LES ACARIENS G. Pauli*, M. Ott** * Professeur des Universités, Hôpitaux Universitaires de Strasbourg ** Conseillère Médicale en Environnement intérieur, Hôpital Lyautey, Hôpitaux Universitaires de Strasbourg
Une des découvertes les plus importantes de l histoire de l allergie a été celle de Voorhorst, Spieksma et Spieksma-Boezeman en 1967, montrant que les acariens pyroglyphides, notamment ceux du genre Dermatophagoïdes, représentaient une source majeure des allergènes de la poussière de maison. Dans les régions humides du globe, les acariens sont présents de manière ubiquitaire, et une prévalence élevée de sensibilisations aux acariens est retrouvée dans trois maladies : l asthme, la rhinite perannuelle et la dermatite atopique. A.+B. Caractéristiques biologiques et présence dans l habitat Les acariens pyroglyphides, notamment ceux du genre dermatophagoïdes, représentent un source majeure d allergènes de la poussière de l habitat. Ils font partie de l embranchement des arthropodes, de la classe des arachnides, de la sous-classe des acariens et de l ordre des astigmates. L ordre des astigmates comporte trois familles qui ont une importance capitale en allergie respiratoire, les pyroglyphidae, les acaridae et les glyciphagidae. Dans la famille des pyroglyphidae, les espèces les plus répandues sont Dermatophagoïdes pteronyssinus (Dp), Dermatophagoïdes farinae (Df) et Euroglyphus maynei. La famille des acaridae et celle des glycyphagidae, dont font partie les acariens de stockage, peuvent constituer une source non négligeable d allergènes de la poussière de maison dans certaines conditions climatiques, en particulier si l hygrométrie est élevée. Les principales espèces dans la famille des glycyphagidae sont : Glycyphagus domesticus, Lepidoglyphus destructor et Blomia tropicalis. A la famille des acaridae appartiennent Acarus siro, Tyrophagus putrescentiae et Tyrophagus longior. Blomia tropicalis est un acarien de l environnement domestique dans les régions tropicales et subtropicales. En Europe, Lepidoglyphus destructor semble être l espèce dominante en milieu rural mais également en milieu urbain lorsque l humidité de l habitat est élevée. A l état adulte, les acariens pyroglyphides ont une taille variant de 170 à 500 µm. L aspect de la cuticule varie selon les espèces : elle peut être lisse, striée ou couverte de très fines spicules. La durée de vie des acariens pyroglyphides est de trois mois en moyenne. La femelle de Dermatophagoides pteronyssinus (Dp) pond 20 à 80 œufs. D autres espèces sont plus prolifique (200 à 300 œufs). Le développement embryonnaire des acariens pyroglyphides comprend 5 stades : œuf, larve, protonymphe, tritonymphe et adulte. De AcariensLB 2
l œuf à l état adulte, la durée de développement nécessite environ 1 mois. Elle est influencée à la fois par l humidité relative et la température. L humidité représente un facteur crucial pour le développement des acariens pyroglyphides dans l environnement domestique. Les conditions optimales de développement à 25 C sont : 70 à 80 % d humidité relative pour Dp et 50 à 60 % pour Df. Les acariens peuvent se développer néanmoins dans des maisons où l humidité relative est beaucoup plus basse en colonisant des zones microclimatiques favorables, où l humidité relative est plus élevée, notamment au niveau des matelas et des meubles rembourrés. Du fait d une balance hydrique très précaire, ils ne peuvent qu absorber l eau extraite de l humidité ambiante, étant totalement dépourvus d autres moyens d ingestion hydrique. La température optimale requise par les acariens en culture est comprise entre 26,6 C et 32,2 C. Du fait des variations de température dans les différentes parties de l habitat, les taux de reproduction et de développement peuvent varier. Ceci pourrait expliquer que les populations d acariens se développent plus lentement dans les tapis sur des sols froids que dans les matelas et les sofas. Les sources des allergènes des acariens sont les fécès et les corps des acariens. Les allergènes des particules fécales sont des enzymes provenant du tractus digestif. D autres sources potentielles d allergènes pourraient provenir de la salive ou des sécrétions de la glande supracoxale. Les