S F E W I N C I S O R D A R E X T U R C A B E L I X S C O P I T H U B E F I G U S 7 5 / 8 7 4 3 0 2 1 L I F A R S I W E B T E J U F X R : Y Z E R E K A P O P O V R E S C O 5 1 6, 8 ( 4. 2 ) P Y T I E D I R E C Z A Z I H K I K O Z N A M U R Y S E S U C O C I F N A N E T Z I B U S «S D N» L I V Y D G E B O L M A N N I P L A I D 5 3. 9 1 M / 6 2 4 K E M A L I J H O S S I C C O H O T I Q 6 2 5 0 4 L Y P H E 4 3 : 9 6 B O L I D C U V E T P Y 2 C K 7 2 3 W D U V A L 8 1 2 5 1 T I S H U + CLAIR Maximum de fautes : 12. Vitesse : 25wpm. 1 re Classe B I E N Q U ' E L L E S O I T U N B A S S I N F E R M E, L A M E D I T E R R A N E E A T T E I N T D E S P R O F O N D E U R S R E S P E C T A B L E S : 4 4 0 0 m D A N S L A F O S S E D E M A T A P A N, A U S U D D E L A G R E C E, E T D E S F O N D S D E P A S S A N T S O U V E N T 3 0 0 0 m. S A S E U L E P O R T E D ' E N T R E E N A T U R E L L E, L E D E T R O I T D E G I B R A L T A R, N ' A Q U E 1 5 k m D E L A R G E U R E T U N E P R O F O N D E U R Q U I V A R I E D E 1 6 0 m V E R S L ' A T L A N T I Q U E A 8 9 0 m V E R S L A M E D I T E R R A N E E. C E L A E X P L I Q U E P O U R Q U O I L E S E A U X P R O F O N D E S D E C E T T E M E R E T D E L ' O C E A N N E S E M E L E N T P A S. L A M E D I T E R R A N E E E S T, A P R O P R E M E N T P A R L E R, U N E E N O R M E C U V E T T E Q U I N E C O M M U N I Q U E A V E C L ' A T L A N T I Q U E Q U E T R E S S U P E R F I C I E L L E M E N T. M E R A S S E Z C H A U D E ( S E S E A U X D E S U R F A C E P E U V E N T A T T E I N D R E U N E T E M P E R A T U R E D E 2 5 D E G R E S ), E L L E E S T S U J E T T E A U N E F O R T E E V A P O R A T I O N. + 16

2 e Classe CODE Maximum de fautes 7. Vitesse : 16wpm. L I M U R F R I G O B E L U S B L Y T Z P I V E R 8 0 5 0 4 T I X I T S O S Y F ( 5 / 7 ) S E S U H P I C A R Z U L E X 1 3 0 8 5 7 9 3 4 2 7, 5 / 6 K L A N S C Y C L E Z E Q H Y I P E C A J E R O M K A M E L H U M I D F E B U M N I R E S N Y Q I F Z E N O H A L T E R B I S A B Z E D A X «P R O» 7 2 5 4 3 Y Z 1 9 6 0 8, 7 H Y G E X Q E S U J V I W A P L U T H O 2 1 5 0 6 Y X E T A E X O H A S O C A B N A B O S W Y Z K G / 6 7 1 S Y L F E J E T E B 8 4. 2 3 7 0 / 3 1 C U S E H P U S S Y E T A M P M O N I Q E A 4 B J D X : V W 9 6 7 2 2 Y A L T A I S H O L ( S V P ) 6 4 2 1 P U F I W 1 3 2 5 4 N E S A Q B A. B I F A C E L + Maximum de fautes : 10. Vitesse : 20 wpm. 2 e Classe C ' E S T E N 1 9 3 2 Q U E F U T L A N C E L E P A Q U E B O T N O R M A N D I E. C E M A G N I F I Q U E B A T I M E N T D E 8 3 4 0 0 t x M E S U R A I T 3 1 3 m. P R O P U L S E P A R 4 G R O U P E S T U R B O - E L E C T R I Q U E S D ' U N E P U I S S A N C E T O T A L E D E 1 6 0 0 0 0 c h. I L S O U T I N T 3 1 N O E U D S. I L O F F R A I T U N E N S E M B L E D ' I N S T A L L A T I O N S A U S S I S P A C I E U S E S Q U E C O N F O R T A B L E S. R A P P E L O N S S E U L E M E N T S A S A L L E A M A N G E R D E S P R E M I E R E S C L A S S E S, L O N G U E D E 8 6 m, H A U T E D E 9, 5 m, Q U I A T T E I G N A I T L E S D I M E N S I O N S D E L A G A L E R I E D E S G L A C E S D U P A L A I S D E V E R S A I L L E S. C E P A Q U E B O T, L E P L U S R E M A R Q U A B L E D E S O N E P O Q U E F U T D E T R U I T P A R U N I N C E N D I E, P E N D A N T L A G U E R R E. + 17

