RAPPORT DE LA VISITE DE L ECOLE NATIONALE VETERINAIRE DE LYON
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- Thierry Mercier
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1 Système Européen d Evaluation de la Formation Vétérinaire Version 1 31 Avril 2007 Diffusion restreinte RAPPORT DE LA VISITE DE L ECOLE NATIONALE VETERINAIRE DE LYON 3-10 octobre 2005 Rapport adopté par le Comité d Education de l Association Européenne des Etablissements d Enseignement Vétérinaire (AEEEV) et la Fédération des Vétérinaires d Europe le 18 avril 2007
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3 TABLE DES MATIERES Introduction 5 1. Objectifs 7 2. Organisation Financement Programme de formation Aspe cts généraux Matières et sciences de base Productions animales Sciences cliniques Hygiène et technologies alimentaires Enseignement : qualité et évaluation Méthodologies didactiques Systèmes d examens Installations et équipements Généralités Installations et organisation cliniques Animaux et matériel d origine animale pour l enseignement Bibliothèque et ressources didactiques Inscriptions et admissions Personnel académique et auxiliaire Formation continue Formation complémentaire Recherche 63 Conclusion 65 Récapitulatif des suggestions 67 2
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5 GROUPE DES EXPERTS Prof. M. Peleteiro (Portugal) Président et expert visiteur en sciences de base Prof. G. Niebauer (Autriche) Expert visiteur en sciences cliniques Dr. O. Glardon (Suisse) Expert visiteur en sciences cliniques Prof. A. Baldi (Italie) Expert visiteur en productions animales Prof. G. Daube (Belgique) Expert visiteur en hygiène alimentaire Dr. D.M. Allman EAEVE Coordonnateur du Programme 3
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7 INTRODUCTION La Faculté Vétérinaire de Lyon (ENVL) a reçu la visite d'une équipe d'experts du 3 au 10 octobre Il s agissait d une deuxième visite à l Ecole sous le système européen d'évaluation des études vétérinaires, la première ayant eu lieu en L'équipe a visité le site de l'ecole, et a eu des entretiens avec le Directeur et les cadres, le personnel enseignant, les étudiants et les praticiens locaux. L'Ecole a envoyé un rapport d'auto évaluation, bien présenté, trois mois avant la visite des experts, ce qui a considérablement facilité la visite et a permis de prendre connaissance de certains points avant d'effectuer cette visite-ci. Au préalable, chaque membre s'est vu attribué un chapitre spécifique du rapport d'auto évaluation en rapport avec son domaine d'expertise et ses qualifications pour une évaluation détaillée. L'ENVL est l'une des 4 Ecoles françaises, qui ont toutes la même structure, et qui dépendent du Ministère de l'agriculture, de l'alimentation, de la Pêche et des Affaires Rurales (MAAPAR). Datant de 1761, elle fut la première Ecole mondiale à être créée. Pendant toute la fin du XVIIIème siècle, d'anciens élè ves de Lyon ou de sa "sœur cadette" de Maisons-Alfort, s'en allèrent exporter dans toute l Europe le nouvel Art vétérinaire en fondant une ou plusieurs écoles ou facultés dans leurs pays respectifs. L'essor que connut l'ecole de Lyon la rendit bientôt trop exiguë et de plus, insalubre. Quelques années, après la Révolution française, elle fut donc transférée en 1796 à l'ancien Couvent des Deux-Amants, dans le quartier de Vaise, sur les quais de la Saône. Elle y devint Ecole Impériale puis Nationale et y prospéra jusqu'en A cette date, elle fut de nouveau déplacée et s'installa sur son site actuel dans la commune de Marcy-l'Étoile. Implantée sur un domaine de 44 hectares, l Ecole comporte 41,000 m² de locaux. Elle reçoit en , 577 étudiants encadrés par 92 enseignants-chercheurs, 30 personnels de recherche, 220 personnels techniques et administratifs et 150 intervenants extérieurs. Son budget annuel est d environ 22 millions d'euros. Entre 1994 et 1997 une deuxième résidence universitaire à été édifié, une infrastructure dévolue exclusivement à l'imagerie des animaux de compagnie a été aménagée, et des locaux de garde pour les étudiants ont été mis en place. Suite à un changement de la Direction en fin 1997, un Projet d'établissement prit en compte les observations formulées par l'audit de 1994, en investissant 15 millions d Euros en construction, réhabilitations et équipements. Les aménagements entrepris ont été choisis afin de développer les axes retenus dans le projet d Etablissement. Le développement des capacités d éducation en matière de productions animales, de pathologie équine et de pathologie des carnivores domestiques a été renforcé. Les visites d évaluation prennent en fait un «instantané» de la situation au moment de la visite. Les établissements répondent souvent rapidement et de manière positive aux commentaires et suggestions, même avant que le rapport de visite ne leur soit présenté. Dès lors, tout changement effectué après la visite ne sera forcément pas mentionné dans le présent document. Les visites d'évaluation représentent beaucoup de travail et d'obligations pour tous. L'équipe d'experts est très reconnaissante envers le personnel de l'ecole pour sa gentillesse et pour son aide matérielle. Elle est également particulièrement reconnaissante pour l'intérêt qu'a manifesté le Directeur de l'ecole durant le séjour de l'équipe et pour son esprit positif quant à l'élaboration de possibles améliorations futures. 5
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9 1. OBJECTIFS 1.1 Constatations L ENVL a adopté dès 1998, des objectifs à accomplir avant 2003, sous forme d un plan quinquennal très détaillé. Selon le RAE, 87% de ces objectifs ont été atteints. Ce plan comprenait huit objectifs principaux, avec un nombre variable de sous-objectifs, concernant la formation initiale, la formation de troisième cycle, la formation continue, les moyens pédagogiques, la recherche, les ressources humaines, les relations extérieures et la gestion des investissements. Pour la prochaine période , le projet est à l étude, dont la démarche est fondée sur des étapes successives. La dernière est le calendrier et le coût correspondant. Cet aspect étant, il paraît, absent du projet antérieur. En tant qu objectifs généraux l ENVL a défini ½la reconnaissance de l ENVL dans l espace européen et international de l enseignement supérieur et de la recherche½. Cet objectif à atteindre a engendré les choix stratégiques suivants : mieux adapter les formations aux potentiels professionnels; développer une pédagogie évolutive et adaptée; renforcer les activités scientifiques sur des thématiques identifiantes; promouvoir l établissement et ses activités; optimiser le fonctionnement de l établissement dans ses composantes opérationnelles; favoriser les compétences et l épanouissement des communautés; instaurer la démarche qualité dans toutes les activités. Les points forts indiqués par l école sont justement l existence du document d objectifs qui permet de définir une stratégie cohérente soutenue par la motivation d une grande partie du personnel. Sont aussi considérés comme points forts : 1. l existence d unités classifiées comme originales, parce qu elles n existent pas dans les autres écoles françaises. On peut citer : le Centre National d Informations Toxicologiques Vétérinaires (CNITV); le Centre de Pharmacovigilance Vétérinaire (CPVL); le Laboratoire Vétérinaire Départemental (LVD); le Laboratoire d Analyses des Contaminants des Milieux Biologiques (LACMIBIO). 2. Le développement d unités classées comme étant de haute qualité: le Centre d Etude et de Recherche en Reproduction et Elevage des Carnivores (CERREC); la polyclinique équine (Clinéquine) et son service d urgence et soins intensifs; le service de Soins Intensifs - Anesthésiologie et Médecine d Urgence (SIAMU) des animaux de compagnie; la formation spécifique en dermatologie et cancérologie; le bâtiment des autopsies grands animaux; la clinique rurale de l Arbresle, qui permet notamment d assurer aux cours du 3 ème cycle, une formation en médecine des animaux de production de haut niveau (UCRA); la bibliothèque, l informatique et l audiovisuel. 3. Le développement de certaines actions: les échanges d enseignants avec d autres établissements et la plus grande ouverture sur l extérieur; la présence croissante d étudiants étrangers en 3ème cycle; la rénovation en cours des cliniques; la formalisation de l internat et du résidanat; l amélioration de la cohérence de l organisation pédagogique (référentiels, évaluation); la mise en oeuvre de gros travaux d entretien et d amélioration de la sécurité; les initiatives diverses destinées à améliorer la communication interne; les journées portes ouvertes organisées par les étudiants; 7
10 l émergence d un pôle de pathologie clinique. Les points faibles indiqués dans le RAE font mention: de l insuffisance du personnel, notamment auxiliaire, de leur formation et de leur qualification; de l insuffisance de définition précise des missions des personnels; d un déficit de relations entre les différentes unités fonctionnelles et de l organisation des départements; du retard important dans l entretien des infrastructures et dans le renouvellement des équipements, malgré les efforts entrepris; de la nécessité toujours plus grande d avoir recours à des moyens de financement de type privé, perçue comme un risque potentiel de mise en cause de la qualité de l enseignement, objectif essentiel de l Ecole; d une gestion insuffisamment performante des locaux; d une politique de recherche insuffisamment structurée; d un fonctionnement des cliniques insuffisamment coordonné, et de l absentéisme important des étudiants lors des cours magistraux. Ce dernier est indiqué comme un objectif non atteint dans le plan quinquennal , mais étant en cours de réalisation. D autres points faibles sont aussi indiqués comme n étant pas de la responsabilité directe des autorités de l ENVL, tels que: la structure administrative de l établissement, le rattachant au ministère chargé de l agriculture (et non pas à celui de l éducation nationale); le statut des enseignants chercheurs mis en place en 1992; un programme des études peu propice à la motivation des étudiants. 1.2 Commentaires L Ecole et le Ministère devraient clairement identifier et soutenir les objectifs principaux d un établissement de formation vétérinaire, c est à dire La formation (deuxième cycle, post-graduat et formation professionnelle continue); La recherche; Les services vétérinaires. Ces derniers ne sont pas assurés au quotidien par l établissement d éducation supérieure. Or, de tels services vétérinaires de haute qualité et dont la continuité serait garantie sont primordiaux pour assurer la formation et le développement des services vétérinaires dans la région et le pays. Il n est pas clairement démontré que la perception des objectifs de l Ecole, et l engagement pris pour les atteindre, sont homogènes à travers les différents niveaux de fonctionnement de l établissement (voir aussi Chapitre 2) les Unités, L Ecole même, et le Ministère. Ce dernier est soumis directement aux impératifs politiques et économiques. Comme il est constaté en Section 4.1, les décisions ministérielles récentes concernant la formation préparatoire sont clairement négatives en ce qui concerne la formation vétérinaire Quant à la recherche, elle aussi est également organisée en unités assez spécifiques, avec certaines singularités (voir aussi Chapitres 2, 12 et 13). Dans ce cadre, la définition d une structure et des objectifs de recherche au niveau Ecole, voire vétérinaire, est assez complexe. Cette observation porte aussi sur la formation complémentaire de recherche. Le projet quinquennal de développement paraît être suivi de façon assez efficace, surtout en ce qui concerne les objectifs de formation. Certains de ces objectifs dépendent aussi de la collaboration des autres écoles de vétérinaire françaises. L existence d un projet de ce type est très positive si celui-ci a été utilisé pour la prise de décisions concernant les ressources et l orientation des activités. La comptabilisation des objectifs manque d indicateurs de réalisation, donc la démonstration de sa réalisation n est pas facile. Il serait avantageux de mettre en place un système pour mesurer régulièrement le degré de réalisation en ayant recours à des indicateurs mesurables (par exemple: objectif 1 nombre de mesures prises en faveur d une solution du problème dans les douze premiers mois du projet ; objectif 16 nombre de formations complémentaires disponibles à la fin d une période de douze mois du projet). Parmi les points faibles on note un manque de rapport ou de relations entre les différentes unités fonctionnelles et l organisation des départements, mais on note que quelque chose a dû être fait pour trouver une solution 8
11 puisque, dans les points forts, on indique ½les initiatives diverses destinées à améliorer la communication interne½. Il avait déjà été fait mention de difficultés d ordre relationnel dans les conclusions du rapport de la visite de la AEEEV en Il faut aussi noter qu une part importante de la performance de l ENVL dépend de structures administratives autres que l ENVL. Il serait intéressant de savoir si des efforts de la part des écoles vétérinaires françaises ont été faits auprès des autorités dont elles dépendent lors de la prise de décisions importantes qui les concernent. Il est dommage que le programme des études soit considéré comme peu propice à la motivation des étudiants. L équipe note que l organisation systématique des polycopies par les étudiants (voir aussi les Sections 4.1 et 5.1) qui facilite un niveau extraordinaire d auto-direction des études, semble être un phénomène particulier à Lyon. La référence à l Europe dans les objectifs définis par l Ecole est bien appréciée. L Ecole devrait travailler sur le plan international, et pas seulement sur base de considérations strictement nationales. Ceci concerne notamment le cursus, qui doit correspondre à des exigences établies au niveau Européen, ainsi que les Diplômes de postgraduat. Le statut d enseignants-chercheurs, lié au manque de moyens indépendants pour la recherche et formation vétérinaire approfondie, est traité dans les chapitres 10 et 13. Comme atouts supplémentaires, l équipe considère que l Ecole aurait dû citer: - Le niveau, la motivation et la compétence de ses étudiants - En tant que faiblesses, l Ecole aurait dû citer: - La perte de l année P2, puisque la plupart des matières enseignées pendant cette année n ont pas été reprises dans les cours des années préparatoires du concours d entrée agricole (voir Chapitre 4.1). - La réforme et l intégration des activités pédagogiques en cours, constitue un autre point sur lequel l Ecole doit se pencher (voir Section 4.1). Les atouts et les faiblesses de l établissement seront exposés de façon plus détaillée dans les chapitres suivants de ce rapport. Les observations faites dans les chapitres suivants devraient avoir un effet considérable sur le degré de succès et la manière dont l Ecole peut atteindre les objectifs d un établissement de formation vétérinaire. 1.3 Suggestions 1.1 L Ecole devrait poursuivre les efforts faits pour pallier le manque de relations entre les unités fonctionnelles, ce qui peut passer aussi par une organisation différente de l institution elle -même (voir chapitre Organisation ). 1.2 Avec les autres écoles vétérinaires françaises, L ENVL devrait poursuivre les efforts faits pour se doter de plus d autonomie par rapport au Ministère de l Agriculture en ce qui concerne les rôles, les compétences et les objectifs d un établissement de formation vétérinaire. 1.3 L Ecole devrait maintenir le système de plan quinquennal qui doit être l objet d une consultation générale et qui résume l ambition collective ; elle devrait établir un système pour en mesurer régulièrement le degré de réalisation et ceci de façon systématique. 1.4 L Ecole, ainsi que les autorités qui la gouvernent, devraient avoir une vision claire et internationale des rôles et obligations d un établissement d éducation vétérinaire, ainsi que le cadre pour assumer de tels rôles. La question de la suppression de l année P2, question d une importance primordiale pour l ENVL, est discutée au chapitre 4. 9
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13 2. ORGANISATION 2.1 Constatations L ENVL est une des 4 écoles vétérinaires nationales, parmi les 19 établissements d'enseignement supérieur agronomique, agroalimentaire et vétérinaire, qui dépendent de la Direction Générale de l Enseignement et de la Recherche, (Sous-Direction de l Enseignement Supérieur) du Ministère de l Agriculture, de l Alimentation, de la Pêche et des Affaires Rurales (MAAPAR). L organisation générale de l Ecole découle de l application d un décret du Ministère et d une part du règlement intérieur. Etant donné que l'envl fait partie du MAAPAR, elle comprend non seulement le cadre académique de l'ecole, mais aussi du personnel auxiliaire et des unités de recherche de l'institut National de Recherches Agronomiques (INRA). L ENVL est un établissement indépendant et n est pas intégrée dans une université en tant que faculté académique. Elle ne peut pas conférer de diplômes de doctorat. Pourtant elle est rattachée à l Université Cl. Bernard Lyon 1 (Faculté de médecine) pour la délivrance d un certain nombre de diplômes dont la soutenance des thèses d exercice. Elle est également associée à un pôle de compétences régional de l enseignement supérieur agricole. L ENVL est dirigée par un Directeur, qui est nommé par le Ministre chargé de l agriculture, pour une durée de cinq ans, après avis du Conseil des enseignants et du Conseil d Administration. Le Directeur a une autorité directe sur l ensemble du personnel de l établissement et sur les étudiants. Il ordonne les dépenses et les recettes dans le cadre du budget arrêté par le Conseil d administration, et dirige le fonctionnement de l établissement sur les plans administratif, financier, matériel, pédagogique et scientifique. Le Directeur est aussi le président des différents conseils internes. Le Directeur est assisté par: un Directeur-assesseur habilité à le remplacer en cas d empêchement; un Chargé de missions (missions définies par le Directeur); un Secrétaire général qui assure la responsabilité des services administratifs et dirige les services généraux, financiers, du personnel et le bureau des études; 6 Directeurs adjoints (chargés de l enseignement, de la vie étudiante, de la recherche, des relations intérieures, des relations extérieures et de la communication, et de la valorisation) que le Directeur nomme parmi les enseignants chercheurs. Avec le Directeur, ce groupe constitue un élément important du Conseil de Direction qui comprend 16 membres En outre, ce Conseil de Direction inclut les 5 Chefs de département, le Président du Cercle des élèves, et l Agent comptable (invité). En plus du Directeur et du Conseil de Direction, l ENVL est régie par les corps administratifs suivants: Le Conseil d Administration composé de 36 membres (depuis 1/1/05) ; 8 représentants élus parmi des enseignants chercheurs (4 Professeurs et 4 Maîtres de Conférences), 5 représentants élus parmi d autres personnels, 5 élus représentant les étudiants et 18 membres extérieurs à l établissement. Ce Conseil a compétence pour tout ce qui concerne les conditions générales du fonctionnement technique, pédagogique, administratif et financier de l Ecole, et se réunit au moins deux fois par an. Le Conseil valide le règlement intérieur qui contient en particulier l ensemble des dispositions relatives aux personnels enseignants. Le Conseil d Administration décide tous les ans de l organisation de l école. La Commission Permanente du Conseil d Administration, composée de 7 membres, se réunit aussi souvent que nécessaire. Le Conseil d Administration lui délègue un certain nombre de compétences. En outre, l Ecole est dotée des conseils suivants (voir Annexe II concernant leurs composition et fonctions): Le Conseil des Enseignants; Le Conseil Scientifique; Le Conseil de l Enseignement et de la Pédagogie (CEP); Le Comité Technique Paritaire (CTP); Le Comité d Hygiène et de Sécurité. 11
14 L ENVL comprend aussi huit comités fonctionnels (voir Annexe II). L ENVL est organisée en unités fonctionnelles (pédagogiques, cliniques (UC), de recherche (UR) et de services (US)) qui sont regroupées au sein de 6 départements académiques (voir ci dessous). Chaque département est dirigé par un chef de département nommé par le Directeur après avis du Conseil de Département. Ce dernier est composé des membres du département et d un membre extérieur à l ENVL. Tableau 2.1 : regroupement des unités fonctionnelles dans les départements de l ENVL département unités fonctionnelles Sciences Biologiques Animaux de Compagnie Productions Animales unités pédagogiques (UP) unités cliniques (UC) unités de recherche (UR) unités services (US) physiologie & thérapeutique biochimie clinique mycotoxines & toxicologie LACMIBIO biophysique & biochimie pharmacie des cliniques comparée des xénobiotiques CPVL médicales diagnostique moléculaire toxicologie génétique & biologie diagnostique moléculaire endocrinologie & pharmacie, toxicologie & toxicologie clinique législation du médicament CNITV langues études précliniques anatomie chirurgie et anesthésiologie anatomie pathologique médecine interne zootechnie ethnologie éthologie économie rurale chirurgie et anesthésiologie médecine interne parasitologie dermatologie et cancérologie pathologie de la reproduction imagerie médicale SIAMU pathologie des animaux de production pathologie de la reproduction UCRA pathologie des cellules lymphoïdes et présentatrices d antigènes médecine et chirurgie expérimentales pression artérielle, perfusion rénale et système nerveux autonome biomatériaux, dispositifs médicaux et remodelage matriciel biologie de la reproduction viandes déstructurées anatomie pathologique hématologie, cytologie et immunologie analyse des aliments pour animaux diagnostique en santé animale & flore intestinale CERREC Hippique pathologie équine clinique équine expertise nécrosiques GREMERES Santé Publique Vétérinaire microbiologie, immunologie, pathologie infectieuse et épidémiologie parasitologie et maladies parasitaires qualité et sécurité des aliments législation et jurisprudence biomathématiques médecine préventive rétrovirologie et pathologie comparée microbiologie alimentaire et prévisionnelle environnement et prévision de la santé des populations virus des hépatites et pathologies associées taxonomie et épidémiologie moléculaires des bactéries vétérinaires protozoaires entéricoles des volailles mycoplasmes des ruminants diagnostic bactériologique diagnostic parasitologique LVD Outre les 5 départements académiques, on compte aussi un département logistique, dirigé par le Secrétaire général. Il regroupe 11 unités de services (administratif et finances, pédagogie et vie étudiante, ressources humaines, services collectifs et bien-être animal, relations extérieures et communication, relations internationales, audiovisuel et NTI, bibliothèque, informatique, formation professionnelle en santé animale, logistique immobilière et technique). Ce département logistique est en relation directe avec l Agence comptable. Chaque unité de fonctionnement est dirigée par un responsable. Les unités pédagogiques jouissent d une autonomie totale dans leurs domaines, toutefois limitée par un cadre de référence officiel. 12