particules fécales s accumulent dans la poussière domestique, et ont une taille de 10 à 35 µm ; elles sont entourées d une membrane chitineuse péritrophique perméable à l eau, autorisant une élution rapide des allergènes. La purification des allergènes des acariens a été rendue possible à partir de cultures d acariens. Les différents allergènes des acariens peuvent être caractérisés par leur poids moléculaire, leur fonction biologique, la prévalence des sensibilisations qu ils entraînent, les similitudes antigéniques entre différentes espèces d acariens ayant une parenté phylogénique. Actuellement 18 groupes d allergènes sont définis (de 1 à 18) : Der p 1 et Der f 1 constituent un allergène important retrouvé essentiellement dans les particules fécales à une concentration de 0,1 ng par particule, et 15 % de la quantité de Der p 1 retrouvée dans l environnement est produite en une seule journée. Les allergènes des acariens proviennent également du corps des acariens, et certains ont pu être localisés au niveau de l œsophage et du tube digestif. La prévalence des sensibilisations est, pour la plupart des allergènes des acariens identifiés à ce jour, AcariensLB 3
supérieure à 40 %. Elle a été reconnue comme majeure pour les allergènes initialement identifiés du groupe 1 et 2, mais plus récemment il s avère que des allergènes de haut poids moléculaire peuvent également entraîner 70 % de sensibilisations. Plusieurs des allergènes majeurs, notamment Der p 1, Der p 3, Der p 4, Der p 6 sont des enzymes digestives qui peuvent améliorer l accès des allergènes aux cellules présentatrices d antigènes, en particulier en favorisant la pénétration transépithéliale bronchique. C. Effets des acariens sur la santé. Les acariens produisent des antigènes, des protéines ou des glycoprotéines d un poids moléculaire supérieur à 15000 Da, qui sont des substances étrangères à l organisme, capables de susciter une réponse immunitaire (production d anticorps ou réponse cellulaire) entraînant des pathologies. Cette réponse survient uniquement chez des sujets atopiques, c est-à-dire des sujets qui ont une anormale facilité à synthétiser des anticorps de type IgE vis à vis d allergènes naturels ayant pénétré dans l organisme par des voies naturelles. Dans le cas des acariens, les antigènes pénètrent par la voie respiratoire, ils sont inhalés ; ces protéines allergéniques sont portées pour 80 % d entre elles par des particules de 10 µm, qui sont mesurables lorsque la poussière est mise en suspension, et pour 20 % d entre elles par des particules plus petites, donc plus facilement inhalables. La prédisposition à se sensibiliser aux allergènes d acariens est génétique. 20 à 30 % de la population présente un terrain atopique, mais tous les individus ne souffrent pas pour autant de maladies atopiques. Il peut s agir simplement d une sensibilisation latente qui n est révélée que par des tests cutanés ou biologiques. Dans une enquête épidémiologique internationale récente (enquête ISAAC II), à laquelle 4 centres français ont participé et qui portait sur des enfants de 9 à 10 ans, les acariens sont les plus fréquemment responsables de sensibilisations par des aéroallergènes (plus de 13 % des enfants). L asthme et la rhinite dominent le tableau clinique, mais des conjonctivites peuvent également être observées. Le rôle des acariens a été également suspecté dans l eczéma atopique. Les facteurs les plus caractéristiques de manifestations respiratoires liées aux acariens sont les suivants : un asthme ou une rhinite survenant électivement au domicile, particulièrement dans la chambre à coucher, des crises d asthme, de rhinite ou de conjonctivite provoquées par des activités ménagères notamment lors de la réfection du lit, la disparition des crises d asthme en altitude sèche et lors de séjours hospitaliers ou en cure, l apparition de crises lors de séjours dans un habitat particulier (maison de AcariensLB 4