Épreuves de manipulation pour la 1 re classe Manipulation correcte de deux épreuves de 2 minutes chacune : un texte de 40 groupes de code. un texte de 50 mots en langage clair. Épreuves de manipulation pour la 2 e classe Manipulation correcte de deux épreuves de 2 minutes chacune : un texte de 32 groupes de code. un texte de 40 mots en langage clair. 18

CHAPITRE VI LE MANIPULATEUR AUTOMATIQUE Vous savez maintenant lire et manipuler correctement. Et vous avez probablement remarqué que certaines transmissions sont rapides tout en conservant des signaux bien réguliers. Ceci est possible grâce à un «manipulateur automatique». On peut l'acquérir ou encore le réaliser soimême. Tout d'abord, quelques précisions sur les manipulateurs du type à contacts latéraux, appelés couramment «double contact» (fig. 17). La figure 18 en donne le schéma de principe. Figure 17 Figure 18 Une lame-ressort peut être déplacée latéralement à droite ou à gauche de sa position de repos pour venir s'appuyer sur un contact à droite ou à gauche. Certains utilisent ce manipulateur en manuel, à la place du manipulateur classique. Les traits et les points des signaux se font alors indifféremment mais alternativement sur un contact ou sur l'autre. Mais; une bonne régularité est moins facilement acquise. N.B. Il existe aussi dans le même genre un manipulateur semi- automatique (vibro-mors, ou vibroplex), qui, grâce au réglage d'une masselotte, donne automatiquement les points, mais les traits doivent être faits manuellement et leur régularité dépend de l'habileté de l'opérateur (fig. 19). 19

Figure 19 Le grand intérêt du «double contact» de la photo figure 17 est de pouvoir commander un manipulateur électronique, qui donne automatiquement des points et des traits bien réguliers. On appuie vers la droite pour obtenir des points, vers la gauche pour obtenir des traits ; ces signaux sont émis continuellement tant que le contact subsiste ; tous les traits conservent une longueur égale, même si le contact n'est qu'amorcé. Il existe différents montages satisfaisants, comportant un nombre plus ou moins grand de transistors, avec un réglage de vitesse progressif. Leur fonctionnement est impeccable. Si leur réalisation paraît compliquée, voici le montage simple que nous utilisons (fig. 20). Figure 20 20