15 2.2 Commentaires En tant que grande école, l ENVL ne se trouve pas sous la tutelle d une université (ce qui est normalement le cas pour les établissements d enseignement vétérinaire). Considérant le MAPAAF comme gérant de l Ecole, il semble que celle-ci n ait pas un degré d influence significatif sur le Ministère, même en ce qui concerne le programme de formation vétérinaire (voir la Section 4.1). Ceci est à regretter. L organisation et le statut de l Ecole dans ce cadre présentent certaines difficultés vu le manque d équivalence directe entre les structures académiques françaises et européennes. Par exemple, la concordance avec le processus de Bologne pour la formation et les licences (voir section 4.1), la reconnaissance des diplômes vétérinaires spécialisés (voir chapitres 10 et 11), le développement des programmes de recherche clairement vétérinaires (voir chapitres 13), et l encadrement des programmes d étude de doctorats de caractère vétérinaire. Bien que tout le cadre académique soit composé d enseignants-chercheurs, il existe une séparation formelle entre la recherche et l activité pédagogique au niveau de l Ecole (vu son statut) ainsi que dans ses différentes composantes. Cette organisation engendre des soucis concernant les programmes de recherche de caractère et d orientation spécifiquement vétérinaire, ainsi que le maintien (à long terme) d une forte présence vétérinaire parmi les enseignants-chercheurs. Vu de l extérieur, l organisation interne de l Ecole est d une complexité énorme. Toutes les activités (enseignement, recherche, service, cliniques) sont réparties en petites unités séparées. La direction de l Ecole constat qu elle joue plutôt le rôle d animateur des activités. Vu la complexité de la structure de l Ecole, dont les fonctions ne sont pas en totalité sous la responsabilité du Directeur (e.g. les Unités de Recherche), un rôle de facilitateur est en partie inévitable. Néanmoins, dans certains domaines, notamment la formation, la Direction et les conseils qui regroupent les enseignants-chercheurs devraient jouer un rôle plutôt de coordination obligatoire. Du point de vue de l enseignement (la préoccupation principale d une telle évaluation), les différentes unités pédagogiques ont jusqu à présent fonctionné d une façon très indépendante dans leurs domaines spécifiques, menant à un cloisonnement d activités. Une vision plus globale et mieux intégrée des objectifs de formation, est à souhaiter. Vu les difficultés actuelles engendrées par la suppression de l année préparatoire (voir Section 4.1), il est primordial que les activités pédagogiques soient intégrées au maximum pour les rendre plus efficaces. L équipe a noté avec satisfaction qu une telle concertation a été effectuée pour la première année des cours. Pourtant, cette concertation semble résulter principalement de l activité herculéenne d un seul individu. Une telle concertation pour l ensemble du cursus doit se faire avec la participation active et structurée de tous les enseignants-chercheurs. Ceci nécessiterait une augmentation du pouvoir des Conseils (par exemple, le CEP) de structurer et diriger le cursus, ainsi qu une diminution de l autonomie des unités pédagogiques, ou leur regroupement dans ce domaine. Dans le domaine clinique, il est conseillé d envisager la création d un hôpital vétérinaire pour regrouper les activités et les services cliniques. Ceci aurait pour objectif la concertation des activités cliniques par espèces (petits animaux, équines et animaux de rente) ; le regroupement d activités et de compétences de services (e.g. diagnostiques, anesthésies) pour leur professionnalisation et le soutien des activités cliniques ; le transfert et la systématisation des activités administratives (en tant que service, et non comme une gestion ) pour décharger le personnel académique de telles tâches. Il est évident que la réglementation nationale, et les dispositions concernant les fonctionnaires, posent certains problèmes pratiques. Notamment, c est la réglementation concernant l emploi (voir aussi chapitre 10) qui mène à une situation très négative concernant la possibilité d embaucher du personnel de soutien et du personnel doté de qualifications recherchées, ainsi qu à la continuité des services cliniques (e.g. le SIAMU doit fermer un mois dans l année). 2.3 Suggestions 2.1 Le Ministère de l Agriculture, de l Alimentation, de la Pêche et des Affaires Rurales devrait prendre plus en considération les exigences et les compétences des ENV, surtout en ce qui concerne la structure et la transmission de la formation vétérinaire (voir aussi suggestion 4.1 a ce sujet). 13
16 2.2 Les ENV et le Ministère de l Agriculture, de l Alimentation, de la Pêche et des Affaires Rurales devraient s atteler à la révision des structures organisationnelles pour permettre le développement et le maintien, au sein des ENV, des structures de recherche et des diplômes officiels de post-graduat ayant une identité manifestement vétérinaire. 2.3 L Ecole devrait décloisonner et simplifier sa structure organisationnelle. En ce qui concerne la formation, l objectif devrait être d aboutir à une vraie intégration et à une concertation des activités pédagogiques, avec un renforcement du contrôle et de la direction centralisée (supervision générale) des études vétérinaires, e.g. davantage d autorité pour le Conseil de l Enseignement et de la Pédagogie pour diriger la coordination de la formation vétérinaire. 2.4 L Ecole devrait envisager l établissement d un hôpital vétérinaire pour regrouper et soutenir les activités, les fonctions et l administration clinique. Les observations concernant le personnel, observations faisant référence à des questions administratives, sont développées au chapitre
17 3. FINANCEMENT 3.1 Constatations Les revenus et les dépenses pour l année 2004 sont détaillés dans les tableaux 3.1 et 3.2. La nomenclature comptable des établissements relevant du Ministère chargé de l agriculture ne permet pas d identifier précisément les postes proposés par le protocole d évaluation : le personnel de recherche n apparaît pas dans sa totalité dans les comptes de l établissement, notamment le personnel mis à disposition, mais rattachés à d autres organismes (en particulier l INRA, au moins 29 personnes employées dans l établissement) ; le personnel enseignant ayant une activité de recherche évaluée à 40 % ; le personnel auxiliaire ayant une activité de recherche évaluée à 23 % ; Les revenus de l établissement sont présentés hors subventions d investissement. Tableau 3.1: Revenus annuels de l'établissement hors investissements Année 2004 Source % Salaires du personnel (payées par les autorités publiques) Salaires du personnel (payées par l Ecole) Revenus de l Etat ou des autorités publiques Revenus d institutions privées taxe d apprentissage Revenus de la recherche Revenus perçus et conservés par l établissement Droit d inscription des étudiants Revenus de la formation continue Revenus des activités cliniques Revenus des activités de diagnostic Revenus d autres sources* TOTAL * location des salles et de matériel, placements, remboursements d assurance, etc. Les personnels académique et auxiliaire budgétisés sont des fonctionnaires payés directement par le Ministère. Le Ministère alloue un budget global pour le fonctionnement des 19 Ecoles supérieures placées sous sa tutelle. La subvention centrale de l Etat est décidée chaque année civile par le ministère, en fonction de sa politique, et des demandes argumentées par l Ecole, tant en subventions de fonctionnement (qui varie nt peu d une année à l autre) qu en subventions d investissements. La dotation de fonctionnement de l Ecole est décidée par le Ministère sur un pied d égalité avec les 4 ENV ; elle est basée sur le nombre d étudiants. Le nombre de postes auxiliaires budgétisés est aussi basé sur le nombre d étudiants, et un déficit/crédit est ajouté au budget de fonctionnement. L Ecole note que l évolution de la dotation ministérielle n est pas forcément en relation avec les besoins de l établissement, mais dépend de priorités fixées par le ministère. Les autres financements publics proviennent essentiellement des collectivités territoriales, et ne sont obtenues que sur dossier présenté et défendu par l établissement. L évolution des revenus publics dépend principalement de ces financements. Les droits d inscription sont identiques pour tous les étudiants en formation initiale, soit 900, montant fixé par arrêté ministériel chaque année, suite à la proposition du Conseil des Directeurs des écoles vétérinaires. Ces fonds rentrent dans le budget de fonctionnement de l Ecole. Le système de comptabilité de l Ecole exige un bilan qui reprend le patrimoine, ainsi que les recettes et les dépenses. Ce patrimoine nécessite l amortissement du capital total investi, qui doit forcément apparaître comme une autre dépense (~1.6 M en 2004). Une grosse partie du solde des dépenses autres représente un flux interne de dépenses sur les salaires non-budgetisés. Pour élaborer le budget annuel, le Directeur et ses services rassemblent toutes le s demandes des départements pour l enseignement, réparties dans les différents secteurs (personnel non-bugetisés, matériel, équipements, 15
18 etc.). Ces demandes sont discutées avec le Directeur, qui agit aussi comme arbitre, pour arriver à un budget global, qui est ensuite présenté au Ministère. Tableau 3.2: Dépenses annuelles de l'établissement Année 2004 Source % Personnel (sous total )* Personnel enseignant Personnel auxiliaire Personnel de recherche Frais de fonctionnement hors salaires (sous total) Dépenses liées à l enseignement Dépenses liées à la recherche Fonctionnement général Services d utilité publique Autres (voir note ci-dessous) Equipement (sous total) Recherche Enseignement & général Entretien des bâtiments Total * En partie payées par le MAPAAR, en partie payées par propres ressources Pourtant, lors des deux années écoulées, l Ecole s est trouvée dans une situation où une partie de ces subventions de fonctionnement (13% en 2003, 15% en 2004) a été d abord gelée, puis annulée. Le déficit qui en résulta a dû être comblé dans les 4 5 mois restant de l année financière en cours (année académique). Les subventions de fonctionnement au sein de l Ecole sont réparties entre : des crédits de base (~ 1,200 annuels par enseignant à temps plein), destinés aux dépenses générales de l unité pédagogique (551,650 en 2004); des crédits supplémentaires : pédagogiques, optionnels ou spécifiques, accordés aux unités ou départements sur demandes argumentées et justifiées, par décision du Conseil de direction. Ceux ci sont destinés à couvrir les frais de fonctionnement des exercices pédagogiques, les dépenses concernant les troupeaux pédagogiques et les frais occasionnés par l organisation de l enseignement optionnel (17,260 en 2004) Coût annuel direct de formation d un étudiant Coût total direct de formation d un diplômé Pour alimenter les fonds communs d investissement, l Ecole retient un pourcentage des revenus d activ ités. Le solde après retenue de cette contribution reste à la libre utilisation du département ou de l unité. La contribution prélevée s élève à : Formation continue : 20 % sur site, 10 % hors site Cliniques : 20 % Vaccinations : 30 % Analyses et examens : 15 à 25 % Enseignement dans d autres établissements : 5 % Manifestations hippiques : 5 % Conventions de recherche : 10 % Taxe d apprentissage : 25 % Aucun revenu perçu par l Ecole n est cédé à une structure juridiquement extérieure. Les financements de constructions et d équipements majeurs sont réalisés à l aide de subventions obtenues des organismes publics (ministère et collectivités territoriales) et de fonds prélevés sur le budget de l Ecole. Les dépenses projetées font l objet de propositions étudiées chaque année par la direction de l Ecole et proposées au Conseil d administration. Parmi celles-ci, les propositions concernant la mis en conformité (e.g. pour la santé et la sécurité, adaptations pour handicapés) ont plus de chances d aboutir. 16
19 L Ecole note que la grande majorité des personnels a le sentiment que celle -ci ne dispose pas de crédits suffisants, constatant que trois problèmes paraissent dominants : l insuffisance des crédits d investissements : tant pour l extension et l entretien de l immobilier, que pour les acquisitions et le renouvellement des équipements et matériels ; la nécessité grandissante de financer une part significative des personnels (tant académique qu auxiliaire) sur le budget propre de l Ecole, avec un sentiment de manque de sécurité quant à la pérennité de ces financements la difficulté de payer au juste prix et d acquérir des compétences et des matériels de qualité. L Ecole note également qu il paraît indispensable de pouvoir analyser plus précisément les budgets de fonctionnement de l Ecole et de chaque département et unité. Un projet de logiciel analytique est en cours d élaboration à cette fin. 3.2 Commentaires Il est nécessaire de constater que la formation d'un vétérinaire est d office plus coûteuse que celle d un étudiant de pratiquement toute autre discipline. Les études vétérinaires sont avant tout des études pratiques et demandent une formation clinique intensive en petits groupes. L'hôpital et les services d'urgence doivent être ouverts 24 h./24. En plus de la demande en personnel, la formation basée sur la pratique est coûteuse en matière d'équipements, matériaux et usage de locaux, sans compter les coûts de transports d'animaux qu'il faut amener à l'école et celui des étudiants qui doivent se rendre dans les fermes. Les fonds nécessaires à la formation vétérinaire sont donc semblables à ceux nécessaires à la formation d'un médecin, qui lui est souvent subventionné indirectement par les fonds versés par le gouvernement aux hôpitaux universitaires. L allocation des budgets semble être réalisée d une façon assez logique et équitable. Pourtant, compte tenu du fonctionnement actuel, il paraît y avoir un manque de travail pratique (voir section 4.1), ainsi qu un manque d équipement dans les salles de TP. Il faut s assurer que cette lacune n est pas due principalement à des raisons financières. La suppression de 13 15% du budget annuel n est pas raisonnable, surtout quand on tient compte que cette réduction annuelle doit être absorbée au cours quelques mois à peine. Les questions relatives au personnel (dont l élément budgétaire est le plus important) sont discutées au chapitre 10. Le non-réaffectation des postes auxiliaires pour des raisons financières posent des problèmes. Le manque important de personnel auxiliaire dans les départements et unités est une lacune reconnue par l Ecole en général. L ensemble de l infrastructure de l Ecole date des années 70, et commence à devenir assez délabrée (voir aussi Chapitre 6). Ceci nécessite un budget d investissement assez important sur une période de longue durée. L ENVL et les départements disposent d assez d autonomie dans la gestion de son budget dans un cadre de référence défini aux niveaux du Ministère et de l Ecole. Néanmoins, il paraît y avoir peu de logique dans le système du marché public, qui est formalisé pour tous les achats, même simples. De ce fait, il s ensuit que les dépenses sont beaucoup plus importantes, sans compter l énorme perte de temps de la part du personnel. 3.3 Suggestions 3.1 La suppression de 15% du budget annuel devrait cesser. 3.2 Un budget spécifique pour la rénovation ou reconstruction de l infrastructure de l Ecole devrait être prévu. 3.3 Le système d achat des produits ou des services courants ou à petit prix devrait être simplifié, et le processus pour les frais plus importants adapté pour parvenir à un meilleur rapport qualite-prix (y compris la rapidité de remplacement). 17
20 18
21 4. PROGRAMME DE FORMATION 4.1 REMARQUES GENERALES Constatations Le programme de formation vétérinaire est défini au niveau national pour les 4 écoles nationales vétérinaires (ENV) en France. Le programme est organisé en trois cycles, avec une partie centrale (deuxième cycle) commune, et des parties périphériques (premier et troisième cycles) variables, différentes entre groupes d'étudiants. Le programme de formation national est en train de changer. Dans l ancien cursus ( ) les objectifs, contenus et programmes des études découlaient d arrêtés ministériels qui étaient très précis. L Ecole vétérinaire disposait d une petite marge de manœuvre à l intérieur du cadre ministériel (p.ex. choix des optionnels ou des méthodes d enseignement théoriques, dirigés, pratiques, stage). Généralement, les élèves commençaient à l ENVL en 2 ème année du 1 er cycle après un concours d entrée au bout d un an minimum (souvent redoublé) de classe préparatoire. Ceci s'effectuait dans une trentaine de lycées répartis sur le territoire national. Certains élèves entraient directement en 2 ème cycle après un autre concours ou un cursus dans une autre discipline (voir aussi chapitre 9). Après 3 ans de 2 ème cycle ils recevaient le DEFV, puis après 1 an de 3 ème cycle T1pro, ils soutenaient leur thèse d exercice. Il y a actuellement encore 4 années selon ce cursus à l ENVL (D2-T1Pro). Figure 4.1 : Schémas des années préparatoires et cursus vétérinaires concours et cursus ancien 1er CYCLE 2ieme CYCLE 3ieme CYCLE ENV1 ENV2 ENV3 ENV4 ENV5 ENV6 ENV7 ENV8 concours et cursus nouveaux 1er CYCLE 2ieme CYCLE 3ieme CYCLE ENV1 ENV2 ENV3 ENV4 ENV5 ENV6 ENV7 P R E P A R A T I O N 'A' C O N C O U R S Année P2 Année D1 Année D2 Année D3 D E F T1Pro DESV P R E P A R A T I O N 'A' C O N C O U R S Année D1 Année D2 Année D3 D E F T1Pro DESV V CEAV DESV V CEAV DESV DEUG ETSA BTS DUT Medécine Pharmacie 'B' 'C' 'D' DEA Plusieurs Doctorat Universitaire DEUG ETSA BTS DUT Medicine Pharmacie 'B' 'C' 'D' DEA Plusieurs Doctorat Universitaire années années Depuis septembre 2005, il existe un nouveau cursus comprenant 2 années en classe préparatoire pour le concours A, les autres modalités de recrutement ( B, C et D ) étant maintenues (voir figure 4.2). La classe préparatoire comportera deux ans de formation agro-véto générales propédeutiques pour l ensemble des 19 écoles supérieures gérées par le MAPAAR. L année préparatoire en ENV (le P2 ) est supprimée, laissant les 3 années de deuxième cycle comme tronc commun, sanctionnée par un DEFV. Le contenu et l ordre des matières en D1 D3 est en train de changer de façon très significative, pour s adapter au nouveau cursus et à l absence de l année P2. L arrêté ministériel ne précise plus le détail des contenus et des modalités d enseignement mais donne une grande autonomie aux Ecoles, tant que l enseignement dispensé est conforme aux directives européennes. Après le deuxième cycle, il est prévu une année d'approfondissement dans une ou deux filières au choix de l'étudiant, avec thèse d'exercice vétérinaire à l'issue de l'année. Le contenu des classes préparatoires (ancien et nouveau) est indiqué en Annexe I. En théorie, le changement dans le cursus concerne seulement les années du premier cycle. En réalité, les changements des années de premier cycle (suppression de l année P2 aux ENV) rendent nécessaire une transformation majeure dans le cursus des années de deuxième cycle pour mieux l adapter. Dans l ancien cursus, ainsi que dans le nouveau, environ 80 % des étudiants entrent par la voie des classes préparatoires (concours A voir chapitre 9). Les trois années de deuxième cycle sont suivies par la totalité des 19
22 étudiants. En troisième cycle (cursus ancie n et nouveau), les étudiants ont le choix entre des formations de troisième cycle de durée et de nature différentes (voir figure 4.1 ou 4.2): Troisième cycle court (un an), suivi par une majorité d'étudiants, ou troisième cycle long (3 à 4 ans); Voie professionnelle, du doctorat vétérinaire (un an) ou de la spécialisation vétérinaire (3 ans), ou voie d'études doctorales (4 ans) conduisant à un diplôme de docteur d'université. Les enseignements, travaux pratiques et cliniques sont donnés pendant 30 semaines par année, les stages peuvent se dérouler hors période d enseignement. L ancien arrêté ministériel établissait une obligation de suivi des enseignements et des travaux pratiques. Au sein de l ENVL, plusieurs comités assument une responsabilité dans l organisation des études et la conception des programmes (principalement le Conseil de l'enseignement et de la Pédagogie(CEP) mais aussi le Conseil des Enseignants, Comité de suivi pédagogique, et les unités pédagogiques de chaque département). Selon le décret No (avril 2002), les directives de l accord de Bologne doivent être appliquées dans l enseignement supérieur français, ce qui comprend notamment une architecture d études fondée sur les grades L, M, D, une organisation des formations en semestres, la mise en oeuvre d unités d enseignement ECTS et la délivrance d un «supplément de diplôme» augmentant la lisibilité dans le cadre de la mobilité. Les ministères ont toute liberté de fixer les conditions-cadre d application et les régimes transitoires. Les heures en deuxième année du premier cycle et les heures en deuxième cycle (c'est-à-dire, le tronc commun de l ancien cursus) sont indiquées dans le Tableau 4.1 et, divisées en matières CEE. Les années du premier cycle qui se déroulent à l extérieur de l ENVL n ont pas été intégrées dans les tableaux ni dans les calculs ultérieurs. La première année du deuxième cycle selon le nouveau cursus vient de commencer. Pour l adapter aux changements, celle-ci est organisée en modules intégrés, et il n existe pas en ce moment de bilan de la répartition formelle des heures selon les matières. Tableau 4.1: Nombre d'heures de formation dans les matières de la liste de l'ue (P2 D3, ancien cursus) cours magistraux travaux pratiques travaux dirigés travaux cliniques A. Matières fondamentales Anatomie (y compris histologie et embryologie) Biochimie Biologie moléculaire Biophysique Biostatistique Chimie Epidémiologie Génétique Immunologie Microbiologie Parasitologie (y compris zoologie) Anatomie pathologique (microscopique et macroscopique) Pharmacie, Pharmacologie Physiologie, Physiopathologie Information scientifique et technique et méthodes de documentation Toxicologie (y compris toxicologie environnementale et alimentaire) B. Productions animales Agronomie Ethologie (y compris troubles comportementaux) Elevage animal (y compris systèmes de production) Nutrition et alimentation animale Protection et bien-être des animaux Protection de l environnement Médecine vétérinaire préventive (y compris programmes de surveillance de santé) Reproduction (y compris méthodes IA) Economie rurale autres total 20
23 C. Matières cliniques Anesthésie Examen et diagnostic clinique et méthodes d analyse de laboratoire Médecine clinique Imagerie médicale Obstétrique Troubles de la reproduction Contrôle sanitaire, zoonoses, santé publique et médecine légale Chirurgie Thérapeutique D. Hygiène des aliments Certification de la production alimentaire Certification des aliments Hygiène et qualité des aliments (y compris législation) Inspection des denrées alimentaires, particulièrement des denrées d origine animale) Sciences et technologie des aliments E. Connaissances professionnelles Gestion d un cabinet vétérinaire Ethique professionnelle Certificats et rapports vétérinaires Législation vétérinaire Tableau 4.2: Nombre d'heures de formation dans d'autres matières Matière cours travaux travaux travaux autres total magistraux pratiques dirigés cliniques Informatique Anglais TOTAL Tableau 4.3: Résumé du nombre total d'heures de formation pratique et théorique dans les domaines principaux (ancien cursus) Heures de cours cours travaux travaux travaux autres magistraux pratiques dirigés cliniques total pourcentage du total des heures de cours ratio des cours magistraux et autres types d enseignements Matières fondamentales : 1.01 Production animale : 0.96 Matières cliniques : 1.35 Hygiène & technologie des aliments : 0.64 Connaissance professionnelle : 0 Autres sujets : - Total : 1.17 On note une tendance généralisée à ne pas participer aux cours magistraux, ce qui est rendu possible par l organisation d un système parallèle de prise de notes par les étudiants en sus des documentations remises ou proposées par les enseignants. Pour l ancien cursus (P2 D3), le rapport enseignement théorique: enseignement pratique et clinique est d environ 1:1.17 (1424:1659.5). Le rapport enseignement clinique: théorique et pratique est d environ 1:2.8 (811:2272.5). Ce rapport ne peut pas encore être calculé pour le nouveau cursus dans la mesure où seuls les deux premiers semestres vétérinaires ont commencé. Dans l année T1Pro, chaque étudiant peut se déterminer un dominant sur une liste de formations, dont six qui sont proposées à l ENVL même, plus d autres qui sont co-organisées avec les autres ENV. Chaque dominant comporte généralement 10 crédits d enseignements théoriques (1 crédit = 5 demi-journées) en modules, plus des modules de travaux pratiques et/ou dirigés, des stages, dont un stage professionnel (correspondant à 20 crédits), et la préparation de la thèse d exercice (correspondant à 30 crédits) placée sous la 21
24 responsabilité du directeur de thèse. T1Pro organisés à l'envl T1Pro co-organisés par l'envl T1Pro en cours de labellisation Clinique des carnivores domestiques Toxicovigilance et pharmacovigilance Qualités en productions animales Qualité du lait et de ses dérives Santé publique vétérinaire Productions animales et produits d origine animale : qualité et sécurité alimentaires Biologie médicale Reproduction bovine Pathologie clinique des ruminant Médecine de l élevage et du sport Faune sauvage autochtone et non captive : gestion, environnement et pathologie Clinique rurale Pathologie médicale et chirurgicale des équidés Des modules transversaux en méthodes statistiques, planification et analyses statistique des expériences biologiques, mise au point et analyses statistiques d enquêtes, et initiation a la recherche et a la rédaction documentaire sont aussi proposés. L Ecole note qu il serait avantageux de développer certaines matières insuffisamment abordées : gestion de la clientèle, marketing et communication, éthique professionnelle ; dans le nouveau cursus, ces matières pourraient être proposées lors de l année d'approfondissement. Le programme Erasmus est aussi bien connu par les étudiants. Pendant leurs études, les étudiants doivent effectuer obligatoirement 13 semaines de stages. A part le stage de l année P2, les étudiants sont libres de choisir le lieu et le domaine dans lequel ils effectuent leur stage. Les stages sont cautionnés par un projet de stage, comprenant des objectifs, et à un rapport rédigé par l organisation ou l individu responsable. Tableau 4.4: Stages obligatoires Année d étude Nature du stage Durée P2 D2 D3 découverte du milieu rural clientèle vétérinaire clientèle vétérinaire, ou laboratoire, ou entreprise, ou administration 3 semaines 4 semaines 6 semaines Commentaires Tableau 4.5: Nombre d'heures total de formation générale par année année Nombre d heures de formation pourcentage du total des heures de cours cours travaux travaux travaux autres total magistraux pratiques dirigés cliniques P : 1.44 D : 0.79 D : 1.36 D : 1.1 T1 PRO* : 22 Total : 1.81 * Moyen : les heures précises varient suivant la filière. A noter : ces heures sont calculées à partir des tableaux annuels des cours, et non pas du Tableau 4.2. La structure de la formation vétérinaire dans les ENV se distingue considérablement de celle des autres pays Européens. Auparavant, c était plutôt le système de sélection des étudiants et l organisation et nomencla ture des diplômes post-gradués qui s écartaient des formes qui avaient cours ailleurs, le noyau de la formation vétérinaire consistant, pour la plupart des étudiants, en 4 années de formation de base (en tronc commun) plus une année de formation en filiè re. Avec les changements récents du MAPAAR, cette première partie commune est réduite à 3 ans, complétée par un an en filière, structure qui est très spécifique à la France. 22