vacances par exemple, même si elle est peu utilisée), les rechutes lors de retours à domicile après un éloignement temporaire. La symptomatologie est le plus souvent perannuelle, mais des recrudescences saisonnières peuvent être observées, notamment à la fin de l été ou au début de l automne ; cette aggravation pourrait refléter les variations de l humidité relative qui elles-mêmes conditionnent la prolifération des acariens. D. Effet des acariens sur l environnement. Les acariens ne produisent pas d émanations chimiques dangereuses. Ils peuvent se nourrir de moisissures présentes dans les habitats humides. Ils sont parfaitement tolérés par les personnes non allergiques. E. Méthodes scientifiques de mesure Echantillonnage : Il existe plusieurs types de mesures pour la mise en évidence des acariens et de leurs allergènes dans l environnement. Qu il s agisse de comptage d acariens ou d évaluation quantitative de leurs allergènes, le mode d expression peut se faire par gramme de poussière ou par m² de surface aspirée. D après le rapport du 3ème Workshop International de Cuenca (J Allergy Clin Immunol 1997) il est recommandé d aspirer 2 minutes/m². La quantification des allergènes d acariens présents dans l air est exprimée par ng/m 3 d air. Méthode optique de comptage et d identification des acariens Les méthodes optiques de comptage et d identification des acariens permettent l identification des espèces dominantes à l intérieur d un habitat. Le nombre d acariens peut varier considérablement, pouvant aller jusqu à plus de 10 000 par gramme de poussière. Les seuils autrefois proposés de 100 acariens par gramme de poussière pour l induction d une sensibilisation et de 500 par gramme de poussière pour l apparition de symptômes sont des indicateurs approximatifs, variables selon les individus et qui pour cette raison ne sont plus pris en compte à l heure actuelle. Les méthodes optiques permettent de distinguer les acariens morts des acariens vivants, ainsi que leurs différents stades de développement. Les inconvénients de ces méthodes sont cependant nombreux : nécessité de personnes spécialisées dans l identification des acariens, longueur des techniques manuelles, inadaptation à des études épidémiologiques AcariensLB 5
d envergure, non-identification des particules fécales sources importantes d allergènes majeurs. De plus, le nombre d acariens dénombrés ne représente qu une fraction relativement faible du nombre d acariens réellement présents, l aspiration de substrats textiles n en extrayant que 5 à 10 %. L utilisation de méthodes essayant d améliorer le recueil des acariens en chauffant la base d un substrat textile, fait remonter les acariens à la surface et augmente le pourcentage de recueil des acariens vivants. Les techniques immunochimiques sont essentiellement basées sur des méthodes ELISA faisant appel à l utilisation d anticorps monoclonaux d origine murine, dirigés contre des épitopes des allergènes des acariens. Ces dosages ont été utilisés pour la quantification de Der p 1 et Der f 1 pour les espèces Dermatophagoïdes (allergènes majeurs de cette espèce). Il a été possible également de mettre au point un dosage permettant la détection d un allergène commun aux principaux acariens de stockage. Le dosage des allergènes majeurs des Dermatophagoïdes a permis d effectuer un grand nombre d études qui ont montré une grande variation en fonction du lieu de prélèvement dans l habitat et des localisations géographiques de l habitat. Ainsi, dans les pays tempérés, des concentrations de 20 à 40 µg par gramme de poussière sont fréquemment observées. En France, ces dosages ont montré que les taux d allergènes d acariens étaient faibles en altitude et que des valeurs élevées supérieures à 250 µg par gramme de poussière pouvaient être retrouvées dans un environnement urbain ; ainsi, à Strasbourg la médiane était à 20 µg/g. Les résultats de ces méthodes sont fonction de la qualité du prélèvement. Il est préférable de prendre 100 mg de poussière tamisée ; pour des prélèvements inférieurs à 40 mg, la mesure devenant très imprécise. Il est habituel d utiliser comme index d exposition la quantité d allergène du groupe 1 par gramme de poussière recueillie. Cependant, l hétérogénéité de la densité des poussières peut influencer les résultats, et de ce fait il a été proposé d exprimer la quantité d allergène des acariens par m² de surface aspirée. Des dosages immunochimiques semi-quantitatifs des allergènes des acariens ont été proposés : trois tests (Dust Screen, Aclotest et Rapidtest ) ont comme principe la fixation d anticorps monoclonaux ou polyclonaux sur une membrane de nitrocellulose avec laquelle l extrait de poussière est incubé. La révélation de la fixation des allergènes est effectuée comme dans le test ELISA par un deuxième anticorps marqué. Ces tests appelés tests domestiques sont d une utilisation aisée pour mesurer la charge allergénique de l environnement des patients allergiques aux acariens. AcariensLB 6