Le réglage de la vitesse n'est pas progressif ; il se fait par paliers, au moyen d'un commutateur. L'avantage de cet appareil en est la simplicité : il utilise le temps de décharge de fortes capacités dans un relais et toute l'astuce repose sur le sens de branchement d'une simple diode. Fonctionnement Le contact de droite donne des points : la tension positive est appliquée à travers P1 aux condensateurs C1, C2, C3 ou C4 selon la vitesse choisie. Lorsque le condensateur est chargé, le courant arrive au relais en «a», ressort en «b» relié à «c» qui est l'armature et le courant se referme sur le négatif à travers le contact «e». Le passage du courant dans le relais provoque l'attraction de l'armature qui vient au contact de «d», ce qui court-circuite les prises M1 et M2 qui commandent la manipulation comme avec un manipulateur ordinaire. Mais comme, en même temps, la coupure s'est faite entre l'armature et le contact «e», le courant ne passe plus, l'armature n'est plus attirée et revient au contact de «e», ce qui provoque à nouveau la charge du condensateur et le cycle recommence. On obtient donc une série de points qui subsiste tant que le contact du manipulateur est maintenu à droite. Le sens du branchement de la diode empêche la charge des condensateurs C5, C6, C7, C8. Lorsque le contact se fait à gauche, on voit que la tension positive est appliquée à travers P2 et S2 au condensateur correspondant à la même position de S1. Le condensateur côté «traits» se charge, passe à travers D et le condensateur côté «points» se charge aussi. La capacité de cet ensemble branché en parallèle est bien plus grande que pour les points, le temps de décharge à travers le relais est plus long et l'on obtient des traits. La valeur de ces capacités détermine donc la longueur des signaux et la vitesse. Les réglages de P1 et de P2 permettent d'obtenir des espaces convenables et identiques entre les points et entre les traits des signaux d'une même lettre. P3 est quelquefois utile, selon le relais utilisé, pour parfaire les réglages. Une fois réglé sur une position, on n'a pas à y retoucher pour les autres. Il y a des différences assez sensibles d'un condensateur électrochimique à l'autre. C'est pourquoi leurs valeurs ne sont données ici qu'à titre indicatif ; il faut essayer, augmenter ou diminuer ces capacités le cas échéant. Prendre des chimiques d'une tension de service de 50 volts. Pour la mise au point sur une position donnée, commencer toujours par le côté «points». Parfaire le réglage en agissant sur P1 pour un espacement convenable (signaux ni collés, ni trop secs). Pour la même position, passer au réglage des traits et agir sur P2 pour que les espaces entre les traits soient les mêmes que pour les points. Les valeurs indiquées ci-dessous ont permis d'obtenir quatre vitesses : lente, semi-lente, moyenne et rapide. Mais encore une fois, suivant les chimiques utilisés, les différences peuvent être assez importantes. C 1 = 147 µf C2 = 100 µf C3 = 066 µf C4 = 050 µf C5 = 147 µf C6 = 122 µf C7 = 066 µf C8 = 050 µf P 1 = 400 Ω bobiné P 2 = 400 Ω bobiné P 3 = 400 Ω bobiné S 1 /S 2 = commutateur 4 positions 2 circuits D = 40J2R = relais miniature de 600 ohms, un contact de repos, un contact de travail. La manipulation est branchée entre M1 et M2. (Rien ne s'oppose à l'utilisation d'un relais à 2 contacts de travail.) Le relais de 300 ohms (KACO), plus récent, donne également toute satisfaction (fig. 21). 21

Figure 21 Alimentation : un transfo donnant 14 volts au secondaire convient. La tension redressée atteindra 19 volts à vide. Les valeurs ne sont pas critiques. Par exemple : C9 = 50 µf, C10 = 500 µf, R1 = 47, R2 = 100 Ω. Si l'on tient à conserver en même temps le manipulateur ordinaire pour parer à toute éventualité, le brancher tout simplement entre M1 et M2 ; il se trouve ainsi toujours prêt à remplacer le manipulateur électronique sans faire aucune manœuvre. Ses connexions figurent en pointillé sur le schéma. Manipulation avec le «double contact» Le côté droit du poignet, ou l'avant-bras, prend appui sur la table. La palette de la lame-ressort se trouve placée entre le pouce et l'index. Ceux-ci, au repos, ne touchent pas la palette. Une distance de 5 à 10 mm convient (fig. 22). Pour faire des points, le poignet pivote pour que le pouce vienne appuyer sur la palette, ce qui provoque le contact du côté droit. Dans ce mouvement l'index suit la même course sans toucher la palette. Figure 22 22