25 Le changement de structure du curriculum rend difficile les commentaires, surtout parce que le contenu et la programmation des matières des années D1 D3 doivent changer en profondeur pour s adapter à la nouvelle structure. Donc, en ce qui concerne le contenu des matières, les commentaires font surtout référence aux cours existants (c'est-à-dire de l ancien cursus) avec parfois des notes sur le contenu ou la forme anticipée pour ceux de la nouvelle structure. Les commentaires sur les détails du nouveau cursus sont limités, dans la mesure où de nombreux choix et décisions doivent encore être pris, en particulier en ce qui concerne les 2 dernières années du deuxième cycle ainsi que le troisième cycle. L examen des cursus des lycées préparatoires anciens et courants (voir Annexe I et observations en chapitre 9) révèle que la formation (version nouvelle) en classes préparatoires est un enseignement généralisé, et le contenu directement utile pour les études vétérinaires est grosso modo le même que l année en classes préparatoires simples d auparavant. (Il est bien noté par l équipe, qu antérieurement, la plupart des étudiants avaient en réalité besoin de 2 ans pour passer le concours de fin de formation préparatoire.) Vu le manque de contenu vétérinaire et de contrôle d une école vétérinaire, les deux années préparatoires ne peuvent pas être comptées comme années de formation vétérinaire, même si, selon le système français actuel (qui ne tient néanmoins pas encore pleinement compte du décret ), elles autorisent dans certains cas des équivalences lors d admission dans d autres études, universitaires notamment. Il est fort à regretter que la mise en place de deux années obligatoires en classe préparatoire n ait pas tenu compte des perspectives et du contenu vétérinaire. Ainsi, ce changement majeur a raté deux objectifs primordiaux d une telle restructuration ; Valoriser les deux années passées par les étudiants vétérinaires en classe préparatoire, autrefois de facto, maintenant de jure ; Replacer dans une ou plusieurs autres années les cours antérieurement enseignés en année P2. Bien que l élimination de l année P2 du cursus semble avoir allégé d une année la charge d enseignement de l Ecole, celle-ci a été effectuée sans aucune planification quant à la manière dont les matières enseignées auparavant durant cette année seraient fournies aux étudiants vétérinaires dans le nouveau cursus. Les matières de P2 (voir Annexe I) ont un contenu vétérinaire d une valeur fondamentale, et doivent être incorporées dans les années D1 D3. En effet, le changement imposé par le Ministère a raccourci d une année le cursus. Dans de telles circonstances, la suppression progressive d un cursus national et l octroi aux ENV d une liberté de choisir la manière de présenter, dans un temps bien limité, un cursus acceptable sur le plan professionnel et juridique peut s avérer un cadeau empoisonné. La compression de contenu, rendue incontournable par le raccourcissement, crée obligatoirement des difficultés majeures dans la programmation du cursus en général, ainsi que dans celle des matières spécifiques. Le groupe d experts doit donc attirer l attention sur l existence d un problème majeur. L année P2, antérieurement la première année d ENV pour la grande majorité des étudiants vétérinaires, a été supprimée, sans prévoir de remplacement acceptable quant à son contenu. En conséquence, dans la présente planification, le nouveau cursus vétérinaire se déroule sur 3 ans de tronc commun (années D1 D3), plus une année d approfondissement. Dans tout autre pays Européen, le cursus vétérinaire est de 5 ou 6 ans. Un cursus de 6 ans est plutôt la norme dans les cas où il y a une différenciation en dernière année d études, tout simplement parce qu il est vraiment difficile d inclure cette différenciation au contenu noyau dans un temps réduit. Du point de vue de la législation Européenne, la formation vétérinaire doit durer au minimum 5 ans. Cette exigence existe pour la raison bien pratique qu il n est pas possible d incorporer le contenu nécessaire pour acquérir des compétences professionnelles de base dans un cursus d une durée plus courte. Avec l expansion des connaissances et des obligations professionnelles, même un cursus de 5 ans est souvent considéré comme trop court pour former le vétérinaire polyvalent exigé par la législation Européenne, dûment autorisé et capable d exercer dans tous les domaines. Un programme d études vétérinaire de 3 ans plus 1 an de différenciation n est conforme pas aux exigences légales et professionnelles en Europe. Le nouveau cursus ne tient que très partiellement compte de l implémentation du système de Bologne. La DGER du MAPAAR a remarqué que le changement des études vétérinaires est fait pour améliorer la compatibilité avec le système L-M-D de Bologne. Pourtant, une maîtrise vétérinaire d un an de filière n est pas du tout équivalente à celle de 2 ou 3 ans prévue dans les autres pays Européens où le processus de Bologne a été appliqué aux études vétérinaires Il faut donc s attendre à de prochains changements imposés par des directives ministérielles. 23
26 Les difficultés semblent liées aux spécificités françaises, et plus particulièrement au fait que les études vétérinaires se font dans une Grande Ecole, dépendant du ministère de l agriculture et non dans une faculté universitaire dépendant du ministère de l Education nationale. L organisatio n du cursus en modules, caractérisés par des objectifs d enseignement, l organisation en crédits (même s ils ne correspondent pas complètement au système ECTS) et la définition des méthodes de contrôle d acquisition des connaissances sont un excellent début de coordination et de standardisation de l enseignement vétérinaire. Plusieurs unités pédagogiques semblent en outre avoir effectué une réflexion, si ce n est une planification concertée entre les 4 ENV. A l heure actuelle, en avance des travaux sur le nouveau cursus, plusieurs éléments de l enseignement de la médecine vétérinaire tels que ceux utilisés dans d autres établissements européens ne semblent pas encore être à l ordre du jour (cours optionnel, travail extra-muros contrôlé et accrédité, coordination des matières de manière à faciliter la mobilité des étudiants, année finale pratique en rotation générale et non en filières pré spécialisées, etc.). Même si le cursus évolue d une façon équilibrée et apte à former correctement les vétérinaires de demain, il constitue une limitation à la mobilité des étudiants au sein de la CE et renforce le poids des spécificités françaises sur l enseignement vétérinaire, qui risquent à terme de pénaliser les diplômés des ENV. Du point de vue de l enseignement (la préoccupation principale d une telle évaluation), les différentes unités pédagogiques ont jusqu à présent fonctionné de façon très indépendante dans les domaines spécifiques, résultant en un cloisonnent d activités. Une vision plus globale et intégrée des objectifs de la formation vétérinaire est nécessaire pour que le cursus soit construit d une manière systématique, et non comme une mosaïque de programmes proposés par les différentes UE. Vu les difficultés courantes découlant de la suppression de l année préparatoire P2, il est primordial que les activités pédagogiques soit intégrées au maximum pour les rendre plus efficaces. L équipe a noté avec satisfaction qu une telle concertation a été effectuée pour la première année des cours au ENV. Cette approche, qui comporte une intégration de contenu dans les modules interdisciplinaires, représente une amélioration considérable. Pourtant ce résultat semble principalement provenir de l activité herculéenne d une seule personne. Bien qu il soit nécessaire de s assurer de la continuité du projet pour les 4 années, une telle concertation pour l ensemble du cursus doit se faire avec la participation active et structurée de tous les enseignants-chercheurs, sous la direction d un responsable pédagogique. Tout le cadre enseignant doit comprimer et intégrer ses cours de façon radicale pour pallier l allègement du cursus vétérinaire. Une discussion de fond préliminaire sur l ensemble du cursus aurait été souhaitable plutôt que traîner cette question durant plusieurs années de suite. L équipe a bien pris note de ce que l Ecole a eu, après réception du programme-cadre du nouveau cursus D1 D3, très peu de temps pour préparer l enseignement. Bien que le ratio entre les cours magistraux et les autres types de travail soit satisfaisant (1 :1.17), les autres types de travail incluent une proportion très élevée de travail dirigé, surtout en matières de base et productions animales. Le choix dépend en premier lieu des enseignants de la matière en question. On peut espérer que la répartition des disciplines au sein du nouveau cursus respectera les ratios utilisés dans l ancien cursus, en améliorent systématiquement la quantité de formation de nature pratique. Il faut aussi noter que dans le contexte de participation très faible aux cours magistraux, les étudiants devaient déjà d office faire un travail de réflexion personnelle et s auto diriger. Les observations reprises au Chapitre 6, concernant les lieux pour travail pratique, sont aussi à noter. L organisation commune des ENV et du cursus vétérinaire permettent l élaboration et la proposition d un éventail de filières spécialisées (T1Pro) sans pour autant qu il soit nécessaire de fournir toutes ces filières dans chaque école. Ceci est très avantageux au point de vue du développement des pôles d excellence. Néanmoins, il faut toujours veiller à ce que chaque école ait l obligation de fournir une formation minimale de base dans tous les domaines de l activité vétérinaire. La répartition des disciplines au sein du nouveau cursus sera discutée dans les chapitres suivants, pour autant qu elle soit connue. A noter, le besoin d adapter le cursus en hygiène alimentaire et santé publique vétérinaire aux exigences du nouveau règlement Européen à partir de 2006 (voir section 4.3). Une base de ressources pédagogiques plus généralisée serait un avantage. A présent, les études sont trop basées sur le système de polycopies (voir aussi chapitre 5.1) qui mettent en question la forme pédagogique utilisée à l Ecole. 24
27 Il serait avantageux de prévoir plus de structure aux travaux extra-muros. Cette remarque s applique à son orientation générale (les domaines dans lesquels le travail est fait), ainsi qu au suivi ou contrôle des activités dans ce travail. En ce moment, plusieurs étudiants utilisent le travail extra-muros pour compléter leurs études formelles, plutôt que de les renforcer. Par exemple, organiser du travail extra-muros avec des bovins si on suit une filière carnivore ou vice versa. Bien qu il soit de la nature humaine de remettre une décision et de rester polyvalent, on pourrait poser aussi la question de savoir si une filière mixte formelle est à considérer, plutôt que d aboutir à la situation d avoir une formation formelle d un côté, et de l autre, un apprentissage personnel pour d autres espèces Suggestions 4.1 La formation vétérinaire doit comprendre au moins 5 ans d études à plein temps sous la tutelle directe d un établissement d éducation vétérinaire. [Cette suggestion à été considérée comme Catégorie 1 au moment de la visite, mais a été corrigée avant l adoption de la version finale du rapport] 4.2 Etendre la réflexion sur le nouveau cursus à l ensemble des disciplines et à la 4ème année, de manière à garantir une cohérence d enseignement. 4.3 Poursuivre les discussions au niveau du ministère sur la question de l implémentation du processus de Bologne, en s assurant que le cursus français répondra de fait aux exigences européennes et offrira aux étudiants et diplômés français des chances égales à celles des autres membres de la CE. 4.4 Elargir l offre et les moyens d enseignement, notamment par le biais des cours à option (noyaux et électives) par filières, de l année d approfondissement sous forme de rotation entre toutes les disciplines majeures (clinique et non clinique) de la profession. 4.5 Planifier avec soin l année d approfondissement, de manière à ce que le vétérinaire généraliste reste l objectif de formation des vétérinaires français, tel qu il est exigé par les directives européennes. 4.6 Poursuivre la réflexion commencée entre les 4 ENV sur la définition des besoins et des possibilités de la profession dans le futur, et en présenter ses conclusions dans la planification du cursus. 4.7 Profiter des particularités de chaque ENV pour développer des pôles d excellence et de compétence de formation, qui seront plus particulièrement utiles en année d approfondissement (mobilité des étudiants). 4.8 Maintenir l opportunité de recevoir ou de faire partir des étudiants dans le cadre de l Erasmus avec le système d enseignement par module. 25
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29 4.2 MATIERES DE BASE ET SCIENCES FONDAMENTALES Constatations Les matières de base sont en partie enseignées en année préliminaire (voir section 4.1 et Annexe I). Dans l ancien cursus, la majeure partie de l année préparatoire à l Ecole (P2) était aussi consacrée aux matières de base et aux sciences fondamentales, voir la présentation des matières et les heures correspondantes dans le Tableau 4.5 ci-dessous. Comme il a déjà été constaté, le cursus de première année est en cours de changement au niveau national. Dans le nouveau cursus, il n y a plus d année préparatoire P2, et les matières qui y étaient enseignées doivent en grande majorité être absorbées dans les années D1 D3 (en tronc commun). Ceci se fait par l intégration des disciplines en modules, dont la description sommaire précise n est pas disponible. Tableau 4.5: Matières enseignées en matières fondamentales et leur nombre d heures (ancien cursus) année nombre d heures de formation ratio des cours Matière cours TP TD/ autres cours cliniques total magistraux et autres types d enseignements Biophysique-biochimie P : 0.8 Statistiques P : 3 Embryologie-Anatomie P : 0.8 Zoologie-parasitologie P : 1 Biologie parasitaire P : 0.17 Genétique-biologie moléculaire P : 1.15 Immunologie P : 0.31 Microbiologie P2, D : 0.43 Histologie P2, D : 1.1 Physiologie P2, D : 0.35 Anatomie D : 1.55 Génétique moléculaire D : 0.31 Immunologie-epidémiologie D : 0.18 Pharmacie D : 1.02 Anatomie pathologique D1, D2, D : 1.50 Parasitologie D1, D2, D : 0.77 Physiologie/Thérapeutique D : 0.6 Pharmacie/Toxicologie D : 1.8 Biomathématiques D : - Bactériologie D : 0.56 Toxicologie D : 1.33 Total : 0.83 En ce qui concerne le curriculum du cursus actuel ( ), le nombre d heures d enseignement des matières fondamentales, si on considère le total, est d accord avec les exigences de la Directive européenne nº du 18 Décembre Pour le nouveau cursus il y est à présent difficile d évaluer l extension de l enseignement de ces matières fondamentales, une fois que seulement le programme détaillé des semestres 5 et 6 est connu. Du aux besoins de réduction de temps d études et aussi à la préparation de base plus approfondie des étudiants avant l entrée dans l ENVL, quelques matières on été éliminés comme la zoologie, la biophysique, la biomathématique et informatique. L enseignement pratique est fait soit dans sessions de travaux pratiques soit de travaux dirigés, soit même dans des cours dits «cliniques» comme par exemple les heures de travail à la salle de nécropsie et les heures de enseignement de parasitologie dans la consultation de Médicine Préventive. L équilibre entre enseignement théorique et pratique est très variable, avec des disciplines dont la relation est de 1 :3 comme statistiques avec beaucoup de heures de travaux dirigés, et d autres ou la même relation est de 1 :0,18 comme l immunologie-epidemiologie, avec seulement six heures de travaux dirigés versus 34 heures de cours magistraux. Cette répartition est définie par l unité pédagogique avec beaucoup d autonomie. 27
30 En ce qui concerne chaque un des matières fondamentales l enseignement pratique se fait privilégiant les travaux dirigés (283,5) en détriment des travaux pratiques (181). Les travaux pratiques pour la plupart des matières se font dans des laboratoires multi usage avec large capacité. Cependant presque aucun était en usage pendant la visite. Les travaux dirigés qui s adressent a groupes de dix à douze étudiants se fait souvent dans salles équipées d accord avec la matière enseignée. Les étudiants se sont toujours montrés assez satisfaits de la formation pratique de base reçue. Apparemment le fait que l enseignement est fait surtout par petits groupes assure une formation de grande efficacité versus la formation plus fréquente mais de grands groupes en laboratoire de grande dimension. En ce qui concerne les classes pratiques d anatomie les étudiants on une salle de dissection dans le sous-sol, assez petite avec six tables, apparemment déficitaire en éclairage naturel et en airage, ce qui contraste avec la modernité d autres installations. La salle permet seulement l entrée d animaux de porte moyenne. La dissection est faite sur la chèvre et le chien, avec recours à membres de cheval et bovin quand nécessaire. L enseignement de l anatomie des volailles est fait en cours théoriques. Il y a des réfrigérateurs pour la conservation de cadavres et la dissection est faite sur plusieurs espèces. Un des problèmes mentionnées et qui a des conséquences dans la qualité de l enseignement, est la manque de personnel auxiliaire, d ailleurs référée aussi par plusieurs départements et qui sera adressée de nouveau au chapitre 10. Les carcasses des cadavres utilisés dans les classes pratiques sont recueillis par une entreprise spécialisé, ce qui se passe aussi avec les cadavres de la salle de necropsie. L enseignement dispensé en Anatomie Pathologique se passe dans des locaux modernes bien équipés et satisfaisant. Le nombre et la nature des autopsies correspondent à la variété des espèces traitées à l ENVL (carnivores, équins, bovins). L équipe a constaté toutefois un manque de matériel concernant d autres espèces, surtout porcines et aviaires. La spécialisation des enseignants d anatomie pathologique par espèce et leur grande disponibilité pour les cliniques est très positive Commentaires Les observations générales concernant les années préparatoires qui se donnent dans le cadre de lycées préparatoires avant les études vétérinaires ont été faites dans la section précédente. Du point de vue des matières de base et sciences fondamentales, on peut noter que : Le contenu vétérinaire des années préparatoires n a pas été augmenté de façon significative par rapport au cursus précédent ; Les matières enseignées auparavant en P2 ne sont plus comprises dans les années préparatoires et doivent donc être incorporées en D1 D3 ; L orientation des années préparatoires n est pas vétérinaire, ni en général (en ce qui concerne les matières), ni en spécificité (le contenu des matières : e.g. beaucoup de mathématiques, mais un manque de statistiques). D après les enseignants, les heures consacrées aux sciences de base seront cette année considérablement réduites par rapport à l ancie n cursus, mais aucune information quantitative n a pu être donnée concernant les matières qui seraient réduites ou éliminées suite à l allégement d une année du cursus vétérinaire. Bien que l on trouve du travail dirigé dans presque toutes les matières fondamentales, on note un manque évident et général de travail pratique. Jusqu'à présent, chaque UP avait la liberté de choisir la répartition des heures dans son domaine respectif. Dans le nouveau cursus, il serait intéressant de privilégier de manière beaucoup plus systématique le travail pratique dans cette répartition. Dans l ancien cursus, la coordination entre les différentes disciplines était à améliorer. Cette situation paraît présenter moins de problèmes, vu l intégration des matières, mais il faut continuer le regroupement et l intégration de la matière enseignée. Le fait que les écoles de vétérinaire en France admettent en première année (P2 ou S5 et S6) des étudiants qui, dans sa large majorité, on subi une préparation de base exigeante et un concours d accès, assure une bonne préparation de base. Cela est confirmé par le réduit nombre d échecs après l entrée dans l ENVL (3 exclus et deux légèrement en retard dans les 144 étudiants admis en 1999). 28
31 Les divisions que les promotions doivent être objet pour l enseignement des travaux pratiques et plus encore pour les travaux dirigés oblige quelques enseignants a répéter ses classes parfois huit fois dans le même jour. Dans le nouveau plan d études ces contraintes ne seront nécessairement résolues, mais on doit gagner en évitant redoublement de matières entre unités pédagogiques. En ce qui concerne les conditions de l enseignement l ENVL est bien équipée, dont pour quelques matières des renouvellements d installations ne sont pas encore été mis en marche. Le nouveau plan d études répond aux besoins de une formation de base plus intégrée, les connaissances étant apprises d une façon qui permet aux étudiants établir une relations plus efficace entre les différentes matières fondamentales. Le nouveau cursus devra permettre une meilleure intégration des matières et l adaptation des connaissances apprises dans les matières de base au disciplines d application. Cette intégration est déjà évidente dans divers modules. L enseignement de l Anatomie semble être fait dans des paramètres assez différents des autres disciplines fondamentales, une fois que l on ne sent pas «des vents de modernité». Le nombre de nécropsies accompagnées et effectivement participées par chaque étudiant semble être suffisant, surtout parce que cela se fait en petits groupes pendant une période suivie de deux semaines a l an. L idée mise en pratique dans les écoles françaises de associer des étudiants de différentes années pour la réalisation de quelques travaux pratiques, y inclus les nécropsies, permet aux plus jeunes de bénéficier de la formation des plus âgés. Les plus âgés, a son tour, bénéficient d avoir déjà une idée plus claire des mécanismes de déclenchement des maladies que peuvent terminer dans la salle de nécropsies, pouvant beaucoup e profiter aussi Suggestions 4.9 L ENVL, comme les autres écoles de médecine vétérinaire françaises, doivent s assurer que les programmes des années d études préparatoires sont complets en ce qui concerne les matières fondamentales qui ont été éliminées dans le nouveau cursus L enseignement de l Anatomie mérite une attention spéciale, pour ce qu il devienne plus moderne et avec recours a d autres méthodes que la dissection de cadavres, comme l étude du squelette et interprétation des accidents osseux avec radiographies La manque de personnel auxiliaire auprès des disciplines fondamentales comme des autres, doit être sérieusement adressée une fois que cela peut avoir des réflexes négatifs dans la disponibilité de matériel d enseignement La mise en pratique du nouveau plan d études doit être suivie très de prés pour assurer un meilleur contrôle des matières enseignées a chaque discipline et l articulation entre les sciences fondamentales et les matières d application L énumération des matières fondamentales qui doivent être de la connaissance des étudiants en entrant les disciplines d application peut aider à établir les objectifs des disciplines de base et les aider à planifier des programmes plutôt utiles à la formation des jeunes vétérinaires. 29