Dosage de la guanine : La guanine, catabolite final du métabolisme azoté des arachnides, présente dans les fécès d acariens, est un marqueur utilisable pour la détection des allergènes des acariens, ceux-ci étant pour une large part présents dans ces fécès. L Acarex-test basé sur le dosage semi-quantitatif de la guanine a été mis au point par Bischoff et Schirmacher en 1984, et validé par Von Bronswijk et Pauli dès 1988. Il s agit là encore d un test domestique semi-quantitatif colorimétrique, d utilisation simple par le médecin et les patients. Les résultats sont donnés en quatre classes à l aide d une bandelette test (négative : 0 à 0,06 % de guanine ; faiblement positive : 0,06 à 0,25 % de guanine ; modérément positive : 0,25 à 1 % de guanine ; fortement positive : > 1 % de guanine). Différentes études cliniques et expérimentales ont confirmé la validité de l Acarex-test. De même, la validité des prélèvements effectués par les patients a été démontrée. Un test négatif permet d affirmer l absence d allergènes des acariens du groupe 1, alors que les classes 2 et 3 sont pratiquement toujours associées à des contenus en allergènes majeurs supérieurs à 10 µg/g. La principale limitation du test est l interprétation de la classe 1 en raison de variations importantes des taux d allergènes auxquels elle correspond. D'autres études ont montré une bonne corrélation entre les dosages des allergènes majeurs du groupe 1 et la teneur en guanine évaluée de manière quantitative. Le test semi-quantitatif, malgré sa simplicité et son faible coût, reste sous-utilisé dans la prise en charge des patients allergiques aux acariens. Les techniques de mesure des allergènes des acariens doivent surtout servir à identifier les réservoirs d acariens. Le matelas est le principal réservoir des acariens, mais leur présence a également été démontrée dans les moquettes, les sommiers, les chaises, les canapés, les vêtements, les jouets en peluche. Les acariens et leurs allergènes sont surtout présents dans l habitat domestique, mais des allergènes d acariens en faible quantité ont également été mis en évidence dans la poussière de crèches, ainsi que dans différents lieux publics tels que les cinémas et les trains. Enfin, il a été clairement montré que des sols recouverts de moquette contenaient davantage d allergènes d acariens que des sols lisses (sol plastique, parquet, carrelage). AcariensLB 7
Mise en évidence des allergènes d acariens dans l air. Le comportement aérien des allergènes des acariens a été largement étudié. Il montre qu après 15 minutes de mise en suspension de la poussière, 10 à 20 % de particules porteuses d allergènes sont toujours en suspension. La quantification journalière des allergènes d acariens présents dans l air en l absence de perturbation a montré des taux très faibles ne dépassant pas 10 ng/m³ d air. Récemment, pour détecter des pics aériens d allergènes d acariens inhalés, une nouvelle méthodologie a été mise au point grâce à l utilisation d un dispositif nasal comportant une membrane sur laquelle sont fixés des anticorps monoclonaux dirigés contre les allergènes du groupe I des acariens, et sur laquelle viennent s impacter des particules porteuses des allergènes des acariens. L utilisation de ces appareils a montré une fluctuation importante des taux d allergènes ainsi captés en fonction des activités de la vie courante. F. Réglementation relative aux acariens Règles AFNOR? Il n existe pas de norme concernant le nombre d acariens ou la quantité d allergènes en µg par gramme de poussière d un habitat défini comme insalubre. Pour les personnes allergiques, il est conseillé d avoir les taux les plus bas possibles dans l ensemble de l environnement du patient, mais de véritables seuils ne