Pour faire cesser les points, le poignet pivote, le pouce abandonne la palette et la lame revient à sa position de repos. La manœuvre est identique pour faire des traits, mais c'est l'index qui appuie vers la gauche. Pour faire un ou plusieurs points suivis d'un ou de plusieurs traits, lorsque le pouce abandonne la palette, l'index entre aussitôt en action. Pour faire un ou plusieurs traits suivis d'un ou plusieurs points, dès que le trait (ou le dernier de plusieurs) est amorcé, il n'est pas nécessaire d'attendre la fin de ce trait pour amorcer le contact côté points (d'après le contrôle auditif indispensable ; voir plus loin). Il faut s'exercer à vitesse lente pour bien prendre l'habitude de passer sans tarder du mouvement du pouce à celui de l'index et inversement pour éviter une prolongation de l'espace entre des points et des traits qui provoquerait une coupure du signal. Par exemple, pour le chiffre 3, il ne faut pas entendre mais bien Les amateurs ayant utilisé le double contact comme manipulateur ordinaire seront au début quelque peu décontenancés, car ils faisaient les points et les traits indifféremment à gauche ou à droite. Ils devront persévérer pour perdre cette habitude. Contrôle sur l'air Avec un manipulateur simple, le contrôle auditif de la manipulation n'est pas obligatoire ; le claquement des contacts du manipulateur permet de lire les signaux (comme c'était le cas avec le sounder). Mais si l'on préfère entendre une fréquence audible, il faut un appareil de contrôle qui sera actionné par les signaux transmis réellement sur l'air. Cet appareil (schéma fig. 23) est nécessaire pour l'utilisation d'un manipulateur automatique. L'oscillateur BF décrit précédemment va pouvoir servir. Le manipulateur est supprimé, une connexion est établie vers le positif à travers l'espace collecteur-émetteur d'un transistor. En l'absence de HF, la base n'est pas polarisée, le transistor n'est pas conducteur, la tension positive n'alimente pas l'oscillateur BF. Figure 23 Lorsque la station est manipulée, la HF recueillie par la petite antenne (1 mètre de fil souple isolé, rapproché de l'émetteur, est très commode) est appliquée à la diode qui polarise la base, le transistor est conducteur, la tension est appliquée à l'oscillateur BF qui fonctionne et matérialise ainsi les signaux HF. 23

N.B. On peut supprimer la masse de cet appareil et relier le fil qui sert d'antenne au blindage du poste émetteur. Le son sera certainement plus fort. Les composants ne sont pas critiques. A titre d'exemple, ceux utilisés sont les suivants : D = OA70 T = 325T1 P = 470 kω L = petite bobine d'arrêt HF C = 0,002 µf. La pile est de 4,5 volts. Le système fonctionne encore avec une pile de 1,5 volts, mais le volume sonore est plus faible. 24