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33 4.3 PRODUCTION ANIMALE Constatations Les matières concernant le domaine de production animale sont reprises au tableau 4.6 ci-dessous. Celles faisant partie des matières CEE le sont au tableau 4.1. Les constatations et les commentaires concernent l ancien cursus, puisque l on ne dispose pas de suffisamment d informations quant à celui qui est en train d être mis en place. Tableau 4.6: Matières enseignées en production animale et leur nombre d heures (ancien cursus) année nombre d heures de formation ratio des cours Matière cours TP TD/ cours total magistraux et autres autres cliniques types d enseignements Bromatologie/Botanique P : 1.06 Ethnologie P : 1.2 Ethologie D : 0 Zootechnie D : 1.5 Alimentation D : 1.31 Reproduction D : 1.3 Economie rurale D : 0 Total : 1.04 En dehors des cours structurés les étudiants doivent aussi effectuer trois semaines de stage découverte du milieu rural pendant leur première année, dans le but de leur donner une expérience pratique dans la gestion et l élevage des animaux de ferme. En dernière année, une partie des étudiants suivent le s T1Pro qui sont orientés ver la production animale (voir section 4.1). L Ecole a acquis une unité dépendant maintenant du Département des Productions Animales (UCRA). Celle -ci située à environ 12 km, dispose d une clientèle rurale. Les étudiants y ont à leur disposition des vaches laitières, des bovins de race charolaise et limousine, ainsi que des troupeaux d ovins et de caprins. Les travaux pratiques à l Ecole même sont réalisés dans un hangar ouvert situé dans une pâture ou dans une zone de stockage des aliments. Ceux-ci se révèlent utiles pour l enseignement relatif à l élevage et aux techniques de manutention des animaux de rente. L Ecole a également signé des conventions de visites d élevages destinées aux étudiants de D1. Ces visites (32 par année) s effectuent par groupe de 8 étudiants en moyenne et sont encadrées par les UP de nutritionalimentation et de zootechnie. Elles concernent toutes les espèces animales et constituent un élément fort de la découverte du milieu rural, ainsi que pour établir une base de réflexion sur la prise en compte des problèmes de troupeaux. Le compte-rendu de ces visites est réalisé sous forme de présentations vidéoprojetées et de posters de type «congrès scientifique» en anglais avec la collaboration des enseignants d anglais. Les principes liés à l agronomie, telle que espèces de fourrages, leur production et emmagasinage, sont reprises dans d autres disciplines (bromatologie/botanique, nutrition et alimentation). Dans l enseignement de nutrition/alimentation les étudiants exécutent des travaux pratiques concernant l analyse des aliments. Dans l enseignement en reproduction, les étudiants peuvent participer, au moyen de stages, au fonctionnement du CERREC (Centre d étude et de recherche en Reproduction et Elevages de Carnivore). L enseignement de la protection environmentale est incorpore dans d autres disciplines Commentaires Le nombre total d heures pour la production animale est bon pour certaines matières. Le rapport heures de formation théorique :autres genres d enseignement (1:1.04) est satisfaisant pour les enseignements des nutrition, zootechnie et biologie de la reproduction, mais le travail de nature pratique manque dans les autres enseignements. En plus, la grande majorité des heures en dehors des cours sont les travaux dirigés, dans un domaine qui devrait plutôt être fortement orienté vers des aspects et des applications pratiques. 31
34 Les matières de base de la production animale sont enseignées de façon correcte. Pourtant, dans les cours sur la production, l Ecole devrait exposer davantage les aspects économiques. Des aspects de l économie et de la gestion sont présentés, notamment en ce qui concerne le bétail laitier, mais il faudrait inciter l étudiant à comprendre l importance de la gestion de la santé du troupeau et la prévention de pathologies en ce qui concerne l élevage et, du point de vue de l économie d une ferme, et à se rendre compte que ceci est plus important que la santé de l animal pris isolément. L Ecole est en train d introduire un nouveau cursus (voir Section 4.1). Les heures disponibles pour l enseignement des matières de productions animales seront réduites, mais pour le moment on dispose de peu de détails sur le résultat. Côté positif, l intégration en modules qui est prévue pour le nouveau cursus, est une meilleure approche pour montrer aux étudiants l importance des aspects de productions pour la santé des animaux et la qualité et de sécurité des produits alimentaires d origine animale. Dans l élaboration du nouveau cursus, il faut veiller à ce qu il y ait un lien clair entre les aspects concernant les animaux et troupeaux sains et la santé et la productivité dans les systèmes d élevage. Ceci implique une collaboration forte et systématique entre la production animale et les aspects cliniq ues des animaux de rente. Il paraît aussi que le nouveau cursus soulignerait de façon plus concrète les aspects du comportement et du bien-être des animaux et privilégierait la formation pratique de l approche et la manipulation des animaux de ferme. La présence d unités telles que l UCRA et le CERREC est un atout pour étayer les travaux pratiques et cliniques. On note que, dans le RAE, la Pathologie du bétail est considérée comme une matière de production animale, et a été abordée par le biais d une clientèle vétérinaire rurale acquise à l Arbresle. Les stages obligatoires et pratiques en production animale sont un atout à retenir. Les espèces ruminantes sont bien représentées dans la formation, mais l équipe a noté que la possibilité de faire des expériences sur l élevage de quelques espèces (porcines, avicoles) est très réduite ou presque absente. EN dernière année, il existe une formation par filière. Toutefois, il est très important que les étudiants commencent déjà dans le tronc commun à être capables d évaluer les problèmes des filières de productions animales à partir de la gestion intégrée des troupeaux. Dans le T1PRO on observe une formation professionnelle par filière bien connectée avec l enseignement de production animale, hygiène et pathologie. Certaines matières font défaut ou sont mal représentées (aquaculture, bien-être des animaux de rente et législation) Suggestions 4.14 Il faut que la formation en production animale couvre toutes les espèces pertinentes pour un vétérinaire généraliste Dans le nouveau cursus, il faut veiller à ce que l intégration des connaissances soit assurée en ce qui concerne la relation entre la médecine de l animal sain et de l animal malade. Une meilleure intégration entre les matières de production animale et celles de la clinique des animaux de rente est conseillée Une attention particulière doit être portée à la prévention des pathologies dans l élevage, une considération de l effet de la santé animale sur les denrées d origine animale produites, avec une approche de filière qui commence au niveau de tronc commun 4.17 Il faudrait améliorer l enseignement des matières qui sont peu représentées ou font défaut (aspects économiques, gestion). 32
35 4.4 SCIENCES CLINIQUES Constatations Les matières du domaine clinique sont reprises au tableau 4.7 ci-dessous. Leur répartition suivant les matières "CEE" est faite dans le tableau 4.1. Tableau 4.7: Matières enseignées en sciences cliniques et leur nombre d heures (P2 D3 de l ancien cursus) Matière année Nombre d heures de formation cours TP TD cours cliniques total ratio des cours magistraux et autres types d enseignements Imagerie médicale D1, D : 1.57 Pathologie équine D : 0.96 Chirurgie petits animaux D1, D : 2.43 Médecine petits animaux D : 1.28 Biochimie médicale D : 1.09 Anesthésiologie D : 1.83 Dermato-cancérologie D2, D : 0.6 Pathologie infectieuse D2, D : 1 Pathologie du bétail D2, D : 1.16 SIAMU D2, D : 2 Chirurgie petits animaux et anesthésiologie D : 2.05 Pathologie reproduction D : 1.88 Législation D : 0 Total : 1.26 Cette liste des matières cliniques reflète le curriculum actuel ; nos commentaires ne peuvent pas se référer au nouveau curriculum, qui n est pas entré dans le programme d enseignement clinique. En plus de l enseignement noyau clinique dispensé à tous les étudiants, certains des T1Pro, en dernière année d approfondissement dans un domaine spécifique, ont une forte orientation clinique (voir section 4.1). Les étudiants doivent effectuer des stages au cours de leurs études (10 semaines en années D1 D3 voir section 4.1). Ils ont le libre choix des lieux, mais la plupart d entre eux choisissent des placements cliniques. Les matières cliniques sont réparties en 7 programmes de formation (propédeutique D1, Chirurgie / anesthésiologie D2-D3, médecine interne des carnivores D1-D2-D3, médecine équine D1-D2-D3, médecine d urgence D2-D3, cancérologie/ dermatologie D2-D3, pathologie infectieuse D2-D3). Leurs principaux objectifs sont définis dans des référentiels pédagogiques fournis aux étudiants. Les bases théoriques sont données dans les cours dits de pathologie (reproduction, bétail, infectieuse, équine) et les cours de médecine, de chirurgie, parasitologie, dermatologie. La formation clinique commence en D1 (autopsie et sémiologie) par groupes de étudiants. Elle est ensuite organisée au sein des consultations des différentes cliniques, du service d urgence (SIAMU, CNITV et CPVL, UCRA), le CERREC et de la clinique mobile. En D2 et D3, chaque promotion est divisée en groupes de 8-10 étudiants répartis dans les unités cliniques tous les matins des jours ouvrables, 30 semaines par an. La participation est obligatoire. Les étudiants de D3 et T1Pro participent au service de soins intensifs, anesthésiologie et médecine d urgence (SIAMU) des carnivores domestiques. La participation des étudiants de D2 est entièrement laissée au choix de ces derniers sous forme de demi-semainess lors du stage de février des D3 et lors de vacances (la durée du stage est d un minimum de 1 semaine, le stage doit toujours être en continu) En D3, chaque étudiant participe au SIAMU au cours de deux rotations d une semaine chacune (l une équivalant à 35 heures, l autre à 50 heures). Dans le cadre du programme de T1Pro, chaque étudiant participe au SIAMU au cours de cinq rotations d une semaine (65 heures hebdomadaires et 325 heures annuelles). Les étudiants de D3 et T1Pro doivent rester dans la même rotation (matin ou soir) toute la semaine, de façon à former une équipe de travail harmonieuse. 33
36 Les étudiants participent au service d urgences pour les équines, par rotation en D2 et D3, par groupes de huit, une semaine en médecine et une semaine en chirurgie, et en astreinte pour les D3 et en T1Pro, sous la forme de stages d un minimum de deux semaines. Les étudiants de D2 et D3 reçoivent une formation initiale en élevage et pathologie des animaux de production à l UCRA, basé à la ferme de l ENVL (voir chapitre 6). Cette unité dispense aussi une formation ultime et spécialisée à des étudiants de T1 Pro, ainsi qu aux internes en pathologie des animaux de production (agrément national). L encadrement pédagogique est assuré, sous la houlette du Chef du département des productions animales, par un enseignant chercheur. L Ecole dispose d un système de clinique mobile (voir section 6.2) placée sous la responsabilité des Enseignants de l UP de Pathologie des Animaux de Production afin de baser l enseignement sur l étude de cas réels rencontrés sur le terrain, ainsi que pour générer des hospitalisations,. Chaque étudiant de D2 et D3 y participe 2 matinées par an. Plus d information concernant les animaux et le matériel d origine animale utilisés pour l enseignement se trouve au chapitre 7. Les installations et l organisation clinique sont décrites en section Commentaires Les commentaires suivants se réfèrent à l enseignement correspondant à la liste des matières cliniques (schéma EU). Anesthésie : Les étudiants pratiquent eux-mêmes les anesthésies de leurs cas sous surveillance. Le service manque de personnel technique. Il serait souhaitable d introduire un TP de manipulation en anesthésie afin d harmoniser les connaissances de tous les étudiants (par exemple intubation trachéale). Chirurgie : est répartie en trois centres : carnivores / équin / bétail En ce qui concerne les carnivores, la plus grande partie de l apprentissage hands on est appliqué en confiant le suivi du cas aux étudiants, de la prise en charge jusqu au retour au propriétaire, y compris la période postopératoire. La pratique chirurgicale est acquise en assistant les enseignants dans leurs interventions plus complexes, tandis que les opérations de routine sont faites par les étudiants mêmes, sous la surveillance d un enseignant. A la fin de la rotation en chirurgie, chaque étudiant devrait avoir exécuté au minimum une ovariohystérectomie canine, féline et une castration féline. Un cahier de travail attestant ces manipulations n existe toutefois pas, de même qu un TP officiel de procédures chirurgicales (exercices sur des morceaux/parties de squelette et sur cadavres). En équine, l enseignement est donné dans la Clinéquine, dirigée par un diplômé en chirurgie. Ce service moderne et efficace a organisé un internat, une résidence en chirurgie et entretient le principe de l apprentissage par le geste à un haut niveau utilisant des techniques multimédias d enseignement interactif. Les cas disponibles à étudier sont variés et suffisants. Par contre, les cas en bovine, en ce qui concerne les techniques de base orthopédiques ou celles des tissus mous sont modestes en nombre, mais suffisants. Pour les T1Pro, certaines interventions (césariennes, troubles de parturition) sont traitées à l UCRA. Médecine interne Chez les carnivores, comme en chirurgie, l apprentissage par le geste est garanti par un contact direct avec les patients. Toutefois l éventail de cas cliniques vus par l étudiant dépend directement du nombre de patients venus, soit référés sur rendez-vous, soit en policlinique. Toutefois, il y a assez de cas de routine pour l enseignement. Il serait souhaitable d augmenter le nombre de cas référés. L institution de consultations spécialisées, comme la gériatrie et l éthologie est positif. L enseignement de l ophtalmologie est garanti par l engagement d un vacataire. Il serait souhaitable que cette filière importante soit attribuée à un enseignant de l ENV. Le choix fait de confier la consultation de l animal sain (clinique de médecine préventive) ailleurs qu au département de médecine est positif, mais demande une meilleure coopération entre les départements, ce qui 34
37 devra être assuré dans le cadre du nouvel hôpital. Pour les animaux de rente, la médecine individuelle est enseignée soit sur le site de l ENV, soit dans les rotations à l UCRA et St Symphorien, où les problèmes de médecine du troupeau sont aussi abordés. Pourtant, on note relativement peu de travail sur les espèces de rente dans le cursus noyau (seulement 4 matinées en clinique mobile). Comme on le note en section 6.2, il y a lieu de renforcer l activité de la clinique mobile, et développer le côté santé des troupeaux en tant que service de même que dans la formation. Il faut augmenter la participation des étudiants D1 D3 dans cette activité. On remarque aussi qu il y a une pénurie d activités ou de contacts cliniques concernant des espèces de rente autres que les ruminants. Les disciplines équines (médecine interne, médecine d urgence, ophtalmologie, imagerie et reproduction) faisant partie de la Clinéquine, y sont bien enseignées. Imagerie Le service d imagerie dispose de l équipement traditionnel (fixe et portable) pour petits et grands animaux. Une station d échographie est aussi installée dans des locaux juste suffisants pour l enseignement à un groupe d étudiants. Les développements de la médecine moderne rendent nécessaire l acquisition d équipements d imagerie médicale plus sophistiqués (scanner, résonance magnétique). La numérisation des images radio et échographiques est en cours de développement, ce qui en permettra l inclusion dans le système CLOVIS accessible à chaque étudiant. Actuellement, l absence inopinée d un enseignant dans cette discipline est compensée par un télé -enseignement donné par un professeur externe, ce qui ne peut être qu une solution provisoire. SIAMU Ce centre d excellence, qui fonctionne 11 mois sur 12, 24 h / 24 garantit un enseignement approfondi de la médecine d urgence pour les étudiants, internes et résidents qui y effectuent des rotations obligatoires bien organisées. La fermeture regrettable de ce service en août est due aux règlements sur l emploi du personnel non vétérinaire. Reproduction L enseignement de cette discipline est réparti sur les différentes espèces. Le CERREC, un des 3 centres français à disposer de l accréditation pour IA de sperme congelé, s est développé en pôle d excellence de l ENVL. Pathologie infectieuse, zoonoses L enseignement réparti sous diverses étiquettes est satisfaisant. Toutefois, le manque de possibilités d isolement chez les chevaux et les bovins peut poser des problèmes de gestion et d enseignement en cas d apparition de maladie transmissible. Les structures insuffisantes au SVD ne peuvent par fournir d alternative valable. Anatomie pathologique L enseignement dispensé dans des locaux modernes et bien équipés est satisfaisant. Le nombre et la nature des autopsies correspondent à la variété des espèces traitées à l ENVL (carnivores, équins, bovins). Nous constatons toutefois un manque de matériel concernant d autres espèces, surtout porcines et aviaires. Laboratoire Le service d examens cliniques de laboratoire centralisé est bien équipé et correctement inséré dans la formation des étudiants. Les centres de toxicologie et de pharmacovigilance qui fonctionnent 24 h / 24 et dans lesquels les étudiants sont fortement impliqués constituent un autre centre d excellence et une occasion unique pour un enseignement spécialisé. Cela maintient en outre d excellents rapports avec la pratique extérieure Suggestions 4.18 La quantité de travail clinique des années D1 D3 sur des animaux de rente, et en particulier la 35
38 participation dans la clinique mobile, devrait être augmentée L enseignement clinique/santé des espèces d animaux de rente autres que les ruminants devrait être renforcé. Les suggestions en section 6.2 font référence à l infrastructure et à l organisation des cliniques, questions de grande importance pour la formation clinique. 36
39 4.5 HYGIENE ET TECHNOLOGIES ALIMENTAIRES Constatations Tableau 4.8: Matières et nombre d heures enseignées en hygiène alimentaire (ancien cursus P2 D3) année Nombre d heures de formation ratio des cours Matière cours TP TD cours cliniques total magistraux et autres types d enseignements Qualité et sécurité des aliments D2, D : 0.64 Total : 0.64 La formation pratique en hygiène des aliments est répartie entre des séances de travaux pratiques et de travaux dirigés sur le site de l Ecole ainsi que des séances en abattoirs. Au cours de chacune des quatre semaines consacrées à cette formation, chaque étudiant passe deux matinées (soit 6 à 8 heures) en abattoir et trois matinées (soit 09:00-12:00 h.) en salle de travaux pratiques. Chaque groupe est composé de 16 étudiants au maximum (8 de D2 et 8 de D3). Les 16 étudiants travaillent ensemble avec un enseignant ou alors, les étudiants de chacune des années d étude sont pris séparément en charge par un enseignant. L encadrement est assuré uniquement par les quatre enseignants-chercheurs de l unité pédagogique «Qualité et sécurité des aliments» qui disposent de bonnes compétences dans la discipline. Un enseignant est porteur du titre de spécialiste européen du collège «Veterinary Public Health (ECVPH)» et envisage d organiser des résidences dans cette discipline. Des activités de recherche de pointe sont aussi menées par les enseignants, notamment en bactériologie des aliments. Les enseignants aussi participent conjointement à de nombreuses commissions scientifiques en France et à l étranger. A l abattoir, les étudiants ont l occasion de visiter un important abattoir moderne de ruminants (gros bovins, petits ruminants) et d équidés. Dans cet établissement, une salle bien équipée et éclairée permet d inspecter les carcasses ou parties de carcasses saisies (3 matinées) et les abats (4 matinées). Comme constaté lors de la visite, les séances permettent de traiter dans de bonnes conditions les sujets relatifs à l inspection des viandes de ruminants à l abattoir. Aucune structure ne permet néanmoins d y effectuer des examens complémentaires comme l observation à la loupe binoculaire ou au microscope. En complément, l inspection de l espèce porcine est réalisée en salle de travaux pratique sur des carcasses et des organes saisis issus d un autre abattoir (6 heures). Aucun abattoir de porc ou de volailles n est visité par les étudiants, ni même aucun autre établissement de transformation agroalimentaire. Aucun examen de laboratoire n est effectué et l Ecole ne dispose plus de laboratoire de routine en microbiologie des aliments. Les travaux dirigés sont consacrés à l inspection des viandes à l abattoir sur base de supports visuels (12 heures), aux bonnes pratiques d hygiène et à l HACCP en abattoir, en industries de la viande et du lait (9 heures) ainsi qu à la bactériologie des aliments, à la conservation des aliments et aux enquêtes en cas de toxiinfections d origine alimentaire (9 heures). Dans les cours théoriques, une grande partie est consacrée aux technologies d abattage, à l inspection des viandes à l abattoir et aux viandes fraîches (40 heures) ; le reste se répartit entre une présentation des dangers liés aux DAOA (16 heures), à l hygiène, aux techniques de conservation et à la maîtrise de la qualité (18 heures), à la présentation des filières laits, viandes et sous-produits, restauration (16 heures) et à la législation (4 heures). Les notions de certification de systèmes et de produits n apparaissent pas clairement dans les énoncés. Les enseignants-chercheurs de l unité «Qualité et Sécurité des aliments» sont très peu impliqués dans les formations organisées par leurs collègues des autres unités pédagogiques ou des autres départements. Les projets de réforme du cursus ne permettent pas, à ce stade, de constater une réorganisation de ces matières. Il faut noter, qu en France, les vétérinaires doivent suivre une formation complémentaire à l Ecole nationale des services vétérinaires (ENSV) pour qu'il leur soit permis de contrôler officiellement la sécurité de la chaîne alimentaire. 37
40 4.5.2 Commentaires Globalement, le nombre d heures consacrées aux matières d hygiène alimentaire et santé publique est très bas par rapport aux autres pays européens. En plus, le ratio de cours magistraux : autres types d enseignement, est peu favorable, avec une insuffisance de travail (d un caractère) pratique. Cette minimalisme est probablement lié au fait qu en France les vétérinaires sont obligés suivre une formation complémentaire avant d exercer dans ce domaine. Les étudiants de l ENVL reçoivent une formation suffisante en inspection des viandes à l abattoir mais n ont qu une approche théorique des technologies et des mesures de maîtrise de la qualité et de la sécurité des aliments dans les autres secteurs de l industrie agroalimentaire (transformation des viandes, lait et produits laitiers, oeufs et ovo-produits ainsi que les produits de la pêche). Les notions de certification de système et de produits devraient être individualisés dans le cursus et la formation pratique préférée aux cours magistraux. L enseignement intègre et rappelle beaucoup de notions enseignées ailleurs qu à l ENVL (pathologies du bétail et des autres animaux de production, anatomie pathologique, toxicologie, résidus de médicaments, contaminants de l environnement) sans implication des enseignants de ces disciplines dans les cours ou travaux pratiques. Par contre, on trouve les enseignants de l unité pédagogique Qualité et sécurité des aliments très peu sinon aucunement engagés dans l enseignement consacré, par exemple, aux productions animales, aux pathologies, à la pharmacologie et toxicologie ainsi qu à la parasitologie. Dans la spéculation des animaux de production, tout l enseignement doit intégrer la dimension «sécurité» des produits. Le règlement CE N 854/2004 relatif aux contrôles officiels des denrées alimentaires d origine animale définit les exigences de formation à remplir par les vétérinaires appelés à effectuer les contrôles officiels au sein de l Union européenne. Même s il n est pas exigé actuellement que tous les vétérinaires diplômés au sein de l Union européenne maîtrisent totalement les 22 thématiques présentées dans ce document, il est important que tous les diplômés européens disposent de connaissances suffisantes pour comprendre toutes ces notions en relation avec la santé publique vétérinaire. Le référentiel de diplôme du nouveau cursus concernant la «santé publique vétérinaire, hygiène, qualité et sécurité des aliments» va dans le bon sens mais devrait être plus intégré dans les autres matières de deuxième cycle. De plus, toutes les notions de base doivent être enseignées dans le tronc commun et non dans un module facultatif. L Ecole dispose de nombreux laboratoires de diagnostic ou de travaux pratiques. Néanmoins, ils ne sont pas utilisés dans le cadre des formations concernant la qualité et la sécurité des aliments. Aucune structure ou équipement en technologie des aliments n est disponible à l ENVL Suggestions 4.20 Les étudiants de l ENVL doivent être confrontés à la maîtrise de la qualité dans d autres secteurs de la filière alimentaire que celui des abattoirs de ruminants au travers de visites et travail personnel La formation concernant la qualité et la sécurité des aliments doit être intégrée dans les autres matières concernant les animaux de production dans une approche de la fourche à la fourchette. L essentiel de ces notions doit être enseigné par l étude de cas au lieu de cours magistraux. La notion de certification de filières agroalimentaires doit faire partie intégrante de cet enseignement Toute une série de notions complémentaires doit être introduite dans une ou plusieurs formations intégrées conformément aux matières citées au chapitre IV de la section III de l annexe 1 du règlement CE n 854/2004. relatif aux contrôles officiels des denrées alimentaires d origine animale. Ceci implique un renforcement considérable du programme de formation D1 D3 dans ce domaine. 38