sont pas établis. D après notre expérience, le seuil de 10 µg/g est un seuil où de nombreux patients allergiques aux acariens ont des symptômes. Cependant, ce seuil ne peut pas être fixé comme un seuil d exposition en toxicologie. En effet, la détermination du nombre d acariens par gramme de poussière ainsi que la quantité d allergènes majeurs par gramme de poussière peuvent être variables en fonction du lieu du prélèvement dans le domicile, mais aussi en fonction du moment où ce prélèvement est effectué. Ainsi, on peut avoir des prélèvements à teneur allergénique variable en fonction du cycle de reproduction des acariens : à température basse le nombre de générations d acariens est réduit de 4 à 1 pour Dermatophagoïdes pteronyssinus. Pour les prélèvements aériens, l association française de normalisation (AFNOR) propose une norme (X43-404) Air de l habitat domestique et des locaux collectifs. Ceci permet de comparer les résultats d un habitat à l autre et d évaluer l efficacité des mesures d éviction. AcariensLB 8
Enfin, sur le plan médical il faut rappeler des notions de prévention primaire, secondaire et tertiaire, la prévention primaire étant celle qui évite la sensibilisation. Des tentatives ont été effectuées pour évaluer les valeurs limites admissibles pour des populations de nouveaux nés atopiques et de nouveaux nés non atopiques. D après une étude allemande, une augmentation des sensibilisations à partir de 2 µg d allergènes majeurs du groupe 1 par gramme de poussière est observée. En l absence de terrain atopique, les études de prévalence des sensibilisations ont montré que pour une même prévalence de sensibilisations aux acariens à l âge de 7 ans le taux d allergènes d acariens devrait être 40 fois plus élevé chez des enfants qui n ont pas d antécédents familiaux de maladies allergiques. G. Recommandations Le mesure la plus facile est la réduction de l humidité relative à l intérieur des habitations. Il faudrait obtenir une humidité relative de l ordre de 50 %. Ceci implique une bonne aération du logement, notamment lors du séchage du linge, de la cuisson des aliments, et une évacuation la plus directe possible de l humidité générée par les douches et les bains. L isolement des logements pour le économies d énergie ne doit pas se faire au détriment d une bonne ventilation, notamment grâce à une ventilation mécanique bien entretenue. L entretien des bouches de VMC et des entrées d air dans les fenêtres doit être mensuelle et peut être vérifiée par un geste simple tel que l utilisation d un papier absorbant placé près de la bouche qui doit être retenu par le flux d air. L humidité liée au bâti doit également être prise en compte, et la vérification de remontées capillaires, d infiltrations au niveau du toit est importante. Il faut également limiter les réservoirs d allergènes en choisissant des revêtements de sol lavables, en donnant la préférence aux sommiers non tapissiers, et en limitant le mobilier capitonné dans le logement d un allergique. Les housses anti-acariens validées par des études scientifiques ont montré leur efficacité pour éviter le contact avec les allergènes contenus dans les matelas. Cependant, lorsque les réservoirs (matelas, sommiers ) sont très contaminés, leur remplacement est préférable. Les produits acaricides distribués par différents fournisseurs ont une efficacité réduite lorsque la charge en allergènes est trop importante. L efficacité de ces produits est limitée par leur faible pénétration dans le support, par ailleurs ces produits ne sont que AcariensLB 9
des produits acaricides et ne dénaturent pas les allergènes. Ils doivent être non irritants pour les patients asthmatiques. Le simple lavage en machine, même à des températures inférieures à 60, a une action sur la réduction des allergènes contenus dans les couettes, les couvertures, les oreillers et les peluches. Pour l entretien du logement il faut éviter au maximum la dispersion de la poussière en privilégiant le balayage humide ou l utilisation d un aspirateur bien entretenu (sac et filtre changés fréquemment). Les aspirateurs munis d un filtre HEPA ne sont pas indispensables, mais en cas de renouvellement du matériel ce choix est judicieux. AcariensLB 10