CHAPITRE VII QUELQUES INDICATIONS SUR LES PROCÉDÉS DE MANIPULATION D'UN ÉMETTEUR Autrefois, on faisait couramment une coupure de cathode du P.A. Le procédé était simple et satisfaisant. Cependant, la coupure d'un courant assez important, 100 millis ou plus, risque, de nos jours, de perturber, par des claquements de manipulation, les récepteurs de radiodiffusion équipés en ondes courtes et généralement très sensibles. Pour les réduire, on peut agir sur l'oscillateur dont le courant est relativement faible. Ce procédé permet de faire du «BK». (Dans certains cas, des «piaulements» peuvent apparaître, surtout si la stabilisation n'est pas suffisante.) Un autre procédé très efficace est de réaliser un blocage de grille du P.A. Si ce montage nécessite une polarisation séparée d'environ 200 volts, il a l'avantage considérable d'agir sur un courant de 2 à 6 millis seulement et de polariser en permanence le tube du P.A. dont la protection est ainsi assurée en cas de manque d'excitation. Cette dernière éventualité serait désastreuse pour le tube final avec le système assez fréquent de la polarisation par résistance de grille. Il est facile d'obtenir de façon classique une tension continue de 200 volts avec un petit transfo, une diode, une résistance de filtrage et deux électrochimiques. La réalisation d'un blocage de grille est simple (schéma fig. 24). Une résistance à collier de 10 000 ohms de fort wattage (10 watts ou plus par exemple) est réunie à une extrémité au 200 ; à l'autre au contact inférieur du manipulateur. Si l'on utilise le manipulateur électronique, relier les points A et B de la figure 25 aux points M, et M2 de la figure 20. Éviter, bien sûr, tout contact accidentel de la main avec le 200 volts. Certains manipulateurs sont munis d'un capot de protection. Ils sont donc préférables. Figure 24 Mise au point : lorsque le manipulateur est abaissé, le courant passe à travers la résistance. Il faut trouver une position du collier qui donne la tension de polarisation normale, généralement de 50 volts (suivant le tube). Pour y parvenir il faut que le tube débite son courant anodique normal. On fait le creux du courant plaque ; on agit ensuite sur la capacité de charge du P.A. pour augmenter le débit. On s'arrête lorsque l'intensité normale prévue pour le tube est atteinte. Alors on déplace le curseur pour trouver la tension de polarisation de 50 volts. Ainsi, le manipulateur abaissé, le tube fonctionnera normalement. Le manipulateur levé, le courant ne passera plus dans la résistance, il n'y aura plus de chute de tension et le tube se trouvera porté 200 volts qui le bloqueront ; il ne fonctionnera plus. 25

N.B. On peut aussi en même temps bloquer l'exciter en ramenant la prise de masse de sa grille au point A (fig. 25) : manipulateur abaissé, cette grille est bien à la masse comme précédemment, donc fonctionnement normal sans changement ; manipulateur levé, elle n'est plus à la masse mais portée à la tension de blocage de la grille du P.A. Figure 25 26

CHAPITRE VIII LES LIAISONS (QSO) Elles se font à l'aide d'abréviations ou encore des groupes du code Q dont la liste des principaux se trouve pages 29 à 32. Leur utilisation permet de gagner du temps et de faire des liaisons rapides. Voici un modèle de QSO très simple, qui permettra aux débutants le suivant fidèlement d'avoir l'assurance nécessaire lors de leurs premières tentatives. Forme de l'appel : C Q C Q C Q d e F 2 X S F 2 X S F 2 X S C Q C Q C Q d e F 2 X S F 2 X S F 2 X S C Q C Q C Q d e F 2 X S F 2 X S F 2 X S + K (ce qui veut dire : appel général appel général appel général de F2XS. Le signe + indique que l'on termine et K est l'invitation à transmettre aux correspondants). Réponse du correspondant : F 2 X S F 2 X S F 2 X S d e G 5 A A G 5 A A G 5 A A + K Déroulement du QSO : G 5 A A d e F 2 X S G A D R O M T K S F E R C A L L = U R R S T 5 8 9 5 8 9 5 8 9 Q T H P A R I S P A R I S P A R I S N A M E I S L U C I E N L U C I E N L U C I E N = H W? + G 5 A A d e F 2 X S K Si vous consultez la liste des abréviations et des groupes du code Q. vous traduirez en langage clair : bonjour cher om, merci pour l'appel = votre RST est 589 la ville est Paris, le prénom est Lucien = comment me recevez-vous? + ) Le correspondant répond : F 2 X S d e G 5 A A = G A D R L U C I E N T K S F E R R E P O R T = U R R S T 5 7 9 5 7 9 5 7 9 Q T H L O N D O N L O N D O N L O N D O N N A M E I S J O H N J O H N J O H N = O K? + F 2 X S d e G 5 A A K On termine le QS0 simple : G5A A. d e F 2 X S = R R Q R U M Y Q S L S U R E H P E C U A G N V Y 7 3 G B E S G U D L U C K + G 5 A A d e F 2 X S V A 27

