Prédication : 1 Cor - Tout m'est permis mais ; Page 1 ; 16/01/12 Liberté en Christ Nous avons évoqué durant la première partie de ce culte cette affirmation de Jésus : «Si le Fils vous affranchit, vous serez réellement libre». Soulignant qu'il y a peut-être des fausses libertés, des libertés que nous croyons avoir nous ramènent à l'esclavage. L'Apôtre Paul a aussi une phrase de ce type en Galates 5.1 : «C est pour la liberté que le Christ nous a libérés». On connaît l'importance de la question de la liberté en Christ pour l'apôtre Paul, notamment la liberté par rapport à la loi. Il écrit à ce sujet une lettre très dure aux Galates dont certains veulent imposer aux autres d'être circoncis et de suivre d'autres lois. Et on sent dans cette lettre qu'à aucun moment il n'est prêt à négocier. À Corinthe, cette affirmation de Paul se heurte à la difficulté inverse. Certains l'utilisent pour se permettre certaines dérives et certains délires : certains fréquentent des prostituées, un couche même avec sa bellemère. Certains méprisent ceux qui ne sont pas de leur condition et festoient entre eux pendant que les esclaves travaillent et lorsque les esclaves arrivent aux rencontres, ils sont déjà saouls. D'autres ne tiennent pas compte de la fragilité ou de la sensibilité de certains et mangent des viandes sacrifiés aux idoles et déstabilisent la foi des plus faibles. Malgré ces dérives des corinthiens, Paul se refuse à remettre en question cette vérité. Par deux fois, il aborde ce sujet : «Tout est permis». On pense d'ailleurs qu'il cite une phrase que les Corinthiens utilisent dans leur lettre pour justifier leur comportement. Du genre : «Tu nous as dit que tout est permis». À aucun moment, Paul ne dit : «vous m'avez mal compris, je ne voulais pas dire que 'tout' est vraiment permis, je voulais dire qu'il y avait moins d'interdits qu'avant ou que simplement la circoncision et les sacrifices ne sont plus nécessaire, mais que bien sûr la loi reste en vigueur et Dieu nous jugera par elle». Non, malgré les dérives, malgré les dangers, Paul maintient : «Tout m'est permis, tout est permis». Trop souvent, dans les milieux chrétiens, lorsque nous sentons un danger, nous interdisons. Une attitude sans doute normale lorsqu'elle concerne des enfants, mais lorsque nous agissons de même envers des chrétiens adultes, nous les infantilisons. Nous en arrivons alors à une Bible où, pour reprendre une expression de Coluche qui parlait du drapeau suisse et qui disait : «le drapeau suisse, c'est deux sens interdits l'un sur l'autre». De la même manière, la couverture de certaines Bibles évangéliques, c'est un grand sens interdit. Et les jeunes voient ainsi parfois la Bible qu'on leur a présenté ou la vie chrétienne qu'on leur propose : un immense sens interdit. Pourquoi le chrétien n'a pas le droit de fumer, pourquoi il n'a pas le droit d'aller danser. En résumé, pourquoi dès que c'est sympa, on n'a pas le droit? Michaëlle, ma fille, qui s'était fixé comme objectif de lire la Bible en un an, me faisait dernièrement la remarque : «Dans Ezéchiel, on voit Dieu qui met un piercing au nez de son épouse, Israël, pour la rendre belle, alors pourquoi est-ce qu'on dit que les piercings c'est interdit, que mettre un piercing c'est un péché?» C'est toujours dangereux de mettre la Bible dans la main de simples chrétiens, ils comprennent tout de travers. Un pasteur me disait une fois : «C'est vrai qu'on interdit trop de choses, mais comme les gens ont toujours tendance à transgresser, il vaut mieux faire ainsi, comme ça, même s'ils transgressent certains interdits qu'on leur donne, ils ne désobéissent pas à la Parole de Dieu». Pour certains chrétiens, il vaut mieux trop interdire que prendre le risque de ne pas assez interdire. Mais Paul ne résonne pas ainsi, devant le danger et le dérives, il maintient son affirmation : «Tout m'est permis, tout est permis». A. Loi et péché Et Paul va plus loin, vouloir protéger les chrétiens des péchés en leur mettant des interdits, c'est les faire chuter. C'est obtenir exactement l'opposé de ce qu'on cherche à faire. Il le décrit très bien en Romains 7. Il commence : «La loi est-elle péché? Jamais de la vie!» Ouf! Mais il continue : «Seulement, s il n y