41 5. ENSEIGNEMENT: QUALITE ET EVALUATION 5.1 METHODES D ENSEIGNEMENT Constatations L enseignement se fait au moyen de cours magistraux, de travaux dirigés et de travaux cliniques/pratiques (voir chapitre 4). Il existe en général des objectifs d apprentissage qui définissent les buts des matières. L apprentissage basé sur des problèmes n a pas été introduit de manière formelle. Pourtant, plusieurs matières et la formation clinique utilisent un apprentissage par la résolution de problèmes et de cas. Une telle approche est souvent adoptée pour les sessions de travaux dirigés. (méthode non-directive) Diverses ressources sont disponibles pour aider les étudiants dans une approche pédagogique qui peut les aider à apprendre. La bibliothèque, le service audiovisuel et le soutien informatique sont bien organisés (voir chapitre 8). Les étudiants utilisent la bibliothèque et la salle d ordinateurs pour le travail en petits groupes. Beaucoup d enseignants informatisent leurs cours, et les mettent sur les réseaux de l Ecole (site intranet). L utilisation des ordinateurs pour l apprentissage est devenue courante dans plusieurs disciplines, et dispose de programmes interactifs pour l apprentissage en autodidacte dans certaines matières (e.g. clinique/équines). Les étudiants basent leurs études surtout sur des polycopies, notes prises des cours magistraux et rédigées de façon structurée par les étudiants eux-mêmes. Lors de chaque séance, certains étudiants prennent des notes officielles qui sont ensuite copiées et distribuées à toute la promotion. Il se peut aussi que des notes proviennent des enseignants eux-mêmes, mais ceci dépend de l unité pédagogique et du professeur. Le taux de participation des étudiants au cours magistral est très faible. Les enseignants recrutés aujourd hui proviennent d une filière de 3ème cycle (thèse d université, habilitation à diriger la recherche) et n ont donc pas reçu de formation pédagogique. Une formation continue des enseignants a été mise en place par la DGER (4 semaines par an). L ensemble des enseignants se réunit chaque année pour des séminaires pédagogiques ; pour une journée et 2 demi-journées au mois de mars, suivis en juillet, par un séminaire qui réunit enseignants et étudiants. Les réflexions portent essentiellement sur la pédagogie et la vie étudiante. A l issue des séminaires, chaque unité pédagogique corrige son référentiel transmis au bureau de la formation qui centralise les données et prépare les référentiels de chaque année d étude. Il n existe aucune procédure formelle d évaluation de la qualité de l enseignement dispensé à l ENVL. Les qualités pédagogiques ne figurent pas dans les procédures d évaluation par la CNECA. Les seules réalisations résultent de démarches individuelles au sein de certaines unités ou départements. Un document d évaluation de la manière d enseigner a néanmoins été conçu par les enseignants à l ENVL, et est discuté en séminaire pédagogique mixte. Le document d évaluation des enseignements est remis chaque année à tous les étudiants, sollicitant de leur part, leur avis sur les enseignements reçus l année précédente. Les questionnaires sont ensuite analysés et les résultats formalisés sous forme d histogrammes. Dans le RAE, on a mis en évidence les relations entretenues avec beaucoup d organisations pédagogiques, de recherche et du monde professionnel. Avec ceux-ci, l ENVL a établi de très importantes interactions pédagogiques Commentaires Les conditions générales d étude sont très positives, avec de bonnes relations entre les enseignants et les étudiants. L essentiel de la formation est orienté vers son application et la résolution des problèmes. Pourtant, comme il a été constaté ailleurs dans ce rapport, une meilleure intégration des matières et des activités pédagogiques est à souhaiter, au lieu de traiter chaque aspect de façon isolée et cloisonnée. La restructuration du cursus en modules qui intègrent des matières complémentaires devrait favoriser la coordination du contenu des matières, et devrait se faire de façon systématique (voir suggestion 4.2). L introduction d un système d évaluation de l enseignement dispensé, ainsi que le développement 39
42 d équivalence ECTS, sont aussi positives. En principe, le temps que les étudiants consacrent à l auto apprentissage est limité, vu le nombre d heures passées en cours magistraux, travaux pratiques, dirigés ou cliniques (voir tableau 4.5). Pourtant, on note un fort taux d absentéisme des étudiants aux cours magistraux, du fait que les étudiants reçoivent chacun les polycopies. Le rapport entre les travaux pratiques et dirigés est aussi déséquilibré dans quelques matières (voir chapitre 4), probablement en raison du fait que les heures de TD sont relativement surévaluées (voir chapitre 10). En effet, les étudiants passent de facto beaucoup de temps en travail personnel ou auto-apprentissage en travaillant de façon théorique avec des ressources bibliographiques. Vu le changement majeur dans le cursus et l enseignement, et le fait que les étudiants aient eux-mêmes mis au point un système qui remplace la participation aux cours magistraux, il semble que le moment soit opportun pour officialiser cet auto-apprentissage. Le nouveau curriculum a déjà réduit la quantité de cours magistraux par rapport aux autres types de travail. Puisque la présence aux cours magistraux n est pas considérée comme très utile par beaucoup d étudiants, ceux-ci peuvent être remplacés par une obligation de se préparer à des sessions de travaux dirigés plus lourds. L augmentation de travail interactif en petits groupes serait une démarche en faveur de la méthodologie d un apprentissage basé sur des problèmes, sans qu il soit nécessaire de restructurer le curriculum de manière formelle en une série de problèmes qui, en finale, en exposerait tous les aspects. Il faut noter qu en ce moment, le personnel a beaucoup de travail pour s adapter au changement du cursus. Un tel changement d orientation est donc plutôt à envisager quand il y aura moins d autres préoccupations. Le soutien logistique pour les activités didactiques est bon (bibliothèque, service audio visuel, etc.). Pourtant, les étudiants basent leurs études principalement sur des polycopies. Le principe de cette approche est de noter tout ce qu un enseignant a présenté et d espérer que ceci inclura tout le nécessaire pour réussir l examen dont les questions sont choisies par l enseignant lui-même. C est donc un système très fermé, sans contrôle extérieur. Il n existait pas de copie de ces polycopies, ni à la bibliothèque, ni aux unités pédagogiques, ni aux cercles d étudiants, fait étonnant vu que ce système est très bien codifié et fournit les sources de référence pour tous les cours. Il serait plus sain de baser l étude d une matière sur des textes actuels et internationaux, vu que les étudiants se montrent capables étudier par eux-mêmes un matériel écrit volumineux. L équipe est heureuse de noter que l Ecole est en train de mettre sur pied un système officiel d évaluation des cours. Nécessaire pour tout cursus vétérinaire, cette évaluation fournira l information pertinente pour adapter l enseignement dans le futur Suggestions 5.1 La restructuration du cursus en modules intégrés devrait se poursuivre, en augmentant l apprentissage en petits groupes par rapport au cours magistral. 5.2 La formation en auto-apprentissage des étudiants devrait se baser sur des manuels récents et de renommée internationale. 5.3 L Ecole devrait mettre en place un système d évaluation systématique des enseignements et des enseignants, tant pour les enseignants chercheurs que pour les enseignants vacataires. 5.4 Il faudrait tenter d éveiller l intérêt des étudiants pour les disciplines non cliniques, en profitant des possibilités d intégration horizontale qu offre l enseignement par module. 40
43 5.2 SYSTEME DES EXAMENS Constatations L organisation générale des examens (définitions, organisation, forme, calendriers, sanctions) est définie par le règlement des études, avec une politique générale définie par des conseils de l ENVL. Les examens peuvent comporter, selon les unités, des épreuves théoriques, orales ou de préférence écrites, ainsi que des épreuves pratiques et cliniques. Parmi ces épreuves, il y a une prédominance d examens écrits, lesquels sont accompagnés, selon les matières, par des épreuves pratiques/cliniques. Des contrôles continus de connaissances ne sont pas officialisés, mais peuvent être organisés au cours de l année et laissés à l appréciation des enseignants. Il n y a pas d examinateurs externes. Les examens ont lieu en janvier et en juin, à la fin des deux semestres, périodes pendant lesquelles les cours sont suspendus. Pour passer à l année d étude supérieure, l étudiant doit avoir obtenu une note minimum de 10 sur 20 pour chaque examen de l année correspondante, et avoir satisfait à la validatio n de ses stages et options. Les étudiants ayant obtenu une moyenne inférieure à 10 sur 20 à un ou plusieurs examens auront la possibilité de se représenter à une session de rattrapage en septembre. La non-validation de 30% des examens (moins de 10 sur 20) interdit la représentation à la session de septembre et conduit d'emblée au redoublement. Le nombre possible de redoublements est limité à un maximum de 2 pour l ensemble des 1er et 2ème cycles d études. Aucun triplement d une année, sauf dérogation spéciale, n est possible. L Ecole note que la situation du redoublement de toute une année d étude à cause d une seule matière est perçue comme une perte de temps préjudiciable. Chaque étudiant conserve la possibilité de saisir une commission d appel susceptible de réexaminer son dossier. Le Conseil des enseignants arrête, à l issue de chaque année universitaire, la liste des étudiants par ordre de mérite avec mention de leur moyenne générale. Un relevé des notes obtenues est adressé à chaque étudiant. En fin de T1Pro, les étudiants sont autorisés à soutenir leur thèse de doctorat vétérinaire après validation des formations suivies. Vu le système de modules introduit dans le nouveau cursus, les nouveaux examens intègreront les matières étudiées, et auront lieu tout au long des semestres. Les étudiants ont participé à la discussion portant sur l organisation des nouveaux examens Commentaires Des examens demandant une courte réponse écrite sont les plus couramment utilisés à l ENVL. Il serait bénéfique de réfléchir aux moyens d évaluer de manière objective la capacité de raisonnement de l étudiant et d application de ses connaissances, tout en gardant un système clairement objectif, serait bénéfique. Le nouveau système d enseignement en modules implique un changement des examens qui seront intégrés à la suite à chaque module. Il ne semble pas y avoir de problèmes manifestes concernant la progression des étudiants d une année à l autre Suggestions 5.5 L ENVL devrait adapter les examens en fonction de l enseignement en modules du nouveau cursus, en fonction de l expérience acquise, ainsi que leur compatibilité avec le programme Erasmus 5.6 Il faudrait évaluer l opportunité de méthodes d évaluation de l acquisition de connaissances et de compétences autres que les seuls examens, de manière à opérer une sélection de diplômés aussi proches des réalités professionnelles que possible. La possibilité d organiser des examens oraux pour quelques matières devrait être envisagée. 5.7 Il faudrait réévaluer le système de promotion d une année à l autre en veillant à entretenir la motivation des étudiants, tout en augmentant leur niveau général de compétences et leur capacité à travailler de manière autonome. 41
44 42
45 6. INSTALLATIONS ET EQUIPMENTS 6.1 GENERALITES Constatations L Ecole nationale vétérinaire de Lyon est installée depuis 1978 sur son propre site en zone rurale dans la commune de Marcy-l étoile, à 14 km à l ouest de Lyon. Elle est implantée sur un domaine de 44 hectares et comporte 41,000 m² de locaux. Elle est située à une vingtaine de kilomètres de l Université Cl. Bernard Lyon I (Faculté de Médecine) de laquelle elle dépend pour la délivrance de certains diplômes dont les thèses d exercice et d universités (voir aussi chapitre 12 et 13). L Ecole est logée dans deux bâtiments principaux. La forme du premier bâtiment ressemble à une main, dont la paume rassemble les locaux administratifs, la bibliothèque, les amphithéâtres et autres services centraux, et les doigts accueillent les départements, les laboratoires et les salles de cours. Le deuxième bâtiment principal est celui des cliniques (voir section suivante). Les autres activités sont conduites dans des locaux annexes dispersés sur le site, y compris la résidence étudiante de 230 lits et le restaurant de l Ecole. Toutes les chambres de la résidence sont connectées au réseau intranet de l Ecole. L essentiel des locaux date de la fin des années 1970; il est basé sur des plans des années Un ensemble de modifications importantes ont débuté en 2000, et de tels travaux devraient intervenir dans les années à venir. Ces 7 dernières années, plus de 15 millions d Euros ont donc été investis pour des réhabilitations de locaux (3,5 millions), de nouvelles constructions (10,7 millions) et des équipements (1 million). Plusieurs travaux ont déjà été réalisés, dont la construction du bâtiment des autopsies, le SIAMU, l aménagement de la clinique de l Arbresle, et la construction de l hôpital pour petits animaux. Un ensemble de modifications importantes devrait intervenir dans les années à venir. La première constatation est la nécessité de procéder aux travaux de réfection de l existant, chiffrés à 13 millions d euros, dont 2 millions d euros de travaux de sécurité qualifiés d urgents. Les nouvelles constructions ont surtout été consacrées à des extensions cliniques, de laboratoires, à la salle d autopsie et à l Institut Claude Bourgelat (ICB). Ce dernier est une structure de haute qualité dédiée à l expérimentation animale (rongeurs de laboratoire, carnivores domestiques, ovins et porcins) sur animaux conventionnels (A1) ou sur animaux contaminés ou transgéniques (A2). Cet institut est le projet principal en cours de réalisation et il est prévu de le rendre opérationnel début Des locaux plus spacieux pour le CNITV et le CPVL sont prévus courant 2005, ainsi que l aménagement d une salle de conférence de taille réduite pour la formation professionnelle. L ENVL dispose de 5 amphithéâtres (450, 250, 125, 125 et 100 places), d un amphithéâtre clinique de 60 places, de 10 salles de travaux dirigés de 10 à 30 places (dont deux salles informatiques de 30 places) et de 11 salles de travaux pratiques de 12 à 42 places. Les locaux disposent de tout l équipement nécessaire pour réaliser des enseignements modernes sur support multimédia, y compris des systèmes d interrogation interactifs pour petits groupes d étudiants. Le bâtiment des autopsies est de construction récente et comprend deux unités. Il y a une grande salle pour les autopsies des équidés et bovins équipée de moyens de manutention adéquats et des tables et chariots nécessaires à la bonne réalisation des actes. Pour les autopsies des animaux de production de taille moyenne et de compagnie, il y a une salle mitoyenne comprenant également les équipements nécessaires. Le bâtiment abrite également un box d euthanasie, deux chambres froides, un vestiaire et sanitaire, et une salle pour stockage de matériel. Les services bibliothèques, informatiques et audio-visuel sont décrits au Chapitre 8. En plus d une résidence universitaire (230 chambres avec salle d eau et kitchenette), les étudiants de l Ecole disposent d un bureau pour le Cercle des élèves (50 m² environ), d une coopérative et de sa réserve (45 m²), de locaux réservés à des activités culturelles et de lois irs et d un chenil. Ils ont aussi une cafétéria dans le bâtiment central (170 m² environ, fonctionnant de 09:00 19:00), gérée directement par les étudiants. Ils disposent de terrains de sport sur le site de l Ecole. Une extension de la résidence universitaire est prévue en 2006 afin de disposer de 300 chambres sur le site de l Ecole. 43
46 L ENVL dispose de deux minibus pour les visites à l extérieur de l Ecole et de deux véhicules pour la clinique ambulante de l Arbresle. En outre, l Ecole a conclu des accords avec la société publique de transport pour effectuer le transfert des étudiants, notamment à destination de l abattoir de Corbas. L école disposait entre 1985 et 1990 d une ferme pédagogique sur le site propre de l Ecole, ferme qui à du être fermée suite à des difficultés de gestion. L enseignement pratique de la médecine des animaux de production en ferme est assuré depuis 2001 grâce à l achat par l Ecole d une clinique rurale (clinique de l Arbresle) dans laquelle les étudiants se rendent pour participer à des consultations de médecine rurale ou à des visites d exploitations dans le cadre de suivis zootechniques ou de reproduction. Les locaux disponibles à l abattoir de Corbas sont bien adaptés pour réaliser une formation en inspection des viandes (voir section 4.5). Cependant, l accès à l abattoir est difficile car il nécessite la traversée de Lyon aux heures de pointe, ce qui signifie un trajet en bus de plus de 45 minutes Commentaires Le site de l ENVL est convenable, bien qu il soit un peu éloigné de la ville. Globalement, l ENVL dispose de suffisamment de terrain, et d espace dans les bâtiments. Du fait de l époque à laquelle ils ont été conçus, les bâtiments ne sont pas très esthétiques et leur fonctionnalité (utilisation de l espace, efficacité énergétique) aurait pu être meilleure. Bien que datant de moins de 30 ans, beaucoup de locaux nécessitent une rénovation pour laquelle il faut prévoir des investissements. L équipe a constaté avec plaisir de tels travaux sont déjà programmés. On peut citer notamment les locaux réservés à la médecine et la chirurgie du bétail ainsi que la salle de travaux pratiques d anatomie. L Institut Claude Bourgelat sera très utile pour la recherche et l enseignement de l ENVL. L équipe a remarqué que les salles et la boratoires pour le travail pratique paraissent vides et sous-utilisés. Ce constat renforce l impression que les travaux pratiques (TP) dans les cursus ne sont pas suffisamment développés (voir aussi chapitre 4), situation favorisée par le nombre plus important de travaux dirigés par rapport aux TP dans l emploi du temps du personnel (voir chapitre 10). Vu que le changement de curriculum tente d augmenter la proportion de l apprentissage en autodidacte et étant donné le fait que les étudiants préfèrent déjà ce type de formation à celui du cours magistral, il faudrait mettre à la disposition des étudiants plus de salles ou d espaces pour leurs travaux par petits groupes. Comme il a été constaté au chapitre 8, les ressources audio-visuelles sont satisfaisantes, mais la disponibilité du matériel informatique pour les étudiants est à revoir. La proximité et la qualité des résidences mises à la disposition des étudiants sont un atout considérable, ainsi que les installations sportives et culturelles et le service social. Les étudiants semblent bien vivre sur ce campus, avec beaucoup d activités et de services très appréciés par les étudiants. La Commission d évaluation a noté que les étudiants sont satisfaits des équipements audiovisuels, de la bibliothèque, de la qualité de la résidence, des locaux associatifs, de leur cafétéria, du fonctionnement du cercle, des relations avec l administration. Ils déplorent la capacité insuffisante de la salle informatique, des contrôles de sécurité de la résidence, et de la difficulté de participer à une vie étudiante pluridisciplinaire du fait de l éloignement de l Ecole ainsi que certaines autres contraintes dans les activités non-académiques. La ferme et la clinique mobile à L Arbresle sont très importantes pour la formation des étudiants. Comme il l a été noté ailleurs, l ENVL devrait privilégier le développement de la clinique mobile Suggestions 6.1 Des investissements devraient être engagés pour la rénovation ou l adaptation de certains bâtiments et locaux. 6.2 Il faudrait améliorer le nombre de salles ou espaces disponibles pour le travail autonome des étudiants en petits groupes. Voir aussi suggestion 8.1 concernant le matériel informatique. 44
47 6.2 INSTALLATIONS ET ORGANISATION CLINIQUES Constatations L ENVL dispose de 5 unités principales, affectées à différents départements (voir tableau 2.1 au chapitre 2), servant aux enseignements cliniques et à l hospitalisation des animaux : la clinique et hôpital pour petits animaux ; le service soins intensifs-anesthésiologie et médecine d urgence (SIAMU) ; la clinique équine ; la clinique et hôpital pour animaux de production ; le bâtiment d infectiologie (médecine préventive et quarantaine). Elle y dispose en outre de plusieurs unités ou locaux accueillant des animaux (hangars, prés, chenils, etc.) A cela s ajoutent des services spécialisés : le laboratoire de diagnostic en santé animale (département de productions animales) le laboratoire d histopathologie et hématologie (clinique des petits animaux) le laboratoire de biochimie (unité de biochimie pour toutes les cliniques) le laboratoire de parasitologie (ensemble des cliniques) le laboratoire vétérinaire départemental (analyses bactériologiques pour l ENVL selon convention) le laboratoire de toxicologie diagnostic (unité de pharmacie -toxicologie) le service d imagerie (pour la clinique des petits et clinique des grands animaux) la pharmacie des cliniques (dans la clinique des petits animaux) Pour les petits animaux, la Clinique et l hôpital regroupent la consultation, les interventions et les hospitalisations en médecine interne, chirurgie et anesthésiologie, pathologie de la reproduction, consultations spécialisées. On y trouve des espaces pour l accueil et des salles d attente, 18 boxes d examens, plusieurs salles de consultation et examens spécialisés, neuf salles de chirurgie, les lieux pour la préparation et le réveil, des laboratoires de biochimie et d hématologie, ainsi que les locaux généraux nécessaires (pharmacie, instruments, laverie et stérilisation, vestiaires, etc.). Le SIAMU est une clinique séparée, implantée dans un local individualisé avec une salle de soins, de réanimation, de surveillance, de soins continus et de réunion, (équipée de moniteurs, de pompes à perfusion et de pousse seringues), une salle de préparation à l anesthésie, une salle de chirurgie et 11 boxes de réanimation. Ce service dispose également de lieux pour l accueil, de deux salles de consultations, de locaux de quarantaine pour chiens et chats, et de locaux généraux. Le SIAMU fonctionne avec la participation de deux enseignants à plein temps, de deux chargés de consultations (1,5 pleins-temps) en médecine d urgence et soins intensifs, d un anesthésiste et d un chirurgien d astreinte, des étudiants de 3ème cycle long (résidants, internes), de deux secrétaires à temps-partiel, d un technicien, d un emploi jeune et de deux techniciens en santé animale, d étudiants ou de stagiaires (8 D3, 5 ou 6 T1Pro en rotation). La clinique équine concentre l ensemble des activités cliniques et d hospitalisation de cette espèce, avec des lieux pour chirurgies stériles et non stériles et leur préparation, deux boxes de réveil et d induction anesthésique, deux salles de consultations, deux salles de radiologie, une salle de soins et d hydrothérapie, ainsi que des locaux pour l accueil, le stockage, la pharmacie, l administration, etc. On compte 13 boxes d hospitalisation pour chevaux et 7 paddocks. A la clinique et l hôpital pour animaux de production, on trouve une salle de chirurgie, une salle de consultation, un préau de consultations et de travaux pratiques (12 places), 9 boxes d hospitalisation et 6 stalles pour bovins, 6 boxes pour petits ruminants et porcins, ainsi que des locaux généraux. L'ENVL a acquis en 2000 une clientèle vétérinaire fermière située à 12 kilomètres à l ouest de Marcy l Etoile, et a établi l Unité Clinique Rurale l Arbresle (UCRA), rattachée au Département des productions animales. L UCRA fonctionne 24 heures sur 24 et 365 jours par an, avec la participation de trois vétérina ires dont un maître de conférence, 5 internes, 14 étudiants en T1Pro et une secrétaire à temps-partiel. Les enseignants de pathologie du bétail et de pathologie de la reproduction y interviennent également. Un système de clinique mobile («ambulante») fonctionne de longue date. Il est basé sur deux clientèles, l UCRA/ENVL d une part, et une clientèle libérale située à Saint Symphorien sur Coise (Rhône) d autre part. Cette clinique ambulante fonctionne 32 semaines par an, deux jours par semaine. 45