F 2 X S d e G 5 A A A L L O K D R O M T K S F E R F I N E Q S O M Y Q S L S U R E H P E C U A G N V Y 7 3 G B E S G U D D X F 2 X S d e G 5 A A V A QSO plus développé. Lorsque vous aurez pris de l'assurance, vous pourrez donner des renseignements sur l'installation, la propagation, les conditions bonnes ou mauvaises, le temps qu'il fait, les brouillages, un déplacement de fréquences, un changement de bande. Finalement, si c'est utile, vous pourrez utiliser aussi le langage clair. Les phrases en phonie qui figure dans le «Cours d'anglais pour les radioamateurs» sont tout à fait utilisables et groupent l'ensemble de ce qui se dit habituellement sur l'air, en français et en anglais. Reprenant le modèle précédent, lorsque le correspondant était rappelé au troisième tour, au lieu de QRU, on pouvait développer ainsi la conversation : R R T K S F E R F I N E R E P O R T = T X H O M E M A D E I N P U T 5 0 W A T T S A N T L W C D N S V Y G U D N O Q S B = W X S U N N Y T E M P 5 2 D E G = M Y Q S L S U R E = G L D F E R F B Q S O = H P E C U A G N Q R U N O W V Y 7 3 D R O M G B E S G U D L U C K + G 5 A B D E F 2 X S V A Ce qui veut dire : Bien reçu merci pour l'excellent report = émetteur fait maison = puissance 50 watts, antenne long fil, conditions très bonnes pas de fading = temps ensoleillé température 52 degrés (Farenheit) = ma QSL sure = content pour le bon QSO, espère vous recontacter = Plus rien à dire maintenant meilleures amitiés cher ami au revoir et bonne chance + 28

Liste des abréviations internationales «radioamateur» les plus fréquemment employées (Il y en a d'autres plus rarement utilisées et quelquefois abusives. Évitez leur prolifération) AER antenne, aérien AGN à nouveau AM modulation d'amplitude ; ou : de l'après-midi après un nombre pour exprimer l'heure (il est préférable d'utiliser l'heure GMT) ANT antenne BK trafic en «bk» (écoute entre les signaux) BTR meilleur CFM confirmez ; confirme CNDS conditions CONDX conditions CQ appel général CU vous voir (contacter) CUAGN vous revoir à nouveau (vous recontacter) CUL vous revoir plus tard CW télégraphie morse DEG degré DIP doublet DR cher DX dx (longue distance) EL élément ERE ici ES et FB bon, excellent FER pour FM de (provenance, origine) ; ou modulation de fréquence FRM de (provenance, origine) GA bonjour (après-midi) GB au revoir GE bonsoir GLD content GMT temps moyen de Greenwich GN bonne nuit GP ground plane (antenne verticale avec plan de sol) GUD bon HAM radioamateur HI hi! interjection indiquant que l'on rit (ne pas en abuser) HPE espère 29

HVY gros, fort HW comment (sous-entendu : me recevez-vous) KC/S kilocycle LW long fil MC/S mégacycle MIN minute MNI beaucoup MSG message OB ami, mon cher OC ami, mon cher OK ok, bien, correct, d'accord OM ami, radioamateur OPR opérateur PA amplificateur de puissance ; circuit final d'un émetteur PM heure : de l'après-midi (voir remarque à AM) PRO professionnel PSE svp PWR puissance ; alimentation RAC ronflement secteur RCVD reçu RPRT report RR bien reçu RST report : lisibilité, force des signaux, qualité de la note RTTY télétype RX récepteur SIG signal SKED vacation ; séance SRI je regrette ; excusez-moi STN station SW onde courte SWL amateur écouteur d'ondes courtes SWOF très ironique pour dire que la manipulation est très mauvaise ; la traduction donnerait : transmettez avec l'autre pied! (À éviter) TEMP température TEST contest (concours) TFC trafic TKS merci TNX merci TU merci TX émetteur 30