Prédication : 1 Cor - Tout m'est permis mais ; Page 2 ; 16/01/12 avait pas eu la Loi, je n aurais pas connu le péché, et je n aurais pas su ce qu est la convoitise si la Loi n avait pas dit : Tu ne convoiteras pas. Mais alors le péché, prenant appui sur le commandement, a suscité en moi toutes sortes de désirs mauvais. Car, sans la Loi, le péché est sans vie. Ainsi, le commandement qui mène à la vie s est trouvé, pour moi, mener à la mort. Car le péché, profitant de l occasion, m a trompé par le commandement et, par lui, il m a tué.» En ramenant les chrétiens sous la loi et les interdits, nous les amenons à pécher, parce que l'interdit produit les désirs mauvais qui m'amènent à pécher. Paul utilise la méthode contraire, car comme il vient de le dire : «sans la Loi, le péché est sans vie». Paul ne met donc pas d'un côté les interdits et le respect de la loi et de l'autre le péché, mais il met les deux du même côté, celui de ce qu'il appelle en Galates 5 le chrétien charnel. Si cela vous surprend, écoutez encore ce que Paul dit à Timothée : «Il faut savoir avant tout que la loi n est pas faite pour les honnêtes gens. Le juste, le croyant n est pas régi par elle. Elle a été instituée pour ceux qui n en veulent pas : pour les hommes sans foi ni loi, vivant sans règle ni frein, pour les rebelles, les gens qui méprisent Dieu et les pécheurs,...» (1 Tim 1.9) Et il semble même plutôt heureux d'être débarrassé des interdits de la loi : «Maintenant, nous sommes libérés de la loi, car nous sommes morts à ce qui nous retenait prisonniers.» «C est pour la liberté que le Christ nous a libérés. Tenez donc ferme, et ne vous remettez pas sous le joug de l esclavage. Moi, Paul, je vous dis que si vous vous faites circoncire, le Christ ne vous servira de rien.» À nouveau, c'est en Romain 7 que nous comprenons le mieux cette logique. Écoutez bien comment il met d'un côté la loi et le péché, et de l'autre une réalité nouvelle : «Lorsque nous étions sous l empire de la chair, les passions des péchés, par la loi, étaient à l œuvre dans notre corps tout entier et nous faisaient porter du fruit pour la mort. Mais maintenant, nous sommes dégagés de la loi, car nous sommes morts à ce qui nous tenait captifs, de sorte que si nous sommes esclaves, ce n est plus sous le régime ancien de la lettre, mais sous le régime nouveau de l Esprit.» Il y a là un mystère, savoir que nous sommes libérés de tout interdit, que nous sommes sous le régime de l'esprit, qui amènera plus de victoire sur le péché dans la vies de chrétiens que les interdits que nous nous plaçons ou que d'autres placent dans nos vies. B. L'Esprit La Bible en Français Courant le dit d'une manière bien compréhensible : «Nous pouvons donc servir Dieu d'une façon nouvelle, sous l'autorité de l'esprit Saint, et non plus à la façon ancienne, sous l'autorité de la loi écrite.» (Romains 7.6, BFC). Et en face de ce chrétien qui lutte contre des interdits et pour respecter la loi et qui pèche, ou même qui abandonne cette lutte, il met un régime nouveau, une réalité nouvelle, la vie par l'esprit, ce qu'il appelle en Galates 5 «le chrétien spirituel». Alfred Kuen dans sa transcription Parole Vivante rend plusieurs passages qui évoquent cette réalité d'une manière très riche : «A présent, nous possédons une nouvelle vie. Nous sommes libres de servir Dieu [...] avec les forces que nous donne l'esprit de Christ en nous.» (Romains 7.6). Ainsi, l'esprit joue un rôle dominant dans la libération du croyant : «Nous vivons à présent sous un nouveau régime, celui du Saint- Esprit. Cet Esprit nous donne la vie qui était dans le Christ Jésus et nous introduit dans la communion avec lui. Cette puissance vivifiante de l'esprit me soulève hors du cercle vicieux du péché et de la mort ; cet ordre nouveau me permet d'échapper au régime du mal qui me menait à la ruine. [...] L'Esprit qui vous a été donné ne vous transforme pas en esclaves, il ne vous ramène pas sous la férule de la crainte, il vous a introduits de plein droit dans la famille de Dieu, il a fait de vous les fils adoptifs de Dieu.» (Romains 8.2 et 15) ; «Tu n'es plus un esclave, un serviteur subordonné ; tu es un enfant libre, un fils et, en tant que fils, tout l'héritage t'appartient parce que Dieu l'a voulu ainsi.» (Galates 4.7). En lui procurant la paix intérieure, l'esprit libère l'homme du souci de gagner le ciel et du sentiment d'incapacité à atteindre cette finalité par ses propres forces. Finalement, «là où est l'esprit du Seigneur, là est la liberté.» (2 Corinthiens 3.17).