48 Au bâtiment d infectiologie (médecine préventive), on dénombre 3 salles de consultations-vaccinations et un local de quarantaine. Les animaux peuvent y être isolés (il existe aussi des locaux d isolement pour petits animaux au SIAMU), mais leur construction convient ni aux chevaux ni aux bovins. Un projet d aménagement d un bâtiment de quarantaine et d une plate-forme de désinfection des véhicules de l ENVL est à l étude. Le service d imagerie médicale fonctionne à la fois pour la clinique des petits et grands animaux. Ces locaux sont composés d un secrétariat, de 2 salles de radiologie conventionnelle, d une salle d interprétation, d une salle de développement (chambre noire) et d une salle pour échographies des petits animaux. En radiologie comme en échographie, les compte-rendus sont informatisés au moment de l examen. Le service d anesthésie emploie deux enseignants-chercheurs qui poursuivent un programme de résidanat alternatif (il n y a pas de diplômé sur place). Le service d anesthésie n est pas indépendant : il est intégré dans le service de chirurgie, soit carnivores, soit équidés. Le service de chirurgie bovine et le SIAMU utilisent également ces ressources, selon les besoins. La pharmacie centrale des cliniques est implantée dans la clinique des petits animaux (accueil des cliniques). Elle est gérée par le responsable de l unité de pharmacie toxicologie et un agent technique, assistés d un pharmacien stagiaire le matin. Les départements productions animales et hippiques gèrent directement leur propre pharmacie, par délégation. Les cliniques fonctionnent toute l année, à savoir tous les matins du lundi au vendredi. La consultation d accueil oriente les cas vers les autres consultations. Chez les animaux de compagnie, les consultations spécialisées ont lieu en alternance. Chez les chevaux, les rondes cliniques ont lieu 7 j/7. Les consultations du département de production animale ont lieu dans les élevages de la clientèle d Arbresle, tous les jours de l année. Les urgences sont assurées par le SIAMU (pour les petits animaux de compagnie) qui fonctionne 24h/24, 11 mois sur 12, par le service d urgence et de soins intensifs de la clinique équine (24/24h, 365 jours par an), par l UCRA (pour le bétail et la reproduction) et par les cliniques mobiles (clientèle de L Arbresle) Les CNITV et le CPVL (pharmacologie, pharmacovigilance, toxicologie) sont aussi disponibles par téléphone 24h/24, tous les jours, en tant que service national. Les gardes sont assurées par des étudiants volontaires et formés (D2 et D3), encadrés par des Docteurs vétérinaires et des enseignants. Les services pour petits animaux de compagnie comprennent des spécialisations en ophtalmologie, pathologie locomotrice, dermatologie, cancérologie, endocrinologie, troubles du comportement, reproduction (CERREC), et parasitologie. En équine, l Ecole offre l exploration fonctionnelle (radiographie pulmonaire, échocardiographie, imagerie interventionnelle, bronchoscopie, lavage bronchoalvéolaire), l expertise nécropsique, lé chirurgie des coliques, lé néonatalo gie, les transfusions, une banque de sang et de colostrum, la chirurgie orthopédique incluant la stabilisation cervicale. Le Département des productions animales dispose de spécialistes en échographie, échocardiographie, radiographie, endoscopie, hématologie, diagnostic nécropsique, chirurgie orthopédique et abdominale et néonatalogie. Certains laboratoires de l Ecole sont des références dans leur domaine. La proportion des cas référés est globalement identique dans tous les secteurs : 25 à 30 % de cas référés donc 70 à 75 % de cas primaires, sauf en équine où il est inversé. La proportion de cas référés est évidemment plus importante dans le cadre des consultations spécialisées (ophtalmologie, dermato-cancérologie, expertises nécropsiques, etc.). L Ecole a développé ses capacités de formation de spécialistes (voir aussi chapitre 12) en augmentant fortement le nombre de ses enseignants spécialistes, diplômés de collèges européens et américains. Les tarifs pratiqués à l Ecole sont fixés chaque année par le conseil d administration et font l objet d un document officiel. Ils sont globalement identiques aux tarifs pratiqués dans le privé, à l exception de la médecine préventive (moins élevés) et de l équine (plus élevés). 46
49 6.2.2 Commentaires Sur le plan global, les cliniques fonctionnent bien, et sont capables de dispenser une bonne formation clinique. On constate un manque important de personnel auxiliaire qualifié (voir aussi chapitre 10 à ce sujet) dans toutes les cliniques (animaliers, secrétaires médicales, auxiliaires vétérinaires diplômés). Cette situation met en danger la qualité du service à la clientèle et rend impossible tout fonctionnement des cliniques en l absence des étudiants. Ceci est particulièrement crucial dans des services centralisés (pharmacie, magasin, laboratoire cytohématologie, nettoyage, animalerie, imagerie). Le manque de secrétaires dans les départements cliniques est préoccupant et mobilise inutilement le temps des enseignants-chercheurs pour des tâches non liées à l enseignement ou la recherche. Cela dit, on pourrait certainement optimaliser l organisation du stockage, de la stérilisation et la distribution des instruments en fusionnant et en coordonnant les besoins de la chirurgie et de la reproduction au bloc opératoire. De même, le fait que le CERREC gère ses propres dossiers cliniques hors CLOVIS représente un obstacle potentiel pour la collaboration entre services et la coordination de l enseignement. Un regroupement de cette unité et de celle concernant l animal sain pourra permettre de résoudre plusieurs de ces problèmes. Dans cette optique, il faut veiller à ce que le futur hôpital dispose de son propre budget pédagogique, de manière à ne pas augmenter la charge des budgets des départements cliniques respectifs. On constate que les producteurs amènent de moins en moins leurs animaux en clinique à cause du risque de maladies infectieuses, des contraintes inhérentes au déplacement des animaux de rente et pour des questions de frais et de temps. Il faudrait donc maximaliser l activité de la clinique mobile pendant la semaine pour assurer la formation des étudiants en animaux de rente. La clinique mobile devrait s occuper de la gestion de la santé des troupeaux, ainsi que du traitement classique de l animal individuel. Comme l Ecole l a constaté, il serait souhaitable de mettre en place une clinique mobile équine, premièrement pour offrir un service plus complet, et deuxièmement, pour permettre de disposer de cas de routine pour la formation. Le service Dermatologie/cancérologie est dirigé par un diplômé en dermatologie, secondé par un autre diplômé. Un résidanat n est pas encore installé. La cancérologie historiquement incluse dans la dermatologie devrait pouvoir se développer dans un groupe d oncologie multidisciplinaire indépendant, pour garantir l enseignement et la recherche appliquée de cette discipline émergente et financièrement porteuse. Des investissements de base seront néanmoins nécessaires dans le futur (par exemple pour la radiothérapie), ainsi qu une collaboration étroite avec la médecine humaine. Comme il a été noté au chapitre 10, les diplômes de niveau boards Européens, ainsi que les programmes de résidanat, sont un indicateur d excellence, mais malheureusement il n existe aucune reconnaissance de cette valeur au niveau du salaire ou comme condition requise pour obtenir un poste clinique. Nous estimons très positif qu un comité ait été constitué pour mettre au point une procédure d évaluation des risques et incidents permettant de réagir correctement aux événements ou accidents éventuels dans les cliniques Suggestions 6.3 Il devrait y avoir suffisamment de personnel auxiliaire (administratif ainsi que technique) en quantité et en qualité pour soutenir l activité du personnel académique et clinique. 6.4 L ENVL devrait développer son projet d hôpital animalier pour améliorer l efficacité des cliniques et l utilisation de ses ressources. Les suggestions relatives aux diplômes et à leur valeur dans les activités cliniques se trouvent au chapitre
50 48
51 7. ANIMAUX ET MATERIEL D ORIGINE ANIMALE POUR L ENSEIGNEMENT 7.1 Constatations Chaque année universitaire, l Ecole acquiert 40 chèvres et 30 chiens, qui sont euthanasiés, saignés et leur système vasculaire est visualisé par une injection de latex-néoprène ou de plâtre coloré, pour utilisation par les étudiants pour les travaux pratiques de dissection d anatomie. Les animaux reçus dans les cliniques de l'envl et par l'unité de pathologie sont indiqués dans le tableau 7.1. Tableau 7.1: Nombre d'animaux reçus à l ENVL de 2002 à 2003 animaux de ferme animaux de compagnie consultations hospitalisations autopsies bétail chevaux petits ruminants cochons autres ¹ chiens chats autres L activité bovine a fortement augmenté à partir de 2001 suite à l acquisition de la clientèle de l Arbresle. Aux cas bovins dans le tableau ci-dessus, il faut ajouter les suivis de fécondité des vaches laitières (600 têtes environ), et les opérations de prophylaxie sanitaire (4500 prises de sang et 5700 tuberculinations par an). En ce qui concerne l espèce canine, il faut ajouter les visites d élevage du CERREC (125 élevages, 30 chiens par élevage, chaque année) ainsi que les études de résultats d analyses (2000 chaque année). L organisation des cliniques est décrite en section 6.2. La proportion de cas référés est globalement identique dans tous les secteurs : 25 à 30 % de cas référés donc 70 à 75 % de cas primaires, sauf en équine où il est inverse. La proportion de cas référés est évidemment plus importante dans le cadre des consultations spécialisées (ophtalmologie, dermato-cancérologie, expertises nécropsiques, etc.). Le ratio des cas cliniques en animaux de compagnie : nombre d'étudiants diplômés s'élève à approximativement 1:74 (114:8420). Le ratio des cas cliniques en animaux de ferme : nombre d'étudiants diplômés est d environ 1:27.3 (114:3117). Le ratio des autopsies : nombre d'étudiants diplômés s'élève à plus ou moins 1:5 (114:575). (Pour plus de compatibilité entre les rapports d évaluation, ce ratio ne prend pas en compte les animaux de ferme ou de compagnie dits autres.) Les animaux et matériel d origine animale mis à la disposition des étudiants pour l enseignement de l hygiène alimentaire et de la santé publique vétérinaire sont indiqués en section Commentaires La quantité d animaux et de matériel d origine animale en nécropsie est satisfaisante. Néanmoins, l équipe note qu il y a relativement peu d autopsies de carnivores. La situation excentrée de l ENVL qui favorise la médecine rurale et équine demande un effort particulier pour maintenir un bon nombre de cas cliniques en canine. Le futur centre hospitalier, avec ses pôles d excellence, est de bon augure pour atteindre ce but. Il faut toutefois prêter une attention soutenue et permanente pour améliorer le nombre de cas référés, ce qui implique un choix considérable en médecine et chirurgie haut de gamme. Il faut aussi apporter plus de soin dans la transmission des informations aux praticiens référents (ce qui semble encore actuellement faire défaut, notamment pour des questions de secrétariat). En clinique, on note suffisamment de carnivores, et un bon équilibre entre les cas primaires et les cas adressés. Il faut veiller à disposer d un nombre de cas adéquat dans les domaines spécialisés pour soutenir les formations 49
52 complémentaires cliniques. Ceci concerne en particulier les programmes des diplômes spécialisés, activités que l Ecole veut accroître ; ces programmes entraînent des exigences spécifiques et qui demandent un nombre élevé de cas. En équine, le développement d une unité mobile pourrait encore améliorer l offre actuelle et augmenter le nombre de cas de routine vu par les étudiants, internes et résidents. Quant aux animaux de rente, on remarque une forte orientation bovine. La ferme et l UCRA à Arbresle donnent un bon accès à cette espèce pour les activités cliniques, ainsi que pour l enseignement en production animale. Ce site permet aussi un contact avec des ovins et des caprins. Pourtant, il y a peu de possibilités de s intéresser à d autres espèces d animaux de rente, notamment les porcins. L équipe note aussi que l activité à la clinique bovine à l ENVL est forcément limitée à des cas désespérés. En outre, la participation de chaque étudiant dans la clinique mobile (pour voir les cas réels ) dans le cursus noyau est très limité (4 matinées). Pour améliorer les contacts, il est conseillé d augmenter l activité de la clinique mobile. Celle-ci devrait s intéresser aussi à la gestion de la santé du troupeau, en y incluant les aspects cliniques et productions (voir sections 6.2, 4.3 et 4.4). 7.3 Suggestions 7.1 L Ecole devrait trouver le moyen d accroître le contact avec des espèces d animaux de rente nonruminant. 7.2 L ENVL devrait poursuivre sa politique de développement des possibilités cliniques (e.g. centre hospitalier, clinique équine mobile) pour augmenter et diversifier les cas. Les suggestions concernant le fonctionnement des cliniques, y compris la clinique mobile, sont indiquées dans le chapitre 6. 50
53 8. BIBLIOTHEQUE ET RESSOURCES DIDACTIQUES 8.1 Constatations Bibliothèque La bibliothèque principale de l Ecole est située dans le bâtiment principal, corps central. Elle a une salle de lecture qui comporte 110 places et est équipée de 16 postes informatiques. La bibliothèque est ouverte du lundi au jeudi de 08:30 à 19:00, le vendredi et pendant les vacances scolaires de 08:30 à 17:00. Elle fonctionne à l aide d un personnel permanent composé de quatre personnes auxquels s ajoute un enseignant consultant pédagogique et un moniteur de travaux pratiques qui assure la permanence du soir. La bibliothèque possède un fonds documentaire de ouvrages récents et d environ 400 périodiques (revues principalement de langue française et anglaise, et abonnements souscrits ou suspendus (200)). La bibliothèque propose depuis 2003 à l ensemble de l ENVL un accès à la base ScienceDirect en texte intégral (environ 1400 revues Elsevier, Academic Press, etc.), ce service est également accessible depuis les résidences de l Ecole. Quatre-vingts CD-ROMS peuvent être consultés et utilisés à la bibliothèque ou empruntés pour une durée de 24 heures ou d un week-end. Le site Web de la bibliothèque propose, outre des informations pratiques, les accès au fonds et recherches documentaires, y compris l accès aux : catalogue de la bibliothèque : ouvrages, thèses, articles, numéros spéciaux de revues, congrès, cédéroms, vidéos, soit environ documents fonds anciens de la bibliothèque guide du thésard. Bien que certains polycopiés soient à la disposition des étudiants sur le site Internet de l'envl, le cercle des élèves a mis au point un système de prise de notes, distribué sous forme de documents polycopiés payants. Certaines unités ont mis au point des polycopiés systématiques en commun avec les autres écoles (pathologie infectieuse par exemple). La bibliothèque de l ENVL appartient au réseau des bibliothèques des Ecoles vétérinaires françaises, ce qui permet des échanges d'informations informatisées (et en particulier les thèses de doctorat vétérinaire). Il existe plusieurs bibliothèques secondaires réparties dans l Ecole, dont quatre sont bien structurées (alimentation, parasitologie, physiologie et pharmacie et Sciences et Médecine des Animaux de Laboratoire). Ces bibliothèques sont gérées directement par les enseignants et leur secrétariat, et sont accessibles aux étudiants, aux enseignants et aux chercheurs qui peuvent les consulter sur place. Service audiovisuel Le pôle Audiovisuel et Nouvelles Technologies d Information (AVENTI) est composé d une équipe pluridisciplinaire de 3 personnes. AVENTI a une double mission d ingénierie pédagogique et de conservation du patrimoine visuel et sonore de l Ecole, avec les fonctions suivantes : créer une infrastructure moderne pour les cours intégrant des matériels audiovisuels et de nouvelles technologies de pointe et apporter un appui technique dans l utilisation de ces matériels proposer aux enseignants de développer des supports pédagogiques innovants (CD-Roms, présentations interactives, films avec animation, QCM d auto évaluation, vote électronique ) intégrant les TICE aux formations vétérinaires initiales et continues conserver, dupliquer, numériser les cassettes, produire des films et photographies à vocation pédagogique et scientifique enregistrer les évènements qui jalonnent de la vie de l école diffuser ce patrimoine grâce à une collaboration avec la bibliothèque et le bureau des relations extérieures. Les amphithéâtres et salles d opération sont munis d équipement et liens audiovisuels à jour. 51
54 L ENVL dispose d un système de classe virtuelle qui a permis d internationaliser le cursus en équine grâce à des cours franco-canadiens en collaboration avec Montréal. Service informatique Le service informatique interne gère un réseau à haut débit, vingt-cinq serveurs et plus de trente logiciels spécifiques. Le service fonctionne avec six personnes. Ce personnel permanent assure : l administration du réseau de l ENVL et la gestion de ses fonctions et liens internes et externes l informatique de gestion de l Ecole des développements spécifiques (gestion des cliniques, laboratoires, frais de déplacements, etc.) le conseil, l achat et l installation de matériels et logiciels, la maintenance du parc informatique. En plus des 16 postes informatiques de la bibliothèque, les étudiants disposent de 26 postes en salle informatique, dont 6 d accès libre. Chaque chambre de la résidence située à côté de l ENVL dispose d un libre accès au réseau intra net et à Internet. 8.2 Commentaires La bibliothèque principale est un lieu agréable, bien situé au cœur de l ENVL. Le personnel semble suffisant, mais il sera peut être utile d envisager de rester ouvert après 19h. Il semble qu il y ait un manque de salles pour le travail informel d étudiants en petits groupes. La disponibilité des livres/périodiques semble satisfaisante, surtout du fait que l ENVL à l accès à la base ScienceDirect, représentant 1400 périodiques. L équipe s est inquiétée du fait que les polycopies constituent la principale ressource didactique utilisée par les étudiants (voir section 5.1). Une plus grande utilisation de la bibliothèque et des ressources moins «locales» est à souhaiter, par exemple en y consultant livres, revues, etc. Le fait que les écoles vétérinaires de France soient en train d organiser leur propre réseau de bibliothèques en va permettre la centralisation de l information et des ressources scientifiques. L ENVL semble particulièrement bien servie en termes de service audiovisuel. La politique de l établissement paraît être en mesure de bien en stimuler l utilisation. Le nombre d ordinateurs mis à la disposition des étudiants est assez faible (mais il est plus important qu indiqué dans le RAE). Pourtant, vu la proximité des résidences, dont chaque chambre dispose d un accès direct au réseau, cette pénurie ne devait pas poser trop de problèmes aux étudiants. 8.3 Suggestions 8.1 L ENVL et/ou le Cercle d Etudiants devrait faire un sondage pour voir si l accès d étudiants au matériel informatique et à la bibliothèque semble suffisant. Voir suggestion 6.2 concernant le nombre de salles disponibles pour le travail en groupes. 52
55 9. INSCRIPTIONS ET ADMISSIONS 9.1 Constatations Année 2004/ / / /02 Nombre d admis à l ENVL P2 68* Nombre d admis à l ENVL- D Nombre de diplômés (DEFV) Nombre de diplômés (doctorat) * Admission réduit, a cause de changement de cursus (voir section 4.1). Cinq cent vingt-trois étudiants sont inscrits, dont environ 30 % d étudiants masculins. L admission dans les quatre Ecoles vétérinaires françaises se fait par concours national. Quatre types de concours sont actuellement organisés chaque année : Le concours A réservé aux titulaires d'un baccalauréat qui suivent des classes préparatoires organisées dans un certain nombre de lycées. Les candidats à ce concours ne peuvent se présenter que deux fois. Le concours B est ouvert aux titulaires d'un diplôme d'études universitaires générales (DEUG) Sciences, mention Sciences de la vie, obtenu dans une faculté de sciences. Le concours C est réservé aux titulaires de brevet de technicien supérieur agricole (B.T.S.A.) ou de certains brevets de technicien supérieurs (B.T.S.) ou de diplômes universitaires de technologie (D.U.T). Le concours D est réservé aux médecins, aux pharmaciens et aux chirurgiens dentistes. La candidature doit être posée dans les deux ans qui suivent l obtention de leur diplôme, et ne peut être posée plus de deux fois. Chaque année, un arrêté ministériel répartit les places dans les différents concours nationaux. Plus de 80% des étudiants entrent par voie des classes préparatoires, le concours A. Le nombre de places offertes au concours est de loin inférieur au nombre de candidats inscrits dans les classes préparatoires. Jusqu à la fin de l année scolaire 2004/05, le concours A était précédé d une année en lycée préparatoire, option générale et option biochimie -biologie (voir Annexe I). La plupart des étudiants redoublent les classes pour se présenter une deuxième et dernière fois. Les étudiants ayant réussi ce concours entrent ensuite en P2 (voir Annexe I ou chapitre 4 pour le contenu de P2). A partir de l année scolaire 2005/06, le concours A sera précédé par deux années en lycée préparatoire (comprenant des cours généraux, voir Annexe I) communes aux 19 écoles sous la tutelle de MAPAAR. Les étudiants ayant réussi ce concours entrent ensuite en D1. La répartition des admis dans les quatre ENV se fait en fonction des choix exprimés par les étudiants, selon leur classement aux concours et le nombre de places offertes dans les établissements. A quelques étudiants près, le nombre de places dans les quatre ENV est identique, en moyenne 120 étudiants par an. 9.2 Commentaires Le système de sélection des étudiants est très spécifique à la France. Malgré le fait que la structure formelle du Lycée préparatoire ait subi d importants changements, la sélection des étudiants par concours A, reste largement inchangée au point de vue de leurs connaissances concernant des domaines d intérêt vétérinaire (voir Annexe I). Le concours et la motivation des candidats aboutissent à une sélection d étudiants très capables. C est plutôt la suppression de l année P2 en école vétérinaire qui pose problème. Il est fortement à regretter que le contenu vétérinaire présenté dans les cours des lycées préparatoires n ait pas été revu depuis la formation en deux ans dans de tels établissements avant de présenter les étudiants au concours A d une école vétérinaire. Les programmes dans les lycées préparatoires étaient autrefois discutés entre responsables prépa et directeurs d ENV. Avec les changements de cursus et des lycées, cela n a plus été réellement le cas pour ce premier cursus réformé. D après certaines observations, il paraît y avoir des problèmes de communication avec les lycées préparatoires qui sont, eux, sous la tutelle du Ministère d Education. Les lycées devraient reconnaître qu ils ont la responsabilité sinon l obligation de préparer de manière adéquate les étudiants à leurs études 53
56 ultérieures en leur proposant un contenu et une orientation qui visiblement sont exigés par les consommateurs (les ENV dans ce cas). Si, pour des raisons quelconques, une restructuration des années préparatoires s était avérée nécessaire, il aurait été plus efficace de regrouper les années préparatoires des vétérinaires avec celles des étudiants en médecine humaine. Bien que ceci ne soit pas en soi une solution idéale, cette fusion, dotée de modules spécifiques vétérinaires tels que anatomie/physiologie animale, aurait abouti à un résultat beaucoup plus satisfaisant pour les étudiants, ainsi que pour l ENVL. Coté quantitatif, l inscription des étudiants est bien contrôlée et régularisée. L ENVL a la capacité de former un tel nombre d étudiants, bien que le changement de cursus (voir section 4.1) rende la charge d enseignement et l obligation très lourde pour les cadres. L équipe note également qu il y a très peu d étudiants qui ne sont pas reçus, ceci représente un atout considérable pour l école. Du point de vue préparation et sélection des étudiants pour la formation vétérinaire, on peut constater que le système des lycées préparatoires mène à un bon résultat, mais il faut aussi insister sur le fait que les années préparatoires en lycée ne sont pas des années de formation vétérinaire, et ce temps pourrait être mieux utilisé. 9.3 Suggestions 9.1 Il faudrait poursuivre la réflexion au niveau du ministère concernant les classes préparatoires et les intégrer dans le cursus complet, notamment en y incluant les disciplines plus spécifiquement vétérinaires qui ont été perdues par rapport à l ancienne P2 et D1. 54