UFB très très bon travail UR votre VFB très bon travail VY beaucoup WPM mots par minute WX temps XCVR transceiver XMAS Noël XMTR émetteur XTAL cristal ; quartz XYL femme de l'amateur ZEP antenne zeppelin 73 amitiés 88 baisers Listes des groupes du code Q les plus courants dans le trafic radioamateur La signification donnée est celle utilisée chez les radioamateurs ; elle diffère quelquefois légèrement de l'officielle. (La liste plus complète qui pourrait être utile pour les radios de bord se trouve page 49.) QRA adresse de la station QRG fréquence de l'émetteur QRH fréquence instable QRK lisibilité. Attention : est parfois utilisé à tort pour indiquer la force des signaux qui normalement est QSA. L'utilisation de RST évite toute confusion. QRL je suis occupé QRM brouillage ; par extension : empêchement ou occupation ; par exemple : QRM PRO : travail, profession ; QRM GASTRO : heure du repas (ne pas exagérer dans la prolifération de telles expressions) QRN parasites atmosphériques QRO grande puissance QRP petite puissance QRQ transmettez plus vite ; transmission rapide QRS transmettez plus lentement ; transmission lente QRT j'arrête la transmission QRU je n'ai plus rien à dire QRV je suis prêt QRW avisez que je l'appelle sur QRX attente ; rendez-vous 31

QRZ QSA QSB QSD QSJ QSL QSO QSP QSX QSY QTH qui m'appelle force des signaux ; parfois confusion avec QRK, voir la remarque à ce groupe fading ; il y a du fading votre manipulation est défectueuse prix (d'un appareil, etc) carte envoyée par poste pour l'accusé de réception d'une liaison liaison ; communication faire le relais d'un message j'écoute sur changement de fréquence ville où se trouve la station Le code Q pour les radios de bord Les groupes du code Q utilisés dans la première colonne avec le sens d'une question sont suivis d'un point d'interrogation. Consulter l'acp 131 B sur le site d'yves F5MSR/7XØMT (ou demandez le moi!) Échelle de lisibilité à utiliser avec QRK 1 : illisible 2 : lisible par instant 3 : lisible mais difficilement 4 : lisible 5 : parfaitement lisible Échelle de la force des signaux à avec QSA 1 : à peine perceptible 2 : faible 3 : assez bon 4 : bon 5 : très bon Échelle de lisibilité à utiliser avec QRM et QRN 1 : brouillage nul 2 : brouillage léger 3 : brouillage modéré 4 : brouillage fort 5 : brouillage très fort En trafic radioamateur cette échelle n'est pas très utilisée. Les expressions «faible QRM», «fort QRM», par exemple, sont plus fréquentes. 32

UNE DERNIÈRE NOTE Les abréviations «amateurs» proviennent de mots anglais. Ceux qui connaissent cette langue auront plus de facilité à les retenir. Mais si l'anglais peut vous rendre de grands services (ne serait-ce que pour l'inépuisable documentation technique en cette langue), sa connaissance n'est quand même pas obligatoire : en suivant le modèle simple de QSO indiqué, vous pourrez faire des liaisons avec tous les pays du monde sans difficulté. Par ailleurs, de nombreux amateurs étrangers ont fait des études de français et seront contents d'utiliser leurs connaissances avec vous. Dans ce cas, soyez indulgents avec eux et pensez que, si l'anglais est indéniablement très utile, le français est apprécié dans le monde entier ; son rayonnement doit être soutenu lorsque l'occasion s'en présente. Pour conclure, disons que l'utilisation de ces deux langues comme moyen de communication fait partie du domaine culturel général auquel peuvent participer, à leur façon, les radioamateurs non seulement en phonie, mais aussi en graphie. 3 33