Prédication : 1 Cor - Tout m'est permis mais ; Page 3 ; 16/01/12 Et en marchant par l'esprit, nous arrivons enfin à vivre ce que nous n'arrivons pas à vivre lorsque nous marchons par des interdits et par la loi : «Marchez selon l Esprit, et vous n accomplirez pas les désirs de la chair. Le fruit de l Esprit, c est l amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance ; la loi n est pas contre ces choses. Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. Si nous vivons par l Esprit, marchons aussi selon l Esprit.» (Gal 5) C. «mais» Mais peut-être certains s'impatientent-ils : j'ai cité plusieurs fois Paul disant : «Tout est permis, tout m'est permis», mais je n'ai jamais fini sa phrase. Et c'est vrai qu'il ne s'arrête pas là. À chaque fois qu'il le dit en 1 Cor 6 et 1 Cor 10, il y a une suite qui commence par «mais» : «Tout m'est permis» mais «tout n'est pas utile, mais je ne deviendrai esclave de rien, mais tout n'édifie pas». Paul dans ses épîtres parle aux Corinthiens de sa vie, de ses choix, de la manière dont il fait certains choix, même pour des questions très pratiques. Comment Paul raisonne-t-il pour lui-même? Il ne prend pas comme un droit ce que le bon sens lui propose ou ce que la société permet. Bien sûr qu il pourrait être accompagné de son épouse, bien sûr qu il pourrait vivre de son enseignement. Qui pourrait le lui reprocher? Certains apôtres ont bien leur épouse qui les accompagne et il insiste ailleurs que tout ouvrier mérite un salaire. Paul a un critère exigeant pour déterminer ce qui est bien dans une situation : il choisit de mettre de coté le «j ai le droit de, tout m est permis», et, conduit par l'esprit, il choisit le bien, il choisit le projet de Dieu pour lui. En toute logique, c'est pour cela que nous sommes venus à Dieu : pour changer de vie, pour être débarrassé de notre ancienne manière de vivre et pour plaire à Dieu. Voilà le moteur de Paul. Non pas les interdits et la peur du jugement, mais le plaisir d'essayer de vivre ce qu'il aimerait être devant Dieu. En ce sens, la loi reste un guide, parce qu'en attendant que notre entendement soit entièrement renouvelé par l'esprit, nous avons besoin d'un guide objectif. Et la loi nous montre alors ce que Dieu aime et ce que signifie plaire à Dieu. Car si nous dépendons de critères purement subjectifs : «ce que j'ai l'impression que l'esprit aimerait que je fasse», nous pouvons nous égarer loin de la vérité et loin de Dieu. Mais en aucune manière nous ne fonctionnons pas peur des interdits. Et c est là où le défi est exigeant : rien n'oblige l'apôtre Paul à agir ainsi et lui n oblige les Corinthiens à rien : «oui, tout est permis». «Mais cette façon là de réfléchir ne m intéresse plus» dit Paul. Dieu ne contraint pas, c est vrai, et la grâce du salut est un vrai cadeau, et elle ne demande rien en retour, si ce n est une foi sincère et repentante. Dieu ne contraint pas. Le péché contraint et lorsque nous sommes nous le péché, nous n avons pas le choix. Et Paul refuse tout «j'ai le droit de» qui le rendrait esclave de quoi que ce soit : «Je ne me laisserai asservir par rien». L esclavage du péché est un esclavage subit. Mais être l esclave de Dieu, est un service choisi, et paradoxalement, un service qui libère. Marcher en nouveauté de vie est une grâce ; Faire ce qui est juste n est pas une obligation, c est une grâce, Dieu m offre une belle opportunité de faire ce qui est juste. Paul ira jusqu'à dire : «Bien que je sois un homme libre à l égard de tous, je me suis fait l esclave de tous, afin de gagner le plus de gens possible à Jésus-Christ». Et il nous appelle à vivre selon ce même principe : «Mes frères, vous avez été appelés à la liberté ; seulement, que cette liberté ne devienne pas un prétexte pour la chair ; par amour, faites-vous plutôt esclaves les uns des autres. Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, celle-ci : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.» Dans son épître, Pierre dit : «Soyez des hommes libres, mais sans faire de la liberté un voile pour couvrir la malfaisance». Si le désir d'un chrétien est de profiter de cette liberté pour aller consciemment vers le péché, aime-t-il réellement Dieu? A-t-il vraiment été transformé par l'esprit? Il y a là une contradiction profonde entre ce que nous semblons dire en apparence : «je veux