57 10. PERSONNEL ACADEMIQUE ET AUXILIAIRE 10.1 Constatations En 2005, 487 personnes travaillent à l Ecole. Le personnel académique compte 254 personnes (dont 150 vacataires), et 233 font partie du personnel auxiliaire. Le personnel travaillant à l ENVL est réparti principalement en trois groupes: le personnel travaillant en tant qu employés de l ENVL même, donc fonctionnaires du Ministre de l Agriculture. Les enseignants-chercheurs sont dans cette catégorie le personnel travaillant en tant qu employés des unités nationales de la recherche, principalement l Institut National de Recherches Agricoles (INRA), mais aussi DGER, INSERM, et CNRS les personnes employées par l ENVL même, payées sur ses propres ressources, donc contractuelles, à contrats déterminés ou indéterminés. Les postes financés par le Ministère de l Agriculture sont budgétisés. Un poste non budgétisé est financé par les moyens budgétaires de l ENVL. Parmi les postes des personnels académiques, sont budgétisés, et ne le sont pas. Au sein du personnel auxiliaire, postes sont budgétisés, et 57.7 sont non-budgétisés (ETP, postes LVD et INRA compris). Tableau 10.1: Personnel de l'établissement (en équivalents plein temps) Département Personnel académique Personnel auxiliaire Total PR MC AERC CC autres chercheurs UP UR UC US Logistique Sciences biologiques Animaux de compagnie Productions animales Hippique Santé publique TOTAL Catégories d enseignants-chercheurs PR = Professeur, dont 3 classes (exceptionnelle, 1 ère, 2 ième ) MC = Maîtres de Conférence ; dont 2 classes (normale & hors classe ) AERC = Assistants d Enseignement et de Recherche Contractuels CC = Chargés de consultations UP = unités pedagogiques UR = unités de recherche UC = unités de cliniques US = unités de services Les postes autres sont composés d attachés de consultations et travaux pratiques, de vacataires, et de professeurs de l éducation nationale. Les vacataires sont les spécialistes externes qui dispensent des cours spécifiques, parfois seulement pour quelques heures par an. Les chercheurs se composent de directeurs de recherche et de chargés de recherche. Les internes et les résidants (voir chapitre 12) ne sont pas inclus dans le tableau ci-dessus. Le personnel enseignant répond au statut d enseignants-chercheurs, défini par décret ministériel. Les chercheurs sont également soumis à un système de classement national. L Ecole dispose d une allocation globale pour les postes enseignants-chercheurs budgétisés. Bien qu il faille en justifier la réattribution, les postes qui deviennent vacants (par ex. par départ à la retraite) sont re-alloués à l ENVL. L Ecole peut choisir le département dans lequel cette allocation sera utilisée. En ce moment et par mesure gouvernementale, les postes auxiliaires budgétisés qui deviennent vacants ne sont pas réaffectés. En principe, il est possible d utiliser les crédits des postes vacants pour engager des personnes à contrat à durée limitée (sans le statut de fonctionnaire). Il est, soit obligatoire, soit nécessaire du point de vue financier (en fonction du type d emplois), d octroyer certains postes à des personnes marginalisées sur le marché de l emploi. Après cette période, la seule possibilité de prolonger de tels contrats est de les porter à 70% d heures de travail et à 70% du salaire minimal garanti (~ 700 par mois). 55
58 Le ratio personnel enseignant : étudiants est d environ 1:5.7 (92:523). Le ratio personnel enseignant : personnel auxiliaire est d environ 1:2 (92:189), ou 1: 1.4 (92:131) ne tenant compte que des postes budgétisés. Un enseignant plein-temps a une obligation annuelle d enseignement de 128 heures de cours magistraux (CM) ou de 192 heures de travaux dirigés (TD) ou 256 heures de travaux cliniques (TC) ou de 288 heures de travaux pratiques (TP) ou toute combinaison équivalente, où 1CM = 1.5 TD = 2 TC = 2.25 TP. En général, le temps-plein pour le personnel auxiliaire correspond à une obligation annuelle de 1600 heures travaillées. Le système de promotion des enseignants chercheurs est centralisé (organisation CNECA), très codifié et se fait par concours, sous réserve d un pré-requis au niveau de leur recherche. Il faut donc avoir présenté une thèse d université pour devenir maître de conférence, et l habilitation à diriger la recherche est exigée pour le poste de professeur. Il y a également un système de concours national pour être candidat aux postes auxiliaires. Chaque enseignant est soumis tous les quatre ans à une évaluation assortie d un rapport d activité envoyé à l une des sections thématiques de la CNECA Commentaires La structure et l utilisation du personnel travaillant au sein de l ENVL, et la répartition en temps de leurs activités, sont fort compliqués, résultant de la complexité de l organisation (voir chapitre 2) et des catégories et sous-catégories des effectifs. Il est difficile de déterminer avec précision l affectation et la répartition d heures de travail réel d un individu ou d une catégorie d effectifs dans des unités pédagogiques, unités cliniques, unités de service et unités de recherche, ainsi que dans les tâches d administration et de gestion. Il est également malaisé de vérifier le nombre réel d effectifs (en équivalence plein-temps) dans une unité, vu la répartition des tâches entre différentes unités. Globalement, le nombre de personnel académique est supérieur niveau minimal de 80 postes plein-temps requis pour couvrir le cursus vétérinaire. Le ratio personnel académique : étudiants est également satisfaisant. Le fait que les activités dans l Ecole soient très cloisonnées semble réduire l efficacité d utilisation du personnel. Le fractionnement d activités mène aussi à une situation où il existe un haut degré d expertise dans certains domaines très spécifiques, avec des creux dans d autres. Le nombre de vacataires est énorme. Ces derniers ne doivent pas remplacer des enseignants à plein-temps. On remarque aussi qu il manque du personnel dans des domaines spécifiques dû fait que les conditions dans le privé sont plus attractives. Dans les domaines cliniques en particulier, il est difficile de recruter et de retenir des spécialistes diplômés (par ex. imagerie diagnostique, où deux responsables sont parties dernièrement pour le secteur privé) Le problème est qu il n y a aucune reconnaissance des diplômes de spécialisation européenne. Pour un vétérinaire en domaine clinique, ce diplôme est au moins aussi utile qu un Ph.D., et exige autant de travail et de dévouement obtenir cette qualification. La situation est aussi pareille pour l offre de programmes de résidanat conformément aux critères des boards Européens. Ceux-ci exigent une très haute qualité clinique, et beaucoup d efforts de la part des enseignants-chercheurs. Il est positif que l Ecole retienne d une façon quasi-automatique les postes académiques, avec la liberté de les ré attribuer à un autre domaine. L Ecole a besoin de maintenir ces effectifs, mais doit aussi évoluer en tentant de promouvoir des domaines neufs Globalement, le ratio personnel enseignant : personnel auxiliaire est à première vue satisfaisant. Pourtant, en y regardant de plus près, on note beaucoup de problèmes concernant le personnel auxiliaire. Un fort pourcentage de postes auxiliaires est attribué au Département Logistique et le nombre de postes en départements académiques est limité. Parmi ces postes-ci, beaucoup sont des postes de recherche ou de service, et peu de personnel auxiliaire est attribué à des unités pédagogiques. 56
59 Comme il est constaté ci-dessus, la réalité numérique, et ses implications, sont parfois difficiles à préciser. Pourtant, le manque d auxiliaires est le problème fréquemment cité par tous les groupes rencontrés pendant la visite (académiques, auxiliaires, étudiants, diplômés). Pour les personnels auxiliaires, la difficulté tient au système de progression de carrière et d attribution de primes, très défavorable dans l enseignement supérieur agricole, par rapport aux autres filières. L interdiction de remplacer le personnel auxiliaire permanent qui part rend le problème de manque d effectifs plus aigu. Les contraintes administratives obligent l Ecole à participer à l emploi assisté. Un certain nombre d agents sont sous-qualifiés, et il manque de cadres moyens et techniques. Par ailleurs, certains métiers spécifiques rendent le recrutement difficile dans le secteur public. Les règlements limitent aussi le temps de travail, et empêchent la régularisation ou la continuation de ce travail. Donc, même si une tâche doit d office être effectuée, ou même si un individu qui est formé et habitué à faire ce travail à l ENVL est bien intégré dans l unité, même si l argent et la volonté d embaucher cette personne existent, si l individu est arrivé à la fin de son contrat à durée déterminée, il est administrativement impossible qu il/elle continue son travail, à moins d accepter des conditions très défavorables. Sinon, l Ecole, ainsi que l ex-auxiliaire, doit redémarrer à zéro. On remarque aussi que la législation nationale sur les heures de travail entrave le fonctionnement de l Ecole. Ceci est encore plus évident au service d urgence (SIAMU), qui doit fermer pendant un mois de l année. Le système de mutation est complexe, la mobilité des enseignants est très faible, celle des personnels auxiliaires se développe de plus en plus en interne. Le changement de cursus et la suppression de l année P2 (voir section 4.1) ont mené à un alourdissement du travail des enseignants-chercheurs depuis cette année. Le poids ou la valeur chiffrée accordés aux différentes activités pédagogiques favorise le travail dirigé au détriment du travail clinique et pratique. Ceci explique probablement la structure de la formation, où on note souvent un manque de travail pratique et une forte proportion de travail dirigé, voir section 4.1. Vu le changement dans le cursus, la réduction obligatoire des heures disponibles, et l important absentéisme systématique des étudiants aux cours magistraux, l ENVL pourrait envisager une évolution dans le type d enseignement (voir aussi section 5.1). Pour un poste de maître de conférence un thèse d universitaire est exigée. Pourtant, cette qualification ne peut pas être obtenue dans une ENV. Donc, l orientation des recherches qui font le sujet de cette thèse n est pas strictement vétérinaire. On remarque déjà que le nombre de Ph.D. dans les domaines cliniques est faible. Le fait qu une ENV n ait pas la capacité légale de former de futurs enseignants-chercheurs est préoccupante et soulève la crainte de voir à long terme une perte de présence vétérinaire. La séparation entre les activités de recherche (et le manque là aussi d une identité vétérinaire voir chapitres 2 et 13) renforce cette inquiétude. Le recrutement des enseignants nécessite de trouver des personnes spécialisées, disposant des pré requis (Docteur vétérinaire pour les disciplines cliniques, thèses d université ou habilitation à diriger la recherche), et, dans la mesure du possible, diplômées d un collège européen ou américain, pour permettre l accueil des résidants (choix de l établissement) Suggestions 10.1 Il faut veiller à ce que la séparation des activités et du personnel entre les unités (pédagogiques, recherche, cliniques, de recherche) avec des tâches très spécifiques ne mènent pas à un cloisonnement dans l approche de telles activités Les problèmes de recrutement des enseignants devraient être abordés. L Ecole et l administration française devraient reconnaître la valeur des diplômes de spécialisation européenne pour la vitalité académique et clinique Le nombre de personnel auxiliaire impliqué dans les activités pédagogiques et cliniques dans des départements académiques devrait être augmenté L administration devrait examiner le côté illogique de l embauche et la rétention des personnels auxiliaires. 57
60 10.5 La valeur attribuée aux différentes activités pédagogiques (cours magistraux, travaux pratiques, travaux dirigés, etc.) devrait être réexaminée dans le cadre d une refonte et une adaptation plus générale de la façon d enseigner. Les suggestions 2.2 et 12.1 concernent la nécessité de maintenir une identité clairement vétérinaire des cadres et dans les activités académiques. 58
61 11. FORMATION CONTINUE 11.1 Constatations La formation continue ne figure pas expressément dans les objectifs de l ENVL, mais elle fait l objet du point 17 du projet d établissement 2003, apparemment «totalement atteint». L ENVL offre chaque année entre 1000 et 1500 heures de formation continue suivies par participants. Cette formation est gérée de manière centralisée par le Bureau des formations professionnelles (site Internet commun aux 4 ENV). Elle concerne en premier lieu des vétérinaires praticiens, même si de plus en plus d activités s adressent à d autres professions. L ENVL participe également à des manifestations de formation continue organisées par des tiers sur son site (33 manifestations pour 2000 participants en 2004, principalement des étudiants, avec au moins un enseignant de l école pour chaque manifestation). Plusieurs associations professionnelles ont une antenne pour les étudiants sur le site de l Ecole (AFVAC junior, AVEF junior, GTV junior). L ENVL participe en outre à la formation à distance des internes et résidants de Montréal. La question de la rémunération des enseignants et des avantages financiers pour les départements semble poser des difficultés dans le cadre des règles de comptabilité publique. De plus, les activités de formation ne sont pas prises en compte dans l évaluation de carrière des enseignants Commentaires Les activités de formation continue semblent plus relever d initiatives individuelles des départements que d une politique concertée de l Ecole. Dans la mesure où ces activités génèrent non seulement des fonds externes, mais permettent aussi d augmenter indirectement le nombre de cas référés et de faire connaître les pôles d excellence de l Ecole, il pourrait être souhaitable de les soutenir plus activement et de mieux les inclure dans le cursus des étudiants Suggestions 11.1 Inclure la formation continue dans les activités soutenues par l Ecole (infrastructure, soutien technique AVENTI) en la considérant comme activité RP et commercialisation Développer les relations avec les organismes professionnels dans le développement de produits de formation continue Associer systématiquement les étudiants aux activités proposées dans le cadre de l Ecole, et inclure une partie de l offre dans le cursus, notamment en dernière année. 59
62 60
63 12. FORMATION COMPLEMENTAIRE 12.1 Constatations Formations complémentaires cliniques L ENVL fournit une formation complémentaire clinique selon deux modalités, internat et résidanat. L internat de l ENVL est une formation complémentaire d un an à temps plein, Les internes sont considérés comme des étudiants de 2ème année de 3ème cycle (T2). Il y a 5 internes en clinique des animaux en production, 8 en clinique équine et 16 en clinique des animaux de compagnie. Les internes bénéficient d une formation théorique, clinique et pratique, tout en participant à l activité pédagogique de l Ecole (exercices d enseignement et cliniques) et aux activités de recherche. La sélection à l internat se fait sur dossier examiné par un jury de recrutement, éventuellement complété par un entretien oral. Aucune bourse particulière n est octroyée, et les frais de scolarité sont remboursés. Le résidanat est une formation de spécialisation qui répond aux conditions fixées par les collèges correspondants, au niveau européen ou américain, pour chaque spécialité. Ces programmes cherchent en même temps d aboutir à des diplômes de spécialisation française (les cas échéant dans un domaine spécifique), les seules reconnues dans le pays. L Ecole a développé ses capacités de formation de spécialistes en augmentant fortement le nombre de ses enseignants diplômés de collèges européens et américains de spécialité (voir aussi Chapitre 10). Des programmes de résidanat de 36 mois sont prévus dans 5 secteurs : chirurgie grands animaux, option équine ; reproduction ; chirurgie des animaux de compagnie ; médecine interne des animaux de compagnie ; imagerie médicale. Les deux dernières ne sont pas encore accréditées. Il y a deux residents en équine, et un en reproduction. Il y a aussi d autres formations complémentaires (CES, DESV, CEAV) destinées, soit au vétérinaires, soit aux professionnels en production animale. Formations complémentaires de recherche Les diplômes complémentaires français sont notés dans la figure 4.1 en section 4.1. Il n existe pas de formation de niveau Masters. Il existe un encadrement d étudiants de 3ème cycle avec une formation complémentaire de recherche (3 ans), soit des diplômes d études approfondies (DEA), soit des thèses de doctorat d université. La formation de Ph.D. devrait être encadrée dans un programme d université. La formation complémentaire de recherche est considérée comme importante pour le recrutement de jeunes scientifiques. Les enseignants recrutés proviennent d une filière de 3ème cycle. Actuellement, il y a une trentaine d étudiants de 3ème cycle à l ENVL. Les observations concernant la recherche en général (voir Chapitre 12) et l organisation de l ENVL en tant que Grande Ecole plutôt qu une université (c'est-à-dire un centre de recherche et formation) devraient être prises en compte Commentaires Formations complémentaires cliniques Les programmes de formation complémentaires cliniques sont à applaudir et encourager. Le programme d internat est bon, apprécié par les étudiants et, paraît-il, par les employeurs. Il faut veiller à ce qu il y ait une suffisance de cas présentés par rapport au nombre d étudiants. La formation complémentaire clinique subit les conséquences, dans le cas des résidanats, d un manque de reconnaissance légale tant pour la formation-même que pour la validité de diplôme spécialisé (sauf pour leur version française). Ceci est frustrant pour les diplômés, surtout puisque la valeur de leur expérience est reconnue sur la marche de l emploi dans le privé (voir aussi Chapitre 10). L Ecole devrait continuer d augmenter sa capacité de formation complémentaire clinique, formation qui ne peut avoir lieu que dans des établissements dotés de hautes capacités en services vétérinaires. Dans le contexte actuel, ceci exigerait toutefois beaucoup de bonne volonté de la part des enseignants. 61
64 Formations complémentaires de recherche Il n est pas possible de passer sous silence le fait que l Ecole, n ayant pas le statut d une université, n ait pas la possibilité d établir elle-même des programmes Ph.D. Donc, les programmes Ph.D. doivent être menés ou étroitement liés aux programmes universitaires, par exemple celui la médecine humaine, de la biochimie, etc. Ce manque de spécificité vétérinaire soulève des questions, surtout en ce qui concerne les activités cliniques des animaux de compagnie (presque sans intérêt pour l INRA). L équipe a noté que, dans certains domaines, on dénombre très peu de thèses Ph.D. Ce fait est troublant, car l enseignement supérieur doit être encadré par des professeurs issus d un milieu de recherche. Etant donné la non-reconnaissance des formations vétérinaires spécialisées, on risque à long terme de créer une pénurie de professeurs remplaçants ayant à la fois une formation et orientation vétérinaire et en possession du Ph.D. obligatoire, condition requise pour postuler une fonction académique Suggestions 12.1 L ENVL devrait chercher à accroître sa capacité d encadrer elle -même des formations complémentaires (Ph.D., résidanats) indispensables pour les enseignants-chercheurs de l avenir L ENVL devrait augmenter le nombre de places de doctorat disponibles Ph.D., surtout dans les domaines cliniques Voir aussi suggestion
65 13. RECHERCHE 13.1 Constatations La recherche à l Ecole Nationale Vétérinaire de Lyon est menée par 15 unités thématiques de recherche (voir tableau 2.1). L intégration de l enseignement et de la recherche se fait à travers l intégration de 34 des 92 enseignants dans les unités de recherche. Vingt de ceux-ci ont une habilitation à diriger des recherches (HDR) et 11 enseignants-chercheurs sont en formation doctorale. Le personnel de recherche à l ENVL est constitué de 26 chercheurs et de 44 personnes auxiliaires financées par l ENVL ou par des structures extérieures (INRA, etc.). De plus, contractuellement, les enseignants-chercheurs (92 ETP) consacrent 40% de leur temps et les auxiliaires (50 ETP) 27 % de leur temps à la recherche. Ces unités de recherche ont généré en cinq ans ( ), plus de 150 publications dans des revues à comité de lecture et 20 thèses de doctorat (4 par an). En outre, 20 thèses de doctorat sont en cours au sein de l ENVL. Peu de conventions de recherches avec des partenaires internationaux sont menées par l ENVL. Des liens forts existent avec l INRA et les Universités de Lyon et de Grenoble. Des collaborations se développent avec l AFSSA, le CNRS, l INSERM, l ENITAC et l Université Blaise Pascal de Clermont- Ferrand. Les possibilités de développement de la recherche sont donc vraiment réelles et l ENVL les encourage à travers son nouveau plan stratégique. Les moyens d encouragement à la recherche pour les enseignants sont encore peu nombreux et les possibilités d année sabbatique sont réduites. La nomination d un directeur-adjoint à la recherche et la mise à disposition d un secrétariat à plein temps et d un budget annuel de Euros encadrent les activités de recherche de l ENVL. Les étudiants de second cycle ont peu de contacts avec les unités de recherche de l ENVL excepté ceux entretenus avec les enseignants-chercheurs qui les encadrent lors de leurs formations. Toutefois, les étudiants doivent réaliser des travaux personnels consistant en l analyse de publications scientifiques de recherche Commentaires Il est clair que, en dehors des unités collaborant avec l INRA et de quelques autres partenaires, il est très difficile de trouver des financements extérieurs pour la recherche. Cette difficulté est mise en évidence par le fait que l Ecole n est pas habilitée à délivrer des diplômes universitaires. En conséquence, elle se trouve obligée, pour obtenir des bourses de recherche et certains financements, de collaborer avec l Université Claude Bernard de Lyon qui, seule peut délivrer les diplômes de masters et doctorat d Université. La localisation de l Ecole en dehors de Lyon complique encore la réalisation de travaux de recherche interdisciplinaires. La subvention financière du Ministère de l Agriculture (voir chapitre 3) est calculée sur base du nombre d étudiants et ne tient pas compte des activités de recherche de l Etablissement. Malgré une forte augmentation des activités de recherche depuis dix ans, peu d unités ont une taille critique suffisante pour mener des recherches pluridisciplinaires. La petite taille des équipes rend difficile l intégration d étudiants pour de courtes périodes. Le regroupement des équipes de recherche autour d un nombre restreint de thématiques a été initié, conférant une meilleure lisibilité des activités de l établissement. La mise à disposition de l Institut Bourgelat en 2006 devrait être un centre d excellence permettant de focaliser les thématiques de recherche de l Ecole. Les infrastructures de laboratoires souvent très bien équipés mais dispersés au sein de l Ecole pourraient également constituer un second point focal. Jusqu ici la politique de recherche de l ENVL était assez dispersée, même si des thématiques étaient mises en avant par l établissement. Une plus grande collaboration et plus de synergies doivent être mises en œuvre entre les unités de recherche. La contractualisation sous forme d unités mixtes est pratiquement le seul moyen actuellement pour développer des équipes de taille critique suffisante. Le fait de dépendre d autres organismes de recherche et des universités risque d orienter les recherches en dehors des thématiques les plus importantes pour la médecine vétérinaire. 63
66 13.3 Suggestions 13.1 L Ecole devrait recentrer ses moyens sur des unités plus grandes et pluridisciplinaires L ENVL devrait encourager les rapprochements avec le milieu universitaire pour encourager les étudiants à se diriger vers la recherche 13.3 Il faudrait prévoir une initiation à la recherche plus formalisée dans le cursus de second cycle 13.4 L implication des enseignants-chercheurs de l ENVL dans la recherche devrait être encore encouragée et les personnes et groupes développant une recherche de haut niveau devraient faire l objet d une reconnaissance. Voir aussi suggestion
67 CONCLUSION L Ecole Nationale Vétérinaire de Lyon est la plus ancienne et donc le berceau de l enseignement vétérinaire en Europe. Comme tout établissement qui évolue dans un domaine dynamique, en perpétuel changement, l Ecole continue à se développer. Ses projets et ses ambitions sont repris dans un plan quinquennal. Elle dispose donc de plans précis pour la rénovation et l amélioration de ses installations. Elle a l intention d augmenter le nombre de ses bâtiments qu elle équipera de matériel à la pointe du progrès pour sa recherche et son enseignement. Elle a très bien centralisé ses servic es pour assurer son enseignement et ses travaux de recherche. Elle relève sans cesse le niveau de ses services cliniques et celui de son programme de résidanat.toutefois, tout ce dynamisme repose sur l âme même de l Ecole, à savoir un personnel académique qualifié et compétent, ainsi que sur des étudiants fort motivés et capables. Comparée à celle des autres pays d Europe, la formation vétérinaire en France est inhabituelle du fait que ses Ecoles se trouvent sous la tutelle du Ministère de l Agriculture, de l Alimentation, des Pêcheries, et des Affaires Rurales (le MAPAAR) et non sous celle d une faculté universitaire qui dépendrait du Ministère de l Education Nationale et de la Recherche. D autres organismes chargés de missions spécifiques, notamment les laboratoires de recherches de l Institut National des Recherches Agricoles (INRA), sont non seulement physiquement intégrés à l ENVL mais sont également impliqués dans son organisation. L Ecole présente, sur le plan interne, une structure inhabituelle, divisée en de nombreuses unités parallèles impliquées dans l enseignement, la recherche, ainsi que les activités et services cliniques, c est-à-dire sept départements académiques. Le personnel de l ENVL et celui d autres organisations basées sur son site peuvent se voir attribuer une ou plusieurs unités selon la fonction qu ils y occupent. Il est malaisé pour une équipe venant de l extérieur de voir comment une structure organisationnelle aussi complexe fonctionne en pratique et en détail. Il semble toutefois que les activités de l enseignement soient cloisonnées de manière significative. L évaluation du fonctionnement de l Ecole a été rendue encore plus compliquée à cause de la mise en place d un nouveau cursus entamé depuis le début de l année 2005/2006. Ce changement ne serait pas en soi une situation peu courante dans un établissement d enseignement vétérinaire, mais c est l importance de ce changement qui a augmenté la difficulté de l évaluation. D abord, parce que le nouveau cursus national est en train de transformer un programme qui était défini de façon précise en un cursus qui précise seulement un cadre général, un schéma qui n'a été d ailleurs disponible que depuis la fin du printemps dernier. Deuxièmement, la formation en «P2» français (la 2 ème année préparatoire aux études), dispensée auparavant par l ENVL elle -même à la grande majorité des étudiants vétérinaires, lui a été retirée. Par contre, la formation dispensée dans les lycées préparatoires, celle qui prépare les étudiants à l examen d admission, a été portée à deux ans au lieu d un. Il faut noter cependant, que ces deux années dispensent en fait une formation générale en sciences, ayant peu ou pas de connotation vétérinaire. Cette année supplémentaire ne comporte aucune augmentation notable de son contenu qui soit directement applicable aux études vétérinaires si on la compare au programme préparatoire donné auparavant en un an au lycée. Les sciences vétérinaires de base, qui étaient précisément enseignées en P2, des matières telles qu anatomie, histologie et physiologie, ne figurent pas au programme des années préparatoires. En fait, la formation vétérinaire a été raccourcie d une année. Ce qui signifie que tant le contenu de son enseignement que la dispense de celui-ci ont subi à l ENVL un changement énorme. Le nouveau programme national comprend maintenant trois années d enseignement en tronc commun, suivies d un module de professionnalisation d une dune durée d un an et d une thèse de fin d études pour obtenir le diplôme. Il a été clairement établi, sur le plan et professionnel, que la formation vétérinaire requiert un minimum de 5 ans. De par sa nouvelle structure, la formation dispensée à l ENVL et ailleurs en France, ne semble pas satisfaire à cette exigence. Le nouveau curriculum l ayant obligée à comprimer la matière à enseigner, l ENVL a organisé l enseignement du nouveau programme en modules interdisciplinaires. Ceci représente une évolution appréciée vu que la formation était auparavant plutôt cloisonnée en matières individuelles qui reflétaient la structure de l Ecole. L absence systématique des étudiants aux cours magistraux représente à Lyon un fait peu courant dans l enseignement vétérinaire, les étudiants ayant perfectionné un système alternatif en nommant des scribes qui publient leurs notes en polycopiés. Une telle méthode, de facto, autodidacte montre que l ENVL devrait envisager d autres méthodes et stratégies d enseignement, plus particulièrement en favorisant le travail par petits groupes. Une telle refonte devrait également tenter d accroître la proportion de travaux pratiques, proportion qui est à l heure actuelle très faible. Le poids attribué aux différents types d enseignement, utilisé pour calculer la charge officielle du corps enseignant, devrait être revue dans ce contexte. 65
68 De toute évidence, le personnel de l ENVL ainsi que les membres de l équipe de visiteurs sont fortement préoccupés par la manière à envisager pour couvrir les matières indispensables sur un nombre d heures fortement réduit. Un domaine qui demandera une attention particulière est celui de la sécurité alimentaire. Le programme des matières enseignées dans ce domaine en tronc commun (celui du curriculum de type long ) comporte peu d heures et présent peu de sujets. Cette situation est peut-être due à la structure et aux exigences de la pratique professionnelle dans ce domaine, vu qu en France, une qualification de 3ème cycle est exigée. Toutefois, la législation de l UE, qui sera d application en 2006, exige que les questions relatives à la sécurité alimentaire soient élargies. L enseignement clinique est bien organisé et permet aux étudiants d acquérir une expérience pratique et d assumer la responsabilités de cas; le nombre de cas est adéquat et les locaux bien adaptés. L équipe a cependant noté que le tronc commun du 2ème cycle comporte bien moins de travail clinique sur les animaux de ferme par rapport à celui consacré aux animaux de compagnie. De même, l activité concernant ces animaux de ferme se rapporte principalement à un travail sur des ruminants; celui consacré aux autres espèces, surtout porcines et aviaires, est très faible. Il est impératif de s efforcer de manière systématique à développer l activité de la clinique mobile, à la fois, pour le travail sur l animal pris isolément et, pour assurer une consultation en service sanitaire du bétail. Les pistes de spécialisations de la dernière année de la formation fournissent une bonne occasion d acquérir une expérience plus approfondie dans des domaines plus particuliers. En ce qui concerne les locaux, l Ecole dispose de suffisamment d espace et son site est agréable. Les bâtiments commencent néanmoins à montrer des signes de vétusté; le plan de rénovation devrait donc être poursuivi et mieux encore, financé. Certains locaux spécifiques, tels que la salle de dissection, la clinique bovine et les locaux de mise en quarantaine devraient être rénovés en priorité. L état de son équipement est généralement satisfaisant quoique dans certains domaines, tels que l imagerie de diagnostic, une mise à jour s avère nécessaire. Les cliniques fonctionnent bien et disposent d assez de cas, en nombre en en variété pour effectuer un travail de première opinion. Le projet concernant la mise sur pied d un hôpital vétérinaire, doté d une structure administrative, est un point positif qui devrait en améliorer l efficacité. L Ecole et son personnel doivent être félicités pour les efforts consentis pour mettre en avant la formation spécialisée Européenne, à la fois en encourageant son personnel à obtenir ces qualifications, et en essayant d offrir des programmes de formation en résidanat. Il subsiste toutefois des difficultés à faire reconnaître de manière officielle la valeur de ce travail de spécialisation sur le plan salaire, charge de travail, etc. Mises à part quelques difficultés d embauche et de rétention de personnel dans des domaines précis, la situation de l Ecole est satisfaisante en ce qui concerne son personnel académique. Toutefois, l Ecole souffre d un manque de personnel auxiliaire dans les départements et les cliniques. Il existe pas mal de difficultés administratives à ce sujet, avec un blocage de recrutement de nouveau personnel sensé remplacer celui qui part à la retraite ou quitte pour d autres raisons. On note aussi des règles fort contraignantes régissant le personnel sous contrat temporaire. De ce fait, l Ecole n est pas en mesure de recruter ou de retenir le personnel auxiliaire dont elle a besoin, et ceci parfois uniquement pour des raisons bureaucratiques. L équipe a été préoccupée par l incidence du fait que l ENVL ne dépende pas d une université. Cet état de choses l empêche de se doter de programmes indépendants de recherche dans des domaines à caractère spécifiquement vétérinaires. Au contraire, ses recherches semblent plutôt être dissociées de ses activités de formation vu que ses recherches sont effectuées dans des unités séparées sur le plan administratif, généralement en collaboration avec d autres organismes de recherches, nationaux ou universitaires. L ENVL n est pas non plus en mesure d octroyer elle-même les grades universitaires qui constituent maintenant la base d une carrière académique. A long terme, cette situation risque de réduire peu à peu la forte vocation vétérinaire au sein de l Ecole, au fur et à mesure que les professeurs seront issus d autres domaines. Le travail clinique des animaux de compagnie est particulièrement préoccupant, vu que peu d étudiants de 3ème cycle se préparent au diplôme qui leur permettrait d accéder à un poste de professeur dans ce domaine. Ce ne sera donc pas une surprise de constater que l équipe de visiteurs a été impressionnée par le travail de l ENVL. Les principales préoccupations de l équipe sont essentiellement causées par des décisions d ordre administratif qui ne favorisent pas où n améliore pas le travail de la formation vétérinaire ou l Ecole elle -même. On espère et on s attend ce que l Ecole de Lyon relèvera ces défis et continuera à se développera en tant que centre de formation vétérinaire et centre d excellence en Europe et au-delà. 66
69 RECAPITULATIF DES SUGGESTIONS 1/ Les suggestions suivantes, si elles ne sont pas réalisées, signifient que l'établissement n'atteint pas le niveau minimum précisé par la directive européenne pour la formation vétérinaire (Directive 78/1027/EC et ses annexes) comme prévu dans les "Lignes directrices, exigences, et indicateurs principaux" (comprises dans le document XV/E/8488/2/98). Aucune. [La suggestion 4.1 à été considérée comme Catégorie 1 au moment de la visite, mais a été corrigée avant l adoption de la version finale du rapport] 2/ Les suggestions suivantes, si elles ne sont pas réalisées, n affectent pas la conformité de l'enseignement à l'ecole, précisée par la directive européenne pour la formation vétérinaire et comme prévu dans les "Lignes directrices, exigences, et indicateurs principaux". 1. OBJECTIFS 1.1 L Ecole devrait poursuivre les efforts faits pour pallier le manque de relations entre les unités fonctionnelles, ce qui peut passer aussi par une organisation différente de l institution elle-même (voir chapitre Organisation ). 1.2 Avec les autres écoles vétérinaires françaises, L ENVL devrait poursuivre les efforts faits pour se doter de plus d autonomie par rapport au Ministère de l Agriculture en ce qui concerne les rôles, les compétences et les objectifs d un établissement de formation vétérinaire. 1.3 L Ecole devrait maintenir le système de plan quinquennal qui doit être l objet d une consultation générale et qui résume l ambition collective ; elle devrait établir un système pour en mesurer régulièrement le degré de réalisation et ceci de façon systématique. 1.4 L Ecole, ainsi que les autorités qui la gouvernent, devraient avoir une vision claire et internationale des rôles et obligations d un établissement d éducation vétérinaire, ainsi que le cadre pour assumer de tels rôles. 2. ORGANISATION 2.1 Le Ministère de l Agriculture, de l Alimentation, de la Pêche et des Affaires Rurales devrait prendre plus en considération les exigences et les compétences des ENV, surtout en ce qui concerne la structure et la transmission de la formation vétérinaire (voir aussi suggestion 4.1 a ce sujet). 2.2 Les ENV et le Ministère de l Agriculture, de l Alimentation, de la Pêche et des Affaires Rurales devraient s atteler à la révision des structures organisationnelles pour permettre le développement et le maintien, au sein des ENV, des structures de recherche et des diplômes officiels de post-graduat ayant une identité manifestement vétérinaire. 2.3 L Ecole devrait décloisonner et simplifie r sa structure organisationnelle. En ce qui concerne la formation, l objectif devrait être d aboutir à une vraie intégration et à une concertation des activités pédagogiques, avec un renforcement du contrôle et de la direction centralisée (supervision générale) des études vétérinaires, e.g. davantage d autorité pour le Conseil de l Enseignement et de la Pédagogie pour diriger la coordination de la formation vétérinaire. 2.4 L Ecole devrait envisager l établissement d un hôpital vétérinaire pour regrouper et soutenir les activités, les fonctions et l administration clinique. 3. FINANCEMENT 3.1 La suppression de 15% du budget annuel devrait cesser. 3.2 Un budget spécifique pour la rénovation ou reconstruction de l infrastructure de l Ecole devrait être 67
70 prévu. 3.3 Le système d achat des produits ou des services courants ou à petit prix devrait être simplifié, et le processus pour les frais plus importants adapté pour parvenir à un meilleur rapport qualite-prix (y compris la rapidité de remplacement). 4. PROGRAMME DE FORMATION 4.1 ASPECTS D ORDRE GENERAL 4.1 La formation vétérinaire doit comprendre au moins 5 ans d études à plein temps sous la tutelle directe d un établissement d éducation vétérinaire. [Cette suggestion à été considérée comme Catégorie 1 au moment de la visite, mais a été corrigée avant l adoption de la version finale du rapport] 4.2 Etendre la réflexion sur le nouveau cursus à l ensemble des disciplines et à la 4ème année, de manière à garantir une cohérence d enseignement. 4.3 Poursuivre les discussions au niveau du ministère sur la question de l implémentation du processus de Bologne, en s assurant que le cursus français répondra de fait aux exigences européennes et offrira aux étudiants et diplômés français des chances égales à celles des autres membres de la CE. 4.4 Elargir l offre et les moyens d enseignement, notamment par le biais des cours à option (noyaux et électives) par filières, de l année d approfondissement sous forme de rotation entre toutes les disciplines majeures (clinique et non clinique) de la profession. 4.5 Planifier avec soin l année d approfondissement, de manière à ce que le vétérinaire généraliste reste l objectif de formation des vétérinaires français, tel qu il est exigé par les directives européennes. 4.6 Poursuivre la réflexion commencée entre les 4 ENV sur la définition des besoins et des possibilités de la profession dans le futur, et en présenter ses conclusions dans la planification du cursus. 4.7 Profiter des particularités de chaque ENV pour développer des pôles d excellence et de compétence de formation, qui seront plus particulièrement utiles en année d approfondissement (mobilité des étudiants). 4.8 Maintenir l opportunité de recevoir ou de faire partir des étudiants dans le cadre de l Erasmus avec le système d enseignement par module. 4.2 MATIERES ET SCIENCES DE BASE 4.9 L ENVL, comme les autres écoles de médecine vétérinaire françaises, doivent s assurer que les programmes des années d études préparatoires sont complets en ce qui concerne les matières fondamentales qui ont été éliminées dans le nouveau cursus L enseignement de l Anatomie mérite une attention spéciale, pour ce qu il devienne plus moderne et avec recours a d autres méthodes que la dissection de cadavres, comme l étude du squelette et interprétation des accidents osseux avec radiographies La manque de personnel auxiliaire auprès des disciplines fondamentales comme des autres, doit être sérieusement adressée une fois que cela peut avoir des réflexes négatifs dans la disponibilité de matériel d enseignement La mise en pratique du nouveau plan d études doit être suivie très de prés pour assurer un meilleur contrôle des matières enseignées a chaque discipline et l articulation entre les sciences fondamentales et les matières d application L énumération des matières fondamentales qui doivent être de la connaissance des étudiants en entrant les disciplines d application peut aider à établir les objectifs des disciplines de base et les aider à planifier des programmes plutôt utiles à la formation des jeunes vétérinaires. 68
71 4.3 PRODUCTION ANIMALE 4.14 Il faut que la formation en production animale couvre toutes les espèces pertinentes pour un vétérinaire généraliste Dans le nouveau cursus, il faut veiller à ce que l intégration des connaissances soit assurée en ce qui concerne la relation entre la médecine de l animal sain et de l animal malade. Une meilleure intégration entre les matières de production animale et celles de la clinique des animaux de rente est conseillée Une attention particulière doit être portée à la prévention des pathologies dans l élevage, une considération de l effet de la santé animale sur les denrées d origine animale produites, avec une approche de filière qui commence au niveau de tronc commun 4.17 Il faudrait améliorer l enseignement des matières qui sont peu représentées ou font défaut (aspects économiques, gestion). 4.4 SCIENCES CLINIQUES 4.18 La quantité de travail clinique des années D1 D3 sur des animaux de rente, et en particulier la participation dans la clinique mobile, devrait être augmentée L enseignement clinique/santé des espèces d animaux de rente autres que les ruminants devrait être renforcé. 4.5 HYGIENE ET TECHNOLOGIES ALIMENTAIRES 4.20 Les étudiants de l ENVL doivent être confrontés à la maîtrise de la qualité dans d autres secteurs de la filière alimentaire que celui des abattoirs de ruminants au travers de visites et travail personnel La formation concernant la qualité et la sécurité des aliments doit être intégrée dans les autres matières concernant les animaux de production dans une approche de la fourche à la fourchette. L essentiel de ces notions doit être enseigné par l étude de cas au lieu de cours magistraux. La notion de certification de filières agroalimentaires doit faire partie intégrante de cet enseignement Toute une série de notions complémentaires doit être introduite dans une ou plusieurs formations intégrées conformément aux matières citées au chapitre IV de la section III de l annexe 1 du règlement CE n 854/2004. relatif aux contrôles officiels des denrées alimentaires d origine animale. Ceci implique un renforcement considérable du programme de formation D1 D3 dans ce domaine. 5. ENSEIGNEMENT: QUALITE ET EVALUATION 5.1 La restructuration du cursus en modules intégrés devrait se poursuivre, en augmentant l apprentissage en petits groupes par rapport au cours magistral. 5.2 La formation en auto-apprentissage des étudiants devrait se baser sur des manuels récents et de renommée internationale. 5.3 L Ecole devrait mettre en place un système d évaluation systématique des enseignements et des enseignants, tant pour les enseignants chercheurs que pour les enseignants vacataires. 5.4 Il faudrait tenter d éveiller l intérêt des étudiants pour les disciplines non cliniques, en profitant des possibilités d intégration horizontale qu offre l enseignement par module. 5.5 L ENVL devrait adapter les examens en fonction de l enseignement en modules du nouveau cursus, en fonction de l expérience acquise, ainsi que leur compatibilité avec le programme Erasmus 5.6 Il faudrait évaluer l opportunité de méthodes d évaluation de l acquisition de connaissances et de compétences autres que les seuls examens, de manière à opérer une sélection de diplômés aussi proches des réalités professionnelles que possible. La possibilité d organiser des examens oraux pour quelques matières devrait être envisagée. 69
72 5.7 Il faudrait réévaluer le système de promotion d une année à l autre en veillant à entretenir la motivation des étudiants, tout en augmentant leur niveau général de compétences et leur capacité à travailler de manière autonome. 6. INSTALLATIONS ET EQUIPMENTS 6.1 Des investissements devraient être engagés pour la rénovation ou l adaptation de certains bâtiments et locaux. 6.2 Il faudrait améliorer le nombre de salles ou espaces disponibles pour le travail autonome des étudiants en petits groupes. 6.3 Il devrait y avoir suffisamment de personnel auxiliaire (administratif ainsi que technique) en quantité et en qualité pour soutenir l activité du personnel académique et clinique. 6.4 L ENVL devrait développer son projet d hôpital animalier pour améliorer l efficacité des cliniques et l utilisation de ses ressources. 7. ANIMAUX ET MATERIEL D ORIGINE ANIMALE POUR L ENSEIGNEMENT 7.1 L Ecole devrait trouver le moyen d accroître le contact avec des espèces d animaux de rente nonruminant. 7.2 L ENVL devrait poursuivre sa politique de développement des possibilités cliniques (e.g. centre hospitalier, clinique équine mobile) pour augmenter et diversifier les cas. 8. BIBLIOTHEQUE ET RESSOURCES DIDACTIQUES 8.1 L ENVL et/ou le Cercle d Etudiants devrait faire un sondage pour voir si l accès d étudiants au matériel informatique et à la bibliothèque semble suffisant. 9. INSCRIPTIONS ET ADMISSIONS 9.1 Il faudrait poursuivre la réflexion au niveau du ministère concernant les classes préparatoires et les intégrer dans le cursus complet, notamment en y incluant les disciplines plus spécifiquement vétérinaires qui ont été perdues par rapport à l ancienne P2 et D PERSONNEL ACADEMIQUE ET AUXILIAIRE 10.1 Il faut veiller à ce que la séparation des activités et du personnel entre les unités (pédagogiques, recherche, cliniques, de recherche) avec des tâches très spécifiques ne mènent pas à un cloisonnement dans l approche de telles activités Les problèmes de recrutement des enseignants devraient être abordés. L Ecole et l administration française devraient reconnaître la valeur des diplômes de spécialisation européenne pour la vitalité académique et clinique Le nombre de personnel auxiliaire impliqué dans les activités pédagogiques et cliniques dans des départements académiques devrait être augmenté L administration devrait examiner le côté illogique de l embauche et la rétention des personnels auxiliaires La valeur attribuée aux différentes activités pédagogiques (cours magistraux, travaux pratiques, travaux dirigés, etc.) devrait être réexaminée dans le cadre d une refonte et une adaptation plus générale de la façon d enseigner. 70
73 11. FORMATION CONTINUE 11.1 Inclure la formation continue dans les activités soutenues par l Ecole (infrastructure, soutien technique AVENTI) en la considérant comme activité RP et commercialisation Développer les relations avec les organismes professionnels dans le développement de produits de formation continue Associer systématiquement les étudiants aux activités proposées dans le cadre de l Ecole, et inclure une partie de l offre dans le cursus, notamment en dernière année. 12. FORMATION COMPLEMENTAIRE 12.1 L ENVL devrait chercher à accroître sa capacité d encadrer elle -même des formations complémentaires (Ph.D., résidanats) indispensables pour les enseignants-chercheurs de l avenir L ENVL devrait augmenter le nombre de places de doctorat disponibles Ph.D., surtout dans les domaines cliniques 13. RECHERCHE 13.1 L Ecole devrait recentrer ses moyens sur des unités plus grandes et pluridisciplinaires L ENVL devrait encourager les rapprochements avec le milieu universitaire pour encourager les étudiants à se diriger vers la recherche 13.3 Il faudrait prévoir une initiation à la recherche plus formalisée dans le cursus de second cycle 13.4 L implication des enseignants-chercheurs de l ENVL dans la recherche devrait être encore encouragée et les personnes et groupes développant une recherche de haut niveau devraient faire l objet d une reconnaissance. 71
74 72
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