Prédication : 1 Cor - Tout m'est permis mais ; Page 4 ; 16/01/12 aimer Dieu» et la manière dont nous agissons en réalité. Tant que je raisonne : «pourquoi est-ce que je n'ai pas le droit», je n'ai pas compris le projet de bonheur que Dieu me propose. Cela ne signifie pas qu'il n'y ait pas de combats dans nos vies et que nous ne péchions plus. En Romains 7, Paul parle de ses luttes, mais il ne parle jamais d'une lutte entre un bien et un mal qu'il a envie de faire. Il lutte contre un désir profond de faire le bien et un mal qu'il commet malgré tout, un désir superficiel vers lequel il est malgré tout attiré. «En effet, je ne comprends pas ce que je fais : je ne fais pas ce que je veux, et c est ce que je déteste que je fais». Ce qu il dit, c est qu il veut faire le bien. Il continue d ailleurs : «Vouloir le bien est à ma portée, mais non l accomplir». Son problème n est pas de choisir entre vouloir le bien ou le mal, mais de ne pas se laisser entraîner au mal. C est pourquoi il conclut : «Je ne fais pas le bien que je veux, mais le mal que je ne veux pas, je le commets. Si donc je fais ce que je ne veux pas, ce n est plus moi qui le fais mais c est le péché qui habite en moi». «Dans mon être intérieur, je prends plaisir à la Loi de Dieu». Faire le bien est ce qui fait sa joie. Et la réponse à ce combat sera en Romains 8 à nouveau la transformation qu'opère l'esprit de vie, la marche par l'esprit. D. La liberté Peut-être que le problème vient d'une mauvaise compréhension chez les corinthiens de ce qu'est la liberté. Alors qu est-ce que la liberté? On conçoit souvent la liberté comme étant le droit de faire ce qu'on veut (avec la limite de ne pas gêner les autres), la liberté de choisir, la possibilité de choisir entre le bien et le mal? Mais la liberté, dans la Bible, est-ce vraiment cela? La liberté ainsi présentée, on la trouve dans la Genèse : "vous serez comme des dieux, choisissant vous-même entre le Bien et le Mal". Cette définition de la liberté, c est le mensonge de Satan. Et ce mensonge nous a rendu esclave. Qu elle est la définition biblique de la liberté? Pour définir la liberté, La Bible part de la situation d Israël en Égypte : A Pâque, le peuple juif est libéré de l esclavage en Egypte. La liberté est définie comme étant opposée à l esclavage. Dieu utilise l histoire d Israël pour nous faire comprendre ce qu est la liberté. La liberté n'est pas la liberté de faire ce que je veux. La liberté, c'est ne plus être esclave ; La liberté, c est la liberté de faire le bien. Non pas de choisir entre le Bien et le Mal, mais de faire la bien. Dieu est réellement, complètement et parfaitement libre. Est-ce que Dieu commet le mal? Non! Y a-t-il eu quelqu'un de plus libre que Christ sur terre? Et pourtant, il est resté sans péché. La vrai liberté, ce n est pas pouvoir faire le mal, mais pouvoir faire le bien. Le mal est toujours esclavage, il est à l opposé de la liberté. Notre colère en est le meilleur exemple, ou notre ressentiment contre quelqu un. Est-ce que quand nous sommes en colère, nous agissons encore librement, ou est-ce que ma raison est prisonnière de ma colère et de mon ressentiment. Dès que je pense à la personne concernée, j ai une tension qui se crée en moi. Mon raisonnement est déformé, toute ma perception des choses est déformée. Je dis plus que je ne le voudrais, je fais des choses que je ne voudrais pas faire, je ne suis plus libre d agir, je suis esclave. "Chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui" nous dit Pierre dans sa deuxième épître. Le mal est toujours aliénation, asservissement. Même Satan est asservi à sa rébellion. Lorsque l on voit comment la colère lorsqu elle nous prend nous obnubile, déforme la réalité, déforme notre réflexion, imaginons la prison que Satan s est construite, lui qui est pur esprit et qui est tout entier tourné vers le mal. Satan est prisonnier de sa méchanceté, et nous sommes prisonniers de la nôtre. Mais Pâque, pour Israël, c est Dieu qui libère son peuple de l esclavage, et Pâques, pour nous, c est Dieu en Jésus-Christ qui nous libère de l esclavage du péché. Et lorsque nous sommes libres, libres de faire le bien, nous vivons dans la grâce de Dieu. Nous profitons de la bonté de Dieu, de sa miséricorde, et nous pouvons réellement vivre. Avons-nous vraiment besoin de revendiquer le droit de choisir? Ne préférons-nous pas être "esclave de Dieu", vivre dans le bien, être réellement libre?
Prédication : 1 Cor - Tout m'est permis mais ; Page 5 ; 16/01/12 C'est dans la relation et la communion avec Dieu que nous pourrons marcher et être victorieux sur ce chemin : «Le Seigneur c est l Esprit ; et là où est l Esprit du Seigneur, là est la liberté. Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l Esprit.» (2 Cor 3.17-18)